Solheim Cup 2026 : l’Europe domine (finalement) les USA !

Cette dernière journée a mis à mal de nombreux pronostics et quelques préjugés, bien naturels, après deux premières journées où certaines joueuses n’avaient pas du tout enthousiasmé les observateurs, par leurs résultats. Mais la magie du golf et de la Solheim Cup ont encore agi, et la météo a sans doute, elle aussi, joué un rôle dans le dénouement de ce tournoi, qui s’est emballé lors des parties en simples.

Il est 11h10. L’Anglaise Charley Hull et l’Américaine Megan Khang se présentent sur le tee de départ, transformé en arène festive, comme c’est la tradition. L’une est en tenue de pluie, et l’autre un peu moins équipée pour affronter l’humidité qui va persister jusqu’en début d’après-midi. L’Europe et les USA sont à égalité, comme en 2023, mais avec la différence que l’équipe dirigée par la Suédoise Anna Nordqvist est affaiblie à cause de plusieurs joueuses qui sont passées à côté de leurs matchs, depuis deux jours. Et notamment Charley Hull, qui a perdu trois matchs et qui a concédé un nul, avec sa compatriote Lottie Woad. Perçues comme les piliers de cette équipe, Hull et Woad sont en dessous de toutes les attentes. La Danoise Nanna K.Madsen n’a joué qu’un match en deux jours et elle l’a perdu. Et la Française Céline Boutier rame autant en ce début de Solheim Cup que sur LPGA Tour, depuis plusieurs mois. Et ce, malgré sa 7e victoire à la fin du mois de mai. Plus forte sur le papier, les Américaines ont de quoi inquiéter les supporters du team Europe.

En coulisse, Anna Nordqvist a motivé ses troupes. Et en public, elle affiche une attitude sportive ne laissant pas transparaître le malaise qui flotte dans les rangs des jaunes et bleus. Car personne ne nous fera croire que la soirée de samedi soir fut joyeuse. Céline Boutier s’est effondrée en larmes, en voyant Jennifer Kupcho battre Carlota Ciganda, sur les deux derniers trous, et Charley Hull, après une nouvelle défaite, associée à Lottie Woad, n’est même pas restée sur le parcours pour soutenir ses camarades. Il était donc difficile de se montrer optimiste pour la suite de cette épreuve, s’agissant des joueuses Européennes.

Mais l’orgueil et l’ego servent à se battre dans le sport, tout autant qu’ils sont nocifs dans d’autres domaines. Alors que l’on voyait l’Américaine Megan Khang dominer l’Anglaise Charley Hull, c’est elle qui a commis des fautes, permettant à son adversaire de mener 1up, dès le premier trou. Et Charley Hull d’avoir la main dans sa partie, pour la première fois depuis vendredi. Bien que Hull continua de manquer des putt, et de ne pas être très précise autour des mats, Khang ne fut pas en reste pour rater des occasions de gagner un trou.

L’Allemande Esther Henseleit, qui avait laissé une bonne impression dans les matchs en double, fut opposée à Alison Lee dont on connaît le manque de régularité. Après le premier trou partagé, l’Allemande, médaillée d’argent aux Jeux olympiques, imposa une bonne résistance à l’Américaine qui avait du mal à trouver ses repères sur ce parcours. Le match progressa à l’avantage de Henseleit, tandis que Charley Hull, devant, restait en tête, grâce aux nombreuses erreurs de Megan Khang. Le bleu commençait alors à dominer le leaderboard, sans que cela inquiète les Américaines et leurs supporters.

Entra alors en scène la Suédoise Linn Grant, manifestement décontractée et heureuse d’être au départ, sous la pluie. En plus de quelques pas de danse, au son d’un des succès du groupe ABBA, elle encourageait la foule à donner de la voix. Opposée à Angel Yin, Grant eut un début de match difficile, en étant dominé 1up après deux trous, puis en restant all square jusqu’au trou n°4. Angel Yin n’est pas une joueuse facile à affronter, mais vendredi en fin de journée, on a pu la voir pleurer dans les bras d’un membre de son équipe, révélant une faille mentale. Et elle n’a plus joué ensuite, jusqu’à ce dimanche. Comme ses compatriotes Megan Khang et Alison Lee, Angel Yin commença à faire des fautes. Ce qui profita à Linn Grant. Solide depuis le début de la compétition, la Suédoise imposa son jeu à l’Américaine qui fut rapidement dominée 2up, puis 3up, et qui ne pourrait jamais reprendre ce match en main.

Très attendue était la rencontre entre Nelly Korda et l’Anglaise Mimi Rhodes, qui venait d’impressionner en double en étant associée à Nastasia Nadaud. Bien qu’elle soit hors du Top 100 de la Race to CME, pour sa première saison sur le LPGA Tour, Rhodes a démontré qu’elle a du jeu et qu’elle sait utiliser son caractère à bon escient. Malheureusement, cette confrontation fut à sens unique, et la numéro un mondial, tout en ne jouant pas toujours très bien, domina l’Anglaise qui résista jusqu’au trou n°5, avant de se retrouver 4 down, jusqu’au trou n°16.

Cependant, si le leaderboard s’allumait en rouge du côté de Korda, il était bleu pour les matchs concernant Charley Hull, Esther Henseleit et Linn Grant. Et ce fut là une première surprise. La seconde surprise vint de la rencontre entre la Danoise Nanna Koerstz Madsen, et l’Américaine d’origine hawaïenne, Allisen Corpuz, qui a comme caddie le mari de Jennifer Kupcho. Vainqueur de l’US Women’s Open, en 2023, Corpuz avait fait forte impression lors des deux premiers jours. La voir gagner ce match ne serait pas une surprise. Pourtant, Koerstz Madsen marquait le premier point, et tint en respect l’Américaine jusqu’à 2up, durant les neuf premiers trous. Au trou n°9, Allisen Corpuz rentrait son putt pour birdie, sur une distance d’environ 4 mètres, et elle revenait à égalité. On pensa, alors, que Madsen allait avoir fort à faire pour reprendre la main. Il n’en fut rien. Et au trou suivant, la Danoise signait un putt pour birdie, sur ce Par 5 du 10, quand Corpuz n’obtint que le Par. La machine Koerstz Madsen se gorgea d’énergie que le public lui apportait, et elle progressa presque sans faille, en conservant ce score de 2up, avant de passer 3 up, sur le Par 4 du 14. Au classement général, le bleu commençait à dominer et l’Europe se mit à rêver.

Nadaud et Lopez Ramirez, deux rookie d’avenir !

Pendant que Charley Hull tenait son match face à une Megan Khang qui manquait, elle aussi, trop de putt, que Esther Henseleit tenait en laisse une Alison Lee qui cherchait à retrouver du jeu, que Linn Grant ne laissait pas respirer Angel Yin et que Mimi Rhodes savait répondre à Nelly Korda pour l’empêcher de conclure trop vite, et que Nanna K.Madsen surprenait face à Allisen Corpuz, deux rookie commençaient à attirer l’attention. La Française Nastasia Nadaud  évoluait face à Andrea Lee tandis que l’Espagnole Julia Lopez Ramirez affrontait Yealimi Noh. Autant il était possible d’envisager un match partagé entre Nadaud et Lee, autant on voyait mal comment Lopez Ramirez allait pouvoir faire obstacle à Yealimi Noh tant elle avait été précise sur ses attaques de mat et au putting, la veille, en Fourballs, face à Charley Hull et Lottie Woad. Mais voilà, entre les deux journées l’Américaine de 25 ans, qui a remporté la Founders Cup en 2025, a perdu de cette précision qui lui a permis de maîtriser son face à face avec les Européennes et de compenser quelques erreurs de sa partenaire, Alison Lee. Et la pluie joua sans doute un rôle en faveur des Européennes.

Nastasia Nadaud fut dominée par Andrea Lee au bout de deux trous, puis elle commença à lui opposer de la résistance en gérant cette rencontre avec un score à égalité, jusqu’au trou n°7. Au 5, la Française de 21 ans avait manqué une occasion de passer 1up, à cause d’un putt qui provoqua une virgule, à environ 3 mètres du trou. Elle ne le manqua pas sur le Par 4 du trou n°8, en assurant le Par, quand Lee concéda un bogey. Puis, sur le Par 5 du trou n°10, Nastasia Nadaud trouva le green à, environ, 1,50 mètre, et elle signa un birdie, quand Andrea Lee réalisa, une fois encore le Par. Passant à 2up, Nadaud emballait la machine Européenne qui dominait huit matchs sur les douze engagés. Les Américaines n’étant assurées, à ce moment de la journée, que de remporter deux points. Le premier grâce à Nelly Korda qui était en train d’écraser Mimi Rhodes 4up, après 13 trous. Le second avec Lauren Coughlin qui tenait à distance l’Irlandaise Leona Maguire, avec le score de 3up, après 8 trous. Le troisième point pouvant venir d’une Lindy Duncan, livrée à elle-même, et concentrée sur son jeu, qui tenait en respect Maja Stark 1up, après 7 trous. Mais face à la Suédoise, cette faible avance pouvait céder à tout moment.

Finalement, Charley Hull fut la première à apporter un nouveau point à l’Europe, contre toute attente, et le reste allait s’enchaîner, quasiment sans obstacle. Et comme l’Agence Tout Risque, on adore qu’un plan se déroule sans accroc. Pendant que les autres Européennes faisaient craquer la défense américaine, Nadaud et Lopez Ramirez jouaient leur jeu, mais aussi celui de l’équipe. Et il fallait les voir, à chaque trou défendu ou gagné, comment elles haranguaient la foule pour obtenir d’elle plus de bruit, plus de soutien, et en tirer une pleine motivation.

Nastasia Nadaud tint bon, jusqu’au bout, et elle se paya même le luxe de mettre un peu de pression sur les épaules d’Andrea Lee qui sembla fébrile, malgré le fait qu’elle remporta le trou n°12 pour revenir 1 down. Mais la Française, qui fut parfaitement épaulée par l’expérimentée Michele Thomson, reprit son avance de 2up, au trou suivant. Lee et Nadaud allaient ensuite commettre quelques erreurs, comme au 15, où la Française se trouva loin du mat et l’Américaine au bord du green. Avec deux longs putt à négocier elles échouaient de peu à faire rentrer leur balle. Puis, au 16, ce trou où beaucoup de balles ont terminé dans le ruisseau juste avant le green, Nadaud mis en jeu dans le rough, au bord du fairway. Elle tenta le green avec un bois 3 et fit largement la distance. Sa balle fila dans le bunker de green. De son côté, Andrea Lee trouva un bout de ce rough composé de bruyères. La Française eut alors la présence d’esprit de jouer le coup parfait qui fit sortir sa balle du sable en direction du mat, et qui l’immobilisa à environ 1 mètre du trou. Le chip d’Andrea Lee n’eut pas le même effet et l’Américaine se laissa un putt d’environ 6 mètres, au-delà du mat. La foule manifesta sa joie. Nadaud avait à portée de putter le 11e point du Team Europe. Andrea Lee joua juste, mais sa balle échoua au bord du trou. La Française, elle, ne trembla pas, et elle mit fin à ce duel par un score de 3up.

