L’équipe menée par Anna Nordqvist vient de passer en tête au terme des épreuves en Foursomes de ce samedi matin. Pourtant, deux joueuses ne sont pas du tout dans le coup et on se demande si elle vont, enfin, entrer dans ce tournoi.
Match n°9 : la paire formée par Linn Grant et Maja Stark fonctionne à merveille. Les deux anciennes joueuses du Ladies European Tour, dont une a remporté l’US Women’s Open, ont mis en difficulté la paire formée par Nelly Korda et Allisen Corpuz, qui était, jusqu’ici, invaincue. Bien que Korda ne soit pas à son meilleur niveau de forme depuis plusieurs semaines, les deux Américaines ont marqué le premier point du Team USA, hier matin. Korda, associée à Coughlin fut tenu en échec par un duo d’Espagnoles que l’on aurait aimé revoir évoluer ce samedi après-midi. Stark et Grant N’ont jamais laissé l’opportunité aux Américaines de dominer ?. A peine ont-elles gagné un trou. C’était en début de partie, sur le Par 4 du trou n°3. Après, les deux Suédoises ont mené la vie dure aux Américaines, les battant 3up.
Match n°10 : hormis quelques petits couacs, Leona Maguire et Esther Henseleit ont encore été exceptionnelles. Comme la veille, elles remportent l’épreuve de Foursomes, démontrant une belle complémentarité de leur jeu. Longtemps menées par les Américaines Jennifer Kupcho et Rose Zhang, l’Irlandaise et l’Allemande n’ont pas laissé filer le match, pour autant, contrairement à Hull et Woad. Sur le Par 4 du 12, c’est un birdie qui permettait à Maguire et Henseleit de revenir à égalité. Puis, au 13, Maguire rentrait un putt d’environ 5 mètres, qui donnait l’avantage à sa formation. Au 15, en mettant sa balle dans l’eau, sur l’attaque du green de ce Par 3, Maguire n’offrait pas un cadeau à sa partenaire. La balle étant visible, Henseleit décida de la jouer avec une face de club très ouverte. Mais la balle ne fit pas beaucoup de chemin, tomba juste au sommet de la rive et roula à nouveau dans l’eau. Les Américaines gagnaient le trou sans jouer.
Mais elles allaient perdre le trou suivant alors que Maguire avait envoyé sa balle très à gauche, près de la tribune. Avec une maîtrise exceptionnelle, Esther Henseleit joua un chip, posa la balle sur le plateau du haut et la regarda rouler jusqu’à ce qu’elle s’arrête sous le mat, à environ 1,20 mètre du mat. Maguire signait ensuite un birdie tandis que Rose Zhang avait manqué l’occasion de rentrer le sien, juste avant, sur une distance de 6 mètres. Au 17, les deux équipes partageaient le trou et au 18, Maguire laissait à Henseleit encore un coup difficile, avec une balle dans la cuvette du green, à gauche, en contrebas. L’Allemande exécuta encore un coup parfait, laissant à l’Irlandaise un putt donné quand les Américaines avait déjà un coup de retard et allaient jouer pour bogey. Avec ce second point en deux matchs à la suite, les Européennes passaient en tête.
Match n°11 : elles sont solides les deux rookie de cette équipe Européenne, que sont Mimi Rhodes et Nastasia Nadaud. Face à Andrea Lee et Auston Kim, elles ont dominé le match, ne laissant jamais les Américaines prendre l’avantage. Naviguant entre 1up et 2up, durant 11 trous, Nadaud et Rhodes infligeaient un 3up à Lee et Kim sur le Par 4 du trou n°12. La Française allant chercher le mat, pour laisser à l’Anglaise le soin de rentrer un joli birdie. Et au 16, Nastasia Nadaud allait encore faire preuve de précision en plaçant sa balle près du mat, ce qui signa la fin d’une longue matinée pour Andrea Lee et Rose Zhang, qui s’inclinaient 4up. Avec ce troisième point d’affilé, l’Europe passa à 7 points, devant les USA à 5 points. Car peu avant, le calvaire de Charley Hull et Lottie Woad s’était achevé au trou n°13.
Match n°12 : Il n’y a pas grand chose à dire à propos de cette rencontre entre Charley Hull et Lottie Woad d’un côté et Alison Lee et Lauren Coughlin de l’autre. Les Européennes sont comme absente, notamment Charley Hull qui a bine plus de talent pour jouer les starlettes en robe du soir sur son compte Instagram, que pour jouer au golf dans cette épreuve pour le compte d’une équipe Européenne dont, au fond, après le Brexit, elle n’est peut-être pas si solidaire que ça.
Coughlin est en forme, et nous l’avions écrit depuis plusieurs semaines. L’Américaine qui s’est révélée sur le tard, est un des piliers de cette équipe, et avec Alison Lee qui joue finalement mieux que le premier jour, Lauren Coughlin a pu entraîner sa partenaire vers une progression constante, concluant ce match par un score sans appel de 6up. Et en simple, difficile sera la tâche de la joueuse qui affrontera Lauren Coughlin, qui pourrait être invaincue dimanche soir.
Après cette première journée de compétition, il est possible de tirer quelques analyses, elles ne sont pas toutes à l’avantage de l’équipe Européenne, qui a dans ses rangs des joueuses de haut niveau qui ne sont pas au rendez-vous. Mais un remaniement des équipes et une bonne nuit de sommeil pourrait relancer la compétition, dès samedi.
Match n°5 : en reconduisant la paire Charley Hull – Lottie Woad, Anna Nordqvist s’est fourvoyée dans un excès de confiance. Battues le matin, les deux Anglaises ont été dominées par Yealimi Noh et Angel Yin, dès les deux premiers trous. Puis, Lottie Woad a signé un birdie sur la Par 4 du trou n°3, permettant à son équipe de revenir à égalité. Au trou suivant, Woad jouait plus juste qu’Angel Yin en réalisant un birdie, et la paire Hull – Woad prenait l’avantage. Ces deux joueuses allaient passer 3up sur le Par 3 du trou n°6, grâce à Charley Hull, qui restait en délicatesse avec son jeu. Mais Woad et Hull parvenaient à s’épauler et quand l’une n’arrivait pas à réaliser un bon coup, l’autre marquait le point. En face d’elles, Noh et Yin résistaient bien, gagnant les trous 8 et 9, afin de ne plus être menées que 1 down. Puis, Woad réalisa un eagle sur le Par 5 du trou n°10, donnant un peu d’air à sa formation. Et au trou suivant, ce fut Charley Hull qui rentra un putt pour birdie ce qui remit la paire Hull – Woad à 3up. Mais les deux Anglaises continuèrent de commettre des fautes, à lâcher des coups à droite et à gauche, et à manquer de précision au putting. Ce qui profita à Noh et Yin qui revinrent 2 down, puis 1 down du trou n°13 au n°16. Et sur ce Par 4, Charley Hull, qui semble un peu absente par moment, mit en jeu très à gauche, envoyant sa balle dans un ruisseau qui court le long du fairway. Mais, en étant plus constantes, les Américaines, et surtout Yealimi Noh, réussirent à regagner du terrain. Au 17, malgré une balle dans le bunker de fairway, et le soleil qui se couchait dans sa ligne de jeu, Yealimi Noh trouva le green, se laissant un putt pour birdie de moins de deux mètres. Charley Hull se retrouva à, environ, 4 mètres du mat. Et Woad à presque 8 mètres. Quant à Yin, en ayant trouvé le rough, elle n’était pas en position de jouer un coup pour birdie. Finalement, Hull sauva son Par quand Noh signa un birdie. Les deux formations se retrouvaient à égalité, et en voyant jouer les Anglaises on pouvait se demander si elles avaient la possibilité de ne pas perdre ce match. Finalement, les deux équipes partagèrent ce dernier trou, et ce soir, Charley Hull apparaît fébrile, quand Woad est à peine plus solide, alors qu’elles sont, sur le papier, les deux meilleures au classement mondial, du Team Europe.
