Le Ladies European Tour, dans un communiqué publié ce lundi 2 février, annonce battre le record du nombre de membres, donc de joueuses inscrites pour participer à la saison 2026.
Le tour féminin Européen revendique 378 membres, dont 340 joueuses en activité. Ce qui représente 47 nationalités avec le retour de pays comme le Brésil, la Slovaquie, les Philippines et la Malaisie.
Il s’agirait de la plus forte hausse enregistrée depuis la crise sanitaire, signe de la bonne santé du circuit féminin de golf européen, déclare les instances du LET.
Au milieu de ces 340 joueuses, qui vont s’élancer pour un calendrier 2026 composé de 30 tournois, se trouvent 56 rookie représentant 24 nationalités.
Créée en 2019, cette épreuve inaugure, désormais, le début de la saison du LPGA Tour sans pour autant adopter les règles des tournois habituels. Rassemblant joueuses régulières du circuit et célébrités, le tournois des champions est avant tout dédié aux joueuses ayant remporté une victoire, sur les deux dernières années, sur le LPGA Tour. Mais c’est aussi un moment de promotion du golf féminin, par la création de groupes mixtes, permettant de démontrer que le jeu des femmes et aussi attrayant que celui des hommes.
Ce tournoi a été rythmé par deux playoff, en 2020 et 2021. Et il faut retenir que Danielle Kang, qui échoua en playoff en 2021 face à Jessica Korda, s’imposa l’année suivante, de même que Brooke M.Henderson, qui fut seconde en 2022, trouva le chemin de la victoire en 2023.
L’année 2025 a été riche en premières victoires, aussi cette édition 2026 comporte-t-elle de nombreuses joueuses, rookie en 2025, qui seront également au départ de l’édition 2027.
Vainqueur en 2025, en ayant dominé le tournoi du premier au dernier tour, la Sud-coréenne A Lim Kim défendra sa titre.
En revanche, aucune Française figure dans ce champ, faute de succès depuis deux ans. Notamment pour Céline Boutier.
Le mode de jeu
Le tournoi se déroule en stroke play pour les joueuses du LPGA Tour, sans Cut. Quant aux célébrités, elles sont classées selon le mode de jeu stableford.
Double bogey = 0 pts
Bogey = 1 pts
Par = 2 pts
Birdie = 3 pts
Eagle = 5 pts
Trou en un = 8 pts
Le parcours
Situé à Orlando, le tracé du Lake Nona Golf and Country Club est, comme la plupart des parcours floridien, entouré de pièces d’eau et il est inclus dans un somptueux complexe hôtelier, dont le bâtiment principal est désormais emblématique. Le tracé date de 1986 et fut créé par Tom Fazio. En 2014, il fut rénové par son architecte d’origine. Le tracé comporte 58 bunkers, 12 pièces d’eaux dont une est commune à deux trous. Et 9 pièces d’eau sont directement en jeu. Le parcours est essentiellement composé d’un mélange de Poa trivalis, et de Bermudagrass.
Comme l’année dernière, le parcours est décomposé en deux Par 36.Les distances ne changent pas, seul la tonte est un peu plus rase.
Les parcours joués
2019 et 2021 : Four Season Golf et Sport Club (Floride – Par 71)
Depuis 2022 : Lake Nona Golf et Country Club (Floride – Par 72)
Le champ de joueuses
Elles sont 39 cette année, dont l’Américaine Austin Ernst qui bénéficie d’une exemption médicale, suite à sa maternité en 2023. N’ayant pas joué en 2025, Ernst a bénéficié d’un prolongement de cette exemption.
Sept joueuses rookie l’an dernier prennent part à ce tournoi, démontrant à quel point l’année 2025 fut une saison de renouvellement, laissant une bonne partie des anciennes stars du circuit, loin des trophées, et parfois du Cut.
Cependant, Lydia Ko, Nelly Korda et Brooke M.Henderson sont trois des meilleures, joueuses du circuit, au départ de ce premier tournoi de la saison, aux côtés des nouvelles championnes qui constituent la relève du golf féminin mondial que sont Ruoning Yin, Rose Zhang, Lottie Woad, les sœurs Iwai et la nouvelle numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul.
Les célébrités
Les passionnés de ce tournoi auront plaisir à retrouver, cette année encore, des joueuses comme Mardy Fish, John Smoltz, Jeff McNeil et Derek Lowe, qui ont été lauréats depuis la création de ce tournoi. Mais aussi des stars du showbiz ou du sport comme Michael Pena, Marcus Allen, Joe Pavleski ou Alfonso Ribeiro. Sans oublier l’inoxydable Annika Sorenstam.
Au total, ils sont 44, dont quatre femmes.
Les anciens vainqueurs
2025 : A Lim Kim (-20)
2024 : Lydia Ko (-14)
2023 : Brooke M.Henderson (-16)
2022 : Danielle Kang (-16)
2021 : Jessica Korda (-24)
2020 : Gaby Lopez (-13)
2019 : Eun-Hee Ji (-14)
2025 : Joe Pavleski (145)
2024 : Jeff Mcneil (138)
2023 : Mardy Fish (152)
2022 : Derek Lowe (138)
2021 : Mardy Fish (158)
2020 : John Smoltz (150)
2019 : John Smoltz (146)
Records du tournoi (Par 71)
18 trous : -12, Jessica Korda (2021)
36 trous : -15, Danielle Kang (2021)
54 trous : -24, Danielle Kang (2021)
72 trous : -24, Jessica Korda et Danielle Kang (2021)
Record du tournoi (Par 72)
18 trous : -7, Ayaka Furue (2024), A Lim Kim (2025)
36 trous : -11, Brooke M.Henderson (2023)
54 trous : -15, A Lim Kim (2025)
72 trous : -20, A Lim Kim (2025)
Record du parcours en Par 72 : 62
Minjee Lee (2025)
Primes et dotation
Jusqu’ici la dotation globale était de 1,5 million de dollars avec une prime de 225 000 dollars à la joueuse vainqueur. Mais en 2025, eu égard à l’augmentation de la dotation totale annuelle, ce tournoi fut doté d’une somme de 2 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 300 000 dollars.
