US Women’s amateur : Rose Zhang s’impose !

L’américaine, ancienne n°1 du circuit amateur américain, et actuelle 8ème du classement amateur mondial féminin, s’est imposé ce dimanche, 9 août, lors de la 120ème édition de cette prestigieuse épreuve.

Blessée au poignet droit, quelques semaines auparavant, la joueuse californienne a envisagé de faire l’impasse sur l’omnium américain amateur avant de décider de s’imposer 10 jours de repos. Bien lui en a pris puisqu’elle a surmonté tous les défis et réussi à battre l’australienne Gabi Russel, âgée de 20 ans, et tenante du titre.

Avec cette victoire, Rose Zhang devient la 10ème joueuse, depuis 2000, à avoir remporté la prestigieuse épreuve avant son 18ème anniversaire.

En 2019, Zhang s’était illustrée lors de l’US Women’s open, en passant le Cut et en terminant à une honorable 55ème place, sur le score de +7.

Le résumé de cette victoire à lire ici

Lutte contre le COVID-19

Notre groupe, dédiée à la promotion du golf féminin, vous a alerté, très tôt, dès le 28 février, sur la situation sanitaire autour de la propagation de ce virus. Trop d’individus ont pris le sujet à la légère et la situation s’est aggravée. Les divers gouvernements des pays de l’Union Européenne, ont également tardé à réagir, dont la France, qui a longtemps minimisé la situation.

Aux Etats-Unis, la LPGA a annoncé, le 11 février, l’annulation des premiers tournois de la saison; se déroulant en Asie. Le 13 mars, elle annonçait le report de nouvelles épreuves.

Aujourd’hui, la France vit un épisode important de confinement, accompagné de mesures coercitives.

Dans cette logique, que nous avons adopté depuis plusieurs semaines, nous tenons à continuer à vous tenir informés de tous les éléments essentiels, pour agir contre la propagation de ce virus et se conformer aux règles édictées par le gouvernement français. Il ne s’agit pas, uniquement, de notre santé mais bien de celle des autres au travers de notre comportement.

LES GESTES BARRIERES

En consultant le site internet de votre Agence Régionale de Santé, vous trouverez toutes les informations utiles en matière de gestes barrières et de règles sanitaires élémentaires.

LA PRATIQUE DU SPORT

Selon les organisations officielles de santé, le virus COVID-19 est un virus aéroporté. Ce qui signifie qu’il a besoin d’un support pour se déplacer tel l’être humain, au travers, notamment, des postillons. Il ne circule pas dans l’air sur une longue distance. Il est donc tout à fait possible de continuer à faire de l’exercice physique. Malgré tout, l’ensemble des fédérations sportives ont adopté la même ligne de conduite. A savoir interdire toutes les compétitions et manifestations sportives. Les clubs sportifs ayant une responsabilité propre, dans la gestion des compétitions et des rassemblements. La Fédération Française de Golf a publié un communiqué dans lequel elle explique les dispositions qu’elle prend et les consignes qu’elle donne.

Aujourd’hui, le gouvernement a indiqué qu’il est possible de faire du sport et les professionnels de la santé recommandent de pratiquer une activité physique, dans le cadre de cette situation de crise, pour rester le plus en forme possible. Rapprochez-vous de votre golf pour savoir quelle politique il adopte, si toutefois il est ouvert.

MINISTERE DE l’INTERIEUR

Depuis hier soir, le Ministère de l’Intérieur a annoncé des mesures fortes et depuis 12 heures, il est impératif de disposer d’une attestation dérogatoire de déplacement et d’un justificatif, pour chaque déplacement, y compris pour faire du sport.

Vous pouvez télécharger ces documents sur ces deux sites

Ministère de l’intérieur

Service-public.fr

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EDITO de fin d’année

L’année 2019 s’achève et avec elle se fige dans le marbre les plus grands moments de la saison LPGA.

