Swiss Ladies Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit du 20e tournoi du LET de la saison, et de la 19e édition de cette épreuve, dont la première eut lieu en 1996. Mais l’épreuve devint régulière à partir 2006, après 8 années d’interruption, et jusqu’en 2012. Puis, ce furent à nouveau 8 années d’interruption avec un retour au calendrier en 2020, sur un nouveau parcours avec un nouveau sponsor titre.

On retrouve au palmarès de cette épreuve des noms qui évoluent ou ont évolué, sur le LPGA Tour telles Atthaya Thitikul, Lee-Anne Pace ou Alexandra Forsterling, ainsi que Suzann Pettersen, qui a contribué à la gloire du team Europe de Solheim Cup.

En 2024, la victoire s’est jouée en playoff entre l’Anglaise Alice Hewson et l’Indienne Tvesa Malik.

L’an dernier, alors championne en titre, l’Anglaise Alice Hewson conservait le trophée en s’imposant devant la Suédoise Kajsa Arwefjall, avec cinq coups d’avance.

Enfin, ce tournoi a connu un changement de date majeur en passant du mois de juin au mois de septembre, l’an dernier. Cette programmation au mois d’août pourrait permettre d’éviter que la météo ne vienne perturber le cours du jeu.

Le champ de joueuses

Elles étaient 120 au départ, l’an dernier, elles sont 130 cette année, avec huit Françaises qui sont :

  • Camille Chevalier
  • Emma Falcher
  • Ariane Klotz
  • Lois Lau
  • Agathe Sauzon
  • Charlotte Liautier
  • Emie Peronnin
  • Vanessa Bouvet
  • Anne-Charlote Mora

Sept joueuses Suisses sont également présentes, mais pas les sœurs Metraux puisque Kim est en congés maternité et que Morgane est sur le LPGA Tour, à Portland.

Parmi les têtes d’affiche on trouve Shannon Tan, Kajsa Arwefjall, Luna Sobron Galmes, Dorthe Forbrigd, Leonnie Harm, Caroline Hedwall, Alexandra Forsterling, Sarah Kemp, Marianne Skrapnord et Chiara Noja déjà vainqueur sur le LET alors qu’elle n’avait que 16 ans !

Double vainqueur de cette épreuve, l’Anglaise Alice Hewson tentera de remporter ce tournoi pour la troisième fois consécutive.

Le parcours

Le parcours est intégré à un golf park comportant un 18 trous, un 9 trous et un 6 trous, ainsi qu’un pitch and putt. Il se situe à l’est du territoire Suisse à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Zurich.

Ce 18 trous est un Par 72, et mesure 5835 mètres, depuis les départs blancs. Cependant, pour cette compétition, le Par est réduit à 71. Le tracé est assez plat défendu par de grands bunker. Certains green sont difficiles à prendre car leur accès est visuellement rétréci par la défense de bunker de part et d’autres. Mais leur taille compense largement cet aspect. Bien que réalisé dans une zone très verdoyante, le arbres ne protègent pas vraiment du vent, mais ils constituent un sous bois dans lequel il ne vaut mieux pas y envoyer la balle. Le long des fairway, il existe des zones très dégagées permettant de rater sa mise en jeu, sans trop de conséquences.

Le site du parcours => ICI

Le record du parcours

  • 62 : Anne-Charlotte Mora en 2023

Le record du tournoi

  • -22 : Suzann Pettersen en 2008, sur le Golf Gerre Losone
  • -17 : Amy Boulden en 2020 sur le Golfpark Holzhausen

Dotation et prime

Faiblement doté dans les années 90, ce tournoi le fut plus largement entre 2006 et 2012, avec une prime au vainqueur de 78750 euros.

Mais depuis 2020, la dotation est redescendue à un niveau nettement inférieur et c’est une dotation de 200 000 euros qui fut allouée jusqu’en 2022 avant de passer à 300 000 euros en 2023, pour une prime au vainqueur de 45 000 euros. Cette année, la dotation augmente et passe à 350 000 euros.

Diffusion sur Youtube

  • Jeudi 13 août : 15h30 à 18h30
  • Vendredi 14 août : 15h30 à 18h30
  • Samedi 15 août : 14h00 à 17h00

Portland Classic : l’essentiel à savoir

Historique

Créé en 1972, ce tournoi a connu une annulation. Ce fut en 2001 après les attentats du 11 septembre. La ville de Portland comporte pas moins de 18 golfs dont le Portland Golf club qui accueillit la première épreuve du Portland Classic en 1972 et le Columbia Edgewater Country Club qui est à nouveau le théâtre de cette 52ème édition, depuis 2013. Ce dernier accueille pour la 34e fois le Portland Classic contre 6 fois au Portland Golf club, 5 fois au Riverside Golf Country Club et 4 fois pour le Pumpkin Ridge Golf Club. Entre 1977 et 1982, l’épreuve fut jouée par équipe et Ping en devint le sponsor titre jusqu’en 1995. Officiellement, les résultats de cette période ne sont pas enregistrés par la LPGA. Jusqu’en 1999, ce sont les Américaines qui ont dominé ce tournoi. Mais en 2000, la victoire a commencé à changer de main. D’abord avec la sud-coréenne Mi Hyun Kim, puis avec Annika Sorenstam qui remporta deux fois de suite l’épreuve (2002 –2003). Suzann Pettersen s’illustra également à deux reprises (2011-2013) et Brooke M.Henderson fut le dernier double vainqueur (2015-2016). De même qu’elle détint le record du tournoi, jusqu’en 2025.

Il faut préciser que l’épreuve se déroula sur trois jours jusqu’en 2012. C’est la sixième année que le tournoi se dispute sur 72 trous au lieu de 54 précédemment. A noter que le tournoi changea de nom 9 fois sans compter les changements de sponsors qui modifièrent également l’appellation de l’épreuve.

En 2020, l’épreuve fut réduite à 3 tours, en raison de la pollution qui avait envahi l’atmosphère, à cause des violents incendies qui sévissaient sur la cote Ouest des Etats-Unis. Et en 2024, ce sont de fortes pluies qui ont réduit le tournoi à trois tours, annulant le moving day.

En 2023, la jeune ThaÏlandaise Chanettee Wannasaen surprenait tout le monde en signant sa première victoire, dans son année de rookie. Et en établissant le record du tournoi !

Les différentes appellations

  • Portland Ladies Classic
  • Portland Ladies Open
  • Portland Classic
  • LPGA National Team Championship
  • Ping Classic Team Championship
  • Portland Ping Team Championship
  • Portland Ping Championship
  • Cellular One Ping Golf Championship
  • Ping Cellular One LPGA Golf Championship
  • Ping AT&T Wireless Services LPGA Golf Championship
  • Safeway LPGA Golf Championship
  • Safeway Classic
  • Cambia Portland Classic
  • Portland Classic
  • Standard Portland Classic

Le parcours

Depuis 2022, le tournoi a effectué son retour sur le tracé du Columbia Edgewater, après une édition 2021 disputée sur l’Oregon Golf Club.

Créé en 1924, à proximité de la rivière Columbia, ce parcours fut dessiné par Arthur Vernon Macan plus connu sous le nom A.V Macan. Ce parcours, ouvert en juillet 1925, est un par 71 (source site officiel CECC), porté à 72 (source LPGA) pour le Portland Classic, qui se distingue par de larges fairway bordés de grands arbres. Quelques pièces d’eau longent le parcours et 54 bunkers sont principalement répartis autour des green. Ce tracé présente diverses difficultés avec notamment les pièces d’eau devant plusieurs green. De même, certaines mises en jeu pourront piéger les balles. Enfin, le fairway du 16 est particulièrement ondulé ce qui rendra aléatoire la retombée de balle. Une fois encore, c’est la précision qui est la clé sur ce parcours, du tee de départ au green et les joueuses disposant d’une bonne longueur vont pouvoir s’exprimer. Concernant la composition de l’herbe, les joueuses vont retrouver de la Poa annua sur les green, ce qui va particulièrement les changer de leur tournée européenne. Cette graminée implique une lecture de green très fine et de possible erreur de putting ainsi qu’une modification des conditions de putting entre les parties du matin et de l’après-midi.

En 2022, les joueuses avaient retrouvé ce parcours avec un changement notoire, à savoir que la bentgrass avait été supprimée du parcours. C’est donc de la Poa annua qui recouvre l’ensemble du tracé alors que les rough sont mélangés avec de la reygrass.

L’architecte

Né en 1882 à Dublin, en Irlande, A.V Macan immigre au Canada en 1912, avec sa famille. Il a débuté le golf très jeune, à l’âge de 9 ans et fut un excellent joueur amateur et en fit sa profession assez rapidement. Il continua à jouer au Canada tout en créant des parcours. Cette activité le mena jusqu’au nord des Etats-Unis où il fut amené à dessiner des parcours comme celui du Columbia Edgewater. Mais il est aussi l’architecte du parcours de Vancouver où les joueuses avaient évolué, en 2024, lors du CPKC Women’s Open.

Le champ de joueuses

Elles sont 144 au départ, et parmi elles le gratin du golf féminin mondial, bien que Nelly Korda et Lydia Ko aient choisi de faire l’impasse, avant de jouer l’omnium canadien. Sont également absente Hyo-Joo Kim, Miyu Yamashita, Minjee Lee, Rio Takeda et Sei Young Kim, ce qui laisse un peu plus de place aux autres joueuses pour se frayer un chemin au-delà du Cut.