Cette année, c’est une légère augmentation avec l’apport de 100 000 dollars, dont 315 000 dollars au vainqueur.
Quant aux célébrités, la dotation reste à 500 000 dollars pour une prime au vainqueur de 100 000 dollars. Des sommes sont inchangées depuis 2021.
Diffusion TV
Comme en 2025, ce tournoi reste accessible directement et gratuitement sur le site internet de la LPGA.
Au mois de janvier 2017, quand j’ai entendu parler de la création d’un groupe Facebook dédié au golf féminin, par l’intermédiaire de Golf Channel, j’ai tout de suite pris contact avec son créateur.
C’est de cette manière que j’ai fait la connaissance de Jean-Luc Maisonhaute, et que s’est forgée, entre nous, une amitié grandissante, qui nous a uni jusqu’à son décès, le 9 mars 2024.
Cela fait donc huit ans que je suis investi dans ce travail journalistique associatif.
Je n’ai pas compté mes heures, et j’ai vécu toutes les saisons du LPGA Tour en subissant les décalages horaires tout au long de l’année.
En plus du LPGA Tour, j’ai décidé de suivre la saison de l’Epson Tour, ayant rapidement compris que la plupart des futures stars du circuit mondial féminin émergent des circuits américains.
Au décès de Jean-Luc Maisonhaute, j’ai repris son travail sur le Ladies European Tour, et le LETAS dans une moindre mesure. C’est donc l’ensemble des circuits professionnels féminins que j’ai suivis, avec parfois un peu de difficulté quand les horaires des tournois se chevauchaient. Mon regret reste la difficulté à traiter l’actualité du circuit amateur. Mais seul, je ne pouvais pas tour faire, comme chacun le comprendra. Je suis, cependant, désolé pour toutes les joueuses en devenir dont le groupe n’a pas pu évoquer les performances et les résultats.
Le groupe LPGA French Fans team a évolué sur le modèle que j’avais proposé à Jean-Luc Maisonhaute, dès 2017, à savoir un média associatif proposant des articles structurés consacrés aux tournois des différents circuits.
L’arrêt de la chaîne Golf Channel nous a attristé, car ce média était le seul à proposer les tournois du LPGA Tour et du LET, à la télévision.
La tentative de reprise du LPGA Tour, par un média spécialisé du golf français, en partenariat avec la Fédération Française de Golf n’a pas été concluante, comme nous le savons. Et nous avons bien vu que celui qui joue au golf et qui est essentiellement concentré sur les circuits masculins, n’est pas nécessairement compétent pour s’emparer de la thématique du golf féminin.
Au mois de février 2025 j’ai donc pris l’initiative d’engager des discussions avec la LPGA, afin de trouver une solution face à ce nouvel arrêt, brutal, de la diffusion du LPGA Tour.
La LPGA me mettait alors en contact avec Brian Caroll, le responsable du département Global Media.
Dans un premier temps, Brian m’annonçait une reprise de la diffusion des tournois du LPGA Tour, par le Groupe Canal Plus.
Dans l’attente de la conclusion de cet accord je demandais à bénéficier du flux vidéo, jusqu’ici bloqué pour la France. Ce qui fut accordé. Puis, progressivement, ce flux vidéo fut disponible pour chaque tournoi et il ne fut plus jamais question d’une reprise du LPGA Tour par Canal Plus. Et à ce jour, j’ignore s’il y a réellement eu le début d’une discussion sérieuse avec ce média.
Brian fut disponible, réactif et à l’écoute de la passion des fans Français. Et c’est grâce à lui, et ses équipes, que vous avez pu suivre, gratuitement, toute la saison 2025, sur le site de la LPGA. Et c’est également avec son équipe que j’échangeais, en temps réel, pour apporter les solutions techniques, lorsqu’un problème affectait la diffusion d’un tournoi.
Au mois de décembre, Brian a quitté la LPGA pour un nouveau projet professionnel en Floride. Mais son équipe reste disponible et attentive à la passion que les fans Français portent au LPGA Tour. Et je vais rester en contact avec eux.
Je tiens à souligner, à cette occasion, que les performances de Céline Boutier, sur le LPGA Tour, ont fortement contribué à mettre un coup de projecteur sur la France, aux yeux des Américains. Et cela a grandement facilité les discussions pour convaincre la LPGA d’ouvrir leur flux vidéo pour la France.
Et c’est la raison pour laquelle j’ai souvent été critique sur la filière française de haut niveau qui ne parvient pas à produire des joueuses compétitives pour maintenir la France, sur le LPGA Tour, au niveau où Céline Boutier l’a placé.
