43ème British Women’s Open : Interview Georgia Hall

British Women’s open : Vous connaissez très bien Woburn parce que vous y avez été coachée.
Georgia Hall : J’avais l’habitude. Mais je ne suis pas venu sur le parcours cette année et la dernière fois que j’y ai joué, c’était en 2016. Je m’y étais beaucoup entraînée et je n’ai pas réussi à bien jouer. Cette semaine, je vais donc adopter la même stratégie que l’année dernière et jouer le parcours sur la semaine.

Presse : Et l’année dernière, vous aviez reçu un bon conseil de la part de Tom Lehman la semaine précédente le tournoi. Lui avez-vous parlé cette année ?
G.H: Il a parcouru neuf trous avec moi l’année dernière, tout en bavardant. Il a également parcouru neuf trous avec moi aujourd’hui (mardi). C’est un très bon ami, il est donc agréable pour nous de nous retrouver.

Presse : Qui est sur votre sac cette semaine?
G.H: Mon père.

Presse : Est-ce que votre père a repris confiance en vous au fil des ans?
G.H : En moi ?

Presse :  Eh bien, dans la façon dont il vous donne des conseils, notamment.

G.H : Non, je pense qu’il a toujours été un peu confiant avec ce qu’il me disait. Mais je pense que ces dernières semaines, il s’est entraîné pour être prêt pour cet événement, et nous nous entendons très bien sur et en dehors du parcours de golf. Il a toujours été avec moi au golf depuis que j’ai commencé, alors c’est plutôt normal pour nous de fonctionner ainsi.

Presse : Donc, vous dites qu’il s’est entraîné à faire beaucoup de promenades ?
G.H : Eh bien, il adore marcher. Quand j’étais absente, les deux dernières semaines, il m’a dit qu’il avait fait beaucoup de marche parce que, de toute évidence, vous marcher beaucoup cette semaine. (NDLR : le parcours est un des plus longs de la saison)


Presse :  L’autre chose que je voulais vous demander, vous dites que vous avez aimé être présentée comme la championne en titre ?
G.H : Oh, oui !

Presse :  Donnez-nous simplement la mention favorite qui, de temps en temps, a vraiment compté pour vous ?

G.H : Je pense évidemment que c’est la première fois qu’ils l’ont annoncé sur le tee de départ, je pense que c’était assez spécial pour moi. Cela donne le sentiment de se démarquer un peu. Et je pense qu’ils l’annonceront jeudi. Donc, je crois que ce sera très spécial  d’entendre « championne en titre », parce que c’est un peu quelque chose de nouveau pour moi.

Presse : Dan Grieve vous coache-t-il encore ?

G.H : Non. Il y a probablement deux mois que nous nous sommes séparés.

Presse : Et il y a-t-il une raison à cela?

G.H : Dan m’entrainait depuis environ trois ans. C’est une personne formidable et un excellent entraîneur. Mais je suis une personne très simple et je pense que les choses devenaient un peu trop confuses pour moi. Dans mon esprit  je voulais tout simplifier, et c’est beaucoup mieux à présent sans avoir ses conseils qui résonnent dans ma tête.

Presse : Je suppose que vous ne travaillez pas avec quelqu’un en ce moment?

G.H :  Non. Mon père m’aide pour mon swing.

Presse : Quelles sont vos pensées simples pour la semaine? Quels sont les éléments clés sur lesquels vous envisagez de travailler?
G.H : Essayer de penser le moins possible à mon swing. J’ai un peu trop de technique en référence, alors que je ne le suis pas vraiment. J’essayais trop de perfectionner les choses alors que je pense que mon swing est bon en soi. Jusqu’ici j’essayais d’être trop compliqué. Alors qu’il faut juste aller à l’objectif en essayant simplement de jouer au golf et ne pas penser à un coup de golf parfait.

Presse :  Quelles ont été les différentes pressions cette semaine, après avoir joué Evian la semaine dernière et d’enchaîner un second majeur. Il y a-t-il une préparation différente ?

G.H : Pas vraiment. De toute façon, je prends chaque tournoi de la même manière. Ici, c’est beaucoup plus important pour moi, parce que c’est mon événement à domicile et que c’est le meilleur majeur au monde, à mon avis. En dehors de cela, non, même préparation. Je ne vais pas essayer de travailler plus fort. L’objectif est d’essayez de rester frais pour le premier tour.

Presse :  Et à présent, pensez-vous que votre profil est devenue une référence du sport britannique ? Avez-vous ressentie une différence ?

G.H : Oui, il y a une différence. Beaucoup de jeunes filles et de garçons m’ont envoyé des messages sur les réseaux sociaux, disant: « J’ai commencé à jouer parce que je t’ai observé en Grande-Bretagne ». Je pense que ça a fait beaucoup de bien, ce que je n’avais pas réalisé à l’époque pour le golf, et en particulier le golf féminin. Je pense qu’il a beaucoup plus de reconnaissance.

Presse : Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez faite avec le trophée ou qu’on vous a demandé de faire avec le trophée?
G.H : Ma voiture m’a été cambriolée il y a environ deux mois avec le trophée à l’intérieur.

British Women open: Georgia avait la réplique et on lui a volée dans sa voiture.

Presse :  Et il n’a pas encore été trouvé?
G.H : Non. Ils l’ont probablement fondu.

Presse : Où cela s’est-il passé?
G.H : A Londres, à Chiswick

Presse : Ont-ils brisé une fenêtre?
G.H : Oui, ils ont brisé ma vitre arrière, au milieu de la journée et ils ont juste pris le trophée.


Presse : Et pensez-vous qu’ils savaient que le trophée était là ou c’est juste un concours de circonstance ?

G.H : Il n’y avait pas de vidéosurveillance. Je ne sais pas s’ils savaient que c’était moi ou parce que c’était dans le coffre. Et j’avais aussi des clubs de golf, et ils ne les ont pas pris. C’est un peu étrange. J’avais l’intention de le porter à faire graver pour avoir mon nom de dessus car je trouvais cela plus beau.

Presse : Que dit l’assurance ?
G.H : Pour le moment j’essaie juste de savoir si je peux en avoir un autre.


BWO
: Ce n’était pas l’original. C’était la réplique offerte à Georgia. Donc il sera remplacé. Le tournoi paie pour obtenir une réplique originale du trophée.


Presse : Où est l’original?
BWO : L’un d’entre eux est conservé au R & A à St. Andrews, dans la vitrine, et il est ici cette semaine. Nous pourrions en utiliser un autre, mais il est évident que le logo AIG figurant désormais dessus, il nous appartient déjà un peu. (NDLR : le changement de sponsor ne permet pas d’utiliser le trophée de l’année précédente)


Presse : Vous avez donc mentionné que le sport féminin et le golf féminin devenaient de plus en plus importants. Pensez-vous devenir l’un des figures du golf féminin ?

G.H : Je pense qu’il y a beaucoup de figures dans le golf et beaucoup d’excellentes joueuses. Jin Young Ko a gagné la semaine dernière. Je pense que beaucoup d’entre nous peuvent être le visage du golf féminin. Mais je pense que pour l’Angleterre, ce serait formidable si nous pouvions obtenir le plus de reconnaissance possible dans ce pays.

Interview traduite par : JHCuraudeau

Illustration : JHC

Photo: LPGA.com