Chevron Championship : jeu suspendu, une Française qualifiée… de justesse !

Ce second tour du Chevron Championship s’est déroulé sur un parcours plus souple, en raison de la pluie tombée la veille. Mais pour autant, la vitesse des green n’a pas ralenti et beaucoup ont eu du mal à concrétiser leur putt pour birdie.

Les départs ayant été avancés d’une heure trente, à cause du premier tour qui s’est terminé le vendredi matin, c’est l’obscurité qui interrompu cette seconde journée. Le groupe Nelly Korda ayant terminé de jouer peu avant 21h00, heure locale, à la lumière des projecteurs. De fait, il reste neuf joueuses en lice, dont trois ne sont pas encore assurées de franchir le Cut, et une d’être éliminée.

D’ailleurs, c’est ce Cut qui a été au centre des discussions, en fin de journée, puisque d’abord fixé à +1, il a subitement évolué à +2, alors que des têtes d’affiches venaient d’être éliminées. Et le classement d’afficher des groupes comportant une vingtaine de joueuses avec le même score, signe que ce tracé ne favorise pas les écarts et les cavaliers seuls. Par ailleurs, pour cette seconde journée, les drapeaux ont été majoritairement placés dans les « coins », entendez par là, non loin du bord des green, en position presque inattaquable directement.

Ainsi, L’Américaine Jenny Bae (+2) au 9, l’Italienne Benedetta Moresco (+2) au 17 et l’Allemande Sophie Popov (+2) au 7, ont encore du travail et l’obligation de ne pas commettre de fautes pour les derniers coups qu’elles auront à jouer, ce samedi matin.

En revanche, l’Australienne Gabriela Ruffels, qui est à +1 sur le 18, peut encore se permettre de concéder un bogey, alors que la Japonaise Yuna Nishimura, qui est sur le 18 à +3, se doit de rentrer un dernier birdie pour arracher sa qualification, in extremis.

Mais avec ce Cut qui a basculé de +1 à +2, environ un heure avant l’interruption de jeu, ces joueuses ont déjà bénéficié d’un sursis, et d’autres sont passées de la frustration à la joie, en quelques secondes.

C’est le cas de la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui eut un dernier long putt pour signer un birdie, sur le green du 9, et qui en concédant le Par fit la grimace comprenant qu’elle ne jouerait pas ce week-end. Et cet événement eut lieu quelques minutes avant que le Cut ne descende à +2. Alors que Madelene Sagstrom, avait encore l’espoir de jouer ce week-end, et que sa sortie de bunker, au 18 qui envoya sa balle bien trop loin pour espérer signer le Par, déboucha sur un double putt pour bogey, la ramenant à +3.

Boutier éliminée, Roussin-Bouchard qualifiée !

Les deux Françaises en lice dans ce tournoi n’ont jamais réussi à maîtriser ce parcours. En mauvaise posture dès le premier jour, Boutier et Roussin-Bouchard éprouvèrent les plus grandes difficultés à trouver le bon rythme, pour inverser le score de la veille. Surtout la numéro un française, qui débuta sa journée par deux bogey, comme un mauvais présage. Bien que revenant à +1 grâce à un birdie sur le Par 5 du trou n°4, Céline Boutier allait retomber à +2 au trou 6 avant de repasser +1 au trou suivant. Ce surplace n’annonçait rien de bon et au retour, la Française s’agenouilla devant la difficulté, en concédant deux bogey, sans jamais trouver le chemin du birdie. Bien vite, chacun compris que Céline Boutier ne brillerait pas, cette semaine encore, et son début de saison d’être terne.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle débutait sa journée sous le signe d’un double bogey, annonçant, là encore, une future déception pour les supporters tricolores. Un nouveau bogey au trou n°9 la faisait plonger à +3, confirmant les craintes. Et au retour, elle enchaînait immédiatement deux bogey pour se retrouver à -5. Que pouvait-elle espérer à ce moment, sinon sortir de cette spirale infernale. Ce qu’elle fit peu de temps après, en alignant trois birdie, et un sourire d’éclairer le visage de la Française qui remontait à +2. Or, à ce moment, le Cut était à +1 et il lui fallait encore exploiter, au minimum, le dernier Par 5, au trou n°8. Hélas, Roussin-Bouchard ne parvint pas à trouver un dernier birdie sur les trois derniers trous, et se retrouva éliminée par le Cut. C’est une miraculée qui jouera ce week-end, sans toutefois faire partie des groupes vedettes de ce premier majeur.

Liu reste en tête, Ryu décroche

L’autre fait marquant de cette seconde journée réside dans l’absence de progression du score, en haut du tableau. Pour Yan Liu et plus encore pour Hae Ran Ryu, la journée fut compliquée. La Chinoise a réussi à sauver sa situation, notamment en décochant un albatros sur le Par 5 du 8, effaçant les deux bogey qu’elle avait précédemment signés. Mais au trou suivant, Liu concédait un nouveau bogey, la ramenant à son score du départ, soit –7. Puis, ce fut une suite de Par et de nombreuses tentatives d’améliorer son score  qui échouèrent. Un bogey sur le Par 3 du 17 la mettait, subitement, sous la menace de ces joueuses qui ont mieux joué et qui sont remontées au classement, et déjà au club house comme Lindy Duncan et Sara Schmelzel, que l’on est heureux de voir si bien placées. Mais Yan Liu voulait rester seule en tête et au trou n°18, elle réussit à signer le birdie nécessaire pour y parvenir. « Je suis fière d’avoir réalisé ce dernier birdie » confira Liu à la sortie du 18. « Aujourd’hui j’ai vu beaucoup de putt très proches et qui ne sont pas tombés. Le dernier trou constitue mon premier birdie du jour, donc je suis très heureuse » conclura la Chinoise qui ne se répand pas encore en larges commentaires, compte tenu de son anglais qui reste perfectible.

De son côté, Hae Ran Ryu, partie du 10 à en début d’après midi, avec Thitikul et Tseng, fut à la peine toute la journée avec son nouveau putter. Preuve que le matériel ne fait pas le joueur. Ryu échoua à de nombreuses reprises pour signer un putt pour birdie, voyant ses balles s’échapper devant le trou. Evoluant entre –7 et –6, elle prenait un coup au moral sur le Par 4 du 5, en concédant un double bogey. Le menton plongeant vers ses chaussures, la Sud-coréenne allait relever la tête, sur les deux derniers trous, en trouvant deux birdie consécutivement et terminer à –5, en limitant les dégâts. Et en milieu de tableau, l’Américaine tenante du titre se débattait, elle aussi, pour rester en vie !

Korda, portée par la foi !

Il s’en est fallu de peu pour que les Américains perdent leur star. Nelly Korda, comme Roussin-Bouchard et d’autres, continue l’aventure grâce au Cut qui a bougé, dans la dernière heure de jeu. Mais la tenante du titre était pourtant mal embarquée dans cette journée après avoir concédé deux bogey sur les trois premiers trous. Le visage fermé, Nelly Korda tenta, avec l’aide de son fidèle caddie, de corriger le tire. Et elle y parvint dès le Par 3 du 17 en signant un premier birdie, qui précéda un second au 9. Dès lors, l’Américaine entama une lente mais assurée remontée, en allant chercher chaque opportunité pour rentrer un birdie. Passant de +5 à +4 dès le retour, sur le green du 1, Korda continua de progresser et en sortant du trou n°6, elle passait à +2, avec l’espoir d’obtenir le birdie libérateur sur le Par 5 du 8. Et elle parvient à trouver le green au second coup, avec un fer, lui laissant un long putt pour l’eagle. Mais aussi pour amener sa balle à hauteur de mat, afin de rentrer ce nécessaire birdie. Ce qu’elle fit et le reste allait être, à peu près, une formalité, même si elle manqua le green du 9, et qu’elle eut un chip de près de 15 mètres à jouer, avant de signer son dernier putt pour birdie, à environ 80 centimètres du trou.

Et peu avant, le Cut venait de passer à +1, ôtant un poids à l’Américaine. « Ce fut difficile » confia Nelly Korda en sortant du green du 9, avec le jour qui déclinait. « La météo a eu un rôle important dans le jeu et parfois il a fallu persévérer même quand il faisait plus sombre » expliqua la joueuse. « Ce fut une journée avec des hauts et des bas et mon seul mot d’ordre était d’avoir la foi » confiait-elle, au cœur d’une semaine où l’actualité est rythmée par le décès du chef de l’église catholique. « Donc je n’avais pas grand chose à dire après avoir fait deux bogey, mais je me le répétais sans cesse » avouait-elle. Et cette foi a manifestement soulevé une montagne.

Clemente, meilleure amateur !

Nous ne reviendrons pas sur le talent et le parcours de cette Américaine de 17 ans qui continue son ascension vers le plus haut niveau. La voici à –2 total, avec encore trois trous à jouer, et, sauf accident, l’assurance de franchir le Cut. Classée 25e pour le moment, Gianna Clemente semble assurée de sortir de ce tournoi avec le titre de meilleur amateur, succédant à Jamsine Koo qui a vécu une journée compliquée, en jouant +7, la faisant rétrograder à la 103e place, à +5. Tandis que Lottie Woad et Carlat Bernat Escuder, autres rivales, ont également payé le prix fort dans cette seconde journée. Elles ne joueront pas ce week-end. Gianna Clemente restant la seule amateur au-dessus du Cut. Et la France de rêver de posséder d’aussi jeunes talents.

Le second tour débutera à 07h00, soit 14h00, en France, et le troisième tour devrait s’élancer vers 08h45, entre les Tee n°1 et 10.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du second tour en vidéo

Chevron Championship : Jeu suspendu et deux leader à –7 !

Gros carton pour Hae Ran Ryu et Yan Liu qui signe une carte de 65 pour cette première journée.

Cette nuit, à 01h25, le jeu a été suspendu sur le parcours du Jack Nicklaus Signature, à Carlton Wood, au Texas. Les Françaises sont en limite du Cut, loin, très loin des performances des joueuses de tête, et même des amateurs.

Cet premier tour du premier Majeur de la saison a été figé à 18h25, heure locale, soit 01h25 en France, en raison d’un fort risque orageux rendant la pratique du golf dangereuse.

Deux joueuses ont fait exploser le score en jouant –7, tandis que plusieurs figures attendues dans ce tournoi sont à la peine avec des scores égales au par ou au dessus.