Pour sa première sélection, Nastasia Nadaud est allée au-delà de tous les espoirs, de toutes les attentes. Bien sûr, chacun sait qu’elle a du talent, mais une Solheim Cup c’est très différent à jouer d’un tournoi du LPGA Tour ou du LET. Manifestement, cet état d’esprit d’équipe et cette ambiance festive ont décuplé ses sens, et elle sort de ce tournoi avec un autre statut que celui de rookie avec lequel elle a abordé cette épreuve. Nastasia Nadaud est devenue la deuxième meilleure Française du circuit mondial dans le cœur des Français, tout en gagnant un peu plus de notoriété auprès des médias Américains. Et, cerise sur le gâteau, elle est la seconde joueuse de cette équipe européenne à avoir marqué le plus de points, derrière Linn Grant. Une nouvelle star tricolore est née et chacun de s’en réjouir.

Et en Espagne, il faut parier que ce sont le même état d’esprit qui animent les fans de golf féminin, avec une Julia Lopez Ramirez qui a donné le sentiment de s’inscrire dans la lignée d’une Carlota Ciganda, plus que jamais pilier de l’équipe Européenne de Solheim Cup. Comme Nadaud, Lopez Ramirez s’est nourrie de l’ambiance et de cette adversité que Yealimi Noh qui lui a opposée. A 23 ans, celle qui fut numéro un mondial amateur en 2024, et qui intégré le LPGA Tour en 2025, a joué comme si elle avait trois ou quatre sélections en Solheim Cup. Déjà, en double, avec sa compatriote Ciganda, elle a transcendé le public de part son attitude combative et démonstrative. Et en Solheim Cup c’est exactement ce qui séduit.

Dominée à l’aller par Yealimi Noh, elle a progressivement repris le match en main, en contraignant l’Américaine à sur jouer. Sur le Par 4 du trou n°9, elle se retrouva à environ 10 mètres du mat, pour un putt pour birdie. Qu’elle ne rentra pas. Mais, par chance, Yealimi Noh ne rentra pas le sien, ni le suivant. C’est donc grâce au bogey de l’Américaine qu’elle prenait les commandes, 1up, pour ne plus lâcher cette avantage. Au 10, Noh concédait encore un bogey, avec un jeu qui commença à s’effriter. Et l’Espagnole passa 2up. Puis, ce fut son tour de partir à la faute et de céder du terrain sur le Par 4 du 12. Elle manquait le green et se retrouvait à jouer depuis le bunker. Sa sortie fut assez précise, mais sa balle passa au bord du trou. Yealimi Noh n’avait qu’un putt d’environ 3 mètres, pour gagner le trou. Cependant, sa balle fit une virgule, mettant un petit coup au morale de la joueuse. Finalement, Lopez Ramirez manquait encore son putt à 1,50 mètre et Noh réduisait la marque à 1 down. Un score qui tint encore jusqu’au Par 5 du 14, où l’Espagnole et l’Américaine manquaient le green. Et l’on sentit les deux joueuses un peu fébrile, chacune prise par l’enjeu. L’une et l’autre tenues par l’envie d’apporter un point à leur équipe. Finalement, le dénouement eut lieu sur le Par 4 du 16, comme Nadaud avant elle. Lopez Ramirez se retrouva sur le green au second coup, avec un putt pour eagle à environ 5 mètres du trou. Tandis que Noh eut un premier putt pour birdie, d’environ 4 mètres. Et celle qui avait été précise la veille avec son long putter, manquait les cibles ce dimanche. La joueuse Espagnole n’eut donc qu’à rentrer son second putt, pour birdie, afin d’apporter le 12e point à son équipe, qui était en train d’écraser des Américaines un peu sonnées. Mais dont les dernières qui restaient sur le parcours avaient décidé de ne rien lâcher.

Encore un putt décisif de Ciganda !

Les jaunes et bleus étaient de plus en plus nombreuses à suivre les dernières parties. Linn Grant avait été magistrale face à Angel Yin, tout autant que Nanna K.Madsen, que l’on avait pas vu aussi performante depuis plusieurs années. Sans doute depuis sa victoire, au Honda LPGA Thaïlande, et en 2019 quand elle termina seconde de l’Indy Women’s In Tech, derrière la Sud-coréenne Mi Jung Hur. Et après Nastasia Nadaud et Julia Lopez Ramirez, c’est le match entre Lottie Woad et Auston Kim qui tint tout le monde en haleine. Comme sa compatriote Charley Hull, Woad retrouvait du jeu en simple. Prenant l’avantage sur le Par 3 du trou n°4, Woad écrasa l’Américaine jusqu’à 4up, avant de concéder du terrain, à partir du trou n° 12. Mais Auston Kim était manifestement éprouvée par la tournure générale des évènements, et elle allait partir à la faute sur le fin du tournoi. Notamment en mettant une balle dans l’eau au 16. ce qui permit à Lottie Woad de repasser 2up et de clôturer son match au 17. Comptant désormais 14 points, contre 10 aux USA, l’Europe porta son regard vers le match entre Lauren Coughlin et Leona Maguire, et celui entre Lindy Duncan et Maja Stark. Bien que dominées, les deux Européennes se battaient pour ne pas perdre d’autre trous, et Maguire réussit même à revenir 2 down, face à une Coughlin qui faiblissait, elle aussi. Mais l’Irlandaise comme la Suédoise n’avaient pas suffisamment de jeu pour contrer leurs adversaires, et les USA engrangèrent ces deux points, tout en ayant compris que la coupe ne franchirait pas l’Atlantique, ce dimanche soir.

Il restait donc une chance avec Carlota Ciganda, qui affrontait, ironie du sort, une Jennifer Kupcho qui l’avait un peu humiliée la veille. Selon une journaliste Américaine, Ciganda aurait déclaré à Kupcho, avant le match, que cette fois-ci elle ne gagnerait pas parce qu’elle se sentait prête à l’affronter. Toute la partie fut intense, mais à l’avantage de l’Espagnole qui, comme à son habitude, lâche des coups de temps à autre, histoire de faire un peu stresser ses supporters. Car celle qui a toujours vénéré la légende Ballesteros, sait manier un club dans presque toutes les situations, et ce n’est pas un bunker ou un rough qui peut lui faire peur. Ce dimanche, Jennifer Kupcho a sûrement regretté ses deux putt en Fourballs face à la désormais légende du Team Europe de Solheim Cup. Car Ciganda fut une citadelle imprenable d’où elle toisa son adversaire. Malgré un long putt, Ciganda passa 3up sur le Par 4 du 13. Un score qu’elle avait déjà obtenu dès le Par 3 du trou n°4, en signant un birdie. Au trou n°14, Kupcho ne put faire mieux que placer sa balle au début du green, loin du mat, alors que Ciganda fut dans le bunker. Avec un putt d’environ 12 mètres, pour birdie, l’Américaine avait l’opportunité de nous rejouer son exploit de la veille. Mais ça ne fonctionnait pas. Finalement, les deux joueuses partageaient le trou, et en elles en firent de même sur le Par 3 du trou n°15. Et, comme un fait exprès, ce fameux Par 5 du 16 allait encore être le théâtre d’un énième dénouement. Mais, cette fois-ci, ce serait pour le bouquet final.

Carlota Ciganda trouva le green au second coup, laissant sa balle à environ  10 mètres du mat. Jennifer Kupcho se retrouva plus loin, après le green, vers la tribune. Le chip de l’Américaine manqua d’un peu de puissance ce qui laissa sa balle à, environ, 3 mètres du mat. De son côté, l’Espagnole avait un putt presque direct vers le mat, et plus sa balle roulait dans la direction du trou, plus elle serra son poing, et leva son bras jusqu’à hauteur d’épaule, avant de l’abaisser, quand sa balle sauta le bord du trou. Kupcho ne serait pas humiliée en ayant eu un rendu de la monnaie de sa pièce. Mais l’issue de ce match était jouée, car l’Américaine s’infligea toute seule l’ultime punition, en manquant son putt pour birdie. Et Carlota Ciganda, étant proche du trou, elle ne pouvait que conclure sur un birdie quand l’Américaine aurait joué pour le Par.

L’Europe venait de remporter cette édition 2026 de la Solheim Cup, et il ne restait plus que cette pauvre Céline Boutier, sur le parcours, face à Rose Zhang, qui au trou n°18, lui infligea une défaite 2up, faisant de la numéro un Française, la seule joueuse du Team Europe a avoir perdu tous ses matchs.

Comme en 2023, Carlota Ciganda a fait trembler les Américaines et apporta le point décisif à l’Europe, qui s’est imposée 15 à 13, dans une ambiance comme seule cette épreuve sait en produire. « je suis si heureuse », déclara Ciganda, juste après ce dernier match. « Je pense que nous avons eu une super équipe toute la semaine. Je suis très heureuse pour Anna. Avec les rookie, je pense que c’est l’une des meilleures équipes que nous ayons eues ces dernières années. Nous étions toutes unies, une vraie équipe. C’est ça l’esprit européen. Nous avons passé un super moment. Je pense qu’il y a eu de très beaux matchs. Et beaucoup de birdie. Oui, je suis très contente pour Anna », répéta Carlota Ciganda.

A propos de son match face à Jennifer Kupcho elle confia : « Kupcho c’est une vraie battante. J’ai joué contre elle plein de fois. Hier, je disais que c’était incroyable. Je sais que j’ai fêté ça et j’ai probablement énervée les Américaines, mais c’est comme ça que je suis. Je n’y peux rien. Mais en même temps, je lui ai dit : « super match, super derniers trous » !. Et, oui, aujourd’hui j’étais vraiment motivée pour la battre parce que je savais que ce serait important. Et, oui, j’ai très bien joué et je suis vraiment satisfaite ».

De son côté, Anna Nordqvist confia : « franchement, c’est fou. Il y a eu tellement de travail acharné cette semaine, et ces deux dernières années. Non seulement de ma part, mais aussi de toute l’équipe. Les assistants ont été formidables cette semaine, facilitant le jeu des joueuses, et l’ambiance était vraiment excellente toute la semaine. Tout le monde a été un super coéquipier. En quittant le parcours, hier, nous étions impatientes d’être ici aujourd’hui. Et, franchement, j’ai été impressionnée par chaque joueuse, et chaque caddie, sur le tee de départ, qui était prêt à jouer ».

