Riviera Maya Open : Les Françaises passent, Korda en tête !

Après deux tours, le Cut est tombé avec un score de +2, qui ne reflète pas vraiment le niveau des meilleures qui sont en haut du leaderboard. Sous une chaleur accablante, le Top 10 est très hétérogène, mais la numéro un mondial est tout de même en tête.

Comme l’an dernier, ce parcours régale les joueuses de part son cadre exceptionnel. Mais il leur pose quelques difficultés, dans un milieu hostile, coincée entre un lagon protégé des prédateurs par plusieurs filets, et une mangrove d’où surgissent des serpents arboricoles, plus impressionnants que dangereux pour l’homme. Néanmoins, il faut jouer au golf et ce n’est pas toujours simple dans ces conditions.

Après une première carte de 68, l’Américaine Nelly Korda s’est positionnée en tête, après avoir joué 67 dans ce second tour. La numéro un mondial semble être de retour à son meilleur niveau et il faut s’attendre à ce qu’elle anime cette saison par d’autres victoires. « Ce fut une bonne journée. J’ai très joué mes mises en jeu au driver. J’ai touché les bonnes zones sur les green et j’ai su capitaliser avec de bons coups », confia Korda après sa partie où elle n’a pas concédé de bogey.

A ses côtés se trouve sa compatriote Brianna Do, qui s’était déjà pris la tête, la vielle, avec une carte de 66, et qui a joué 69 en concédant un seul bogey sur le Par 4 9, son dernier trou. Elle est la première surprise de ce tournoi, elle qui a souvent fait le yoyo entre le LPGA Tour et l’Epson Tour. « Je crois que j’ai simplement conservé ma dynamique jusqu’à aujourd’hui. J’ai commencé par deux birdie, sur les trous 10 et 11, et ça m’a vraiment libéré », confiait l’Américaine de 36 ans, qui est entrée dans le champ grâce à la catégorie du Top 125 de l’Epson Tour. « Ensuite, j’ai eu un petit passage à vide au milieu du parcours, mais je me suis vite ressaisie. Je joue –3 dans cette journée et c’est donc solide », ajoutait-elle.

A la seconde position se trouvé l’autre surprise de ce début de tournoi. Et une bonne surprise. En effet, vainqueur de la saison 2025 de l’Epson Tour, l’Américaine Melanie Green s’est portée en tête de ce tournoi, le premier jour, en sa faisant remarquer par une carte de 66 et un trou en un sur le Par 3 du 15, qui longe la plage. Partie du 10, au premier tour, Green a eu plus de mal lors de la seconde journée et c’est par un bogey sur le Par 4 du trou n°1 qu’elle débutait. Elle retrouvait son score d’origine, soit –6, par un birdie sur le Par 5 du 5, mais elle concédait un nouveau bogey sur le Par 4 du 11, avant de définitivement relever le nez dès le Par 5 du 13, en signant un birdie, un second au 14 et un dernier sur le Par 5 du 18. Le potentiel est là, il ne lui manque qu’à affiner sa stratégie, ce week-end : « je suis très fière de moi. Au réveil je ne me sentais pas très bien. Mais je suis fière de la manière dont je me suis battu », confiait l’Américaine de 24 ans, qui avait hâte d’aller se coucher après ce second tour. Melanie Green qui est devenue très populaire après avoir décroché sa place de numéro un de l’Epson Tour, l’an dernier, et qui reçoit énormément de message sur son compte Instagram. Précisons que plusieurs numéro un mondial, évoluant sur le LPGA Tour, ont été championne de l’Epson Tour, ce qui jette un peu plus un coup de projecteur sur cette joueuse.

La Japonaise Minami Katsu est seule quatrième à –7, tandis que la Chinoise Yu Liu a fait un bond de 38 places, en signant une carte de 66 dans cette seconde journée. La voici cinquième avec l’Espagnole Carlota Ciganda, qui a eu du mal dans cette nouvelle journée. Elle rend un carte de 71 qui contraste avec son 67 de la veille.

Derrière, à –5, se trouve un groupe de quatre joueuses, composé de la Mexicaine Gaby Lopez, fer de lance de la discipline de son pays. A domicile, bien qu’éloignée de Mexico, Lopez aimerait bien triompher dans ce tournoi. Mais il lui faut élever son niveau de jeu pour rivaliser avec ses Américaines qui dominent cette semaine. Et joueur aussi bien que Nelly Korda n’est pas chose aisée. « C’est réellement très plaisant que de jouer au Mexique et avec Nelly», déclara Lopez, qui a partagé sa partie avec la numéro un mondial. « Mais aujourd’hui n’était pas mon jour », reprit-elle avec un peu de fatalisme. « J’ai raté une mise en jeu au driver ce qui m’a mis dans le pétrin. Mais je suis contente de mon jeu de fer. Pour les putt, j’attends patiemment qu’ils rentrent. Je suis vraiment contente de ma prestation sur le parcours », précisait la Mexicaine qui a quatre coups de retard sur les leaders.

L’Allemande issue du LET, Olivia Cowan est également à –5, avec la Paraguayenne Sofia Garcia, toujours équipé d’un chapeau, pour bien se protéger du soleil, qui brûle la peau des golfeuses et golfeurs, toute l’année. Ce groupe est complété par la Thaïlandaise Arpichaya Youbol, rendant ce Top 10 hétérogène et très ouvert.

Lizette Salas, que l’on a revu lors de la Founders Cup, s’en sort également bien, tout en manquant de jeu en compétition. La voici 11e à –4, avec Soo Bin Joo et Erika Hara.

La lauréate du dernier Augusta National Women’s Amateur s’en sort admirablement bien en se qualifiant pour le week-end, avec le score de –2 et deux cartes de 71.

Les Françaises jouent ce week-end !

Malgré le retrait prématuré de Perrine Delacour, au cours de la première journée, les Françaises Celine Herbin, Adela Cernousek et Nastasia Nadaud ont réussi à franchir le Cut, leur permettant d’offrir un peu plus d’intérêt à ce tournoi.

Pour autant, elles ont eu du mal à dompter ce tracé depuis deux jours et une fois n’est pas coutume, c’est Adela Cernousek qui signe le meilleur score des trois tricolores, en jouant 69 ce vendredi. Céline Herbin s’est également bien relevé de sa première journée en 74, en jouant –2, ce qui place les deux Françaises à la 41e place, dans le Par Total.

Et c’est Nastasia Nadaud qui réalise le meilleur résultat en alignant deux cartes de 71, lui permettant d’évoluer à la 20e place, à –2.

Il ne reste leur reste plus qu’à bien appréhender ces deux dernières journées, pour terminer ce tournoi encore plus haut au leaderboard. Sachant que la météo devrait apporter des orages et de la pluie, jusqu’à dimanche, ce qui pourrait totalement changer la physionomie du parcours.

Que nous réserve ce moving day ? C’est ce qu’il faudra voir en suivant ce troisième tour, dès 22h30, sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

MCB Ladies Classic Mauritius : Laisné envoie un 64 en tête !

La Française Agathe Laisné continue d’enflammer le circuit européen, en signant une nouvelle carte record, dans ce premier tour.

Cette première journée sur l’île Maurice profite à la meilleure Française sur le LET, depuis ce début de saison, puisqu’elle a signé une carte très basse qui lui offre la tête provisoire du classement.

La Française Agathe Laisné a signé une remarquable carte de 64 (-8), sur ce parcours qu’elle découvre, dans le cadre de ce tournoi inaugural. Manifestement, et de plus en plus, très affûtée depuis son retour des Etats-Unis, où elle a acquis une expérience importante, la Française de 26 ans redore l’image du golf féminin Français, sur ce circuit Européen, qui avait bien besoin d’une joueuse aussi régulière et capable de briller tout en haut du leaderboard.

Leader du classement de l’Ordre du mérite, Laisné a concédé deux bogey, rendant encore plus exceptionnelle sa journée. Elle joue 31 à l’aller, en étant partie du Tee n°10, et 33 au retour, en terminant par deux birdie à la suite. « C’était vraiment génial. C’était agréable de rentrer quelques putts », a déclaré Laisné. « Le putting était sans aucun doute le meilleur aspect de ma journée. C’est très satisfaisant de faire autant de birdies et de putts. J’adore être ici. C’est vraiment agréable de voir l’océan. C’est très relaxant. J’ai raté le lever du soleil ce matin, mais demain j’essaierai de le voir. C’était formidable. Je trouve que c’est l’un des meilleurs tournois que nous ayons, car l’océan est juste là et le parcours est magnifique», confiait-elle sans qu’il soit possible de la contredire à propos du cadre exceptionnel dont bénéficient les joueuses. « Le parcours peut être piégeux au départ, et les petits green rappellent qu’un excellent jeu de fers est indispensable. Les greens sont plutôt plats, ce qui permet de rentrer des putts car il y a peu de dénivelé. Mon putt le plus long était de 9 mètres au 15, mais j’ai réussi plusieurs birdie à moins de 4 mètres », détaillait-elle. « Je passe une bonne période, le golf me semble un peu plus facile que d’habitude car je joue vraiment bien, et je sais que le golf peut parfois être piégeux. On verra plus tard, mais pour l’instant, j’apprécie vraiment cette période», précisait-elle un peu plus.