Si l’on s’étonne peu de voir Lexi Thompson à +2, en ayant raté des putt à des distances où d’autres signent facilement un Par ou un Birdie, la tenante du titre Nelly Korda est à la peine, avec le score de +5 et, elle aussi, en difficulté au putting. L’Américaine à débuté sa journée par quatre bogey, sur les trous 3, 4, 5 et 6, en passant à côté de l’opportunité d’exploiter le Par 5 du trou n°4. Depuis le début de la saison, la native de Floride et numéro un mondial est loin du niveau de jeu qu’elle a déployé l’an dernier et son élimination, ce vendredi, si toutefois elle parvenait à boucler son second tour, ce jour, serait une des premières surprises.

Car, au retour, Korda a également concédé deux bogey sans jamais parvenir à trouver un birdie. Le seul qu’elle a rentré est crédité sur le Par 5 du trou n°8.

Dans ce wagon à +5 se trouvent également Moriya Jutanugarn, JeongEun Lee6, Saki Baba et Xiyu Lin, l’actuelle médaillée de bronze des Jeux olympiques. Plus loin à +7, se trouve la Sud-africaine Ashleigh Buhai, une des actrices du T-Mobile Match Play et du JM Eagle LA Championship.

Plus haut, la Néo-zélandaise Lydia Ko est en meilleure position, mais avec un score de +1 qu’elle peut convertir pour aller chercher une meilleure place et franchir le Cut.

Entre ces joueuses on trouve, toujours à +1, la joueuse leader du classement des rookie, la Japonaise Rio Takeda et sa dauphine et compatriote Miyu Yamashita.

Lauréate du T-Mobile Match Play, la Suédoise Madelene Sagstrom se retrouve à +2 avec Yani Tseng, Allisen Corpuz et Pernilla Lindberg, trois joueuses vainqueurs en Majeur. Nouvellement entrée dans le cercle des vainqueurs, la Suédoise Ingrid Lindblad est à +2 mais avec le 18 à terminer, lui laissant une chance de passer +1.

L’actuelle numéro un mondial amateur, Lottie Woad est également en difficulté à +3, tout comme Charley Hull et Patty Tavatanakit, ancienne lauréate de l’Ana Inspiration.

Si l’on ajoute Amy Yang (+3), Yuka Saso (+3), et Anna Nordqvist (+3), on comprend que ce premier tour a posé beaucoup de problèmes à des joueuses pourtant très expérimentées et de notoriété.

Ainsi, en haut du tableau, se trouvent quelques joueuses que l’on aurait imaginé un peu moins classées, après cette première journée.

Un Top 25 hétéroclite

Quelle est la différence entre un tournoi Majeur et un tournoi régulier pour les joueuses du Top 80 de la race ? Aucune, sinon que le parcours est un peu mieux préparé et que les positions de drapeaux sont souvent plus vachardes, au premier tour. En revanche, pour celles qui n’ont pas l’habitude de s’aligner aux côtés des meilleures mondiales, c’est une aventure de bout de bout. Parmi ces joueuses se trouvent la jeune amateur de 17 ans que tous les observateurs regardent attentivement, et voient en elle une future star du circuit mondial. Déjà observée à plusieurs reprises sur le Mizuho Americas Open, l’Américaine Gianna Clemente, caddeyée par son père, n’en est plus au stade de remporter un tournoi local. Bien avant ses 16 ans, Clemente affolait la golfsphère sur le circuit amateur et en 2023 elle faisait ses premiers pas sur le LPGA Tour, au milieu des pros. L’année suivante, elle remportait ce même Mizuho Americas Open après s’être classée 5e de l’Augusta National Women’s Amateur. Depuis ces évènements, Gianna Clemente a toute l’attention des médias.

Aussi, ce fut une demi-surprise de la voir pointer, tôt dans ce premier tour, à –3, dans le Top 5, avant qu’elle ne rétrograde à –1. Clemente qui a signé un birdie, puis un eagle sur le Par 5 du trou n°4, lui permettant de sortir de son aller en –3. Au retour, elle affronta ce parcours dont les green roulent vite, et elle concéda deux bogey, avant de reprendre un birdie, puis deux autres bogey, avant de clôturer le 18 avec un birdie. Si elle perdait le bénéfice de son eagle à l’aller, l’Américaine de 17 ans n’a pas raté son entrée dans ce premier Majeur de la saison, et tout le monde est impatient qu’elle franchisse le Cut.

Et avec le score de –1, à la 24e place, se trouvent des joueuses déjà titrées comme Lilia Vu, Ayaka Furue et A Lim Kim. Mais aussi Lauren Coughlin, décidément toujours bien classée, de semaine en semaine.

Plus haut, à –2, apparaît un visage connu du grand public, depuis qu’elle a fait l’objet de nombreux articles suite à son éviction de la sélection néerlandaise pour les Jeux Olympiques. Réputée incapable de se battre dans un Top 10, selon les sélectionneurs de son pays, Dewi Weber est à la 16e place, dans un groupe comprenant Minjee Lee, Somi Lee, Mao Saigo ou la Suissesse Albane Valenzuela. De quoi faire taire les critiques et l’on souhaite à cette joueuse de poursuivre sa semaine de Majeur dans les meilleures conditions.

Egalement 16e à –2, l’Américaine amateur Jasmine Koo, qui s’était déjà illustrée l’année dernière dans ce tournoi, en terminant meilleur amateur du champ. Alors âgée de 18 ans, on se souvient qu’en attaquant le green du 18, au dernier tour, sa balle avait rebondi sur le panneau publicitaire flottant sur la pièce d’eau, avant de rebondir sur le green et de se loger au fond. La voici de retour à Carlton Wood, et bien classée, au milieu de quelques stars qui ne semblent pas l’impressionner, outre mesure.

Et plus haut, dans le Top 5, c’est la Belge Manon De Roey qui ravit son public en ayant été capable d’aller chercher le score de –4. De Roey qui se disait peu satisfaite de son jeu, il y a quelques semaines, bien qu’elle a conquis une victoire en Australie, sur le Ladies European Tour, mi mars. « Je suis très heureuse de mon premier tour. J’aime me lever tôt pour les premiers tours. Et ce fut très matinal aujourd’hui » confia la Belge de 33 ans, avant de confier : « ça peut être une semaine très frustrante et puis il peut y en avoir de bien meilleures. J’ai longtemps joué en Europe et parfois, ici, je me sens un peu intimidée, même si ce n’est pas tout à fait le bon mot . Je travaille donc très dur, et je pense que je fais tout bien et puis ça ne marche pas. C’est donc frustrant, cependant je suis contente de ce premier tour ».

De Roey qui n’a concédé qu’un bogey, sur le Par 3 du 7, et qui fait jeu égal avec Carlota Ciganda, Ariya Jutanugarn ainsi que Hye-Jin Choi, dont on est moins surpris de les voir bien classées.

Enfin, notons la présence de l’Américaine Brooke Matthews, que nous avons suivi, l’an dernier, sur l’Epson Tour, et qui à 26 ans retrouve le LPGA Tour après avoir été rookie en 2022. Matthews qui signe un eagle sur le Par 5 du 17 mais qui concède deux bogey, dont le dernier au 18. « J’ai bien tapé mon driver avec des coups longs et droits. J’ai été capable de me mettre dans de bonnes positions. Ce parcours est long et donc j’ai eu des seconds coups assez courts pour aller au green » confiait l’Américaine au physique juvénile. « Et prendre un eagle sur ce Par 5 m’a vraiment aidé » ajoutait-elle tout en précisant qu’elle a suivi ce tournoi ces deux dernières années à la télévision, ce qui l’a aidé dans sa préparation : « je connaissais donc un peu le terrain mais ce n’est jamais la même chose que quand on est sur place » expliqua Matthews. « La semaine dernière, à Los Angeles, j’ai tapé la balle, mais je n’ai pas réussi à rentrer mes putt. Je savais que j’avais une bonne dynamique même si je n’ai pas réussi la finition idéale. Mais en jouant les parties d’entraînement, on a trouvé de très bonnes lignes depuis le départ. J’ai donc commencé à bien taper mon driver et le reste s’est mis en place à partir de là », ajouta Brooke Matthews, qui est donc en bonne position pour franchir le Cut de ce Majeur.

Le carton de Ryu et Liu

Deux joueuses ont impressionné dans ce premier tour en allant chercher un score de référence. Il s’agit de la Sud-coréenne Hae Ran Ryu, qui a l’habitude de débuter très bas dans un tournoi, et de la Chinoise Yan Liu, que chacun a mieux découvert grâce à ses participations sur le Blue Bay LPGA et sa 3e place au ShopRite LPGA en 2023.

Partie du tee n°10, à 07h37, avec JeongEun Lee5 et Emily K.Pedersen, Yan Liu fut la première a maltraiter le parcours en lui infligeant deux birdie à l’aller, et surtout cinq au retour sans jamais concéder de bogey. Sa carte de 65 fixa tout de suite un score de référence, avant que Hae Ran Ryu, qui s’est élancée du Tee n°1 à 08h10, avec Jeeno Thitikul et Yani Tseng, ne vienne rejoindre la Chinoise en tête. « Aujourd’hui, mon driver a bien fonctionné » confiait Liu. « La semaine dernière j’ai également bien joué mais pas avec le driver. Donc cette semaine j’ai réglé mon jeu avec le driver et cela a donné un golf très solide » avoua la Chinoise 27 ans, rookie en 2023. « J’ai été en confiance sur le parcours, aujourd’hui. La météo est à mon goût, notamment la température qui est parfaite pour moi » expliqua la joueuse Chinoise qui débuta le golf seulement à l’âge de 12 ans, grâce à sa maman qui est passionnée de golf.

De son côté, Hae Ran Ryu a rendu la carte idéale, puisque sans bogey, avec un aller en 32 et un retour en 33. « Ce fut incroyable aujourd’hui, parce que j’ai changé de putter lors du second tour la semaine dernière, et je me sens bien plus à l’aise cette semaine » confia la Sud-coréenne. « Donc aujourd’hui j’ai rentré des putt très compliqués et j’ai beaucoup de chances de birdie » ajoutait Ryu qui signe sa meilleure carte de l’année, mais qui est habitué à ces scores très bas. Notamment en Majeur, puisqu’elle joua 66 et 67, au second et au troisième tour du Chevron Championship en 2023, et 65 lors du dernier tour à Evian, la même année. Mais elle manque de constance et de régularité, si bien qu’après une bonne ou deux bonnes journées, elle peut passer d’un extrême à l’autre.

Boutier et Roussin-Bouchard placées

Les deux Françaises engagées dans ce Majeur ont joué dans le Par, et l’on a pu voir Pauline Roussin-Bouchard se réjouir, lorsque après des suites de Par et de bogey, elle réussit à signer un nouveau birdie, sur le Par 4 du 16, pour passer –1. Hélas, un quatrième bogey, au 18, pénalisait son travail de progression, et avec Céline Boutier elle est condamnée à serrer son jeu si elle veut franchir le Cut, en étant classée à la limite du Top 60. Nos Françaises qui ont du mal à briller sur les circuits américains, et amateur plus encore, cette année.