Cette saison du LPGA Tour aura été d’abord marquée par le niveau de dotation jamais atteint sur un circuit féminin. Un peu plus de 71 millions de dollars avec un US Women’s Open dépassant les 5 millions de dollars et un tournoi final qui permet à la joueuse, vainqueur, d’empocher le million de dollars, précédemment attribué à la lauréate de la Race to CME sans qu’elle soit nécessairement celle qui remporte le tournoi. Il faut reconnaître que le LPGA Tour est en train de devenir très lucratif tout en restant de plus en plus exigeant. Et à cette montée en puissance, Mike Whan n’est pas étranger. Au poste de Commissaire général de la Ladies Professional Golf Association, depuis 2010, cet ancien directeur marketing qui a réalisé son parcours dans des entreprises de notoriété, est également un passionné de golf. Vice-président de Wilson puis de Taylor Made, il a tout de suite su trouver le modèle de gestion à mettre en place sur le LPGA. Présent tout au long de la saison, sur les tournois, il travaille à saisir toutes les opportunités avec une vision de développement sur l’avenir. Et son dernier tour de force est d’avoir réussi à créer un pont avec le Ladies Européean Tour, moribond, qui, n’en doutons pas, passera sous pavillon LPGA, à plus ou moins brève échéance.

Outre l’aspect financier, non négligeable, la saison 2019 fut marquée par de belles émotions. Tout d’abord, il faut constater qu’une carrière à la Inbee Park semble difficile à reproduire et encore plus un parcours sportif à la Annika Sorenstam, joueuse qui a dominé le golf féminin mondial pendant plus de dix ans. Aujourd’hui, toutes les joueuses sont des athlètes accomplies. Même si l’on peut discuter les orientations sportives choisies par certaines qui sont plus devenues des reines du fitness que des golfeuses de haut niveau. Et mon édito de ces dernières 48 heures avaient surtout pour objectif de mettre l’accent sur ces coachs qui ont vu l’opportunité de faire de l’argent en voyant arriver, dans leur salle, toutes ces jeunes joueuses en quête d’un avenir professionnel, pour leur vendre une préparation physique dont le résultat est rarement payant, voir parfois destructeurs, au regard des moyens engagés et des objectifs visés. Ne fera pas plus de birdie la joueuse de golf qui soulèvera 100 kg en squatt ou qui tapera dans un sac de sable avec des gants de boxe.

Il n’en reste pas moins que l’entraînement physique est une hygiène de vie incontournable pour tout golfeur ayant l’objectif de jouer au plus haut niveau. L’avantage dont Annika Sorenstam a bénéficié s’est donc dissout et c’est à nouveau le talent qui peut s’exprimer plus que la force physique. Mais une autre donnée fut prise en compte. La préparation mentale. Et ici, chaque joueur et joueuse a son petit truc pour dominer ses pensées parasites et rester concentrer sur son objectif. Et à ce jeu, il semble bien que les joueuses asiatiques, ou ayant une lignée soit chinoise, soit sud-coréenne, soit thaïlandaise voir japonaise, possèdent un petit plus qui fait la différence.

Les grands moments de la saison LPGA

En comptant Céline Boutier et Danielle Kang, dont le père, pour la première est thaïlandais et le père de la seconde sud-coréen, elles sont 15 asiatiques a s’être imposées cette année, sur les 32 tournois de la saison. Mais trois joueuses ont réalisé, au minimum, un doublé, ce qui porte à 22 les victoires obtenues par une joueuse asiatique ou ayant des origines asiatiques.  La sud-coréenne Jin Young Ko ayant décroché le pompon de la saison avec quatre victoires dont deux Majeurs et la première place du classement mondial, de la Race to CME, de la Money List, du Rolex Player of the Year, du Scoring Average et des green en régulation. Par contre, Lexi Thompson remporte le prix du squat avec plus de 110 kg et Anna Van Dam le prix du drive le plus long. Preuve que le golf n’est ni une épreuve de force par plus qu’un concours de celui ou celle qui lance le plus loin. Et Joanna Klatten, dont l’orgueil fut longtemps flatté par une première place au classement LPGA du drive le plus long, est aujourd’hui reléguée sur le Symetra Tour. Un peu comme si un étudiant de classe terminal se retrouvait en classe de 3ème parce qu’il n’a pas le niveau requis pour passer le Bac. Oups, ça fait mal au moral et la française n’a pas manqué d’évoquer sa frustration et son envie de mettre un terme à son parcours professionnel.

