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Cambia Portland Classic : Hall les mains !

Photo: LPGA/Twitter

La 27ème édition de ce tournoi a livré son verdict. Et une fois encore la joueuse en tête n’est pas parvenue à s’imposer. Revenue progressivement du fond du classement vers la tête, la britannique Georgia Hall s’est imposée à la force du poignet et un peu dans le stress.

Plus les années passent et moins les joueuses du LPGA Tour parviennent à dominer un tournoi de bout en bout. Nous savions que les dominations à la Sorenstam ou à la Inbee Park et autres Lydia Ko étaient révolues, mais il y avait encore une petite marge ces dernières années avec des joueuses qui parvenaient à se maintenir dans le Top 10 voire le Top 5, sur trois tours. Désormais, d’un tour à l’autre tout peut basculer. Et c’est exactement ce qui s’est produit cette semaine, sur une épreuve amputée d’un tour, ce qui a contraint les joueuses à se mettre rapidement dans le rythme. Un rythme très élevé… et à y rester.

Qu’il est compliqué le quotidien d’un professionnel de golf. Non seulement le rythme de vie est intense, mais en plus, il faut être de plus en plus performant chaque week-end. Et la victoire de Bryson DeChambeau, à l’US Open, est sans doute symbolique de ce qu’il faut accomplir pour atteindre le sommet. Mélissa Reid semble l’avoir compris, en s’impliquant de plus en plus dans la préparation physique, ce que Lexi Thompson sait faire depuis très longtemps. Mais une femme n’est pas un homme et il semble peu concevable de voir une Miss Univers planter un drive à 300 m et un fer 7 à 165 m. Il y a des aspects de la préparation physique que les femmes ne pourront jamais atteindre en golf, en comparaison des hommes. D’ailleurs, toutes celles qui sont entrées dans cette logique d’augmentation de puissance sont soit blessées, soit loin dans les classements, quand elles n’ont pas été blessées et contraintes de se retirer du circuit. Les Reines du fitness, belles devant le miroir, le L.E.T et le LPGA Tour en collectionnent. Certes elles font un carton sur les réseaux sociaux, mais jusque dans le Top 80, elles sont invisibles. Pour autant, la préparation physique est essentielle et la plupart des féminines s’y astreignent sans y perdre leur féminité. Mais plus que la salle de gym, c’est la pratique du jeu sur le terrain qui est importante et la préparation mentale.

A jeu égal, une joueuse plus forte mentalement l’emportera. Pourtant solide dans ces compartiments, Mélissa Reid n’a pas réussi à dominer ce dernier tour. La britannique s’est même perdue, sur les neuf premiers trous, entre un birdie, un bogey et un double bogey. Rien n’allait plus pour Reid, qui a pourtant offert de beaux moments à l’Europe, en Solheim Cup. La britannique a même eu beaucoup de difficultés à serrer les mats pour se donner des chances de birdie.

Stagnant à –11, Mel Reid ne parvint pas à rééditer son exploit de la veille. En revanche, la sud-africaine Ashleigh Buhai, que personne n’attendait à pareille fête, surgissait du bois quand les observateurs auraient plus facilement pariés sur Yealimi Noh, voire même Céline Boutier, qui semblait en réussite.

Classée 14ème la veille, à –5, Buhai reprenait coup après coup et revenait à –8, après 9 trous. Son objectif n’était pas tant de gagner le tournoi mais d’entrer dans le Top 10 pour se qualifier à l’US Women’s open. Ultra concentrée, elle finit par entrer dans la zone et se surpasser, comme un pilote automobile, hyper concentré, dépasse ses peurs filant de plus en plus vite. Partie 44 minutes plus tôt que le dernier groupe, et 33 minutes devant celui de Hall, Boutier et Olson, Buhai fit son chemin sans songer, un seul instant, qu’elle allait changer la face de ce tournoi.

Hall et Buhai leader surprises

En ayant réalisé un retour de haut vol, la sud-africaine rentra au club house sur le score total de –12, avec une carte de 65. Derrière, de nombreux trous restés à jouer et il semblait logique que le résultat final se dessine au-dessus du score de la sud-africaine. D’ailleurs, avec un vent timide et un franc soleil, les conditions de jeu étaient idéales pour une belle journée de golf. Mais c’était sans compter les positions de drapeaux et l’état émotionnel de chaque joueuse. Reid tout comme Olson ou Yang et Boutier, ne parvenaient pas à serrer les mats. Trop loin du trou, les chances de birdie se firent rares et les scores plafonnèrent. Rétrogradée à 10, Reid fut hors jeu quand Hall et Green se disputèrent le leadership. Après 14 trous, la britannique prenait les commandes, à –13, devant l’australienne à –12. C’est à ce moment que la tenante du titre croisa son chat noir et connu une descente progressive au classement. Enchaînant les bogey, en raison d’une balle trop loin du mat ou d’un putt mal ajusté, Hannah Green inscrit un bogey au 16, puis un second au 17 et un dernier au 18. Descendue à –9, l’australienne laissait le champ libre à Georgia Hall.

Pourtant, l’anglaise n’était pas sereine :  « j’étais nerveuse, sur les six derniers trous » avoua Georgia Hall au terme du tournoi. Ce qui se remarqua quelque peu. D’ailleurs, après une belle suite de birdie, du 10 au 12, l’anglaise ne trouva que des Par. Trop loin des mats, qu’elle estima compliqués à conquérir, ses chances de birdie furent anéanties, par de trop longs putt. Ce qui fut le cas de nombreuses joueuses comme la française Céline Boutier. Pourtant, la qualité du putting de la française, comme de l’anglaise, n’est pas réellement en cause. Car de très bons putt il y en eut. Comme au 12 pour la française dont la balle, après avoir cheminée plusieurs mètres, s’arrêta juste au bord du bonheur. Finalement, Georgia Hall, qui ignorait sa position au leaderboard, attaqua une dernière fois. Une fois de trop. Au 18, son second coup termina dans le bunker derrière le green. La sortie de bunker, un peu trop longue, fit rouler la balle bien au-delà du mat laissant un putt, pour birdie, pas aussi simple qu’il y paraissait. Et c’est finalement sur un deux putt avec un bogey que l’anglaise sortie du green pour aller en playoff, avec une Ashleigh Buhai, surprise, autant qu’heureuse, de se retrouver en pareille position.

