La Sud-africaine, âgée de 27 ans, confirme son statut de numéro européenne, en décrochant son 3e titre sur le LET, et le second de la saison.
Lors de cette dernière journée, trois joueuses disposaient d’un avantage certain pour tenter de remporter la victoire. Deux d’entre elles se sont effondrées, et la dernière est restée régulière.
La Suédoise Moa Folke doit encore patienter, après huit ans de parcours professionnel, pour saisir son premier trophée. A 31 ans, la native de la petite ville de Säby, au cœur de la Suède, à l’est de Göteborg, qui est actuellement classée 36e à l’Ordre du mérite, butte encore sur son objectif de carrière. Lors de ce troisième et dernier tour, aux abords du circuit de Monza, elle n’a pas été en capacité de passer la vitesse supérieure, et elle a même vécu des moments compliqués en concédant quatre bogey, après trois premiers birdie encourageants. Perdant un coup sur son score de la veille, en huit trous, elle parvenait à revenir dans le Par journée, grâce à un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°9.
L’Allemande Alexandra Forsterling, qui possède déjà quatre victoires, était à peine mieux lotie en débutant par un bogey, suivi d’un Par et d’un premier birdie, qui remettait son compteur à zéro, en trois trous. Mais elle perdait, elle aussi, un coup sur le Par 4 du trou n°5, puis elle géra la suite en essayant de ne pas refaire de fautes.
La Sud-africaine dégringolait, elle aussi, au classement, après un birdie sur le trou n°1 et un double bogey sur le Par 4 du trou n°2. Tout allait de travers pour les trois joueuses de tête, et la situation n’était pas meilleure pour l’Américaine Anna Morgan, seconde samedi soir, avec trois coups de retard. Elle concéda un bogey sur le Par 5 du trou n°1, puis un autre bogey sur le Par 4 du 5. C’est sur le Par 5 du trou n°9 qu’elle effaçait ses deux bogey, grâce à un eagle. Alexander fit de même, juste après, et la Sud-africaine allait être plus habile que ses deux partenaires de jeu, pour gérer sa journée.
Forsterling alterna les birdie et les bogey au retour, pour sortir avec un score de 37, et une carte de 74. Folke ne pu faire mieux en concédant un double bogey sur le Par 4 du trou n°13, puis un bogey au trou suivant. Seul un birdie sur le Par 5 du 16 réussit à limiter son effondrement dans cette journée.
Finalement, Casandra Alexander allait être la plus solide, en alignant trois birdie sur les quatre derniers trous, ce qui lui permit de remonter à la première place, à la toute fin de cette journée. Elle décrochait, ainsi, sa troisième victoire sur le Ladies European Tour, avec le score de –12, et confirme qu’elle est bien la patronne du circuit féminin européen.
Derrière elle, à –9, c’est l’Allemande Sophie Hausmann, qui évolue sur l’Epson Tour, qui a réalisé une remontée spectaculaire, en signant une carte de 64, comportant un bogey. Haussmann s’est élancée du Tee n°1, à 09h39, soit deux heures avant le groupe des leader. Elle passa même en tête, brièvement, laissant planer un doute quant au résultat final de ce tournoi. Mais elle avait un handicap de huit coups, sur Alexander, Forsterling et Folke, pour parvenir à prendre l’avantage de cette dernière journée.
Néanmoins, sa prestation n’est pas passée inaperçue, et cela prouve que l’expérience du circuit américain offre un réel avantage pour évoluer sur le LET. De même que cela démontre que la Sud-africaine est fondée à retenter sa chance, lors de la Q-series, en fin d’année. « Je pense qu’une fois le trou n°13 terminé, je me suis sentie un peu plus à l’aise », expliqua Alexander. « Il y avait deux Par 5 sur la fin du parcours, et une fois mon coup de départ au 17 réussi, et mon second sur le green, je me suis sentie mieux. Le 17 est un trou difficile pour terminer. J’ai su rester patiente pour y arriver », ajoutait-elle. Avant de poursuivre : « Cette victoire est encore plus spéciale à cause de la présence de mon mari comme caddie. C’est vraiment spécial de gagner avec mon mari, ici. Il n’était pas là lors de mes précédentes victoires, alors la troisième fut la bonne. J’ai adoré être à Milan. J’aime cette ville, et j’aime l’Italie. Et c’est ma cuisine préférée. On entend les voitures de courses, le parcours est excellent et les spectateurs fantastiques », concluait-elle.
Sophie Hausmann partage la seconde place avec Anna Morgan, qui signe son meilleur résultat de la saison, en Italie, après une 3e place au Maroc, lors de la Lalla Meryem Cup.
L’Anglaise Cara Gainer termine seule 4e, à –8, devant un groupe de quatre joueuses à –7, dont Alexandra Forsterling et Moa Folke.
Les Italiennes Alessandra Fanali et Anna Zanusso se classent 9e à –6, tandis que la meilleure Française est Camille Chevalier, qui a joué sous le Par toute la semaine, et qui prend la 14e place à –4, devant Lois Lau à –3.
Emma Falcher termine 23e à –2, grâce à une dernière carte de 69, se relevant de son second tour en 73.
Agathe Laisné, qui est en perte de vitesse sur le LET, après un formidable début de saison, se classe 36e dans le Par. Agathe Sauzon et Marine Griffaut se sont crashées dans le dernier tour, avec une carte de 75 pour Sauzon et 77 pour Griffaut. Elles ont beaucoup de travail devant elles si elles veulent espérer briller sur le LET.
La Japonaise Yuna Nishimura a la possibilité de remporter sa première victoire, sur le LPGA Tour, ce dimanche.
Les tournois de trois tours sont presque plus dynamiques que ceux de quatre jours. Avec un leader qui a doublé sa mise, et des joueuses qui se sont distinguées par des moments exceptionnels ou remarquables, ce second tour a fait oublié les petits malheurs de ce tournoi qui fut annulé, deux fois, dans son histoire.
Si la dernière journée est aussi riche en moments clés, ce tournoi restera dans les archives comme l’un des plus attractifs de la saison. Et, peut-être que l’avenir du golf doit passer par une réforme, avec des compétitions plus courtes et moins de joueuses dans le champ, pour essayer de captiver l’attention des néophytes.
Partie à 09h05, du Tee n°10, la Japonaise Yuna Nishimura a démontré, comme elle l’a si bien expliqué la veille, que ce parcours ressemble à ceux qu’elle a eu l’habitude de jouer au Japon, et qu’il lui convient bien. Hormis un bogey sur le Par 4 du trou n°13, elle a trouvé le chemin pour rentrer cinq birdie à l’aller et quatre au retour. Sans toutefois avoir réussi à exploiter tous les Par 5. Elle rendait une nouvelle carte de 63 et se donnait une belle avance, à la veille de la journée décisive. « Mon petit jeu a très bien fonctionné, donc j’ai été capable de rentrer des balles assez près du trou, et tout à très bien fonctionné pour moi », confiait la Japonaise de 26 ans, dont on attend, depuis trois ans, qu’elle fasse partie des joueuses de notoriété sur le LPGA Tour, au même titre que Hataoka, Furue ou les sœurs Iwai.
Les statistiques de Nishimura, pour cette seconde journée, impressionnent dans la mesure où elle n’a manqué que de deux fairway et deux green, avec 26 putt. «J’ai été un peu déçue sur le 13, mais dans l’ensemble cela m’a plutôt soulagé. Je ne me suis pas mis trop de pression et tout s’est bien passé », complétait-elle en faisant allusion au bogey qu’elle a concédé sur ce Par 4. « Je ne me suis pas dit de ne pas faire de bogey, mais j’ai essayé de jouer ce parcours de manière agressive. Cela a bien fonctionné et je n’ai pas vraiment envie de changer de stratégie. Je vais garder le même état d’esprit pour demain », assura-t-elle.
La voici donc leader avec le score de –16, cinq coups devant l’’Américaine Auston Kim, et les Chinoises Mary Liu et Michelle Zhang, elles aussi en pleine ascension. Et le Chine de confirmer, contrairement à la France, qu’elle n’est pas seulement capable de gagner la guerre commerciale de la technologie. Dans le sport, également, cette nation se défend bien, et chaque année nous voyons arriver sur l’Epson Tour et le LPGA Tour, de nouveaux talents.
A 21 ans, Michelle Zhang est de ceux-ci, en ayant évolué, précédemment, sur l’Epson Tour où elle a terminé 13 de la Race for the Card, l’an dernier. Après une première carte de 67 elle signe un score de 64, toujours en concédant un seul bogey. C’est à 07h15, en compagnie de Mimi Rhodes et de Juniper Jang, qu’elle s’est élancée du Tee n°1, sur un parcours qu’aucune joueuse n’avait encore foulé. « Nous avons eu trois semaines de pause, à cause de la Solheim Cup. J’ai disputé deux tournois de l’Epson Tour avant de venir jouer ici. J’ai terminé deuxième au premier et j’ai globalement produit un jeu solide et régulier », expliqua Zhang en faisant référence au Guardian Championship, qui a été remporté par l’Espagnole Carlat Bernat Escuder, vainqueur de l’Augusta National Women’s Amateur, l’an dernier. Michelle Zhang a terminé deux coups derrière l’Espagnole, à –14. « Je suis arrivée cette semaine forte de cette seconde place et d’une septième au tournoi suivant. Et le fait d’avoir à mes côtés quelqu’un que j’apprécie beaucoup (référence à son caddie Aaron Chu), cela m’aide à gagner en confiance sur le parcours. Je vois mes putt rentrer et j’atteins beaucoup de green ».
Quant à Mary Liu, sa compatriote, qui a réalisé les mêmes scores en deux jours, et qui a également l’expérience de l’Epson Tour, elle a déclaré : « je pense que j’ai vraiment bien récupéré de ces trois dernières semaines, ce qui m’a permis d’être plus fraîche. Tout ce travail a fini par payer. Au golf, il y a des hauts et des bas. Cette semaine, la tendance est plutôt à la hausse. C’est vraiment le fruit du travail d’équipe qui a permis d’obtenir ce score. Moi je ne fais qu’exécuter le jeu », confia la joueuse de 25 ans qui se repose sur son caddie, l’Espagnole Maria Beautell, ancienne joueuse du LET et grande amie de Carmen Alonso, pour la stratégie.
