Buick LPGA Shanghai : quelques scores très bas sur un parcours sélectif !

Hye Jin Choi et son caddie (Photo : Getty Images / LPGA)

Ce premier tour sur le tracé du Sheshan Golf Club a produit quelques scores de référence qui donnent un premier aperçu de ce que pourraient être les trois prochaines journée. Les Françaises sont dans le dur et une Sud-coréenne survole le champ !

« Pour le moment, ce parcours n’est pas facile, il est même dur », a déclaré la Sud-coréenne Hye-Jin Choi qui vient de signer, pourtant, une carte exceptionnelle de –8, en ayant aligné, au retour, quatre birdie qui démontrent qu’elle a quand même bien en main ce tracé. Choi qui a pris son départ à 09h42, en compagnie des Chinoises Mary Liu (-1) et Yuting Shi (+6), qui ont moins bien appréhendé ce parcours. « Actuellement, je ne suis pas au mieux de ma forme physique, mais j’ai réussi à sauver des Par à l’aller, et ensuite j’ai pu faire plusieurs birdie avec de bons longs putt, et c’est la raison pour laquelle je pense avoir bien joué aujourd’hui », confia également Hyi-Jin Choi, dont on attend de voir comment elle va évoluer lors de la seconde journée.

Seule, à la seconde place, se trouve l’Espagnole Carlota Ciganda, grande contributrice aux victoires de l’Europe en Solheim Cup, et qui n’a pourtant que trois victoires sur le LPGA Tour. Indéniablement talentueuse, on sait que ce qui lui fait défaut c’est sa lenteur de jeu sur les green et un manque de précision dont elle ne manque pourtant pas dès qu’elle joue en match play. Pour ce premier tour, Ciganda a plutôt été dans une dynamique de Solheim Cup, avec un aller débuté en trombe, grâce à trois birdie, puis elle fut stoppée net par trois bogey. Mais au retour, la native de Pampelune, qui affiche 36 printemps, a sonné la charge, à nouveau, en alignant quatre birdie, et un dernier sur le Par 5 du 18. Signe que ce parcours offre des possibilités importantes de birdie et que celles qui ont déjà compris comment les obtenir ont, peut-être, déjà pris un avantage sur les autres. « Je trouve que c’est un super parcours. Il convient aux joueuses qui ont un long jeu et qui maîtrisent leur touché de balle », déclara l’Espagnole. « Si l’on parvient à rester sur le fairway on peut réaliser un bon score, mais cela exige des coups de qualité. Avoir une trajectoire haute vers les green, ainsi qu’une bonne maîtrise des effets, est un atout », a ajouté Ciganda.

Derrière elle, avec le score de –4, se trouvent l’Australienne Grace Kim, la Japonaise Rio Takeda, la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen et la Chinoise Ruoning Yin. Quatre joueuses vainqueurs sur le LPGA Tour, et en Majeur pour Kim et Yin. Toutes les quatre ont, au moins, concédé un bogey, en s’étant élancées à des heures différentes et du Tee n°1 pour Grace Kim et Ruoning Yin. Des groupes se sont ensuite constitués rassemblant des joueuses plus ou moins bien classées au niveau mondial. Ainsi, Atthaya Thitikul est à -3, avec Amy Yang, Erika Hara, Gina Kim et Nanna K.Madsen, tandis qu’à –2 on trouve l’ancienne joueuse de l’Epson Tour Liqi Zenq avec Minami Katsu, Lauren Walsh, Dewi Weber, Ruixin Liu, Yijia Ren et Weiwei Zhang.

Ce panachage de niveau tend à démontrer qu’avec des scores plus modestes, il y plus facilement la possibilité de voir le leaderboard se construire en ouvrant la porte à des joueuses qui sont moins habituées à se classer dans un Top 10 ou un Top 15.

Et, peut-être, qu’une Française pourra se joindre à cette partie haute du tableau, avant dimanche.

Roussin-Bouchard dans le dur, Boutier en difficulté !

C’est encore un tournoi du LPGA Tour pour lequel il faut tenter de trouver les mots afin de relater, au mieux, les résultats des Françaises qui ne parviennent toujours pas à faire l’actualité du LPGA Tour. Une fois de plus, Céline Boutier a du mal à démarrer un tournoi et elle se trouve, déjà, à neuf coups du leader. La numéro un Française qui n’a pas marqué de point, lors de la dernière Solheim Cup, s’est élancée du Tee n°1, avec Rose Zhang (+2) et Miyu Yamashita, dans l’avant dernier groupe. Et l’on a pu voir qu’elle a eu du mal à faire preuve de précision, tant sur les fairway que les green. Malgré un premier birdie encourageant sur le Par 4 du trou n°5, elle enchaînait un bogey sur le Par 4 du trou n°7 puis un double sur le Par 4 du trou n°2, tombant à +2, pendant Thitikul et Ruoning Yin se frayaient une place dans le Top 10.

Céline Boutier a quand même réussi à revenir dans le Par journée, par un birdie sur le Par 3 du trou n°12 et un autre sur le Par 5 du 14, mais au 17, elle concédait un nouveau bogey, avant de clôturer sa journée par un Par. La voici 26e à +1, avec une stratégie de jeu à construire pour tenter de faire mieux.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, cette première journée fut un calvaire, avec trois bogey à l’aller et quatre au retour, pour un seul birdie. Manifestement, elle a un important travail devant elle pour renverser la situation. Par chance, elle ne risque pas d’être éliminée du Cut.

La Japonaise Miyu Yamashita a déclaré forfait sans que l’on connaisse la raison.

Le second tour est à suivre sur le site internet du LPGA Tour dès 05h00 du matin, ce vendredi matin.

Le classement provisoire => ICI

Buick LPGA Shanghai : l’essentiel à savoir

Historique

Introduit en 2018, ce tournoi a refait son apparition en 2023, au calendrier, après trois années d’absence, en raison de la crise sanitaire qui a fortement touché la Chine, avec plusieurs pics épidémiques.

C’est donc sa cinquième édition et il marque à la fois le début de la tournée asiatique mais aussi le premier tournoi, à champ limité, auquel les 60 premières joueuses du classement de la Race to CME, peuvent prétendre.

Le champ de joueuses

Elles sont, à nouveau, 81 au départ, pour quatre jours de compétition, sans Cut. Cette épreuve, réservée aux 60 meilleures du classement de la Race to CME, offre à ces joueuses l’avantage de pouvoir consolider leur position dans ce Top 60, avant de revenir évoluer aux Etats-Unis, pour les deux derniers tournois de la saison. Dont le CME Group Tour Championship.

Vainqueur, l’an dernier, avec un score remarquable de –24, la Thaïlandaise Artthaya « Jeeno » Thitikul revient pour défendre son titre. La Japonaise Miyu Yamashita, vainqueur dimanche dernier, sur le Ladies European Tour, est également présente, alors que Hyo-Joo Kim, Hae Ran Ryu, Ina Yoon, Lottie Woad, Hannah Green, les sœurs Iwai et Nelly Korda ne prennent pas part à cette épreuve. Ce qui ouvre des opportunités pour bien d’autres joueuses, et notamment Céline Boutier qui a souvent réalisé de bons résultats en Asie.

La numéro un Française qui devait être la seule tricolore de ce champ et qui est accompagnée par Pauline Roussin-Bouchard, qui bénéficie d’une promotion grâce aux désistements de ces joueuses qualifiées d’office.

Lydia Ko est également absente, mais l’Australie est largement représentée avec Minjee Lee, Cassie Porter, Grace Kim, Robyn Choi et Karis Davidson.

Enfin, parce que l’épreuve se déroule en Chine, vingt représentantes de ce pays intègrent le champ, ce qui laisse encore plus dubitatif quant à la capacité de la France de placer autant de joueuse dans un champ d’un tournoi du LPGA Tour, lorsqu’il est organisé dans notre pays.

Ruoning Yin, Yan Liu, Yu Liu, Weiwei Zhang, Mary Liu, Ruixin Liu et Liqi Zenq sont les plus connues de ces Chinoises qui vont pouvoir faire montrer tous les progrés que cette nation a accompli, dans le domaine du golf féminin de haut niveau.

Enfin, quatre Chinoises amateurs sont présentes.

Les invitées sponsor

L’Américaine Danielle Kang est invitée en étant la seule à avoir remporté cette épreuve deux fois.

  • Danielle Kang – USA
  • Linn Grant – Suède
  • Ziyan Meng (a) – Chine
  • Ningyao Xu (a) – Chine

Les rookie dans le champ

  • Erika Hara – Japon
  • Youmin Hwang
  • Lauren Walsh – Irlande
  • Yana Wilson – USA

Les quatre derniers vainqueurs

  • 2025 : Atthaya Thitikul (-24)
  • 2024 : Ruoning Yin (-25)
  • 2023 : Angel Yin (-14)
  • 2019 : Danielle Kang (-16)
  • 2018 : Danielle Kang (-13)

Le parcours

Cette édition est organisée sur un nouveau parcours, au cœur de Shanghai, à 45 minutes de celui joué l’an dernier.