Une victoire au putting

Après un premier trou de playoff, sur le 18, qui laissa les deux joueuses à égalité, sur un Par, avec deux putt, c’est sur le trou n°1 que la suite de ce playoff se disputa. Ashleigh Buhai partait favorite, dans les statistiques, en ayant réalisé Par – Par et Birdie sur les trois journées contre Bogey – Par et Bogey pour l’anglaise. Mais comme le disaient les frères Goncourt, « la statistique est la première science inexacte ». Et cette vérité allait se vérifier. Après une bonne mise en jeu, pour les deux joueuses, Buhai au driver, et Hall au bois 3, elles trouvèrent le green, puis le rough, juste derrière, sur leur second coup. Leur chip plaça leur balle à une distance quasi équivalente du mat. Hall devant le mat à droite, à 1,30m et Buhai derrière le mat à droite, à environ 1,20m. Hall joua donc la première. Et la théorie de Jules et Edmond Goncourt se confirma. L’anglaise signa un birdie. Le poids du match reposa, subitement, sur les épaules de Buhai qui n’avait que peu subi cette pression, depuis le début de la journée. Comme lors du Thornberry Creek, lorsqu’elle s’inclina devant Katherine Kirk, la sud-africaine laissa filer sa chance avec une balle qui frôla le trou, sans jamais tomber dedans.

A 24 ans, la britannique, déjà vainqueur surprise du British Women’s open, en 2018, réalise un hold-up à l’américaine, en s’imposant pour la seconde fois sur le LPGA Tour et la première sur le sol américain. Elle grimpe à la 8ème place de la Race to CME et intègre le Top 10 de la Money List, par la même occasion. Un classement symbolique puisqu’en raison de la crise sanitaire les droits de jeu seront reconduits, automatiquement, pour la saison prochaine.

En conférence de presse, Georgia Hall a déclaré que durant le playoff elle s’est employée à rester concentrée, sur chacun de ses coups, et non sur ce que faisait Ashleigh Buhai. Un peu nerveuse, cela lui a permis de mieux se concentrer sur le club à jouer et de limiter les erreurs en raison du taux d’adrénaline qui montait.

Cette seconde victoire est également la première victoire, en playoff, de la britannique. Un journée qui restera donc gravée dans sa mémoire et les archives.

Le classement définitif => ICI

Cambia Portland Classic : Reid fait chauffer le putter !

Le second tour de cette épreuve classique dans l’Oregon a subitement pris un nouveau tournant. Une poignée de joueuses sont parties à l’assaut du parcours faisant s’envoler les scores.

Mélissa Reid est en grande forme et son score de –7 journée est là pour le prouver. Non seulement elle signe la meilleure performance du jour, mais aussi de la semaine. Sei Young Kim détenant toujours le record du parcours avec une carte de 61, en 2019. Le jour de son anniversaire, la britannique, triple sélectionnée en Solheim Cup, s’est transcendée ne laissant pas une place au moindre bogey. « Je me sens bien et j’ai cherché à me mettre dans une bonne position donc je suis très satisfaite des opportunités que j’ai eues cette semaine» expliquait la joueuse de 33 ans. « Je n’ai jamais passé le Cut ici et j’ai même plaisanté avec mon caddie en faisant un pari pour le jour de mon anniversaire » ajouta Mel Reid. Un caddie qui l’a bien épaulé et dont nous ne cesserons de rappeler le rôle important qu’il joue dans la quête d’un résultat, pour la plupart des joueuses.  A –12 avec deux coups d’avance sur la tenante du titre, Mélissa Reid n’est pas à l’abri, pour autant. L’australienne reste en embuscade, seule deuxième, mais elle est également talonnée par un groupe de joueuses, entre –9 et –7 qui peuvent encore créer la surprise. Georgia Hall et Amy Yang ont également fait chauffer le putter en signant une carte de 66. Un temps seconde, la sud-coréenne doit sa rétrogradation à un bogey sur le Par 3 du 16. L’anglaise en concède deux bogey mais elle fut capable d’enchaîner les birdie, laissant l’impression qu’elle en a sous le pied. Mais ces deux joueuses ne sont pas les seules à pouvoir créer la surprise.

Olson, Boutier et Noh au contact

Le clan tricolore pousse, enfin, un ouf de soulagement. La n°1 française semble avoir trouvé les clés pour réaliser de beaux scores et jouer dans le haut du classement. Avec une carte de 67, Céline Boutier a surgi au bon moment, pour intégrer le rang de la 5ème place, à quatre coups de la tête. Un écart insignifiant au regard des derniers scénarii qui ont mis en scène de beaux suspense, sur les derniers tournois. L’américaine Amy Olson est, cette semaine encore, en bonne position pour faire un très beau résultat. Et la victoire est envisageable. Un travail avec son coach, la semaine passée, a remis en selle Olson qui avoue avoir réduit sa marge d’erreur constituant la clé pour bien figurer, au classement, cette semaine. Cependant, elle ne signe que quatre birdie et joue un coup de plus que la veille, soit 68 contre 67. Alors, celle qui peut sortir du bois c’est la jeune américaine Yealimi Noh, qui avait fait une apparition très remarquée, en 2019, sur ce même tournoi. Cette jeune américaine de 19 ans, aux origines sud-coréennes, 3ème des Q-série et vainqueur de l’US Girl Junior championship 2018, est, sans aucun doute, cette nouvelle graine de championne qui pousse, tous les deux ou trois ans, sur le LPGA Tour. « Je n’attendais rien de particulier, dans cette journée » a-t-elle confiée, « j’ai juste essayé de me souvenir du parcours et combien je l’apprécie », ajouta-t-elle. Avec la fraîcheur et l’innocence de son âge, Noh semble en pleine possession de ses moyens même si elle a commis quelques erreurs qui se sont concrétisées par trois bogey. Toute la question qui se pose c’est celle de savoir si elle aura la ressource pour monter son niveau de jeu et sortir un dernier tour, très bas ? Associée à Colin Cann, un caddie de grande valeur, l’américaine s’est donnée toutes les chances de conquérir le sommet.

