Chevron Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Jusqu’en 2022, le premier Majeur de la saison se déroulait sur le site historique du Mission Hills Country Club, à Rancho Mirage. Mais l’argent du pétrole a rompu avec de nombreuses traditions et c’est au Texas que ce tournoi a repris ses quartiers.

Une tentative de transition a été réalisée, en faisant perdurer le rituel de la baignade de la joueuse vainqueur, en sautant dans une vulgaire pièce d’eau au lieu du très honorifique et limpide Poppie’s Pond.

Si le LPGA Tour a gagné en primes pour les joueuses, il a perdu de ses repères et de son histoire en abandonnant la Californie pour le Texas.

Cette année, le tournoi déménage encore sur un nouveau parcours, tout en restant dans la banlieue nord de Houston.

Par ailleurs, en 2024, l’Américaine Nelly Korda remportait sa 5e victoire de suite, lors de ce tournoi, avant d’en remporter une sixième quelques semaines plus tard.

Le champ de joueuses

Comme tous les tournois Majeurs, le champ de joueuses est composés des meilleures mondiales. Mais aussi d’anciennes championnes ayant remporté l’épreuve. Voilà pourquoi des joueuses comme Lexi Thompson, Brittany Lincicome, Stacy Lewis et Yani Tseng sont de retour sur les fairway.

Les joueuses du Top 25 du classement mondial et le Top 80 de la Race servent de base qualificative, ce qui signifie que Nelly Korda, Atthaya Thitikul, les sœurs Iwai, Jennifer Kupcho, Hyo-Joo Kim, Hannah Green et bien d’autres stars du circuit, sont au départ.

Côté Français, Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour vont tenter de franchir le Cut.

Des joueuses du Japan LPGA et du Korean LPGA sont également présentes, ainsi que du LET. Il s’agit de Shannon Tan, de Mimi Rhodes, de Shuri Sakuma, de Sora Kamiya et de Jung Min Hong.

Deux joueuses bénéficient d’une exemption médicale, notamment en raison de leur maternité, qui les a éloignées des parcours. Il s’agit de Austin Ernst et de Alison Lee.

Ce champ comporte également de nombreuses joueuses amateurs, permettant aux futures stars de demain de prendre encore plus d’expérience. Sans surprise, il n’y a pas de Françaises dans cette liste.

Au terme des deux premiers tours, les 65 meilleures, et ex aequo, seront qualifiées pour le week-end.

Les invitations sponsor

  • Shauna Liu (a) – Canada
  • Farah O’Keefe (a) – USA

Les amateurs du champ

Les rookie du champ

  • Laney Frye – USA
  • Melanie Green – USA
  • Erika Hara – Japon
  • Youmin Hwang – Corée du sud
  • Mimi Rhodes – Angleterre
  • Nastasia Nadaud – France
  • Erica Shepherd – USA
  • Chiara Tamburlini – Suisse
  • Carla Tejedo Mulet – Espagne
  • Suvichaya Vinjichaitham – Thaïlande
  • Yana Wilson – USA

Le parcours

C’est sur le parcours du Memorial Park Golf Course que ce tournoi se déroule, cette année. Il s’agit d’un tracé très concentré comportant deux pièces d’eau, dont une qui longe les trous 16 et 17, mettant l’eau en jeu à chaque instant. L’attaque du green du 16 se fera en jouant au dessus de l’eau, et gare aux positions de drapeau avancées. Ce sera un peu moins critique pour le 17 dont le green est en retrait de plusieurs mètres par rapport à l’obstacle d’eau. Mais il ne faudra pas jouer trop long, tout de même.

L’eau serpente encore sur ce parcours, mais sans réellement entrer en jeu.

En revanche, pas de piscine, pas de pièce d’eau au 18, pour célébrer la victoire, cette année. A moins que l’organisation ajoute un bassin artificiel.

Ce parcours comporte bien d’autres difficultés, comme des green surélevés, avec différents plateaux. En revanche, les fairway sont dégagés sur les côtés ce qui devrait permettre aux joueuses qui lâcheront des coups sur les côtés, de ne pas perdre trop de temps à chercher la balle et à la remettre en jeu.

Ce parcours était à l’origine un 9 trous comportant des green en sable. Il fut construit sur près de l’hôpital de Camp Logan où les soldats y passaient leur convalescence.

Puis, en 1935, c’est l’architecte John Bredemus qui redessina le parcours et le 18 trous ouvrit ses portes au mois de juillet de l’année suivante.

Ce tracé a vu jouer de nombreuses personnalités du golf masculin et féminin comme Jack Nicklaus, Arnold Palmer et Babe Didrikson Zaharias, l’une des pionnières du LPGA Tour, et disparu trop jeune, à la suite d’un cancer.

Le parcours fut rénové en 1995, après une année de travaux qui a permis de créer des green d’entraînement, et un practice éclairé. Ainsi qu’un nouveau club-house.

En 2019, l’architecte Tom Doak procédait à un nouveau travail de rénovation.

Le record du tournoi au Texas

-13 : Nelly Korda (2024)

La tradition du plongeon

Il est de tradition que la joueuse qui s’impose dans ce premier Majeur de la saison plonge dans la pièce d’eau du 18. Si nous sommes très loin du côté glamour qu’offrait le Poppie’s Pond, à Rancho Mirage, l’organisation de ce tournoi au Texas tente de faire perdurer la tradition. Une tradition initiée par la joueuse Américaine Amy Alcott, en 1988, qui a spontanément sauté dans ce qui était encore que la prolongation de la pièce d’eau, autour du green, et qui fut aménagée, pour la circonstance, quelques années après cette initiative. Ainsi, le saut dans ce bassin dénommé Poppie’s Pond en l’honneur d’un ancien directeur du parcours, est devenue une tradition que le Chevron Championship tente de faire perdurer, au Texas. La dernière joueuse qui a eu l’honneur de sauter dans le Poppie’s Pond est l’Américaine Jennifer Kupcho.

Il y aura, cette année, une piscine d’aménagée pour perdurer la tradition, au 18.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Mao Saigo (-7)
  • 2024 : Nelly Korda (-13)
  • 2023 : Lilia Vu (-10)
  • 2022 : Jennifer Kupcho
  • 2021 : Patty Tavatanakit
  • 2019 : Jin Young Ko
  • 2018 : Pernilla Lindberg
  • 2017 : So Yeon Ryu
  • 2016 : Lydia Ko
  • 2015 : Brittany Lincicome
  • 2014 : Lexi Thompson
  • 2013 : Inbee Park
  • 2012 : Sun-Young Yoo

La victoire française

  • 2003 : Patricia Meunier-Lebouc

Les 5 premiers vainqueurs

  • 1972 : Jane Blalock
  • 1973 : Micky Wright
  • 1974 : Jo Ann Prentice
  • 1975 : Sandra Palmer
  • 1976 : Judy Rankin

Dotation et primes

La dotation initiale, en 1973, fut de 110 000 dollars. Cinq ans plus tard elle va dépasser les 200 000 dollars pour atteindre 300 000 dollars en 1982. La barre du million de dollars est atteinte en 1998 et c’est l’Américaine Pat Hurst qui bénéficie de la plus forte prime, soit 150 000 dollars. A partir de 2007 la dotation se stabilise à 2 millions de dollars jusqu’en 2014, pour une prime de 300 000 dollars, au vainqueur. Puis, cette dotation sera en constante hausse au regard de l’engouement que suscite le golf féminin, mais aussi sous l’impulsion de son commissaire principal, Mike Whan, qui va contribuer à développer le LPGA Tour. Ainsi, ce sont 2,5 millions de dollars en 2015 avec une augmentation de 100 000 dollars, chaque année, jusqu’en 2018.

L’année suivante, le tournoi proposa 3 millions de dollars pour une prime de 450 000 dollars. Et en 2022, ce fut une augmentation spectaculaire de la dotation qui passa à 5 millions de dollars pour une prime de 750 000 dollars, au vainqueur, dont Jennifer Kupcho bénéficiera.

En 2023, à l’occasion du transfert vers le Texas, c’est à nouveau une augmentation de la prime de 100 000 dollars qui fut annoncée. Et en 2024, ce fut une nouvelle augmentation de 100 000 dollars, pour une dotation globale de 5,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 780 000 dollars. Mais, quelques semaines avant le tournoi, la LPGA annonçait une évolution importante de la dotation, la plaçant sous la barre des 8 millions de dollars (7,9 M$) pour un chèque à la joueuse vainqueur de 1,2 million de dollars.

L’an dernier, la barre symbolique des 8 millions de dollars fut atteinte laissant la prime au vainqueur à 1,2 million de dollars.

Mais le 21 avril dernier, la LPGA a annoncé une nouvelle augmentation de la dotation, qui porte celle-ci 9 millions de dollars !

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 23 avril : 17h00 à 21h00 et 00h00 à 02h00
  • Vendredi 24 avril : 17h00 à 21h00 et 00h00 à 02h00
  • Samedi 25 avril : 19h00 à 00h00
  • Dimanche 26 avril : 19h30 à 23h30

JM Eagle LA Championship : le triplé pour Hannah Green

Ce fut un dernier tour particulièrement intéressant sur un parcours qui offre un savant mélange entre possibilités de birdie et résistance aux intentions agressives. Et avec un panel de huit joueuses capables d’aller chercher la victoire, qui s’est réduit à trois, le playoff qui ajouta ce supplément de jeu nécessaire à l’attribution du trophée, fut presque une évidence.

La Sud-coréenne avait toutes les cartes en main pour aller chercher une 14e victoire sur le Tour. Mais, comme la veille, elle a lâché quelques coups et manqua de présence d’esprit à des moments cruciaux.

Pourtant, après 9 trous, Sei Young Kim était en tête, devant Jin He Im et Patty Tavatanakit, qui jouaient –3 pour la journée, contre –1 pour Kim. Sur le papier, Im et Patty T étaient plus productives. Mais la Thaïlandaise avait le handicap d’être partie deux groupes devant celui du leader, et elle allait commettre une faute au retour, qui allait lui coûter cher. Au second coup, sur le Par 5 du 11, Tavatanakit envoya son coup de bois 3 à gauche, dans les jardinières, noyant sa balle dans la végétation. Par chance, un commissaire vit l’endroit où la balle était tombée, mais à l’arrivée elle ne put éviter le bogey.

Par la suite, elle ne parvint pas à trouver le chemin du birdie, ce qui figea son score à –14.

En revanche, la Sud-coréenne Jin He Im s’invita en tête, après avoir réalisé un putt exceptionnel, qui lui apporta un eagle.

Sur le Par 5 du 16, elle joua la prudence en attaquant le green sur la droite, alors que le drapeau était à gauche, au fond, près de l’obstacle d’eau. Avec un putt à jouer sur une distance d’environ 20 mètres, avec une légère cassure vers le trou, chacun pouvait logiquement penser qu’elle s’en sortirait avec un birdie. Mais la Sud-coréenne de 27 ans réalisait le coup parfait, et sa balle chemina tranquillement, jusqu’au trou. Cet eagle vint la positionner à –17, à égalité avec Sei Young Kim qui jouait encore sur le 14, à la recherche d’un énième birdie pouvant lui permettre d’échapper à l’Australienne Hannah Green, dont elle partageait la partie, et qui restait au contact, deux coups derrière.

Ce rebondissement sonna comme un premier avertissement pour le leader. Mais sur ce green du 14, Sei Young Kim venait de placer sa balle à environ un mètre du trou, de sorte qu’elle avait la possibilité de rester en tête, en revenant à –18. Mais la Sud-coréenne, de 33 ans, manqua de cette présence d’esprit indispensable à ces moments cruciaux, et sa balle passa juste à droite du trou ! Et ce birdie manqué allait faire toute la différence, une heure plus tard.