La Sud-Africaine Cara Gorlei occupe seule la deuxième place après une carte de 65 (-7), comportant deux eagles lors de la première journée. La joueuse de 30 ans a également réalisé six birdie contre trois bogeys, ce qui la laisse à un coup de la Française. « Je suis très contente. Si on m’avait proposé un 65 lundi, j’aurais signé tout de suite », expliqua la Sud-africaine de 30 ans. « C’était dur sur le parcours, il faisait très chaud et il y avait beaucoup de vent, mais j’ai adoré », ajoutait Gorlei, avant de reprendre : « l’eagle au 18 était génial. J’en avais vraiment besoin. J’ai placé mon fer 4 à environ 2 mètres du trou et j’ai rentré le putt. Ensuite, au 4, j’ai manqué le green d’environ 5 mètres et j’ai réussi un chip, c’était super. J’ai commencé le retour par deux birdie à la suite, alors je me suis dit : « Allez ! » J’ai fait quelques mauvais swings et j’ai raté le green. J’étais probablement à +3 quand j’ai raté le green, donc ce n’était pas bon. J’ai dit à mon caddie : « Essayons juste de toucher les greens, parce que ça marche clairement. » Il était important de rester concentré sur le moment présent, sur chaque coup », détailla Cara Gorlei. « J’ai touché beaucoup de fairways, donc j’étais contente. Le driver n’est pas toujours mon point fort, mais j’ai réussi à le maîtriser. J’étais un peu nerveuse. Ce matin, au practice, je ne savais pas trop où j’en étais, mes balles partaient dans tous les sens. Mais une fois sur le parcours, quand on se concentre sur ses cibles et qu’on les atteint, je m’en suis plutôt bien sortie aujourd’hui », précisait-elle.

La Danoise Smilla Tarning Soenderby occupe la troisième place, à un coup de la tête, après sa carte de 66 (-6). Détentrice d’une victoire sur le LET, en 2023, elle s’est élancée du Tee n°10 et elle a réussi quatre birdie sur l’aller, puis trois autres. Elle a ensuite enchaîné deux bogey, avant de se reprendre avec un birdie au 8. « C’était vraiment bien, j’ai fait beaucoup de bons coups et j’ai rentré beaucoup de bons putts », a déclaré Soenderby. « Après les bogeys, j’ai cru que la situation m’échappait, mais au 17, j’ai réussi une bonne approche et j’ai rentré ce putt. Je me suis dit que j’étais encore dans le coup. J’étais vraiment solide. J’atteignais des cibles très petites et j’ai réalisé de bons scores. J’ai trouvé le vent parfait. Je me sentais très à l’aise sur les greens. J’ai bien géré la chaleur aujourd’hui et tout et magnifique ici », confiait-elle. « On se croirait en vacances. Ma mère est avec moi cette semaine et ça fait longtemps qu’elle ne m’a pas vue jouer, alors c’était agréable de l’avoir à mes côtés et de lui envoyer un sourire » , précisa la danoise de 25 ans.

Derrière, dix joueuses sont à égalité à la quatrième place avec un score de -4, dont l’Indienne Diksha Dagar, auteur d’un trou en un au 11e trou.

La seconde Française est déjà loin, à –2, en 20e position. Il s’agit de Loïs Lau, 23 ans, qui fait ses armes sur le LET et a une chance de franchir le Cut. Elle partage cette position avec Charlotte Liautier et huit autres joueuses, dont Eleanor Givens et Pia Babnik.

Emma Falcher est 30e à –1, avec également un chance de passer le Cut, tandis que Luycie Malchirand pointe dans le Par total, à la 43e place, et ne doit pas faiblir dans cette seconde journée.

Plus compliquée sera la mission pour Agathe Sauzon, 64e à +1, et Camille Chevalier, 75e à +2.

Anne-Lise Caudal est à +3, Vanessa Bouvet à +5,Anne-Charlotte Mora à +6, alors que Ariane Klotz et Emie Peronnin sont à +7 et ne devraient pas jouer le dernier tour, avec un tel handicap de coups.

Le deuxième tour débutera à 7 h (heure locale) et le Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo.

Ce second tour est à suivre sur les chaînes du Groupe Canal Plus (Golf +), cette nuit.

Le classement provisoire => ICI

US Women’s Open Amateur Four-Ball : l’essentiel à savoir

A partir du 2 mai et jusqu’au 6 mai, se déroulera l’US Women’s Open Amateur Four-Ball, qui réunira les 128 meilleures joueuses en devenir, ayant réussi à se qualifier. Il s’agit de la 11e édition de ce tournoi qui se déroule en Caroline du sud, sur le parcours du Daniel Club Island, à Charleston.

Cette épreuve qui compte parmi les plus importantes du circuit amateur mondial, a révélé des joueuses comme les Amércaines Asterisk Talley et Gianna Clemente, Kaitlyn Papp Budde et Erica Shepherd. Si Talley est toujours amateur, Clemente évolue sur l’Epson Tour, et Shepherd et Papp Budde ont évolué sur le LPGA Tour et l’Epson Tour.

Il faut, par ailleurs, noter l’absence des Françaises, confirmant la grande difficulté de notre pays à faire émerger de nouveaux talents.

Cette épreuve est donc majoritairement composée d’Américaines. La moyenne d’âge est de 20 ans et 6 mois. La plus jeune à 13 ans, 4 mois et 20 jours, et la plus âgée à 64 ans, 7 mois et 11 jours.

Mais la majorité des joueuses ont entre 16 et 25 ans.

Le parcours

Cette épreuve se déroule sur au Daniel Island Club, à Charleston, en Caroline du sud, sur le tracé du Ralston Course. Ce tracé est l’œuvre du Rees Jones, en 2006, et fait suite à au premier 18 trous créé en 2000 par Tom Fazio qui se nomme le Beresford Creek.

C’est un parcours très américain qui allie l’esthétique à une architecture paysagère, ainsi qu’à un dessin ou tout est soigneusement organisé. Les bunker sont en sable blanc, proprement dessinés, disposés autour des fairway et des green très verdoyants et soigneusement tondus.

Le site qui accueille ce parcours est légèrement marécageux, de sorte qu’il existe quelques pièces d’eau qui bordent fairway et green.

Des arbres agrémentent ce parcours, lui conférant l’allure d’un immense jardin. Certains green sont en hauteur comportant du dégagement autour, pour remettre la balle en jeu, sans trop pénaliser le joueur.

Ce Par 72 (36-36) comporte deux par 5 à l’aller et deux au retour, dont le dernier est au 18. Sa distance est de 5904,28 mètres, dans la configuration de ce tournoi.

Voir le parcours en détail => ICI

Déroulement de l’épreuve

Il y a cinq jours de compétition, dont deux en stroke play et les trois derniers en Match-play.

Les joueuses vainqueurs recevront :

  • dix ans d’exemption pour les qualifications de l’US Women’s Amateur Four-Ball, à condition que la même équipe se représente chaque année ;
  • une exemption, pour chaque joueuse vainqueur pour participer au Championnat amateur 2026, qui aura lieu dans le Tennessee ;
  • une exemption pour l’US Girl’s Junior, l’US Women’s Mid-amateur et l’US Senior Women’s Amateur ;
  • la médaille d’Or de l’US Women’s Amateur Four-ball ;

et le nom de chaque joueuse de l’équipe vainqueur sera inscrit sur une plaque commémorative où sont inscrits tous les champions USGA de l’année 2026, qui sera exposée dans le Hall of Champions.

Le palmarès du tournoi

  • 2015 : Mika Liu – Rinko Misunaga
  • 2016 : Hailee Cooper – Kaitlyn Papp
  • 2017 : Alice Chen – Taylor Totland
  • 2018 : Katrina Prendergast – Ellen Sector
  • 2019 : Megan Furtney – Erica Shepherd
  • 2020 : annulé en raison de la crise sanitaire
  • 2021 : Savannah Barber – Alexa Saldana
  • 2022 : Thienna Huynh – Sara Im
  • 2023 : Gianna Clemente – Avery Zweig
  • 2024 : Asterisk Talley – Sarah Lim
  • 2025 : Natalie Yen – Asia Young

MCB Classic Mauritius : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un tournoi inaugural.

Le champ de joueuses

120 joueuses sont au départ de ce tournoi, sur l’île Maurice, dont 13 Françaises. Et parmi elles Agathe Laisné qui porte les meilleurs espoirs de victoire, du golf féminin tricolore, sur le circuit européen.