Quoi qu’il en soit, avec deux joueuses à –9, quatre à –8 (dont gaby Lopez), une à –7 (Chella Choï) et quatre joueuses à –7, il ne faudra pas faire d’erreur, pour Mélissa Reid, qui sera poursuivi par des joueuses d’expériences qui ont soif, comme elle, de victoire.

Pour ce dernier tour, la météo s’annonce plutôt douce, avec du soleil  jusqu’en fin de journée et un vent très faible. De quoi offrir les meilleures conditions de jeu et permettre à chaque joueuse ayant franchit le Cut, de pleinement s’exprimer. Des scores très bas et un résultat serré est donc à envisager.

Retour à 00h30, sur Golf Channel, pour suivre le dénouement de ce Cambia Portland Classic, avec les commentaires, toujours très avisés de Florence Le Jacques et de Hervé Marques.

Les principaux départs du dernier tour

  • 8h42 : Perrine Delacour – Esther Lee – Eun-Hee Ji
  • 10h21 : Ashleigh Buhai – Jasmine Suwannapura – Jodi Ewart-Shadoff
  • 10h32 : Cheyenne Knight – Angel Yin – Moriya Jutanugarn
  • 10h43 : Chella Choi – Yealimi Noh – Gaby Lopez
  • 10h54 : Céline Boutier – Georgia Hall – Amy Olson
  • 11h05 : Amy Yang – Hannah Green – Mel Reid

Les positions de drapeaux

Cambia Portland Classic: 2ème tour

Le second tour est lancé avec une Gaby Lopez offensive, qui est en tête sur un score provisoire de -4 journée, devant Amy Olson et Amy Yang.

L’organisation annonce, à nouveau, un peu de pluie, pour cette journée, mais sans orage ce qui ne devrait pas provoquer d’interruption de jeu.

Diffusion des parties de l’après-midi à partir de 00h30, sur Golf Channel.

Les positions de drapeaux

Cambia Portland Classic : Green et Clanton leader !

L’édition 2020 de ce tournoi est placée sous le signe des perturbations. Outre les mesures liées à la crise sanitaires, la pollution, la pluie et les orages rendent ce tournoi plus difficile à jouer. Deux joueuses ont pris la tête, et le premier tour n’en fini pas d’être reporté.

Cette semaine, dans le cadre d’un tweet, Michaël Whan s’est demandé si l’année 2020 avait tout donné entre crise sanitaire, incendie et qualité de l’air, limitation des déplacements, absence de fans et quarantaine. Alors que l’Ana Inspiration s’est parfaitement déroulé, voici que le LPGA Tour traverse une nouvelle épreuve, dans l’Orégon. Les violents incendies, sur la côte Ouest, qui ont sévèrement touchés l’état de l’Oregon, ont eu pour conséquence d’annuler le Pro-Am de début de semaine, de limiter les reconnaissances en raison de la pollution. Hier, c’est la météo qui a perturbé le tournoi. Certes, comme l’a signalé Cristina Kim dans un tweet, la pluie tant attendue est bien arrivée mais avec elle s’est installée une interruption de jeu, en milieu de journée, pendant plus d’une heure. Après la reprise, vers 16h10, les parties avaient pris du retard et il reste, sur le parcours, des trous à jouer pour 20 joueuses. La raison est simple, l’obscurité n’a pas permis d’aller au terme du premier tour.

Néanmoins, Le leaderboard dessine déjà une première tendance avec un duo en tête. Il s’agit de Cydney Clanton et de Hannah Green. L’américaine qui s’était illustrée lors du Dow Great Lakes Bay Invitational, en 2019, en jouant en duo avec Jasmine Suwannapura, a sortie une très belle carte de 66 comptant un bogey. « j’ai très bien tapé la balle et mon putting était excellent » a déclaré l’américaine originaire de Caroline du Nord. En se mettant prés des mats, Clanton a également pu trouver, plus facilement, le chemin du birdie, sur des green humides et réactifs sans toutefois être trop souples. Même carte pour l’australienne Hannah Green, tenante du titre qui pourrait bien être l’une des rares joueuses, de la saison, a être en capacité de conserver son titre. Dès les premiers trous, l’australienne, qui est entrée dans la cour des grandes en remportant sa première victoire sur un Majeur, a signé deux birdie (1 et 2). Elle est sortie de l’aller en 31 et c’est uniquement au 18 que sa folle course, vers le sommet, fut stoppée. Green qui s’est dite heureuse d’avoir terminée son tour à temps, alors que l’obscurité s’intensifiait et que la fin des parties allait sonner. Autour des green, l’australienne s’est montrée très performante, sauvant plusieurs situations et en remettant la balle très près du trou. Hannah Green compte sur son putting, cette semaine, pour faire la différence et elle ne s’en cache pas.

Reid, Lopez, Olson, Masson et Noh en embuscade

Trois tours pour convaincre, les joueuses du Top 80 de la Race to CME ont l’habitude de ce défi. La britannique Mélissa Reid, toujours très affûtée physiquement, monte en puissance et le travail qu’elle a réalisé durant la période off, lui a permis de nettement s’améliorer. Malgré deux bogey, elle a occupé la tête, dans la matinée, avant d’être rattrapée par Clanton et Green. Mélissa Reid est à surveiller pour ce second tour. Mais pas seulement. Gaby Lopez, qui rêve de marcher dans les pas de Lorena Ochoa, Amy Olson et Caroline Masson complètent le 3ème rang, à –5, occupé par Mel Reid et Yealimi Noh, la jeune rookie qui étonne. Masson et Olson réalisent une carte vierge de bogey et semblent être au sommet de leur art. Si ce n’est pas le Par, c’est un birdie. L’allemande, qui a connu des soucis au driver sur ses mises en jeu, ces dernières semaines, avoue avoir trouvé le remède. Douze fairway touchés sur quatorze, Masson n’a pris que treize green sur dix-huit en régulation. Quant à Olson, c’est autant de fairway touchés mais un seul green manqué. L’américaine tourne autour d’une victoire depuis trop longtemps et il serait grand temps qu’elle se concrétise. Cette semaine ? Pour Yealimi Noh, son dix-huitième trou reste à jouer, ce samedi matin. Partie du 10, la jeune américaine n’a concédé aucun bogey. En cas de nouveau birdie, elle rejoindrait Clanton et Green en tête.