Mais la joueuse qu’il faut avoir à l’œil, c’est l’Américaine Austin Kim, elle aussi ancienne membre de l’Epson Tour, qui avait frappé un grand coup, en 2023, en remportant le dernier tournoi de la saison, ce qui lui avait permis de se qualifier dans le Top 10 de la Race. Agée de 26 ans, Auston Kim incarne la détermination et la combativité. Comme chacun a pu s’en rendre compte lors de la dernière Solheim Cup. Classée 22e mondial et 21e de la Race, l’Américaine est parmi celles qui ont réalisé la plus forte progression, sur le LPGA Tour, depuis son année de rookie. Partie du Tee n°1, à 12h59, en compagnie de Mao Saigo et de Gaby Lopez, elle rendu, elle aussi, une carte de 64, mais vierge de bogey. « Cette journée fut très difficile, et j’ai essayé de me souvenir de ma journée d’hier et combien ce fut fou », confiait-elle après ce second tour. « Ce fut une journée très fun. Bien sûr, c’est toujours dur, mais j’ai simplement essayé de garder un état d’esprit léger et de me concentrer sur ce que je voulais faire. Le golf est vraiment agréable quand on cherche à s’amuser et à en profiter. C’est ce que je voulais faire cette semaine, surtout après avoir joué la semaine dernière. Je sais que je ne suis pas à 100% de mes moyens, mais tout ce que je veux c’est prendre du plaisir et m’amuser. Le reste se mettra en place tout seul ». Et voilà pourquoi il va falloir surveiller Auston Kim dans cette dernière journée, qui s’élancera en compagnie de Nishimura et de Zhang.
Neuf joueuses sont juste derrière, à une virtuelle 3e place, à –10. Parmi elle l’Anglaise Lottie Waod qui a toujours du mal au putting qui a su rester régulière avec une seconde carte de 66. Charley Hull est également dans ce groupe, de même que In Gee Chun qui refait surface sur ce LPGA Tour où elle s’était faite discrète depuis trois ans. L’Anglaise Jodi Ewart Shadoff profite de ce tournoi pour se refaire une santé golfique, en étant projetée 69e de la Race, de même que Sophia Schubert ne lâche rien en restant au contact du groupe de tête. En revanche, Yu Liu a perdu sa seconde place, tout en restant, elle aussi proche de la joueuse de tête. Ce second tour fut plus laborieux à jouer pour la Chinoise, qui signe une carte de 68, pour un total de –10.
Et comme nous l’avions envisagé, hier, une seule Française a franchi le Cut de ce tournoi où les scores sont très bas.
Boutier qualifiée, mais en difficulté !
Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard, Céline Herbin et Adela Cernousek n’a pas du tout réussi à comprendre comment jouer ce parcours où les cartes sous le Par s’enchaînent depuis deux jours. Et seule Céline Boutier a franchi le Cut, occasionnant, encore une fois, une faible moyenne pour le golf féminin tricolore.
Donnant le sentiment d’avoir retrouvé son jeu, hier, Céline Boutier a renoué avec ce qui a plombé sa participation à la Solheim Cup, et une grande partie de sa saison. Elle a un gros problème de distance autour des mats, et par voie de conséquence elle n’arrive pas à rentrer ses putt. Elle va même jusqu’à s’agacer avec des balles qui passent au bord du trou, avec des distances parfois trop longues pour espérer trouver le trou au premier coup. Comme ce fut le cas au trou n°13 où elle se retrouva à, environ, 20 mètres du trou. Et lors du second putt, pour le Par, sur une distance de moins de deux mètres, elle manqua le trou de quelques centimètres. Au 15, son putt passait encore à côté, sur une distance d’environ 2,50 mètres, et après avoir été troisième, au premier tour, la voici 21e à –8, en ayant seulement gagné deux coups, dans cette nouvelle journée. La numéro un Française qui a devant elle un important travail à réaliser pour se donner de meilleures chances de birdie. Car le reste de son jeu semble, effectivement, être en place.
Pas encore membre du LPGA Tour, la Malaisienne Mirabel Ting, actuelle leader de l’Epson Tour, fait aussi bien que la Française en deux jours. Il y a de quoi s’inquiéter.
Coughlin sur un nuage !
Qu’est-il arrivé à la joueuse Américaine, ce samedi, lorsqu’elle a commencé à aligner les birdie, dès le début de sa partie? Partie du Tee n°10, Lauren Coughlin a commencé par rentrer un birdie sur ce premier tour, puis un second au trou suivant, et à planter les mats pour continuer à progresser, sans jamais être particulièrement perturbé par cette performance. Elle allait sortir de son aller en –9, et tout le monde se demanda si elle n’était pas en route pour faire tomber le fameux score de 59 d’Annika Sorenstam. Le rêve s’arrêta sur le Par 4 du trou n°1, en ne parvenant pas à placer sa balle près du mat. Et ce n’est que sur le Par 3 du trou n°3 qu’elle signa son dixième et dernier birdie du jour. Néanmoins, c’est un score de 61 que Coughlin signa, a un coup du record du parcours détenu par Lucy Li. «Après avoir réussi ce troisième birdie sur le troisième trou, la situation est devenue plus concrète. Je me suis dit que je n’en avais plus que deux à faire », confia l’Américaine qui fit allusion à au record d’Annika Sorenstam « Mais le quatrième trou est vraiment difficile. J’y ai très bien géré mes deux putt, et ensuite j’ai cru que j’aurais peut-être un peu de chance. Mais je me suis retrouvée plus fois à des distances intermédiaires, assez délicates, et je n’ai pas réussi à placer ma balle près du trou. Pourtant, j’ai frappé de très bons putt, mais aucun n’est rentré », ajoutait Coughlin, un peu dépitée. « Je ne sais pas trop ce qui s’est passé. Je rentrais pas mal de ces putt sur une moyenne distance. Surtout à l’aller, j’ai joué tous mes coups à moins de 3,50 mètres du trou. Mon plus long devait être au 17, et il faisait environ 4,50 mètres. Mais à part ça tout semblait aller exactement à la distance voulue. J’ai commencé à ressentir un peu d’adrénaline à partir du green du 9, et sur les trous suivants. ET j’ai fait ce birdie au 3. Alors je me suis dit que j’avais vraiment de la chance. Mais je n’ai pas réussi à placer mes balles près des trous, sur les derniers trous », expliqua Lauren Coughlin qui a tout de marqué l’histoire du LPGA Tour avec ces neuf birdie à la suite.
Des trous en un !
Deux autres joueuses ont également vécu un moment fort, en signant un trou en un. Ce sont l’Italienne Benedetta Moresco et la Russe Nataliya Guseva. C’est la première fois que ces joueuses en réalisaient un dans leur carrière. Pour Moresco, qui ne franchit pas le Cut, il eut lieu sur le Par 3 du trou n°6, juste avant de concéder un bogey sur le Par 5 du trou n°7. «J’ai tapé un fer 8 sur ce trou dont le départ avait été avancé. J’ai vu ma balle tomber très près du trou et puis je l’ai vu tomber dans le trou. J’ai ensuite vu la foule hurler et j’étais très excité de cette situation », confia Benedetta Moresco.
Quant à Guseva, elle signa le sien sur le Par 3 du trou n°15, après deux bogey qui venait d’effacer ses deux premiers birdie du jour. « Oh mon dieu, c’est fou ! Ma journée fut comme les montagnes russes, parce que j’ai débuté par deux birdie puis deux bogey. J’étais vraiment furieuse. Et là, je me suis dit qu’il me fallait un peu d’élan. J’ai le sentiment qu’en arrivant au départ du 15, j’ai simplement pris mon fer 9, et j’ai joué un coup très classique. La trajectoire était parfaite. La balle a pris du backspin et elle est rentrée. J’ai hurlé de joie et j’ai vu qu’il y avait plein de caméras. Je me suis demandé pourquoi les caméras ! », confia Nataliya Guseva. «ça va être sympa à revoir. Ce fut un moment riche en émotions. Evidemment, je suis toujours attentive aux coups qui rentrent directement, et aux trou-en-un. J’ai même demandé à mon caddie cette semaine : « à quand remonte la dernière que l’on a rentré une balle directement dans le trou » ? Il m’a répondu qu’il pensait que c’est à Evian, lors d’un tour de reconnaissance. Donc j’ai dit que l’automne approche, qu’il faut que l’on fasse quelque chose et que l’on garde une bonne dynamique», ajoutait la joueuse de 23 ans, qui aura peut-être la chance d’intégrer la tournée asiatique, si elle améliore sa position, dimanche soir.
Ce dernier tour est à suivre, ce soir, à partir de 20h00, sur le site internet de la LPGA.
Forsterling, Alexander et Folke évolueront ensemble pour ce dernier tour, en étant en tête à -9.
Après deux jours de compétition c’est un trio qui se partage la première place, comprenant l’actuelle leader de la Race, dont on attend, avec impatience, qu’elle aille tenter sa chance lors de la dernière étape de la Q-series. La première Française est sept coups derrière, et deux d’entre elles ne joueront pas ce dimanche.
Le Cut s’est établi à +1, aux abords de l’autodrome de Monza, où trois joueuses ont pris tout le monde de vitesse, dont la Suédoise Moa Folkle, qui a mis le turbo, ce samedi, en rendant une carte de 65, vierge de bogey. A 31 ans, après 8 ans passés sur le circuit professionnel, Folke court toujours après une première victoire, comme bon nombre de joueuses du LET, qui s’éternisent sur ce circuit en conservant l’espoir qu’un jour, enfin, elles brandiront un trophée. A l’image de l’Espagnole Carmen Alonso qui fut victorieuse au terme de 19 années à courir après une victoire. Et, sans doute faut-il, aussi, avoir la foi pour jouer au golf.