Dans trois ou quatre ans, Céline Boutier pourrait annoncer sa retraite et il n’y a pas eu, jusqu’ici, de jeunes talents capables de faire aussi bien. Ou mieux. C’est un problème qui pèse sur le développement du golf féminin et du marché du golf, en France. L’arrivée de Nastasia Nadaud sur le LPGA Tour est porteur d’un nouvel espoir de victoires. Je lui souhaite, évidemment, une pleine réussite.
D’ailleurs, j’ai constaté que les audiences du groupe sont au plus haut chaque fois qu’une Française réalise un bon résultat ou une performance.
La corrélation entre la performance de nos joueuses et le développement économique de la discipline, dans notre pays, n’est plus discutable. Preuve qu’il y a une dynamique possible avec le golf féminin en France. Mais il nous faut plus qu’une championne au niveau internationale pour construire une économie autour du golf.
De son côté, le Ladies European Tour a choisi de diffuser une partie de ses tournois sur sa chaîne Youtube. De sorte que les tournois de golf féminin sont désormais accessibles à tous. Mais en langue anglaise. Ce qui reste un obstacle pour certains.
Au cours de l’année 2025, entouré de personnes compétentes et passionnées, j’ai présenté un projet, solide, de production télévisuelle des tournois du LPGA Tour, pour la France. Mais la direction de la LPGA ne l’a pas validé, préférant, pour le moment, conserver le modèle de diffusion mis en place au mois de février 2025. Et qui est reconduit cette année.
Cependant, le groupe LPGA French Fans team est désormais connu et reconnu par les instances de la LPGA, grâce à un travail relationnel constant, qui a débuté avec les attachées de presse indépendantes, qui officiaient encore en 2017 et 2018. Puis, avec les membres du service presse de la LPGA. Des relations qui se sont élargies au département Global Média et à la direction de la LPGA.
Et des journalistes de Golf Channel, comme Tom Abbott ou Grant Boone, nous ont également suivi sur les réseaux sociaux.
Avec de modestes moyens, nous avons réussi à attirer le regard des Américains vers les « french » fans du LPGA Tour.
Huit ans après avoir débuté cette aventure, passionnante et enrichissante, le groupe a dépassé les 1500 membres, affirmant sa ligne rédactionnelle indépendante qui permet à chacun d’obtenir des informations rarement évoquées dans la plupart des médias spécialisés Français, qui fonctionnent avec des moyens financiers et des rédacteurs salariés, quand LPGA French Fans team est entièrement fondé sur le bénévolat.
Mais le bénévolat a ses limites.
Depuis quelques mois, et par la force des choses, ma vie a pris un nouveau chemin, tant sur le plan personnel que professionnel. Aussi, ai-je décidé qu’il était temps pour mois de réduire mon investissement dans cette aventure dédiée au golf féminin, face aux nouvelles priorités qui s’imposent à moi.
Je me limiterai donc à produire les présentations des tournois et quelques articles, selon les horaires de diffusion des tournois, cette année. Mais je ne pourrais plus produire, chaque semaine, des résumés des tournois, et encore mois sacrifier des nuits à les suivre.
Néanmoins, je resterai administrateur de ce groupe, pour sa bonne tenue. Surtout dans une année de Solheim Cup où nous ne manquerons pas d’être harcelés par les faux profils qui pullulent sur Facebook.
Rassurez-vous, le groupe ne disparaît pas. Il ralentit son rythme.
Aussi, je tenais à vous remercier tous, pour votre soutien, votre fidélité et votre participation, même si je regrette que ce soit un peu toujours les mêmes qui osent s’exprimer à la suite des articles publiés.
Merci, également, d’avoir répondu massivement, à mon appel, lors de la disparition de Jean-Luc Maisonhaute, en vous mobilisant pour dépasser le chiffre symbolique des 1000 membres. Ce fut un bel hommage !
Bon golf à tous, profitez bien des diverses diffusions des tournois cette année, et si certains d’entre vous souhaitent proposer leurs services pour contribuer à la rédaction d’articles sur le LET et le LETAS, notamment, je suis à leur écoute.
Le Ladies European Tour (LET) a annoncé aujourd’hui la nomination de Tom Phillips au poste de directeur général, à compter du 6 avril 2026, en remplacement de Alessandra Arnas, qui a quitté son poste, le 1er octobre dernier.
Lire le communiqué du LET
Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le secteur mondial du golf et des loisirs, Tom Phillips occupe actuellement le poste de directeur Moyen-Orient du DP World Tour. À ce titre, il dirige une équipe de 30 personnes aux Émirats arabes unis et a joué un rôle déterminant dans une période de forte croissance et d’innovation, notamment grâce au partenariat historique avec DP World.
Sous sa direction, Tom Phillips a supervisé le développement continu du groupe European Tour au Moyen-Orient, où six tournois figurent désormais au programme du DP World Tour – dont trois tournois des Rolex Series – ainsi que deux tournois du HotelPlanner Tour, pour un montant total de prix dépassant 35 millions de dollars. « Tom est un dirigeant très respecté, doté d’une solide expérience internationale et d’une capacité avérée à générer une croissance durable », a déclaré Marta Figueras Dotti, présidente du conseil d’administration de LET Ltd. « Son expertise commerciale, son esprit de collaboration et sa passion pour le golf font de lui la personne idéale pour diriger le LET et poursuivre le développement de nos joueuses et de notre circuit. Tom apporte une vision globale et une compréhension claire de la manière de développer le sport professionnel au bénéfice des athlètes, des partenaires et des fans. Sa nomination témoigne de la vision à long terme du circuit et de l’opportunité de renforcer davantage l’écosystème du golf féminin à l’échelle mondiale », a déclaré Liz Moore, présidente du conseil d’administration de la coentreprise LPGA-LET.