Et c’est sous la pluie que cette dernière journée débuta, avant que le soleil ne fasse son apparition au milieu de l’après-midi, permettant de mieux célébrer cette victoire de l’Europe. « la pluie nous a visiblement porté chance au début des parties. Nous avons eu l’impression que le tableau était plus bleu. On a beaucoup parlé des départs qui ont été assez rapides cette semaine, et vu l’état du parcours je suis vraiment fière des joueuses qui ont débuté très fort leur journée et l’ont terminée aussi fort », ajoutait la capitaine Suédoise de cette équipe Européenne.

De son côté, Angela Stanford expliqua : « je voulais que Rose aille chercher ce point. Vous savez, on entend sans cesse dire à quel point c’est difficile, et c’est vraiment le cas. Je pense que nous avons bien préparé ces matchs, et je sais que nous l’avons fait. Elles se sont battues avec acharnement, et nous avons toujours semblé être sur la même longueur d’onde. Les Européennes ont bien joué aujourd’hui, et c’est comme ça. Elles étaient dos au mur, et elles n’avaient rien à perdre. C’est exactement ce qu’elles ont fait. Elles sont revenues sur le parcours et ont bien joué. Alors bravo à elles », précisa la capitaine du Team USA avec beaucoup de fairplay et sportivité. Puis, elle ajouta : « je n’ai pas de regret ».

Cette 20e Solheim Cup a tenu toutes ses promesses, et le golf également. Malgré les moments de doute, il y a toujours eu l’ambition, dans chaque camp, de réussir à franchir les difficultés pour triompher. L’an dernier, les Américaines mettaient fin à trois années exceptionnelles de la part des Européennes, qui avait fini par remporter le Saint Graal. Cette fois-ci, ce furent les Européennes qui se sont imposées. Et c’est le principe de cette épreuve fantastique, créé par la famille Solheim, inventeur de la marque Ping.

Dans deux ans, certaines joueuses ne seront sans doute plus sur le circuit. Car en retraite. Mais l’esprit de la Solheim Cup animera toujours chaque participante, chaque spectateur et chaque passionné. Et, sans doute, que nous fêterons la revanche des Américaines en 2028, parce que tel est la loi du sport.

Pour le moment, et pour deux ans, l’Europe va continuer de se réjouir de cette victoire et de ces merveilleux moments qui donnent toujours plus envie de supporter le golf féminin.

Le classement final => ICI

Solheim Cup 2026 : un après-midi catastrophe pour l’Europe !

Après cette seconde demi-journée, en fourballs, les joueuses Américaines ont pris une bonne option pour la victoire, et notamment en mettant un énorme coup au moral des européennes, lors du dernier match. La victoire de l’équipe menée par Anna Nordqvist tient, désormais, du miracle.

Match n°13 : la paire suédoise composée de Maja Stark et de Linn Grant est restée solide face à celle composée des Américaines Lauren Coughlin et Megan Khang. Deux joueuses qui devraient sortir vainqueur de leur match en simple, tellement leur niveau de jeu est solide. Menées 1up, dès les deux premiers trous, par Stark et Grant, Khang et Coughlin ont rapidement réagi au trou n°3, avec un birdie, quand les Suédoises ne purent faire mieux qu’un Par. Puis, Coughlin et Khang ont conservé leur avance jusqu’au Par 5 du trou n°10, non sans faire face à quelques bons coups de leurs adversaires. Puis, la muraille américaine s’est fissurée. Au trou n°10, Grant et Khang eurent un putt pour eagle, et aucune des deux ne le rentra. Mais le niveau de jeu des Suédoises commençaient à rivaliser avec celui des Américaines, et sur le Par 3 du 11 Linn Grant fut plus proche du trou que Megan Khang pour signer le birdie. Revenue à égalité, les deux Suédoises allaient continuer sur ce rythme, et passer 1up au trou suivant. Stark manqua son putt pour birdie. Khang passa largement à droite du trou avec étant à environ 10 mètres, de même que Coughlin ratait son putt en étant à environ 8 mètres. C’est finalement Grant qui fut, une fois encore, celle qui apporta le coup décisif. Puis, au 13, c’est Maja Stark qui prenait le relais en permettant à son équipe de passer 2up. Cette avance tint jusqu’au Par 3 du 15, et au trou suivant, les Américaines réduisait le score à 1up grâce Megan Khang, alors que Grant eut une belle opportunité de birdie. Dans cette partie, Lauren Coughlin sembla un peu moins en forme que lors de ces autres matchs, allant jusqu’à commettre quelques petites fautes. Il y eut, alors, un moment de flottement dans ce match, car chaque équipe faisait preuve de nombreuses qualités et de quelques moments de faiblesse. Mais l’énergie était du côté des Suédoises, et notamment d’une Maja Stark bouillonnante, qui alla placer sa balle, au second coup, à environ trois mètres du mat, alors que Grant et Coughlin avaient mis en jeu dans le rough, et que Khang ne parvenait plus à attaquer les green aussi bien qu’au début de ce match. Vainqueur avec le score de 2up, Grant et Stark apportait un 8e point à l’Europe, qui pouvait en espérer un second. « C’est vraiment génial, surtout quand vous vous préparez pour un putt et que vous vous dites : « j’ai raté le coup précédent, mais là, j’ai l’occasion de gagner le match ». Et finalement, vous y arrivez. Franchement, c’est la meilleure sensation qu’il soit », confia Stark après ce dernier putt victorieux.

Match n°14 : Anna Nordqvist a donc pris le risque de refaire jouer les Anglaises Charley Hull et Lottie Woad, qui ont été battues deux fois, tout en ayant concédé un match nul. Que ce soit l’une ou l’autre, leur niveau de jeu n’est pas à la hauteur de cette compétition, et l’on sent Charley Hull aussi fatiguée et détachée de l’enjeu, que Lottie Woad exaspérée par ses coups qui ne donnent pas le résultat qu’elle attend. A aucun moment, Hull et Woad n’ont été capables de mener ce match, face à des Américaines qui ont, pourtant, commis quelques petites erreurs. Cependant, la grande force de cette association entre Andrea Lee et Yealimi Noh, fut le redoutable putting de cette dernière et sa capacité à jouer près des mats. Woad, autant que Hull, a été en grande difficulté au putting, et pire que tout, elle a manqué de longueur à plusieurs reprises, allant jusqu’à mettre une balle dans l’eau, lors de son attaque de green au trou n°16. Et Hull d’envoyer, également, sa balle dans l’eau, au départ du 18, alors qu’avec Lottie Woad, elles avaient réussi à empêcher les Américaines de conclure ce match, à deux reprises. Et notamment au 16.

Faisant preuve d’un niveau technique très en dessous de ce qu’elles peuvent produire, Charley Hull et Lottie sont la grande déception de cette Solheim Cup, au niveau européen. Et ce serait un miracle de les voir gagner en simple. « C’était super important pour nous de prendre d’inscrire ce point au leaderboard », confia Yealimi Noh. « C’est vraiment bon parce que nous avons vécu un grand match. J’ai bien joué à l’aller, et Andrea a bien joué au retour. Nous voulions vraiment terminer par une victoire. Et nous nous sommes dit, il faut qu’on le fasse », ajouta Andrea Lee qui sera une redoutable concurrente en simple.

Match n°15 : après leurs très belles prestations en Foursomes, on s’attendait à revoir Nastasia Nadaud et Leona Maguire triompher, et ramener un point supplémentaire à l’Europe. Hélas, après deux trous à égalité, Nadaud et Maguire ont été dominées, et assez largement, par une Rose Zhang en grande forme, calme et précise, et une Auston Kim fidèle à elle-même, agressive et combative. Parfois un peu trop, ce qui lui coûta une balle dans l’eau sur l’attaque du green du 16, comme Lottie Woad. Battue 3up sur le Par 5 du 16, tout en ayant bien défendu ce dernier trou, Nastasia Nadaud et Leona Maguire concèdaient le match, en ayant été moins précises que lors de leurs précédents match. Mais on peut leur reconnaître une bonne capacité à se défendre et à jouer de bons coups après s’être mises dans des situations périlleuses. Néanmoins, elles n’ont rien pu faire face à cette paire Américaine, où Rose Zhang y a joué le premier rôle.

Match n°16 : ce fut une fin de journée digne d’une Solheim Cup et, enfin, la tension s’est installée dans cette épreuve, autant que les émotions sont venus nous pénétrer. Pour l’Europe, Carlota Ciganda a incontestablement porté ce match, aux côtés d’une Céline Boutier dont plus personne ne peut venir contester qu’elle n’a plus ce jeu qui a fait d’elle une quadruple vainqueur du LPGA Tour, en 2023. A bientôt 33 ans, on sent la numéro un Française trop sage dans sa stratégie et fatiguée sur le parcours. Déjà, en 2024, elle n’avait pas été aussi brillante qu’à ses débuts, dans ce tournoi. Même en changeant de partenaire, Boutier a du mal à serrer les mats et à pousser sa balle jusque dans le trou. Toute l’année, en interview, elle a assuré que son jeu se mettait en place, et en réalité, il n’y a pas de corrélation entre les propos et les résultats. Certain objecteront qu’elle remporté une huitième victoire, cette année, mais la semaine suivante, sa prestation à l’US Women’s Open fut décevante.

Et cette fin de journée fut un calvaire pour la Française, dont le visage s’assombrit. Alors que Carlota Ciganda est restée égale à elle-même, bien que le résultat ne soit pas à la hauteur du jeu qu’elle a construit. Sur les sept premiers trous, c’est l’Espagnole qui a marqué les points, et au retour, c’est encore elle qui signe la majorité des points gagnants. Certes Nanna K.Madsen n’a pas été exceptionnelle, vendredi, mais Céline Boutier a quand même du mal à produire des résultats.

Face aux Européennes, Angela Stanford a osé associer Jennifer Kupcho à Lindy Duncan, qui, elle aussi, est un peu faible dans cette équipe américaine. Pourtant, Ce sont bien Ciganda et Boutier qui ont mené ce dernier match, la majorité du temps, allant même jusqu’à prendre l’avantage 2up, à plusieurs reprises. Et quand Carlota Ciganda a signé un birdie, sur le Par 4 du trou n°14, en allant placer sa balle sous le mat, au second coup, on crut que la paire Européenne conclurait leur journée au trou n°16. Mais voilà, la très combative Jennifer Kupcho ne comptait pas se laisser dominer. Et Ciganda et Boutier de commettre, elles aussi, des erreurs. Sur le Par 3 du 15, les deux Européennes jouaient trop à droite, du côté de la pièce d’eau, en cherchant, probablement à se créer une occasion de birdie. Leurs balles prirent la pente et glissèrent dans l’eau. Il ne restait plus qu’à Duncan et à Kupcho de mettre leur balle sur le green, d’assurer deux putt, pour remporter ce trou. Ce qu’elles firent devant Céline Boutier et Carlota Ciganda debout sur la dropping zone, à une centaine de mètres.