Alors oui, jouer puissant et long cela aide, mais définitivement, pour être complet au golf il faut le mental. Dans cette catégorie, l’émotion de la saison est sans nul doute, la victoire de la japonaise Hinako Shibuno. Quittant son japon natal, pour la première fois, ce petit bout de femme de 21 ans est venu enchanter la planète golf, lors du dernier British Women’s Open. Sourire aux lèvres, en permanence, jamais déstabilisée par un mauvais coup, cette championne du circuit japonais (JLPGA) a réalisé un exploit. Autre grand moment de golf, la victoire de la sud-coréenne JeongEun Lee6, lors de l’US Women’s open. Solide dans sa tête, loin d’être favorite, Lee6 a produit un jeu exceptionnel lui permettant de refaire son retard et dominer le gratin mondial. Comme Shibuno, elle remporte une première victoire, sur le LPGA, en signant la première place d’un Majeur, sur fond de polémique, parce qu’un coach américain réputé a osé dire, à ses concitoyens, que ce serait une sud-coréenne qui l’emporterait, et qu’elle se nommerait Lee. Ce jour là, une partie de la planète golf a cherché à discréditer l’ex coach de Tiger Woods, parce qu’au regard de sa faible culture du golf féminin, il avait, cependant, très bien compris que les sud-coréennes maîtrisent mieux le jeu de golf que les américaines. Sacrilège pour l’esprit nationaliste américain qui n’admet la victoire que s’il y a la bannière étoilée au bout, flottant au vent.

Troisième grand moment de l’année, et d’une émotion intense, la troisième victoire de la saison et la seconde en Majeur, de Jin Young Ko. Celle qui a fait du bonheur, sur le circuit féminin, une philosophie de vie, a dominé ses émotions pour aller chercher un très beau titre, dans les Alpes françaises. Fin août, nous étions bien loin des larmes, des sanglots, qui submergèrent la joueuse sud-coréenne, à Rancho Mirage, pour son premier Majeur en carrière. Grâce à un mental renforcé, laissant couler les émotions négatives, Jin Young Ko, épaulée par son caddie qui, lui aussi, dispose d’une expérience incontestable, notamment pour avoir connu la victoire au plus haut niveau, s’est jouée des fairway sinueux du parcours d’Evian et des green piégeux ainsi que d’une météo qui a, cette année encore, un peu compliqué la stratégie.

Enfin, terminons par deux exploits, Tout d’abord la victoire de Céline Boutier, pour le premier tour régulier de la saison, en Australie. La française, qui a elle-même déclaré qu’elle ne s’attendait pas à gagner si vite sur le circuit mondial, a intégré le cercle des meilleures joueuses mondiales en l’espace de quatre tours et 72 trous. Seconde au terme du troisième tour, à deux coups de l’américaine Kim Kaufman, la française a fait preuve d’une grande confiance en elle et d’une belle maîtrise de ses émotions. Car cette victoire, elle a dû la conquérir dans une journée qui débuta par deux bogey. Le long putt du 15 fut déterminant puisqu’il lui assura son dernier birdie du jour, pour compter deux coups d’avance, sur sa poursuivante. Et le vent, qui souffla très fort, sur le parcours australien, n’a fait qu’ajouter plus de panache à sa victoire. L’ensemble du golf tricolore a vibré et chacun, sur les réseaux sociaux, y est allé de son commentaire passionné, pour faire vivre les derniers moments qui ont précédé l’exploit. 15 ans, 10 mois et 10 jours que le golf féminin français n’avait plus triomphé sur le LPGA Tour. Et Céline Boutier a obtenu, plus encore, ses galons de meilleure joueuse française, sur le circuit mondial, en tentant de faire barrage, jusqu’au dernier trou, à JeongEun Lee6, lors de l’US Women’s open. Elle s’est encore illustrée lors d’une Solheim Cup mémorable, formant un duo complice, avec l’anglaise Georgia Hall, pour sortir invaincue, à titre individuel et victorieuse, par équipe.

Et d’ailleurs, la Solheim Cup restera la grande émotion de la saison, tous circuits confondus, avec une victoire européenne, au terme d’un scénario aussi improbable que stressant.