Bonnes réactions des françaises

Perrine Delacour a très bien débuté son premier tour en étant plus en réussite que Céline Boutier. Mais surtout, l’ancienne n°1 du Symetra Tour fut plus rapidement dans les points. Partie du 10, Delacour a immédiatement signé deux birdie pour continuer, jusqu’au 18, avec une suite de Par. Au 1, elle passait à –3 quand Boutier n’était qu’à –1, handicapée par deux bogey à l’aller. Dont un pour débuter. Perrine Delacour a bien réagi, après les deux bogey du 2 et du 6, en plaçant deux birdie (5 et 7), lui permettant de rester à –3. Céline Boutier termine sa journée sur un aller vierge de bogey, ce qui lui permet d’être également à –3, en 12ème place, et à bonne distance de la tête. Car l’essentiel est avant tout de rester au contact de la tête, quel que soit le score. Et Céline Boutier a eu beaucoup de mal à y parvenir depuis la reprise, courant juillet. Ce groupe de joueuses, à –3, est dense, avec des têtes d’affiches comme Lizette Salas, Cheyenne Knight, Amy yang ou encore Yu Liu et une Maria Stackhouse qui peine à se faire une place dans l’élite du LPGA Tour.

Une météo mitigée est encore annoncée, à Portland, ce samedi, mais le soleil devrait dominer. Ce qui signifie que la stratégie de jeu va changer et avec elle, les repères pour attaquer les green et putter correctement.

Retour ce soir, sur Golf Channel, à partir de 00h30, en compagnie de Hervé Marques et Florence le Jacques, pour suivre ce moving day qui fixera les 70 joueuses qualifiées.

Le classement provisoire => ICI

Cambia Portland Classic : les positions de drapeaux et les départs des françaises du 1er tour

La météo est incertaine pour ce premier tour d’un tournoi déjà amputé d’une journée, en raison du niveau de pollution lié aux incendies qui frappent la côté ouest des USA, depuis une semaine. L’état de l’Oregon étant particulièrement touché.

La pluie qui s’annonce pourrait donc être bien accueillie de manière à faire baisser le taux de particules, dans l’air.

Du côté des françaises, Perrine Delacour et Céline Boutier partiront, dans les parties de l’après-midi, dans le même groupe.

Tee n°10

13h34 : Perrine Delacour – Carlota Ciganda – Céline Boutier

Le premier tour est suivre sur Golf Channel, ce soir, dès 00h30

Les positions de drapeaux

Le bulletin météo du LPGA Tour

CAMBIA PORTLAND CLASSIC : L’essentiel à savoir

Historique

Créé en 1972, ce tournoi n’a connu qu’une interruption. C’était en 2001 après les attentats du 11 septembre. La ville de Portland comporte pas moins de 18 golfs dont le Portland Golf club qui accueillit la première épreuve du Portland Classic en 1972 et le Columbia Edgewater Country Club qui est à nouveau le théâtre de cette 48ème édition, depuis 2013. Ce dernier accueille pour la 32ème fois le Portland Classic contre 6 fois au Portland Golf club, 5 fois au Riverside Golf Country Club et 4 fois pour le Pumpkin Ridge Golf Club. Entre 1977 et 1982, l’épreuve fut jouée par équipe et Ping en devint le sponsor titre jusqu’en 1995. Officiellement, les résultats de cette période ne sont pas enregistrés par le LPGA. Jusqu’en 1999, ce sont les américaines qui ont dominé ce tournoi. Mais en 2000, la victoire a commencé à changer de main. D’abord avec la sud-coréenne Mi Hyun Kim puis avec Annika Sorenstam qui remporta deux fois de suite l’épreuve (2002 –2003). Suzann Pettersen s’illustra également à deux reprises (2011-2013) et Brooke M.Henderson fut la dernière double vainqueur (2015-2016). De plus, la canadienne détient le record du parcours avec un score total de –21 sur quatre jours.

Il faut préciser que l’épreuve se déroula sur trois jours jusqu’en 2012. C’est la cinquième année que le tournoi se dispute sur 72 trous au lieu de 54 précédemment. A noter que le tournoi changea de nom 9 fois sans compter les changements de sponsors qui modifièrent également l’appellation de l’épreuve. A l’image de l’An Inspiration, ce tournoi est également un classique du circuit féminin, même s’il fut joué sur des parcours différents. 

Le parcours

Créé en 1924, à proximité de la rivière Columbia, ce parcours fut dessiné par Arthur Vernon Macan plus connu sous le nom A.V Macan. Ce parcours, ouvert en juillet 1925, est un par 71 (source site officiel CECC), porté à 72 (source LPGA) pour le Cambia Portland Classic, qui se distingue par de larges fairway bordés de grands arbres. Quelques pièces d’eau longent le parcours et 53 bunkers sont principalement répartis autour des green. Ce tracé présente diverses difficultés avec notamment les pièces d’eau devant plusieurs green. De même, certaines mises en jeu, pourront piéger les balles. Enfin, le fairway du 16 est particulièrement ondulé ce qui rendra aléatoire la retombée de balle. Une fois encore, c’est la précision qui est la clé sur ce parcours, du tee de départ au green et les joueuses disposant d’une bonne longueur vont pouvoir s’exprimer. Concernant la composition de l’herbe, des changements ont été opérés. La bentgrass a été supprimée pour ne conserver que la Poa annua sur les green et les fairway. De même, les rough sont désormais un mélange de raygrass et de Poa annua. Ce qui implique une lecture de green très fine et de possible erreur de putting ainsi qu’une modification des conditions de putting entre les parties du matin et de l’après-midi. Le stimpmeter évolue, lui aussi, passant de 12 à 13. Ce sont donc des green qui vont particulièrement rouler.