Céline Boutier et Carlota Ciganda attendant sur le dropping zone, après avoir mis leur balle dans l’eau, toutes les deux, que les Américaines jouent leur putt. (Capture écran Golf Channel US)

Restant, néanmoins, 1up, les joueuses du Team Europe avaient encore l’espoir de gagner ce match et un dernier point pour leur équipe. D’ailleurs, beaucoup imaginaient ce scénario possible. Mais c’était sans compter sur le réveil de Jennifer Kupcho qui allait rentrer un putt exceptionnel, du fond du green du 17, après avoir été celle qui envoya sa balle au plus loin du mat. Car si Ciganda s’était laissé un long putt à gauche du mat, Céline Boutier réussissait, enfin, à freiner rapidement sa balle, lui laissant un putt pour birdie, à suivre, d’environ 2 mètres. Et Duncan était à peine mieux positionnée que sa partenaire. La chance de birdie était donc du côté de l’Europe, afin de terminer la journée par un 2up. Mais Jennifer Kupcho réalisa un putt aussi exceptionnel qu’improbable, sur environ 25 mètres, avec de la pente et des ondulations, qui fit terminer sa balle dans le trou. Ses camarades de team étaient venues suivre cette dernière partie, et plus la balle de Kupcho avançait, plus elles donnaient de la voix. Jusqu’à ce que cette balle tombe dans le trou et qu’elles se précipitent vers le green, pendant que la foule se levait et exultait.

La pression passa des épaules de l’Américaine à celles de l’Espagnole et de la Française. Et aucune des deux ne parvint à faire mieux qu’un Par. En trois trous, la paire Ciganda – Boutier venait de passer d’une position dominante à celle de dominées, et le coup de grâce allait être porter au 18.

Et dès la mise en jeu, chacun comprit que la paire Américaine ne serait pas perdante. Car Céline Boutier envoya sa mise en jeu dans l’eau. Et Carlota Ciganda joua encore trop à droite, ce qui est son habitude. Alors que Duncan et Kupcho avait trouvé le fairway leur permettant d’espérer une bonne approche du green, autour du mat.

Après avoir bénéficié d’un drop, Boutier joua son troisième coup. Et bien qu’elle parvint à placer sa balle à environ 3 mètres du mat, elle jouerait un putt pour le Par. Ciganda, avec une balle dans un léger rough, le pied gauche plus haut que le droit, joua, une fois encore, un coup exceptionnel. Sa balle termina sur le green, mais pas suffisamment près du trou pour espérer signer un birdie. Sauf si elle parvenait à bénéficier de la même chance que Kupcho. Celle-ci ne fit pas mieux qu’une balle à droite, au bord du green, et à environ 8 mètres. Quand à Lindy Duncan, sa balle s’immobilisa devant celle de Ciganda, pour un putt à suivre d’environ 5 mètres.

Carlota Ciganda joua son putt et sa balle vint mourir au bord du trou. Jennifer Kupcho joua ensuite, et comme au trou précédent, elle réalisait un birdie. Un dernier birdie qui condamnait la paire Européenne et apportait un huitième point qui laissait les deux équipes à égalité.

Ainsi, après deux jours de compétition, et comme en 2023, l’Europe et les USA sont au coude à coude, mais avec un sérieux avantage pour les Américaines, puisqu’elles sont globalement plus solides. Parce que l’on est en droit, ce samedi soir, de se demander si avec des joueuses comme Charley Hull, Lottie Woad et Céline Boutier, qui mettent des balles dans l’eau, manquent des putt courts et ont du mal à serrer les mats, si l’Europe a vraiment la possibilité de remporter cette compétition. Et n’oublions pas que les USA ont seulement besoin de 14 points, pour conserver le trophée. Ce qui fait seulement six matchs en simple à gagner. Cependant, en 2023, l’Europe avait réussi à s’imposer. Tout est donc encore possible. Même si les joueuses ne sont plus les mêmes, tout comme les niveaux de jeu ne sont pas comparables.

A noter que Charley Hull n’était pas avec ses camarades, pour observer et soutenir Carlota Ciganda et Céline Boutier. Lors de la cérémonie d’ouverture, on a vu la joueuse Anglaise en retrait, peu souriante et on est en droit de se demander si tout se passe vraiment bien dans sa tête, cette semaine.

En conférence de presse, Anna Nordqvist a déclaré : « dans l’ensemble, ce fut une belle journée. Avec ce score de 4 partout, nous avons assisté à du très beau jeu. Toutes les filles se sont battues jusqu’au bout, et c’est ce que je pouvais espérer. Nous sommes toutes impatientes d’être à demain. Nous savons que tout peut arriver lors des simples. Le chemin pour en arriver là a été long. Mais c’est le golf sous son meilleur jour et nous avons hâte d’y être ».

De son côté, Angela Stanford expliqua : « je n’arrive pas à dire à quel point je suis fière de ce groupe. Je suis venue ici en sachant à quel point je les aime sincèrement, et à quel point j’aime cette équipe. Et en sachant qu’au fond de moi qu’elles possèdent ces qualités qui font les grandes équipes. Mais nous ne le voyons pas. Moi même je ne le voyais pas. Elles semblaient un peu crispées alors que pendant les journées d’entraînement elles paraissaient si libérées. Je pense ce qui vient de se passer à la fin de cette journée, est une excellente chose pour demain. C’est assurément ce dont nous avons besoin ».

Et Angela Stanford de, peut-être, nous dire, que les Européennes ont été blessées dans leur orgueil et qu’elles vont réagir demain. C’est ce que nous verrons ce dimanche.

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Solheim Cup 2026 : l’Europe en tête, malgré l’absence de Hull et Woad !

L’équipe menée par Anna Nordqvist vient de passer en tête au terme des épreuves en Foursomes de ce samedi matin. Pourtant, deux joueuses ne sont pas du tout dans le coup et on se demande si elle vont, enfin, entrer dans ce tournoi.

Match n°9 : la paire formée par Linn Grant et Maja Stark fonctionne à merveille. Les deux anciennes joueuses du Ladies European Tour, dont une a remporté l’US Women’s Open, ont mis en difficulté la paire formée par Nelly Korda et Allisen Corpuz, qui était, jusqu’ici, invaincue. Bien que Korda ne soit pas à son meilleur niveau de forme depuis plusieurs semaines, les deux Américaines ont marqué le premier point du Team USA, hier matin. Korda, associée à Coughlin fut tenu en échec par un duo d’Espagnoles que l’on aurait aimé revoir évoluer ce samedi après-midi. Stark et Grant N’ont jamais laissé l’opportunité aux Américaines de dominer ?. A peine ont-elles gagné un trou. C’était en début de partie, sur le Par 4 du trou n°3. Après, les deux Suédoises ont mené la vie dure aux Américaines, les battant 3up.

Match n°10 : hormis quelques petits couacs, Leona Maguire et Esther Henseleit ont encore été exceptionnelles. Comme la veille, elles remportent l’épreuve de Foursomes, démontrant une belle complémentarité de leur jeu. Longtemps menées par les Américaines Jennifer Kupcho et Rose Zhang, l’Irlandaise et l’Allemande n’ont pas laissé filer le match, pour autant, contrairement à Hull et Woad. Sur le Par 4 du 12, c’est un birdie qui permettait à Maguire et Henseleit de revenir à égalité. Puis, au 13, Maguire rentrait un putt d’environ 5 mètres, qui donnait l’avantage à sa formation. Au 15, en mettant sa balle dans l’eau, sur l’attaque du green de ce Par 3, Maguire n’offrait pas un cadeau à sa partenaire. La balle étant visible, Henseleit décida de la jouer avec une face de club très ouverte. Mais la balle ne fit pas beaucoup de chemin, tomba juste au sommet de la rive et roula à nouveau dans l’eau. Les Américaines gagnaient le trou sans jouer.

Mais elles allaient perdre le trou suivant alors que Maguire avait envoyé sa balle très à gauche, près de la tribune. Avec une maîtrise exceptionnelle, Esther Henseleit joua un chip, posa la balle sur le plateau du haut et la regarda rouler jusqu’à ce qu’elle s’arrête sous le mat, à environ 1,20 mètre du mat. Maguire signait ensuite un birdie tandis que Rose Zhang avait manqué l’occasion de rentrer le sien, juste avant, sur une distance de 6 mètres. Au 17, les deux équipes partageaient le trou et au 18, Maguire laissait à Henseleit encore un coup difficile, avec une balle dans la cuvette du green, à gauche, en contrebas. L’Allemande exécuta encore un coup parfait, laissant à l’Irlandaise un putt donné quand les Américaines avait déjà un coup de retard et allaient jouer pour bogey. Avec ce second point en deux matchs à la suite, les Européennes passaient en tête.

Match n°11 : elles sont solides les deux rookie de cette équipe Européenne, que sont Mimi Rhodes et Nastasia Nadaud. Face à Andrea Lee et Auston Kim, elles ont dominé le match, ne laissant jamais les Américaines prendre l’avantage. Naviguant entre 1up et 2up, durant 11 trous, Nadaud et Rhodes infligeaient un 3up à Lee et Kim sur le Par 4 du trou n°12. La Française allant chercher le mat, pour laisser à l’Anglaise le soin de rentrer un joli birdie. Et au 16, Nastasia Nadaud allait encore faire preuve de précision en plaçant sa balle près du mat, ce qui signa la fin d’une longue matinée pour Andrea Lee et Rose Zhang, qui s’inclinaient 4up. Avec ce troisième point d’affilé, l’Europe passa à 7 points, devant les USA à 5 points. Car peu avant, le calvaire de Charley Hull et Lottie Woad s’était achevé au trou n°13.

Match n°12 : Il n’y a pas grand chose à dire à propos de cette rencontre entre Charley Hull et Lottie Woad d’un côté et Alison Lee et Lauren Coughlin de l’autre. Les Européennes sont comme absente, notamment Charley Hull qui a bine plus de talent pour jouer les starlettes en robe du soir sur son compte Instagram, que pour jouer au golf dans cette épreuve pour le compte d’une équipe Européenne dont, au fond, après le Brexit, elle n’est peut-être pas si solidaire que ça.

