KPMG Irish Women’s Open : Alexander, la patronne du LET !

La Sud-africaine Casandra Alexander domine cette saison et cette victoire s’inscrit dans une logique progression de son niveau de jeu.

En début de saison, on pensait voir la Française Agathe Laisné dominer cette saison du Ladies European Tour, grâce à son expérience du circuit américain, et c’est finalement la Sud-africaine, actuelle leader de l’Ordre du mérite, qui domine la saison et qui vient de remporter une très belle seconde victoire, en carrière.

C’est avec des conditions météorologiques bien plus favorables que s’est déroulé ce dernier tour. Bien que la fin de journée fut interrompue par un orage, et que c’est sous une pluie fine que les derniers trous ont été joués. Cependant, cela n’a pas modifié le cours de ce tournoi, puisque le leader de la veille avait réussi à maintenir son avance. Pourtant, tout ne débuta pas très bien pour la joueuse de 27 ans, né à Johannesbourg, un 13 août. Elle débutait sa journée en concédant deux bogey, dès le premier trou, en partageant sa partie avec la Tchèque Sara Kouskova et la Suédoise Kajsa Arwefjall. Débutant sa journée avec le score de –15, soit trois coups de retard sur Alexander, la Tchèque de 27 ans concédait un bogey sur le Par 3 du trou n°2, ce qui l’empêchait de profiter pleinement des déboires du leader.

De son côté, la Suédoise de 26 ans, Kajsa Arwefjall, alignait un birdie sur le trou n°1, et un second sur le Par 5 du trou n°3, quand Alexander et Kouskova ne trouvaient qu’un Par.

L’Irlandaise Leona Maguire progressait, elle aussi, tout comme la Suédoise Corinne Viden. On crut, alors, que ce dernier tour allait, une fois encore, nous servir un scénario relativement classique, où le leader s’effondre dans le dernier et qu’un outsider sort du bois pour s’imposer sur le fil. Ce scénario flotta dans les esprits un petit moment, car une autre Suédoise, Louise Rydqvist, commença à remonter dans le classement. Par ailleurs, la Finlandaise de 35 ans, Noora Komulainen, qui décrochait sa première cette année – enfin ! – après être passée professionnelle il y a 13 ans, jouait –6 pour la journée, et allait s’offrir une seconde place provisoire, avant de terminer 3e, à –16. Ainsi, les nouvelles conditions de jeu, avec un parcours plus sec, réussissaient à certaines et freinaient la progression d’autres. Tout était donc envisageable, y compris un playoff.

Mais après 10 trous, Alexander avait remis les pendules à l’heure. Elle restait maître de son jeu et du classement, en ayant aligné trois birdie, du trou n°5 au trou n°7, et elle venait de passer à –20 sur ce green du Par 5 du trou n°10, où Kouskova y signa son premier birdie du jour, alors que Arwefjall concéda le Par.

Le classement provisoire était donc le suivant, Alexander était en tête avec le score de –20, devant Komulainen (trou n°12), Leona Maguire (trou n°11), Kajsa Arwefjall (groupe Alexander) et Sara Kouskova (groupe Alexander) avec le score de –15.

Corinne Viden suivait avec le score de –14 devant Louise Rydqvist à –13, qui jouaient dans le même groupe et qui étaient au trou n°11.

Mathématiquement, même avec cinq coups d’avance, Alexander pouvait encore perdre ce tournoi, en commettant des fautes et parce que les autres joueuses pouvaient rentrer plus de birdie qu’elle.

Après 14 trous, Alexander restait en tête, avec le score de –19, en ayant concédé un bogey sur le trou n°12. Komulainen était au 18, après une brillante journée qui restait à –6, tandis que Arwefjall et Kouskova occupaient la 3e place, avec le score de –16, laissant penser que l’une des deux allait remonter sur la Sud-africaine. Mais c’est lorsque ce dernier groupe se trouva sur le fairway du trou n°15, peu avant 16h00 en Irlande (17h00 en France), que les commissaires actionnèrent la corne de brume, et que toutes les joueuses furent priées de rentrer au club house. La réalisation eut la délicatesse de nous montrer la fin de chaque trou, dont le groupe de Maguire comportant Viden et Rydqvist qui restaient 5 coups derrière Alexander, et un coup derrière l’irlandaise.

L’orage progressa et la pluie s’abattit sur le parcours durant plus de quinze minutes. Peu après 16h15, le jeu reprenait et Alexander en profita pour attaquer le green du 15, plus souple, et rentrer un nouveau birdie lui permettant de revenir à –20. Kouskova rentrait, elle aussi, un birdie sur ce trou, lui permettant de passer à –17 et de maintenir son retard de trois coups sur la Sud-africaine. Alors que Arwefjall ne trouvait que le Par. La Suédoise qui manquait d’audace au putting et qui avait du mal à jouer au plus près des mats.

La fin de ce tournoi allait être intelligemment gérée par Casandra Alexander, qui mesura le risque sur un parcours nouvellement humide, qu’elle avait bien géré, depuis trois jours, avec ce type de condition. Kouskova fit de son mieux pour tenter d’améliorer son score, alors que Arwefjall perdit un peu pied sur les deux derniers trous. Et au 18, alors que Casandra Alexandra trouva le green, de justesse, avec une pièce d’eau juste avant, la Suédoise jouait un peu trop court et voyait sa balle terminer dans l’eau. Sara Kouskova eut plus de chance en se retrouva dans le bunker, sous le green. A noter que la Tchèque et la Suédoise choisirent une ligne de jeu plus agressive, en jouant directement vers le mat.

Contrainte de réaliser un drop, Arwefjall joua le mat, mais malgré l’humidité, sa balle rebondissait et sortait dans le rough, au-delà du green. Celle de Kouskova resta au fond du green, alors que le putt d’Alexander, avec de la pente, un devers et un plateau à négocier jusqu’au mat, envoya sa balle au fond du green, en passant à côté du trou.

Kajsa Arwefjall, avec un chip à presque 10 mètres du trou, semblait promise à concéder un bogey. Mais la pétillante Suédoise trouva la ligne idéale et sa balle roula jusque dans le trou, sauvant son Par et créant un moment magique à quelques minutes de la fin de ce tournoi. Kouskova joua un excellent putt, mais elle manquait de chance en voyant sa balle s’arrêter net au bord du trou. Il manquait quelques millimètres de rotation pour que la balle ne s’effondre dans le trou. Finalement, Alexander assura deux putt et termina cette journée avec ce score de –20 qu’elle avait su préserver sur les trois derniers trous.

Après avoir intégré le LET, en 2020, disposant d’un premier parcours sur le Sunshine Ladies Tour, la Sud-africaine décrochait sa seconde victoire sur le circuit européen féminin, après celle obtenue l’an dernier, ironie du sort, au Tipsport Czech Ladies Open, remporté cette année par Noora Komulainen, qui se classe 3e de cette étape irlandaise.

La Sud-africaine de 27 ans égale le nombre de victoires de sa rivale du jour, la Tchèque Sara Kouskova, et affirme un peu plus sa domination du circuit féminin européen, avec 754,28 points d’avance sur la canadienne Anna Huang, qui joue, cette semaine, sur le LPGA Tour.

« Je suis vraiment aux anges », a déclaré Alexander. « Cette victoire est vraiment spéciale. D’abord parce que c’est un événement particulier. Ensuite, parce que j’ai presque l’impression que cette seconde victoire est importante que la première, et elle prouve que ce n’est pas un coup de chance », ajoutait-elle. Puis elle reprit : « je suis ravie d’avoir réussi à l’emporter. C’est aussi la première victoire de Doug (son caddie), à mes côtés. Alors je suis vraiment très fières de lui. J’ai hâte de rentrer à la maison et de fêter ça avec mes amis et ma famille ». Casandra Alexander qui exprime également des ambitions très fortes pour la fin de cette saison : « l’ordre du mérite est mon objectif principal. Et le meilleur moyen d’y parvenir est de gagner des tournois. C’est ce que j’essaie de faire ».

De son côté, Sara Kouskova déclara : « c’était une semaine formidable. J’adore revenir en Irlande et réaliser un bon score ici. Ce fut phénoménal. L’ambiance est incroyable avec les supporters . Je suis fière de notre performance cette semaine. Je vois bien tous les coups que j’ai manqués, mais Casandra est une joueuse exceptionnelle. Elle méritait amplement cette victoire ».

Herbin et Lau améliorent

Les deux Françaises Céline Herbin et Lois Lau, dont 19 ans les séparent, ont amélioré leur position en jouant sous le Par, dans ce dernier tour. Lau a joué 68 et Herbin 70, ce qui les classent à la 30e place, avec le score de –6. En revanche, Agathe Sauzon a encore eu du mal à jouer sur ce parcours. Elle réédite une carte de 75 et termine 59e à +5.

Prochain tournoi du LET, après la Solheim Cup, en Espagne, pour la Sella Open, du 17 au 20 septembre.

Le classement final => ICI

FM Championship : Yin surgit en tête !

Pendant que les joueuses du LET sont sous la pluie, celles du LPGA Tour évoluent encore dans un climat très estival. Malgré des green qui se sont raffermis au point de perturber un peu les joueuses, les scores ont continué de se situer sous le Par et les leader de la veille ont eu beaucoup de mal à tenir leur rang.

