KPMG Women’s PGA Championship : Ryu prend la main, Yoon trébuche !

La Sud-coréenne Hae Ran Ryu a très bien joué, profitant d’un vent plus faible à l’aller. Elle est en tête mais menacée par la Canadienne Brooke M.Henderson qui n’est pas loin de son meilleur niveau.

Ce troisième tour a, finalement, créé la surprise et du changement en tête de ce tournoi, alors que l’on voyait la Sud-coréenne Ina Yoon filer vers la victoire en position dominante. Mais le vent est venu compliquer le jeu, et le leader d’en perdre quelques repères tandis que d’autres s’adaptées plus facilement.

Elle n’a pas perdu ses chances de victoire, mais elle n’est plus en tête. La Sud-coréenne de 23 ans, Ina Yoon, a perdu jusqu’à quatre coups dans ce troisième tour, se retrouvant, surtout, en difficulté du tee au green. Des balles imprécises, ou trop longues, des putt qui ne trouvent pas le trou et c’est tout un bastion jusqu’ici imprenable qui s’est transformé en château de carte. Et cette situation est à l’image de son premier bogey, sur le trou n°1, avec une mise en jeu lâchée dans le rough, à gauche, et une attaque de green loin du mat, qui va occasionner deux putt.

Sur le Par 4 du 6, ce sera une balle placée en début de green qui va générer un putt de plus de 17 mètres, avant de jouer le second à moins de deux mètres. Yoon,auteur d’un historique 63 au premier tour, a concédé quatre bogey à l’aller pour un birdie, et deux bogey au retour pour deux birdie. La voici à –9, seule à la 3e position, bien loin de son –13 du départ, mais décrochée pour autant. Car la première est seulement à –11. « Ma journée fut extrêmement longue. Spécialement à l’aller », déclara Ina Yoon en sortant du parcours. « J’étais nerveuse. J’ai manqué des putt courts et c’est ce à quoi je m’attendais. J’apprends encore. Je pense que j’ai mieux joué qu’au second tour de l’US Women’s Open. Je continue de progresser donc je crois que c’est ça le plus important aujourd’hui », confiait-elle. « Ce n’est que du golf. 9a ne me tue pas. Alors j’accepte ce qui arrive et je m’amuse avec Kevin. Il m’a beaucoup aidé à conserver mon calme. Il m’a aidé dans tous les domaines », ajoutait-elle en évoquant son caddie.

Hae Ran Ryu fragile leader face à Henderson

C’est donc une autre Sud-coréenne qui a pris la tête de ce tournoi Majeur et elle est bien connue de tous. Hae Ran Ryu a joué l’opposé de sa compatriote Yoon, en signant une journée en –4. Alors que Yoon a réduit son déficit à +3 en fin de journée.

Partie à la seconde place, avec le score de –7, ex æquo avec Brooke M.Henderson, A Lim Kim et Nasa Hataoka, Ryu a tout de suite trouvé le chemin du birdie, là où Ina Yoon concéda son premier bogey. Sur ce Par 4 du trou n°1 elle trouvait le côté droit du fairway, puis plaçait sa balle sous le mat, à moins de deux mètres. Après trois Par, elle signait un nouveau birdie sur le Par 4 du 5, et elle allait faire se propulser en tête grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°7. Ce trou où le green est bordé par une grande pièce d’eau sur la gauche, avec un fairway qui se décale à droite, pour se rétrécir fortement en arrivant sur le green. Se laissant un putt de 8,50 mètres, Hae Ran Ryu s’appliqua à trouver la bonne ligne, qui passait à droite du trou pour bifurquer, au dernier moment, sur la gauche.

Sereine, la Sud-coréenne passa à –11 devant Yoon à –9 et Henderson et Davidson à –7. Puis, ce fut encore un birdie sur le Par 4 du trou n°9. Et là où Ina Yoon souffrait, Hae Ran Ryu excellait !

Mais, les neuf derniers trous attendaient la joueuse Sud-coréenne qui et ce qui fut facile à l’aller fut un défis au retour. Et cela débuta pas un bogey sur le Par 4 du 10, avec une mise en jeu dans les bunker de fairway, à gauche. Puis, sur ce dog leg gauche, elle trouva quand même le green mais sans pouvoir stopper sa balle qui roula hors du green. Elle tenta d’amener sa balle au plus près, avec un chip, mais la pente du green déviait sa balle sur la droite et l’éloignait du mat. Et c’est ce coup quoi occasionna, ensuite, deux putt, dont un pour le bogey.

Puis, Ryu passa son temps à essayer de se construire des opportunités de birdie. Sans succès. Sur le Par 5 du 11, elle ne put mieux faire que de jouer en pay-up, avec une mise en jeu de 213 mètres qui lui laissa un second coup à 3045 mètres du green. Avec le vent qui soufflait face à elle, elle ne parvint pas, au troisième coup, à trouver le green, et c’est à gauche, dans le rough, que sa balle s’enfonçait. Un chip et un putt plus tard, elle signait le Par.

Elle avait encore la possibilité d’exploiter le Par 5 du trou n°15, mais au lieu de trouver le green, au second coup, c’est dans le bunker sous le green qu’elle envoyait sa balle. Ce manque de précision lui coûtait encore un coup, et au lieu du birdie elle sauvait son Par. Finalement, Ryu continua d’aligner les Par, avec un vent qui soufflait très fort dans cette fin de journée, et qui ne lui permettait pas d’accentuer son avance. « Mon aller fut incroyable, parce qu’il y a cet eagle et ces trois birdie », déclara la Sud-coréenne de 25 ans. Mais j’ai débuté le retour avec plus de vent. Et les coups étaient plus difficiles à jouer. Je n’ai concédé qu’un bogey aujourd’hui, donc c’est une bonne chose pour moi en perspective de la dernière journée », ajoutait-elle. « Pour la suite, je veux simplement gagner en confiance et en sérénité », assurait-elle.

Et cette sérénité, elle en aura besoin avec une Canadienne expérimentée, forte de ses 14 victoires et des 15 millions de dollars de gain remportaient, depuis son arrivée sur le LPGA Tour. De quoi donner envie de continuer de faire ses études jusqu’à 25 ans pour terminer au SMIC entre le LET et le LETAS.

Ce qui est le lot de nombreuses Françaises. Et il faudra suivre la trajectoire de la nouvelle championne du Women’s amateur, pour voir si la France est capable de créer des exceptions à la règle.

Et pourquoi pas Henderson, dix ans plus tard ?

Elle est forme et en phase avec ce parcours, la Canadienne de 28 ans, qui signait sa première victoire en Majeur, dans ce même tournoi, il y a dix ans. Dans le creux de la vague depuis plusieurs mois, elle affiche un jeu solide et toujours la même énergie pour taper ses balles, que ce soit au driver ou avec ses fers. La Canadienne, qui ne fait plus équipe avec sa sœur, depuis le début de l’année, puisque Brittany est très proche de mettre au monde son premier enfant, a trouvé un caddie de choix en la personne de son cousin, et force et de constater que ce duo fonctionne parfaitement bien, cette semaine. Elle vient de signer une seconde de 69, après un 68 la veille, et elle ne concède, pour le moment qu’un bogey par Tour. « Je suis vraiment heureuse de ma journée. C’est agréable de terminer sous le Par et de remonter un peu au classement », confiait-elle, tout en sachant qu’elle s’est élancée de la seconde place et qu’elle reste seconde. Mais seule, cette fois-ci, puisque A Lim Kim est 4e à –8, et que Nasa Hataoka a dégringolé à la 19e place, en jouant +4 ce samedi.

« Il avait beaucoup de vent. Les conditions de jeu étaient très différentes. Je dirais plus difficiles que lors des deux premières journées. (…) J’aurais aimé concrétiser quelques occasions de birdie en plus mais dans l’ensemble je suis contente de ma position actuelle et j’ai hâte de jouer demain », assurait-elle.

Brooke M.Henderson qui signe un aller en 34, avec trois birdie et un bogey, et un retour en 35, avec huit Par et un birdie sur le Par 4 du trou n°16. Partageant sa partie avec Ina Yoon et A Lim Kim, elle fut la seule à aller chercher le green au premier coup, en tapant un driver au dessus de la pièce d’eau, qui amena sa balle juste dans l’axe du green. Un coup exceptionnel qui laissa presque sans voix Mel Reid, qui continue d’officier comme consultante pour Golf Channel US. A partir de là, Henderson eut un putt pour eagle qui resta un peu court, et le second concrétisa un birdie qui symbolise l’audace de cette joueuse qui a toujours joué avec cette prise de risque, qui avait du mal à payer ses derniers mois.

Voilà pourquoi Brooke M.Henderson est plus favorablement celle qui peut s’imposer ce dimanche. Et dix ans plus tard, ce sera une nouvelle page de l’histoire du LPGA Tour qui s’écrirait. « Toutes les joueuses en lice veulent se retrouver dans le dernier groupe. Cela faisait un petit moment, depuis le Canada, que je n’avais pas joué dans le dernier groupe. (…) Je suis ravie d’avoir réussi à me placer dans cette position pour demain », confessa la Canadienne qui n’évoque pas cette possible seconde victoire.

Qui pour surgir de l’arrière ?

Comme à chaque tournoi, il est de coutume de scruter quelles joueuses peuvent surgir de l’arrière, pour venir battre sur le fil celles qui s’élancent en tête. Dans ce cas précis, Ina Yoon reste parmi les joueuses capables de combler son retard et de retrouver ce feeling de jeu qui lui a permis de signer une première carte de 63. Ensuite, entre Dewi Weber et A Lim Kim qui sont à –8, trois coups derrière Ryu, l’avantage est donnée à la Sud-coréenne qui a remporté l’US Women’s Open, alors que la Néerlandaise est toujours à la recherche de sa première victoire sur le Tour. Mais c’est peut-être, enfin, sa semaine, car jusqu’ici elle a surpris en résistant en haut du leaderboard, elle qui avait été écarté de la sélection des Jeux olympiques, par son comité, au motif qu’elle n’était pas une joueuse capable d’évoluer dans un Top 10. En fait, Weber a le même profil que Duncan. Ce sont des joueuses qui possèdent un haut potentiel, et qui ont besoin d’un déclic pour favoriser la confiance.

Classées à –7, les Américaines Alison Lee et Nelly Korda peuvent encore espérer signer une très bonne carte. Bien que jusqu’ici, Korda a eu plus de mal que Lee à évoluer sous le Par. Par ailleurs, Alison Lee est sortie de ce moving day en –4, alors que le récent vainqueur de l’US Women’s Open a joué 68 au second tour et fut gênée par le vent, ce samedi. A noter que Alison Lee a un peu plus la cote, cette semaine, que la numéro un mondial, après ce coup exceptionnel sur le Par 4 du 16, où elle a fait mieux que Henderson, en plaçant sa balle, lors de la mise en jeu, très près du mat. Alison Lee, depuis qu’elle est débarrassée de ses études et qu’elle est devenue maman, joue de mieux en mieux, et il faut en tenir compte.