De leurs côtés, Forsterling et Alexander ont déjà un palmarès bien étoffé. Quatre victoire pour l’Allemande, qui rend également une seconde carte vierge de bogey, deux pour la Sud-africaine, qui a concédé quatre bogey tout en rentrant un eagle sur le Par 5 du trou n°14. «Ce fut un peu les montagnes russes », confia Alexander. De son côté, Moa Folke expliqua : « j’ai eu une très bonne journée. J’ai bâti cette journée sur celle d’hier, en ayant échoué de peu ». La Suédoise concéda trois bogey vendredi. «J’ai confiance dans le fait que si j’applique mon processus de jeu je vais y arriver. Et ça va de mieux en mieux. Chaque semaine mon jeu est plus solide. Demain, je vais rester concentrée sur mon swing en ayant un bon tempo. Je vais essayer d’apprécier cette journée et savourer le fait d’être en lice pour la victoire», ajoutez la Suédoise.
Enfin, Lexi Forsterling confia : « mon jeu a été très solide, aujourd’hui. A peu près comme hier. Mais sans concéder de bogey. Dans l’ensemble mon jeu a été très consistant et je me sens bien ».
La seconde place est occupée cinq joueuses dont l’Américaine Anna Morgan, récemment arrivée sur le LET, ainsi que l’Anglaise Cara Gainer et sa compatriote Alice Hewson qui fut une actrice du tournoi de la semaine dernière. Mais également la Norvégienne Dorthea Forbrigd et la Slovène Pia Babnik. Toutes les cinq sont à –6 devant un groupe de sept joueuses où l’on trouve les deux meilleures Italiennes. Il s’agit, sans trop de surprise, de Anna Zanusso et d’Alessandra Fanali. Et la meilleure Française est également dans ce groupe à –4. Il s’agit de Lois Lau, qui progresse sur ce circuit européen féminin, où la France a bien besoin de nouvelles joueuses capables d’aller chercher des Top 5 et des victoires. A 24 ans, pour sa première saison pleine sur le LET, Lau aligne une première carte de 69 et une seconde de 71, en ayant concédé quatre bogey en deux jours.
Sa compatriote Camille Chevalier est 22e à –2, tandis que Marine Griffaut a très bien réagi ce samedi, en réalisant une carte de 69, après un médiocre 75 qui l’avait placée à +3 à la 77e place.
Les deux Agathe, Laisné et Sauzon, évoluent seulement dans le Par, tandis que Emma Falcher passe tout juste le Cut avec un score total de +1, et une seconde carte de 73 qui montre à quel point elle est en difficulté en ce moment. Ariane Klotz n’a pas du tout été à l’aise sur ce parcours, depuis deux jours. Elle quitte la compétition avec un score très lourd de +12 (78 – 78), alors que Emie Peronnin, après un premier tour en 82, a abandonné.
La tenante du titre, Amy Taylor, est également éliminée avec le score de +6, tout comme de nombreuses joueuses vedettes du LET comme Caroline Hedwall, Amelia Garvey, Kelsey Bennett, Fernanda Lira, Roberta Liti, Alexandra Llaneza ou encore Ana Pelaez Trivino.
Comme chaque année, la Q-school du donnant accès à L’Epson Tour et au LPGA Tour se déroule en trois étapes, et la première phase de qualification a eu lieu. Plusieurs amateurs franchissent le cap de cette qualification, dont une Française.
Du mercredi 23 septembre au vendredi 25 septembre, eut lieu la première étape de cette Q-school 2026, rebaptisée Q-séries depuis l’an dernier. L’ancien Stage I est devenu la Pré Qualification, et c’est cette première étape qui vient de se dérouler, dans les états de Floride, du Texas et de la Californie.
Comme c’est devenu, hélas, une habitude, la LPGA communique peu, voire pas du tout, à propos de cette phase de pré qualification. Les joueuses admises à cette première phase sont autant des amateurs que des professionnelles, et pour ces dernières ce sont celles qui sont au-delà du Top 25 de l’Epson Tour et celles qui sont au-delà de la 399e place du classement mondial qui peuvent s’inscrire.
Trois parcours étaient sélectionnés pour accueillir chaque contingent de 120 joueuses. Il s’agit du Jones Course à Daytona Beach, en Floride, du TPC Houston au Texas et de l’Indian Wells Country Club en Californie. Pour ces trois épreuves, seules les 65 meilleures, et ex æquo, pouvaient franchir le Cut, et participer à la dernière journée, pour intégrer le Top 34 en Floride, le Top 25 au Texas et le Top 40 en Californie.
Floride
Seize joueuses amateurs étaient engagées, et quatorze ont franchi le Cut, matérialisant un bon niveau de golf pour ces joueuses. La Française Alice Kong étant de celles-ci. Mais au terme de la troisième journée, la Thaïlandaise Eila Galitsky se détachait nettement, en réalisant un score total de –10, derrière deux professionnelles que sont la Colombienne Maria Bohorquez (-11) et la Thaïlandaise Achiraya Sriwong (-16).
Quatre autres amateurs se qualifiaient, tandis que la Française Alice Kong échouait à +3, à un coup du Cut. Et à 16 ans, celle=ci est encore un peu jeune pour espérait rentrer sur le circuit professionnel. D’ailleurs, il lui faudrait une dérogation pour intégrer l’Epson Tour comme le LPGA tour. Mais, c’est de l’expérience prise et nous surveillons Alice Kong avec beaucoup d’attention, dans la construction de sa future carrière professionnelle.
Parmi les 34e joueuses, et ex æquo, qui ont décroché un ticket pour la phase suivante de cette Q-séries, se trouvent l’Américaine Carla Cox Pruette, âgée de 29 ans, qui évolue sur l’Epson Tour avec difficultés. Mais aussi sa compatriote Rachel Rohanna, 34 ans, qui fut rookie sur le LPGA Tour en 2016, et rookie sur l’Epson Tour en 2013. Ainsi que la représentante des Iles Vierges, Alexandra Swayne, aperçue sur le LET et à l’US Women’s Open.
Texas
Deux Françaises participaient à cette épreuve. Anaïs Meyssonnier, 29 ans, classée 1025 du Rolex ranking et qui n’a joué qu’un tournoi sur le LET, cette année, et quatre sur le Letas, ainsi que Justine Fournand, 26 ans et toujours amateur. Après que le Cut eut éliminé seulement cinq joueuses, dont l’Allemande Chiara Noja qui a déclaré forfait, Anaïs Meyssonnier était éliminée au terme de la dernière journée, sans surprise compte tenu de son manque de jeu et de résultat, alors que Justine Fournand parvenait à intégrer la 22e place, lui permettant de se qualifier pour la compétition du mois d’octobre. Mais elle clôture cette première phase de qualification avec un score de +1, à neuf coups derrière l’Ecossaise Alison Muirhead qui partage la première place avec la Thaïlandaise, et amateur, Manassanan Chotikabhukkana. Ces deux joueuses ont été très performantes lors de la première journée en jouant nettement sous le Par. L’Ecossaise signant une carte de 65 et le Thaïlandaise de 63.
La Danoise Marie Madsen, toujours amateur, signe la seconde place à –8, alors que la joueuse amateur de Hong Kong, Arianna Lau, âgée de 18 ans et vainqueur de l’Asian Pacific Girl’s Junior Championship, en 2023 et 2024, partage la 3e place à –7, avec la Chinoise Xinen Lin. Les Américaines, et amateurs, Ava Merill (-2), Madison Dabagia (+1) et la Néerlandaise Anne-Sterre den Dunnen (-1), sont également qualifiées.
Quelques joueuses qui évoluent sur l’Epson Tour ne se sont pas qualifiées, comme Lauren Nguyen, Gaby Barker ou Brigitte Thibault, la Canadienne.
Californie
Aucune Française était inscrite dans cette épreuve, démontrant l’important problème que rencontre la France avec le haut niveau chez les filles.
Avec un champ principalement composé d’Américaines, vingt-quatre amateurs sont venues tenter leur chance. Elles sont de nationalité Australienne, Chinoise, Américaine, Sud-africaine, Thaïlandaise, Malaisienne, et Japonaise, et démontrent que le golf se développe de plus en plus dans les pays asiatiques qui fournissent de plus en plus de joueuses très compétitives.
Parmi les joueuses qui se sont déjà fait un nom à l’international, et qui ont réussi à se qualifier pour la seconde phase, il y a l’Américaine Lakareber Abey (Epson Tour, Letas, LET), la Danoise Nicole Lorup (Epson Tour) ou encore Milagros Chaves (Epson Tour).
C’est l’Américaine Tiffany Le, ancienne amateur réputée du circuit universitaire américain, qui est passée pro cette année, qui s’impose avec le score impressionnant de –15, devant la joueuse Tchèque du LET, Kristina Napoleaova (-14), et l’Américaine Dianna Lee (-13).
La première amateur est Japonaise et se nomme Tsukiha Nakashima, classée 97e au WAGR, âgée de 19 ans (03/11/2007), qui a débuté le golf à l’âge de 5 ans grâce à son père, et dont la meilleure carte, sur le circuit amateur japonais, est de 65.
L’Américaine Sabrina Iqbal, âgée de 25 ans, qui joue sur l’Epson Tour, échoue dans cette phase de pré qualification, en ayant franchi seulement six Cut en dix-sept départ, cette année. De même que la Finlandaise âgée de 43 ans, qui rame sur le Ladies European Tour, en étant 151e de l’Ordre du mérite, et sans aucune victoire après 15 ans de circuit professionnel, termine 58e à +3, loin du Top 40. Et nombreuses sont ces joueuses a surestimer sur leur niveau de golf, cherchant vainement à exister sur le circuit professionnel tout en étant largement dominées par des nouveaux talents qui feront carrière sur le LPGA Tour.
Le prochain rendez-vous de cette Q-séries est fixé au 13 octobre, pour trois nouvelles journées, en Floride, sur les fameux parcours du Bobcat et du Panther au Plantation Golf et Country Club, comme chaque année.