« Il a toujours su bâtir des équipes et des partenariats solides, et nous sommes ravis du leadership qu’il apportera au LET».
Avant de rejoindre le DP World Tour en 2019, Phillips a travaillé pendant près de 15 ans avec Sir Nick Faldo, sextuple vainqueur de tournois majeurs, à Londres et à Hong Kong, notamment en tant que directeur général de la Faldo Series. Sous sa direction, la série s’est développée pour compter 40 tournois dans 30 pays et reste largement reconnue comme une voie d’accès privilégiée pour les jeunes golfeuses et golfeurs amateurs d’élite.
Phillips a ensuite occupé le poste de directeur général de la Hong Kong Golf Association, où il était notamment responsable de l’Open de Hong Kong. Il a également exercé des fonctions de direction dans le développement commercial en Asie, notamment chez Mission Hills en Chine, où il a supervisé l’organisation d’un calendrier complet de tournois et contribué à la négociation de partenariats stratégiques à long terme avec le FC Barcelone, la NBA et la PGA of America.
« Le Ladies European Tour possède une histoire prestigieuse et un avenir prometteur », a déclaré Phillips. « C’est un honneur pour moi d’assumer ce rôle et je me réjouis de travailler avec le conseil d’administration, l’équipe et les joueuses afin de continuer à renforcer le Tour, d’étendre son rayonnement international et de créer encore plus d’opportunités pour les femmes dans ce sport ».
Ayant vécu et travaillé en Asie et au Moyen-Orient depuis 2005, cet Anglais rentrera au Royaume-Uni lorsqu’il prendra ses fonctions de directeur général le 6 avril.
Ce mercredi 7 janvier, la LPGA a annoncé que la Tomorrow Golf League, créée par Tiger Woodfs et Rory McIlroy, intégrera les féminines, lors de la saison hivernale 2026/2027.
Se voulant innovant, ce golf en salle se pratique à l’aide d’un simulateur permettant d’afficher de nombreuses données, instantanées. Nouveau commissionner de la LPGA, Craig Kessler estime que « l’innovation peut permettre au golf d’attirer de nouveaux fans et d’accroître la visibilité des athlètes de la LPGA ». Mais il est possible, également, que cela détourne le regard des fans actuels qui aiment le golf à l’état d’origine, en plein air, sans une débauche de technologie.
Ces épreuves se dérouleront au SoFi Center, en Floride, à Palm Beach, où ont déjà lieu les épreuves masculines.
Il y aura donc la TGL et la WTGL qui se jouera par équipe, dont les épreuves seront à suivre sur les réseaux sociaux. Et c’est là que le golf devrait perdre une tranche générationnelle de fans. Chez les hommes, la TGL en est à sa seconde saison, qui s’étale du mois de décembre au mois de mars.
La TGL est la propriété de la société TMRW Sports, fondée par Tiger Woods, Rory McIlroy et Mike McCarley.
Deux questions se posent autour de cette annonce. Quelles joueuses accepteront d’amputer leur pause hivernale pour participer à ce spectacle en salle ? Et faut-il y voir le début de la fin du golf en plein air, face à la progression du réchauffement climatique et les nombreuses intempéries qui créent de plus en plus d’interruptions de jeu ?
Le classement mondial du golf féminin vient d’annoncer deux changements, dont un concerne son mode de calcul afin d’être plus juste avec la majorité des joueuses professionnelles.
Ces ajustements permettront à davantage de joueuses d’intégrer le classement, notamment celles participant à des tournois dont le niveau de compétition est plus faible. Ces changements ont été mis en œuvre conformément aux protocoles d’examen standard effectués par le comité du Women’s World Golf Ranking.
Toutes les joueurses ayant passé le cut lors d’un tournoi WWGR recevront des points de classement, quel que soit le niveau de compétition. Dans le système de points actuel, le nombre de joueuses recevant des points de classement dans un tournoi donné était déterminé par le niveau de compétition.
De plus, chaque niveau de compétition aura désormais sa propre répartition de points, adoptant un format plus linéaire. Auparavant, la répartition des points était déterminée par la tranche de niveau de compétition. Par exemple, les tournois avec un niveau de compétition de 141 à 150 partageaient la même répartition de points, tandis que ceux avec un niveau de compétition de 151 à 160 partageaient une répartition différente. À partir de 2026, chaque niveau de compétition (141, 142, 143, etc.) aura sa propre répartition de points.
Le WWGR a également annoncé aujourd’hui l’intégration de l’ANNIKA Women’s All Pro Tour (WAPT) au classement à compter de 2026. La WAPT est le 13e circuit à intégrer le classement et le premier depuis le LPGA thaïlandais en 2023.
L’ANNIKA WAPT commencera à accumuler des points lors du Lake Charles Regional Sports Authority Championship, qui se tiendra à Lake Charles, en Louisiane, du 8 au 11 avril 2026. Créée en 2019, l’ANNIKA WAPT a organisé 12 tournois en 2025 et en comptera 13 en 2026.
