Women’s British Open : Kuwaki arrache la victoire en playoff !

L’Espagnole et amateur est récompensée, pour la seconde année consécutive, de la Smyth salver, tandis que Shiho Kuwaki succède à sa compatriote Yamashita au palmarès de ce tournoi majeur.

Toujours accompagnées par le vent, les joueuses encore en lice, après le Cut, ont encore bataillé contre ce parcours où la stratégie fut essentielle. Et si l’on a pu voir de nombreuses erreurs de trajectoire et de profondeur, ce sont finalement celles qui ont réussi à mieux s’extraire des difficultés dans lesquelles elles s’étaient mises, qui ont assuré le spectacle. Quant à la victoire, elle s’est jouée sur le fil, dans le cadre d’un scénario rocambolesque.

Cette dernière journée a mis un peu plus en évidence la nécessité de faire preuve de stratégie et d’avoir préalablement bien repéré chaque zone de ce parcours qui recèle 174 bunker, assez profonds. Beaucoup d’erreurs ont été commises durant cette ultime journée, et il n’est pas anormale que la victoire ne se soit pas jouée avec un score plus élevé.

Alors qu’elle avait fait preuve d’une belle maîtrise, depuis vendredi, en sortant en tête samedi soir, avec une avance de trois coups, l’Américaine Yealimi Noh restait sous pression face à un parcours dont elle savait qu’il ne pardonnerait aucun écart, nécessitant de ne pas relâcher son attention.

Après un birdie sur le Par 4 du trou n°2, et un Par au trou suivant, son jeu commença à se désunir. C’est à cause d’une mise en jeu dans le bunker de fairway qu’elle ne parvenait pas à prendre le green du trou n°4, en régulation. Contrainte à un recentrage depuis le sable, l’Américaine eut un coup de 126 mètres, jusqu’au mat. Bien que son coup de fer plaça la balle sur le green, celle-ci roula, roula, roula et termina hors du green. L’Allemande Esther Henseleit partageait sa partie avec l’Américaine et manqua également le green. Et toutes les deux eurent un premier long putt à négocier. L’Allemande signait un Par, et l’Américaine un bogey, qui n’allait pas être le dernier.

Après 8 trous, Yealimi Noh avait presque dilapidé son capital, mais elle restait en tête avec le score de –5, devant la Japonaise Shiho Kuwaki, dont le jeu puissant manquait un peu de finesse, voire de subtilité. Elle aussi se retrouvait dans des situations compliquées et aurait pu éviter soit le bogey du Par 4 du trou n°4, soit rentrer quelques birdie de plus. Et ce fut la même chose pour des joueuses comme Lottie Woad, Hae Ran Ryu, Lucy Li, et surtout Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui fut à côté de son sujet toute la journée.

Celle qui avait signé le record du parcours, au premier tour, était confrontée à d’importants problèmes de profondeur. Soit elle jouait trop loin sous le mat, soit elle se retrouvait trop loin après le mat. Durant presque 18 trous, la Thaïlandaise de 23 ans chercha plus à sauver des Par qu’à rentrer des birdie. Même si elle tenta de le faire à plus de 10 mètres du mat, non sans une certaine adresse.

La Sud-coréenne Hae Ran Ryu, qui jouait avec Shiho Kuwaki, s’effondra également très vite. Malgré un birdie sur le Par 3 du trou n°1, elle concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°3, puis un double sur le Par 3 du trou n°5. Et, sur ce parcours où chaque coup perdu est long à reprendre, Har Ran Ryu apparut vite comme hors course pour la victoire.

Dans la même veine, l’Américaine Lucy Li débutait plus fort encore avec deux birdie, sur les deux premiers trous. La force de l’Américaine résidait dans sa capacité à faire preuve de précision. Puis, ce fut la douche froide et ce moment qui allait peser sur le moral de la joueuse, une bonne partie de la journée. Après un bogey sur le Par 4 du trou n°4, l’Américaine lâcha sa mise en jeu à gauche, dans le bunker de fairway du trou n°5. Elle se retrouvait avec une balle collée à la paroi et n’eut d’autre choix que de jouer en travers. Lors de cette sortie de bunker, sa balle fila de l’autre côté du fairway, et s’immobilisa dans un petit rough, collée à un panneau publicitaire. Cependant, elle était à hauteur du green. L’obstruction étant amovible, elle put jouer sans difficulté son troisième coup avec une cuvette à franchir et une petite lèvre qui dominait le green. Mais elle ratait son chip ce qui fit avancer sa balle de quelques mètres, dans cette fameuse cuvette. Et le coup n’était plus le même puisqu’elle devait lever sa balle pour la faire atterrir sur le green, puis la faire rouler jusqu’au mat qui se situait à environ 20 mètres. Et là encore, elle ne mit pas assez d’énergie dans son coup, ce qui laissa sa balle sur le green, sans la faire rouler suffisamment. Venant de consommer quatre coups, sur ce Par 3, Lucy Li joua pour sauver le bogey, avec un putt en descente et encore trop long pour espérer rentrer la balle. Finalement, ayant totalement perdu ses moyens sur ce trou, elle concédait un triple bogey qui la fit chuter de –5 à –2, tout en lui mettant un sérieux coup au moral.

Le visage fermé, l’Américaine de 23 ans enchaîna les trous suivants avec fébrilité. Ne signant que des Par entre le Par 5 du 5 et le Par 4 du 10, elle perdit un temps précieux pendant que Noh, Henseleit et Kuwaki se maintenaient en haut du classement. Malgré un birdie sur le Par 5 du trou n°11, où 18 birdie furent signés dans ce dernier tour, contre 25 lors de la première journée, Lucy Li se remit à faire des erreurs au point qu’elle concéda un bogey au 14, un autre au 15, puis deux autres sur les deux derniers trous. Et au 16, avec un putt à moins d’un mètre, l’Américaine poussait la balle et la faisait passer à gauche du trou, lui mettant un coup au moral supplémentaire.

On ne compta plus les coups lâchés dans le rough et les balles dans le bunker, et l’on comprit que cette journée laisserait une trace dans l’esprit de cette joueuse qui fut présentée comme une future star du LPGA Tour, dès son plus jeune âge.

Ainsi, au travers du jeu de Lucy Li, de Hae Ran Ryu, de Attahya Thitikul et de Yealimi Noh, ont compris que toutes ces joueuses qui ont l’habitude de jouer sur des parcours où les fairway sont larges et tolérants, mais aussi plus plats, et où les bunker sont moins nombreux, qu’elles n’étaient pas prêtes à affronter un parcours aux origines de la discipline. Et le Royal Lytham & St Annes Golf Club n’avait pas fini de se défendre, jusqu’à ce que les deux meilleures de cette journée ne trouvent une clé pour marquer un point décisif.

Henseleit surprend, Kuwaki résiste et gagne !

La fin de cette journée et de ce tournoi allait mettre en évidence la solidité de l’Allemande Esther Henseleit, qui allait mieux résister aux pièges du parcours que sa partenaire de jeu, l’Américaine Yealimi Noh, en qui on avait un peu facilement placé notre confiance, pour aller chercher cette dernière victoire en Majeur.

Après ses trois bogey à l’aller et être descendue à –5, Noh tenta de se relever. Au 10 elle signait le Par et au 11, ce dernier Par 5 que les joueuses se devaient de ne pas saborder, elle envoya sa mise en jeu dans le rough, à gauche. Alors que Henseleit se retrouva à droite. Au 3e coup, Noh trouva le green à droite, mais loin du mat, alors que l’Allemande se laissa un putt de moins de 5 mètres. Henseleit inscrivit un birdie, tandis que l’Américaine ne signa que le Par.

Entre temps, la Japonaise Shiho Kuwaki était passée en tête, avec le score de –5, en signant un birdie sur le Par 4 du trou n°13. Un trou dont le départ fut avancé, au point que les joueuses sortirent le driver pour aller chercher le green. Et beaucoup mirent en jeu dans le bunker à gauche du green, ce qui ne manqua pas de créer des difficultés pour en sortir. Ryu allant même jusqu’à jouer un léger chip, dans le sable pour se laisser un meilleur lie pour sortir du bunker, au coup suivant. Assez à l’aise au putting, la Japonaise rentra son putt d’environ 4 mètres, après avoir réalisé une sortie de bunker qui fit rouler sa balle après le mat.

Elle se retrouvait, alors, à égalité avec Yealimi Noh, tandis que la Chinoise de Taipei, Wei-Ling Hsu était revenue à la 3e place, en jouant –4 après 17 trous. Lucy Li était encore dans le coup, à ce moment de la journée, également à –3 avec Esther Henseleit.

Mais progressivement, l’Américaine Yealimi Noh accumula les fautes, alors que l’Allemande joua bien mieux. Au 11, au 12 et au 15, Henseleit signa un birdie, ce qui la fit grimper à –5, col leader avec Kuwaki. Tandis que Noh glissa à –4.

Mais sur le Par 4 du 16, Henseleit mettait en jeu, à gauche, dans le rough, et elle ne put bien attaquer le green où elle y posa balle, lui laissant un putt un peu technique, à cause de la pente. Finalement, sa balle passa sous le trou et elle concéda un bogey.

A deux trous de la fin de ce dernier tournoi majeur de la saison, le suspense était entier. Car Shiho Kuwaki, bien que jouant un golf manquant un peu de finesse, par moment, parvenait à sauver des Par et à se maintenir à –5. Alors que Yealimi Noh était manifestement submergée par la complexité du tracé et que Esther Henseleit donnait le sentiment d’avoir compris comment mieux jouer, tout en concédant, ça et là, quelques fautes.

Finalement, Kuwaki rentra au club house en position de leader, sans concéder de bogey depuis le Par 3 du trou n°5, tandis que Noh et Henseleit s’avançaient au départ du trou n°8, toujours affublées du score de –4.

En cette fin de journée, le vent soufflait en travers du fairway, à moins de 10 km/h. L’incidence sur le vole de la balle était donc faible. Noh lâcha toute de même sa mise en jeu à droite, dans le rough, alors que Henseleit réalisa un très bon coup qui fit rouler sa balle sur le fairway, entre les obstacles. Mieux placée sur le fairway, l’Allemande laissa l’Américaine jouer son second coup, qui posa sa balle à gauche du mat, à environ 10 mètres. Henseleit ne fit pas mieux et fut même un peu plus loin.

Dans son fauteuil en cuir, de style Chesterfieldf, Shiho Kuwaki suivait attentivement ce qui se déroulait, dehors, à quelques dizaines de mètres. Quant l’impensable se produisit. La balle de l’Allemande, vice championne olympique, roula sereinement en direction du trou. Et plus elle se rapprochait, plus la joueuse fixait la balle et levait progressivement la main. Puis, la balle d’Esther Henseleit s’engouffra dans le trou, et elle tendit le bras et un doigt vers le ciel pour célébrer ce birdie qui l’envoyait en playoff avec La japonaise. Il ne manquait plus qu’à Yealimi Noh, alors largement en tête de ce dernier tour, presque quatre heures plus tôt, à en faire de même. Mais elle échoua et elle s’inclina avec le Par.

Kuwaki n’attendit pas une seconde et se leva de son confortable siège pour rejoindre son caddie. Après avoir signé sa carte, Henseleit et Kuwaki étaient emmenées en voiturette au départ du trou n°18, et c’est la Japonaise qui gagnait le tirage au sort.

Il était évident, après avoir assisté à ces quatre journées de golf, que la première joueuse qui partirait à la faute aurait du mal à dominer l’autre, au score. Et c’est Kuwaki qui tomba dans le piège tendu par ce parcours, en envoyant sa mise en jeu, dans le rough, sur la crête d’un bunker. Alors que Henseleit envoya encore un missile, lui ouvrant une voie royale vers le green.

Kuwaki ne put mieux faire que d’envoyer son second coup sur le fairway, alors que Henseleit manqua de précision et se laissa un putt, d’environ 6 mètres, à gauche du mat. Et la Japonaise de réagir en allant chercher le mat, au 3e coup, pour un putt à moins d’un mètre du trou. De sorte que si l’Allemande manquait son putt pour birdie, les deux joueuses retourneraient au départ du 18. Et c’est exactement ce qui se produisit.

Et lors de cette nouvelle mise en jeu, c’est Esther Henseleit qui partit à la faute, en jouant à droite, avec une balle qui toucha le pied d’un spectateur et gicla encore plus à gauche, pour se loger sous les branches d’un petit buisson d’ajoncs. Tandis que Shiho Kuwaki réalisa, enfin, une mise en jeu parfaite, qui lui assurait une bonne prise de green.

