Saison LPGA : Reprise en juillet, si possible

Le commissaire général de la LPGA s’est exprimé, jeudi 30 avril et a commenté, très largement, le travail qui s’est déroulé depuis ces dernières semaines. Notamment des contacts réguliers avec les joueuses et les caddies mais aussi avec les responsables de tournois et les sponsors. A ce titre, un espoir de reprise est né.

« Le golf diffère des sports qui se déroulent dans une arène, et les sports de contact diffèrent des sports sans contact » a-t-il fort justement commenté. Mike Whan estime donc que les compétitions de golf devraient pouvoir reprendre assez rapidement puisque dans la pratique, la distanciation entre les pratiquants est tout à fait possible à respecter.

« Le monde a soif de passion, de communauté et de soulagement que seul le sport peut apporter » a déclaré Mike Whan. « Pourtant, nous sommes tous en territoire inconnu dans la gestion de cette pandémie et des niveaux de changements qu’elle a engendrés », a-t-il ajouté.

Avec une profonde empathie pour les joueuses et caddie du circuit dont il reconnaît qu’ils tirent leur revenu principalement des compétitions et que lorsque ces compétitions n’ont pas lieu, ils sont soumis au même régime que les entrepreneurs des petites entreprises qui ne perçoivent plus aucun revenu (NDLR : à l’exception des athlètes sous contrat marketing et ceux qui ont fait des placements financiers, eu égard à leur résultats), il a assuré qu’il veut montré aux athlètes de la LPGA à quelle vitesse il veut leur redonner les opportunités financières liées à la reprise des tournois.

Cependant, il avoue que la situation dans le monde et aux Etats-Unis est complexe et que la reprise du calendrier dépend de l’évolution dans chaque pays. Il a lui-même conseillé aux joueuses et caddies, non américains, de retourner dans leur pays ce qui rend tout rassemblement des acteurs du LPGA Tour, difficile.

Mike Whan s’est cependant félicité d’avoir pris la situation très au sérieux, très tôt, fin janvier, en annulant les tournois prévus en Asie, en concertation avec les différents organisateurs et sponsors.

« J’ai réalisé plus de dix versions du calendrier 2020 en fonction des différentes hypothèse » avoue-t-il. Et il y aura, sans doute, encore, « des mises à jour à faire », a-t-il confié.

Ainsi, l’hypothèse actuellement envisagée est que le calendrier du LPGA Tour reprenne son cours en juillet. A cela plusieurs raisons. Tout d’abord, 35% des athlètes et caddies sont actuellement hors des Etats-Unis. Une mise en quarantaine leur sera obligatoire ce qui les oblige à revenir deux semaines avant le début du premier tournoi. Ensuite, ils devront voyager en fonction des diverses restrictions entre chaque pays, ce qui complique également la situation. De même, les déplacements aux Etats-Unis sont également compliqués. Mais la seconde raison majeure ce sont les athlètes, eux-mêmes qui l’ont formulé. Par des contacts réguliers, par téléphone, email ou appels vidéo, les joueuses lui ont fait comprendre que l’essentiel n’est pas de gagner pour gagner. C’est de gagner le combat face au virus. Il faut donc reprendre l’activité en toute sécurité. « C’est une responsabilité envers les athlètes mais aussi les sponsors, les bénévoles et les fans et les millions de personnes qui ont sacrifié leur sécurité personnelle pour lutter contre la pandémie », a indiqué Mike Whan.

Le Commissaire général de la LPGA se donne 30 à 45 jours pour replanifier la suite des évènements. Et l’échéance du mois juillet reste encore incertaine bien qu’actée, à ce jour. 

Une chose est certaine, l’interruption du calendrier va permettre de remettre en jeu une partie des dotations. La LPGA a annoncé qu’il reste une réserve de 56 millions de dollars jusqu’à la fin de l’année, à partager, sur les tournois restants, avec prés de 2,7 millions de dollars par épreuve. « Certains de nos sponsors, dont les tournois qu’ils parrainaient et qui n’ont pas pu se dérouler, ont décidé d’offrir une partie des dotations aux futures évènements » a annoncé Mike Whan, avec enthousiasme et une profonde reconnaissance pour ces partenaires, qui restent, plus que jamais, fidèles au circuit féminin.