Le Sheshan Golf Club date de 2004 et il est l’œuvre des architectes Robin Nelson et Neil Haworth qui ont créé de nombreux parcours entre l’archipel d’Hawaii et l’Asie. Robin Nelson est décédé en 2012 et on lui doit le Garden du Tanah Merah Country Club, en 1976. Quant à Neil Haworth, de nationalité Canadienne, il est également décédé, mais au mois de juin 2024. Ce tracé du Sheshan Golf Club se distingue par de nombreuses pièces d’eau, principalement situées sur le retour, comme au 18 où l’eau longe l’ensemble du trou, avec un green où il faut éviter de jouer trop à droite, à cause de l’eau, et trop à gauche, à cause de la présence d’un bunker. Mais le trou n°2 est également concerné par cette présence de l’eau, mais sur le côté gauche. Le trou n°8 est, quant à lui, saigné par un cours d’eau, qui longe le fairway et le traverse juste sous le green. Bordé d’arbres, ce trou est particulièrement stratégique car le fairway est étroit et la mise en jeu débute par un dog leg à gauche.

Les green comportent de nombreuses pentes et des différences de niveau. Là encore, le score se construira par la stratégie et la précision, ainsi qu’une très bonne lecture de green. Quant au cadre, il est exceptionnel en étant à la fois très travaillé tout en conservant un aspect naturel de par la présence d’une végétation très dense qui isole le joueuse du reste de la ville.

Voir le détail des trous => ICI

Statistiques

En 2025, la Japonaise Minami Katsu signait la carte la plus basse joué sur le Qizhong Garden Golf Club. Cette année, avec un nouveau parcours, tout est à refaire.

Le record du tournoi

-25 : Ruoning Yin, 2024

Sponsor et dotation

Le partenaire principal n’est autre que Général Motors via sa filiale chinoise SAIC GM. La prime de tournoi était jusqu’ici de 2 100 000 dollars. Mais cette année, la dotation augmente de 100 000 dollars et passe à 2,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 330 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 9 : 05h00 à 10h00
  • Vendredi : 05h00 à 10h00
  • Samedi : 05h00 : 10h00
  • Dimanche : 05h00 à 10h00

Aramco Korea Championship : Yamashita terrasse le LET !

La Japonaise, âgée de 25 ans, classée 5e mondial, remporte son trophée de la saison, et le premier sur le LET.

Le dernier tour de ce tournoi mélangeant les joueuses du Ladies European Tour et des joueuses du LPGA Tour a tourné à l’avantage d’une des meilleures mondiales qui évolue sur le circuit le plus huppé de la planète golf féminin. Et le miracle Français n’a pas eu lieu, une fois encore.

A-t-elle déclaré, la veille, qu’elle n’était pas très à l’aise sur les green afin de détourner l’attention et de ne pas apparaître plus forte qu’elle ne l’était ? Avec sept birdie et un eagle en fin de partie, la Japonaise Miyu Yamashita a rapidement mis fin au suspense, dans cette dernière journée, en laissant la totalité du champ, sur place, hormis une seule joueuse, qui s’est bien battue pour tenter de s’imposer. Partie dans l’avant dernier groupe, avec Sarah Kemp et Ginnie Ding, la Tchèque Sara Kouskova a joué l’un de ses meilleurs golf, ce dimanche, en débutant pas un birdie sur le Par 4 du trou n°1, tout en ne baissant jamais son rythme. Classée 4e, la veille, avec Ding, à –10, Kouskova est sortie de l’aller en 32, sans concéder de bogey, évoluant sur le même rythme que Yamashita, qui avait conservé la première place, samedi, avec le score de –13. Après neuf trous, Kouskova avait repris un coup à la japonaise, tout en ayant encore un retard de deux coups et deux Par 5 à négocier.

Dès le trou n°10, la joueuse Tchèque de 27 ans rentrait un cinquième birdie, mais la Japonaise en faisait autant. Derrière elles, un groupe de quatre joueuses se tenait à –14, et deux d’entre elles jouaient déjà sur un rythme très élevé, tout en étant au terme de leur partie. Il s’agissait de l’Américaine Anna Morgan et de la tenante du titre Hyo-Joo Kim, qui entamaient le 18 avec un score à la journée de –7. Il y avait donc, clairement, du birdie à prendre dans ce dernier tour.

Ginnie Ding jouait –4 pour la journée alors que Yani Tseng, qui semble avoir retrouvé un niveau de golf suffisant pour la rendre plus compétitive, jouait dans le dernier groupe avec Miyu Yamashita et Céline Herbin, tout en évoluant à –2 journée. Morgan et Kim ne pouvaient donc plus entraver la route de la joueuse Tchèque, mais elles constituaient un obstacle pour celles qui, comme la Française Céline Herbin, ne parvenait pas à placer correctement son jeu et à progresser.

Yamashita s’envole en fin de partie de partie !

Concentrée et parfaitement en phase avec le parcours, la Tchèque et la Japonaise ont offert une très belle démonstration de golf, dans ce dernier tour, et Kouskova de signer un sixième birdie sur le Par 5 du trou n°13, et un septième sur le Par 4 suivant. Derrière elle, sur le parcours, Yamashita allait faire de même, préservant son avance de deux coups sur la joueuse Tchèque. Au trou n°16, Kouskova concéda un Par alors que Yamashita un rentra un putt pour birdie, en allant chercher le mat. Ce septième birdie permettait à la quadruple vainqueur du LPGA Tour, âgée de 25 ans, de retrouver une avance confortable, à deux trous de la fin de cette journée, et à l’approche du dernier Par 5. La Japonaise trouva le green au second coup, et sa balle se plaça à moins de deux mètres du trou. Bien plus à l’aise au putting qu’elle ne l’avait laissé entendre la veille, en interview, Yamashita rentra son putt pour eagle et tua, du même coup, tout suspense. Malgré un dernier birdie au 18, Kouskova rentra au club house avec le score de –19, trois coups derrière la Japonaise qui, a moins d’une catastrophe, ne pouvait plus perdre ce tournoi.

Trouvant le green, au second coup, au 18, mais avec une balle qui s’éloigna du mat, à cause de la pente, le vainqueur du British Women’s Open 2025 ajusta son premier putt pour assurer un Par qui allait la sacrer, pour la première fois, dans un tournoi du calendrier du Ladies European Tour. Le British étant un tournoi Majeur du LPGA Tour.

Cependant, Elle partage le meilleur score du tournoi, avec la Tchèque Sara Kouskova, en signant une carte exceptionnelle de 63. Et toutes les deux n’ont pas concédé de bogey dans cette journée. Après cette victoire, Miyu Yamashita se confia sur sa journée et ce qu’elle ressentait : « je suis tellement heureuse. Aujourd’hui mes coups, mon putting, tout a très bien fonctionné. J’ai eu de très bonnes sensations. J’ai cru en mon jeu et j’aime ce parcours. C’est la première fois que je jouais ce tournoi, donc je suis vraiment heureuse d’avoir gagné. Et, sincèrement, je ne pensais pas pouvoir gagner autant de fois cette année, ce qui me rend encore plus heureuse ». Miyu Yamashita, figure de l’élite mondiale, s’est imposée deux fois, cette année, sur le LPGA Tour.

De son côté, Sara Kouskova expliqua : « ce fut une très bonne journée.Ca vient couronner une très belle semaine. Je suis vraiment satisfaite de mon jeu. Honnêtement je n’aurais pas pu faire beaucoup mieux aujourd’hui. Je ne pouvais pas rattraper Miyu, même avec cette performance. Même si je m’étais dis qu’un très bon score aujourd’hui pourrait jouer en ma faveur. Je suis tout de même ravie. J’ai essayé d’avancer pas à pas, et je suis resté très calme, tout au long de cette journée ».

Yani Tseng partage la troisième place, avec le score de –16, avec la joueuse de Hong Kong, Ginnie Ding. Anna Morgan et l’Australienne Stéphanie Bunque suivent avec le score de –14, devant Ruixin Liu et Hyo-Joo Kim, plaçant dans le Top 10 quatre pensionnaires du LPGA Tour.

