Solheim Cup statistiques

Maguire et Kupcho en tête des statistiques

Une semaine après le début de la dernière Solheim Cup, voici quelques statistiques qui permettent de mettre en lumière certains aspects positifs et négatifs de chaque équipe. Mais aussi que ce sont, pour chaque équipe, des rookies qui pointent en tête de ces classements.

La courbe de progression

Le bilan des cartes de fourball et des simples

Un peu passé inaperçu dans ce format match play, Lizette Salas signe 3 eagle, dont deux lors de la rencontre face à la paire Ciganda/Popov, le samedi après-midi.

Le bilan des victoires, défaites et nuls

Une fois encore, Leona Laguire et Jennifer Kupcho se distinguent, avec un avantage pour la joueuse nord irlandaise, qui n’a perdu aucun match. L’allemande Sophia Popov est la seule joueuse a cumuler trois défaite sur trois matchs.

Solheim Cup

L’Europe s’impose avec de nouveaux talents !

Photo: LPGA/Getty images

En triomphant de l’équipe américaine qui pensait disposer de tous les atouts pour la faire plier, la sélection européenne n’a pas seulement remporté une victoire. Elle a triomphé de belle manière tout en confirmant le talent de ses joueuses !

Il fallait 5 points à l’Europe pour conserver la coupe, au terme des deux journées en double qui avaient vu les rouges et bleues plier puis se rebeller avant de craquer, à nouveau, sous la pression d’une surprenante sélection européenne. Car sur le papier, le team USA comptait, dans ses rangs, les meilleures mondiales, quand l’Europe alignait un mix des meilleures européennes au Rolex Ranking ainsi qu’au classement européen. Dominées en Foursome, le samedi matin, les américaines relevaient la tête, l’après-midi, en offrant une franche résistance en sortant à égalité de points, lors des Fourballs, tout en restant derrière les européennes au classement général. Deux joueuses de la sélection européenne sortaient nettement du lot. Et elles allaient confirmer tout leur potentiel, jusqu’au dernier putt du dernier match.

Car les parties en simple étaient particulièrement attendues dans la mesure où les américaines étaient naturellement favorites. Mais des fissures dans la forteresse bâtie par Pat Hurst s’étaient faites jour. Notamment Nelly Korda qui fut totalement absente dès son premier match. Danielle Kang, pourtant très agressive et redoutable combattante, ne semblait pas également au mieux. Et ce n’était là que les fissures apparentes de l’équipe américaine. D’autres failles allaient s’ouvrir. Car sous la pression, parce que dominée 9 points à 7, les américaines devant un public totalement acquis à leur cause et une production télévisuelle partiale, n’en étaient pas moins blessées dans leur orgueil. « Nous n’avons pas réellement évoqué la stratégie, ce matin » expliquait Pat Hurst, peu avant le premier départ des simples. « Hier soir tout le monde était fatigué. Ce matin tout le monde est prêt et ce sera match après match et point après point » ajoutait la capitaine américaine qui choisissait de placer Lexi Thompon, en tête de liste, pour tenter de galvaniser les troupes, en remportant le premier point. Mais ce point ne tomba pas. Car face à Thompson se dressa une adversaire que l’américaine connaît bien pour l’avoir joué, en 2017, lors d’une partie mémorable. En pleine possession de ses moyens, Anna Nordqvist, récemment vainqueur de Majeur, et totalement remise des symptômes de sa mononucléose, allait donner du fil à retordre à la floridienne, qui semble désormais plus à l’aise avec son putting. Dominée en début de partie par la suédoise, Thompson commença à trouver le bon rythme, à partir du trou n°6. Elle revint brièvement all square avant de reperdre ce modeste avantage. C’est au trou n°9 que Thompson fragilisa la défense Nordqvist. Pendant trois trous, plana le doute d’un premier match gagné par les USA. Mais Nordqvist se ressaisit, joua plus juste quand Thompson s’éparpilla. Rentrant de très bons putt, Anna Nordqvist arrachait le nul, et l’écart de points profitait à l’Europe, qui n’était plus qu’à trois matchs et une égalité du bonheur.

Le choc Maguire/Kupcho

Ce match fut l’affrontement de deux anciennes numéro un mondial amateur et il laissera des traces. Survoltée par l’enjeu, l’irlandaise du Nord Maguire a été l’un des piliers de cette équipe. Un savant mélange de ce que Bronte Law et Suzann Pettersen ont produit en 2019. Jamais elle n’a lâché un coup. Jamais elle n’a semblé fragilisée et toujours elle est allée de l’avant, tel un rouleau compresseur écrasant tout sur son passage. Bien sûr, il y a ce match en Fourball du dimanche après-midi, à égalité avec les américaines. Mais cette petite concession est aussi associée au fait que Mel Reid, cette joueuse qui ne vivrait que pour cet événement, a été en dessous de son meilleur niveau de jeu. L’anglaise marque bien 4 des 5 points décisifs du match, mais Maguire en marque 3 et est venue sauver la situation, à plusieurs reprises, quand les américaines étaient en passe de faire basculer le score. Comme sur le Par 3 du 3, où Salas rentre le birdie pour passer All square et que Maguire rentre le putt pour birdie, quand Kupcho et Reid se contentaient du Par. Invaincue, Leona Maguire se présenta face à Kupcho, le regard caché par ses lunettes de soleil, avec cette même posture déterminée, qu’elle affiche depuis toujours. Dès le second trou, l’américaine qui avait porté le match en 4 balles, face aux européennes, faisait figure d’épouvantail. Mais cette impression ne dura pas. Rapidement, cette native du taureau se mit à bouillir. Rien ne fonctionnait comme elle l’avait espéré. Kupcho fulminait quand Maguire savourait, et même célébrait chaque coup gagné. L’américaine vécu une humiliation battue 5 et 4, au trou 14. Pourtant annoncée comme un pion stratégique de l’équipe américaine, l’ancienne vainqueur de l’Augusta amateur s’est effondrée face à la machine Maguire. Et l’irlandaise du Nord de clôturer cette Solheim Cup avec le record de matchs gagnés. Amenant le 10ème point de la sélection européenne, Maguire entrait dans l’histoire en quittant son costume de Rookie, déjà auréolé de succès.