Jeeno Thitikul est la vedette de ce tournoi avec la tenante du titre Akia Iwai, qui est suivie, comme son ombre, pas sa sœur. D’autres têtes d’affiche sont dans le champ comme Hae Ran Ryu, qui a marqué cette saison avec ses deux victoires, dont une en Majeur, Ayaka Furue, Lindy Duncan qui figure dans le team Solheim Cup USA, avec Andrea Lee, qui est également dans ce champ.

Lottie Woad, les sœurs Jutanugarn, Esther Henseleit, Maja Stark, Hannah Green, sont ces autres joueuses qui complètent le champ, parmi bien d’autres.

Ce tournoi est honoré de la présence de l’Américaine Lexi Thompson, qui devrait faire l’objet d’un des trois choix du capitaine, pour le Solheim Cup. La Sud-coréenne Chella Choi est également présente, bénéficiant d’une exemption médicale après son congés maternité.

S’agissant des Françaises, sont regroupées autour de Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour, Nastasia Nadaud qui vient de connaître sa première sélection en Solheim Cup, Céline Herbin, Adela Cernousek et l’amateur Valentine Delon. C’est donc une bonne année pour le golf féminin Français et l’on espère que le taux de réussite sera supérieur aux derniers tournois.

Quelques joueuses de l’Epson Tour sont également présentes, ainsi que deux joueuses amateurs particulièrement en vue, que sont l’Américaine Farah O’Keefe et la Colombienne Maria José Marin.

De même, l’Américaine Megha Ganne participe à ce tournoi après avoir été récompensée du Juli Inkster Award, qui récompense la joueuse la mieux classée de la division I universitaire. Ayant franchi le cap du professionnalisme juste avant l’US Women’s Open, cette année, la joueuse de 22 ans fait également partie de ces joueuses d’avenir qui sont observées depuis plusieurs années, pour faire partie de la future élite mondiale.

L’Américaine Christina Kim joue également, ainsi que Emily Tubert, nouvellement Emily Netzbert, qui s’était faite remarquée du monde du golf grâce à l’émission Big Break, et qui a choisi, en 2018, la discipline du Long Drive.

Un Cut interviendra après deux tours, pour conserver les 65 meilleures joueuses, et ex æquo.

Le champ de joueuses => ICI

Les anciens vainqueurs dans le champ

  • Akie Iwai (2025)
  • Moriya Jutanugarn (2024)
  • Chanettee Wannasaen (2023)
  • Andrea Lee (2022)
  • Hannah Green (2019)

Les invitées sponsor

  • Megha Ganne – USA
  • Jacinda Lee (a) – USA
  • Kaleiya Romero – USA

Les qualifiées du lundi

Voir le résultat => ICI

Les vainqueurs depuis 2002

Les multiples vainqueurs

  • Nancy Lopez : 1985 – 1987 – 1992
  • Kathy Whitworth : 1972 – 1973
  • Jo Anne Carner : 1974 – 1983
  • Annika Sorenstam : 2002 –2003
  • Suzann Pettersen : 2011 – 2013
  • Brooke M.Henderson : 2015 – 2016

Nombre de playoff joués : 10

Le dernier remonte à 2020 en ayant opposé Georgia Hall à Ashleigh Buhai

Statistiques

Record du tournoi

  • Chanettee Wannasaen : -26 (2023)

Meilleure carte sur le Columbia Edgewater Country Club

  • 1er tour : 61 – Sei Young Kim en 2019

Victoires avec plusieurs coups d’avance

  • 8 coups : Brooke M.Henderson (2015)
  • 6 coups : Juli Inkster (1999) – Ayako Okamoto (1986)
  • 5 coups : Lorena Ochoa (2007)

Sponsor et dotation

Divers sponsors se sont succédés sur cette épreuve comme notamment Ping, Coca-Cola ou encore Pepsi. Puis, ce fut une société basée dans l’Oregon qui sponsorisa le Portland Classic dès 2014. Il s’agit de Cambia Health Solutions, une entreprise spécialisée dans l’assurance maladie dont le siège est à Portland. Contrairement à d’autres tournois du LPGA Tour, l’arrivée de ce partenaire n’a pas fait évoluer la prime totale de jeu. Au contraire, la dotation du tournoi a subi un coup de rabot depuis 2010, passant de 1 700 000 de dollars à 1 300 000 dollars dès 2013. A noter qu’en 1972, pour la première épreuve, les joueuses devaient se partager la somme de 30 000 dollars avec une prime à la première de 3750 dollars. En 2020, la dotation évoluait, à nouveau, positivement avec la somme de 1,75 millions de dollars pour 262 500 au vainqueur. Après une réduction de la dotation à 1,4 millions de dollars, en 2022, le tournoi a vu sa dotation s’étoffer de 100 000 dollars pour une prime au vainqueur de 225 000 dollars, en 2023.

L’année 2024 a marqué le retour du niveau de la prime à 1,75 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 262 000 euros. Cette année, ce tournoi affiche une dotation de 2 millions de dollars pour une prime 300 000 dollars au vainqueur. Et ce sont 60 partenaires qui contribuent à la participation financière. Parmi eux, la société The Standard, une société spécialisée dans les assurances, les pensions de retraites et l’investissement. Ce groupe financier fut créé en 1906, par un immigré Allemand sous le nom de Oregon Life Insurance Foundation, et elle a son siège à Portland. Elle changea de nom pour Standard, en 1946.

Cette année, la dotation reste à 2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 300 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 13 août : 00h00 – 03h00
  • Vendredi 14 août : 00h00 – 03h00
  • Samedi 15 août : 21h00 – 00h00
  • Dimanche 16 août : 20h00 à 23h00

PIF London Championship :  Huang signe sa 4e victoire à seulement 17 ans !

Ce fut un dernier tour plus serré entre les deux principales protagonistes, qui ont vu une joueuse plus avancée sur le parcours, réaliser une journée exceptionnelle, quand elles avaient du mal à progresser. Alors que cette compétition touchait à sa fin, un événement est venu bouleverser l’ordre établi, suivi d’un autre, tout aussi inattendu, provoquant un incroyable suspense et donnant un peu plus, à la discipline du golf, cette dimension passionnante que chacun lui reconnaît.

Elle a 17 ans, elle est Canadienne et elle vient d’infliger une leçon de golf à 120 joueuses engagées dans cette épreuve, et plus encore aux meilleures de la discipline présentes cette semaine. Comme notamment Patty Tavatanakit, Shannon Tan, Casandra Alexander, Alison Lee et, bien entendu, l’Anglaise Charley Hull qui lui donna la réplique lors des deux dernières journées. Car pour qu’il y ait une performance et un champion, il faut qu’il y ait des adversaires à battre. Et l’Anglaise de 30 ans, qui vient de dérocher sa 8e sélection en Solheim Cup, tout en étant trois fois vainqueurs sur le LPGA Tour, et cinq fois sur le Ladies European Tour, n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de faire barrage à la jeune Canadienne.

Abordant ce dernier tour avec trois coups d’avance, Anna Huang était donnée favorite face à l’Anglaise qui se plaignait d’être en proie à une fatigue, proche de l’épuisement, après avoir enchaîné l’Evian Championship, le Scottish Women’s Open et le British Women’s Open, sur des parcours éprouvants.

Le début de cette dernière journée, pour Huang et Hull, débuta plus timidement que les autres jours. Ce fut avec cinq Par que la Canadienne et l’Anglaise progressèrent avant de trouver leur premier birdie, sur le Par 5 du trou n°6. Anna Huang accentua son avance avec un second birdie, sur le Par 4 du trou n°8, alors que Hull ne trouvait qu’un Par. Mais sur le Par 5 du 9, la Canadienne mettait en jeu dans un bunker de fairway, à droite, et gaspillait un coup pour retrouver le fairway. De son côté, Charley Hull tenta de trouver le green, au second coup, avec son bois 3, et c’est dans le bunker de green que sa balle terminait.

Pendant ce temps, un joueuse faisait plier le parcours en collectionnant les birdie. Il s’agissait de la Singapourienne Shannon Tan, qui avait débuté par un eagle sur le Par 5 du trou n°1, et qui rentrait son second birdie, sur le Par 5 du 6, malgré un bogey au trou n°4. Et ce n’était là que le début de son incroyable journée qui allait lui faire signer une carte de 64, avec deux eagle !

Huang joua donc son troisième coup du fairway, avec l’espoir d’être assez près du mat, à l’arrivée, pour réussir un birdie. Mais son coup stoppa sa balle au début du green, à environ 20 mètres du trou. Dès lors, c’est le Par qui devenait envisageable. Charley Hull sortie sa balle du bunker sans faire preuve d’une grande précision. Un putt, après le trou, l’attendait, sur une distance d’environ 3 mètres. Huang tenta d’approcher le trou, avec son putt, au 4e coup, mais sa balle roula plus de 2 mètres après le trou. Charley Hull ne trembla au moment de jouer son putt et inscrivit un nouveau birdie. Alors que Huang fit passer sa balle à gauche du trou. Ce second putt, pour bogey, provoqua une réduction de l’avance de la Canadienne sur l’Anglaise, qui laissa penser que la joueuse de 17 ans allait peut-être connaître une baisse de régime, dans cette dernière journée. Et, pourquoi pas, voir l’Anglaise la doubler dans la course à la victoire.

Huang resta à –20 jusqu’au départ du Par 5 du 13, deux coups devant Hull que continuait de dépenser beaucoup d’énergie pour taper la balle. Huang et Hull réalisaient une bonne mise en jeu bien que la balle de la Canadienne roula hors du fairway, dans ce rough court et grillé qui ne posait pas beaucoup de difficultés pour en sortir. La balle de Hull, plus puissante, roula dans ce rough, à droite, et retrouva rapidement le fairway, pour venir mourir devant le green, puis subir la gravité de la pente qui l’entraîna sous un bunker.