  • Par 72
  • Distance LPGA : 5921 m
  • Green : Poa annua
  • Tonte : 0,254 cm
  • Fairway : Poa annua
  • Tonte : 1,07 cm
  • Rough : Poa annua/ Raygrass
  • Tonte : 6,35 cm

Stimpmeter : 13

Rénovation : 2002

L’architecte

Né en 1882 à Dublin, en Irlande, A.V Macan immigre au Canada en 1912, avec sa famille. Il a débuté le golf très jeune, à l’âge de 9 ans et fut un excellent joueur amateur et en fit sa profession assez rapidement. Il continua à jouer au Canada tout en créant des parcours. Cette activité le mena jusqu’au nord des Etats-Unis où il fut amené à dessiner des parcours comme celui du Columbia Edgewater.

Le champ de joueuses

144 joueuses cette semaine avec un Cut qui conservera les 70 meilleures et ex æquo, après deux tours. Un tournoi exceptionnellement réduit à trois tours cette année, en raison de la pollution dégagée par les incendies sur la côte ouest des Etats-Unis.

Céline Herbin étant engagée sur le Ladies Lacoste Open de France, ce sont Céline Boutier et Perrine Delacour qui tenteront de faire briller, au mieux, le drapeau tricolore, dans ce tournoi.

Six joueuses bénéficient d’une invitation sponsor en la personne de Cheyenne Woods, Hinako Shibuno, Gabriela Ruffels ainsi que Yvonne Vincent (a), et Gigi Scott, toutes les deux originaires de l’Oregon. Juli Inkster est la seule représentante des joueuses du Hall of Fame tandis que le Top 80 de la Race to CME est présent, comme à chaque tournoi. Vainqueur la semaine dernière, Mirim Lee étrennera son nouveau statut de vainqueur en Majeur, sur cette épreuve. Et Sophia Popov est également dans le champ, pour le plus grand plaisir de ses fans.

Les vainqueurs (officiel LPGA)

  • 2019 : Hannah Green
  • 2018 : Marina Alex
  • 2017 : Stacy Lewis
  • 2016 : Brooke M.Henderson
  • 2015 : Brooke M.Henderson
  • 2014 : Austin Ernst
  • 2013 : Suzann Pettersen
  • 2012 : Mika Miyazato
  • 2011 : Suzann Pettersen
  • 2010 : Ai Miyazato
  • 2009 : Mi Jung Hur
  • 2008 : Cristie Kerr
  • 2007 : Lorena Ochoa
  • 2006 : Par Hurst
  • 2005 : Soo-Yun Kang
  • 2004 : Hee-Won Han
  • 2003 : Annika Sorenstam
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2000 : Mi Hyun Kim
  • 1999 : Juli Inkster
  • 1998 : Danielle Ammaccapane
  • 1997 : Christa Johnson
  • 1996 : Dottie Pepper
  • 1995 : Alison Nicholas
  • 1994 : Missie McGeorge
  • 1993 : Donna Andrews
  • 1992 : Nancy Lopez

Les multiples vainqueurs

  • Nancy Lopez : 1985 – 1987 – 1992
  • Kathy Whitworth : 1972 – 1973
  • Jo Anne Carner : 1974 – 1983
  • Annika Sorenstam : 2002 –2003
  • Suzann Pettersen : 2011 – 2013
  • Brooke M.Henderson : 2015 – 2016

Nombre de playoff joué : 10

Sponsor et dotation

Divers sponsors se sont succédé sur cette épreuve comme notamment Ping, Coca-Cola ou encore Pepsi. C’est à présent une société basée dans l’Oregon qui sponsorise le Portland Classic depuis 2014. Cambia Health Solutions est une entreprise spécialisée dans l’assurance maladie dont le siège est à Portland. Contrairement à d’autres tournois du LPGA Tour, l’arrivée de ce partenaire n’a pas fait évoluer la prime totale de jeu. Au contraire, la dotation tournoi a subi un coup de rabot depuis 2010, passant de 1 700 000 de dollars à 1 300 000 dollars dès 2013. A noter qu’en 1972, pour la première épreuve, les joueuses devaient se partager la somme de 30 000 dollars avec une prime à la première de 3750 dollars. Pour cette édition, la dotation prend une nouvelle envolée avec 1,75 millions de dollars pour 262 500 à la vainqueur.

Les différentes appellations

  • Portland Ladies Classic
  • Portland Ladies Open
  • Portland Classic
  • LPGA National Team Championship
  • Ping Classic Team Championship
  • Portland Ping Team Championship
  • Portland Ping Championship
  • Cellular One Ping Golf Championship
  • Ping Cellular One LPGA Golf Championship
  • Ping AT&T Wireless Services LPGA Golf Championship
  • Safeway LPGA Golf Championship
  • Safeway Classic

Pepsi, Coca-Cola et JTB furent des partenaires de l’épreuve avec la mention « présenté par », ajoutés à certains noms déjà existants.

Statistiques

Record du parcours

Brooke M.Henderson : -21 (2015)

Victoires avec plusieurs coups d’avance

  • 8 coups : Brooke M.Henderson (2015)
  • 6 coups : Juli Inkster (1999) – Ayako Okamoto (1986)
  • 5 coups : Lorena Ochoa (2007)

Les meilleurs résultats des françaises dans cette épreuve

2019

  • Céline Boutier : 26ème à –9
  • Karine Icher : Cut
  • Céline Herbin : Cut
  • Joanna Klatten : Cut

2018

  • Céline Boutier : 21ème à –4

2017

Karine Icher : 21ème à –9

Joanna Klatten : Cut

Céline Herbin : Cut

2016

  • Karine Icher : 16ème à –5
  • Céline Herbin : 33ème à –2
  • Joanna Klatten : forfait