Victorieuse la semaine dernière, en Afrique du sud, l’Anglaise de 26 ans, Esme Hamilton prend part à ce tournoi entourée de ses compatriotes Cara Gainer, Alice Hewson, Annabel Fuller, Gabriella Cowley, Hannah Burke, Lily May Humphreys, Amy Taylor, Charlotte Heath, Meghan MacLaren, Jess Baker, Ellen Hume, Lianna Bailey, Eleanor Givens et Thaila Martin.

Egalement au départ quelques têtes d’affiche du LET avec Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Amelia Garvey, Kajsa Arwefjall, Kirsten Rudgeley, Pia Babnik, Kim Metraux, Patricia Isabel Schmidt, Alexandra Forsterling, ou encore Fernanda Lira.

Après deux tours, le Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo, pour la dernière journée de compétition.

Voir le champ de joueuses => ICI

Le parcours

Toutes les joueuses engagées dans ce tournoi ont la chance de pouvoir évoluer sur un remarquable parcours, dans un univers paradisiaque. Il s’agit du Legend Course du Constance Belle Mare Plage, qui se trouve enfermé entre un lagon et une critique.

La végétation est dense, voire luxuriante, autour du parcours. De nombreux arbres bordent les fairway, et notamment des palmiers. Plusieurs pièces d’eau sont présentes, notamment pour les trous 2, 3, 4, 7, 10, 12, 15, 17 et 18. . Décrit comme d’un niveau de classe mondial, par son gestionnaire, ce Par 72 été créé par le Sud-africain Hugh Baiocchi, ancien joueur du tour européen, du Southern Africa Tour et du Champions Tour. Et il fut ouvert au public en 1994.

Aujourd’hui âgé de 79 ans, il détient 6 victoires sur le circuit européen et 3 sur le PGA Champions Tour. Il a dessiné de nombreux parcours et celui-ci semble être sa plus grande réussite.

La difficulté majeure à laquelle les joueuses seront confrontées, c’est celle de jouer sur le fairway, en permanence. Car certains sont assez étroits.

Dotation

Ce tournoi reçoit une dotation de 400 000 dollars.

Diffusion Youtube

A la date du 30/04, aucune diffusion de ce tournoi, sur la chaîne Youtube du LET, n’est programmée.

Mais il y a bien une diffusion TV, au niveau local, de prévue.

Mexico Riviera Maya Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la seconde édition de ce tournoi, qui a remis à l’honneur l’étape mexicaine du LPGA Tour que l’ancienne numéro un mondial, Lorena Ochoa, avait inaugurée entre 2008 et 2017.

Contrairement au nom, l’épreuve ne se déroule pas à Mexico, mais au sud de Cancun, sur un tracé dont quatre trous sont à quelques mètres de la plage.

Le champ de joueuses

Contrairement à l’an dernier, le champ est très hétérogène, et peu de joueuses du Top 80 sont présentes. Bien sûr, l’Américaine Nelly Korda est au départ pour inaugurer son retour à la 1ère place du Rolex Ranking, et c’est aussi sa première participation à cette épreuve.

Les sœurs Iwai sont évidemment dans le champ, puisque Chizato défend son titre. Gaby Lopez et Maria Fassi sont deux des huit représentantes locales au départ de cette seconde édition qui permet à des joueuses comme Sofia Garcia, Daniela Darquea, Alena Sharp, Jennifer Song, Sarah Kemp, Dani Holmqvist, Maria Torres ou encore Alana Uriell et Tiffany Chan de participer à un tournoi du LPGA Tour, cette année.

Deux Françaises ont également l’opportunité de participer à cette épreuve. Il s’agit d’Adela Cernousek, qui a terminé 40e du dernier tournoi de l’Epson Tour. Et de Céline Herbin, qui a principalement recentré sa carrière sur le Ladies European Tour.

Elles ont à leurs côtés leurs compatriotes Perrine Delacour et Nastasia Nadaud.

Cinq joueuses bénéficient d’une invitation sponsor et deux ont obtenu leur qualification le lundi.

Enfin, dix joueuses rookie de la saison 2025 de l’Epson Toru complètent le champ.

Au total, ce sont 125 joueuses qui sont réunies avec un Cut qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo, après les deux premiers tours.

Les invitations sponsor

La Colombienne vainqueur de l’Augusta National Women’s Amateur a l’opportunité d’évoluer sur un tournoi du LPGA Tour, cette semaine.

  • Maria Marin (a) – Colombie
  • Clarisa Temelo (a) Mexique
  • Andrea Ostos – Mexique
  • Alejandra Llaneza – Mexique
  • Ana Jimenez – Mexique

Les qualifiées du lundi

  • Maria Balcazar – Mexique
  • Carolina Rotzinger – Mexique

Le parcours

C’est à 2335 kilomètres à l’est de Mexico, au nord de la péninsule du Yucatan et au bord du Golfe du Mexique, que se trouve le resort du Mayakoba qui abrite le parcours du Camaleon, dans un endroit paradisiaque.

Un parcours dessiné par Greg Norman et qui fut inauguré en 2006. L’année suivante, ce parcours accueillait un tournoi du PGA Tour, avec le Mayakoba Golf Classic.

Parmi les particularités de ce tracé, il y a deux green qui débouchent directement au bord de la plage. Ensuite, le tracé est en partie ceinturé par un cours d’eau, qui longe deux fairway, où la mise en jeu devra être précise. D’immenses étendues de sable bordent plusieurs fairway, jusqu’au green. Et les fairway sont très étroits, ce qui ne manquera pas d’occasionner de nombreux coups joués depuis le sable.

Enfin, sur l’un des trous, situé au fond du parcours, le fairway est saigné par un immense bunker, aménagé dans une cavité rocheuse naturelle, d’environ 5 mètres de hauteur, et dont la paroi se termine sous la roche. De sorte que si la balle venait à tomber sans toucher le sable, elle aurait de fortes chances de rouler sous cette paroi rocheuse et de se retrouver injouable.

L’aller et le retour comporte deux Par 5, dont celui du 18.

Majoritairement, le parcours est planté en Paspalum, mélangé à de la Bermudagrass pour les rough. Un rough tondu à 50 mm, tout en sachant que la forêt est très proche de la majorité des fairway.

Record du parcours

  • 66 : Chizato Iwai au 4e tour

Record du Tournoi

  • 2025 : Chizato Iwai : -12

Dotation et prime

Ce tournoi reçoit une belle dotation de 2,5 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 375 000 dollars depuis l’an dernier.

Les horaires

  • Jeudi 30 avril : 16h00 à 19h00
  • Vendredi 1er mai : 16h00 à 19h00
  • Samedi 2 mai : 22h30 à 01h30
  • Dimanche : 18h00 à 21h00

A voir sur le site du LPGA Tour sur ce lien => ICI

Chevron Championship : Korda entre dans l’histoire !

Ce dernier tour de ce premier Majeur de la saison a été épargné par la pluie mais pas par le vent qui a rythmé toute la stratégie. Et finalement, le parcours fut difficile à jouer, pour la majorité des joueuses et l’avance que le leader avait construite, dès les deux premiers tours, fut essentielle pour décrocher la victoire.

Après que le jeu de Nelly Korda se soit un peu effrité, lors du moving day, réduisant l’écart entre elle et ses poursuivantes directes, il y avait un espoir de suspense, dans cette dernière journée. D’autant que les prévisions météos étaient orientées vers de la pluie et des orages. Finalement, même si le ciel est apparu un peu sombre, au cours de la journée, c’est surtout le vent qui a accompagné les joueuses.

Et ce vent a tenu en échec la majorité des stratégies et des attaques, au point qu’il n’y eut presque pas de suspense.

Après neuf trous, Nelly Korda jouait –2 journée, se retrouvant toujours en tête avec le score de –18, devant Ruoning Yin qui jouait –3 journée, et Patty Tavatanakit qui jouait –2 journée, avec un score total identique de –13.

Derrière, la Sud-coréenne Ina Yoon était seule à –12, tout en réussissant l’exploit de jouer –4 journée.

Quant à la Française Pauline Roussin-Bouchard, que l’on espérait voir participer à cette bagarre pour le titre, elle venait de concéder un bogey sur le Par 3 du 9, rétrogradant à le 6e place, avec le score de +1. Et ce n’était là que le début d’une impitoyable descente aux enfers, après trois journées remarquables.

Après 13 trous, Korda bénéficiait toujours de son avance de 5 coups, et c’est ici que l’on mesure à quel point il est important de bien construire les deux premières journées. Car l’Américaine a pu se reposer sur ce capital de coups, afin de gérer la fin de sa journée assez sereinement.

Jamais l’on vit le leader de la Race to CME donner des signes de stress ou de frustration, dans ce dernier tour, contrairement à d’autres. Bien sûr, tout ne fonctionna pas comme elle l’aurait souhaité, mais compte tenu des conditions de jeu, et de la difficulté que rencontraient ses adversaires directes, qui partageaient sa partie, Korda pouvait voir venir.