La Japonaise Yuna Nishimura s’offre la première place de ce classement provisoire, avec deux coups d’avance sur un peloton où se trouve Céline Boutier et Charley Hull.
Cette première journée, sur le parcours de Rogers, voit un peloton de joueuses agglutiné en tête, avec seulement deux coups d’écart. Et une Française est dans ce groupe !
Le parcours fait-il le niveau de golf ? C’est sujet qui a déjà été abordé dans nos articles, et il faut manifestement le croire. Pour cette première journée, qui marque le 20e anniversaire de cette épreuve, les scores ont été majoritairement bas, et le fait de s’élancer le matin ou l’après-midi n’a pas vraiment eu d’influence. En témoigne la carte de 65 signée par Lizette Salas, partie du Tee n°10 à 13h54, tandis que Yu Liu a pris son départ à 08h32, du Tee n°1, pour un même score, et que Yuna Nishimura a joué –8 en étant partie du Tee n°1 à 07h59. « Je me suis vraiment engagée dans ce dernier putt, en jouant le tout pour le tout », confia la Japonaise de 26 ans, qui fait l’actualité du circuit depuis son année de rookie en 2023. « Mon coup vers les fairway et les green ont été de bonne qualité aujourd’hui. Tout est bien venu et je suis vraiment contente. C’est un des parcours que j’aime le plus, car il ressemble beaucoup aux parcours que nous avons chez nous. Donc j’ai de bonnes sensations », confiait-elle un peu, par l’intermédiaire de sa traductrice. Yuna Nishimura qui a pris la tête, grâce à cette carte de 63, vierge de bogey, qui comporte un eagle sur le Par 5 du trou n°18.
La Chinoise Yu Liu se classe seconde, avec un coup de moins, elle aussi sans concéder de bogey, mais avec un birdie au 18 : « je n’avais pas réalisé de journée sans bogey depuis longtemps », confia Yu Liu. « Je suis vraiment heureuse du déroulement de cette partie. Nous sortions d’une pause de trois semaines, donc pour être honnête, j’avais pas mal le trac. De plus, je n’avais pas enchaîné de bonnes performances avant cette semaine. J’ai travaillé très dur durant tout ce temps, alors je suis ravi de voir que cela porte ses fruits aujourd’hui », ajoutait l’ancienne pensionnaire de l’université de Duke, qui côtoya la numéro un Française. Céline Boutier qui reprend la lumière des projecteurs en se classant dans ce groupe de neuf joueuses à –6, où se trouvent des joueuses comme Amy Yang, Sophia Schubert, Lizette Salas, et Charley Hull. Comme les Yamashita et Liu, la Française n’a pas concédé de bogey. Elle s’est élancée du Tee n°10, à 08h10, en compagnie d’Angel Yin et d’une Natalie Gulbis qui a remplacé Nastasia Nadaud, au pied levé. Cette bonne journée de la numéro un Française, qui n’a pas été un soutien pour ses camarades de Solheim Cup, en ayant perdu tous ses matchs, a permis de recueillir ses impressions : « j’ai simplement eu un jeu solide. J’ai tout simplement pas fait beaucoup d’erreurs, mais j’ai quand même raté quelques coups, donc ça reste une journée avec des hauts et des bas », confiait Boutier qui nous laisse toujours très inquiets avec ses déclarations. « Je pense que la clé c’est le jeu court et le jeu long, et ne pas faire de bogey », ajoutait-elle en forme de Lapalissade. Bien entendu, elle n’échappa pas à une question concernant la Solheim Cup et cette semaine de repos dont toutes les joueuses ont bénéficié : « l’atmosphère et l’état d’esprit sont différents. C’est une forme de remise à zéro avec l’idée de retrouver de bons souvenirs et, espérons, de lancer une dynamique positive. Cela dit, c’est aussi un tournoi très différent. L’objectif est donc simplement de bien démarrer et de poursuivre sur cette lancée », expliqua Céline Boutier, qui a vraiment besoin de se relancer sur le LPGA Tour où elle a réalisé que trois Top 10 cette année. Et cinq l’an dernier.
Autre joueuse du Team Europe de Solheim a se remettre dans le coup, c’est Charley Hull dont on a pu voir que son jeu manque encore de réglage concernant les distances. Mais l’expérience lui permet de compenser ces petits passages à vide, et la voici en haut du tableau des scores, pour le plus grand plaisir de tous. L’Anglaise concède, néanmoins un bogey, sur son troisième trou, le Par 4 du 12, en s’étant élancée du Tee n°10 à 07h48, avec Matilda Castren et Jennifer Kupcho. Charley Hull qui s’est fait chambrée par Megan Khang, lors de l’interview : « je t’ai vu faire un bogey au 12. Non? Je n’en parlerai pas», s’amusa l’Américaine. Puis, elle fut interrogée sur sa journée : « je pense que j’ai joué de manière très solide. C’est une situation assez particulière. Car la semaine dernière, chez moi, je n’ai pas touché une balle de golf pendant cinq jours, environ, car j’étais clouée au lit. J’étais vraiment malade. Après la Solheim Cup j’ai contractée la grippe, j’ai eu des nausées et tout le reste. J’ai même failli déclarer forfait pour cette semaine car j’avais l’impression de manquer de préparation. Ensuite, je suis arrivée aux Etats-Unis samedi. J’avais des engagements avec des sponsors jusqu’à lundi, et même mardi, et je ne suis arrivée ici que tard dans la soirée de mardi. Ce n’était donc pas la préparation idéale, mais finalement, je suis arrivée sans attentes particulières, et j’ai eu le sentiment de bien jouer, du départ jusqu’au green, avec un putting plutôt correct », confia Charley Hull que l’on excusera donc, cette semaine, si ses résultats se dégrade un peu.
Enfin, mettons un petit coup de projecteur sur l’Américaine Sophia Schubert, qui a besoin d’un bon résultat, cette semaine, pour tenter d’intégrer le Top 60 de la Race. Actuellement classée 79e, Schubert est en train de réaliser une saison moyenne, en ayant manqué six Cut en quatorze départs. Et cela démontre qu’en étant sortie dixième de l’Epson Tour, l’an dernier, le chemin reste long pour faire partie de l’élite du LPGA Tour. Néanmoins, elle sauve sa carte, pour le moment, ce qui est un bon point. Mais Schubert a du potentiel et elle l’a exprimé, cette année, avec une quatrième place au Standard Portland Classic. Un nouveau Top 10, pour le joueuse de 30 ans, ce serait une très bonne nouvelle, cette semaine. Pour le moment, elle vient de rendre une carte, vierge de bogey, de 65, comportant trois birdie groupés à l’aller, et trois autres au retour. « J’ai touché beaucoup de green. Et je n’ai pas vraiment fait beaucoup d’erreur », confia l’Américaine qui a trouvé les green en régulation. « Ca soulage un peu de savoir que l’on a pas à avoir faire plus de birdie, compte tenu du fait que les scores de cette première journée sont très bas. Ca m’a permis de me libérer un peu en rentrant quelques putt pour birdie », ajoutait-elle. Sophie Schubert qui a avoué avoir passé trois semaines chez elle, à s’entraîner, notamment concernant sa frappe de balle. « Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour ça, avant, car j’ai passé beaucoup de temps sur la route. Donc le fait d’avoir été à la maison m’a aidé à me préparer un peu », précisa Schubert qui est projetée 63e, avec cette troisième place provisoire.
Ca coince toujours pour le reste des Françaises
Une fois encore, le bilan tricolore sur un tournoi du LPGA Tour n’est pas réjouissant. Ce samedi soir, seule Céline Boutier pourrait avoir franchi le Cut, car Pauline Roussin-Bouchard est 81e à –1, Perrine Delacour 100e dans le Par, Céline Herbin 118e à +1 et Adela Cernousek toujours à la traîne, avec un score de +2. Certes, quelques joueuses stars du circuit n’ont pas réellement fait mieux, comme Kiara Romero (+2), Lauren Coughlin (+2), Megan Khang (Par), Lilia Vu (Par), Yealimi Noh (-1) ou encore Chisato Iwai (-1), mais les concernant, ces scores peuvent être qualifiés d’accident. Alors que pour les Françaises c’est l’adjectif récurrent qu’il convient d’employer. Cette situation est d’autant plus inquiétante que Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard sont hors du Top 60, et qu’il ne faudra pas qu’elles continuent sur ce rythme, car c’est leur carte qu’elles jouent en cette fin d’année. Par ailleurs, ce n’est pas réjouissant, pour les fans Français, de les voir si mal classées, semaine après semaine. Espérons donc un sursaut des tricolores, en même temps que celui de ces têtes d’affiches du circuit, afin de rendre plus attractif ces deux dernières journées de compétition.
Le second tour est à suivre à partir de 22h00, sur le site internet de la LPGA.
Il s’agit de la 31e édition de ce tournoi, qui changea d’appellation au fil des ans. A plusieurs reprises il ne fut pas organisé, et notamment en 2025.
Plusieurs parcours l’on accueilli, et c’est la première fois qu’il se déroule sur le Golf Club de Milan.
Des joueuses de notoriété ont reporté cette épreuve, dont Dame Laura Davies à quatre reprises. Et trois Françaises ont également inscrit leur nom au palmarès.
Les différentes appellations
2024 – 2014 : Ladies Italian Open
2011 : Sicilian Ladies Italian Open
2009 : CartaSi Ladies Italian Open
2008 – 2004 : BMW Ladies Italian Open
2003 – 2001 : La Perla Ladies Irtalian Open
2000 – 1999 : Ladies Italian Open
1997 : Sicilian Ladies Open Italian Ladies Open
1996 : Italian Ladies Open du Sicilia
1995 : Italian Laides Open
1994 – 1991 : BMW Italian Ladies Open
1990 – 1987 : Italian Ladies Open
Les années non jouées
2025
2020 à 2015
2013 à 2012
Les victoires Françaises
2021 : Lucie Malchirand (a)
2006 : Gwladys Nocera
2003 : Ludivine Kreutz
Le champ de joueuses
Elles sont 120 au départ de ce tournoi qui est le dernier en Europe, avant que la tournée asiatique débute, et que la finale du LET se déroule en Espagne, comme chaque année, lors de l’Andalucia Costa des Sol Open.