Au sud de Boston, à proximité de la ville de Norton, qui est sans lien avec un célèbre anti-virus informatique et une aussi célèbre marque de motos, l’été continue de dérouler sa douceur et les joueuses qui ont réussi à franchir le Cut évoluent loin de la grisaille et de l’humidité qui accompagnent les joueuses du circuit européen féminin, depuis jeudi.

Leader la vielle, Allisen Corpuz et Miyu Yamashita ont connu une journée bien plus compliquée que celle de Hyo-Joo Kim, qui n’a perdu qu’une place. L’Américaine de l’équipe de Solheim Cup a concédé trois bogey et un double contre trois birdie, reculant de deux coups, et de cinq places. La voici 6e à –7, avec six coups de retard sur le nouveau leader, la Chinoise Ruoning Yin.

Quant à la Japonaise, vainqueur la semaine dernière, elle est douzième à –6, avec une autre Américaine du team Solheim Cup, Rose Zhang, et les Sud-coréennes Narin An et Hae Ran Ryu. Yamashita qui a débuté par deux bogey, avant d’en concéder un troisième sur le Par 5 du trou n°7, la faisant passer, en sortant de l’aller, du score de –9 à celui de –6 avant de descendre un peu plus dans le classement, à cause d’un quatrième bogey sur le Par 3 du trou n°11. En fin de journée, elle rentrait deux birdie contre un dernier bogey, perdant la possibilité de se battre pour une troisième victoire, cette saison.

La lutte pour la première place s’est donc articulée entre Hyo-Joo Kim, seule survivante de la veille, en haut du leaderboard, sa compatriote Sei Young Kim, partie un peu plus tôt, et la Chinoise Ruoning Yin, qui évoluait un trou devant celui des leader de la veille. Disposant d’une heure d’avance sur le groupe de Allison Corpuz et Hyo-Joo Kim, Sei Young Kim se porta en tête du classement provisoire en sortant du trou n°14, après que Hyo-Joo Kim eut concédé un bogey sur le Par 3 du trou n°10. Peu avant, Sei Young Ki avait rentré un putt pour eagle, sur le Par 5 du 12, où Hyo-Joo Kim y trouva un birdie. Les deux Sud-coréennes se retrouvaient, alors, à égalité à la première place, avec le score de –11, devant la Chinoise Ruoning Yin, et un duo à –8 formé par Har ran Ryu et Lauren Coughlin, dont les européennes vont devoir se méfier dans moins de deux semaines.

Finalement, Sei Young Kim rentrait au club house avec le score de –11, en ne parvenant pas à rentrer son putt d’environ 1,50 mètres, au 18, qui devait lui permettre de signer un dernier birdie, et entrer en leader au club house.

C’est la Chinoise Ruoning Yin qui parvint à réaliser ce coup, lui offrant la place de leader, devant une Hyo-Joo Kim qui sauva plus de Par, après son dernier birdie au 12, qu’elle n’eut la possibilité de jouer le birdie. Manquant de précision pour aller chercher les mats, Hyo-Joo Kim s’est contenté d’une carte de 70, après son 67e de la veille.

Les trois joueuses de tête évolueront ce dimanche ensemble, ce qui devrait offrir un beau groupe spectacle pour clôturer ce tournoi. « Sur la première partie du parcours j’ai bien joué. Mais après le bogey du 10 et celui du 11, j’étais un peu moins bien », confia Hyo-Joo Kim, dont on a pu voir le regard, puisque d’ordinaire elle joue avec des lunettes de soleil d’un célèbre équipementier, qui a fait sa fortune dans le motocross et le surf, avant de se diversifier. « Mon putting ne fonctionnait plus aussi bien. Pour demain, je veux simplement être sûre de faire un bon job», expliquait-elle. Puis, elle ajoutait : « j’ai eu l’impression de ne pas vraiment atteindre les green. Donc je n’ai pas pu faire mieux. Je veux simplement m’assurer, demain, de pouvoir atteindre les green pour pouvoir réussir les putt ».

De son côté, Ruoning Yin expliqua : « je me suis contentée de jouer mon jeu. Je savais qu’aujourd’hui serait une journée difficile et que demain ce sera encore plus dur. Donc j’ai cherché à être patiente et à jouer mon jeu ». Quant à Sei Young Kim elle confia : « hier, après avoir terminé ma journée, j’étais un peu émue. J’avais de bonnes sensations, mais j’étais un peu déçue de mon score de +2. J’ai continué à y penser et à chercher comment mieux jouer. Et puis je crois que mes émotions m’ont donné un coup de fouet. J’ai enchaîné trois birdie d’affilée et j’ai commencé à mieux jouer. J’étais un peu plus émotive aujourd’hui et ça a joué en ma faveur ». Puis elle ajoutait : « les green de l’après-midi sont totalement différents. C’est difficile de sauver le Par après avoir manqué le green. Il faut s’habituer aux distances. Je joue mieux aujourd’hui et finir à 4,50 mètres ou 10 mètres du drapeau ça aide. La semaine dernière, au Canada, les green étaient très tendres lors des premiers tours du matin. Je pouvais attaquer le mat directement. Alors que si je joue comme ça ici, avec des conditions qui ont changé, le résultat n’est pas terrible. Je dois donc apporter quelques ajustements ».

Et des ajustements, beaucoup de joueuses ont besoin d’en faire. Hier, la Suissesse Morgane Metraux avait réussi l’exploit de signer une carte de 65, et dans ce moving day elle a joué un coup au-dessus du Par. Metraux a perdu deux places au classement, mais, surtout, l’opportunité de rester au contact du groupe de tête. Elle aussi accuse six coups de retard, qui risquent d’être difficiles à combler lors de la dernière journée.

En revanche, l’Américaine Jenny Bae se hisse à la 4e place, sans avoir réalisé une journée exceptionnelle. Elle signe trois birdie en concédant trois bogey, mais elle donne le sentiment d’avoir étoffer sa technique, depuis l’an dernier. A 25 ans, et rookie l’an dernier, Bae est l’une des joueuses montantes de ce circuit.

Huang et Deng reculent, Korda invisible !

S’il y a un point qui doit nous interpeller, en analysant les résultats des dernières semaines, c’est le fait que la numéro un mondial, Nely Korda, n’occupent plus le devant de la scène, comme en début de saison. Certes, elle termine 4e du British Women’s Open, mais elle a manqué le Cut de l’Evian Championship, elle a terminé 23e au Canada et elle évolue à la 49e place cette semaine, dans le Par. Est-ce une stratégie avant la Solheim Cup, pour tromper l’adversaire ou pour se préserver physiquement, où connaît-elle une baisse de régime qui doit nous alerter avant la fameuse confrontation entre les USA et l’Europe ? Nous devrions avoir un élément de réponse dès le 11 septembre, jour de deuil pour les Etats-Unis.

En revanche, les Canadiennes Anna Huang et Aphrodite Deng ne sont pas en mode économie d’énergie, cette semaine. Chaque coup compte pour elles, et le Top 10 final semble désormais très difficile à atteindre. En jouant 76, Huang a perdu 29 places, se retrouvant 43e à –1, tandis que Deng a gagné une place, passant de la 52e à la 53e, après une troisième journée en 73. Toutes les deux vont devoir affûter leur stratégie dans ce dernier tour, pour sortir de ce tournoi avec un meilleur résultat.

La chute de Nadaud

Franchir le Cut c’est bien, rester régulière c’est encore mieux. Ce samedi, la Française Nastasia Nadaud, qui va faire ses débuts en Solheim Cup, a vécu une journée compliquée en jouant +5, en concédant trois bogey à l’aller et trois au retour, pour un seul birdie rentré sur le Par 5 du trou n°7. Ce résultat négatif la jette dans le fond du classement, des joueuses ayant franchi le Cut, à la 53e place. Et même si l’on attend pas d’elle une première victoire cette année, ce sont de précieux point de Race to CME qui s’envolent. Ce recul de 34 places ne fait pas les affaires de la Française, actuellement projetée 77e de la Race. Une sortie du Top 80, en fin de saison ne pourrait pas lui assurer de jouer tous les tournois l’an prochain. Or, pour progresser sur le LPGA Tour, il est important d’avoir accès à tous les tournois, y compris les majeurs. Il faut espérer que Nastasia Nadaud pourra corriger le tir et glaner un ou deux coups dans ce dernier tour, pour tenter d’accrocher un Top 30.

Retour, ce soir, sur le TPC Boston, pour suivre la dernière journée d’un tournoi où rien n’est encore joué.

Le classement provisoire => ICI

KPMG Women’s Irish Open : Alexander toujours talonnée par Kouskova !

La Sud-africaine Casandra Alexander est proche d’un second titre sur le LET (Photo: Mark Runnacles/LET)

Après un moving day, dans la grisaille et la pluie, qui n’a conservé que deux des six Françaises engagées, c’est la Sud-africaine, leader depuis le premier tour, qui se maintient en tête, en étant talonnée par la Tchèque aux deux victoires, Sara Kouskova.

C’est une semaine de golf qui se déroule dans des conditions météorologiques difficiles, entre vent, pluie et éclaircies. Et lors de cet troisième tour, la pluie tomba si fort que le jeu fut interrompu durant plus de trente minutes. En tête depuis jeudi, la Sud-africaine, leader de l’Ordre du mérite, Casandra Alexander, continue de dominer le parcours et le champ de joueuses, tout en parvenant à aligner les cartes sous le Par. Après son remarquable 63 du premier tour, elle a enchaîné une carte de 66 puis de 69 ce samedi, tout en passant à côté de plusieurs opportunités de birdie. Mais quand on vise les bords de trou et que l’on râle après le green, on ne peut pas facilement corriger ses erreurs pour progresser.