Après une longue discussion avec son caddie, et avoir bien observé le lie de la balle, Henseleit joua un coup exceptionnel, que beaucoup d’amateurs auraient manqué. C’est à gauche du fairway qu’elle envoya sa balle tandis que Kuwaki eut la possibilité d’assurer une bonne approche du mat. Mais là encore, on fut surpris de voir que la Japonaise joua à gauche, lui laissant un putt assez similaire à celui qui permit à l’Allemande de forcer le playoff.

De son côté, Esther Henseleit, avec moins de distance à jouer que la Japonaise, ne parvint pas, également, à placer sa balle près du mat. Cependant, elle disposait d’un putt à environ 4 mètres qui laissait espérer un Par.

Kuwaki joua son premier putt et n’appuya pas assez ce coup, au point que sa balle s’arrêta près de 50 centimètres avant le trou. L’Allemande avait alors son destin entre ses mains, elle qui avait réussi l’impossible vingt minutes plus tôt. Mais c’est à côté du trou que sa balle passa, impliquant un nouveau putt pour bogey.

Ainsi, Shiho Kuwaki avait devant elle une distance si faible à parcourir que chacun compris que la victoire ne pouvait plus lui échapper.

Shibuno, dans l’ombre de Kuwaki

Un an après sa compatriote Miyu Yamashita, la Japonaise de 23 ans, qui a parcouru plus de 14 000 kilomètres pour venir participer à ce tournoi, elle qui évolue sur le Japan LPGA, remportait sa première victoire sur le LPGA Tour, et cette 50 édition du Women’s British Open. Sur le bord du parcours, son père ne pouvait contenir son émotion et verser des larmes parfaitement légitimes. En conférence de presse, Kuwaki ne réalisait toujours pas ce qu’elle venait d’accomplir : « je ne peux pas le croire. J’ai gagné. Je suis comblée de bonheur et reconnaissante pour tout ce qui m’attend ». On lui demanda alors si sa première journée en 66 l’avait mise en confiance : « lors du second tour il y avait beaucoup de vent. Le fait d’avoir dû gérer mon jeu dans des conditions aussi difficiles m’a vraiment aidé aujourd’hui. Et tout au long de ce tournoi », confiait la Japonaise qui expliqua qu’elle a grandi avec Hinako Shibuno, en fréquentant le même lycée : « elle m’a énormément soutenue. Elle vient toujours me parler lorsque nous sommes à l’étranger ou que nous participons aux mêmes évènements. Pas plus tard qu’aujourd’hui elle m’a envoyé un message pour me souhaiter un bon match. C’est vraiment formidable de l’avoir à mes côtés. Elle est un peu comme une sœur et je lui suis infiniment reconnaissante ».

On apprit, également que Shiho Kuwaki aime bien consommer de l’alcool et que la célébration de cette victoire serait arrosée au whisky soda !

Enfin, quelques journalistes se sont intéressés à la couleur de sa balle, mais aucun ne lui a demandé ce qu’elle avait ressenti durant ce playoff, ce qui était, pourtant, le premier sujet qui nous intéressait.

Autre sujet qui a passionné la presse, les couleurs flashy des vêtements de la Japonaise, ce qui, là encore, n’offre aucun intérêt quand on attend de savoir si elle va accepter ses droits de jeu sur le LPGA tour.

Ainsi, avec cette victoire, Shiho Kuwaki, qui détient déjà un solide palmarès au Japon, n’est plus contrainte de participer à la Q-school, ce qu’elle avait initialement prévu. Nous attendons donc de savoir si elle accepte immédiatement ses droits de jeu sur le LPGA Tour, ou si, comme sa compatriote Mone Inami, vainqueur du TOTO Japan Classic, en 2023, elle attendra la saison prochaine pour débuter sur le Tour.

Et l’on constatera que le résultat final de Women’s British Open est assez similaire à celui de l’an dernier, puisque la meilleure joueuse amateur est Espagnole et que la joueuse vainqueur est Japonaise. Seul le nom du vainqueur change puisque Paula Martin Sampedro est à nouveau lauréate de la Smyth salver. Et il n’y a toujours pas de Françaises pour jouer à un aussi haut niveau.

Du côté Français, Céline Boutier clôture ce tournoi à la 12e place, en ayant joué 69 lors du dernier tour, alors que Nastasia Nadaud se classe 44e à +7, avec une dernière carte de 73 et que Pauline Roussin-Bouchard a joué le Par, la faisant terminer 58e à +10.

Quant au trophée récompensant la joueuse la plus performante en majeur, c’est Nelly Korda qui remporte le Annika Major Award, grâce à sa 4e place, ce dimanche, au détriment de Hae Ran Ryu qui a terminé 6e à –1.

Le classement final => ICI

Les statistiques des Françaises du dernier tour

Les statistiques du Top 10, au dernier tour

Les statistiques de Paula Martin Sampedro sur 4 jours

Women’s British Open : Noh vire en tête, Ryu et Kuwaki s’effondrent !

Ce dernier tournoi majeur de la saison n’en finit plus de réserver des surprises. Alors que l’on crut à la résurrection de la Thaïlandaise Thitikul, lors du premier, puis à une nouvelle domination, dans un tournoi, de la Sud-coréenne Ryu, voici que c’est une Américaine qui vient de s’emparer de la tête du tournoi et que les leader des premières journées sont en difficulté. Et le parcours de continuer à dicter sa loi, avec ses nombreux bunker, et aidé par le vent. S’il n’y a toujours aucune chance de voir une Française triompher sur le sol Anglais, rien ne garantit que la victoire sera américaine.

Le vent a encore soufflé de manière régulière, et avec des rafales d’environ 30 km/h. Mais la bonne gestion du parcours fut, elle aussi, essentielle, et sur ce plan, Hae Ran Ryu et quelques autres n’ont pas été les meilleures. Par ailleurs, le jeu de la Sud-coréenne, s’est enrayée, ne lui permettant pas d’enfoncer le clou, et encore moins de suivre le rythme d’une Yealimi Noh très à l’aise dans ce moving day.

S’étant élancée dans l’avant dernier groupe, Noh partageait sa partie avec Atthaya « Jeeno » Thitikul. Les deux joueuses partaient à la faute sur les trous 4 et 5, ce qui laissait le champ encore plus libre au leader. Hae Ran Ryu signant deux birdie à la suite. Le premier sur le Par 4 du trou n°3 et le seconde sur le Par 4 du trou n°4. Passée à –9, Ryu se détachait un plus nettement, devant sa partenaire de jeu, la Japonaise Shiho Kuwaki. Cette dernière concéda, également, deux bogey sur les trou 4 et 5, comme Thitikul et Noh, et l’on se demanda si Ryu n’était en train de nous rejouer le coup de l’Evian Championship, où elle avait signé une carte de –11, lors de l’avant dernier tour.

Mais cette embellie fut de courte durée. Sur le Par 3 du trou n°5, Hae Ran Ryu concéda son premier bogey et l’effaça par un birdie, sur le Par 5 qui suivait. Puis, son jeu se dérégla, au point de mettre en jeu dans les rough ou des les bunkers. De –9, elle passa à 8 en sortant du Par 5 du trou n°7. Puis, se fut une lente descente aux enfers avec une succession de bogey. D’abord sur le Par 4 du trou n°8, puis, au retour, sur les Par 4 des trous 10 et 14 et le Par 3 du trou n°12.

A côté d’elle, la Japonaise Shiho Kuwaki sauvait sa situation après deux bogey, au 4 et au 5, qui furent effacés par deux birdie. Le premier sur le Par 5 du trou n°7. le second sur le Par 3 du trou n°9. Ensuite, Kuwaki fut régulière en sauvant des Par. Mais sur les derniers trous, elle partit, elle aussi, à la faute, et concéda deux bogey.

Dans le groupe juste devant, Thitikul limita la casse en signant l’unique birdie de sa journée, sur le Par 3 du neuf, revenant à –4. Puis, elle ne rentra que des Par au retour, tout en manquant deux green. Celui du 14 puis celui du 17.

Mais à ses côtés, l’Américaine Yealimi Noh se joua de ce vent qui gênait les joueuses. Après une mise en route difficile, Noh fit décoller sa journée sur le Par 3 du trou n°9, avec un second birdie. Puis, au 10 et au 11, elle signait deux autres birdie ce qui effaçait ses trois bogey de l’aller, tout en lui apportant un coup de plus.

L’Américaine grimpa alors en tête, avec le score de –6, ex æquo avec la Japonaise Kuwaki qui résistait encore en jouant dans le Par, pour la journée.

Ryu pointait alors à –5 devant l’Allemande Henseleit, qui venait de signait en très bonne journée en –4. Un 67 qui fut le seconde meilleur score du jour.

Furue surprend en jouant 65 !

Cette troisième journée fut exécrable pour la majorité des joueuses, et c’est la Sud-africaine Casandra Alexander, pourtant habituée au vent et aux links, qui remporte la palme. Le leader de l’Ordre du mérite du LET, âgée de 26 ans, a rendu une carte de 81 qui l’a faite plonger à la dernière place des joueuses ayant franchi le Cut, avec le score de +14. Quatre bogey, un triple et deux doubles ont plombé sa journée qui n’a été récompensée que par un birdie sur le Par 5 du trou n°6. Ce Royal Lytham & St Annes aura été sans pitié, et ce n’est peut-être pas terminé.

En revanche, la Japonaise Ayaka Furue, qui enflamma le public Français, lors de l’édition 2024 de l’Evian Championship, s’est jouée des pièges de ce parcours en ne concédant aucun bogey, tout en rentrant quatre birdie et un eagle sur le Par 5 du trou n°7, qui fut l’accélérateur de sa journée. « Le vent a soufflé très fort depuis le départ, et ce ne fut pas facile de l’évaluer. Mais je suis restée concentrée toute la journée, et mes coups et mon putting ont été très solides », déclara Furue. « Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette journée sans bogey, en jouant –6 pour la journée. Ce parcours est un véritable défi mais je suis satisfaite », ajoutait-elle, tout en précisant que lors des précédentes journées ses coups n’étaient pas aussi précis que ce samedi. Raison pour laquelle elle n’avait pas réussi à progresser au classement. Faut-elle, désormais, s’attendre à une incroyable remontée de la Japonaise, afin de venir pimenter le dernier tour ? Nous le verrons bien demain. Elle s’élancera avec l’Anglaise Lottie Woad, que l’on pensait mieux classée sur un terrain qui correspond à son jeu.

Les réactions des joueuses du Top 5

Seule joueuse, de cette fin de journée, à réussir à signer un retour vierge de bogey, tout en signant quatre birdie, Yealimi Noh a surpris tout le monde en ravissant la première place à Hae Ran Ryu. Et ce qui est le plus remarquable, c’est que l’Américaine de 25 ans a manqué quatre green en régulation, à l’aller comme au retour, et six fairway au total. C’est donc la preuve qu’en maîtrisant les distances et le petit jeu, il est tout à fait possible de réaliser un bon score sur ce parcours. Et c’est encore cette légende des « parcours à birdie », qui s’effondre. Car il y a, surtout, des joueuses meilleures que les autres, pour les mêmes conditions de jeu. « J’ai eu un début de parcours un peu difficile avec ces deux bogey », confia l’Américaine. « Un chip rentré pour le Par, au second, aurait été parfait. J’ai un peu perdu le rythme, mais j’ai réussi à me ressaisir sur le retour. Et ce fut vraiment solide. J’ai sauvé quelques Par importants », confiait-elle. « Lors de chaque journée j’ai essayé de rester concentrée sur l’instant présent, sans brûler les étapes, tout en profitant au maximum du mieux que je pouvais », ajoutait Yealimi Noh, qui a comme premier supporter son fiancé : « il a été mon meilleur soutien, après mes parents. Je ne pourrais rien faire sans lui, sur le parcours ». Mais un autre homme compte également aux côtés de l’Américaine. Il s’agit de son caddie, Tyler Ekenberg, avec lequel elle a remporté la Founders Cup en 2025. Cet américain, âgé de 37 ans, fut précédemment sur le sac d’Allison Lee. Avant cela, il joua sur l’Asian Development Tour en 2015 et fut également un joueur de Top 10 lorsqu’il était junior.

Cette association semble produire les meilleurs résultats et l’on oublie trop souvent que derrière une championne se cache un caddie.

