Q-school LPGA : Fassi et Jang s’imposent, sans les Françaises !

Au terme des quatre journées de la seconde étape de la Q-school permettant d’obtenir des droits de jeu sur le LPGA Tour ou l’Epson Tour, les trois Françaises engagées ont échoué à poursuivre l’aventure, alors que la Mexicaine Maria Fassi jouera la dernière étape, comme les 50 joueuses, et les ex æquo, qui ont franchi le Cut.

Ca y est ! Cette seconde étape de la Q-school du LPGA Tour, qui se nomme, depuis l’an dernier, la Q-Serie, s’est achevée et elle a surtout pu se dérouler normalement, après l’annulation de la première date, à cause des intempéries et des travaux qui avaient rendu le parcours injouable.

La Française et amateur Justine Fournand fut, durant deux tours, du bon côté du Cut, tandis que Adela Cernousek se crachait immédiatement en fond de tableau et que Emma Broze évoluait à l’image de ses dernières saison sur l’Epson Tour. C’est-à-dire dans le bas du tableau en jouant au-dessus du par. D’abord 77, puis 70, tandis que Cernousek était déjà assurée de ne pas franchir le Cut en signant une première carte de 83, qui serait suivie d’une seconde en 79 la plaçant 196e sur 198. La situation de la jeune Française qui n’est pas sans nous interpeller alors qu’elle avait laissé une bonne impression, peu avant de passer professionnelle, puis lors de ses débuts sur le LPGA Tour. Mais, depuis, ce ne sont que des Cut manqués, et avec des scores très lourds, et on est en droit, légitimement, de se demander si nous face à un talent qui est mal entouré dans sa préparation physique et technique ou s’il ne s’agissait que d’une illusion, comme beaucoup de Françaises qui rêvent du haut niveau et qui termineront sur le LET ou le LETAS, en gagnant à peine le minimum social ou le SMIC dans le meilleur des cas.

Quoi qu’il en soit, Adela Cernousek a la possibilité de repartir sur l’Epson Tour, mais en étant dernière du classement, elle ne devrait pas bénéficier d’une catégorie pleine. Et c’est la même chose pour Emma Broze, qui se classe 122e sous le Cut. En revanche, Justine Fournand va devoir choisir entre continuer à jouer chez les amateurs, à déjà 26 ans, où si elle se sent prête à tenter l’aventure professionnelle au milieu de joueuses déjà très expérimentées, sur l’Epson Tour. Quoi qu’il en soit, compte tenu de son âge, elle ne fait pas figure de joueuse espoir pour la France, si elle devait franchir le pas du professionnalisme, puisque la moyenne d’âge pour réussir une carrière, digne de ce nom, chez les pros, est entre 16 et 18 ans. Cependant, étant installée aux Etats-Unis pour ses études, elle pourrait tenter de jouer sur l’Epson Tour, en 2027, et voir où elle se situe. En sachant qu’elle se sera probablement opposées à des joueuses comme Gigi Stoll, Sarah White, Kelly Xu, Bianca Pagdanganan, Laura Wearm ou Valery Plata, qui viennent de franchir le Cut de cette seconde étape de la Q-school et qui ne sont pas assurées de rentrer dans le champ des 25 joueuses qui recevront leur carte pour la saison 2027 du LPGA Tour, le 23 novembre prochain. Après la dernière journée de la troisième phase de qualification. Car le niveau de jeu sera plus élevé avec la participation de joueuses classées au-delà de la 75e place du Rolex Ranking, des joueuses de l’Epson Tour classées au-delà de la 35e place et des joueuses du LET classées de 1 à 10 à l’Ordre du mérite, en plus des meilleures amateurs et de quelques joueuses du LPGA Tour.

En remportant cette seconde étape de la Q-school, la Mexicaine Maria Fassi et la Sud-coréenne Juniper Jang vont se présenter au départ de la dernière étape avec une confiance accrue, de même que Camille Boyd, Wembo Liu, Gigi Stoll ou encore Hailee Cooper, des joueuses que l’on a vu se battre, toute la saison, sur l’Epson Tour, pour tenter d’intégrer le Top 15 de la race for the Card.

Stoll qui a mis un énorme coup de collier lors de la dernière journée, en rendant une carte de 63, alors qu’elle était 50e dans le Par, au terme des trois premières journées.

Cette seconde étape de la Q-school du LPGA Tour apporte peu de surprises, dans la mesure où les joueuses qui ont franchi le Cut sont celles dont on a commenté les résultats, toute la saison, sur l’Epson Tour dans la majorité des cas. Venant du LET, l’Australienne Maddison  Hinson-Tolchard et la Tchèque Kristyna Napoleaova sont les exceptions qui font partie des qualifiées pour la dernière étape.

Il faut également noter que la Chine, contrairement à la France, continue de placer des joueuses dans le Top 10 des tournois, en s’imposant comme la quatrième nation asiatique dans le golf féminin. Travail, rigueur et apprentissage de la lutte de l’ego sont au cœur des codes de conduite de ces nations qui ne cesse de nourrir le circuit mondial de jeunes talents.

Avec impatience, nous attendons le début de cette dernière phase de qualification, afin de voir quelles joueuses vont se distinguer et, surtout, il va être intéressant de suivre ces amateurs du Top 10 mondial qui vont tenter d’intégrer le circuit professionnel en 2027. Farah O’Keefe, Asterisk Talley, Aphrodite Deng, Maria José Marin ou Paula Martin Sampedro connaîtront-elles le même sort que la Thaïlandaise Eila Galitsky qui vient de terminer 95e en s’effondrant lors des deux dernières journées de cette seconde phase de qualification ? Où préféreront-elles poursuivre le programme du LEAP afin d’obtenir leur carte via les points qu’elles marqueront durant la saison prochaine ? A chacune sa stratégie et ses priorités.

Et du côté Français, est-ce que Valentine Delon, à 21 ans, va se risquer, elle aussi, à jouer la dernière phase finale des cartes alors qu’elle a du mal à franchir un Cut quand elle s’aligne sur un tournoi professionnel ? D’autres Françaises seront-elles présentes ?

Rendez-vous du 19 au 23 novembre, dans l’Alabama, pour la dernière étape de cette Q-serie.

Le classement final => ICI

TOTO Japan Classic : Akie Iwai leader, talonnée par Yubol !

La Japonaise Akie Iwai s’est installée en tête, avec un coup d’avance, ce qui reste fragile face à une concurrence très affûtée. (Photo : Getty Images / LPGA)

Ce fut une troisième journée rythmée par le vent qui a fortement pesé sur la stratégie, allant jusqu’à mettre en difficulté celles que l’on espéraient voir classées dans le haut du tableau.

Avec une température d’environ 17° celsius, et un vent qui souffla aux environs de 20 kilomètres par heure, cette troisième journée fut plus difficile à négocier et les repères des deux premiers jours ont été mis à mal. En tête la veille, avec le score de –12, après une journée en –8, la Japonaise Nasa Hataoka a eu du mal à trouver le chemin du birdie, en se retrouvant souvent loin du mat. Impossible dans ces conditions de réaliser un bon score, ce que la Slovène Ana Belac et la Japonaise Miyu Yamashita ont également constaté. Seconde à –11, vendredi, le récent vainqueur du Maybank Championship s’est effondré au classement en signant une carte de 73. Tandis que Belac a rendu une carte de 74 en accumulant les bogey. Deux à l’aller et deux au retour pour deux birdie sur ce même retour et des putt compliqués à jouer malgré la qualité des green. Quant à Yamashita, elle a concédé deux bogey à l’aller, l’un après l’autre, puis un birdie sur le Par 3 du trou n°8, un birdie sur le Par 5 du 12 et un dernier bogey au 14, réduisant sa faible progression.

Reléguée à la 9e place à –10, Yamashita ne devrait pas remporter son second tournoi de suite et la 4e de la saison. En revanche, sa compatriote Akie Iwai a rendu une nouvelle carte de 66, comme au premier jour, malgré que le parcours fut humide. Classée 5e hier, avec le score de –3, Iwai pointe en tête à –15, un coup devant la Thaïlandaise Arpichaya Yubol, qui est parfois surnommée piano par ses parents ou guitare par son frère, puisque la joueuse de 24 ans est également passionnée de musique. Arpichaya Yubol qui a progressivement construit sa progression vers le haut du tableau, tandis que Akie Iwai était déjà en tête. Evoluant dans le même groupe, les deux joueuses ont eu l’avantage d’être informées du score des joueuses du groupe de tête, qui toutes les trois avaient du mal à se maintenir dans leur classement initial.

