Q-school : mouvement de contestation des joueuses !

Après l’annulation du second tour de la Q-school du LPGA Tour, des joueuses dénoncent les frais considérables qu’elles ont engagées, avec une maigre compensation financière de la LPGA, au regard de l’investissement financier engagé.

On a appris, lundi, grâce à la journaliste américaine Beth Ann Nichols, que l’annulation de la seconde phase de qualification de la Q-school, qui était programmée du 13 au 15 octobre, a entraîné des pertes financières considérables pour la plupart des joueuses. C’est près de 10 000 dollars que certaines joueuses ont investi dans cette étape importante pour leur avenir sportif, sans même avoir posé le pied sur le parcours.

Il faut rappeler que cette étape de la Q-school fut annulée, officiellement, à cause des fortes pluies que le parcours avait reçues, et qu’il n’avait pas pu absorber, lors de la première journée. Or, la fronde des joueuses qui étaient engagées dans ce tournoi a permis d’ouvrir la boîte de Pandore, si bien que l’on a appris que le Plantation Golf Club à Venice, en Floride, avait subi d’important travaux depuis le printemps. Qu’il avait été fermé aux pratiquants et que ces travaux, notamment sur le Panther course, ne permettaient pas au parcours d’absorber correctement les fortes pluies récemment tombées. Par ailleurs, à cause du passage de l’ouragan Isaias qui a touché la Floride le 9 octobre, soit quatre jours avant le début du tournoi, les plans d’eau du parcours ont débordé, rendant la tonte des parcours Bobcat et Panther impossible, et les green du Panther impraticables.

Face à cette situation, sur la base des informations fournies par les responsables du Plantation Golf Club, la LPGA a décidé d’annuler le tournoi et de le reporter du 3 au 6 novembre. Or, les 204 joueuses qui étaient présentes et dont certaines ont engagé des frais de déplacements et d’hébergement importants parce qu’elles résident en Californie, au Texas, dans le New-Jersey ou en Europe, n’ont pas été dédommagées de leurs frais. Notamment des frais d’inscription dont le montant s’élève à 4500 dollars.

Face à cette situation, des joueuses se sont regroupées pour créer un groupe de discussions sur les réseaux sociaux afin d’évoquer cette situation, comme le rapporte Golfweek dans son article. La Mexicaine Maria Fassi a indiqué que si l’on ne demande pas d’argent à la LPGA il ne faut pas compter sur elle, spontanément, pour en donner.

Face à cette fronde des joueuses, la LPGA a finalement accepté de rembourser, symboliquement, à chaque joueuse, la somme de 1000 dollars, représentant à peine 10 % des frais engagés.

Par ailleurs, le service communication de la LPGA nous a confirmé que les droits de jeu ont été reportés sur ces nouvelles dates, de sorte que les 198 joueuses inscrites, cette semaine, n’ont pas à repayer. Ce qui est une sage décision.

Au travers de cette annulation de la seconde phase de qualification de la Q-school, on se rend compte que le parcours sportif d’une joueuse professionnelle est bien plus compliqué qu’il n’y paraît, impliquant des frais très importants, et un risque financier conséquent lorsqu’un tournoi est annulé.Tout en sachant que dans ce cas particulier, la LPGA aurait pu prévoir que le parcours, à peine terminé, pouvait ne pas être jouable. L’Américaine Gigi Stoll, sur son compte Instagram, a réalisé une vidéo où elle détaille les sommes qu’elle a engagées. A savoir 1500 à 2000 euros pour payer le caddie durant la semaine, 975 dollars pour son déplacement en avion, un logement airbnb à 744 dollars la semaine, ainsi que 440 dollars de location de véhicule. La joueuse américaine qui évolue en faisant le yoyo entre le l’Epson Tour et le LPGA Tour, dénonce des frais d’engagement pour cette compétition très excessif, ce qui est parfaitement compréhensible, pour une épreuve de ce type. L’argent ne devrait pas être le premier critère de sélection mais seulement le talent.

Ainsi, on se rend compte que seules les joueuses disposant d’importants moyens financiers peuvent s’engager dans la Q-school, indépendamment du talent. Et c’est regrettable.

Lire l’article de Golfweek => ICI

Wistron Ladies Open : Alexander exceptionnelle à Taïwan !

Une troisième victoire, cette saison, pour la Sud-africaine que l’on espère voir tenter les cartes du LPGA Tour, dans quelques semaines.

Alors qu’elle était seconde, un coup derrière un leader sorti du bois, grâce à une carte de 65, lors du moving day, la Sud-Africaine Casandra Alexander a offert un véritable spectacle lors de la dernière journée de ce tournoi, en s’imposant avec trois coups d’avance grâce à une carte finale de 64.


Casandra Alexander termine en beauté ce tournoi après avoir occupé la première, lors du premier tour, et avoir été dominé le vendredi par la joueuse de Taipei Cheng-Hsuan Shih, puis, être remontée à la seconde place lors du moving day, un coup derrière une autre joueuse locale, Ching Huang. Dans ce dernier tour, la star Sud-africaine de 27 ans est partie à la conquête des birdie, dès le trou n°3, pour sortir en 33 de l’aller, sans avoir concédé de bogey. Après un birdie sur le Par 4 du 10 qui la plaçait à –17, Alexander a été chercher un eagle sur le Par 5 du trou n°13. De son côté, Ching Huang fit du surplace, en sortant des neuf premiers trous, après avoir concédé un bogey au trou n°3 qu’elle effaçait par un birdie sur le Par 4 du trou n°5. Un second birdie sur le Par 5 du trou n°9 donna l’impression qu’elle reprenait de l’élan, mais elle butta sur tous les trous du retour, n’y trouvant que des Par.
En revanche, l’Anglaise Hannah Screen se montra particulièrement à l’aise dans ce dernier tour, accumulant les birdie dès le Par 5 du trou n°9. Egalement, la Taïwanaise Pei-Ying Tsai était sur un rythme très élevé, ne faisant pas de faute depuis le début de sa journée. Après un aller en 33, sans bogey, elle continua d’engranger les birdie, dès le trou n°10. Evoluant dans l’avant dernier groupe, Tsai rentra au club house avec une carte de 64, pour un score de total de –17, offrant à Alexander et Screen l’opportunité de se classer aux deux meilleures places. L’Anglaise ne parvint pas à faire mieux qu’un Par, alors que la Sud-africaine signa un dernier birdie au 18, lui permettant d’égaler la carte de Tsai, et de clôturer ce tournoi sans adversaire à la hauteur de son talent. Vainqueur de deux tournois ces dernières semaines, Casandra Alexander est incontestablement la patronne du Ladies European Tour, cette année, et en cette fin de saison : « c’était tout simplement spectaculaire, je ne me suis jamais sentie aussi à l’aise lors d’un dernier tour », a déclaré Alexander. « Doug et moi avons fait un travail incroyable au niveau des décisions. Je ne dirais pas que j’ai joué de façon incroyable aujourd’hui non plus, mais je suis simplement repartie avec un score de –8 journée. J’ai réussi des birdie là où il le fallait et des Par décisifs. C’était vraiment spectaculaire et spécial. Je suis triste que mon mari ne soit pas là, mais ce n’est pas grave », déclarait-elle. Puis, elle ajoutait : « nous avons obtenu le résultat souhaité. J’ai probablement évité un torticolis vendredi matin, cela m’a bien aidée. Nous avons quand même atteint notre objectif. Je suis très contente du travail accompli avec mon équipe. Beaucoup de gens voient les victoires comme celle-ci, mais ils ne voient pas le travail acharné qui se fait en coulisses. Mon entraîneur, Grant Veenstra, a travaillé sans relâche avec moi à la maison. C’est un effort collectif et c’est une victoire d’équipe. C’est vraiment agréable de leur offrir ce succès » . Puis elle eut un mot pour l’une de ses partenaires du jour : « cela dit, Hannah Screen a joué de façon incroyable, elle m’a obligée à me surpasser à chaque instant. Toutes mes félicitations à elle, car c’était une performance vraiment solide de sa part».


Grâce à sa victoire, Alexander possède désormais une avance insurmontable au classement de l’Ordre du Mérite lui permettant d’être sacrée championne de la saison 2026, alors qu’il reste encore deux tournois à disputer cette saison. « Cette victoire consolide mon classement au LET. Je suis vraiment ravie de remporter le LET. Avant le tour d’aujourd’hui, je savais que je n’étais pas obligée de gagner, et je voulais m’en convaincre, même si je le souhaitais vraiment».

La Taïwanaise Pei-Ying Tsai et l’Anglaise Mimi Rhodes partagent la troisième place à -17. La joueuse locale Ching Huang termine la semaine à la cinquième place, avec le score de -15, tandis que sa compatriote Cheng-Hsuan Shih se classe sixième, un coup derrière.
L’Espagnole Ana Pelaez Trivino et la Taïwanaise Phoebe Yao sont à égalité à la septième place, à -13, tandis que l’Anglaise Alice Hewson est neuvième après une dernière journée en 67 (-5).


La Hongkongaise Ginnie Ding et la Thaïlandaise Cholcheva Wongras complètent le top 10 à -11.


La Française Céline Herbin se classe 20e, à –8, en ayant joué le dernier tour dans le Par, alors que Agathe Laisné s’est réveillée dans la dernière journée en jouant 66. Ce qui lui permet de terminer à –5 à la 35e place, tandis que Camille Chevalier se classe 42e grâce à une dernière carte de 64, faisant regretter que la Française se soit embourbée dans des scores au-dessus du Par, vendredi et samedi.

Le point sur l’Ordre du mérite


Au classement général du LET, Casandra Alexander remporte le titre et totalise désormais 3 456,48 points au classement de l’Ordre du mérite. Soit 1770,78 points de plus que la Canadienne Anna Huang qui est seconde avec 1685,70 points, et deux tournois gagnés en 15 tournois joués.


L’Australienne Kelsey Bennett est juste derrière Huang, avec 54,20 points de retard, lui permettant d’espérer ravir la seconde place à Huang, lors des deux prochains rendez-vous du LET. La première Française est Agathe Laisné, qui a fortement reculé dans ce classement, passant de la première à la quatrième place, devant Shannon Tan avec seulement 60,10 points d’avance. Quant à Céline Herbin elle est 41e.