Bien sûr, ce champ comporte un important contingent de joueuses Italiennes, dont dix sont invitées. Et avec Alessandra Fanali, Alessia Nobilio, Anna Zanusso et Roberta Liti, elles constituent la nation la plus représentée dans cette épreuve.
Huit Françaises sont également au départ avec Marine Griffaut (invitée), Agathe Laisné, Camille Chevalier, Emma Falcher, Ariane Klotz, Lois Lau, Agathe Sauzon et Emie Peronnin.
D’autres joueuses bien connues du circuit féminin européen participent à ce tournoi comme Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Kelsey Bennett, Sara kouskova, Cara Gainer, Alice Hewson, Kajsa Arwefjall, Luna Sobron Galmes, Lee-Anne Pace, Dorthea Forbrigd, Pia Babnik, Lydia Hall, Caroline Hedwall, Ana Pelaez Trivino, Alexandra Forsterling, Meghan MacLaren, Charlotte Heath ou encore Sarah Kemp. Et, bien entendu, l’Anglaise Amy Taylor, vainqueur en 2024, tentera de conserver son titre, sur ce parcours que la plupart des joueuses découvrent.
Le parcours
Bienvenue en Italie, au bord du célèbre circuit automobile de Monza ! Comme sur le LPGA Tour, avec l’Indy Women’s In Tech, qui fut organisé en 2017, 2018 et 2019, le golf féminin va tutoyer un autre temple de la vitesse automobile.
Aménagé tout en longueur, entre le circuit de Monza et la ville, ce parcours trouve ses origines en 1928, avec la création du golf club de Milan, sous l’insistance du sénateur Giuseppe Bevione (1879 – 1976), qui fut également journaliste.
La conception du parcours fut confiée à l’architecte d’origine irlandaise, né à Buenos Aires, James Peter Gannon, dont la particularité était d’être prêtre. C’est en étant nommé secrétaire de Monseigneur Graham, évêque de Plymouth, qu’il découvrit la pratique du golf à son contact. Gannon s’avéra être doué pour la discipline et après avoir fait ses preuves en compétition, notamment en reportant le championnat d’Autriche, il fut sollicité pour redessiner le old course de Karlovy Vary, à Carlsbad. Après avoir quitté la vie religieuse, entre 1912 et 1913, Peter Gannon continua de jouer au golf et de remporter des compétitions. Il fut encore chargé de concevoir des parcours, dont celui du Golf Club Milano en 1928, qui est parmi ses meilleures réalisations. Il décéda en 1940, en Afrique du Sud où il s’était installé depuis plusieurs années.
La direction des travaux fut confiée à Cecil Blandford qui devint, ensuite, le secrétaire du club. La première version du parcours, comme c’était souvent le cas au début du 20e siècle, ne comportait que neuf trous. Il fut construit sur la propriété du roi Victor-Emmanuel II, et en 1933, ce neuf trous fut étendu à 18 trous.
Puis, un troisième parcours vit le jour en 1958, en même temps que le club-house fut bâti.
Le Milano Golf Club a accueilli des championnats nationaux et internationaux, dont l’Open d’Italie, dès 1951, et jusqu’en 2017, avec un total de neuf organisations.
Ce tracé se distingue par la présence de nombreux conifères qui bordent les fairway, ne permettant pas de partir à la faute lors des mises en jeu. Le parcours est plat de sorte que certains green sont au même niveau que les fairway et qu’il est possible d’utiliser le putter depuis l’extérieur du green. Les bunker défendent principalement les green, et quelques-uns se trouvent sur les fairway en dog leg.
Pas d’autres informations filtrent à propos de ce tracé, composé de deux neuf trous.
Dotation
La dotation de ce tournoi est de 350 000 dollars, en augmentation de 50 000 dollars par rapport à la précédente édition.
Diffusion TV
Ce tournoi ne dispose pas de couverture TV. Il n’est donc pas diffusé sur YouTube.
Créé en 2007, ce tournoi est la 25e épreuve de la saison, et l’avant-dernier avant la tournée asiatique. L’épreuve fête son 20e anniversaire, bien que l’édition 2025 fut annulée, après que la pluie eut inondé le parcours, dans la nuit de samedi à dimanche, empêchant le second tour d’être achevé et le troisième d’être joué. Les prévisions météorologiques étant mauvaises pour le début de la semaine suivante, les organisateurs décidèrent de réduire le tournoi à 18 trous.
Lors du tournoi inaugural, la météo est également venue gâcher la fête au point qu’après trois jours d’épreuve, seul le premier tour fut comptabilisé pour déterminer le vainqueur. C’est une inconnue des circuits pros, joueuse universitaire, qui a été déclarée vainqueur. Hélas, le règlement LPGA stipule que pour qu’un tournoi soit homologué, deux tours doivent être joués. Aussi, cette première édition n’est pas officiellement comptabilisée. Sept ans plus tard, cette jeune fille, vainqueur de cette épreuve atypique, devenue une professionnelle accomplie, décrochera la victoire sur le score de –12. Elle se nomme Stacy Lewis. Elle est également la seule Américaine à s’être imposée. Le Walmart NW Arkansas est l’une des rares épreuves de la saison à se dérouler sur 3 tours. Enfin, seul le parcours du Pinnacle Country Club a accueilli cette classique si bien que la plupart des joueuses ont leurs repères sur ce tracé.
En 2024, la victoire se jouait en playoff, entre la Thaïlandaise Jasmine Suwannapura et l’Américaine Lucy Li.
Le champ de joueuses
Pour ce retour, tant attendu, elles sont 144 au départ, comme lors des précédentes épreuves. Bien sûr, ce tournoi symbolise la reprise de la saison du LPGA Tour, après la Solheim Cup, aussi les joueuses des deux équipes sont-elles très attendues. Ainsi, Carlota Ciganda, Yealimi Noh, Andrea Lee, Linn Grant, Jennifer Kupcho, Céline Boutier, Angel Yin, Charley Hull, Auston Kim, Lauren Coughlin, Lottie Woad, Julia Lopez Ramirez, Rose Zhang, Mimi Rhodes et Nastasia Nadaud seront les stars de cette première journée, au minimum.
Ce tournoi est l’occasion de revoir, une fois encore, Lexi Thompson, mais aussi l’Allemande Sandra Gal qui n’a plus joué sur le LPGA Tour depuis le Blue Bay LPGA en 2015. Egalement, l’’Américaine Christina Kim fait une nouvelle apparition et ces trois joueuses sont les représentantes d’une période phare de ce circuit mondial féminin, qui a été remplacée par la nouvelle génération.
Une nouvelle génération qui s’appelle Kiara Romero, Alexa Pano, Briana Chacon, Melanie Green, Natasha Oon, Riley Smith, Carla Tejedo Mulet, Yana Wilson, Linnea Strom ou encore Gina Kim. Mais aussi Lilia Vu, Gabriela Ruffels, les sœurs Iwai, Miyu Yamashita et quelques autres Japonaises.
Pour la France, Céline Herbin, Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Adela Cernousek sont également aux côtés de Céline Boutier.
En revanche, Lydia Ko, Nelly Korda et Atthaya Thitikul sont absentes. De même que Hae Ran Ryu, Hyo Joo Kim et Ruoning Yin, Brooke M.Henderson, Hannah Green et Sei Young Kim qui sont parmi les joueuses du Top 10 de la Race to CME.
Les invitations sponsor
Maria José Marin (a) – Colombie
Maria Fassi – Mexique
Reagan Zibilski – USA
Les qualifiées du lundi
La joueuse numéro un de la saison 2026 de l’Epson Tour décroche sa qualification, à la régulière, pour ce tournoi, envoyant un signal fort en perspective de son arrivée sur le LPGA Tour, l’an prochain.
Mirabel Ting – Malaisie
Siyun Liu – Chine
Lors de cette qualification, la Française Sara Brentcheneff a tenté sa chance, mais elle a rendu une carte de +2, tout comme deux autres amateurs que sont Farah O’Keefe et Abbey Schutte. Seule Mirable Ting a signé une carte sous le Par. Les résultats => ICI
Les anciens vainqueurs
2025 : annulé après le 1er tour
2024 : Jasmine Suwannapura (-17)
2023 : Hae Ran Ryu (-19)
2022 : Atthaya Thitikul (-17)
2021 : Nasa Hataoka (-16)
2020 : Austin Ernst (-20)
2019 : Sung Hyun Park (-18)
2018 : Nasa Hataoka (-21)
2017 : So Yeon Ryu (-18)
2016 : Lydia Ko (-17)
2015 : Na Yeon Choi (-15)
2014 : Stacy Lewis (-12)
2013 : Inbee Park (-12)
2012 : Ai Miyazato (-12)
2011 : Yani Tseng (-12)
2010 : Yani Tseng (-13)
2009 : Jiyai Shin (-9)
2008 : Seon Hwa Lee
2007 : Stacy Lewis (non officiel LPGA)
Les scores des françaises des 10 dernières épreuves
Encore l’an dernier, ce tournoi ne réussissait pas aux françaises qui terminaient soit loin au classement ou ne franchissaient pas le Cut. En 2022, Céline Boutier a rompu cette malédiction en se classant 5e, tandis que Céline Herbin échouait, pour la 4e de fois de suite à franchir le Cut. Perrine Delacour tentera de faire mieux qu’en 2021, elle qui a besoin de franchir un nouveau Cut et de terminer dans le Top pour intégrer le Top 100 de la Race. Tandis que Pauline Roussin-Bouchard participe pour la troisième fois à ce tournoi.