Une dernière journée difficile pour Herbin

Elle avait tellement bien joué la veille que l’on espérait voir Céline Herbin animer ce dernier tour et se battre pour la victoire. Hélas, la Française a rencontré beaucoup de difficulté sur les green, et notamment avec la vitesse de ses putt. Elle a débuté par un bogey sur le Trou n°1 qui n’annonçait pas une très bonne journée, même si elle l’a effacé, juste après, par un birdie. Ensuite, malgré un long jeu assez solide et une technique que nul ne peut lui contester, la Française n’a jamais retrouvé les sensations de la veille, au putting. Quelques coups ont manqué de précision, comme au 17, elle toucha bien le green, mais pas le bon. Et elle terminer cette journée en ayant joué –1, bien loin des cartes que Kouskova, Morgan ou Yamashita ont réussi à construire. Malgré tout, Céline Herbin se classe 9e, à –12, largement devant les deux autres Françaises qui ont franchi le Cut et qui n’ont jamais été dans le rythme des meilleures. Et elle eut, également, l’avantage d’évoluer dans le dernier groupe et de bénéficier d’une belle exposition médiatique, en étant interviewée par Gabbie Partington, qui réalise de nombreuses interviews pour les tournois du LET. Ce fut l’occasion de voir une photo de Céline Herbin, à l’âge de 9 ans, lorsqu’elle était gardien de but dans une équipe de football d’une commune du département de l’Orne. Un sujet que nous avions déjà abordé avec elle, lors d’une interview en 2017.

Prochain tournoi du LET du 22 au 25 octobre, en Inde, avec le fameux Hero Women’s Open.

Le classement final => ICI

Aramco Korea Championship : Yamashita reste en tête, Herbin en embuscade !

Toujours en tête, la Japonaise Miyu Yamashita reste sous la menace d’un retour de Yani Tseng, de Céline Herbin et d’autres joueuses plus à l’aise sur les green.

Ce fut un moving d’une grande qualité qui s’est déroulé dans la banlieue de Séoul, avec de nombreuses cartes sous le Par et une Française qui signe la meilleure carte du jour, lui permettant de se placer à deux coups du leader !

La Japonaise Miyu Yamashita est donc toujours en tête, après trois tours de ce tournoi sur le sol Sud-coréen, après qu’elle a pris la première place, hier, au terme d’une journée en 68. La joueuse du LPGA Tour, aux quatre victoires, qui réalise un nouveau score de 68, tout en concédant un seul bogey. Ce qui lui suffit pour se maintenir à la première position, mais qui reste insuffisant pour la mettre hors de danger, avant la dernière journée. Car elle a derrière elle quelques joueuses déterminées, dont la Française Céline Herbin, et l’ancienne numéro un mondial Yani Tseng, qui retrouve du jeu, ce qui lui redonne du moral. Et elle peut être satisfaite de sa prestation, puisque sa carte de 66 ne comporte aucun bogey : « j’adore joué au golf en Corée du sud. J’aime beaucoup les fans. Ils m’encouragent toujours quel que soit le résultat, et c’est une excellente motivation. C’est vraiment génial », a déclaré Tseng. « Je prends beaucoup de plaisir ? J’aime ce parcours. Il n’est pas facile à parcourir à pied. Les deux premiers trous, j’essayais encore de m’adapter à la vitesse des green. Aujourd’hui j’ai très bien joué mes putt et le suis contente d’être dans la course pour la victoire. Je suis également très nerveuse. Je n’ai pas été dans cette position depuis l’année dernière. Mais je suis simplement heureuse. C’est sur quoi j’ai travaillé, et j’essaie de ne pas trop penser à autre chose », déclara l’ancienne numéro un mondial. « Je veux profiter au maximum de cette soirée et de demain. C’est ce qui me manquait le plus dans le golf : être en lice pour la victoire, jouer en compétition et être dans l’un des deux derniers groupes. Cette pression, on ne la retrouve jamais à l’entraînement, et j’ai hâte d’y être », confia un peu plus Yani Tseng que l’on espérait plus revoir jouer à un tel niveau.

De son côté, Miyu Yamashita a débuté par un birdie, qui a été effacé par un bogey, juste après. C’est seulement sur le Par 5 du trou n°8 qu’elle a réussi un second birdie qui a fait évoluer son score. Le retour fut plus solide, avec trois birdie, et des putt parfois assez longs et autoritaires, qui illustre le niveau de putting de cette vainqueur de majeur. « Aujourd’hui, mes coups sont réguliers. Mais j’ai eu un peu de mal avec le putting. Demain, je vais me concentrer sur mes coups à moins de 100 mètres », confia la Japonaise. « Les green sont aussi un peu difficiles à lire pour moi. J’ai également prévu de manger coréen ce soir », indiquait-elle, sans que l’on sache quel rapport il y a entre la nourriture locale et son analyse des green. « Je ferai de mon mieux demain », concluait Yamashita qui avoue ses faiblesses et laisse envisager un dernier tour animé dont elle pourrait ne pas sortir vainqueur.

Une nouvelle fois, cette année, la Française Céline Herbin est de retour dans le haut d’un leaderboard, notamment après de belle prestation en début de saison, et une 4e place en Afrique du Sud, qui reste son meilleur résultat de la saison. Classée 10e lors de la Sella Open, mi septembre, et après un retour sur le LPGA Tour où elle a franchi le Cut à Hawaii, tout en terminant très loin du vainqueur, la Française enchaîne les déplacements et vient marquer les esprits à l’approche du dénouement d’une saison de golf féminin européen qui fut animée et pleine de surprises. Dès le trou n°1, Céline Herbin a trouvé le chemin du birdie, lui permettant de passer à –5, et elle confirma sur le Par 5 du trou n°5, ses bonnes dispositions physiques, techniques et mentales du jour. Puis, elle se donna un important coup d’accélérateur, dans cette journée, en réalisant un eagle sur le Par 5 du trou n°8. Grâce à un putt de plus de 10 mètres, qui constitue l’un des coups du jour ! Propulsée à –8, la Française âgée de 43 ans donnait une leçon de golf à une bonne partie du champ, et son ascension n’allait pas s’arrêter là. Après une suite de cinq Par, la Française allait encore rentre un long putt, pour birdie, sur le Par 4 du 14, et un autre au 16. Enfin, Céline Herbin exploiter le dernier Par 5 du parcours, avec un dernier birdie au 17, la propulsant à la 3e place une fois que Miyu Yamashita eut terminé sa journée avec, comme la Française, un birdie sur le trou n°16 et le trou n°17. « J’ai joué de manière très régulière », confia-t-elle. « J’aime beaucoup les green ici, et j’ai réussi de beaux putt. Le moment fort de ma journée a été mon long putt, pour eagle, au trou n°8. Ce fut un bonus appréciable. J’ai continué à être patiente, à bien putter, parfois ça rentrait, parfois non. J’ai fardé confiance en mon jeu », assurait Céline Herbin. « J’ai très bien joué ces derniers temps, mais il y a eu des imprévus. Des coups du sort, ou peut-être que mes putt ne rentraient pas. Je me sens beaucoup plus à l’aise sur ces green depuis mon arrivée en venant d’Hawaii, mardi. Le grain est bien moins prononcé que la semaine dernière. Ce fut un soulagement. Je lis bien les green et c’est agréable de jouer ici », ajoutait la Française qui s’élancera, dimanche, pour tenter de remporter une troisième victoire sur le Ladies European Tour.

Classée 4e ex æquo, la joueuse de Hong Kong, Ginnie Ding signe une carte de 67, en ayant partagé la partie de Céline Herbin, alors que Sara Kouskova a rendu une carte de 68 qui lui offre une régularité presque parfaite depuis trois jours.

Classée juste derrière à –9, l’Australienne Sarah Kemp évoluait également avec Ginnie Ding et Céline Herbin, laissant imaginer la dynamique de ce groupe et l’ambiance qu’il y a eu, tout au long de la partie, entre ces trois joueuses. Kemp partage cette position avec la Suédoise Louise Rydqvist, qui s’est placée à la seconde place, vendredi, en compagnie de Sung Hyun Park. Cette dernière possède toujours son jeu puissant et tonique, mais la précision n’est toujours pas au rendez-vous. La Sud-coréenne a visité trop de rough ce qui lui a fait jouer une carte dans le Par, très coloré, comportant un double bogey au trou n°12 et un eagle sur le fameux Par 5 du 17. Trois autres bogey sont venus alourdir sa carte, contre trois birdie.

Park est désormais 13e à –7, dans un groupe de huit joueuses où se trouve sa compatriote et tenante du titre Hyo Joo Kim. Mais aussi la Canadienne Anna Huang et la Sud-africaine Casandra Alexander, fraîchement titrée en Italie, et solidement en tête de l’Ordre du mérite.

Bouvet et Lau ne décolle pas

C’est plus compliqué pour les deux autres Françaises que sont Vanessa Bouvet et Loïs Lau. La première démontre clairement, au travers de sa saison sur le LET que son niveau de jeu est très insuffisant pour évoluer chez les professionnelles, et une rétrogradation sur le LETAS semble inévitable. Bouvet, quand elle franchi un Cut, se classe dans les dernières de ce Cut, et à 27 ans, on se demande qu’elle avenir elle peut avoir sur le circuit pro.