Enfin, avec le score de –6, Auston Kiim, Karis Davidson et Dongeun Lee devront se surpasser dans cette dernière journée, pour créer la surprise. Pour remporter ce tournoi il faudrait que chacune d’entre elles jouent –5, au minimum, et que celles qui sont mieux classées trébuchent dans cette journée. Ca fait beaucoup de paramètres en une seule journée. Mais on a déjà vu une joueuse signer une carte de –10, le matin, et placer la barre si haut que toutes les autres n’ont pas réussi à égaler son score.

Petite forme pour les Françaises

C’est la « cata » pour Céline Boutier, qui est la moins performante du groupe France, cette semaine. Et en Majeur, la numéro un Française a toujours du mal à nous convaincre que son jeu serait en place. Elle s’est effondrée à la 63e place, après une journée en +4, tandis que Pauline Roussin-Bouchard a joué +3 et se retrouve, elle aussi, dans le bas du tableau à la 59e place. La déception vient de Nastasia Nadaud, qui semblait dans le coup, au premier tour. La Française de 21 ans, qui constitue l’unique espoir tricolore, pour le moment de prendre la suite de Céline Boutier, est 55e à +2.

Enfin, Perrine Delacour que l’on espérait voir briller dans le Top 20, ou le Top 10, a également chuté au classement, avec une carte de 74. Elle fait jeu égal avec Maja Stark, Jin Young Ko et la très jeune Canadienne Anna Huang, à la 41e place, dans le Par total.

Le golf féminin Français brille chez les amateurs, mais dès qu’il s’agit du circuit professionnel, il faut admettre que les Sud-coréennes, les Américaines, les Thaïlandaises et même les Chinoises sont de loin les meilleurs.

Et tant qu’il y aura dans le sillage de la Fédération Française de Golf des individus pour encourager les jeunes espoirs à privilégier les études au lieu de s’investir à 200% dans le sport, la France ne produira pas de Atthaya Thitikul, de Ruoning Yin, Anna Huang, de Yana Wilson, de Gianna Clemente ou de Ina Yoon.

Retour, ce jour, dès 15h00, et jusqu’à 22h00, pour suivre intégralement cette dernière journée, sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

Vidéos sur le site du KPMG Women’s PGA Championship

Grâce à une intervention auprès du service presse de la PGA et de la LPGA, nous avons obtenu l’accès aux vidéos du leaderboard, sur le site du tournoi. Vous pourrez donc voir chaque coup, et suivre le groupe phare du dernier tour. Jusqu’à hier après-midi, la PGA bloquait l’accès aux vidéos, pour la France.

KPMG Women’s PGA Championship : Yoon conforte son avance !

La Sud-coréenne Ina Yoon est la seule joueuse avec un score à deux chiffres. Elle a, pour le moment, une confortable avance sur les joueuses classées seconde. Mais est-ce que cela va durer ?

Ce second tour, où le vent fut faible, voire inexistant, a confirmé l’aisance avec laquelle le leader construit son avance, et la faible proportion de joueuses à pouvoir évoluer sous le Par. Le moving day pourrait bien laisser en tête un leader qui a fait peu de fautes, au point d’avoir cinq coups d’avance sur un groupe quatre joueuses.

Le parcours se défend mais il y a quelques joueuses qui ont compris comment le faire plier. Après Ina Yoon c’est une autre Sud-coréenne qui a réalisé l’exploit de jouer 64, un coup de moins que sa compatriote, la veille.

Quarante cinq joueuses ont signé une carte sous le Par, ce vendredi, dont vingt et une avec le score de –1 et neuf avec le score de –2. Ce qui signifie que moins de 10% d’entre elles ont la capacité d’aller chercher un score, à la journée, inférieur à –2.

Classée 70e au soir de la première journée, Hae Ran Ryu a enchaîné les birdie, sans concéder de bogey. Elle en a rentré quatre à l’aller et quatre eu retour, avec une quasi parfaite symétrie. Partie du Tee n°10, à 14h04, en compagnie de Hyo-Joo Kim (-1) et Gina Kim (+3), elle a su rester sur le fairway la plupart du temps, et bien maîtriser les green. Même si, à l’image de son dernier putt, la balle n’a pas pris la trajectoire qu’elle souhaitait, l’empêchant de signer cet ultime birdie qui aurait fait d’elle une des recordwomen de ce tournoi. « C’est incroyable. Je suis si heureuse d’avoir réussi autant de birdie », confia celle qui était en mauvaise posture pour franchir le Cut, jeudi soir. « Hier j’ai décidé de changer mon putter parce que parfois je manquais des putt courts. Donc j’ai repris mon vieux putter, celui avec lequel j’ai joué le Kroger Queen City Championship, il y a un mois. Et il s’est révélé bien meilleur. J’ai pu faire plein de birdie », confia Hae Ran Ryu. Un propos qui va rassurer tous ceux qui sont convaincus que le matériel joue une part importante dans la réussite du score, au golf. Et à juste titre. Et surtout les putter dont le choix ne doit pas surtout pas être fondé sur un réflexe marketing.

« La tête de ce putter est un peu plus étroite et donc j’ai plus de sensations », ajoutait la Sud-coréenne qui a progressé de 68 places, pour se retrouver seconde, avec trois autres joueuses.

Et parmi elles, la Japonaise Nasa Hataoka qui signe une journée en –5 avec un bogey sur le Par 5 du 15, pour débuter, et un eagle sur le Par 5 du 7, avant de conclure avec un birdie juste après. Classée 19e à –2, au départ de ce second tour, la Japonaise de 27 ans, sept fois vainqueur sur le Tour, fait partie de celles qui ont été capables de s’adapter aux difficultés qu’oppose ce tracé. A Lim Kim et Brooke M.Henderson complètent ce groupe et la Canadienne revient sur le devant de la scène après une journée en –4, soit un coup plus bas que sa première carte : « vraiment, je suis super contente de la manière dont j’ai joué et si bas. C’est vraiment bien d’avoir le bon touché de balle et d’atteindre les bonnes zones. Je me suis donnée beaucoup de chances de birdie. Et ça fait plaisir de terminer avec trois birdie à la suite », déclarait-elle. La Canadienne de 28 ans qui a fait appel à son cousin, Ryan, pour la caddeyer, puisque sa sœur Brittany est toujours en congés maternité. Une association qui a débuté lors du ShopRite LPGA Classic et qui permet à cette star du LPGA Tour, de retrouver une place en haut d’un leaderboard : « ça me fait plaisir de voir mon nom en haut du classement. J’espère passer un bon week-end et j’ai vraiment hâte d’y être ».

La numéro un mondial, Nelly Korda, comme à l’US Women’s Open, gère et s’assure une place dans le Top 10, en partageant la 6e position avec la Sud-coréenne Dongeun Lee. Après une première carte de 70 l’Américaine a su concrétiser un peu plus d’opportunité, et c’est une fois encore ici que l’on se rend compte du pouvoir d’adaptation dont jouit celle qui pourrait bien succéder à Inbie Park, comme joueuse de la décennie.

L’Australienne Karis Davidson chute de 6 places pour se retrouver 8e, après une journée en 74. Elle partage ce rang avec la Chinoise Weiwei Zhang et la Thaïlandaise Patty Tavatanakit. Toutes les deux ayant joué –4 dans ce second tour. Elles font donc, mathématiquement, parties de ces joueuses qui ont le potentiel rester dans le groupe de tête et améliorer leur score.

Enfin, la Thaïlandaise Jeeno Thitikul est encore en retrait, cette semaine, alors que l’Américaine Jing Yan est présente à la porte du Top 10, après être passée près de la victoire la semaine dernière. Ces deux joueuses sont 11e à –4 avec Ayaka Furue, Dewi Weber, Jenny Shin et Maja Stark.

Yoo, seule en tête avec un score à deux chiffres

La Sud-coréenne Ina Yoon reste solidement en tête, après un second tour en 69, mais constitué, tout de même, de 5 birdie, contre deux bogey. Elle n’a manqué que le fairway du 18 et sur les green elle continue de bien voir les lignes. « C’est la première fois que je retrouve en tête d’un tournoi, après deux jours. Je suis très excitée à l’idée de disputer ce week-end », confiait-elle. Peut à l’aise avec l’anglais, la Sud-coréenne de 23 ans n’a pas fait de confidence quand au parcours et à ce qui pourrait lui poser des problèmes. Ce moving day nous dira si elle conserve sa capacité à jouer nettement sous le Par, ou pas.

Ca passe de justesse pour les Françaises

Contrairement aux supporters de l’équipe de France, au mondial, ceux qui soutiennent le golf féminin Français ont poussé un ouf de soulagement, à la fin de cette seconde journée. D’abord parce que Céline Boutier, après ce birdie qui la plaçait à +1, la faisait grimper au-dessus du Cut. Mais aussi parce qu’ensuite, sur sa mise en jeu du 16, sa balle est allée rebondir sur la passerelle en bois qui surplombe l’obstacle d’eau, lui évitant un coup de pénalité qui aurait anéanti son birdie sur le Par 5 du 15.

Et enfin, parce que les quatre Françaises franchissent le Cut. Et Céline Boutier d’être la seule à avoir pu jouer –3, apportant une belle réaction à un premier tour qui l’avait envoyé au-delà de la 100e place.

Perrine Delacour a été régulière, en signant une seconde de 71, tandis que Nastasia Nadaud a connu une journée plus difficile, en jouant +2. Ce qui lui fait perdre 28 places, et l’a qualifiée pour le week-end, de justesse.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a joué +1, chutant au même rang que Nadaud, soit la 55e place.

Sauf circonstances exceptionnelles, ce n’est pas encore cette semaine que les Françaises vont se placer en position d’aller disputer la victoire. Et comme en Moto GP ou en F1, les fans vont se contenter de suivre leur progression et les points de Race to CME qu’elles collecteront.

Parmi les éliminées du Cut, qui fut arrêté à +1, se trouvent l’Anglaise Lottie Woad, qui s’est retrouvé en difficulté sur les green, ses compatriotes Charley Hull et Mimi Rhodes, ainsi que l’Allemande Helen Briem, les Américaines Yana Wilson, Amari Avery, Lauren Coughlin et Jennifer Kupcho. Mais aussi l’Espagnole Carla Tejedo Mulet, les sœurs Jutanugarn, l’Australienne Hannah Green, et Chisato Iwai tandis que sa sœur Akie franchit le Cut avec le score de –2.

Le moving day sera à suivre, dès 16h00, et jusqu’à 23h00, sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

PGA of Sweden Championship : Swenson victorieuse, Kong 5e !