Au 3e coup, Anna Huang joua un chip qui fit voler sa balle assez haut, la déposa sur le green, sans lui permettre de vraiment rouler jusqu’au trou. Un putt d’environ deux mètres restait à jouer pour la Canadienne. A l’inverse, Charley Hull régalait le public avec un chip lobé, qui déposa sa balle à moins d’un mètre.

L’Anglaise sortit de ce trou avec un nouveau birdie, alors que la Canadienne se contenta d’un Par. Hull réduisait encore l’écart, et un seul coup la séparait de son adversaire directe.

Pendant ce temps, Shannon Tan progressait elle aussi, se plaçant 3e à –17, après 16 trous.

C’est seulement sur le Par 5 du 15 que Anna Huang retrouva le chemin du birdie, afin de maintenir l’Anglaise à distance qui, bien que moins précise sur son attaque de green, continua de faire des merveilles au putting.

Et puis, survint le premier fait du jour. Au départ du trou n°16, Charley Hull trouva le centre du fairway alors que Anna Huang joua trop à gauche. Sa balle fila vers la pièce d’eau et s’y précipita, en étant peu freinée dans sa course folle, par un fairway trop sec. L’Irlandaise Aine Donegan, qui complétait ce groupe, était en difficulté dans cette journée, et cela se confirma un peu plus lorsqu’elle envoya sa mise en jeu dans rough, à gauche. Comme la Canadienne elle fut contrainte d’effectuer un drop, avant de jouer son coup suivant. Qui fut le troisième. Et sur ce Par 5, c’était encore une chance de birdie, au minimum, qui s’envolait. Donegan tenta de toucher le green, avec un club hybrid, et sa balle roula dessus avant d’aller se loger dans le rough. Huang joua un fer et ne pu faire mieux qu’une balle sous le green. Son 4e coup devait être précis, si elle voulait sauver le Par. De son côté, Charley Hull, avec un Gapwedge, se laissa un putt d’environ 10 mètres, pour tenter l’eagle. Tout allait bien pour la joueuse Anglaise qui restait maître de la situation, malgré la fatigue, face à la Canadienne désormais en difficulté.

Au 4e coup, Huang, de l’extérieur du green, ne parvint pas à placer sa balle assez près du mat. Alors que Charley Hull réalisa l’exploit de signer un exceptionnel birdie ! Elle passait à –20 alors que Huang consomma un nouveau putt pour sortir de ce trou avec un bogey. Les deux joueuses étaient à égalité, et pour la première fois de la semaine, Anna Huang était en difficulté, face à une joueuse expérimentée et qui donnait le sentiment d’avoir encore beaucoup d’énergie en réserve. Mais ce n’était qu’une apparence. Car, alors que le doute s’installa dans les esprits, quant à la capacité de Huang de s’imposer, Charley Hull perdit tous ses moyens sur le Par 3 du 17. Après avoir touché le green, à gauche du mat, à environ 6 mètres, et que Huang eut presque joué le même coup en étant pénalisée, ensuite, par la pente du plateau où se trouvait le mat, Hull n’avait plus qu’à assurer son putt d’approche pour réaliser le Par, et tout donner sur le 18, pour terminer sa journée avec un eagle. Au pire, les deux joueuses iraient en playoff. Au mieux, Hull l’emporterait d’un coup face à Huang. Mais ce premier putt de l’Anglaise passa nettement sous le trou. Ce qui lui laissa un second putt, pour le Par, à environ 1,50 mètre. Et sa balle passa sur le bord droit, produisant une inévitable virgule. Ce fut la stupéfaction dans le public, qui, si bruyant peu avant, pou encourager l’Anglaise, se tue d’un coup. Charley Hull se présenta devant la balle, puis joua. La balle passa, à nouveau, à côté, sur une distance d’un mètre. Subitement, on sentit la native Kettering, abattue, épuisée, et renouant avec ses vieux démons au moment le plus important d’un tournoi. Alors que Anna Huang réalisa un Par, et qu’elle venait d’être rattrapée, au classement, par Charley Hull, elle bénéficiait, à nouveau, d’un coup d’avance, après cet inattendu double bogey de l’Anglaise.

Maître de son jeu, plus fraîche physiquement, la Canadienne trouva le green du 18 au second coup, se laissant un putt d’environ 4 mètres, pour signer un eagle, voire un birdie, alors que Charley Hull eut encore une balle sous le green, au second coup, et un troisième à jouer qui ne lui laissait pas la possibilité d’espérer mieux qu’un birdie.

Rentrant ce putt pour eagle, juste avant celui de Charley Hull, la joueuse de 17 ans remportait sa quatrième victoire sur le Ladies European Tour, avec le score de -22, devant Charley Hull, à –20, et la Singapourienne Shannon Tan, qui réalisa l’exploit de rendre la meilleure carte du jour, pour un score total de –17.

Quant à Aine Donegan, elle s’effondra sur les derniers trous, en concédant un double bogey au 16 et un bogey au 17 et au 18, avec des positions périlleuses pour jouer ses approches du green.

« Ce fut, sans doute, la partie de golf la plus palpitante de ma vie. C’était incroyable. Je suis sans voix. Je suis tout simplement sous le choc », déclara Anna Huang, juste après sa victoire. « Je savais que terminer par trois trous difficiles ne serait pas simple. J’ai essayé de me concentrer sur chaque coup, car tout peut arriver au golf. Mais je suis restée concentrée », ajoutait la Canadienne, avant de reprendre : « je n’arrive pas à croire que j’ai réussi un autre eagle au 18. Je me suis concentrée sur ce putt. J’ai fait un bon coup et la balle est rentrée. Charley est une joueuse phénoménale, et jouer avec elle ces derniers jours, dans le dernier groupe, a été vraiment génial. Le public nous encourageait bruyamment, c’était très agréable de faire partie de ce groupe ».

Avec cette quatrième victoire, Anna Huang a battu le précédent record détenu par Lydia Ko, en s’imposant à 17 ans, 9 mois et 10 jours, contre 18 ans, 4 mois et 20 jours pour la Néo-zélandaise. « Il y a un an je traversais une période difficile, et le golf n’était plus un plaisir. J’étais en proie à de nombreuses pensées négatives, mais grâce au soutien de ma famille, j’ai réussi à me ressaisir et à surmonter cette épreuve », confiait-elle. Puis, à propos de Lydia Ko, avec laquelle on ne peut s’empêcher de faire un parallèle, elle déclara : « j’ai toujours admiré Lydia. Elle a toujours été mon idole. Son jeu est admirable à bien des égards. Elle est si calme et sereine. Jeeno Thitikul est la plus grande étoile montante de notre génération ».

Herbin dans le Top 30, Falcher réalise sa meilleure journée !

La joueuse vétéran du clan tricolore, Céline Herbin, a rendu une nouvelle carte de –1, dans cette semaine qu’elle considère comme un rodage avant d’aborder son retour sur le LPGA Tour, cette semaine. En alignant trois cartes de 72, avec toujours ces bogey qui restent sa bête noire, elle prouve qu’elle est capable de faire preuve de régularité, tout en étant, hélas, loin des meilleures. Dans deux ans, Céline Herbin pourra, si elle le veut, intégrer le circuit des Legends du LPGA Tour, et une autre carrière pourrait s’ouvrir devant elle.

Pour sa première saison sur le LET, Emma Falcher, 21 ans, s’est bien défendue, en signant son meilleure score de la semaine. Cette carte de 69 est un signe encourageant pour la Française qui vient de franchir son 7e Cut en 12 départs, et qui se donne à fond, dans sa préparation physique.

La France a besoin de joueuses compétitives, pour prendre la relève des plus anciennes et de celles qui ont du mal à exister sur ce circuit européen. Et Emma Falcher est peut-être cette joueuse qui va apporter de la fraîcheur et des résultats, depuis le départ de Nastasia Nadaud qui, au même âge, est en pleine ascension au niveau mondial.

Agathe Sauzon a également amélioré son score, en jouant –2, dans ce dernier tour. Elle termine ce tournoi à la 49e place, avec le score de +4, sur ce parcours où il avait tant de birdie de prendre !

Evolution de l’Ordre du mérite

Grâce à sa victoire, la Canadienne Anna Huang vient déloger la Française Agathe Laisné, de la seconde place, qui est en difficulté depuis plusieurs semaines, alors qu’elle avait très bien débuté cette saison, avec deux victoires. La Canadienne reste loin de la Sud-africaine Casandra Alexander, en accusant 254,28 points de retard, mais compte tenu de la prestation qu’elle vient de délivrer en Angleterre, il n’est pas impossible d’imaginer qu’elle termine la saison à la première place.

Shannon Tan passe de la 11e à la 7e place, et Charley Hull grimpe de la 9e à la 5e position. En revanche, Céline Herbin reste 44e de l’Ordre du mérite, tandis que Emma Falcher gagne quatre places pour se retrouver 71e. Les Françaises Lucie Malchirand et Vanessa Bouvet, ferment ce classement à la 193e et la 194e place. Malchirand n’a joué que trois tournois cette saison, tandis que Bouvet, dix ans plus âgée que Anna Huang, n’a franchi qu’un Cut en six départs. Du rêve à la réalité, il y a un gouffre que beaucoup d’amateurs ne réalisent pas, avant de passer professionnel.

Prochain tournoi du LET, du 13 au 15 août, en Suisse.

Le classement final => ICI

Smoky Mountain Championship : Mirabel Ting débloque son compteur !

La Malaisienne Mirabel Ting s’impose, pour la première fois, à 21 ans, sur l’Epson Tour, confirmant tout le potentiel qu’elle avait déjà exprimée lorsqu’elle était amateur.