Après 12 trous, Nasa Hataoka était, cependant, toujours en tête, avec le score de –13, en compagnie de Sayaka Takahashi et de Akie Iwai. Yubol se tenait à la 4e place à –12, avec la Sud-coréenne Youmin Hwang et la Japonaise Erika Hara. C’est cette cette dernière qui rejoignit la première place, à –13, créant un groupe de quatre joueuses dont on se demandait laquelle prendrait le meilleur sur les autres. C’est Akie Iwai qui sortait vainqueur de ce match à distance, en signant son cinquième birdie sur le Par 4 du trou n°15. Dans le même temps, Yubol passait à –13 sur ce même Par 4 du 15, réalisant son quatrième birdie de l’aller et le septième de la journée. La Thaïlandaise de 24 ans semblait lancée sur un rythme élevé et l’on se demanda si elle pouvait clôturer cette journée en étant seul en tête. Derrière, Sayaka Takahashi, qui avait fait forte impression depuis deux jours, rongeait son frein en ne parvenant pas à suivre le rythme. Jouant dans le groupe juste derrière celui de Iwai et Yubol, la Japonaise avait du mal à trouver le chemin du birdie, se laissant, parfois, de longs putt. Comme beaucoup, elle réalisa un birdie sur le Par 5 du 12, mais ensuite sa progression fut interrompue et même stoppée nette par un bogey sur le Par 3 du trou n°16. Elle allait terminer cette journée avec une carte de 69, comme la veille, en étant classée 5e à –12.

Au contraire, sa compatriote Erika Hara, transfuge de l’Epson Tour qui avait fait forte impression sur ce circuit, s’en tirait bien mieux en passant de –9 à –13, avec une journée en –4. Mais elle aurait pu faire bien mieux si elle n’avait pas manqué plusieurs putt pour birdie. Et celui pour eagle sur le Par 5 du trou n°12, dont la balle, sur une distance d’environ 5 mètres, passa près du trou. Ce fut son dernier birdie avant qu’elle ne manque celui du 16, en voyant sa balle passer sous le trou, avec une distance d’environ 8 mètres à négocier. Hara a démontré, durant cette journée, qu’elle possède la potentiel pour jouer plus bas que ce –4 signait depuis deux jours, et il faut inscrire la joueuse de 27 ans sur la liste des potentiels vainqueurs.

La fin de journée voyait Yubol et Iwai partager la première place, avec le score de –14, avant que cette dernière n’aille chercher un dernier birdie sur le Par 5 du 17, en s’étant laissé un putt sous le mat d’environ deux mètres. Alors que la Thaïlandaise, avec un putt d’environ 1,60 mètre manqua de justesse et c’est le long du trou que sa tentative de birdie continuait de rouler.

Ainsi, après ce moving day, Akie Iwai est seule en tête, avec le score de –15 pour une journée en –6, devant la Thaïlandaise Arpichaya Yubol à –14, après une journée incroyable négociée en –7. Erika Hara partage la 3e place avec la Sud-coréenne Youmin Hwang, avec le score de –13, et les deux joueuses ont rendu une carte de –4, laissant entrevoir un bien meilleur score dimanche. Et Hwang, malgré deux bogey, n’en reste pas moins une des favorites pour soulever le trophée.

A la 5e place, se trouve l’une des perdantes du jour, la Japonaise Nasa Hataoka, qui accuse seulement trois coups de retard sur Iwai et qui est loin d’avoir rendu les armes. Avec elle, on trouve ses compatriotes Takahashi, Sakuma et Araki, qui sont également capables de jouer un rôle dans cette dernière journée.

En revanche, Miyu Yamashita, avec un handicap de 5 coups sur le leader, n’est plus sur la liste des favorites pour la victoire.

Enfin, Jeeno Thitikul pointe à la 34e place, à –5, tandis que Perrine Delacour, qui a joué +3 ce jour, est =3 à une anonyme 68e place. Le Japon qui ne réussit pas vraiment aux Françaises et que l’on a hâte de revoir dès le prochain tournoi sur le sol américain.

Le dernier tour est à suivre dès 03h00 du matin, ce dimanche, et nous verrons si une Japonaise parvient à s’imposer à domicile, où si c’est la Thaïlandaise Yubol qui surclasse tout le monde.

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TOTO Japan Classic : Hataoka prend les commandes !

Tenante du titre, la Japonaise Nasa Hataoka vient de passer en tête grâce à une carte de 64.

Sous un ciel bleu, cette seconde journée fut le démarrage de la lutte pour la victoire avec de superbes coups et des scores très bas. Et la tenante du titre d’avoir pris les commandes en étant talonnée par la Japonaise en forme du moment, vainqueur la semaine passée.

Avec une carte de 64, Nasa Hataoka s’est emparée de la tête du classement, en défendant son titre cette semaine, qu’elle apprécierait de conserver. Partie à 09h39, trois groupes avant celui des leader, en compagnie de ses compatriotes Aina Fukimoto et Yuna Araki, le septuple vainqueur du LPGA Tour a mal débuté sa journée en concédant un bogey sur le Par 4 du trou n°1. Mais elle s’est immédiatement reprise en signant deux birdie à la suite. Cette suite de score s’inversait à la fin des neuf premiers trous, avec deux birdie et un bogey la faisant aborder le retour avec le score de –6. Un retour qu’elle négocia en 30 avec quatre birdie et un eagle sur le Par 5 du 17 en allant chercher le mat au second coup, avec un drapeau placé au début du green, près de la pièce d’eau. Sa prise de risque faut payante, le birdie facile à rentrer et le public fut plus que satisfait du spectacle et du résultat.

Partie dans le dernier groupe, la Japonaise Miyu Yamashita passait très prés de se positionner co-leader, en trouvant le rough au second coup sur le Par 4 du 18, ce qui occasionna un bogey à l’arrivée. Précédemment, elle avait rentré deux birdie à l’aller et quatre au retour. Seconde à –11, elle s’élancera, à nouveau, dans le dernier groupe, lors du moving day, et les fans la verraient bien remporter sa quatrième victoire de la saison, dimanche. Et, ô surprise, ce serait une Japonaise qui remporterait ce TOTO Japan Classic. On sent toute la perspicacité des pronostiqueurs. « Grâce à cette météo, mes coups ont été très réguliers tout au long de la journée. Donc c’est la raison pour laquelle j’ai pu réaliser un bon score », confia Yamashita, qui confia que le niveau de jeu sur le LPGA Tour étant tellement élevé, que cela lui a permis de bien jouer. Ce qui suppose que le niveau de jeu sur le Japan LPGA est également très haut.

La surprise du jour vient de la Slovène Ana Belac, qui a signé une carte de 65. Durant toute la saison, elle s’est faite discrète, et voici qu’elle émerge du lot lors de cette étape Japonaise, un peu à la manière de Gemma Dryburgh, que l’on avait pas imaginer s’imposer en 2022. Partie du Tee n°1 à 09h17, avec les Japonaise Yuka Yasuda et Haruka Amamoto, Belac (que l’on prononce Bélache) a bénéficié d’une chance exceptionnelle en entrant dans le champ de ce tournoi, alors qu’elle est 93e de la Race to CME. Projetée 71e, en ayant gagné 22 places, la Slovène de 29 ans fut parmi les meilleures du jour, avec sa carte de 65, qui constitue le second meilleur score de ce second tour. Hormis un bogey sur le Par ‘ du trou n°15, elle a signé l’aller en 31, avec cinq birdie, et elle en a ajouté trois autres au retour, du 11 au 13. Habituée au milieu de classement, Ana Belac est sortie très satisfaite de cette seconde journée, nourrissant l’espoir de rester dans cette partie du tableau, tout le week-end.

Elle partage la troisième place avec la Japonaise du JLPGA, Fuka Suga, qui signe une seconde carte de 67, vierge de bogey. Et c’est l’occasion pour elle de se faire mieux connaître des fans du LPGA Tour : « je n’ai pas vraiment l’occasion de joueur avec toutes ces joueuses. Et beaucoup d’entre elles ont un jeu long. Donc cette distance me motive beaucoup. Même si je ne suis pas concentrée sur la distance des coups, pour le moment. Avec la météo humide je n’ai pas pu jouer long, donc j’ai du adapter mes clubs en fonction de la distance, et j’ai joué jusqu’à deux clubs de plus. J’ai visé les mats et j’ai joué plus agressive », expliquait-elle.

Derrière, six joueuses sont regroupées à la 5e place dont Erika Hara et Aki Iwai. Hara a rendu une carte de 65 contre 69 à Iwai qui a tout de même été chercher trois birdie sur les trois derniers trous, en jouant près des trous. « J’aime ce parcours parce que la vie est magnifique. Je suis assez excitée de jouer devant les fans de mon pays. C’est vraiment agréable », confia-t-elle.

Sa sœur Chisato est 15e avec Hyo-Joo Kim, tandis que Atthaya Thitikul s’est battue toute la journée pour se relever de son mauvais score de la veille. Après une première carte de 79, la Thaïlandaise a signé un score de 69 qui la place à –1 total, à la 57e place avec Jin Young Ko, et Rio Takeda.

La Chinoise Mary Liu a abandonné au terme de cette seconde journée, tandis que Perrine Delacour est dans le Par total, bien loin des performances réalisées par Hataoka et Yamashita. Et l’on se rend compte, une fois encore, que le gabarit chez les féminines n’apporte pas un avantage particulier. Yamashita ne mesurant que 1,50 mètre, contre 1,73 mètre pour la Française. La reconnaissance du parcours, la stratégie, la technique et la capacité d’adaptation sont les principaux éléments qui constituent la qualité de jeu chez les femmes. Même si la préparation physique reste essentielle pour toutes les joueuses.