La Française Alice Kong a battu le record du parcours, dans cette compétition. (Capture écran : letaccess.com)

Au terme du 3e tour, sur le parcours du Elisefarm Golf Club, en Suède, c’est finalement la Suédoise de 25 ans, Elsa Swensson qui s’est imposée, mais elle n’a pas été la seule à attirer l’attention, dans ce tournoi.

Avec très peu de tournois dans les mains, sur le circuit professionnel qu’elle vient d’intégrer il y a deux semaines, la Suédoise Swensson inaugure son palmarès, en s’étant élancée de la seconde place, avec le score de -2. La veille, elle avait vécu une mauvaise journée en rendant une carte de 7, ce qui lui avait fait perdre la tête du tournoi.

Dans ce dernier tour, elle s’est recentrée sur son jeu lui permettant de réaliser une partie solide, vierge de bogey. Touchant tous les fairway, à l’aller comme au retour, Swensson trouvait son premier birdie sur le Par 4 du trou n°7. Elle en réalisait un second sur le Par 3 du 8 et gagnait en confiance. Au retour, elle allait encore aligner deux birdie à la suite, dont un sur le Par 5 du 14, avant de clôturer sa journée avec un dernier birdie sur le Par 4 du 17. Cette arrivée sur le circuit professionnelle est marqué par un succès particulièrement rapide, qui est le fruit d’un travail acharné : « je suis incroyablement heureuse. j’ai travaillé très dur et j’ai rencontré quelques difficultés. Alors je suis ravie d’avoir terminé ce tournoi », confiait-elle en interview. « Cette victoire me fait du bien, car cela me donne de la confiance pour la suite de la saison et pour continuer sur cette lancée », ajoutait-elle, avant de reprendre :  » Mon état d’esprit était simplement de continuer à avancer « , a-t-elle expliqué.  » J’avais bien joué hier, il s’agissait donc surtout de faire rentrer les putts, ce que j’ai réussi à faire aujourd’hui. J’ai livré une partie très solide, sans commettre beaucoup d’erreurs, et j’ai rentré quelques putts ; c’était vraiment sympa ».

Seule seconde à -5, se trouve la Suissesse Natalie Armbruester, qui enchaîné les tours en améliorant son score. Elle rentrait dans la compétition avec une carte de 72, puis elle jouait 70 et elle terminait avec un 69, comportant deux bogey. Contrairement au second tour, où elle signa un eagle, elle n’a pas réussi à exploiter le Par 5 du 18. Agée de 26 ans et passée professionnelle l’an dernier, la compatriote des soeurs Metraux est en tête de l’ordre du mérite, avec 6 tournois joués et 4 Top 10.

Deux joueuses se partagent la troisième place, avec le score de -4. Il s’agit de la Suédoise Moa Svedenskiold, qui a remporté le Ladies German Challenge, ma semaine dernière, et de l’Italienne Emma Lundgren, âgée de 21 ans, qui entame sa seconde année chez les pros.

Mais les regards se sont concentrées sur la lutte pour la cinquième place, où la Française, et amateur de 16 ans, Alice Kong, avait signé, la veille, le record du parcours, avec le score de 65. Une performance qui confirme le talent de cette joueuse, que l’on attend dans les grands rendez-vous, et notamment sur l’épreuve junior du Mizuho Americas Open et l’Augusta National Women’s Amateur. Car pour le premier tournoi, aucune Française n’a été qualifiée, à ce jour, Et pour le second, elles ont échoué à franchir le Cut cette année.

Enfin, il faut espérer qu’Alice Kong ne restera pas amateur durant les neuf prochaines années, car c’est entre 16 et 18 ans que les talents s’expriment et peuvent avoir l’opportunité d’intégrer un circuit comme l’Epson Tour, notamment. Yana Wilson Gianna Clemente, Jeeno Thitikul sont ces joueuses qui ont très rapidement été compétitives, avant l’âge de 19 ans, chez les pros. Et la France a un besoin urgent de nouveaux talents au plus haut niveau mondial.

Les résultats des autres Françaises dans ce tournoi

  • 24e : Anne-Charlotte MORA (29 ans) à +5
  • 31e : Lucie ANDRE (38 ans) à +7
  • 33e : Anaïs MEYSSONNIER (29 ans) à +8
  • 33e : Marine GRIFFAUT (25 ans) à +8
  • 61e : Vanessa BOUVET (27 ans) CUT à +9

Le classement final => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : Yoon en tête avec un 63 !

La Sud-coréenne Ina Yoon maltraite le parcours avec un score de -9, démontrant que ce parcours sait proposer des opportunités de birdie aux joueuses stratégiques et précises :(Photo: LPGA.com)

Ce troisième tournoi majeur de la saison a débuté sur un double rythme avec celles qui ont réussi à jouer sous le Par et celles qui se sont heurtées à ce parcours. Il y a de la place pour les birdie, en étant stratégique, et une joueuse l’a parfaitement démontré !

Faut-il être multiple vainqueur du LPGA Tour pour signer la carte la plus basse, lors d’un tournoi Majeur ? La réponse a été apportée par la Sud-coréenne, rookie l’an dernier, qui a réalisé le second meilleur score sur ce parcours, dans ce tournoi. Après Nelly Korda, en 2021, Ina Yoon se démarque avec une carte de 63 et s’envole en tête, avec le score de –9. Et chacun a pu comparer l’aisance avec laquelle cette joueuse de 23 ans a enchaîner les birdie, puisqu’elle partageait sa partie avec la numéro un Française, septuple vainqueur du LPGA Tour, et Yani Tseng, ancienne numéro un mondial, qui est loin de son meilleur niveau.

Yoon a donné une leçon de golf à ses deux partenaires, en trouvant les meilleures lignes et les bonnes zones sur les fairway et les green, là où les deux autres se sont égarée et ont joué trop court ou trop loin. Et c’est, une fois encore, face à ce type de situation, que l’on se rend compte qu’il n’y a pas de parcours plus compliqué à jouer qu’un autre. Il y a, d’abord, des joueurs qui ne sont pas en phase avec le parcours, et parfois pas en maîtrise de leur jeu. La fameuse déclaration « j’ai bien joué », n’étant ici qu’une phrase pour se rassurer et d’un caractère particulièrement relatif.

Partie du Tee n°10, Ina Yoon a d’abord aligné les Par avant de trouver son premier birdie sur le Par 4 du 14. Boutier trouvait le rough, à gauche, tout comme Tseng qui jouait encore plus à gauche lors de sa mise en jeu, alors que la Sud-coréenne de 23 ans touchait le fairway et s’offrait les meilleures conditions pour attaquer le mat.

Au trou suivant, c’est le second qui allait être décisif avec encore une balle sur le fairway, bien dans l’axe du trou, alors que Boutier et Tseng s’égarait encore, mais à droite. A l’aise, également, sur les green, la Sud-coréenne rentrait son putt à 2,50 mètres, derrière le mat, alors que Boutier, à 5,60 mètres envoyait sa balle à coté. Alors que Tseng jouait bien trop loin du mat, lors de son attaque de green, ce qui ne lui laissait pas la possibilité de jouer mieux que le Par. Et finalement, ce fut un trois putt pénalisant.

Et au 16, Boutier manquait d’envoyer sa balle dans l’eau, sur l’attaque de green, en trouvant le rough à droite, tandis que Tseng jouait bien trop en dessous du green. De son côté, Yoon fut précise, une fois encore, en se lassant un premier putt à droite du mat à moins de 4 mètres. Quant au Par 3 du 17, la Sud-coréenne planta le mat et rentra un birdie avec un putt de 80 centimètres. Quant Boutier, et surtout Tseng, se retrouvaient loin du mat.

Au travers de ces quatre trous, on a un bon aperçu de la journée de Ina Yoon qui fut encore plus incisive au retour, en trouvant cinq birdie, dont les trois derniers à la suite. La Sud-coréenne de 23 ans est en tête, alors que la numéro un Française, dont on ne cesse de dire qu’elle est en délicatesse avec son jeu et qu’elle n’est pas au niveau des meilleures, est 109e à +3. Et Yani Tseng 70e à +1, et probablement un peu plus assurée de franchir le Cut que Céline Boutier qui a totalement raté son entrée dans ce tournoi Majeur. Un de plus est-on tenté de dire, après un score total de –3 au Chevron Championship, quand Nelly Korda s’impose avec un socre de –18. Et cet US Women’s Open qu’elle clôture à la 66e place, à +12, une fois encore loin de la performance de Nelly Korda, qui s’est imposée avec le score de –8.

Ina Yoon rejoint donc la numéro un Américaine, dans l’histoire de ce KPMG Women’s PGA Championship, en signant une carte de 63. Mais elle entre un peu plus de l’histoire en étant la première à réaliser ce score, au premier tour. « Je ne savais pas que j’avais rentré autant de birdie », confiera Ina Yoon en sortant du parcours. « J’ai vraiment pris du plaisir dans cette journée. Le météo a été très agréable », ajoutait-elle. Ina Yoon qui précisait, également, qu’elle avait déjà joué aussi bas, mais pas sur un tournoi du LPGA Tour : « c’est la première fois sur le LPGA Tour. Pour être honnête je ne sais pas comment je m’y suis prise. J’ai simplement tapé la balle et elle est rentré dans le trou. Ce fut une expérience incroyable », expliquait-elle encore un peu ahurie de sa performance. « Je dois préciser que mes coups de fer étaient vraiment bon, et mon putting également. Je ne crois pas avoir manqué un seul putt court », confiait-elle.

Mais la performance de la Sud-coréenne ne doit pas masquer d’autres très bons résultats.

Un Top 10 solide sous le Par

Derrière la Sud-coréenne il y a des joueuses qui ont également réussi à jouer sous le Par, et même largement sous le Par. Et c’est une Australienne qui réalise la seconde meilleure performance, en jouant –7 ! Elle s’appelle Karis Davidson, ne fait pas trop parler d’elle et était encore à cheval sur l’Epson Tour, et le LPGA tour, en 2022.

C’est en participant à la Q-school qu’elle a réussi son intégration sur le circuit Américain, à la fin de l’année 2021, et depuis cette date elle est cet Australienne qui qui vient, de temps en temps, faire flotter le drapeau de son pays dans un Top 10. Mais cette année elle s’affirme un peu plus et sa 5e place à l’Aramco Championship et dix Cut franchis e dix départs. Et un onzième semble se profiler. Partie du Tee n°10, avec l’Allemande Olvia Cowan et l’Américaine d’origine Chinoise, Jing Yan, qui animé le dernier tournoi, Davidson a tout de suite ouvert son score, avec un birdie après un putt de 5,70 mètres, sous le mat.