L’ANNIKA WAPT offre un accès direct à l’Epson Tour : les deux meilleures joueuses de chaque semaine recevront une exemption pour certains tournois de l’Epson Tour. De plus, les meilleures joueuses du classement général de fin de saison de l’ANNIKA WAPT obtiendront une exemption pour les qualifications des LPGA Q-Series. La réussite du partenariat Epson Tour-ANNIKA WAPT se manifeste notamment par le succès de ses anciennes joueuses, parmi lesquelles les gagnantes du LPGA Tour Grace Kim, Bailey Tardy et Miranda Wang. (L’article originale => ICI)
Très belle victoire de la paire Coughlin/Novak, qui détient le nouveau record du tournoi.
Ce fut une dernière journée attractive, en raison du mode de jeu mais aussi grâce à la montée en puissance de quelques groupes, dont deux sont venues inquiéter les leader.
Il s’en est fallu de peu pour que Nelly Korda, d’un côté, et Jennifer Kupcho, de l’autre, terminent cette épreuve en vainqueur, aux côtés de leur partenaire masculin. Et une fois encore, Lexi Thompson aura manqué le coche, en jouant timidement et sans réussite, en compagnie de Wyndham Clark qui semblait, jusqu’ici, très à l’aise sur ce parcours. Les deux Américains ont enchaîné des Par jusqu’au trou n°7, laissant progresser les groupes de Nelly Korda et de Jennifer Kupcho. Au retour, après un premier birdie sur le Par 3 du 8, la paire Thompson/Clark a connu des hauts et des bas, avec trois birdie, un bogey et cinq Par, pour une dernière carte de 69 qui fut insuffisante pour se placer dans la course à la victoire.
A l’inverse, la paire Korda/McCarthy a évolué avec une certaine facilité, inscrivant cinq birdie à l’aller, pour se positionner à la 3e place, dans le sillage de Coughlin et Novak, eux-même à la poursuite de Kupcho et Gotterup. Ces deux groupes évoluaient sur un rythme élevé, notamment Kupcho et Gotterup qui passèrent en tête, après 12 trous, et un huitième birdie à la clé.
A ce moment de la journée, Kupcho et Gotterup menait avec le score de –24, devant Coughlin et Novak à –23, et Korda et McCarthy à –22.
La déception venait de la paire Hull/Brennan qui jardinait de temps à autre, en lâchant des coups sur les abords des fairway. Et c’est ici que l’on mesure combien le jeu des hommes est bien moins fin et esthétique que celui des femmes. Et l’on se passionne plus facilement pour le jeu de ces joueuses qui trouvent plus régulièrement les fairway, et dont la force physique et la technique sont bien plus proches du jeu des meilleurs amateurs. D’ailleurs, le Hilton Grand Vacations Tournament of Champions, chaque année, permet de s’en rendre compte avec des joueurs comme Mardy Fish, Mark Mulder ou John Smoltz.
Mais Charley Hull et son partenaire n’avaient pas dit leur dernier mot, et ils allaient entamer une belle remontée dès le Par 4 du 10. Après ce birdie, ils en cochèrent un autre sur leur carte, pour passer à –22 en sortant du green du 11. Au 13, ce fut un nouveau birdie qui les plaçait à –23, à un coup de Korda et McCarthy ainsi que de Kupcho et Gotterup, qui connurent un trou d’air du Par 3 du 12 au Par 5 du 14. Les deux Américains partagèrent la première place avec Coughlin et Novak qui trouvaient un second souffle, dès le Par 4 du 13. La joueuse du Minnesota et le champion de Caroline du Nord allaient surfer cette vague de réussite, pour ne plus laisser aucune chance aux autres groupes. Notamment celui de Korda en raison des coups agressifs de son partenaire. Même chose pour Kupcho avec un Gotterup un peu gourmand qui n’offrit pas toutes les chances de réussite à sa partenaire. Mais Korda et Kupcho manquèrent également quelques putt pour birdie qui ne les aidèrent pas à faire la différence. Au 15 pour l’ancienne numéro un mondial, et au 18 pour la première lauréate de l’Augusta National Women’s Amateur.
Cependant, Korda et McCarthy ont été plus productifs dans cette journée, en jouant –9, avec cinq birdie à l’aller et quatre au retour, dont le dernier sur le par 5 du 17 rentré par l’Américain de 32 ans, sur une distance d’environ 3 mètres. Et heureusement qu’il visa juste, car Nelly Korda venait de manquer le sien sur une distance à peine plus courte, avec une balle qui passa à droite.
La dénouement de cette journée eut lieu sur le Par 5 du 17, quand Andrew Novak rentra son putt pour birdie, à moins de 2 mètres, après que Lauren Coughlin ait manqué le sien. Le duo Américain affirma sa présence en tête, avec le score de –27, deux coups devant le duo Kupcho / Gotterup, rentré au club house, avec la paire Korda McCarthy.
Au 18, il ne restait plus que Charley Hull et Michael Brennan pour disputer la seconde place, et faire encore planer un peu de suspense. Car pour la première place, sauf cas de figure exceptionnelle, il n’y avait plus de doute. Lauren Coughlin et Andrew Novak allaient remporter cette troisième édition. Le tout était de savoirt avec quel score.
L’attaque du 18 fut, bien entendu, musclée du côté de Novak et Brennan. Mais c’est Charley Hull qui faillit créer la surprise en manquant de mettre la balle dans le trou, ce qui aurait apporté au duo un eagle inespéré et un peu de pression sur les épaules de Coughlin et Novak qui laissèrent leur balle sous le mat, à environ 6 mètres. Et presque 8 mètres pour Lauren Coughlin. Quand Brennan et Hull se retrouvèrent avec un putt au fond du green, mais un peu plus près que l’autre équipe.