Le moving day est à suivre dès 03h30 sur le site internet de la LPGA ou sur sa chaîne YouTube.

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ToTo Japan Classic : Trois Japonaises en tête !

En forme en ce moment, la Japonaise Miyu Yamashita est de retour en tête après sa victoire dimanche dernier.

Comme les précédentes éditions, ce tournoi nous offre plus le visage d’une épreuve locale que d’une étape du LPGA Tour. Néanmoins, ce sont bien deux pensionnaires du circuit mondial qui sont dans le trio de tête alors que les rares américaines et européennes sont noyées dans un champ principalement asiatique. Mais la météo est sans doute responsable de cette situation.

Malgré les intempéries qui ont retardé le départ de ce premier tour d’une heure, c’est un parcours magnifique qui fait évoluer les 78 joueuses de ce dernier tournoi de la tournée asiatique, et qui vient d’offrir l’opportunité à deux têtes d’affiche du LPGA Tour de se placer à la première place, en compagnie d’une joueuse du Japan LPGA. Akie Iwai et Miyu Yamashita sont déjà très haut dans ce classement, après avoir réalisé un score de –6, laissant la seule Française engagée dans ce tournoi à +2. Soit huit coups de retard. Et la Chinoise Mary Liu, dernière à +7, avec un handicap de 13 coups. Comme chaque semaine, toutes les joueuses ne vivent pas et ne subissent pas le parcours de la même manière. Tous les parcours sont des parcours à birdie, ce sont les joueuses qui n’arrivent pas à s’adapter.

Et cette capacité d’adaptation, Miyu Yamashita démontre qu’elle en dispose, en se portant encore en tête, cette semaine, après sa troisième victoire de la saison, acquise en Malaisie. Elle n’a pas concédé de bogey en s’étant élancée du Tee n°1, à 10h01, en compagnie de Minjee Lee et de Nasa Hataoka la tenante du titre. « Je suis très fière d’être de retour au Japon avec trois victoires, cette saison. Mais à chaque tournoi j’essaie de me concentrer sur mon jeu et quelles sont les meilleures conditions. Remporter trois tournois apporte évidemment de la confiance mais il reste des points que je dois régler alors je souhaite poursuivre simplement sur cette lancée », expliqua la Japonaise de 25 ans. De son côté, Nasa Hataoka a concédé deux bogey. Un sur le Par 3 du 8 et l’autre sur le Par 3 du 16, alors que les green roule bien et qu’ils sont à l’image de ce parcours très bien préparé. Hataoka pointe à la 7e place, à –4, et elle s’est exprimée sur ce que représente, encore, sa victoire de l’an dernier : « quand j’ai gagné l’an dernier, cela faisait trois ans et demi que j’attendais ce moment. C’est donc un moment particulier, d’autant plus que j’ai pu remporter une épreuve du circuit américain dans mon pays natal. Gagner ce tournoi m’a apporté beaucoup de confiance et c’est vraiment quelque chose de spécial ». Les deux Japonaises qui sont remontées comme un coucou et qui jouent de manière aussi fiable qu’une horloge suisse. Et c’est probablement dans cet état d’esprit que Akie Iwai a abordé ce premier tour, elle qui ne possède qu’une victoire sur le LPGA Tour, décrochée dans son année de rookie. Gagner à domicile est certainement très important pour elle, comme pour la plupart des Japonaises qui jouent cette semaine, et dont certaines nourrissent, peut-être, une secrète volonté de quitter le JLPGA pour rejoindre le LPGA Tour.

Akie Iwai a, cependant, concédé deux bogey, sur le retour, en ayant pris son départ à 09h39, du Tee n°1, avec Mi Hyang Lee et Ayaka Furue. Alors que sa sœur Chizzy Iwai a débuté sa journée un peu plus tôt, à 09h06, avec Atthaya Thitikul et Yuri Yoshida. Et qu’elle est seulement 26e à –2, avec Mi Hyang Lee. Si l’on regrette, d’année en année, une participation de plus en plus faible des joueuses Américaines et Européennes du Top 60, ce tournoi est l’occasion de découvrir un panel de joueuses qui sont parmi les plus douées au monde et qui préfèrent jouer sur leur circuit. Ainsi, Sayaka Takahashi, joueuse du JLPGA, est-elle la troisième à partager cette première place avec le score de –6, sans concéder de bogey. Cette joueuse âgée de 28 ans a déjà fait quelques apparitions sur un tournoi du LPGA Tour. Notamment lors du British Women’s Open et de l’US Women’s Open, un tournoi majeur où elle pris son premier départ en 2020, en terminant à 11e place.

Actuellement classée 93e mondial, elle n’a pas franchi le Cut du dernier Evian Championship et son dernier Top 10 remonte au Nobuta Group Masters GC Ladies, fin octobre, qui fut remporté par Shiho Kuwaki, dernier vainqueur du British Women’s Open. Pour ce second tour, Yamashita, Takahashi et Iwai s’élanceront, ensemble, dans le dernier groupe, et il sera intéressant de suivre cette partie entre ces trois Japonaise.

La première Thaïlandaise de ce classement et Pajaree Anannarukarn, qui est virtuellement seconde à –5, avec Minami Hiruta et Fuka Suga, deux joueuses du JLPGA.

Shiho Kuwaki pointe à –3, tandis que la rookie Espagnoles Carla Tejedo Mulet est à –2 avec Lindy Duncan.

Jeeno Thitikul est loin, en fond de classement, à la 67e place, avec le score de +2 qui est avant venu jouer au Japon pour son appétit pour la cuisine locale et quelques liens amicaux qu’elle entretient avec des joueuses Japonaises. Peu stressée, comme à son habitude, Thitikul sait que les choses sérieuses débuteront lors du prochain tournoi aux Etats-Unis.

Le second tour est à suivre à partir de 05h30, sur le site internet de la LPGA.

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Aramco China Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 3e édition de se tournoi qui se déroule en Chine, sur le World Cup course du Mission Hills China. L’épreuve 2024, par équipe, avait continué de consacrer celle qui allait terminer numéro du Ladies European Tour, la Suissesse Chiara Tamburlini, alors que la Française Céline Boutier s’imposait dans l’épreuve individuelle.

Ce tournoi est l’occasion pour la Chine de faire jouer ces jeunes talents, et pas seulement, puisque des joueuses confirmées évoluant sur le LPGA Tour y participent également. Comme Ruixin Liu, la tenante du titre.

Enfin, il s’agit de l’avant dernière épreuve du Ladies European Tour.

Le champ de joueuses

Elles sont 108 au départ, soit quatre de plus que l’an dernier. Parmi elles la championne de la saison 2026 du Ladies European Tour, Casandra Alexander, qui sera confrontée à d’autres vedettes de ce circuit européen féminin comme Anna Huang, Helen Briem, Shannon Tan, Trichat Cheenglab, Marianne Skarpnord, Leonie Harm, Kelsey Benett, Sara Kouskova, Alice Hewson, Brianna Navarossa, Luna Sobron Galmes, Anne Van Dam, Hannah Screen, Lee-Anne Pace ou encore Alexandra Forsterling et Sarah Kemp. En provenance du LPGA Tour sont présentes Danielle Kang, Mimi Rhodes, Liqi Zenq et Helen Briem.

Pour la France, sont dans le champ Agathe Laisné, Céline Herbin et Camille Chevalier.

Cette année, l’épreuve se déroule, comme la précédente édition, sur quatre jours, en stroke playe et avec un Cut qui conservera les 60 meilleures.

Les anciens vainqueurs

Team

  • 2024 : Chiara Tamburlini – Lee-Anne Pace – Qianhui Lin – Yanxuan Peng (a)

Individuel

  • 2025 : Ruixin Liu
  • 2024 : Céline Boutier

Le parcours

Il s’agit d’un tracé qui s’inscrit dans le cadre d’un luxueux resort dont le parcours est l’œuvre de Jack Nicklaus, et qui fut inauguré en 1994. Un Par 73 dont la distance maximale est de 6651 mètres, depuis les boules noires. Un tracé niché dans une zone boisée, agrémenté de nombreuses pièces d’eau et accueillant 87 bunkers.

Ce parcours, dénommé World Cup Course, est le premier en Chine à avoir reçu l’agrément de la PGA pour accueillir des épreuves majeures.

Le Mission Hills Resort possède cinq autres tracés dont le Pete Dye Course, le Els Course et le Faldo Course.

Le record du tournoi

  • -19 : Céline Boutier (2024)

Le record du parcours

  • 63 : Casandra Alexander (2025)

Dotation

L’épreuve reçoit une dotation de 2 millions de dollars US, soit 500 000 dollars de plus que l’an dernier.

Diffusion Youtube

Le tournoi est à voir sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 5 novembre : 05h30 – 09h30
  • Vendredi 6 novembre : 05h30 – 09h30
  • Samedi 7 novembre : 05h30 – 09h30
  • Dimanche 8 novembre : 05h00 – 09h00

Attention : Les horaires de diffusion de ce tournoi se chevauchent avec ceux du TOTO Japan Classic du LPGA Tour.