2015

  • Joanna Klatten : 13ème à –9
  • Karine Icher : 27ème à –7

2014

  • Karine Icher : 5ème à –11
  • Joanna Klatten : 59ème dans le Par

Les horaires de diffusion sur Golf Channel

  • Vendredi 18 : 00h30
  • Samedi 19 : 00h30
  • Dimanche 20 : 00h30

Le plan du parcours=> ICI

Ladies Lacoste Open de France : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi voit le jour en 1987 sous le nom de Letting French Open. Une appellation qui durera deux éditions avant de devenir l’Open de France Dames. C’est sur le parcours de Fourqueux, à Saint-Germain-en-Laye, qu’il va se disputer, jusqu’en 1989. Après trois années d’interruption, l’Open de France dames revient au calendrier mais dans le sud de la France, à Saint-Maxime, en 1993. Puis sur le parcours de Saint-Endréol, dans le Var, jusqu’en 1995. A partir de 1996, c’est à Arras, dans le Pas-de-Calais, que ce tournoi va progressivement trouver ses marques, même si en 1997 et 1999, c’est le paris International Golf Club qui est privilégié. Le tracé parisien retrouvera ce tournoi en 2010 et 2011, après 10 années passées à Arras. Dès 2012, en lien avec le sponsor principal, l’Open de France dame se déplace au Pays-Basque, dans le fief de la famille Lacoste, sur le parcours de Chantaco. Pour des raisons de travaux, le golf de Chantaco renonce à accueillir l’épreuve en 2018 et c’est le Golf du Médoc qui reçoit les féminines du circuit européen et mondial, depuis cette date. Le tournoi est inscrit au calendrier du Ladies European Tour

Les françaises lauréates de l’Open

Plusieurs françaises se sont illustrées dans cette épreuve et l’ont remporté. Après la victoire de Liselotte Neumann, pour la première édition en 1987, c’est Marie Laure de Lorenzi qui s’impose, sous son nom de jeune fille. Elle récidivera en 1993 et en 1995, avant de mettre un terme à sa carrière, en 2004, lors de l’Evian Masters. Patricia Meunier-Lebouc lui succédera en 2000, avant de remporter, trois ans plus tard, une victoire en majeur sur le LPGA Tour. Sacrée golfeuse de l’année après son titre de championne de France, Stéphanie Arricau s’impose en 2004 à l’Open de France dames. Puis, le niveau de golf européen augmentant, chez les féminines, anglaises, espagnoles, italiennes et allemandes se succéderont au palmares de l’épreuve, qui changera régulièrement de sponsors principal. Il faut attendre 2015 pour voir une française s’imposer, en la personne de Céline Herbin, qui évolue entre le Ladies European Tour et le LPGA Tour. Pour cette nouvelle édition, les chances de victoires françaises sont importantes puisque 24 tricolores sont présentes dans le champ. Dont Céline Herbin et Camille Chevalier ainsi que Lucie Malchirand, actuelle 12ème joueuse amateur au rang mondial.

  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2004 : Stéphanie Arricau (-7)
  • 2000 : Patricia Meunier-Lebouc (-17)
  • 1995 : Marie-Laure de Lorenzi (-9)
  • 1993 : Marie-Laure de Lorenzi (+3)
  • 1988 : Marie-Laure de Lorenzi

Les dix dernières victoires

  • 2019 : Nelly Korda (-15)
  • 2018 : Caroline Hedwall (-12)
  • 2017 : Christie Kerr (-17)
  • 2016 : Beth Allen (-14)
  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2014 : Azahara Munoz (-11)
  • 2013 : Azahara Munoz (-14)
  • 2012 : Stacey Keating (-14)
  • 2011 : Félicity Johnson (-14)
  • 2010 : Trish Johnson (-14)

Le parcours

Le golf du Médoc se situe aux portes des vignobles du Médoc, sur la commune du Pian-Médoc, au nord ouest de Bordeaux, sur la route du Taillan-Médoc. Réalisé sur un sol en terre de bruyère, typique de cette partie du Médoc, ce golf comporte deux tracés que sont le parcours des Vignes et celui des Châteaux. C’est sur ce dernier qu’a lieu le l’Open de France dames. Ouvert en 1989, il est l’œuvre de l’architecte américain Bill Coore. Il s’agit d’un Par 71 de 6576 m, réduit à 5799 m, pour ce tournoi. Il est décrit comme un golf s’inscrivant dans la plus tradition des golf écossais, tout en étant très éloigné de l’océan. Une végétation de pins maritimes, de bruyères et d’ajoncs bordent les larges fairway, ce qui complique rapidement le jeu lorsque le joueur égare sa balle. Tous les trous portent le nom d’un fameux château, dont certains sont des grands crus classés comme le Pichon Longueville Comtesse de Lalande, un Par 4 de 317 mètres, ou encore le Prieuré Lichine, un Par 3 de 165 mètres. De quoi vers le tour des grands vins du Médoc en pratiquant son activité préférée. Plusieurs pièces d’eau ponctuent ce tracé et augmentent la difficulté. Notamment sur les Par 3 du 5 et d 8, où il faut jouer au-dessus de l’eau. Sur les autres trous, les obstacles d’eau sont peu en jeu.

Dotations et sponsors

La dotation globale fut de 250 000 euros durant de nombreuses années, et au moins depuis 10 ans. En 2019, la dotation fut portée à 325 000 euros permettant à l’épreuve de figurer dans les 5 tournois les mieux dotés du circuit européen. Quant au partenaire principal, 5 sponsors se succédèrent depuis 1995 avec le soutien de Nestlé, concurrent du groupe Danone, propriétaire de la marque Evian. Ce n’est que depuis 2011, un an avant l’arrivée du tournoi à Chantaco, que la marque Lacoste, désormais propriété du groupe Suisse Maus Frère Holding, est le sponsor principal du tournoi.

La page Facebook du tournoi = ICI

Le site du L.E.T => ICI

Le plan du parcours = ICI

Dans le sac de Camille Chevalier

Crédit photo: @ejocosmeticsswitzerland

Cette semaine, à l’occasion du Ladies Lacoste Open de France, nous vous proposons de découvrir le sac de Camille Chevalier. La française est en forme et tous les regards sont braqués sur elle.