Le calendrier provisoire serait donc établi ainsi :

  • 15 au 18 juillet : Dow Great Lakes Bay Invitational
  • 23 au 26 juillet : Marathon Classic
  • 31 juillet au 2 août : ShopRite LPGA Classic
  • 6 au 9 août : Evian Championship
  • 13 au 16 août : Ladies Scottish Open
  • 20 au 23 août : British Women’s Open
  • 28 au 30 août : Walmart NW Arkansas
  • 3 au 6 septembre : CP Women’s Open
  • 10 au 13 septembre : ANA Inspiration
  • 17 au 20 septembre : Cambia Portland Classic
  • 24 au 27 septembre : Kia Classic
  • 1er au 4 octobre : Meijer LPGA Classic
  • 8 au 11 octobre : KPMG Women’s PGA Championship
  • 15 au 18 octobre : Buick LPGA Shanghai
  • 22 au 25 octobre : BMW Ladies Championship
  • 29 octobre au 1 novembre : Taiwan Swinging Skirts
  • 6 au 8 novembre : TOTO Japan Classic
  • 12 au 15 novembre : repos
  • 19 au 22 novembre : Pelican Women’s Championship
  • 26 au 29 novembre : repos
  • 3 au 6 décembre : Volunteers of America Classic
  • 10 au 13 décembre : U.S Women’s Open
  • 17 au 20 décembre : CME Groupe Tour Championship

Calendrier LPGA : de nouveaux changements

Totalement submergés par la crise sanitaire du Covid-19, les Etats-Unis voient leur quotidien bouleversé. Et les reports de dates des grands évènements, comme ailleurs sur la planète, ne dérogent pas à cette réalité. Ainsi, la LPGA a annoncé de nouveaux reports des tournois, jusqu’ici, non concernés par les prévisions.

Première nouvelle importante la saison 2020 se poursuivra au-delà du mois de novembre, avec le report de l’US Women’s Open du 10 décembre au 13 décembre. Cependant, en raison du manque de luminosité, à cette saison, l’épreuve se déroulera sur deux parcours que sont le Cypress Creek et le JackRabbit.

Le Pelican Women’s Championship, jusqu’ici maintenu, en mai, est désormais reporté du 12 au 15 novembre.  Il s’intercale entre le TOTO Japan Classic et le CME Group Tour Championship.

Susceptible de connaître de nouvelles modifications, le calendrier 2020 du LPGA Tour est extrémement dense en proposant un tournoi chaque semaine jusqu’à la fin du mois de novembre.

Voici les autres dates qui connaissent une modification :

  • ShopRite LPGA Classic : reporté du 31 juillet au 2 août
  • Meijer LPGA Classic : en attente d’une nouvelle date
  • Kia Classic : reporté du 24 au 27 septembre
  • Pure Silk Championship, à Williamsburg : annulé et reporté en 2021

Actuellement, le calendrier provisoire propose, comme épreuve de reprise, le Walmart NW Arkansas, du 19 au 21 juin. Cependant, les Etats-Unis ayant près de trois semaines de retard, sur les mesures sanitaires, par rapport à la France, ce calendrier semble peu probable et de nouvelles mises à jour, de la part de la LPGA, sont à prévoir.

Voir le calendrier provisoire ici

Symetra Tour et USGA Féminin

L’antichambre du LPGA Tour est logée à la même enseigne que tous les circuits professionnels de golf. Deux épreuves sont reportées et la reprise du calendrier est calquée, sur celle du LPGA Tour.

Ainsi, le IOA Championship (27 au 29 mars) et le Windsor Classic (2 au 4 avril), sont reportés à une date qui n’a pas été précisée.

D’autres tournois féminins sont, cette fois, annulés. C’est à l’initiative de l’USGA que l’US Women’s amateur Four Ball (25 au 29 avril) a été annulé ainsi que les qualifications régionales pour l’US Women’s Open. Pour ces dernières épreuves, les instances sportives américaines, USGA et AGA, réfléchissent à l’organisation de ces qualifications, sous une autre forme, en fonction de l’évolution des évènements.

Pour l’heure, l’US Women’s Open, prévu du 1er juin au 7 juin, est maintenu, par l’USGA.

Calendrier LPGA : les nouvelles dates

L’épidémie de Covid-19, qui sévit, dans le monde, bouleverse l’activité humaine jusque dans ses loisirs.

La plupart des grands évènements sportifs sont annulés, tels les Jeux Olympiques et les circuits de golf professionnels sont également concernés par ces bouleversements de dates.