2024
Céline Boutier : 37e (-7)
Perrine Delacour : Cut
Agathe Laisné : Cut
2023
Céline Herbin : 42e (-7)
Perrine Delacour : 48e (-6)
Pauline Roussin-Bouchard : 62e (-4)
2022
Céline Boutier : 5e (-13)
Agathe Laisné : 46e (-6)
Pauline Roussin-Bouchard : 58e (-4)
Céline Herbin : Cut
2021
Céline Boutier : 34e (-7)
Perrine Delacour : 62e (-3)
Céline Herbin : Cut
2020
Céline Boutier : Cut
Céline Herbin : Cut
2019
Céline Boutier : Cut (-2)
Karine Icher : Cut (E)
Céline Herbin : Cut (+2)
2018
Céline Boutier 15e (-11)
Perrine Delacour 47e (-6)
Karine Icher 65ème (-2)
Céline Herbin 76ème (+1)
2017
Karine Icher 19e (-9)
Joanna Klatten 35e (-6)
Céline Herbin 35e (-6)
Justine Dreher Cut
Perrine Delacour Cut
2016
Karine Icher 44e (-6)
Joanna Klatten 50e (-5)
Céline Herbin Cut
Marion Ricordeau Cut
2015
Karine Icher 43e (-4)
Joanna Klatten 72e (+2)
2014
Karine Icher 8e (-8)
Le parcours
Le Pinnacle Country Club, situé à Rogers, est un parcours réalisé en 1990 par l’architecte Don Sechrest, un ancien joueur du PGA Tour devenu concepteur de parcours de golf. Le parcours fut redessiné en 2009 par Tom Weiskopf, également ancien joueur du PGA Tour, à qui l’on doit le célèbre parcours de Troon North Golf Club à Scottsdale, dans l’Arizona. Le Pinnacle Country Club est un golf arboré principalement de chênes et de Noyers noirs. La faune présente autour de ce parcours recèle des hérons bleus et des rats musqués, ce qui implique de nombreux obstacles d’eau. Ce parcours est un exemple de la biodiversité respectée par la discipline du golf qui n’a pas attendu les tendances écologiques pour associer le golf et l’environnement. Ce parcours a d’ailleurs reçu la certification GEO golf durable qui récompense la gestion de l’environnement et l’action en faveur du climat. GEO est un éco label décerné par une administration à but non lucratif.
Cette semaine, les joueuses vont pouvoir s’exprimer sur un tracé que la plupart d’entre elles connaissent bien. D’autant que par rapport à l’année dernière, ses spécifications techniques sont identiques.
Les personnalités ayant joué sur ce parcours
Laura Busch (première Dame des USA)
Lady Antebellum (groupe de pop rock)
Paula Abdul (chanteuse)
Greg Norman
Morgan Freeman
Bill Clinton
Larry Bird (basketteur)
Records du parcours
Lors de l’édition 2017, la sud-coréenne So Yeon Ryu a battu deux records sur ce parcours. Tout d’abord elle a signé la première carte en 61 de ce tournoi en détrônant Inbee Park et Angela Park qui avaient signé un 62 en 2008. Ensuite, Ryu réalisait le score total le plus bas, après Lydia Ko (-17), en 2017. Au terme de cette épreuve, So Yeon Ryu décrochait la première place du classement mondial.
Mais, en 2022, Atthaya Thitikul signa également une carte de 62. Mais depuis, c’est l’Américaine Lucy Li qui a rendu une carte de 60 (-11), lors du 3e tour, en 2024.
Record du tournoi
2018 : Nasa Hataoka –21, soit 192.
Sponsors, dotation et prime
C’est l’entreprise Procter et Gamble qui fut le premier plus important sponsor de ce tournoi. Cependant, en 2007, l’épreuve était présentée par John Q Hammons, un homme d’affaire, né dans le Missouri, qui a fait fortune dans l’hôtellerie. Hammons était également connu pour sa passion pour le sport. Il est décédé en 2010 à l’âge de 94 ans. Cette même année, Procter et Gamble reste le sponsor titre mais le tournoi est présenté par Walmart. L’année suivante, Walmart devient le principal sponsor alors que Procter et Gamble est le partenaire présentant l’épreuve. La société Walmart est un des symboles de la réussite américaine au même titre que ShopRite ou Meijer. L’aventure Walmart débute en 1950 lorsque son fondateur, Sam Walton, crée, dans l’Arkansas, l’enseigne Walton’s Stores qui est l’aboutissement d’un long parcours professionnel, dans la vente de détail, qui débuta à la fin de la seconde guerre mondiale. Après avoir racheté diverses enseignes et fait fructifier ses investissements, Walton est devenu un homme d’affaire important et avisé. Comme le fit ShopRite, Walton négocia les meilleurs prix avec ses fournisseurs et répercuta cette différence sur le prix proposé au client afin d’offrir les meilleurs tarifs. L’entreprise connaît un succès grandissant et en 1962, Sam Walton et son frère Bud créent, à Rogers, le premier Wal-Mart. Cinq ans plus tard, Wal-Mart s’imposait dans l’état de l’Arkansas avec un chiffre d’affaire de 12,6 millions de dollars. Sam Walton décède le 5 avril 1992 et son fils John lui succède. Ce dernier meurt en 2005 et c’est Samuel Robson Walton, second fils de Sam Walton, qui préside le conseil d’administration du groupe. Walmart est aujourd’hui présent dans de nombreux pays comme la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore le Canada. Il est un partenaire idéal pour épauler le golf féminin mondial qui se déplace à peu près partout où l’enseigne est présente. Le premier Slogan de Walmart fut « toujours le prix le plus bas, toujours ». Preuve que les enseignes françaises n’ont rien inventé.
Au niveau de la dotation, l’édition 2007 disposait d’une prime de 1 025 000 dollars. Mais l’annulation de l’épreuve a eu comme conséquence de diviser cette prime en deux qui fut répartie entre toutes les joueuses, excepté Stacy Lewis, au regard de son statut d’amateur. A partir de 2010, la dotation fut portée à 2 000 000 de dollars. La prime au vainqueur fixée à 300 000 dollars. En 2020, la dotation totale a augmenté de 300 000 de dollars pour une prime au vainqueur de 345 000 dollars.
En 2024, ce tournoi a connu une nouvelle évolution de sa dotation avec une somme de 3 millions de dollars, le positionnant parmi les tournois réguliers les mieux dotés. Quant à la prime pour le vainqueur, elle est d’un montant de 450 000 dollars.
A 22 ans, en ayant intégré l’Epson Tour au mois de juin, Kary Hollenbaugh s’offre une première victoire et de précieux points qui la rapprochent du Top 15 de la Race, à la veille du dernier tournoi de la saison.
Du 18 au 20 septembre se déroulait l’avant dernière épreuve de l’Epson Tour. Un championnat dont on connaît déjà les noms de 10 joueuses qui évolueront sur le LPGA Tour, l’an prochain. Et c’est une rookie âgée de 22 ans qui a raflé la mise, dimanche, obtenant par la même occasion sa première victoire sur ce circuit.
Elles étaient 108 au départ, pour cet avant dernier tournoi d’une saison qui a été marquée par la victoire de plusieurs rookie. Sur ce parcours qui accueille ce tournoi depuis la première édition, en 2015, beaucoup de joueuses y avaient leurs repères, mais c’est une rookie qui a triomphé, laissant quelques stars en retrait. Pourtant, lors de la première journée, c’est l’Américaine Kate Smith-Stroh qui avait réussi à prendre l’avantage, avec le score de –7, face à la Sud-africaine Kaleigh Telfer, et la Mexicaine Lauren Olivares, vainqueur pour sa première saison sur ce circuit, au mois de juin.
Rookie en 2022, Smith-Stroh s’est bien défendue toute la saison, en obtenant quatre Top 10, avant ce tournoi, dont une quatrième place et une cinquième. Classée 23e de la Race, avant ce tournoi, elle était subitement projetée 10e, au soir du premier tour. Samantha Wagner se plaçait 3e avec Lauren Olivares, Dottie Ardina et Bianca Pagdanganan, tandis que la jeune Chinoise Liqi Zenq était 7e avec la Thaïlandaise Cholchevas Wongras. Et l’Américaine Kary Hollenbaugh était seulement 9e à –2.
Après cette première journée qui s’était déroulée avec une météo encore estivale, le second tour bénéficiait des mêmes conditions de jeu, et voyait Smith-Stroh rendre une carte de 75, et Mariel Galdiano surgir en tête, à –4, après une journée en –3. L’Américaine âgée de 28 ans, qui est arrivée sur l’Epson Tour en 2022, inscrivait quatre birdie, contre un bogey, et elle partageait cette première place avec l’expérimentée Cholchevas Wongras, la Mexicaine Lauren Olivares et Kate Smith-Stroh qui limitait la casse, en ne voyant pas ses camarades de jeu faire mieux qu’elle au classement général. Cette seconde journée fut, d’ailleurs, compliquée à négocier pour les joueuses qui avaient bien joué le premier tour comme Ardina (+2), Wagner (+2), tandis que celles qui avaient mal débuté ce tournoi parvenaient à jouer nettement sous le Par, lors du second tour. Ce fut le cas pour Maria Fassi et Elizabeth Moon qui jouaient 66 après une première carte de 77, Gile Bite Starkute qui rendait une carte de 68 après son 74 de la veille, ainsi que Megan Schofill qui signait un score de 73 vendredi, et de 69 samedi. L’Américaine Jennifer Chang, réussissait un trou en un sur le Par 3 du 16, lui permettant de réduire rapidement son score, en passant de +3 à +1. Hélas, un bogey sur le Par 5 du 18 anéantissait les effets de cette belle performance. « Au début je me suis dit « whaou, c’est vraiment cool ». Et puis, évidemment, il me restait encore deux trous, alors on ne sait jamais ce qui peut se passer. Donc j’ai simplement essayé de continuer à faire ce que je pouvais », confiera Chang après cette journée.
Une première victoire en play-off
Le dernier tour allait voir le score total se figer à –4, avec l’arrivée de la Sud-coréenne Juniper Jang, qui signa une carte de 68, tout comme Kary Hollenbaugh et sa compatriote Annabelle Pancake-Webb, qui remporta, cette année, le Greater Toledo Classic qui fut perturbé par les conséquences des incendies au Canada. Mais seules Jang et Hollenbaugh étaient leader au club-house, avec le score de –6, tandis qu’il restait sur le parcours Lauren Olivares associée à Kate Smith-Stroh, puis Mariel Galdiano et Cholchevas Wongras dans le dernier groupe.
