HSBC WOMEN’S WORLD CHAMPION : Olson prend les commandes

Second tour compliqué pour ce HSBC WWC où les joueuses ont du composer avec un vent, souvent fort, et latéral. L’occasion de constater que les bunker, souvent nombreux autour des green, ont parfaitement joué leur rôle de piège à balle et que les positions de drapeaux se sont révélées à la limite de l’acceptable, car très prés des bords. Une américaine a parfaitement maîtrisé tous ces éléments en prenant la tête avec deux coups d’avance.

Temps tristounet en ce début de journée, sur le Sentosa Golf Club et un vent qui a soufflé, par rafales, obligeant les joueuses à travailler leurs trajectoires et à calculer les risques. Les longues frappeuses n’ont pas nécessairement été avantagées puisqu’à l’arrivée, ce sont soit les rough soit les bunker qui attendaient leur balle. Ainsi, Sung Hyun Park, qui était parvenue à remonter –7, jusqu’au trou n°6, a enchaîné les déconvenues, sur le retour, en concédant deux bogey (10 et 11) puis un autre sur le 15 avant de clôturer par un birdie sur le 16 et un bogey sur le 18, un trou qui a posé des soucis à la plupart des joueuses. Les scores ont donc eu du mal à s’envoler et c’est entre –4 (Azahara Munoz) et +12 (Amanda Tan) que les joueuses ont évolué. De fait, le leaderboard a connu des changements, notamment avec la rétrogradation de Céline Boutier, qui passe de la première place à la 16ème. La française a notamment connu un retour très difficile avec deux bogey (11 et 12) puis un double sur le 13, ce qui l’a fait plonger à –1, et ce malgré les deux birdie et le bogey sur l’aller. Bouboute limite la casse, sur le 18, en bénéficiant d’un free drop pour putter depuis le bord du green et inscrire un Par sur un dernier putt. C’est Donc Amy Olson qui a pris les commandes de cette épreuve, au bénéfice d’un jeu bien construit. Elle a débuté par un eagle sur le 5, son second depuis hier, et elle a pris 17 green en régulation contre 13 la veille. L’américaine se retrouve leader grâce à son jeu solide mais aussi, en raison des erreurs de ses adversaires que sont Minjee Lee et Ariya Jutanugarn. L’australienne et la thaïlandaise ont trouvé le bunker de green du 18 et elles sortent, toutes les deux, avec un bogey, alors qu’elles étaient à égalité, au 16ème trou, à –16, avec Olson qui, elle, concluait son 15ème trou. Avec deux coups d’avance, Amy Olson, qui s’est déjà illustrée, la saison passée, lors de l’Ana Inspiration et de L’Evian Championship, épreuve qu’elle menait avant de laisser la victoire à Angela Stanford, est à nouveau en bonne position pour animer ce tournoi.

Inbee Park pour une saison complète

L’ex numéro 1 mondiale est de retour. Elle talonne la leader dans le groupe des joueuses à –5. Bien qu’elle se plaigne des green trop fermes et de la vitesse de balle difficile à appréhender, The Queen Inbee admet ressentir, de mieux en mieux, les conditions de jeu, malgré un putting un peu grippé, après de longs mois d’absence. Plus détendue, plus conviviale et plus expressive, la sud-coréenne ambitionne de jouer une grande partie de la saison ce qui est une bonne nouvelle pour ses fans, et un peu moins pour ses camarades de circuit. Car avec près de 6 mois d’absence, si elle est déjà capable de se positionner en seconde position, il faut parier qu’elle sera en lice pour la gagne, cette année. A surveiller donc, ce week-end, d’autant qu’elle est double vainqueur de l’épreuve.

Tapas et Sangria

Les deux espagnoles sont en forme en ce début de saison. Ciganda progresse et fait parler le travail accompli jusqu’ici, quant à Munoz, sont traitement pour soigner sa maladie thyroïdienne dite de Hashimoto, a porté ses fruits puisque la joueuse de 31 ans, qui avait vécu un playoff d’anthologie, face à Paula Creamer, lors du HSBC Women’s Championship, en 2012, semble avoir retrouvé son énergie. Ainsi, Azahara Munoz revient à son meilleur niveau et il est heureux de la voir en seconde position, à –5, en ayant signé la meilleure carte du jour, soit –4. Et toujours pas de bogey à l’horizon, pour l’espagnole, qui aligne, ce vendredi, 4 birdie pour 12 fairway touchés, 16 green en régulation, contre 15 la veille et un putting en amélioration, soit 30 putt contre 32 hier. Tout semble donc aller pour le mieux pour la quintuple vainqueur du Ladies European Tour, qui aimerait bien prendre un nouveau succès, sur le LPGA, et cette fois-ci, dans le cadre d’un tournoi en stroke play. Quant à sa compatriote, qui possède déjà deux victoires, depuis 2012, et 30 Top 10, ses deux secondes places de 2018 lui sont probablement restées sur l’estomac. Longue frappeuse, Ciganda s’est révélée lors de la Solheim Cup, dans le Colorado. Depuis, la joueuse de 28 ans, originaire de Pampelune, continue son parcours, avec brio à la recherche d’un palmarès plus étoffé. Brillante la semaine passée en Thaîlande, Carlota Ciganda accuse un peu le coup dans ce second tour, en raison d’un double bogey, sur le 12, qui la pénalise. 7ème sur le score de –4, elle ne progresse que d’un coup et comme SH Park et A.Jutanugarn, sa puissance de frappe et son long jeu ne lui ont pas été d’un grand secours. Mais elle reste cependant au contact et le moving day peut lui permettre de se refaire une place de choix dans le leaderboard.

La météo devrait rester clémente, jusqu’à dimanche, ce qui devrait rendre les green encore plus secs et ne pas favoriser le plantage de mat.

La suite demain matin, à 6h30, sur Golf Channel en compagnie de Hervé Marques

Par Jean-Hugues Curaudeau