En revanche, Hannah Green ne manqua pas le sien, ce qui lui permit de combler son retard sur la Sud-coréenne et de se placer à –15, enchaînant un second birdie, après celui obtenu sur le green du 13.

Hannah Green sonnait silencieusement la charge, tandis que Jin He Im était regardée comme l’outsider principal de Sei Young Kim.

Pourtant, peu avant, au trou n°11, Sei Young Kim avait marqué les esprits, laissant penser qu’elle disposait de ce que l’on nomme « la chance du champion ».

Un eagle exceptionnel et chanceux !

Avant de reprendre la main, à –18, plus plus tard, sur le green du 15, Sei Young Kim domina cette journée avec ce même score. A environ 50 mètres du green, elle réalisa un chip qui envoya sa balle jusqu’au fond du green, et qui grimpa vers le plateau supérieur. Puis, sa balle redescendit doucement, jusqu’à prendre la trajectoire idéale et filer vers le trou. Pensant avoir jouer un coup qui allait lui offrir un putt court, Sei Young Kim commença à s’avancer, à peine le coup achevé. Puis, voyant sa balle reprendre de la vitesse, elle s’arrêta, regarda et leva les bras au ciel en savourant ce coup exceptionnel et inattendu.

Copie écran Golf Channel/LPGA

Chacun crut, alors, que la joueuse de 33 ans, habituée de ces coups spectaculaires, allait encore enflammer le parcours et filer tranquillement vers la victoire. Il n’en était rien, et le jeu de golf nous réservait encore des surprises.

Les quatre derniers trous sous tension

A partir du 15, tout commença à s’éclaircir. Patty Tavatanakit ne pourrait plus aller chercher la victoire, en manquant de précision. Jin Hee Im venait de rentrer au club-house en position de leader, et Ina Yoon, qui fut parmi les possibles prétendantes au titre, au départ de cette dernière journée, malgré un eagle au 16 et un birdie au 17, payait un aller en 38, à cause de trois bogey, contre un birdie.

Il ne restait donc que Sei Young Kim et Hannah Green, pour faire la différence. A moins que ces deux joueuses enchaînent les fautes et laissent Jin Hee Im remporter la victoire, depuis le club house.

Sur le Par 3b du 15, la Sud-coréenne trouva le green, derrière le mat, à environ 3 mètres, ce qui lui offrir un putt pour birdie. Qu’elle rentra, cette fois-ci. Elle retrouvait, alors, son score de –18, dominant, toujours, une Hannah Green qui signa, elle aussi le birdie. Le troisième à la suite. Mais en étant à –16, l’Australienne avait deux coups de retard sur la Sud-coréenne, et avec un dernier Par 5 à venir, tout laissait penser que Kim allait conserver l’avantage.

Mais, comme la veille, ce retour causa des problèmes à la Sud-coréenne. Elle lâcha sa mise en jeu, à gauche, dans les arbres, du côté de la route, et par chance, sa balle que l’on crut perdue, venait de rebondir sur un arbre pour se figer dans un petit rough. Hannah Green fit plus de chemin en trouvant le fairway, ce qui lui permit d’attaquer le green au second coup.

Jouant en lay up, Sei Young Kim perdait une chance de signer son quatrième birdie du jour. Prudente, après avoir mis sa balle dans l’eau la veille, elle prit toutes les informations, auprès de son caddie, pour jouer le mat, en survolant la pièce d’eau.

Sa balle toucha le green, à hauteur de mat, roula plusieurs mètres derrière, et ne parvint pas à reprendre de l’énergie, depuis le bord relevé du fond du green. Hannah Green avait, à ce moment, une occasion exceptionnelle de faire basculer le tournoi en sa faveur, en disposant d’un putt  d’environ 1,20 mètre, pour…l’eagle !

Kim joua le sien et ne put mettre sa balle dans le trou, ce qui la laissa terminer avec un second putt pour le Par.

Et Hannah Green manqua cette occasion unique, la dernière, de se porter à égalité de score, avec la Sud-coréenne. Mais, le birdie qu’elle rentra ensuite réduisit l’écart,, et avec deux trous à jouer, elle pouvait encore espérer forcer le playoff, ou s’imposer.

Ces derniers trous commençait à occasionner une tension très forte, tant du côté du parcours, que derrière les écrans.

Finalement, c’est Sei Young Kim qui ouvrit la porte au playoff en concédant un bogey sur le Par 3 du 17, en jouant dans le bunker. La sortie qu’elle réalisa envoya sa balle à, environ 4 mètres à droite du mat, et elle ne parvint pas à négocier le putt, en descente, pour sauver le Par.

De son côté, avec un premier putt à environ 10 mètres, Hannah Green géra le Par, et les deux joueuses de ce dernier groupe se retrouvaient à égalité, avec Jin Hee Imù, déjà au club-house, avec le score de –17.

Le 18, pas simple à négocier, ne profita pas aux deux dernières joueuses sur le parcours, et c’est en playoff qu’elles se retrouvaient propulsées, avec une Jin Hee Im qui avait fait le job, une heure plus tôt, avec ce superbe putt sur le Par 5 du 16.

La triple couronne pour Green !

Le départ de ce trou n°18 est surélevé, et comporte l’inscription Hollywood, en grosses lettres, pour rappeler que la première édition de ce tournoi Californien, qui a changé de nom, fut organisé sur le Wilshire Country Club d’où il était possible d’admirer le fameux Mont Lee, cette colline qui surplombe la cité de Los Angeles et l’industrie du cinéma.

Et depuis 1973, l’enseigne HOLLYWOOD est classée monument historique par la ville de Los Angeles, qui a supporté les frais de restauration, dès 1949.

Aussi, ce départ est-il symbolique à plus d’un titre. Et pour Hannah Green, c’est l’occasion de briller parmi les stars du LPGA Tour, elle qui entra dans la cours des grands, en remportant sa première victoire lors du troisième Majeur de la saison 2019.

Green et Kim trouvèrent le fairway alors que Im lâcha sa mise en jeu, au driver, à droite, faisant partir sa balle dans un petit rough, au-delà du chemin à voiturettes.

Elle se retrouva avec des arbres dans sa ligne de jeu, et c’est par la droite qu’elle tenta de sortir de cette situation. Sa balle trouva, à nouveau, du rough, près des bunker à droite du green.

Green et Kim réussirent à prendre le green au second coup, laissant à l’Australienne une meilleure chance de birdie, alors que Im pouvait concéder un bogey comme jouer le Par.

Finalement, la Sud-coréenne de 27 ans réalisait une approche exceptionnelle, qui freina sa balle derrière le mat, lui laissant un putt d’environ 1,60 mètre.

A, environ, 10 mètres du trou, Sei Young Kim devait s’appliquer si elle voulait rentrer ce putt pour birdie. Mais elle ne donna pas assez de puissance à sa balle pour qu’elle aille jusqu’au trou. De son côté, avec un putt d’environ 4 mètres, Hannah Green réussit un dernier birdie, qui lui offrit la victoire. Mais aussi la troisième dans ce tournoi et depuis le début de la saison : « honnêtement, je ne pensais pouvoir jouer ce supplément de jeu. Je me disais simplement: « il faut juste viser le plus de drapeaux possible, et j’ai eu une bonne série. Je pense que le putt que j’ai raté au 16 a été le moment crucial », confiait l’Australienne, juste après le play off. Et Sei Young Kim aurait certainement dit la même chose à propos de son putt manqué au 14 !

« Du coup, j’ai la chance d’avoir été en playoff. J’avais évidemment une trajectoire similaire à ce putt, dans la partie régulière, donc je me sentais plutôt à l’aise », expliqua Green qui eut, au 18, avant le playoff, l’opportunité de sortir seule vainqueur de ce tournoi. Mais sa balle passa juste à côté du trou, avec un léger changement de trajectoire à la fin.

Et cette fois-ci, elle corrigea le tir en jouant tout de suite un peu plus à gauche !

« J’étais vraiment nerveuse. J’ai eu le sentiment que mon coup de wedge a fait voler la balle un peu plus loin, à cause de la nervosité. Mais je pense que je l’aurais joué comme ça si je n’avais pas été en lice pour la victoire, et aussi nerveuse. Et c’est ce qui donne envie de recommencer, encore et encore. Je suis vraiment heureuse d’être du bon côté », expliqua l’Australienne qui s’était déjà imposée en 2023 et 2024, sur le fameux parcours du Wildshire Country Club.

De son côté, Sei Young Kim déclarait : « je suis un peu déçue parce que j’ai eu une très bonne occasion de gagner. Mais elle a mieux joué. Elle a réalisé une fin de parcours solide. Je suis très excitée de jouer le prochain week-end ». Qui sera le premier Majeur de la saison.

Augmentation surprise de la dotation !

Walter Wang (à gauche), fils du fondateur de l’entreprise JM Eagle, a surpris tout le monde, samedi soir, en annonçant une augmentation de la dotation, de 1 million de dollars.(Copie écran : Golf Channel US/LPGA)

Samedi soir, en direct, interviewé par Grant Boone, dans le studio mobile de Golf Channel, sur le parcours, Walter Wang, le fils du fondateur de l’entreprise JM Eagle, a annoncé une augmentation, immédiate, de la dotation du tournoi, de 1 million de dollars. Portant la dotation globale à 4,75 millions de dollars. De fait, Hannah Green bénéficie de cette aubaine financière en remportant une prime de 712 500 dollars, au lieu des 562 500 initialement prévus. « Je crois que j’ai dit hier qu’ils ont été les précurseurs. Tout le monde veut rehausser la dotation de son tournoi. Non seulement ils augmentent les sommes, mais en plus ils nous offrent aussi plus d’avantages tout au long de la semaine. Qu’il s’agisse de location de voitures, de logement ou des navettes, et de très bons avantages pour les caddies. Ils pensent à tout. Donc c’est bien qu’ils pensent aux primes et aux personnes qui ont du mal à suivre le rythme. Espérons que cela motivera les autres tournois à contribuer un peu plus à faire évoluer le golf féminin », a déclaré Hannah Green, en conférence de presse, à propos de cette annonce surprise !

L’amateur Talley, un coup devant Boutier

L’unique Française qui a réussi à se qualifier pour le week-end, termine 18e à –8. Céline Boutier a retrouvé du jeu et des repères, dans ce dernier tour, en signant une carte de 68.

Le jeune espoir Américaine de 17 ans, Asterisk Talley, signe un birdie au 18 pour se classer à –9, devant la numéro un Française. Toujours amateur, Talley est la joueuse la plus en vue, en ce moment, du WAGR, pour intégrer rapidement le LPGA Tour, grâce au programme de points mis en place par la LPGA, dénommé LEAP (LPGA Elite Amateur Pathway).

La numéro un mondial, Kiara Romero cumule 14 points, devant Maria José Marin à 11 points. Mais Asterisk Talley est celle qui est le plus souvent invitées sur le Tour ces dernières semaines. Et l’on sent qu’elle a soif de jouer au niveau professionnel. Si elle ne possède que 5 points, ses résultats démontrent qu’elle est capable d’évoluer parmi l’élite du LPGA Tour, et d’aller chercher un nouveau Top 10.

Pendant ce temps, aucune Française ne semble toujours en capacité de suivre ce rythme, et l’on se désole qu’aucune amateur tricolore, malgré les parcours universitaires, qu’elles suivent toutes, avec plus de facilité qu’autrefois, ne soient parmi cette nouvelle vague des futures stars du circuit mondial féminin.

Le classement final => ICI

JM Eagle Championship : S.-K. Kim se fait peur en tête !