Puis, au 15, elle début une série de trois birdie lui permettant d’aborder le retour avec le score de –4. Evoluant un peu sur le même rythme que Ina Yoon, l’Australienne de 27 ans signait un 6e birdie, sur le Par 5 du 3. Avec encore un putt sous le mat, mais à seulement 2,30 mètres du trou. Cette belle série était interrompue par un bogey sur le Par 4 du trou n°6, où elle manqua le fairway lors de sa mise en jeu, puis elle eut besoin de deux putt pour conclure le trou, après avoir trouvé le green au 3e coup.

Enfin, elle concluait sa journée avec un birdie sur le Par 3 du 8 et un dernier au 18. « J’ai touché beaucoup de fairway. Et beaucoup de green. Mon putting était bien et j’avais l’impression que j’allais tout rentrer aujourd’hui », confiait-elle. En ajoutant qu’elle travaille beaucoup sur elle et notamment au niveau mental, ce qui lui permet de réaliser une saison régulière jusqu’ici. « Cela m’aide aussi sur le parcours. Parce que maintenant je peux mieux apprécier chaque moment ».

A la troisième place, se trouve deux joueuses bien connues. La première est Sud-coréenne et vainqueur de l’US Women’s Open, et l’autre est Américaine, âgé de 21 ans, et n’est plus une inconnue pour les passionnés. Propulsée sur le devant de la scène internationale, dès son plus jeune âge, Alexa Pano est devenue une figure du LPGA Tour. Entrée dans le cercle des vainqueurs en 2023, elle fait partie de ces outisders que l’on peut pronostiquer pour la victoire, selon les situations.

Avec A Lim Kim, elle signe un score remarquable de –5, avec un eagle en prime. Alors que A Lim Kim a effectuer une constante progression, depuis son premier birdie sur le Par 5 du 11, avant de connaître un coup d’arrêt sur le Par 4 du 9, avec un bogey. En cause, une balle très à droite et loin du mat, pour son premier putt, et et deux putt de plus, dont le second à un peu plus de 3 mètres. « Aujourd’hui, mon putting a bien fonctionné », déclara A Lim Kim. « Cette semaine, mon objectif est d’être concentrée sur la gestion de mon jeu. Trouver le meilleur endroit et quelles erreurs éviter de faire. Et mon objectif au putting est d’avoir une bonne vitesse de balle et une bonne trajectoire. Rien de plus », ajoutait la joueuse de 30n ans, qui aimerait sûrement décrocher une troisième victoire.

De son côté, Alexa Pano, qui n’est pas caddeyée par son père, cette semaine, mais par Kyle Alexander qui fut le caddie de Gabriela Ruffels en 2025, et celui de l’Italienne Carolina Melgrati lors Ford Championship, déclarait : « je me sens vraiment confiante. La journée d’entraînement fut très bonne. Et ce parcours est tout simplement merveilleux. Je suis très heureuse d’être ici ». Avant de reprendre : « je me suis mise dans de bonnes positions, que ce soit au départ ou en jouant la sécurité sur les green, j’ai plutôt bien atteint tous mes objectifs ».

Trois joueuses se partagent le score de –4. Il s’agit de l’Américaine Megan Khang, de la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et de l’Allemande Aline Krauter.

Le Top 10 est complété par onze joueuses à –8, dont Jeeno Thitikul, Amy Yang, Jing Yan et une Alison Lee qui semble monter en puissance en entrant dans la trentaine.

La numéro un mondial est seulement 19e à –2, en ayant donné le sentiment de souffrir un peu sur ce parcours.

Nadaud et Delcour sous le Par

Avec une Céline Boutier qui ne parvient toujours pas à convaincre, malgré sa victoire au ShopRite LPGA Classic, en l’absence des meilleures mondiales, c’est Nastasia Nadaud qui retient l’attention. Agée de 21 ans la Française, qui a obtenu sa première victoire sur le LET, en fin de saison dernière, affiche un niveau de performance que Agathe Laisné et Adela Cernousek ont été incapables de proposer. Par ailleurs, pour sa première saison sur le LPGA Tour, elle pourrait bien intégrer le Top 60 qui jouera la tournée asiatique de fin de d’année. Car elle est actuellement 80e de la Race, et presque chaque semaine elle nous surprend avec de bons résultats. Partie du Tee n°10, avec Azahara Munoz (qui remplace Ewart Shadoff) et la Suédoise Frida Kinhult, c’est sur ce Par 4 qu’elle réalisait son premier birdie. S’en suivit une longue suite de Par avant qu’elle ne concède le premier de ses trois bogey. Elle mettait sa balle dans le ruisseau, qui coule le long du fairway, à gauche, lors de sa mise en jeu, ce qui occasionna une inévitable pénalité.

Puis, sur le Par 4 du trou n°1, c’était encore bogey qu’elle concédait en jouant trop profond sur son attaque de green. Son chip depuis le rough faisait peu de distance ce qui lui laissa un premier putt loin du mat.

Mais elle réagissait aussitôt après, avec un birdie, puis un nouveau sur le Par 3 du 5 en rentrant un putt de plus de 12 mètres ! Hélas, elle concédait encore un bogey au trou suivant qu’elle effaçait, ensuite, par un quatrième birdie.

Cette journée montre à quel point la Française est capable de surmonter de mauvais score, et combien son potentiel est haut.

Perrine Delacour partage ce score de –1, à la 27e place, avec seulement deux bogey et deux birdie à la suite pour conclure sa journée. Ce qui laisse espérer que les deux Françaises franchiront le Cut ce vendredi.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a joué dans le Par, après avoir très mal débuté sa journée. Partie du Tee n°1, elle sortait de l’aller en +2, à cause de deux bogey au milieu de sept Par. Puis elle plongeait à +3 avec un troisième bogey sur le Par 4 du 10. Comme Céline Boutier et d’autres, elle a jardiné dans cette journée en visitant un peu trop les rough et les bunker. Ce manque de précision s’est estompé, dès le Par 3 du 13, où elle y signe le premier de ces trois birdie du jour. Classée 45e, la Française de 25 ans a encore du pain sur la planche, et ce ne sont pas ses séances d’Hyrox qui lui seront d’un grand secours, pour franchir le Cut.

Combien de Françaises seront présentes ce week-end ? C’est l’une des questions qui est posée.

D’autres joueuses sont sur le fil, comme Charley Hull (+1), Rose Zhang (+1), Chisato Iwai (+1), Gabriela Ruffels (+1), Carlota Ciganda (+1) ou encore In Gee Chun (+1) qui anima le dernier US Women’s Open.

Le classement provisoire => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 72e édition de ce tournoi.

Créée en 1955, cette épreuve se nommait le LPGA Championship avant de connaître diverses appellations en raison des partenaires financiers qui ont attaché leur image à ce tournoi. En 2015, L’association des golfeurs professionnels américains (PGA) introduit cette épreuve à son calendrier et fait disparaître le nom de l’association LPGA, à son profit. C’est aussi l’opportunité, pour le LPGA Tour, de mieux promouvoir ce tournoi et le golf féminin.

Ce majeur accueille également des pro enseignantes de la PGA, en partenariat avec l’équipe de la société Corebridge Financial. Elles sont huit à participer de cette épreuve, dont l’Américaine et ancien membre du LPGA Tour, Sandra Changkija. Elle à 37 ans et fut rookie en 2012.

Le dernier playoff date de 2018 et il opposa Nasa Hataoka, So Yeon Ryu et Subng Hyun Park, sur deux trous.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 156 au départ, pour quatre jours de tournoi avec un Cut, après deux tours, qui conservera les 70 meilleures et ex æquo. Ce champ est composé, comme pour tous les tournois majeurs, du Top 80 de la Race, agrémenté de plusieurs catégories, dont celle des anciennes vainqueurs de tournois majeurs et celle des vainqueurs de tournois du LPGA Tour.

Mais aussi les deux joueuses qui ont remporté le Dow Championship en 2025 et en 2026, ce qui leur procure une exemption unique pour cette année.

De même que les joueuses qui ont terminé dans le Top 10 du précédent KPMG Women’s PGA Championship. Et c’est notamment la Française Pauline Roussin-Bouchard qui en bénéficie.

Enfin, deux joueuses bénéficient d’une invitation du sponsor.

Ainsi, Minjee Lee, Nelly Korda, Sei Young Kim ; Hannah Green, Lydia Ko, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, les sœurs Iwai, les sœurs Jutanugarn, Patty Tavatanakit, Jennifer Kupcho, Lauren Coughlin, Rose Zhang, Miyu Yamashita, Lottie Woad, Charley Hull, Carlota Ciganda ou encore Yana Wilson et Gina Kim sont quelques-unes de ces joueuses qui font l’actualité du golf mondial féminin, qui sont engagées dans ce tournoi.

Du côté des Française, outre Pauline Roussin-Bouchard, sont qualifiées Céline Boutier, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour.

Ruoning Yin, Yani Tseng, In Gee Chun, Sung Hyun Park, Danielle Kang, Brooke M.Henderson et Anna Nordqvist sont également présentes, ainsi que 16 des 28 rookie de la saison. Parmi elles, l’Allemande Helen Briem, les Américaines Briana Chacon, Yana Wilson et Mélanie Green, l’Espagnole Carla Tejedo Mulet, la Suissesse Chiara Tamburlini, l’Anglaise Mimi Rhodes et l’Italienne Carolina Melgrati.

A noter que Lexi Thompson a déclaré forfait ce qui a permis à l’Espagnole Carolina Chacarra d’intégrer le champ, après première sur la liste de réserve.

Les invitées sponsors

L’Américaine leader du classement provisoire de l’Epson Tour va pouvoir s’exprimer au milieu d’un champ particulièrement relevé.

  • Kate Smith-Stroh
  • Amari Avery

Les anciennes lauréates du tournoi dans le champ

  • Minjee Lee (2025)
  • Amy Yang (2024)
  • Ruoning Yin (2023)
  • In Gee Chun (2022)
  • Nelly Korda (2021)
  • Sei Young Kim (2020)
  • Hannah Green (2019)
  • Sung Hyun Park (2018)
  • Danielle Kang (2017)
  • Brooke M.Henderson (2016)
  • Yani Tseng (2008 et 2011)
  • Anna Nordqvist (2009)

Les joueuses qui jouent leur premier KPMG Women’s PGA Championship

Elles sont 28 cette semaine à faire leur début dans ce tournoi majeur qui a célébré une première victoire en carrière pour des joueuses comme Hannah Green et Danielle Kang.