L’inattendue Madelene Sagstrom !

Avec une victoire et deux défaites, la suédoise laissait planer le doute quant à sa capacité de briller en simple. Son adversaire, Ally Ewing avait été intraitable jusqu’ici, et nul n’imaginait que la joueuse européenne puisse faire trembler la double vainqueur du LPGA Tour. Car en Foursome, le dimanche matin, le point faible de Ewing se nomme Nelly Korda. Contrainte de porter l’essentielle du match sur ses épaules, faute de pouvoir compter sur sa partenaire, Ally Ewing avait laissé filer le match, face à la paire Maguire/Reid ! Et dès le premier trou, l’américaine passa 1up, profitant d’une petite erreur de la suédoise. Cette dernière réagit sur le trou suivant, pour revenir All square. Mais au 4, Ewing sonna la charge. Durant quatre trous elle resta 1up face à une Madelene Sagstrom lucide disposant d’un très bon jeu. Puis, Sagstrom trouva la faille et s’installa en leader de cette partie, dès le trou n°10. Menant jusqu’à 2up, au 12, Ewing remporta le Par 5 d 13. Mais Sagstrom était déterminée. Un peut loin des caméras de la réalisation américaine, qui se concentrèrent sur les matchs mieux tenus par les joueuses de Pat Hurst, Sagstrom triompha de Ewing, au 16ème trou, apportant un nouveau point à l’Europe. Bien que faisant désormais partie des joueuses vainqueurs du LPGA Tour, Madelene Sagstrom n’était pas attendue dans ses simples, comme pouvaient l’être Maguire, Nordqvist ou Castren. Et pourtant, elle fit le job et se montra digne de la confiance que Catriona Matthew lui témoigna la veille. L’Europe menait 11 à 7.

Magnifique Céline Boutier !

Sauf à être un fan absolu de la française, il était impossible de prévoir que Céline Boutier écraserait l’américaine Mina Harigae, qui avait démontré un certain talent pour mener la victoire, en compagnie de Yealimi Noh, la veille en Fourball, face à cette même Céline Boutier, associée à Sophia Popov. Et le sort a voulu que la française, mise au repos par Catriona Matthew, après son premier match en Foursomes, qui n’avait pas convaincu, se retrouve confrontée à Mina Harigae, en simple. Après 4 trous All square, la française a finalement pris la main, là encore, loin des caméras de la réalisation américaines. « J’ai joué un jeu solide, depuis le départ » assurera Céline Boutier, après le match. La française qui a vite compris à ses dépens que la clé, sur ce parcours, résidait dans la prise des fairway et des green. Jamais l’américaine ne signera de birdie dans la partie. Elle concédera même un bogey sur le Par 5 du 8, permettant à la française de passer 2up. Puis, au trou suivant, Céline Boutier alourdit la note à 3up. Dès lors, Mina Harigae tentera de tenir la barre sans jamais parvenir à la redresser. Un nouveau bogey sur le Par 5 du 13, offre à la française l’occasion de passer 5up. Au trou suivant, le match s’arrêta et Mina Harigae alla se réfugier sous l’épaule de son caddie, consciente que ses erreurs ont contribué à sa défaite, face à une Céline Boutier qui a signé trois birdie dans la partie. Comme Leona Maguire, la française signe le score le plus lourd, en faveur de l’Europe, dans les simples et apporte un douzième point autant magnifique que réconfortant.

Sensationnelle Matilda Castren !

Qui aurait pu prévoir, en mars dernier, lorsque la finlandaise échoue à franchir le Cut lors du Kia classic, qu’elle va offrir la victoire eu team Europe de Solheim, comme Suzann Pettersen l’a fait deux ans plus tôt ? Personne ! En revanche, lorsque Matilda Castren s’est imposée à San Francisco et qu’elle a remporté son pari, fou, d’aller chercher sa qualification, sur un tournoi du L.E.T, à domicile, pour décrocher sa place en Solheim Cup, elle a emporté tous les suffrages. Et depuis sa victoire sur le LPGA Tour, son parcours est jonché de très bons résultats. Aussi, est-elle devenue l’une des deux rookie iconiques de cette sélection européenne, avant même que le premier match ait débuté. Puis, lorsqu’elle remporta son match en association avec Anna Nordqvist, tout devint plus limpide. Castren serait la joueuse clé du team Europe, sans doute avec une meilleure cote que Leona Maguire. Grâce notamment à sa manière d’être, plus en douceur, plus suave, plus chaleureuse. Une sorte de dessert glacé arrosé de Limoncello, quand Maguire est un verre de whisky coupé avec un peu d’eau de seltz. Opposée à la redoutable et expérimentée Lizette Salas, qui a pris la place de la fameuse Cristie Kerr, désormais plus occupée à faire la promo de son vin qu’à jouer au golf, la finlandaise a débuté son match par un birdie, profitant d’une petite faute de profondeur de la joueuse californienne. Mais Salas a rapidement repris ses esprits en gagnant le trou suivant… avec un eagle ! Son 3ème en deux jours ! Au trou n°7, Lizette Salas tient une chance de passer 1up mais elle commet une erreur de ligne et manque son putt. En revanche, sur le 8, Matilda Castren ne laisse pas passer la sienne et prend l’avantage. Ce sera le point de départ d’une partie tendue, entre les deux joueuses, dans laquelle l’américaine va chercher à gagner chaque trou. Mais Castren était trop forte, trop concentrée, et même très appliquée pour laisser filer la victoire. Elle passe 2up au 11 avec un birdie. Salas parvient à faire douter l’Europe lorsqu’elle revient All square au 13, pour deux trous. Mais ensuite, elle ne verra que du bleu au leaderboard. Sur le 18, malgré qu’elle ait trouvé le bunker de green, tandis que Salas a pris le green en deux, Matilda Castren parvient à maîtriser la situation en effectuant une magnifique sortie de bunker qui lui permet de putter pour le Par. Pourtant redoutable toute la semaine au putting, l’américaine ne trouve pas la ligne idéale tandis que Castren, toujours très appliquée, fait tomber la balle dans le trou. C’est le putt de la victoire, celui qui offre le 14ème point à l’Europe, pour conserver le trophée. Matilda Castren entre dans l’histoire de la Solheim Cup, cette rookie venue du froid, née à New York, qui a défié tous les pronostics et illuminé la planète golf.