Alors que Tavatanakit et Ruoning Yin se montraient plus agressives avec le parcours. Et c’était là le sens du jeu et la stratégie qu’elles se devaient de mettre en place. Et l’on crut, un moment, que la joueuse Chinoise allait réduire le score entre elle et l’Américaine, tellement elle semblait plus à l’aise que la Thaïlandaise, pour aborder cette dernière journée.

Déjà auteur de trois birdie, à l’aller, dont le premier sur le trou n°1, Ruoning Yin alla chercher le mat sur le green du 12. Alors que Patty Tavatanakit resta courte avec une balle sur le fairway sous le green. Mais la Chinoise eut besoin de deux putt et ne elle ne sortit qu’avec le Par.

C’est seulement sur le Par 5 du 14 qu’elle réussissait son quatrième birdie du jour. Jouant en lay up, comme Nelly Korda, Yin plaçait sa balle à environ 1,20 mètre du trou, tandis que l’Américaine jouait encore plus près. De son côté, Patty Tavatanakit choisit d’attaquer le green au second coup, par le côté droit, ce qui lui laissa un putt pour eagle d’environ de 20 mètres. Et elle eut besoin de trois putt pour finaliser ce trou, ne parvenant pas à bien gérer le premier, qui lui laissa un putt pour birdie encore trop loin du mat.

En passant à –14, la Chinoise ne comptait plus que quatre coups de retard sur l’Américaine, qui reprenait, aussitôt, son avance de cinq coups, en signant un birdie assez simple.

Passée à –19, devant Ruoning Yin à –14 et Patty Tavatanakit à –13, Nelly Korda pouvait continuer de dérouler sereinement son jeu, sur les quatre trous restants.

Une fin de parcours sans suspense !

Le Par 3 du 15 et le Par 4 du 16 n’apportèrent rien de plus, sinon que l’on se rendit bien compte qu’avec le vent, et des positions de drapeaux plus stratégiques, les joueuses du dernier groupe faisaient preuve de prudence. Après un bogey au 8, Tavatanakit ne parvenait plus à se créer d’occasions de birdie. Et comme le veille, elle avait tendance à lâcher ses mises en jeu à gauche. Si bien qu’après 16 trous, elle n’avait réalisé que des Par.

C’est au 17 qu’il y eut un léger frémissement d’intensité, quand Ruoning Yin vit sa balle filer à toute vitesse sur le green, lors du second coup, et éviter l’eau en étant retenue par le rough. Korda joua le milieu du green et Tavatanakit resta, une fois encore, trop courte, au point qu’il manquait deux clubs pour faire la distance.

Tout en ayant mieux attaqué le green que ses partenaires, l’Américaine eut du mal à doser son premier putt, sur une distance d’environ 20 mètres. Se laissant un putt pour le Par, d’environ 3 mètres, elle ne put ajuster ce coup et concéda un bogey.

Sauf que Ruoning Yin, après son chip qui ramena sa balle sur le green, eut un putt pour le Par, tout aussi délicat. Et sa balle se figea au bord du trou au lieu d’y tomber.

Aussi, les compteurs étaient remis à zéro, entre l’Américaine et la Chinoise, qui retrouvaient leur score du trou n°13. Soit –13 pour Yin et –18 pour Korda. Le trou n°18 n’allait rien changer, sinon que Nelly Korda allait avancer sur le fairway, chaleureusement saluée par la foule qui avait bien compris que l’Américaine allait remporter ce tournoi, pour la seconde fois, après sa victoire de 2024.

Et la morale de ce premier tournoi Majeur de la saison est que l’on retiendra qu’à ce niveau de golf, il faut être dans le coup dès la première journée et savoir gérer son avance jusqu’à la fin. Ce que Nelly Korda a brillamment su faire.

A 27 ans, après une année 2024 exceptionnelle et une saison suivante en demi-teinte, l’ancienne numéro un mondial n’a pas seulement retrouvé de sa superbe, avec un jeu toujours aussi technique et maîtrisé, elle vient d’entrer dans l’histoire en devant la 7e Américaine à remporter un tournoi Majeur avant ses 28 ans.

A deux ans d’écart, Nelly Korda s’offre un second plongeon pour célébrer sa victoire en Majeur.

Précédemment, ce furent Kathy Whitworth, Louise Suggs, Patty Berg, Mickey Wright, Betsy Rawls et Amy Alcott qui réalisèrent ce résultat.

Et Nelly Korda, par la même occasion, de siéger, grâce à cette statistique, aux côtés de quelques fondatrices de ce même LPGA Tour. « Ce fun un week-end difficile. Honnêtement, disposer d’une avance aussi importante ce n’est pas facile », déclara l’Américaine. « C’est la chose la plus difficile que j’ai eu à gérer jusqu’ici mentalement », ajoutait-elle, tout en ayant jamais laissé paraître sur le parcours. Sauf, peut-être, quelques minutes avant de jouer son dernier putt, quand la caméra fit un gros plan sur son visage et qu’on la vit souffler lentement, en fermant les yeux. Sans doute, à ce moment, la pression fut-elle intense.

« J’ai bénéficié d’un incroyable soutien de ma famille, qui était derrière moi, et de mon caddie. Et je suis vraiment heureuse d’en avoir fini ». Plus tard, en conférence de presse, elle confirmera ses propos sur la difficulté à gérer son avance tout en apportant cette précision : « je pense que l’on fait une cible importante pour les autres joueuses. Parce que les filles se disent, peut-être, qu’elles n’ont rien à perdre et qu’elles peuvent tout donner. De mon côté, j’ai dû jouer la défense à un moment donné. Mais je ne voulais pas le faire de trop car je souhaitais jouer mon propre jeu. Et c’est là que j’ai eu du mal ce week-end », avouait Nelly Korda.

« Je souhaitais être agressive mais si je faisais une grosse erreur, cela aurait réduit mon avance. Donc devoir m’adapter à cet état d’esprit c’est ce qui a été le plus difficile à gérer. Ce putt que je me suis laissé au 17, jamais je ne me l’aurais laissé comme ça. J’aurais joué un Fer 7 pour contrôler et essayer de le rentrer. Là, j’ai joué un Fer 8 au milieu du green, voire au début. Et j’ai eu un putt d’une quinzaine de mètres. Ce n’est plus du tout le golf de Nelly », avouait-elle, un peu plus. Et c’est ici que l’on se rend compte que, derrière un aspect visuel parfois peu attractif, se cachent les vais défis et les vrais enjeux.

Nelly Korda devrait retrouver la place de numéro un mondial dans la journée.

Les Françaises toujours trop loin !

Cette dernière journée donnait des espoirs au clan tricolore, d’un beau résultat en Majeur. Mais Pauline Roussin-Bouchard, dont on a parfaitement senti, au travers de ces interviews, quelle fragilité émotionnelle elle doit affronter, a vécu l’enfer. Après son bogey du 9 elle a concédé un triple bogey sur le Par 4 du 10, qui lui a été fatal. Puis, ce fut un bogey au 12, un autre au 15 et un double sur le 17. Après trois journées d’un jeu exceptionnel, la Française de 25 ans s’est effondrée et l’on sent bien que le principal travail qu’elle a faire se situe au niveau mental.

Reléguée à –2, pour une journée en 80, elle termine 27e derrière une Céline Boutier qui, enfin, réagi en signant un dernier tour en 69. Et si la numéro Française, qui réside au Texas, veut revenir au niveau des meilleures, elle doit prendre exemple sur ce que Nelly Korda a accomplie cette semaine.

Perrine Delacour a eu du mal, comme la majorité des joueuses, à limiter la casse, en jouant 75, alors que Nastasia Nadaud, qui a eu un départ très tôt, s’en sort avec un dernier tour dans le Par. Elles terminent respectivement 45e et 55e.

La leçon de golf d’O’Keefe

Contrairement à ce que l’on espérait, l’Américaine Farah O’Keefe n’a pu clôturer ce tournoi dans le Top 10. A l’inverse de l’hygiène mentale que Nelly Korda s’est appliquée, l’amateur a pris trop de risques ce qui lui coûte une série de bogey, et une balle dans l’eau sur l’attaque de green du 16. Jouait du mauvais côté, ce coup à fait rebondir sa balle à gauche du green, l’envoyant, avec force, dans l’eau.

Blessée mentalement, elle signait un troisième bogey de suite, au 17, et le septième de sa journée, provoquant sa relégation à la 38e place, ex æquo avec l’amateur Sud-coréenne, Yunseo Yang, qui signe une carte de 76, le dimanche.

Toutes les deux ont certainement beaucoup appris en participant à ce tournoi, et nul doute qu’elles se serviront de cette expérience, pour progresser dans les semaines qui viennent.