Ainsi, la LPGA a fait savoir que les épreuves suivantes sont reportées aux dates suivantes :

  • ANA Inspiration : 10 au 13 septembre 2020
  • Volvik Founders Cup (19 – 22 mars) : reporté à une date ultérieure
  • Kia Classic (26 – 29 mars) : reporté à une date ultérieure
  • Lotte Championship (15 – 18 avril) : reporté à une date ultérieure
  • Hugel Air Premia (23 – 26 avril) : reporté à une date ultérieure
  • LPGA Mediheal (30 avril – 3 mai) : reporté à une date ultérieure

Par ailleurs, les épreuves asiatiques du début de saison ont été annulées ce qui ampute, pour le moment, le calendrier de 7 dates dont 5 pourraient se dérouler plus tard dans la saison.

Le Cambia Portland Classic est, quant à lui, décalé au 17 septembre.

La LPGA, malgré le manque de visibilité sur le traitement de l’épidémie, qui touche de plus en plus sévèrement les Etats-Unis, prévoit une reprise du calendrier au 11 mai, avec le Pelican Women’s Championhsip, en Floride.

Cette prévision semble, pour le moins ambitieuse, puisque l’état de Floride connaît une forte progression de cas. Ce mercredi 25 mars, étaient recensés 20 décès et 1467 cas, soit 240 cas de plus en une seule journée. La côté Est est, pour le moment, la plus touchée par le Covid-19 avec notamment les villes de Miami et West Palm Beach. L’aéroport de Miami est le seul, de Floride, a rester ouvert, sur décision du gouvernement américain, jusqu’au 15 avril.

Le parcours où doit se dérouler ce nouveau tournoi, du calendrier du LPGA, se situe sur la côte Ouest, près de la ville de Clearwater, à l’ouest de Tampa. C’est donc un trajet de 4h30 pour rejoindre le parcours, depuis Miami, que devraient emprunter les joueuses qualifiées. Mais une autre inconnue persiste. L’autorisation d’entrée sur le territoire de toute personne en provenance de l’Union Européenne.

Pour le moment, les USA ont fermé leurs frontières et sauf à se trouver sur le sol américain, il est impossible de prévoir un déplacement, sur le sol américain.

Reste à savoir comment la LPGA va articuler son calendrier, sachant que la plupart des week-end sont réservés et qu’il y a encore de peu de visibilité, sur la fin de l’épidémie.

Lutte contre le COVID-19

Notre groupe, dédiée à la promotion du golf féminin, vous a alerté, très tôt, dès le 28 février, sur la situation sanitaire autour de la propagation de ce virus. Trop d’individus ont pris le sujet à la légère et la situation s’est aggravée. Les divers gouvernements des pays de l’Union Européenne, ont également tardé à réagir, dont la France, qui a longtemps minimisé la situation.

Aux Etats-Unis, la LPGA a annoncé, le 11 février, l’annulation des premiers tournois de la saison; se déroulant en Asie. Le 13 mars, elle annonçait le report de nouvelles épreuves.

Aujourd’hui, la France vit un épisode important de confinement, accompagné de mesures coercitives.

Dans cette logique, que nous avons adopté depuis plusieurs semaines, nous tenons à continuer à vous tenir informés de tous les éléments essentiels, pour agir contre la propagation de ce virus et se conformer aux règles édictées par le gouvernement français. Il ne s’agit pas, uniquement, de notre santé mais bien de celle des autres au travers de notre comportement.

LES GESTES BARRIERES

En consultant le site internet de votre Agence Régionale de Santé, vous trouverez toutes les informations utiles en matière de gestes barrières et de règles sanitaires élémentaires.

LA PRATIQUE DU SPORT

Selon les organisations officielles de santé, le virus COVID-19 est un virus aéroporté. Ce qui signifie qu’il a besoin d’un support pour se déplacer tel l’être humain, au travers, notamment, des postillons. Il ne circule pas dans l’air sur une longue distance. Il est donc tout à fait possible de continuer à faire de l’exercice physique. Malgré tout, l’ensemble des fédérations sportives ont adopté la même ligne de conduite. A savoir interdire toutes les compétitions et manifestations sportives. Les clubs sportifs ayant une responsabilité propre, dans la gestion des compétitions et des rassemblements. La Fédération Française de Golf a publié un communiqué dans lequel elle explique les dispositions qu’elle prend et les consignes qu’elle donne.