Sublimissime Solheim Cup

Meilleures sur le papier, les américaines ont surmonté les pièges du chaudron écossais, dont elles étaient données perdantes. Pourtant, malgré le vent, le froid, la pluie, elles ont brillamment résisté et donné du fil à retordre aux européennes, dont la plupart sont aguerries aux rudes conditions climatiques. Hormis Jodi Ewart-Shadoff, submergée par l’enjeu, toutes les joueuses de Catriona Matthew ont su se montrer à la hauteur et proposer un rempart de qualité, aux assauts des américaines, coachées par l’inusable Juli Inkster. Cette dernière restera, d’ailleurs, comme une grande capitaine dans l’histoire de la Solheim Cup, en plus d’être une joueuse accomplie. A Gleneagles, un aigle royal planait, cependant, au-dessus des têtes des jaunes et bleues, tel un ange protecteur. Et contre toute attente, celle qui fut l’artisan de la victoire n’était pas la mieux cotée. Sa sélection fut même très discutée. Pourtant, c’est elle qui a tenu à rentrer dans le champ, sans doute frustrée d’avoir dû renoncer, deux ans plus tôt, en revêtant le blouson de vice capitaine. Revenue à la compétition, quelques mois plus tôt, en double avec Catriona Matthew, la norvégienne Suzann Pettersen fut à la fois un moteur pour l’équipe mais aussi la pièce maîtresse sur cette échiquier. Ayant retrouvé sa technique, son jeu, après une maternité et une saison et demi, d’absence, l’ex numéro un européenne, qui passa tout près d’un titre mondial, fut plus brillante, plus géniale que tout au long de sa carrière. Et là encore, le mental a fait la différence au moment où d’autres auraient flanché. Et l’on a vu, cette saison, une Lexi Thompson, une Lizette Salas, une Sung Hyun Park et une Ariya Jutanugarn perdre leurs moyens, sur des moments décisifs. Ce putt de la victoire, magistralement exécuté par Suzann Pettersen, restera une image forte dans l’histoire de la Solheim Cup mais aussi dans la carrière de la norvégienne, qui se retira du circuit professionnel, au soir de ce succès. Et les images de cette édition, conservées dans nos mémoires, nous bouleversent encore.

Les inattendues de la saison

L’année 2019 du LPGA Tour fut éblouissante, palpitante et riches autant en émotions qu’en surprises. Car des surprises, hormis les primes, les dotations, les 4 victoires de Jin Young Ko, celle de Céline Boutier, l’avènement de JeongEun Lee6 et de Haniko Shibuno, il y eut ces premiers succès de Bronte Law, de Cheyenne Knight et cette victoire, en duo, de la Suwannapura Clanton. Il y a le retour en grâce de Mi Jung Hur, qui a vaincu les terribles conditions climatiques écossaises et les larmes de bonheur qu’elle laissa couler. Encore des larmes de bonheur, et cette fois pour Hannah Green, qui décroche un premier succès en carrière avec un majeur et qui récidive quelques semaines plus tard, lors d’un tournoi régulier. Comment ne pas oublier également, les larmes de Michelle Wie, déesse auto proclamée future numéro 1 mondiale, qui a quitté la scène golfique, en juin, au terme de deux tours catastrophiques. La faute à son mental qui l’a placée dans une croyance. Celle que son corps pourrait surmonter les séquelles d’une récente chirurgie au poignet. Michelle Wie blessée, c’était presque devenu un euphémisme. Et quand on évoque Michelle Wie on ne peut s’empêcher de penser à Danielle Kang. La première est aussi fantasque que la seconde est redoutable mentalement. Sa victoire à Shanghai démontre à quel point tous les exercices de musculation ne sont rien à côté… de la Force, comme aurait pu le dire un héro de Star Wars. Une force qui lui a permis de se positionner, la semaine suivante, en Corée-du-Sud, pour un nouveau titre. Mais Ha Na Jang, elle aussi jouissant d’un esprit solide, l’a emporté, sur ses terres. Dans un autre registre, il y a Nelly Korda. Plus fragile. Bien que vainqueur à deux reprises cette saison, l’américaine doit plus ses résultats à sa technicité qu’à son mental. Elle a tremblé par deux fois, cette saison, et sa dernière victoire, en ThaÏlande, a bien failli lui passer sous le nez. Pourtant, en play off, elle fut la plus sereine. Son secret ? Un appel téléphonique à la famille, quelques mots d’encouragements, et la cadette de la famille Korda avait rechargé les batteries.

Enfin, la victoire de Sei Young Kim, pour le dernier tournoi de l’année, nous a rappelé combien cette joueuse est redoutable, dès qu’elle est dans de bonnes conditions physiques et mentales. Encore un moment inattendu. Mais cette saison de golf féminin ne se résume pas au LPGA Tour.