Ce tournoi sur trois jours a rendu son verdict. C’est en playoff que la victoire s’est jouée, en opposant une Américaine qui espérait marcher dans les pas de sa maman, et une ancienne amateur qui était déjà regardée comme une future championne sur les circuits professionnels.

Le Cut, au terme de la seconde journée, avait vu la Mexicaine Lauren Olivares, alors leader de la première journée, céder sa place à l’Américaine Anne Chen, tandis que sa compatriote Rachel Kuehn, qui était caddeyée par sa maman, dernière joueuse professionnelle à s’être imposée sur ce parcours, et dans le Tennessee, restait solidement accrochée à sa seconde place, ayant la ferme intention de remporter ce tournoi.

La Malaisienne Mirabel Ting, qui fut numéro deux mondial, chez les amateurs, avec sept victoires et onze Top 10, s’invitait à cette seconde place, avec le score de –10, grâce à une journée en 66. Un eagle sur le Par 5 du trou n°5, avait permis à la joueuse Malaisienne de 20 ans, de progresser rapidement, et de prévenir les deux bogey qu’elle concéderait ensuite. Sans quoi, le dénouement de ce tournoi aurait été totalement différent.

De son côté, Rachel Kuehn avait également rentré son putt pour l’eagle, sur le trou n°5, mais elle avait trouvé moins de birdie ensuite, en concédant un seul bogey, au retour. Et là encore, un birdie de plus aurait tout changé.

Quant à Lauren Olivares, dont on sait qu’elle est fermement décidée à remporter la saison 2026 de l’Epson Tour, tout en gérant un début de mal de dos, c’est avec le score de –11 total, et une carte de 72, qu’elle se retrouvait plus bas au classement. Trois bogey, sur les trois premiers trous, avaient été la cause principale de cette dégringolade. Et sur toute la journée, elle en concéda cinq.

Un troisième tour au coude à coude !

Dans la dernière journée, La Malaisienne Mirabel Ting et l’Américaine Rachel Kuehn, épaulée par une maman qui avait à cœur que le nom de famille figure à nouveau au palmarès de ce tournoi, partagèrent la dernière partie et ce fut à celle qui allait faire le moins de faute. Dès les premiers trous, Kuehn marqua les esprits en signant un birdie, lui offrant l’avantage numérique et psychologique sur la Malaisienne. Sur le Par 5 du trou n°4, les deux joueuses, comme la veille, trouvèrent l’opportunité de rentrer un putt pour birdie. Mais l’Américaine conservait toujours son coup d’avance. Sur le Par 5 suivant, Mirabel Ting signa un autre birdie remettant les deux joueuses à égalité, mais avec le score de –12.

Anne Chen était la troisième joueuse du groupe et elle dominait le leaderboard, en étant à –15, après 5 trous, et trois birdie. De toute évidence, Ting et Kuehn n’avaient pas comme seul objectif de se démarquer l’une de l’autre. Elles devaient également fournir un effort pour combler leur écart avec Chen, si elles voulaient se battre pour la victoire. Et en l’occurrence, un premier succès sur l’Epson Tour pour chacune d’elles.

Anne Chen continua de progresser en signant un quatrième birdie sur le Par 3 du toru n°8, la plaçant à –16. Ting et Kuehn restèrent bloquées dans leur progression, en ne trouvant que des Par, jusqu’au trou n°9. Puis, sur le Par 4 du trou n°10, Ting et Kuehn inscrivirent un nouveau birdie, et l’Américaine reprit l’avantage sur la Malaisienne, avec un second birdie au trou suivant. Mais le clan Kuehn comptait toujours trois coups de retard sur leur compatriote Anne Chen. C’est alors que l’impensable se produisit. Le jeu de Chen commença à se désunir, et la conséquence fut un bogey sur le Par 3 du trou n°13. Puis un autre sur le Par 4 du trou n°14. Au 12, Ting avait réussi à se laisser une chance de birdie qu’elle concrétisa. Mais au 13, elle effaçait cette progression par un premier bogey. Après 13 trous, Anne Chen restait en tête avec le score de –13, tandis que Mirabel Ting était à –13 et que Rachel Kuehn pointait à la seconde place du classement général, avec le score de –14.

L’issue de ce tournoi semblait se diriger vers un duel entre les deux Américaines, jusqu’à ce que Anne Chen concède un bogey au 14, et un dernier sur le Par 3 du 17. En cinq trous, Chen venait de passer de la position de leader dominant le champ, à celle de troisième, laissant Ting et Kuehn s’expliquer en haut du leaderboard.

Rachel Kuehn ne parvint pas à accélérer le rythme et elle aligna des Par du Par 4 du 12 au Par 5 du 15. Tandis que Mirabel Ting signa deux birdie à la suite, au 14 et au 15, ce qui la propulsa en tête avec le score de –15. Une fois encore, le golf avait réservé un scénario aussi surprenant qu’intéressant, laissant les Kuehn mère et fille se battre pour ne pas laisser filer cette victoire qu’elles envisageaient depuis le début de la semaine. Et, finalement, la Malaisienne ne parvint plus à concrétiser des opportunités de birdie, alors que l’Américaine en réalisa un dernier sur le Par 4 du 16.

Et ce dernier birdie força le playoff tout en donnant une nouvelle chance à Rachel Kuehn et sa maman, d’aller chercher cette victoire si symbolique pour elles.

Finalement, le playoff tourna à l’avantage de Ting qui se fit, quand même, une frayeur sur sa mise en jeu. Sa balle frôla un arbre et finit tout de même par toucher le fairway. Lui restant 142 mètres à jouer, jusqu’au green, elle demanda conseil à sa sœur, qui faisait son caddie. Elle lui conseilla un fer 8 et Ting réussissait à placer sa balle à environ 1 mètre du mat. Plus loin du mat, Kuehn ne parvint pas à signer un birdie pour forer un second trou de playoff. Un peu déçue, elle restait tout de même très fairplay en restant sur le green pour voir son adversaire recevoir ce trophée, qu’elle et sa mère avaient espéré brandir : « je pense que tout le monde mérite son moment de gloire, et c’est le sien », confia l’Américaine de 25 ans. Quant à ses impressions sur sa semaine de golf elle déclara : « ce fut vraiment agréable d’être près de chez moi et d’avoir ma famille de présente. Ils ne voyagent plus beaucoup, donc ça allait être une semaine spéciale de toute façon. Etre capable de prendre confiance dans tout le travail que j’ai fourni et de réussir de très bons coups sous pression, j’espère que cela me permettra de maintenir cette dynamique, lors des prochaines semaines ».

De son côté, pour cette première victoire sur le Tour, en tant que rookie, Mirabel Ting déclara : « C’est super. J’ai failli gagner à plusieurs reprises, depuis le Michigan. J’ai essayé de construire mon jeu, petit à petit, avec un peu de chance et quelques petites erreurs. Mais j’ai le sentiment que cette semaine, je n’ai pas joué mon meilleur golf. Mais je pense que c’est quand même correct vu ma performance. Ca me prouve que je n’ai pas besoin d’être au meilleur niveau de ma forme pour gagner ici, ni sur un autre parcours. Et ce n’est pas grave de faire des erreurs. J’en ai fait quelques-unes, et après le playoff je me suis dit que les erreurs sont inévitables. Il faut juste les accepter ». Mirabel Ting qui a déclaré avoir réussi à accepter le décès de son papa, survenue le 15 octobre 2022, victime d’une crise cardiaque. En 2023, elle avait dédié sa victoire, en Floride, à son père Thomas, lors du Moongolf Invitational. Elle avait alors 18 ans et avait conquis cette victoire, également en playoff, face à l’Américaine Leila Raines, qui a choisi une autre voie professionnelle, celle de l’enseignement.

Le point sur la Race for the Card

Malgré sa 6e place, dans ce tournoi, la Mexicaine Lauren Olivares conserve sa première place au classement de la Race. En revanche, la Malaisienne Mirabel Ting a progressé de quatre places et la voici 3e, à 1,046 point de l’Américaine Kaleiya Romero, qui a terminé 10e à –9. De son côté, Rachel Kuehn réalise une bonne opération, même si elle doit encore patienter pour remporter sa première victoire, chez les pros. La voici 9e de la Race, avec une progression de six places. Anne Chen progresse également, mais de treize places, ce qui la positionne à la 16 place, derrière Maddie McCrary Civello.

Comme l’on s’y attendait, en étant absente cette semaine, la Sud-coréenne JeonEun Lee6 a perdu trois places et elle se retrouve hors du Top 15, à la 17e place.

Classée 39e à 4, de ce tournoi, la Française Emma Broze gagne neuf places à la Race, mais elle reste dans les profondeurs de la Race, à la 117e place. A 30 ans, la Française n’a quasiment aucun chance de sortir de l’Epson Tour où elle est en difficulté depuis sa première saison, malgré une victoire en 2021. Et avec le niveau de golf qui ne cesse de progresser chez les Américaines, les Chinoises, les Sud-coréennes et les Thaïlandaises, ce n’est pas en restant à l’université jusqu’à 23 ou 24 ans, que la France peut espérer placer de nouveaux espoirs, performants, sur ce circuit. Par ailleurs, la LPGA ayant facilité l’accès au programme LEAP et LCAP aux amateurs, de plus en plus d’Américaines pourraient intégrer l’Epson Tour et le LPGA Tour, dans les années à venir, ce qui isolerait les joueuses qui auront choisi de débuter leur carrière professionnelle sur le Ladies European Tour.