  • Driver : Callaway Epic – Shaft Ozik White Tie 5X04 R 55 gr
  • Bois 3 : Callaway Epic Flash 5
  • Hybrid 4 : Callaway Apex
  • Hybrid 5 : Callaway Apex
  • Fers : Callaway Apex pro PW à 8 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Fers : Callaway Apex 7 et 6 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Wedges : Callaway Mac Daddy 46, 50, 54, 58 – Shaft KBS Tour 90 R
  • Putter : Ping Karsten TR B60

http://cchevaliergolf.com/

ANA Inspiration : Mirim Lee fait le grand saut !

Photo: LPGA/Getty Images

Ambiance surréaliste pour ce final du second Majeur de la saison, avec du suspense et une atmosphère où la présence du public a terni la fête et n’a pas pu porter toutes les émotions développées par le jeu. Néanmoins, le final fut de toute beauté en délivrant de somptueux coups de golf.

Nelly Korda et Brooke M.Henderson étaient pourtant sous le feu des projecteurs. Auteurs de belles cartes largement sous le par, en ayant concédé qu’un seul trois putt en trois tours, l’américaine et la canadienne faisaient figure de favorites. L’une pour un premier sacre en majeur, l’autre pour en épingler un second à son palmarès. Et la présence de Lexi Thompson ne semblait rien y changer. Sauf que derrière, une sud-coréenne construisait tranquillement sa semaine, parfois un peu en proie au stress, mais avec méthode. Avec un premier tour en 70 et un troisième en 71, Mirim Lee n’avait qu’une carte de 65, signée le deuxième jour, à faire valoir, auprès des parieurs. Classée 3ème ex æquo au soir du moving day, la sud-coréenne de presque 30 ans, n’avait que deux coups de retard sur les joueuses de tête, Korda et Henderson.

Partie un groupe devant celui de Korda, Henderson et Kirk, Mirim Lee signait un birdie sur le 2, pour revenir à –11, tandis que Henderson et Korda maintenaient l’écart de deux coups, en rentrant un birdie, sur ce même trou n°2. L’américaine enfonça même le clou au trou suivant et la canadienne revint à égalité, sur le 4. Lexi Thompson fournissait également son effort bien que deux bogey vinrent altérer son score, conquis au prix de trois birdie, à l’aller. Quant à Katherine Kirk, après un birdie sur le 2, pour passer à –11, le vent tourna et ce furent deux bogey qui émaillèrent sa carte, pour sortir à –9, de l’aller. A ce moment de la partie, l’australienne était décrochée du groupe de tête, par 5 coups.

Le premier coup de théâtre eut lieu sur le Par 4 du 6, quand Mirim Lee, loin du mat, eut un chip pour placer sa balle et assurer un Par avec un putt. Comme si le club n’était que le prolongement de sa main, la sud-coréenne déposa la balle sur la ligne idéale, à près de 15 mètres du trou, et celle-ci roula jusqu’à disparaître dedans. Cependant, après ce coup d’éclat, Mirim Lee ne trouva plus le chemin du birdie et se contenta de Par, pour sortir à –12 de son aller, quand Korda et Henderson étaient à –14. Puis –15 pour l’américaine qui arriva leader au départ du 10. La lutte pour la victoire ne faisait que commencer.

Le coup de grâce de Mirim Lee

Les choses sérieuses débutèrent, comme souvent, sur le retour. La fatigue et le stress y sont souvent plus forts lorsque l’enjeu est important. Nelly Korda connaît un second bogey sur le 10. Il est vite effacé par un birdie sur le 11 mais l’américaine semble avoir plus de difficultés à serrer les mats et à placer de bons putt. Brooke M.Henderson n’a connu aucun bogey depuis le début de la partie mais ses deux birdie rassurent peu sur sa capacité à s’imposer. Pourtant, elle fait figure de favorite. Mais au 13, c’est la catastrophe pour l’américaine qui concède un double bogey après une mise en jeu, dans le rough, qui va fortement la pénaliser. La voici redescendue à –13 tandis que Korda prend la tête, à –14, en signant un Par et sans convaincre. Devant, Lexi Thompson trébuche sur le 15 avec un bogey avant de se rattraper au 16, par un birdie. L’américaine ne domine plus comme aux grandes heures de sa gloire et c’est notamment son putting qui lui fait défaut. Mais aussi son orgueil qui la pousse à jouer très long et à prendre des risques. Pourtant, au 16, c’est du 100% Lexi qui va s’exprimer avec une balle à 1 mètre du mat, sur une approche de 130 mètres. Pour Katherine Kirk, la situation stagne et après être descendue à –9, sur un bogey au 12, l’australienne ne parvient plus à trouver les bonnes distances pour se donner des chances de birdie. Elle ne signera, d’ailleurs, que des Par jusqu’au 18. Quant à Mirim Lee, un jeu sage la fait un peu passer inaperçue. A –13 depuis le 12, la sud-coréenne aligne les Par. Sur le 16, elle revient à –14 avec un nouveau chip rentré. Un coup de prés de 30 mètres ! Mais l’euphorie est de courte durée car au 17, c’est un bogey qui vient effacer sa belle performance. Les regards sont donc concentrés sur le duel qui oppose Korda à Henderson et les sondages ne placent Mirim Lee que loin derrière, pour la victoire. Mais au 18, tout bascule. Mirim Lee tente le green en deux et envoie sa balle près de la tribune virtuelle, avec un chip compliqué, à suivre, en descente. A la surprise générale, elle réédite l’exploit du 6 et signe un eagle magistral. Désormais leader au club house, à –15, Lexi Thompson ayant terminé à –13, elle n’a plus qu’à attendre le résultat du dernier groupe. Mais ce résultat va se faire attendre.