Mauvaise journée pour Sei Young Kim qui avait jusqu’à 7 coups d’avance et qui se retrouve deux coups devant une meute de joueuses prêtent à aller chercher le trophée.

Ce dernier tour a bien failli nous laisser face à un final gagné d’avance par une joueuse qui semblait cheminer en tête avec sept coups d’avance. Voire plus. Mais le parcours se défend et la pression fait également commettre des fautes qui coûtent cher. Il y aura donc bien du suspense au départ de cette dernière journée.

On a failli tirer un trait sur le suspense du dernier tour, quand la Sud-coréenne Sei Young Kim a commencé à s’échapper seule en tête, avec sept coups d’avance. Les dix coups d’écart se profilant même à grands pas, quand, en fin de journée, elle est partie à la faute jusqu’à brûler la majorité de son capital.

Après neuf trous, Sei Young Kim menait ce tournoi avec le score de –19 devant la ThaÏlandaise Patty Tavatanakit et la Sud-coréenne Ina Yoon, à –12. Tavatanakit sortait alors du Par 4 du 13, tandis que Yoon venait signait le Par sur le 10.

Melanie Green et Jessica Porvasnik suivait à –11 après 12 trous, alors que Jin Hee Im était également à –11 avec Chizato Iwai. Mais la Japonaise partageait sa partie avec le leader, ce qui ne faisait plus d’elle une rivale pour freiner Kim dans sa progression.

Sei Young Kim venait de démontrer son talent en signant un putt d’environ 6 mètres, sur le 9, lui apportant son cinquième birdie du jour, sans concéder de bogey. Ce train de sénateur commençait à laisser penser que la Sud-coréenne, qui a l’habitude des coups d’éclat, allait tuer le suspense et filer vers un score final de –21 ou –22. Mais sur le parcours, la Sud-coréenne de 33 ans avait en tête une réalité qui échappait aux observateurs. C’était le vent qui soufflait plus qu’il n’était réellement visible. « A l’aller j’ai joué de manière solide. Mais je savais que j’allais avoir le vent de dos, à la sortie du 9 et que cela ne serait pas facile », confiera, plus tard, Sei Young Kim.

Et dès le trou n°10, Kim marqua la pas en enchaînant des Par. Il n’y avait, alors, pas péril en la demeure, car elle conservait ses sept coups d’avance. Puis six lorsque Hannah Green rentra un dernier birdie, au 18, pour se hisser à la seconde place, à –13. Juste après que la Thaïlandaise Suvichaya Vinijchaitham ait réussi, elle aussi, à atteindre ce score de –13, en s’étant élancée dans le groupe précédent celui de l’Australienne.

Chisato Iwai avait progressé à –12, tout comme Porvasnik et Yoon. Mais pas de quoi inquiéter Sei Young Kim qui avait suffisamment d’avance.

Mais les pièges du parcours attendaient la joueuse, qui commis également quelques fautes, sous la pression.

Quatre bogey à la suite !

Alors que la majorité des joueuses étaient au club-house, dont l’Américaine Jessica Porvasnik qui réalise une réelle semaine, jusqu’ici, et sa compatriote Melanie Green, qui confirme ses bons résultats sur l’Epson Tour, l’an dernier.

En abordant le Par 4 du 14, rien ne laissait penser que cette journée allait fournir de nouvelles émotions, au point de relancer la suite de la compétition. Le bogey que concéda Sei Young Kim ne fut pas exceptionnel en soi, dans la mesure où une petit faute, sur dix-huit trous reste possible. Et naturel. Mais on commence à enchaîner plusieurs bogey c’est qu’il se passe quelque chose.

Descendue à –18, Kim conservait un confortable matelas de coups. Et il lui restait un Par 5 à jouer, pour se refaire. Mais sur le Par 3 du 15, elle envoya sa balle dans le bunker, à gauche du green. Bien que disposant de beaucoup de place, avant le mat, pour poser la balle, c’est une sortie un peu trop puissante qu’elle exécuta, envoyant sa balle à l’autre bout du green, après le mat. Et c’est avec deux putt qu’elle concluait ce trou, ce qui occasionna un second bogey. Subitement, tout le monde se mit en alerte. Sei Young Kim semblait en difficulté avec son jeu.

C’était, en réalité, le vent qui commençait à poser un problème de stratégie à Sei Young Kim et son célèbre et fidèle caddie, Paul Fusco. Vient le Par 5 du 16 où la Sud-coréenne pouvait espérer, au minimum, trouver un nouveau birdie. Mais elle mit en jeu, à gauche, dans le petit rough, tandis que C.Iwai trouva le fairway.

Kim choisit, alors, de tenter le green, tout en ayant un angle fermé vers le drapeau, placé en début de green à gauche, près de l’obstacle d’eau. La balle de Sei Young Kim tomba sur un bout de green, puis roula à gauche dans le rough, et disparut, dans l’eau, sous les cris de désespoir de la foule. En trois trous, le rythme de sénateur, que la Sud-coréenne avait réussi à imprimer, se transformait en parcours du combattant. Après un drop et un chip un peu fébrile qui ne parvint pas à faire avancer suffisamment sa balle, Sei Young Kim concluait ce Par 5 du 16 avec un troisième bogey. Cette fois-ci tout le monde comprenait que ce tournoi venait de basculer et que la journée de dimanche ne ferait pas de Sei Young Kim l’unique prétendante à la victoire. En concédant un quatrième bogey, sur le Par 3 du 17, en jouant le fond du green, avec un drapeau sur le plateau du haut, et en réalisant une virgule pour sauver le Par, La Sud-coréenne était, de nouveau, à la merci de ses poursuivantes, depuis longtemps au club-house, qui allaient pouvoir tenter leur chance, dans le dernier tour.

Clôturant ce moving day, toujours en tête, mais en ayant perdu une avance considérable, avec ces quatre bogey, plus le coup que ses poursuivantes avaient repris au parcours, Sei-Young Kim était la grande perdante de cette journée. « Je sais que je dois écouter mon caddie. Je me disais que j’étais en bonne forme, alors parfois j’ai suivi mon instinct, mais ça dépend des conditions de jeu. Parfois je dois écouter les conseils de mon entourage. C’est pour cette raison que j’ai joué l’eau, au 16. Il (son caddie) m’a dit « tu dois aller à droite, tu dois éviter le drapeau ». Et j’ai dit « d’accord ». Et puis mon cœur s’est emballé. Alors je me suis dit : « peut-être demain ». Et finalement c’est une bonne leçon », confia Sei Young Kim qui reconnaît ses erreurs.

La voici deux coups devant une Hannah Green particulièrement en forme depuis le début de cette saison, et notamment depuis qu’elle remportait deux victoires, à la suite, en Australie. Elle pointe à –13, avec une Thaïlandaise inattendue, qu’est Suvichaya Vinijchaitham, ainsi que Jessica Porvasnik qui réalise, elle aussi, un tournoi exceptionnel, après tant d’années passées sur un Epson Tour d’où on ne la voyait plus sortir.

Ina Yoon, véritable espoir mondial du golf féminin Sud-coréen, à 22 ans, complète cette seconde place, laissant espérer une belle passe d’armes entre toutes ces joueuses, étalées sur trois groupes.

La Thaïlandaise Patty Tavatanakit viendra, probablement, se joindre à cette lutte pour la victoire, elle qui ne faisait plus vraiment l’actualité du LPGA Tour depuis deux ans.

L’Anglaise Lottie Woad continue d’enchaîner les bons résultats en se plaçant dans le Top 10, pour sa première saison pleine, sur le LPGA Tour. Alors que l’amateur Asterisk Talley continue de briller au milieu de ces professionnelles aguerries, en jouant –3 pour la journée, pour un score total de –7.

Elle fait jeu égal avec la tenante du titre Ingrid Lindbald, et ces deux joueuses sont dans un groupe où se trouvent Pornanong Phatlum, Paula Reto, Robyn Choi, Manon De Roey et Kum Kang Park, qui connaît bien, elle aussi, les difficultés pour passer de l’Epson Tour au LPGA Tour.

A 16 ans, La Canadienne Aphrodite Deng se classe provisoirement à –5, un coup devant une Céline Boutier qui a toujours du mal à revenir à son meilleur niveau. La Française a joué –1 dans ce troisième tour, avec deux bogey sur le retour qui ont plombé sa progression acquise à l’aller.

Enfin, l’Américaine Melanie Green, provisoirement 6e à –12, est l’un des jokers de ce Top 10. Déterminée, et vainqueur à deux reprises sur l’Epson Tour, l’an dernier, cette jeune femme de 24 ans a fait preuve d’une belle combativité pour s’imposer en tête de la Race for the Card 2025.

Ainsi, malgré l’absence de Nelly Korda, de Lydia Ko et de Attahya Thitikul, et le forfait de Hyo-Joo Kim, de Hye-Jin Choi et de Minjee Lee, ce tournoi est attractif en mettant en scène des profils variés capables de s’imposer.

Le dernier tour est à suivre ce dimanche, à partir de minuit, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

JM Eagle LA Championship : Boutier, seule Française qualifiée !

La Japonaise Chisato Iwai (à gauche) a perdu sa première place, dépassée par la Sud-coréenne Sei-Young Kim, d’un coup, qui signe deux cartes exceptionnelles.

L’an dernier, ce parcours avait mis en avant sa capacité à fabriquer du birdie, tout en se montrant déstabilisant. C’est le cas, cette année encore, avec des écarts importants entre les joueuses classées en haut du tableau, et la ligne de Cut, démontrant que ce parcours sait résister plus qu’il n’y paraît.

La première journée laissait penser à une pluie de birdie et un Cut qui pourrait se situer nettement sous le Par. Mais, comme l’année dernière, au bénéficie de nouvelles positions de drapeaux, une majorité de celles qui avaient bien joué le jeudi, n’ont pas réussi à renouveler leur performance le vendredi. Et la conséquence de cette situation ce sont des joueuses comme Miyu Yamashita, Manon De Roey, Lauren Coughlin ou encore Natasha Oon qui plongent dans le classement, après une très bonne première journée en 66.

Et du Côté Français, cela se traduit par l’élimination de Pauline Roussin-Bouchard qui avait signé un premier tour en 67, et qui a joué dix coups de plus le lendemain, passant de –5 au Par, avec un Cut à –2.

Seule Céline Boutier jouera ce week-end, puisque dès le départ, Perrine Delacour a raté son entrée, en jouant 73. Un score qu’elle a réédité le lendemain, ce qui ne pouvait pas lui permettre d’espérer franchir le Cut. Et que Nastasia Nadaud n’a pas réussi à jouer sous le Par, lors du second tour.

Un Cut qui a rapidement été envisagé en négatif compte tenu des scores des joueuses de tête.

Autre surprise dans cette seconde journée, le forfait de trois joueuses phares du circuit, qui constituaient une sévère concurrence pour l’obtention de la victoire. Les Sud-coréenne Hyo-Joo Kim et Hye-Jin Choi ainsi que l’Australienne Minjee Lee n’ont pas pris le départ de la seconde journée, alors que Minjee Lee et Hyo-Joo Kim avaient bien député ce tournoi, en jouant sous le Par. Comme souvent, les joueuses n’ont pas donné la raison de leur retrait. Mais une chose est sûre, cela ouvre des perspectives pour la victoire à des joueuses qui auraient pu être en confrontation avec les deux Sud-coréennes et l’Australienne.

C.Iwai et S.-Y. Kim en point de mire !