Match n°6 : à la manière du football, on ne refera pas le match, de la numéro un Française et de la Danoise, qui ont été battues ce matin, en foursomes. Incontestablement, l’une comme l’autre sont incapables de faire face à la concurrence et leur deuxième défaite du jour révèle un jeu fragile et peu précis qui les empêche de rejouer ensemble demain. Koerstz Madsen, comme Boutier, parviennent à faire illusion, sur quelques trous et quelques coups, mais on est en droit de se demander si elles ont les moyens d’inquiéter les Américaines, jusqu’à dimanche. Pour le moment, pas du tout. Et Anna Nordqvist doit impérativement les associer avec d’autres joueuses, pour les matchs en double de samedi.
Face à elles, Alison Lee fut bien meilleure au putting que le matin, tandis que Megan Khang est un bulldozer dès qu’elle gagne en confiance. Après avoir subit la domination de Boutier et Koerstz Madsen à l’aller, elles Khang et Lee ont travaillé intelligemment pour se donner des occasions de birdie. Et elles ont fait craquer la paire Européenne dès le trou n°10, en gagnant trou après trou, leur match. Cette défaite 5 up pour Boutier et Koerstz Madsen semblait peser dans l’esprit des deux joueuses, en voyant leur visage fermé, lorsqu’elles sont venues soutenir leurs camarades des deux derniers groupes. ET alors que l’on s’attendait à une faiblesse des rookie, ce elles qui ont crevé l’écran, cet après-midi.
Match n°7 : elles sont incontestablement les deux héroïnes de cette journée. La Française Nastasia Nadaud et l’Anglaise Mimi Rhodes ont été remarquables pour leur premier match en Solheim Cup. Non seulement elles ont amené l’unique point de la journée, à l’Europe, mais en plus, elles marquent leur premier point en Solheim Cup, en tant que rookie. Elles ont tenu en respect Allisen Corpuz et Auston Kim, qui n’ont mené que deux trous, et Corpuz sembla même en difficulté en fin de journée, en ne trouvant pas le green ou ne parvenant pas à se placer près du mat. De son côté, Auston Kim qui jouaient également son premier match, a commis des erreurs permettant à Rhodes et Nadaud de se relayer pour signer le coup qui permettrait de conserver l’avantage. Au 10, l’Anglaise signa un putt pour birdie d’environ 1,50 mètre, ce qui fit basculer son duo à 1up.
Au trou n°12, c’est Nastasia Nadaud qui alla chercher le mat, se laissant un birdie très près du mat, qui fit passer son équipe à 2up, face aux Américaines Corpuz et Kim. Et sur le Par 4 du trou n°13, c’est Mimi Rhodes qui signait un nouveau birdie, d’environ 4 mètres, pour donner encore plus d’air à son duo. Auston Kim répliqua au trou suivant avec un putt d’environ 6 mètres, alors que sur la même distance, Nastasia Nadaud manqua le trou d’une bonne trentaine de centimètres.
Puis, jusqu’au 17, la paire Nadaud – Rhodes résista au duo Corpuz – Kim, avec le score de 2up, assurant une très belle prestation, et un beau point pour leur équipe. On doutait d’elles avant ce tournoi, et ces deux rookie ont parfaitement réussi leur début dans cette compétition. Pourvu que cela se poursuive.
Match n°8 : pour cette dernière partie, Anna Nordqvist décida d’aligner un paire cent pour cent Espagnole, après avoir fait jouer un duo anglais et un autre suédois. L’expérimentée Carlota Ciganda a parfaitement bien évolué avec Julia Lopez Ramirez, rookie dans ce tournoi et sur le LPGA Tour. Et l’Espagnole âgée de 23 ans est la troisième et dernière rookie de cette équipe Européenne a avoir rempli le contrat. Certes, avec Ciganda, elle ne rapporte qu’un demi point, mais c’est un demi point obtenu face à Nelly Korda et Lauren Coughlin, deux stars du LPGA Tour. Et Korda de ne pas être à son meilleur niveau, comme nous l’avions pressenti, depuis deux semaines. Mais son niveau de jeu est tel qu’il lui permet d’assurer un très bon golf malgré quelques coups ratés. Quant à Lauren Coughlin, c’est un roc et Angela Stanford, et toute son équipe, va pouvoir compter sur elle jusqu’au bout.
Ce match fut palpitant et il a tenu tout le monde en éveil avec les quatre premiers trous de partagés, puis un trou n°5 gagné par les Américaines, avant que Ciganda ne réalise un birdie, pour remettre les quatre joueuses à égalité. Ensuite, du Par 4 du trou n°7 au Par 3 du trou n°11, les Espagnoles ont dominé 1up, grâce à deux putt de Lopez Ramirez qui s’est comportée comme si elle jouait le match de sa vie. Les Américaines sont repassées à l’offensive, dès le Par 3 du 12, reprenant la main jusqu’au Par 3 du 15, avec le score de 1up. Puis, les membres des deux équipes se sont massés autour du départ, du fairway puis du green du trou n°17, pour venir supporter leurs joueuses. Ciganda rétablit l’équilibre par un birdie au 16, alors que Korda se fit piéger, comme Nastasia Nadaud, quelques minutes plus tôt, en jouant trop court lors de son attaque du green, ce qui envoya sa balle dans le ruisseau en contrebas. Lopez Ramirez avait, quant à elle, réussi à stopper sa balle à environ 2 mètres sous le mat, mais elle ne parvint pas à rentrer son putt.
On pensa, alors qu’au trou n°17, que les deux Espagnoles allaient continuer de mettre la pression sur les Américaines. Mais les derniers trous de ce parcours sont assez stratégiques, et ce sont Korda et Coughlin qui géraient mieux leur approche du mat. Les Européennes partageaient le trou, et l’on imagina, dans le camp européen, que c’est au 18 qu’un second point viendrait étoffer le score total. Hélas, Ciganda lâchait sa mise en jeu à droite, envoyant sa balle vers le fairway du trou n°1, et Lopez Ramirez logeait la sienne dans le bunker de fairway. Alors que Korda et Coughlin trouvaient une belle ligne droite vers le fairway. Les deux Américaines avaient l’avantage d’une bonne position pour attaquer le mat, et il flotta comme un sentiment de point supplémentaire, pour le Team USA. D’autant que Ciganda, avec le soleil couchant dans les yeux, joua encore très à droite, au point d’envoyer sa balle dans un pin, et que Lopez Ramirez vit sa balle taper la paroi du bunker et lui revenir dans les pieds. Bloquée dans ce bac à sable, avec un troisième coup à jouer, la jeune Espagnole ne pouvait plus jouer pour le birdie. Pas plus que Ciganda qui eut la chance de retrouver sa balle, au-delà du pin, sur un peu de rough et de sable. La star de Finca Cortesin joua alors un chip vers le green, qui ne parvint pas à stopper sa balle près du mat.
Mais Coughlin et Korda ne réussirent pas, elles aussi, à se placer assez près du trou, pour avoir un putt facile pour birdie. Et Coughlin manqua le sien, tout comme Korda. Après que Lopez Ramirez eut joué son chip d’approche qui ne lui offrait qu’un bogey à suivre, Carlota Ciganda, aidée de sa partenaire, étudia soigneusement la ligne, puis, elle se mit à l’adresse. Et sur une distance de moins de 4 mètres, elle fit rouler sa balle jusque dans le trou, empêchant, une fois encore, Nelly Korda de sortir vainqueur d’un trou décisif.
Ce putt pour le Par fut vécu par l’Espagnole et tout le Team Europe, comme un coup digne d’un birdie pour la victoire, et chacun vint célébrer ce demi point avec des cris de joie.
Faut-il reconduire cette paire espagnole, demain, en Fourball ? Très certainement, et peut-être aussi en Foursomes. Et Lopez Ramirez d’avoir brillé par un jeu déterminé, calculé et parfois aussi audacieux que sa partenaire. Les trois rookie Européennes ont bien débuté ce tournoi.
Ce vendredi soir, l’Europe et les USA sont encore à égalité, grâce à ce putt de Carlota Ciganda, et cette petite fessée que Megan Khang et Alison Lee ont infligée à Céline Boutier et Nanna K.Madsen, qui ne nous rassurent pas du tout, pour les deux jours à venir.