Dès lors, plus rien ne va compter dans cette journée car l’incertitude fait place à la joie, mais aussi la déception pour une équipe américaine, et de ses supporters, qui croyait fermement tenir l’avantage. En témoigne tous les sports TV diffusés pendant les trois jours de compétition, en hommage à l’équipe américaine. Un parti pris qui n’a pas ébranlé les joueuses du vieux continent, venues exposer le trophée dans l’Ohio avant de repartir avec. Et la défaite fut totale, pour les USA, avec la victoire, quelques jours plus tôt, des juniors européennes.

Pedersen, le bouquet final !

Après le point de la victoire, les autres parties ont perdu de leur saveur et même si les médias américains pouvaient encore se délecter de voir Brittany Altomare, triompher facilement d’une Carlota Ciganda, fantasque, dispersant à tous va quand il faut serrer le jeu et tentant du gigantesque au risque de pénaliser son équipe. L’américaine a prouvé, une fois encore, qu’elle est une redoutable golfeuse et qu’il serait justice qu’elle décroche, enfin, un succès sur le LPGA tour, au regard de sa qualité de jeu et de son sang froid. Avec trois défaites, Danielle Kang est totalement passée à côté de l’épreuve mais en même temps, cela fait quelques semaines qu’elle n’est pas à son meilleur niveau. Le creux de la vague qu’elle traverse depuis quelques semaines ne se voit pas dans ses résultats, car elle dispose d’un tel potentiel, que même un peu en dessous de son niveau de jeu, elle parvient à accrocher un Top 10  ou un Top 5. Néanmoins, Danielle kang n’a plus été en course pour la victoire depuis le début de la saison et son manque de dynamisme a été parfaitement observé, durant ces trois jours. Et l’américaine d’avoir souligné, après le dernier match en Fourball, que beaucoup de pression pesait sur ses épaules, et plus encore après la défaite en qu’elle a subi le samedi. Engagée face à Emily K.Pedersen, joueuse régulière du circuit européen, après avoir perdu sa carte sur le LPGA Tour, fin 2019, Danielle Kang se devait de remporter son match. Mais la danoise a depuis pris de l’expérience et du galon. Notamment en remportant la Race to Costa del Sol, du Ladies European Tour et en terminant 5ème des Jeux de Tokyo. Certes, elle reste encore un peu brouillonne sur certains coups, mais dans l’ensemble, la Pedersen de 2021 n’a plus à rien à voir avec celle de 2019. Elle figure désormais parmi les trois meilleures joueuses de cette Solheim Cup, avec 3 victoires et une défaite. Combative, elle est venue à bout, sans trop de difficulté, de l’américaine, sur le score de 1up, alors que Kang fournissait son effort pour inverser la tendance, en fin de match. Mais Emily Kristine Pedersen fut bien plus forte encore. Car elle dû faire abstraction du fait que son compagnon, Oliver Brett, caddeye Danielle Kang depuis plusieurs saisons, et qu’ils forment, d’ordinaire, un duo remarquable. Il a donc fallu, à la danoise, de faire abstraction de tout sentiment, pour se concentrer sur son match et oublier qu’elle célèbrerait la victoire avec celui qui tentait de conseiller, au mieux, son adversaire. Et il faut supposer qu’il en fut de même pour lui. Un cas de figure déjà vu avec Caroline Masson qui a affronté Nelly Korda, en playoff, alors que son mari est sur le sac de l’américaine. Curieux jeu intellectuel que de faire son travail tout en tentant de battre celle que l’on aime.

Menacée d’un match à égalité, Emily K.Pedersen fut impériale jusqu’au bout en signant, comme Kang, un putt pour birdie, avec, dans son dos, une haie d’honneur formée par l’ensemble du groupe, au milieu duquel se trouvait Catriona Matthew. Une fois la balle tombée, Emily K.Pedersen put laisser exploser sa joie et célébrer, comme il se doit, une victoire bien méritée avec un galon supplémentaire, à sa veste, déjà bien garnie.

Victorieuse 15 à 13, la sélection européenne est repartie de l’Ohio avec bien plus qu’un doublé historique. Elle s’est enrichie de joueuses prêtes à défier, dans les semaines à venir, les stars du LPGA Tour, pour tenter de conquérir une première victoire ou une seconde, pour certaines d’entre elles. Car l’état d’esprit de la Solheim Cup c’est aussi apprendre à se dépasser, aller au bout de soi pour gagner pour le groupe autant que pour soi-même.

Soyons-en sûrs, du beau golf nous attend et il ne serait pas étonnant de voir une Céline Boutier ou une Leona Maguire, soulever un trophée, dans peu de temps.

Le film jusqu’à la victoire !

Solheim Cup – Junior Solheim Cup: un doublé historique!

En ce jour du Labour Day, les américains passionnés de golf, ont pris un coup sur le crâne. En l’espace de six jours, ils ont essuyé deux défaites. Et la gueule de bois, ce mardi matin, est historique !

Il n’y a que le sport pour faire vivre de telles émotions, à moins que ce soit l’engagement dans un combat, auquel on croit fermement qui soit aussi le terreau de ces sensations si fortes. Tout était pourtant prêt pour que les américaines savourent une victoire, à domicile. Et la crise sanitaire était censée aider un peu en limitant la venue de supporters européens. Mais ce que les américaines n’avaient pas prévu, c’est que le niveau de golf du vieux continent est en constante évolution et que de plus en plus de joueuses rêvent d’évoluer sur le LPGA, lorsqu’elles n’y sont pas déjà.