Au terme de ces deux premiers tours, c’est une habituée des coups d’éclat qui mène avec une régularité parfaite et un score de –4. Ses deux cartes de 65, dont la dernière est vierge de bogey, permettent à Sei Young Kim de se retrouver seule en tête, mais talonnée de près par la Japonaise Chisato Iwai, qui semble plus redoutable et plus à l’aise sur le LPGA Tour, que sa sœur, alors que c’est Akie qui avait démontré de plus grandes capacités, au début de la saison dernière. Soit leur année de rookie.

Auteur de la meilleure carte jeudi, soit 63, Chisato joué cette nouvelle journée quatre coups sous le Par et n’a pas manqué d’indiquer ce qui est important, pour elle, sur ce parcours : « les coups de driver sont importants. Ce sont les départs les plus importants sur ce parcours. Il n’est pas si long, donc je peux jouer de manière agressive. Et les green n’étaient pas aussi rapides qu’hier ».

Et voilà qui peut expliquer pourquoi les scores n’étaient pas aussi bas que la veille, et pour quelle raison de nombreuses joueuses n’ont pas réussi à retrouver leurs repères.

« Je n’ai pas pu attaquer les green comme la veille », confia Sei Young Kim. « Les conditions de jeu étaient également sèches avec peu de vent », ajoutait-elle. Et déjà, l’an dernier, les joueuses avaient souffert du climat chaud et sec de la Californie, sur ce parcours pourtant très arboré. « Ce parcours reste difficile à jouer et je dois me concentrer pour bien jouer, avoir une bonne stratégie et rester dans un bon schéma mental », ajouta la Sud-coréenne dont on attend, avec impatience, de voir comment elle va aborder ce moving Day.

Seule, à la troisième place, se trouve une autre Sud-coréenne. Il s’agit de Ina Yoon, rookie en 2025, et qui a réussit l’exploit de signer une carte de 64, vierge de bogey, dans cette seconde journée, lui permettant de gagner 23 places. Les plus observateurs avaient vu tout le potentiel que cette joueuse avait exprimé l’an dernier, et l’on attendait, avec impatience, de voir comment elle allait évoluer.

La voici donc aux avant-postes, à –12, en étant la dernière des trois joueuses à afficher un score à deux chiffres. Partie du Tee n°10, la Sud-coréenne de 22 ans, seulement, a signé un aller tonitruant en 29, dont quatre birdie à la suite, du 15 au 18. « Mon aller fut incroyable. Je n’avais jamais joué 29 dans ma vie », déclara Ina Yoon. « Le retour a été un peu décevant, mais j’ai quand même bien joué. Il y avait quelques putt délicats. J’en ai rentré quelques-uns. Mais dans l’ensemble je suis satisfaite », confia Yoon qui était également satisfaite de ses mises en jeu au driver : « c’est important quand vous avez, ensuite, une bonne opportunité de birdie ».

Ces trois joueuses sont dans un mouchoir de poche, laissant présager un nouveau changement de place, avant le départ du dernier tour. Mais elles sont, également, un point de mire pour celles qui sont en embuscade à –9 et -8.

Green, Porvasnik et Bae, les outsiders de ce classement !

Une green peut en cacher et une autre, et alors que l’Australienne, double vainqueur à domicile sur le LET, il y an quelques semaines, et bien présente dans ce Top 10, à –8, c’est l’Américaine Melanie Green qui fait l’actualité. Vainqueur de la saison 2025 de l’Epson Tour, cette joueuse de 24 ans, native de l’Etat de New-York, confirme son potentiel et sa capacité à jouer au plus haut niveau mondial. Elle franchit son 3e Cut en quatre départ, tout en se retrouvant parmi les meilleures de ce tournoi, dans la meilleure position qu’elle a connu depuis le début de la saison. Aidées par les conseils d’autres joueuses, Mélanie Green s’est contentée d’aller chercher le plus de fairway et de green possible, puisque chacun lui a assuré que c’est la clé pour bien jouer sur ce parcours : « j’ai dit d’accord, je vais essayer. Et ça s’est bien passé. Avec mon caddie nous avons fait de très bons choix ce qui nous a permis de bien jouer. Et ce fut finalement très amusant », confia l’Américaine.

Elle soulignait, également, le très bon travail que les organisateur ont réalisé, en préparant les yardage book : « ils ont fait du bon boulot en consigner toutes les distances. Tout a été vérifié deux fois au télémètre et c’est vraiment important. Hier il y avait beaucoup de vent sur les premiers trous et je me suis dit que si ça restait comme ça ce serait un parcours très difficile à jouer. Heureusement le vent s’est calmé », expliquait-elle.

Ses compatriotes, également issues de l’Epson Tour, sont à ses côtés. Jenna Bae, déjà sur le LPGA Tour depuis l’an dernier, a aligné deux cartes de 68, ce qui la place un coup derrière Green. Alors que Jessica Porvasnik, qui est âgée de 30 ans, en ayant passé trop de temps sur l’Epson Tour, entame, elle aussi, sa seconde saison sur le LPGA Tour, et se retrouve à –9. Pour cette ancienne pensionnaire de l’université de Ohio State, c’est la consécration que d’accéder, enfin, au plus haut niveau mondial. Cette semaine est donc très importante pour elle, puisqu’elle tient une occasion en or de marquer de nombreux points de Race to CME, pour ce premier Cut franchit, en deux départs. « Je vais continuer à me concentrer sur les mêmes choses, que ces deux premières journées, pour aborder le week-end », confiait-elle. « Jouer un coup à la fois, et me placer en bonne position sur les green sera, je pense, la clé pour ces deux jours », ajoutait Porvasnik.

Classées à –8, Hannah Green, Minami Katsu ne doivent pas être oubliées de la, lutte qui se prépare et qui devrait chambouler le Top 10. En revanche, l’incertitude plane sur la prochaine performance de la Thaïlandaise Vinijchaitham, qui vient de s’offrir un coup de projecteur, en se classant 7e, parmi les stars du circuit.

Talley et Deng dans le coup !

Les deux amateurs que sont l’Américaine Asterisk Talley et la Canadienne Aphrodite Deng, franchissent le Cut, confirmant, elles aussi, tous les espoirs qui sont placés en elles pour venir succéder aux championnes qui font ou ont fait l’actualité du LPGA Tour, au travers de nombreuses victoires. Et notamment Brooke M.Henderson qui a joué, c’est exceptionnel, sans sa sœur à ses côtés. C’est John Killeen qui remplace Mélanie qui est désormais enceinte de son premier enfant. La sœur aînée de la championne Canadienne qui a épousé l’ancien attaché de presse du LPGA Tour, devenu journaliste pour une chaîne sportive américaine, en Floride. Et qui, accessoirement, nous avait permis de faciliter nos contacts avec le LPGA Tour, lorsqu’il s’occupait de la presse sur l’Epson Tour.

Vétéran du circuit, chez les caddies, Killeen fut notamment aux côtés de Lizette Salas. Il a la lourde tâche de reprendre le travail de Brittany Henderson, qui a remporté 14 victoires avec sa sœur.

Cette première association se termine par une élimination du Cut, avec le score de –1, mais c’est une période de rodage qui nécessite des ajustements : « c’est un changement important, mais je continue de discuter avec elle tout le temps. Mais évidemment, il y a des ajustements dans cette nouvelle vie sur le Tour, et c’est ce que la plupart des joueuses vivent depuis le début de leur carrière. Et c’est plutôt intéressant d’apprendre davantage à ce sujet », confia la Canadienne qui passe le relais au récipiendaire Deng, âgée de 16 ans, qui va tenter de porter les couleurs du Canada, le plus haut possible dans ce leaderboard, cette semaine. Aphrodite Deng qui a terminé 19e de l’Augusta National Women’s Amateur, à –2, et qui est fait partie du cercle, très fermé, des espoirs du golf féminin mondial avec Talley, Romero et Ganne et Maria José Marin, qui a succédé à l’Espagnole Tejedo Mulet.

La suite de ce tournoi, cette nuit, en direct le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Joburg Ladies Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 12e édition de ce tournoi qui fut, lors de sa première édition, un tournoi du Sunshine Ladies Tour.

La majorité des lauréates sont Sud-africaine, dont Lee-Anne Pace et Ashleigh Buhai qui s’est imposée deux fois.

En 2022, la Suédoise Linn Grant remportait l’épreuve devant la Suissesse Kim Metraux. En 2023, l’Anglaise Lily May Humphreys signait son premier succès sur le LET et l’an dernier, c’était la Suissesse Chiara Tamburlini qui défendait son titre, tandis que l’Anglaise Mimi Rhodes remportait l’épreuve et sa seconde victoire à la suite.

Le parcours

C’est toujours à Johannesbourg que les joueuses du LET sont accueillies, mais sur un nouveau parcours.

Le Randpark Golf Club se situe au nord de la ville de Johannesbourg, dans un secteur très urbanisé où ce golf constitue le seul poumon vert, le plus important, dans un rayon de 4 kilomètres.

Ce golf comporte deux tracés, le Bushillow Course et le Firethorn Course. C’est sur ce dernier que se déroule l’épreuve. Ce tracé est le plus au nord et il comporte quatre pièces d’eau ainsi qu’un ruisseau qui longe les trous 7, 8, 18, 1, 17, 2 et le 9.

Le trou n°16 est décrit, par le golf lui-même, comme similaire à l’Amen corner de l’Augusta National. Avec le 17 et le 18, ce Par 4 symbolise le début des trous spectacles propices à un retournement de situation.

Il se caractérise par un long dog leg droite, et un fairway en pente vers l’obstacle d’eau. Le green est également un morceau de bravoure, notamment lorsque le drapeau est placé à gauche.

Le green du 17 est directement bordé par une pièce d’eau, alors que devant, ce sont deux bunker qui attendent les balles. Il faut donc jouer à droite et prendre le risque de ne faire que le Par, sur ce Par 3, où de concéder un bogey.

Enfin, le Par 5 du 18 est décrit comme très difficile, en montée, avec la rivière qui sépare le fairway du green. Quatre bunker protègent le green dont le fond se termine par une butte de petit rough.

Dans l’ensemble, ce tracé est technique, particulièrement arboré, avec des fairway étroits. Les frappeuses devront donc jouer bien droit, tandis que celles qui ont moins de distance, seront avantagées si elles savent déployer une meilleure technique, au travers de leur stratégie.

Voir le parcours en détail => ICI

Le champ de joueuses

Alors que le champ fut élargi à 132, l’an dernier, c’est à nouveau 12 joueuses qui sont au départ, comme les années précédentes.

Le contingent de Françaises est plus important qu’en 2025, avec 13 joueuses, dont Céline Herbin et Agathe Laisné, ainsi que Anne-Lise Caudal, la plus Sud-africaine des Françaises.

Bien sûr, parmi les stars du LET présentes se trouve la Sud-africaine Casandra Alexander, qui évolue avec douze de ses compatriotes, dont Lee-Anne Pace et Stacy Bregman.

Les Anglaises Cara Gainer et Alice Hewson sont également au départ, ainsi que la Canadienne Anna Huang, les Australiennes Kirsten Rudgeley et Kelsey Bennett, les Espagnoles Ana Pelaez Trivino et  Luna Sobron Galmes, la Slovène Pia Babnik, les Allemandes Alexandra Forsterling, Olivia Cowan, l’Autrichienne Emma Spitz, la Néo-zélandaise Amelia Garvey, la Tchèque Klara Davidson Spilkova ou encore la Suédoise Kajsa Arwefjall et l’Indienne Diksha Dagar.