Les treize derniers vainqueurs

  • 2025 : Minjee Lee
  • 2024 : Amy Yang
  • 2023 : Ruoning Yin
  • 2022 : In Gee Chun
  • 2021 : Nelly Korda
  • 2020 : Sei Young Kim
  • 2019 : Hannah Green
  • 2018 : Sung Hyun Park
  • 2017 : Danielle Kang
  • 2016 : Brooke M.Henderson
  • 2015 : Inbee Park
  • 2014 : Inbee Park
  • 2013 : Inbee Park

Les multiples vainqueurs

39 joueuses différentes ont remporté cette épreuve. Trois nous ont quitté en la personne de Louise Suggs, Mickey Wright et Kathy Ahern. 14 joueuses sont multiples vainqueurs dont voici les noms :

  • Mickey Wright : 1958 – 1960 – 1961 – 1963
  • Kathy Whitworth : 1967 – 1971 – 1975
  • Nancy Lopez : 1978 – 1985 – 1989
  • Patty Sheehan : 1983 – 1984 – 1993
  • Annika Sorenstam : 2003 – 2004 – 2005
  • Se Ri Pak : 1998 – 2002 – 2006
  • Inbee Park : 2013 – 2014 – 2015
  • Betsy Rawls : 1959 – 1969
  • Mary Mills : 1964 – 1973
  • Sandra Haynie : 1965 – 1974
  • Donna Caponi : 1979 – 1981
  • Laura Davies : 1994 – 1996
  • Juli Inkster : 1999 – 2000
  • Yani Tseng : 2008 – 2011

Seules Inbee Park et Annika Sorenstam ont remporté l’épreuve 3 années de suite.

Le parcours

Après le Texas, l’an dernier, direction le Minnesota avec le parcours du Hazeltine National Golf Club, qui a accueilli son premier US Women’s Open en 1966, et le second en 1977. les hommes y ont joué, également, leur open américain en 1970 et en 1991, de même que la Ryder Cup s’est disputée sur ce parcours en 2016. Et c’est à l’Hazeltine National Golf Club que l’Australienne Hannah Green remporta le KPMG Women’s PGA Championship. C’est donc un retour de ce majeur sur célèbre parcours, où les difficultés ne manquent pas.

Fondé en 1962 par la volonté de Totton P.Heffelfinger, un ancien président de l’USGA, la création du parcours fut confiée à Robert Trent Jones, dont les créations sont légendaires, en la matière.

Peu avant l’US Open de 1991, son fils, Rees Jones, apporta des modifications au parcours. Relativement peu arboré, le vent peut y jouer un rôle important tandis que les joueuses devront composer avec des dénivelés, quelques fairway étroits, et des bunkers très défendus par de nombreux bunker. A l’image de celui du trou n°5, un peu plus haut que le fairway, et en longueur, dont étroit dans le sens du jeu.

Construit au bord du lac Hazeltime, l’eau est peu en jeu, mais elle joue un rôle important le long du green du trou n°7 où la moindre balle, trop à gauche, ne manquera pas de terminer dans la zone à pénalité. Même chose pour le green du 8, mais à droite.

Le Par 4 du trou n°16 est également intimidant, dans la mesure où il faut mettre en jeu par dessus la pièce d’eau, à gauche, et éviter le ruisseau qui longe le fairway par la droite. Enfin, l’eau est présente en haut et à droite d’un green en longueur, sur lequel la position de drapeau sera très stratégique.

D’une manière plus générale, ce parcours a été étudié pour accueillir des épreuves de haut niveau, tels les Majeurs. Il ne faut donc pas s’attendre à une pluie de birdie.

Le parcours est planté en Bentgrass, du Tee au green, et le rough est un mélange de fescue et d’herbes endémiques.

Au cours de l’été 2008, le parcours subit de nouvelles modifications et s’étoffa en longueur tout comme il comporta de nouveaux bunkers

Voir le détail des trous => ICI

Le score le plus bas réalisé dans ce tournoi

  • 63 : Nelly Korda, sur un Par 72, (2021)
  • 63 : Kelly Shon, sur un Par 71 (2023)
  • 63 : Sei Young Kim, sur un Par 70 (2020)

Prime et dotation

L’entreprise KPMG est spécialisée dans l’audit en entreprise et propose des services telles les expertises comptables. Elle est investie dans le golf depuis plusieurs années et son arrivée sur ce tournoi majeur a permis de faire considérablement évoluer la dotation. En 1955 la prime totale était fixée à 6000 dollars dont 1200 pour la vainqueur. Le début des années 70, avec les revendications des groupes de joueuses de tennis et l’avènement du Colgate Dinah Shore Circle, a permis de faire évoluer les primes entre les hommes et les femmes, si bien que le PGA Women’s Championship a franchi le cap des 50 000 dollars de prime en moins de 20 ans. Grâce à KPMG, le PGA Women’s Championship a été doté d’une prime de 3,5 millions en 2015 dont 525 000 au vainqueur. En 2018, la prime totale fut portée à 3,65 millions de dollars et elle connut, en 2022, une sensible augmentation, passant de 4,3 millions de dollars, en 2020, à 4,5 millions.

En 2023, pour la 69ème édition, c’est une dotation exceptionnelle qui fut accordée avec 9 millions de dollars. Faisant du KPMG Women’s PGA Championship, le second majeur le mieux doté de la saison après l’US Women’s Open. En 2024, la dotation évoluait encore pour passer à 10 millions de dollars. En 2023, cette dotation évoluait encore avec 400 000 dollars supplémentaires.

Cette année, ce tournoi devient le premier tournoi du LPGA Tour a recevoir une dotation de 13 millions de dollars ! C’est la plus forte dotation jamais enregistrée sur le circuit mondial féminin, devant l’US Women’s Open et ses 12,5 millions de dollars.

Anecdotes

La première épreuve fut disputée en matchplay. C’est seulement en 1956 que l’épreuve se déroula en stroke-play

Le LPGA Championship connut 12 playoff. Le premier eut lieu en 1956.

En 2018, un playoff opposa So Yeon Ryu, Nasa Hataoka et Sung Hyun Park après une égalité sur le score de –10. Sung Hyun Park l’emporta au terme de deux trous de playoff qui connut une interruption en raison de la pluie.

Le PGA Championship n’est pas reconnu comme épreuve Majeur par le Ladies European Tour

En 2017, Axel Bettan officiait comme caddie de I.K Kim. De même, Klara Spilkova et Georgia Hall étaient les deux joueuses du L.E.T à bénéficier d’une exemption.

En 2020, la joueuse sud-coréenne, Sei Young Kim, signait une carte de 63, lors du dernier tour, ce qui n’était jamais arrivé dans cette épreuve. Mais sur un Par 70.

Quatre joueuses se partagent le record du tournoi, fixé à –19. Il s’agit de Yani Tseng, de Cristie Kerr, de Inbee Park, et depuis 2021, de Nelly Korda. Cependant, la LPGA considère Sei Young Kim comme la joueuse ayant réalisé le score le plus bas, en 2020, soit 266. Mais le parcours, cette année-là, était un Par 70.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Ces horaires sont donnés à titre indicatifs et peuvent varier, au niveau du site de la LPGA, en fonction du changement de diffuseur, sans une journée.

  • Jeudi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Vendredi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Samedi : 16h00 à 23h00
  • Dimanche : 15h00 à 22h00

Great Lakes Championship : Victoire de la Mexicaine Lauren Olivares

La Mexicaine de 22 ans remporte sa première victoire, en playoff (Photo: Epson Tour)

Ce dimanche 21 juin fut une journée de playoff pour le golf féminin. Après le Ladies European Tour et le LPGA Tour ce fut l’Epson Tour qui a vu deux joueuses se départager en playoff. Et c’est aussi une première victoire qui fut célébrée.

Cette 9e épreuve de l’Epson Tour, qui se déroulait également dans le Michigan, pour la deuxième semaine de suite, a produit beaucoup de changements, après chaque journée. Au premier tour, l’Australienne Jennifer Elliott prenait la tête, avec le score de –5, devant les Américaines Catherine Park, Gianna Clemente et Amari Avery, la Sud-africaine Kaleigh Telfer et la joueuse de Taiwan Cynthia Lu ainsi que la Canadienne Megan Osland, un coup derrière.

La Mexicaine, et rookie, Lauren Olivares se classait 8e à –3, tandis que la seule Française du champ, Emma Broze, se classait 18e à –2.

Lors du second tour, Jennifer Elliott résistait en tête avec le score de –1 en ayant joué –6, sans concéder de bogey. Rookie l’an dernier, cette joueuse de 25 ans est à la recherche de résultats avec, pour le moment, un seul Top 10 obtenu ce dimanche.

L’Américaine Catherine Park conservait sa seconde place, après avoir joué –4, pour un score provisoire de –8. Rookie cette année, cette joueuse de 22 ans a évolué en Curtis Cup et à l’Arnold Palmer Cup, entre 2024 et 2025. Elle a fait ses études à l’université de Californie du sud et détient quatre victoires universitaires. Elle fait partie de ces joueuses qui tentent l’aventure du professionnalisme en vue d’intégrer le LPGA Tour.

A la 3e place à -6, on retrouvait la Mexicaine Lauren Olivares, qui signait une carte de 69, avec un seul bogey. Mais aussi deux joueuses bien connues pour leur parcours amateur. Il s’agit de la Malaisienne Mirabel Ting, qui possède une cote importante auprès des observateurs américains et asiatiques, et de Kaleiya Romero, la sœur de l’actuel numéro un mondial amateur, qui est très proche d’obtenir ses droits de jeu pour le LPGA Tour, dans le cadre du programme LEAP (LPGA Elite Amateur Pathway).  Trois autres de leurs compatriotes complétaient cette position. Haylee Harford désormais épouse Sanchez, qui en est à sa sixième saison sur l’Epson Tour, et Amari Avery, l’actuel leader de la Race for the Card. La Sud-coréenne Bi Shin, rookie en 2022, complétait ce groupe.

Qaunt à Emma Broze elle surprenait en signant une nouvelle carte sous le Par (-3), pour se placer à la 9e place.

Le Cut éliminait toutes les joueuses qui avaient joué dans le Par total, et plus. Et parmi elles se trouvaient la Mexicaine Maria Fassi qui n’arrive décidément pas à être plus golfeuse qu’icône de mode. Incapable de conserver sa carte sur le LPGA Tour, alors qu’elle semblait être promise à une belle carrière professionnelle après sa prestation, face à Jennifer Kupcho, lors du premier Augusta National Women’s Amateur, en 2019, la joueuse de 28 ans est cruellement en manque de résultats.

Tout comme la Sud-coréenne Sung Hyun Park, qui fut pourtant numéro un mondial en ayant dominé le LPGA Tour, entre 2018 et 2019, et qui ne franchit pas ce Cut. Pas plus que l’Australienne Su Oh, également vue sur le LPGA Tour est issue de l’école Karrie Webb. La Finlandaise Mathilda Castren, la Néo-zélandaise Fiona Xu ainsi que l’Américaine Amelia Lewis fermaient la marche, avec des scores très lourds compris entre +18 et +19.

Romero passe près de la victoire

Un peu comme sur l’épreuve sœur, le même jour, où Lottie Woad fut très proche d’un troisième succès, l’Américaine de 23 ans, Kaleiya Romero, fut en tête au départ du 18, alors que la Mexicaine Lauren Olivares venait de terminer sa journée avec le score de –12, et une dernière carte de 66.