TOTO JAPAN Classic : l’essentiel à retenir

Historique

Il s’agit du dernier rendez-vous de la tournée asiatique avant la fin de la saison, dont la prochaine étape se déroulera en Floride.

Le TOTO Japan Classic a connu un retour au calendrier du LPGA Tour, en 2022, après deux années d’absence en raison de la crise sanitaire. Ce fut la première fois que ce tournoi se déroulait sur quatre tours.

Cette épreuve est une des plus anciennes du circuit LPGA. Créé en 1973, le TOTO Japan Classic est à la fois une épreuve du LPGA Japan et du LPGA Tour. Les trois premières éditions ne sont pas comptabilisées officiellement. C’est à partir de 1976 que l’épreuve est entièrement reconnue par les instances sportives américaines. Plusieurs joueuses se sont illustrées sur ce tournoi, à commencer par la Suédoise Annika Sorenstam qui s’imposa cinq années de suite, de 2001 à 2005. Ce qui en fait la recordwoman au nombre de victoires. Betsy King a également accroché son nom au palmarès des vainqueurs, avec deux victoires tout comme Liselotte Neumann, Pathy Sheehan, Debbie Massey ou encore les sud-coréennes Woo-Soon Ko et Jiyai Shin. La dénomination originale de l’épreuve est LPGA Japan Classic. Un nom qui résistera aux deux premières années avant de connaître son premier partenaire, en 1976, avec la firme Mizuno. C’est sous cette dénomination que l’épreuve est la plus connue puisque le fabricant de matériel de golf va associer son nom au tournoi, pendant 21 ans, sur plusieurs périodes et jusqu’en 2014. Le constructeur Mazda et la multinationale japonaise Toray, seront les deux autres partenaires intermédiaires entre 1980 et 1997. Depuis 2015, c’est la société Toto, spécialiste des sanitaires en céramique, qui parraine l’épreuve.
Concernant les parcours, le Japan Classic s’est déroulé sur 15 parcours différents, tous situés sur l’île principale de Honshu. C’est le Kashikojima Country Club qui fut l’hôte principal de cette épreuve, à dix reprises. Il se situe au Sud Est de l’île, à la perpendiculaire de Nagoya, au bord de l’océan Pacifique.

En 2023 la Japonaise Mone Inami remportait l’épreuve, en tant que non membre et créait la surprise toue en étant la première des trois dernières Japonaises à remporter ce tournoi. Précédemment, c’est l’Ecossaise Gemma Dryburgh qui avait signé sa première et unique victoire, à ce jour, sur le LPGA Tour, mettant fin à une longue domination des joueuses asiatiques.

L’an dernier, la Japonaise Nasa Hataoka devenait double vainqueur de cette épreuve.

Le parcours

Après un bref retour sur le Seta Golf Course, ce tournoi est de retour sur le Minori Course du Taiheiyo Club Minori, où l’épreuve 2023 s’est déroulée. Mais aussi celle de 2020, de 2017 et de 2016.

C’est au nord est de la Ville de Tokyo, à Ishioka, que se trouve ce golf club et son parcours, dans la préfecture d’Ibaraki. C’est en 2002 que ce tracé ouvre ses portes, en étant intégré à la chaîne de golfs Taiheiyo. Ce parcours offre un cadre particulièrement boisé avec de belles pièces d’eau, qui sont décrites comme limpides par le golf club lui-même. Certaines d’entre elles étant communes à deux trous. Au cœur de cette végétation dense, essentiellement constituée de conifères, le Minori course offre un léger relief avec des green en peu plus haut que le fairway et des pentes qui coulent, à certains moments, vers un obstacle d’eau. Les bunkers sont peu nombreux et suffisamment larges et peu profonds, pour perdre sa balle sans être trop pénalisé. Certains fairway sont plus étroits que d’autres concourant à des mises en jeu précises. Toutefois, le rough peu épais et les sous bois étant bien entretenus, les lâchés à droite ou à gauche permettront aux joueuses de se recentrer sans trop de difficultés, mais en perdant un coup par rapport à celles qui seront le fairway en position d’attaquer le green. Car avec 6,6 centimètres de hauteur de rough, la balle pourra quand même être piégée par l’herbe et compliquée à sortir.

Les green recevront une seule tonte par jour et seront roulés immédiatement après et les fairway sont tondus assez court ce qui devrait avoir pour effet de faire rouler la balle.

Quant au développé du tracé, c’est un des plus longs de la saison avec 6033 mètres.

En résumé, ce parcours est décrit comme un tracé de championnat où la précision est requise afin de déjouer les nombreux risques de tomber soit à l’eau, soit hors de la zone cible. C’est donc un excellent parcours pour le AON Challenge qui se déroulera sur le Par 5 du trou n°13, avec de nombreux bunker protégeant l’approche du green et un fairway étroit.

Mone Inami, Jiyai Shin et Shanshan Feng sont les dernières joueuses à s’y être imposées.

Le champ de joueuses

Comme les deux dernières éditions c’est un champ de 78 joueuses qui compose ce tournoi. Avec, d’un côté, 43 des meilleures joueuses de la Race to CME et de l’autre un contingent de joueuses qui évoluent sur le Japan LPGA. Et, à ce titre, la Japonaise Shiho Kuwaki, vainqueur du dernier British Women’s Open, est parmi ces joueuses. Kuwaki qui intégrera le LPGA Tour dès la saison prochaine.

Si Nelly Korda a totalement boudé la tournée asiatique, Atthaya Thitikul honore l’épreuve japonaise de sa présence. De même que Miyu Yamashita, nouvellement vainqueur sur le LPGA Tour, ainsi que Hyo-Joo Kim, Hannah Green, Angel Yin, Yealimi Noh, Nataliya Guseva, Lindy Duncan, Manon De Roey, Andrea Lee ou encore Carla Tejedo Mulet, Lauren Walsh ou Melanie Green.

Mais compte tenu du fait que de nombreuses joueuses Japonaises font partie du Top 60 de la Race to CME, ce tournoi, comme l’an dernier, donnera l’impression d’être une épreuve du circuit japonais.

Pour la France, seule Perrine Delacour est au départ. Quant à la tenante du titre, Nasa Hataoka, elle est également présente.

Ce tournoi se déroule sur quatre jours et ne comporte pas de Cut.

Le champ de joueuses => ICI

Les rookie dans le champ

  • Melanie Green – USA
  • Erika Hara – Japon
  • Youmin Hwang – Corée du sud
  • Carla Tejedo Mulet – Espagne
  • Suvichaya Vinijchaitham – Thaïlande
  • Lauren Walsh – Irelande

Les anciens vainqueurs dans le champ

Les 17 dernières lauréates

  • 2025 : Nasa Hataoka
  • 2024 : Rio Takeda
  • 2023 : Moe Inami
  • 2022 : Gemma Dryburgh
  • 2019 : Ai Suzuki
  • 2018 : Nasa Hataoka
  • 2017 : Shanshan Feng
  • 2016 : Shanshan Feng
  • 2015 : Ahn Sun-Ju
  • 2014 : Mi Hyang Lee
  • 2013 : Teresa Lu
  • 2012 : Stacy Lewis
  • 2011 : Momoko Ueda
  • 2010 : Jiyai Shin
  • 2009 : Bo Bae Song
  • 2008 : Jiyai Shin
  • 2007 : Momoko Ueda

Les multiples victoires

  • Nasa Hataoka : 2018 – 2025
  • Shanshan Feng : 2016 – 2017
  • Momokoa Ueda : 2007 – 2011
  • Annika Sorenstam : 2001 à 2005
  • Jiyai Shin : 2008 – 2010
  • Liselotte Neumann : 1991 – 1997
  • Woo-Soon Ko : 1994 – 1995
  • Betsy King : 1992 – 1993
  • Debbie Massey : 1977 – 1990
  • Patty Sheehan : 1981 – 1988

Le premier vainqueur

En 1973, l’américaine Jan Ferraris remporte sa troisième victoire en carrière sur le LPGA Japan Classic.

Sponsor et dotation

TOTO est une entreprise née en 1912, spécialisée dans les sanitaires en céramiques. Elle se nomme à l’époque Toki Gomei Kaisha. Elle va changer de nom en 1917 pour devenir la Toyo Toki Company puis prendre le nom de Toto Kiki Ltd en 1970. Aujourd’hui, l’entreprise s’est spécialisé dans les salles de bains de luxe et les salles de bain préfabriquées ainsi que plus généralement dans le secteur du sanitaire innovant où elle est leader du toilette à bidet, une spécialité que les japonais affectionnent. Sa masse salariale avoisinait les 16 000 personnes en 2004. L’entreprise fait l’objet d’une cotation à la bourse de Tokyo. La dotation, comme l’on peut s’y attendre, ne fut pas très élevée lors des premières éditions. En 1973, la prime totale était de 50 000 dollars. En comparaison, le Cambia Portland Classic était doté d’une prime de 30 000 dollars en 1973. Jan Ferraris, premier vainqueur de cette épreuve japonaise, empocha la somme de 7500 dollars. Dès l’année suivante, et sans doute grâce à l’impact du Dinah Shore Colgate Winner’s circle, l’épreuve voit sa prime doubler. Il faut attendre 1989 pour que cette prime soit portée à 500 000 dollars. Le sponsor étant la société Mazda. En 2001, la prime dépasse le million de dollars et va croître progressivement jusqu’en 2009 où elle atteint la somme de 1 400 000 dollars avec une prime au vainqueur de 210 000 dollars. Entre 2010 et 2014, cette prime est révisée à la baisse mais depuis 2015, la dotation totale est remontée à 1 500 000 dollars pour une prime au vainqueur de 225 000 dollars. En 2022, ce tournoi connaît une nouvelle augmentation de dotation avec un montant de 2 millions de dollars pour une prime de 300 000 dollars, au vainqueur. Cette année, la dotation augmente de 100 000 dollars portant la prime au vainqueur à 315 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 5 novembre : 03h00 à 07h00
  • Vendredi 6 novembre : 03h00 à 07h00
  • Samedi 7 novembre : 03h30 à 07h30
  • Dimanche 8 novembre 03h00 à 07h00

Q-school : mouvement de contestation des joueuses !