La compétition débutera, samedi matin vers 07h30, avec quatre nouveaux matchs en Foursomes.
Cette matinée a débuté sous une météo fraîche, et sèche, avant qu’une fine pluie ne viennent perturber le jeu, la vitesse des balles et la stratégie. Pour autant, les équipes qui ont tout de suite dominé n’ont pas faibli et cette première confrontation nous renvoie aux résultats de 2024 et les forces et faiblesses de chaque équipes.
Match n°1 : pour cette mise en jambe, la paire américaine composée de Nelly Korda et Allisen Corpuz a facilement battue les Européenne Charley Hull et Lottie Woad, 4 et 3, au travers d’un match où les deux Anglaises ont d’abord eu beaucoup de mal à entrer dans la partie, puis ont été en déséquilibre, avec une Charley Hull qui a donné le sentiment de ne pas être à la hauteur de l’enjeu, et une Lottie Woad en proie à des difficultés techniques.
L’an dernier, Nelly Korda et Allisen Corpuz avaient été redoutables, pour cette première matinée de foursomes, et elles avaient battues Charley Hull qui était associée à l’Allemande Esther Henseleit, qui débutait en Solheim Cup.
Match n°2 : en 2024, Céline Boutier avait perdu les deux matchs en foursomes, et un match un fourball, remportant celui du vendredi après-midi, en étant associée à la Suissesse Albane Valenzuela.
Malgré un victoire cette année, la Française ne nous a pas laissé le sentiment d’être à son meilleur niveau ces derniers mois, et malgré quelques bons coups, elle n’a pas pu compenser le niveau de jeu de la Danoise Nanna K.Madsen, dont on sait qu’elle peine à se maintenir dans le Top 80, sur le LPGA Tour.
Pourtant, Alison Lee a démontré de nombreuses faiblesses cette saison, notamment au putting, mais l’Américaine s’est tout de même trouvé dans le haut du tableau, à plusieurs reprises, cette année, et notamment lors de l’US Women’s Open. Epaulée par une Lauren Coughlin qui est en forme depuis plusieurs semaines, et dont on connaît la combativité et la capacité à dominer ses adversaires, Alison Lee fut une équipière solide qui a permis à ce duo de remporter la seconde victoire du jour, pour le Team USA. Avant que les autres Européennes ne viennent équilibrer la balance.
Match n°3 : les Européennes Leona Maguire et Esther Henseleit n’ont pas laissé un seul trou aux Américaines Andrea Lee et Lindy Duncan. Cette dernière effectuant ses débuts en Solheim Cup en ayant délivré un jeu qui a été le sien tout au long de la saison. Les Américaines qui ont fait de leur mieux pour essayer de gagner un trou, sans y parvenir, et sans nécessairement mal joué. Mais l’énergie de l’Irlandaise, dans ce type de compétition, et la bonne forme de l’Allemande ont suffit à offrir une résistance suffisante à Andrea Lee et Lindy Duncan, jusqu’au 18.
Match n°4 : les deux Suédoises Maja Stark et Linn Grant ont donné le sentiment d’être bien supérieures au duo formé par Rose Zhang et Jennifer Kupcho. Ce dernier match s’est déroulé une bonne partie du temps sous une pluie fine, comme les matchs 2 et 3. Néanmoins, avant que l’humidité ne vienne envahir le parcours, Stark et Grant semblait déjà former un bloc solide et complice, allant jusqu’à rapidement mener 2up. Et c’est au trou n°16 que cette dernière partie du matin s’est achevée, en faveur des Européennes, face à des Américaines un peu fébriles et contraintes d’attaquer pour espérer forcer le destin. Rose Zhang allant même jusqu’à mettre une balle dans l’eau sur le Par 5 du trou n°16. Ce second point apporté à l’Europe permet aux deux équipes de débuter la compétition dans un climat de confiance, tout en faisant état de points forts, et de points faibles. Les matchs de l’après-midi permettront de mieux visualiser quelles joueuses sont dans le coup et celles qui pourraient affaiblir leur équipe, dès demain. Bien que la météo joue également un rôle important. Certaines joueuses étant moins à l’aise sur des parcours humides, et dans le froid.
La Solheim Cup est au golf féminin ce que la Ryder Cup est au golf masculin. C’est une épreuve phare, une sorte de championnat entre le nouveau Monde est le vieux continent. Mais la Solheim Cup c’est également un lien intime entre l’aspect sportif et un pan de l’histoire du golf. Car cette compétition n’aurait pu exister sans la présence, dans le golf, d’un amateur de génie, qui s’évertua à trouver des solutions techniques, à un moment où la discipline piétinait dans son évolution. Natif de Bergen, en Norvège, en 1911, Karsten Solheim est le fondateur de la marque Ping. En 1913, sa famille quitte la Norvège pour les Etats-Unis et s’installe dans la banlieue de Seattle, où Herman Solheim trouve un emploi de cordonnier. Karsten, son fils, étudiera à l’université de Ballard puis intègrera l’université de Washington. Il devient ingénieur en mécanique. Durant la crise de 1929, il va travailler dans l’entreprise familiale. Après la seconde guerre mondiale, Karsten Solheim va reprendre son activité d’ingénieur, mais en Californie. Il découvre le golf à l’âge de 42 ans et va rapidement y prendre goût. Naturellement, il va s’intéresser aux divers problèmes techniques que rencontrent les joueurs et il conçoit, notamment, un putter révolutionnaire, à axe droit. Ayant quitté la Californie pour Phoenix, dans l’Arizona, il va commencer à créer des clubs de golf dans son garage et il présentera sa production à divers professionnels, sans grand succès. Mais le scepticisme va laisser place à l’engouement lorsqu’en 1967, un joueur de golf remporte un tournoi avec le putter Anser conçu par Kartsen Solheim. En 1969, la marque Ping voit le jour et depuis, chacun connaît le succès que cette entreprise a rencontré auprès des pros comme des amateurs. On doit à cet ingénieur les têtes de clubs avec le poids en périphérie, une technologie qui améliore grandement le jeu en proposant des clubs plus tolérants. Le concept est aujourd’hui largement adopté par tous les constructeurs. L’épouse de Karsten Solheim, Louise, collabore à ses côtés et influence l’ingénieur devenu homme d’affaire. La marque cherche à se développer bien qu’elle jouit déjà d’un réel succès auprès des passionnés. Si la marque s’est fait connaître en parrainant plusieurs parcours de golf, il lui manque un tournoi à son nom. Louise Solheim, qui a poussé son époux vers le Golf féminin en parrainant la LPGA, oriente le choix du couple vers une épreuve féminine, sur le modèle de la Ryder Cup. En 1990, la première épreuve de la Solheim Cup voit le jour et elle se déroule en Floride, à Orlando. Le mode de jeu, inspiré de la Ryder Cup, propose des journées en double et en simple avec des épreuves en Foursomes, Fourball et Matchplay individuels. Les américaines vont dominer cette première épreuve, jouée du 16 au 18 novembre, en remportant onze épreuves sur seize. Puisque la Solheim Cup est basée sur le modèle de la Ryder Cup, il est décidé qu’elle se joue tous les deux ans, les années paires. Mais un événement va venir troubler l’ordre établi.
2001 modifie l’ordre établi
Samuel Ryder crée la première Ryder Cup en 1927 et l’épreuve va logiquement trouver sa place, au calendrier, tous les deux ans, les années impaires. Aussi, lorsqu’en 1990, la Solheim Cup est inscrite au calendrier féminin, les deux épreuves fonctionnent en alternance avec harmonie. Mais le 11 septembre 2001, l’Amérique bascule dans l’horreur et toute la face du Monde est perturbée. Alors qu’elle est programmée quelques jours plus tard, la 34ème édition de la Ryder Cup est finalement annulée pour être reportée l’année suivante.