Cependant, le niveau de jeu chez les femmes progressent et seules les meilleures, quelle que soit la nationalité, seront appelées à faire une carrière au plus haut niveau.

Prochain tournoi de l’Epson Tour, du 21 au 23 août, avec le fameux Wildhorse Ladies Classic, qui fut remporté, l’an dernier, par la Japonaise Erika Hara, actuelle pensionnaire du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

PIF London Championship : Huang, reste un ton au-dessus !

La Canadienne de 17 ans reste en tête, en confortant son avance avec trois coups d’avance. (Photo : LET/Oisin Keniry)

Cette troisième, et avant dernière journée, sur le parcours du Centurion Golf Club, a encore vécu un duel entre l’Anglaise Charley Hull et la Canadienne de 13 ans son aînée. Cette dernière est incontestablement un ton au-dessus, et elle va aborder le dernier tour avec trois coups d’avance, pour tenter de décrocher sa 4e victoire sur le Ladies European Tour… à seulement 17 ans !

Ce fut encore une belle journée, au niveau de la météo, bien que le vent a à nouveau soufflé, mais avec un peu moins de force qu’au premier jour. La Canadienne Anna Huang a maîtrisé cette journée en ne concédant aucun bogey, tout en réalisant son meilleur score de la semaine. C’est un eagle, sur le Par 5 du 18, qui lui apportait ces deux coups qui contribuèrent à la magie de sa carte et son avance sur l’Anglaise Charley Hull qui n’a, finalement, pas réussi à faire mieux que la veille, comme elle l’espérait.

Derrière cette carte de 65, se cache quelques coups difficiles et notamment une mise en jeu lâchée sous les arbres, au départ du Par 4 du 12, contraignant la jeune Canadienne à effectuer un coup « punché », vers le fairway. Habile au petit jeu, elle réussissait à placer sa balle sous le mat, à environ 1 mètre, au 3e coup, lui permettant de sauver son Par. « Je ne me suis pas rendue compte de mon score jusqu’à ce que je signe ma carte », confia Anna Huang. « Il y avait une foule immense et c’était vraiment génial. J’adore jouer devant autant de monde, ça me donne une énergie incroyable », ajoutait la Canadienne. « Nous avons eu une bonne partie avec Charley et Lydia. Elles étaient clairement les chouchous du public, mais ce fut vraiment sympa d’être avec elles. J’aime beaucoup ce parcours. On peut être agressif sur certains trous et plus prudentes sur d’autres. Mais il reste agréable à jouer », expliquait-elle. « J’ai joué une fois avec Charley, à Houston, l’an dernier. Son jeu est vraiment impressionnant. Elle est très concentrée sur le parcours, et elle fait toujours les choses à sa manière. C’est quelque chose dont je peux m’inspirer. Demain, je vais essayer de m’amuser », précisait-elle.

De son côté, Charley Hull connut, également, des moments difficiles, et parvenait à limiter les conséquences. L’un des trois bogey étant lié à un green manqué et une balle qui s’est échappée à droite, en contre bas, en lisière du sous-bois. L’Anglaise manquait son premier coup, changeait de club et parvenait à mettre sa balle sur le green, à environ 5 mètres du mat. Grâce à la bonne tenue des green, Hull sauvait un bogey qui aurait dû être un Par.

Charley Hull allait concéder un dernier bogey, sur le Par 3 du trou n°14, mais cet accident n’entama pas sa capacité à relancer sa machine à birdie. Elle termina sa journée avec trois birdie à la suite, du 16 au 18, manquant son putt pour eagle sur le dernier trou, en ayant placé sa balle, sur le green, plus loin que la Canadienne. Ce samedi soir, Hull voit Huang s’échapper en tête avec deux coups de plus que la veille, mais au nombre de birdie, la championne de Solheim Cup reste très performante, en égalant sa journée de vendredi. « Je n’ai pas très bien débuté ma journée. Après une bonne mise en jeu au driver je n’ai pas réussi le birdie au premier trou. Ensuite, je me suis ressaisie, et j’ai eu l’impression de bien jouer. Je suis fatiguée et j’ai hâte d’aller me coucher, puis de profiter d’une semaine de repos », déclara l’Anglaise de 30 ans. « Anna est vraiment une excellente joueuse. Son jeu m’a beaucoup impressionnée. Elle est encore jeune et je pense qu’on la verra certainement sur le LPGA Tour, l’an prochain. Je ne me souvenais plus que nous avions déjà joué ensemble. C’est mon caddie qui me l’a rappelé. C’est une très bonne joueuse qui maîtrise parfaitement son jeu », ajoutait-elle, avant d’évoquer la dernière journée. « Je vais essayer de m’amuser, de faire quelques birdie et ensuite je serai super contente de ma semaine de repos ».

Un temps troisième, la Galloise Lydia Hall, qui partagea sa journée avec Hull et Huang, a commis quelques erreurs, notamment au putting, ce qui lui a coûté quelques birdie en moins, à l’image de son dernier putt, au 18, où elle joue le bord de trou, à environ 1 mètre du mat, faisant faire à sa balle une légère virgule. A 38 ans, Hall vient de perdre une occasion de rester dans le groupe de tête, et elle n’a progressé que de deux coups, terminant à –10, à la 4e place provisoire. Elle partagera sa partie, demain, avec la Thaïlandaise Patty Tavatanakit, qui signe une carte de 66, à l’aide d’un jeu bien construit. La joueuse du LPGA Tour a quasiment réussi un birdie tous les trois trous, jusqu’au par 5 du trou n°13, avant de concéder son unique bogey du jour. Et au 18, elle réussissait à signer un eagle qui consacra sa formidable journée.

L’Irlandaise Aine Donegan ait venu surprendre tout le monde en signant une nouvelle carte de 69, lui permettant d’obtenir la 3e place du classement provisoire. Sur ce parcours où beaucoup de joueuses expliquent qu’il est possible de réaliser des scores assez bas, l’Irlandaise de 24 ans a été handicapée par deux bogey à l’aller et un au retour, sans quoi, elle aurai signé, elle aussi, un excellent score, grâce à ses sept birdie. Au 12, elle manque le fairway et le green, ce qui ne l’a pas empêchée de réaliser le Par. Et sa fin de parcours fut aussi productive que celle Charley Hull et Anna Huang. « J’ai bien débuté mes six premiers trous, puis j’ai eu un coup raté au 7, ce qui m’a valu mon premier bogey. J’ai ensuite manqué ma chance sur le Par 4 du trou n°8. Ma balle a été trop loin et mon premier putt fut mauvais. Puis, j’ai raté le second », avouait Donegan. « Il est très rare de jouer une partie de golf sans avoir un moment difficile, au milieu. Je savais que j’allais probablement m’en sortir et Harry (son caddie) m’a bien soutenue. Il y a eu une très bonne communication, entre nous, aujourd’hui, et il m’a dit, au 14 : je veux trois birdie sur les trois derniers trous. Et j’ai réussi des birdie au 15, au 16 et au 17. C’était une belle façon de terminer et je le méritais sans doute un peu », ajoutait Donegan.

L’Australienne Kelsey Bennett perd deux places, en passant de la 4e à la 6e, en ayant joué 71. Alors que l’Espagnole Luna Sobron Galmes en gagne deux, pour se retrouver, ce soir, à la 7e position, avec Shannon Tan. Quant à Alison Lee, elle a nettement amélioré son score en jouant 68 dans ce moving day, après les deux premiers tours en 72. L’Américaine est seule 9e à –7.

Herbin : « j’ai mieux joué aujourd’hui »

La Française Céline Herbin reste leader des trois joueuses tricolores qui ont franchi le Cut. Le vent l’a peu gênée et elle précise qu’il ne soufflait pas assez fort pour être un élément déterminant. Cependant, le plus difficile était de prévoir les rafales et les changements de direction. Elle signe une nouvelle carte de 72, en n’étant pas toujours très satisfaite de sa journée : « j’ai mieux joué aujourd’hui, même s’il y a des erreurs, dont deux sur les Par 5. Mon jeu sur les Par 5 n’était pas très bon…faire le Par sur ces Par 5 alors que je peux les prendre en deux… ce n’est pas Top. J’ai également joué de malchance sur deux bogey, mais c’est comme ça. Il reste encore un tour et je viens de réaliser du bon travail au practice, au chip et au putting. Comme je l’ai dit hier, c’est ma semaine de remise en route pour préparer les prochaines semaines », réaffirma Céline Herbin, qui sera présente la semaine prochaine à Portland, puis CPKC Women’s Open, au Canada.

La Française âgée de 43 ans, qui possède deux victoires sur le LET, est à –1, à la 27e place. Emma Falcher, sa compatriote, seulement âgée de 21 qui est passée professionnelle l’an dernier, signe une troisième carte de 73 pour un score total de +3, qui la place à la 46e position, tandis que Agathe Sauzon a beaucoup de mal à trouver des birdie, sur ce parcours. La Française de 34 ans, dont la palmarès est vierge de succès, a concédé trois bogey, mais elle a réussi un eagle sur le Par 5 du trou n°13, et un birdie sur le Par 3 du 17. Elle pointe à la 56e place à +6. L’Anglaise Gemma Clews et l’Allemande Aline Krauter se sont toutes les deux ratées dans cette journée, en jouant 79. Elles sont reléguées en bas de tableau, des joueuses ayant franchi le Cut.

Le classement provisoire => ICI

PIF London Championship : Huang reste en tête, talonnée par Hull !

La Canadienne de 17 ans vient de donner une leçon de golf, durant deux jours. mais c’est Charley Hull qui signe le record du parcours en jouant -11.