Avec Asterisk Talley, Andrea Revuelta et Paula Martin Sampedro, elles ont reçu un point de classement du programme LPGA Elite Amateur Pathway, qui permet aux meilleures d’obtenir un accès direct à l’Epson Tour et au LPGA Tour, sans passer par la Q-school.

Prochain rendez-vous du LPGA Tour, cette semaine pour la seconde édition du tournoi organisé au Mexique.

Le classement final => ICI

Chevron Championship : Korda s’effrite, Tavatanakit et Roussin-Bouchard solides !

Dans ce troisième tour, l’Américaine Nelly Korda s’est montrée fébrile au putting, ayant comme conséquence de lui avoir fait perdre une confortable avance sur ses poursuivantes directes.

Ce moving day a mis en évidence la solidité de certaines joueuses, autant que la fragilité du leader. Et avec des prévisions orageuses, mais un peu de moins de vent, il faut s’attendre à un changement des repères et un bouleversement du classement.

L’Américaine Nelly Korda compta jusqu’à sept coups d’avance avant qu’elle n’aborde ce fameux retour qu’elle a, elle-même, jugé difficile. Et l’on ne pas dire que le parcours soit réellement responsable de son manque de lucidité au putting, quand elle a cherché à viser les bords droits des trous pour tenter de signer un birdie ou de sauver un Par.

Jusqu’au trou n°6, Nelly Korda a jouait en continuant de dominer ses adversaires directes qui, elles aussi, sont particulièrement solides, ce qui leur a permis de ne pas se faire distancer. Ou plutôt, ce qui a empêché l’ancienne numéro un mondial de ne pas s’échapper en tête.

Le jeu que Pauline Roussin-Bouchard et Patty Tavatanakit ont déployé, fut d’une grande qualité, quoique la Thaïlandaise fut fébrile, à plusieurs reprises, sur ses mises en jeu. A l’inverse, la Française a fait du Lexi Thompson tout au long de la journée, sur les approches de mat, allant même jusqu’à en planter deux, lui offrant des putt pour birdie assez facilement.

Aussi, Korda se devait-elle de ne pas craquer. Et en sortant du Par 4 du 6, elle cochait sur sa carte son quatrième birdie, qui la propulsait à –16. Mais sur le Par 5 du 8, elle concédait son premier bogey, avant de rencontrer quelques difficultés à se créer des opportunités de birdie. Un bogey concédé à cause d’une virgule. Une stupide virgule sur un putt à environ 1,50 mètre, parce que trop attaqué par la droite. Et il y a, par moment, chez les joueuses professionnelles, une curieuse habitude de vouloir faire entrer la balle par le côté du trou, au lieu de viser le centre.

Ce défaut de visé allait coûter cher à l’américaine, bien que l’on ne peut pas lui reprocher d’avoir eu des putt en dévers, occasionnant une lecture de green plus difficile.

Au 12, Nelly Korda eu un putt d’environ 6 mètres qui laissa balle au bord du trou. Au trou suivant, avec encore un putt assez court, sa balle passa nettement à côté…pour sauver le Par. Ce second bogey la ramenait à –16, et à 5 coups de la Thaïlandaise Tavatanakit, mais aussi de la Française Roussin-Bouchard, qui jouait –4 journée, après 16 trous. De même que la Chinoise Ruoning Yin venait de rejoindre ce groupe de la seconde place, en jouant –5 journée, après 17 trous, et que Ina Yoon était, elle aussi, bien lancée à –9, pour ne rien lâcher dans cette journée.

Menacée par quatre joueuses qui ne se laissaient pas impressionner par le parcours, Korda semblait bien moins à l’aise que les deux premiers jours. Et il fallait s’attendre à ce que les organisateurs augmentent la difficulté, avec les positions de drapeaux. Car, pour le reste, ce tracé resté tolérant, et une balle dans le rough n’est jamais très compliquée à jouer.

Thompson parmi les joueuses en 66 !

Il y avait longtemps que l’on avait pas vu la Floridienne se hisser aussi haut dans un classement, et notamment d’un tournoi Majeur. Jouissant, désormais, d’une vie privée plus équilibrée, et même plus épanouie, Lexi Thompson qui avait annoncé, à la fin de la saison 2024, ne plus jouer à temps plein sur le Tour, nous a gratifié d’une carte de 66, lui permettant de se hisser à la 10e place, à –6. Une position qu’elle partage avec Jin Hee Im, qui a seulement joué –3 pour la journée.

Thompson livre une journée vierge de bogey, et fait partie de ses quatre joueuses, avec Akie Iwai, Gaby Lopez et Ruoning Yin qui ont vu le parcours autrement, et qui ont parfaitement démontré qu’il y a de la place pour les birdie si l’on sait comment appréhender ce tracé. « Dans l’ensemble j’ai simplement été patiente », déclara Thompson. « J’ai continué de taper un mieux les balles au départ, et globalement je ne peux pas me plaindre de mon score. Je me suis bien investie dans la plupart de mes coups, et j’ai réussi quelques bons putt en fin de parcours, ce qui a vraiment contribué à mon score », précisait-elle, en signant, effectivement, deux birdie à la suite au 16 et au 17.

« Certaines positions de drapeaux étaient vraiment difficiles. Mais c’est un tournoi majeur, donc c’est normal. Je dirais qu’il y avait un peu moins de vent aujourd’hui, mais toujours autant de rafales, donc c’est peut-être pour cette raison que certains scores sont plus bas », expliquait-elle. Etant donné que nous n’avons pas les déclarations de celles qui ont rendu des cartes au-dessus du Par, il est difficile de démontrer que son raisonnement est juste. Mais il est vrai que certaines joueuses savent mieux négocier le vent, comme celles qui vivent en Floride depuis longtemps. Ou au Texas.

O’Keefe indéracinable !

Et une Texane il y en a une dans ce Top 10. Il s’agit de l’amateur Farah O’Keefe, qui s’accroche et résiste au vent et à la progression de ces joueuses qui sont parmi les meilleures du monde. Planté solidement sur les fairway du Mémorial Park Golf Club, de Houston, O’Keefe semble indéracinable du haut du classement, où elle a perdu du terrain, tout en restant dans le Top 10. la voici 6e à –7, après une journée dans le Par, dont on a vu, sur son visage, qu’elle aurait aimé un meilleur résultat de son jeu : « j’ai passé un super moment aujourd’hui, même si c’était un peu plus difficile. J’ai l’impression d’avoir raté quelques putt courts. Dont trois à moins de deux mètres », confiait-elle. Et cette frustration s’est clairement lue sur son visage, notamment en fin de journée. Surtout au 18 où elle concède un bogey, après avoir su tenir ce retour sans partir à la faute et en y signant deux birdie.

Quoi qu’il en soit, Farah O’Keefe, qui occupe la 4e place du classement mondial amateur, jusqu’à ce soir, réalise une semaine exceptionnelle et chacun a l’opportunité de voir ces amateurs qui sont déjà très affûtées pour succéder aux stars d’aujourd’hui. Et toujours pas de Françaises à l’horizon dans ce registre.

Tavatanakit l’outsider !

S’il y a une joueuse qui peut faire trébucher Nelly Korda, dans la course à la victoire, c’est certainement la Thaïlandaise de 26 ans, Patty Tavatanakit. Déjà aguerrie dans cet exercice, en ayant remporté l’ANA Inspiration à Rancho Mirage, en 2021, ce qui fait d’elle l’avant dernière joueuse ayant sauté dans le Poppie’s Pond, Tavatanakit, malgré quelques coups lâchés, a démontré un mental particulièrement solide, pour transformer un mauvais coup en opportunité de birdie. Comme sur le Par 3 du 11 où elle envoya sa balle dans le bunker, avant de réaliser un bon putt pour sauver le Par. Ou au 16, avec cette mise en jeu lâchée totalement à gauche, dans le rough, loin du fairway, et qui ne l’empêcha pas de signer un birdie à l’arrivée.

Sans vouloir porter atteinte au niveau de je de la Française Pauline Roussin-Bouchard, Tavatanakit a impressionné par sa combativité et cette capacité à transformer le plomb en or. Ce dernier birdie, au 16, lui apporte, d’ailleurs, ce coup nécessaire pour se retrouver seule seconde, à –11, et à quatre coups de l’Américaine qui n’a pas réussi à faire mieux que –2 pour la journée, sans exploiter le dernier Par 5 du retour. « Il faut faire ce que l’on a faire. C’est un tournoi majeur, et on sait que ça va être difficile. On sait que l’on ne sera pas toujours au meilleur de sa forme mais il faut rester concentrer sur ce qui vous attend », confiait Patty T, après sa journée. « Il a fait très chaud aujourd’hui.J’ai trouvé l’atmosphère très lourde. Il y avait un peu de vent et, aujourd’hui, l’humidité était plus forte que d’habitude. Ce qui me convient puisque j’ai grandi en Thaïlande », expliquait-elle qui va évoluer dans le dernier groupe, avec une Nelly Korda qui aime ces journées où elle doit gérer la pression. Et depuis le début de la saison elle a été confrontée, trois fois, à cette situation, sans parvenir à triompher. Sera-t-elle dominée pour la quatrième fois de suite, en ayant l’opportunité, cette fois, d’être en tête ? « C’est pour cette raison que nous jouons en Majeur. Pour être en lice pour la victoire, le dimanche », déclara Nelly Korda, après sa journée. « Je vais me concentrer sur moi-même, travailler ma méthode et m’y plonger complètement dedans. Et m’assurer d’avoir une vision linéaire sans me laisser distraire par le bruit ambiant », ajoutait l’Américaine, qui semble fermement décidée à remporter un troisième tournoi Majeur, et le second Chevron Championship.