Quant à Lois Lau, en étant âgée de 24 ans, tout en ayant démontré qu’elle a la capacité de faire de bons résultats sur le Ladies European Tour, il lui manque de l’expérience et du jeu pour franchir plus de Cut. Son classement à l’Ordre du mérite prouve qu’elle dispose d’un potentiel mais qu’elle doit le laisser s’exprimer en travaillant encore plus.

Vanessa Bouvet a signé une troisième carte de 72, tandis que Lois Lau a joué 73, soit un coup de moins que la veille. Bouvet reste dans le Par total tandis que Lau passe à +2, très loin du groupe de tête et de toutes ces joueuses qui réussissent à aligner des cartes sous le Par, depuis jeudi.

La dernière journée va permettre aux trois Françaises de mieux s’exprimer, et l’on attend surtout que Céline Herbin nous fasse rêver, car elle a l’opportunité de jouer un très bon coup, ce dimanche, sur ce parcours où elle avoue se sentir bien sur les green.

Le classement provisoire => ICI

Aramco Korea Championship : Yamashita en tête !

La Japonaise Miyu Yamashita, reconnue comme l’une des meilleures joueuses du LPGA Tour, vient de prendre l’avantage, avec deux coups d’avance.

Après deux tours, en Corée du sud, en périphérie de Séoul, sur un parcours particulièrement verdoyant et enclavé dans une parcelle forestière, c’est une joueuse du LPGA Tour qui vient de prendre la tête, tandis que trois Françaises sur six franchissent le Cut.

C’est une règle qui se vérifie régulièrement, lorsque des joueuses du LPGA Tour sont présentes dans le champ d’un tournoi du Ladies European Tour elles apparaissent souvent en tête, dans le classement. Après deux victoires de la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, dans cette épreuve, voici que c’est la Japonaise Miyu Yamashita qui a pris les commandes de cette épreuve, qui se déroule désormais en stroke play sur quatre jours.

Vainqueur, cette année, de deux tournois, et de deux autres l’an dernier, dont le British Women’s Open, la Japonaise âgée de 25 ans, classée 5e mondial et 3e de la Race To CME, vient de signer une première carte de 67 et une seconde de 68 lui permettant d’être en tête de ce tournoi, avec le score de –9. En deux jours, elle n’a concédé qu’un bogey lors du premier tour, et l’on attend de voir comment elle va négocier ce moving day en faisant face à une concurrence intéressante. « J’aime ce parcours. Aujourd’hui, j’ai joué sans faire de bogey. Mes mises en jeu et mes deuxièmes coups étaient bons. Mes coups étaient de très belle qualité aujourd’hui par rapport à hier », a déclaré Yamashita. « J’aime vraiment jouer devant un public nombreux. il y a énormément de fans coréens et j’apprécie beaucoup de jouer devant eux. Je suis encore un peu fatiguée par le voyage depuis Hawaï, mais ça va. La nourriture est bonne ici. J’aime la cuisine coréenne. Je suis très heureuse de participer à cet événement et je veux profiter du tournoi pour la suite ».

A la seconde place, à -7, se trouve la Suédoise Louise Rydqvist, et surtout la Sud-coréenne et ancienne numéro un mondial Sung Hyun Park, qui connaît un important passage à vide depuis trois ans. Mais, sur ses terres, Park semble avoir retrouvé du jeu et les deux coups qui la séparent de la Japonaise ne sont certainement pas suffisants pour l’empêcher se porter à la hauteur de Yamashita. « J’ai commis quelques erreurs, mais j’ai bien terminé mon parcours, donc je suis satisfaite. Ce double bogey m’a rendue plus concentrée et mon objectif était d’améliorer mon score sur les neuf premiers trous », a expliqué Park. « Ensuite, sur la seconde moitié du parcours, les putts ne rentraient pas, mais j’ai réussi un bon putt pour l’eagle et je suis enthousiaste à l’idée du week-end. Cela faisait un moment que je n’avais pas figuré en haut du classement, mais mon objectif principal pour le week-end est de rester concentrée et de mieux communiquer avec mon caddie », ajoutait celle qui fit loi sur le circuit mondial, entre 2010 et 2011.

Avec le score de –6, il y a cinq joueuses, et non des moindres, qui sont parfaitement capables de jouer un coup lors de la troisième journée. D’abord l’Allemande Alexandra Forsterling, qui possède quatre victoires sur le LET, et qui est passée proche de la cinquième, cette année, en Suisse. Forsterling qui sorte d’une cinquième place, en Italie, et qui vient de signer deux cartes de 69. « C’est un parcours sympa. Il est évidemment piégeux. Les greens sont très délicats. Les mises en jeu ne sont pas faciles non plus, mais j’aime les défis et je prends beaucoup de plaisir. La journée a été bonne car nous avons toutes rentré beaucoup de putts et réalisé pas mal de birdie ; c’était agréable à voir et cela m’a aussi motivée. Je pense que je vais faire la même chose que ces deux derniers jours, je ne compte pas changer grand-chose. Je suis satisfaite de ma gestion du parcours et j’espère pouvoir continuer à rentrer des putts », expliqua l’Allemande.

Egalement, il faut avoir à l’œil la Canadienne de 17 ans, Anna Huang, qui devrait s’aligner au départ de la Q-series, fin novembre, afin de décrocher sa carte pour la saison 2027 du LPGA Tour. Huang est un peu la Lydia Ko du circuit féminin européen, une surdouée déterminée qui se place souvent dans le haut d’un classement pour ne jamais en sortir. « Cela faisait un moment que je n’avais pas joué en compétition. Hier, j’essayais simplement de retrouver le rythme. Le début a été un peu laborieux, mais aujourd’hui, je pense avoir réussi à me ressaisir et à retrouver mon jeu », a confié Huang. « Le Covid m’a vraiment affectée cette année. Je suis restée clouée au lit pendant près d’un mois. J’étais vraiment déçue de manquer le tournoi de La Sella et de ne pas pouvoir défendre mon titre. J’ai dû me concentrer sur mon rétablissement et je pense être rétablie à 90 % », expliqua la Canadienne. « Lors de la partie d’entraînement, je trouvais le parcours vraiment difficile — peut-être parce que mon driver partait dans tous les sens — mais je pense que les greens constituent probablement la partie la plus délicate. Il y a beaucoup de pentes sournoises dont il faut se méfier, et il est crucial de placer sa balle aux bons endroits », ajoutait Huang.

Enfin, la Tchèque Sara Kouskova et la Taiwanaise Yani Tseng sont également ses outsiders à surveiller. Kouskova, si elle est un peu en difficulté cette année, n’en a pas moins terminé seconde du KPMG Women’s Irish Open, et 5e du dernier tournoi en Italie. Quant à l’ancienne numéro un mondial, qui est reconnu comme ayant été l’une des meilleures joueuses du monde, elle travaille depuis quatre ans pour revenir au meilleur niveau, et progressivement ses résultats s’améliorent. Evoluant dans un environnement qu’elle connaît bien, Tseng devrait rapidement nous indiquer s’il faut compter sur elle, ce dimanche, pour la lutte pour la victoire.

Mackova, un leader qui trébuche

C’est avec une carte de 65 que la Tchèque âgée de 25 ans a débuté ce tournoi, lui offrant la première place et un très beau coup de projecteur. Ayant franchi seulement six Cut avant ce tournoi, en dix-huit départs, Patricie Mackova a surpris tout le monde avant de trébucher lors de la seconde journée, où elle signe une carte de 74. Manquant de régularité, en ayant seulement à peine deux années de statut professionnel, la joueuse Tchèque est à égalité avec la tenante du titre, Hyo-Joo Kim, l’Australienne Sarah Kemp ainsi que l’équatorienne Daniella Darquea, qui a réalisé le meilleur score de la seconde journée, en jouant 66.

La compatriote de Kouskova est 9e et la troisième journée sera essentielle pour elle.

Le Cut pour trois Françaises

Elles étaient six au départ, et elles sont trois à avoir franchi le Cut. Camille Chevalier (+5), Emma Falcher (+5) et Ariane Klotz (+3) n’ont pas réussi à s’adapter à ce parcours et quittent la compétition laissant Céline Herbin (-4), Vanessa Bouvet (Par) et Lois Lau (+1) continuer cette épreuve avec des résultats variés.

Une fois encore, Céline Herbin s’en sort le mieux en ayant fait preuve d’une belle régularité avec deux cartes de 70. La voici virtuellement 15e de ce classement provisoire, bien qu’elle a marqué que deux birdie dans cette journée, laissant deviner qu’elle a surtout cherché à ne pas partir à la faute comme au premier tour. Car, jeudi, la Française âgée de 43 ans a encore collectionné les bogey et un même un double, sur le Par 5 du trou n°8. En alignant des Par, jusqu’à trouver son premier birdie au trou n°16, Céline Herbin nous raconte une histoire. Celle d’une joueuse qui a conscience de ces erreurs, et qui veut impérativement franchir le Cut. Mais aussi l’histoire d’une joueuse qui sait qu’elle peut faire beaucoup mieux qu’un 70 égratigné de bogey. Elle a maintenant deux jours pour jouer plus bas.