Sur un parcours où les occasions de birdie ne manquent pas, les 60 meilleures joueuses, et ex æquo, ont franchi le Cut, mais toutes n’ont pas réussi à jouer sous le Par. Leader la veille, la Canadienne de 17 ans, déjà vainqueur sur le LET, à trois reprises, continue de donner une leçon de golf aux plus anciennes du circuit, comme aux novices qui rêvent de côtoyer les sommets. Et seule l’Anglaise Charley Hull semble capable de suivre le rythme.

Après deux jours de compétition, on connaît les joueuses qui vont évoluer durant le week-end, pour cette édition qui se joue uniquement en stroke play, et en individuel.

Leader la veille, avec une carte de 67, comportant un eagle sur le Par 5 du 18, et un bogey sur le Par 4 du trou n°3, la Canadienne Anna Huang, âgée de 17 ans, et qui a connu sa troisième victoire, au Maroc, au mois de mai dernier, est encore en train d’infliger une leçon de golf au reste du champ, et même d’humilier toutes celles qui rêvent de côtoyer le niveau supérieur, sans en avoir les moyens. Partie du Tee n°1, ce vendredi matin, contrairement à la veille, Huang a tout de suite était opportuniste, en signant son premier birdie sur le Par 4 du trou n°3, là où, hier, elle avait concédé son unique bogey. Après deux bogey sur le Par 3 du 5 et le Par 4 du 7, Huang exploitait parfaitement le Par 5 du trou n°9, pour remettre le compteur à zéro, avec un eagle. Puis, dès le trou n°10, elle commença à accélérer le rythme en passant à –2, avec un second birdie. Un troisième suivit presque aussitôt, sur le Par 4 du trou n°12. Malgré un bogey sur le Par 5 du 15, Huang réalisait un birdie au et clôturait sa journée par un eagle sur le Par 5 du 18, sans jamais avoir été inquiétée en haut du leaderbord. « C’est encore un bon tour, mais un peu plus irrégulier qu’hier », déclara Huang. « J’ai fait quelques erreurs par-ci et par-là, mais je peux quand même être fière de ma performance », continua Huang. « Beaucoup d’eagle et de birdie aujourd’hui. Mes putt étaient vraiment bons et j’ai réussi quelques bons coups de fer, qui m’ont permis d’avoir des putt pour birdie », ajoutait la Canadienne de 17 ans, qui fait preuve d’un niveau d’exigence envers elle-même : « Ces deux dernières années, j’ai raté deux Cut, ce qui a été un peu dur à encaisser. Cette semaine, j’ai essayé d’avoir un peu plus confiance dans mon jeu. J’ai essayé de me faire confiance, et c’est peut-être ce qui a fait le plus la différence ».

Une joueuse parvenait à suivre ce rythme en réalisant une journée exceptionnelle, qui lui fait gagner cinq places. Partie à 12h54, onze minutes après Huang, l’Anglaise de 30 ans, qui vient d’être qualifiée pour la huitième fois en équipe de Solheim Cup, débutait par un eagle sur le Par 5, afin de bien se mettre en condition. Puis, sur ce parcours qu’elle n’a pas joué l’an dernier, après avoir abandonné l’année précédente, dans l’épreuve par équipe, elle mettait un coup d’accélérateur en signant trois birdie à la suite. Avec un quatrième birdie sur le par 5 du trou n°9, Charley Hull s’affirmait comme la seule joueuse capable de concurrence la Canadienne Anna Huang. Et au retour, Hull signa cinq birdie sans concéder de bogey, établissant le record du parcours avec une carte de 62.

Partie du Tee n°10, en même temps que Charley Hull, la Galloise Lydia Hall réalise, elle aussi, une bonne journée, bien qu’il ait connu un petit trou d’air, au retour, soit sur le Par 3 du trou n°2 et le Par 4 du trou n°3. Après un eagle sur le Par 5 du 1, elle concédait un bogey puis un double, rétrogradant d’un coup, alors que son aller lui avait permis de jouer –3. Mais tout de suite après, Hall relança la machine à birdie, et ce furent trois à la suite qu’elle rentait, avant de clôturer sa journée par un dernier birdie sur le Par 4 du trou n°8, et au Par au trou n°9. « J’ai vraiment bien joué, avec onze coups sous le Par et j’ai tout de même laissé passer quelques occasions », déclara l’Anglaise, qui laisse supposer qu’elle aurait pu rendre une carte de 60. Voire de 59 !

« C’est une super journée. En début de semaine j’étais tellement épuisée, surtout après le Women’s British Open, la semaine dernière. Mon corps est en compote. J’ai quelques blessures persistantes, donc je fais beaucoup de séances de kiné. Je suis assez surprise d’avoir joué –11 aujourd’hui. Car j’étais tellement fatiguée ce matin. Ce fut le score de –11 le plus difficile de ma vie. Mais je suis là, avec le sentiment d’avoir laissé passer quelques occasion et je veux voir si je peux faire mieux demain », annonça l’Anglaise. Et nous attendons tous de voir ça.

Partie également du trou n°10, bien dans les premiers groupes, à 08h03, l’Australienne Kalsey Bennett s’est maintenue à la troisième place, en jouant 71, avec trois birdie et un bogey.

Son score provisoire de –7 la place ex æquo avec l’Irlandaise Aine Donegan, qui réalise une journée en 69.

Derrière, c’est un groupe de trois joueuses qui sont à –6, dont Anne Van Dam qui a retrouvé du jeu, malgré son éloignement des parcours, et Shannon Tan, qui fut régulière avec une nouvelle carte de 70.

Herbin dans le Par total, et leader du groupe France

C’est compliqué pour tous ceux qui sont chargés de relater le parcours sportif des golfeuses Françaises, car, semaine après semaine, rares sont celles qui brillent par leurs résultats. Et, pour couronner le tout, Agathe Laisné qui a réalisé un très bon début de saison, semble subir un coup de fatigue. Elle vient de manquer son quatrième Cut d’affilé, sur le LET, en comptant l’Evian Championship et le Scottish et le British Women’s Open. Après une première carte de 74, puis une carte de 77, la numéro de l’Ordre du mérite échoue à franchir le Cut, avec le score de +5. Et se consolera sans doute de savoir que la Sud-africaine Casandra Alexander, n’a pas fait mieux.

Camille Chevalier échoue à +4, sans jamais, tout comme Lois Lau. Quant à Ariane Klotz, elle tire sa révérence avec une 91e place à +7. La Française originaire de Nouvelle-Calédonie, âgée de 28 ans, risque de retourner jouer la Q-school en fin de saison, pour espérer conserver sa carte sur le LET.

La trentenaire Agathe Sauzon est sauvé de justesse par le Cut, qui a évolué à +3, tout comme Emma Falcher, également à +3, qui signe seconde journée en 71, avec trois birdie et un bogey. Une performance qui ne passe pas inaperçue, la plaçant parmi les quarante trois joueuses qui ont réussi à jouer sous le Par, dans ce second tour.

Et une fois encore, c’est Céline Herbin, avec son statut de vétéran, qui réalise le meilleur résultat de toutes les tricolores engagées. A 42 ans, Herbin est en excellente forme physique et elle met à profit sa longue expérience du golf, acquise sur le LET, l’Epson Tour et le LPGA Tour, ainsi que dans les grands rendez-vous mondiaux. Après une carte de +1 la veille, comportant beaucoup trop de bogey, et un eagle qui a atténué ces erreurs de trajectoires, elle a joué –1 ce jour, avec seulement deux bogey de chaque côté, et cinq birdie. La voici 30e, dans le Par total, en compagnie de joueuses comme Sara Kouskova, Ana Pelaez Trivino, Ginnie Ding, Amélia Garvey et Alexandra Forsterling. « J’arrive dans ce tournoi avec deux semaines sans avoir vraiment joué en compétition », déclara Céline Herbin. « Mais j’ai pu profiter de ces deux semaines pour m’entraîner et j’ai quand même réalisé deux tours au Scottish et j’ai joué la qualif du lundi du British. Mais mon objectif est surtout de retrouver du rythme en compétition pour aborder les deux prochains tournois du LPGA Tour », confiait-elle. S’agissant du parcours, elle estime qu’il y a clairement de la place pour faire un score, notamment grâce aux cinq Par 5. Céline Herbin se sent bien sur ce tracé qu’elle trouve agréable à jouer et elle confirme que son jeu va en s’améliorant, ce qui se traduit par un meilleur score ce vendredi.

Enfin, l’influenceuse Américaine de 22 ans, Paris Hilinski, qui cherche à se créer une image de golfeuse de haut niveau, sur les réseaux sociaux, termine dernière avec un score de +23, qui est à l’image de la supercherie de ce qu’elle vend à ses fans.

Le Ladies European Tour fut, précédemment, investi par d’autres inlfuenceuses, comme Grace Charis, qui est plus douée pour mettre en avant son anatomie généreuse que pour jouer au golf, et la fameuse Paige Spiranac, qui avait été très mal accueillie par les joueuses du LPGA Tour, il y a quelques années. Et à juste titre. Le golf féminin n’ayant pas besoin de ces individus qui viennent faire du show bizz et détournent le public de celles qui possèdent un véritable talent.

Fort heureusement, il y a des joueuses comme la Canadienne Anna Huang ou la Thaïlandaise Atthaya Thitikul pour rétablir l’équilibre, en occupant l’espace médiatique pour les résultats qu’elles produisent, et non pour leur posture de starlette du festival de Cannes, ou, pire encore, pour leurs poses subjectives relevant des magazines de charme pour adulte.

Le classement provisoire => ICI

Smoky Mountain Championship : Olivares joue 64 et prend la tête !