Après l’annulation du second tour de la Q-school du LPGA Tour, des joueuses dénoncent les frais considérables qu’elles ont engagées, avec une maigre compensation financière de la LPGA, au regard de l’investissement financier engagé.

On a appris, lundi, grâce à la journaliste américaine Beth Ann Nichols, que l’annulation de la seconde phase de qualification de la Q-school, qui était programmée du 13 au 15 octobre, a entraîné des pertes financières considérables pour la plupart des joueuses. C’est près de 10 000 dollars que certaines joueuses ont investi dans cette étape importante pour leur avenir sportif, sans même avoir posé le pied sur le parcours.

Il faut rappeler que cette étape de la Q-school fut annulée, officiellement, à cause des fortes pluies que le parcours avait reçues, et qu’il n’avait pas pu absorber, lors de la première journée. Or, la fronde des joueuses qui étaient engagées dans ce tournoi a permis d’ouvrir la boîte de Pandore, si bien que l’on a appris que le Plantation Golf Club à Venice, en Floride, avait subi d’important travaux depuis le printemps. Qu’il avait été fermé aux pratiquants et que ces travaux, notamment sur le Panther course, ne permettaient pas au parcours d’absorber correctement les fortes pluies récemment tombées. Par ailleurs, à cause du passage de l’ouragan Isaias qui a touché la Floride le 9 octobre, soit quatre jours avant le début du tournoi, les plans d’eau du parcours ont débordé, rendant la tonte des parcours Bobcat et Panther impossible, et les green du Panther impraticables.

Face à cette situation, sur la base des informations fournies par les responsables du Plantation Golf Club, la LPGA a décidé d’annuler le tournoi et de le reporter du 3 au 6 novembre. Or, les 204 joueuses qui étaient présentes et dont certaines ont engagé des frais de déplacements et d’hébergement importants parce qu’elles résident en Californie, au Texas, dans le New-Jersey ou en Europe, n’ont pas été dédommagées de leurs frais. Notamment des frais d’inscription dont le montant s’élève à 4500 dollars.

Face à cette situation, des joueuses se sont regroupées pour créer un groupe de discussions sur les réseaux sociaux afin d’évoquer cette situation, comme le rapporte Golfweek dans son article. La Mexicaine Maria Fassi a indiqué que si l’on ne demande pas d’argent à la LPGA il ne faut pas compter sur elle, spontanément, pour en donner.

Face à cette fronde des joueuses, la LPGA a finalement accepté de rembourser, symboliquement, à chaque joueuse, la somme de 1000 dollars, représentant à peine 10 % des frais engagés.

Par ailleurs, le service communication de la LPGA nous a confirmé que les droits de jeu ont été reportés sur ces nouvelles dates, de sorte que les 198 joueuses inscrites, cette semaine, n’ont pas à repayer. Ce qui est une sage décision.

Au travers de cette annulation de la seconde phase de qualification de la Q-school, on se rend compte que le parcours sportif d’une joueuse professionnelle est bien plus compliqué qu’il n’y paraît, impliquant des frais très importants, et un risque financier conséquent lorsqu’un tournoi est annulé.Tout en sachant que dans ce cas particulier, la LPGA aurait pu prévoir que le parcours, à peine terminé, pouvait ne pas être jouable. L’Américaine Gigi Stoll, sur son compte Instagram, a réalisé une vidéo où elle détaille les sommes qu’elle a engagées. A savoir 1500 à 2000 euros pour payer le caddie durant la semaine, 975 dollars pour son déplacement en avion, un logement airbnb à 744 dollars la semaine, ainsi que 440 dollars de location de véhicule. La joueuse américaine qui évolue en faisant le yoyo entre le l’Epson Tour et le LPGA Tour, dénonce des frais d’engagement pour cette compétition très excessif, ce qui est parfaitement compréhensible, pour une épreuve de ce type. L’argent ne devrait pas être le premier critère de sélection mais seulement le talent.

Ainsi, on se rend compte que seules les joueuses disposant d’importants moyens financiers peuvent s’engager dans la Q-school, indépendamment du talent. Et c’est regrettable.

Lire l’article de Golfweek => ICI

Wistron Ladies Open : Alexander exceptionnelle à Taïwan !

Une troisième victoire, cette saison, pour la Sud-africaine que l’on espère voir tenter les cartes du LPGA Tour, dans quelques semaines.

Alors qu’elle était seconde, un coup derrière un leader sorti du bois, grâce à une carte de 65, lors du moving day, la Sud-Africaine Casandra Alexander a offert un véritable spectacle lors de la dernière journée de ce tournoi, en s’imposant avec trois coups d’avance grâce à une carte finale de 64.


Casandra Alexander termine en beauté ce tournoi après avoir occupé la première, lors du premier tour, et avoir été dominé le vendredi par la joueuse de Taipei Cheng-Hsuan Shih, puis, être remontée à la seconde place lors du moving day, un coup derrière une autre joueuse locale, Ching Huang. Dans ce dernier tour, la star Sud-africaine de 27 ans est partie à la conquête des birdie, dès le trou n°3, pour sortir en 33 de l’aller, sans avoir concédé de bogey. Après un birdie sur le Par 4 du 10 qui la plaçait à –17, Alexander a été chercher un eagle sur le Par 5 du trou n°13. De son côté, Ching Huang fit du surplace, en sortant des neuf premiers trous, après avoir concédé un bogey au trou n°3 qu’elle effaçait par un birdie sur le Par 4 du trou n°5. Un second birdie sur le Par 5 du trou n°9 donna l’impression qu’elle reprenait de l’élan, mais elle butta sur tous les trous du retour, n’y trouvant que des Par.
En revanche, l’Anglaise Hannah Screen se montra particulièrement à l’aise dans ce dernier tour, accumulant les birdie dès le Par 5 du trou n°9. Egalement, la Taïwanaise Pei-Ying Tsai était sur un rythme très élevé, ne faisant pas de faute depuis le début de sa journée. Après un aller en 33, sans bogey, elle continua d’engranger les birdie, dès le trou n°10. Evoluant dans l’avant dernier groupe, Tsai rentra au club house avec une carte de 64, pour un score de total de –17, offrant à Alexander et Screen l’opportunité de se classer aux deux meilleures places. L’Anglaise ne parvint pas à faire mieux qu’un Par, alors que la Sud-africaine signa un dernier birdie au 18, lui permettant d’égaler la carte de Tsai, et de clôturer ce tournoi sans adversaire à la hauteur de son talent. Vainqueur de deux tournois ces dernières semaines, Casandra Alexander est incontestablement la patronne du Ladies European Tour, cette année, et en cette fin de saison : « c’était tout simplement spectaculaire, je ne me suis jamais sentie aussi à l’aise lors d’un dernier tour », a déclaré Alexander. « Doug et moi avons fait un travail incroyable au niveau des décisions. Je ne dirais pas que j’ai joué de façon incroyable aujourd’hui non plus, mais je suis simplement repartie avec un score de –8 journée. J’ai réussi des birdie là où il le fallait et des Par décisifs. C’était vraiment spectaculaire et spécial. Je suis triste que mon mari ne soit pas là, mais ce n’est pas grave », déclarait-elle. Puis, elle ajoutait : « nous avons obtenu le résultat souhaité. J’ai probablement évité un torticolis vendredi matin, cela m’a bien aidée. Nous avons quand même atteint notre objectif. Je suis très contente du travail accompli avec mon équipe. Beaucoup de gens voient les victoires comme celle-ci, mais ils ne voient pas le travail acharné qui se fait en coulisses. Mon entraîneur, Grant Veenstra, a travaillé sans relâche avec moi à la maison. C’est un effort collectif et c’est une victoire d’équipe. C’est vraiment agréable de leur offrir ce succès » . Puis elle eut un mot pour l’une de ses partenaires du jour : « cela dit, Hannah Screen a joué de façon incroyable, elle m’a obligée à me surpasser à chaque instant. Toutes mes félicitations à elle, car c’était une performance vraiment solide de sa part».