Yealimi Noh va donc aborder ce dernier tour, seule en tête, avec deux coups d’avance sur une Esther Henseleit qui ne cesse de progresser, tour après tour. « C’est encore un jeu très solide et une très bonne prestation, aujourd’hui. Je ne me suis pas vraiment mise dans le pétrin, ce qui est un peu la clé sur ce parcours », déclara l’Allemande vice-championne olympique. « J’ai réussi à rentrer quelques bons putt, donc je suis très satisfaite de mon score ». Henseleit qui partage la seconde place avec l’Américaine Lucy Li, Jeeno Thitikul, Shiho Kuwaki et Hae Ran Ryu, qui peuvent encore nous surprendre. Et probablement la Japonaise qui, malgré ses deux bogey en fin de journée, a donné le sentiment d’être solide depuis trois jours : « il y a eu beaucoup de vent, et je n’ai pas vraiment pu trouver un bon rythme et suffisamment de confiance », confia Kuwaki. « Et c’est probablement la raison pour laquelle mon résultat est ce qu’il est. Peu de joueuses ont été capables d’améliorer leur score aujourd’hui. Donc je considère que j’ai eu de la chance. Et pour ce dernier tour, je vais me concentrer sur chaque coup », ajouta la Japonaise qui, ne l’oublions pas, possède cinq victoires, dont un Majeur sur le JLPGA, qui est un circuit très exigeant, où les Françaises devraient y faire un stage afin d’améliorer leur niveau. C’est toujours un plaisir, chaque année, de voir évoluer certaines d’entre elles lors du TOTO Japan Classic.

Shiho Kuwaki peut-elle surgir du bois et griller la politesse à tout le monde dans ce dernier tour ? Il n’est pas interdit de le penser.

Tout comme Lucy Li pourrait le faire, elle qui rêve de faire « comme les grandes », depuis son plus jeune âge, en ayant participé à l’US Women’s Open à seulement 11 ans. A présent qu’elle est professionnelle, après un passage réussi sur l’Epson Tour, l’Américaine de 23 ans, qui vient de signer un moving day en 69, évoluera dans l’avant tour avec Jeeno Thitikul. « Tout, dans mon jeu, a été très solide aujourd’hui. J’ai très bien tapé la balle, j’ai bien joué mes putt et j’ai réussi ceux qu’il fallait au bon moment. C’est donc une bonne chose sur un parcours qui a été assez difficile à jouer en fin de partie. Et avoir sauvé quelques Par, à la fin, fut important », confia l’Américaine qui joue sa place, pour le première fois, en équipe de Solheim Cup, après avoir été sélectionnée, deux fois, pour la Junior Solheim Cup, et pour la Curtis Cup. A 23 ans, c’est déjà un CV conséquent dont dispose cette joueuse.

Ainsi, avec cinq joueuses ex æquo à la seconde place, trois coups derrière le leader,  et une Lottie Woad en embuscade à –3 devant les Japonaise Katsu et Furue à –2, sur un parcours qui a la capacité d’enrayer toutes les progressions, rien n’est encore fait dans ce Women’s British Open, où les Françaises, en terre Anglaise, sont entre Waterloo et Trafalgar.

Céline Boutier a perdu du terrain en jouant +3, tandis que Pauline Roussin-Bouchard n’a pas été aidée par ses prestations en Hyrox, puisqu’elle a sombré dans le classement, avec un score de +10, pour une journée en +7.

Seule Nastasia Nadaud a résisté en jouant +1, la laissant à la 40e place à +5, avec Manon De Roey, Hyo Joo Kim, Ariya Jutanugarn, Rose Zhang et Yana Wilson, qui ne sont pas plus à la fête.

Mais cette épreuve du links est à la fois le moment d’effectuer un retour aux sources du jeu de golf, et de vivre un moment particulier en se confrontant à des circonstances très particulières.

Et pour le spectateur, comme le téléspectateur, voir évoluer toutes ces jeunes femmes sur ce type de parcours offre un moment unique et passionnant à vivre dans la saison.

La météo pour ce dernier tour devrait être nuageuse, avec un peu moins de vent qui devrait faire grimper le thermomètre, en venant du sud. Il y aura-t-il plus de birdie pour autant ?

Le classement provisoire => ICI

Les statistiques des Françaises, au 3e tour

Les statistiques du Top 5, au 3e tour

Women’s British Open : Ryu, nouveau leader !

Attention à la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui est en forme en ce moment.

Le Cut a été figé à +4, et avec lui ce sont les 65 meilleures joueuses, et ex æquo, qui se qualifient pour le week-end. Un week-end qui promet des rebondissements sur ce parcours qui pose de nombreux problèmes aux joueuses, notamment parce que le vent y souffle en rafale, jusqu’à 30 kilomètres par heure. Mais aussi parce que jouer sur un links exige une autre approche du jeu de golf. Et comme les Françaises, beaucoup de joueuses de notoriété s’y sont perdues.

Le couperet du dernier tournoi Majeur de la saison a donc tranché le champ en deux. D’un côté celles qui rentrent à la maison, et parfois avec sévérité, et de l’autre celles qui ont été à la hauteur de l’enjeu.

Avec un vent qui a encore soufflé assez fort, en rafales, avec et contre le sens du jeu, celles qui ont eu la chance de s’élancer en début d’après-midi ont pu bénéficier d’une légère accalmie sur la fin de leur parcours.

Par ailleurs, les meilleures ont su tirer les enseignements de la première journée en touchant plus de fairway et de green. Ainsi, la Sud-coréenne Hae Ran Ryu a-t-elle pris les commandes du tournoi, avec le score de –7, en jouant 69 tout en améliorant ses statistiques. Elle a touché trois fairway de plus que la veille et pris un green de plus en régulation. Elle a également moins fréquenté ces bunker dont elle s’est méfiée hier. Ce score de –2 pour la journée n’aurait pas du lui permettre de passer en tête, mais la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul fut bien moins performante ce vendredi.

Après une remarquable démonstration de golf, jeudi, l’ancienne numéro un mondial a concédé trois bogey et a rentré un seul birdie. Si elle a touché deux fairway de plus que la veille elle a pris moins de green en régulation, ce qui occasionna, notamment, ces bogey sur le Par 4 du trou n° 3 et le Par 5 du trou n°11. Et manquer un Par 5 sur ce tracé, qui n’en comporte que deux, est un problème. « Cette journée n’a pas été aussi bonne qu’hier », déclara Thitikul. « Cela dit, je m’en sors plutôt bien sur pas mal d’aspects. Je ne rentre peut-être pas les putt aussi bien qu’hier, mais j’en ai réussi qui étaient tout de même importants », précisait-elle. « Par contre, je n’ai pas pu placer mes balles aussi près des drapeaux. C’était probablement à cause des positions qui étaient assez difficiles, aujourd’hui », indiquait Thitikul qui reste, néanmoins, bien placée en 3e position, à –5, et deux coups de retard sur Ryu.

Cette dernière déclara, après sa journée : « j’ai simplement essayé de prendre du plaisir sur le parcours, parce qu’il est si stressant. Il y a beaucoup de bunker et les green sont compliqués. Et puis il y a le vent, beaucoup de vent. Alors c’est la raison pour laquelle nous avons essayé de prendre du plaisir avec mon caddie », confirma la Sud-coréenne, qui se repositionne en tête d’un Majeur, après sa victoire au KPMG Women’s PGA Championship, il y a un mois.

Ryu qui a partagé sa partie avec Nelly Korda (-1) et Lydia Ko, constituant un de ces groupes phares qui fixe les objectifs et les regards. « Pour être honnête, Nelly n’a pas joué son meilleur tour mais elle est restée très calme. J’ai donc été capable, à mon tour, de rester calme, même après un début de journée difficile ». Tout en sachant qu’une mauvaise journée pour Korda c’est quand même un putt d’environ 20 mètres, sur le Par 4 du trou n°4, qui a donné un birdie à la numéro un mondial. « Quant à Lydia, j’ai été impressionnée par sa gestion du parcours. Elle savait exactement où placer ses balles. Même dans les situations délicates », expliqua Hae Ran Ryu qui fut aux premières loges pour voir évoluer deux des plus grandes joueuses de l’ère moderne du golf féminin mondial.

La surprise est venue de la Japonaise Shiho Kuwaki, qui a dominé le classement une partie de la journée, avant de céder sa place à Ryu, en tête. Disposant d’un statut de star du JLPGA, avec cinq victoires, dont un Majeur, la Japonaise de 23 ans a manqué deux green à l’aller et les a tous pris en régulation au retour. Partie très tôt, à 07h14, en compagnie de Helen Briem et de Lucy Li, elle signe un aller en-1, avec trois birdie et deux bogey, alors que le retour fut neutre, avec un bogey sur le Par 4 du trou n°15, suivi d’un birdie juste après. Après avoir manqué le Cut de ce tournoi, l’an dernier, la voici parmi les favorites avant le moving day : « j’ai connu un départ assez lent avec un bogey, mais j’ai su rebondir juste après avec trois birdie à la suite. Après ça, j’ai été capable de pendre mes marques et de jouer avec le même état d’esprit que le veille », confia Kuwaki qui confessa que ce premier bogey n’a pas affecté son moral. « La seule chose qui m’a un peu dérangée, c’est qu’il est survenu après un trois putt. Cela m’a donc laissé un goût amer ».

S’agissant de son putting, elle a déclaré : « au début de la journée, le vent s’est levé, ce qui a rendu les choses difficiles pour contrôler mon rythme sur les green. Spécialement au retour. Je n’ai pas été capable de convertir pas mal de putt que je pensais rentrer ». Et elle ne fut pas la seule dans cette situation, car les cartes sont bien moins basses qu’au premier jour. A égalité avec Thitikul, l’Américaine Yealimi Noh a joué 70, après son premier tout en 67. La Japonaise Mao Saigo, 25e à +4, signe un score de 74 après celui de 69. Même chose pour Shannon Tan qui a évolua dans les derniers groupes.

L’Américaine Yana Wilson, qui surprend avec une très bonne adaptation à ce parcours, alors que l’Ecosse lui avait posé de gros problème, est passée d’un score de 70 à 72.

En revanche, Nelly Korda a bien rectifié le tir en jouant 68, après son premier tour en 73, et il est possible que la troisième journée lui permette d’améliorer encore sa position au classement.

Jing Yan et Lucy Li signent également un score de 68, après une première journée en +1, et les voici parmi les huit joueuses ex æquo à la 6e place. Où se trouve l’Anglaise Lottie Woad ainsi que l’Espagnole, et amateur, Paula Martin Sampedro. Et si elle continue sur ce rythme, elle succédera à Jeeno Thitikul en devenant la nouvelle double lauréate de la Smyth salver, d’une année à l’autre. « Je suis vraiment reconnaissante d’être ici », confia l’Espagnole qui occupe la 2e place du classement mondial amateur. « Décrocher ma participation à ce tournoi, grâce à mon Top 10 de l’an dernier, est un magnifique cadeau. J’aime beaucoup jouer sur des parcours de type links, et je n’avais jamais joué sur celui-ci, auparavant. J’en avais entendu beaucoup de bien. Évidemment, c’est un lieu très important pour le golf espagnol, à cause de l’histoire de Seve. J’apprécie vraiment ce style de jeu ; il exige beaucoup de créativité et la stratégie y joue un rôle encore plus déterminant », précisa Sampedro qui, à 20 ans, semble mûre pour se lancer dans une carrière professionnelle.

Seulement trois Françaises ce week-end

Décidément, quelles que soient leurs déclarations, ce n’est pas une grande histoire d’amour entre les Françaises et les links. Que ce soit en Ecosse ou en Angleterre, une majorité d’entre elles sont battues par le parcours.

Arrivées à sept, les tricolores ne sont plus que trois ce week-end. Vainqueur du Women’s Amateur, à Muirfield fin juin, l’amateur Valentine Delon, qui occupe la 40e place du WAGR, et qui affichait un bel optimisme autant qu’un état d’esprit positif ces deux derniers jours, a remballé ses affaires en échouant à la 93e place à +7. Ce n’est peut-être que partie remise mais sa carte de score montre à quel point elle a eu du mal à gérer le parcours.

Vanessa Bouvet, qui déclarait l’an dernier, auprès de la Fédération Française de Golf que son ambition est de remporter un tournoi majeur, va devoir attendre. Et même, probablement, descendre d’un cran ses rêves et ses ambitions, n’étant déjà pas capable de franchir les Cut sur le LET et le LETAS. Elle quitte ce tournoi avec le score de +8, sans jamais avoir convaincu qu’elle avait la possibilité de jouer sous le Par. Il lui manque l’expérience des links, et sans doute aussi de la technique pour maîtriser ce type de tracé. Dans cette seconde journée elle n’a touché que 5 fairway, pris 8 green en régulation. La copie est à revoir pour la Française de 27 ans, qui s’est engouffrée dans la voie du professionnalisme à un âge très avancée pour espérer faire une carrière au plus haut niveau.