Reléguée neuf coups derrière le leader, Vanessa Bouvet redonne un peu de couleurs à sa saison. La Française âgée de 27 ans, qui avait l’ambition, avant son passage chez les professionnelles, de jouer sur le LPGA Tour, est à la peine sur le circuit Européen en ayant beaucoup de mal à franchir les Cut. En sept départ, elle n’a passé que deux Cut, et ses gains ne sont même pas ceux d’un chômeur au minimum social. La représentante du golf de Terre Blanche est très, très loin de convaincre qu’elle possède le niveau pour jouer sur un tel circuit, et ce Cut va lui permettre de s’investir sur les deux prochaines journées et de voir si elle peut remonter dans le classement.

Enfin, à 24 ans, Lois Lau a un peu plus d’avenir que Bouvet mais il va falloir que, elle aussi, elle fasse évoluer son niveau de golf si elle veut intégrer le rang des meilleures Françaises sur le circuit européen féminin. Pour le moment, ces résultats lui ont permis d’engranger bien plus de prime que sa compatriote Bouvet, mais elle a besoin de faire évoluer son niveau de jeu pour franchir plus facilement les Cut. Classée à +1, pour le moment, à la 61e place, avec Anne Van Dam qui est un peu en fin de carrière, Lau nous ferait plaisir avec des cartes un peu plus « low » ce week-end.

Le classement provisoire => ICI

Aramco Korea Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Le circuit féminin européen revient en Corée du sud, où il avait posé ses bagages en 2024, pour la première fois, avec l’Aramco Team Series, où la Sud-coréenne Sung Hyun Park s’était imposée.

Cette épreuve en Corée du sud est l’héritière de l’Aramco Team series Bangkok (2022), puis Singapour (2023).

L’an dernier, ce tournoi avait été programmé au mois de mai. Cette année, l’épreuve par équipe est supprimée au profit d’une épreuve individuelle sur quatre jours. Un Cut après deux tours conservera les 60 meilleures joueuses, et ex æquo.

Le champ de joueuses

Au nombre de 104 l’an dernier, elles sont 108 au départ cette année. Huit Sud-coréenne bénéficient d’une invitation, dont JeongEun Lee6, Sung Hyun Park et Hyo-Joo Kim. Sont également invitées les Américaines Danielle Kang et Alison Lee, ainsi que la Française Vanessa Bouvet, qui a beaucoup de mal à franchir les Cut, sur le LET.

Des Françaises qui sont au nombre de six avec, également, Emma Falcher, Ariane Klotz, Lois Lau, Céline Herbin, Camille Chevalier. Agathe Sauzon étant sur le liste de réserve.

Parmi les têtes d’affiche du circuit européen féminin, chacun va pouvoir retrouver Shannon Tan, Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Anna Huang, kelsey Bennett, Cara Gainer, Sara Kouskova, Alice Hewson, Kajsa Arwefjall, Moa Folke, Anne Van Dam, Pia Banik, Hannah Screen, Lydia Hall, Ana Pelaez Trivino ou encore Alexandra Forsterling et Sarah Kemp.

Des stars mondiales comme la Japonaise Miyu Yamashita et Carlota Ciganda ainsi que Suzann Pettersen qui va retrouver sa grande amie et ancienne joueuse de Solheim Cup, Emilie Kristine Pedersen. A 45 ans, la Norvégienne qui a fait gagner le team Europe de Solheim Cup, en 2019, et qui fut une capitaine victorieuse en 2023, à Finca Cortesin, reprend les clubs et c’est avec beaucoup de plaisir que ses fans vont pouvoir la suivre à nouveau.

Voir le champ complet de joueuses => ICI

Les vainqueurs

  • 2024
    Team : Danielle Kang
  • Individuel : Hyo-Joo Kim
  • 2025
  • Team : Sara Kouskova
  • Individuel : Hyo-Joo Kim

Le parcours

Retour au nord de Séoul, juste à la périphérie, avec ce tracé référencé dans les guides touristiques golfiques. Il s’agit du tracé du New Korea Country Club, qui est implanté dans une zone boisée, enclavé dans un secteur urbanisé, comportant d’autres parcours de golf.

Il a été créé en 1966, et il comporte deux Par 5 à l’aller et deux au retour, et qu’il est joué dans sa configuration habituelle, cette semaine. Comme pour les parcours britanniques, à partir du printemps, seuls les green sont régulièrement arrosés, donnant aux fairway un aspect jauni, typique des fairway.

Ce parcours accueillera les joueuses du LPGA Tour, cette année, dans le cadre de l’International Crown. Il est l’œuvre de trois architectes, l’Américain Paul Colby, le Japonais Matsuyama Cage, et le Sud-coréen Ji Yeonbong.

Les green sont plantés en Bentgrass et les fairway en Bluegrass. Plusieurs tounois professionnels y ont été organisés depuis 1968 dont le Korean Professionnal Golf Championship, et le Seoul Women’s Open en 1990.

Le tracé offre de nombreux dénivelés et en arpentant les fairway, les joueuses marcheront dans les pas d’un certain George W.Bush, qui y joua en compagnie du Premier ministre Sud-coréen de l’époque.

Le record du parcours est détenu par la Sud-coréenne Seojin Park, qui a joué 65, lors du 3e tour, l’an dernier.

Dotation

Ce tournoi reçoit une dotation de 2 millions de dollars. La prime au vainqueur est fixée à 200 000 dollars.

Diffusion

Ce tournoi sera diffusé sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 8 octobre : 06h30 à 10h30
  • Vendredi 9 octobre : 06h30 à 10h30
  • Samedi 10 octobre : 06h00 à 10h00
  • Dimanche 11 octobre : 06h00 à 10h00

Lotte Championship : Thitikul décroche sa 11e victoire !

La Thaïlandaise Atthaya Thitikul remporte sa 11e victoire, à seulement 23 ans. Avec encore 10 ans de circuit professionnel devant elle, elle pourrait devenir la meilleure joueuse de ce début de 21e siècle.

Au travers d’une journée rythmée par le vent, la lutte pour le titre s’est réduite à deux joueuses. Celles du dernier groupe qui se sont presque rendues coup pour coup, tout en commettant quelques fautes en fin de journée. Et c’est encore la numéro un Thaïlandaise qui a imposé sa technique et sa maîtrise du parcours.

Lors du dernier tour de cette épreuve sur l’archipel d’Hawaii le vent s’est renforcé, opposant de sérieuses difficultés aux joueuses qui se sont élancées le matin, pour jouer sous le Par. Bénéficiant d’une accalmie, celles parties dans les derniers groupes ont pu mieux gérer leur stratégie, et un duel s’est installé entre les deux joueuses du dernier groupe, avec un peu de suspense, en fin de partie. On attendait que l’Allemande Polly Mack profite de cette dernière journée pour animer ce tournoi, mais, comme nous l’avions annoncé, même les meilleures ont du mal à rester en tête durant trois jours. Mack avait pourtant bien débuté sa journée, en signant un birdie sur le Par 4 du trou n°2. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°3, et elle ne retrouva son score de –15 qu’au trou suivant, en rentrant un nouveau birdie. Elle passait à –16 sur le Par 4 du trou n°7, laissant espérer un retour de l’Allemande sur le groupe de tête composé de Atthaya Thitikul et de Ina Yoon. Mais, sur la Par 4 du trou n°8, Mack concédait un double bogey qui ruinait ses efforts. Et au trou suivant, elle concédait encore un coup, se retrouvant à –13. Jouant +1 journée, l’Allemande se retrouva 6e avec sept coups de retard sur la Thaïlandaise qui signa, peu après, sur le Par 4 du trou n°8, un putt d’environ 4 mètres, lui permettant de s’élever en tête, avec le score de –20.

La journée de Polly Mack allait être à l’opposé de ce qu’elle a vécu depuis le premier tour. Après avoir pu exploiter le Par 5 du trou n°11, en y rentrant un birdie, elle additionna les bogey, passant de –14 à –11 en trois trous. Toute chance de remporter sa première victoire s’envola pour elle, et elle se consola en ayant gagné suffisamment de points à la Race, pour sauver sa carte, en remontant vers le Top 80.