Lauren Coughlin joua la première, avec une trajectoire droite gauche, qu’elle négocia parfaitement, jusqu’à amener sa balle dans le trou. Ce birdie, qui surprit l’assistance, fut un nouveau moment de réjouissance dans ce tournoi. Le dernier. Car ni Novak, ni Brennan et ni Hull ne réussirent à signer un birdie sur ce green du 18.
La paire américano anglaise ne réussit pas à se hisser à la seconde place, sur ce dernier trou, et c’est à –25, à égalité avec les groupes de Korda et Kupcho qu’ils rejoignaient le recording.
Ainsi, au terme d’une journée en –9, bien gérée, Lauren Coughlin et Andrew Novak s’imposent, avec le score de –28, battant d’un coup le précédent record du tournoi que Patty Tavatanakit et Jack Knapp avaient réalisé en 2024. « Je crois que nous savions qu’il nous restait beaucoup de trous à jouer, donc nous savions que nous pouvions faire pas mal de birdie, sur la fin du parcours », expliqua Coughlin. « Andrew a vraiment réalisé de bons putt, ce qui nous a permis de faire beaucoup de birdie. C’était super », ajoutait l’Américaine qui a fait décoller sa carrière l’an dernier, avec deux victoires. « Je me suis sentie moins sous pression en fin de parcours », déclara Novak. « Lauren est sans doute la golfeuse la plus fiable avec laquelle j’aie joué. Je savais que, quoi qu’il arrive, je serai sur le fairway. J’ai eu un petit passage à vide au départ, et au milieu, mais je me suis bien repris sur le retour. Et finalement nous avons réussi quelques birdie », commenta l’Américain qui a ému public et journalistes, en sortant du green du 18, en prenant son nouveau-né dans ses bras.
Charley Hull et Michael Brennan ont également réagi après ce tournoi : « j’ai vraiment apprécié de jouer avec Michaël » déclara l’Anglaise. « Il a un très bon jeu et il est très agréable. Nous nous sommes dit que c’est probablement la semaine la plus agréable de l’année. Evidemment, nous avons essayé de terminer le dernier trou en beauté. Mais Lauren et Andrew ont très bien joué », confia Charley Hull. « Ce fut incroyable. J’ai appris que je jouais lundi, et j’apprécie que Charley ait dit que ça lui convenait que je sois son partenaire. Je me suis bien amusé », déclara Brennan. « Charley est une championne. Je n’étais pas au mieux de ma forme aujourd’hui, j’étais un peu imprécis avec mes fers. Mais elle a franchement…elle nous a maintenus dans le match quasiment à elle seule. Ce fut vraiment impressionnant », ajouta l’Américain qui a été à la faute plusieurs fois, mais dont on se souviendra sa belle frappe de balle sur les seconds coups.
Une carte de -10 pour trois groupes !
La palme du meilleur score du jour revient à Lottie Woad et Luke Clanton ainsi qu’à Jake Knapp et Patty Tavatanakit, qui ont joué –10, tout comme le duo Andrea Lee et Billy Horschel qui est passé inaperçu dans ce tournoi.
Jessica Korda, pour son retour à la compétition termine dernière, à –17, en compagnie de Bud Cauley. C’est leur journée en Foursome qui a plombé leur participation à ce tournoi. Car le premier jour ils ont joué 62 et 63 dans cette dernière journée. Et un retour de l’Américaine sur le LPGA Tour ne serait pas pour déplaire.
La saison du LPGA Tour est désormais clôturée. Elle reprendra le 29 janvier, avec le Hilton Grand Vacations Tournament of Champions, avec la première participation des sœurs Iwai, de Lottie Woad et de Miyu Yamashita.
La paire Coughlin – Novak vient de passer en tête, d’un coup, grâce au putt manque de Charly Hull au 18.
Sous un ciel nuageux les 16 équipes ont tenté de s’accorder au mieux, dans cette journée en Foursome où les erreurs se sont payées à coup de bogey et les bons coups avec des birdie et quelques eagle !
Fini les birdie à répétition de la journée en Scramble, et place aux mauvais coups qui ont une incidence sur le score. Avec le Foursome, les scores ont été bien moins spectaculaires, mais pas les coups. On a assisté à beaucoup d’approches rentrées jouées depuis le prégreen, au putter jusqu’à la sortie de bunker qui offre un eagle permettant d’effacer un double bogey. Comme ce fut le cas pour Lauren Coughlin, au 17, qui s’est rattrapé d’avoir mis en difficulté son partenaire de jeu, lorsqu’elle a attaqué le green du 14 au bois 3, et que sa balle est partie à droite, pour terminer dans les roseaux de l’obstacle d’eau. Malgré sa carrure de rugbyman, Andrew Novak n’a rien pu faire pour limiter la casse. Et cet eagle a permis au duo Américain de s’offrir une superbe option pour passer en tête, en partageant la première place avec la paire Hull – Brennan jusqu’au 18.