Le LET se rendra à Shenzhen, en Chine, cette semaine pour l’Aramco China Championship, qui se déroulera à Mission Hills du 5 au 8 novembre.

Le classement final => ICI

Maybank Championship : Yamashita s’offre un doublé !

A 25 ans, la Japonaise Miyu Yamashita signe sa 5e victoire sur le LPGA Tour, la 3e cette saison tout en remportant, d’une année à l’autre, ce tournoi. (Photo : Getty Images / LPGA)

Ce dernier tour a mis en scène la plupart des joueuses qui avaient encore une chance de s’imposer, et malgré un léger temps mort, la fin de ce tournoi a offert des moments intéressants, qui nous ont tenu éveillé. Mais la tenante du titre maîtrisait mieux le parcours que les autres et elle s’offre un doublé.

Le vote des téléspectateurs la donnait vainqueur à plus de 50 % et elle fut à la hauteur de cette estimation, même si, en fin de partie, les scores ont commencé à se resserrer, laissant planer la possibilité d’un playoff, au minimum.

Sur les quatre journées de ce tournoi, le rythme de la Japonaise Miyu Yamashita fut sensiblement le même, avec une légère baisse sur les deux derniers tours, puisqu’elle a progressivement joué moins bas, de tour en tour. Mais ses deux premières cartes ont été essentielles dans sa marche conquérante pour conserver ce trophée si original de la saison. Alors que Pauline Roussin-Bouchard n’a pas réussi à s’inscrire dans la suite de sa carte de 64, du premier tour, restant continuellement la dauphine de la Japonaise.

Cette dernière journée débutait d’ailleurs mal pour la Française qui concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°2 et qui stagna à –16, son score du départ, durant 13 trous. Pendant ce temps, la Japonaise se détacha en tête en inscrivant trois birdie à l’aller (3, 5 et 8), lui permettant de passer à –21, et cinq coups devant Roussin-Bouchard qui eut, une fois encore, l’honneur de jouer dans le dernier groupe. Mais sur le Par 4 du trou n°9, Yamashita concéda un bogey qui n’eut pas une grande conséquence, immédiatement.

Comme l’on s’y attendait, la Chinoise Yan Liu participa à cette lutte pour la victoire et très vite elle se fraya un chemin à la suite de la Japonaise. Grâce à un birdie, tout d’abord, sur le Par 4 du trou n°2, puis un eagle sur le Par 5 du trou n°5. Laissant Roussin-Bouchard à –16, Liu s’installait à la seconde place, à –19, un coup derrière Yamashita, puis deux coups derrière quand la Japonaise signa son troisième birdie sur le Par 3 du trou n°8. Puis, à nouveau, un coup derrière quand la Japonaise concéda un bogey au trou suivant. Et il s’installa entre ces deux joueuses une rivalité sportive qui tint tout le monde en haleine jusqu’au trou n°18, puisque Yan Liu fut l’une des deux joueuses à mettre un peu de suspense dans cette journée. L’autre fut l’amateur Thaïlandaise Marisa Tojai, actuellement classée 171e mondial du World Amateur Golf Ranking, mais qui vient d’aligner quatorze Top 10 cette année, comportant trois victoires et sept places dans le Top 5. A 17 ans, Tojai représente l’avenir du golf féminin mondial car, en plus d’enchaîner les victoires et les 2e, 4e ou 5e places, elle détient également le record du parcours du Laguna Golf de Phuket. Le 2 mai dernier, lors de l’Annika Invitational Asia, elle a rendu une carte de 58 comportant 9 birdie, 2 eagle et 7 Par sur ce Par 71 qui fait d’elle l’égale d’Annika Sorenstam, chez les amateurs.

Marisa Tojai s’installa à la seconde place, aux côtés de Yan Liu, après un cinquième putt signé sur le Par 5 du trou n°10, en évoluant dans le groupe qui précédait celui du leader. Sur le Par 3 du 11, Yan Liu rentra un putt pour birdie qui la propulsait à –20, un coup derrière Yamashita qui venait, elle aussi, de rentrer un birdie. Alors que Roussin-Bouchard se débattait pour placer sa balle près des mats, sans succès. Et son putting était moins au point que ces trois derniers jours. Après 11 trous, Yamashita restait en tête avec le score de –21, devant Yan Liu à –20 et Marisa Tojai à –19. Puis, il y avait l’Australienne Robyn Choi à –17 et Pauline Roussin-Bouchard qui restait coincée à –16. Plus bas, les joueuses qui suivaient étaient déjà très avancées sur le parcours et elles ne pouvaient plus prétendre à la victoire. Ni même à la seconde ou la troisième place. Sachant qu’en golf, on ne le répétera jamais assez, il n’existe pas de podium sur les tournois, sauf lors des Jeux olympiques, les Jeux d’Asie ou l’International Crown. En golf comme en box, on perd ou l’on gagne. Il n’y a pas de récompense intermédiaire.

Survint, ensuite, une longue période de flottement, où Yamashita enchaîna les Par, restant bloquée à –21, tandis que Yan Liu rétrograda à –19 à cause d’un bogey sur le Par 4 du 14. Puis, il y eut un frémissement quand Marisa Tojai planta le mat lors de son approche, et qu’elle eut un putt à environ 80 centimètres du trou. Ce birdie plaça subitement l’amateur à la seconde place, à –20, et l’on se demanda si elle pouvait créer l’exploit tandis que Yamashita ne parvenait plus à progresser. Cette idée ne tint que quelques minutes, jusqu’à ce que la Thaïlandaise concède un bogey au trou suivant. Au second coup, en dégageant sa balle du rough, après le green, elle ne parvint à lui faire parcourir plus de deux mètres. C’est sur le pré green qu’elle fut contrainte de jouer son quatrième coup, au putter, à environ 4 mètres du trou, avec un peu de pente à négocier. Finalement, elle eut besoin d’un second putt pour conclure ce trou, retombant à –19. Puis, sur le Par 4 du 16, elle mit en jeu dans un bunker, sous le green. En dégageant sa balle du sable, elle l’envoya avec trop de puissance sur le green, de sorte qu’elle fila dans l’eau. Après un drop et deux putt, Marisa Tojai quittait la course pour la victoire en plongeant à –16.

Les trois derniers trous allaient relancer l’intérêt de ce tournoi qui était entré dans une phase apathique dont on crut ne jamais en sortir, sauf au terme du dernier putt. D’un coup, le leaderboard s’anima. Roussin-Bouchard, qui n’avait plus rentré de birdie, depuis le Par 4 du 7, trouva le bord du plateau supérieur du green, ayant comme effet de ramener sa balle vers le mat. Avec moins d’un mètre à jouer, le birdie semblait dans la poche pour la Française. Il le fut après que Yan Liu consomma deux putt et qu’elle concéda un bogey, après avoir joué depuis le bunker, au second coup. Et Yamashita échoua encore à rentrer un birdie. La pression grandissait sur les épaules de la Japonaise qui devait se donner un peu d’air, même si Liu venait de perdre un coup et que Tojai en avait perdu deux. En revanche, avec ce birdie, Pauline Roussin-Bouchard se relançait et il suffisait qu’elle enchaîne un birdie puis un eagle au 18, pour que la physionomie du tournoi s’inverse.

Retrouvant du jeu et le sourire, la Française signa un Par sur le Par 3 du 15, comme Liu et Yamashita, mais elle réussit son putt pour birdie, sur le green du 16. Après avoir mis en jeu dans le bunker, près de la pièce d’eau, Miyu Yamashita exécuta une parfaite sortie de bunker qui plaçait sa balle sur le green. Et Yan Liu se laissa un putt d’environ 3 mètres. Mais ni la Japonaise ni la Chinoise ne purent réaliser un birdie, et cette situation profitait à la Française qui revenait 3e , ex æquo avec Tojai, et à un coup de Yan Liu. Mais toujours avec un handicap de trois coups sur la Japonaise qui résistait en tête avec le score de –21. Au même moment, Marisa Tojai réussissait un birdie sur le green du 17, pour se placer à la seconde place à –19. Puis, le groupe du leader se présenta sur ce même green où Roussin-Bouchard n’avait pu faire mieux que d’envoyer sa balle sous le mat, à environ 10 mètres, laissant envisager un Par à une telle distance. Yan Liu jouait plus en haut du green et à environ quatre mètres du trou. Malgré cette distance, et à cause de la pente, elle ne put éviter de consommer un second putt. Quant à Yamashita, elle ne trouvait toujours pas le chemin du birdie, signant son sixième Par de suite. La Japonaise pouvait-elle être rattrapée par Yan Liu au dernier trou ? Il y avait, effectivement, une possibilité de voir la Chinoise rentrer un eagle, et la Japonaise concéder un bogey. Ce qui aurait mis les deux joueuses à –20, créant un supplément de jeu. D’autant que pour cette dernière journée, le Par 5 du 18 avait été réduit à 487 yards, soit 445 mètres. Liu yant un jeu plus long que Yamashita elle pouvait toucher le green au second coup et rentrer un putt pour eagle. Et, effectivement, la Japonaise ne put toucher ce green au troisième coup, se laissant un chip d’environ 50 mètres, jusqu’au mat. Alors que la Chinoise, avec son bois 3, trouva le milieu du green. Lui laissant un putt, en descente, d’environ 8 mètres. Quant à Roussin-Bouchard, en disposant d’une bonne frappe de balle, son bois 3 propulsa sa balle au-delà du green, dans le rough près de la tribune. L’eagle était quasiment impossible, mais le birdie très probable.