Et on attend de voir, dès cette nuit, comment Agathe Laisné et Emma Broze vont se comporter dans leur première journée sur l’Epson Tour.

Rendez-vous, à partir de 17h00, sur le site internet de la LPGA, pour suivre la seconde journée de ce Chevron Championship.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du 1er tour

IOA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi existe depuis 2013 et ne doit pas être confondu avec celui qui se déroule en Floride et qui se nomme IOA Golf Classic. Cependant, l’IOA Championship fut organisé en Floride, lors des trois premières éditions. C’est donc bien en Californie que les joueuses ont rendez-vous, cette semaine, pour la 12ème année. Les trois premières éditions ont reçu l’appellation Volvik Championship, en raison du sponsor du moment. IOA Championship est donc la seconde appellation depuis 2013. Un seul playoff a été joué, c’était en 2018, qui a vu la victoire de l’Anglaise Stéphanie Meadow, désormais alignée sur le LPGA Tour.

En 2020, l’épreuve fut reportée au mois d’août, en raison de la crise sanitaire.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 132 au départ de cette 4e épreuve, contre 120 il y a deux ans. Un tournoi qui se déroule sur trois tours avec un Cut après deux tours, qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.

Deux Françaises sont dans le champ. Il s’agit de Emma Broze et de Agathe Laisné.

Le Top 15 de la Race for the Card est également au complet aux côtés de Maria Fassi, Daniella Iacobelli, Kaleigh Telfer, Briana Chacon, Savannah Carlson, Kathleen Scavo, Dottie Ardina, Abe Lakareber, Maddie Szeryk, Alana Uriell, Robyn Choi, Isi Gabsa Gabriella Then, Aline Krauter, Isabella Fierro ou encore Roberta Liti, des joueuses qui ont connu le LPGA Tour et qui ont animé la dernière saison de l’Epson Tour.

La liste complète des joueuses => ICI

La liste des vainqueurs

  • 2024 : Juliana Hung (-21)
  • 2023 : Wang Miranda (-12)
  • 2022 : Linnea Strom (-11)
  • 2021 : Sophie Hausmann (-10)
  • 2020 : Fatima Fernandez Cano (-12)
  • 2019 : Jillian Hollis (-4)
  • 2018 : Stéphanie Meadow (-4)
  • 2017 : Daniela Darquea (-12)
  • 2016 : Erynne Lee (-11)
  • 2015 : Katie Kempter (-5)
  • 2014 : Kim Kaufman (-7)
  • 2013 : Hannah Yun (-14)

Les vainqueurs dans le champ

  • Juliana Hung
  • Sophie Hausmann
  • Jillian Hollis

Les rookie dans le champ

  • Megan Schofill
  • Julia Gregg
  • Melanie Green
  • Monet Chun
  • Erika Hara
  • Zoe Antoinette Compos
  • Sarah Kahn
  • Yeji Kwon
  • Sara Byrne
  • Carla Tejedo
  • Caroline Canales
  • Georgia Oboh
  • Kotono Fukaya
  • Rachel Kuehn
  • Annabelle Pancake
  • Taglao Jeeravivitaporn
  • Napat Lertsadwattana
  • Kayla Smith
  • Gile Bite Starkute
  • Ashley Menne
  • Kate Villegas
  • Nika Ito
  • Laney Frye
  • Camille Boyd
  • Katherine Muzi
  • Yana Wilson
  • Jiyue Wu
  • Brooke Rivers
  • Alice Hodge
  • Emma McMyler(a)
  • Toa Yokoyama

Le parcours

Le Morongo Golf Club se situe dans la Ville de Beaumont, en Californie, au sud-est de Los Angeles, à quelques kilomètres au sud de San Bernardino. Deux tracés existent dans ce golf qui a été reconnu comme l’un des meilleurs golfs du sud californien. Il s’agit du Champions et du Legends. C’est sur le Champions course que l’épreuve est organisée, un Par 72 de 6493 yards, soit 5937 mètres. Ce tracé est très concentré, contrairement au Legends, et comporte une petite pièce d’eau au niveau du fairway et du green du 18.

Le record du parcours

Quatre joueuses ont signé une carte de 64. Il s’agit de :

  • Juliana Hung (2024)
  • Céline Borge (2022)
  • Anna Redding (2020)
  • Madelene Sagstrom (2016)

Le record du tournoi

  • Juliana Hung : -21 (2024)

Dotation et sponsor

En 10 ans, la dotation a doublé, passant de 100 000 dollars à 200 000 dollars, en 2022. Quant à la prime au vainqueur, elle a également doublé dès 2022. Cette année, ce tournoi voit sa dotation progresser et passer à 225 000 dollars pour une prime au vainqueur qui évolue à 33 750 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne possède pas de couverture médiatique.

Chevron Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Jusqu’en 2022, le premier Majeur de la saison se déroulait sur le site historique du Mission Hills Country Club, à Rancho Mirage. Mais l’argent du pétrole a rompu avec de nombreuses traditions et c’est désormais au Texas que se déroule ce premier tournoi Majeur de la saison, désormais sponsorisé par le puissant pétrolier Chevron.

Une tentative de transition a été réalisée, en faisant perdurer le rituel de la baignade de la joueuse vainqueur, qui saute, désormais, dans une vulgaire pièce d’eau au lieu du très honorifique et limpide Poppie’s Pond.

Si le LPGA Tour a gagné en primes pour les joueuses, il a perdu de ses repères et de son histoire en abandonnant la Californie pour le Texas.

Par ailleurs, en 2024, l’Américaine Nelly Korda remportait sa 5e victoire de suite, avant d’en remporter une sixième quelques semaines plus tard. Enfin, ce tournoi a gagné le surnom, par les médias américains, de « Splash tournament ».

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 132 dans un champ cadré par diverses catégories, dont celle qui comprend les 80 meilleures joueuses de la Race to CME. Mais aussi de nombreuses vainqueurs de tournois, dont celles qui se sont illustrées au palmarès de ce Majeur, lorsqu’il se déroulait en Californie.

Ainsi, c’est très naturellement que Nelly Korda, Lilia Vu, Jennifer Kupcho, Patty Tavatanakit, Jin Young Ko, Pernilla Lindberg, Lydia Ko, Brittany Lincicome, Lexi Thompson, Stacy Lewis et Yani Tseng sont présentes, tout comme de nombreuses vainqueurs des quatre autres majeurs comme Minjee Lee, Allisen Corpuz, A Lim Kim, Hannah Green, Ruoning Yin, Sophia Popov ou encore Céline Boutier.

Les joueuses lauréates de la saison et de la saison dernière sont présentes, et notamment Ingrid Lindblad qui vient de remporter le dernier tournoi.

D’autres catégories permettent de qualifier le reste du champ comme celles qui ont réalisé un Top 10 ces dernières années, dans ce Majeur. Trois rookie entre dans le champ au titre de la catégorie du Top 40 du Rolex Ranking. Il s’agit de Miyu Yamashita, Akie Iwai et de Ina Yoon.

Manon de Roey et Chiara Tamburlini ont obtenu leur qualification au titre de la catégorie Top 2 du LET, alors que plusieurs amateurs sont invitées et notamment l’Anglaise Lottie Woad, l’Américaine de 16 ans Asterisk Talley et l’Espagnole vainqueur de l’Ausgusta National Women’s Amateur Carla Bernat Escuder. 

Chisato Iwai rejoint sa sœur aux côtés de sa compatriote Saki Baba, l’Italienne Benedetta Moresco, mais aussi huit Chinoises dont Miranda Wang et Yu Liu.

Pauline Roussin-Bouchard est la seconde Française à entrer dans ce champ en étant au-delà du Top 100 de la Race, mais au-dessus de la 115e place. Laissant ainsi Perrine Delacour à la 118e place provisoire de la Race, en liste de réserve.

Alors que In Gee Chun, qui est 122e de la Race, est dans le champ grâce à ses victoires en tournoi et en Majeur.

Comme toujours, un Cut après deux tours conservera les 65 meilleures et ex æquo.

Les invitations sponsor

Place à la jeunesse dans cette catégorie avec des joueuses amateurs qui constituent l’avenir du golf mondial.

  • Gianna Clemente (USA)
  • Jasmine Koo (USA)

La liste détaillée du champ => ICI

Les amateurs du champ

Elles sont huit cette année dont Lottie Woad qui était déjà qualifiée dans cette catégorie l’année dernière.

Les rookie du champ

  • Saki Baba
  • Jenny Bae
  • Akie Iwai
  • Chisato Iwai
  • Ingrid Lindblad
  • Cassie Porter
  • Kate Smith-Stroh
  • Rio Takeda
  • Miranda Wang
  • Miyu Yamashita
  • Ina Yoon
  • Yahui Zhang

Le parcours

C’est au Texas que ce premier Majeur continue d’être accueilli, sur l’un des deux prestigieux parcours de The Club au Carlton Woods. Décrit comme le rêve des golfeurs, ce tracé est l’œuvre de Jack Nicklaus. Situé au Nord de la ville de Houston, ce golf est enclavé entre une zone urbanisée et une bande de forêt sillonnée par la rivière Spring Creek. Deux parcours existe, celui créé par Tom Fazio dénommé Tom Fazio Championship et celui créé par Jack Nicklaus, dénommé Jack Nicklaus signature course. Le Golden Bear, considère,d’ailleurs, que ce tracé est l’un de ses 18 meilleurs parcours.

Planté en bermudagrass, du tee au green, sur un sol sablonneux, ce parcours offre un cadre boisé à la manière d’un grand jardin. Un seul Par 5 à l’aller pour deux au retour, dont le dernier au 18, qui sera, probablement, cette année encore, le trou qui arbitrera la finalité de ce Majeur. Avec 6824 mètres, dans sa version officielle pour ce tournoi, il devrait encore avantager les joueuses qui ont de la distance tout en préservant la stratégie. D’autant que cette année le tracé est un peu plus long et passe de 6296,54 mètres à 6319,41 mètres. Les trous 3, 4, 5, 9, 11 et 14 sont légèrement allongés. Quant au stimpmeter il est donné à 12 à titre indicatif, mais il est susceptible d’évoluer.

Si les obstacles d’eau en jeu sont toujours au nombre de neuf, trois bunker ont été ajouté aux 59 précédents, en 2023.

Quant au stimpmeter il est de 12, ce qui est devenu une norme sur le LPGA Tour pour les tournois majeurs. Une vitesse à peine plus rapide que le reste des green tout au long de la saison.