Mais si la pluie venait à faire son apparition, alors tout pourrait être remis à plat. Et dans ce cas, une joueuse comme Ina Yoon, à –8, où Gaby Lopez à –7, voire même la Texane O’Keefe pourrait sortir du bois et tenter un coup que l’on imagine pas, pour le moment. Et si c’était la Française Pauline Roussin-Bouchard, qui venait succéder, 23 ans plus, à Patricia Meunier-Lebouc, dernière golfeuse tricolore à s’être imposée dans ce premier Majeur de la saison.

Ainsi, comme en sport automobile, l’arrivée de la pluie au-dessus du parcours est susceptible de rebattre les cartes et, surtout, de proposer un plus grand suspense que celui qui se animera cette journée, si la journée est épargnée par la météo.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé du moving day en vidéo

Les positions de drapeaux du dernier tour

Chevron Championship : Korda survole le champ !

L’ancienne numéro un mondial vient de prendre les commandes en signant une seconde performance sur ce parcours, où la plupart des joueuses ont du mal à jouer sous le Par.

Après cette seconde journée il ne fait aucun doute que l’ancienne numéro un mondial a bien l’intention de renouer avec la victoire, dans ce tournoi Majeur, de même que quelques amateurs ont envie de faire honneur à l’invitation dont elles bénéficient. Quant aux Françaises, au moins une semble capable de jouer pour un Top 10.

Le Cut a donc figé le champ des 65 joueuses, et ex æquo, faisant passer à la trappe quelques figures du circuit. Et c’est là la première surprise, après ses deux journées. Jin Young Ko (+3), Jeeno Thitikul (+3), Rose Zhang (+3), Lydia Ko (+3), Madelene Sagstrom (+4), Nasa Hataoka (+4), Sei Young Kim (+4), Ariya Jutanugarn (+4), Yuna Nishimura (+4), Anna Nordqvist (+7), Chisato Iwai (+7) et quelques autres ont été incapables de s’adapter à ce parcours qui semble, pourtant, très ouvert et propice aux birdie. Tout dépend, bien entendu, de quel côté on regarde la situation. Car, pour Nelly Korda, il ne fait aucun doute qu’il y a la place pour aller chercher des birdie.

L’Américaine de 27 ans, après une petite saison 2025, semble avoir retrouvé ce jeu qui a fait d’elle une numéro un mondial, et une joueuse sept fois vainqueur dans la même saison ! Dont le Chevron Championship.

Partie du Tee n°1, à 08h39, en compagnie de Mao Saigo et de Lilia Vu, Korda a tout de suite annoncé la couleur en signant un premier birdie sur le green du 1. En règle générale, il est de coutume de dire que « birdie au 1, parcours chagrin », chez les amateurs du dimanche, mais ici, le chagrin est plutôt pour celles qui espéraient coller au rythme de l’Américaine. Car avec un aller en 34, dont un bogey, et un retour en 31, comportant deux fois deux birdie à la suite, suivre le rythme de Nelly Korda relève du défi.

Désormais leader avec le score de –14, on a l’impression de voir un de ces Grand Prix de Formule 1 où Verstappen faisait la course en tête avec une dizaine de secondes d’avance.

En signant une seconde carte de 65, l’Américaine native de Floride envoie un message très clair au reste du champ et à ses poursuivantes qui pourrait se traduire ainsi :  i’m back  ! « Evidemment je suis très heureuse de cette journée. Vous savez, débuter doucement avec un score de –2 à l’aller, ce fut agréable de faire des birdie avant d’entamer le retour », confia Korda. « Le retour est sans aucun doute plus difficile que l’aller. Donc je jouais vraiment bien et j’ai profité de mes très bons coups », confia Korda après cette nouvelle carte de 65.

Reléguée 6 coups derrière, la Thaïlandaise Patty Tavatanakit s’accroche et a continué de jouer sous le Par, sans autant faire preuve de la même facilité que l’Américaine. Sa journée en –3 est constituée de trois birdie, dont deux sur son aller, qui est ce fameux retour plus compliqué à jouer. « J’ai le sentiment que ces deux derniers jours ont été éprouvants. Mais en même temps, je rate mes putt dans des positions corrects. Donc les coups d’approche ne sont … ils restent difficiles. J’ai eu de la chance en rentrant un long putt sur le Par 3 du 15, aujourd’hui », confia l’ancienne vainqueur de ce tournoi. « J’ai l’impression qu’un tournoi Majeur fait partie de ces semaines où il faut vraiment trouver ses marques, parce que c’est difficile et que l’on essaie toujours de s’adapter. Soit au vent, soit au parcours. Celui-ci est très long, donc dans l’ensemble je suis contente de ma situation », ajoutait Tavatanakit.

Un groupe de trois joueuses suit, avec le score de –7, où se trouve la première amateur. Classée 4e mondial, l’Américaine de 20 ans surprend en se retrouvant aussi haut dans le leaderboard, avec autant de professionnelles et de joueuses stars du circuit. Après une carte de 68 elle signe une journée en 69, motivée par le fait qu’elle joue quasiment à domicile. L’étudiante de l’université du Texas est supportée par ses coachs et sur le parcours, cela donne une journée vierge de bogey, avec neuf Par à l’aller, et trois birdie du 10 au 18. Et là encore, c’est sur cette partie plus difficile décrite par Nelly Korda, que Farah O’Keefe fut plus performante : « j’aimerais bien savoir combien de fois j’ai réussi à me relever de situations compliquées, aujourd’hui », déclara l’Américaine. « J’avais l’impression de me battre toute la journée. C’était même assez drôle. J’arrivais entre le 17 et le 148 quand Mark m’a dit : « putt pour birdie ! Fais-nous un putt pour birdie ». Et je l’ai fait. C’était du bonus », déclarait-elle, en évoquant les conseils de son caddie. « Je pense que mon jeu sur le fairway était plutôt moyen. Mais mon petit jeu, mon putting étaient excellent. Et, en quelque sorte, cela m’a sauvé ! » ajoutait O’Keefe dont on a hâte de voir jusqu’où elle va aller dans ce tournoi.

Roussin-Bouchard tient bon !

Comme souvent, beaucoup de supporters Français pensaient voir Céline Boutier jouer en haut du classement, et c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui se révèle être la meilleure Française depuis deux jours.

Après un premier tour en 68 elle signe une journée plus timide, en –1, mais ce coup de plus lui permet de pointer à –5 total, et d’assurer sa place dans ce Top 10, où Megan Khang et Jasmine Suwannapura ont fait irruption.

A l’inverse, cette journée s’est moins bien déroulée pour Nastasia Nadaud, et Céline Boutier, qui ont joué en positif. Une carte de 75 pour la Française de 21 ans, et une de 74 pour la numéro un tricolore. Nadaud pointe désormais dans le Par total, tandis que Boutier est à +1 à la 49e place, avec Perrine Delacour qui a limité la casse en signant un second tour dans le Par total.

Les trous 10 à 18 ont été ravageurs pour Céline Boutier puisqu’elle y a perdu cinq coups à cause de trois bogey et d’un double sur le Par 4 du 17. Rien ne va plus pour celle qui a dépassé toutes les espérances sur le LPGA Tour, et qui, contrairement à Nelly Korda, n’arrive pas à se relancer sur ce circuit où elle reste la meilleure Française, touts générations confondues.

Cependant, il y a quatre drapeaux tricolores dans ce leaderboard qui vont continuer de flotter, jusqu’à dimanche. Le tout est de savoir à quelles places.

La performance de Yuka Saso !