Finalement, Pauline Roussin-Bouchard parvint à terminer avec un joli birdie, après une très belle approche du fond du green, qui fait passer sa balle près du trou, en provoquant l’émoi du public. Yan Liu faisait passer son premier putt largement à gauche du trou, lui apportant un dernier birdie, tout en la laissant un coup derrière Yamashita qui rentra son putt pour birdie, sur une distance d’environ 3 mètres, au moment le plus stressant de la compétition. « Je suis si heureuse », s’exclama Yamashita. « Je ne pensais pas pouvoir défendre mon titre cette année, et je suis tellement contente de l’avoir fait. Et je remercie tous ceux qui m’ont supportée », ajoutait-elle. « J’étais très décontractée dans cette journée et concentrée sur le jeu. Je suis également très contente d’avoir vu autant de fan me supporter. J’ai tellement travaillé dur. Merci beaucoup », reprenait-elle avant d’aller recevoir son trophée à tête de tigre. En conférence de presse elle déclara : « cette journée fut particulièrement difficile pour moi. Yan Liu a très bien joué, enchaînant les birdie dès le début du parcours. Mais je suis contente d’avoir réussi à rester concentrée, à canaliser mon énergie de manière positive et à maintenir ma concentration tout au long de la partie ». Puis elle ajouta : « Yan Liu est une joueuse qui a de la longueur, donc je ne savais pas vraiment ce qui allait se passer au 18. Yan a tellement tapé fort cette balle … ! »

De son côté, la Chinoise déclara : « je pense que j’ai joué un très bon golf aujourd’hui. J’étais vraiment très concentrée sur mon jeu. Et je crois que j’ai fait du bon travail. Je suis fière de moi. J’étais plus en confiance et c’est la première fois que je me retrouvais dans un dernier groupe. Donc je suis vraiment satisfaite ».

Enfin, l’amateur de 17 ans, Marisa Tojai se confia après cette formidable prestation : « aujourd’hui, mon petit jeu était bon, notamment mon putting. J’étais dans un bon état d’esprit et c’est une véritable expérience que d’avoir joué ces quatre jours. J’ai commis trop d’erreurs et c’est aussi ce que j’ai appris de cette compétition. Mais c’était ma première participation à un tournoi du LPGA Tour donc je ressors très excitée de ce tournoi ». Et il faut parier que Tojai, grâce à ce Top 10, reviendra jouer sur le LPGA Tour, prochainement.

Céline Boutier termine avec une carte de 68, un coup de moins que celles signées les trois premiers jours, ce qui la place en 9e position, à –13, alors que Perrine Delacour s’est écroulée dans ce dernier tour, jouant 73 pour un score final de –11, avec Sophia Schubert qui, elle aussi, n’a pas tenue la distance après un premier tour en 65.

Au classement de la Race to CME, Miyu Yamashita prend la seconde place, tandis que Jeeno Thitikul descend 3e, et que Hae Ran Ryu passe 4e. Céline Boutier progresse finalement d’une place en devant 21e. Mais c’est Pauline Roussin-Bouchard qui réalise la meilleure opération en grimpant à la 58e place. Quant à Perrine Delacour, elle va assurer sa carte pour la saison 2027, en gagnant quatre place, se retrouvant en 87e position.

La semaine prochaine, au Japon, Perrine Delacour sera la seule représentante Française, et avec un champ ne comportant que les 50 meilleures du LPGA Tour, dont quelques stars seront absentes, elle va avoir l’opportunité d’intégrer le Top 80, avant d’effectuer son retour aux Etats-Unis.

Le classement final => ICI

Maybank Championship : Roussin-Bouchard proche d’une 1ère victoire !

La Japonaise Yamashita est-elle en route pour une troisième victoire cette année ?

A l’issue de ce moving day le golf féminin français conserve une importante chance de victoire. Mais le Japon autant que la Chine et la Thaïlande sont mobilisés derrière leurs joueuses et la dernière journée promet d’être animée autant que stressante.

A un tour de la fin de ce tournoi, sur un parcours qui emporte l’adhésion de beaucoup de joueuses, la Japonaise Miyu Yamashita n’a pas réussi à creuser un écart suffisamment important avec ses poursuivantes, pour se mettre à l’abri. Pourtant, à mi-parcours, elle compta trois coups d’avance. Après 10 trous, la Japonaise était toujours seule en tête avec le score de –16, un coup devant la Française Pauline Roussin-Bouchard qui semble jouer dans son jardin. La Française venait signer son cinquième birdie sur le Par 5 du 10, après être sortie en 33 de l’aller, où elle a concédé deux bogey. Mais sur le Par 3 du trou n°11, Roussin-Bouchard eut un putt pour sauver son Par, à environ 1,50 mètre, dont la balle ne trouva pas le trou. A l’inverse, Miyu Yamashita réussissait à approcher le mat à moins d’un mètre, lui permettant de signer un birdie. La Japonaise s’envolait en tête avec le score de –17 devant la Française qui venait de perdre un coup et dont le visage se ferma subitement. Derrière, la Sud-coréenne Minji Kang avait réalisé la journée idéale, en –8, et elle s’apprêtait à rentrer au club avec le score de –12 quand elle concéda un bogey au 18. Cependant, Kang de réalisait une excellente opération en progressant de 19 places, lui offrant l’opportunité de rester au contact du Top 5.

Deux autres joueuses attiraient l’attention. Il s’agissait de A Lim Kim et de l’amateur native de Thaïlande Marisa Tojai. Toutes les deux pointaient à –12, à la 3e place, mais Tojai était la plus productive, avec un score de –5 pour la journée, après 13 trous. Enfin, un peu moins à l’aise que la veille, l’Espagnole Julia Lopez Ramirez n’avait progressé que d’un coup en 11 trous, en partageant sa partie avec Roussin-Bouchard et Yamashita. Rien ne fonctionnait correctement pour l’Espagnole qui avait pourtant démontré une belle capacité à jouer sous le Par, les deux premiers jours.

Au trou n°12, Lopez Ramirez mit en jeu dans le rough, à gauche, puis elle envoya sa balle dans le bunker, derrière le green, se retrouvant loin du mat. Roussin-Bouchard et Yamashita, depuis le fairway, furent plus à l’aise pour attaquer le mat. C’est encore la Japonaise qui fut la plus précise avec un putt à venir de moins de deux mètres. La Française étant plus à gauche et plus loin. Lopez Ramirez concéda un bogey, en usant de deux putt après sa sortie de bunker, et Roussin-Bouchard ne fit que le Par, en usant, elle aussi de deux putt. Et la Japonaise ne profita pas d’être si proche du trou, laissant filer, elle aussi, un nouveau birdie qui aurait pu faire la différence. C’est à ce moment que la Chinoise Yan Liu s’invita dans le haut du leaderboard en rentrant son huitième birdie, lui permettant de revenir à –13. Un score qu’elle avait obtenu sur le green du 13, avant de passer à –14, mais deux bogey (12 et 13), avaient anéanti cette remarquable progression. Cependant, la Chinoise de 28 ans en avait encore sous le pied, allant jusqu’à créer le spectacle, en fin de parcours.

Par ailleurs, alors qu’elle avait eu du mal à rester au contact du groupe de tête, la veille, Perrine Delacour effectuait son retour dans le Top 5, à la 4e place, en signant un birdie sur le Par 4 du trou n°16. Après un aller, vierge de bogey, négocié en 33, la Française avant aligné deux birdie dès le retour. La faisant remonter à –12. Mais sur le Par 4 du 12 elle avait concédé un bogey qui l’avait éloigné du groupe de tête. Avec des scores aussi entre des groupes de quatre à six joueuses, il était facile de quitter le haut du tableau. Mais Delacour n’allait plus progresser dans cette journée, terminant par trois Par, pour la laisser 6e à –12. Cependant, elle reste au contact lui permettant d’espérer entrer dans le Top 80 de la Race, dimanche soir.

Un classement resserré en fin de journée

Miyu Yamashita semblait être capable de tenir en respect la Française Pauline Roussin-Bouchard et l’on imagina, un instant, que l’écart se creusa entre elles, à l’avantage de la Japonaise. Mais Roussin-Bouchard réagissait en plaçant sa balle, sur le green du trou n°14, à droite du mat, à environ 1,60 mètre, répondant au coup presque identique de la Japonaise. Les deux joueuses avaient devant elles l’opportunité de rentrer un nouveau birdie, et de rester distantes de quatre coups. Mais Yamashita manqua son putt quand Roussin-Bouchard réussissait le sien. Et la Française de démontrer qu’elle est vraiment à l’aise au putting cette semaine. Il n’y avait donc plus que trois coups d’écart entre elle, avec quatre trous à jouer, dont le Par 5 du 18 et le Par 4 du 16, au bord de l’eau, dont le green est à portée de driver.

C’est ici que la Yamashita tentant d’aller chercher le green au plus près, et que son coup envoya sa balle dans l’eau, à gauche. La Française voyait s’ouvrir le ciel avec l’opportunité de combler son écart. Un bogey pour Yamashita et un birdie pour elle permettraient de relancer ce tournoi et d’offrir un regain d’énergie à la Française pour reprendre la tête, sur le green du 18. Mais la Française manqua complètement son approche du green, se retrouva au fond et loin du mat. Si Yamashita concéda bien un bogey, Roussin-Bouchard ne trouva qu’un Par et elle resta deux coups derrière la Japonaise. De son côté, Lopez Ramirez s’en sortait avec un Par en continuant de démontrer qu’elle avait du mal à gérer ses distances.

Entre temps, Yan Liu fit le spectacle au 18, en attaquant le mat avec un wedge. Sa balle se posa très près du mat, à gauche, et le side spin fit rentrer celle-ci occasionnant un eagle spectaculaire. Liu passait seconde à –16, après avoir signé un birdie au 14, après celui du 16. La Chinoise est venue, en fin de journée, troubler le classement, en devenant un autre potentiel vainqueur.