En introduction de la Solheim Cup, les amateurs se sont affrontées dans le cadre de la Ping Junior Solheim Cup. Les européennes ont dominé les américaines, pourtant bien affûtées, 13 points à 11, en deux jours. L’Europe des juniors n’avait plus remporté le trophée depuis 2007. Admirablement coachée par Annika Sorenstam, cette équipe européenne venait de poser la première pierre d’un moment historique, sans le savoir.

Car en 2007, ce sont les joueuses pros américaines de Solheim Cup qui s’imposaient, en Suède, sur le score de 16 à 12, avec à sa tête Betsy King.

Mais depuis 14 ans, le niveau sportif et technique n’a cessé de progresser. Grâce à Annika Sorenstam et Tiger Woods, la préparation physique est devenue incontournable et tous, hommes et femmes, sont abonnés à la salle de gym. Avec internet, les vidéos de coaching et autres conseils ont fait le tour du monde, permettant de s’améliorer plus rapidement ou de mieux appréhender le dernier secret d’entraînement à la mode. Enfin, les cursus universitaires et les échanges entre pays, sont venus compléter l’offre sportive et technique qui manquait tant à la discipline.

Aussi, les joueuses professionnelles de Solheim Cup se sont présentées sans complexes, dans l’Ohio. Et la plupart évoluent sur le LPGA Tour.

Après deux jours de matchs très intenses, au terme desquels le team de Catriona Matthew prenait l’avantage, les joueuses européennes n’ont pas chômé, ce lundi 6 septembre, jour de la fête du travail, aux Etats-Unis.

Malgré le renfort de Bubba Watson, joueur phare de la marque Ping, créateur des deux Solheim Cup, malgré le capitana de l’expérimentée Pat Hurst, soutenue par deux joueuses du circuit, que sont Stacy Lewis et Michelle Wie West, les américaines ont vu des européennes mentalement et techniquement très fortes. Notamment les deux rookie Leona Maguire et Matilda Castren qui leur ont mené la vie dure. La pauvre Lizette Salas connaissait un nouveau revers alors que Jennifer Kupcho, pourtant ancienne championne amateur, était laminée par le bulldozer Nord Irlandais, elle aussi ancienne numéro un mondial amateur.

« Inverness morne plaine », aurait-on presque pu dire, s’il n’y avait eu ce parcours à étages, digne d’un majeur, à affronter durant trois jours. Mais voilà, l’orgueil américain n’a pas vu venir la détermination européenne.

Un peu portée par la victoire des Juniors, l’équipe de Solheim Cup est venue expliquer aux américaines, sur leur sol, comment se joue le golf. Et Rory McIllroy d’avoir eu raison de dire que la meilleure chose qui puisse arriver c’est de battre les américaines chez elles. Cette défaite laissera des traces. Soyons-en sûrs.

Le contrat a été doublement rempli, et au lendemain de cette magnifique victoire, où la française Céline Boutier fut magistrale, en simple, il convient de souligner que le golf féminin européen a réalisé un doublé historique, en remportant, en six jours, la Ping Junior Solheim Cup et la Solheim Cup. Félicitations à toutes les équipes, ainsi qu’aux trois françaises qui ont participé à cette belle aventure, Constance Fouillet et Vairana Heck, pour les juniors, et Céline Boutier, chez les pros, pour cet exploit ! Merci de nous avoir apporté ces moments de sport, si passionnant !

Solheim Cup : les simples et les stats

Dernière ligne droite dans cette 17ème Solheim Cup avec la journée des simples. Les européennes doivent conquérir 5 victoires pour conserver la coupe et la ramener en Europe, où aura lieu la prochaine édition.

En prévision de ces matchs en simple, nous vous proposons quelques statistiques sur le nombre de birdie, de Par et de bogey; réalisés lors des matchs en Fourball. Un mode de jeu où chaque joueuse a joué en individuel. Et les européennes cumulent des statistiques encourageantes puisqu’elles ont rentré plus de birdie que les américaines.

La liste des matchs en simple

Les positions de drapeau des simples

Solheim Cup: l’Europe à 5 pts du bonheur !

Fantastique seconde partie de journée qui a vu les européennes se réveiller, après des matchs en Foursomes largement dominés par les américaines, qui disposent d’un large soutien du public. La coupe n’est plus qu’à 5 points pour le team de Catriona Matthew.

Palpitante après-midi sur le redoutable parcours de l’Inverness Club après la désillusion vécue par les joueuses européennes, qui ont manqué le coche, lors des Foursomes. Il fallait donc que les jaunes et bleues se ressaisissent, pour ne pas se faire totalement distancer et perdre toute chance de conserver la coupe. Pour tenter de contrer les américaines, Catriona Matthew a fait des choix audacieux qui se sont révélés judicieux, même si tous les groupes ne sont pas sortis vainqueur. A commencer par la paire Boutier/Popov.

Noh/Harigae – Boutier/Popov

Photo: LPGA/Getty Images

Ne demandait jamais à une joueuse si elle pense avoir mal, car elle vous répondra qu’elle est satisfaite de sa partie. Pourtant, Céline Boutier n’a pas convaincu dans cette partie de 4 balles meilleures balles. Encore trop loin des mats, ratant trop de putt et n’étant pas assez agressive sur les lignes de putt, la française peine à convaincre qu’elle est capable de s’imposer, ce lundi, en simple. Par ailleurs, son manque d’enthousiasme a radicalement tranché avec celui de l’allemande. Popov fut démonstrative, exultant sur les putt pour birdie ou, simplement, pour sauver le Par. Les deux européennes ont été dominées, dès le début de la partie, par les redoutables Yealimi Noh et Mina Harigae, qui leur ont fait barrage, dès les premiers trous. Menant le match 3up, les américaines ont vu les européennes tenter une attaque dès le 10, gagnant le trou. Puis, sur leur lancée, Boutier et Popov ont réussi à revenir All square, au 13, et chacun de se dire qu’elles allaient prendre l’ascendant sur le duo Noh/Harigae. Mais le manque de précision a fait défaut aux européennes qui ont laissé trop d’espace aux américaines, pour espérer mener une résistance. Finalement, sur le 17, Céline Boutier manqua totalement son attaque de green, depuis une position dans le rough, alors que Sophia Popov trouva le green à 15 mètres du mat. Un vrai cadeau pour les américaines puisque Harigae, même si elle ne joua pas le dernier putt, fut crédité d’un birdie donné.