Le record du parcours au Texas

  • 64 : Brooke M.Henderson (2024 au 1er tour)

Le record du tournoi au Texas

  • -13 : Nelly Korda (2024)

La tradition du plongeon

Il est de tradition que la joueuse qui s’impose dans ce premier Majeur de la saison plonge dans la pièce d’eau du 18. Si nous sommes très loin du côté glamour qu’offrait le Poppie’s Pond, à Rancho Mirage, l’organisation de ce tournoi au Texas tente de faire perdurer la tradition. Une tradition initiée par la joueuse Américaine Amy Alcott, en 1988, qui a spontanément sauté dans ce qui était encore que la prolongation de la pièce d’eau, autour du green, et qui fut aménagée, pour la circonstance, quelques années après cette initiative. Ainsi, le saut dans ce bassin dénommé Poppie’s Pond en l’honneur d’un ancien directeur du parcours, est devenue une tradition que le Chevron Championship tente de faire perdurer, au Texas. La dernière joueuse qui a eu l’honneur de sauter dans le Poppie’s Pond est l’Américaine Jennifer Kupcho.

Les anciens vainqueurs

Les douze dernières victoires

  • 2024 : Nelly Korda (-13)
  • 2023 : Lilia Vu (-10)
  • 2022 : Jennifer Kupcho
  • 2021 : Patty Tavatanakit
  • 2019 : Jin Young Ko
  • 2018 : Pernilla Lindberg
  • 2017 : So Yeon Ryu
  • 2016 : Lydia Ko
  • 2015 : Brittany Lincicome
  • 2014 : Lexi Thompson
  • 2013 : Inbee Park
  • 2012 : Sun-Young Yoo

La victoire française

  • 2003 : Patricia Meunier-Lebouc

Les 5 premiers vainqueurs

  • 1972 : Jane Blalock
  • 1973 : Micky Wright
  • 1974 : Jo Ann Prentice
  • 1975 : Sandra Palmer
  • 1976 : Judy Rankin

Dotation et primes

La dotation initiale, en 1973, fut de 110 000 dollars. Cinq ans plus tard elle va dépasser les 200 000 dollars pour atteindre 300 000 dollars en 1982. La barre du million de dollars est atteinte en 1998 et c’est l’Américaine Pat Hurst qui bénéficie de la plus forte prime, soit 150 000 dollars. A partir de 2007 la dotation se stabilise à 2 millions de dollars jusqu’en 2014, pour une prime de 300 000 dollars, au vainqueur. Puis, cette dotation sera en constante hausse au regard de l’engouement que suscite le golf féminin, mais aussi sous l’impulsion de son commissaire principal, Mike Whan, qui va contribuer à développer le LPGA Tour. Ainsi, ce sont 2,5 millions de dollars en 2015 avec une augmentation de 100 000 dollars, chaque année, jusqu’en 2018.

L’année suivante, le tournoi proposa 3 millions de dollars pour une prime de 450 000 dollars. Et en 2022, ce fut une augmentation spectaculaire de la dotation qui passa à 5 millions de dollars pour une prime de 750 000 dollars, au vainqueur, dont Jennifer Kupcho bénéficiera.

En 2023, à l’occasion du transfert vers le Texas, c’est à nouveau une augmentation de la prime de 100 000 dollars qui fut annoncée. Et en 2024, ce fut une nouvelle augmentation de 100 000 dollars, pour une dotation globale de 5,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 780 000 dollars. Mais, quelques semaines avant le tournoi, la LPGA annonçait une évolution importante de la dotation, la plaçant sous la barre des 8 millions de dollars (7,9 M$) pour un chèque à la joueuse vainqueur de 1,2 million de dollars.

Et cette année, la barre symbolique des 8 millions de dollars est atteinte laissant la prime au vainqueur à 1,2 million de dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

JM Eagle LA championship : Ingrid Lindblad sacrée sans surprise !

Ce tournoi aura été animé, du premier au dernier tour, avec un leaderboard très hétérogène où de nouvelles figures sont venues se mêler à la lutte pour la victoire. Et parmi elles des rookie dont le talent est déjà connu de longue date. Il ne restait plus qu’à l’une d’elle de le confirmer.

Cette dernière journée au nord ouest de Los Angeles, sur ce parcours du El Caballero Country Club est un galop d’essai réussi. Le parcours se prête parfaitement au spectacle d’un tournoi de golf du LPGA Tour et la météo fut globalement de la partie, en s’améliorant à l’entame du week-end.

Par ailleurs, la hiérarchie mondiale a été bousculée par la performance de nombreuses rookie, ce qui a permis de favoriser les projections de victoires en laissant l’ouverture à plusieurs scénarii.

Ainsi, dimanche matin, la tête de ce tournoi était partagée par trois joueuses dont deux rookie que sont la Suédoise Ingrid Lindblad et la Japonaise Akie Iwai. L’Américaine Lauren Coughlin complétait ce trio qui caracolait en haut du tableau avec le score de –17, devant la Sud-coréenne et rookie Ina Yoon, et à la 5e place, un trio composé de Nelly Korda, Rio Takeda et Minjee Lee à –14. La Japonaise Takeda étant en tête du classement des rookie.

Une autre rookie était en bonne position dans ce Top 10 à la 8e place, avec le score de –13. Il s’agissait de la Japonaise Miyu Yamashita qui continue d’impressionner.

Bien que l’heure soit tardive, cette dernière journée valait d’être suivie, d’autant que le lundi de Pâques offrait l’assurance d’une grasse matinée. En regrettant que les groupes aient été constitués avec deux joueuses, car l’on aurait aimé voir les trois leader évoluer ensemble, ces parties de deux ont eu l’avantage de faire avancer le jeu plus rapidement et de créer un match à distance, pour la victoire.

Partie dans l’avant dernier groupe, avec la Sud-coréenne Yoon, l’ancienne numéro un mondial amateur Ingrid Lindblad trouva tout de suite un birdie sur le trou n°1. Mais à ce moment, c’est la Japonaise Nasa Hataoka qui retenait l’attention, car en s’étant élancée 2h40 avant la Suédoise et 2h50 avant le dernier groupe, elle était en train de conclure une journée exceptionnelle. Après être passée à –10, avec un birdie au 1, Hataoka sortait de l’aller en 33, sans bogey. Et au retour, c’est au trou n°14 qu’elle enclencha le turbo pour débuter une suite de birdie qui allait prendre fin au 18. En signant une dernière carte de 63, la Japonaise de 26 ans aux six victoires, égalait le meilleur score du tournoi sur ce parcours, déjà détenu par Buhai au 1er tour et Lindblad au second.

Ainsi, après sept trous, alors que Hatoaka était au club house à la seconde place avec le score de –18, la Suédoise Lindblad occupait la tête en ayant concédé un bogey sur le Par 4 du 3, et obtenu deux birdie juste après, puis un nouveau bogey et un autre birdie. Au trou n°8, elle augmentait son avance et sortait de l’aller en 33, à –20.

Immédiatement, les esprits s’agitèrent, car la première victoire de la Suédoise semblait en route.

Mais au retour, Lindblad ne parvint pas à maintenir ce rythme. Et derrière elle, le groupe composé de Akie Iwai et de Lauren Coughlin en avait un peu sous le pied, de sorte que le doute s’installa, quant au nom de la joueuse qui allait succéder à Hannah Green.

Akie Iwai et Coughlin animatrices de la fin de journée

La Japonaise Akie Iwai, dont la sœur Chisato tentait de se construire plus d’opportunités de birdie, un peu plus bas dans le classement, avait connu un aller assez calme, comportant deux birdie coupés par un bogey sur le Par 3 du trou n°6. Sortant des neuf premiers trous avec le score de –18, elle faisait jeu égal avec sa partenaire Coughlin, qui, comme à son habitude, ne lâchait rien, dés fois qu’il y a la possibilité de jouer un troisième titre en playoff. Et dans ce domaine, elle commence à avoir de l’expérience.

Après 12 trous, Lindblad restait en tête mais avec le score de –21, en ayant signé un sixième birdie sur le Par 5 du 11, avec une balle à environ 2 mètres à gauche du trou. Et ce serait là son dernier birdie, ce qui eu comme conséquence de créer de la tension et du suspense, sur la dernière heure de ce tour final.

Peu après, ce fut Akie Iwai qui exploita ce Par 5 en y signant, elle aussi un birdie pour progresser à –19. Alors que Lauren Coughlin avait plus de mal à bien placer ses balles sur les green. On crut alors que les deux rookie (Lindblad et Iwai) allaient se retrouver ex æquo et partir offrir un playoff exceptionnel aux fans.

Mais Lauren Coughlin commença à réagir alors que Akie Iwai vit son jeu se désunir. Pour autant, elle parvint à inquiéter la Suédoise, qui n’arrivait plus à serrer les mats et à rentrer de birdie, en trouvant un nouveau birdie sur le Par 4 du 14, lui permettant d’évoluer à –20. Soit un coup derrière Ingrid Lindblad. Si les mises en jeu de Iwai manquait parfois de précision, ses attaques de green l’étaient bien plus que celles de la Suédoise. Ainsi, la Japonaise eut un putt d’environ 1,50 mètre pour pour passer seule seconde. Alors que Coughlin piétinait à –18 et semblait hors jeu.

Sur le Par 5 du 16, Iwai lâcha sa mise en jeu complètement à droite, laissant sa balle rebondir sur le chemin des voiturettes, avant qu’elle ne termine sa course folle dans le rough sous les arbres. Pour autant, un peu à la manière de McIlroy lors du dernier tour du Majeur d’Augusta, elle réalisait un superbe second coup, avec une balle qui tourna de gauche à droite avant d’attraper un bout de green. Ce coup technique permit à la Japonaise de se construire une nouvelle chance de birdie ayant eu d’abord, un putt pour eagle à environ 20 mètres, qui laissa sa balle à 20 centimètres du trou. Et si cette balle était tombée, il est évident que Akie Iwai se serait imposée en laissant dans les mémoires un spectacle comme seul le LPGA Tour sait en produire.

Mais c’est avec un birdie que Iwai sortit de ce trou, et en position de co-leader, ce qui modifia, subitement, la possibilité d’une victoire suédoise. Lindblad allait-elle se faire coiffer sur le poteau, par Iwai ? Cette question s’installa dans les esprits.

De son côté, Lauren Coughlin ne manqua pas cette occasion de s’extraire du sur place dans lequel elle était engluée depuis le trou n°8, et passa à –20, après son birdie du 15.

Tout s’accéléra donc d’un coup, menaçant de plus en plus la position de leader de la Suédoise, qui jouait, pourtant de manière très solide et assez calmement.

Et tout allait basculer sur le dernier trou, après que Lindblad eut clôturé sa journée avec ce score de –21, figé par une suite de Par, entre le trou n°12 et le n°18.