Finalement, C’est la Japonaise Miyu Yamashita qui allait avoir le dernier mot dans son duel face à Roussin-Bouchard, en réalisant une magnifique approche du mat, au 17, lui offrant une nouvelle occasion de birdie, et la possibilité d’effacer son bogey concédé au trou précédent. Mais c’est l’Espagnole qui créa un regain d’émotion avec son approche qui fit tomber sa balle devant le trou, à quelques dizaines de centimètres, et qui, au second rebond toucha le bord du trou avant de ressortir. Après l’eagle de Yan Liu on faillit assister à un birdie presque obtenu de la même manière. Placée à droite du mat, Roussin-Bouchard eut un peu de pente à gérer lors de son putt et c’est seulement un Par qu’elle obtint, avec un premier put d’environ 8 mètres

Mais au 18, La Française, après une belle mise en jeu et un second qui se termina à gauche dans le rough, réussit à placer sa balle, sous le mat, à environ 1,60 mètre, quand Yamashita se laissa un putt d’environ 3 mètres et Lopez Ramirez d’environ 4 mètres. Avec moins de pente à gérer, Roussin-Bouchard signa un dernier birdie, tandis que Yamashita et Lopez Ramirez ne trouvaient qu’un Par. Ce qui un coup, un coup moi, entre la Française et la Japonaise, anima la majorité de cette journée qui se terminait, au score, à l’avantage de Yamashita, mais à la course aux birdie, à l’avantage de la Française qui comblait son retard avec deux coups derrière le leader.

Après ce troisième tour, où Pauline Roussin-Bouchard a réussi à se maintenir dans le groupe de tête, il est possible de dire que dimanche, le golf féminin Français pourrait connaître un nouveau jour de gloire. Mais, elle aura deux adversaires, au minimum, à affronter que son yan Liu et Miyu Yamashita. La Japonaise s’est imposée deux fois cette année, tandis que la Chinoise court après son premier succès sur le LPGA Tour, comme la Française. Egalement, il faut tenir compte du fait que le parcours pourrait être préparé afin de moins favoriser les birdie. Enfin, il y a cette amateur Thaïlandaise dont on ne sait pas grand chose et qui semble particulièrement à l’aise, en ayant signant une seconde carte de 65, avec celle du second tour : « je suis très excitée de pouvoir jouer sur le LPGA Tour », confiait-elle après sa partie. Et l’on a vu qu’elle n’est pas vraiment stressée de se retrouver au milieu des meilleures mondiales. Chaque victoire au golf est différente, et l’on pourrait très assister à un effondrement des joueuses de tête et à une prise de pouvoir de l’une de celles qui sont deux, trois ou quatre coups derrière. On sait, également, qu’après une troisième journée pleine de birdie, la quatrième peut se réduire à jouer –1. Aussi, tous les scénarii sont sur la table et étant donné que Pauline Roussin-Bouchard joue bien sur ce parcours qui lui plait, il n’est pas possible de regarder Miyu Yamashita comme la joueuse qui a le plus de chances de s’imposer. Et, comme en 2023, quand Céline Boutier avait surgi dans la dernière journée, le leader pourrait se retrouver en difficulté. Quoi qu’il en soit, le dernier tour sera intense et il ne faut pas le manquer. « La chaleur est pesante et puis il y a eu plus d’action de mon côté, avec plus de bogey », confia Pauline Roussin-Bouchard après sa journée. « Ca ne me dérange pas si ça signifie plus de birdie, comme je le disais hier. Mais, globalement, je conserve le même état d’esprit et j’essaie de rester concentrée. Et si mes pensées commencent à vagabonder, je dois les ramener au bon endroit », assurait-elle. Et quand on lui demanda comment elle se sent en étant en lice, pour la première, sur le LPGA Tour, elle répondit : « j’ai certainement tiré des leçons du passé. Même si elles étaient parfois difficiles à cerner. Je me dis juste que quoi qu’il arrive, je serai prête à affronter la situation. Je vais garder le même état d’esprit. Rien ne changera vraiment. J’espère faire le plein d’endorphine, demain, et être pleine d’énergie, car il fait très chaud », ajoutait la Française qui, comme les autres joueuses, s’hydrate beaucoup durant la partie. Et cette chaleur peut jouer un rôle, après trois journées où chaque joueuse a dépensé beaucoup d’énergie, avec des asiatiques plus habituées à évoluer avec de telles conditions climatiques. « Ce fut un super tour aujourd’hui. J’ai eu quelques situations compliquées à gérer, mais j’ai réussi à bien les surmonter, et j’ai terminé sans manquer un coup. Donc je suis assez satisfaite de ça », expliqua Yamashita. « Avec Pauline, nous avons joué pour prendre la tête et j’adore ce genre de situation. Bien sûr, gagner c’est toujours un moment particulier. J’aime ce parcours et j’ai beaucoup se supporters qui sont présents, donc je ferai de mon mieux demain », ajoutait-elle.

Classée 18e, à –9, Céline Boutier a joué –3 dans ce troisième tour, enchaînant les cartes de 69 et laissant peu d’espoir de la voir réaliser un meilleur dernier tour. Quant à Charley Hull, on avait bien senti, hier, qu’elle jouait en étant confronté à la difficulté de bien mettre en jeu, de trouver les bonnes distances et de réaliser de bons putt. Elle a chuté de 13 places lors de ce troisième tour, partageant la 18e place avec Céline Boutier et cinq autres joueuses.

La journée fut également compliquée pour Sophia Schubert et Amy Yang qui ont joué –1.

Le dernier tour est à suivre, dès 02h30, ce dimanche matin, tout en écartant pas l’hypothèse d’un playoff.

Le classement provisoire => ICI

Wistron Ladies Open : les Françaises passent le Cut ; Shih en tête !

La joueuse du TLPGA vient de prendre possession de la 1ère place en signant une seconde carte de 66.

Accompagnées par une très agréable météo, malgré la persistance du vent, les 108 joueuses présentes ont eu le loisir de jouer leur meilleur golf et, pour les mieux de classer, de tenter de franchir le Cut avec le meilleur score possible. Après deux tours, la première place a changé de main et les trois Françaises engagées vont jouer ce week-end.

C’est donc la native de Taïwan, Cheng-Hsuan Shih, qui occupe désormais la tête après 36 trous, grâce à deux cartes consécutives de 66 (-6) sur le Sunrise Golf and Country Club. La joueuse originaire de Taipei, victorieuse de la première édition du Wistron Ladies Open en 2020, occupait la deuxième place hier. Lors de cette deuxième journée, Shih a rendu une carte de 66 (-6) marquée par un bogey ainsi que des birdie aux trous n° 1, 2, 8, 9, 12, 13 et 17, lui permettant de prendre les commandes avec un score total de -12. « J’ai réalisé une excellente partie, même si j’ai commis quelques petites erreurs sur mes coups d’approche et mon jeu de fers. Je connais bien le Sunrise Golf and Country Club et j’ai l’impression d’y jouer un meilleur golf », a confié Shih. « Il y a toujours des hauts et des bas. Je suis passée professionnelle en 2020, année où j’ai remporté ce tournoi. J’ai beaucoup appris depuis, tout en étant confrontée à divers aléas. Cette année, je m’efforce de jouer simplement et de retrouver mon jeu habituel », assurait-elle.
Installée à la seconde place, la Thaïlandaise P.K. Kongkraphan a égalé le record du parcours avec un score de 63 (-9) lors de cette deuxième journée, se hissant ainsi seule à -11. La joueuse de 34 ans, qui compte 14 victoires sur le circuit TLPGA depuis 2022, a signé 10 birdie contre un seul bogey. « Hier, j’ai eu du mal sur le parcours. Ce matin, je voulais simplement prendre du plaisir, donner le meilleur de moi-même sur chaque coup et éviter de trop stresser », a confié Kongkraphan. « Cette année, j’ai joué sur le KLPGA . Les joueuses y sont très compétitives et les parcours sont extrêmement longs et étroits. C’est très stressant. Je suis donc revenue jouer ici, car je m’y sens comme chez moi. Je suis plus à l’aise ici au Sunrise. Mon putting était très performant. J’ai manqué quelques putt courts, mais je suis restée concentrée, sans me laisser gagner par le stress ou la frustration, afin de poursuivre sur ma lancée et réaliser une belle partie. J’ai essayé de garder une attitude positive sur le parcours. J’adore jouer au golf. Pourquoi devrais-je arrêter ? Je peux encore gagner ma vie et j’ai toujours des opportunités de jouer. Le golf, c’est ma vie, et j’y prends du plaisir. Si un jour je n’ai plus envie de jouer, j’arrêterai pour me ressourcer avant de revenir. Je me sens encore jeune. La passion est l’élément essentiel pour poursuivre une carrière dans le golf », déclara la Thaïlandaise qui a quitté le LPGA Tour, en 2019, à cause d’une blessure.


L’Anglaise Hannah Screen occupe seule la troisième place, à -10, après avoir signé une nouvelle carte de 67 (-5). Elle a entamé son parcours en s’élançant du trou n° 10, réalisant des birdie aux trous 11, 13, 17 et 18, débutant le retour avec le score de –4. Elle a ensuite enchaîné bogey, birdie et bogey sur les trois premiers trous de son retour, avant de réussir de nouveaux birdie aux trous 6 et 9. « J’adore cette capacité à rebondir. J’ai connu un petit passage à vide en milieu du parcours, alors que le vent tournait. J’ai réussi à récupérer quelques birdie, c’était une bonne chose », a déclaré Screen. « J’ai réussi à placer mes balles assez près du drapeau. Quand je repense à ma saison, je constate que, lorsque je parviens à jouer plus près, mon jeu d’approche est plutôt performant, ce qui me permet généralement d’obtenir des scores assez bas. J’ai beaucoup travaillé mon putting plus tôt dans l’année, en combinant cela avec mon jeu d’approche. J’ai pu réaliser deux belles cartes, ce qui est très satisfaisant », expliquait Screen. « Cette année, j’ai été assez frustrée par mon jeu de wedge à moins de 120 yards (environ 110 mètres). Ce n’était tout simplement pas assez performant. Ces deux dernières semaines, j’ai travaillé avec mon entraîneur pour assouplir mon approche de chaque coup, afin d’être plus fluide tout en restant très précise. Et ça porte ses fruits. Je suis ravie d’être en lice pour la victoire ; je n’avais jamais joué ici auparavant. Le vent a soufflé très fort lors des journées d’entraînement, alors que nous avons ensuite connu des journées plus calmes. Je pense que demain, il y aura pas mal de vent. J’aborde les choses jour après jour et je profite d’être en haut du classement ».