Mais sur le green du 18, Romero, en proie au stress, concédait un bogey, créant les conditions d’un playoff. Elle ratait un putt de 1,20 mètre au moment le plus essentiel, permettant à la Mexicaine de retrouver une chance d’aller chercher sa première victoire.

En playoff, au 18, Olivares ne laissait pas passer chance et signait, dès le premier trou, un birdie, contre un Par à Romero. Un scénario que se calquait sur ce que vivaient les spectateurs et les téléspectateurs du Meijer LPGA Classic, à 350 kilomètres plus au sud, dans le même état du Michigan.

« Juste jouer un autre trou, un autre coup », a expliqué Olivares. « C’était mon état d’esprit . Juste de l’entraînement, juste un autre putt. Pas besoin d’en faire toute une histoire. Rien à perdre », précisait-elle après sa victoire. Puis elle reprenait : «Je suis tellement heureuse que cela se soit passé ici, avec tous ces gens qui me soutiennent », a déclaré Olivares. « Je suis contente car je me sentais bien dans mon jeu et j’attendais cette semaine avec impatience».

La troisième place est partagée par Mirabel Ting, Amari Avery qui conforte sa première place à la Race, Jennifer Elliott qui limite la casse en jouant 73 le dimanche. Et l’Espagnole Carla Bernat Escuder, la lauréate de l’ANWA 2025, quin signe un 66 lors du dernier tour.

Motivée depuis deux ans pour retrouver le LPGA Tour, l’Américaine Samantha Wagner se classe 7e à –9, avec sa compatriote Sadie Englemann, âgée de 24 ans et rookie l’an dernier. Avec ce tournoi elle cumule un second Cut de franchi, en huit départs, et décroche son premier Top 10 depuis le début de la saison. Englemann signe, également, sa meilleure carte depuis sont arrivée sur le Tour.

La Française Emma Broze a décroché dans ce dernier tour, en jouant 74, ce qui la relègue à la 37e place, à –3.

Race for The Card : le point sur le classement

L’Américaine Amari Avery reste plus que jamais en tête devant Lauren Olivares qui a gagné cinq places grâce à sa victoire. Bernat Escuder progresse de la 6e à la 3e place, et Kaleiya Romero fait un bond de treize places, pour se positionner 4e. Quant à Samantha Wagner, elle a encore du travail devant elle, comme l’an dernier. Car si elle gagne une place elle reste 22e, avec 150, 90 points de retard sur Jenny Coleman, actuellement 15e de cette Race.

Voir le classement => ICI

Prochain tournoi de l’Epson Tour, cette semaine, toujours dans le Michigan.

Le classement final => ICI

Dutch Ladies Open : Première victoire pour la Thaïlandaise Utama !

La Thaïlandaise Utama s’offre une première victoire, à 35 ans, sur le LET (Photo: Mark Runnacles/LET)

Pourtant classée 15e à 5 coups du leader, au soir du second tour, la Thaïlandaise de 35 ans a surpris son monde en réalisant un dernier tour exceptionnel, qui lui a permis de prendre la tête, puis de partir en playoff.

C’est une carte de 66 que Aunchisa Utama a signé, pour cette dernière journée, alors qu’elle n’avait pas réussi, jusqu’à alors, à jouer plus bas que –2, depuis vendredi. Sortant de l’aller en 33, sans concéder de bogey, elle allait signer un 4e birdie sur le Par 4 du 10.

A l’inverse, l’Anglaise Charlotte Heath, qui s’est élancée en position de leader, accumulait les bogey et s’effondrait dans le classement. Au 10, elle signait son 5 bogey et perdait toutes chances de s’imposer.

Ce croisement de trajectoires donnait à ce dernier tour un dénouement inattendu en rebattant les cartes au point que celles qui étaient envisagées comme potentiels vainqueurs glissaient vers le bas du classement. Comme la Sud-africaine Lee-Anne Pace, seconde la veille, qui commença à perdre pied sur la fin de l’aller, en concédant le premier de ses trois bogey du jour, sur le Par 4 du trou n°8. Pourtant, l’épouse de la Française Anne-Lise Caudal avait réussi étoffer sa carte de trois birdie, laissant présager une possible nouvelle victoire, à 45 ans. Finalement, elle glissa jusqu’à la 13e place, à –6, où terminèrent les Anglaises Annnabell Fuller et Alice Hewson, la Suédoise Lisa Pettersson qui fut en tête du premier tour, et la Danoise Smilla Tarning Soenderby.

Des joueuses présentes dans le Top 10, la veille, ne résistaient que l’Indienne Disha Dagar, cinquième à –5 qui terminant 3e à –8, l’Espagnole Harang Lee seconde à –6 qui se classe 5e à –7, et la Norvégienne Dorthea Firbrigd qui est partie de la 5e place à –5, pour terminer co-leader à –9, avec Aunchisa Utama.

Les deux joueuses partir, alors, en playoff, et au premier tour, la Thaïlandaise de 35 ans atteignait le green en deux coups, puis rentrait son putt de 5,50 mètres pour birdie, s’assurant ainsi son premier titre sur le LET. Après Trichat Cheenglab, qui remporta ce tournoi en 2023, elle inscrivait également son nom au palmarès.  « Cette victoire représente tout pour moi, mais aussi pour toutes les joueuses. Elles se donnent à fond pour gagner ou pour faire de leur mieux. C’est vraiment exceptionnel », a déclaré Utama. « C’est réconfortant de voir les joueuses fêter ça avec moi. Je suis tellement heureuse d’être entourée d’amis, et pas seulement de joueuses thaïlandaises, mais aussi de joueurs du LET. Tout le monde est d’une grande aide», confiait-elle. « J’ai appelé mon père en FaceTime, il est 21 heures chez nous et il savait quand j’allais l’appeler. Il était tellement content. Mon père pleure de joie», confia la Thaïlandaise.

« J’ai essayé de faire le Par sur chaque trou. Je ne pensais pas aux bogey et je voulais juste faire le Par. J’ai réglé mon putting ces deux dernières semaines et maintenant j’essaie de ne pas trop y penser quand je frappe, je laisse faire et ça a marché », a-t-elle poursuivi. A propos de son Par au 18, elle déclara : «  je devais rentrer ce putt pour avoir une chance de gagner. Je me suis concentrée et j’ai tout donné, et la balle est rentrée. J’ai ressenti beaucoup de pression en attendant, mais j’ai essayé de rester aussi calme que possible. Quand j’ai su qu’il y aurait un playoff, je me suis entraînée, j’ai suivi ma routine, je suis restée calme et j’ai joué. Pendant le playoff j’espérais que le putt rentrerait, mais j’ai juste fait le meilleur swing possible, la balle a roulé jusqu’au trou et j’étais tellement contente», ajoutait-elle.

De son côté, la Norvégienne de  29 ans déclara : « c’était vraiment agréable de voir tout le monde m’encourager, à la fin du 18. Cela m’a beaucoup touchée. Cette performance me rassure, car je sais que je peux continuer sur ma lancée et que c’est suffisant. J’espère qu’un jour, je me battrai pour la victoire », a déclaré Forbrigd, dont le palmarès reste vierge de succès.

Le duo indien composé d’Avani Prashanth et Diksha Dagar a terminé la semaine à égalité à la deuxième place, à huit coups sous le par. Prashanth a rendu une carte de 67 (-5), avec six birdies, mais a malheureusement concédé un bogey au dernier trou, manquant ainsi le playoff. « Je suis évidemment très contente de ma journée, mais le dernier trou, c’est le sport. J’ai joué de manière solide du début à la fin. Tous les aspects de mon jeu ont bien fonctionné, donc je suis satisfaite », a déclaré Prashanth. « J’ai vraiment bien joué ces deux dernières semaines ; ça faisait longtemps que je n’avais pas joué comme ça. Enfin, mon dos est guéri. J’ai vraiment bien tapé la balle. J’attendais juste que les putts rentrent et c’est exactement ce qui s’est passé aujourd’hui. Ça me donne beaucoup de confiance. Le fait d’avoir joué au Jabra Ladies Open de France m’a été utile car ce n’est pas un parcours qui me convient, vu que je joue souvent en fade. Mais bien jouer là-bas, finir dans le top 5 et troisième ici, c’est super ».

Ordre du mérite

Il y a peu de changements en tête du classement du LET. La Sud-Africaine Casandra Alexander conserve la première place avec 1 777,65 points, devant la Française Agathe Laisné, qui termine 61e à +1. Les Françaises n’ont jamais été en capacité de rentrer dans le Top 10, cette semaine.  La championne de cet Open des Pays-Bas a gagné 55 places et occupe désormais la 12e position avec 646,98 points.

La semaine prochaine, le LET se rendra en République tchèque pour le Tipsport Czech Ladies Open, qui se déroulera au Royal Beroun Golf Club.

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Meijer LPGA Classic : Yamashita bat Woad en playoff !

La Japonaise Miyu Yamashita s’impose en playoff, en profitant d’une erreur de putting de son adversaire direct, ce qui a occasionné un supplément de jeu aussi inattendu que sa victoire (Photo: LPGA.com)

Ce fut un dernier tour animé par la combativité d’une poignée de joueuses qui ont bénéficié de moins de vent pour attaquer le parcours et faire tomber les birdie. Et alors que l’on crut la victoire acquise à l’une d’elle, c’est un playoff qui prolongea le jeu et qui produisit un résultat opposé à celui qui semblait être scellé dans le marbre.

Au bénéfice d’un vent plus faible certaines joueuses ont pu agresser le parcours et faire tomber plus de putt. A l’inverse, celles qui avaient réussi à construire des cartes sous le Par piétinaient et les joueuses que l’on pensait animer cette dernière journée avaient du mal à jouer sous le Par. Ce fut notamment le cas de la Chinoise de nationalité américaine, Jing Yan, qui avait résisté, en tête, aux assauts de Cassie Porter et de Lottie Woad.

Et ce sont ces trois joueuses qui avaient le plus de chance d’aller chercher la victoire. Mais Yan fit du surplace, sur les trois premiers trous, avec un bogey, un birdie puis un bogey. Bloquée avec le score de –13 c’est seulement sur le Par 3 du trou n°5 qu’elle signait un birdie décisif qui la faisait avancer. Mais après ce coup, elle resta encore bloquée à –14, et pour un long moment.

A ses côtés, l’anglaise Lottie Woad se montrait plus agile. Malgré un bogey sur le Par 4 du trou n°3 qui avait effacé son premier birdie sur le Par 4 du trou n°2, l’Anglaise gonfla sa carte de score avec trois birdie, jusqu’au Par 4 du 9.