A l’extérieur du club-house, la Suédoise grignotait un encas, scrutant ses deux adversaires sur le green du 18.

Iwai venait de trouver le green avec une balle qui resta coincée dans le rough, au fond. Et Coughlin envoya la sienne dans le bunker.

Si l’Américaine était hors jeu pour la victoire, avec son score provisoire de –20, elle pouvait rentrer cette sortie et égaliser le score de Lindblad et Iwai, en s’invitant en playoff.

De son côté, Iwai n’avait qu’à ajuster son premier putt pour assurer le Par au second coup, et s’offrir une rallonge pour tenter d’aller chercher la victoire. Mais le golf est cruel et dans des moments où la pression s’invite, un manque de lucidité peut vite balayer les options les plus évidentes.

La sortie de bunker de Coughlin laissa sa balle trop loin du mat, pour lui laisser un putt facile pour le Par. Celui de Iwai, depuis le rough, fit dépasser sa balle d’un peu plus d’un mètre, et offrit ce roulement de tambour qui serra les cœurs et les estomacs. Coughlin manqua son putt et concéda un bogey. Puis, Akie Iwai prit le temps de lire soigneusement sa ligne et se mit à l’adresse. La balle se mit en mouvement et rapidement chacun put la voir partir un peu à gauche.

Saisie par cette action qui venait de voir la Japonaise concéder un bogey, Ingrid Lindblad eut un moment de réflexion et de surprise, avant de comprendre qu’elle venait de remporter son premier titre sur le LPGA Tour, après son quatrième départ, cette saison et un abandon puis un Cut manqué. « Après ce début de saison difficile, c’est simplement… enfin je veux dire qu’il ne faut jamais s’y attendre » lâcha la Suédoise émue. « J’y suis arrivé après quelques départs, c’est un peu fou » continuait-elle, avant d’aller retourner embrasser sa mère. Lindblad qui aura également un mot pour son idole Annika Sorenstam : « elle a tant donné pour nous pour le golf féminin, elle est une source d’inspiration » confiera l’ancienne numéro un amateur, que la majorité des observateurs voyaient s’imposer sur le LPGA Tour, mais pas aussi rapidement.

En conférence de presse, Ingrid Lindblad s’exprimera un peu plus sur ce qu’elle a ressenti sur le parcours, dans cette dernière journée : « j’avais l’impression de gagner un trou à la fois. J’ai regardé le classement à plusieurs reprises et j’ai vu que j’avais trois coups d’avance, à un moment donné. Je me disais simplement « continue à faire de bons coups ». j’aurais pu faire quelques birdies supplémentaires sur les neuf derniers trous, mais rien ne semblait vraiment vouloir tomber » confia la Suédoise. « J’avais l’impression d’essayer de ne plus savoir si j’étais je jouais 5 sous le Par ou en dessus. Je voulais juste vivre l’instant présent et ne montrer aucune émotion. Mais parfois, c’est difficile de ne rien montrer », expliquait-elle.

Lindblad qui revint, également, sur son passage par l’Epson Tour estimant que ce circuit l’a préparée à mieux intégrer le LPGA Tour. Rappelons qu’elle n’y a joué qu’une saison et qu’elle s’est imposée après son 7e départ, et une seconde place au tournoi qui a précédé sa victoire. Lindbald qui n’a eu besoin que de 9 tournois, en 2024, pour intégrer le Top 10 de la Race et terminer à la 6e place.

Grâce à cette victoire, Ingrid Lindblad assure ses droits de jeu pour les deux prochaines saisons, obtient sa qualification au prochain US Women’s Open, et se positionne à la 4e place du classement annuel des rookie au milieu des Japonaises Chisato Iwai (5e), Akie Iwai (3e), Miyu Yamashita (2e) et Rio Takeda (1ère).

Des Japonaises qui se montrent particulièrement performantes cette saison, éclipsant le règne des Sud-coréennes et des Thaïlandaises, qui ont dominé sur le LPGA Tour, ces dernières années.

Delacour en progrès, Boutier dans l’ombre

Les deux Françaises qui ont réussi à franchir le Cut ont été peu vues durant ces quatre jours, bien que Perrine Delacour ait fait sensation, vendredi, en signant une carte de 66, pour se placer à la 12e place. Alors qu’elle avait en ligne de mire sa qualification pour le prochain Majeur, ses espoirs se sont envolés, samedi, en ne parvenant pas à s’adapter au changement des conditions de jeu. De même que la fatigue liée au décalage horaire et son trajet de l’Afrique du sud vers la Californie ont pesé dans ce résultat. Sa carte de 75 la renvoyait à –6, et malgré une bonne réaction dans ce dernier tour, en jouant 68, pour un score total de –10, elle reste en dessous du Top 100 de la Race. Souhaitons de revoir Perrine Delacour rapidement sur le LPGA Tour car elle semble en capacité de le réintégrer, dès cette saison.

Quant à Céline Boutier, elle termine ce tournoi à la 52e place, avec le score de –8, avec In Gee Chun, Sei Young Kim, Ira Naveed et Na Rin An.

Prochain tournoi du LPGA Tour, cette semaine, avec le Chevron Championship au Texas.

Le classement provisoire => ICI

L’interview en conférence de presse d’Ingrid Lindblad

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JM Eagle LA Championship : Iwai et Coughlin rejoignent Lindblad en tête !

Ce tournoi a encore offert du beau spectacle, de celui que l’on aime en golf, avec un leaderboard qui a été totalement remanié avec l’arrivée du beau temps. Et deux rookie se sont portées en tête, et pas n’importe lesquelles.

Le soleil a fait son apparition, la température ambiante a progressé de plusieurs degrés et subitement certaines joueuses ont complètement perdu pieds quand d’autres se sont parfaitement bien adaptées à ce parcours dont les green furent moins réceptifs, donc plus roulants.

Mais d’autres ont réussi à s’adapter et parmi elles des joueuses qui s’étaient déjà illustrées depuis le début de la semaine. Aussi, n’est pas surprenant de voir, en tête, l’Américaine Coughlin qui a signé, depuis jeudi, trois cartes régulière nettement sous le Par. Plus surprenant est la présence de la Suédoise Ingrid Lindblad qui joue des coudes au milieu d’un champ de joueuses expérimentées et qui s’est maintenue en tête. En revanche, la sensation du jour est la progression de la Japonaise Akie Iwai, qui jouait, pour la première, en compagnie de sa sœur sur le LPGA Tour. Et il convient de se dire que celle qui s’imposera ce dimanche est probablement dans ce trio.

Iwai fut la première à rentrer au club house en ayant progressé de 11 places. La Japonaise, certes rookie sur le LPGA Tour, n’est pas du tout une débutante qu’il faut sous estimer. Joueuse réputée du Japan LPGA, Akie Iwai est déjà six fois vainqueurs sur le circuit nippon, tout en ayant signé deux Top 10 en Majeur, sur le LPGA Tour, l’année dernière. C’est avec un eagle que la Japonaise a débuté sa journée, au trou n°1, marquant, une fois encore les esprits, après celui de la veille par une approche rentrée.

Puis, s’en suivit une longue suite de Par avant que la Japonaise ne signe un nouveau birdie pour passer à –12, en sortant du green du Par 5 du trou n°7. Mais c’est sur le retour, cette partie du parcours qui continue de poser des problèmes à plusieurs joueuses, que Iwai a fourni son effort. Alignant trois birdie à la suite, elle frappait un grand coup pour se positionner seule en tête à –15, après le Par 4 du 12. Mais derrière elle, plusieurs joueuses agressaient le parcours, et notamment Lauren Coughlin, qui s’est élancée deux groupes plus tôt. Mais aussi la Sud-coréenne, Ina Yoon, également rookie, qui allait signer l’une des meilleures cartes du jour.

Yoon s’était élancée près d’une heure trente avant le dernier groupe, celui de Lindblad et Buhai. Après un aller en 31, vierge de bogey, elle connaissait un coup d’arrêt à sa progression sur le Par 4 du 10. Cette rétrogradation à –11 allait vitre être effacée par une suite de trois birdie, en cinq trous, et un c’est au 18 que Yoon réalisa son dernier putt pour birdie, à bonne distance du trou, lui permettant de se positionner à –15. Ce score allait être la référence sur cette fin de journée. « Aujourd’hui il a fait vraiment chaud donc je me suis mieux sentie pour être agressive » confia Ina Yoon. « Et donc mieux me positionner près près mats », ajoutait-elle. « Et puis mon caddie m’a donné les bonnes distances pour faire les meilleurs coups. Nous n’avons pas beaucoup passé de temps ensemble, simplement trois semaines, mais j’ai vraiment confiance en lui parce qu’il me donne les bonnes informations, si bien que j’ai pu réaliser de bons coups et de bons putt » expliqua la Sud-coréenne qui est dans la course pour le titre de rookie de l’année.

Des derniers trous sous tensions

Après Ina Yoon ce fut au tour des sœurs Iwai de clôturer leur journée, et Akie, nettement plus à l’aise que sa sœur Chisato, avait créé la sensation dès le début de la journée, comme décrit plus haut. Sur les derniers trous, elle se montra tout aussi incisive et réussit à signer deux derniers birdie. Le premier sur le Par 5 du 16 et l’autre sur le Par 3 du 17, où elle alla chercher le mat, malgré la fermeté des green. En passant à –17, Akie Iwai passa seule en tête, et un doute flotta quant classement final de cette journée. Si chacun constatait que Ashleigh Buhai était en difficulté et qu’elle ne serait plus leader, Lindblad et Coughlin pouvaient encore revenir aux côtés de la Japonaise.

Ce fut donc un duel, à distance, que la Suédoise et l’Américaine se livrèrent pour aller chercher les derniers birdies qui manquaient à leur carte, pour se placer au plus près du leader, avant le dernier tour. Et après 14 trous, Coughlin se positionnait à –15, à égalité avec Ina Yoon au club house. Alors que la Japonaise Rio Takeda et l’Américaine Nelly Korda étaient à –14, elles aussi au club house, et que seule Lindblad avait suffisamment de terrain pour combler son retard.

Plus en réussite, la Suédoise enchaînait les birdie, si bien qu’elle se retrouva seule à la seconde place, grâce à un 4e birdie sur le Par 4 du 14. Au 13, elle avait fait la démonstration de son agressivité, en allant chercher le mat, qui lui offrit un putt facile pour birdie. Manifestement très bien épaulée par son caddie, Scott Leonard, l’ancienne numéro un mondial avait la capacité de revenir en tête, voire de faire mieux que Iwai.

De son côté, Coughlin stagnait avec des suites de Par, depuis le trou n°6, mais affichait cette même détermination qu’on lui a connu depuis ses deux premières victoires, l’année dernière.