Les meilleures mondiales ayant entre 16 ans et 19 ans lorsqu’elles arrivent sur l’Epson Tour. Avec, en général, un très bon palmarès amateur.

Prévisible également, le parcours difficile d’Agathe Laisné dont on sait que le niveau du LPGA Tour est trop élevé pour elle. Elle échoue à franchir le Cut avec le score de +6, et deux cartes de 74.

En revanche, nous sommes surpris et déçus de voir Perrine Delacour quitter ce tournoi par la petite porte. La Française âgée de 32 ans, double vainqueur sur le LET, et qui se défend bien depuis le début de la saison pour défendre ses droits de jeu, en ayant intégré le Top 80 de la Race to CME, a rendu deux cartes de 75, avec les neuf derniers trous qui ont été un cauchemar. Elle n’a touché que 3 fairway sur 14, et pris 10 green en régulation, tout en collectionnant quatre bogey. Pourtant, la Française avait bien débuté sa journée en rentrant un birdie sur le Par 5 du 6, ce qui lui offrait l’avantage d’être passée au-dessus du Cut provisoire. Espérons que ce Cut manqué ne l’affectera pas trop moralement.

Ce sont donc Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Nastasia Nadaud qui poursuivent l’aventure et qui nous laissent espérer un bien meilleur résultat dimanche soir. Car si Boutier s’est raté dans ce second tour, en signant une carte de 74, Nadaud n’a pas manqué sa journée. A 21 ans, la Française originaire de Chambery continue de nous surprendre. Non seulement elle a pris le train du professionnalisme au bon moment, mais en plus elle sait se relever d’une mauvaise journée. Et c’est là un atout important qui symbolise la marque des meilleures joueuses comme Lydia Ko, Nelly Korda, ou Cristie Kerr et Lexi Thompson avant elle. La Française est solide mentalement et son association avec Michele Thompson continue de très bien fonctionner. La voici à la limite du Cut, à +4, revenue d’une 128e position à +6, avec la perspective de faire encore mieux, durant les deux derniers jours.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a améliorer, timidement, son premier score, en passant de 73 à 72, et la voici 45e à +3, dans un groupe de 10 joueuses, où se trouvent Jin Young Ko, Yuka Saso, Chisato Iwai et Ashley Buhai.

Après deux jours de compétition, et deux journées de reconnaissance, Boutier, Roussin-Bouchard et Nadaud ont toutes les cartes en main pour ne plus se laisser abuser par les nombreux pièges que recèle ce parcours. Et à l’image de Lindy Duncan, elle aussi solide dans ce second tour, elles sont capables de nous surprendre, dès ce samedi.

On note, après ces deux tours, que Minjee Lee échoue encore à franchir un Cut, tout comme Kiara Romero, numéro un mondial amateur, qui ne marquera pas, cette semaine, ce dernier point qui lui manque pour obtenir sa carte sur le LPGA Tour.

Que la numéro 5 mondial amateur, Maria José Marin, a totalement perdu pied dans cette seconde journée, en signant une carte de 79, tout comme Allisen Corpuz et Ryann O’Toole, qui avait été si démonstrative, en Ecosse, en 2021.

A l’opposé, la Suédoise de 39 ans, Anna Nordqvist, franchit le Cut en jouant 70 ce vendredi, pour se hisser à la 25e place avec Auston Kim, Mao Saigo, Julia Lopez Ramirez et une Shannon Tan qui a changé de dimension depuis l’an dernier, avec sa seconde victoire sur le LET, à l’Amundi German Masters. Et elle aussi, à 22 ans, est dans le bon wagon pour tenter l’aventure du circuit américain.

Quant à la Japonaise tenante du titre, Miyu Yamashita, elle ne franchit pas le Cut en terminant à +7. Tout comme A Lim Kim. Mais ce profil de joueuses a la ressource suffisante pour réaliser un bien meilleur résultat, lors du prochain tournoi.

Les statistiques des Françaises

Les statistiques du Top 5

Le classement provisoire => ICI

Women’s British Open : Thitikul domine le 1er tour !

La Thaïlandaise, double vainqueur depuis le début de la saison, vient de marquer les esprits lors de cette première journée.

La légende du golf dit qu’il y a des parcours à birdie. En réalité il y a surtout des joueuses qui savent mieux exploiter un parcours que d’autres. Auteur de deux victoires cette saison, tout en ayant manqué deux Cut en treize départs, l’ancienne numéro un mondial Thaïlandaise vient de battre le record du parcours et montre qu’il y a de place pour jouer bas sur ce parcours britannique.

Le vent qui a parfois soufflé en rafales jusqu’à 30 km/h, n’a pas empêché la Thaïlandaise Atthaya Thitikul de signer une carte de 64, vierge de bogey, lui permettant d’être en tête, avec le score de –7. Mais aussi de battre le meilleur score réalisé, sur ce parcours, dans le cadre de ce tournoi, qui était jusqu’ici de 65.

Partie à 13h15 , en compagnie de la tenante du titre Miyu Yamahsita (+1) et de l’Américaine Lauren Coughlin (-2), Thitikul a été très efficace en touchant 16 green. S’agissant des fairway, elle en a manqué un à l’aller et quatre au retour. Mais la joueuse de 23 ans a également eu un peu de chance : « j’adore quand le jeu est bon. C’est très agréable de savoir que j’ai réussi de beaux coups, mais j’ai aussi bénéficié de rebonds chanceux par-dessus les bunkers profonds. Quand la chance est de votre côté, elle l’est vraiment. Je savais aussi que mon putting était très performant aujourd’hui », déclarait Thitikul, avant de reprendre : « Les tournois majeurs mettent vraiment notre jeu à l’épreuve, tant sur le plan mental que physique. Réussir une belle performance dans un majeur, même un top 5 ou un top 10, procure un sentiment formidable et renforce la confiance pour les tournois classiques. Dans un majeur, l’objectif est avant tout de dompter le parcours ».

Lauréate de la Smyth Salver, sur ce parcours en 2018, Thitikul effectue un retour aux sources : « Je devrais être meilleure qu’à l’époque où j’avais 15 ans ! Le parcours se joue de la même manière. Je pense qu’il y a toujours des bunkers sur la trajectoire et, quand on joue bien, on parvient à maintenir la dynamique. Ma stratégie consiste à faire mieux que le score que j’avais réalisé à 15 ans », a poursuivi Thitikul. « Je garde d’excellents souvenirs du premier trou. Je me souviens de la première journée en 2018 : j’avais placé ma balle tout près du drapeau sur ce trou. Ce sont mes meilleurs souvenirs. Passer le Cut était aussi un bon moment, même si je crois avoir fini dernière ; je voulais donc faire mieux que la fois précédente ». Et en sortant leader avec le record du parcours elle a, effectivement, atteint cet objectif.

Un peu plus tôt, c’est la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui avait monopolisé l’attention, en s’étant élancée à 08h42, avec Nelly Korda (+2) et Lydia Ko (Par). Vainqueur du KPMG Women’s PGA Championship, il y a un mois, Ryu débutait sa journée par un birdie, sur ce fameux Par 3 du trou n°1, et elle allait enchaîner trois autres birdie, ce qui lui permit de sorti de l’aller en –4. Peu avant, l’Américaine Yealimi Noh était en tête, à –4, en ayant débuté sa journée par un bogey.

Finalement, Hae Ran Ryu concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°15 et se relança immédiatement après avec deux birdie. Par rapport à Thitikul, la Sud-coréenne a touché deux fairway de plus et un green de moins. Au 15, elle n’a pas touché le fairway et pas pris le green en régulation. Cette situation, liée à un bogey, se confirme sur d’autres cartes de joueuses en milieu ou en fond de classement. La régularité dans la prise des fairway et des green semble totalement liée au résultat, même si nous avons pu observer que la distance de la balle au trou est également déterminante. Il ne suffit donc pas de prendre le green en régulation, il faut également se laisser un putt à moins de 5 mètres, avec des green assez roulants, et fairplay.

En compagnie de Ryu, à –5, à la seconde place, est apparu la Japonaise issue du Japan LPGA, Shiho Kuwaki, sélectionnée grâce à sa position dans le Top 50 mondial. Egalement présente à l’US Women’s Open et à l’Evian Championship, le joueuse de 23 ans qui est cinq fois vainqueur sur le JLPGA, fut également très productive ce jeudi, en signant trois birdie à la suite, à l’aller, avant de concéder un bogey sur le par 4 du 8. Peu impressionnée par cette faute, elle retrouva le chemin du birdie sur le Par 5 du 11, puis sur les Par 4 du 16 et du 18. Et là encore, on constate qu’elle a manqué green et fairway en concédant son bogey au 8.

« La journée fut éprouvante », déclara Hae Ran Ryu. « il a plu un peu avant le départ, alors je priais pour qu’il ne pleuve pas davantage. Finalement, le temps fut plutôt clément, même si le vent a soufflé fort. Mon jeu est en place et je suis ravie de finir sur un birdie », a expliquait-elle. « On pense forcément aux bunkers et au vent ; sur ce type de parcours. Il est très difficile de sauver le Par si l’on se retrouve dans un bunker sur le deuxième coup. J’essaie donc d’éviter les bunkers à tout prix. Aujourd’hui, j’y suis allée quelques fois, mais j’ai bien limité la casse ; j’espère rester davantage sur le fairway parcours, demain », ajoutait-elle.

« J’ai bien géré mon jeu malgré le vent violent et j’ai réussi quelques putts décisifs. Je suis restée concentrée tout au long du parcours et j’ai obtenu un très bon score. Mes coups étaient très réguliers, et réussir un putt d’environ six mètres en début de partie m’a vraiment aidée à trouver mon rythme », confia Kuwaki.

Ses compatriotes Chisato Iwai, Rio Takeda et Mao Saigo complètent le Top 10, tandis que Lottie Woad sort de cette journée avec le score de –2, tout comme l’amateur Paula Martin Sampedro, décidément très à l’aise sur les parcours du British Women’s Open.

Et à la 3e place, ex æquo avec Yealimi Noh, se trouve la première Française.

Boutier dans le coup !

En 2018, la Française Céline Boutier n’avait pas franchi le Cut sur ce parcours du Royal Lytham & St Annes, se rattrapant l’année suivante, en se classant 6e sur le Woburn Golf Club, qui avait vu la victoire de la Japonaise Hinako Shibuno, face à Lizette Salas.

La journée de Boutier débuta pas un eagle sur le Par 5 du trou n°6, et elle améliora son score avec un premier birdie sur le Par 3 du trou n°9. Si le jeu de la Française n’est pas apparu aussi précis que celui de Thitikul, il faut constater qu’elle a réussi son entrée, avec un aller en –3. Sur ls neuf trous suivants, la trentenaire n’a pas pu exploiter le Par 5 du trou n°11, mais elle s’est appliquée, tout le temps, à jouer au plus près des mats. Un dernier birdie sur le Par 4 du 13, avant de sauver des Par, a permis à la Française de se placer dans le groupe tête, à –4, à trois coups du leader. « Je suis super contente de cette première journée. Chaque fois que vous pouvez éviter le bogey sur ce parcours c’est une bonne journée », confiait-elle. « Je suis très satisfaite de la manière dont j’ai joué, car j’ai été capable de sauver de nombreux Par et de me créer des opportunités de birdie. Donc c’est bien plus réjouissant », confiait la numéro un Française que nous sommes tous heureux de voir débuter ce dernier Majeur aussi bien.

La semaine dernière, Céline Boutier est rentrée au Texas et en a profité pour s’entraîner avec son coach : « je pense que cela a joué un rôle clé dans ma performance. Il est vrai que je ne tapais pas aussi bien la balle et que mes résultats n’étaient pas aussi bons ces dernières semaines », avouait-elle avec franchise et lucidité. « J’avais vraiment besoin de gagner en confiance avant d’aborder cette semaine. Je crois que cela commence déjà à porter ses fruits, ce qui est plutôt satisfaisant », ajoutait-elle.

En revanche, ça se passe moins bien pour les sic autres Françaises, dont certaines sont déjà enfoncés dans le bas du classement. Sans trop de surprises, Vanessa Bouvet affiche un score de +6, en ayant accumulé les bogey. La joueuse de 27 ans, qui évolue péniblement entre le LET et le LETAS, n’a pas franchi un Cut depuis le mois de mars, en Australie, sur le LET. Et ses maigres résultats ne lui ont pas permis de jouer plus de neuf tournois cette année, LET et LETAS confondus.