Grâce à sa victoire, Alexander possède désormais une avance insurmontable au classement de l’Ordre du Mérite lui permettant d’être sacrée championne de la saison 2026, alors qu’il reste encore deux tournois à disputer cette saison. « Cette victoire consolide mon classement au LET. Je suis vraiment ravie de remporter le LET. Avant le tour d’aujourd’hui, je savais que je n’étais pas obligée de gagner, et je voulais m’en convaincre, même si je le souhaitais vraiment».

La Taïwanaise Pei-Ying Tsai et l’Anglaise Mimi Rhodes partagent la troisième place à -17. La joueuse locale Ching Huang termine la semaine à la cinquième place, avec le score de -15, tandis que sa compatriote Cheng-Hsuan Shih se classe sixième, un coup derrière.
L’Espagnole Ana Pelaez Trivino et la Taïwanaise Phoebe Yao sont à égalité à la septième place, à -13, tandis que l’Anglaise Alice Hewson est neuvième après une dernière journée en 67 (-5).


La Hongkongaise Ginnie Ding et la Thaïlandaise Cholcheva Wongras complètent le top 10 à -11.


La Française Céline Herbin se classe 20e, à –8, en ayant joué le dernier tour dans le Par, alors que Agathe Laisné s’est réveillée dans la dernière journée en jouant 66. Ce qui lui permet de terminer à –5 à la 35e place, tandis que Camille Chevalier se classe 42e grâce à une dernière carte de 64, faisant regretter que la Française se soit embourbée dans des scores au-dessus du Par, vendredi et samedi.

Le point sur l’Ordre du mérite


Au classement général du LET, Casandra Alexander remporte le titre et totalise désormais 3 456,48 points au classement de l’Ordre du mérite. Soit 1770,78 points de plus que la Canadienne Anna Huang qui est seconde avec 1685,70 points, et deux tournois gagnés en 15 tournois joués.


L’Australienne Kelsey Bennett est juste derrière Huang, avec 54,20 points de retard, lui permettant d’espérer ravir la seconde place à Huang, lors des deux prochains rendez-vous du LET. La première Française est Agathe Laisné, qui a fortement reculé dans ce classement, passant de la première à la quatrième place, devant Shannon Tan avec seulement 60,10 points d’avance. Quant à Céline Herbin elle est 41e.

Le LET se rendra à Shenzhen, en Chine, cette semaine pour l’Aramco China Championship, qui se déroulera à Mission Hills du 5 au 8 novembre.

Le classement final => ICI

Maybank Championship : Yamashita s’offre un doublé !

A 25 ans, la Japonaise Miyu Yamashita signe sa 5e victoire sur le LPGA Tour, la 3e cette saison tout en remportant, d’une année à l’autre, ce tournoi. (Photo : Getty Images / LPGA)

Ce dernier tour a mis en scène la plupart des joueuses qui avaient encore une chance de s’imposer, et malgré un léger temps mort, la fin de ce tournoi a offert des moments intéressants, qui nous ont tenu éveillé. Mais la tenante du titre maîtrisait mieux le parcours que les autres et elle s’offre un doublé.

Le vote des téléspectateurs la donnait vainqueur à plus de 50 % et elle fut à la hauteur de cette estimation, même si, en fin de partie, les scores ont commencé à se resserrer, laissant planer la possibilité d’un playoff, au minimum.

Sur les quatre journées de ce tournoi, le rythme de la Japonaise Miyu Yamashita fut sensiblement le même, avec une légère baisse sur les deux derniers tours, puisqu’elle a progressivement joué moins bas, de tour en tour. Mais ses deux premières cartes ont été essentielles dans sa marche conquérante pour conserver ce trophée si original de la saison. Alors que Pauline Roussin-Bouchard n’a pas réussi à s’inscrire dans la suite de sa carte de 64, du premier tour, restant continuellement la dauphine de la Japonaise.

Cette dernière journée débutait d’ailleurs mal pour la Française qui concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°2 et qui stagna à –16, son score du départ, durant 13 trous. Pendant ce temps, la Japonaise se détacha en tête en inscrivant trois birdie à l’aller (3, 5 et 8), lui permettant de passer à –21, et cinq coups devant Roussin-Bouchard qui eut, une fois encore, l’honneur de jouer dans le dernier groupe. Mais sur le Par 4 du trou n°9, Yamashita concéda un bogey qui n’eut pas une grande conséquence, immédiatement.

Comme l’on s’y attendait, la Chinoise Yan Liu participa à cette lutte pour la victoire et très vite elle se fraya un chemin à la suite de la Japonaise. Grâce à un birdie, tout d’abord, sur le Par 4 du trou n°2, puis un eagle sur le Par 5 du trou n°5. Laissant Roussin-Bouchard à –16, Liu s’installait à la seconde place, à –19, un coup derrière Yamashita, puis deux coups derrière quand la Japonaise signa son troisième birdie sur le Par 3 du trou n°8. Puis, à nouveau, un coup derrière quand la Japonaise concéda un bogey au trou suivant. Et il s’installa entre ces deux joueuses une rivalité sportive qui tint tout le monde en haleine jusqu’au trou n°18, puisque Yan Liu fut l’une des deux joueuses à mettre un peu de suspense dans cette journée. L’autre fut l’amateur Thaïlandaise Marisa Tojai, actuellement classée 171e mondial du World Amateur Golf Ranking, mais qui vient d’aligner quatorze Top 10 cette année, comportant trois victoires et sept places dans le Top 5. A 17 ans, Tojai représente l’avenir du golf féminin mondial car, en plus d’enchaîner les victoires et les 2e, 4e ou 5e places, elle détient également le record du parcours du Laguna Golf de Phuket. Le 2 mai dernier, lors de l’Annika Invitational Asia, elle a rendu une carte de 58 comportant 9 birdie, 2 eagle et 7 Par sur ce Par 71 qui fait d’elle l’égale d’Annika Sorenstam, chez les amateurs.

Marisa Tojai s’installa à la seconde place, aux côtés de Yan Liu, après un cinquième putt signé sur le Par 5 du trou n°10, en évoluant dans le groupe qui précédait celui du leader. Sur le Par 3 du 11, Yan Liu rentra un putt pour birdie qui la propulsait à –20, un coup derrière Yamashita qui venait, elle aussi, de rentrer un birdie. Alors que Roussin-Bouchard se débattait pour placer sa balle près des mats, sans succès. Et son putting était moins au point que ces trois derniers jours. Après 11 trous, Yamashita restait en tête avec le score de –21, devant Yan Liu à –20 et Marisa Tojai à –19. Puis, il y avait l’Australienne Robyn Choi à –17 et Pauline Roussin-Bouchard qui restait coincée à –16. Plus bas, les joueuses qui suivaient étaient déjà très avancées sur le parcours et elles ne pouvaient plus prétendre à la victoire. Ni même à la seconde ou la troisième place. Sachant qu’en golf, on ne le répétera jamais assez, il n’existe pas de podium sur les tournois, sauf lors des Jeux olympiques, les Jeux d’Asie ou l’International Crown. En golf comme en box, on perd ou l’on gagne. Il n’y a pas de récompense intermédiaire.

Survint, ensuite, une longue période de flottement, où Yamashita enchaîna les Par, restant bloquée à –21, tandis que Yan Liu rétrograda à –19 à cause d’un bogey sur le Par 4 du 14. Puis, il y eut un frémissement quand Marisa Tojai planta le mat lors de son approche, et qu’elle eut un putt à environ 80 centimètres du trou. Ce birdie plaça subitement l’amateur à la seconde place, à –20, et l’on se demanda si elle pouvait créer l’exploit tandis que Yamashita ne parvenait plus à progresser. Cette idée ne tint que quelques minutes, jusqu’à ce que la Thaïlandaise concède un bogey au trou suivant. Au second coup, en dégageant sa balle du rough, après le green, elle ne parvint à lui faire parcourir plus de deux mètres. C’est sur le pré green qu’elle fut contrainte de jouer son quatrième coup, au putter, à environ 4 mètres du trou, avec un peu de pente à négocier. Finalement, elle eut besoin d’un second putt pour conclure ce trou, retombant à –19. Puis, sur le Par 4 du 16, elle mit en jeu dans un bunker, sous le green. En dégageant sa balle du sable, elle l’envoya avec trop de puissance sur le green, de sorte qu’elle fila dans l’eau. Après un drop et deux putt, Marisa Tojai quittait la course pour la victoire en plongeant à –16.

Les trois derniers trous allaient relancer l’intérêt de ce tournoi qui était entré dans une phase apathique dont on crut ne jamais en sortir, sauf au terme du dernier putt. D’un coup, le leaderboard s’anima. Roussin-Bouchard, qui n’avait plus rentré de birdie, depuis le Par 4 du 7, trouva le bord du plateau supérieur du green, ayant comme effet de ramener sa balle vers le mat. Avec moins d’un mètre à jouer, le birdie semblait dans la poche pour la Française. Il le fut après que Yan Liu consomma deux putt et qu’elle concéda un bogey, après avoir joué depuis le bunker, au second coup. Et Yamashita échoua encore à rentrer un birdie. La pression grandissait sur les épaules de la Japonaise qui devait se donner un peu d’air, même si Liu venait de perdre un coup et que Tojai en avait perdu deux. En revanche, avec ce birdie, Pauline Roussin-Bouchard se relançait et il suffisait qu’elle enchaîne un birdie puis un eagle au 18, pour que la physionomie du tournoi s’inverse.