Symetra Tour, L.E.T et circuits amateurs ont réchauffé les coeurs

L’année 2019 fut tricolore sur le Symetra Tour avec le fabuleux parcours de Perrine Delacour. Après quelques blessures, un moral écorné, comme chacun peut le comprendre, une saison noire sur le LPGA Tour, en 2018, la française est restée aux Etats-Unis pour refaire une saison complète, sur le véritable circuit américain, qui forment les futures championnes du circuit mondial. Avec deux victoires mais aussi quelques beaux top 10, huit exactement, Perrine Delacour s’est affirmée et a gagné en maturité golfique. Mise en échec par les sud-coréennes, sur le LPGA Tour, les américaines du Symetra Tour ont été dominées par une française qui s’impose à la Volvic Race for the Card. Championne du Symetra Tour, Perrine Delacour va poursuivre son rêve américain, en 2020, sur le LPGA où elle retrouvera Céline Boutier, Karine Icher et Céline Herbin, l’autre professionnelle française, titulaire d’une victoire sur le L.E.T. Avant de refermer cette page du Symetra Tour, tirons un coup de chapeau à Julie Aimé, qui a joué tous les tournois de ce circuit et à toutes les françaises qui ont eu le courage d’aller se mesurer aux épreuves américaines.

Sur le Ladies European Tour, Céline Herbin a donc décroché un succès. Et c’est en Espagne, son fief d’entraînement, sa patrie d’adoption, où elle a signé ce magnifique succès. Jusqu’au bout elle s’est battue, face à une belle concurrence, dont la jeune espoir allemande Esther Henseleit, qui faiblira sur le dernier trou, épargnant à Céline Herbin le supplice d’un playoff. De retour sur le LPGA, la française a connu une seconde moitié de saison moins heureuse. D’abord un virus intestinal, puis des difficultés à franchir le cut et à conserver ses droits de jeu. C’est donc la Q-school et la Q-série, que Céline Herbin a dû affronter pour retrouver une possibilité de jouer, sur le LPGA tour, en 2020. Quant à Esther Henseleit, elle est la révélation de l’année sur le circuit européen en devenant la troisième joueuse, de l’histoire de ce circuit, a effectuer le doublé Ranking européen et Rookie de l’année. 30ème de la Q-serie, l’allemande évoluera, l’an prochain, sur le LPGA Tour. Pour les autres françaises du L.E.T, la saison fut plus difficile. Camille Chevalier reste la meilleure tricolore permanente du circuit avec une 44ème place au classement général mais sans victoire cette saison. De plus, son rêve américain s’est envolé lors des cartes américaines. Astrid Vayson de Pradenne, Agathe Sauzon, Valentine Derrey, Isabelle Boineau, Manon Gidali, Manon Mollé et les autres françaises du circuit européen n’ont pas été plus heureuses. Seule Anne-Lise Caudal a trouvé le succès… mais en Afrique du Sud, sur le Sunshine Ladies Tour.

Quant aux féminines du circuit amateur, Pauline Roussin Bouchard est la joueuse de l’année et ce grand espoir dont la France a besoin, pour assurer la relève. Deuxième du classement mondial amateur, la française a disputé son premier majeur, cette année, à Evian. Etudiante aux Etats-Unis, depuis le mois de septembre, elle suit le parcours de toutes les joueuses ambitieuses, qui en ont également les moyens, en s’offrant un rêve américain, avant de se tourner vers une carrière pro. Autre espoir du golf féminin, Lucie Malchirand, 4ème du classement européen amateur, qui fut qualifiée avec Lilas Pinthier, dans le team Junior Solheim Cup. Contrairement à leurs aînées, les deux françaises ne sont pas reparties de Gleneagles avec le trophée, mais elles ont vécu un grand moment de sport et pris un peu plus d’expérience.

Axel Bettan, french caddie de l’année

Comment évoquer les grands moments de la saison de golf féminin sans parler de celui qui est le meilleur cadet français sur le LPGA Tour. Disposant d’une expérience d’une vingtaine d’année, sa trajectoire professionnelle prend une direction opposée quand, en 2017, Romain Langasque le remercie. Il trouve alors une opportunité sur le sac de I.K Kim, avec qui il va connaître le succès et une victoire en Majeur, au british Women’s open. Depuis, Axel Bettan est le franch caddie du circuit mondial féminin. Reconnue pour ses qualités humaines, il a effectué une pige avec Ariya Jutanugarn avant de revenir caddeyer la jeune chinoise en vogue, Yu Liu. A défaut d’être une surprise ou une révélation de l’année, Axel Bettan est en passe de devenir une valeur sûre dans le cercle très fermé des caddies d’expérience dont Paul Fusco ou David Brooker font partie. Il méritait notre coup de cœur dans cet édito de fin d’année.