Et seule Smith-Stroh, qui était au 17 avec Olivares, pouvait encore remporter ce tournoi, en étant à –5, avec un dernier Par 5 à jouer, au 18. Mais l’Américaine n’y trouva qu’un birdie, la faisant sortir du parcours à –6, à égalité avec Juniper Jang et Kary Hollenbaugh, qui se préparaient à un supplément de jeu, quoi qu’il arriva.
Au premier trou de play-off, la Sud-coréenne fut éliminée, ne parvenant pas à réaliser ce birdie que Hollenbaugh et Smith-Stroh venaient de rentrer. Puis, au second trou de play-off, également joué au 18, l’Américaine de 22 ans, Kary Hollenbaugh, signait un eagle, scellant le sort de Smith-Stroh qui ne fut pas en position de faire mieux. « Je crois que je savais, plus ou moins, ce que je devais faire. A savoir réussir un eagle ou un birdie, sur le 18, pour me donner une chance. J’ai réussi un bon drive sur le fairway, et ce fut la première étape. Ensuite, il s’agissait d’atteindre le green et de m’offrir un putt pour rentrer l’eagle. J’ai simplement essayé de me concentrer sur le coup à jouer, à chaque instant du play-off. Je n’ai pas disputé beaucoup de play-off, par le passé. Mais je sais que si je m’engage pleinement dans mes coups, et que je reste concentrée sur l’action immédiate, tout se ira bien. Je pense avoir vraiment bien réussi à m’investir dans chaque coup, et à me créer des opportunités », confiera Hollenbaugh, après être sortie du parcours. L’Américaine de 22 ans vient de se faire un nom, grâce à cette victoire, elle qui évoluait un peu noyée dans la masse de joueuses fraîchement sortie de l’université avec l’ambition de prolonger leur passion pour le golf, sur le circuit professionnel : «ma dernière saison universitaire n’a pas été la meilleure », confiait-elle. « Mais, Hessian, mon entraîneur, m’a beaucoup aidée durant l’été. C’est elle qui a m’a recruté pour intégrer Ohio State, et elle a été formidable en m’aidant à travailler mon swing et mon mental. Travailler avec elle et gagner en confiance sur le parcours m’a vraiment été bénéfique. J’ai réalisé une belle performance à South Bend», évoquant son résultat lors du Four Winds Invitational, où elle termina 4e, pour son second départ de la saison. « Je pense que cela a relancé mon jeu. Et Jérémie m’a servi de caddie dans l’Indiana et la semaine dernière. Sa présence à mes côtés m’a aussi beaucoup aidé. C’est un excellent caddie et nous prenons beaucoup de plaisir à jouer ensemble », confia cette jeune Américaine qui a bénéficié du programme LCAP (LPGA Collegiate Advancement Pathway), permettant aux joueuses amateurs de gagner leur carte sur l’Epson Tour, sans passer par la Q-school. Le LCAP étant l’équivalent du LEAP pour le LPGA Tour. Voici donc comment Kary Hollenbaugh a réussi à rejoindre cette saison 2026, où elle vient d’y trouver un nouveau point d’évolution à son parcours vers le haut niveau.
Cependant, cette victoire ne lui permet pas d’intégrer le Top 15 de la Race for the Card, mais en étant nouvellement 19e, elle peut encore espérer décrocher sa carte, en réalisant un bon résultat, cette semaine, pour la finale de l’Epson Tour.
La seule Française engagée dans ce tournoi, Emma Broze, n’a pas franchi le Cut. Elle termine à +13 et à 31 ans on ne voit pas comment elle pourrait encore retrouver un nouveau souffle sur ce circuit qu’elle a intégré il y a 6 ans, quand des joueuses de 20 ans, de 21 ans ou de 22 ans n’ont besoin que d’une saison pour gagner et passer sur le LPGA Tour.
Le point sur la Race for the Card
A deux semaines du dernier tournoi de la saison, nous connaissons déjà les joueuses qui accéderont au LPGA Tour, l’an prochain. Et force est de constater que les rookie ont marquer cette saison, puisque les trois premières que sont Mirabel Ting, Lauren Olivares et Kaleiya Romero n’auront pas eu besoin d’une seconde saison pour accéder au Saint Graal. L’Espagnole Carla Bernat Escuder est également concernée par cette performance, elle qui fut vainqueur de l’Augusta National Women’s Amateur l’an dernier. Confirmant, un peu plus, que remporter ce tournoi est la marque des futures championnes. Bernat-Escuder rétrograde de la 4e à la 5e place de la Race, après ce tournoi, mais elle a d’ores et déjà gagné ses droits sur le LPGA Tour en 2027. Egalement rookie et presque assurée de jouer sur le LPGA Tour, l’an prochain, l’Américaine Megha Ganne pointe à la 11e place de la Race, grâce à sa victoire au mois d’août, au WildHorse Ladies Golf Classic. Comme Hollenbaugh, elle a intégré l’Epson Tour en cours de saison, et elle n’a pas tardé à remporter un premier titre.
Plus incertaines sont les positions de Kate Smith-Stroh, Hayley Harford-Sanchez et de Samantha Wagner, respectivement 14e, 15e et 16e. Les trois Américaines peuvent encore quitter ce Top 15, si Hollenbaugh venait à réaliser une nouvelle performance, dans deux semaines, tout comme Anne Chen, actuellement 18e, qui s’était imposée lors du dernier tournoi en 2025. Même chose pour Christine Wang, qui est 17e avec seulement 47,817 points de retard sur la 15e joueuse du classement provisoire.
Et en 2024, nous avions assisté à une qualification spectaculaire et de dernière minute, de Heather Lin, qui avait remporté l’Epson Tour Championship, lui permettant de terminer 15e de la Race, alors qu’elle était encore classée 54e de la Race.
On peut donc encore envisager voir une joueuse du Top 50 intégrer ce Top 15, lors du dernier tournoi de la saison, et assister à un bouleversement du classement, pour les places de 10e à 15e. Et Fiona Xu, autant que Isabella Fierro ou Bianca Pagdanganan et Gianna Clemente d’avoir une chance dans deux semaines.
L’Anglaise Charlotte Heath, et son caddie Alex Long, ont su maîtriser cette dernière journée pour aller chercher une belle victoire.
Cette dernière journée en Espagne voit la victoire de l’Anglaise Charlotte Heath, remporter son premier succès sur le Ladies European Tour, dans une journée où les erreurs se sont multipliées.
Ce dernier tour mettait en scène l’Anglaise Charlotte Heath, leader après trois journées qui n’avaient pas été épargnées par la météo et les interruptions de jeu. Disposant de quatre coups d’avance sur l’Australienne Maddison Hinson-Tolchard, et la Polonaise Dorota Zalewska, toutes les deux à –7, la lauréate de la Smyth Salver 2023 pouvait aborder cette dernière journée avec sérénité, sans se relâcher. Car elle avait à ses trousses l’Anglaise Alice Hewson, la Singapourienne Shannon Tant et l’Allemande Helen Briem, qui étaient à –6, tout en disposant d’une grande expérience de ces moments où il s’agit d’aller chercher un trophée. Et ces trois joueuses représentent huit victoires, dont trois pour Tan et Hewson.
Après 10 trous, Heath restait à –11, tandis que Briem et Tan, qui évoluaient un groupe devant l’Anglaise, avaient réussi à jouer –2, pour grimper à la seconde place à –8. Charlotte Heath n’était pas en danger, mais le parcours allait réserver quelques mauvais surprises à certaines joueuses, aussi ne fallait-il pas qu’elle se déconcentre.
Briem et Tan furent de ces joueuses victimes des pièges et elles perdirent quelques coups.
Mais avant cela, l’Italienne Alessandra Fanali avait également entamé une belle progression, en jouant –3 après 12 trous, pour se retrouver 4e, à –7.
Alors que Heath avait su gérer son bogey de l’aller, en rentrer un birdie au 10, elle allait commencer à perdre du terrain en concédant un bogey sur le Par 4 du 12, et un autre sur celui du 13. En cause, des green dont la lecture causa de nombreux problèmes aux joueuses. Heath vut sa balle dévier de la ligne, au 13, alors que celle-ci semblait se diriger droit dans le trou, sur une distance d’environ 4 mètres. Rétrogradée à –9, elle voyait l’Allemande Helen Briem partager sa première place, après avoir réussi à signer un birdie au 12. Shannon Tan était à –8, un peu fébrile, et sa situation n’allait pas s’arranger.
Le tournoi bascula sur le Par 3 du trou n°14, Où Briem manqua sa putt pour le Par, à environ 2 mètres du trou. Une balle qui passa au bord du trou, symbolisant le début de nombreux putt manqués, pour la plupart des joueuses qui restaient sur le parcours.
Après son troisième bogey du jour, et le second du retour, Charlotte Heath s’appliqua quand Tan et Briem attaquèrent, sentant l’opportunité d’aller chercher le trophée. Et c’est ce qui allait coûter très cher aux deux joueuses. Le trou n°16 est bordé par un fossé où, d’ordinaire, il y a de l’eau. Tan et Briem lâchèrent leur second coup, pour attaquer le green, dans cette zone, et toutes les deux se retrouvèrent avec une pénalité. Elles jouaient, alors, leur 4e coup du bord de ce ruisseau à sec, et, sans doute à cause de l’émotion, cette approche du mat manqua de précision pour les deux joueuses. Briem concéda un double bogey, en jouant deux putt, tandis que Tan ne concéda qu’un bogey. Heath retrouvait, alors, un peu d’air, en voyant deux de ses plus dangereuses adversaires rétrograder au classement. Briem passant à –7, et Tan à –6. Entre temps, l’Italienne Alessandra Fanali était rentrée au club house, avec le score de –8, et elle pouvait encore soit gagner, si Heath partait à la faute, soit espérer un playoff, avec un seul bogey concédé par Heath. Elle attendit donc à la cafétéria, avec son caddie, en regardant la fin du tournoi sur son téléphone. Et c’est là que l’on mesure combien ces joueuses ne sont pas du tout prêtes à rejoindre le LPGA Tour. Car, au plus haut niveau mondial, une joueuse confrontée à une même situation serait retournée au practice taper des balles, et c’est le caddie qui aurait surveillé la fin de la partie.