Quant à l’Australienne Cassie Porter, très optimiste la veille, un premier bogey sur le Par 4 du trou n°1, et un second sur le Par 4 du trou n°3, avaient ralenti sa course, et l’obligeant à serrer le jeu ce qui lui procura deux birdie à la suite, sur le Par 5 du trou n°4 et le Par 3 du trou n°5. Puis, elle exploitait le Par 5 du trou n°8 pour, enfin, avancer d’un coup. Elle se retrouvait alors à –13, un coup derrière Jing Yan et trois derrière Lottie Woad qui devançait une joueuse que l’ont imaginé pas produire une telle progression.

Yamashita, l’invitée surprise !

Comme toujours, au golf, beaucoup de scénarii sont sur la table et c’est celui auquel on n’avait pas songé qui se produisit. Classée 7e, au départ de cette dernière journée, avec le score de –9, soit 5 coups de retard sur le leader, Jing Yan, qui était talonnée par Lottie Woad un coup derrière, la Japonaise Miyu Yamashita joua un parcours que d’autres ne semblaient pas fouler. Après dix trous, et ayant pris sont départ deux groupes avant celui du leader, elle enfilait les birdie comme des perles ce qui lui permettait de sortir de son aller avec le score de –14. Sur le Par 5 du trou n°10, Yamashita signa un sixième birdie, puis un septième, sur le Par 3 du trou n°11, et rien ne semblait l’arrêter. De sorte qu’elle se retrouva co-leader avec Lottie Woad, lorsque celle-ci eut rentré son quatrième birdie sur le Par 4 du trou n°9.

Dès lors, c’est un tout autre tournoi qui se dessina, avec deux nouvelles prétendantes au titre, et un ancien leader qui ne parvenait plus à dominer, de même qu’une des outsider qui n’arrivait pas à mettre en route sa machine à birdie.

La Japonaise de 24 ans continua de progresser en signant un huitième birdie sur le Par 3 du 17, en plaçant sa balle par la droite du mat qui lui laissa un putt court. C’est à ce moment qu’elle se détacha en tête, par un coup d’avance, sur une Lottie Woad qui alignait les Par depuis le Par 5 du trou n°10. Mais l’Anglaise de 23 ans réagissait sur le Par 5 du 14, avec un birdie qui l’a remettait à égalité avec la Japonaise.

De leurs côtés, Jing Yan et Cassie Porter étaient en difficulté et elles en parvenaient pas à profiter de l’affaiblissement du vent pour se construire ces opportunités de birdie qu’elles avaient cherchées depuis trois jours. Mais au 14, en même temps que Woad, l’Américaine et l’Australienne rentraient, elles aussi, un birdie pour progresser à –15 pour Yan et –14 pour Porter.

Cependant, le scénario qui se profilait, à quelques trous de la fin, était celui d’un match à distance entre l’Anglaise et la Japonaise, tant l’Américaine et l’Australienne semblaient moins à l’aise dans cette dernière journée.

Près de la victoire, Woad offre un supplément de jeu à Yamashita

Les quatre derniers trous allaient dessiner les contours de ce scénario inattendu, où la Japonaise venait d’y jouer rôle important, tout en ayant le handicap de laisser sur le parcours un dernier groupe dans lequel l’Anglaise Woad semblait la seule à pouvoir s’adjuger la victoire.

Au 16, Cassie Porter concédait un bogey et avec deux trous à jouer elle ne pouvait pas combler son retard sur Yamashita et Woad. Jing Yan aligna deux nouveaux Par, et à –15 au départ du 17, il semblait peu probable qu’elle se réveille en fin de journée et qu’elle aille chercher les trois birdie, au minimum qui la séparaient de Woad et Yamashita. Et la concernant, le suspense fut rapidement dissipé, puisqu’elle concéda deux bogey sur les deux derniers trous, en jouant le rough sur sa mise en jeu du 17, et en trouvant le bunker de green au second coup sur le 18, puis en ratant sa sortie de bunker, occasionnant un aller et retour de part et d’autre du green, avant de réaliser son dernier putt. Le visage fermé, la trentenaire encaissait et probablement que son cœur battait, une fois encore, la chamade.

Yamashita, après être retombée à –16, sur le Par 3 du 15, allait signer un dernier birdie sur le Par 5 du 18, en réalisant un excellent chip de l’extérieur du green, qui lui laissa un putt court pour birdie. Puis, elle patienta près du recording, en suivant la fin de la partie devant un écran.

Au 17, Woad envoya sa balle dans le bunker à gauche du green, ne lui laissant pas espérer mieux qu’un Par. Mais le talent de l’Anglaise allait animer cette fin de journée. Par un geste précis, elle fit gicler du sable sa balle, qui grimpa dans les aires, retomba sur le green et roula jusqu’au trou. Le golf venait, une fois encore, de réserver une de ces surprises dont il a le secret et l’Anglaise de 22 ans se retrouvait seule en tête, à –18, avec un dernier Par 5 à jouer.

Yamashita suivait attentivement la fin de partie du dernier groupe et semblait convaincu que tout était joué.

Mais au 18, l’impensable allait se produire. Après avoir trouvé le fairway, Woad, Porter et Yan tentèrent de faire pénétrer leur balle sur le green. Aucune d’elles n’y parvint. Woad trouvant même le rough après son coup de bois 3 à 260 mètres du green.

Yan se retrouvait dans le bunker, comme nous l’avons vu un peu plus tôt, et Porter joua un fer, grâce à une plus frappe de balle au driver, ce qui lui offrit une belle opportunité pour réaliser un birdie, puisque sa balle fila loin derrière le mat.

Jing Yan fit l’essuie glace sur green, après sa sortie de bunker, tandis que Woad, avec une balle enfouie dans une herbe dense et grasse, réalisa un chip qui envoya sa balle bien trop loin après le mat. Le putt de Woad fit passer sa balle sous le mat tout en lui laissant un second putt à moins d’un mètre, pour le Par.

Yan concéda un bogey et Porter concluait sa journée avec un premier putt, pour eagle, bien ajusté qui lui laissa l’opportunité de signer un birdie facile, en retour.

Lottie Woad avait donc devant elle, sur une distance d’environ 1 mètre, un putt pour la victoire. Mais alors qu’elle avait le sentiment de l’avoir bien réalisé, elle vit sa balle filer sur le bord gauche et faire une légère virgule. Stupéfaite, l’Anglaise vit la victoire lui échapper sans crier gare. Et par la même occasion, ce bogey mettait en place un playoff qui redonnait à Miyu Yamashita une chance de s’imposer.

Il ne fallut qu’un trou à la Japonaise, et deux coups bien ajustés, dont son approche du mat, pour réaliser un dernier birdie, ce dimanche, alors que Lottie Woad, encore dans l’émotion, joua trop loin du mat pour se laisser un putt aussi court que la Japonaise et repartir au départ du 18, pour tenter de remporter la victoire.

Vainqueur surprise, pour la première fois, en 2025, du British Women’s Open, la Japonaise de 24 ans remportait sa troisième victoire sur le Tour, laissant l’Anglaise, du même âge, attendre une nouvelle opportunité pour en faire de même. « Je pense que j’ai bien joué aujourd’hui. Quel que soit le résultat, je suis fière de ma performance. J’ai réalisé un bon parcours et j’étais prête pour ce playoff », déclara Yamashita, en conférence de presse. « Tout d’abord, je suis vraiment ravi de cette victoire. Gagner pour la première fois cette saison me donne beaucoup de confiance. J’ai l’impression que mon swing, mes frappes de balle et mon petit jeu progressent tous dans la bonne direction. Donc je suis enthousiaste et impatiente d’être au départ du prochain tournoi », confia Yamashita qui va arriver au départ du troisième Majeur de la saison, en pleine confiance.

De son côté, Lottie Woad, qui a perdu une occasion en or de remporter sa troisième victoire sur le Tour, et la seconde cette année, ne baisse pas les bras et s’est d’abord exprimé sur son putt manqué : « j’aurais évidemment aimé que mon premier putt soit un peu plus près du trou. Et j’aurais aussi aimé jouer ce putt sans regarder celui de Cassie. Ca m’a un peu piégée. J’ai eu l’impression d’avoir réussi un putt correct. Mais j’ai frôlé le bord du trou. Miyu a très bien joué ce playoff ». Puis elle précisa : « je l’ai joué tout droit, un peu centre gauche. Enfin ce que je veux dire c’est que la balle est partie sur ma gauche. Je ne sais pas si c’est moi ou si c’est le green ou la fin de la journée. Il y a eu tellement de joueuses qui sont passées avant. Ca peut être n’importe quoi. Bref, c’est raté », concluait-elle ironiquement.

Puis elle ajoutait : « j’espère que la semaine prochaine sera ma semaine ».

Nadaud termine fort !

Des deux Françaises qui ont pu jouer ce week-end, c’est Nastasia Nadaud qui a le mieux réussi à gérer le dernier tour. A 21 ans, avec un talent qui ne fait que se révéler de plus en plus, et enthousiasme qui fait scintiller ses yeux, Nadaud termine sur un rythme élevé en rendant une carte de 67, qui aurait pu s’écrire avec en 66. Car la Française joua jusqu’à –6 journée, mais un dernier bogey vint interrompre une belle série de birdie. Finalement, elle termine ce tournoi à la 18e place avec le score de –9, en ayant gagné 16 places, et de précieux points à la Race to CME qui lui permettent d’intégrer le Top 80.

Quant à Céline Herbin, rien ne s’est passé comme elle l’espérait, accumulant trois birdie à l’aller et ne trouvant qu’un birdie au retour. Elle a perdu du terrain dans cette dernière journée, alors qu’elle avait réussi à résister au vent et au parcours, durant les trois premières journées. Néanmoins, on pourrait la revoir sur le LPGA Tour, avant dans les prochains mois.

Le classement final => ICI

LETAS : Moa Svedenskiold remporte le Ladies German Challenge

Après trois jours de compétition, c’est la Suédoise de 22 ans, Moa Svedenskiold, qui s’impose, avec le score de –9, devant l’Anglaise Bel Wardle, 26 ans, qui a été rétrogradée du LET en fin de saison de dernière, en ayant joué aucun tournoi. Une seconde place partagée avec la Française Lauren Holmey âgée de 23 ans, qui s’est imposée à Montauban, au début du mois de juin. Grâce à cette seconde place (qui n’est pas un podium* contrairement à ce beaucoup de médias spécialisés indiquent), la Française conserve sa place de numéro un à l’Ordre du mérite du LETAS.

Les deux autres Françaises les mieux classées ne sont autre que Lucie André, 38 ans, et Lucie Malchirand, 23 ans, qui sont 23e à +2. Et elles se partageront la mince prime qui récompense cette position, avec la Tchèque Zapletal Kozeluhova, la Malaisienne Ling, l’Australienne Reeves, la Suissesse Masserey, la Danoise Nielsen, et la Canadienne Chow.