Nous clôturerons par un mot sur le Ladies Lacoste Open de France. Non seulement l’épreuve est la seconde vitrine française, sur la scène internationale du golf, après Evian, mais en plus, le plateau est toujours d’une grande qualité. Il permet aux françaises de se mesurer à des joueuses évoluant sur le LPGA Tour, telles Azahara Munoz, Carlota Ciganda, Cristie Kerr ou, cette année, cerise sur le gâteau, Nelly Korda, qui infligea une leçon au reste du champ. Délocalisé de Chantaco au golf du Médoc, le temps de quelques travaux sur le parcours basque, le Ladies Lacoste Open de France est l’épreuve incontournable de fin de saison, depuis que l’Evian Championship a retrouvé sa date, en plein été, au calendrier mondial.

Le Legends Tour, circuit d’avenir

Comment évoquer la saison de golf féminin sans aborder un circuit d’avenir qu’est le Legends Tour. Le champ de joueuses grandissant et étant de plus en plus qualitatif, la condition physique permettant de jouer de plus en plus tard, il est évident qu’un jour, une Azahara Munoz retrouvera une Suzann Pettersen, la cinquantaine éblouissante, sur le Legends Tour, pour redonner un nouveau tour de manivelle à leur passion. Pour preuve, Anne-Marie Palli mais aussi Patricia Meunier Lebouc ont mordu à l’hameçon se reprenant au jeu en disputant, depuis 2018, en tous cas, pour la première, l’un des deux Majeurs de ce circuit, sur le French Link Resort. Dame Laura Davies, Trish Johnson et Julie Inkster sont également de la partie avec d’anciennes gloires, toujours passionnées et compétitives telles Nancy Lopez ou Helen Alfredson, dernière vainqueur en date du Senior LPGA Championship. Et il fut plaisant de revoir des stars comme Patty Sheehan, Jan Stephenson, Meg Mallon ou Betsy King. La victoire de Dame Laura Davies, lors de l’US Senior Women’s open a prouvé que les joueuses du LPGA peuvent briller sur un circuit adapté à leur niveau, après une première carrière au plus haut niveau mondial. Souhaitons longue vie au Legends Tour.

Difficile d’être exhaustif dans un format limité, mais vous l’avez compris, parce que vous avez vécu cette saison, le golf féminin se porte bien et il procure des moments intenses et inoubliables.

Remercions, au passage, le groupe AB et sa chaîne Golf Channel, pour nous faire vivre la saison du LPGA tour, avec toujours autant de passion et d’enthousiasme, mais aussi de relayer des tournois du NCAA et du L.E.T. Tout en souhaitant qu’un accord sera trouvé, dans l’intérêt des téléspectateurs, pour que les trois Majeurs, actuellement diffusées, de manière incongrues, par le Groupe Canal Plus, soient également co-diffusés par Golf Channel, la seule chaîne 100% golf spécialisée dans le golf féminin.

Un édito qui adresse aussi des remerciements, nourris et chaleureux, aux bénévoles, sans qui les organisations de tournois ne pourraient pas avoir lieu.

Rendez-vous, dès la mi-janvier, pour la Q-school du circuit européen et la première épreuve du LPGA Tour, en Floride, sans oublier que 2020 sera une année Olympique où nous espérons le succès de la sélection féminine française.

Jean-Luc Maisonhaute je joins à moi pour vous remercier de votre fidélité et être de plus en plus nombreux à adhérer à notre groupe.

Nous vous souhaitons une bonne année 2020, qu’elle soit golfique, professionnelle ou personnelle.

Internationaux d’Espagne, Copa S.M. La Reina 2019

Fantastique Candice Mahé qui remporte le titre après 21 trous de match-play contre l’italienne Alessia Nobilio, numéro 1 Européenne et douzième mondiale, alors que la bretonne est 46° au classement européen et 295° au mondial.

Après avoir été menée toute la partie, Candice a arraché l’égalité sur le 18° trou, emmenant les joueuses sur un play-off remporté par la joueuse française de 18 ans qui suit ses études au pôle France de Châtenay-Malabry. La championne de France 2018 a dit lors d’une interview après son sacre que le golf lui permettait d’avancer. Son ambition est de faire une école de commerce en France ou partir faire ses études aux USA.

Espérons qu’elle puisse intégrer une université américaine avec un programme sport/études qui lui donnera un bon diplôme et l’envie de passer pro de golf pour suivre, pourquoi pas le parcours de Céline Boutier.

Le golf féminin a besoin de talents pour progresser, elle en fait partie.
Bravo Candice Mahé !

Lire l’article (version espagnole)