Après un aller très bien négocié, comprenant quatre birdie et un bogey sur le par 4 du trou n°9, Alexander a eu du mal à maintenir le rythme à cause de la pluie qui a détrempé le parcours. « La journée a été un peu lente », déclara Alexander. «  La pluie a rendu les choses difficiles, sur et en dehors du parcours. J’ai raté quelques putt, mais ça reste une bonne performance. Je suis toujours en tête du tournoi, avant dimanche. Donc je n’ai pas à me plaindre », confiait-elle.

Derrière elle, la Tchèque Sara Kouskova a su limiter les erreurs, en ne concédant aucun bogey, tout en signant un eagle sur le Par 5 du trou n°7. Au retour, elle rentra un birdie sur le Par 5 du 10, puis un second sur le Par 4 du 15, avant de ralentir en alignant trois Par.

Les green étant très humides, toutes les joueuses ont vu leurs repères de putting se modifier. Et s’adapter à des green plus lents fut, parfois, perturbant. Dominée par Alexander, en accusant quatre coups de retard, après 16 trous, Kouskova profita d’une nouvelle erreur de la Sud-africaine, au putting, qui concéda un bogey pour redescendre à –18. Au 18, aucune des deux ne parvint à se placer en position d’eagle, et Kouskova frôla même la punition, quand sa balle recula sur le green, vers la pièce d’eau. Par chance, la tonte du prégreen stoppa sa balle, lui offrant un troisième coup en montée, et sous le mat, qui se termina par un Par. « Ce ne fut pas facile aujourd’hui, alors j’ai dû faire preuve de patience », a déclaré Kouskova, qui a terminé 12e du British Women’s Open. « Je n’ai rien à redire aujourd’hui. L’interruption de jeu a été assez rapide. Je me suis étirée un peu, puis j’ai rentré mon putt immédiatement (trou n°10). Ce n’était pas si mal. Je n’ai pas vraiment eu l’impression que le jeu s’était arrêté. J’essaierai de ne pas penser ai score d’Alexander, demain. Je vais simplement essayer de réaliser mon propre bon score », confia la joueuse Tchèque, double vainqueur sur le LET.

Trois Suédoises sont en embuscade. La première, Kajsa Arwefjall, à –13 et les deux autres, Corinne Viden et Louise Rydqvist, à –12. Arwefjall qui joue de mieux en mieux, depuis quelques mois, et qui était en lice pour la victoire, en Swiss, où elle s’effondra dans le dernier tour, terminant cinquième. A 26 ans, courant après sa première victoire, elle parfaitement bien géré cette journée, en trouvant quatre birdie à l’aller, et quatre au retour ainsi qu’un eagle, tout en concédant un seul bogey. Cette carte de 63 réalisée dans des conditions très difficiles, la met sur le même pied d’égalité que l’irlandaise Leona Maguire, qui a progressé dans cette journée, en réalisant le même score. « Honnêtement, je n’ai pas mieux joué aujourd’hui », déclara Maguire. « J’ai simplement rentré quelques putt de plus et j’ai été un peu plus près des trous. J’ai toujours l’impression d‘en avoir laissé quelques-uns, mais c’était une belle journée. On attendait de fortes pluies et on a eu de la chance par moments. C’était agréable de réussir autant de bons coups aujourd’hui », expliqua l’Irlandaise qui évoluera en Solheim Cup, cette année.

Autres performances, celle de la Néo-zélandaise Amelia Garvey, et l’Allemande Patricia Isabel Schmidt, qui ont joué 65. L’Allemande s’est élancée du Tee n°1 à 08h34, tandis que la Néo-zélandaise a pris son départ à 08h10, dans le premier groupe. Les deux joueuses sont 15e à –7, et elles peuvent espérer terminer dans le Top 10, demain soir.

Herbin toujours meilleure Française, mais loin de la tête !

C’est extrêmement pénible, quand on est Français et que l’on doit traiter l’information du Ladies European Tour, de l’Epson Tour et du LPGA Tour. Car les Françaises sont majoritairement peu souvent aux avants postes, et certaines d’entre elles ont vraiment du mal à franchir les Cut. Sur le LET, nous le savons, ce n’est pas en passant professionnelle à 25 ans ou 26 ans, avec un niveau de golf tout juste suffisant pour flirter avec le Top 100 ou le Top 150 de l’Ordre du mérite, tout en rêvant de jouer sur le LPGA Tour dans l’espoir de remporter un tournoi majeur, que l’on peut faire une carrière digne de ce nom. Lucie Malchirand n’a joué que trois tournoi cette année, et est dernière de l’Ordre du mérite, tout en s’étant donné les moyens de consacrer beaucoup de temps à son entraînement, dès l’âge de 13 ans, en suivant des cours à distance. Vanessa Bouvet est à peine mieux classée à 27 ans, en étant régulièrement reléguée sur les listes d’attentes des tournois. Et elle a gagné moins d’argent, cette année, qu’un chômeur au minimum social. Emie Peronnin cherche toujours une première victoire, à 31 ans, après huit ans de circuit pro. Charlotte Liautier n’a franchi que deux Cut en dix départs cette saison, et on pourrait égrener cette liste longtemps que l’on aurait du mal à trouver des signes de performances chez toutes ces joueuses tricolores. Et certaines gagneraient probablement mieux leur vie en enseignant avec des droits de tapis.

Hormis Agathe Lainsé qui a fait un retour remarqué en Europe, en signant deux victoires cette année, tout en ayant été seconde de l’Ordre du mérite, jusqu’à ce qu’elle soit dépassée par la Canadienne Anna Huang, 17 ans, et l’Australienne Kelsey Bennett. Et Céline Herbin, qui, à 43 ans, est régulièrement là pour offrir à la France une présence dans le leaderboard, grâce à sa solide expérience acquises sur le LPGA Tour. Et c’est encore elle qui est la mieux classée, cette semaine, avec le score de –4. Manifestement, la période de rodage dont elle faisait état, ces dernières semaines, a pris plus de temps que prévu, et elle joue, enfin, sous le Par avec l’espoir de faire encore mieux lors de cette dernière journée. A l’aise quand les conditions de jeu sont délicates, Céline Herbin nous laisse l’espoir d’une progression au leaderboard, lors de la dernière journée.

Jouant sa seconde saison avec un statut professionnel, Lois Lau se débrouille un peu mieux que la majorité de ses compatriotes, en ayant franchi un sixième Cut, cette année, pour onze départs. Agée de 24 ans, la sociétaire du golf de Fontainebleau est 42e à –2, après trois tours, en ayant réussi à jouer les deux dernières journées un coup sous le Par. Enfin, Agathe Sauzon a franchi le Cut, mais elle n’est pas du tout à l’aise en Irlande, après un premier tour en –1, elle a joué dans le Par au second tour et s’est effondrée dans lors de ce moving day, en rendant une carte de 75. Et, elle aussi, à 34 ans, dix ans après être passée professionnelle, elle rencontre d’importantes difficultés à franchir les Cut.

Mais, pour prendre la défense de toutes ces joueuses, le niveau sur le LET est bien plus faible que sur l’Epson Tour et le LPGA Tour. Il suffit de voir comment les joueuses du LPGA Tour, lorsqu’elles viennent participer à un tournoi de type Aramco ou PIF, obtiennent de meilleurs scores.

Cependant, ces échanges ont permis de créer un électrochoc mental et technique depuis quatre ans, et l’on voit que des joueuses comme Casandra Alexander, Mimi Rhodes, Chiara Tamburlini, Sara Kouskova ou Olivia Cowan ont réussi à élever leur niveau de jeu, afin de se donner une chance de traverser l’Atlantique, pour faire évoluer leur carrière. Mais le talent, ne s’achète pas. Et parfois, même en s’entraînant très dur la progression peut être très faible. Quoi qu’il soit, il manque dans les rangs du golf féminin Français, sur le circuit européen, des joueuses du niveau d’une Anna Huang, d’une Aphrodite Deng ou d’une Yana Wilson et d’une Kiara Romero, qui sont performantes, depuis leur plus jeune âge, au plus haut niveau mondial.

Retour, demain, sur la chaîne YouTube du Ladies European Tour, à partir de 15h00, pour suivre cette dernière journée, avec l’espoir que les trois Françaises, encore en jeu, réussissent à nous surprendre.

Le classement provisoire => ICI

FM Championship : Yamashita encore leader, avec Corpuz et H.-J Kim !

Corpuz, Kim et Yamashita se placent en tête, ex aequo, et la Japonaise reste en forme d’une semaine à l’autre.

Après deux tours, sur ce parcours qui est joué pour la troisième année consécutive, et à l’approche de la Solheim Cup, quelques têtes d’affiche ont quitté la compétition sans jamais avoir joué sous le Par. En revanche, parmi les leader, se trouvent des vainqueurs de tournois de la saison.

La météo reste clémente sur le LPGA Tour, et le vent fut peu présente. La stratégie a encore été un élément déterminant sur ce parcours où il facile de se retrouver avec une balle piégée dans un bunker. Mais les green ont également posé des problèmes et l’on a vu de nombreuses balles passer au bord des trous.