Anne-Charlotte Mora est 31e à +3 et dernière des quatre Françaises qui ont réussi à franchir le Cut, sur les huit présentes en début de semaine. A savoir Anaïs Guibal (+6), Chloé Salort (+11), Anaïs Meyssonnier (+13) et l’amateur Lauriane Lambert (+15), âgée de 29 ans, qui est actuellement classée 1769e au WAGR. Et qui a choisi une autre direction pour son activité professionnelle.

Prochain tournoi du LETAS du 24 au 26 juin, en Suède, avec le PGA Championship.

*Les podiums dans la discipline du golf existent seulement aux Jeux olympiques, à l’Asian Games Golf,à l’International Crown et dans les championnats nationaux, d’Europe et du Monde. Le reste du temps seul le vainqueur est récompensé.

Meijer LPGA Classic : Yan résiste en tête !

La Chinoise récemment naturalisée Américaine, reste en tête et se retrouve à un tour d’une possible première victoire sur le LPGA Tour…à 30 ans ! (Photo: LPGA.com)

Avec un vent plis faible, notamment l’après-midi, les joueuses qui se sont élancées dans les derniers ont pu continuer à jouer sous le Par. Mais pas seulement !

Deux temps forts ont marqué cette troisième journée. Tout d’abord il y a eu l’incroyable performance de la Sud-coréenne In Gee Chun qui a joué –7 en s’étant élancée à 10h15, avec l’Allemande Isi Gabsa. Classée

36e la veille, Chun est désormais 4e à –10, en bonne position pour faire barrage à Jing Yan, Lottie Woad et Cassier Porter, dans leur quête de victoire.

Déjà très en forme lors de l’US Women’s Open, Chun confirme qu’elle est de retour au meilleur niveau, en ayant réalisé une carte vierge de birdie.

Et l’on se demande comment, sur la même tranche horaire, d’autres joueuses se sont pris les pieds dans le tapis, en accumulant les bogey. La météo n’est donc qu’un élément parmi d’autres et c’est bien le mental, la stratégie et le niveau technique qui font toute la différence entre une joueuse de premier plan et les autres. « Pour être honnête, la partie d’hier fut un peu ennuyeuse », déclara In Gee Chun. « Mais j’ai fait preuve de beaucoup de patience. Avant de commencer cette journée, mon caddie et moi avons discuté du fait que nous pouvions réaliser de nombreux birdie. J’étais ravie d’en réussir autant. J’ai aussi été assez surprise par le nombre de spectateurs présents », ajoutait la Sud-coréenne. « Je suis très reconnaissante envers tous ceux qui m’ont encouragé et ont suivi mon jeu aujourd’hui. Cela a beaucoup aidé ma performance », ajoutait-elle.

Jang résiste en tête, avec Woad et Porter

Il est assez rare de voir les mêmes joueuses rester en tête entre la seconde et la première journée. Classée quatrième au premier tour, l’Américaine Jing Yan est venue se placer en tête, lors du second tour, et ne semble pas décidée à quitter cette place. Partie dans le dernier groupe, en compagnie d’une Lottie Woad qui est aussi à l’aise sur ce tracé, la joueuse de 30 ans, d’origine Chinoise, a joué en mesure, cherchant à se donner le plus d’opportunité de birdie possibles, tout en limitant les erreurs. Démontrant qu’elle a bien assimilé la vitesse des green, elle réalisa de très bons putt, y compris sur de longue distance, lui permettant de construire une carte vierge de bogey. Si elle n’a pas pu exploiter tous les Par 5, elle réalise trois de ses quatre birdie sur le second Par 5 de l’aller, soit le trou n°8, et les Par 5 du 10 et du 18. Son premier birdie ayant été signé sur le Par 3 du trou n°5.

Au retour, Jing Yan semblait souffrir de ne pas pouvoir augmenter son avance, et c’est le visage un peu crispée qu’elle encaissait un énième Par. Bloquée à –13, après son troisième birdie au trou n°10, elle était à la merci d’une progression de l’Anglaise Lottie Woad, à tout moment : « j’étais un peu nerveuse, mais j’ai essayé de voir les choses du bon côté », confiait-elle. « Vous savez, on n’apprend pas à gérer ce genre de situation, sans y être confronté. Alors oui j’ai essayé de transformer ce sentiment en enthousiasme pour mieux me concentrer. Cela dit, j’avais bel et bien le trac. Mon cœur battait la chamade », avouait un peu Jing Yan dont on a vu sur son visage qu’elle était en proie à une émotion.

A ses côtés, sur le Parcours, mais un coup derrière au classement, se trouve l’Anglaise Lottie Woad qui a fait ce qu’elle a pu pour dépasser l’Américaine, au score, et se placer en tête. Sur les neuf premiers trous, elle a cherché à agresser le parcours et elle a concédé deux bogey, contre quatre birdie. Ce qui signifie qu’elle dispose d’un plus grand potentiel que son adversaire direct, avec qui elle jouera encore ce dimanche. Et Woad d’avoir su exploiter les deux Par 5 de l’aller, contrairement à Yan.

Au retour, les deux joueuses ont joué sur le même rythme, le même modèle, à un détail près que l’Anglaise a rentré son premier birdie sur le Par 3 du 11, au lieu du Par 5 du 10. Sinon, leur carte est identique au retour. Et c’est aussi la preuve, comme nous l’a expliqué Céline Herbin, que le retour est compliqué, notamment le green du 12 qui est très difficile à lire. Ainsi, Lottie Woad a échoué à passer en tête et elle conserve sa seconde place, un coup derrière le leader : « la balle roulait bien sur les fairway. Bien plus que les deux premiers jours. Je crois que le vent a asséché le parcours. Mais hier je n’ai pas fait de bogey. J’ai dû assurer quelques sauvetages sur l’aller, mais je m’en suis bien sortie sur le retour, en stabilisant mon jeu. Donc j’ai une belle carte à jouer pour demain ».

Et effectivement, l’Anglaise de 22 ans a l’opportunité d’aller chercher sa troisième victoire sur le Tour, tandis que Jing Yan est face à une chance exceptionnelle d’inaugurer son palmarès.

Mais en plus de In Gee Chun, Yan et Woad vont devoir composer avec un outsider qui, comme elles, ne lâche rien.

Porter, vers une seconde victoire aux USA

Elle a 23 ans, et a brillé sur l’Epson Tour en y trouvant une victoire en 2024, et sa qualification directe vers le LPGA Tour. Formée dans la filière créée par Karrie Webb, Cassie Porter a tout pour elle. Le jeu, le charme, le sens de la communication, et une belle côté de popularité qui pourrait bien être renforcée si elle venait à s’imposer au terme du dernier tour. Comme Woad et Jang elle a réussi à se maintenir en haut du tableau, bien qu’elle a perdu une place, passant de la seconde à la troisième. Comme Woad, elle a attaqué le parcours ce qui lui a coûté trois bogey, dont deux au retour. Mais elle confirme que les Par 5 du 8 et du 18 sont prenables, et elle a même été chercher celui du 14 pour y signer un birdie.

Cependant, l’Australienne est sur une pente descendante au niveau des résultats. Elle a joué 67 jeudi, puis 68 et enfin 69 concédant, à chaque fois, un coup de plus, quand ses adversaires sont restées régulières. La question qui est posée est celle qui consiste à se demander si elle est en train de s’essouffler où si elle a le potentiel pour signer un dernier tour plus bas que ces autres journées ?

Car elle n’a que deux coups de retard sur Jing Yan, et un sur Lottie Woad, de sorte qu’en jouant 66, dans cette dernière journée, elle pourrait surprendre tout le monde pour aller chercher sa seconde victoire en terre américaine. « L’aller fut assez similaire par rapport aux autres journées. Mais sur le retour, les green étaient plus fermes. Le rythme de mon putting l’a un peu démontré », confiait Porter. « Je pense que le parcours est en train de changer, et c’est ça qui est fun », ajoutait-elle.

Lorsqu’on évoqua une possible victoire au terme de ce tournoi elle répondit : « c’est pour ça que nous jouons, en fait. On le fait pour cette tension qu’on ressent quand on est dans cette position. Pour l’excitation que cela procure. Pour la chance que l’on a de remporter la victoire. Je n’ai pas encore prononcé ce mot, mais comme je l’ai dit, je n’ai pas encore de trophée entre les mains. Personne n’en a et personne n’en aura avant demain, vers 16h30. Nous sommes toutes là à nous donner à fond, à faire de notre mieux, et on verra bien comment tout cela se terminera pour nous », confiait Porter qui ne part pas vaincue d’avance. Bien au contraire. Et cet enthousiasme peut tout autant la porter la vers la victoire, en la désinhibant, comme la stresser et lui faire perdre ses moyens, si cette journée devait lui échapper.

C’est donc une belle dernière journée qui s’annonce, avec deux joueuses qui ont une chance de signer leur première victoire sur le Tour.

Herbin progresse et passe devant Nadaud

Les deux Françaises qui ont réussi à franchir le Cut se sont, elles aussi, bien battues, et comme Cassie Porter, Céline Herbin ne s’avoue jamais vaincue d’avance. Convaincue, la veille, qu’il y avait de la place pour remonter dans le classement, elle a d’abord vécu un aller infernal. Après deux birdie, elle concédait deux bogey puis un troisième qui lui enlevait tout le bénéficie de ce qu’elle avait construit. Et elle qui fut gardien but dans son adolescence, a plutôt construit sa journée comme une partie de rugby, en progressant avec des passes en arrière.

Arrivée au score de –4, après 5 trous, elle replongeait à –1 à la sortie du 9, et se retrouvait avec un nouveau défi, à l’entame du retour. Un défi largement relevé puisqu’à l’image des grandes championnes et comme ont su le faire précédemment Sei Young Kim, ou Hyo-Joo Kim, Céline Herbin a été chercher un eagle sur le Par 5 du 14 et un autre sur celui du 18. Hélas, entre temps, elle concédait deux autres bogey qui la faisaient plonger dans le Par total.

Mais à la fin, c’est avec un score de –4 qu’elle terminait sa journée, soit –2 dans ce moving day, ce qui est un bon score si l’on considère que Chisato Iwai a joué –1, comme Somi Lee, Rio Takeda ou Yuka Saso, qui ne sont pas des débutantes.

Céline Herbin a donc gagné 15 places ce qui lui permet d’occuper la 34e position, avec Morgane Metraux, Jin Young Ko et Nastasia Nadaud, qui a également joué –1, après, elle aussi, avoir débuté par des bogey.

Peut-on espérer voir les deux Françaises dans le Top 20 ce dimanche soir ? C’est une possibilité et ce serait un beau résultat, à défaut d’être en lice pour la victoire.

Le direct est à suivre, dès 19h00, sur le site internet de la LPGA. La fête de la musique attendra un peu !

Le classement provisoire => ICI

L’article du LPGA Tour (en anglais) => ICI