Juliana Hung, représentante du golf Taïwanais, et la Sud-Africaine Casandra Alexander partagent la quatrième place avec un score de -9. Hung a réalisé son premier birdie de la journée au trou n°3, avant d’en ajouter un second au trou n°6. La jeune femme de 24 ans, qui a rejoint l’Epson Tour en 2024, a ensuite trouvé son rythme après les neuf premiers trous, en enchaînant cinq birdie consécutifs entre les trous 10 et 14, avant de conclure sa journée par un bogey au dernier trou, ce qui la place en troisième position ex aequo. « Hier, j’ai eu l’impression de laisser passer beaucoup d’occasions sur les par 5. Aujourd’hui, je voulais saisir mes chances sur ces trous et décrocher quelques birdie supplémentaires », a confié Hung. « J’ai rentré davantage de putts. Les greens sont un peu plus lents que ceux sur lesquels je joue habituellement, ce qui m’a amenée à être parfois trop courte. Comme le gazon des greens a du grain, la balle dévie dès qu’elle manque de vitesse. J’ai donc adopté une approche plus offensive au putting », expliquait-elle. « La saison sur l’Epson Tour a été difficile. J’ai franchi le Cut bien plus souvent qu’au cours des deux années précédentes, mais je n’ai pas réussi à atteindre le top 10. Je sentais que mon jeu progressait, alors j’étais très enthousiaste à l’idée de revenir et de voir ce dont j’étais capable. Cette année, mes coups d’approche n’ont pas été très bons. D’habitude, je suis pourtant très précise avec mes fers et mes wedges. Durant l’intersaison et à l’approche de la deuxième étape des Q-Series, je me suis entraîné très sérieusement avec mes fers et mes wedges. Je suis ravi que cela ait porté ses fruits », ajoutait Hung, qui a remporté une victoire sur l’Epson Tour, en 2024.

La Suissesse Chiara Tamburlini occupe seule la sixième place après un deuxième tour bouclé en 66 coups (-6). La championne du Wistron Ladies Open 2024 a entamé sa partie par un birdie au premier trou, suivi de deux autres et consécutifs aux trous 4 et 5. Après avoir envoyé sa balle dans l’eau sur le Par 4 du trou n°7, Tamburlini a réussi à limiter les dégâts en ne concédant qu’un bogey. Elle a ensuite enchaîné avec des birdie aux trous 8 et 9, puis en a ajouté deux autres au retour. Le premier sur le Par 4 du 13 et le second sur le Par 5 du 18, ce qui lui a permis d’intégrer le top 10. « J’ai réalisé beaucoup de birdie « donnés » aujourd’hui. Sur mes sept birdie, trois étaient littéralement des putts à quelques centimètres du trou, et un quatrième se situait à moins d’un mètre et demi », a confié Tamburlini. « J’ai réussi à placer quelques balles très près du drapeau avec mes longs fers, ce qui était vraiment appréciable. Sur le retour, j’ai commencé à manquer quelques greens, mais j’ai réussi à rentrer de très bons putts pour sauver le Par, ce qui était une bonne chose. Mon putter était vraiment performant aujourd’hui. Mes fers ont été un peu moins précis par moments, mais j’ai compensé grâce à mon putting. Ce bogey sauvé était crucial pour maintenir ma dynamique, d’autant plus que j’avais déjà connu une situation similaire hier, qui s’était soldée par un double bogey. Je ne sais pas pourquoi je continue à rater mon coup depuis cette position ; ce n’est pourtant pas un coup difficile. Demain, je ferai en sorte de mieux gérer ce trou. C’était un très bon bogey, qui m’a permis de rester dans la partie. J’ai d’ailleurs enchaîné avec deux birdie juste après, ce qui a créé une excellente dynamique », précisait la Suissesse.
Cinq joueuses partagent la septième place avec un score de –7. Il s’agit de la Thaïlandaise Nook Sukapan, la représentante du Taipei chinois Ching Huang, l’Australienne Kelsey Bennett, l’Anglaise Mimi Rhodes et l’Américaine Anna Morgan.

Herbin, toujours dans le coup !


A 43 ans, Céline Herbin est la meilleure représentante Française sur le LET, malgré le fait que Agathe Lainsé a remporté deux tournois en début d’année et qu’elle soit mieux classée à l’Ordre du mérite. Cependant, Laisné s’est effondrée à mi-saison et c’est Céline Herbin qui sort régulièrement en tête du contingent tricolore sur le circuit féminin européen. Certes, elle est loin des meilleures, mais dans le leaderboard le premier petit drapeau français qui flotte est celui qui est à côté de son nom. Actuellement 12e, à 6 coups du leader, Herbin a encore joué sous le Par, avec le même nombre de birdie mais en concédant deux bogey de plus. Et l’on sait que c’est la faiblesse de la Française que de concéder régulièrement des fautes alors qu’elle dispose d’un jeu pour signer des cartes vierges de bogey. Il lui reste deux jours pour améliorer cette situation, et l’on ne peut espérer qu’elle y parviendra.


Plus loin derrière Herbin, à –2, se trouve justement Agathe Laisné qui échappe au Cut en ayant joué 70, comme son aînée. Comme la veille, elle concède deux bogey mais elle a rentré plus de birdie. Elle aussi pourrait améliorer sa position, au classement provisoire, dès demain. D’autant qu’elle a réussi à prendre un green en régulation de plus que la veille tout en touchant moins de fairway. La clé de sa performance réside probablement dans une plus grande précision de ses mises en jeu.
Enfin, Camille Chevalier a vécu une mauvaise journée, en jouant 74 contre 69 au premier tour. Elle a manqué beaucoup trop de green et c’est sans doute son jeu de fers qui lui a fait défaut, ce vendredi. Souhaitons lui de vivre un bien meilleur troisième tour afin de remonter dans le classement.


Le Cut a été fixé à -1, permettant à 63 joueuses de se qualifier pour le week-end. Le troisième tour débutera à 8h00 (heure locale), tandis que le groupe de tête s’élancera à 11h55 (heure locale).

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Maybank Championship : Yamashita en tête, Roussin-Bouchard seconde !

La Japonaise Miyu Yamashita vient de se positionner en tête, avec trois coups d’avance. (Photo: LPGA / Getty Images)

Il aura fallu attendre ce tournoi en Malaisie pour voir les Françaises occuper la partie haute du tableau, et l’une d’elles de se hisser dans le Top 3, à deux tours de la fin. Mais la tenante du titre est également très à l’aise au point d’avoir pris les commandes du tournoi.

Les joueuses de tête sont unanimes, le parcours est bien préparé et il est très agréable à jouer. C’est la raison pour laquelle ce leaderboard est particulièrement éclectique, et serré, et que la Française Pauline Roussin-Bouchard a réussi à se maintenir dans le Top 3, malgré un faible score, ce vendredi.

Son score de –8, hier, lui a permis d’avoir un petit matelas de coups qui a compensé sa carte de –3, au second tour. Partie dans le dernier groupe, avec l’Américaine Sophia Schubert et la Japonaise Miyu Yamashita, la Française qui excelle également dans la discipline de l’Hyrox nous a régalé avec de très beaux coups d’approche qui viennent à l’appui de ses déclarations de la veille. Ce parcours lui convient bien et il n’y a qu’au putting que Pauline Roussin-Bouchard fut un faible ce vendredi. Elle engrange seulement trois putt, tout en ayant évité de mettre une balle dans l’eau, en fin de journée, ce qui fut suffisant pour la laisser dans le trio de tête. Mais elle doit, à présente, se montrer plus productive car elle a autour d’elle des joueuses qui sont déjà passées à l’attaque et d’autres qui vont le faire, ce week-end. « Aujourd’hui, j’ai essayé de faire la même chose et de faire rouler le plus de putt dans le trou. Mon état d’esprit est resté le même par rapport à hier. J’essaie de garder mes pensées là où il faut et c’est globalement tout ce que je fais », confia Pauline Roussin-Bouchard, classée 3e à –11 avec l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, et deux coups derrière la Japonaise Miyu Yamashita. Lopez Ramirez qui a concédé un double bogey sur le Par 4 du 9, ce qui a fortement réduit sa progression. Sans quoi, elle serait co-leader avec la japonaise. Après une Solheim Cup où chacun a pu constater tout le talent et tout le dynamisme qui animent cette joueuse de 23 ans, voici qu’elle fait partie des favorites pour brandir le trophée, dimanche. Agile, précise, et un brin agressive quand il le faut pour aller chercher un fairway ou un mat, Lopez Ramirez nous a laissé une très bonne impression ce vendredi, et la manière dont elle a conduit sa journée laisse supposer qu’elle est capable de jouer nettement sous le Par les deux prochains jours. Malgré ce double bogey, elle a réussi à construire son aller avec cinq birdie, et son retour en sauvant des Par du trou n°10 au n°14, avant de signer une approche exceptionnelle sur le Par 3 du 15, qui lui permit de passer à –9. Puis, ce sont deux birdie sur les derniers trous, qui l’ont amené à cette seconde place provisoire, en embuscade derrière Yamashita. Et l’on a pu voir comment elle sait bien mettre en jeu sa balle, au driver, au départ d’un dix-huitième trou dont le fairway est défendu, à droite et à gauche, de bunker. Et son jeu de fers fut également très efficace, comme elle l’a confirmé en interview : « j’ai eu le sentiment que mes coups de fer étaient vraiment au point. Mes birdie se jouaient tous à moins de deux mètres du trou. Ce qui explique, sans doute, pourquoi la partie s’est si bien déroulée », confiait-elle. « Mes mises en jeu eu driver fut également très bonnes. Sur ce parcours, tout repose sur la capacité à rester sur le fairway et à bien jouer ses coups de fer. Il faut donc faire preuve de patience face aux conditions météorologiques. Il peut faire très chaud, ce qui a parfois tendance à déconcentrer », ajoutait l’Espagnole que l’on a vu avec un pochon de glace, sur la tête, à plusieurs reprises, et elle ne fut pas la seule à se rafraîchir de la sorte. Malgré cette chaleur, Lopez Ramirez signe une carte un coup plus bas que celle de la veille, faisant partie des joueuses qui ont amélioré leur score ce vendredi.