Coughlin est en forme, et nous l’avions écrit depuis plusieurs semaines. L’Américaine qui s’est révélée sur le tard, est un des piliers de cette équipe, et avec Alison Lee qui joue finalement mieux que le premier jour, Lauren Coughlin a pu entraîner sa partenaire vers une progression constante, concluant ce match par un score sans appel de 6up. Et en simple, difficile sera la tâche de la joueuse qui affrontera Lauren Coughlin, qui pourrait être invaincue dimanche soir.

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Solheim Cup – samedi : les groupes et les positions de drapeaux

Téléchargez les positions de drapeaux du Foursomes de samedi

Solheim Cup 2026 : l’Europe fragilisée mais à égalité !

Après cette première journée de compétition, il est possible de tirer quelques analyses, elles ne sont pas toutes à l’avantage de l’équipe Européenne, qui a dans ses rangs des joueuses de haut niveau qui ne sont pas au rendez-vous. Mais un remaniement des équipes et une bonne nuit de sommeil pourrait relancer la compétition, dès samedi.

Match n°5 : en reconduisant la paire Charley Hull – Lottie Woad, Anna Nordqvist s’est fourvoyée dans un excès de confiance. Battues le matin, les deux Anglaises ont été dominées par Yealimi Noh et Angel Yin, dès les deux premiers trous. Puis, Lottie Woad a signé un birdie sur la Par 4 du trou n°3, permettant à son équipe de revenir à égalité. Au trou suivant, Woad jouait plus juste qu’Angel Yin en réalisant un birdie, et la paire Hull – Woad prenait l’avantage. Ces deux joueuses allaient passer 3up sur le Par 3 du trou n°6, grâce à Charley Hull, qui restait en délicatesse avec son jeu. Mais Woad et Hull parvenaient à s’épauler et quand l’une n’arrivait pas à réaliser un bon coup, l’autre marquait le point. En face d’elles, Noh et Yin résistaient bien, gagnant les trous 8 et 9, afin de ne plus être menées que 1 down. Puis, Woad réalisa un eagle sur le Par 5 du trou n°10, donnant un peu d’air à sa formation. Et au trou suivant, ce fut Charley Hull qui rentra un putt pour birdie ce qui remit la paire Hull – Woad à 3up. Mais les deux Anglaises continuèrent de commettre des fautes, à lâcher des coups à droite et à gauche, et à manquer de précision au putting. Ce qui profita à Noh et Yin qui revinrent 2 down, puis 1 down du trou n°13 au n°16. Et sur ce Par 4, Charley Hull, qui semble un peu absente par moment, mit en jeu très à gauche, envoyant sa balle dans un ruisseau qui court le long du fairway. Mais, en étant plus constantes, les Américaines, et surtout Yealimi Noh, réussirent à regagner du terrain. Au 17, malgré une balle dans le bunker de fairway, et le soleil qui se couchait dans sa ligne de jeu, Yealimi Noh trouva le green, se laissant un putt pour birdie de moins de deux mètres. Charley Hull se retrouva à, environ, 4 mètres du mat. Et Woad à presque 8 mètres. Quant à Yin, en ayant trouvé le rough, elle n’était pas en position de jouer un coup pour birdie. Finalement, Hull sauva son Par quand Noh signa un birdie. Les deux formations se retrouvaient à égalité, et en voyant jouer les Anglaises on pouvait se demander si elles avaient la possibilité de ne pas perdre ce match. Finalement, les deux équipes partagèrent ce dernier trou, et ce soir, Charley Hull apparaît fébrile, quand Woad est à peine plus solide, alors qu’elles sont, sur le papier, les deux meilleures au classement mondial, du Team Europe.

Match n°6 : à la manière du football, on ne refera pas le match, de la numéro un Française et de la Danoise, qui ont été battues ce matin, en foursomes. Incontestablement, l’une comme l’autre sont incapables de faire face à la concurrence et leur deuxième défaite du jour révèle un jeu fragile et peu précis qui les empêche de rejouer ensemble demain. Koerstz Madsen, comme Boutier, parviennent à faire illusion, sur quelques trous et quelques coups, mais on est en droit de se demander si elles ont les moyens d’inquiéter les Américaines, jusqu’à dimanche. Pour le moment, pas du tout. Et Anna Nordqvist doit impérativement les associer avec d’autres joueuses, pour les matchs en double de samedi.

Face à elles, Alison Lee fut bien meilleure au putting que le matin, tandis que Megan Khang est un bulldozer dès qu’elle gagne en confiance. Après avoir subit la domination de Boutier et Koerstz Madsen à l’aller, elles Khang et Lee ont travaillé intelligemment pour se donner des occasions de birdie. Et elles ont fait craquer la paire Européenne dès le trou n°10, en gagnant trou après trou, leur match. Cette défaite 5 up pour Boutier et Koerstz Madsen semblait peser dans l’esprit des deux joueuses, en voyant leur visage fermé, lorsqu’elles sont venues soutenir leurs camarades des deux derniers groupes. ET alors que l’on s’attendait à une faiblesse des rookie, ce elles qui ont crevé l’écran, cet après-midi.

Match n°7 : elles sont incontestablement les deux héroïnes de cette journée. La Française Nastasia Nadaud et l’Anglaise Mimi Rhodes ont été remarquables pour leur premier match en Solheim Cup. Non seulement elles ont amené l’unique point de la journée, à l’Europe, mais en plus, elles marquent leur premier point en Solheim Cup, en tant que rookie. Elles ont tenu en respect Allisen Corpuz et Auston Kim, qui n’ont mené que deux trous, et Corpuz sembla même en difficulté en fin de journée, en ne trouvant pas le green ou ne parvenant pas à se placer près du mat. De son côté, Auston Kim qui jouaient également son premier match, a commis des erreurs permettant à Rhodes et Nadaud de se relayer pour signer le coup qui permettrait de conserver l’avantage. Au 10, l’Anglaise signa un putt pour birdie d’environ 1,50 mètre, ce qui fit basculer son duo à 1up.

Au trou n°12, c’est Nastasia Nadaud qui alla chercher le mat, se laissant un birdie très près du mat, qui fit passer son équipe à 2up, face aux Américaines Corpuz et Kim. Et sur le Par 4 du trou n°13, c’est Mimi Rhodes qui signait un nouveau birdie, d’environ 4 mètres, pour donner encore plus d’air à son duo. Auston Kim répliqua au trou suivant avec un putt d’environ 6 mètres, alors que sur la même distance, Nastasia Nadaud manqua le trou d’une bonne trentaine de centimètres.

Puis, jusqu’au 17, la paire Nadaud – Rhodes résista au duo Corpuz – Kim, avec le score de 2up, assurant une très belle prestation, et un beau point pour leur équipe. On doutait d’elles avant ce tournoi, et ces deux rookie ont parfaitement réussi leur début dans cette compétition. Pourvu que cela se poursuive.

Match n°8 : pour cette dernière partie, Anna Nordqvist décida d’aligner un paire cent pour cent Espagnole, après avoir fait jouer un duo anglais et un autre suédois. L’expérimentée Carlota Ciganda a parfaitement bien évolué avec Julia Lopez Ramirez, rookie dans ce tournoi et sur le LPGA Tour. Et l’Espagnole âgée de 23 ans est la troisième et dernière rookie de cette équipe Européenne a avoir rempli le contrat. Certes, avec Ciganda, elle ne rapporte qu’un demi point, mais c’est un demi point obtenu face à Nelly Korda et Lauren Coughlin, deux stars du LPGA Tour. Et Korda de ne pas être à son meilleur niveau, comme nous l’avions pressenti, depuis deux semaines. Mais son niveau de jeu est tel qu’il lui permet d’assurer un très bon golf malgré quelques coups ratés. Quant à Lauren Coughlin, c’est un roc et Angela Stanford, et toute son équipe, va pouvoir compter sur elle jusqu’au bout.

Ce match fut palpitant et il a tenu tout le monde en éveil avec les quatre premiers trous de partagés, puis un trou n°5 gagné par les Américaines, avant que Ciganda ne réalise un birdie, pour remettre les quatre joueuses à égalité. Ensuite, du Par 4 du trou n°7 au Par 3 du trou n°11, les Espagnoles ont dominé 1up, grâce à deux putt de Lopez Ramirez qui s’est comportée comme si elle jouait le match de sa vie. Les Américaines sont repassées à l’offensive, dès le Par 3 du 12, reprenant la main jusqu’au Par 3 du 15, avec le score de 1up. Puis, les membres des deux équipes se sont massés autour du départ, du fairway puis du green du trou n°17, pour venir supporter leurs joueuses. Ciganda rétablit l’équilibre par un birdie au 16, alors que Korda se fit piéger, comme Nastasia Nadaud, quelques minutes plus tôt, en jouant trop court lors de son attaque du green, ce qui envoya sa balle dans le ruisseau en contrebas. Lopez Ramirez avait, quant à elle, réussi à stopper sa balle à environ 2 mètres sous le mat, mais elle ne parvint pas à rentrer son putt.

On pensa, alors qu’au trou n°17, que les deux Espagnoles allaient continuer de mettre la pression sur les Américaines. Mais les derniers trous de ce parcours sont assez stratégiques, et ce sont Korda et Coughlin qui géraient mieux leur approche du mat. Les Européennes partageaient le trou, et l’on imagina, dans le camp européen, que c’est au 18 qu’un second point viendrait étoffer le score total. Hélas, Ciganda lâchait sa mise en jeu à droite, envoyant sa balle vers le fairway du trou n°1, et Lopez Ramirez logeait la sienne dans le bunker de fairway. Alors que Korda et Coughlin trouvaient une belle ligne droite vers le fairway. Les deux Américaines avaient l’avantage d’une bonne position pour attaquer le mat, et il flotta comme un sentiment de point supplémentaire, pour le Team USA. D’autant que Ciganda, avec le soleil couchant dans les yeux, joua encore très à droite, au point d’envoyer sa balle dans un pin, et que Lopez Ramirez vit sa balle taper la paroi du bunker et lui revenir dans les pieds. Bloquée dans ce bac à sable, avec un troisième coup à jouer, la jeune Espagnole ne pouvait plus jouer pour le birdie. Pas plus que Ciganda qui eut la chance de retrouver sa balle, au-delà du pin, sur un peu de rough et de sable. La star de Finca Cortesin joua alors un chip vers le green, qui ne parvint pas à stopper sa balle près du mat.

Mais Coughlin et Korda ne réussirent pas, elles aussi, à se placer assez près du trou, pour avoir un putt facile pour birdie. Et Coughlin manqua le sien, tout comme Korda. Après que Lopez Ramirez eut joué son chip d’approche qui ne lui offrait qu’un bogey à suivre, Carlota Ciganda, aidée de sa partenaire, étudia soigneusement la ligne, puis, elle se mit à l’adresse. Et sur une distance de moins de 4 mètres, elle fit rouler sa balle jusque dans le trou, empêchant, une fois encore, Nelly Korda de sortir vainqueur d’un trou décisif.