Vaudeville autour du green

Brooke M.Henderson a placé un puissant coup de bois 3 qui a envoyé la balle sous la tribune virtuelle. Katherine Kirk a joué trop long et a vu sa balle rouler jusque sur l’habillage du Poppie’s Pond, au point que chacun craignit qu’elle n’y tombe dedans. Quant à Nelly Korda, la plus sage, qui a joué en Layup, elle est restée courte du drapeau et à pris cette habituelle pente, devant le mat, qui coule vers la rough, puis la piscine. Par chance, la balle s’est arrêtée dans le petit rough, mais avec, tout de même, un chip compliqué à jouer. Et Korda est en danger à –15, depuis que Mirim Lee a égaler ce score. Ainsi, pour l’emporter, l’américaine doit signer un birdie. Coup qui semble improbable. Mais un bogey lui ferait définitivement perdre ses chances de victoires. Enfin, Henderson, dont la sœur est glissée sous la tribune, à plat ventre, pour chercher la balle, tandis que les commissaires font des aller et retour autour de la bâche bleue, peut réaliser un miracle à la Mirim Lee et empocher le trophée, sur un eagle ! Quant à Kirk, qui navigue le long du bassin, à la recherche de la meilleure position pour jouer son coup, les commentateurs américains se demandent s’ils vont assister au plongeon de la seule joueuse qui n’aura pas remporté l’Ana Inspiration. Sous le regard de Nelly Korda, qui se mord les lèvres et dont le regard est légèrement rougi par l’émotion, se déroule un vaudeville digne de Broadway où il ne manque qu’un Jerry Lewis pour venir, balai à la main, nettoyer le green, en faisant quelques pitreries. Finalement, après plus de 5 minutes et de mouvement des officiels, le jeu reprend. Kirk chippe dans une position acrobatique, au bord du Poppie’s Pond, Henderson chippe, avec une face de club très ouverte, portant sa balle à bonne distance du trou, pour une chance de birdie à suivre. Quant à Nelly Korda, son coup reste timide lui laissant un dernier putt d’un mètre, pour le Par. Avec un dernier birdie, Henderson rejoint le playoff, où l’attendent Korda et surtout une Mirim Lee, stupéfaite de se retrouver en pareille situation.

« hang five » avec Dinah Shore !

L’esprit de la célèbre actrice hollywoodienne règne-t-il toujours au bord de ce green ? On est tenté de le croire tant les scénarii ont été à la fois rocambolesques et tragiques, pour conquérir la victoire, au terme de ce tournoi. Alors que chacun a encore en mémoire le playoff interminable de 2018, les joueuses prennent le départ au 18, pour un premier trou de playoff. Henderson et Lee exécutent une mise en jeu parfaite, en draw, avec une balle sur le fairway, à bonne distance pour attaquer le green en deux. Nelly Korda est moins heureuse en envoyant sa balle dans le rough. Dès lors, l’avantage est à Henderson et Lee qui ont une chance d’eagle ou d’un birdie facile. La sud-coréenne attaque le green au bois 3, avec 198 mètres à jouer. Sa balle va rester en haut du green, au dessus du mat. L’eagle est faisable mais le birdie plus facilement envisageable. Henderson joue également son bois 3 mais, pour éviter la déconvenue de sa précédente approche du 18, joue moins fort. La conséquence est une balle qui reste figée dans le bas du green, dans la première tonte de rough. Et chacun cru que la balle finirait dans l’eau. Korda joue en layup puis attaque le mat mais va rester dessous le trou, à environ 5 mètres. Henderson putt son 3ème coup mais la balle passe sous le trou, laissant un putt d’environ 1,5 mètres. Pour Mirim Lee, c’est l’inverse. Elle trouve une bonne ligne mais reste courte avec un nouveau putt, à suivre, d’environ 1 mètre. Nelly Korda est donc condamnée à rentrer son putt pour birdie, car elle a devant elle, le scénario de la défaite qui se dessine. Hélas, elle n’appuie pas assez son coup et elle conclut sur un Par. Henderson signe le Par et Mirim Lee ne gaspille pas la chance qui lui est offerte. Elle place un dernier birdie, sous de timides applaudissements qui peinent à construire l’ambiance des grands finals que ce tournoi a connus.

Après deux Cut manqués, cette saison, sur les deux seuls tournois qu’elle a joués, Mirim Lee décroche une première victoire en Majeur, dans un contexte surréaliste, et signe un 4ème succès en carrière. Une victoire qui lui offre 5 ans d’exemption sur le LPGA Tour et un beau chèque de 465 000 dollars. De quoi ne pas regretter d’avoir fait le voyage depuis la Corée-du-sud, pour se rendre en Californie. Une victoire que Mirim Lee a célébré en tapant la main de la statue de Dinah Shore, qui veille sur l’allée des championnes… et peut-être plus encore.

Quant aux françaises, Perrine Delacour s’illustre avec une belle 30ème place, à -3 tandis que Céline Boutier n’aura pas réussi à conjurer le sort dans cette dernière journée, où elle ne signe qu’une carte dans le Par, avec un double bogey qui l’empêche de terminer plus haut, que la 44ème position.

Prochain tournoi, cette semaine, avec le Cambia Portland Classic.

Le classement final => ICI

ANA inspiration : la liste joueuses/caddies du dernier tour

Pour suivre ce dernier tour dans les meilleures conditions, nous proposons une sélection des caddies des joueuses les mieux placées au leaderboard.

Céline Boutier est caddeyée par le mari de Karine Icher.

Perrine Delacour est caddeyée par l’ancien caddie de Moriya Jutanugarn qui a également officié sur le sac de Wei Ling Hsu et de Xiyu Lin.

Jonny Scott, l’ancien caddie de Lydia Ko est désormais sur le sac de Carlota Ciganda

Lydia Ko est revenue avec son ancien caddie, Jason Hamilton, lorsqu’elle était chez Callaway.

Axel Bettan continue l’aventure avec Yu Liu.

L’ancien caddie de Ryan O’Toole est désormais sur le sac de Mel Reid.

Oliver Brett, qui est sur le sac de Danielle Kang a également caddeyé Nicole Broch Larsen, en 2018.

Quant au caddie de Moriya Jutanugarn, Gary Du Plooy, il est l’ancien caddie d’Ashleigh Buhai.

Créa: JHCuraudeau/LPGA French Fans team