Bien qu’ayant joué un coup de plus que la veille, Miyu Yamashita, la tenante du titre, n’a pas concédé de birdie dans cette seconde journée et en jouant –6, avec quatre birdie à l’aller tout en ayant eu un peu plus de mal sur les derniers trous, notamment sur le Par 5 du 18 elle rate son putt, de peu, pour marquer un septième birdie qui aurait pu faire d’elle un leader encore plus installée en haut du classement. Et si Yamashita commence à prendre de l’avance, Roussin-Bouchard, Lopez Ramirez et bien d’autres auront du mal à rester au contact. « Mon contact de balle fut très régulier, une fois encore aujourd’hui. Et j’ai été capable de me donner de bonnes occasions de birdie avec mes coups d’approche », confia la Japonaise qui a expliqué ne pas avoir été surprise de jouer aussi bien, ayant le sentiment d’avoir bien joué toute la saison : « j’ai joué de très bonnes journées, cette année. Mon jeu est vraiment bien en place, et mieux que l’an dernier. Donc mon swing fonctionne vraiment bien aussi ». Puis, elle eut quelques mots à propos du parcours : « les fairway sont un peu étroits sur ce parcours, et puis il y a pas mal de changement de niveau. J’ai un bon contrôle des distances et j’ai été capable de prendre l’avantage sur les Par 5 », y compris au 18. C’est simplement sa balle qui n’a pas roulé, exactement, sur la bonne ligne.

Avec ce trio hétéroclite en tête, tout est possible, même si Lopez Ramirez semble être un peu plus à l’aise sur le parcours que Roussin-Bouchard. Quant à Yamashita, avec deux coups d’avance, elle est capable de conserver sa première place samedi. Mais il y a derrière ce trio des joueuses qui savent, elles aussi, jouer très bas et qui peuvent créer la surprise lors du moving day.

Les outsider A Lim Kim, Hull et Yang !

L’Américaine Sophia Schubert aurait pu faire partie du trio de tête, mais elle a mal négocié la construction du Par 4 du 16. Après une mise en jeu dans le bunker, et une sortie du bac à sable qui a laissé sa balle dans le rough, sous le green, en contrebas, Schubert a raté son chip d’approche du trou, avec la conséquence que sa balle est resté au début du green au lieu de roule vers le trou. Avec un putt délicat en descente à suivre, elle n’a pas pu éviter le bogey qui l’a faite rétrograder de –10 à –9. Un peu déstabilisée par ce coup, elle a manqué de sensations sur les deux derniers trous, et notamment le 18 où l’on espérait la voir rentrer un dernier birdie. Mais l’Américaine est dans le coup, heureuse de jouer ce parcours et il ne faut pas l’écarter du groupe des joueuses qui sont capables d’intégrer le Top 3. Cependant, ce sont Charley Hull, Amy Yang et A Lim Kim qui forcent le regard, étant toutes les trois déjà vainqueurs sur le LPGA Tour, et particulièrement habituées à gérer un tournoi en tête. Pour le moment, la favorite des trois est la Sud-coréenne, vainqueur de l’US Women’s Open en 2020, et qui vient de rendre une seconde carte, vierge de bogey, de –8. Un score que Roussin-Bouchard avait établie la veille et qu’elle n’a pas réussi à approcher, même de moitié, ce vendredi. A Lim Kim crée donc la surprise avec cette fulgurante progression au leaderboard en passant de la 30e place à la 4e, avec le score provisoire de –10, devant Amy Yang, régulière qui a joué 67 après son 68 de la veille. « Aujourd’hui j’ai réussi à jouer plus près des mats », confia A Lim Kim. « Donc j’ai pu rentrer plus de putt. Et ce fut vraiment très agréable. Mais les green comporte beaucoup de grain dont la lecture des green est vraiment très importante cette semaine », confiait-elle.

Avec Amy Yang, débute le groupe à –9, comportant Schubert, Stark, et Hull. L’Anglaise qui nous effraie, parfois, avec sa manière désinvolte de jouer. Charley Hull pourrait être la meilleure joueuse du monde mais tant qu’elle manquera autant de putt et qu’elle ne s’appliquera pas à soigner ses mises en jeu elle continuera de jouer les seconds rôles. Sa carte de 69 du jour aurait pu être un 64, tellement elle a manqué des occasions de rentrer un birdie. Cependant, chacun connaît la personnalité de l’Anglaise, aussi peut-elle, subitement, tuer la concurrence au travers d’une journée exceptionnelle. Voilà pourquoi, pour le moment, Charley Hull reste une des favorites pour animer ce moving day.

Delacour trébuche, Boutier plafonne

Alors que l’on se réjouissait de la voir au plus haut dans le classement, après la première journée, voici que Perrine Delacour n’a pas réussi à confirmer sa prestation de la veille. Beaucoup de balles sont restées courtes des green ou des mats et à l’arrivée cela donne une carte de 71, comportant deux bogey. Ayant perdu 7 places, la Française se retrouve à 7, un coup devant Céline Boutier qui est régulière, mais incapable, malgré l’état exceptionnel du parcours, de se hisser plus haut que la 18e place à –6. La numéro un Française aligne deux cartes de 69 et elle donne le sentiment d’être au maximum de ses capacités. A l’inverse d’une Pauline Roussin-Bouchard qui semble s’amuser sur ce parcours, tout en étant très concentrée et prudente. Que nous réservent Perrine Delacour et Céline Boutier ce week-end ? C’est la question à laquelle nous sommes incapables de répondre, en étant déstabilisés par leurs prestations.

Retour, demain matin, dès 05h00 du matin, pour suivre le moving day.

Le classement provisoire => ICI

Wistron Ladies Open : Alexander joue 64 et vire en tête !

La Sud-africaine de 27 ans a connu une année exceptionnelle qui la prépare à se présenter aux cartes du LPGA Tour.

Sous un ciel nuageux, et avec beaucoup de vent, cette première journée a profité au leader de l’Ordre du mérite, qui affirme sa domination en arrivant au terme d’une saison dans laquelle elle a franchi un cap décisif pour la suite de carrière.


Casandra Alexander a donc signé une carte de 64 (-8) lors de son premier tour, prenant ainsi deux coups d’avance à l’issue de la première journée de cette nouvelle édition du Wistron Ladies Open 2026. La star sud-africaine a pris le départ dans l’après-midi au Sunrise Golf and Country Club, réussissant son premier birdie sur le Par 3 du trou n°2, elle a ensuite enchaîné avec deux autres birdie, l’un sur le Par 5 du trou n°6 et l’autre sur le Par 4 du trou n°8. Bouclant son aller en 33 (-3), avant d’ajouter des birdie aux trous 11, 13 et 14. Puis, la joueuse de 27 ans, qui est en pleine ascension cette année, est allée chercher le green du Par 5 du trou n°18 au second coup, lui offrant une opportunité d’eagle qu’elle transforma. Il n’en fallait pas plus pour la placer en tête de cette première journée : « j’avais un peu mal au dos au practice, du coup j’ai raté quelques coups. J’ai dit à Doug (son caddie) que j’avais mal au dos et qu’on verrait bien », a expliqué Alexander. « Une fois sur le parcours, je me sentais beaucoup mieux. J’ai commencé à enchaîner les birdie. Évidemment, ne pas faire de bogey, ça aide, car chaque birdie compte. J’ai eu un peu de mal à finir entre le 9 et le 10, mais je pense avoir bien profité de la plupart des Par 5. J’ai bien joué avec les wedges, ce qui m’a permis de faire des birdie de temps en temps. J’étais plutôt contente, et finir avec un eagle, c’est toujours agréable », confiait la Sud-africaine, qui partageait sa partie avec la star locale. « C’était un moment spécial. Yani est vraiment super. Ce n’est pas la première fois que je joue avec elle, c’est une fille adorable et j’adore jouer au golf avec elle. Elle est toujours partante pour discuter et si on lui demande conseil, elle n’hésite pas à en donner. Franchement, elle est toujours au top de sa forme. Elle a fait un coup magnifique. J’ai vraiment adoré et j’ai hâte d’être à demain », déclara Alexander qui a décroché deux victoires cette année et qui serait bien inspirée d’aller en chercher une troisième.


A la seconde place, alors que l’on attendait Yani Tseng, c’est sa compatriote Cheng-Hsuan Shih, de Taipei, qui occupe seule la deuxième place, après avoir rendu une carte de 66 (-6) sans bogey. Inconnu du public européen, cette joueuse de 27 ans participe à son 3e Wistron Ladies Open, sous la bannière du LET. L’an dernier, elle avait terminé 12e à –6, avec seulement deux tours de validés. Shih n’a concédé aucun bogey et a réussi des birdie aux trous 1, 7, 9, 12, 14 et 16. « Ce tour s’est très bien passé, surtout mon putting. Mon deuxième coup sur le dernier trou a fini dans l’eau, mais c’était ma seule erreur du jour. Le reste du tour était excellent », a déclaré Shih. « Je me suis concentrée sur mon jeu. Je connais très bien le Sunrise Golf and Country Club. À chaque fois que je reviens ici, je me sens à l’aise et je prends du plaisir à jouer ».