Vainqueur la semaine dernière, la Japonaise Miyu Yamashita est encore dans le haut du leaderboard, partageant la première place avec la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, qui a remportait, elle aussi, deux tournois cette année. L’Américaine Allisen Corpuz, qui est également sélectionnée dans l’équipe de Solhiem Cup, complète ce groupe. Toutes les trois, elles ont signé un score de –9, mais c’est la japonaise qui a réalisé le score le plus bas. Une carte de 65 jouée au première tour, lui ayant permis de se placer immédiatement à la seconde place, derrière Sei-Young Kim, grande animatrice du tournoi au Canada.

Allisen Corpuz, qui termina 4e de la première édition, déclara : « ce parcours me plaît bien. J’ai bien tapé la balle et je me suis bien placée, même quand j’ai raté un coup. Et j’ai eu de bonnes occasions de faire des Par, ensuite. Je pense que sur ce parcours, il suffit d’être patiente et les opportunités se présenteront. Avec mon caddie nous avons bien géré ce sujet. Surtout que le vent s’est levé un peu au début de la partie ». Puis, elle ajouta : « c’est un parcours qui m’a toujours paru prometteur, et j’ai vraiment hâte de jouer ce week-end ».

De son côté, Hyo-Joo Kim qui n’a pas participé aux précédentes éditions, confiait : « mon putting s’est bien mis en place. C’est forcément un point positif. Dans l’ensemble je pense que ma partie s’est bien déroulée. J’ai pu sauver quelques balles, donc je pense que c’est ce qui a bien fonctionné pour moi ». Puis elle ajouta : « c’est une bonne chose pour moi que de voir mon nom en haut du leaderboard, avant de rentrer chez moi en Corée. Donc je vais me concentrer sur les deux derniers tours avant de rentrer ».

La Japonaise Yamashita n’a rien déclaré, étant toujours peu à l’aise avec l’anglais. En revanche, la Suissesse Morgane Metraux, qui vient de se placer à –8, ex æquo avec Ruoning Yon et Jenny Bae, n’a pas été avare de déclarations : « je pense avoir bien mis mes balles en jeu au driver. Et j’ai également touché la quasi-totalité des fairway ». Elle n’en a manqué qu’un seul. « Ensuite, j’ai réussi de très bons coups de fer. J’ai joué prudemment quand il le fallait. Certaines positions de drapeaux ont été assez difficiles à atteindre, surtout sur le retour. Alors j’ai joué prudemment quand c’était nécessaire ». Metraux qui n’a pas concédé un seul bogey dans cette seconde journée, tout en rentrant un eagle. Alors qu’au premier tour, elle s’était faite piéger sur le Par 3 du trou n°16, et elle avait concédé un double bogey, pour une carte de 71. La saison de la Suissesse de 29 ans n’a pas été exceptionnelle avec seulement huit départs pour trois Cut franchi. Classée 116e de la Race, elle a une chance, ce week-end, d’aller chercher de nombreux points de Race pour sortir de cette mauvaise passe. Elle est actuellement projetée 87e de la Race to CME.

L’Américaine Jenny Bae effectue une apparition remarquée dans ce classement, elle qui fut rookie l’an dernier en crevant l’écran lors du tournoi au Mexique, en prenant la tête de la seconde journée. Cette saison est un peu plus compliquée pour elle à négocier. Elle n’a signé que deux Top 10, en dix neuf départs, avec sept Cut manqués. Comme Metraux, elle a l’occasion de jouer une bonne carte ce week-end.

Enfin, Ruoning Yin, comme Miyu Yamashita, reste en forme en venant du Canada, et l’on attend de voir comme elle va se comporter lors des deux dernières journées.

Vainqueur de la première édition, et de deux Majeurs cette année, la Sud-coréenne Hae Ran Ryu est de retour dans un Top 10 provisoire. Elle est à –6, à la 9e place, avec Sei Young Kim qui fut l’outsider du CPKC Women’s Open, dimanche dernier. Egalement à cette 9e place, les Sud-coréennes Somi Lee et Hy-Jin Choi, ainsi que la surprenante Thaïlandaise Suvichaya Vinijchaitham, âgée de 20 ans, et rookie cette année. Après une première journée difficile, qu’elle a négocié en 73, soit +1, elle a parfaitement réagi lors de ce second tour, en alignant cinq birdie, sur les cinq premier trous, en s’étant élancée du Tee n°1. Un sixième birdie tombait sur le green du Par 3 du 8, et au retour, elle ajoutait deux birdie de plus, avant de concéder un bogey sur le Par 5 du 18. Si elle ne réalise pas la plus forte progression de cette journée, elle n’en est pas loin, avec 51 places de gagnées. « Je suis contentée de rentrer des putt. De prendre les fairway, les green et de jouer mes putt », confia la Thaïlandaise qui semble expliquer qu’elle n’a rien fait d’extraordinaire pour construire sa carte de 65, ce vendredi. « J’ai sans doute été chanceuse. Car je n’ai pas eu de putt courts », ajoutait-elle.

Les plus fortes progressions sont à mettre au crédit de la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn et de l’Américaine Ryan O’Toole, qui ont gagné 64 positions pour se retrouver 33e et franchir un Cut qui n’était pas encore évident à atteindre, pour elle, la veille.

Pour son dernier tournoi, sur le LPGA Tour, la Suédoise Anna Nordvist a franchi le Cut, avec le score de –2, et il faut s’attendre, dimanche soir, à une cérémonie symbolique pour saluer le départ de celle qui sera de retour sur les fairway, en Hollande, en tant que patronne du team Europe de Solheim Cup.

Nadaud seule Française rescapée !

Le golf féminin français vit des moments difficiles, depuis plusieurs semaines. Après la déconvenue au Canada, et la prestation moyenne à Portland, voici que seule Nastasia Nadaud a franchi le Cut, laissant Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard faire leurs bagages. Pour cette dernière, c’est le troisième Cut de manqué, alors que Perrine Delacour échoue à franchir son cinquième Cut d’affilé. Rien ne va plus pour la nordiste, même si Roussin-Bouchard n’est pas au mieux. Quant à Céline Boutier, elle compense cette nouvelle déconvenue par sa septième victoire, obtenue au mois de mai. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que plus elle avance dans l’âge, plus elle a du mal à exister sur le LPGA Tour. Et à bientôt 33 ans, elle ne fait plus partie des joueuses d’avenir du circuit.

Aussi, voir Nastasia Nadaud relever le flambeau ne peut que réjouir. Même si, comme Boutier, elle ne pourra pas porter, seule, tous les espoirs de résultats tricolores, dans les années à venir. Pour le moment, à deux semaines de la Solheim Cup, la Française âgée de 21 ans a réalisé une belle seconde journée, en jouant dans le rythme des meilleures. C’est une carte de –4 qu’elle signe, pour un score total de –4, et une 19e place qui lui laisse espérer un bon résultat dimanche soir.

L’Américaine Rose Zhang, que fait partie des choix du capitaine américain, Angela Stantford, est également à –4, de même que Jenoo Thitikul, Linnea Strom, Hailee Cooper qui a fait le spectacle en rentrant un chip loin du green, et de Gaby Lopez, Jin Hee Im et Akie Iwai qui a progressé de 58 places en jouant 66.

Yana Wilson, mais aussi Kiara Romero passent le Cut. La première avec le score de –1, et la seconde avec jouant dans le Par. De même que les deux jeunes prodiges Canadiens que sont Aphrodite Deng (-1) et Anna Huang (-5), qui continuent de faire forte impression.

Parmi les joueuses qui s’affronteront en Solheim Cup, mi septembre, Angel Yin, Yealimi Noh, Auston Kim et Jennifer Kupcho vont bénéficier d’un peu plus de repos en ne jouant pas ce week-end. Amy Yang et Weiwei Zhang ont déclaré forfait après le premier tour.

Rendez-vous, ce soit, à partir de 21h00, pour suivre le moving day.

Le classement provisoire => ICI

Dream First Bank Charity Classic : l’essentiel à savoir

Il s’agit du 16ème tournoi de la saison de l’Epson Tour qui se déroule sur trois jours de compétition.

Ce tournoi est établi dans le Kansas et il célèbre sa 12ème édition, tout en ayant été créé en 2014. En 2020, le tournoi fut annulé à cause de la crise sanitaire.

Parmi les vainqueurs, on retrouve le nom de Lilia Vu, de Gabriella Then et de Gabriela Ruffels, et de Kiara Romero. Depuis, elles ont toutes accédé au LPGA Tour, et Lilia Vu fut numéro un mondial.

Néanmoins, la canadienne Anne-Catherine Tanguay, vainqueur en 2017, et Vicky Hurst, lauréate en 2015, ont elles aussi obtenu un droit de jeu sur le plus haut niveau mondial féminin, tout comme Dana Fall, qui est la seule joueuse à avoir remporté ce tournoi qui s’est déroulé sur quatre jours de compétition.

Entre 2014 et 2018, l’épreuve s’est déroulée au mois de septembre. Puis, la date fut programmée en août, en 2020, mais l’épreuve n’a jamais eu lieu, à cause de la crise sanitaire. Et en 2021, c’est au tout début du mois de Mai que ce tournoi fut inscrit au calendrier. Mais cette année, la date a, à nouveau, été reculée.

Enfin, ce tournoi a toujours été accueilli sur le tracé du Buffalo Dunes Golf Club, à Garden City, au Kansas.

Dénommé Garden City Charity Classic en 2023, il a changé de nom en 2024, en raison d’un nouveau sponsor.

A noter qu’en 2023, l’Australienne Gabriela Ruffels a établi un nouveau record du parcours, qui était détenu, depuis 2022, par la Thaïlandaise Mind Muangkhumsakul.