La suite de cette journée allait mettre en scène les deux joueuses du dernier groupe, qui se marquaient à la culotte. Ne parvenant plus à se créer des opportunités de birdie, Atthaya Thitikul aligna les Par, dès le trou n°9. Au contraire, la Sud-coréenne Ina Yoon fut un peu plus en réussite dans la mise en œuvre de sa stratégie. Sur le Par 3 du trou n°9, Yoon signa un birdie pour passer à –18. Puis, sur le Par 4 du 10, elle put placer sa balle à moins de deux mètres du trou, lui offrant une nouvelle chance de birdie, qu’elle ne laissa pas passer. Les deux joueuses âgées de 23 ans se retrouvèrent à la lutte pour la victoire, en étant détachées du reste du champ. La Thaïlandaise ayant un coup d’avance qu’elle devait absolument conserver. Et la Sud-coréenne se retrouvait dans la position du chasseur ce qui l’amena à forcer un peu son jeu. Et à partir à la faute. Sur le Par 4 du trou n°14 la Sud-coréenne concéda un bogey offrant à la Thaïlandaise deux coups d’avance. Mais au trou suivant, Yoon rentra son à moins de deux mètres pour un nouveau birdie qui effaçait son bogey du trou précédent. Disposant d’un putting qui fut exceptionnel toute la journée, Thitikul rentra également son putt pour birdie, mais sur une distance d’environ 4 mètres. Deux coups séparaient encore les deux joueuses et la onzième victoire de Jeeno Thitikul semblait approcher à grands pas. Mais, lors de sa mise en jeu au trou suivant, sa balle s’envola vers la droite, toucha le fairway et tomba dans l’eau ! Sur un Par 4, cela signifiait un bogey à l’arrivée. Yoon trouva le fairway, mais elle ne profita pas de cette opportunité, et son approche du mat ne fut pas du tout précise. Sa laissant un très long putt pour tenter le birdie, Yoon avait plus de chance de sortir du green du 16 avec un Par. Thitikul manqua le green, par la droite, envoyant sa balle dans le bunker, qui se logea près du bord. Ce qui occasionna un coup difficile, avec un pied dans le sable et l’autre dans l’herbe, un peu surélevé. La Thaïlandaise eut beaucoup de chance avec ce coup, car son club toucha le sable largement avant la balle, dans la pente, avant de retrouve le sable juste avant la balle. Une balle qui s’envola à peine au-dessus du bunker et qui vint se figer au début du green. Il s’en fallut de peu que la Thaïlandaise se retrouve à jouer une nouvelle sortie de bunker, à deux trous de la fin de la journée.

Sans surprise, Ina Yoon eut besoin de deux putt pour clôturer ce trou et sortir avec un Par. En revanche, en étant loin du mat, Thitikul ne put faire autrement que de gérer au mieux son premier putt qui lui en laissa un second pour un double bogey à l’arrivée. A deux trous de la fin de ce tournoi, Ina Yoon et Atthaya Thitikul étaient à égalité, et l’une comme l’autre pouvait autant craquer que dominer cette fin de journée.

C’est la Sud-coréenne qui partit à la faute, dès le trou suivant, en lâchant sa mise en jeu à droite, qui envoya sa balle dans l’eau. A l’inverse, Thitikul, qui jouait juste après, eut l’intelligence de prendre un peu de marge et c’est à gauche que sa balle termina sa course, dans un léger rough le long du fairway. Yoon se retrouva dans la même situation que sa partenaire de jeu au trou précédent. Et elle fit de son mieux pour attaquer le green. C’est à gauche, loin du mat, qu’elle laissa sa balle, quand Thitikul joua après le mat, à droite. L’une et l’autre avaient un long putt pour tenter de rentrer un birdie. Sur une distance d’environ 15 mètres, Ina Yoon ne peut trouver le trouver, alors que Thitikul, à environ 10 mètres, avec un peu de pente à gérer, fut, une fois encore, exceptionnelle au putting. Et sa balle trouva le centre du trou, lui offrant ce birdie essentiel pour reprendre l’avantage avant le départ du 18. Un dernier Par 5 que les deux joueuses gérèrent avec prudence, en tentant le green au second coup, sans parvenir à le trouver. Car ce green, défendu par deux bunker juste devant, ne laissait qu’un mince couloir pour y faire grimper la balle. Par ailleurs, Ina Yoon avait lâché sa mise en jeu à gauche, dans le rough, près du chemin à voiturette. Elle bénéficia d’un drop gratuit, mais elle fut contrainte de jouer un bois 3 quand Thitikul utilisa un fer, pour ce deuxième coup.

Se retrouvant, l’une est l’autre, loin du green, et plus encore du mat, avec une pièce d’eau dans leur ligne de jeu, après le green, elles furent contraintes de faire preuve de précision avec beaucoup de contrôle. A ce jeu, c’est encore la Thaïlandaise qui fut la meilleur, en trouvant la pente idéale qui fit rouler sa balle vers le mat.

Yoon joua par la gauche, ce qui ne permit pas à sa balle de revenir vers le mat. Avec un putt d’environ 2 mètres, la Sud-coréenne manqua de peu le trou, lors de son premier putt, tandis que la Thaïlandaise réussit le sien, avec moitié moins de distance à parcourir. Ce dernier birdie sacrait Atthaya Thitikul, avec le score de –21, lui apportant sa onzième victoire, sur le Tour, à seulement 23 ans ! « Je n’ai aucune idée de la manière dont j’ai pu faire pour remporter ce tournoi après ce double bogey au 18 », expliqua Thitikul. « Mais, évidemment, ce fut une belle bataille avec Ina. Elle a joué d’une façon incroyable sur les neuf premiers trous. Elle visait toujours le drapeaux et elle rentrait tous ses putt. Et là, j’ai su que je devais me concentrer sur mon jeu. Je sais que le 16 est un trou terrible. Ce fut vraiment horrible pour moi. Mais je me suis dit : « allez, il reste deux trous, tout peut arriver. Tu peux toujours te ressaisir tant que tu as le coup en main » », confia l’ancienne numéro un mondial. Puis, elle s’exprima sur le parcours et ces nouvelles de conditions de jeu, à cause du vent : « ce fut brutal. Le vent vous emportait la balle. Le parcours s’est joué d’une manière très différente par rapport aux autres journées. Mais quand le vent vous est favorable, la première chose à faire est de bien définir sa cible et le point de départ de la balle », précisait-elle. « Et je crois que j’ai bien réussi ça aujourd’hui ».

De son côté, Ina Yoon expliqua : « je crois que cette journée fut très agréable. Jeeno a bien joué, et mes premiers neuf trous ont été géniaux au niveau du putting. Je pense que j’apprends beaucoup d’elle. Ce fut vraiment super, car elle est une excellente joueuse. Et une personne abordable en même temps. Vraiment, je lui adresse toutes mes félicitations. Je suis tellement fière ». Puis elle confia : « chaque tournoi est vraiment important pour moi. Je me prépare de la même manière pour chaque tournoi. Il ne reste que cinq ou six tournois pour finir en beauté la Race to CME. Et m’investir à fond ». Et grâce à cette seconde place, la Sud-coréenne a gagné cinq places au classement général de la Race, la positionnant 7e derrière Ruoning Yin et devant Lottie Woad qui ne participait à ce tournoi.

L’Italienne Carolina Melgrati termine 7e, avec A Lim Kim, elles qui avaient animé le premier et le second tour et qui ont eu du mal à gérer leur week-end.

Quant aux Françaises, elles n’ont pas réussi à surmonter les difficultés que le renforcement du vent occasionna. Perrine Delacour et Céline Herbin ont joué +6 dans ce 4e tour, tandis que Pauline Roussin-Bouchard a limité la casse en jouant le Par.

Le Top 60 figé pour la virée asiatique

Ce tournoi a permis de figer le Top 60 qui va évoluer lors de la tournée asiatique, pendant à peine plus d’un mois. Il y a, globalement, aucune surprise, puisque toutes les joueuses qui étaient déjà qualifiées, restent dans ce groupe des 60 meilleures joueuses. Seule Grace Kim Sophia Schubert peuvent nourrir le regret de ne pas avoir pu l’intégrer, à la dernière minute. L’Américaine termine 18e de ce tournoi, avec trois cartes sous le Par, mais une de 73 lors du moving day qui a pesé dans son classement final. Elle n’a gagné que 5 places à la Race, se retrouvant 66e. Alors que l’Australienne, qui est passée de la 70e à la 62e place de la Race, conclut ce tournoi à la 7e place, avec le score de –14, et quatre cartes sous le Par dont trois de 69.

Pauline Roussin-Bouchard a perdu une place à la Race, se retrouvant 83e, tandis que Perrine Delacour passe de la 90e à la 91e position.

Seule Céline Boutier jouera en Asie, en étant 20e de la Race. Nastasia Nadaud, après avoir déclaré forfait lors des deux derniers tournois, est 82e, juste devant Roussin-Bouchard. Pour une première saison, la native de Montélimar a démontré qu’elle a sa place le LPGA Tour. A elle de confirmer lors du Annika driven by Gainbridge at Pelican, au mois de novembre, et en 2027. En espérant que trois Françaises pourront jouer le CME Group Tour Championship.