Retrouvant du jeu et le sourire, la Française signa un Par sur le Par 3 du 15, comme Liu et Yamashita, mais elle réussit son putt pour birdie, sur le green du 16. Après avoir mis en jeu dans le bunker, près de la pièce d’eau, Miyu Yamashita exécuta une parfaite sortie de bunker qui plaçait sa balle sur le green. Et Yan Liu se laissa un putt d’environ 3 mètres. Mais ni la Japonaise ni la Chinoise ne purent réaliser un birdie, et cette situation profitait à la Française qui revenait 3e , ex æquo avec Tojai, et à un coup de Yan Liu. Mais toujours avec un handicap de trois coups sur la Japonaise qui résistait en tête avec le score de –21. Au même moment, Marisa Tojai réussissait un birdie sur le green du 17, pour se placer à la seconde place à –19. Puis, le groupe du leader se présenta sur ce même green où Roussin-Bouchard n’avait pu faire mieux que d’envoyer sa balle sous le mat, à environ 10 mètres, laissant envisager un Par à une telle distance. Yan Liu jouait plus en haut du green et à environ quatre mètres du trou. Malgré cette distance, et à cause de la pente, elle ne put éviter de consommer un second putt. Quant à Yamashita, elle ne trouvait toujours pas le chemin du birdie, signant son sixième Par de suite. La Japonaise pouvait-elle être rattrapée par Yan Liu au dernier trou ? Il y avait, effectivement, une possibilité de voir la Chinoise rentrer un eagle, et la Japonaise concéder un bogey. Ce qui aurait mis les deux joueuses à –20, créant un supplément de jeu. D’autant que pour cette dernière journée, le Par 5 du 18 avait été réduit à 487 yards, soit 445 mètres. Liu yant un jeu plus long que Yamashita elle pouvait toucher le green au second coup et rentrer un putt pour eagle. Et, effectivement, la Japonaise ne put toucher ce green au troisième coup, se laissant un chip d’environ 50 mètres, jusqu’au mat. Alors que la Chinoise, avec son bois 3, trouva le milieu du green. Lui laissant un putt, en descente, d’environ 8 mètres. Quant à Roussin-Bouchard, en disposant d’une bonne frappe de balle, son bois 3 propulsa sa balle au-delà du green, dans le rough près de la tribune. L’eagle était quasiment impossible, mais le birdie très probable.

Finalement, Pauline Roussin-Bouchard parvint à terminer avec un joli birdie, après une très belle approche du fond du green, qui fait passer sa balle près du trou, en provoquant l’émoi du public. Yan Liu faisait passer son premier putt largement à gauche du trou, lui apportant un dernier birdie, tout en la laissant un coup derrière Yamashita qui rentra son putt pour birdie, sur une distance d’environ 3 mètres, au moment le plus stressant de la compétition. « Je suis si heureuse », s’exclama Yamashita. « Je ne pensais pas pouvoir défendre mon titre cette année, et je suis tellement contente de l’avoir fait. Et je remercie tous ceux qui m’ont supportée », ajoutait-elle. « J’étais très décontractée dans cette journée et concentrée sur le jeu. Je suis également très contente d’avoir vu autant de fan me supporter. J’ai tellement travaillé dur. Merci beaucoup », reprenait-elle avant d’aller recevoir son trophée à tête de tigre. En conférence de presse elle déclara : « cette journée fut particulièrement difficile pour moi. Yan Liu a très bien joué, enchaînant les birdie dès le début du parcours. Mais je suis contente d’avoir réussi à rester concentrée, à canaliser mon énergie de manière positive et à maintenir ma concentration tout au long de la partie ». Puis elle ajouta : « Yan Liu est une joueuse qui a de la longueur, donc je ne savais pas vraiment ce qui allait se passer au 18. Yan a tellement tapé fort cette balle … ! »

De son côté, la Chinoise déclara : « je pense que j’ai joué un très bon golf aujourd’hui. J’étais vraiment très concentrée sur mon jeu. Et je crois que j’ai fait du bon travail. Je suis fière de moi. J’étais plus en confiance et c’est la première fois que je me retrouvais dans un dernier groupe. Donc je suis vraiment satisfaite ».

Enfin, l’amateur de 17 ans, Marisa Tojai se confia après cette formidable prestation : « aujourd’hui, mon petit jeu était bon, notamment mon putting. J’étais dans un bon état d’esprit et c’est une véritable expérience que d’avoir joué ces quatre jours. J’ai commis trop d’erreurs et c’est aussi ce que j’ai appris de cette compétition. Mais c’était ma première participation à un tournoi du LPGA Tour donc je ressors très excitée de ce tournoi ». Et il faut parier que Tojai, grâce à ce Top 10, reviendra jouer sur le LPGA Tour, prochainement.

Céline Boutier termine avec une carte de 68, un coup de moins que celles signées les trois premiers jours, ce qui la place en 9e position, à –13, alors que Perrine Delacour s’est écroulée dans ce dernier tour, jouant 73 pour un score final de –11, avec Sophia Schubert qui, elle aussi, n’a pas tenue la distance après un premier tour en 65.

Au classement de la Race to CME, Miyu Yamashita prend la seconde place, tandis que Jeeno Thitikul descend 3e, et que Hae Ran Ryu passe 4e. Céline Boutier progresse finalement d’une place en devant 21e. Mais c’est Pauline Roussin-Bouchard qui réalise la meilleure opération en grimpant à la 58e place. Quant à Perrine Delacour, elle va assurer sa carte pour la saison 2027, en gagnant quatre place, se retrouvant en 87e position.

La semaine prochaine, au Japon, Perrine Delacour sera la seule représentante Française, et avec un champ ne comportant que les 50 meilleures du LPGA Tour, dont quelques stars seront absentes, elle va avoir l’opportunité d’intégrer le Top 80, avant d’effectuer son retour aux Etats-Unis.

Le classement final => ICI

Maybank Championship : Roussin-Bouchard proche d’une 1ère victoire !

La Japonaise Yamashita est-elle en route pour une troisième victoire cette année ?

A l’issue de ce moving day le golf féminin français conserve une importante chance de victoire. Mais le Japon autant que la Chine et la Thaïlande sont mobilisés derrière leurs joueuses et la dernière journée promet d’être animée autant que stressante.

A un tour de la fin de ce tournoi, sur un parcours qui emporte l’adhésion de beaucoup de joueuses, la Japonaise Miyu Yamashita n’a pas réussi à creuser un écart suffisamment important avec ses poursuivantes, pour se mettre à l’abri. Pourtant, à mi-parcours, elle compta trois coups d’avance. Après 10 trous, la Japonaise était toujours seule en tête avec le score de –16, un coup devant la Française Pauline Roussin-Bouchard qui semble jouer dans son jardin. La Française venait signer son cinquième birdie sur le Par 5 du 10, après être sortie en 33 de l’aller, où elle a concédé deux bogey. Mais sur le Par 3 du trou n°11, Roussin-Bouchard eut un putt pour sauver son Par, à environ 1,50 mètre, dont la balle ne trouva pas le trou. A l’inverse, Miyu Yamashita réussissait à approcher le mat à moins d’un mètre, lui permettant de signer un birdie. La Japonaise s’envolait en tête avec le score de –17 devant la Française qui venait de perdre un coup et dont le visage se ferma subitement. Derrière, la Sud-coréenne Minji Kang avait réalisé la journée idéale, en –8, et elle s’apprêtait à rentrer au club avec le score de –12 quand elle concéda un bogey au 18. Cependant, Kang de réalisait une excellente opération en progressant de 19 places, lui offrant l’opportunité de rester au contact du Top 5.

Deux autres joueuses attiraient l’attention. Il s’agissait de A Lim Kim et de l’amateur native de Thaïlande Marisa Tojai. Toutes les deux pointaient à –12, à la 3e place, mais Tojai était la plus productive, avec un score de –5 pour la journée, après 13 trous. Enfin, un peu moins à l’aise que la veille, l’Espagnole Julia Lopez Ramirez n’avait progressé que d’un coup en 11 trous, en partageant sa partie avec Roussin-Bouchard et Yamashita. Rien ne fonctionnait correctement pour l’Espagnole qui avait pourtant démontré une belle capacité à jouer sous le Par, les deux premiers jours.