Les vainqueurs

  • 2025 : Mimi Rhodes (-14)
  • 2024 : Chiara Tamburlini (-17)
  • 2023 : Lily May Humphreys (-12)
  • 2022 : Lin Grant (-11)
  • 2021 : Casandra Hall (+1)
  • 2020 : Monique Smit (+1)
  • 2019 : Nobuhle Dlamini (-2)
  • 2018 : Ashleigh Buhai (-8)
  • 2017 : Kim Williams (-11)
  • 2016 : Lee-Anne Pace (-12)
  • 2015 : Ashleigh Buhai (-8)

Les parcours d’accueil

  • 2022 – 2025 : Modderfuntein Golf Club
  • 2019 – 2021 : Soweto Country Club
  • 2018 : Modderfuntein Golf Club
  • 2015 – 2017 : Royal Johannesbourg et Kensington Golf Club

Dotation et prime

Cette épreuve recevait une dotation de 300 000 euros pour une prime au vainqueur de 45 000 euros, en 2025. cette année, la dotation évolue à 330 000 euros.

Diffusion TV

Pas de diffusion annoncée sur la chaîne Youtube du LET au moment du bouclage de cet article.

JM Eagle LA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit du 8e tournoi de la saison.

En 2018, sur le parcours du Wilshire Country Club, est organisé un premier tournoi portant le nom de Hugel-JTBC LA Open qui va consacrer la 1ère victoire de Moriya Jutanugarn. L’année suivante, ce tournoi change de sponsor et devient le Hugel Air-Premia LA Open jusqu’en 2021 avant de devenir le DIO Implant LA Open. Ainsi, les initiales LA sont conservés, mais c’est un nouveau sponsor qui change le nom de cette épreuve, permettant à la LPGA de justifier du statut de tournoi inaugural. Car le DIO Implant s’est déroulé, en 2022, sur le parcours de Palos Verdes où, en 2024, a eu lieu le Fir Hills Seri Pak Championship. Néanmoins, le classement des divers vainqueurs reste attaché aux différentes éditions, c’est donc la suite du Hugel Air Premia LA Open et la seconde édition de JM Eagle LA Championship sur ce tracé du El Caballero.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 144 dans le champ pour quatre jours de tournoi, et un Cut qui conservera les 65e meilleures, et ex æquo, après deux tours.

Comme toujours, le champ est composé du Top 80 de la Race to CME, du Top 10 de l’Epson Tour et des catégories vainqueurs de tournoi et de Majeur. Ainsi que des invités sponsor et des qualifiées du lundi.

On note, cependant, l’absence de quelques têtes d’affiche comme Atthaya Thitikul, Nelly Korda, Auston Kim et Lydia Ko.

Du côté des Françaises on retrouve Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud.

Yani Tseng est également présente et continue son travail de reconquête du circuit.

Vainqueur l’an dernier, la Suédoise Ingrid Lindblad défendra son titre.

S’agissant des rookie, 25 d’entre elles, sur les 28 qualifiées cette année, sont présentes dont Helen Briem, Mimi Rhodes, Yana Wilson, Chiara Tamburlini et Carla Tejedo Mulet.

Les invitées sponsor

L’Américaine Asterisk Talley est, de nouveau, parmi les invitées.

  • Aphrodite Deng (a) – Canada
  • Asterisk Talley (a) – USA
  • Yu-Sang Hou – Taiwan

Les joueuses qualifiées du lundi

Invitée l’an dernier, l’Américaine Caroline Canales retrouve ce tournoi grâce à sa qualification.

  • Caroline Canales – USA
  • Gigi Stoll – USA

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Ingrid Lindblad (-21)
  • 2024 : Hannah Green (-12)
  • 2023 : Hannah Green (-9)
  • 2022 : Nasa Haoaoka (-15)
  • 2021 : Brooke M.Henderson (-16)
  • 2020 : annulé
  • 2019 : Minjee Lee (-14)
  • 2018 : Moriya Jutanugarn (-12)

Le Parcours

Après deux années passées à Palos Verdes, à l’ouest de Long Beach, ce tournoi retrouve la ville de Los Angeles, mais au nord du centre ville, sur le parcours du El Caballero Country Club. Un magnifique tracé qui a été créé sur le site d’un ancien ranch, vendu en 1911 par un vétéran de la guerre de Sécession, le général de brigade Harrison Grey Otis, qui fut également l’un des premiers éditeurs du Los Angeles Times. Puis, le ranch fut acheté par Edgar Rice Burroughs, qui n’est autre que le créateur du célèbre Tarzan !

En 1920, Burroughs songea que ce serait une bonne idée que de créer un parcours de golf sur une partie des terres du ranch. Et c’est en 1927 que le parcours du El Caballero accueillit le Los Angeles Open.

Mais en 1929, Edgar Rice Burroughs fut victime du crack boursier qui frappa les Etats-Unis, et il perdit l’ensemble de cette propriété. La banque récupéra la propriété et la mit en vente. Ce n’est qu’en 1955 que le domaine fut acquis par le fondateur du parcours de golf, Bernie Shapiro, qui ressuscita le El Caballero Country Club, avant d’entamer de nous travaux, pour l’amener vers ce qu’il est actuellement.

C’est Robert Trent Jones qui réalisa la réfection du parcours, en 1960 et c’est son fils, Rees, qui le rénova en 2021.

Ce tracé se distingue par de larges fairway et des green bien défendus par des bunkers typiques des tracés américains. Par ailleurs, certains départs sont en hauteur, offrant une belle perspective sur le tracé et les environs. Enfin, quelques pièces d’eau agrémentent ce parcours. La végétation est présente sans être très dense, de sorte qu’une balle lâchée à droite ou à gauche peut vite se retrouver sur le fairway contigu. Ainsi, ce ne sont pas les mises en jeu qui devraient poser des problèmes mais bien les perspectives d’attaque de green. 

L’an dernier, on a pu constater que d’une journée à l’autre, les green pouvaient réagir différemment et perturber les joueuses.

Voir la vidéo du parcours => ICI

Sponsor, primes et dotation

Le DIO Implant ayant migré vers le parcours du Palos Verdes Golf Club, c’est donc la société JM Eagle qui succède à Hugel, qui fut le premier sponsor de ce tournoi. La société JM Eagle est une entreprise américaine spécialisée dans la fabrication de tubes en PVC de haute densité destinés à l’industrie, la plomberie mais aussi l’irrigation. Et qui a donc comme clients les clubs de golf. JM Eagle a son siège à Los Angeles et l’entreprise fut fondée par Wang Yung-Ching, un homme d’affaire d’origine chinoise, né à Taipei, qui a fondé un empire commercial à Taïwan. Il est décédé le 15 octobre 2008, dans le New Jersey, et fut classé parmi les 180 plus grandes fortunes mondiales, selon le magazine Forbes.

La dotation de ce tournoi fut de 1,5 million à l’origine, lorsqu’il s’appelait le Hugel Air Premia LA Open. En 2023, avec l’arrivée de ce nouveau sponsor, qu’est JM Eagle, elle doubla pour passer à 3 millions de dollars pour une prime, au vainqueur, de 450 000 dollars l’an dernier. En 2024, cette dotation augmentait encore et pour atteindre 3,75 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 562 000 dollars. Ce sont ces sommes qui restent en jeu, cette semaine.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du vendredi 17 avril au samedi 18 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du samedi 18 avril au dimanche 19 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du dimanche 19 avril au lundi 20 avril : 00h00 à 03h00

Aramco Championship : Coughlin maître de Shadow Creek !

Ce dernier tour a offert peu de suspense sur un parcours où le birdie est très difficile à obtenir, et avec un leader qui avait suffisamment d’avance pour se maintenir en tête, grâce à sa maîtrise d’un parcours qui a fait souffrir tous ses adversaires. Même celles mieux classées qu’elle, au niveau mondial.

C’est fait. Lauren Coughlin, à 33 ans, vient de remporter son 3e succès sur le LPGA Tour, et le second sur le Ladies European Tour. Et la difficulté que le parcours du Nevada a opposé à l’ensemble des joueuses, laissait peu de place à la victoire d’une joueuse du Ladies European Tour, majoritairement dominées par celles du LPGA Tour, lors de chaque échange entre ces deux circuits.

Mais nous aurions pu assister à un bras de fer entre les meilleures mondiales comme Lydia Ko, Nelly Korda, Hyo-Joo et une Lauren Coughlin qui, manifestement, a compris la psychologie de ce tracé, qui fut créé par un milliardaire Américain, pour son seul plaisir, et celui de ses amis.

Véritable poumon vert au milieu du désert, dans une zone qui s’est, peu à peu, urbanisée, Shadow Creek est un peu l’enfer vert du golf, dans cette partie des Etats-Unis.

Joué depuis 2021, sur le LPGA Tour, en match play et en stroke play, dans le cadre du Bank of Hope Match Play, puis du T-Mobile Match Play, ce parcours a été autant apprécié que redouté, et Lauren Coughlin, tout comme Nelly Korda ou Madelene Sagstrom ont réussi à le dominer. Sans oublier Ally Ewing et une Sophia Popov qui avait versé quelques larmes, le long de la cascade d’eau, du 17, après sa défaite en 2021.

Mais cette semaine, le parcours fut préparé de telle façon que toutes les joueuses ont été confrontées à elles-mêmes, au point que le score final n’a jamais pu s’élever au niveau d’un second tour d’un tournoi habituel.

Ce score de –7, avec lequel l’Américaine Lauren Coughlin s’est imposée, illustre toute la difficulté, autant que la patience qu’il a fallu pour franchir le Cut, puis, négocier les deux dernières journées.

Leader avec le score de –7, au départ de la dernière journée, Coughlin n’avait de pression que l’angoisse de mal jouer. Car, à aucun moment, cette semaine, une joueuse a été capable de lui faire sentir qu’elle pouvait remonter sur elle. Même Nelly Korda, qui a pourtant dominé l’ombre verte, en 2024, après cinq jours de compétition, en étant au-dessus du lot, n’a pu jouer les intimidator !

Après cinq trous, Lauren Coughlin jouait –1, dominant cette journée avec le score de –8, tandis que Korda restait à –5 et que Leona Maguire évoluait à –3, en jouant –2 après 7 trous.

La Japonaise Miyu Yamashita ne parvenait pas à s’immiscer dans la lutte pour la victoire, en concédant un bogey au 2 et au 5, compensés par un birdie sur le Par 4 du 3.

Quant à la Danoise Nanna Koerstz Madsen, qui semblait s’amuser jusqu’ici, elle montrait les premiers signes d’énervement qu’on lui connaît si bien, quand rien ne fonctionne comme elle le veut. Elle était, après 6 trous, la dernière des cinq joueuses à évoluer sous le Par total, en jouant +2 pour la journée, avec le score de –1.

Ainsi, on comprit assez vite que, comme la guerre de Troie, si Coughlin parvenait à maintenir son avance, la lutte pour la victoire n’aurait pas lieu, et que chacun se contenterait de regarder comment chaque joueuse allait négocier, au mieux, chaque coup, sur ce parcours qui mériterait que l’on y joue un tournoi Majeur.

Nelly Korda perdit même du terrain, très rapidement, en concédant deux bogey. L’un sur le Par 4 du 6, et l’autre sur le Par 3 du 8. Tandis que sur ce même trou, Coughlin rentrait un putt phénoménal, d’environ 8 mètres, pour passer à –9.

Devant, la Japonaise Yamashita concédant également un bogey, sur le Par 4 du 9, en négociant un putt très long, pour le Par, qui passa à côté du trou.

Au trou n°10, Nelly Korda évita une nouvelle punition, en réalisant un très belle sortir de bunker, qui amena sa balle à 1 mètre du trou. Ce Par sauvé lui donna du répit, avant qu’elle ne concède un nouveau bogey sur le Par 3 du trou n°13. Sur ces green où les balles roulaient à loisir, l’ancienne numéro un mondial ne put éviter un trois putt qui la renvoya à –2 total.