En 2002, Solheim Cup et Ryder Cup sont donc jouées, l’une sur le sol américain et l’autre en Europe. Cependant, pour des raisons médiatiques et de sponsoring, les deux épreuves ne peuvent pas co-habiter la même année, dans le calendrier. Aussi, les instances du golf ont-elles décidé de faire jouer la Ryder Cup les années paires et la Solheim Cup les années impaires. Ce sont donc les féminines qui se plient à cette nouvelle règle en rejouant, l’année suivante, une épreuve remportée par l’Europe. Aussi, la Solheim Cup a-t-elle vu deux éditions se succéder, en 2002 et en 2003.
Mais en 2020, c’est un nouveau coup de théâtre avec la crise sanitaire et le report de la Ryder Cup à l’année suivante. De fait, l’épreuve masculine se retrouve encore au calendrier la même année que la Solheim Cup. Ainsi, les féminines doivent, à nouveau, s’effacer devant ces messieurs, et c’est la raison pour laquelle la Solheim Cup connaît sa 19e édition en 2024, un an après la victoire historique du team Europe.
Particularité
En 2021, l’épreuve s’est exceptionnellement déroulée du samedi au lundi.
La Solheim des juniors !
Depuis 2002, une Solheim Cup Junior a vu le jour offrant aux joueuses universitaires de l’AJGA et aux espoirs européennes l’opportunité de bénéficier d’un tournoi d’exception et de mieux se faire remarquer, notamment auprès de la marque Ping, qui aide, à différent degrés, de nombreuses joueuses. Cette année, le team américain a encore battu celui de l’Europe.
Le Parcours
C’est donc l’Europe qui accueille, cette année, la Solheim Cup, en terre néerlandaise, sur un parcours situé au sud est de Rotterdam.
Ce magnifique tracé est l’œuvre de l’architecte Kyle Phillips, et il est loin d’être aussi simple à jouer qu’il est attrayant. Implanté à proximité d’un canal, il comporte dix pièces d’eau, dont sept sont en jeu. Du côté du canal, une longue ligne d’arbre le protège du vent, deux autres le croise en son milieu. Entre les fairway, la végétation est plutôt rase les bunkers sont relativement présents, du fairway au green. Ce parcours a été réalisé sur un sol sablonneux qui lui permet de bien absorber l’eau, où la fétuque (fine fescue) s’y développe avec moins d’entretien qu’une autre graminée. Plusieurs green comportent des pentes et des plateaux, ce qui rend l’attaque du mat parfois difficile.
Pour cette épreuve, le tracé a été modifié et les trous ne correspondent pas à ceux indiqués sur le site internet du Bernadus Golf Club. Le 18 est, en réalité, le trou n°7. Et le trou n°7 est le 5 pour cette épreuve, avec son green bordé par un long bunker, puis la pièce d’eau.
Les équipes
Les deux équipes reviennent avec des joueuses qui ont une longue expérience de la Solheim Cup, et des nouvelles venues, même si certaines sont déjà sur le LPGA Tour depuis plusieurs années.
Contrairement aux années précédentes, les Américaines qui composent cette équipe 2026 ne sont pas classées aussi haut au Rolex Ranking, que les années précédentes. La raison est simple : les Sud-coréennes, les Japonaises, les Chinoises et les Thaïlandaises occupent plus de places dans le Top 30 qu’autrefois.
Ainsi, Nelly Korda et Lauren Coughlin sont les seules joueuses du Top 20 mondial, tandis que Megan Khang est désormais 81e et que Lindy Duncan étrenne sa première sélection tout en ayant été rookie sur le LPGA Tour, en 2014. Avec Auston Kim elles sont les deux rookie de ce team USA.
Du côté des Européennes, ce sont trois joueuses qui sont classées dans le Top 20 mondial, dont deux dans le Top 10. Il s’agit de Lottie Woad et de Charley Hull. L’anglaise est avec Carlota Ciganda, l’une des deux plus anciennes de cette équipe, avec huit sélections chacune. Ce sont également Charley Hull et Carlota Ciganda qui possèdent le plus de points marqués en Solheim Cup, avec 16,5 pour l’Anglaise et 14 pour l’Espagnole, alors que Nelly Korda n’en compte 10,5 et Megan Khang 8,5. Mais avec moins de sélection.
On est donc tenté de penser que les forces en présence sont équilibrées, mais c’est sans compter les trois rookie du team dirigées par Anna Nordqvist, dont on ne sait pas comment elles vont se comporter. L’Anglaise Mimi Rhodes, la Française Nastasia Nadaud et l’Espagnole Julia Lopez Ramirez vont être confrontées à des épreuves en double qui vont nécessiter un accord parfait avec leur partenaire, et des nerfs solides. Et c’est ici que repose la faiblesse de l’équipe Européenne.
En revanche, Angela Stanford et Anna Nordqvist possèdent une longue expérience de cette épreuve, en tant que joueuse, mais aussi comme vice capitaine. Et le parcours, ainsi que la météo, vont particulièrement comptés dans l’arbitrage entre les deux équipes.
Capitaine team Europe : Anna Nordqvist
Vice capitaine : Mel Reid,Caroline Hedwall , Anne Van Dam
Moyenne d’âge des joueuses : 27,5 ans
Capitaine team USA : Angela Stanford
Vice capitaine : Paula Creamer, Brittany Lang, Kristy McPherson
Moyenne d’âge des joueuses : 26 ans
Statistiques du team Europe
Statistiques du team USA
La liste caddie/joueuse
Les 11 derniers vainqueurs
L’équipe vainqueur en titre doit marquer 14 points pour s’assurer la victoire, contre 14,5 à celle qui a perdu l’année précédente et qui souhaite s’imposer. Raison pour laquelle l’édition 2023 a parfois été qualifiée de litigieuse, sans aucun fondement.
Diffusion
Voir le site internet dédié à la Solheim Cup => ICI
Une victoire bien construite par une équipe américaine de juniors, dont certaines se retrouveront, sans doute, sur le LPGA Tour dans quatre ou cinq ans.
Au terme de deux jours de compétition, l’équipe dirigée par Anne Van Dam n’a pas vraiment fait beaucoup d’étincelles, face aux Américaines de Morgan Pressel. Les Européennes ont eu beaucoup de mal à entrer dans la compétition, le premier jour, puis elles ont dominé dans les parties en simple, mais il était trop tard.
Pour la seconde année consécutive, les juniors européennes sont rentrées bredouilles, sans que cela soit une réelle surprise. Avec un niveau de jeu bien plus élevé que la plupart des pays européens, les jeunes espoirs américaines ont tout de suite été dans le coup, sur le parcours Néerlandais, en marquant 5 points contre un seul pour les Européennes.
Lors de la manche fourballs, les joueuses espoirs de la capitaine Morgan Pressel alourdissaient la note en gagnant quatre matchs, pour un partagé et un perdu. Puis lors des parties en simple, les Européennes réagissaient, en signant huit victoires pour un match partagé. Mais ce sursaut étant tardif, le team américains de la Ping Junior Solheim Cup sortait vainqueur avec 13 points contre 11 pour l’équipe de la Néerlandaise Anne Van Dam, pour laquelle nous avions quelques réserves quant à sa capacité à mener cette équipe à la victoire, compte tenu de son manque d’expérience, dans ce domaine.
Les deux Françaises Alice Kong et Axelle Guillemard ont remporté leur match en simple, mais elles ont perdu leurs matchs en double, ayant été associées en Fourballs et en Foursome.
En 2024, l’équipe américaine menée par Beth Daniel avait infligé une raclée à l’équipe européenne dirigée par Gwladys Nocera, qui avait, pourtant, su mener l’Europe à la victoire, l’année précédente.
En perdant avec deux points d’écart, les Européennes ont montré une faiblesse dans les matchs en double, et peut-être que la gestion des groupes aura été le point faible de cette équipe, qui a démontré plus de potentiel dans les simples. Le plus gros score revient à la paire américaine composé de Asterisk Talley et de Amélie Zalsman, qui a vaincu les Françaises Alice Kong et Axelle Guillemard 6&4, en foursomes, au premier tour.
La joueuse Malaisienne, âgée de 20 ans, a dominé les trois journées, empochant sa seconde victoire et la tête de la Race.