Aujourd’hui, le gouvernement a indiqué qu’il est possible de faire du sport et les professionnels de la santé recommandent de pratiquer une activité physique, dans le cadre de cette situation de crise, pour rester le plus en forme possible. Rapprochez-vous de votre golf pour savoir quelle politique il adopte, si toutefois il est ouvert.

MINISTERE DE l’INTERIEUR

Depuis hier soir, le Ministère de l’Intérieur a annoncé des mesures fortes et depuis 12 heures, il est impératif de disposer d’une attestation dérogatoire de déplacement et d’un justificatif, pour chaque déplacement, y compris pour faire du sport.

Vous pouvez télécharger ces documents sur ces deux sites

Ministère de l’intérieur

Service-public.fr

ISPS Australian Women’s open : la 20ème d’Inbee Park !

Crédit : Golf Australia/ LPGA.com

Dire qu’il y a eu du suspense, pour la victoire, serait exagéré. En revanche, ce 4ème tour a permis de faire vibrer les passionnés et notamment les français. Cette édition de l’Australian Women’s Open célèbre le retour, au plus haut niveau, d’une grande championne, mais pas seulement !

Faut-il attribuer, au dérèglement climatique, cette météo atypique, en cet été australien, où est-ce simplement une humeur passagère, de la planète, dans le cadre d’un cycle normal, affectant également la France ? Toujours est-il que le vent a succédé à la sécheresse dévastatrice, sur les terres australiennes et qu’il a joué un rôle, très important, depuis deux semaines. Avec une moyenne de 35 km/h, le vent fut, tour à tour, un atout comme une pénalité, stoppant ou poussant les balles, loin de la cible. Il fallait être particulièrement calculateur et patient, pour bien jouer son golf, à Adelaïde, et plus encore dans cette dernière journée. Beaucoup de joueuses sont parties à la faute, sur le trou n°1, concédant un bogey. D’autres ont trouvé un Par et rares sont celles qui ont pu signer un birdie. L’américaine Amy Olson est de celles-ci. 10ème, à –8, après 3 tours, celle qui acquit ses lettres de noblesses, sur le parcours d’Evian et conquit le cœur des français, s’est bien battue pour revenir au score, dans cette dernière journée. Un aller vierge de bogey lui permettait de se placer dans le Top 5, et de perturber les pronostics. Quand Inbee Park et Ayean Cho entraient en piste, Olson n’était qu’à 4 coups des leaders. Mais rapidement, tout le monde compris qu’Inbee Park, et sa régularité légendaire, ne serait pas rejointe, sauf scénario catastrophe. Ce sont donc les places d’honneur qui ont focalisé toute l’attention, avec, au centre, deux françaises.

Perrine Delacour pas loin du playoff

Indiscutablement, les françaises Céline Boutier et Perrine Delacour ont apporté se souffle de fraîcheur qui manquait dans le cœur des passionnés, sur le LPGA Tour. Sauf archives exhumées, personne n’a conservé le souvenir d’un leaderboard pris d’assaut, par deux françaises, sur le circuit mondial, au minimum depuis ces dix dernières années. Classées 4ème au départ de ce dernier tour, à –10, Delacour et Boutier pouvaient rêver plus haut. Et notamment Perrine Delacour qui, après son année sur le Symetra Tour et toute la maturité mentale qu’elle a acquise, a bien failli créer la surprise, en revenant sur les talons d’Inbee Park. Et le calcul est simple. Après un aller entre birdie et bogey, qui lui fit faire du surplace, Perrine Delacour, qui signa, en 2017, une carte de 62, lors de feu le Manulife LPGA Classic, passa la vitesse supérieure, dès le trou n°11. Deux birdie à la suite lui offraient l’ambition de tutoyer la seconde place, et de revenir dans le sillage d’Inbee Park. Mais voilà, le green du 14 allait lui réserver une mauvaise surprise. Avec une belle pente, à sa gauche, ce green se devait d’être attaqué très proprement. Malheureusement, la balle de la française roula du mauvais côté et termina sa course, en contre bas. Ce qui semblait être un coup d’école, se transforma en cauchemar. Au premier chip, la balle heurta le bord du plateau et revint dans les pieds de la joueuse. Idem au second coup. Agacée mais pas démunie, Perrine Delacour opta pour un coup roulé qui plaça,enfin, la balle sur le green. Restait un putt pour sauver le double bogey. Malheureusement, la française, malgré une ligne bien étudiée, et son putter magique, ne parvint pas à rentrer la balle et la sanction fut lourde. Trois coups de perdus sur ce trou et tout le bénéfice d’un travail mené depuis le trou n°9. Sans cela, avec un Par, au maximum, Perrine Delacour était en course pour inquiéter l’ancienne n°1 mondiale. Mieux encore, en refaisant le match, un birdie lui aurait permis de sortir du 18, à –14, et de jouer son premier playoff, sur le LPGA Tour. Faisant preuve d’un mental solide, Perrine Delacour est allée chercher deux autres birdie (15 et 16) pour quitter l’Australie, avec son meilleur résultat, depuis le Kingsmill, en 2015. La française a prouvé qu’elle est de retour sur le circuit, plus forte qu’elle ne l’a jamais été, tant techniquement que mentalement et les espoirs d’une nouvelle victoire, chez les bleues, flottent dans tous les esprits.