La troisième place est occupée par six joueuses que sont l’Allemande Helen Briem, l’Autrichienne Emma Spitz, la Hongkongaise Ginnie Ding, la star locale Pei-Ying Tsai et les deux Anglaises Alice Hewson et Hannah Screen. Elles affichent un score de -5 et elles ont toutes la capacité de surgir en tête, dès demain. Double vainqueur du LET, Helen Briem a commencé sa journée par trois birdie consécutifs avant de concéder deux bogey d’affilée aux trous 4 et 5. La star allemande, qui possède désormais plus d’expérience en évoluant sur le LPGA Tour, a ensuite ajouté un birdie au trou 6, et concédé un bogey au trou 8, qu’elle effaçait par un nouveau birdie sur le Par 4 du 12. Puis, l’Allemande de 21 ans réussissait à rentrer son putt pour eagle, sur le Par 5 du 13, avant de conclure par un birdie au dernier trou. « J’ai pris un bon départ, avec trois birdie consécutifs sur les trois premiers trous, ce qui m’a donné confiance et m’a confirmé que je pouvais bien jouer. C’était un bon début. Globalement, je suis très contente. J’ai eu un peu de mal en milieu de parcours, mais la fin de partie s’est bien passée. Je suis vraiment satisfait de ma performance aujourd’hui », a déclaré Briem, avant d’ajouter : « j’ai continué sur ma lancée, en essayant d’atteindre les greens, de me créer de bonnes occasions et de tenter ma chance au putting. Ça repartait dans la bonne direction. Lors de l’eagle, j’ai réussi un très bon drive, j’ai placé mon fer 6 à sept mètres du drapeau et j’ai rentré le putt. Ce fut un eagle assez facile ». Puis elle évoqua son travail hors du parcours avec son coach : « j’ai eu de très bonnes séances d’entraînement avec mon coach la semaine dernière, je savais que j’étais sur la bonne voie. La question était de savoir si je pouvais reproduire ça en compétition. Ça s’est bien passé et j’ai appliqué beaucoup de choses que j’avais travaillées avec lui ». L’Autrichienne Emma Spitz a réalisé un sans-faute lors de la première journée, en rendant une carte vierge de birdie : « je dois reconnaître que c’était un très bon début de tournoi. Mon jeu était solide, avec peu d’erreurs. J’ai rentré de beaux putt, j’ai réussi de bons coups de wedge et je n’ai pas commis de grosses erreurs. Je pense que cela m’a vraiment aidée. Je suis contente d’avoir joué cinq coups sous le par », a déclaré Spitz. « Après la Corée, j’ai pu me ressourcer chez moi et j’ai eu de bonnes discussions qui m’ont permis d’être plus concentrée. Même en Inde la semaine dernière, j’ai bien joué sur un parcours difficile. J’essaie de prendre du plaisir, mais c’est très difficile quand les choses ne se passent pas comme on le souhaite et que les attentes sont là sans qu’on les atteigne. La semaine dernière, c’était déjà bien mieux. J’ai eu des moments où j’aurais pu mal tourner, mais j’ai réussi à les éviter, ce qui m’a prouvé que je peux bien jouer et faire de belles choses ».

L’Anglaise Alice Hewson et la joueuse de Hong Kong Pei-Yin Tsai sont les deux autres à rendre une carte vierge de bogey, dans ce groupe.


Derrière, à –4, se trouvent dix joueuses dont la tenante du titre Yani Tseng, l’Australienne Kelsey Bennett, l’Anglaise Mimi Rhodes, l’Allemande Leonie Harm et la Française Céline Herbin-Marshall qui est souvent la meilleure représentante de notre pays, chez les filles du circuit européen.


Camille Chevalier est 19e à –3, alors que Agathe Laisné est en souffrance depuis le mois de juin, à l’image de ce qu’elle a produit sur l’Epson Tour et le LPGA Tour ces dernières années. Alors qu’on la voyait prendre les commandes de cette saison, après ses deux victoires en début d’année, Laisné est une ombre dans les classements dont on ne sait dire si elle franchira le Cut, cette semaine, en étant classée 62e dans le Par.


Le deuxième tour débutera à 6h20 (heure locale) et un Cut sera effectué en fin de journée pour ne retenir que les 60 meilleures, et les ex aequo.

Le classement provisoire => ICI

(article rédigé sur la base du communiqué de presse du LET)

Maybank Championship : Roussin-Bouchard et Delacour au Top !

Deux drapeaux français en haut d’un leaderboard est une situation que l’on avait plus vu depuis plusieurs années ! Pauline Roussin-Bouchard a pris la tête, et Perrine Delacour est 3e à deux coups.

Cette semaine en Malaisie débute magnifiquement bien pour le golf féminin français avec deux joueuses aux trois premières places et la promesse que ce résultat positif se prolonge une journée de plus, sur un parcours parfaitement bien préparé, qui semble leur convenir à merveille.

La première édition de ce tournoi avait profité à la Française Céline Boutier, tout en ayant surgit en tête lors du dernier tour. Trois ans plus tard, ce sont Pauline Roussin-Bouchard et Perrine Delacour qui jouent les premiers rôles, mais dès la première journée, et l’on se prend déjà à rêver d’une nouvelle victoire tricolore, sur le LPGA Tour. Cependant, la route est encore longue vers le trophée même si les deux Françaises avouent se sentir particulièrement bien sur ce tracé.

Parties du Tee n°1, dans les deux premiers groupes, Delacour et Roussin-Bouchard ont établi les trois meilleurs scores du jour, laissant supposer que le parcours fut plus facile à jouer qu’en milieu de journée. Bénéficiant d’une opportunité exceptionnelle de revenir jouer lors de cette tournée asiatique, après trois semaines de repos, Delacour a tout de suite trouvé deux birdie, dont un sur le Par 5 du trou n°3. Elle ajoutait deux autres birdie sur sa carte, au 7 et au 8, avant d’aborder le retour par un cinquième birdie, sur le Par 5 du 10. En pleine possession de ses moyens sur un parcours qu’elle dit apprécier, la Française continuait de progresser en rentrant deux autres birdie, quelques trous plus tard. Le premier sur le Par 4 du 13 et le second sur le Par 4 du 14. Parvenue au score de –7, elle se retrouvait en tête avant même que tout le champ se soit élancé. Mais sur le Par 3 du 15, Perrine Delacour concédait un bogey qui allait la laisser seule troisième, avant que l’Anglaise Charley Hull ne la rejoigne, en fin de journée. « Je dois dire que ce parcours me rappelle beaucoup celui de Singapour », déclara Delacour. « C’est plus beaucoup plus agréable de revenir jouer après trois semaines de vacances. La chaleur me fait vraiment du bien », ajoutait la Française qui rentre d’Orlando. « J’étais juste en phase avec mon caddie. Nous sommes rentrés de trois semaines de pause et je suis vraiment satisfaite d’être ici », ajoutait un peu plus la Française âgée de 32 ans, qui intégra le LPGA Tour il y a treize ans. Ses partenaires de jeu, Yu Liu et Jin Yan sont respectivement 21e à –3 et 30e à –2.

Dans le groupe suivant, jouait Pauline Roussin-Bouchard, Weiwei Zhang (-1) et Cassie Porter (-3). La Française allait créer la sensation du jour en allant chercher le meilleur score, sans concéder de bogey. Et, pour une fois, le drapeau tricolore allait flotter en haut du leaderboard, et très tôt. Roussin-Bouchard trouva ses deux premiers birdie sur les mêmes trous que Perrine Delacour. Le troisième fut rentré sur le Par 5 du trou n°5 et le quatrième sur celui du trou n°10. La Française de 26 ans passait à –5 en sortant du Par 3 du 11, puis elle dut attendre le Par 4 du 16 pour se placer à la hauteur de sa compatriote. Particulièrement à l’aise sur ce parcours, Roussin-Bouchard enchaînait le 17 et le 18 avec un birdie à chaque fois, la propulsant en tête à deux coups du record du parcours, toujours détenu par Jeeno Thitikul, depuis 2023. « Tout au long du parcours, franchement, j’ai fait de très bons coups. Et mon putting fut impeccable », déclara Pauline Roussin-Bouchard après sa partie. « Mon défi du jour fut de conserver mon calme, intérieurement. Car je ne suis pas quelqu’un de calme. L’objectif était de conserver le contrôle. De ne pas m’emballer, quelle que soit la situation. Je pense y être plutôt bien parvenu, et je crois que ce sera mon objectif pour le reste de la semaine. Je vais m’appuyer sur ma performance d’aujourd’hui pour les prochains jours, c’est certain », précisait-elle. « Je trouve ce parcours absolument magnifique. Il se joue de la même manière que pendant les entraînements. Il n’est pas détrempé et on a un lie parfait ce qui aide vraiment dans les situations où la balle est dans la boue », précisait-elle. Et l’on se souvient de ce playoff entre Céline Boutier et Atthaya Thitikul, en 2023, largement perturbé par la pluie qui avait rendu le parcours impraticable. Et quand il pleut en Malaisie, il vaut mieux que les parcours de golf résistent aux intempéries.

La Japonaise Miyu Yamashita est encore là, semaine après semaine. Partie dans les derniers groupes elle prouve qu’un départ le matin ne permet pas de faire un meilleur score. La voici à –7, en ayant manqué son approche du 18, ce qui l’empêche de se placer à –8, en tête, avec Roussin-Bouchard. Après un birdie et un bogey en tout début de parcours, et un second birdie sur le Par 5 du trou n°3, Yamashita trouvait deux autre birdie, sur la fin de l’aller. Un cinquième birdie sur le Par 5 du trou n°10 la faisait passer à –5, et après un sixième birdie sur le Par 4 du 13, elle clôturait sa journée par deux derniers birdie, à la suite, à partir du 16. Partageant sa partie avec Ruoning Yin et Céline Boutier, sa prestation a permis de voir que les lignes agressives restent payantes, à condition de toucher les fairway. « Mon touché de balle fut très consistant aujourd’hui et mon putting fut très bon », confiait-elle. Je pense que c’est ce qui m’a permis d’obtenir un bon score. Je suis très heureuse d’avoir réalisé un très bon départ », assurait-elle, en étant à un coup du leader, tout en partageant la seconde place avec l’Américaine Sophia Schubert.

Cette dernière nous étonne, une fois encore, par sa capacité à jouer parmi les meilleures, alors qu’elle a passé ses dernières années à faire le yoyo entre le LPGA Tour et l’Epson Tour, sans jamais convaincre. Mais le travail qu’elle a fourni, depuis deux ans a fini par payer, et la voici seconde –7, sans avoir concédé de bogey, en s’étant élancée du Tee n°10, à 07h26, au même moment que Roussin-Bouchard. « Le parcours est vraiment super. Il est très bien préparé. Les green en particulier roulent très bien. Ils étaient un peu plus rapides aujourd’hui et ça va aller en s’améliorant », confiait Schubert qui a touché 13 fairway et 14 green, en rentrant 25 putt, ce qui constitue de très bonnes statistiques.

En fin de journée, l’Anglaise Charley Hull est venue s’intercaler entre Schubert et Delacour, avec le score de –6, et l’on a pu voir, également avec elle, que l’heure de départ n’a pas d’incidence sur le résultat. En revanche, le vent souffle assez fort mais il n’a pas semblé gêner les joueuses.