Durant trois jours, à trois tournois de la fin de la saison, les 140 joueuses en lice ont chercher à donner le meilleur d’elles-mêmes, et, finalement, c’est une rookie, déjà vainqueur cette saison, et très observée depuis qu’elle est amateur, qui a remporté la victoire. Et bien plus encore.
C’est au travers d’une météo estivale que les 140 joueuses présentes cette semaine ont rivalisé sur un parcours, que certaines connaissent bien, et sur lequel les 60 meilleures, et ex æquo, ont eu l’opportunité d’aller chercher le meilleur résultat, dans le dernier tour.
Dès le premier tour, la Malaisienne âgée de seulement 20 ans, qui s’est déjà imposée cette année, alors qu’elle est rookie, prenait la tête, en compagnie de l’Australienne Jennifer Elliott, avec le score de 66.
Lors du second tour, Ting se maintenait en tête, malgré une carte comportant un bogey et un double, mais joué deux coups sous le Par. L’Américaine Megha Ganne remplaçait l’Australienne Elliott, aux côtés de Mirabel Ting, tandis qu’Elliott restait au contact, à la seconde place, à –7, avec l’Américaine Annabelle Pancake-Webb.
Lors de la dernière journée, Ting allait jouer un golf exceptionnel qui lui permit d’obtenir un score de 66, sans concéder de bogey, passant progressivement du score de –8 à celui de –12, puis de –14, sur le Par 5 du trou n°14, avant de dérouler avec quatre Par. L’Américaine Megha Ganne ne suivait pas le rythme, bien qu’elle signa un eagle sur le Par 5 du trou n°7, après deux birdie, ce qui la propulsait à –12. mais ensuite elle commis quelques fautes qui apporta un bogey sur le Par 3 du 8, et un double sur le Par 3 du 12. Descendue à –9, elle voyait ses chances de s’imposer, une nouvelle fois, sur l’Epson Tour, s’envoler, tandis que sa partenaire Mirabel Ting avançait sur les fairway avec le trophée dans sa ligne de mire.
Partie trente minutes plus tôt, l’Américaine Dorsey addicks avait fait ce qu’elle avait pu se donner, elle aussi, une chance de victoire, en signant un aller en 33, comportant quatre birdie et un bogey. Mais au retour, ça coinçait un peu et c’est par un bogey, sur le Par 5 du trou n°10, qu’elle débutait le retour. Un birdie sur le Par 3 du 12 rattrapait cette erreur, mais elle était toujours bloquée avec le score de –8. Finalement, elle réussissait à signer trois birdie sur les trois derniers trous, et c’est avec le score de –11 qu’elle rentra au club-house, quand le Ting, Ganne et Pancake-Webb avaient encore deux trous à jouer.
Juste devant le groupe de tête, évoluait la Mexicaine et leader de la Race, Lauren Olivares, fut bloquée dans sa progression par des bogey, et même un double, depuis le début du tournoi. Cependant, elle est la joueuse la plus régulière de la saison, en évoluant jamais très loin du Top 10 ou du Top 5. Par ailleurs, Olivares a franchi tous les Cut, pour sa première saison sur ce circuit professionnel américain, faisant d’elle une joueuse très en vue pour la saison 2027 du LPGA Tour. Mais un bogey, concédé au 18, allait l’empêcher de partager la seconde place de ce tournoi, avec l’Américaine Addicks, et de prendre ces points de Race qui auraient pu la maintenir à la première place de ce classement.
Finalement, en remportant ce tournoi, sans jamais avoir quitter la première place, Mirabel Ting remportait sa seconde victoire de sa saison de rookie, et elle prenait la première de la Race for the Card, au détriment de la Mexicaine, avec 7,183 points d’avance. Alors que si Olivares avait pu éviter ce bogey au 18, ou un autre dans la semaine, elle serait restée en tête avec 18,17 points d’avance sur la Malaisienne.
Mais il reste trois tournois avant la fin de la saison, et si Mirabel Ting et Lauren Olivares sont déjà assurées d’obtenir leur carte pour la saison 2027 du LPGA Tour, l’une et l’autre ne sont pas assurées de rester respectivement première et seconde de la Race.
« Je me sens super bien », confia Mirabel Ting après cette nouvelle victoire sur l’Epson Tour. « Cela dit, décrocher une deuxième victoire reste assez difficile. Je n’étais pas aussi nerveuse que je l’imaginais en abordant les derniers trous. Mais dans l’ensemble j’ai produit un bon jeu cette semaine, même s’il reste encore une belle marge de progression », ajoutait-elle. Puis elle s’exprima sur ce futur passage sur le LPGA Tour : « en fait, je ne visais pas vraiment cet objectif. Je visais avant tout le Top 15, alors que ma sœur me disait qu’un Top 10 ce serait génial. Donc atteindre cet objectif maintenant, c’est…c’est vraiment incroyable. Mais j’ai encore beaucoup de travail et de progrès à faire ».
De son côté, Lauren Olivares confia : « ce n’est clairement pas ma meilleure prestation. Je ne frappe pas la balle aussi bien que je le voudrais, mais je pense que je m’en sors très bien en restant patient, et en vivant l’instant présent ». Cependant, elle a déclaré que cette troisième place lui procure beaucoup de confiance, tout en jouant pas son meilleur jeu. « Je reste dans la course et j’en suis vraiment ravie », précisait-elle.
La seule Française qui évolue sur l’Epson Tour, Emma Broze, n’a pas franchi le Cut.
Cette dernière journée, nettement moins ensoleillée, occasionna des progressions plus lentes laissant planer le suspense qu’au résultat final. Un temps envisagé, le playoff n’eut pas lieu et c’est sur les derniers trous qu’une des deux joueuses de tête fit la différence.
Elle s’était élancée avec le score de –12, et un coup d’avance sur la Sud-coréenne Hyo Joo Kim, et elle ne s’est imposée que grâce à un birdie bien construit et une petite faute de son adversaire directe. La Chinoise âgée de 23 ans, Ruoning Yin a débuté sa journée par un birdie sur le Par 5 du trou n°2, mais elle a ensuite concédé deux bogey qui ont ramené la joueuse un coup en dessous de celui avec lequel elle avait débuté sa journée. Elle se retrouvait, alors, à égalité avec Hyo-Joo Kim avant que celle-ci ne parte également à la faute sur le Par 4 du trou n°4. De son côté, Sei Young Kim trouva un birdie dès le Par 5 du 2, et maintint son score de –12 jusqu’au Par 4 du trou n°9.
Partie quatre groupes plus tôt, l’Américaine Allisen Corpuz, qui avait été en tête vendredi, concéda un bogey sur le trou n°1, mais, ensuite, elle entama une belle progression en alignant une alternance de birdie et de Par. Après dix trous, elle était revenu au contact des joueuses du dernier groupe avec le score de –10. Mais Corpuz allait avoir du mal à tenir ce rythme, au retour, de même que les autres joueuses.
Une curieuse situation s’installa quand Ruoning Yin concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°10, descendant à –12, quand Corpuz fut à –11 grâce à un cinquième birdie birdie sur le Par 5 du trou n°11, alors que Sei Young Kim et Hyo-Joo Kim faisait jeu égal à –13. Les deux Sud-coréennes semblaient faire jeu égal quand Ruoning Yin s’invita dans ce groupe de tête, en rentrant un birdie sur le Par 5 du trou n°12. C’est à ce moment que ce dernier tour connu un profond changement.
Yin resta bloqué à –13, en ne parvenant pas à rentrer ses putt pour birdie, tout comme Hyo Joo Kim. Sei Young Kim s’effondra en concédant un double bogey sur le Par 5 du trou n°12, se retrouvant reléguée à –12. Puis, la Sud-coréenne qui avait fait par de son émotivité, vendredi, concéda encore un bogey, puis un second et en trois trous elle perdait quatre coups, la laissant à –10, subitement loin de la lutte pour la victoire.
Finalement, alors qu’elles étaient à égalité, Hyo-Joo Kim perdit le contact avec Ruoning Yin en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°16. A cause d’un putt qui fit passer sa balle, une première fois, au large du trou, et un second qui le frôla. Ruoning Yin signait un Par de même Sei Young Kim, avec un second putt de moins d’un mètre.