Mais la victoire peut également passer par Céline Boutier, cette année, qui a encore réalisé une belle semaine et fait preuve, elle aussi, d’une grande détermination. Malheureusement, sa journée ne s’est pas aussi bien déroulée que celle de Perrine Delacour et, par comparaison, on a un peu le sentiment de voir une carte de 4ème tour, de Karine Icher, ces dernières années. Beaucoup de Par, un rare birdie et quelques bogey. Des balles un peu loin du mat, de longs putt à négocier et une carte de 75 pour une sixième place. Néanmoins, le drapeau tricolore flotte, doublement, dans le Top 10 du leaderboard, et la saison ne fait que débuter. Tous les espoirs sont permis, pour nos féminines, cette saison, qui seront rejointes par Karine Icher et Céline Herbin, très prochainement. A charge, à ces dernières, de nous faire rêver aussi bien que Perrine Delacour et Céline Boutier.

Un champ 2020 qualitatif

Elle sera disputée cette saison 2020, si l’on en juge par ce qui s’est déroulé en Australie. Les conditions météorologiques ont poussé les joueuses à se surpasser et à jouer, encore plus, avec leur tête. Outre l’inoxydable Cristie Kerr, qui, après une année 2019, un peu terne, a réalisé la performance de cette dernière journée, en jouant 69, Marina Alex, Yu Liu, Mi Hyang Lee, Jodi Ewart-Shadoff ou encore la jeune Ayean Cho, ont démontré que les écarts se resserrent de plus en plus, sur les plans techniques et stratégiques. Les cartes sont basses et plus que jamais, pour briller sur le LPGA il faut signer du birdie, à chaque tour. Regardée avec beaucoup de curiosité, la sud-coréenne Ayean Cho n’a laissé personne indifférent tant son jeu est solide même s’il n’est pas le plus long. Pouvait-elle l’emporter ce dimanche ? Évidement ! D’autres l’ont fait avant elle. Reviendra-t-elle sur le LPGA Tour ? Ce n’est pas impossible tant elle dispose des qualités pour y faire carrière. Pour l’heure, ce qui compte, c’est ce qu’elle laisse. Le souvenir d’une joueuse heureuse de pratiquer son sport et le fait qu’il est possible d’atteindre la performance, autrement qu’en ayant le visage fermé. Ce nirvana golfique, si souvent expliqué et tellement difficile à atteindre.

Attention à Marina Alex, cette année. L’américaine est en progrès, et son duel en Solheim Cup, face à Suzann Pettersen, lui a forcément renforcé son mental. Reste pour elle à se montrer plus précise, au putting, point qui lui a été fatale, dans ce dernier tour, pour aller chercher Inbee Park. Son double bogey, sur le 1, a pesé sur sa partie, et sa longue traversée du désert, entre le 3 et le 16, n’a pas permis à l’américaine, d’envisager mieux que cette 4ème place qu’elle partage avec Yu Liu. La chinoise, caddeyée par son père, cette semaine, persiste et signe en haut d’un leaderboard. De quoi la désigner, très prochainement n°1 des joueuses chinoises, devant une Shanshan Feng qui a moins bien occupé la scène mondiale, depuis deux ans.