Enfin, l’Américaine Yana Wilson a marqué l’histoire de ce tournoi et de l’Epson Tour, l’an dernier, en signant sa seconde victoire, à seulement 19 ans, dans son année de rookie.

Le parcours

C’est la onzième édition de ce tournoi sur ce parcours, qui fut créé en 1976 par l’architecte Franck Hummel, puis rénové à partir de 2020 par Zach Varty et Todd Clark. Un programme de rénovation sur 6 années. Si ce tracé est arboré, il est peu boisé. Les fairway ne sont pas très larges et beaucoup sont en forme dog leg. Peu de bunker défendent les green, ce qui est aussi une des particularité de ce tracé. Enfin, il y a trois pièces d’eau, toutes en jeu. Cependant, c’est la précision qui sera la clé de la réussite cette semaine, tant sur les fairway que sur les approches de green, qui comportent quelques zones piégeuses. A noter, enfin, que ce parcours est municipal, avec des green fee très accessibles.

Ce parcours a été classé 8ème des golfs municipaux du Kansas par Golf Magazine USA.

Subtilité de cette édition, le parcours est inversé par rapport à l’année dernière. L’aller est donc le retour de 2024. Et le parcours de cette année est également un peu plus long.

Le champ de joueuses

Ce sont seulement 140 joueuses qui sont au départ, cette semaine, contre 144 l’an dernier. Si Yana Wilson est absente pour défendre son titre, car elle est évolue désormais sur le LPGA Tour, Kaleiya Romero, Samantha Wagner, Megha Ganne et la majorité du Top 15 de la Race, exceptées Mariel Galdiano et Lauryn Nguyen.

Christine Wang, 16e de la Race, Anne Chen, 17e, ainsi que Maddie McCrary-Civello, 18e de la Race, sont également au départ, et elles ont une carte à jouer cette semaine. Enfin, la Française Emma Broze est aussi dans ce champ de joueuses, tout en étant classée 107e de la Race.

Deux joueuses bénéficient d’une invitation et une amateur est présente.

Les invitations sponsors

  • Alice Duan – USA
  • Hannah Arnorld – USA

Amateur dans le champ

La Japonaise Kotomi Fuake, âgée de 16 ans, a obtenu un droit pour jouer ce tournoi, grâce à sa victoire dans la division Bell National, du LPGA USGA Girls Golf Championship 2026.

Le Japon, comme d’autres pays d’Asie, qui continue de produire de jeunes talents très compétitifs qui sont appelés à évoluer sur l’Epson Tour et le LPGA Tour, dans les deux ou trois prochaines années.

Les vainqueurs

  • 2025 : Yana Wilson (-11)
  • 2024 : Kathleen Scavo (-12)
  • 2023 : Gabriela Ruffels (-19)
  • 2022 : Gabriella Then (-12)
  • 2021 : Lilia Vu (-8)
  • 2019 : Alejandra Llaneza (-10)
  • 2018 : Allyssa Ferrel (-16)
  • 2017 : Anne-Tanguay (-5)
  • 2016 : Dana Fall (-11)
  • 2015 : Vicky Hurst (-8)
  • 2014 : Min Lee (-6)

Le record du tournoi

  • -19 : Gabriela Ruffels (2023)

Les records du parcours

  • 62 pour Gabriela Ruffels en 2023 (1er tour) et Isabella Fierro (3e tour)

Primes et dotation

La dotation a évolué depuis la première édition en 2014, qui était doté à hauteur de 100 000 dollars pour 15 000 euros au vainqueur.

Après une augmentation de 50 000 dollars de dotation en 2017, ce tournoi a franchi le cap des 200 000 dollars pour une prime, au vainqueur de 30 000 dollars, en 2022.

Et en 2024, ce fut une nouvelle évolution de la dotation qui grimpa à 237 000 dollars pour une prime au vainqueur de 36 625 dollars.

Mais en 2025, ce fut un retour en arrière à 200 000 dollars de dotation pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. Ces sommes restent d’actualité.

Diffusion TV

Les tournois de l’Epson Tour ne comporte aucune production télévisuelle.

KPMG Women’s Irish Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit du 21e tournoi de la saison du Ladies European Tour. Créé en 1994, ce tournoi a connu plusieurs interruptions dont la plus longue s’étend de 2013 à 2021, soit 9 ans.

De même, ce tournoi s’est généralement déroulé sur trois tours, sauf en 1995, 1996 et 1997. Puis en 1999. C’est depuis 2022 que le rythme de quatre tours a été réintroduit. Cette année correspond à la 20e édition.

Evoluant avec un statut d’amateur, l’Anglaise Lottie Woad remportait ce tournoi, l’an dernier, constituant sa première victoire sur le LET. Deux semaines plus tard elle remportait le Scottish Women’s Open, lui permettant de gagner ses droits de jeu sur le LPGA Tour. C’est à la suite de ce tournoi qu’elle décidait de passer professionnelle.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 132 dans le champ, dont 13 Irlandaises. Et parmi elles Leona Maguire, ainsi que Aine Donegan et Lauren Walsh. De même que sept d’entre elles sont amateurs.

Quelques joueuses stars du circuit européen féminin sont au départ telles Shannon Tan, Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Kelsey Bennett, Sara Kouskova, Alice Hewson, Kajsa Arwefjall, Alexandra Forsterling, Meghan MacLaren, Sarah Kemp ou encore Caroline Hedwall.

Les Françaises sont au nombre de sept avec Charlotte Liautier, Agathe Sauzon, Lois Lau, Ariane Klotz, Emma Falcher, Céline Herbin-Marshall et Agathe Laisné.

Engagée sur le LPGA Tour, l’Anglaise Lottie Woad n’est pas présente pour défendre son titre.

Le champ complet => ICI

Les anciens vainqueurs

La Suédoise Sophie Gustafson a dominé ce tournoi en le remportant 4 fois, tandis que Suzann Pettersen et Dame Laura Davies l’ont remporté deux fois.

Deux Françaises se sont illustré dans cette épreuve, dont Patricia Meunier Lebouc, qui fut la première Française à remporter un tournoi Majeur sur le LPGA Tour.

  • 2025 : Lottier Woad (a)
  • 2024 : Annabel Dimmock
  • 2023 : Smilia Tarning Sonderby
  • 2022 : Klara Spilkova Davidson

———————-

  • 2012 : Catriona Matthew
  • 2011 : Suzann Pettersen
  • 2010 : Sophie Gustafson
  • 2009 : Diana Luna
  • 2008 : Suzann Pettersen

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  • 2003 : Sophie Gustafson
  • 2002 : Iben Tinning
  • 2001 : Raquel Carriedo
  • 2000 : Sophie Gustafson
  • 1999 : Sandrine Mendiburu
  • 1998 : Sophie Gustafson
  • 1997 : Patricia Meunier Lebouc
  • 1996 : Alison Nicholas
  • 1995 : Laura Davies
  • 1994 : Laura Davies

Le parcours

Changement de parcours, cette année, avec le K Club dans le ville de Straffan, qui se situe à environ 8 kilomètres, au sud, du parcours de l’an dernier.

En 2006, le K Club avait accueilli la Ryder Cup sur le Palmer North course. C’est sur le Palmer South course que les joueuses du Ladies European Tour vont évoluer, cette semaine. Un tracé très concentré, avec plusieurs pièces d’eau, dont une qui longe le 18, du départ au green, et celle, juste à côté, qui borde les fairway du 16 et du 17, tout en serpentant jusque sous le green du trou n°16.

Ce parcours comporte de nombreux bunker, tant le long des fairway et des green que sur le fairway, comme c’est le cas pour celui du trou n°4. Le retour s’annonce assez stratégique à jouer à cause des nombreuses pièces d’eau qui y sont présentes. La stratégie et la précision joueront un rôle très important, cette semaine, de même que la météo apportera des températures assez fraîches, le matin, et de la pluie lors de la première journée.

Le site internet du parcours => ICI

Dotation et prime

Depuis 2022, ce tournoi a vu sa dotation se stabiliser à 400 000 euros, pour une prime au vainqueur de 60 000 euros.

En 2025, la dotation augmentait en passant à 450 000 euros, pour une prime au vainqueur qui n’était pas distribuée, puisque Lottie Woad était amateur.

Cette somme de 450 000 euros est renouvelée cette année.

Diffusion TV

Ce tournoi est retransmis sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi : 16h00 à 19h00
  • Vendredi : 16h00 à 19h00
  • Samedi : 15h00 à 18h00
  • Dimanche : 15h00 à 18h00

FM Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi. Lors de l’édition inaugurale, c’est un playoff, qui a opposé Hae Ran Ryu à Jin Young Ko, qui permit de départager la joueuse vainqueur.

L’an dernier, Céline Boutier et Agathe Laisné avaient manqué le Cut, alors que Perrine Delacour terminait 35e à –3.

Et c’est la Chinoise Miranda Wang, rookie, qui remportait ce tournoi, inaugurant sa première victoire sur le Tour.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 144 dans le champ, pour quatre jours de tournoi et un Cut, après deux tours, qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo.

Grâce à leur résultat de la semaine passée, les Canadiennes Anna Huang et Aphrodite Deng intègrent ce champ et retrouvent de nombreuses joueuses qu’elles ont côtoyées au Canada. Telles Miyu Yamashita, qui vient de remporter le CPKC Women’s Open, Nelly Korda, Sei Young Kim, Somi Lee, les sœurs Iwai, Jennifer Kupcho, Lydia Ko, Brooke M.Henderson, Gaby Lopez, Lindy Duncan, Lottie Woad, Carlota Ciganda et bien d’autres stars du LPGA Tour. De même que Hae Ran Ryu, vainqueur de la première édition, est présente. Lexi Thompson joue également, tout comme Gabriela Ruffels, Aditi Ashok et Karis Davidson. Mais aussi Kiara Romero, Jeeno Thitikul et Minjee Lee.