La joueuse Anglaise et son partenaire Américain qui ont connu une journée bien moins faste que la première, en débutant par un bogey. Après deux birdie et six Par, Charley Hull et Michaël Brennan allaient concéder deux autres bogey au retour, dont le dernier au 18, qui allait permettre à la paire Coughlin – Novak de sortir en tête de cette nouvelle journée. L’Anglaise joua un peu trop près du bord, lors d’un putt d’environ 1 mètre, et ce fut une virgule qui ramena l’équipe à –18. « J’ai manqué ce putt au dernier trou, et c’est parfois difficile de trouver son rythme en foursome », confia Charley Hull. « Comme, par exemple, ne pas avoir de putt courts, durant tout le parcours et arriver au dernier trou, sans putt d’approche ou se retrouver avec un long putt au 17 », ajouta Charley Hull qui estime, tout de même, que son duo a été solide tout la journée. « J’ai raté quelques coups de fer, sur les Par 3, alors qu’on pensait que je serais plutôt bon sur ces trous. Comme l’a dit Charley, c’est difficile de trouver son rythme. Mais j’ai hâte de jouer tous les coups demain, et je reste satisfait de notre situation », confia Brennan.
Le duo formé par Lauren Coughlin et Andrew Novak peut être heureux, ce soir, d’occuper la tête de tournoi, car ils pointaient, hier soir, à la 3e place, avec deux coups de retard sur Hull et Brennan, qui n’imaginaient sans doute pas connaître un tel coup d’arrêt. « Nous avons touché beaucoup de green, et nous en avons beaucoup parlé », confia Coughlin. « Je ne crois pas que nous ayons beaucoup eu à jouer des chip, aujourd’hui », ajouta l’Américaine. « C’est toujours agréable d’avoir une alternative à un coup. Vous n’avez pas beaucoup de stress, et vous avez simplement à jouer des putt et à faire des birdie », précisait-elle. « Elle a tapé de très bons coups de départ. J’étais en excellente position et je n’ai pas vraiment fait grand-chose », confia Novak. « J’ai joué pas mal de coup avec la face de club trop ouverte, en laissant échapper mes coups à droite. Et ce n’était pas vraiment l’endroit où faire tomber la balle. Elle a bien rattrapé mes coups », ajoutait le joueur du PGA Tour.
Et c’est la paire formée par Lexi Thompson et Wyndham Clark qui hérite de la troisième place, avec le score de –17, sans avoir progressé, tout en jouant du très bon golf. Et là encore, on se rend compte que le Foursome n’est pas simple à maîtriser, surtout quand l’un des joueurs n’offre pas la meilleure position à son partenaire, pour le coup suivant. « C’est là que la cohésion de l’équipe est primordiale », déclara Wyndham Clark. « On se retrouve en difficulté et d’un coup le rythme n’est plus bon. On peut très vite se retrouver avec un retard de plusieurs coups », ajoutait-il. « Au début, nous avons eu quelques ratés, mais ensuite on s’est sentis vraiment détendus et nous avons réussis de beaux birdie. En fin de parcours nous avons juste raté quelques putt pour birdie mais ce fut une super journée ».
Une super journée qui s’est tout de même soldée par une longue suite de huit Par, après le dernier birdie, pour ce duo qui fait sensation dans ce tournoi. Car revoir évoluer Lexi Thompson, avec un jeu qu’elle n’avait plus déployé depuis bien longtemps, est une attraction supplémentaire.
Quatre duos sont à –16, dont Nelly Korda associée à Denny McCarthy. Ils ont joué –2 dans ce second tour et se retrouve bien moins distancée qu’après la première journée.
La Canadienne Brooke M.Henderson, associée à son compatriote Corey Conners, gagne six places, pour se retrouver à –16, et une petite chance d’aller chercher la victoire, alors que Lydia Ko et Jason Day sont bien moins performant qu’en 2023 et que l’équipe tenante du titre s’est enfoncée dans le leaderboard, à la 11e place, à –11.
Quant à Jessica Korda, même si elle a signé un remarquable putt, au 15, de l’extérieur du green, son retour à la compétition ne lui permet pas de jouer au même niveau que sa sœur. Avec Bud Cauley, elle est dernière à –8, après une carte de 74.
La paire Hull/Brennan détient le record du tournoi, en Scramble, avec le duo Thompson/Clkark.
C’est un tournoi récréatif pour les joueuses et joueurs qui participent à cette épreuve, ce qui n’enlève rien au sérieux avec lequel ils jouent. Et le mode de jeu permet d’aligner birdie et eagle, offrant un premier référentiel de score, assez impressionnant.
Depuis deux ans, aucune équipe n’avait joué aussi bas que le 55 réalisé par Charley Hull et Michael Brennan. L’Américain de 23 ans, natif de l’Etat de Virginie, et l’Anglaise de 29 ans, qui a remporté sa troisième victoire, sur le LPGA Tour, cette année, ont tordu le parcours de Naples en ne concédant que trois Par. A l’aller, iul affiche un premier birdie au trou n°1, puis une suite de six birdie et un eagle sur le Par 5 du 6, leur ayant permis de se propulser à –9, avant d’enflammer le retour, sur le même modèle que l’aller. « J’ai le sentiment que nos jeux sont parfaitement coordonnées, et en abordant les derniers trous j’avais l’impression que nous étions à –20, tellement nous avons bien joué », confia Charley Hull. « Charley a super bien joué », ajoutait le joueur du PGA Tour, vainqueur pour la première fois cette année. « J’ai vraiment mal joué ces derniers jours, et j’étais inquiet hier soir. Je me disais que nous allions sûrement faire des bogey aujourd’hui. J’ai raté quelques coups de départ, au début de la journée, mais Charley a été tellement solide. Elle a rentré quelques putt énormes en début de parcours, et nous avons enchaîné les bons coups », ajoutait Brennan qui vient mettre en avant tout le potentiel d’une féminine aux côtés d’un homme, dans cette discipline.