J.Korda/ Khang – Ciganda/K.Madsen

Photo: LPGA/Getty Images

Ce fut un match extrêmement tendu qui tint tout le monde en haleine. Jessica Korda rentra le putt pour birdie, sur le Par 5 du 2, afin de donner l’avantage à son équipe. Les européennes réagirent rapidement, en signant deux birdie sur le 4 tandis que les américaines concédaient un bogey. Puis, sur le 7, Koerstz Madsen signa un nouveau birdie pour passer 1up. Mais un jeu du chat et de la souris allait s’installer entre les deux équipes, passant d’une domination américaine à une prise de pouvoir des européennes. La paire Ciganda/Koerstz Madsen devint plus agressive tandis que Jessica Korda se trouva plus en difficulté au putting. L’espagnole se racheta de son match du matin en jouant plus propre, même si elle ne pu s’empêcher de partir à la faute, comme à son habitude, au plus mauvais moment. Soit sur le 18 où elle trouva le green de fairway, sur sa mise en jeu. C’est donc Nanna K.Madsen qui s’y colla pour aller chercher la victoire, alors que les européennes étaient 1up depuis le 15, bien que sous la pression des américaines. Finalement, la danoise fit preuve de sang froid et se mit la plus prés du mat. En signant un Par, américaines et européennes se donnaient l’accolade avec un nouveau point pour l’Europe. Mais demain, il faudra se méfier de Megan Khang qui a amené deux très beaux birdie à son équipe, dont un, grâce à chipp rentré, depuis le bord du green.

Kupcho/Salas – Reid/Maguire

Photo: LPGA/Getty Images

La paire européenne a été chercher un demi point précieux, mais peut aussi nourrir le regret d’avoir laisser filer ce match, alors qu’elles ont eu les moyens et les opportunités, de s’imposer 1up, au minimum. Incontestablement, le bastion de Pat Hurst se nomme Kupcho/Salas, une joueuse d’expérience associée à une rookie. L’ancienne vainqueur de l’Augusta amateur s’est totalement réveillée dans cette partie de Fourballs, rentrant des putt avec une précision et une déconcertante facilité. Elle sera l’un des obstacles à surmonter, pour l’Europe, dans la dernière journée. Mais en face, il y a du répondant, avec Leona Maguire. L’irlandaise du Nord s’est montrée redoutable. Au 9, elle planta le mat pour un birdie qui permit à l’équipe de passer Al square. Au 13, c’est un putt d’environ 7 mètres qui permet de sauver les meubles face au birdie de Salas, à 5 mètres du drapeau. Et au 17, Maguire efface une petite faute de profondeur, sur un chipp bord de green, qui manque le trou et le dépasse de 5 mètres, pour signer un super putt de retour, pour le Par. Mais c’est, au minimum, sur ce trou, que les européennes ont perdu l’occasion de gagner le match. Les deux balles de Maguire et Reid, trop courtes du green, placées à gauche dans le rough, ont laissé le champ libre à Kupcho pour signer un birdie, après s’être placée devant le trou, à environ 4 mètres. Repassant 1up, les américaines pensaient s’imposer, mais Mel Reid eut la chance du champion en attaquant le green. La balle tomba sur le collier de rough, entre le bunker et le green, et bascula vers ce dernier pour rouler au plus prés du mat. Dès lors, le birdie fut une formalité et l’Europe engrangea le demi point qui fait toute la différence. 

Kang/Ernst – Hull/Pedersen

La paire européenne a administré une fessée aux américaines en pliant le match 3&2, au trou n°16. Jouant plus précis que le matin, Hull et Pedersen se sont complétées à merveille. La danoise a notamment été le pilier de ce groupe en plaçant 3 des 4 coups décisifs. Au 12, Pedersen signa un putt d’environ de 8 mètres, permettant au duo de passer 3up. Un coup de massue pour Kang et Ernst, qui ont été en difficulté face au parcours et cette paire européenne qui a très bien fonctionné. Notamment Danielle Kang qui a eu du mal à se placer près des mats ou à rentrer des putt. Mais il faut souligner que les green se sont raffermis, ne permettant pas de bien stopper les balles. C’est Austin Ernst qui a apporté le seul point décisif du groupe, avec un birdie au 5. A partir du 8, la paire Hull/Pedersen a mené la danse et la danoise a donné le sentiment d’être en pleine possession de ses moyens. De bon augure avant les simples, car l’Europe aura besoin de toutes ces joueuses, pour conserver la coupe.

Avec deux coups d’avance sur les américaines, les joueuses européennes ont brillamment montré que la supériorité numérique des supportes locaux, ne refroidit pas leurs ardeurs et qu’il va falloir compter sur elles pour les parties en simple. Bien sûr, l’Europe ne gagnera pas tous les matchs, mais avec 9 points, et l’avantage d’être l’équipe vainqueur en titre, il leur est désormais plus simple, stratégiquement, d’envisager la victoire, que pour les américaines qui ont la pression et 7 points et demi à aller chercher. Tout dépend, maintenant, de savoir qui rencontrera qui, pour estimer les chances de succès de chaque camp.

Le classement provisoire => ICI

Solheim Cup : les américaines reprennent la main !

Sur un parcours atypique et particulièrement compliqué à jouer, en raison des étroits fairway, des green en hauteur et des roughs très épais, les européennes ont souffert, en commettant de petites erreurs ce qui permet aux américaines de recoller au score.