Le Top 10 de la saison dernière de l’Epson Tour est également dans le champ. Dont Sophia Schubert et Laney Frye.

S’agissant des Françaises, Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour sont de retour. Et trois d’entre elles tenteront de faire oublier leur médiocre résultat de la semaine passée.

La tenante du titre, Miranda Wang est absente.

Les vainqueurs

  • 2024 : Hae Ran Ryu
  • 2025 : Miranda Wang

Les invitées sponsors

Trois joueuses ont l’avantage de bénéficier d’une invitation pour participer à ce tournoi, dont une qui est en lice pour obtenir ses droits de jeu grâce au programme LEAP mis en place par la LPGA. Il s’agit de l’Espagnole Paula Martin Sampedro.

Les autres joueuses sont :

  • Katie Lu – USA
  • Zoe Jiamanukoonkit (a) – Thaïlande

Les qualifiées du lundi

  • Caroline Chacarra – Espagne
  • Michelle Zhang – USA

Les résultats complets => ICI

Le parcours

Direction le Massachusetts dans la ville de Boston, sur le TPC Boston, un parcours dessiné par Arnold Palmer et qui a été repris par l’architecte Gill Hanse, en 2017, en collaboration avec le LPGA Tour. Après avoir accueilli 17 tournois du PGA Tour, et vu évoluer des joueuses comme Tiger Woods, Phil Mickelson ou Rory McIllroy, ce tracé accueille, pour la première fois, les meilleures joueuses mondiales du LPGA tour.

Ce Par 72 est typé links à cause de sa surface ondulée, de certains bunker rappelant ceux d’Ecosse. En revanche, le cadre est particulièrement boisé, avec de hauts conifères et un rough plutôt luxuriant. De plus, les 18 trous sillonnent sur un fort dénivelé, plaçant certains fairway sous le niveau des green. Quelques plans d’eau agrémentent le parcours, imposant de jouer avec précision.

Particularité intéressante, l’aller comme le retour disposent de deux Par 5, dont le dernier se trouve au 18. Chaque joueuse devrait donc nourrir l’espoir d’un birdie, au minimum, sur le dernier trou, pour faire la différence, dimanche soir, si nécessaire.

La distance totale du parcours est plus de 58 mètres, cette année, et le stimpmeter est annoncé aussi rapide qu’un Majeur.

C’est donc un retour en terre connue, pour une majorité de joueuses du LPGA Tour, qui devraient retrouver leurs repères enregistrés l’an dernier.

La galerie photos du parcours => ICI

En l’absence de la publication des distances 2026, nous republions la carte de 2025, qui devrait être très proche de celle de cette année.

Le record du tournoi

-20 : Hae Ran Ryu (2025)

Le record du parcours

  • 62 : Hae Ran Ryu (2024), Jin Hee Hi (2025)

Dotation et prime

Lors de la première édition, la dotation était de 3,8 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 570 000 dollars. L’an dernier, la dotation augmentait et passait 4,1 millions de dollars pour une prime au vainqueur qui est portée à 615 000 dollars.

Plaçant ce tournoi parmi les mieux dotés de la saison régulière. Cette année, la dotation augmente encore et passe à 4,4 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 660 000 dollars.

Quant à FM, qui est le partenaire principal, il s’agit d’une société américaine d’assurance immobilière et commerciale, dont le siège social est basé à Rhode Island. Elle a été fondée en 1935 et emploi plus de 5000 salariés.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 27 août : 15h00 – 18h00
  • Vendredi 28 août : 15h00 – 18h00
  • Samedi 29 août : 21h00 – 01h00
  • Dimanche 30 août : 19h00 – 22h00

WildHorse Ladies Golf Classic : Ganne vainqueur en playoff !

Ce troisième tour fut très disputé au point de se terminer en playoff, et pas avec les deux joueuses que l’on aurait imaginé, dimanche matin. Et c’est encore une ancienne amateur, déclarée espoir du golf féminin mondial, très tôt, qui fait l’actualité du week-end !

Classée 5e avec deux coups de retard sur les leader, Anne Chen et Cholchevas Wongras, l’Américaine Megha Ganne a réussi a signer une nouvelle journée largement sous le Par, pour se placer en tête et provoquer un supplément de jeu qui tourna à son avantage.

Partie dans l’avant dernier groupe, l’Américaine de 22 ans, qui est passée professionnelle cet été, après avoir aidé son université (Stanford) à remporter le NCAA Women’s Golf Championship, et avoir reçu le Inkster Award 2026, ce qui a facilité son accès à l’Epson Tour, Ganne a tout de suite engrangé trois birdie, avant de concéder un bogey sur le par 3 du trou n°4. Passant de –13 à –15, elle se retrouvait un coup derrière la Thaïlandais Cholchevas Wongras, tandis que Anne Chen filait seule en tête, avec le score de –17.

Mais Chen allait rétrograder à –16, après un bogey sur le Par 3 du 8, tout en restant un coup devant sa partenaire de jeu, Cholchevas Wongras. Megha Ganne resta, elle aussi, entre –15 et 16, jusqu’à la fin de l’aller, mais en étant deux trous devant les joueuses du dernier groupe.

C’est au retour que ce tournoi changea de physionomie, quand Ganne rentra quatre birdie, du par 5 du 11 au Par 4 du 14, passant à –20, tandis que Wongras était également en train d’accélérer avec un birdie au 10 et au, puis un eagle sur le Par 5 du 13. Alors que Anne Chen ne trouvait que des Par et voyait les deux autres joueuses passer devant elle, au classement. Puis, Chen s’écroula en concédant un premier bogey sur le Par 3 du 16, et un second au 18, tombant à 14. Entre temps, Megha Ganne était restée à –20 jusqu’au Par 4 du 17, puis elle avait concédé un bogey sur le Par 4 du 18, laissant le chemin libre à Wongras pour aller chercher la victoire.

Finalement, la Thaïlandaise continua d’aligner des Par, et les deux joueuses filèrent en playoff, pour se départager.

Après un premier trou, joué sur le 18, qui laissa les deux joueuses à égalité avec un birdie chacune, c’est au second trou que l’Américaine s’imposait avec un Par, tandis que la Thaïlandaise était déjà en position d’assurer un bogey. « C’est une sensation formidable, vraiment géniale de remporter une victoire chez les professionnelles », déclara Megha Ganne, qui remporte cette première victoire au terme de son septième départ cette année, dans son année de rookie. « C’est quelque chose qui figurait sur la liste de mes objectifs. J’avais prédit, en début de semaine, que la gagnante finirait probablement à –20. Mais je ne pensais pas que se serais moi qui atteindrais ce score. Mais c’était l’objectif que je m’étais fixé », assurait-elle.

« J’ai remporté l’US Amateur dans l’Oregon, et ce type de paysage m’y fait penser. J’ai donc eu une impression de déjà-vu, et le dénouement en mort subite semblait finalement assez approprié», expliqua l’Américaine. « J’étais sans doute plus nerveuse que je ne voudrais bien l’admettre. J’ai ressenti plus de tension ici, que pendant d’autres moments de ma carrière. Mais je me suis appuyée sur mon expérience des playoff, et c’est une situation de duel dans laquelle j’estime avoir un avantage », précisait-elle.

De son côté, à 19 ans, Cholchevas Wongras est passée à côté d’une seconde victoire sur l’Epson Tour, et elle sait que ce n’est que partie remise.

La Française âgée de 31 ans, Emma Broze, vainqueur d’un tournoi en 2020, termine 32e à –10, dans un groupe de dix joueuses, avec Sophie Hausmann, Christine Wang, Amari Avery et Mariel Galdiano. Broze signe sa meilleure performance depuis le début de la saison, en ayant manqué six Cut en douze départs.

Prochain tournoi de l’Epson Tour, cette semaine, avec le Dream First Bank Charity Classic, qui fut remporté par Yana Wilson l’an dernier.

Un point sur la Race of the Card

Les sept premières places n’évoluent pas, et la Mexicaine Lauren Olivares reste en tête, devant kaleiya Romero qui rejoindra sa soeur sur le LPGA Tour, l’an prochain.

En revanche, la Thaïlandaise Cholchevas Wongras grimpe à la 9e place et Megha Ganne intègre ce Top 15, à la quinzième position, en gagnant 55 places. Bonne nouvelle, également, pour Samantha Wagner qui se retrouve 14e de la Race, elle qui rêve de revenir sur le LPGA Tour depuis trois ans.

Le classement final => ICI

CPKC Women’s Open : Yamashita atomise la concurrence !

La Japonaise remporte une très belle victoire en ayant dominé les quatre journées.

Cette dernière journée aura été conforme aux trois autres, avec une victoire, sans partage, et sans adversaire à la hauteur du talent de cette joueuse qui a dominé les quatre tours. Pourtant, ce tour final n’aura pas été dénué d’intérêt.

La Japonaise Miyu Yamashita a remporté sa quatrième victoire sur le LPGA Tour, et la seconde de la saison, en écrasant la concurrence sur ce parcours où une partie du champ n’a pas compris comment aligner les birdie.