Mais ils n’ont pas été les seuls à impressionner, et Lexi Thompson associée à Wyndham Clark a, elle aussi, réalisé de très beaux coups qui n’ont rien à envier au jeu des hommes. Manifestement en pleine possession de ses moyens, sur ce parcours qu’elle connaît comme sa poche, la native de Coral Springs et le triple vainqueur du PGA Tour ont également signé une carte de 55, avec deux eagle. S’étant élancés dans l’avant dernier groupe, la paire Thompson – Clark fut très solide et tout aussi complète que le duo Hull – Brennan. « J’ai le sentiment que nous avons un jeu similaire. Elle frappe vraiment loin au départ, et si l’un de nous a sa balle en jeu, on avance considérablement sur nos concurrents. Ce qui nous offre un avantage certain », expliqua l’Américain natif de Denver, qui mesure 1,83 mètres, comme sa partenaire. « Elle est également excellente au putting. J’ai trouvé que nos jeux se complètent parfaitement bien et je n’ai pas trouvé de défaut dans le sien. Nous nous sommes bien amusés sur le parcours », ajoutait Clark.
Derrière, c’est la paire formée par Lauren Coughlin et Andrew Novak, qui prend la troisième place, avec un score de –15, ce qui fut celui, au première tour l’an dernier, réalisé par Patty Tavatanakit et Jake Knapp. Pas d’eagle pour eux, mais uniquement trois Par de concédé, et curieusement, deux à l’aller comme les deux groupes leader. Signe que le parcours est un peu plus facile au retour.
Puis ce sont trois groupes à –14, où se trouve Nelly Korda associée à Denny McCarthy, également natif et résident en Floride.
Les tenants du titre, Patty Tavatanakit et Jake Knapp sont seulement, à –13, oserons-nous écrire, avec un eagle sur le Par 5 du trou n°1, pour bien lancer une journée qui a connu un rythme plus lent, en milieu de parcours.
Lydia Ko et Jason Day, vainqueur du tournoi inaugural, sont 8e à –12.
Comme à chaque fin de saison, les circuits féminins dévoilent leur calendrier pour la saison suivante. Après le LPGA Tour, c’est l’Epson Tour qui confirme ses dates pour l’année 2026.
Il y a eu 20 tournois cette année, et il y en aura 19 l’an prochain, dont deux nouvelles épreuves, sur l’Epson Tour.
Contrairement aux autres années, c’est en mars que débutera la saison de l’Epson Tour, et toujours en Floride, comme c’est la tradition. Et le troisième tournoi sera une épreuve inaugurale, qui se déroulera entre Tampa et Orlando, sur le parcours du Grasslands Golf et Country Club.
Disparaît l’Atlantic Beach Classic, dont l’épreuve inaugurale eut lieu en 2024. L’IOA Golf Clssic et l’IOA Championship sont maintenus, de même que le Carlisle Arizona Women’s Golf Classic, créé en 2013.
Des tournois emblématiques comme le Cooper Rock Championship, le FireKeepers Casino Hotel Championship, le Four Winds Invitational ou le Wildhorse ladies Golf Classic, restent au calendrier, tout comme la finale se déroulera, cette année encore, en Californie, sur le parcours d’Indian Wells, avec l’Epson Tour Championship, où l’Américaine Anne Chen, qui vient de terminer 56e de la Q-serie, défendra son titre.
Le second tournoi inaugural de cette nouvelle saison se nomme le Smoky Mountain Championship, qui se déroulera dans l’état du Tennessee, du 6 au 8 août.
Les trois derniers tournois restent les mêmes alors que la dotation globale baisse.
125 000 dollars en moins !
L’Epson Tour, dans son communiqué, a mis en avant les deux nouveaux tournois du calendrier, et leurs dotations, qui se situent dans la moyenne annuelle. Soit 250 000 dollars chacun. Mais quatre tournois voient leur dotation baisser, et notamment le Greater Toledo Classic, qui passer de 300 000 dollars à 250 000 dollars. Au total, ce sont 125 000 dollars qui manquent, par rapport à la saison passée, contrastant avec la constante évolution financière du LPGA Tour. Il faut reconnaître que l’Epson Tour ne bénéficie pas de couverture médiatique et que les spectateurs sont rares autour des fairway, pour suivre les joueuses.
On peut également, et légitimement, se demander si le départ de Mollie Marcoux Samaan, à peine plus de 3 ans après son arrivée au poste de Commissioner du LPGA Tour, n’aurait pas un lien avec cette baisse de performance financière. Contrairement à Mike Whan, Marcoux Samaan ne laisse pas une trace indélébile de son passage à la tête de l’organisation américaine de golf féminin. Ce poste était-il simplement un tremplin pour sa carrière, comme beaucoup d’opportunistes savent user de cette stratégie ?
Toujours est-il que Craig Kessler a désormais un défi à relever, celui de valoriser l’Epson Tour où évoluent la majorité des futures stars du LPGA Tour. Et pour permettre à ces joueuses d’arriver sur le plus haut niveau mondial, il faudrait que l’Epson Tour puisse proposer une majorité de tournois sur quatre tours, avec des primes plus élevées.
La saison 2026 seront donc amputée d’un tournoi et d’une belle brouette de dollars, mais cela n’empêchera pas de donner du fil à retordre aux joueuses, dont les 15 meilleures recevront, en fin d’année, un droit de jeu pour le LPGA Tour.