Nastasia Nadaud est également à +6, en ayant collectionné les bogey, trouvant un unique birdie en fin de journée sur le Par 4 du 16. Mais Nadaud a prouvé qu’elle a de la ressource, aussi peut-on espérer la voir combler son retard lors de la second journée.

L’Amateur Valentine Delon, bien que très à l’aise à Muirfield, tout en aimant jouer sur les links, a eu beaucoup de mal sur ce tracé, et son retour en +4 a ruiné sa journée : « ce fut une journée très dure, mais j’aime les links. Parfois vous jouez bien, et parfois vous réalisez un mauvais score », expliquait-elle. « Aujourd’hui, je pense que je n’ai pas trop mal joué, et finalement le score n’est pas fantastique. Mais c’est comme ça sur les links. Vous pouvez toujours avoir des surprises. Aujourd’hui, les surprises n’ont pas été dans le bon sens. C’est le golf », précisait-elle. Nous verrons ce vendredi si elle est capable d’inverser la tendance.

Avec le score de +4, également, se trouve Perrine Delacour qui s’est élancée à 109h31 avec Sophia Popov (+14), que l’on a pas vu jouer depuis des mois, et Jenny Shin, qui s’est imposée en Ecosse la semaine dernière. Partie à 11h14, Agathe Laisné a joué +3 alors que Pauline Roussin-Bouchard a fait le yoyo entre les bogey et les birdie pour sortir de ce premier tour à la 53e place, avec le score de +2.

Avecv un Cut qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo, Roussin-Bouchard est un peu mieux placée que Delacour et Laisné. Cependant, hormis Céline Boutier, toutes les autres Françaises ont une rude journée devant elle, et s’il y en a trois qui franchissent le Cut, ce sera une bonne moyenne.

Le premier départ de ce second tour est programmé à 06h30, et ce sera justement Agathe Laisné qui s’élancera. Avec, peut-être, la chance qu’il n’y ait pas de vent.

Le classement provisoire => ICI

Quelques statistiques

Les 5 plus longues mises en jeu au driver

  • 1 : Nataliya Guseva – 267,91 mètres
  • 2 : Helen Briem – 266,54 mètres
  • 3 : Patty Tavatanakit – 262,89 mètres
  • 4 : Charley Hull – 256,94 mètres
  • 4 : Jeeno Thitikul – 256,94 mètres
  • 4 : Julia Lopez Ramirez – 256,94 mètres
  • 5 : Jennifer Kupcho – 256,03 mètres

Fairway touchés

13 fairway – 93% de réussite

1ère ex æquo

  • Céline Boutier
  • Arpichaya Youbol
  • Esther Henseleit
  • Yealimi Noh

Green en régulation

  • 1 : Jeeno Thitikul – 16 (89%)
  • 2 : Céline Boutier – 15 (83%)
  • 2 : Hannah Green – 15 (83%)
  • 2 : Diksha Dahar – 15 (83%)
  • 2 : Esther Henseleit – 15 (83%)
  • 2 : Lucy Li – 15 (83%)
  • 2 : Chanettee Wanasaen – 15 (83%)
  • 2 : Lottie Woad – 15 (83%)
  • 2 : Hae Ran Ryu – 15 (83%)
  • 2 : Chisato Iwai – 15 (83%)

Women’s British Open : L’essentiel à savoir

Historique

L’épreuve féminine britannique fut créée pour être l’équivalent de l’Open Championship, pour les hommes. On doit cette épreuve à la LGU, la Ladies Golf Union, créée en 1893 et basée à Saint-Andrews. Cette association a été fondée pour gérer la pratique du golf féminin et administrer les épreuves féminines d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande et du Pays-de Galles. En 1976, l’Open britannique féminin voit le jour et se joue sur le parcours de Fulford, qui se trouve à deux kilomètres au sud de la ville historique de York, au nord de l’Angleterre. C’est la joueuse anglaise, Jee-Lee Smith qui l’emporte avec un score de 299 (72 –76 –78 – 73) devant l’irlandaise Mary McKenna  (71 – 77 – 78 – 75). A l’époque, la LGU éprouve des difficultés à organiser cette épreuve sur les meilleurs parcours. Pourtant, en 1982, le Royal Burkdale accepte d’accueillir le British Women’s Open. C’est la joueuse espagnole, Marta Figueras Dotti qui remporte le tournoi et elle fut la seule espagnole vainqueur de l’épreuve. En 1980, alors joueuse amateur, elle échoua d’un coup derrière Debbie Massey puis en 1985 et en 1986, elle se classa également seconde de l’épreuve, également sur le parcours du Royal Birkdale. Au total, trente-huit parcours ont accueilli l’épreuve et c’est le golf de Woburn qui connut le plus d’éditions, avec un total de onze épreuves. La dernière ayant eu lieu en 2019.

Le nom Women’s British Open sera utilisé pour les deux premières épreuves, puis en 1986 avant de connaître une période sponsorisée par divers partenaires. L’épreuve retrouvera son appellation d’origine entre 1994 et 2006. A partir de 2007, l’épreuve se nomme officiellement le Ricoh Women’s British Open. En 2001, l’épreuve fut élevée au rang de Majeur. Dès 1984, le Women’s British Open est sanctionné par le Ladies European Tour qui co-sanctionne encore l’épreuve aujourd’hui. D’ailleurs, il faut souligner que le Women’s British Open est avant tout une épreuve du tour européen. C’est en 1994 que l’épreuve est intégrée au LPGA Tour.

Le parcours

L’open féminin britannique est de retour au Royal Lytham et St Annes Golf Club, après une édition, en 2018, qui avait été remportée par l’Anglaise Georgia Hall. La Thaïlandaise Atthaya Thitikul ayant remporté la Smyth salver, qu’elle recevra également l’année suivante.

C’est donc un links typiquement Anglais, au nord de l’Angleterre, entre Liverpool et Lancaster, le long du littoral, que se trouve ce parcours emblématique, où les plus grands golfeurs, hommes et femmes confondus, ont laissé leur empreinte.

Comme en Ecosse, les joueuses retrouvent des bunker profonds, aux parois abruptes, des fairway ondulés, où la balle peut rebondir et se diriger en fonction des nombreuses pentes, ainsi que des rough épais, composés d’une herbe endémique qui ne facilite pas l’action de la tête de club.

Les bunkers sont présents autant sur les fairway qu’autour des green, et l’on peut compter jusqu’à 17 bunker, sur un même trou.

La stratégie, la patience et une bonne maîtrise technique seront les trois éléments importants qui devront guider les joueuses, pour aller chercher le meilleur score.

L’absence d’arbre, sur le parcours, et la présence de la mer, devraient favoriser la pénétration du vent.

A noter qu’il s’agit d’un Par 71, comportant, seulement, deux Par 5, mais quatre Par 3. Autant dire que la précision des coups sera déterminante pour remplir la carte avec des birdie.

Les précédentes éditions sur ce parcours

  • 2018 : Georgia Hall
  • 2009 : Catriona Matthew
  • 2006 : Sherri Steinhauer
  • 2003 : Annika Sorenstam
  • 1998 : Sherri Steinhauer

Le record du parcours

2018

  • Minjee Lee – 65, J1

2006 

  • Lorena Ochoa – 65, J3

2003

  • Grace Park – 65, J2
  • Lorena Ochoa – 65,J2

Record du Tournoi sur ce parcours

  • 2018 : Georgia Hall (-17)

Le champ de joueuses

C’est toujours 144 joueuses qui ont le privilège de disputer ce tournoi. Parmi elles les 70 meilleures du LPGA Tour dont Nelly Korda, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, Hye-Jin Choi, Minjee Lee, Lottie Woad, Brooke M.Henderson, A Lim Kim, Jenny Shin, les sœurs Iwai et un large panel de Japonaises comme Mao Saigo, Nasa Hataoka et Ayaka Furue. Mais aussi les 50 joueuses les mieux classées au niveau mondial. Ce qui permet à Maja Stark, Hannah Green, Ina Yoon, In Gee Chun, Esther Henseleit, Patty Tavatanakit, Allisen Corpuz ou Yan Liu de participer à ce tournoi.

Les anciens vainqueurs de ce tournoi sont également au départ, dont Lydia Ko, Ariya Jutanugarn, Yani Tseng et l’Anglaise Georgia Hall qui tente de revenir à son meilleur niveau après son congés maternité.

S’agissant du Ladies European Tour, elles sont cinq selon le classement de l’Ordre du mérite, et 15 sur la base de l’Ordre du mérité 2025. Ainsi, ce sont Mimi Rhodes, Shannon Tan, Cassandra Alexander, Chiara Tamburlini, Helen Briem, Sara Kouskova, Anna Huang, Diksha Dagar, Pia Babnik, Alexandra Forsterling et Pia Babnik, notamment, qui ont pu entrer dans le champ de ce dernier Majeur de la saison. Ainsi que les Française Nastasia Nadaud et Perrine Delacour qui retrouvent leurs compatriotes Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Agathe Laisné. Ainsi que l’amateur Valentine Delon qualifiée grâce à sa victoire au Women’s Amateur Championship, cette année. Et Vanessa Bouvet qui a terminé 33e du Women’s English Open, sur le LETAS, au début du mois de juillet.

En plus de la Française Valentine Delon, six autres amateurs sont au départ, dont l’Américaine Kiara Romero, la Colombienne Maria José Marin et l’Espagnole Paula Martin Sampedro, qui était déjà présente l’an dernier et qui avait terminé 8e et meilleur amateur.

Il faut également souligner le retour de la Sud-coréenne I.K Kim, vainqueur de ce tournoi en 2017. Au mois d’août 2024, au terme du British Women’s Open, la joueuse aujourd’hui âgée de 38 ans mettait fin à sa carrière sur le LPGA Tour. C’est donc une surprise que de la voir dans cette liste des engagées.

Les amateurs du champ

Les joueuses du Korean LPGA

  • Minsum Kim

Les joueuses du Japan LPGA

  • Kana Nagai
  • Fuka Suga
  • Sayaka Takahashi

Les lauréates de la Smyth salver depuis 2007

Cette médaille récompense la joueuse amateur la mieux classée. Elle fut introduite en 1979 par l’ancienne joueuse Moira Smyth, née le 14 mai 1914 et décéda le 26 février 1990. Elle fut membre du Royal County Donw Ladies Golf Club, avant d’être présidente de l’Irish League Golf Union de 1967 à 1970, puis de 1976 à 1978. Elle est inhumée dans le comté de Down, au cimetière municipal de Banbridge, en Irlande du Nord, aux côtés de son père David, sa mère Vera, de son frère William, et de son fils Brice Wilson assassiné en 1988.

L’année 2007 marque la première organisation de l’Open britannique féminin à St Andrews.

Les amateurs vainqueurs

Sur l’ensemble de son histoire, le British a vu 42 vainqueurs différents, dont trois joueuses amateurs qui sont :

  • Marta Figueras Dotti en 1882
  • Janet Melville en 1978
  • Jenny Lee Smith en 1976

Les triples vainqueurs

  • Karrie Webb : 1995 – 1997 – 2002
  • Sherri Steinhauser : 1998 – 1999 – 2006

Les doubles vainqueurs

  • Jiyai Shin : 2008 – 2012
  • Yani Tseng : 2010 – 2011
  • Debbie Massey : 1980 – 1981

Les vainqueurs du siècle

L’année 2001 marque l’entrée du British Women’s Open dans les tournois majeurs du LPGA Tour.

Les ,joueuses qui participent à leur premier British Women’s Open

  • Carolina Chacarra – Espagne
  • Robyn Choi – Australie
  • Melanie Green – USA
  • Youmin Hwang – Corée du sud
  • Soo Bin Joo – Corée du sud
  • Minji Kang – Corée du sud
  • Yana Wilson – USA
  • Yunseo Wang (a) – Corée du sud

Dotation et prime

Nos sommes désormais loin de cette dotation 100 000 livres en 1987, dont Lauras Davies toucha 15 000 livres pour sa victoire. C’est en 1998 que l’épreuve fut dotée de 1 million de dollars pour une prime au vainqueur de 162 000 dollars. Depuis, cette dotation n’a eu de cesse d’augmenter jusqu’à 4,5 millions de dollars en 2019. On croyait alors que cette somme mettrait du temps à évoluer mais, au contraire, elle connut une forte augmentation, ces trois dernières années. La raison est simple, c’est l’augmentation de la dotation de l’US Women’s Open qui a tout accéléré, provoquant une surenchère des dotations de l’ensemble des tournois majeurs.