Avec les deux Par 4 à venir, l’hypothèse d’un playoff restait d’actualité. Devant, le champ était libre, car Allisen Corpuz était rentrée au club-house avec le score de –11 total, pour une journée en –4. Ce fut l’un des meilleurs scores du jour, avec Rose Zhang et Brooke Matthews, qui s’est rappelée au bon souvenir de chacun.
Et contrairement à Nelly Korda, les deux joueuses de l’équipe de Solheim Cup sont dans le coup en ce moment.
Au 17, la Chinoise et les deux Sud-coréennes eurent du mal à serrer le jeu, et se laissèrent de longs putt. Leur premier putt fut une approche, et à ce jeu, Sei Young Kim et Ruoning Yin furent les meilleures, en se laissant un second putt compris en entre 50 et 60 centimètres. Quand Hyo-Joo Kim eut une distance d’environ 1,20 mètre. Ce second putt de H.-J. Kim avait l’odeur du birdie. Mais la Sud-coréenne appuya un peu trop le coup de sorte que sa balle tapa la paroi du trou avant de ressortir. Au moment le plus stratégique, elle perdait une magnifique occasion de revenir à égalité avec Yin.
C’est donc au 18 que tout se jouerait, avec ce ciel gris et se plafond nuageux qui créait une ambiance digne des films à suspense d’Hitchcock. Il ne manquait plus que quelques oiseaux et une musique stridente pour faire monter le stress.
Une lourde émotion avant la victoire
Ruoning Yin fut la plus longue lors de la mise en jeu, et elle et Sei Young Kim trouvèrent le fairway. Hyo-Joo Kim joua trop à gauche et sa balle fila dans le rough. Le second coup de H.-J. Kim fut un peu technique, avec une balle sous les pieds, un fer en main, et une balle enfouie dans une herbe d’au moins cinq centimètres de haut. Le coup fut bien joué, mais sa balle tomba dans l’unique bunker qui se trouve au centre du fairway.
Alors que l’on crut la Sud-coréenne en difficulté, celle-ci joua un coup de wedge exceptionnelle, digne d’un Phil Mickelson à sa grande époque. La balle de Hyo-Joo Kim monta vers ce ciel gris et retomba sur le green pour terminer au fond et à gauche du mat.
Sei Young Kim et Ruoning Yin tentèrent le green au second coup. La première vit sa balle toucher le green au milieu puis filer en dehors, pour terminer dans la cuvette en contre bas. Alors que Yin fit tomber sa balle plus tôt, lui assurant une décélération vers le mat. Ce coup fut saluée par Grant Boone et Morgan Pressel, ainsi que par Karen Stupples sur le bord du parcours. « C’est le coup de la championne » commenta Grant Boone. La balle de Ruoning Yion s’immobilisa à environ quatre mètres sous le mat, et la joueuse Chinoise de 23 ans aurait un putt pour eagle à suivre.
Sei Young Kim joua son coup au putter et sa balle grimpa sur le green, mais elle resta à un mètre du trou. Hyo Joo Kim tenta de mettre la balle dans le trou, mais sa ligne de putt était assez compliqué, à cause du dévers. Sa balle frôla tout de même le trou, démontrant la qualité de lecture de green et de putting de cette joueuse.
Ruoning Yin joua, alors, son putt, qui pouvait lui octroyer la victoire avec un coup exceptionnel. Mais sa balle resta courte et s’arrêta à environ 30 centimètres du trou. Ses partenaires eurent alors à terminer leur trou, et c’est à ce moment que, très pudiquement, réalisant la situation, que Ruoning Yin se tourna pour échapper aux caméras, et qu’elle se mit à verser quelques larmes. La pression commençait à retomber, et elle réalisait qu’elle allait jouer un dernier putt pour remporter sa sixième victoire sur le Tour.
Ce moment se déroula dans un silence absolu. Puis, la joueuse Chinoise laissa éclater sa joie. Ruoning Yin pouvait pleurer dans les bras de son caddie, David Jones. Puis, elle confia ses impressions : « ca fait tellement de temps depuis ma dernière victoire. Et j’ai tellement travaillé dur, ainsi que toute mon équipe et puis ma mère est présente. Tout vient en même temps ». A propos de son second coup, sur ce 18 elle confia : « David m’a dit de viser un peu sur le gauche, mais je me suis dit « allez, on vise le green, on vise le drapeau ». J’ai réussi un bon coup, et je me disais de ralentir, d’adopter le bon tempo et de faire un bon swing. C’est ce que j’ai fait ».
Plus tard, en conférence de presse elle dira : « j’étais vraiment en proie à l’émotion quand, sur le green du 18, j’ai vu tout le travail très dur qui venait de payer. J’étais surtout très heureuse de la ténacité dont j’avais fait preuve sur le parcours, aujourd’hui ». Puis, elle ajouta : « j’ai de la chance d’être entourée de personnes qui me soutiennent énormément. Au début de l’année, je crois que c’était à Singapour, car nous avions un vol charter pour le Blue Bay, David et moi sommes allés manger un « Hot pot » après la compétition. Il m’a demandé s’il pouvait me parler. J’ai répondu oui. Et il m’a dit : « tu est trop dur avec toi-même et tu n’as pas l’air heureuse sur le parcours ». Nous avons eu une discussion autour de ce sujet et par la suite, j’ai traversé une période où j’étais moins bien. Enchaînant quelques deuxièmes places. Je me disais : « tu sais finir deuxième, c’est nul, je déteste ça », car je suis quelqu’un de très compétitrice. Je n’aime tout simplement pas finir à la seconde place. J’ai en parlé avec à une amie, les jours suivants, et elle m’a dit que la seconde place montre que je suis capable de gagner. Et que je peux franchir le prochaine étape. Et je crois que ça m’a touché en plein cœur. Depuis, je pense avoir changé un peu d’état d’esprit », confia longuement Ruoning Yin qui vient de devenir la première joueuse à avoir remporté six victoires, dont un tournoi majeur, avant l’âge de 24 ans.
A présent, les joueuses du LPGA Tour, et notamment celles originaires d’Asie, vont pouvoir faire une pause jusqu’au 24 septembre, date à laquelle elles seront en route pour le Walmart NW Arkansas Championship, qui précédera le Lotte Championship, dernier tournoi avant la tournée asiatique.
Et l’on espère que Céline Boutier sera accompagnée de Nastasia Nadaud, qui termine 38e de ce tournoi, à –1, en ayant rendu une dernière carte de 70. Ce la laisse 75e de la Race to CME, à seulement 113,453 points de la Sud-coréenne Youmin Wang, qui occupe la 60e place de cette même Race.
La Sud-africaine Casandra Alexander domine cette saison et cette victoire s’inscrit dans une logique progression de son niveau de jeu.
En début de saison, on pensait voir la Française Agathe Laisné dominer cette saison du Ladies European Tour, grâce à son expérience du circuit américain, et c’est finalement la Sud-africaine, actuelle leader de l’Ordre du mérite, qui domine la saison et qui vient de remporter une très belle seconde victoire, en carrière.
C’est avec des conditions météorologiques bien plus favorables que s’est déroulé ce dernier tour. Bien que la fin de journée fut interrompue par un orage, et que c’est sous une pluie fine que les derniers trous ont été joués. Cependant, cela n’a pas modifié le cours de ce tournoi, puisque le leader de la veille avait réussi à maintenir son avance. Pourtant, tout ne débuta pas très bien pour la joueuse de 27 ans, né à Johannesbourg, un 13 août. Elle débutait sa journée en concédant deux bogey, dès le premier trou, en partageant sa partie avec la Tchèque Sara Kouskova et la Suédoise Kajsa Arwefjall. Débutant sa journée avec le score de –15, soit trois coups de retard sur Alexander, la Tchèque de 27 ans concédait un bogey sur le Par 3 du trou n°2, ce qui l’empêchait de profiter pleinement des déboires du leader.
De son côté, la Suédoise de 26 ans, Kajsa Arwefjall, alignait un birdie sur le trou n°1, et un second sur le Par 5 du trou n°3, quand Alexander et Kouskova ne trouvaient qu’un Par.