La Mexicaine Lauren Olivares

Ce premier tour est marqué par la prise de pouvoir du leader de la Race, qui a établi, par la  même occasion, une carte record, pour cette épreuve inaugurale. Mais ce fut aussi une journée symbolique, pour une joueuse et sa maman.

Le niveau de golf ne cesse de progresser sur l’Epson Tour, rendant la sélection vers le LPGA Tour de plus en plus difficile. En signant une carte de 64, sur ce Par 72, la Mexicaine Lauren Olivares symbolise cette situation qui rend si compliquée l’arrivée des Françaises sur ce circuit, où leur niveau de golf est bien moins adapté que celui de ces Américaines, Sud-coréennes, Japonaises, Thaïlandaises et des Mexicaines et des Colombiennes, qui vivent aux Etats-Unis depuis leur plus tendre enfance. D’ailleurs, Valery Plata, qui fut rookie, sans succès, sur le LPGA Tour, en 2023 et qui anima les saisons 2024 et 2025 de l’Epson Tour, est née en Floride. Et avec le programme LEAP, introduit par la LPGA, pour aider les meilleurs amateurs à se qualifier directement sur ces deux circuits, sans passer par la Q-school, rêver de jouer au plus haut niveau mondial, pour les Européennes, dont les Françaises, commence à s’apparenter à une chimère.

A 22 ans, après un parcours amateur où elle n’a conquis qu’une victoire, sans avoir réellement défrayé les chroniques, Lauren Olivares est dans une phase ascendante. En remportant sa première victoire le 21 juin dernier, tout en ayant accumulé trois Top 5 juste avant, la Mexicaine garde la couteau entre les dents et rêve de dominer cette saison. Pour cette première journée, sur ce parcours que la plupart des joueuses découvraient, elle n’a pas concédé de bogey, avec un aller en –4 et un retour sur un rythme similaire. « Cette journée fut surtout une question de précision au départ. J’ai eu beaucoup de mal à jouer mon driver et c’est la première fois, depuis longtemps, que je ne perdais pas de balle, en étant enfin sur le fairway », confia la Mexicaine. « Ce fut particulièrement payant », ajoutait-elle, tout en étant caddeyée, cette semaine, par son petit ami : « je pense que son résultat est en grande partie grâce à moi. Je ne suis pas golfeur et je n’ai jamais été doué au golf. Donc je ne peux pas trop m’énerver quand elle fait une erreur. Parce que je sais que je n’aurais pas fait mieux. Le plus important, c’est que j’essaie de ne jamais intervenir en lui disant fais comme ça, où moi j’aurais joué le coup comme ça. J’ai appris le golf grâce à elle donc je vois les choses à travers ses yeux. Et c’est bien mieux que si j’avais joué en compétition », expliqua Garrett Troxler, avec qui Olivares remporta son premier trophée sur l’Epson Tour, dans le Michigan.

Ce n’est pas la première fois que Lauren Olivares rend une carte aussi basse. Fin avril, elle avait obtenu la 5e de l’IOA Championship en réalisant un score de 66 dans le dernier. La semaine suivante, elle jouait encore 66 au second tour du Carlisle Arizona Women’s Golf Classic, et reproduisait ce score lors du dernier tour du tournoi qui lui offrit la victoire. Et lors du Four Winds Invitational, au début du mois de juillet, elle réalisait sa première carte de 64 de la saison. Puis elle jouait 65 le semaine suivante, lors du Greater Toledo Classic, qui fut malheureusement réduit à deux tours, à cause de la météo.

La Mexicaine n’est donc pas en tête par hasard, mais pour rester au meilleur niveau, elle va peut-être devoir faire une concession. En effet, elle souffre d’une douleur au dos, la contraignant à gérer son effort. Cependant, pour le moment, elle a décidé de continuer à jouer car son objectif est terminer la saison en leader de la Race.

Derrière elle, à la seconde place, c’est une enfant du pays qui a fait irruption, en plaçant son nom de famille dans le sommet du leaderboard, comme sa mère l’eut fait il y a 35 ans. Rachel Kuehn, fille de Brenda Corrie-Kuehn, qui fut la dernière américaine a s’imposer lors du dernier tournoi féminin joué dans l’état du Tennessee, a parfaitement négocié cette journée, avec sa maman à ses côtés. En jouant 66, sans concéder de bogey, mère et fille ont écrit une histoire comme les Américains les aiment. « Ce serait vraiment cool que nous remportions ce tournoi », avait déclaré Rachel Kuehn, la veille. « Honnêtement, ça compte beaucoup pour elle. C’est un souvenir si précieux. Je crois que ce serait presque troublant si ma première victoire professionnelle avait lieu ici, cette semaine, dans le Tennessee », avait ajouté la joueuse de 25 ans, dont le meilleur résultat de la saison est une 3e place en Arizona.

Cette seconde place est partagée avec la Chinoise de 20 ans, Liqi Zenq, qui signe également une journée vierge de bogey. « Je rentre de New-York, où j’ai voyagé un peu avant de venir ici en voiture. J’ai simplement fait quelques entraînements et j’ai joué une fois le parcours, en reconnaissance, et je le trouve agréable », expliqua la jeune Chinoise qui semble aborder cette semaine de golf avec décontraction.

« Ce parcours est nouveau et je suis arrivée la semaine dernière. Et je n’ai fait que les entraînements. Je pense que mon jeu, sur les green, est bon. Mon putting est ok, même si j’ai manqué quelques putt courts. Mais réaliser un score sans concéder de bogey c’est super », précisait-elle.

Trois joueuses se partagent la troisième place. Il s’agit de des Américaines Sarah White, Hailey Boja et Elizabeth Moon. Elles sortent de ce premier tour avec un score de –5, et Borja est la seule à avoir concédé un bogey. Toutes les trois sont très loin du Top 15 de la Race, mais un résultat dans le Top 10 leur permettrait de remonter dans le Top 80 de la Race.

Classée 11e de la Race, l’Américaine Lauryn Nguyen occupe la 7e place position, avec le score de –4, en compagnie de la Malaisienne Mirabel Ting, actuellement 7e de la Race.

Seconde de cette même Race, l’Américaine Kaleiya Romero est 19e à –3, avec la Française Emma Broze, l’Espagnole Carlat Bernat Escuder, l’Américaine Gianna Clemente et neuf autres joueuses.

Quant aux deux amateurs que son l’Américaine Sophia Gambini et la Grecque Joy Aspetaki, elles sont respectivement 81e à +1 et 143e à +9.

La seconde journée et le dernier tour pourraient être perturbés par la météo, car des orages et la pluie sont annoncés sur la périmètre du parcours.

Le classement provisoire => ICI

Smoky Mountain Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un tournoi inaugural. Cette épreuve marque le retour de l’Epson tour dans le Tennessee, où la dernière épreuve qui y fut disputée fut le Chattanooga Futures Classic, en 1991. La joueuse qui s’était imposée n’est autre que Brenda Corrie Kuehn, la mère de Rachel Kuehn, qui a intégré l’Epson Tour en 2025, et qui participe à ce tournoi. Kuehn est actuellement la 15e joueuse classée à la Race for the Card. Elle joue donc, cette semaine, son maintien, sa progression ou sa rétrogradation au classement de la Race.

Brenda Corrie Kuehn et sa fille à Evian-les-Bains => article ici

Le champ de joueuses

Ce sont 144 joueuses qui sont au départ de ce tournoi, dont 14 des 15 meilleures de la Race for the Card. La Sud-coréenne JeongEun Lee6 étant absente. Ce qui ne devrait pas l’aider à conserver sa 14e place de ce classement.

Quatre joueuses bénéficient d’une invitation sponsor, et une du programme Annika WAPT.

Deux joueuses amateurs sont également qualifiées et 34 rookie sont présentes, signe de la bonne santé de ce circuit, qui attirent de plus en plus de jeunes joueuses.

Parmi elles l’Espagnole Carlat Bernat Escuder, les Américaines Gianna Clemente et Kaleiya Romero et la Mexicaine, en tête de la Race, Lauren Olivares.

Un Cut, après deux tours, conservera les 60 meilleures et ex æquo.

Le parcours

Bienvenus dans le Tennessee au Green Meadow Country Club, sur un site centenaire, puisqu’il fut créé en 1925. Le parcours fut, tout d’abord, un terrain d’entraînement de six trous, avant d’évoluer rapidement à neuf trous. C’est dans les années 50 que le tracé évolua en 18 trous.

Nous sommes loin des origines du golf, et les links Ecossais, que nous avons vécu ces deux dernières semaines, sur le LPGA Tour, et ce contraste saisissant nous montre à quel point les joueuses espoirs de la discipline ne sont pas du tout préparées à jouer en Europe.

Ce sont de larges et beaux fairway qui composent ce parcours, où la crainte d’un faux rebond et d’une trajectoire hasardeuse n’existent pas. Bien sûr, il y a quelques pentes et quelques dénivelés, mais ils francs et sans surprise.

Quarante sept bunker agrémentent le parcours, autour des green et parfois le long des fairway. Et quatre pièces d’eau sont présentes, en étant toutes en jeu le long de green. Les joueuses devront se méfier de leur mise en jeu sur le Par 3 du trou n°3, puisque le green est surélevé et la pièce d’eau juste sous la pente, à gauche. Au trou n°8, la mise en jeu est également intimidante avec, à gauche, la plus grande pièce d’eau du parcours, qui tire le regard et efface le green en hauteur, qu’il convient d’attaquer par la gauche. Et le départ du trou n°9 se fait en survolant cette même pièce d’eau, pour atteindre un fairway en forme de virage relevé, qui tourne sur la droite. Il y a, ici, un coup technique à ne pas rater, pour bien gérer ce Par 4.