Alors que Lauren Coughlin, en maîtrise, réussit à sauver son Par, en réalisant un superbe chip, depuis le rough, près du green, qui lui laissa un putt d’un mètre.

Et tout ici résume cette semaine de golf autant que cette dernière journée. La mesure et la technique ont été les clés pour se donner des chances de birdie, ainsi qu’une maîtrise des émotions autant que des ambitions. Ne pas trop en vouloir, trop vite.

Et c’est justement ce que Nelly Korda n’a pas toujours respecté. Tombant à –1 total, après un quatrième bogey, sur le Par 4 du 15, à cause d’une balle qui sortit du green pour se figer dans le rough, qui occasionna un chip pour approcher le mat, sans y parvenir totalement, elle tenta de prendre le green du 16 au second coup, avec son bois.

Ce Par 5 constituait, à ce moment de la partie, non pas une chance de combler son écart sur Lauren Coughlin, mais de revenir dans la course pour la seconde place, que l’irlandaise Leona Maguire occupait, avec Miyu Yamashita, à cause du bogey de Korda qui réunissait toutes ces joueuses à –1.

L’Américaine, après ce coup de bois 3, se retrouva à jouer sa balle, dans le rough, en contrebas d’un green que Lauren Coughlin chercha à aborder lors de son 3e coup. Un coup de wedge qui envoya sa balle dans le rough, près du green, mais qui lui laissa l’opportunité de jouer à moins de 10 mètres du mat. Alors que Nelly Korda fut contrainte de mobiliser tout son talent, et de prendre un nouveau risque, pour ne pas concéder un cinquième bogey. Finalement, les deux joueuses signèrent le Par, et à deux trous de la fin Lauren Coughlin possédait six coups d’avance sur sa compatriote.

Malgré un bogey sur le par 3 du 17, alors que Korda signa le Par, Lauren Coughlin aborda le dernier trou, qui généra, encore, des balles dans l’eau, tout au long de la journée, avec sérénité.

Jouant en lay up, son approche fut, sans aucun doute, le plus beau coup que l’on ait vu, sur ce trou. Et elle-même le confirmera en interview. Sa balle se freina rapidement sur le green, lui laissant un putt, pour birdie, à environ 1 mètre du trou.

Après le bogey du 17, elle revenait au score de –7, soit celui avec lequel elle avait débuté sa journée, et s’imposait, avec cinq coups d’avance sur Nelly Korda, qui réussit, elle aussi, un birdie, et une Leona Maguire, qui fut l’une des quatre joueuses, du Top 10, à jouer sous le Par, dans ce dernier tour.

Nanna K.Madsen s’est, quant à elle, effondrée dans cette journée, jouant jusqu’à +6 pour la journée, à cause, notamment, d’un double bogey sur le par 4 du 14, en voulant être trop gourmande. Visitant le rough, au second coup, elle trouva encore le rough en tentant de trouver le green. Arrivant sur le green au quatrième coup, elle eut besoin de trois putt pour conclure. Et l’on retrouva le tempérament sanguin de la Danoise, qui l’empêche, toujours, de figurer parmi les meilleures mondiales. Mais aussi d’étoffer son palmarès, qui reste bloqué sur une victoire, depuis 2022.

Juste après avoir célébré sa troisième victoire, sur le LPGA Tour, et pris sa revanche sur ce parcours, qui l’avait laissée seconde, l’an dernier, après un superbe match contre Madelene Sagstrom, Lauren Coughlin se confia : « je ne sais pas ce qui a vraiment fonctionné. Mais je sais seulement une chose, c’est que j’ai très, très bien joué cette semaine. J’ai pris beaucoup de plaisir et je suis très heureuse ». Puis, elle ajouta : «le tournoi de l’an dernier m’a vraiment laissé un goût amer. Ne pas avoir gagné, malgré mon excellent jeu toute la semaine, a rendu cette semaine plus spéciale ».

Plus tard, en conférence de presse, lorsqu’on lui demanda si la patience fut essentielle, elle déclara : « je pense que c’est un ensemble de choses. C’est tout simplement inévitable de manquer certains green, selon le club que l’on joue. Alors il faut le savoir et se dire que l’on va rater. Il faut, aussi, essayer de rater le moins possible, et espérer pouvoir sauver le Par. Sinon vous allez faire un bogey et vous passerez au trou suivant en espérant faire mieux ». Des paroles qui résument parfaitement cette semaine de golf.

Korda, une statistique peu glorifiante !

L’ancienne numéro un mondial, après une saison 2025 compliquée, où elle est passée plusieurs fois près de la victoire, a renoué avec le succès, depuis sa dernière victoire acquise en 2024, lors de l’Annika Gainbridge at Pelican, lors du premier topurnoi de la saison. Un succès un peu aidé grâce à la météo et une décision réglementaire qui a générer quelques commentaires. Et alors que l’on voyait l’Américaine retrouver son golf et sa capacité à s’imposer, voici que la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim lui a fait barrage vers deux nouveaux trophées, ces dernières semaines. Et ce dimanche, c’est sa compatriote Lauren Coughlin qui l’a dominée, faisant de Nelly Korda, la nouvelle joueuse cumulant trois secondes places, de suite, depuis Lorena Ochoa en 2006. Une statistique qui marque l’histoire du golf mais dont elle se serait sûrement passée. Interrogée sur sa journée, elle déclara : « honnêtement, il fallait rester patiente. J’ai tenté ma chance quand j’ai pu. Je n’ai pas vraiment joué un bon golf aujourd’hui. J’ai complètement raté mes départs et je me suis retrouvée dans des situations délicates, à l’approche des green. Et puis j’ai placé ma balle n’importe où, autour green. C’était assez difficile de faire un chip-putt. (…) Ce parcours est impitoyable, surtout si l’on est du mauvais côté du green », expliqua, avec beaucoup d’honnêteté l’Américaine qui est concentrée sur le premier Majeur de la saison.

Le point sur la Race to CME

Ce tournoi permet à Lauren Coughlin de grimper à la 8e place, progressant de 86 places, alors que Nelly Korda reprend la première place à Hyo-Joo Kim, qui a totalement perdu pied dans le troisième tour, et qui signe une dernière journée dans le Par, pour la 13e place au général.

L’Irlandaise Leona Maguire réalise, elle aussi, une belle progression de 48e places ; en faisant partie de ces joueuses qui ont le mieux réussi à dominer ce parcours. La voici 12e de la Race derrière Hae Ran Ryu et devant la Chinoise Weiwei Zhang.

Quant aux Françaises, Céline Boutier termine ce tournoi à la 41e place, en jouant 76 dans le dernier tour. Mais le jeu des chaises musicales qui a rythmé ce dernier tour, lui permet d’intégrer le Top 100 de la Race to CME, à la 97 place. Un classement qui tranche avec ce que la numéro un Française fut, il y a 4 ans, en jouant les premiers rôles sur le LPGA tour, tout en étant proche de prendre la seconde place du classement mondial.

Perrine Delacour limite la casse en signant une carte de 73, ce qui la place 67e de la Race, en perdant quatre position. Et c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui devient la meilleure Française sur le LPGA Tour, avec une 36e place à la Race, devant Nastasia Nadaud, 62e.

Nadaud qui n’a pas franchi le Cut, alors que Roussin-Bouchard a cumulé les fautes dans ce dernier tour, allant jusqu’à rendre une carte de 79.

Le classement final => ICI

Aramco Championship : Coughlin reste en tête dans une ambiance de Majeur !

Bien qu’ayant souvent bien joué sur ce parcours, l’Américaine Lauren Coughlin vit des moments compliqués, pour conserver sa première place.

C’est un tournoi qui tranche radicalement avec ceux qui se sont déroulés jusqu’ici, depuis le début de la saison. Les difficultés s’enchaînent et les scores n’évoluent pas sur plusieurs trous. Ce golf de haut niveau, techniquement, constitue un combat de tous les instants, pour tenter de rentrer un birdie.

Le parcours est beau, avec son style de jardin à la Française, sur ce modèle que Jean-Jacques Rousseau avait aimé, lorsqu’il séjourna à Ermenonville, peu de temps avant sa disparition. Et s’il avait connu le golf, en faisant la connaissance de quelques écossais, sans doute aurait-il eu l’idée de créer un tel parcours.

Ce tracé, plutôt fantaisiste, par le dessin de ses fairway ou de ses green, n’a rien d’un parcours de santé. Et il faut être sérieusement passionné pour accepter passer quatre heures devant son écran pour suivre chaque partie.

Ce moving day aura eu, à certains moments, un côté soporifique, avec de longues suites de Par qui ont figé le leaderboard, au point que l’on se demanda si tout n’était pas joué d’avance. En tout cas, l’Américaine Lauren Coughlin a conservé la tête, non sans mal, autant que Nelly Korda a conservé sa seconde place, avec autant de difficultés.

C’est en dessous d’elles que le classement s’est effrité. Hyo-Joo Kim a quitté la seconde place pour se retrouver 17e, à +4, confronté à un parcours qu’elle ne parvient pas dominer. Et, en réalité, cette semaine, aucune des joueuses ne joue contre une autre. Elles jouent toutes contre ce tracé infernal, qui nécessite d’avoir l’esprit clair et la technique bien affûtée.

Et, manifestement, elles en bavent tellement que peu ont accepté de se confier en interview. « Shadow Creek a véritablement montré ce qu’ils est aujourd’hui. Et même depuis le début de la semaine. Le parcours est terriblement difficile, surtout sur le retour », confia Nelly Korda, dont l’expérience lui permet d’apprécier ce niveau de technicité. Probablement que même Pebble Beach fut une promenade de santé, et l’on aimerait bien voir les hommes du PGA Tour, jouer un Majeur sur ce tracé du Névada. « Imaginez des joueuses sur un Par 3, dont le score reste vierge. C’était vraiment compliqué d’arrêter nos balles. Du coup, nous espérions simplement que la balle n’aille pas trop loin ou que l’on rate le green. Malgré tout, je suis très contente de ma partie. Ce sont parfois les plus difficiles, même mentalement, que l’on apprécie. Alors je dirais que j’ai bien joué », ajoutait l’Américaine qui a parfaitement résumé l’ambiance de cette journée.

Des balles difficiles à placer ou à arrêter. Et l’on se demande à quel point elles n’auraient pas préféré jouer à Augusta, avec les amateurs, cette semaine.

Le haut du classement affiche quelques évolutions, positives, avec une Nanna K.Madsen qui a réussi à gagner une place, tout en jouant –1 pour la journée. Elle fait partie de celles qui ont signé de très bons coups, comme son approche du green du 11, qui va amener sa balle très près du mat, lui procurant un putt pour birdie. Mais aussi ce putt, sur environ 8 mètres, sur le green du 14, qui va lui apporter un nouveau birdie. La Danoise qui est probablement l’une des rares joueuses de cette semaine, à aimer ce tracé : « ce fut vraiment amusant. J’aime être à Shadow Creek. C’est super parcours. Il oblige une partie de mon jeu à se surpasser. Vraiment, j’ai pris beaucoup de plaisir ici », confiait Madsen, comme un gamin, à la fête foraine, serait sortie d’un train fantôme en redemandant de faire un tour. « Il faut savoir accepter chaque coup et ces erreurs. Et il faut, en permanence, conserver la balle en jeu. On se dit ok, c’est un bogey, mais il y aura d’autres chances. Donc dans l’ensemble, mon jeu est plutôt solide. J’aimerai toucher un peu plus de fairway demain. Mon putting est meilleur que ces deux dernières semaines, donc c’est positif », ajoutait Nanna Koerstz Madsen, qui pourrait être ce joker, pour la victoire, auquel personne ne pensait.