Après une nouvelle augmentation, qui passa la dotation à 7,3 millions de dollars, en 2022, la dotation fut portée, en 2023, à 9 millions de dollars, s’approchant de la dotation de l’US Women’s Open de 2022. Et l’an dernier, cette dotation augmenta à nouveau pour passer à 9,5 millions de dollars.

Pour cette nouvelle édition, c’est la somme symbolique de 10 millions de dollars qui dote ce tournoi, avec un chèque de 1,5 millions de dollars, au vainqueur.

L’open Britannique est désormais au même niveau que l’édition 2022 de l’US Women’s Open. Et le financement des tournois féminins, au plus haut niveau mondial, ne cesse d’augmenter.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur les chaînes du Groupe Canal +.

Evian Championship : Woad leader, Boutier et Korda éliminées !

Troisième l’an dernier, l’Anglaise de 22 ans vient de prendre la tête du tournoi et de capter l’attention de chacun en perspective du week-end.

Le parcours des Alpes françaises de la 18e étape du LPGA Tour, constituant le 4e Majeur de la saison, a encore dicté sa loi, et quelques figures du circuit son hors jeu. Ce qui laisse une belle ouverture pour celles qui n’ont pas encore ouvert leur compteur de victoire, et celles qui courent après un premier succès dans un tournoi Majeur. Et parmi elles, deux Françaises, ainsi qu’une Anglaise dont on sait déjà ce qu’elle est capable de réaliser sur ce parcours.

Soutenue, comme souvent, par une communication importante, la numéro un mondial ne jouera pas, cette semaine, et cette année, pour remporter le seul tournoi Majeur qui manque à son palmarès. Nelly Korda échoue à franchir le Cut après s’être bien battue tout au long de ce second tour. Mais alors qu’elle était revenue dans le Par total, tout juste à la limite du Cut, en réussissant à sauver des Par et à rentrer trois birdie, en 12 trous, elle est partie à la faute sur sa mise en jeu au départ du 18, la contraignant de jouer en lay-up. En réalité, sur un parcours américain elle aurait pu s’en sortir, mais à Evian, avec les dénivelés, les effets de perspectives, et un rough assez gras, cette balle qui roula dans le rough, juste au bord du fairway, devint compliquée à jouer. Aussi, fut-elle contrainte d’opter pour un lay-up et de tenter une bonne approche du mat, au 3e coup.

Le coup fut bien joué, mais la balle roula presque 3 mètres après le mat, lui laissant plus de chances de réaliser le Par qu’un birdie. Par ailleurs, l’Américaine avait parfaitement en tête l’enjeu que représentait ce coup. Aussi dut-elle gérer la pression.

Forte de son expérience, Nelly Korda calcula la ligne au mieux et joua de manière très appliquée. Mais pas suffisamment puisqu’il manqua un brin d’énergie pour permettre à sa balle de tomber dans le trou. Contrainte de jouer un second putt pour le Par, la numéro un mondial, double vainqueur en Majeur, cette année, échoue pour quelques centimètres, à continuer l’aventure sur les bords du lac Léman.

Elle n’est pas la seule parmi les stars du circuit mondial à quitter ce tournoi. Minjee Lee, qui fut vainqueur en 2021, vient de passer deux journées à chercher des solutions pour ne pas subir le parcours. Elle signe une seconde carte de +6 et sort par la petite porte, à la 129e place.

Même chose pour Jin Young Ko qui est en retrait depuis plusieurs mois et qui conclut ces deux premiers tours avec le score de +6. Avec elle, l’Anglaise Mimi Rhodes que l’on espérait voir jouer ce week-end.

La numéro un amateur, Kiara Romero reviendra à Evian, sans doute l’an prochain ou dans deux ans, lorsqu’elle aura intégré le LPGA Tour. Mais cette année, elle a quitté le fairway du 18 avec les honneurs, en réussissant un eagle, tout en affichant le masque de la déception. Un triple bogey au 16 et un double au 17 ont anéanti sa journée qui était, de toute façon, placée sous le signe de la difficulté. Cependant, après un birdie sur le Par 5 du 9, la faisant revenir à +3, et un autre sur le Par 5 du 15, Romero pouvait terminer cette journée dans le Par total, grâce à cet eagle du 18. Mais ce parcours est compliqué et elle s’en souviendra pour ces prochaines participations.

Carlota Ciganda est également éliminée à +5, tout comme Ashleigh Buhai. Tandis que Alexa Pano, Gina Kim et Yu Liu quittent Evian avec le score de +4.

La Sud-coréenne Mi Hyang Lee, qui a gratifié le public installé au 18, d’un coup surréaliste, avec une balle qui a rebondi sur la pièce d’eau avant de toucher le green, signe une carte de 74, malgré deux birdie en fin de parcours. Elle termine classée 90e à +3, avec l’Allemande Helen Briem, la tenante du titre Grace Kim et la Française Céline Boutier, qui a réagit en jouant –2.

La numéro un Française a été fortement pénalisée par sa première carte de 76, et l’on s’inquiète de la voir autant en difficulté dans les tournois Majeurs.

Enfin, à +1, à la limite du Cut, se trouvent Hye-Jin Choi (71 – 72), Hannah Green (70 – 73), Lauren Coughlin (71 – 72), Chisato Iwai (70 – 73), ainsi que la jeune amateur et grand espoir du golf mondial, l’Américaine Asterisk Talley.

Quelques-unes de ces joueuses se retrouveront en Ecosse, dans deux semaines, pour tenter de faire mieux, avec des conditions de jeu très différentes.

Woad détrône A.Iwai de la première place

Elle avait fait forte impression, l’an dernier, au point que beaucoup la voyaient surprendre tout le monde, dans le dernier tour. Mais l’Anglaise Lottie Woad, encore amateur à cette époque, n’avait pu faire mieux que troisième d’un Evian Championship qui était, en réalité, un tremplin pour son passage chez les pros. Car deux semaines plus tard elle s’imposait en Ecosse ce qui lui ouvrait des droits de jeu sur le LET et le LPGA Tour. Depuis, l’Anglaise qui a fêté ses 22 ans au mois de janvier a remporté un nouveau tournoi du LPGA Tour, cette année, et continue d’impressionner par sa maturité et son jeu.

De retour sur ce parcours qui semble parfaitement convenir à son jeu, Lottie Woad signe une carte de 64, comportant un seul bogey, et a bénéficié de plusieurs fautes de la Japonaise Akie Iwai, pour passer en tête. Partie du 10, A.Iwai a bien débuté sa journée en ajoutant trois birdie à ceux de la veille. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du 17 qui allait avoir une conséquence en fin de journée. Car, toute l’après-midi, elle fut en tête, et largement, évoluant entre un score de –10 et –12, en sortant du Par 3 du trou n°2.

Puis, la situation se compliquait et elle ne réussissait qu’à réaliser des Par jusqu’à sa mise en jeu au départ du Par 4 du trou n°6, qui fila à gauche, dans le rough et derrière des sapins. Elle tenta, alors, de retrouver le fairway mais sa balle gicla à gauche, dans le rough et entre les arbres. Qu’à cela ne tienne, un nouveau coup de recentrage vers le fairway était encoure jouable. Mais avec ce rough gras et dense, sa balle ne fit pas la distance escomptée et c’est encore du rough qu’elle fut contrainte de jouer un 4e coup vers le green. Qu’elle trouva. Elle eut alors un putt à environ 4 mètres du trou, dont la balle ne trouva jamais le trou. Et Iwai sortait de ce Par 4 en perdant les deux coups d’avance qui la séparaient de Lottie Woad.

Plus avancée sur le Parcours, et partie du Tee n°1, l’Anglaise trouva le green du 18 au second coup, en plaçant sa balle à gauche du mat, et l’option d’un eagle mais à environ 10 mètres du trou. Finalement, malgré une très bonne lecture du green, et une balle qui vint terminer sa course près du trou, Woad concluait sa journée avec un birdie qui la propulsa en tête.

Mais à titre provisoire car Iwai avait encore le Par 5 du 9 à jouer. Cependant, la Japonaise de 24 ans, après deux Par, ne parvint pas à exploiter ce dernier trou et elle terminait sa journée avec une carte de 69, qui la laissait à –10. « Je pense avoir touché beaucoup de fairway et de green, ce qui est vraiment la clé ici », déclarait Woad. Et si elle touche tous les fairway à l’aller et qu’elle en a manqué deux au retour, cette vérité vision de la stratégie est discutable, dans la mesure où même avec de bonnes statistiques sur les fairway et les green, plusieurs joueuses ont rendu des cartes nettement moins bonnes que celle de Woad. La Thaïlandaise Jeeno Thitikul, qui signe également une carte de 64, ce vendredi, touche un fairway de plus mais un green de moins.

La Japonaise Miyu Yamashita, qui a touché un fairway et un green de plus que Woad, n’a joué que 66.

En fait, si toucher les fairway et surtout les green, est important, c’est la précision autour des mats qui a largement fait la différence, associée à la qualité de putting.

Et c’est dans ce domaine que l’Anglaise est forte, en plus d’envoyer des coups plus loin que la plupart des joueuses. Pour exemple, au 18, Lottie Woad a joué un fer, au second coup pour aller chercher le green, alors que Hae Ran  Ryu utilisa un hybrid.

Ces dernières années, comme chez les hommes, les joueuses sont devenues plus puissantes, donc plus longues. Lydia Ko, elle-même, avait avoué travailler en ce sens, consciente de ne pas être parmi les plus longues du circuit.

Et jouer un fer au lieu d’un bois pour aller chercher le green, constitue une différence importante. Et Woad de confirmer qu’elle s’est créée de bonnes occasions toute la journée : « au début, j’ai réussi de très bons coups d’approche, sur les trous 1 et 2. Sans pour autant concrétiser. Sur le retour, en revanche, j’ai eu le sentiment de tout rentrer », assurait-elle.

De son côté, Akie Iwai, qui s’élancera avec Woad samedi matin, estime s’être également donnée pas mal d’opportunités de birdie. « J’en ai rentré cinq et mon swing est vraiment coulé. C’est très bien ». Et la Japonaise de s’exprimer à propos des green : « les green sont au top. J’ai pu réaliser des putt longs et c’est pour cette raison que j’ai souvent eu des balles au bord du trou. J’ai également bien communiqué avec mon caddie. Nous avons bien discuté et nous avons pris du plaisir durant cette journée, donc maintenant nous allons continuer à aller de l’avant », concluait-elle.

Sa sœur, Chisato, manque le Cut d’un coup et sera sans aucun doute au bord du fairway, ce week-end, pour soutenir Akie.

Six Japonaises dans le Top 10

Ce n’est pas une nouveauté, chacun sait que les joueuses nippones sont de redoutables golfeuses, et qu’en 2025 elles ont été nombreuses à animer les tournois. Après deux tours, elles sont six dans le Top 10, réparties entre le score de –10, pour Iwai, et –5 pour Hinako Shibuno.

Malgré une petite frayeur sur son attaque de green, au 18, laissant sa balle entre l’eau et l’avant green, Miyu Yamashita a réussi à signer un birdie, lui permettant de venir se placer à la 5e place.

Selon le leaderboard du LPGA Tour, Erika Hara est créditée d’un Par au 12 et d’une birdie sur le même trou, par le LET. Néanmoins, cette petite erreur de score ne change pas grand chose au fait que la Japonaise de 27 ans, rookie cette saison, a franchi un second Cut d’un tournoi Majeur, cette saison, après le Chevron Championship.

Quant à Hinako Shibuno, elle nous réjouit par sa présence dans ce Top 110, après avoir vécu un début de saison difficile.

Les deux jours qui s’annoncent, avec ses six Japonaises en haut du tableau, doit nous laisser entrevoir que la victoire peut échouer entre les mains de l’une d’elles.

Lottie Woad a donc un sacré défi devant elle, jusqu’à dimanche soir.

Nadaud et Delacour portent les espoirs Français !

L’élimination de Céline Boutier est une demie surprise, tout autant que celle d’Agathe Laisné, puisque ces deux joueuses n’étaient pas dans le coup dès le premier tour.

Pauline Roussin-Bouchard a, quant à elle, bien corrigé le tir, en jouant –3, lui permettant de s’installer dans le par total, et de s’ouvrir un nouveau départ dans ce tournoi, avec les deux journées qui restent à jouer.