Belle victoire d’Inbee Park, qui surclasse, un fois encore, toutes ses camarades du circuit et qui, en plus d’être la ligne des objectifs qu’elle s’est fixées, renoue avec la victoire et prend la tête de la Race to CME. Inbee Park n°1 d’un classement, du déjà vu qui peut signifier un retour, au sommet de la hiérarchie mondiale, de la joueuse du sud-coréenne.

Le classement final ici

ISPS Australian Women’s open : les départs et les positions de drapeaux du 4ème tour

Deux françaises sont en très bonne position pour remporter la victoire, demain matin, en Australie, sur le parcours du Royal Adelaïde Golf Club, mais Inbee Park est leader et fait figure de favorite.

Heure française

  • 01h29 : Nelly Korda – Wei-Ling Hsu
  • 01h38 : Azahara Munoz – Giulia Molinaro
  • 01h43 : Jodi Ewart-Shadoff – Lizette Salas
  • 01h52 : Peiyun Chien – Xiyu Lin
  • 02h05 : Hee-Young Park – Jillian Hollis
  • 02h15 : Hannah Green – Ally McDonald
  • 02h25 : Mi-Hyang Lee – Ashleigh Buhai
  • 02h35 : Stephanie Meadow – Nicole Broch-Larsen
  • 02h45 : Pornanong Phatlum – Amy Olson
  • 02h55 : Brittany Altomare – So Yeon Ryu
  • 03h05 : Christina Kim – Madelene Sagstrom
  • 03h15 : Elizabeth Szokol – Yu Liu
  • 03h25 : Céline Boutier – Maria Fassi
  • 03h35 : Perrine Delacour – Marina Alex
  • 03h45 : Ayean Cho –Inbee Park

La liste des caddies

La liste des caddies est celle communiquée par la LPGA. Elle est reproduite selon les informations fournies.

A noter que Carlos Lopez, le caddie de Céline Boutier, en 2019 est sur le sac de Nicole Broch-Larsen. Duncan French (ex Michelle Wie et ex caddie de l’année) caddeye sa copine Christina Kim. Jan Meierling (caddie de Perrine Delacour en 2018) est sur le sac de Stephanie Meadow. David Poitvent, caddie régulier de Moriya Jutanugarn en 2018 et de Xiyu Lin en 2019, est sur le sac de Wei-Ling Hsu. Jesus Mozo, frère de Belen Mozo, caddeye Mi Hyang Lee.

ISPS Australian Women’s open : Une chance de victoire française ?

Physionomie captivante que ce classement du 30ème Australian Women’s open où deux françaises sont dans le Top 5, avec une ex numéro 1 mondiale, en tête, une joueuse invitée, en seconde position et quelques jeunes talents qui complètent le Top 10 entourées de joueuses d’expérience. Si Inbee Park est favorite, tous les scenarii restent possibles et une victoire française n’est pas à exclure.

La reine Inbee Park, élue joueuse de la décennie, est-elle de retour au plus haut niveau ? La question est plutôt de si elle a un jour était loin du haut niveau. Car au regard de la période où elle s’est retirée du circuit, sa saison 2019, jouée partiellement et son retour sur le circuit, en cette année olympique, il semble qu’Inbee Park soit, en réalité, un pur talent du golf, capable de s’octroyer des périodes de repos et de revenir en compétition avec la capacité d’atteindre ses objectifs. Et deux éléments sont ses atouts. Son mental et sa technique de swing, la plus simple et la plus efficace. Pas de concours de drive, pas de recherche de puissance, pas de superficialité sur les réseaux sociaux, Inbee Park est sans aucun doute la meilleure parce qu’elle vit ce qu’elle est et qu’elle ne cherche pas à en faire trop.

C’est donc une personnalité à part, en phase avec elle-même, parfois dans le doute, toujours humble, qui mène ce tournoi avec 3 coups d’avance et une 3ème carte de 68, ponctuée de 2 bogey et de grands coups de golf. Notamment au putting, le point fort d’Inbee Park. Mais nul ne peut soutenir que sans putting il est possible d’être un grand joueur de golf. Car la finalité réside bien dans le fait de mettre une balle dans un trou, pour marquer le point. Tout se passe autour et sur les green et c’est bien ce qui fait d’Inbee Park, une joueuse exceptionnelle.