Tout avait pourtant bien débuté dans cette seconde journée où les européennes sont parties, tambour battant. Madelene Sagstrom, comme la veille, donnait l’avantage à son groupe et la paire Nordqvist/ Castren repartait en campagne sur le même mode attaque. En début de matinée, il n’y avait que du bleu au leaderboard… et puis tout a basculé !

Kang/Ernst – Hall/Sagstrom

Les européennes remportaient les deux premiers trous, notamment grâce au putting de Sagstrom et de son placement de balle. Mais les américaines allaient fournir leur effort, notamment grâce au putting de Austin Ernst qui a permis de soulager une Danielle Kang un peu en difficulté sur ses coups de fer. Au trou n°7, après avoir remporté le 4 et le 6, la paire Kang/Ernst passait 1up. Un avantage de courte durée puisque Sagstrom et Hall allaient reprendre la main en repassant 1up au 10, grâce à un putt de la britannique, à 10m. Cet avantage allait tenir trois trous avant que les américaines ne prennent définitivement l’avantage. Ni Hall, ni Sagstrom ne réussissaient à inverser la tendance, se plaçant trop loin des mats et manquant parfois de réussite au putting. Elles s’inclinent 1up, laissant filer un point aux américaines.

Altomare/Thompson – Hull/Pedersen

Incontestablement, la paire américaine a très bien joué, et s’est montrée complémentaire. Tandis que la paire européenne fut déséquilibrée avec une Emily K.Pedersen en mode de jeu Ladies European Tour au lieu de LPGA Tour. La danoise a cependant brillé au petit jeu, rattrapant quelques boulettes de l’anglaise. Le tempérament nerveux de Charley Hull est pleinement ressorti dans cette partie de Foursome et cette sortie de bunker, au bord du green du 17, complétement raté, a parfaitement illustrée le jeu et le tempérament de Charley Hull. Réfléchit-elle tout le temps à tout ce qu’elle fait ? Où se laisse-t-elle porter par un instinct impulsif ? A l’inverse, Brittany Altomare a largement porté le duo américain, signant de fabuleux putt, et de belles approches sur les green. Quant à Lexi Thompson, elle a encore renoué avec ses faiblesses au putting laissant filer de belles occasions de marquer plus de points. Comme au 10, à 5m de trou, contraignant Altomare de sauver le Par. Cherchant à se ressaisir, les européennes n’ont gagné qu’un trou, au retour et elles s’inclinent au 17, totalement désunies.

N.Korda/Ewing – Reid/Maguire

C’était bien la partie qu’il fallait suivre aujourd’hui, tant il planait une incertitude sur la capacité de l’anglaise, de s’adapter au tempérament de l’irlandaise du Nord. Finalement, Maguire a porté la partie, sans pour autant perturber Reid, qui a repris confiance, en milieu de match. Face à une paire américaine diminuée, à cause d’une Nelly Korda totalement absente, durant la partie, la paire européenne a infligé une fessée au duo Korda/Ewing, avec un score très lourd de 5et4. Seul fait d’arme remarquable de Nelly Korda, un putt fantastique, au 13, depuis le fringe, avec une trajectoire droite/gauche, qui est tombé pour faire durer le suspense. Peu avant, les deux équipes avaient joué la même attaque du green plaçant leur balle à 50 cm l’une de l’autre. Nelly Korda n’a eu qu’à bien observer le putt de Mel Reid, qui est passé sous le trou, pour aller chercher un dernier birdie.

Salas/Kupcho – Nordqvist/Castren

Enorme déception pour l’Europe qui voit sa paire fétiche s’incliner face à un duo américain où Jennifer Kupcho est montée en puissance. Longtemps en tête, 2up, puis 1up jusqu’au 13, Castren et Nordqvist ont subitement étaient dépassées. La raison est simple. Peu précise sur leurs approches de mats, avec une Anna Nordqvist qui a manqué de réussite sur ses putts, la paire européenne a été victime d’elle même face à l’offensive américaine. Kupcho signa deux longs putt, pour birdie, pour enfoncer le clou et infliger une lourde défaite à la paire Castren/Nordqvist, qui s’incline 3down.

Dominées et ne prenant qu’un point, les européennes sont désormais face à une nouvelle Solheim Cp qui commence. Celle où les américaines ont réussi à ébranler les jaunes et bleues et à revenir à un point, soit 5,5 contre 6,5. La pression a changé de camp !

Le classement provisoire => ICI

Les parties en fourballs

Les matchs 9 à 12

Avec trois points d’avance, les européennes doivent continuer de prendre l’ascendant sur les américaines, dan s ces matchs en Foursome.  Catriona Mathew a procédé à des changements en laissant, une fois encore, sur la touche, la française Céline Boutier tout en associant Goergia Hall à la suédoise Madelene Sagstrom qui a fait une bonne partie de Fourballs, sans parvenir à conserver le rythme qu’elle avait imposé, en début de partie.

La paire Nordqvist/Castren, qui fait l’unanimité et qui est la seule invaincue depuis hier, reprend du service ce dimanche matin. Peut-être apporteront-elles un nouveau point à l’Europe. Mais elles vont devoir se débarrasser de  la paire Salas/Kupcho, qui s’est montrée très efficace, la veille.

Interrogation, en revanche, pour la paire Maguire/Reid, avec une Mélissa Reid qui a l’occasion de remettre dans le match, après un début un peu difficile.

A suivre les premiers départs, à 13h35, sur Golf Channel

Solheim Cup: l’Europe souffre mais reste leader!

Au terme de cette première journée de compétition, l’Europe conserve son avantage psychologique sur des américaines qui se défendent, bec et ongles, et dont on attendait un peu plus, en matière de score. Et même si quelques groupes du vieux continent ont semblé fragiles, une paire est invaincue chez les jaunes et bleues !