Finalement, sur le Par 5 du 16, l’Américaine parvenait à placer sa balle, sur le green, à environ 1,50 mètres du mat, lui promettant un birdie pour, enfin, faire évoluer son score. Ce putt lui permit de passer à –16, et de rejoindre Lindblad à la seconde place. Le leadership de Akie Iwai était désormais menaçait par deux joueuses, qui avait entre un et deux trous pour faire la différence.

Coughlin saisit sa chance, sur le 18 avec une balle qui tomba très tôt sur le green et qui roula jusque sous le mat, à environ 1,20 mètres. Ce coup bien calculé lui permit de rejoindre Iwai à –17, laissant les observateurs dans l’attente de la réaction de Linblad, qui était à l’attaque du green du 16. La Suédoise envoya sa balle, au second coup, une vingtaine de mètres sous le green, lui offrant un chip pour ajuster le troisième coup. Et c’est avec un putt d’environ 1,50 mètre qu’elle signa son dernier birdie pour se placer co-leader avec Iwai.

Ainsi, en quelques minutes, Coughlin et Lindblad firent basculer le scénario de ce moving day, égalant le score total réalisé par Akie Iwai.

Mais ce sont bien la Japonaise et l’Américaine qui rejoignaient la Suédoise en tête, car cette dernière occupait cette position de co-leader, la veille, avec la Sud-africaine Buhai qui a perdu plus qu’elle n’avait gagné, au second tour. En jouant +5, Buhai a perdu 38 places et toutes chances de s’imposer. Mais elle n’est pas la seule à avoir été victime de cette journée.

Tout est à refaire pour Delacour

Alors qu’elle avait réussi deux belles premières journées, la Française Perrine Delacour, qui affichait un état d’esprit serein et même de la confiance en interview, a perdu tout l’avantage qu’elle avait conquis vendredi, en signant une terrible journée en +3, sans prendre un seul birdie. Avec des green moins réceptifs, elle n’est pas la seule à ne plus avoir réussi à se donner des opportunités de birdie, et c’est ici que l’on voit la compétence des meilleurs à rapidement s’adapter aux changements des conditions de jeu, d’un jour à l’autre.

Alors qu’elle était projetée à la 81e place la Race, et donc susceptible de rentrer dans ce Top 80 qui pouvait lui faire espérer une qualification pour jouer le premier Majeur de la saison, Perrine Delacour est retombée à la 130e place, avec un scénario qui n’est pas sans rappeler la fin de sa dernière saison sur le LPGA Tour. Il lui reste, cependant, ce dernier tour, pour caler son jet et sa stratégie sur ce parcours qui sèche, et dont les green son plus roulants.

Quant à Céline Boutier, elle ne décolle pas des places du fond. La voici 61e après une journée dans le Par. Elle aussi a du mal à bien appréhender ce tracé du El Caballero.

Retour, cette nuit, en périphérie de Los Angeles, pour suivre ce dernier tour, où deux rookie ont la possibilité d’aller chercher leur première victoire sur le LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

JM Eagle LA Championship : Delacour en forme, Lindblad co-leader !

Cette seconde journée, toujours plongée dans la fraîcheur, a vu le haut du leaderboard évoluer avec l’arrivée de joueuses qui ont l’expérience du tour comme celles qui sont classées parmi les rookie. Et une Française a brillé dans cette journée, se retrouvant à la porte du Top 10 !

Est-ce le parcours, les conditions climatiques, la forme du moment où tous ces éléments réunis qui font que l’on peut assister à des journées très attractives ? Sans doute un peu de tout ça en même temps. Cette seconde journée fut captivante, et un peu angoissante, à certains moments, notamment pour le clan Français qui a suivi la progression de ses quatre joueuses, en espérant toutes les voir jouer ce week-end. Hélas, seulement deux d’entre elles ont franchi le Cut et la rookie du moment a encore manqué le Cut. Alors qu’en haut du leaderboard, une autre rookie s’est installée en tête, s’offrant un énorme coup de projecteur.

Lindblad, leader après 4 départs

C’est donc la Suédoise Ingrid Lindblad, ancienne numéro un mondial amateur, qui termina 3e de l’Augusta National Women’s Amateur en 2024, qui vient de rejoindre la Sud-africaine Ashleigh Buhai, en tête de ce tournoi. Tous les observateurs attendaient une telle performance de cette joueuse de 25 ans, qui a pris son temps pour rejoindre les rangs des professionnelles. Et ne pas griller les étapes et à coup sûr la marque des pragmatiques, tranchant avec celle des rêveuses, qui se voient sur le LPGA Tour alors qu’elles ont du mal à passer un Cut sur le Letas, le LET ou l’Epson Tour.

Partie du Tee n°1, à 12h37, en compagnie de Akie Iwai et de l’amateur Caroline Canales, Lindblad a tout de suite trouvé le chemin du birdie avant d’aligner une suite de quatre birdie, entre le par 4 du trou n° 3 et le Par 3 du trou n°6. Progressant rapidement de –5 à –10, la Suédoise allait connaître son premier bogey au trou n°10, sans que cela la déstabilise. En effet, dès le Par 5 du 11, Ingrid Lindblad signait une nouvelle suite de 4 birdie, lui permettant de rejoindre la tête du leaderboard, pendant que la Sud-africaine Ashleigh Buhai fournissait son effort, pour rester en tête. « J’ai manqué quelques green aujourd’hui, notamment au 13. Ma balle est tombée dans le bunker. Mais autrement ce fut super facile » expliqua Lindblad. « Je me suis contentée de toucher les green et de rentrer les putt » complétait-elle, comme pour souligner la facilité avec laquelle elle a évolué sur ce parcours qu’elle découvre cette semaine. Comme beaucoup d’autres.

Pour ce week-end, la météo doit s’améliorer et l’augmentation de la température ambiante devrait favoriser le vol de balle. « La balle pourrait aller plus loin, mais à part ceci, je pense que ce sera juste agréable de jouer avec un peu de soleil et de chaleur » confiait Lindblad qui ne compte pas changer sa manière de jouer.

C’est donc la première fois que la Suédoise se retrouve en tête d’un tournoi du LPGA Tour, en marquant les esprits avec une carte de 63. Et ce ne fut pas le seul événement du jour.

Delacour à la porte du Top 80 de la Race !

Une Française a crevé l’écran ce vendredi, sans que l’on puisse la voir pour autant. Il s’agit de Perrine Delacour, qui avait déjà fourni du bon travail dès la première journée, en se positionnant à –3 quand Céline Boutier n’avait pu faire mieux que –1. Tandis que la rookie Française, Adela Cernousek limitait la casse en jouant dans le Par et que Pauline Roussin-Bouchard, qui fournit de bons résultats sur le LET, jouait également –1.

Malheureusement, seulement deux d’entre elles franchissaientt le Cut et Perrine Delacour, galvanisée par sa victoire en Afrique du sud, allait effectuer une formidable remontée. Son début de journée se concrétisa par deux Par, et c’est seulement au trou n°3 qu’elle signait un premier birdie, pour rejoindre le niveau du Cut, qui venait d’évoluer à +4. Chacun sait qu’un Cut évolue tout au long de la journée et qu’il vaut mieux se mettre à l’abri, avec un ou deux coups de plus sur la carte.

Hélas, Delacour concédait un bogey sur le Par 3 du trou n°6 l’obligeant à redoubler d’effort. Et au retour, après un birdie au 9, alors que d’autres ont aligné des suites de Par, la Française allait augmenter le rythme. Ce fut un troisième birdie sur le Par 5 du 11, puis un birdie sur le Par 4 du 14, lui permettant de passer –6 et de se retrouver à l’abri, bien au-dessus de la ligne de Cut. Pouvait-elle faire mieux et surprendre, en allant chercher une position plus haute dans le leaderboard ? Ce fut cette question qui hanta les esprits de ceux qui suivaient sa journée. Tous les espoirs étaient permis puisque qu’il restait un dernier Par 5 à exploiter. Celui du 16 où 60 joueuses y signeraient un birdie, ce vendredi. Et 140 sur l’ensemble des deux jours. Réputé facile, ce trou ne pouvait que sourire à la Française. Et c’est un eagle que Delacour signa apportant plus que nécessaire pour la placer dans la meilleure position qu’il soit, à l’amorce du week-end. Et comme une cerise sur le gâteau, la Française, manifestement en pleine possession de ses moyens, réalisant un birdie sur le Par 3 du 17. Sortant de cette journée avec le score de –9 pour une carte de 66, Perrine Delacour se hissait à la 12e place du classement provisoire, tout en se retrouvant projetée 81e à la Race.

Une excellente nouvelle pour elle, puisque ce résultat et cette projection lui ouvre désormais une porte vers la qualification pour le premier Majeur de la saison.

Perrine Delacour n’a donc plus qu’à continuer à jouer sur ce rythme ce week-end, et intégrer le Top 10 de ce tournoi, ce qui serait un retour exceptionnel pour celle qui, il y a deux ans, réalisa la tournée asiatique en faisant partie des 60 meilleures mondiales du moment.

Quant à Céline Boutier, elle a, elle aussi, bien joué, en parvenant à signer une carte de 68 et un score total de –5, lui assurant sa place dans le groupe des qualifiées pour le week-end.

Pauline Roussin-Bouchard a vécu une journée dans le Par, sans jamais parvenir à évoluer sur le rythme de ses aînées, alors que Adela Cernousek s’est effondrée en concédant un double bogey, dès son premier trou, pour terminer sa journée avec quatre bogey et sept Par, sur les 12 derniers trous. L’espoir Française qui laisse un sentiment d’amertume alors que beaucoup la voyaient plus performante dans cette première saison. Elle va devoir vite réagir, car la mi-saison approche à grands pas, avec le premier rafraîchissement du classement de la Race, également.

Les progressions du jour, et les gadins

On avait vu l’Australienne Minjee Lee en difficulté au premier tour, avec son long putter et ses approches de green, dont une frôla la pièce d’eau, tout en tombant dans la zone à pénalité. La voici 3e, derrière le duo Buhai Lindblad, à –12, en ayant signé une belle carte de 65. « J’ai joué de manière très solide. J’ai rentré un paquet de bons putt à une bonne distance » confia l’Australienne après sa journée. « Certains green étaient plus souples et la plupart du temps ils se détendaient. J’avais l’impression de ne pas être proche des trous donc j’ai cherché à rentrer plusieurs longs putt » confia l’Australienne, qui a adopté le long putter depuis le début de cette saison.

Minjee Lee qui signe une journée vierge de bogey, dans ce second tour, démontrant qu’il y a de la place pour signer des birdie sur ce parcours, dont les fairway sont larges.