Mais derrière, une autre sud-coréenne ne lâche rien. Il s’agit de Ayean Cho, 19 ans, pensionnaire du KLPGA, invitée pour l’occasion. Dans des conditions de jeu qui restent difficiles, Cho s’est surtout appliquée à rester patiente malgré un vent qui rend chaque coup de golf difficile à maîtriser. Ayean Cho est partie à la faute deux fois, sur le 5 et le 6, puis s’est ressaisie, pour clôturer par deux birdie, sur le 17 et le 18. Demain, elle s’élancera en compagnie d’Inbee Park et cela ne l’effraye guère. « Je vais rester humble sur cette opportunité de jouer avec elle » a déclaré Cho qui ne cherche pas uniquement à gagner mais à prendre de l’expérience pour les mos à venir. Et c’est peut-être cet état d’esprit qui peut lui permettre de s’imposer.

Deux françaises à la chasse !

Peut-on dire que voir deux françaises en 4ème position d’un tournoi du LPGA Tour est historique ? Rien n’est moins sûr car il faudrait consulter les archives pour en avoir le cœur net. Cependant, si de tels faits ont existé, ils sont si anciens que chacun à l’impression, au moins pour les dix dernières années, qu’une telle situation est une première. Toutes les deux formées aux Etats-Unis, Perrine Delacour et Céline Boutier sont de cette génération qui bénéficie de toutes les évolutions mentales et techniques que le golf a produit, ces dernières années. Jeunes, déterminées, elles ont enfin touché du doigt ce que beaucoup, avant elles, rêvaient. Les deux françaises ont réalisé une démonstration de leur talent en revenant d’une position arrière pour se positionner dans le Top 5 mais aussi avec un handicap de coups si faible, qu’elles sont regardées comme de possibles vainqueurs. 24ème la veille, Perrine Delacour a réalisé une journée digne des grandes championnes. Un score de –6 et la carte la plus basse de ses trois tours. Son atout semble être ce putter que Christina Kim lui a offert et qui semble répondre à ses attentes, si l’on en juge les putt, parfois compliqués à négocier, qu’elle a rentré, soit pour birdie soit pour sauver le Par. Quant à Céline Boutier, si elle réalise bien moins de birdie que sa compatriote, son mental lui a permis de se débarrasser de ce bogey, concédé en début de partie, et dont elle reconnaît qu’il est consécutif à une grosse erreur. Tout comme sur le 17 où elle aurait pu jouer un birdie. Mais hormis ces deux coups, elle est très satisfaite de son jeu et espère pouvoir réaliser un dernier tour le plus bas possible.

Au final, Perrine Delacour et Céline Boutier sont en compétition pour tenter de décrocher une victoire, ce dimanche, et nous sommes que plus heureux.

Américaines et australiennes se débattent

Une semaine encore compliquée pour les américaines qui peinent à aligner leurs meilleures joueuses, classées au ranking mondial. Malgré un état léger état grippal, c’est Marina Alex qui porte le mieux le flambeau du nouveau continent. Elle se maintient avec une nouvelle carte de 70 mais ne parvient pas à rassurer en réalisant une performance à la Inbee Park ou à la Perrine Delacour. Difficile, donc, de se prononcer sur ses chances de succès, ce dimanche bien que la régularité soit la meilleure arme du golfeur. En revanche, une qui est en pleine résurrection, c’est Christina Kim. Après un régime, à la fois salutaire et aux effets surprenants, l’américaine joue, enfin, dans un Top 10 et aligne une belle carte de 68, pour ce 3ème tour. Désormais à –8, Kim est à un coup de Sagstrom qui reste la suédoise en forme de ce début de saison. Enfin, Elizabeth Szokol, pour sa seconde année sur le Tour, a fait sensation, ce samedi, en signant deux eagle pour une carte de 70. En plus de pointer en 8ème position, elle intègre le prestigieux classement des joueuses ayant réalisés le plus d’eagle dans le saison. Quant aux australiennes, cet édition de l’Open ne leur est pas favorable. 14ème, Hannah Green est la mieux placée des joueuses autochtones. Robyn Choi et Minjee Lee sont 39ème, à –3, Katherine Kirk 74ème à +2 en compagnie de Karis Davidsons. Quant à Karrie Webb, la quarantaine bien sonnée, elle semble appartenir à un autre temps et sa présence relève plus de symbolique pour celle qui n’aura jamais été n°1 mondiale, malgré son immense talent.