Au trou n°16, Charlotte Heath trouva le green, à droite du mat, se laissant un putt d’environ 8 mètres, pour tenter de rentrer un birdie. Mais sa balle passa largement à côté du trou, et elle ne retirait qu’un Par de ce Par 4. Sur le Par 3 du 17, Briem ne put mieux faire que le Par, alors que Tan manqua trois putt, dont deux à moins d’un mètre, en jouant le bord gauche à chaque fois. Et combien de fois voyons-nous cette erreur sur le LPGA Tour, alors qu’à cette distance, c’est le milieu du trou qu’il faut viser. Manifestement ébranlée par son dernier bogey, la Singapourienne semblait totalement absente, et ce double bogey eut l’effet d’un triple expresso sur elle. Enfin, elle sortait de sa torpeur, mais en étant descendue à –4, il était trop tard pour elle. A ses côtés, Helen Briem semblait accuser le coup, et jusqu’à la fin elle ne fut plus la même, sans pour autant perdre totalement le contrôle de son jeu.
L’allemande clôtura sa journée avec un Par, après avoir encore manqué le green, et Tan se réveillait en signant un dernier birdie.
Le danger vint, alors, de la compatriote de Heath, Alice Hewson. Celle-ci réalisa un magnifique coup de bois trois qui lui permit de placer sa balle, au second coup, sur le green, lui offrant une opportunité d’eagle. Et dans le cas où ce putt rentrerait, elle rejoindrait Charlotte Heath en tête, à –9. La probabilité de voir Hewson s’imposer dans le dernier quart d’heure devenait soudainement très importante.
Heath avait assuré le Par au 17, en donnent le sentiment de ne pas prendre de risque. Or, au 18, la prise de risque était tentante. Et l’Anglaise essaya, elle aussi, d’aller chercher le green, sur un coup de bois, au second coup. Un coup qui envoya sa balle un peu trop à droite, et qui frôla, à l’arrivée, le muret en pierre situé à dizaine de mètres du green. Heath frôla donc la catastrophe, et elle eut un chip, d’environ 25 mètres, pour atteindre le mat. Ce coup fit stopper sa balle très rapidement sur le green à une distance d’environ 2 mètres du mat. Au mieux, elle rentrait un birdie, au pire elle assurait le Par. Le tournoi semblait donc gagner pour l’Anglaise de 24 ans. Et Alessandra Fanali était venue assister à cette scène.
Maître de son jeu et de ses nerfs, grâce à son caddie, Charlotte Heath rentra, finalement, son putt, ce qui lui permit de remonter à –10, et de remporter sa première victoire sur le Ladies European Tour, devant Fanali et Hewson à –8, et la Suédoise Arwefjall, seule à –7.
« C’est incroyable », déclara Heath. « Cette année , j’ai fait partie du groupe de tête à deux reprises, alors j’imaginais que la troisième fois serait la bonne. C’est formidable d’avoir Alex comme caddie. Il m’a permis de rester calme et il m’a simplement rappelé que j’avais bien joué toute la semaine. Quand la pression monte, les pensées négatives peuvent facilement s’insinuer. Alors je suis vraiment très heureuse d’avoir réussi», confia un peu plus l’Anglaise, qui a admis que la question du mental était un sujet également très exigeant, par rapport à un coup technique : «vous n’auriez probablement pas voulu être à ma place sur ce parcours, aujourd’hui. Je pensais que j’allais rater ma balle, que j’allais faire un hook, un pull…on ne sait jamais. Alex a su garder le cap toute la journée», expliquait-elle. «Beaucoup de caddies sont bons dans leur travail. Mais il est important d’avoir quelqu’un dont la personnalité correspond à la vôtre. Je suis très émotive. Alors avoir quelqu’un de calme et de posé à mes côtés est très précieux. Nous sommes sur la même longueur d’onde et ça fait toute la différence», précisait Heath.
Evoluant avec Heath, la Polonaise Dorota Zalewska ne trouva son unique birdie du jour, qu’au 18, tout en ayant fait preuve d’un important manque de précision au putting, toute la journée. Quant à Hinson-Tolchard, encore un peu jeune techniquement et mentalement, elle réalisa une dernière carte de 75, avec seulement deux birdie à l’aller. Elle aussi a commis beaucoup d’erreurs sur les green.
Du côté des Françaises, c’est encore Céline Herbin qui assure le meilleur résultat, avec un score de –4, devant Ariane Klotz (-2), qui a signé une dernière carte de 69. Lois Lau est 27e dans le Par, en ayant joué 74, tandis que Charlotte Liautier est 48e à +3, et que Agathe Sauzon s’est crachée dans ce dernier tour en jouant 80. Elle se classe dernière des joueuses ayant franchi le Cut. La France qui est très en retard dans sa formation des jeunes talents, et qui ne parvient pas à placer sur le circuit européen des joueuses âgées entre 17 ans et 20 ans, capables de rivaliser avec les meilleures. A l’image de Anna Huang qui va tenter de se qualifier, dans quelques semaines, pour la saison 2027 du LPGA Tour.
Prochain tournoi du LET, du 25 au 27 septembre, en Italie, pour le Buccellati Ladies Italian Open.
L’Anglaise Charlotte Heath est en tête, avec trois coups d’avance, avant le dernier tour (Photo : LET/Maria Beautell)
Cette étape Espagnole a connu plusieurs perturbations à cause de la météo, et le retard accumulé a contraint les organisateurs à réduire le tournoi à trois tours. Ce qui a profité à l’Anglaise Charlotte Heath, en tête avec trois coups d’avance.
La pluie et l’orage ont contraint les organisateurs à suspendre le jeu, de la première journée, puis à reporter la fin du premier tour au vendredi matin. Ce retard accumulé créa un nouveau retard, le vendredi, qui fut accentué par une nouvelle interruption de jeu à cause de conditions météorologiques jugées dangereuses, et très naturellement, le second tour s’est achevé ce samedi avec beaucoup de retard.
De fait, ce tournoi s’achèvera ce dimanche, sous le soleil, selon les prévisions météorologiques.
Lors du premier tour, la Française Ariane Klotz avait réussi à prendre la tête du classement provisoire, mais à la reprise, c’est l’Espagnole Anna Zanusso, partie bien plus tard, qui se plaçait à la première place, avec le score de –6, deux coups devant un groupe de six joueuses, où se trouvait Klotz. Et l’Anglaise Charlotte Heath.
Ce samedi soir, Charlotte Heath est en tête, avec le score de –11, grâce à une excellente carte de 65, devant l’Australienne Maddison Hinson-Tolchard et la Polonaise Dorota Zalewska, à –7. Alice Hewson, Shannon Tan et Helen Briem suivent à –6 devant la Suédoise Kajsa Arwfjall qui s’en sort avec une première carte de 69 et une seconde de 70.
Du côté Français, Klotz a complètement dévissé au classement, après son premier tour en 68. La Française a rendu une seconde carte de 77 qui a eu comme conséquence de lui faire perdre une trentaine de places. La voici 35e à +1, dans un groupe de 14 joueuses où se trouve, également, sa compatriote Agathe Sauzon.
Lois Lau a aligné deux cartes de 71, et se retrouve à –2 total avec Céline Herbin qui est, une fois encore, la Française la plus solide, à 43 ans. Même si sa seconde journée s’est clôturée avec une carte de 72.
Leader de l’Ordre du mérite, la Sud-africaine Casandra Alexander est à –3 total, tandis que l’Anglaise Georgia Hall se met tout doucement à retrouver un niveau de golf compétitif, depuis son accouchement. Cependant, elle était en perte de vitesse sur le LPGA Tour depuis 2024, et elle avait eu beaucoup de mal à soutenir son équipe, lors de la Solheim Cup cette même année.
Emma Falcher ne franchit pas le Cut avec un score très lourd de +16, de même que Emie Peronnin (+11), tandis que Camille Chevalier est 80e à +5 et que Agathe Laisné connaît sur le LET, le même effondrement que sur l’Epson Tour, depuis la mi-saison.
Les adieux d’Alonso à la compétition
Carmen Alonso lors de son unique victoire, après 19 ans de carrière.
Cette journée a été marquée par les adieux au Ladies European Tour de l’Espagnole Carmen Alonso, âgée de 42 ans, qui est passée professionnelle en 2004 et qui a obtenu son unique victoire, seulement en 2023. Depuis deux ans, Alonso affichait une baisse de performance en ayant du mal à franchir les Cut. Et cette année, sa participation à la Sella Open concrétise son second Cut de franchi, en trois participations. Il était sans doute temps pour elle passer à autre chose. «Je tiens à remercier tous mes amis du circuit, ainsi que toute l’équipe du LET. Après 22 années passées sur le circuit je peux dire, en toute sincérité, que nous avons grandi ensemble. Avec le recul, je ressens une immense fierté d’avoir fait partie de ce circuit pendant tant d’années et, surtout, j’éprouve de la gratitude pour tout ce qu’il m’a apporté», avait déclaré Alonso, quelques jours plus tôt. «Le golf m’a offert bien plus que ce que j’aurais pu imaginer lorsque j’ai commencé à rêver à devenir une joueuse professionnelle. Et le Ladies European Tour a joué un rôle très particulier dans la réalisation de ce rêve», avait-elle poursuivi.
Le Ladies European Tour qui a l’avantage de permettre à toutes ces joueuses dont le niveau de golf est insuffisant pour évoluer sur le LPGA Tour, de faire carrière au travers de leur passion, mais avec le risque de remporter peu d’argent. Et de ne jamais connaître la victoire.
Le dernier tour débutera à 09h00, et le direct sur YouTube aura lieu dès 15h00.