Derrière, trois joueuses sont à –11, dont la Japonaise Miyu Yamashita, seconde du classement des rookie derrière sa compatriote Rio Takeda. Avec son petit gabarit, Yamashita a déjà conquis une partie des fans du LPGA Tour, depuis l’année dernière, et la voici qui confirme son potentiel en ayant signé une journée en 65, qui comporte deux bogey, un eagle et sept birdie. Elle partage cette place au classement provisoire avec l’Américaine Lauren Coughlin et la Chinoise Yan Liu, qui était co-leader la veille avec Ashleigh Buhai.

L’Américaine Andrea Lee a également fait irruption dans ce Top 10, en ayant progressé de 37 places, grâce à une journée en 65, tout comme la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn qui signe un score et une progression identiques, sans bogey et avec un eagle !

A la 12e position se trouvent des joueuses de premier plan comme Nelly Korda et Atthaya Thitikul, rejoints par la sœurs Iwai qui impressionnent par leur régularité et leur talent. Akie qui s’est illustrée dans cette journée, avec une approche rentrée sur le Par 5 du trou n°5, lui permettant de signer un inattendu eagle.

Enfin, notons la présence de la Thaïlandaise Pornanong Phatlum dans le Top 20, elle qui a regagné sa place sur le LPGA Tour, après une saison de purgatoire sur l’Epson Tour où elle a décroché sa première victoire sur le sol américain.

Menacées par le Cut, hier, plusieurs joueuses ont réalisé une remontée fulgurante dans le classement. C’est le cas de l’Américaine Brooke Matthews qui a gagné 61 places en jouant –6. Mais aussi de Nataliya Guseva, qui, passe de la 120e place à la 61e, avec une carte de 67, tout en bénéficiant de la contre performance d’autres joueuses.

L’Italienne Benedetta Moresco continue sa parfaite intégration sur le LPGA Tour, en franchissant un nouveau Cut, et la joueuse de Taipei, Peiyun Chien, qui avait réalisé un bon début de tournoi, échappe au Cut, in extremis, en jouant 73 pour un score total de +4. C’est une des plus fortes dégringolades du jour.

Le moving day, qui sera diffusé ce soir, à partir de minuit, se déroulera sans quelques vedettes que sont Brooke M.Henderson, Hae Ran Ryu, Linn Grant, Hyo-Joo Kim, Azahara Munoz, Lexi Thompson, Auston Kim ou encore Lexi Thompson et Lilia Vu. Cette dernière n’ayant pu faire mieux que le Par total pour un second tour en +3.

Le classement provisoire => ICI

JM Eagle LA Championship : un duo à –9 !

Sur les anciennes terres des conquérants Espagnoles, deux joueuses ont frôlé la perfection, sur un parcours jamais joué auparavant. Et une Française a su tirer son épingle du jeu.

Coincé entre Reseda Boulevard et Tarzana Drive, ce parcours a vu une partie du gratin mondial féminin signer les meilleurs coups et se projeter dans la partie haute du tableau. Et la première d’entre elles à s’être placée en tête fut la Sud-africaine Ashleigh Buhai, qui signa une carte de –9, frôlant le score symbolique de –10, qui aurait pu marquer un peu plus les esprits.

Partie du Tee n°10, à 08h32, en compagnie des Thaïlandaises Chanettee Wannasaen et Jasmine Suwannapura, Buhai a immédiatement trouvé un birdie avant de terminer son aller par trois autres à la suite. Sortant des neuf premiers trous en 31 (-5), elle poursuivait sa progression en rentrant un sixième birdie sur le trou n°1. Et finalement, sans jamais concéder de bogey, la joueuse de 35 ans signa une carte de –9, après un dernier bogey sur le Par 4 du 17. « Il y a des jours où vous avez des cartes sans bogey. C’est donc une bonne journée », lâcha l’ancienne vainqueur du British Women’s Open. « J’ai été très patiente et tapant beaucoup de très bons coups. Et je crois qu’il y a de bons putts à rentrer, autant que possible. Mais je pense que les drapeaux étaient dans des positions accessibles aujourd’hui, à condition de jouer les bonnes lignes et les bonnes distances » ajoutait-elle. Tout en précisant que, selon elle, les balles ne volaient pas aussi bien qu’elle l’aurait voulu, en raison de la météo du jour, assez fraîche (16°C). « Je perdais environ 5 mètres, donc il fallait bien calculer et être sûr de parvenir à faire la distance ». Une situation qui cause quelques frayeurs à certaines joueuses.

Et en fin de journée, Ashleigh Buhai était rejoint en tête par la Chinoise Yan Liu, qui connut un plus grand ascenseur émotionnel. En effet, cette joueuse qui a été un peu plus découvert par le grand public lors du Blue Bay, en Chine, au mois mars, et qui est entrée dans le champ de ce tournoi, grâce à sa 44e place au Blue Bay, qui lui a permis de remonter au classement de la Race.

Rookie en 2023, Liu et de ces anciennes pensionnaires de l’Epson Tour qui parviennent à assurer leur place au plus haut niveau mondial. Elle aussi partie du Tee n°10, elle concédait un bogey au trou n°10, avant de se ressaisir sur le Par 5 du 11, pour signer un premier birdie. Puis, après deux autres birdie (13 et 14), elle réalisait un eagle sur le second Par 5 de son aller, et passait à –4. Un nouveau birdie au trou suivant la propulsait à –5 et sur la fin de son retour elle alignait trois birdie, dont le dernier sur le Par 3 du 9. « Je crois qu’aujourd’hui tout a été parfait » lança la Chinoise de 27 ans. « Mais pas mon driver. Enfin, un petit peu quand même. Actuellement mon driver est légèrement réglé en fade donc je vais corriger ça pour demain » expliquait-elle. « Mais mes coups d’approche et mon putting ont bien fonctionné aujourd’hui. Et les green sont très rapides et cassent vite les lignes. Mais j’ai réussi à bien lire les lignes » confia Yan Liu, qui marque un peu plus les esprits, avec cette bonne performance.

A la troisième position est venue se positionner une joueuse que l’on attendait. Il s’agit de la Suédoise Frida Kinhult (prononcé Chinult), que l’on a déjà vu sur le LPGA Tour, en 2023 et 2024, et qui a surtout évolué sur l’Epson Tour. La sœur du joueur de l’European Tour, a très bien assimiler ce parcours en signant une carte vierge de bogey, pour un aller (1 –9) en 32 et un retour en 32, et trois birdie sur les trois derniers trous. « Je pense que ce fut une partie assez souple. Je pense que j’ai sauvé deux ou trois Par, avec des putt d’environ 1,80 à 3 mètres. Et hormis ça le golf fut assez facile pour une fois, donc j’espère que je vais apprécier la prochaine journée » confiait la Suédoise de 25 ans, lauréate en 2020 sur le Symetra Tour, ancien nom de l’Epson Tour.

Puis, une autre surprise est venue poindre le bout de son putter à la 4e place. C’est la Sud-coréenne In Gee Chun, dont on sait que depuis son burn out, en 2020, s’est faite plus discrète, entamant une phase de reconstruction mentale, avec le soutien de sa famille.

Triple vainqueur en Majeur, Chun n’a joué que 11 tournois l’an dernier en obtenant qu’un Top 10, avec une 8e place à l’Open du Canada. Avec cette carte de 65, elle renoue avec ce niveau qui a fait d’elle la star de l’US Women’s Open et une des icônes de l’Evian Championship. Partie du Tee n°10, à 09h05, Chun concéda un bogey sur le Par 5 du 11, ce qui n’était pas la meilleure chose pour débuter. Mais rapidement elle a trouvé un bien meilleur rythme, réalisant un birdie tous les deux trous, jusqu’à en signer deux à la suite, en fin de partie (7 et 8). La voici donc à 7, dans un groupe de 5 joueuses, avec la Suédoise championne de match play, Madelene Sagstrom, mais aussi la Sud-coréenne JeongEun Lee6, elle aussi vainqueur de l’US Women’s Open, de sa compatriote Jenny Shin, qui court toujours après sa 2e victoire, et de la Chinoise Miranda Wang, transfuge réussi de l’Epson Tour. « J’étais un peu nerveuse parce que je n’étais pas sûre de pouvoir faire de mon mieux » déclara In Gee Chun. « Mais j’ai eu un entraînement hivernal avec nouveau coach de swing, donc je pense que tout va dans la bonne direction » confiait-elle un peu plus. « J’essaie de rester concentrée sur mon jeu et de croire dans chacun de mes processus de jeu. Ca me rend un peu nerveuse, mais en même temps, j’ai écouté l’interview de Rory. Et même sans pression rien n’est plus problématique, donc j’ai confiance » expliqua In Gee Chun dans un propos qui ne manque de contradiction, naviguant entre doute et confiance. On ressent bien toute la fragilité mentale qui accompagne encore cette joueuse qui a développé, ces dernières années, un immense talent.

In Gee Chun qui a également mentionné la fraîcheur qui a accompagné les joueuses dans cette première journée, laissant certaines d’entre elles dans une sentiment d’inconfort.

Le Top 10 est complété par un groupe à –6, où se trouve, une fois encore, la Japonaise et rookie Akie Iwai, avec sa compatriote Saki Baba, elle aussi en lice pour sa première saison sur le LPGA Tour. A 19 ans, Baba a exactement le profil de la joueuse espoir, après sa première saison sur l’Epson Tour où elle a terminé 18e, et sa 24e place à la Q-série, qui lui permet de franchir une nouvelle étape dans sa carrière professionnelle. La Japonaise qui signe une carte comprenant un seul bogey, en étant partie du Tee n°1, 13h21, avec sa compatriote Yahui Zhang et l’Australienne Cassie Porter.

Et chose incroyable, Chisato Iwai suit sa sœur de près avec le score de –6, faisant des jumelles Japonaises la nouvelle référence des « Sisters players » sur le Tour.

Et dans cette liste, on cherche les résultats des Françaises dont la mieux classée n’est pas celle que l’on attendait.

Delacour revigorée !

Vainqueur la semaine dernière en Afrique-du-sud, Perrine Delacour a obtenu une place dans ce champ de joueuses, et n’a pas manqué sa première journée. Manifestement revigorée par ce succès sur le LET, l’ancienne pensionnaire du LPGA Tour qui, comme In Gee Chun, a vécu un choc émotionnel, en interrompant sa saison 2022 après l’Omnium Canadien, semble reprendre confiance, ce qui se traduit par cette première journée en –3, où elle n’a concédé que deux bogey. La Française qui a joué, ironie du sort, avec In Gee Chun, mais aussi la Paraguayenne Sofia Garcia. Avec un second départ en début d’après-midi, Perrine Delacour va avoir la possibilité de franchir un nouveau Cut sur ce LPGA Tour qu’elle a quitté à la fin de l’année 2024, un peu dans la souffrance.