En revanche, Perrine Delacour a eu du mal à rester sur le rythme de la veille, et c’est avec une score de +1 qu’elle a terminé cette seconde journée, sans trop perdre de places. La voici 9e, à –5, avec cinq coups de retard sur Akie Iwai, et six sur Lottie Woad. Et en deux jours, beaucoup de choses peuvent encore survenir, pour permettre à Delacour de combler son retard.

Enfin, Nastasia Nadaud confirme, une fois encore, un très bon début de saison sur le LPGA Tour, et c’est elle qui fait flotter le drapeau tricolore au plus haut de ce classement provisoire.

Elle signe une journée en –3, égalant sa carte de la veille, et cette régularité sur un parcours qu’elle affectionne est de nature à nous laisser espérer un très bon résultat dimanche. « C’est incroyable. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me reposer hier soir. Tout s’est enchaîné assez vite. Un peu comme ces 36 trous que je viens de jouer. Hier, j’étais un peu moins en réussite avec mon putting. Mais j’ai réussi à placer mes balles près des drapeaux. Et aujourd’hui mes balles étaient encore plus près. Ca fait plaisir de signer quelques birdie. Donc, dans l’ensemble, ce fut une très bonne journée », confessa la Française de 21 ans seulement, qui est exactement dans cette trajectoire qui permet aux meilleures de s’exprimer au niveau mondial. « J’ai concédé un double sur le trou n°9 et c’est probablement ma plus grosse erreur du jour », ajoutait-elle.

Nastasia Nadaud qui bénéficie d’un excellent caddie en la personne de Michelle Thompson, ancienne joueuse Ecossaise du LET qui l’accompagne depuis l’an dernier. « Elle est incroyable. Nous travaillons ensemble depuis le mois d’août dernier, et honnêtement, l’alchimie entre nous est parfaite. Cette relation joueuse caddie fonctionne à merveille. Nous nous connaissons très bien. Elle sent quand je suis un peu tendue ou stressée. Elle sait trouver les mots pour m’apaiser et me recentrer sur le processus de jeu. Sur le fait d’atteindre les green et de viser les zones définies », confia également Nadaud qui confirme qu’un bon caddie est essentiel pour aller chercher de bons résultats.

Ce qui ne peut que mettre un peu plus en confiance le clan tricolore, qui se prend déjà à rêver d’une nouvelle victoire Française, dans ce tournoi majeur.

Mais d’ici là, la route est longue et il va falloir suivre le moving day, qui débute samedi matin, à 08h40, en alternant les départs du tee n°1 et du n°10.

Au niveau des amateurs, seules la Colombienne José Maria Marin, la Canadienne Lauren Kim, l’Américaine  Farah O’Keefe et la Sud-coréenne Yunseo Yang, franchissent le Cut.

Le classement provisoire => ICI

Evian Championship : Delacour seconde à deux coups du leader !

La Japonaise Akie Iwai a pris la tête avec un score de -8, laissant beaucoup de stars du circuit dans la difficulté.

Cette première journée s’est déroulée sous un franc soleil, et dans une ambiance de canicule qui frappe à nouveau la France. Ces premiers résultats offrent un classement inattendu, notamment pour la France, avec une de ses représentantes dans le sillage d’un leader qui a failli égaler le record du parcours.

Cette première journée vient de se clôturer sur un premier classement qui est à l’image de ce que ce parcours peut produire. Le tracé de l’Evian Championship n’a pas failli à sa réputation en mettant en difficulté les meilleures. A commencer par Nelly Korda qui pointe à la 100e place provisoire, avec le score de +3 qui s’est élancée du Tee n°10, à 07h36, et qui a enchaîné les mauvais coups, dès le Par 5 du 18, alors qu’elle avait réussi à trouver son premier birdie, sur le Par 4 du 12, et à aligner des Par, ensuite.

Sur le Par 4 du trou n°1, où d’autres joueuses sont parties à la faute, elle concédait un double bogey. Puis le parcours lui opposa encore de la résistance sur le Par 4 du trou n°4 et le Par 3 du trou n°5. Descendue dans le classement à +4, l’Américaine parvenait à terminer cette journée avec un birdie sur le Par 5 du 9, tout en ayant devant elle un important défi à relever demain.

La numéro un mondial a tout de même fait un peu mieux que la numéro un Française, dont on se demande toujours si son jeu est réellement en train de se mettre en place. Céline Boutier a débuté par un triple bogey, sur le Par 4 du trou n°1, se retrouvant tout de suite à l’obligation de serrer son jeu, pour espérer sortir de cette journée avec un espoir de franchir le Cut.

Au départ de ce premier trou, elle mettait en jeu dans le rough, puis elle touchait un arbre au second coup rendant, ensuite, sa balle injouable. Elle concluait ce premier trou avec trois putt sans savoir que la suite serait également compliquée.

Elle réussissait de bons coups par la suite, en se donnant de bonnes opportunités de birdie, dont la première fut concrétisée sur le Par 4 du trou n°4. La seconde se trouva sur le Par 5 du trou n°7, et ses supporters retrouvèrent l’espoir de voir la Française gommer son retard, en avançant dans cette journée.

Mais sur le Par 3 du 8 elle concédait un bogey, et le début du retour fut un véritable calvaire pour elle. Ce furent deux doubles bogey à la suite suivies d’un bogey sur le Par 4 du 12 qui anéantissaient tout le travail qu’elle avait réalisé jusque là. Mais Céline Boutier resta concentrée et elle réussit à rentrer un putt pour birdie sur le Par 3 du 15 et à clôturer son premier tour avec un birdie sur le Par 5 du 18. Classée 117e à +5, l’ancien vainqueur de ce tournoi, en 2023, pourrait ne pas franchir le Cut, vendredi. Et ses statistiques en Majeur d’en prendre un coup après un US Women’s Open et un KPMG Women’s PGA Championship négociés avec beaucoup de difficultés. 

Et la surprise est venue de la Française Perrine Delacour, dont chacun connaît l’énorme potentiel, qui a tout de suite été dans le coup. S’étant élancée 20 minutes avant Boutier, mais du Tee n°10, la trentenaire originaire de Laon a abordé cette première journée avec calme et bonne humeur. Un premier birdie sur le Par 4 du 10 allait tout de suite donnait le ton à sa journée, qu’elle fit évoluer avec un eagle sur le Par 5 du 15. Dans la foulée, Delacour trouva un birdie au 17 et un autre sur le Par 5 du 18, la propulsant dans le groupe de tête, avec le score de –5. Dès lors, la Française ne quitta plus le Top 10, malgré un bogey sur le Par 3 du 5, en ayant manqué le green, et un dernier sur celui du 8. Trois birdie sur les Par 4 du 6, Par 5 du 7 et Par 5 du 9 permettait à Perrine Delacour de jouer dans le cours d’honneur de tournoi majeur, et sur le territoire Français !

Se plaçant seule seconde à –6, derrière la japonaise Akie Iwai, entrée au club house un peu plus tôt, Perrine Delacour est l’héroïne d’une journée très spéciale, puisque la France joue sa qualification en demi-finale du mondial de football. « J’ai pris beaucoup de plaisir. Mon caddie m’a aidée à rester patiente et à apprécier ce premier tour », confia Perrine Delacour. « J’ai pris un bon départ avec ce birdie au 10, et il y a eu ce coup de bois trois incroyable au 15, pour signer un super eagle », ajoutait-elle.

« Au 16, j’ai failli faire un trou en un ; je suis un peu déçue. Pas pour le score mais parce que si j’avais réussi ce trou en un dans ce tournoi j’aurais pu couper les cheveux de mon caddie…c’est un sacré défi ! », plaisantait-elle.

Malgré la chaleur, qui a accompagné la majorité des joueuses, elle déclara avoir réussi à conserver son calme pour ne pas faire trop d’erreurs. « J’ai su bien rebondir et j’en suis fière », précisait-elle sur ce thème.

Nastasia Nadaud se classe 15e à –3, avec Somi Lee, Ayaka Furue, Chella Choi et l’amateur Farah O’Keefe, lui offrant la perspective de franchir le Cut.

A l’inverse, la nouvelle adepte de l’Hyrox, Pauline Roussin-Bouchard, est encore mal engagée, cette semaine, avec le score de +3, à la 102e place avec Nelly Korda. Elle y côtoie, également, la numéro un mondial amateur, Kiara Romero, qui reviendra jouer à Evian-les-Bains, dans les prochaines années, n’en doutons pas.

Le début de saison de la Française de 26 ans est ponctué de huit Cut manqués, dont cinq à la suite. Et lors du KPMG Women’s PGA Championship elle a terminé à +6 à la 59e place. Franchira-t-elle le Cut cette semaine ? C’est l’une des questions qui se posent ce soir.

Car Agathe Laisné n’est pas au mieux, elle aussi, à la 87e place à +2, avec Helen Briem, Gaby Lopez, Lindy Duncan, Casandra Alexander ou encore Carla Tejedo Mulet. Que les Américains prononcent Moulette !

Deux Françaises sur cinq, ce week-end, ce n’est pas vraiment le quota que l’on est en droit d’attendre à Evian, mais si c’est pour assister à une semaine exceptionnelle de Perrine Delacour et un bon résultat de Nastasia Nadaud, les Français sauront facilement s’en contenter.

Akie Iwai impose son rythme

Nous avons vu tous les scénarii possibles dans ce tournoi, et une joueuse qui prend tout de suite la poudre d’escampette peut autant être celle qui a pris une option sur la victoire comme celle qui sera le dindon de la farce deux ou trois tours plus tard.

En attendant, la Japonaise Akie Iwai, que l’on ne sait plus distinguer de sa sœur Chisato puisque cette dernière a décidé de se couper les cheveux, a fait plier le parcours et a donné une leçon de golf, en signant une carte de –8, sans concéder de bogey.

Partie du Tee n°1, à 08h00, elle débuta pas quatre Par, avant de concrétiser sa première opportunité de birdie. La seconde vint sur le Par 5 du 7 et la troisième sur le Par 5 du 9. Comme Perrine Delacour, Akie Iwai a parfaitement su exploiter les Par 5 du tracé d’Evian, puisqu’au retour elle signait également un birdie sur celui du 15 et celui du 18, en plus de trois autres.

Pour sa seconde participation, en ayant manqué le Cut l’an dernier, la Japonaise de 24 ans semble avoir surfé sur une vague alors que beaucoup se sont échouées sur des écueils, le long du lac Léman. « J’ai été capable de bien me concentrer, et à rester déterminée », confia A.Iwai. « C’est pour cette raison que j’ai réalisé une belle carte et ce fut une journée solide », ajoutait-elle. « Que ce soit mes mises en jeu au driver, mes coups de fer, mon chipping et mon putting tout s’est bien passé. Mais j’aime mon driver car quand je suis bien avec je suis régulière. Donc j’ai pu faire un bon score ».

La troisième place est occupée par cinq joueuses, dont la japonaise Mao Saigo, avec le score de –5, et l’Anglaise Charley Hull qui a régalé la presse en mangeant une glace sur le parcours, avec son caddie.

La Sud-coréenne, vainqueur du KPMG est également dans ce groupe, démontrant qu’elle est en grand forme et qu’il va falloir la surveiller demain.

Lauréate en 2022, la Canadienne Brooke M.Henderson est également bien partie dans ce tournoi, en occupant la 8e place, tandis que la tenante du titre est bien moins à l’aise que l’an dernier, sur les fairway et les green où elle bâtit une partie de son image de star du LPGA Tour. L’Australienne Grace Kim est 87e à +2, et le Cut provisoire est déjà fixé dans le Par.

Ce qui signifie que toutes celles qui sont en délicatesse ont la soirée pour corriger les petites imperfections, la stratégie et une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer avant la journée décisive.

Le classement provisoire => ICI 

Amundi Evian Championship : l’essentiel à savoir

Historique 

En 2025, l’Evian Championship a fêté ses 30 ans d’existence. C’est en 1994 que né l’Evian Masters, essentiellement consacré aux féminines, après une première expérience décevante avec la catégorie masculine.

En 2000, l’Evian Masters est reconnu par la LPGA parmi les plus grands tournois du monde et devient l’étape française du LPGA Tour. C’est Mike Whan qui va offrir à ce tournoi et ses organisateurs, l’opportunité de briller un peu plus, en devant le 5e Majeur de la saison internationale des féminines.