Retour, dimanche matin, en Australie, pour suivre le dernier tour de cet Australian Women’s open, avec enthousiasme, dès 5h du matin, sur Golf Channel, en compagnie de Hervé Marqués et de Joanna Klatten.

Le classement provisoire ici

ISPS Australien Women’s Open : Inbee Park co-leader !

Le second tour de cette 4ème épreuve a livré son verdict. Les 68 premières joueuses défendront leurs chances, sur les deux journées restantes et Inbee Park a repris la main, en revenant à égalité de score, avec une surprenante Jodi Ewart-Shadoff.

C’est une année olympique et cela se voit, sommes-nous tentés de dire, au vu des résultats que l’ancienne n°1 mondiale, a affichés. Malgré le vent, qui souffle toujours assez fort, avec prés de 30 km/h, en rafale, Inbee Park n’a pas concédé un seul bogey. Ce qui ne veut pas dire, pour autant, qu’elle n’a pas commis de faute. Mais le fait est que sa carte est vierge de bogey et qu’avec 4 birdie, elle est désormais classée à –10. A ses côtés, la britannique Jodi Ewart-Shadoff, qui continue de briller, en tête. Malghré deux bogey, la joueuse de Solheim Cup affiche une belle carte, parsemée de birdie. Partie du 10, Ewart-Shadoff a bien corrigé le tire, après être partie à la faute, deux fois de suite, sur le 11 et le 12. Les deux birdie sur le 17 et le 18, démontrent que la joueuse était parfaitement concentrée sur son sujet et que ce parcours ne lui pose que peu de problème. Après Sagstrom, Ewart-Shadoff est la joueuse en course pour accrocher une première victoire en carrière, cette saison.

Mais la joueuse qui étonne et qui fait sensation, depuis le début de ce tournoi, c’est la jeune américaine, Jillian Hollis. Deux fois vainqueur chez les amateurs tout comme sur le Symetra Tour, 6 Top 10 en 2019 et une 5ème place au classement annuel, l’américaine, issue de l’université de Georgie, qui fêtera ses 23 ans, en mars, est restée dans la même dynamique que la veille. Une carte vierge de bogey et 4 birdie, lui permet de rester dans le haut du classement, à 1 coup des leader, soit –9 total.

Derrière elle, une sud-coréenne, du KLPGA, qui bénéficie d’une invitation sponsor, se maintient, également, avec une seconde carte de 69 pour un score de –8 total. Un score et une place qu’elle partage avec Marina Alex, qui ne serait pas au mouex de sa forme mais qui résiste bien. Jusqu’à quand ?

Du côté des françaises, les nouvelles sont bonnes puisque Céline Boutier est revenue dans le groupe de tête, en 6ème position, à –7 total, tandis que Perrine Delacour reste légèrement en retrait, mais passe le Cut, haut la main, avec un score de –4 total et une carte de 70, sur un Par 73. La n°1 du Symetra Tour 2019 ponctue sa carte de 4 bogey, 5 birdie et surtout, un eagle sur le Par 5 du 17. La française occupe désormais la tête du classement des joueuses ayant signé le plus d’eagle, cette saison. Une bonne nouvelle pour le golf féminin français qui, avec les performances de Pauline Roussin-Bouchard et celles de Céline Boutier, depuis 2019, sur le LPGA, bénéficie d’une meilleure visibilité, au niveau mondial.

Notons que Madelene Sagstrom est, cette semaine encore, dans le Top 10 avec Liu Yu et Mi Hyang Lee, mais aussi la mexicaine Maria Fassi, qui fait son chemin, sur le plus haut circuit féminin mondial.

Quant au Cut, il élimine quelques têtes d’affiches comme Lydia Ko, qui ne parvient plus à occuper la scène mondiale depuis plus de trois ans, Su Oh, Jennifer Song, Karrie Webb et Sarah Jane Smith, les deux australiennes, ou encore Caroline Masson et Morgan Pressel.

Ce Cut démontre que le niveau de jeu, sur le LPGA Tour, est de plus en plus haut et qu’il est de plus en plus difficile de se frayer une place, dans le Top 70. Et la nouvelle génération qui n’attend plus le nombre des années, pour faire des résultats, participe, pour beaucoup, à cette sélection, après deux tours.

Retour demain matin, dès 5h, pour suivre le 3ème tour de cet Open Australien, où Nelly Korda, 24ème, est très loin d’espérer conserver sa couronne.

Le classement provisoire ici