Diamond Resorts Tournament of Champions : ô Gaby !

Loin d’être le plus long playoff de l’histoire du LPGA Tour, ce final sur le trou n°18 du Lake Buena Vista fut le théâtre d’un passionnant et palpitant moment de golf. Et malgré la fraîcheur matinale, les ardeurs n’ont pas été refroidies.

Il aura fallu deux trous supplémentaire, ce lundi matin, pour connaître la première vainqueur de la saison du circuit mondial féminin. Alors qu’Inbee Park était favorite, au regard de son expérience et de sa régularité, c’est finalement elle qui craqua la première. Pas au niveau du mental, mais simplement sur une petite défaillance technique. De ces défaillances imperceptibles que chaque pratiquant a pu vivre un jour et dont il ne sait jamais dire d’où provient le dérèglement. Malgré tout, le résultat est là et la sanction lourde. Avec une balle dans l’eau, sur la troisième mise en jeu du 3ème trou de playoff, la championne Olympique a quitté le jeu, un peu déçu mais tout de même heureuse de sa semaine. Nasa Hataoka et Gaby Lopez ont donc poursuivi ce match en mort subite, pour se départager, dimanche soir, jusqu’à la nuit tombée, et on remis le couvert dès le lendemain matin.

Sur le plan technique, la japonaise fut irréprochable. Après une égalité parfaite au 6ème trou de playoff, Hataoka a placé le coup idéal, se mettant à, environ, 4 m du mat. De son côté Gaby Lopez s’est laissée un nouveau long putt, d’environ 6m et une pression supplémentaire, sur les épaules. Cependant, la mexicaine était en confiance. En grande confiance. Mentalement préparée à tous les scénarii, elle a su trouver le bon tempo, la bonne force à mettre dans la balle et la bonne ligne pour aller jusqu’au trou.

Nul doute, qu’à cet instant de la partie, beaucoup, pour ne pas dire la majorité des spectateurs et des téléspectateurs ont pensé que la joueuse la plus prés du trou avait pris une sérieuse option sur la victoire. Et une fois encore, le golf a fait mentir toutes les suppositions, les superstitions et autres certitudes. En manquant son putt, qui semblait pourtant moins difficile à jouer, que celui de la mexicaine, la japonaise a rappelé combien le golf est une discipline où rien n’est jamais gagné d’avance. 

A 26 ans, la méxicaine, qui arbore toujours, pour le dernier tour d’un tournoi, un code vestimentaire aux couleurs de sa patrie, a remporté un succès que personne ne lui contestera et qui fera, sans aucun doute, partie de l’anthologie du LPGA Tour.

Dix sept birdie dans la semaine dont une première et une dernière carte vierges de bogey, une moyenne de 118 putt, ce qui ne constitue pas la moyenne la plus basse du tournoi, 56 green touchés et 42 fairway sur 52 touchés, Gaby Lopez est allée conquérir cette victoire, dans le dernier tour, en arrachant un score de –13, qui lui a permis d’obtenir quelques trous de bonus, pour s’affirmer.

Lauréate du Blue Bay LPGA, en 2018, elle inscrit une seconde victoire, à son palmarès, et nous a donné le vertige, ô Gaby, le long, le long, d’un golf vert, loin des plages et des coraux.Durant cinq jours, la mexicaine a eu son contrat de confiance, l’encéphalo qui faut. Quant à Nasa Hatoaka, déjà titulaire de 3 victoires, depuis 2017, elle confirme, un peu plus son talent et indique, clairement, qu’il faut compter sur elle, cette saison.

Le classement final ici

Photo LPGA/Getty Images