Classée sous la ligne du Cut provisoire, hier soir, à +2, la Japonaise Yuka Saso a effectué une remontée spectaculaire de 64 places, en jouant –5, tout en bénéficiant de la moins bonne journée de joueuses qui étaient mieux classées qu’elle, jeudi. Elle se retrouve avec sa compatriote Rio Takeda, en 16e position, qui, elle aussi, fait une bonne opération en progressant de 43 places. Takeda qui a joué –4 et qui fait partie de ces joueuses qui parviennent à signer des birdie sur ce parcours qui pose, toute de même, pas mal de problème à la majeure partie du champ. « Dans l’ensemble, j’ai très bien tapé la balle et j’ai été très consistante. Et mon putting fut également bon », expliqua Saso. « Je n’avais pas bien joué depuis plusieurs semaines, donc c’est bien d’avoir ça dans le sac. Je suis vraiment très excité d’aborder ce week-end », complétait la Japonaise qui se fit connaître en remportant l’US Women’s Open en 2021, pour sa première victoire. Et qui récidiva en 2024, dans ce même Majeur.

Ce week-end, outre Nelly Korda, il faudra suivre les amateurs qui ont franchi le Cut, en plus de Farah O’Keefe. Soit Yunseo Yang, 11e à –4, Asterisk Talley, 16e à –3, les Espagnoles Andrea Revuelta et Paula Martin Sampedro, 62e à +2. Mais aussi Mega Khang et Maja Stark qui sont virtuellement 5e à –5 avec Roussin-Bouchard qui pourrait créer la surprise en allant chercher une bien meilleure place. Et Patty Tavatanakit et Ina Yoon, les deux joueuses les plus proches du leader.

Enfin, c’est du côté du ciel qu’il faudra porter son regard, dimanche, voire samedi soir, car des orages sont annoncées. D’où la nécessité de bien négocier ce moving day, si, toutefois, le dernier tour devait être annulé.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé du jour en vidéo

Par JH Curaudeau

IOA Championship : l’essentiel à savoir

Ce tournoi existe depuis 2013 et ne doit pas être confondu avec celui qui se déroule en Floride et qui se nomme IOA Golf Classic. Cependant, l’IOA Championship fut organisé en Floride, lors des trois premières éditions. C’est donc bien en Californie que les joueuses ont rendez-vous, cette semaine, pour la 12ème année. Les trois premières éditions ont reçu l’appellation Volvik Championship, en raison du sponsor du moment. IOA Championship est donc la seconde appellation depuis 2013. Un seul playoff a été joué, c’était en 2018, qui a vu la victoire de l’Anglaise Stéphanie Meadow, désormais alignée sur le LPGA Tour.

En 2020, l’épreuve fut reportée au mois d’août, en raison de la crise sanitaire.

Le champ de joueuses

Comme d’habitude ce sont 132 joueuses qui sont au départ de cette 4e épreuve de la saison de l’Epson Tour. Les joueuses à suivre sont Sung Hyun Park, JeongEun Lee6, Madison Young, Mirabel Ting, Savannah Grewal, Kathleen Scavo, Dottie Ardina, Maria Fassi, Riley Rennell, Daniella Iacobelli, Sarah White mais aussi Fiona Xu, Xiaowen Yin, Samantha Wagner, Lauren Clark, Carlat Bernat Escuder et Gianna Clemente.

Deux Françaises sont dans le champ. Il s’agit de Emma Broze, qui insiste malgré des résultats médiocres, et Adela Cernousek qui effectue une année de rédemption sur ce circuit, après une première année totalement manquée sur le LPGA Tour.

La tenante du titre, Briana Chacon est absente étant désormais engagée sur le LPGA Tour, bien qu’elle ne joue pas, cette semaine, au Texas.

L’épreuve se déroule sur trois tours, avec un Cut après deux tours qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.

La liste des vainqueurs

  • 2025 : Briana Chacon (-12)
  • 2024 : Juliana Hung (-21)
  • 2023 : Wang Miranda (-12)
  • 2022 : Linnea Strom (-11)
  • 2021 : Sophie Hausmann (-10)
  • 2020 : Fatima Fernandez Cano (-12)
  • 2019 : Jillian Hollis (-4)
  • 2018 : Stéphanie Meadow (-4)
  • 2017 : Daniela Darquea (-12)
  • 2016 : Erynne Lee (-11)
  • 2015 : Katie Kempter (-5)
  • 2014 : Kim Kaufman (-7)
  • 2013 : Hannah Yun (-14)

Les vainqueurs dans le champ

  • Juliana Hung (2024)
  • Sophie Hausmann (2021)
  • Jillian Hollis (2019)
  • Kim Kaufman (2014)

Les rookie dans le champ

  • Carlat Bernat Escuder
  • Gianna Clemente
  • Jordan Fischer
  • Kaleiya Romero
  • Kendall Todd
  • Lauren Clark
  • Lauren Gomez
  • Lauren Olivares
  • Mirabel Ting
  • Brooke Biermann
  • Faith Choi
  • Riana Mission
  • Sophia Burnett
  • Christin Eisenbeiss
  • Lauryn Nguyen
  • Rylee Suttor
  • Paula Miranda Hernandez

Le parcours

Le Morongo Golf Club se situe dans la Ville de Beaumont, en Californie, au sud-est de Los Angeles, à quelques kilomètres au sud de San Bernardino. Deux tracés existent dans ce golf qui a été reconnu comme l’un des meilleurs golfs du sud californien. Il s’agit du Champions et du Legends. C’est sur le Champions course que l’épreuve est organisée, un Par 72 de 6493 yards, soit 5937 mètres. Ce tracé est très concentré, contrairement au Legends, et comporte une petite pièce d’eau au niveau du fairway et du green du 18.

Les records du tournoi

Le meilleur score établi sur ce parcours reste une carte de 64. L’an dernier, la Philippine Dottie Ardina avait joué 65 lors de la dernière journée.

  •  64 : Céline Borge en 2022
  • 64 : Anna Redding en 2020
  • 64 : Madelene Sagstrom en 2016

Dotation et sponsor

En 10 ans, la dotation a doublé, passant de 100 000 dollars à 200 000 dollars, en 2022. Quant à la prime au vainqueur, elle a également doublé dès 2022. En 2025, ce tournoi voyait sa dotation progresser et passer à 225 000 dollars pour une prime au vainqueur qui évolue à 33 750 dollars. Cette année, la dotation régresse en tombe à 200 000 dollars pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne possède pas de couverture médiatique.

Chevron Championship : Korda en tête, les Françaises dans le coup !

Sur un parcours qui réserve peu de surprises, avec des green qui tiennent la ligne de manière exceptionnelle, les scores ont décollé et ce sont deux anciennes vainqueurs de ce tournoi qui sont aux premières places. Dont l’ancienne numéro un mondial, suivie de près par une des quatre Françaises !

La LPGA aurait-elle tiré les leçons d’un US Women’s Open 2025 dont le parcours fut une horreur à jouer ? Difficile de le savoir, mais toujours est-il que le tracé du Mémorial Park laisse les joueuses s’exprimer, et personne ne viendra s’en plaindre. Au point que les putt pour birdie surgissent même de loin. Voire de très loin.

Et c’est probablement la Française Pauline Roussin-Bouchard qui a remporté la palme, dans ce domaine, avec une ficelle d’au moins 20 mètres qui lui a offert un dernier birdie, sur le Par 4 du 17, pour s’inviter, à –4, dans le Top 5. « Mon petit jeu est vraiment très bon. Spécialement mon putting. J’ai vraiment pu compter dessus », confiait la Française, en interview. « J’ai eu quelques coups un peu compliqués, surtout au départ, qui étaient risquées. Ce qui m’a mis dans des situations délicates. Et même difficiles. Mais dans l’ensemble ce fut une excellente journée », ajoutait-elle. A propos du parcours et de sa manière de le jouer elle répondit : « je pense qu’il faut absolument un excellent jeu, surtout pour les approches de green. Le départ est assez tolérant, mais il faut aussi compter sur son petit jeu. Il faut parfois jouer ses putt depuis le bas du green et, évidemment, c’est une semaine de Majeur », confia Paulin Roussin-Bouchard. « Donc l’ensemble de votre jeu doit être au point, sans qu’il soit parfait. C’est donc sur ça que j’ai essayé de m’appuyer aujourd’hui. Il faut juste rester dans le coup et essayer de mettre la balle dans le trou », précisait-elle.

Et effectivement, nous avons pu voir que les scores ont vite décollé et que ce parcours n’étant pas très sélectif, il offre sa chance à toutes les joueuses, même celles qui ne sont pas encore confirmées au plus haut niveau mondial, comme les amateurs.

Ces amateurs bien lancées !

Elles sont huit au départ de ce premier Majeur de la saison, dont les quatre premières du classement mondial amateur. Et c’est l’Américaine Farah O’Keefe, classée 4e mondial, invitée par le sponsor, qui vient de réaliser le meilleur résultat en signant une carte de –4, qui a malheureusement été entachée d’un bogey, sur le Par 3 du 9, en toute fin de partie. Sans quoi, O’Keefe, que beaucoup découvrent puisque les épreuves amateurs ne bénéficient pas d’une couverture TV, serait à égalité avec Patty Tavatanakit et la Sud-coréenne Somi Lee, à –5, en embuscade derrière le leader, qui n’est autre que Nelly Korda.