L’Irlandaise Leona Maguire progressait, elle aussi, tout comme la Suédoise Corinne Viden. On crut, alors, que ce dernier tour allait, une fois encore, nous servir un scénario relativement classique, où le leader s’effondre dans le dernier et qu’un outsider sort du bois pour s’imposer sur le fil. Ce scénario flotta dans les esprits un petit moment, car une autre Suédoise, Louise Rydqvist, commença à remonter dans le classement. Par ailleurs, la Finlandaise de 35 ans, Noora Komulainen, qui décrochait sa première cette année – enfin ! – après être passée professionnelle il y a 13 ans, jouait –6 pour la journée, et allait s’offrir une seconde place provisoire, avant de terminer 3e, à –16. Ainsi, les nouvelles conditions de jeu, avec un parcours plus sec, réussissaient à certaines et freinaient la progression d’autres. Tout était donc envisageable, y compris un playoff.
Mais après 10 trous, Alexander avait remis les pendules à l’heure. Elle restait maître de son jeu et du classement, en ayant aligné trois birdie, du trou n°5 au trou n°7, et elle venait de passer à –20 sur ce green du Par 5 du trou n°10, où Kouskova y signa son premier birdie du jour, alors que Arwefjall concéda le Par.
Le classement provisoire était donc le suivant, Alexander était en tête avec le score de –20, devant Komulainen (trou n°12), Leona Maguire (trou n°11), Kajsa Arwefjall (groupe Alexander) et Sara Kouskova (groupe Alexander) avec le score de –15.
Corinne Viden suivait avec le score de –14 devant Louise Rydqvist à –13, qui jouaient dans le même groupe et qui étaient au trou n°11.
Mathématiquement, même avec cinq coups d’avance, Alexander pouvait encore perdre ce tournoi, en commettant des fautes et parce que les autres joueuses pouvaient rentrer plus de birdie qu’elle.
Après 14 trous, Alexander restait en tête, avec le score de –19, en ayant concédé un bogey sur le trou n°12. Komulainen était au 18, après une brillante journée qui restait à –6, tandis que Arwefjall et Kouskova occupaient la 3e place, avec le score de –16, laissant penser que l’une des deux allait remonter sur la Sud-africaine. Mais c’est lorsque ce dernier groupe se trouva sur le fairway du trou n°15, peu avant 16h00 en Irlande (17h00 en France), que les commissaires actionnèrent la corne de brume, et que toutes les joueuses furent priées de rentrer au club house. La réalisation eut la délicatesse de nous montrer la fin de chaque trou, dont le groupe de Maguire comportant Viden et Rydqvist qui restaient 5 coups derrière Alexander, et un coup derrière l’irlandaise.
L’orage progressa et la pluie s’abattit sur le parcours durant plus de quinze minutes. Peu après 16h15, le jeu reprenait et Alexander en profita pour attaquer le green du 15, plus souple, et rentrer un nouveau birdie lui permettant de revenir à –20. Kouskova rentrait, elle aussi, un birdie sur ce trou, lui permettant de passer à –17 et de maintenir son retard de trois coups sur la Sud-africaine. Alors que Arwefjall ne trouvait que le Par. La Suédoise qui manquait d’audace au putting et qui avait du mal à jouer au plus près des mats.
La fin de ce tournoi allait être intelligemment gérée par Casandra Alexander, qui mesura le risque sur un parcours nouvellement humide, qu’elle avait bien géré, depuis trois jours, avec ce type de condition. Kouskova fit de son mieux pour tenter d’améliorer son score, alors que Arwefjall perdit un peu pied sur les deux derniers trous. Et au 18, alors que Casandra Alexandra trouva le green, de justesse, avec une pièce d’eau juste avant, la Suédoise jouait un peu trop court et voyait sa balle terminer dans l’eau. Sara Kouskova eut plus de chance en se retrouva dans le bunker, sous le green. A noter que la Tchèque et la Suédoise choisirent une ligne de jeu plus agressive, en jouant directement vers le mat.
Contrainte de réaliser un drop, Arwefjall joua le mat, mais malgré l’humidité, sa balle rebondissait et sortait dans le rough, au-delà du green. Celle de Kouskova resta au fond du green, alors que le putt d’Alexander, avec de la pente, un devers et un plateau à négocier jusqu’au mat, envoya sa balle au fond du green, en passant à côté du trou.
Kajsa Arwefjall, avec un chip à presque 10 mètres du trou, semblait promise à concéder un bogey. Mais la pétillante Suédoise trouva la ligne idéale et sa balle roula jusque dans le trou, sauvant son Par et créant un moment magique à quelques minutes de la fin de ce tournoi. Kouskova joua un excellent putt, mais elle manquait de chance en voyant sa balle s’arrêter net au bord du trou. Il manquait quelques millimètres de rotation pour que la balle ne s’effondre dans le trou. Finalement, Alexander assura deux putt et termina cette journée avec ce score de –20 qu’elle avait su préserver sur les trois derniers trous.
Après avoir intégré le LET, en 2020, disposant d’un premier parcours sur le Sunshine Ladies Tour, la Sud-africaine décrochait sa seconde victoire sur le circuit européen féminin, après celle obtenue l’an dernier, ironie du sort, au Tipsport Czech Ladies Open, remporté cette année par Noora Komulainen, qui se classe 3e de cette étape irlandaise.
La Sud-africaine de 27 ans égale le nombre de victoires de sa rivale du jour, la Tchèque Sara Kouskova, et affirme un peu plus sa domination du circuit féminin européen, avec 754,28 points d’avance sur la canadienne Anna Huang, qui joue, cette semaine, sur le LPGA Tour.
« Je suis vraiment aux anges », a déclaré Alexander. « Cette victoire est vraiment spéciale. D’abord parce que c’est un événement particulier. Ensuite, parce que j’ai presque l’impression que cette seconde victoire est importante que la première, et elle prouve que ce n’est pas un coup de chance », ajoutait-elle. Puis elle reprit : « je suis ravie d’avoir réussi à l’emporter. C’est aussi la première victoire de Doug (son caddie), à mes côtés. Alors je suis vraiment très fières de lui. J’ai hâte de rentrer à la maison et de fêter ça avec mes amis et ma famille ». Casandra Alexander qui exprime également des ambitions très fortes pour la fin de cette saison : « l’ordre du mérite est mon objectif principal. Et le meilleur moyen d’y parvenir est de gagner des tournois. C’est ce que j’essaie de faire ».
De son côté, Sara Kouskova déclara : « c’était une semaine formidable. J’adore revenir en Irlande et réaliser un bon score ici. Ce fut phénoménal. L’ambiance est incroyable avec les supporters . Je suis fière de notre performance cette semaine. Je vois bien tous les coups que j’ai manqués, mais Casandra est une joueuse exceptionnelle. Elle méritait amplement cette victoire ».
Herbin et Lau améliorent
Les deux Françaises Céline Herbin et Lois Lau, dont 19 ans les séparent, ont amélioré leur position en jouant sous le Par, dans ce dernier tour. Lau a joué 68 et Herbin 70, ce qui les classent à la 30e place, avec le score de –6. En revanche, Agathe Sauzon a encore eu du mal à jouer sur ce parcours. Elle réédite une carte de 75 et termine 59e à +5.
Prochain tournoi du LET, après la Solheim Cup, en Espagne, pour la Sella Open, du 17 au 20 septembre.
Pendant que les joueuses du LET sont sous la pluie, celles du LPGA Tour évoluent encore dans un climat très estival. Malgré des green qui se sont raffermis au point de perturber un peu les joueuses, les scores ont continué de se situer sous le Par et les leader de la veille ont eu beaucoup de mal à tenir leur rang.
Au sud de Boston, à proximité de la ville de Norton, qui est sans lien avec un célèbre anti-virus informatique et une aussi célèbre marque de motos, l’été continue de dérouler sa douceur et les joueuses qui ont réussi à franchir le Cut évoluent loin de la grisaille et de l’humidité qui accompagnent les joueuses du circuit européen féminin, depuis jeudi.