La Japonaise Miyu Yamashita passe de la 4e à la 3e place, en établissant un score de –3 pour la journée. Malgré trois bogey au retour, dont celui du 15 où elle eut un putt d’environ 8 mètres, pour sauver le Par, elle a su exploiter les deux Par 5 de la fin du parcours, pour trouver le chemin du birdie. Sur celui du 16 elle n’eut que quelques dizaines de centimètres pour signer le birdie, ce qui est un coup exceptionnel sur ce tracé.

La Canadienne de 17 ans, Anna Huang, profite, elle aussi, de la chute de quelques joueuses mieux classées qu’elle, la veille, pour grimper de la 7e à la 6e place, tout en jouant +1. Elle concède, tout de même, trois bogey et un double, dans cette journée, pour quatre birdie, illustrant parfaitement le contexte de ce troisième tour, et plus généralement du tournoi.

L’Irlandaise Leona Maguire est la dernière joueuse, sous le Par, au classement général. Elle a fait preuve d’une belle combativité autant que de technicité. Même si elle perd trois places, en glissant de la 2e à la 5e position, elle a su négocier les moments difficiles avec stratégie. Comme au 13, en cherchant à mettre sa balle sur le green. Celle-ci va terminer en contrebas, dans le rough, près de hauts rochers. Exécutant un coup en arrière, mais vers le green, elle s’en tire avec un double bogey qui va anéantir la mince progression de la vielle et de l’aller du jour. Retombant dans le Par total, c’est grâce à un superbe coup, sur le Par 3 du 17, qu’elle va signer un dernier birdie. Une balle qui va tomber du bon côté du green, et qui va revenir vers le mat, grâce à la pente.

Ko et Hara se propulsent dans le Top 10

Quelques joueuses ont réussi un très bon coup, dans cette journée. Principalement Lydia Ko et Erika Hara, qui se retrouvent 9e, avec le score de +3, mais en gagnant trente neuf places pour la Japonaise et cinquante pour la Néo-zélandaise. Lydia Ko a joué –4, signant la carte la plus basse du jour, soit 68. Quant à Erika Hara elle signe la seconde carte de 69, avec Nelly Korda, grâce à trois birdie en fin de journée, là où la plupart des autres joueuses ont concédé des bogey. Et parfois des doubles. Comme au 18 où il y eut beaucoup de balles dans l’eau, à cause d’un drapeau en début de green.

Coughlin, déjà vainqueur ?

Après trois tours, il faut se rendre à l’évidence que l’Américaine Lauren Coughlin sait se maintenir en tête. Pourtant, cette journée fut compliquée à négocier, et longtemps, alors Nelly Korda jouait sous le Par, Coughlin resta dans le Par journée. En fait, en étant partie avec un score de –8, elle tomba à –7 en sortant du green du 3, puis –6 après le Par 4 du 6. Au 7, elle retrouvait un score de –7 qu’elle conserva jusqu’au départ du Par 4 du 11, avant de signer un second birdie. Mais sur le Par 3 du 13, et le Par 4 du 14, l’Américaine concéda un bogey, retombant à –6. Elle eut bien l’opportunité d’un birdie, sur le Par 5 du 16, mais sa balle quitta la ligne, alors qu’elle avait un putt d’environ 1,50 mètres pour effacer l’un des deux précédents bogey. Finalement, c’est sur le 18 que l’Américaine réussissait a retrouver ses marques, en jouant la sécurité, avec une balle qui fila au fond du green, puis dans le bunker, au second coup. Sa sortie de bunker fit dépasser sa balle du mat, mais avec un putt en monté, elle sut aller chercher le birdie, sur une distance d’environ 2 mètres. Alors que Maguire vit sa balle quitter la ligne à l’approche du trou, ne lui permettant que de signer le Par.

Même si Nelly Korda a repris un coup sur sa compatriote, le simple fait que le parcours ne génère pas beaucoup de birdie et qu’il favorise même les bogey, pourrait déjà avoir scellé l’issue de ce tournoi. Cependant, compte tenu de la difficulté avec laquelle Lauren Coughlin a maintenu son avance, l’écart de deux coups qu’elle possède sur Korda est également très faible pour penser qu’elle a déjà les deux mains sur le trophée. Il suffit d’une balle dans l’eau, ou dans les arbres, ou sur les rochers, pour que tout bascule sur un trou. « Vous avez vu ce parcours. C’est très, très dur. Spécialement quand vous êtes dans la mauvaise zone », déclara Coughlin. « Je pense, néanmoins, que j’ai fait un très bon travail aujourd’hui. Et même si, parfois, j’ai dévié de mon coup, j’ai réussi à ne pas faire pire qu’un bogey », précisait-elle, avec insistance. « J’aurais pu rentrer quelques putt de plus, mais je ne regrette vraiment que ce coup sur le 16, qui soit resté coincé sur le bord du green », précisait l’Américaine, qui n’a pas eu la même chance que l’irlandaise, dont la balle a profité de la pente, pour revenir sous le mat. « A part ça, j’ai vraiment bien joué. Demain va être très difficile, alors on verra bien », complétait-elle, en étant très lucide.

Ainsi, au gré des difficultés que propose ce parcours, au moins trois joueuses ont une chance de s’imposer. En plus de Lauren Coughlin, il y a Nelly Korda, deux coups derrière, et Nanna K.Madsen, deux coups derrière Korda, qui n’a manifestement pas peur de remonter dans le train fantôme, et de revenir affronter Mister Shadow.

Quant aux Françaises, Perrine Delacour a vécu la pire journée en jouant +7, tandis que Roussin-Bouchard limite la casse avec une journée en +1. Céline Boutier est la seule des trois Françaises à avoir signer une carte dans le Par, la maintenant à +7. La voici 33e, en progression de 26 places, et sans doute satisfaite d’avoir été capable d’effacer un bogey par un birdie, tout au long de la journée.

Enfin, coup de chapeau à toutes les joueuses du LET qui ont su franchir le Cut et continuer à avancer dans ce moving day. Comme Anna Huang, Casandra Alexander ou Adita Ashok et Chiara Tamburlini. Ces échanges réguliers entre le LET et le LPGA Tour ne peuvent qu’avoir un effet positif sur la progression du niveau de jeu des Européennes.

Suite et fin de ce périlleux tournoi, dans le Névada, dès 23h00, sur la chaîne youtube du LET ou le site inernet du LPGA Tour. Et demain, lundi, c’est férié ce qui ne laisse aucune excuse pour ne pas veiller un peu tard.

Le classement provisoire => ICI

 Augusta National Women’s Amateur : Maria José Marin tout en maîtrise !

Capture écran : Golf Channel US

Cette 7e édition a produit de grands moments de golf, avec une génération en devenir, d’où sortiront, très probablement, les prochaines joueuses numéro un mondial, et des émotions fortes. Et la victoire revient à une joueuse qui établit une première dans ce tournoi.

Ce dernier tour était particulièrement attendu avec l’espoir, pour beaucoup, et notamment les Américains, que la joueuse de 17 ans, Asterisk Talley, qui avait fait si forte impression, une semaine avant, sur le LPGA Tour, s’impose.

Seule en tête, au départ de ce dernier tour, avec le score de –11, Talley pouvait logiquement nourrir l’espoir de prendre  sa revanche sur la précédente édition, où elle avait terminé seconde. Mais c’était sans compter l’impitoyable parcours d’Augusta, qui accueille le Master, et une concurrence affûtée.

Très vite, l’Américaine trouva le chemin du birdie, sortant de l’aller avec un score de –3 pour la journée, soit un total de –14. Partie dans le dernier groupe, elle avait l’avantage de pouvoir suivre, où laisser le soin à son caddie, de suivre le score de ses adversaires directes. Et notamment la Colombienne de 19 ans, Maria José Marin, qui évoluait dans l’avant dernier groupe, juste devant elle.

Après 10 trous, Talley était toujours à –14, devant la Suédoise Meja Örtengren, qui stagnait à –10, après avoir concédé un double bogey sur le Par 4 du 7, et avoir trouvé deux birdie juste après.

L’Espagnole de 19 ans, Andrea Revuelta, jouait –7, à cause d’un bogey sur le Par 4 du 1, un second sur le 10, et malgré trois birdie qui ne la faisait progresser que de –1 pour la journée.

Quant à la Colombienne de 20 ans, Maria José Marin, qui évoluait avec Revuelta, elle passait de –10 à –13, grâce à quatre birdie, dont un fut effacé par un bogey au 3.

Asterisk Talley semblait tenir sa revanche, jusqu’à ce qu’elle commette une erreur qui allait lui être fatale.

Talley part au tapis au 12 !

Alors que chacun pensait assister à un match à distance, entre Asterisk Talley et Maria José Marin, qui se détachaient nettement en tête, l’attaque du green du 12 fut le tournant de cette journée. Après que la Colombienne eut réussi à aborder très proprement ce green, en y posant sa balle avec mesure, l’Américaine joua un peu long, afin de s’assurer que sa balle franchirait l’obstacle d’eau, qui coule entre le fairway et le green. La balle de Talley termina dans le bunker, après le green, et la sortie ne semblait pas très compliquée. Bien que depuis cette position, le green est en légère pente jusqu’à l’étroite rivière.

Sa sortie de bunker occasionna une balle un peu tendue qui toucha le green, très tôt, mais avec la vitesse, elle roula au delà du green, jusqu’à tomber dans l’obstacle d’eau. Curieusement, les commissaires accordèrent à l’Américaine le droit de rejouer du bunker. Sa seconde sortie fut quasi identique, alors qu’une balle plus en cloche, avec une face de club plus ouverte, lui aurait permis de casser la vitesse de sa balle, qui serait certainement restée sur le green.

Au lieu de cela, la balle de Talley roula sur tout le green et tomba dans l’eau. Ce coup, identique au premier décida la joueuse Américaine d’aller jouer un nouveau drop sur le fairway pour refaire un chip vers le green.

Terminant par deux putt, Asterisk Talley concéda un quadruple bogey qui enterra ses chances de victoire, en la précipitant à –9, quatre coups derrière la Colombienne.

Dès lors, José Maria Marin n’eut plus d’adversaire pour lui faire obstacle vers la victoire, puisque la Suédoise Meja Örtengren eut du mal à jouer près des mats, sur des green parfois très rapides, et que l’Espagnole Andrea Revuelta échoua, après trois birdie, jusqu’au Par 5 du 13, à trouver de nouvelles opportunités pour faire évoluer son score, jusqu’au 18.

Et Talley, manifestement sous pression, commit encore une erreur, en jouant trop à gauche, au départ du Par 3 du 16, occasionnant une nouvelle balle dans l’eau, et un double bogey, après un bogey sur le Par 5 du 15, qui était encore, pour elle, la possibilité de tenter un eagle, ou un birdie, dans le meilleur des cas.

Jouant tout en mesure, et avec un même rythme, du premier au dernier trou, José Maria Marin s’imposait, avec un dernier Par sur le 18, en ayant manqué de très peu, le birdie, avec une balle qui s’arrêta juste au bord du trou.

En remportant ce tournoi, la joueuse Colombienne de 19 ans, qui fait ses études à l’Université de Colombia, devient la première Sud-américaine à inscrire son nom au palmarès de cette épreuve. La Mexicaine Maria Fassi ayant échoué en 2019, lors de l’épreuve inaugurale, remportée par Jennifer Kupcho.

Mais elle gagne, aussi, ses droits de jeu pour les prochains Majeurs de la saison en cours du LPGA Tour. Elle sera donc au départ du Chevron Championship, dans trois semaines. Et les Français pourront la voir évoluer, à Evian, au mois de Juillet.