Avec les fortes chaleurs du moment, les joueuses devraient trouver des fairway grillés et des green encore verts. Le roule de la balle devrait également être un sujet de préoccupation.

Ce tracé comporte des arbres pour délimiter les fairway, et ne devraient pas constituer un obstacle important au jeu. A moins de s’égarer hors des fairway.

Voir les différents trous en vidéo => ICI

Dotation

Cette épreuve reçoit une dotation de 200 000 dollars. Le vainqueur recevra 37 500 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne bénéficie pas de couverture télévisuelle.

PIF London Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi est l’héritage de l’Aramco Team Serie qui a changé de nom en 2025, en étant financé par le Fonds Public d’Investissement d’Arabie Saoudite (PIF).

L’an dernier, cette épreuve se déroulait sur trois jours avec une épreuve par équipe les deux premiers jours et une épreuve individuelle lors de la dernière journée.

Cette année, c’est un tournoi individuel, sur quatre jours, uniquement en stroke play, qui est organisé.

Pour le LET, il s’agit de la 6e édition, si l’on tient uniquement compte de la formule en stroke play. Lors de la première édition, au mois de juillet 2021, c’est la Norvégienne Marianne Skarpnord qui s’imposait en playoff, face à la Thaïlandaise Atthaya Thitikul.

C’est, à ce jour, l’unique playoff de cette épreuve disputé à Londres.

Enfin, l’an dernier, l’Anglaise Mimi Rhodes évoluait comme rookie et elle est désormais pensionnaire du LPGA Tour, et nouvellement sélectionnée dans l’équipe de Solheim Cup. En un an, la joueuse de 24 ans a connu une ascension fulgurante, qui fait d’elle l’une des rares joueuses du LET à avoir parfaitement réussi son évolution vers le LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Au nombre de 104 l’an dernier, elles sont 120 cette année.

Parmi les têtes d’affiche on recense des joueuses du LPGA Tour comme Alison Lee, Patty Tavatanakit, Georgia Hall, Charley Hull, ainsi que des figures du LET disposant d’une expérience des circuits américains comme Agathe Laisné, Céline Herbin, Emily K.Pederen, Trichat Cheenglab, Luna Sobron Galmes, Daniela Darquea, Lee-Anne Pace, Bronte Law, Ayako Uehara, Morgan Metraux, Aditi Ashok ou Sarah Kemp.

Les Françaises Ariane Klotz, Camille Chevalier, Lois Lau, Agathe Sauzon, Emma Falcher sont également au départ, alors que Vanessa Bouvet, dont l’ambition est de remporter un tournoi majeur, et qui a échoué à franchir le Cut du dernier Women’s British Open, est encore en liste de réserve, cette semaine.

Egalement en difficulté dans son parcours professionnel, l’Américaine Gabriella Then, qui a évolué sur l’Epson Tour et qui n’a pas réussi à conserver sa carte sur le LPGA Tour, après son année de rookie, joue cette semaine, dans la catégorie Invitation.

Shannon Tan, Leonie Harm, Anna Huang, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Alice Hewson ainsi que la capitaine du team Europe de la Junior Solheim Cup, et vice capitaine du team Europe de Solheim Cut, sont également au départ.

Enfin, vainqueur l’an dernier, l’Allemande Laura Fuenfstueck, qui est mariée à la joueuse Anglaise Rosie Davies, ne prend pas part à ce tournoi, puisqu’elle est en congés maternité.

Un Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo, au terme des deux premières journées.

Les invitations sponsor

copie écran : ladieseuropeantour.com

Les anciens vainqueurs

2025

  • Equipe : Danielle Du Toit – Sarah Kemp – Marta Sanz Bario – Megan Dennis
  • Individuel : Laura Fuenfstueck (-10)

2024

  • Equipe : Nastasia Nadaud – George BrooksBank – Miria Prat – Kristyna Napoleaova
  • Individuel : Leona Maguire (-8)

2023

  • Equipe : Charley Hull – Michael Austick – Kylie Henry – Lea Anne Bramwell
  • Individuel : Nelly Korda (-11)

2022

  • Equipe : Nicole Garcia – Mia Baker – Madelene Stavnar – Kelly Whaley
  • Individuel : Bronte Law (-9)

2021

  • Equipe : Olivia Cowan – Andrew Kelsey – Diksha – Sarina Schmidt
  • Individuel : Mariana Skarpnord (-13)

Le parcours

Pour la sixième fois le Centurion Golf Club accueille cette épreuve. Un parcours qui se situe au nord de Londres, dans une zone peu urbanisée, et qui est en bordure de l’autoroute M1 reliant la ville de Luton à Londres.

Ce parcours est récent puisqu’il fut ouvert au public en 2013, alors que l’association de golf est plus ancienne. C’est un tracé très anglais, reprenant les codes du links, pour certains aspects. Les rough, à proximité du fairway, sont denses tout en offrant la possibilité de trouver et de jouer la balle, alors que les hauts roughs, plus à l’extérieur, sont parfois très hauts. Huit trous comportent des zones de sous bois en étant longés par la forêt, alors qu’à l’intérieur du parcours, c’est un style links qui accueille les joueurs.

Une grande pièce d’eau est présente à droite du green du 18, alors que celui du 12, qui est un trou signature, est défendu par une immense marre juste devant, et un bunker à gauche.

Certains départs sont en hauteur, permettant d’avoir une vue exceptionnelle sur la zone de retombée de balle, et l’ensemble du paysage. Les green comportent des ondulations et la science du putting est de rigueur.

Le record du parcours

  • 64 : Georgia Hall (2021)

Dotation et primes

En 2021, cette épreuve était de dotée à hauteur de 200 000 dollars en individuel et de 800 000 dollars par équipe. Soit un total de 1 millions de dollars.

Comme l’an dernier, ce tournoi est financée par une dotation globale de 2 millions de dollars. La suppression de l’épreuve, dont la prime aux vainqueurs était de 500 000 dollars, devrait permettre de relever les primes des joueuses ayant franchi le Cut.

Les horaires de diffusion TV

Le tournoi est retransmis sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 6 août : 15h00 à 19h00
  • Vendredi  7 août : 15h00 à 19h00
  • Samedi 8 août : 14h00 à 18h00
  • Dimanche 9 août : 14h00 à 18h00

Team Europe Solheim Cup : Nastasia Nadaud, choix du capitaine !

C’est officiel depuis ce lundi après-midi, le team Europe de Solheim Cup est au complet. Et une Française y fait ses débuts. Cela n’était plus arrivé depuis 11 ans.

Ce lundi 3 août, Anna Nordqvist a rendu public la liste officielle de son équipe, qui affrontera celle de l’Américaine Angela Stanford, au mois de septembre, en Hollande.

Deux Françaises évolueront de cette équipe, dont Nastasia Nadaud, qui a été l’un des quatre choix du capitaine, grâce à son résultat lors du Women’s British Open.

A 21 ans, Nadaud est sur cette trajectoire qui a maintes fois consacré les meilleures de la discipline, en laissant à leurs études celles qui espèrent devenir vainqueur sur le LPGA Tour en passant professionnelle à 24 ans et plus encore.

La native de Chambéry, qui a rejoint le Ladies European Tour, pour une première saison complète, en 2023, a franchi tous les Cut, cette même année, allant même jusqu’à un premier Top 10 à l’Amundi German Masters.

L’année suivante, elle ne manquait que deux Cut en 27 départs, glanait sept Top 10 et connaissait le frisson de la victoire, avec son équipe, lors de l’Aramco Team Serie à Londres.

Elle renouvelait cette situation, au début de la saison 2025, lors du PIF Saudi Ladies Open, en compagnie de Somi Lee, Amy Taylor et Minsum Kim. Finalement, sa première victoire individuelle survenait au terme de la saison 2025 du LET, et depuis son arrivée sur le LPGA Tour, via la Q-série, Nastasia Nadaud étonne par sa capacité d’adaptation au circuit américain, qui a épuisé bien d’autres Françaises avant elle.

Incontestablement brillante dans cette discipline pour laquelle elle possède tous les atouts, la Française de 21 ans vient d’obtenir sa première sélection en Solheim Cup, et elle rejoint l’expérimentée Céline Boutier qui fait partie des piliers de cette équipe.

Anna Nordqvist a également offert une première sélection à l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, actuellement 68e de la race to CME et 84e mondiale, qui possède une très bonne expérience de la compétition par équipe.

Elle fut sélectionnée en 2020 et 2021 dans l’équipe Européenne du Girl’s Team Championship, dans l’European Ladies Team Championship (2022, 2023, 2024) et elle a joué la Arnold Palmer Cup (2022, 2023, 2024) ainsi que l’Esperito Santo Trophy en 2023.

Par ailleurs, Julia Lopez Ramirez fut numéro un mondial amateur et a été reconnue par la presse américaine comme la meilleure joueuse de l’année, en 2023 et 2024, chez les amateurs.

L’Anglaise Mimi Rhodes décroche sa première sélection en Solheim Cup, avec ce choix du capitaine, tandis que l’Irlandaise Leona Maguire obtient sa quatrième participation à la Solheim Cup, en étant l’une des doubles vainqueurs de cette équipe, avec Charley Hull, Carlota Ciganda, Céline Boutier, et la capitaine Anna Nordqvist.

Le team au complet

La Française Céline Boutier est la première Française à totaliser 5 participations en Solheim Cup.

Les duos de Françaises en Solheim Cup

2026

Céline Boutier et Nastasia Nadaud

2015

Karine Icher – Gwladys Nocera

2005

Gwladys Nocera – Ludivine Kreutz