Prochain tournoi du LPGA Tour, la semaine prochaine, avec le Buick LPGA Shanghai.

Le classement final => ICI

Race for the Card : les noms des 15 qualifiées pour le LPGA Tour 2027 !

Au terme d’un dernier tournoi où bon nombre de joueuses ont joué le tout le pour le tout, Samantha Wagner réussit à prendre la 15e place, tandis que l’Américaine Reagan Zibilski intègre la 10e place de la Race en remportant cette dernière épreuve de la saison.

Enfin, huit joueuses n’ont eu besoin que d’une saison sur l’Epson Tour pour parvenir à ,passer au niveau supérieur. Il s’agit des joueuses suivantes :

  • Mirabel Ting – 21 ans – 2 victoires
  • Lauren Olivares – 22 ans – 1 victoire
  • Kaleiya Romero – 24 ans – 1 victoire
  • Carla Bernat Escuder – 23 ans – 1 victoire
  • Cholchevas Wongras – 19 ans – 1 victoire
  • Reagan Zibilski – 22 ans – 1 victoire
  • Megha Ganne – 22 ans – 1 victoire
  • Lauryn Nguyen – 23 ans – 1 victoire

Le classement général => ICI

Epson Tour Championship : Wongras en tête, le Top 15 de la Race presque validé !

Mirabel Ting, actuelle leader de la Race, et Cholchevas Wongras, leader de ce tournoi, sont les deux nouvelles têtes de la saison 2027 du LPGA Tour, confirmant, un peu plus, que le haut niveau s’exprime avant 22 ans.

Après trois tours, comme sur le LPGA Tour, c’est une Thaïlandaise qui est en tête de ce dernier tournoi de la saison de l’Epson Tour, qui va, ce soir, valider les quinze joueuses qui basculeront directement sur le LPGA Tour, l’an prochain. Et de nombreuses rookie en font partie.

Depuis le premier tour, c’est la Thaïlandaise Cholchevas Wongras qui fait la course en tête, du haut de ses 19 ans, rookie cette saison et qui a déjà une victoire à son palmarès. En 2025, elle a franchi le Cut du Maybank Championship, dont elle termina 64e. Véritable espoir du golf féminin, Wongras a accumulé les succès et les honneurs sur le Thaï LPGA et sera sur le LPGA Tour l’an prochain. Un parcours qui fait rêver et qui relègue la France au rang de dinosaure dans sa filière de formation de haut niveau.

Egalement rookie cette saison, la Malaisienne Mirabel Ting a damé le pion à la Mexicaine Lauren Olivares, elle aussi rookie, en cours de saison, s’imposant comme le nouveau leader de la Race et une future adversaire de quelques joueuses déjà installées sur le LPGA Tour.

A 21 ans, Ting a remporté deux victoires sur l’Epson Tour, cette année, et elle devrait terminer en tête de la Race, ce dimanche soir. Car, comme Wongras, elle n’a pas quitté le Top 3 de ce tournoi depuis jeudi, et à mois d’un retournement de situation exceptionnel, Olivares n’est pas en capacité de grignoter les quelques points qui la séparent de Ting, au classement de la Race.

En revanche, ce sont les quatre dernières places de la Race qui restent à conquérir, et les Américaines Megha Ganne, Lauren Nguyen, Samantha Wagner, Megan Schofill, Kate Smith-Stroh, Haylee Harford Sanchez et Christine Wang sont en bagarre, dans ce tournoi, pour gagner leur carte. Actuellement classée 11e de la Race, Ganne fut projetée 14e jeudi, puis 12e depuis vendredi. Arrivée sur l’Epson Tour au mois de juin, et en remportant son premier tournoi au terme de son septième départ, l’Américaine de 22 ans était déjà considéré, chez les amateurs, comme faisant partie des meilleures pour intégrer le circuit professionnel. Pour le moment, Megha Ganne est 18e, à –4, dans le même groupe de huit joueuses où se trouvent Lauren Olivares, Rachel Kuehn, Lauryn Nguyen et Megan Schofill. Normalement, Ganne est la seule des cinq dernières joueuses de ce Top 15 de la Race à être quasiment assurée d’obtenir sa carte pour la saison 2027 du LPGA Tour.

Plus compliquée est la situation de Kate Smith-Stroh, projetée à la 15e place, tout en occupant la 14e place de la Race. L’Américaine est en difficulté dans ce tournoi, en ayant joué 71 jeudi, 74 vendredi et 73 samedi, ce qui la positionne à la 58e place de ce tournoi. Un faux-pas de plus et elle sera contrainte de passer par la Q-séries si elle veut espérer intégrer le LPGA Tour, l’an prochain.

Samantha Wagner, qui n’a jamais caché son ambition de revenir jouer sur le LPGA Tour, tout ayant eu du mal à convaincre que son niveau de golf est suffisant pour s’y maintenir, est à la porte de ce Top 15 de la Race, depuis plusieurs mois. Projetée à la 18e place, jeudi et vendredi, elle est désormais projetée 16e tout en étant 41e de ce tournoi, à +1. Pour elle, la seule solution est de signer une carte sous le Par, entre –2 et –3, pour pouvoir remonter suffisamment au classement et s’adjuger la 15e ou la 14e place de la Race. Mais le défi semble compliqué à relever.

Enfin, des joueuses comme Anne Chen, Christine Wang ou Megan Streicher sont ces joueuses qui sont actuellement projetées juste en dessous de la 15e place de la Race et qui peuvent encore venir perturber le classement de la Race.

Pour le moment, en occupant la tête du tournoi, Cholchevas Wongras est assurée de terminer dans le Top 10 de la Race, de même que l’Américaine Haylee Hartford Sanchez, seconde à –9, un coup derrière Wongras, devrait faire partie des lauréates de la Race for the Card. Mirabel Ting, en étant seconde ex æquo avec Harford Sanchez, ne craint pas de perdre sa première place de la Race et tout ce qu’elle peut faire c’est de se battre pour aller chercher un troisième trophée, cette saison.

L’Américaine Amari Avery, rookie en 2024, actuellement 8e de la Race, occupe la 4e de ce tournoi, ce qui la projette 7e de la Race. Ayant joué sous le Par avec une belle régularité ( 68 – 68 – 69), elle assurée de jouer, elle aussi, sur le LPGA Tour, l’an prochain.

Ce dernier tournoi de la saison permet également de donner un coup de projecteur à des joueuses qui sont hors du Top 15 de la Race. A commencer par Catherine Park, 39e de la Race, qui occupe la 4e place de tournoi. Reléguée sur l’Epson Tour, après une saison ratée sur le LPGA Tour, en 2025, la Finlandaise Kiira Riihijarvi est 10e à –6, et proche d’engranger son quatrième Top 10 de la saison.

Rookie sur l’Epson Tour, en 2021, la Finlandaise de 29 ans a souvent eu du mal à jouer aux côtés des meilleures. Il semble que son avenir soit de continuer à évoluer sur l’Epson Tour. Même chose pour la Taiwanaise Cynthia Lu, 24 ans, qui a intégré l’Epson Tour en 2023 et qui éprouve des difficultés à franchir les Cut. Pour cette dernière apparition de l’année, sur l’Epson Tour, elle a trouvé la ressource pour intégrer le Top 10, à la 8e place avec le score de –7, en compagnie de la Chinoise Siyan Chen, âgée de 25 ans, et rookie l’an dernier.

Enfin, une Américaine se fait également remarquée. Il s’agit de Reagan Zibilski, 10e à –6, et qui a rendu une carte de 65 le premier jour. Elle aussi rookie cette saison, à 22 ans, démontre une capacité à jouer dans le haut du tableau, même s’il lui manque encore de l’expérience et du jeu pour faire partie de l’élite de ce circuit. Néanmoins, en dix départs, elle n’a manqué qu’un Cut et, potentiellement, elle pourrait in extremis prendre la 15e place de la Race, ce soir, si elle parvenait à réussir l’exploit de jouer suffisamment bas, pour se hisser dans le Top 5. Zibilski est donc le joker de cette dernière journée, pour le classement définitif de la Race for the Card, dont on est impatient de connaître le résultat final.

Le classement provisoire => ICI

Lotte Championship : Thitikul reprend la main !

La Thaïlandaise âgée de 23 ans est probablement en route pour son onzième succès sur le LPGA Tour, et le quatrième de la saison. (Photo : Getty Images / LPGA)

Ce moving day a légèrement remanié le classement et notamment dans le groupe de tête où l’ancienne numéro un mondial s’est emparée de la première place, au détriment de l’Allemande qui a commis quelques fautes.