Pat Hurst et Catriona Matthew ont bien manœuvré pour ces parties en Fourballs. Même si les associations on un peu surpris, elles sont parfaitement fonctionné. Et notamment la paire Catren/Nordqvist, qui est invaincue après deux matchs. Vainqueurs 4&3, en ayant largement tenu en respect la paire Thompson/Hirage, elles ont également prouvé, chacune, qu’elles sont parfaitement dans le coup. Avec un net avantage à Anna Nordqvist qui signe 4 des 5 birdie de la partie. La finlandaise ayant manqué de consistance, à mi-parcours, pour concrétiser soit un par soit un birdie. Il est fort probable qu’elles soient reconduites, dimanche, pour, au minimum, disputer le second Foursome.

N.Korda/Ewing – K.Madsen/Sagstrom

Cela avait pourtant très bien député pour la paire européenne, avec deux birdie de Sagstrom, permettant au duo européen de se placer rapidement devant les américaines. Mais ensuite, la suédoise eut beaucoup de mal à maintenir ce jeu très agressif tandis que Nanna K.Madsen tentait de construire des opportunités de birdie, sans succès. Pendant ce temps, Nelly Korda, dérouillait son jeu et se montrait de plus en plus pressente autour des trous. Ewing, sur le même rythme que le matin, montait aussi en puissance. Les deux américaines allaient chercher un birdie sur le 5, pour repasser 1up, puis all square au 7, sur un birdie de Korda et 1up au 8, avec un birdie de Ewing. Koerstz Madsen réagit en rentrant un birdie au 9 puis, la machine à birdie des européennes se tarit. Il faut dire que le vent se leva progressivement, changeant les conditions de jeu. Pour autant, les américaines offraient une belle résistance et Korda se retrouva en position d’eagle, sur le 13. Elle joua le putt, avec une forte courbe droite gauche, qui amena la balle juste au bord du trou. C’est alors que survint le tournant du match. Croyant bien faire, et voyant la balle de Korda immobile, Madelene Sagstrom ramassa la balle et offrit le Putt. Sauf que cette action fut contestée et qu’un commissaire fut alerté. En effet, la suédoise aurait dû attendre 10 secondes avant de ramasser la balle. Les européennes étaient pénalisées et le trou revint aux américaines, qui passèrent 1up. Dès lors, un peu affectée, Madelene Sagstrom chercha à se reconcentrer pour reprendre ce coup, bêtement concédé. Mais rien n’y fit et la paire Sagstrom/Koerstz-Madsen s’inclina. Cependant, a suédoise a montré plus de capacité à faire la différence que la danoise.

Kupcho/Salas – Ciganda/Popov

Le jour où l’espagnole Carlota Ciganda cessera de disperser ses coups, elle sera en capacité de remporter un majeur. Talentueuse, la joueuse originaire de Pampelune a encore gaspillé de nombreuses occasions de faire la différence, en trouvant le rough au lieu du green. Et au final, a lieu de jouer le birdie elle sauva des Par, pour permettre à son équipe de ne pas plier sous les attaques, incessantes et bien organisées, des américaines. C’est finalement Sophia Popov qui a porté le match avec 3 birdie, dont un dernier au 16. mais en face, il y avait une Lizette Salas déterminée et expérimentée. L’américaine est allée chercher 4 des six birdie du duo et le dernier, sur le 18, permit aux américaines d’apporter un nouveau point au team USA. Au final, c’est peut-être plus l’irrégularité de Carlota Ciganda qui coûte un point à l’Europe, que le très bon niveau de jeu déployé par Salas et Kupcho qui apporte un point au team USA.

Noh/Altomare – Hall/Maguire

Séparée de Céline Boutier, qui a bénéficié d’un après-midi de repos, Georgia Hall fut associée à Leona Maguire qui continue d’enthousiasmer. Les européennes signent 4 birdie contre deux aux américaines mais elles ne doivent leur victoire qu’au manque de précision de la paire Altomare/Noh, qui s’est bien défendue sans se montrer particulièrement dangereuse. Là encore, beaucoup de balles ont été placées loin des mats et c’est régulièrement pour le Par que les 4 joueuses ont joué. Si bien que la partie a stagné All square, pendant 5 trous, avant que Hall ne fasse la différence au 15, avec un birdie. L’anglaise a su trouver les mats au bon moment, comme au 14 puis au 18. Maguire a concédé 3 bogey dans ce Fourballs et a pris un peu trop de rough, en fin de partie. Néanmoins, malgré le fait qu’il soit très dense, il permet de jouer franchement les coups sans permettre à la balle de mordre le green.

En menant 5,5 à 2,5, les européennes ont sûrement fait douter les américaines qui réagiront, n’en doutons pas. Mais les jaunes et bleues n’en ont pas moins montré leur fragilité en se faisant remonter dans chaque partie, hormis pour la paire Nordqvist/Castren. Pour conserver l’avantage, les européennes vont devoir s’employer à jouer plus régulièrement sur les fairway et faire moins d’erreurs de profondeur, sur les approches de green. Car au moment des simples, nombreuses seront les américaines à leur mener la vie dure.

Au final, les européennes ont souffert mais ont su conserver le leadership en se battant sur tous les trous. Reste à savoir si elles vont parvenir à maintenir le rythme, voir gommer les quelques petites erreurs qui ne leur ont pas permis d’aller chercher plus de points. Car elles en ont les moyens.

Le leaderboard => ICI

Solheim Cup : l’Europe prend un avantage psychologique

Première partie de journée très intéressante qui a vu les européennes engagées dans ces premières parties de Foursome, se faire dominer avant de reprendre l’avantage. Un avantage psychologique qu’elles vont devoir conserver dans les parties de Fourballs.