Jouant dans le dernier groupe, avec l’Américaine Gina Kim, qui fut victorieuse quelques mois plus tôt, au Dow Championship, en compagnie de sa compatriote Yana Wilson, rookie cette saison, et transfuge de l’Epson Tour, Miyu Yamashita a tout de suite frappé les esprits en signant un premier birdie spectaculaire. Ce coup, qui est repassé en boucle sur Golf Channel, consista à sortir sa balle du bunker près du green, pour l’amener au plus près du mat. Au lieu de cela, c’est dans le trou que la balle fila, déclenchant les hourra et les applaudissements des spectateurs. Pendant ce temps, la Sud-coréenne Sei Young Kim progressait également, elle qui s’était élancée vingt minutes plus tôt, et qui était sixième à –10 le dimanche matin, venait de passer à –13, grâce à un birdie, puis un eagle sur le Par 5 du trou n°5. Yamashita concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°4, et l’on eut le sentiment que les courbes allaient s’inverser. Sei Young continua de progresser et passa à –14, avec un birdie sur le Par 3 du trou n°7, puis en ajouta un autre, au trou suivant. La Sud-coréenne qui a bâti sa notoriété sur quelques parties exceptionnelles, dont un playoff face à Inbee Park, sur l’archipel d’Hawaii, devenait subitement l’outsider de cette journée, en capacité d’aller contester la domination de la Japonaise. Kim sortit de l’aller avec le score de –15, à la seconde place, et Yamashita allait rapidement dissiper les doutes en passant de –19 à –22, avec trois birdie, dont deux à la suite, au 7 et au 8.

De son côté, l’Américaine Gina Kim ne semblait pas subir la pression, et elle jouait son jeu, comme elle le pouvait. Après avoir débuté par un bogey sur le Par 4 du trou n°1, elle réagit aussitôt en signant un birdie au trou suivant. Revenue à –13, elle dut attendre le Par 5 du trou n°5 pour faire évoluer son score. Mais elle était à –14 quand Yamashita pointait à –20, et que Sei Young Kim était presque à –15.

Le retour fut plus périlleux pour toutes les joueuses qui restaient sur le parcours, car le vent s’était levé. Cela n’allait pas empêcher la Japonaise d’accroître son avance, après deux Par, en rentrant un nouveau birdie, qui l’éleva à –23, portant son avance sur sa concurrente directe à sept coups !

Car Sei Young Kim stagnait à –15, depuis son dernier birdie au trou n°8. Elle venait d’aligner six Par, en ayant du mal à rentrer ses putt, et elle allait bientôt partir à la faute. Gina Kim, également, allait rencontrer des difficultés, notamment en évaluant mal des distances, et en jouant un peu hors du parcours.

C’est une autre Japonaise qui s’invita dans le haut du tableau, au retour. Yuri Yoshida jouait –2 journée, après 13 trous, et se retrouvait à –15, à égalité avec Sei Young Kim. Un eagle sur le Par 5 du 12 était responsable de cette subite ascension.

Entre temps, une jeune Canadienne était rentrée au club-house, en signant une dernière carte de 65.

A 17 ans, Huang bientôt sur le LPGA Tour ?

Si sa compatriote Aphrodite Deng allait faire l’actualité de la fin du tournoi, Anna Huang serait la première Canadienne à crever l’écran, et à voler la vedette à Brooke M.Henderson, qui eut du mal à progresser toute la semaine. D’ailleurs, elle ne fut pas la seule de sa génération, puisque Nelly Korda, bien que présente, n’intéressa pas beaucoup la réalisation et la plupart des médias. Et finalement, chacun de découvrir que la numéro un mondial n’est pas le centre du monde et qu’un tournoi peut être animé sans qu’elle soit en tête.

Agée de 17 ans, Huang est déjà une star sur le Ladies European Tour, avec ses quatre victoires, dont la dernière au PIF London Championship, qui lui vaut le respect et l’admiration de tous les passionnés de la discipline. Invitée, cette semaine, avec quelques autres de ses compatriotes, Huang a réalisé une autre prestation qui ne laisse aucun doute sur son avenir. A moins d’un accident, c’est sur le LPGA Tour que cette joueuse doit poursuivre son parcours sportif, pour y construire une carrière ponctuée de victoires. Après avoir suivi le rythme des meilleures, jeudi, en signant une carte de 65, elle fut un peu plus discrète vendredi et jeudi, en jouant d’abord –2 puis dans le Par. Mais ce dimanche, elle a réagi comme une championne, en allant chercher quatre birdie à l’aller et deux au retour, contre un bogey, réalisant une nouvelle carte de 65 qui lui permit de se hisser, d’abord, à la 5e place, puis d’obtenir la quatrième place, en fonction des résultats des autres joueuses. Alors que Miyu Yamashita venait à peine de rentrer sur le Par 5 du 12, Anna Huang savourait une bonne semaine de golf qui allait faire d’elle la meilleure Canadienne de ce tournoi : « ça compte énormément d’être de retour chez moi et de jouer devant un public local », confiait l’adolescente qui a préféré passer professionnelle très tôt afin d’exploiter tout son potentiel. « Je me suis vraiment bien amusée cette semaine, et j’ai acquis une précieuse expérience. Dans l’ensemble je suis très contente », poursuivit Huang. Puis, on lui demanda, en étant détentrice de quatre victoires sur le LET et de ce Top 10 sur le LPGA Tour, si ce n’était pas frustrant d’être obligé de passer par la Q-school : « non », répondait-elle. « La LPGA a mis en place, pour nous les joueuses de haut niveau, des filières pour progresser, donc je vais faire de mon mieux et travailler dur », ajoutait Anna Huang, laissant supposer qu’elle tentera de se qualifier pour la saison 2027 du LPGA Tour, en s’inscrivant à la Q-school.

Yamashita rejoint Sei Young Kim au livre des records du LPGA Tour !

Cette fin de tournoi se déroula avec des hauts et des bas, pour toutes les joueuses. Un temps classée dans la Top 10, l’Américaine Kiara Romero, autre joueuse d’avenir du circuit, connut une fin de parcours compliquée avec un premier bogey au 16, un second au 17, et un double au 18, à cause d’une green manqué, et deux putt qui sont passés à côté. Pour son premier tournoi chez les professionnelles, l’ancienne numéro un mondial de 20 ans apprend et peu importe qu’elle a joué 75 dans ce dernier tour, elle a su franchir le Cut, et jouer très bas, dès le premier tour, occupant le Top 10 durant trois tours. Romero a de l’avenir et elle le prouvera.

Sei Young Kim butta, elle aussi sur cette fin de parcours, en concédant deux bogey. Dont celui du n°16, où son premier putt, à moins d’un mètre, passa complètement à côté. Puis, avec une distance équivalente, son second putt manqua également le trou. Déstabilisée par ces actes manqués, elle eut du mal à retrouver sa concentration, et c’est avec un Par au 18, et deux coups rendus au parcours, qu’elle achevait ce tournoi.

Miyu Yamashita avait donc une voie royale devant elle, d’autant que Gina Kim, elle aussi, nous gratifia d’un moment exceptionnel. Sur l’attaque du green du 15, l’Américaine joua long. Beaucoup trop long ! Sa balle tomba sur le toit de la tribune et disparut derrière. Finalement, elle fut retrouvée dans la tribune, sur une moquette, et l’on crut que le commissaire qui accompagnait la joueuse allait lui faire jouer cette balle, depuis l’endroit où elle reposait. Le caddie de Kim allant même jusqu’à prendre la mesure vers le drapeau.

La balle de Gina Kim gît sur la moquette de la tribune VIP (Capture écran : Golf Channel US/LPGA)

Gina Kim put obtenir un drop, à l’angle droit de la tribune, dans le rough, d’où elle put jouer un chip qui envoya sa balle de l’autre côté du green. Stoppée par un bout de rough, celle-ci fut jouée au putter sans qu’elle put rouler jusqu’au trou. Ce dernier putt apporta le troisième et dernier bogey de la journée de l’Américaine, qui termina le parcours avec trois Par, pour un score de –12. Avec se score de –22, Miyu Yamashita pouvait se permettre quelques erreurs, qu’elle corrigea, d’ailleurs, assez vite. Finalement, en jouant une balle qui roula au fond du green et qui revint vers le mat, grâce au back spin, la Japonaise eut un putt d’environ deux mètres, alors que Kim fut un peu plus loin. Et Yamashita signa sa quatrième victoire, avec un birdie, la faisant entrer dans l’histoire du LPGA Tour, aux côtés de Sei Young Kim, en tant que joueuses ayant remporté un tournoi avec le plus grand nombre de coups d’écart. Soit neuf, en l’occurrence. Peu à l’aise en anglais, Miyu Yamashita s’exprima peu, mais chacun comprit qu’elle était heureuse.

Sa compatriote Yuri Toshida prit, seule, la seconde place, à –14, malgré un bogey sur le Par 4 du 16.

En conférence de presse, Yamashita fut à peine plus loquace : « Je n’ai pas eu une très bonne saison. Donc je suis heureuse d’avoir gagné au Canada. Beaucoup de gens sont venus me soutenir, et j’ai vraiment apprécier jouer toute cette semaine. Je ne m’attendais pas à gagner. J’ai vécu la même chose au Japon, donc je suis heureuse d’avoir gagné », expliqua, globalement, celle qui vient de prendre la troisième place de la Race to CME, reléguant Atthaya Thitikul à la quatrième place.

Deng, meilleure amateur et recordwoman du LPGA Tour !