Cette victoire est également celle de la persévérance. En 2014, elle terminait 14e à +3. L’année suivante, elle se classait 30e à +8, et en 2025 elle manquait le Cut.

De quoi donner de l’espoir à toutes les autres joueuses qui ont encore quelques années devant elle, dans cette catégorie amateur. A condition de rester dans le Top 60 du classement mondial.

Maria José Maria gagne, également, deux points au classement LEAP (LPGA Elite Amateur Pathway), la plaçant seconde, derrière Kiara Romero, avec 11 points. Ce programme développé par la LPGA, permet aux meilleures amateurs d’intégrer plus rapidement le LPGA Tour, sans passer par la Q-school.

Asterisk Talley est 5e tandis qu’aucune Française ne figure dans ce classement.

Le classement final => ICI

Aramco Championship : une difficile qualification pour le week-end !

A l’aise sur ce parcours, Lauren Coughlin a devant elle une troisième journée, avec moins de vent, qui peut lui permettre de faire un peu plus la différence.

Ces deux premières journées n’ont pas été synonyme d’un parcours de santé, avec un Cut qui a grimpé très haut, lors du second tour, laissant le leader à un score de premier tour, des tournois du début de la saison.

Nous le savons, le parcours de Shadow Creek est technique, et les épreuves en match-play avait déjà démontré cette réalité. Mais en stroke play, ce fut encore plus flagrant, et il faut reconnaître que les joueuses du LET qui ont franchi le Cut ont fait preuve d’un immense talent.

Et la première d’entre elles n’est autre que la jeune Canadienne Anna Huang, 17 ans, passée professionnelle l’année dernière, après des débuts encourageants parmi les professionnelles. Notamment du circuit européen féminin. Huang est la première pensionnaire du Ladies European Tour dans le haut du classement provisoire, et la voici à la 7e place, à –1, ce qui laisse imaginer combien ces deux tours ont été compliqué à négocier.

La Japonaise Akie Iwai, et les Américaines Jing Yan et Angel Yin complètent cette 7e position provisoire, où seule Yan a été capable de jouer 68 lors du premier tour. « Les conditions de jeu ont été très dures aujourd’hui, spécialement sur mon aller. Il y a eu beaucoup de vent, avec des rafales. C’était très dur ! », confiait la Canadienne de 17 ans. « Je suis vraiment fière de la manière dont j’ai joué », ajoutait-elle. « Robby (son caddie) se débrouille vraiment bien. Il me dit où viser et j’essaie de m’approcher au plus près de la cible. Ce parcours est vraiment technique, et il faut absolument une bonne stratégie. On ne peut pas toujours prendre de risque, et il faut savoir rester humble », confia Huang. « Même si on a envie de tenter le tout pour le tout, il faut savoir jouer la sécurité », précisait-elle un peu plus.

La Sud-africaine Casandra Alexander est le seconde joueuse du LET a se frayer un passage dans le haut du leaderboard, en se plaçant à la 11e place, dans le Par. Après une carte colorée, au premier tour, mais sous le Par, elle a joué 73 lors de cette seconde journée, en réalisant un aller en –1 et un retour dans le Par, avec un bogey sur le Par 4 du 5, et un birdie sur le Par 5 du 18.

Alexander qui prouve ses qualités de technicienne et sa capacité à jouer au milieu des meilleures mondiales.

Coughlin plus à l’aise, et solidement en tête !

Après la première journée, on s’attendait à voir surgir des joueuses comme Nelly Korda ou Hyo-Joo Kim, deux des stars du LPGA Tour très en forme depuis deux semaines, et qui se sont placées, tout de suite, dans le Top 3, en jouant –4 au premier tour, derrière le trio Coughlin, Hataoka et Yamashita, à –5.

Mais c’est finalement l’Américaine de 33 ans, Lauren Coughlin, qui a su mieux bien mieux négocier cette journée, en allant chercher un score exceptionnel de 69, tout en maîtrise, avec un touché de balle qui lui a permis de maîtriser ses attaques de green. Ne concédant qu’un bogey à l’aller, pour trois birdie, elle aborda le retour en signant un birdie au 10, avant d’aller en chercher un second sur le Par 4 du 14. Mais le retour de Shadow Creek n’est pas une partie de plaisir, avec fairway étroits, ses cours d’eau, et quelques trajectoires en fade et en draw à gérer. Sur les par 4 du 14 et du 15, Coughlin concéda un bogey, avant de retrouver la maîtrise de son score, en réalisant un birdie sur le Par 5 du 16. Mais la réussite dont a fait preuve l’Américaine n’est pas le fruit du hasard. L’an dernier, elle avait tenu tête à la Suédoise Madelene Sagstrom, sur ce même parcours, dans le cadre du T-Mobile Match Play, offrant un moment de golf particulièrement attractif.

Il n’est donc pas totalement anodin de la voir si bien évoluer, même si, d’une année à l’autre, et dans un mode de jeu différent, une joueuse, sur un même parcours, peut ne pas retrouver ses repères. « Ce fut une longue journée », confiait Coughlin, qui est caddeyée par Jack Fulghum qui fut sur le sac de Caroline Masson, de Annie Park ou de Megan Khang. « Il y a deux ans, nous avons joué en stroke play, et les conditions de jeu étaient assez similaires », ajoutait Coughlin. « Ce fut, sans aucun doute, la meilleure préparation, plus que le Match play, car je savais à quoi m’attendre. J’avais déjà une idée du parcours. Ce matin, j’ai jeté un œil aux scores et j’ai compris que ce serait difficile », expliqua l’Américaine qui semble posséder la psychologie de ce tracé. « C’est la quatrième fois que je joue ce tracé, donc je pense le connaître parfaitement. Je pense que cela m’a beaucoup aidé », expliquait-elle.

Ce qui vient un peu plus valoriser le résultat de toutes les joueuses du LET, qui franchissent le Cut, et plus encore celles qui se trouvent dans la partie haute du classement.

Mais le fait d’avoir déjà joué ce tracé n’explique pas tout. Puisque Nelly Korda s’est imposée à Shadow Creek, en 2024, et, pourtant, elle accuse 6 coups de retard sur sa compatriote.

Les sœurs Korda passent le Cut !

Nelly Korda partageait ses deux premières journées avec sa sœur Jessica, et ce fut un vrai plaisir que de revoir l’aînée des deux sœurs revenir taper la balle. « C’est super de revenir jouer. Même si je suis complètement rouillée, évidemment. Mais je me suis tellement amusée. Ma sœur et Charley sont vraiment d’excellentes joueuses et spectatrices. Et être au milieu d’elles c’est tellement amusant », confia Jessica Korda après la première journée. Bien que « rouillée », elle se classe, tout de même, 42e à +5, franchissant son premier Cut depuis sa participation du Chevron Championship, en 2023, où elle avait terminé 28e.

Quant à Nelly Korda, en recherche d’une victoire à la suite de ses deux secondes places, ces deux dernières semaines, elle fait ce qu’elle peut pour suivre le rythme et donner le meilleur d’elle-même. Sa carte du second tour est plombée par un double bogey sur le Par 4 du 1, son dixième trou, et deux autres bogey en fin de partie, pour un birdie sur le Par 3 du 8.

Avec moins de vent annoncé ce samedi, l’Américaine pourrait surprendre et refaire son retard. Et pour le suspense, c’est tout ce que l’on peut souhaiter.

Les Françaises passent de justesse !

Il s’en est fallu de peu pour que ce week-end ne voit aucune joueuses tricolores évoluer. Alors Nastasia Nadaud avait déjà hypothéquée ses chances, en jouant +7 au premier tour, Perrine Delacour réalisait un honorable +1, avec Pauline Roussin-Bouchard, tandis que Céline Boutier jouait +3. Mais avec le vent qui s’est mis à souffler fortement, les trois Françaises les mieux classées allaient vivre des moments très compliqués. Roussin-Bouchard plongeait à +7, après un vendredi en 78, tandis que Céline Boutier cherchait à résister en signant une carte de 76, ne comportant qu’un birdie.

Quant à Perrine Delacour, avec un jeu puissant, elle vivait, très vite, de mauvais moments, en accumulant les bogey. Partie du Tee n°10, à 12h40, la Française passa de +1 à +7, en neuf trous, concédant même un double au 17, après avoir vu sa balle quitter le green et tomber sur les parements en pierre, surplombant la pièce d’eau. Se retrouvant avec une balle injouable, elle remit en jeu et se retrouva, cette fois, à droite, au bord du green. C’est au retour que Delacour allait trouver la ressource de gommer une partie de ces bogey, alignant quatre birdie, du Par 3 du 5 au Par 3 du 8. Revenue à +4, elle pouvait espérer en rester là. Mais un dernier bogey sur le Par 4 du 5 ne lui permettait pas de sortir de cette seconde journée, avec un meilleur score. La voici 42e, avec Jessica Korda, mais aussi Lottie Woad, Luna Sobron Galmes, Mi Hyang Lee et Julia Lopez Ramirez.

Avec un Cut qui s’est finalement figé à +7, Boutier et Roussin-Bouchard franchissent le Cut, de justesse, tandis que Delacour doit son salut à cette bonne réaction sur la fin de sa journée.

Si ce n’est pas encore cette semaine qu’une Française pourra envisager se battre pour la victoire, leur présence donne un peu de sel à un tournoi particulièrement pimentée par un parcours technique et des scores qui évoluent difficilement.

Un top 10 intéressant

Hormis Lauren Coughlin, Nelly Korda et Hyo-Joo Kim, le Top 10 compte la présence de la Japonaise Miyu Yamashita, 4e à –2, et d’une Nanna Koerstz Madsen que l’on attendait pas si bien placée. La danoise surprend en se classant, elle aussi, à –2, après une seconde journée en 70.

Mais a surgit, en fin de journée, à la seconde place, l’Irlandaise Leona Maguire, qui été particulièrement discrète depuis plusieurs mois. Elle signe une seconde carte sous le Par, et c’est un birdie sur le Par 5 du 18 qui est venu la propulser à –3, aux côtés de Hyo-Joo Kim, qui n’avait pas encore terminé sa journée. « Dès le départ, je crois que nous savions que ce serait difficile », confia l’Irlandaise. « Il y avait beaucoup de vent. Un vent différent de celui qui souffla depuis le début de la semaine. Ce qui a rendu certains trous nettement plus longs. Nous savions que les green seraient plus fermes cet après-midi. Donc il fallait juste rester extrêmement patients », expliqua l’Irlandaise de 29 ans, qui, malgré un immense talent, n’a conquis que deux victoires sur le LPGA Tour. Puis elle ajoutait : « nous avions joué ici, il y a quelques années, en stroke play puis en match play. Et les conditions de jeu étaient pires. Le rough était pire, le vent était pire. Alors aujourd’hui, c’était difficile mais ça ne se ressentait pas autant que les années précédentes. Et je pense que cela à joué en notre faveur », en associant son caddie au discours.

Cette troisième journée promet d’être très intéressante, car le vent étant annoncée plus faible, nous devrions voir les scores évoluer à la baisse, et certaines joueuses prendre leur revanche. Hyo-Joo Kim et Nelly Korda pourraient donc combler leur retard, mais Coughlin peut, tout autant, assommer un peu plus la concurrence, et se montrer aussi conquérante qu’elle l’avait été, l’an dernier, face à Sagstrom qui ne participe pas à ce tournoi.

Retour, cette nuit, dès 23h00, pour suivre ce moving day, où l’on espère, également, voir les Françaises remonter dans le classement.

Le classement provisoire => ICI