Boutier, Roussin-Bouchard et Cernousek pas tirées d’affaire

La projection du Cut est fixée à –2, et aucune des trois autres Françaises en lice n’est au-dessus de cette ligne. Chacun sait que la numéro un Française démarre régulièrement lentement ses tournois, ce qui n’est pas sans nuire au résultat final de ses semaines, et qu’elle a la capacité à jouer plus bas, au second tour. Mais avec ce nouveau parcours, et beaucoup de joueuses de premier plan qui affichent un score proche du Par, on peut se demander si ce second tour tournera en faveur de nos Françaises. Car avec Céline Boutier, se trouve Pauline Roussin-Bouchard, elle aussi à –1 qui a eu du mal à se défaire de ces deux bogey qui ont ralenti sa progression. Et la joueuse du LET et ancienne numéro un mondial amateur, qui a participé à l’Augusta National Women’s Amateur, d’avoir un coup à jouer, cette semaine, notamment en terme de confiance, avant d’aborder le premier Majeur de la saison.

Enfin, Adela Cernousek est, cette semaine encore, loin du Cut, mais dans le Par, ce qui lui laisse un handicap de 2 coups, en plus de ceux qu’elle va devoir conquérir, ce vendredi, pour se qualifier. A l’opposé de Roussin-Bouchard, elle n’a pas trouvé ce birdie qui a fait la différence, avec ces deux bogey qu’elle a effacés par un birdie.

Et comme pour ses compatriotes, elle est confrontée à l’adversité, dans cette partie du tableau, avec des joueuses comme Lexi Thompson, Brooke M.Henderson, Hyo-Joo Kim ou encore Azahara Munoz et même Nataliya Guseva, à +2, qui sont capables de rebondir, d’une journée à l’autre, en signant une carte exceptionnelle.

Avec quatre Françaises au départ de ce tournoi, peut-on espérer en retrouver trois ce week-end ? Ce sera l’un des sujets de ce second tour.

Retour, cette nuit, sur le El Caballero, dès 00h00, sur le site internet de la LPGA, pour suivre la seconde journée de ce tournoi Californien, à quelques encablures des zones sinistrées par le terrible incendie du mois de janvier.

Le classement provisoire  => ICI

LETAS : un nouveau tournoi en juillet !

La seconde division du circuit européen féminin a annoncé, ce 17 avril, l’ajout d’un nouveau tournoi au calendrier 2025, comportant une dotation équivalente aux tournois les mieux dotés de la saison.

C’est au Danemark que les joueuses du LETAS (Let Access) se retrouveront fin juillet, en même temps que se déroulera le British Women’s Open, soit du 31 juillet au 2 août.

Ce nouveau rendez-vous vient compléter une saison qui comporte 17 tournois, hors le majeur britannique qui est co sanctionné par le Ladies European Tour.

Ce tournoi se jouera sur l’un des parcours du HimmerLand Resort, à 20 kilomètres de la ville de Alborg, au nord du pays. Le promoteur du tournoi, Daniel Kristensen, a déclaré : « nous sommes très fiers et heureux d’accueillir toutes les joueuses du LETAS à HimmerLand, un resort et un parcours de classe mondiale ». Et d’ajouter : « le DP World Tour a joué ici et maintenant c’est au tour des femmes ».

Quant à la dotation, elle est de 50 000 euros, ce qui correspond à la somme la plus haute qu’un tournoi régulier du LETAS reçoit.

JM Eagle LA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit du 8e tournoi de la saison.

En 2018, sur le parcours du Wilshire Country Club, est organisé un premier tournoi portant le nom de Hugel-JTBC LA Open qui va consacrer la 1ère victoire de Moriya Jutanugarn. L’année suivante, ce tournoi change de sponsor et devient le Hugel Air-Premia LA Open jusqu’en 2021 avant de devenir le DIO Implant LA Open. Ainsi, les initiales LA sont conservés, mais c’est un nouveau sponsor qui change le nom de cette épreuve, permettant à la LPGA de justifier du statut de tournoi inaugural. Car le DIO Implant s’est déroulé, en 2022, sur le parcours de Palos Verdes où, l’année dernière, a eu lieu le Fir Hills Seri Pak Championship. Néanmoins, le classement des divers vainqueurs reste attaché aux différentes éditions, c’est donc la suite du Hugel Air Premia LA Open et non la 3e édition de cette épreuve.

Cette année, le tournoi change de site, et revient sur Los Angeles.

Le Parcours

Après deux années passées à Palos Verdes, à l’ouest de Long Beach, ce tournoi retrouve la ville de Los Angeles, mais au nord du centre ville, sur le parcours du El Caballero Country Club. Un magnifique tracé qui a été créé sur le site d’un ancien ranch, vendu en 1911 par un vétéran de la guerre de Sécession, le général de brigade Harrison Grey Otis, qui fut également l’un des premiers éditeurs du Los Angeles Times. Puis, le ranch fut acheté par Edgar Rice Burroughs, qui n’est autre que le créateur du célèbre Tarzan !

En 1920, Burroughs songea que ce serait une bonne idée que de créer un parcours de golf sur une partie des terres du ranch. Et c’est en 1927 que le parcours du El Caballero accueillit le Los Angeles Open.

Mais en 1929, Edgar Rice Burroughs fut victime du krach boursier qui frappa les Etats-Unis, et il perdit l’ensemble de cette propriété. La banque récupéra la propriété et la mit en vente. Ce n’est qu’en 1955 que le domaine fut acquis par le fondateur du parcours de golf, Bernie Shapiro, qui ressuscita le El Caballero Country Club, avant d’entamer de nous travaux, pour l’amener vers ce qu’il est actuellement.

C’est Robert Trent Jones qui réalisa la réfection du parcours, en 1960 et c’est son fils, Rees, qui le rénova en 2021.

Ce tracé se distingue par de larges fairway et des green bien défendus par des bunkers à l’américaine. Par ailleurs, certains départs sont en hauteur, offrant une belle perspective sur le tracé et les environs. Enfin, quelques pièces d’eau agrémentent ce parcours. La végétation est présente sans être très dense, de sorte qu’une balle lâchée à droite ou à gauche peut vite se retrouver sur le fairway contigu. Ainsi, ce ne sont pas les mises en jeu qui devraient poser des problèmes mais bien les perspectives d’attaque de green. 

Voir la vidéo du parcours => ICI

Le champ de joueuses

Elles sont 144, comme l’an dernier, avec, bien entendu, le Top 80 de la Race qui est complété par diverses catégories comme les vainqueurs de Majeur ou les joueuses issues de l’Epson Tour et de la Q-school.

Ainsi, Nelly Korda, Hae Ran Ryu, Jeeno Thitikul, Ayaka Furue, Lilia Vu, Jin Young Ko, Esther Henseleit ou encore Allisen Corpuz et Lauren Coughlin sont dans le champ. Tout comme Angel Yin, native de cette partie de la Californie.

Vainqueur du tournoi en match-play, la Suédoise Madelene Sagstrom est également présente.

Du côté Français Céline Boutier poursuit sa saison, cette semaine, après avoir marqué l’histoire du match-play, sur le LPGA Tour, il y a deux semaines, et elle est accompagnée de Pauline Roussin-Bouchard, de Adela Cernousek et de Perrine Delacour, qui bénéficie de la catégorie du classement Epson Tour compris entre la 101e et la 125e place.

Autres européennes dans le champ, la Belge Manon de Roey, les Espagnoles Fatima Fernandez Cano, et Julia Lopez Ramirez, les Suédoises Dani Holmqvist et Ingrid Lindblad, la Suissesse Morgane Metraux ou encore la Danoise Emily K.Pedersen, qui viennent compléter ce champ où d’autres Européennes du Top 80, sont bien entendu présentes.

On note le retour de quelques stars du LPGA Tour avec la Sud-coréenne In Gee Chun, les Américaines Stacy Lewis et Lexi Thompson. Mais aussi Danielle Kang, JeongEun Lee6 et Sung Hyun Park, des étoiles qui ne brillent plus autant qu’avant, et qui cherchent un second souffle à leur carrière.

Enfin, Lydia Ko a fait l’impasse sur ce tournoi, alors que l’Australienne Hannah Green revient pour tenter de remporter un troisième succès à la suite.

Un Cut, après deux tours, conservera les 65 meilleures et ex æquo.

Les invitées sponsor

Jeunes talents et joueuse confirmée se côtoient dans cette liste d’invitées.

  • Carolines Canales – USA
  • Asterisk Talley – USA
  • Sophia Popov – Allemagne

Les joueuses qualifiées du lundi

  • JeongEun Lee5 – Corée du sud
  • Kate Villegas – USA

Les anciens vainqueurs sur ce parcours

  • 2024 : Hannah Green (-12)
  • 2023 : Hannah Green (-9)
  • 2022 : Nasa Haoaoka (-15)
  • 2021 : Brooke M.Henderson (-16)
  • 2020 : annulé
  • 2019 : Minjee Lee (-14)
  • 2018 : Moriya Jutanugarn (-12)

Sponsor, primes et dotation

Le DIO Implant ayant migré vers le parcours du Palos Verdes Golf Club, c’est donc la société JM Eagle qui succède à Hugel, qui fut le premier sponsor de ce tournoi. La société JM Eagle est une entreprise américaine spécialisée dans la fabrication de tubes en PVC de haute densité destinés à l’industrie, la plomberie mais aussi l’irrigation. Et qui a donc comme clients les clubs de golf. JM Eagle a son siège à Los Angeles et l’entreprise fut fondée par Wang Yung-Ching, un homme d’affaire d’origine chinoise, né à Taipei, qui a fondé un empire commercial à Taïwan. Il est décédé le 15 octobre 2008, dans le New Jersey, et fut classé parmi les 180 plus grandes fortunes mondiales, selon le magazine Forbes.

La dotation de ce tournoi fut 1,5 million à l’origine, lorsqu’il s’appelait le Hugel Air Premia LA Open. En 2023, avec l’arrivée de ce nouveau sponsor qu’est JM Eagle, elle doubla pour passer à 3 millions de dollars pour une prime, au vainqueur, de 450 000 dollars l’an dernier. En 2024, cette dotation augmentait encore et pour atteindre 3,75 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 562 000 dollars. Ce sont ces sommes qui restent en jeu, cette semaine.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du vendredi 18 avril au samedi 19 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du samedi 19 avril au dimanche 20 avril : 00h00 à 03h00
  • Dans la nuit du dimanche 20 avril au lundi 21 avril : 00h00 à 03h00