Décidément, cette édition restera dans les annales du golf canadien, car non seulement Anna Huang et la mieux classée de toutes les canadiennes engagées, mais en plus, la jeune amateur de 16 ans, Aphrodite Deng, termine 7e à –11, tout en signant un record sur le LPGA Tour. En jouant 70 au premier tour, puis 67 au second et 63 au troisième tour, Aphrodite Deng est devenue la première joueuse amateur à signer trois tours pour un score de 200, soit le plus bas jamais enregistré, pour une joueuse amateur, sur le LPGA Tour. Certes, le Par 70 du parcours a favorisé ce record, cependant, il fallait pouvoir obtenir un tel score, à seulement 16 ans. « C’est super. Je suis très fière de la manière dont j’ai joué ce week-end », confia Deng, en fin de journée. « Ce fut une source d’inspiration, car je suis inspirée par beaucoup de joueuses qui étaient présentes, et c’est vraiment cool », ajoutait-elle tout en ayant souligné l’ambiance et la présence des fans qui ont été d’un grand soutien, pour elle.

Ce CPKC Women’s Open, qui fut une déception pour la France, restera dans l’histoire du LPGA Tour, comme un tournoi qui aura marqué la saison 2026.

Grâce à son Top 10, Anna Huang sera au départ du prochain tournoi, le FM Championship, qui débute ce jeudi, dans le Massachusetts.

Le résultat final => ICI

Le plus grand écart de score lors d’une victoire

9 coups d’avance

  • 2026 : Miyu Yamashita – CPKC Women’s Open (-23)
  • 2018 : Sei Young Kim – Thornberry Creek LPGA Classic (-31)

5 coups d’avance

  • 2019 : Jin Young Ko – CP Women’s Open (-26)
  • 2013 : Lydia Ko – CP Women’s Open (-15)

Les meilleures moments du dernier tour en vidéo

WildHorse Ladies Golf Classic : Wongras et Chen en tête devant Peirce !

Anne Chen (à gauche) et Cholchevas Wongras (à droite), sont en tête, ex aequo à -15, et l’une des deux pourrait bien s’imposer cette nuit.

A quelques heures du départ du dernier tour, le leaderboard est serré sur cette épreuve de l’Epson Tour, avec un duo à –15, et un autre un coup derrière comprenant le leader de la première journée. Et embuscade, à –13 et -12, se trouvent des joueuses expérimentées comme Ganne et Plata qui ont la capacité d’aller chercher la victoire.

C’est un leaderboard serré, et même compact, qui se présente au dernier tour, avec des joueuses rassemblées par paire ou en trio, comportant des vainqueurs de tournois, comme la Colombienne Valery Plata, la Mexicaine Lauren Olivares mais aussi Megha Ganne, fraîchement arrivée sur le circuit professionnel, ainsi que l’Australienne Caitlin Peirce, qui a reconnu avoir souvent eu la sensation d’être proche du succès, cette année. De même que la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, qui a joué sur le LPGA Tour, est l’une des potentiels protagonistes de ce Top 5, à pouvoir, également, coiffer tout le monde sur le poteau.

Sur ce parcours où les birdie semblent assez faciles à aller chercher, c’est l’Américaine Megha Ganne qui a signé la meilleure carte de cette seconde journée. Un 63 remarquablement construit, en étant partie du Tee n°1, à 13h32, en compagnie de Caroline Canales (-6), et de Cynthia Lu (Cut). Classée 32e à –4, la veille, l’Américaine a aligné trois birdie, aux trois premiers trous, la faisant tout de suite grimper dans le haut du leaderboard. Après un Par sur le Par 3 du trou n°4, elle alignait, encore une fois, trois birdie, lui conférant une progression fulgurante au score de –10. Au retour, c’était encore deux birdie à la suite qu’elle ajoutait à sa carte, pour sortir à –12 du green du Par 5 du trou n°12. Manifestement en phase avec le parcours et la manière de contourner les difficultés, la joueuse de 22 ans , qui participe à son 7e tournoi de l’Epson Tour, allait passer à –13 sur le Par du 13, et concéder son unique bogey, sur le trou suivant. Mais au 15, elle réagissait en rentrant un dernier birdie, avant de terminer avec trois Par. « Je pense que je me suis très bien placée, sur les green, afin de me laisser des putt favorables, tout au long des neuf premiers trous. Mon caddie, Jeff Mechmann, m’a beaucoup aidé. Puis le vent s’est mis à souffler violemment, sur le retour. Donc il s’agissait de tenir bon jusqu’à la fin », expliqua Ganne. Dans ce Top 10, elle est la seule à avoir réalisé une progression aussi forte.

Sa compatriote Samantha Wagner, qui a eu la chance de jouer l’US Women’s Open en 2015 et 2017, et qui se bat pour revenir sur le LPGA Tour, s’invite à la 3e place, grâce à une carte de 64. C’est également du Tee n°1 qu’elle s’est élancée, mais à 07h59, en compagnie de Mariel Galdiano (-10), et de Sophie Hausmann (-10). Bien que manquant de régularité dans ses résultats, l’Américaine de 29 ans n’en reste pas moins une redoutable joueuse, tant par la technique que par le mental. D’un tempérament volontaire, Samantha Wagner a la capacité de jouer très bas. Elle l’a encore prouvé ce samedi, avec cette carte qui ne comporte aucun bogey, et un aller réalisé en 31. Par ailleurs, elle se sent particulièrement à l’aise sur ce parcours, ce qui a facilité son résultat : « j’adore ce parcours. Et jusqu’ici j’y ai plutôt bien joué », confiait-elle. « Je me suis donc appuyée sur le fait que je me sens à l’aise. J’ai aussi le sentiment qu’il faut également accepter ce que le parcours vous offre. Si votre coup de départ vous place ailleurs sur le trou, ce n’est pas dramatique. Quoique je n’ai pas vraiment procédé ainsi, aujourd’hui, mais je pense qu’on peut s’en sortir même si l’on n’est pas idéalement placée. Savoir que l’on aura l’occasion de se rattraper est un atour important », expliquait-elle.

Déjà détentrice d’une victoire sur le Tour, en 2025, Samantha Wagner est très bien placée pour tenter d’aller chercher un second trophée. Mais elle va partager sa partie avec l’Australienne Caitlin Peirce, qui est également à –14, tout en ayant rendu une carte de 67, lors de cette seconde journée. Par chance, en étant partie du Tee n°10, son eagle sur le Par 5 du 11 a effacé son bogey du 10 et celui du 8. Et comme Ganne, le vent a eu une incidence sur son retour, puisque les deux joueuses se sont élancées à la même heure, mais sur des départs opposés.

Un dernier groupe spectacle ?

Il est fort dommage que l’Epson Tour ne bénéficie pas d’une couverture médiatique, de temps à autre, car cette dernière journée s’annonce très disputée. Et le dernier groupe pourrait bien être le groupe phare puisqu’il est constitué de l’Américaine Anne Chen, qui a joué 64, tout en ayant remporté le dernier tournoi de la saison passée, et de la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, qui a, également, l’expérience du LPGA Tour. Rookie en 2024 sur l’Epson Tour et rookie cette année sur le LPGA Tour, Chen a démontré qu’elle est également capable d’aligner les birdie, puisqu’elle a réalisé une suite de quatre, à l’aller, et un cinquième sur le Par 4 du trou n°9, et qu’ensuite, malgré le vent qui s’est levé, elle a réussi à rentrant deux fois deux putt pour birdie, avant de conclure sa journée par un bogey au trou n°9. Ce qui l’empêche d’être seule en tête à –16. « Je pense que j’ai placé mes balles plus près des trous, cette année. L’an dernier, je ne prenais pas autant de green en régulation », confia l’Américaine qui a fait ses études à l’université de Duke. L’Américaine rentre du Portland Classic, où elle a terminé 14e à –13, ce qui la met en confiance. Pour autant, elle n’est pas encore assurée de conserver  sa carte sur le LPGA Tour, en étant classée 131e de la Race. « J’ai une autre option pour jouer, avec l’Epson Tour. J’ai joué bon nombre des parcours, donc y retourner me semble plus facile cette année, que les années précédentes. C’est donc un choix délibéré que de disputer la suite de la saison sur l’Epson Tour, et voir ce qui va se passer », confiait-elle.

Quant à Cholchevas Wongras, nous n’en saurons pas plus, faute de traducteur pour recueillir ses impressions, mais en jouant 65 dans cette seconde journée, après son 64 de la veille, elle a envoyé un signal assez fort, indiquant qu’elle est régulière d’une journée à une autre. Et en deux jours, elle n’a pas concédé de bogey, ce qui est un atout pour elle, et qui doit alerter la concurrence.

Ainsi, en s’élançant dans le dernier groupe, Wongras et Chen devraient concentrer toute l’attention des spectateurs, et il existe une forte probabilité que l’une des deux sorte vainqueur de ce tournoi.

La seule Française engagée dans cette compétition, Emma Broze, est 24e à –9, en ayant joué 66 dans ce second tour, améliorant son score de trois coups, par rapport à la veille.

Kaleiya Romero a perdu du terrain en signant une carte de 69. Elle est 30e à –8, tandis que Gianna Clemente ne franchit pas le Cut. L’Américaine de 18 ans, rookie cette année, a encore un peu de temps devant elle pour prendre de l’expérience. Nous verrons si en fin de saison, elle s’inscrit à la Q-school, dans l’espoir de décrocher sa place sur le niveau supérieur.

Le classement provisoire => ICI