Leader la vielle, Allisen Corpuz et Miyu Yamashita ont connu une journée bien plus compliquée que celle de Hyo-Joo Kim, qui n’a perdu qu’une place. L’Américaine de l’équipe de Solheim Cup a concédé trois bogey et un double contre trois birdie, reculant de deux coups, et de cinq places. La voici 6e à –7, avec six coups de retard sur le nouveau leader, la Chinoise Ruoning Yin.
Quant à la Japonaise, vainqueur la semaine dernière, elle est douzième à –6, avec une autre Américaine du team Solheim Cup, Rose Zhang, et les Sud-coréennes Narin An et Hae Ran Ryu. Yamashita qui a débuté par deux bogey, avant d’en concéder un troisième sur le Par 5 du trou n°7, la faisant passer, en sortant de l’aller, du score de –9 à celui de –6 avant de descendre un peu plus dans le classement, à cause d’un quatrième bogey sur le Par 3 du trou n°11. En fin de journée, elle rentrait deux birdie contre un dernier bogey, perdant la possibilité de se battre pour une troisième victoire, cette saison.
La lutte pour la première place s’est donc articulée entre Hyo-Joo Kim, seule survivante de la veille, en haut du leaderboard, sa compatriote Sei Young Kim, partie un peu plus tôt, et la Chinoise Ruoning Yin, qui évoluait un trou devant celui des leader de la veille. Disposant d’une heure d’avance sur le groupe de Allison Corpuz et Hyo-Joo Kim, Sei Young Kim se porta en tête du classement provisoire en sortant du trou n°14, après que Hyo-Joo Kim eut concédé un bogey sur le Par 3 du trou n°10. Peu avant, Sei Young Ki avait rentré un putt pour eagle, sur le Par 5 du 12, où Hyo-Joo Kim y trouva un birdie. Les deux Sud-coréennes se retrouvaient, alors, à égalité à la première place, avec le score de –11, devant la Chinoise Ruoning Yin, et un duo à –8 formé par Har ran Ryu et Lauren Coughlin, dont les européennes vont devoir se méfier dans moins de deux semaines.
Finalement, Sei Young Kim rentrait au club house avec le score de –11, en ne parvenant pas à rentrer son putt d’environ 1,50 mètres, au 18, qui devait lui permettre de signer un dernier birdie, et entrer en leader au club house.
C’est la Chinoise Ruoning Yin qui parvint à réaliser ce coup, lui offrant la place de leader, devant une Hyo-Joo Kim qui sauva plus de Par, après son dernier birdie au 12, qu’elle n’eut la possibilité de jouer le birdie. Manquant de précision pour aller chercher les mats, Hyo-Joo Kim s’est contenté d’une carte de 70, après son 67e de la veille.
Les trois joueuses de tête évolueront ce dimanche ensemble, ce qui devrait offrir un beau groupe spectacle pour clôturer ce tournoi. « Sur la première partie du parcours j’ai bien joué. Mais après le bogey du 10 et celui du 11, j’étais un peu moins bien », confia Hyo-Joo Kim, dont on a pu voir le regard, puisque d’ordinaire elle joue avec des lunettes de soleil d’un célèbre équipementier, qui a fait sa fortune dans le motocross et le surf, avant de se diversifier. « Mon putting ne fonctionnait plus aussi bien. Pour demain, je veux simplement être sûre de faire un bon job», expliquait-elle. Puis, elle ajoutait : « j’ai eu l’impression de ne pas vraiment atteindre les green. Donc je n’ai pas pu faire mieux. Je veux simplement m’assurer, demain, de pouvoir atteindre les green pour pouvoir réussir les putt ».
De son côté, Ruoning Yin expliqua : « je me suis contentée de jouer mon jeu. Je savais qu’aujourd’hui serait une journée difficile et que demain ce sera encore plus dur. Donc j’ai cherché à être patiente et à jouer mon jeu ». Quant à Sei Young Kim elle confia : « hier, après avoir terminé ma journée, j’étais un peu émue. J’avais de bonnes sensations, mais j’étais un peu déçue de mon score de +2. J’ai continué à y penser et à chercher comment mieux jouer. Et puis je crois que mes émotions m’ont donné un coup de fouet. J’ai enchaîné trois birdie d’affilée et j’ai commencé à mieux jouer. J’étais un peu plus émotive aujourd’hui et ça a joué en ma faveur ». Puis elle ajoutait : « les green de l’après-midi sont totalement différents. C’est difficile de sauver le Par après avoir manqué le green. Il faut s’habituer aux distances. Je joue mieux aujourd’hui et finir à 4,50 mètres ou 10 mètres du drapeau ça aide. La semaine dernière, au Canada, les green étaient très tendres lors des premiers tours du matin. Je pouvais attaquer le mat directement. Alors que si je joue comme ça ici, avec des conditions qui ont changé, le résultat n’est pas terrible. Je dois donc apporter quelques ajustements ».
Et des ajustements, beaucoup de joueuses ont besoin d’en faire. Hier, la Suissesse Morgane Metraux avait réussi l’exploit de signer une carte de 65, et dans ce moving day elle a joué un coup au-dessus du Par. Metraux a perdu deux places au classement, mais, surtout, l’opportunité de rester au contact du groupe de tête. Elle aussi accuse six coups de retard, qui risquent d’être difficiles à combler lors de la dernière journée.
En revanche, l’Américaine Jenny Bae se hisse à la 4e place, sans avoir réalisé une journée exceptionnelle. Elle signe trois birdie en concédant trois bogey, mais elle donne le sentiment d’avoir étoffer sa technique, depuis l’an dernier. A 25 ans, et rookie l’an dernier, Bae est l’une des joueuses montantes de ce circuit.
Huang et Deng reculent, Korda invisible !
S’il y a un point qui doit nous interpeller, en analysant les résultats des dernières semaines, c’est le fait que la numéro un mondial, Nely Korda, n’occupent plus le devant de la scène, comme en début de saison. Certes, elle termine 4e du British Women’s Open, mais elle a manqué le Cut de l’Evian Championship, elle a terminé 23e au Canada et elle évolue à la 49e place cette semaine, dans le Par. Est-ce une stratégie avant la Solheim Cup, pour tromper l’adversaire ou pour se préserver physiquement, où connaît-elle une baisse de régime qui doit nous alerter avant la fameuse confrontation entre les USA et l’Europe ? Nous devrions avoir un élément de réponse dès le 11 septembre, jour de deuil pour les Etats-Unis.
En revanche, les Canadiennes Anna Huang et Aphrodite Deng ne sont pas en mode économie d’énergie, cette semaine. Chaque coup compte pour elles, et le Top 10 final semble désormais très difficile à atteindre. En jouant 76, Huang a perdu 29 places, se retrouvant 43e à –1, tandis que Deng a gagné une place, passant de la 52e à la 53e, après une troisième journée en 73. Toutes les deux vont devoir affûter leur stratégie dans ce dernier tour, pour sortir de ce tournoi avec un meilleur résultat.
La chute de Nadaud
Franchir le Cut c’est bien, rester régulière c’est encore mieux. Ce samedi, la Française Nastasia Nadaud, qui va faire ses débuts en Solheim Cup, a vécu une journée compliquée en jouant +5, en concédant trois bogey à l’aller et trois au retour, pour un seul birdie rentré sur le Par 5 du trou n°7. Ce résultat négatif la jette dans le fond du classement, des joueuses ayant franchi le Cut, à la 53e place. Et même si l’on attend pas d’elle une première victoire cette année, ce sont de précieux point de Race to CME qui s’envolent. Ce recul de 34 places ne fait pas les affaires de la Française, actuellement projetée 77e de la Race. Une sortie du Top 80, en fin de saison ne pourrait pas lui assurer de jouer tous les tournois l’an prochain. Or, pour progresser sur le LPGA Tour, il est important d’avoir accès à tous les tournois, y compris les majeurs. Il faut espérer que Nastasia Nadaud pourra corriger le tir et glaner un ou deux coups dans ce dernier tour, pour tenter d’accrocher un Top 30.
Retour, ce soir, sur le TPC Boston, pour suivre la dernière journée d’un tournoi où rien n’est encore joué.