Ce très bon résultat, de la pensionnaire de l’université du Texas, vient nous indiquer que cette année, ce Chevron Championship devrait donner plus largement sa chance à toutes les joueuses, qu’auparavant. Et que, probablement, une joueuse amateur pourrait figurer dans le Top 10.

Car la Sud-coréenne Yunseo Yang, actuellement 32e du WAGR, est dans le Top 10, à –3, à la 8e place, avec des joueuses comme Ryan O’Toole, Nanna K.Madsen ou Ina Yoon et Jin Hee Im.

Plus bas, la vedette de ce début de saison, l’Américaine Asterisk Talley, occupe la 18e place à –2 devant la numéro un mondial Kiara Romero, à –1. Regardées comme les futures stars du circuit mondial, ces joueuses confirment leur talent et elles focalisent l’attention, lors de la seconde journée, autant que les stars du circuit professionnel. Et pour le spectacle, c’est une très bonne chose. « Je suis vraiment très heureuse de pouvoir jouer dans mon Etat natal », confia O ‘Keefe. « Ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion d’aller jouer un Majeur. Je me sens plutôt à l’aise. J’ai vu mes entraîneurs ce matin, au practice et ça m’a vraiment fait du bien moralement. Ils sont comme un pilier et ça compte vraiment beaucoup pour moi », expliqua, émue, l’Américaine.

« C’est une bonne expérience que de jouer sur un tournoi du LPGA Tour avec les meilleures joueuses du monde », déclara Yunseo Yang. « J’ai beaucoup appris de cette première journée », précisait-elle. Et à propos de sa journée elle expliqua : « il y a eu beaucoup de vent, donc je n’ai pas été capable de bien faire atterrir mes balle sur les green. Mais j’ai réussi à sauver tout ça au putting. Et je crois que c’est ce qui m’a aidé à obtenir un bon score », ajoutait-elle, confirmant que la semaine se jouera bien au niveau de ces green dont on attend de voir s’ils rouleront aussi bien que lors de cette première journée. « Mon objectif est de franchir le Cut. Et je pense que je suis capable de le faire puisque j’ai réussi un bon score aujourd’hui », ajoutait la Sud-coréenne de 18 ans !

Nadaud confirme, Delacour en délicatesse !

Le regard des Français est obligatoirement posé sur les joueuses tricolores, et ce premier résultat très encourageant de Pauline Roussin-Bouchard fait espérer que les quatre Françaises engagées vont pouvoir franchir le Cut. Pourtant, rien n’est moins sûr pour Perrine Delacour qui, contrairement aux amateurs O’Keefe, Yang, Talley et Romero, a eu du mal à négocier cette journée. Toujours plongée dans un état d’esprit qu’elle cherche à maintenir positif, Perrine Delacour va aborder ce second tour, en se retrouvant à la limite du Cut virtuel, dont on suppose qu’il devrait se situer à –1 ou –2, si les cartes de scores continuaient de se signer sous le Par, pour un bon tiers des joueuses.

Ce qui a plombé la journée de Delacour c’est ce double bogey sur le Par 4 du 13, après qu’elle ait réalisé un aller en –3. Mais l’on voit qu’elle a eu du mal, par la suite, à bien jouer les quatre derniers trous, puisqu’elle a concédé trois bogey contre un Par.

C’est par ce retour qu’elle va débuter ce vendredi, à 07h27, et peut-être qu’avec moins de vent, et l’expérience de la veille, elle saura éviter les pièges rencontrés ce jeudi.

Plus haut à –1, l’autre trentenaire qu’est Céline Boutier, a toujours du mal, tournoi après tournoi, à démontrer qu’elle peut revenir à ce niveau de golf qui avait fait d’elle une prétendante à la seconde place du classement mondial, il y a trois ans.

Contrairement à Nelly Korda, elle ne parvient pas à revenir jouer les premiers rôles sur ce LPGA Tour où elle a tant connu le succès et les honneurs.

Et c’est donc Nastasia Nadaud, âgé de 21 ans, qui semble bien partie pour se construire une place au soleil, sur ce LPGA Tour, en faisant preuve d’une bonne capacité d’adaptation, et d’une intelligence de jeu qui la place, pour le moment, du bon côté du Top 100 de la Race to CME, pour sa première saison.

Certes, les trois birdie qu’elle a trouvés sont concentrés sur les trous 14, 15 et 16, mais elle a su, ensuite, ne pas concéder de bogey, ce qui est déjà une performance.

Classée 8e, au même titre que Yunseo Yang, O’Toole, K.Madsen ou encore Linnea Strom, la Française nous met vraiment en confiance pour la suite de ce tournoi. Et ça nous plaît ! « Ce fut une journée très agréable. Jouer sans bogey sur un parcours de Majeur c’est vraiment plaisant », déclarait Nadaud après sa partie. « J’ai très bien taper la balle. J’ai pris beaucoup de fairway et beaucoup de green et j’ai réussi quelques bons coups d’approche et quelques bons putt. Mon putting a assez bien fonctionné aujourd’hui », ajoutait la Française à qui l’on souhaite une très bonne semaine, dans ce premier Majeur de la saison.

Korda en forme, Tavatanakit en réussite !

C’est donc l’Américaine et ancienne numéro un mondial, Nelly Korda, qui s’est installée en tête, avec le score de –7, plaçant la barre assez haut tout en se donnant un peu d’air sur ses poursuivantes. Partie du Tee n°10, à 13h39, en compagnie de Mao Saigo et de Lilia Vu, Korda a très vite pris la mesure de ce parcours, en étant toujours bien épaulée par son fidèle caddie, époux de l’Allemande Caroline Masson, retirée du circuit.

Dès le trou n°12, Nelly Korda trouvait le chemin du birdie et c’est avec un score de –2 qu’elle filait au départ du trou n°1, pour enchaîner trois birdie à la suite, et se retrouver rapidement dans le haut du leaderboard. Deux derniers birdie à la suite lui offrait la première place provisoire, et l’on a senti l’Américaine sur un rythme de croisière, capable de jouer bien plus bas : « je me sens bien. J’ai bien travaillé avant ce tournoi, et lundi également. Mardi je suis allée m’entraîner au putting green sous la pluie, avant le Pro-Am, et mercredi également. Et finalement, j’ai constatée que nous nous sommes toutes bien préparées avant cette journée, dont je suis satisfaite d’avoir réussi à signer un bon parcours », confia l’Américaine. « Tout m’a impressionné dans cette journée. J’ai rentré de bons putt pour le Par, et j’en ai même rentré un très long, sur mon premier trou, ce qui aurait pu me faire débuter ma journée par un bogey, au lieu de ce Par. Ce fut un putt vraiment solide », précisait Korda, avant d’ajouter : « même sur le second trou où j’ai sauvé un putt à environ 1,50 mètre, et un autre sur environ 2 mètres. Donc j’ai fait de bons coups d’approche et de bons putt avec de bons sauvetage pour le Par. J’ai peut-être un peu trop été à gauche ou à droite avec mon driver, sur quelques départs. Mais je n’en ai pas raté un seul. Sur un parcours comme celui-ci le rough n’est pas trop haut. Alors on peut s’en tirer correctement », précisait un peu plus Nelly Korda qui ne semble pas être effrayée par quoi que ce soit, sur ce parcours.

Derrière elle, à –5, se trouve la Thaïlandaise qui est entrée dans le cercle des vainqueurs, sur ce LPGA Tour, en remportant ce tournoi lorsqu’il se jouait encore sur le mythique parcours de Mission Hill. Ayant manifestement retrouvé du très bon jeu, elle sort du dernier tournoi avec une 5e place qui la met en confiance. Ce jeudi, elle a rendu une carte vierge de bogey, comportant trois birdie à l’aller et deux au retour. « je ne suis pas certaine que ce fut si difficile que de jouer sans commettre de bogey », confia Tavatanakit. « Je me suis contentée d’être dans le moment présent et d’apprécier chaque moment et à me concentrer sur ce qui se trouvait devant moi. J’aurais aimé mieux jouer mon driver. Mais ce parcours est ouvert et heureusement, j’ai réussi à me sortir de situations difficiles en sauvant quelques bons Par », expliquait la joueuse de 26 ans, qui fut rookie en 2020.

La suite de ce tournoi majeur va permettre de voir si celles qui ont bien joué jusque là, vous pouvoir continuer sur ce rythme, et si celles qui ont connu des difficultés, vont pouvoir améliorer leur jeu et leur score.

Comme notamment Atthaya Thitikul, classée 80e à +2 avec Ayaka Furue, In Gee Chun et Yuka Saso, mais aussi Grace Kim à +3, et qui sont toutes des vainqueurs de Majeurs.

Le classement provisoire => ICI

Par : Jean-Hugues Curaudeau