Ce putt pour le Par fut vécu par l’Espagnole et tout le Team Europe, comme un coup digne d’un birdie pour la victoire, et chacun vint célébrer ce demi point avec des cris de joie.

Faut-il reconduire cette paire espagnole, demain, en Fourball ? Très certainement, et peut-être aussi en Foursomes. Et Lopez Ramirez d’avoir brillé par un jeu déterminé, calculé et parfois aussi audacieux que sa partenaire. Les trois rookie Européennes ont bien débuté ce tournoi.

Ce vendredi soir, l’Europe et les USA sont encore à égalité, grâce à ce putt de Carlota Ciganda, et cette petite fessée que Megan Khang et Alison Lee ont infligée à Céline Boutier et Nanna K.Madsen, qui ne nous rassurent pas du tout, pour les deux jours à venir.

La compétition débutera, samedi matin vers 07h30, avec quatre nouveaux matchs en Foursomes.

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Solheim Cup 2026 : l’Europe et les USA à égalité !

Cette matinée a débuté sous une météo fraîche, et sèche, avant qu’une fine pluie ne viennent perturber le jeu, la vitesse des balles et la stratégie. Pour autant, les équipes qui ont tout de suite dominé n’ont pas faibli et cette première confrontation nous renvoie aux résultats de 2024 et les forces et faiblesses de chaque équipes.

Match n°1 : pour cette mise en jambe, la paire américaine composée de Nelly Korda et Allisen Corpuz a facilement battue les Européenne Charley Hull et Lottie Woad, 4 et 3, au travers d’un match où les deux Anglaises ont d’abord eu beaucoup de mal à entrer dans la partie, puis ont été en déséquilibre, avec une Charley Hull qui a donné le sentiment de ne pas être à la hauteur de l’enjeu, et une Lottie Woad en proie à des difficultés techniques.

L’an dernier, Nelly Korda et Allisen Corpuz avaient été redoutables, pour cette première matinée de foursomes, et elles avaient battues Charley Hull qui était associée à l’Allemande Esther Henseleit, qui débutait en Solheim Cup.

Match n°2 : en 2024, Céline Boutier avait perdu les deux matchs en foursomes, et un match un fourball, remportant celui du vendredi après-midi, en étant associée à la Suissesse Albane Valenzuela.

Malgré un victoire cette année, la Française ne nous a pas laissé le sentiment d’être à son meilleur niveau ces derniers mois, et malgré quelques bons coups, elle n’a pas pu compenser le niveau de jeu de la Danoise Nanna K.Madsen, dont on sait qu’elle peine à se maintenir dans le Top 80, sur le LPGA Tour.

Pourtant, Alison Lee a démontré de nombreuses faiblesses cette saison, notamment au putting, mais l’Américaine s’est tout de même trouvé dans le haut du tableau, à plusieurs reprises, cette année, et notamment lors de l’US Women’s Open. Epaulée par une Lauren Coughlin qui est en forme depuis plusieurs semaines, et dont on connaît la combativité et la capacité à dominer ses adversaires, Alison Lee fut une équipière solide qui a permis à ce duo de remporter la seconde victoire du jour, pour le Team USA. Avant que les autres Européennes ne viennent équilibrer la balance.

Match n°3 : les Européennes Leona Maguire et Esther Henseleit n’ont pas laissé un seul trou aux Américaines Andrea Lee et Lindy Duncan. Cette dernière effectuant ses débuts en Solheim Cup en ayant délivré un jeu qui a été le sien tout au long de la saison. Les Américaines qui ont fait de leur mieux pour essayer de gagner un trou, sans y parvenir, et sans nécessairement mal joué. Mais l’énergie de l’Irlandaise, dans ce type de compétition, et la bonne forme de l’Allemande ont suffit à offrir une résistance suffisante à Andrea Lee et Lindy Duncan, jusqu’au 18.

Match n°4 : les deux Suédoises Maja Stark et Linn Grant ont donné le sentiment d’être bien supérieures au duo formé par Rose Zhang et Jennifer Kupcho. Ce dernier match s’est déroulé une bonne partie du temps sous une pluie fine, comme les matchs 2 et 3. Néanmoins, avant que l’humidité ne vienne envahir le parcours, Stark et Grant semblait déjà former un bloc solide et complice, allant jusqu’à rapidement mener 2up. Et c’est au trou n°16 que cette dernière partie du matin s’est achevée, en faveur des Européennes, face à des Américaines un peu fébriles et contraintes d’attaquer pour espérer forcer le destin. Rose Zhang allant même jusqu’à mettre une balle dans l’eau sur le Par 5 du trou n°16. Ce second point apporté à l’Europe permet aux deux équipes de débuter la compétition dans un climat de confiance, tout en faisant état de points forts, et de points faibles. Les matchs de l’après-midi permettront de mieux visualiser quelles joueuses sont dans le coup et celles qui pourraient affaiblir leur équipe, dès demain. Bien que la météo joue également un rôle important. Certaines joueuses étant moins à l’aise sur des parcours humides, et dans le froid.

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Solheim Cup 2026  : L’essentiel à savoir

Historique

La Solheim Cup est au golf féminin ce que la Ryder Cup est au golf masculin. C’est une épreuve phare, une sorte de championnat entre le nouveau Monde est le vieux continent. Mais la Solheim Cup c’est également un lien intime entre l’aspect sportif et un pan de l’histoire du golf. Car cette compétition n’aurait pu exister sans la présence, dans le golf, d’un amateur de génie, qui s’évertua à trouver des solutions techniques, à un moment où la discipline piétinait dans son évolution. Natif de Bergen, en Norvège, en 1911, Karsten Solheim est le fondateur de la marque Ping. En 1913, sa famille quitte la Norvège pour les Etats-Unis et s’installe dans la banlieue de Seattle, où Herman Solheim trouve un emploi de cordonnier. Karsten, son fils, étudiera à l’université de Ballard puis intègrera l’université de Washington. Il devient ingénieur en mécanique. Durant la crise de 1929, il va travailler dans l’entreprise familiale. Après la seconde guerre mondiale, Karsten Solheim va reprendre son activité d’ingénieur, mais en Californie. Il découvre le golf à l’âge de 42 ans et va rapidement y prendre goût. Naturellement, il va s’intéresser aux divers problèmes techniques que rencontrent les joueurs et il conçoit, notamment, un putter révolutionnaire, à axe droit. Ayant quitté la Californie pour Phoenix, dans l’Arizona, il va commencer à créer des clubs de golf dans son garage et il présentera sa production à divers professionnels, sans grand succès. Mais le scepticisme va laisser place à l’engouement lorsqu’en 1967, un joueur de golf remporte un tournoi avec le putter Anser conçu par Kartsen Solheim. En 1969, la marque Ping voit le jour et depuis, chacun connaît le succès que cette entreprise a rencontré auprès des pros comme des amateurs. On doit à cet ingénieur les têtes de clubs avec le poids en périphérie, une technologie qui améliore grandement le jeu en proposant des clubs plus tolérants. Le concept est aujourd’hui largement adopté par tous les constructeurs. L’épouse de Karsten Solheim, Louise, collabore à ses côtés et influence l’ingénieur devenu homme d’affaire. La marque cherche à se développer bien qu’elle jouit déjà d’un réel succès auprès des passionnés. Si la marque s’est fait connaître en parrainant plusieurs parcours de golf, il lui manque un tournoi à son nom. Louise Solheim, qui a poussé son époux vers le Golf féminin en parrainant la LPGA, oriente le choix du couple vers une épreuve féminine, sur le modèle de la Ryder Cup. En 1990, la première épreuve de la Solheim Cup voit le jour et elle se déroule en Floride, à Orlando. Le mode de jeu, inspiré de la Ryder Cup, propose des journées en double et en simple avec des épreuves en Foursomes, Fourball et Matchplay individuels. Les américaines vont dominer cette première épreuve, jouée du 16 au 18 novembre, en remportant onze épreuves sur seize. Puisque la Solheim Cup est basée sur le modèle de la Ryder Cup, il est décidé qu’elle se joue tous les deux ans, les années paires. Mais un événement va venir troubler l’ordre établi.

2001 modifie l’ordre établi

Samuel Ryder crée la première Ryder Cup en 1927 et l’épreuve va logiquement trouver sa place, au calendrier, tous les deux ans, les années impaires. Aussi, lorsqu’en 1990, la Solheim Cup est inscrite au calendrier féminin, les deux épreuves fonctionnent en alternance avec harmonie. Mais le 11 septembre 2001, l’Amérique bascule dans l’horreur et toute la face du Monde est perturbée. Alors qu’elle est programmée quelques jours plus tard, la 34ème édition de la Ryder Cup est finalement annulée pour être reportée l’année suivante.

En 2002, Solheim Cup et Ryder Cup sont donc jouées, l’une sur le sol américain et l’autre en Europe. Cependant, pour des raisons médiatiques et de sponsoring, les deux épreuves ne peuvent pas co-habiter la même année, dans le calendrier. Aussi, les instances du golf ont-elles décidé de faire jouer la Ryder Cup les années paires et la Solheim Cup les années impaires. Ce sont donc les féminines qui se plient à cette nouvelle règle en rejouant, l’année suivante, une épreuve remportée par l’Europe. Aussi, la Solheim Cup a-t-elle vu deux éditions se succéder, en 2002 et en 2003.

Mais en 2020, c’est un nouveau coup de théâtre avec la crise sanitaire et le report de la Ryder Cup à l’année suivante. De fait, l’épreuve masculine se retrouve encore au calendrier la même année que la Solheim Cup. Ainsi, les féminines doivent, à nouveau, s’effacer devant ces messieurs, et c’est la raison pour laquelle la Solheim Cup connaît sa 19e édition en 2024, un an après la victoire historique du team Europe.

Particularité

En 2021, l’épreuve s’est exceptionnellement déroulée du samedi au lundi.

La Solheim des juniors !

Depuis 2002, une Solheim Cup Junior a vu le jour offrant aux joueuses universitaires de l’AJGA et aux espoirs européennes l’opportunité de bénéficier d’un tournoi d’exception et de mieux se faire remarquer, notamment auprès de la marque Ping, qui aide, à différent degrés, de nombreuses joueuses. Cette année, le team américain a encore battu celui de l’Europe.

Le Parcours

C’est donc l’Europe qui accueille, cette année, la Solheim Cup, en terre néerlandaise, sur un parcours situé au sud est de Rotterdam.