L’Allemande Polly Mack fut un peu fébrile lors de cette troisième journée et quelques coups lâchés hors de la bonne trajectoire l’ont pénalisée. A l’inverser, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul fut plus appliquée avec un jeu qui est déjà très éprouvé depuis plusieurs années. Evoluant ensemble, Mack et Thitikul ont offert un beau spectacle, permettant de voir comment l’Allemande se comporte face à une ancienne numéro un mondial, qui jouera en fin de saison pour obtenir sa troisième veste bleue d’affilée. Globalement, Polly Mack n’a pas montré de signes de stresse et il faut lui reconnaître un sérieux aplomb pour enchaîner les trous sans laisser paraître ses émotions, à côté de l’une des meilleures joueuses du circuit. Probablement plus confiante, grâce au travail qu’elle a mené pour améliorer son jeu, Mack donne le sentiment de pouvoir encore refaire son retard, et d’aller chercher cette première victoire sur le LPGA Tour que nul n’envisageait pour elle, jusqu’ici. Dès le trou n°1, elle signait un birdie pour passer à –13 et avancer seule en tête. Sur le Par 5 du trou n°5 elle ajoutait un birdie afin de se maintenir en tête, devant la Thaïlandaise qui rentrait également le sien. Mais lors de la mise en jeu au départ du Par 4 du 8, Polly Mack envoyait sa balle dans l’eau, offrant à la Thaïlandaise une possibilité de combler son retard. En trouvant le rough à gauche du green lors du second qui comptait pour le troisième, l’Allemande concéda un bogey peu après, tandis que la Thaïlandaise réalisait un Par. Toujours leader, Polly Mack n’avait plus qu’un coup d’avance qu’elle perdre progressivement face à la qualité du jeu de la Thaïlandaise.

Dès le retour, Thitikul enchaîna les birdie, grimpant de –12 à -15 en en trois trous. En sortant du green du Par 3 du trou n°12, Jeeno Thitikul avait inversé les rôles, laissant Polly Mack seconde avec le score de –14, grâce à un birdie sur ce Par 5 du trou n°1 qui semble assez simple à conquérir depuis jeudi.

Et derrière, le leaderboard évoluait avec quelques surprises. L’Italienne Melgrati avait du mal à progresser, ne jouant que –1 pour la journée, en 14 trous. Elle se retrouvait virtuellement 4e à –12, à égalité avec la Sud-coréenne Ina Yoon, la Japonaise Miyu Yamashita qui cumula les fautes, et l’Américaine Lilia Vu qui semble retrouver ce niveau de golf qu fit d’elle la rivale de Nelly Korda à la Race to CME ainsi qu’au classement mondial.

De même que les anciennes pensionnaires de l’Epson Tour, les Américaines Hailee Cooper et Yana Wilson étaient rentrées au club après avoir impressionné en signant un score très bas. Cooper avait joué –8 pour la journée et Wilson –6. Ce parcours ce laisse donc bien conquérir, encore faut-il avoir le jeu pour y parvenir.

La fin de cette journée allait voir Polly Mack enchaîner les Par jusqu’au trou n°15, puis concéder un nouveau bogey au 16, lorsque sa mise en jeu dépassa le fairway et termina dans le ruisseau qui saigne le fairway devant le green. Alors que Thitikul, jouant tranquillement depuis le fairway, pu mieux construire son Par. Et aussitôt après, la Thaïlandaise enchaîna un birdie sur le green du 17, avec un putt d’environ 4 mètres, et un second sur le Par 5 du 18, avec un putt à environ 1 mètre, comme l’Allemande qui réalisa également un birdie. Mais Polly Mack, avec ses balles dans l’eau avait perdu deux opportunités de rester au contact de la Thaïlandaise, et c’est avec un retard de trois coups sur la Thaïlandaise, que l’Allemande va aborder ce dernier tour. Et dans l’avant dernier groupe, avec une Maja Stark qu signe une carte de 67, comme au premier tour.

Enfin, la Chinoise Michelle Zhang ne désarme pas, d’une semaine à l’autre, et la voici encore dans la partie haute du tableau, avec le score de –12 pour une journée en –2.

Ce moving day a donc été très dynamique, sur ce parcours où le vent souffle légèrement moins fort que les précédentes années, et où il y a de place pour rentrer des birdie, si toutefois les caddies ont bien pris les repères et que les joueuses restent précises. « C’est surtout au driver et avec des trajectoires choisies que ça se joue », confia Polly Mack. « Pour le moment ça se passe vraiment bien. Je continue de très bien taper la balle. Je sais qu’il y a eu une ou deux erreurs, mais sur quatre tours, c’est tout à fait admissible. L’essentiel, aujourd’hui, était de savoir lâcher prise et de passer au coup suivant. Je pense qu’on a très bien géré cet aspect. Ne pas réagir à chaud, mais rester calme et se concentrer uniquement sur le coup à venir », expliqua l’Allemande que l’on sent sereine et concentrée. Et elle le prouva lorsque la question du mental fut abordée : « à la fin de la journée il y a eu ce bogey. C’est juste un bogey, n’est-ce pas ? Ce n’est pas quelque chose qui vous déstabilise complètement dans votre partie. C’est tout à fait normal. Et voilà, ça arrive. Il faut continuer d’avancer, et les birdie finiront par revenir aussi », assurait-elle.

De son côté, Jeeno Thitikul déclara : « le parcours est plutôt ouvert, surtout si le vent ne se lève pas trop. Cela dit, même si le tracé est dégagé, j’ai quand même envoyé une balle dans l’eau aujourd’hui. Mais le vent était finalement moins fort que ce à quoi je m’attendais, ce qui a rendu le jeu un peu plus facile pour nous. Je trouve que mon jeu de fers est plutôt bon ces derniers jours. J’espère qu’il en sera de même demain. Dans l’ensemble, je me sens plutôt bien dans mon jeu, en ce moment. Je suis assez satisfaite de la situation ». Et avec trois coups d’avance sur Polly Mack, et quatre sur les joueuses qui suivent, la Thaïlandaise a devant elle une nouvelle opportunité de signer une victoire. Ce serait la onzième à seulement 23 ans ! Ce qui nous fait nourrir une pensée émue pour les joueuses du LET et du LETAS, dont, certaines, après dix ans de circuit, ont encore un palmarès vierge.

L’interview qui fut intéressante, c’est que Lilia Vu a donné : « l’année a été vraiment difficile. J’ai eu du mal à gérer l’après blessure, et à essayer de faire à nouveau confiance à mon corps, et à mon swing. Je pense avoir franchi un cap important, ces deux dernières semaines », confia Lilia Vu qui fut victime d’une hernie discale en 2024, ce qui provoqua deux mois de repos, et une année 2025 également très compliquée à gérer. « Je ne saurais dire, exactement, ce qui a changé, mais je crois que la technique de swing y est pour quelque chose ». L’Américaine ayant souffert d’une usure prématurée d’un disque à cause d’une posture qui s’était établi sur de la compensation musculaire. « Elle m’aide à avoir davantage confiance en mon corps, et je tape la balle un peu plus loin. Ce qui est pour moi une véritable kyrptonite. Cela fait deux ans que je cherchais des solutions. Et puis, je ne sais pas. Tout semble se mettre en place maintenant. J’arrive à ne plus trop penser à mon swing et à simplement jouer au golf. Quand je repense à ma partie d’aujourd’hui, j’ai l’impression de ne pas avoir eu grand-chose en tête », ajoutait-elle, rejoignant un peu les propos de Thitikul hier.

Delacour proche du Top 20 !

Des trois Françaises en lice, seule Perrine Delacour a réalisé une journée dans le sillage des meilleures. La Française, âgée de 32 ans, n’a pas concédé de bogey, et elle signe une carte de 68 constituant son meilleure score de la semaine. Ce –4 journée lui permet d’intégrer le Top 30, à la 24e place, et d’être projetée 88e de la Race.

Pauline Roussin-Bouchard a immédiatement plombé sa journée avec un triple bogey, sur le Par 4 du trou n°2, la contraignant à courir après le birdie, jusqu’à la fin de sa journée. Elle s’en sort avec un birdie à l’aller et un autre au retour, lui faisant établir une carte de 73, ce qui la fait régresser à la 42e place, à –6.

Enfin, Céline Herbin a eu du mal à jouer ce parcours où il y a une réelle possibilité de birdie. La Française, qui est le vétéran du groupe, à presque 44 ans, a trouvé deux birdie contre un bogey, faisant évoluer son score que d’un coup. La voici 56e à –4, et l’on aimerait, comme pour Pauline Roussin-Bouchard, la voir signer un meilleur dernier tour.

La dernière journée de cette semaine hawaïenne est à suivre sur le site de la LPGA, dès 02h00 du matin…pour ceux qui en auront la possibilité.

Le classement provisoire => ICI