Quelques stars du circuit sont, pour le moment, en retrait, comme Ruoning Yin qui est 12e à –4, Aki Iwai, Ayaka Furue, Maja Stark et Amy Yang également à –4. De même que Yuri Yoshida est 21e à –3, avec Céline Boutier que l’on a vu, non pas en difficulté, mais à la peine avec son jeu, ne parvenant pas à trouver les bonnes distances ni les bonnes lignes.

Une joueuse a déclaré forfait, il s’agit de Hae Ran Ryu, grande animatrice du tournoi de la semaine passée.

Par chance pour les Français, Pauline Roussin-Bouchard et Perrine Delacour s’élanceront dans les dernières parties, ce vendredi matin. Il ne sera donc pas nécessaire de se rester éveiller tard dans la nuit pour les voir évoluer.

Le classement provisoire => ICI

Wistron Ladies Open : l’essentiel à savoir

Comme l’an dernier, ce tournoi est programmé dans le calendrier en fin de saison.

Après l’Inde, direction Taïwan pour les joueuses du Ladies European Tour, qui sont au nombre de 108, avec un contingent de joueuses Taiwanaises, très important. Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, pour le LET, qui est une épreuve régulière du circuit taïwanais. Habituellement, ce tournoi se joue un peu plus tard, en fin d’année, avec une dotation ne dépassant pas 500 000 dollars US. En 2023, la Chinoise Vivian Hou s’imposait, avec le score de –11. La Philippine Bianca Pagdangana terminait seconde. En 2024, c’était la Suissesse Chiara Tamburlini qui remportait l’épreuve, et arrachait sa 3e victoire de la saison. Et l’an dernier, l’ancienne numéro un mondial, Yani Tseng, s’imposait devant son public, renouant avec la victoire 14 ans après son dernier titre sur LPGA Tour.

En 2024, le LET a annoncé que ce tournoi est co-sanctionné par le TLPGA, expliquant le nombre important de joueuses locales qui sont présentes.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 108 dans le champ, avec un contingent de 39 joueuses Taïwanaises, dont quelques-unes ont évolué ou évoluent sur l’Epson Tour, le LPGA Tour ou parfois le LET. C’est le cas de Juliana Hung, de Min Lee, Yu-Sang Hou, Heather Lin, Vivian Hou, Cynthia Lu, Peiyun Chien et bien entendu Yani Tseng qui va défendre son titre.
De nombreuses Thaïlandaises sont également dans le champ, dont PK Kongkraphan, qui évolua sur le LPGA Tour en 2012 et 2019, avant qu’elle ne se retire à cause d’une blessure, en ayant manqué 8 Cut en 13 départs. Mais aussi Cholcheva Wongras qui vient de terminer 6e de la Race fo the Card et qui retrouvera le LPGA Tour en 2027. Autre Thaïlandaise connue des passionnés du LPGAV Tour à prendre le départ de ce tournoi, Sherman Santiwiwatthanaphong.

Parmi les têtes d’affiche du Ladies European Tour on trouve Alexander Forsterling, Chiara Tamburlini, Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Helen Briem, Agathe Laisné, Kelsey Bennett, Cara Gainer, Emma Spitz, Kirsten Rudgeley, Leonie Harm, Luna Sobron Galmes, Jana Melichova, Kajsa Arwefjall, Lee-Anne Pace. De même que Mimi Rhodes participe à ce tournoi et que les Françaises Céline Herbin et Camille Chevalier sont également présentes.

Le champ de joueuses => ICI

Le parcours

Il s’agit du Sunrise Golf et Country Club qui se trouve au sud-ouest de la capitale, Taipei, soit au nord de l’île de Taïwan. Ce parcours relève d’un concept intéressant, en cela qu’il possède deux green afin de mieux moduler les distances et de rendre accessible chaque trou, à tous les niveaux de compétence.

Les fairway sont larges et au retour, quatre trous comportent une pièce d’eau en jeu.
Ce tracé fut inauguré au mois d’octobre 1992, et est l’œuvre de Robert Trent Jones jr. Il s’inscrit dans le cadre d’un splendide resort, faisant ainsi partie des meilleures destinations golfiques du monde. Il a accueilli, de 2011 à 2013, le LPGA Taïwan Championship.

Du tee au green, il est majoritairement planté en Bermudagrass.

Cette année, quatre trous voient leurs distances revues à la baisse. Le 1 passe de 369 à 362 yards. Le 2 passe de 170à 129 yards, le 9 de 555 à 529 yards et le 10 de 379 à 353 yards.

Dotation et prime

Ce tournoi recevait une dotation exceptionnelle de 1 million de dollars US, jusqu’à l’an dernier. Cette année, cette dotation augmente de 200 000 dollars.

Diffusion TV

C’est sur la chaîne Youtube qu’il faudra suivre ce tournoi, avec des horaires de diffusion qui se superposeront à ceux du LPGA Tour.

  • Jeudi 29 octobre : 06h00 à 09h00
  • Vendredi 30 octobre : 06h00 à 09h00
  • Samedi 31 octobre : 06h00 à 09h00
  • Dimanche 1er novembre: 05h00 à 08h00

Maybank Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la quatrième édition de ce tournoi, qui remplace le Swinging Skirts Taiwan, dont la dernière édition s’est déroulée en 2022.

En 2023, la Française Céline Boutier décrochait son sixième titre, au terme d’une longue journée interrompu par la pluie, et en playoff, face à Atthaya Thitikul. Cette même année, Lydia Ko bénéficia d’une invitation sponsor alors qu’elle ne faisait pas partie du Top 60 de la Race. Et elle ne marquait aucun point de Race durant cette épreuve, comme le règlement le stipule, dans un pareil cas.

En 2024, la Chinoise Ruoning Yin s’imposait avec le score le plus bas du tournoi, soit –23. Et la Thaïlandaise Jeeno Thitikul était encore seconde. Et l’an dernier, la Japonaise Miyu Yamashita remportait sa seconde victoire de la saison, et sur le LPGA Tour.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Miyu Yamashita – Japon (-18)
  • 2024 : Ruoning Yin – Chine (-23)
  • 2023 : Céline Boutier – France (-21)

Le champ de joueuses

Nelly Korda est encore absente, cette semaine, et Atthaya Thitikul fait également l’impasse, elle qui échoua deux fois à remporter le titre. En revanche, quelques actrices du tournoi de la semaine passée sont de retour comme Hae Ran Ryu, Hye-Jin Choi, les sœurs Iwai, Julia Lopez Ramirez, Lindy Duncan ou encore Carlota Ciganda. La tenante du Miyu Yamashita est également au départ, de même que Ruoning Yin, vainqueur en Chine, il y a deux semaines. Hannah Green intègre cette tournoi asiatique avec Lydia Ko, et Lottie Woad rempile tout comme Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard. Une troisième Française entre dans le champ, et c’est une bonne nouvelle pour elle. Il s’agit de Perrine Delacour. Lucy Li, Aditi Ashok, Grace Kim, Karis Davidson sont quelques-unes de ces joueuses de notoriété qui complètent le champ du Top 60 de la Race.

Dix joueuses bénéficient d’une invitation et parmi elles se trouve le vainqueur de la saison 2026 de l’Epson Tour, Mirabel Ting. La Canadienne Anna Huang, qui évolue sur le Ladies European Tour est également dans ce contingent des invitées, ainsi que Kelly Tan et Natasha Oon.

Le champ de joueuses complet => ICI

Les rookie dans le champ

  • Melanie Green
  • Erika Hara
  • Youmin Hwang
  • Carla Tejedo Mulet
  • Natasha Oon
  • Suvichaya Vinijchaitham
  • Lauren Walsh
  • Yana Wilson

Le parcours

C’est encore sur le parcours du Kuala Lumpur Golf et Country Club que ce tournoi est organisé. Un tracé que plusieurs joueuses ont déjà foulé. Et, peut-être que la Française Céline Boutier y trouvera la solution à ces difficultés, en étant tout de suite dans le groupe des meilleures.

Situé dans la capitale Malaisienne, ce golf club a ouvert ses portes en 1991 et fut l’œuvre des architectes Robin Nelson et Rodney Wright. Deux parcours sont donc proposés, que sont le East et le West Course. Ils ont été respectivement créés en 2008 et en 2010. La rénovation de ce golf est l’œuvre du cabinet d’architectes Parslow et Winter Golf design plus connu sous l’acronyme PWGD. Ce cabinet, ouvert en 1973, a été créé par deux australiens, les frères Ted et Geoff Parslow. Tous les deux impliqués dans le milieu du golf professionnel depuis une quarantaine d’années, ils sont associés à Jason Winter depuis 1993

S’agissant du West Course, et selon l’argumentaire du Golf Club, ce tracé est décrit comme un parcours de championnat aux fairway impeccablement tondus et entretenus au cœur d’un environnement paisible, n’excluant probablement pas quelques espèces animales endémiques. Gare donc aux balles dans les zones de rough ou de sous bois. Ce tracé développe 6031 mètres et sera du goût des bonnes frappeuses, mais aussi des joueuses qui savent toucher loin et de manière précise, un fairway ou un green. A l’aller comme au retour, il y a deux Par 5 dont un au 18 qui peut être l’endroit qui permettra de départager deux joueuses, ou plus, lors du dernier tour, en cas d’égalité. Ce qui fut le cas en 2023, lors du playoff.

Pour cette édition, la distance totale est identique à celle de l’an dernier. La tonte des fairway est légèrement plus rase. Selon les informations communiquées, les green sont plantés en Bermuda grass TifEagle, alors que le reste du parcours est en Bermuda grass Celebration.

Voir le site internet du parcours => ICI

Record du parcours : 62

  • Jeeno Thitikul en 2023 au 1er tour

Dotation et prime

Etablie à 3 millions de dollars, en 2023, la dotation n’a pas changée. Si bien que la prime au vainqueur reste de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 29 octobre : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 30 octobre : 02h30 à 07h30
  • Samedi 31 octobre: 02h30 à 07h30
  • Dimanche 1er novembre : 02h30 à 07h30