Ce magnifique tracé est l’œuvre de l’architecte Kyle Phillips, et il est loin d’être aussi simple à jouer qu’il est attrayant. Implanté à proximité d’un canal, il comporte dix pièces d’eau, dont sept sont en jeu. Du côté du canal, une longue ligne d’arbre le protège du vent, deux autres le croise en son milieu. Entre les fairway, la végétation est plutôt rase les bunkers sont relativement présents, du fairway au green. Ce parcours a été réalisé sur un sol sablonneux qui lui permet de bien absorber l’eau, où la fétuque (fine fescue) s’y développe avec moins d’entretien qu’une autre graminée. Plusieurs green comportent des pentes et des plateaux, ce qui rend l’attaque du mat parfois difficile.

Pour cette épreuve, le tracé a été modifié et les trous ne correspondent pas à ceux indiqués sur le site internet du Bernadus Golf Club. Le 18 est, en réalité, le trou n°7. Et le trou n°7 est le 5 pour cette épreuve, avec son green bordé par un long bunker, puis la pièce d’eau.

Les équipes

Les deux équipes reviennent avec des joueuses qui ont une longue expérience de la Solheim Cup, et des nouvelles venues, même si certaines sont déjà sur le LPGA Tour depuis plusieurs années.

Contrairement aux années précédentes, les Américaines qui composent cette équipe 2026 ne sont pas classées aussi haut au Rolex Ranking, que les années précédentes. La raison est simple : les Sud-coréennes, les Japonaises, les Chinoises et les Thaïlandaises occupent plus de places dans le Top 30 qu’autrefois.

Ainsi, Nelly Korda et Lauren Coughlin sont les seules joueuses du Top 20 mondial, tandis que Megan Khang est désormais 81e et que Lindy Duncan étrenne sa première sélection tout en ayant été rookie sur le LPGA Tour, en 2014. Avec Auston Kim elles sont les deux rookie de ce team USA.

Du côté des Européennes, ce sont trois joueuses qui sont classées dans le Top 20 mondial, dont deux dans le Top 10. Il s’agit de Lottie Woad et de Charley Hull. L’anglaise est avec Carlota Ciganda, l’une des deux plus anciennes de cette équipe, avec huit sélections chacune. Ce sont également Charley Hull et Carlota Ciganda qui possèdent le plus de points marqués en Solheim Cup, avec 16,5 pour l’Anglaise et 14 pour l’Espagnole, alors que Nelly Korda n’en compte 10,5 et Megan Khang 8,5. Mais avec moins de sélection.

On est donc tenté de penser que les forces en présence sont équilibrées, mais c’est sans compter les trois rookie du team dirigées par Anna Nordqvist, dont on ne sait pas comment elles vont se comporter. L’Anglaise Mimi Rhodes, la Française Nastasia Nadaud et l’Espagnole Julia Lopez Ramirez vont être confrontées à des épreuves en double qui vont nécessiter un accord parfait avec leur partenaire, et des nerfs solides. Et c’est ici que repose la faiblesse de l’équipe Européenne.

En revanche, Angela Stanford et Anna Nordqvist possèdent une longue expérience de cette épreuve, en tant que joueuse, mais aussi comme vice capitaine. Et le parcours, ainsi que la météo, vont particulièrement comptés dans l’arbitrage entre les deux équipes.

  • Capitaine team Europe : Anna Nordqvist
  • Vice capitaine : Mel Reid,Caroline Hedwall , Anne Van Dam
  • Moyenne d’âge des joueuses : 27,5 ans
  • Capitaine team USA : Angela Stanford
  • Vice capitaine : Paula Creamer, Brittany Lang, Kristy McPherson
  • Moyenne d’âge des joueuses : 26 ans

Statistiques du team Europe

Statistiques du team USA

La liste caddie/joueuse

Les 11 derniers vainqueurs

L’équipe vainqueur en titre doit marquer 14 points pour s’assurer la victoire, contre 14,5 à celle qui a perdu l’année précédente et qui souhaite s’imposer. Raison pour laquelle l’édition 2023 a parfois été qualifiée de litigieuse, sans aucun fondement.

Diffusion

Voir le site internet dédié à la Solheim Cup => ICI

Ping Junior Solheim Cup : les USA vainqueurs !

Une victoire bien construite par une équipe américaine de juniors, dont certaines se retrouveront, sans doute, sur le LPGA Tour dans quatre ou cinq ans.

Au terme de deux jours de compétition, l’équipe dirigée par Anne Van Dam n’a pas vraiment fait beaucoup d’étincelles, face aux Américaines de Morgan Pressel. Les Européennes ont eu beaucoup de mal à entrer dans la compétition, le premier jour, puis elles ont dominé dans les parties en simple, mais il était trop tard.

Pour la seconde année consécutive, les juniors européennes sont rentrées bredouilles, sans que cela soit une réelle surprise. Avec un niveau de jeu bien plus élevé que la plupart des pays européens, les jeunes espoirs américaines ont tout de suite été dans le coup, sur le parcours Néerlandais, en marquant 5 points contre un seul pour les Européennes.

Lors de la manche fourballs, les joueuses espoirs de la capitaine Morgan Pressel alourdissaient la note en gagnant quatre matchs, pour un partagé et un perdu. Puis lors des parties en simple, les Européennes réagissaient, en signant huit victoires pour un match partagé. Mais ce sursaut étant tardif, le team américains de la Ping Junior Solheim Cup sortait vainqueur avec 13 points contre 11 pour l’équipe de la Néerlandaise Anne Van Dam, pour laquelle nous avions quelques réserves quant à sa capacité à mener cette équipe à la victoire, compte tenu de son manque d’expérience, dans ce domaine.

Les deux Françaises Alice Kong et Axelle Guillemard ont remporté leur match en simple, mais elles ont perdu leurs matchs en double, ayant été associées en Fourballs et en Foursome.

En 2024, l’équipe américaine menée par Beth Daniel avait infligé une raclée à l’équipe européenne dirigée par Gwladys Nocera, qui avait, pourtant, su mener l’Europe à la victoire, l’année précédente.

En perdant avec deux points d’écart, les Européennes ont montré une faiblesse dans les matchs en double, et peut-être que la gestion des groupes aura été le point faible de cette équipe, qui a démontré plus de potentiel dans les simples. Le plus gros score revient à la paire américaine composé de Asterisk Talley et de Amélie Zalsman, qui a vaincu les Françaises Alice Kong et Axelle Guillemard 6&4, en foursomes, au premier tour.

Lire l’article du LET => ICI

Les résultats => ICI

Dream First Bank Charity Classic : Mirabel Ting touche le gros lot !

La joueuse Malaisienne, âgée de 20 ans, a dominé les trois journées, empochant sa seconde victoire et la tête de la Race.

Durant trois jours, à trois tournois de la fin de la saison, les 140 joueuses en lice ont chercher à donner le meilleur d’elles-mêmes, et, finalement, c’est une rookie, déjà vainqueur cette saison, et très observée depuis qu’elle est amateur, qui a remporté la victoire. Et bien plus encore.

C’est au travers d’une météo estivale que les 140 joueuses présentes cette semaine ont rivalisé sur un parcours, que certaines connaissent bien, et sur lequel les 60 meilleures, et ex æquo, ont eu l’opportunité d’aller chercher le meilleur résultat, dans le dernier tour.

Dès le premier tour, la Malaisienne âgée de seulement 20 ans, qui s’est déjà imposée cette année, alors qu’elle est rookie, prenait la tête, en compagnie de l’Australienne Jennifer Elliott, avec le score de 66.

Lors du second tour, Ting se maintenait en tête, malgré une carte comportant un bogey et un double, mais joué deux coups sous le Par. L’Américaine Megha Ganne remplaçait l’Australienne Elliott, aux côtés de Mirabel Ting, tandis qu’Elliott restait au contact, à la seconde place, à –7, avec l’Américaine Annabelle Pancake-Webb.

Lors de la dernière journée, Ting allait jouer un golf exceptionnel qui lui permit d’obtenir un score de 66, sans concéder de bogey, passant progressivement du score de –8 à celui de –12, puis de –14, sur le Par 5 du trou n°14, avant de dérouler avec quatre Par. L’Américaine Megha Ganne ne suivait pas le rythme, bien qu’elle signa un eagle sur le Par 5 du trou n°7, après deux birdie, ce qui la propulsait à –12. mais ensuite elle commis quelques fautes qui apporta un bogey sur le Par 3 du 8, et un double sur le Par 3 du 12. Descendue à –9, elle voyait ses chances de s’imposer, une nouvelle fois, sur l’Epson Tour, s’envoler, tandis que sa partenaire Mirabel Ting avançait sur les fairway avec le trophée dans sa ligne de mire. 

Partie trente minutes plus tôt, l’Américaine Dorsey addicks avait fait ce qu’elle avait pu se donner, elle aussi, une chance de victoire, en signant un aller en 33, comportant quatre birdie et un bogey. Mais au retour, ça coinçait un peu et c’est par un bogey, sur le Par 5 du trou n°10, qu’elle débutait le retour. Un birdie sur le Par 3 du 12 rattrapait cette erreur, mais elle était toujours bloquée avec le score de –8. Finalement, elle réussissait à signer trois birdie sur les trois derniers trous, et c’est avec le score de –11 qu’elle rentra au club-house, quand le Ting, Ganne et Pancake-Webb avaient encore deux trous à jouer.

Juste devant le groupe de tête, évoluait la Mexicaine et leader de la Race, Lauren Olivares, fut bloquée dans sa progression par des bogey, et même un double, depuis le début du tournoi. Cependant, elle est la joueuse la plus régulière de la saison, en évoluant jamais très loin du Top 10 ou du Top 5. Par ailleurs, Olivares a franchi tous les Cut, pour sa première saison sur ce circuit professionnel américain, faisant d’elle une joueuse très en vue pour la saison 2027 du LPGA Tour. Mais un bogey, concédé au 18, allait l’empêcher de partager la seconde place de ce tournoi, avec l’Américaine Addicks, et de prendre ces points de Race qui auraient pu la maintenir à la première place de ce classement.

Finalement, en remportant ce tournoi, sans jamais avoir quitter la première place, Mirabel Ting remportait sa seconde victoire de sa saison de rookie, et elle prenait la première de la Race for the Card, au détriment de la Mexicaine, avec 7,183 points d’avance. Alors que si Olivares avait pu éviter ce bogey au 18, ou un autre dans la semaine, elle serait restée en tête avec 18,17 points d’avance sur la Malaisienne.

Mais il reste trois tournois avant la fin de la saison, et si Mirabel Ting et Lauren Olivares sont déjà assurées d’obtenir leur carte pour la saison 2027 du LPGA Tour, l’une et l’autre ne sont pas assurées de rester respectivement première et seconde de la Race.