Au trou n°12, Lopez Ramirez mit en jeu dans le rough, à gauche, puis elle envoya sa balle dans le bunker, derrière le green, se retrouvant loin du mat. Roussin-Bouchard et Yamashita, depuis le fairway, furent plus à l’aise pour attaquer le mat. C’est encore la Japonaise qui fut la plus précise avec un putt à venir de moins de deux mètres. La Française étant plus à gauche et plus loin. Lopez Ramirez concéda un bogey, en usant de deux putt après sa sortie de bunker, et Roussin-Bouchard ne fit que le Par, en usant, elle aussi de deux putt. Et la Japonaise ne profita pas d’être si proche du trou, laissant filer, elle aussi, un nouveau birdie qui aurait pu faire la différence. C’est à ce moment que la Chinoise Yan Liu s’invita dans le haut du leaderboard en rentrant son huitième birdie, lui permettant de revenir à –13. Un score qu’elle avait obtenu sur le green du 13, avant de passer à –14, mais deux bogey (12 et 13), avaient anéanti cette remarquable progression. Cependant, la Chinoise de 28 ans en avait encore sous le pied, allant jusqu’à créer le spectacle, en fin de parcours.

Par ailleurs, alors qu’elle avait eu du mal à rester au contact du groupe de tête, la veille, Perrine Delacour effectuait son retour dans le Top 5, à la 4e place, en signant un birdie sur le Par 4 du trou n°16. Après un aller, vierge de bogey, négocié en 33, la Française avant aligné deux birdie dès le retour. La faisant remonter à –12. Mais sur le Par 4 du 12 elle avait concédé un bogey qui l’avait éloigné du groupe de tête. Avec des scores aussi entre des groupes de quatre à six joueuses, il était facile de quitter le haut du tableau. Mais Delacour n’allait plus progresser dans cette journée, terminant par trois Par, pour la laisser 6e à –12. Cependant, elle reste au contact lui permettant d’espérer entrer dans le Top 80 de la Race, dimanche soir.

Un classement resserré en fin de journée

Miyu Yamashita semblait être capable de tenir en respect la Française Pauline Roussin-Bouchard et l’on imagina, un instant, que l’écart se creusa entre elles, à l’avantage de la Japonaise. Mais Roussin-Bouchard réagissait en plaçant sa balle, sur le green du trou n°14, à droite du mat, à environ 1,60 mètre, répondant au coup presque identique de la Japonaise. Les deux joueuses avaient devant elles l’opportunité de rentrer un nouveau birdie, et de rester distantes de quatre coups. Mais Yamashita manqua son putt quand Roussin-Bouchard réussissait le sien. Et la Française de démontrer qu’elle est vraiment à l’aise au putting cette semaine. Il n’y avait donc plus que trois coups d’écart entre elle, avec quatre trous à jouer, dont le Par 5 du 18 et le Par 4 du 16, au bord de l’eau, dont le green est à portée de driver.

C’est ici que la Yamashita tentant d’aller chercher le green au plus près, et que son coup envoya sa balle dans l’eau, à gauche. La Française voyait s’ouvrir le ciel avec l’opportunité de combler son écart. Un bogey pour Yamashita et un birdie pour elle permettraient de relancer ce tournoi et d’offrir un regain d’énergie à la Française pour reprendre la tête, sur le green du 18. Mais la Française manqua complètement son approche du green, se retrouva au fond et loin du mat. Si Yamashita concéda bien un bogey, Roussin-Bouchard ne trouva qu’un Par et elle resta deux coups derrière la Japonaise. De son côté, Lopez Ramirez s’en sortait avec un Par en continuant de démontrer qu’elle avait du mal à gérer ses distances.

Entre temps, Yan Liu fit le spectacle au 18, en attaquant le mat avec un wedge. Sa balle se posa très près du mat, à gauche, et le side spin fit rentrer celle-ci occasionnant un eagle spectaculaire. Liu passait seconde à –16, après avoir signé un birdie au 14, après celui du 16. La Chinoise est venue, en fin de journée, troubler le classement, en devenant un autre potentiel vainqueur.

Finalement, C’est la Japonaise Miyu Yamashita qui allait avoir le dernier mot dans son duel face à Roussin-Bouchard, en réalisant une magnifique approche du mat, au 17, lui offrant une nouvelle occasion de birdie, et la possibilité d’effacer son bogey concédé au trou précédent. Mais c’est l’Espagnole qui créa un regain d’émotion avec son approche qui fit tomber sa balle devant le trou, à quelques dizaines de centimètres, et qui, au second rebond toucha le bord du trou avant de ressortir. Après l’eagle de Yan Liu on faillit assister à un birdie presque obtenu de la même manière. Placée à droite du mat, Roussin-Bouchard eut un peu de pente à gérer lors de son putt et c’est seulement un Par qu’elle obtint, avec un premier put d’environ 8 mètres

Mais au 18, La Française, après une belle mise en jeu et un second qui se termina à gauche dans le rough, réussit à placer sa balle, sous le mat, à environ 1,60 mètre, quand Yamashita se laissa un putt d’environ 3 mètres et Lopez Ramirez d’environ 4 mètres. Avec moins de pente à gérer, Roussin-Bouchard signa un dernier birdie, tandis que Yamashita et Lopez Ramirez ne trouvaient qu’un Par. Ce qui un coup, un coup moi, entre la Française et la Japonaise, anima la majorité de cette journée qui se terminait, au score, à l’avantage de Yamashita, mais à la course aux birdie, à l’avantage de la Française qui comblait son retard avec deux coups derrière le leader.

Après ce troisième tour, où Pauline Roussin-Bouchard a réussi à se maintenir dans le groupe de tête, il est possible de dire que dimanche, le golf féminin Français pourrait connaître un nouveau jour de gloire. Mais, elle aura deux adversaires, au minimum, à affronter que son yan Liu et Miyu Yamashita. La Japonaise s’est imposée deux fois cette année, tandis que la Chinoise court après son premier succès sur le LPGA Tour, comme la Française. Egalement, il faut tenir compte du fait que le parcours pourrait être préparé afin de moins favoriser les birdie. Enfin, il y a cette amateur Thaïlandaise dont on ne sait pas grand chose et qui semble particulièrement à l’aise, en ayant signant une seconde carte de 65, avec celle du second tour : « je suis très excitée de pouvoir jouer sur le LPGA Tour », confiait-elle après sa partie. Et l’on a vu qu’elle n’est pas vraiment stressée de se retrouver au milieu des meilleures mondiales. Chaque victoire au golf est différente, et l’on pourrait très assister à un effondrement des joueuses de tête et à une prise de pouvoir de l’une de celles qui sont deux, trois ou quatre coups derrière. On sait, également, qu’après une troisième journée pleine de birdie, la quatrième peut se réduire à jouer –1. Aussi, tous les scénarii sont sur la table et étant donné que Pauline Roussin-Bouchard joue bien sur ce parcours qui lui plait, il n’est pas possible de regarder Miyu Yamashita comme la joueuse qui a le plus de chances de s’imposer. Et, comme en 2023, quand Céline Boutier avait surgi dans la dernière journée, le leader pourrait se retrouver en difficulté. Quoi qu’il en soit, le dernier tour sera intense et il ne faut pas le manquer. « La chaleur est pesante et puis il y a eu plus d’action de mon côté, avec plus de bogey », confia Pauline Roussin-Bouchard après sa journée. « Ca ne me dérange pas si ça signifie plus de birdie, comme je le disais hier. Mais, globalement, je conserve le même état d’esprit et j’essaie de rester concentrée. Et si mes pensées commencent à vagabonder, je dois les ramener au bon endroit », assurait-elle. Et quand on lui demanda comment elle se sent en étant en lice, pour la première, sur le LPGA Tour, elle répondit : « j’ai certainement tiré des leçons du passé. Même si elles étaient parfois difficiles à cerner. Je me dis juste que quoi qu’il arrive, je serai prête à affronter la situation. Je vais garder le même état d’esprit. Rien ne changera vraiment. J’espère faire le plein d’endorphine, demain, et être pleine d’énergie, car il fait très chaud », ajoutait la Française qui, comme les autres joueuses, s’hydrate beaucoup durant la partie. Et cette chaleur peut jouer un rôle, après trois journées où chaque joueuse a dépensé beaucoup d’énergie, avec des asiatiques plus habituées à évoluer avec de telles conditions climatiques. « Ce fut un super tour aujourd’hui. J’ai eu quelques situations compliquées à gérer, mais j’ai réussi à bien les surmonter, et j’ai terminé sans manquer un coup. Donc je suis assez satisfaite de ça », expliqua Yamashita. « Avec Pauline, nous avons joué pour prendre la tête et j’adore ce genre de situation. Bien sûr, gagner c’est toujours un moment particulier. J’aime ce parcours et j’ai beaucoup se supporters qui sont présents, donc je ferai de mon mieux demain », ajoutait-elle.

Classée 18e, à –9, Céline Boutier a joué –3 dans ce troisième tour, enchaînant les cartes de 69 et laissant peu d’espoir de la voir réaliser un meilleur dernier tour. Quant à Charley Hull, on avait bien senti, hier, qu’elle jouait en étant confronté à la difficulté de bien mettre en jeu, de trouver les bonnes distances et de réaliser de bons putt. Elle a chuté de 13 places lors de ce troisième tour, partageant la 18e place avec Céline Boutier et cinq autres joueuses.

La journée fut également compliquée pour Sophia Schubert et Amy Yang qui ont joué –1.

Le dernier tour est à suivre, dès 02h30, ce dimanche matin, tout en écartant pas l’hypothèse d’un playoff.

Le classement provisoire => ICI