Kang/Ernst – Castren/Nordqvist

Très belle entrée en matière pour la finlandaise Matilda Castren qui, associée à Anna Nordqvist, a parfaitement tenu son rôle et est même allée au-delà, en se posant comme le pilier du duo, lorsque la suédoise fut moins performante. Castren qui a fait parler le putter, comme nous pouvions nous y attendre. Danielle Kang et Austin Ersnt leur ont opposé une sérieuse résistance, en revenant 1 up, après 5 trous. Puis, les européennes ont cherché à reprendre l’avantage sans y parvenir réellement mais en maintenant l’égalité. Puis, en fin de partie, le duo Catsren/Nordqvist a remis la pression sur les américaines en remportant les trous 13, 14 et 15, ce qui leur permettait de sortir 2up. La paire Kang/Ernst ne gagna que le trou n°14 laissant les européennes remporter le premier point du  tournoi et du Team Europe.

Ewing/Khang – Boutier/Hall

Dès le début de la partie, les américaines ont donné le ton. Plus précises sur la plupart de leurs coups, elles ont immédiatement dominé les européennes sur les 3 premiers trous. Cléine Boutier et Georgia Hall réagissaient au 4 en gagnant le trou, et jusqu’au 9, même si les américaines se placèrent en tête à 2up, la paire Boutier/Hall donna le sentiment de pouvoir revenir. Mais en réalité, elles subirent la qualité de jeu des américaines ne parvenant pas gagner un seul trou, jusqu’au 13. C’est en fin de partie que Boutier et Hall allaient reprendre la main face à des américaines qui allaient se montrer un peu moins précises. Remportant les deux derniers trous, la paire Hall/Boutier mettaient les deux équipes à égalité.

Korda/Korda – Reid/Maguire

Chacun a en mémoire l’association des sœurs Korda, lors du Dow Great Lakes Bay invitational, qui n’a pas tenu ses promesses. Très fortes en individuel, Nelly et Jessica ne parviennent pas à associer leurs talents respectifs pour former un duo imbattable. Les européennes ont donc pris l’avantage dès le début de la partie pour passer 1up au 4 et 2 up au 5. Mel Reid et Leona Maguire formant un duo explosif. Mais l’anglaise baissa de rythme en milieu de partie, lâchant trop de coups, hors du fairway, et ne parvenant pas à rentrer ses putt. Dès lors, c’est l’irlandaise du Nord, Leona Maguire, qui porta le match jusqu’à ce que Mel Reid se ressaisisse. Du côté des sœurs Korda, la n°1 mondial afficha clairement un manque de dynamisme et c’est sa sœur, Jessica, qui du aller chercher les points. Mais aussi motiver sa sœur. Néanmoins, les américaines qui apparaissent, sur le papier, comme la paire la vitrine de ce team USA, s’est fait dominer par une association britannique où Leona Maguire est sortie comme la meilleure joueuse de ce duo européen. Elles ont su sauver un avantage de 1up, sur les 8 derniers trous, apportant un nouveau point à l’Europe.

Thompson/Altomare – Hull/Pedersen

Qu’allait donc donner Lexi Thompson sans Cristie Kerr ? Nous connaissons désormais la réponse. L’américaine a très bien joué et n’a pas semblé perturbée par son putting. Un ton légèrement en dessous, Brittany Altomare a quand même bien joué son rôle et finalement, ctte association Thompson/Altomare a bien fonctionné. Du côté des européennes, Emily K.Pedersen fut nettement en dessous du niveau de Charley Hull qui porta l’essentiel du matche, sur ses épaules. L’anglaise, et son jeu puissant, a su aller chercher les mats et trouver les putt pour permettre à l’équipe de résister aux attaques des américaines. Mais un peu seul, Hull n’a pu qu’assister au retour de la paire Thompson/Altomare, dès le retour. Au 10, les américaines ont enclenché la vitesse supérieure, dominant les européennes jusqu’à 2up et laissant craindre une première défaite des bleues. Mais à la surprise générale, Emily.K Pedersen s’est transcendée pour revenir épauler Charley Hull, en allant rentrer du putt, sur de longues distances. Les bleues et orange ont alors inversé la vapeur au 15, pour passer de 2 down à 1 up et apporter un 3ème point à l’Europe. La danoise Emily.K Pedersen signant son premier point, en Solheim Cup. L’Europe débute ce tournoi, sous de bons auspices.

Les paires des parties de Fourballs

SOLHEIM CUP : premiers matchs, premières sensations !

Les premiers groupes ont été annoncés ce soir, à l’issue de la cérémonie officielle. Le premier Foursome, qui débutera ce samedi matin, à 13h35, heure française, va voir l’Europe et les Etats-Unis mettre en scène des paires inédites. Si l’association Céline Boutier/Georgia Hall ne surprend pas, il va être intéressant de suivre le duo Anna Nordqvist/ Matilda Castren. Redoutables putteuses, l’une et l’autre, elles vont affronter la paire Danielle Kang/ Austin Ernst. Les deux américaines qui totalisent 8 victoires à elles deux, sur le LPGA Tour, contre dix pour la paire européenne dont un succès en Majeur pour Nordqvist, il y a quelques semaines et une victoire éblouissante, pour Castren sur le LET, afin de décrocher sa qualification en Solheim Cup. Ce devrait donc être un match de tempérament et de battantes qui ouvrira ce tournoi.

Autre match à suivre, la paire Korda face, là encore, à une association de bagarreuse avec la britannique Mel Reid et l’Irlandaise du Nord Leona Maguire. Cette dernière qui est montée en puissance, depuis le début de saison, pour signer sa première qualification en Solheim Cup.

Enfin, que donnera l’association Charley Hull/Emily K.Pedersen face au duo Lexi Thompson/ Brittany Altomare ? Sur le papier, les américaines ne sont pas favorites. Brittany Altomare n’a marqué aucun point en Foursome, lors de la précédente édition, tandis que Lexi Thomspon n’en a marqué que 1,5, en 4 participations. Ce n’est donc pas le mode de jeu où elles brillent le plus. En revanche, Charley Hull est la seconde meilleure joueuse, au point, de cette sélection, et elle totalise 4,5 points en foursome. Mais Emily K.Pedersen n’en a marqué aucun. Ce sera donc un match important, car l’équipe qui l’emportera pourrait prendre un ascendant psychologique, pour le reste du tournoi.