« Je me sens super bien », confia Mirabel Ting après cette nouvelle victoire sur l’Epson Tour. « Cela dit, décrocher une deuxième victoire reste assez difficile. Je n’étais pas aussi nerveuse que je l’imaginais en abordant les derniers trous. Mais dans l’ensemble j’ai produit un bon jeu cette semaine, même s’il reste encore une belle marge de progression », ajoutait-elle. Puis elle s’exprima sur ce futur passage sur le LPGA Tour : « en fait, je ne visais pas vraiment cet objectif. Je visais avant tout le Top 15, alors que ma sœur me disait qu’un Top 10 ce serait génial. Donc atteindre cet objectif maintenant, c’est…c’est vraiment incroyable. Mais j’ai encore beaucoup de travail et de progrès à faire ».

De son côté, Lauren Olivares confia : « ce n’est clairement pas ma meilleure prestation. Je ne frappe pas la balle aussi bien que je le voudrais, mais je pense que je m’en sors très bien en restant patient, et en vivant l’instant présent ». Cependant, elle a déclaré que cette troisième place lui procure beaucoup de confiance, tout en jouant pas son meilleur jeu. « Je reste dans la course et j’en suis vraiment ravie », précisait-elle.

La seule Française qui évolue sur l’Epson Tour, Emma Broze, n’a pas franchi le Cut.

Le classement final => ICI

FM Championship : Sixième victoire pour Yin !

Cette dernière journée, nettement moins ensoleillée, occasionna des progressions plus lentes laissant planer le suspense qu’au résultat final. Un temps envisagé, le playoff n’eut pas lieu et c’est sur les derniers trous qu’une des deux joueuses de tête fit la différence.

Elle s’était élancée avec le score de –12, et un coup d’avance sur la Sud-coréenne Hyo Joo Kim, et elle ne s’est imposée que grâce à un birdie bien construit et une petite faute de son adversaire directe. La Chinoise âgée de 23 ans, Ruoning Yin a débuté sa journée par un birdie sur le Par 5 du trou n°2, mais elle a ensuite concédé deux bogey qui ont ramené la joueuse un coup en dessous de celui avec lequel elle avait débuté sa journée. Elle se retrouvait, alors, à égalité avec Hyo-Joo Kim avant que celle-ci ne parte également à la faute sur le Par 4 du trou n°4. De son côté, Sei Young Kim trouva un birdie dès le Par 5 du 2, et maintint son score de –12 jusqu’au Par 4 du trou n°9.

Partie quatre groupes plus tôt, l’Américaine Allisen Corpuz, qui avait été en tête vendredi, concéda un bogey sur le trou n°1, mais, ensuite, elle entama une belle progression en alignant une alternance de birdie et de Par. Après dix trous, elle était revenu au contact des joueuses du dernier groupe avec le score de –10. Mais Corpuz allait avoir du mal à tenir ce rythme, au retour, de même que les autres joueuses.

Une curieuse situation s’installa quand Ruoning Yin concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°10, descendant à –12, quand Corpuz fut à –11 grâce à un cinquième birdie birdie sur le Par 5 du trou n°11, alors que Sei Young Kim et Hyo-Joo Kim faisait jeu égal à –13. Les deux Sud-coréennes semblaient faire jeu égal quand Ruoning Yin s’invita dans ce groupe de tête, en rentrant un birdie sur le Par 5 du trou n°12. C’est à ce moment que ce dernier tour connu un profond changement.

Yin resta bloqué à –13, en ne parvenant pas à rentrer ses putt pour birdie, tout comme Hyo Joo Kim. Sei Young Kim s’effondra en concédant un  double bogey sur le Par 5 du trou n°12, se retrouvant reléguée à –12. Puis, la Sud-coréenne qui avait fait par de son émotivité, vendredi, concéda encore un bogey, puis un second et en trois trous elle perdait quatre coups, la laissant à –10, subitement loin de la lutte pour la victoire.

Finalement, alors qu’elles étaient à égalité, Hyo-Joo Kim perdit le contact avec Ruoning Yin en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°16. A cause d’un putt qui fit passer sa balle, une première fois, au large du trou, et un second qui le frôla. Ruoning Yin signait un Par de même Sei Young Kim, avec un second putt de moins d’un mètre.

Avec les deux Par 4 à venir, l’hypothèse d’un playoff restait d’actualité. Devant, le champ était libre, car Allisen Corpuz était rentrée au club-house avec le score de –11 total, pour une journée en –4. Ce fut l’un des meilleurs scores du jour, avec Rose Zhang et Brooke Matthews, qui s’est rappelée au bon souvenir de chacun.

Et contrairement à Nelly Korda, les deux joueuses de l’équipe de Solheim Cup sont dans le coup en ce moment.

Au 17, la Chinoise et les deux Sud-coréennes eurent du mal à serrer le jeu, et se laissèrent de longs putt. Leur premier putt fut une approche, et à ce jeu, Sei Young Kim et Ruoning Yin furent les meilleures, en se laissant un second putt compris en entre 50 et 60 centimètres. Quand Hyo-Joo Kim eut une distance d’environ 1,20 mètre. Ce second putt de H.-J. Kim avait l’odeur du birdie. Mais la Sud-coréenne appuya un peu trop le coup de sorte que sa balle tapa la paroi du trou avant de ressortir. Au moment le plus stratégique, elle perdait une magnifique occasion de revenir à égalité avec Yin.

C’est donc au 18 que tout se jouerait, avec ce ciel gris et se plafond nuageux qui créait une ambiance digne des films à suspense d’Hitchcock. Il ne manquait plus que quelques oiseaux et une musique stridente pour faire monter le stress.

Une lourde émotion avant la victoire

Ruoning Yin fut la plus longue lors de la mise en jeu, et elle et Sei Young Kim trouvèrent le fairway. Hyo-Joo Kim joua trop à gauche et sa balle fila dans le rough. Le second coup de H.-J. Kim fut un peu technique, avec une balle sous les pieds, un fer en main, et une balle enfouie dans une herbe d’au moins cinq centimètres de haut. Le coup fut bien joué, mais sa balle tomba dans l’unique bunker qui se trouve au centre du fairway.

Alors que l’on crut la Sud-coréenne en difficulté, celle-ci joua un coup de wedge exceptionnelle, digne d’un Phil Mickelson à sa grande époque. La balle de Hyo-Joo Kim monta vers ce ciel gris et retomba sur le green pour terminer au fond et à gauche du mat.

Sei Young Kim et Ruoning Yin tentèrent le green au second coup. La première vit sa balle toucher le green au milieu puis filer en dehors, pour terminer dans la cuvette en contre bas. Alors que Yin fit tomber sa balle plus tôt, lui assurant une décélération vers le mat. Ce coup fut saluée par Grant Boone et Morgan Pressel, ainsi que par Karen Stupples sur le bord du parcours. « C’est le coup de la championne » commenta Grant Boone. La balle de Ruoning Yion s’immobilisa à environ quatre mètres sous le mat, et la joueuse Chinoise de 23 ans aurait un putt pour eagle à suivre.

Sei Young Kim joua son coup au putter et sa balle grimpa sur le green, mais elle resta à un mètre du trou. Hyo Joo Kim tenta de mettre la balle dans le trou, mais sa ligne de putt était assez compliqué, à cause du dévers. Sa balle frôla tout de même le trou, démontrant la qualité de lecture de green et de putting de cette joueuse.

Ruoning Yin joua, alors, son putt, qui pouvait lui octroyer la victoire avec un coup exceptionnel. Mais sa balle resta courte et s’arrêta à environ 30 centimètres du trou. Ses partenaires eurent alors à terminer leur trou, et c’est à ce moment que, très pudiquement, réalisant la situation, que Ruoning Yin se tourna pour échapper aux caméras, et qu’elle se mit à verser quelques larmes. La pression commençait à retomber, et elle réalisait qu’elle allait jouer un dernier putt pour remporter sa sixième victoire sur le Tour.

Ce moment se déroula dans un silence absolu. Puis, la joueuse Chinoise laissa éclater sa joie. Ruoning Yin pouvait pleurer dans les bras de son caddie, David Jones. Puis, elle confia ses impressions : « ca fait tellement de temps depuis ma dernière victoire. Et j’ai tellement travaillé dur, ainsi que toute mon équipe et puis ma mère est présente. Tout vient en même temps ». A propos de son second coup, sur ce 18 elle confia : « David m’a dit de viser un peu sur le gauche, mais je me suis dit « allez, on vise le green, on vise le drapeau ». J’ai réussi un bon coup, et je me disais de ralentir, d’adopter le bon tempo et de faire un bon swing. C’est ce que j’ai fait ».

Plus tard, en conférence de presse elle dira : « j’étais vraiment en proie à l’émotion quand, sur le green du 18, j’ai vu tout le travail très dur qui venait de payer. J’étais surtout très heureuse de la ténacité dont j’avais fait preuve sur le parcours, aujourd’hui ». Puis, elle ajouta : « j’ai de la chance d’être entourée de personnes qui me soutiennent énormément. Au début de l’année, je crois que c’était à Singapour, car nous avions un vol charter pour le Blue Bay, David et moi sommes allés manger un « Hot pot » après la compétition. Il m’a demandé s’il pouvait me parler. J’ai répondu oui. Et il m’a dit : « tu est trop dur avec toi-même et tu n’as pas l’air heureuse sur le parcours ». Nous avons eu une discussion autour de ce sujet et par la suite, j’ai traversé une période où j’étais moins bien. Enchaînant quelques deuxièmes places. Je me disais : « tu sais finir deuxième, c’est nul, je déteste ça », car je suis quelqu’un de très compétitrice. Je n’aime tout simplement pas finir à la seconde place. J’ai en parlé avec à une amie, les jours suivants, et elle m’a dit que la seconde place montre que je suis capable de gagner. Et que je peux franchir le prochaine étape. Et je crois que ça m’a touché en plein cœur. Depuis, je pense avoir changé un peu d’état d’esprit », confia longuement Ruoning Yin qui vient de devenir la première joueuse à avoir remporté six victoires, dont un tournoi majeur, avant l’âge de 24 ans.

A présent, les joueuses du LPGA Tour, et notamment celles originaires d’Asie, vont pouvoir faire une pause jusqu’au 24 septembre, date à laquelle elles seront en route pour le Walmart NW Arkansas Championship, qui précédera le Lotte Championship, dernier tournoi avant la tournée asiatique.

Et l’on espère que Céline Boutier sera accompagnée de Nastasia Nadaud, qui termine 38e de ce tournoi, à –1, en ayant rendu une dernière carte de 70. Ce la laisse 75e de la Race to CME, à seulement 113,453 points de la Sud-coréenne Youmin Wang, qui occupe la 60e place de cette même Race.

Le classement final => ICI