Dès lors, en 2011, l’étape française du LPGA Tour prend le nom d’Evian Championship et va faire rayonner le savoir faire français, en matière d’organisation de tournoi de golf, dans le monde entier. Par ailleurs, la ville d’Evian-les-Bains va bénéficier d’une exposition médiatique sans précédent.

L’épreuve connaîtra, cependant quelques couacs, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. En 2017, la météo est largement venue perturber le bon déroulement du tournoi, avec un parcours à flanc de montagne qui peut vite prendre l’eau et devenir bien moins agréable à jouer, comme à arpenter. L’épreuve fut donc réduite à trois tours, avec un final maintenu le dimanche, qui occasionna un playoff mémorable, entre Anna Nordqvist et Brittany Altomare.

Certaines joueuses américaines, comme Brittany Lincicome, et des journalistes de la presse américaine, avaient fortement critiqué le fait que le tournoi se déroule au mois de septembre, une période réputée instable, au niveau de la météo, dans cette partie de la France.

Il fut décidé de décaler la date en revenant au début de l’été, comme c’était le cas jusqu’en 2012. Et depuis 2019, l’Evian Championship se déroule au mois de juillet.

Cette année-là, l’Américaine Lexi Thompson va publier sur son compte Instagram, un message dans lequel elle critiquera la qualité du parcours, avec photos à l’appui. Malgré les preuves flagrantes du mauvais état du parcours, à certains endroits, le monde du golf conditionné par le politiquement correct, poussera la n°3 mondial du moment à retirer son message pour publier des excuses. Car même si c’est vrai, on ne dit pas de mal d’un tournoi Majeur sur le LPGA Tour.

Depuis cette date, Lexi Thompson a choisi de ne plus revenir jouer ce tournoi, malgré une nouvelle communication en 2024, sur ce thème, qui n’endort que ceux qui veulent bien se laisser hypnotiser.

L’Américaine Stacy Lewis est également de ces joueuses qui ont continué d’évoluer en majeur, sauf à Evian, à partir de 2020.

L’histoire de ce tournoi est également marquée par l’évolution de sa dotation qui atteint, aujourd’hui, la somme de 9,1 millions de dollars.

Et depuis 2022, toutes les joueuses reçoivent une prime.

Enfin, on ne saurait clôturer l’historique de ce tournoi sans évoquer la première victoire d’une Française. En 2023, Céline Boutier faisait flotter dans le ciel de l’Evian Championship, le drapeau tricolore, pour la première fois. Un moment fort pour le golf français qui pourrait se renouveler grâce à la Française Nastasia Nadaud, rookie de cette saison 2026, et qui affectionne particulièrement ce tracé, tout en démontrant une forte capacité à s’adapter aux exigences du LPGA Tour.

Le parcours

Au début du 20ème siècle, la société des Eaux Minérales d’Evian fait l’acquisition d’une ferme et de ses terres, sur les hauteurs de la ville. En 1904, un golf de 9 trous est inauguré et il attirera passionnés et personnalités tel Lamartine qui, dans ses vers, s’exprima ainsi « Puissé-je, comme hier, couché sur le pré sombre, où les grands châtaigniers d’Evian penchent l’ombre (…) ». En 1922, fort de son succès et de l’ouverture du Royal Hôtel, le parcours est complété par 9 autres trous. Entre 1988 et 1990, le parcours est entièrement repris par l’architecte américain, Cabell B.Robinson. Diplômé de Princeton, en histoire de l’Art, en 1963, mais aussi de l’école d’architecture californienne de Berkeley, en 1967, c’est aux côtés de Robert Trent-Jones qu’il va faire ses armes et acquérir une forte expérience dans le domaine de la création des parcours de golf. Après avoir dirigé les sociétés européennes de Trent-Jones , à partir de 1970, il fonde sa société en 1987 et va créer de nombreux golfs en Europe dont l’Espagne et la France. C’est ainsi qu’il est amené à refaçonner le parcours d’Evian. Entre 1994 et 2012, le parcours sera amélioré afin d’accueillir, au mieux, chaque tournoi et intégrer les normes de l’USGA.

Avant la première épreuve majeure de 2013, le parcours d’Evian va subir de nouveaux travaux sous l’autorité du cabinet d’architectes EGD en collaboration avec l’architecte américain et consultant du LPGA : Steve Smyers. Sont alors modifiés tous les départs, les fairways de même que les greens sont totalement repris afin de les rendre plus fermes et d’augmenter la diversité des positions de drapeaux. Plus récemment, de nouvelles améliorations ont été apportées telle la réfection des bunker. D’autres modifications sont à souligner comme l’agrandissement de la tribune naturelle, qui surplombe le trou n°18, l’approche du green du trou n°2 ou encore le fairway du trou n°4 et les greens du 12 et du 15. Le parcours d’Evian fait l’objet de toutes les attentions afin de rester l’excellence du golf mondial tout en préservant l’accessibilité aux amateurs.

Engagé dans une logique de transition écologique, le parcours d’Evian est en évolution permanente et de nouveaux travaux ont eu lieu en 2023. En 2025 des travaux ont concerné les pièces d’eau n°5, n°6 et n°18. Les pièces d’eau n°5 et n°18 ont été agrandies, tout en reliant celle du 18 au système de récupération d’eau.

Enfin, il est à noter que le parcours de championnat est un Par 72, ramené à 71 pour les besoins de circuit féminin mondial.

Quelques distances changent sensiblement cette année réduisant la distance totale du parcours, par rapport à l’an dernier, de 25,44 mètres.

Le champ de joueuses

En 2025, on observait un retour des joueuses amateurs dans le champ, et c’est encore le cas cette année.

La crème du golf féminin mondial amateur est au départ avec les Américaines Kiara Romero (numéro mondial), Farah O’Keefe, Asterisk Talley, les Canadiennes Aphrodite Deng et Lauren Kim, ainsi que Maria José Marin, vainqueur du dernier Augusta National Women’s Amateur et la Sud-coréenne Yunseo Yang, qui a remporté le Women’s Amateur Asia Pacific.

Plus généralement, le champ est composé de 132 joueuses, comme l’an dernier, qui comprend le Top 50 du classement mondial avec Nelly Korda, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, Charley Hull, Lottie Woad, Ruoning Yin, Miyu Yamashita, Hannah Green, Minjee Lee, Sei Young Kim ou encore Lydia Ko.

Ce champ est également composé des meilleures joueuses de l’Ordre du mérite du circuit féminin européen, selon le classement de la fin de l’année 2025. Et ce sont Shannon Tan, Mimi Rhodes Chiara Tamburlini, Cara Gainer, Sara Kouskova et quelques autres figures du LET qui ont une chance de participer à ce tournoi. Dont les Françaises Nastasia Nadaud et Agathe Laisné, également qualifiées grâce à ce classement, qui retrouvent leurs compatriotes Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard.

Tenante du titre, l’Australienne Grace Kim revient sur la terre de ses exploits.

Enfin, des joueuses comme la Canadienne Brooke M.Henderson, les sœurs Japonaises Iwai, la Sud-africaine Casandra Alexander et quelques anciennes lauréates de ce tournoi comme Ayaka Furue, Anna Nordqvist, In Gee Chun, Jin Young Ko sont quelques-unes des outsiders qui vont chercher à franchir le Cut du parcours des alpes françaises, réputé technique.

Le Cut conservera les 65 meilleures et ex æquo, au terme du second tour.

Les invitations sponsor

  • Aphrodite Deng (a) – Canada
  • Farah O’Keefe (a) – USA
  • Sayaka Takahashi – Japon
  • Kiara Romero (a) – USA
  • Asterisk Talley (a) – USA
  • Lauren Kim (a) – Canada

Les amateurs du champ

La Colombienne José Maria Marin était présente l’an dernier.

Les rookie dans le champ

  • Helen Briem – Allemagne
  • Melanie Green – USA
  • Erika Hara – Japon
  • Youmin Hwang – Corée du sud
  • Mimi Rhodes – Angleterre
  • Nastasia Nadaud – France
  • Chiara Tamburlini – Suisse
  • Carla Tejedo Mulet – Espagne
  • Suvichaya Vinjichaitham – Thaïlande
  • Lauren Walsh – Irlande du Nord

Les vainqueurs

Majeur

  • 2025 : Grace Kim (-14)
  • 2024 : Ayaka Furue (-19)
  • 2023 : Céline Boutier (-14)
  • 2022 : Brooke M.Henderson (-17)
  • 2021 : Minjee Lee (-18)
  • 2019 : Jin Young Ko (-15)
  • 2018 : Angela Stanford (-12)
  • 2017 : Anna Nordqvist (-9)
  • 2016 : In Gee Chun (-21)
  • 2015 : Lydia Ko (-16)
  • 2014 : Kim Hyo-Joo (-11)
  • 2013 : Suzann Pettersen (-10)

Tournoi régulier du LPGA Tour

  • 2012 : Inbee Park
  • 2011 : Ai Miyazato
  • 2010 : Jiyai Shin
  • 2009 : Ai Miyazato
  • 2008 : Helen Alfredson
  • 2007 : Natalie Gulbis
  • 2006 : Karrie Webb
  • 2005 : Paula Creamer
  • 2004 : Wendy Doolan
  • 2003 : Juli Inkster
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2001 : Rachel Teske
  • 2000 : Annika Sorenstam

Premier vainqueur

  • 1994 : Helen Alfredsson

Les multiples victoires

  • Helen Alfredsson (1994 – 1998 – 2008)
  • Laura Davies (1995 – 1996)
  • Annika Sorenstam ( 2000 – 2002 )
  • Ai Miyazato (2009 – 2011)

Statistiques

  • Après 18 trous : – 10, Hyo Joo Kim (2014) ; JeongEun Lee6 (2021) ; Leona Maguire (2021)
  • Après 36 trous : -15, JeongEun Lee6 (2021)
  • Après 54 trous : -19, In Gee Chun en 2016
  • Après 72 trous : -21, In Gee Chun en 2016

Prime et dotation

Depuis l’an dernier la dotation est passée à 6,5 millions de dollars, faisant de ce tournoi Majeur le 4e Majeur le mieux doté de la saison, sur les cinq.

En 2025, la dotation évoluait à 8 millions de dollars.

La course à la dotation a forcé, cette année, le partenaire du tournoi à augmenter sa participation, fin avril, et c’est désormais une somme de 9,1 millions de dollars qui dote ce tournoi, le plaçant

Quant à la prime allouée au vainqueur elle est de 1,365 million de dollars.

Le classement des tournois Majeur par dotation

Les horaires de diffusion TV

Le site officiel du tournoi => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : Yoon en tête avec un 63 !

La Sud-coréenne Ina Yoon maltraite le parcours avec un score de -9, démontrant que ce parcours sait proposer des opportunités de birdie aux joueuses stratégiques et précises :(Photo: LPGA.com)

Ce troisième tournoi majeur de la saison a débuté sur un double rythme avec celles qui ont réussi à jouer sous le Par et celles qui se sont heurtées à ce parcours. Il y a de la place pour les birdie, en étant stratégique, et une joueuse l’a parfaitement démontré !

Faut-il être multiple vainqueur du LPGA Tour pour signer la carte la plus basse, lors d’un tournoi Majeur ? La réponse a été apportée par la Sud-coréenne, rookie l’an dernier, qui a réalisé le second meilleur score sur ce parcours, dans ce tournoi. Après Nelly Korda, en 2021, Ina Yoon se démarque avec une carte de 63 et s’envole en tête, avec le score de –9. Et chacun a pu comparer l’aisance avec laquelle cette joueuse de 23 ans a enchaîner les birdie, puisqu’elle partageait sa partie avec la numéro un Française, septuple vainqueur du LPGA Tour, et Yani Tseng, ancienne numéro un mondial, qui est loin de son meilleur niveau.

Yoon a donné une leçon de golf à ses deux partenaires, en trouvant les meilleures lignes et les bonnes zones sur les fairway et les green, là où les deux autres se sont égarée et ont joué trop court ou trop loin. Et c’est, une fois encore, face à ce type de situation, que l’on se rend compte qu’il n’y a pas de parcours plus compliqué à jouer qu’un autre. Il y a, d’abord, des joueurs qui ne sont pas en phase avec le parcours, et parfois pas en maîtrise de leur jeu. La fameuse déclaration « j’ai bien joué », n’étant ici qu’une phrase pour se rassurer et d’un caractère particulièrement relatif.

Partie du Tee n°10, Ina Yoon a d’abord aligné les Par avant de trouver son premier birdie sur le Par 4 du 14. Boutier trouvait le rough, à gauche, tout comme Tseng qui jouait encore plus à gauche lors de sa mise en jeu, alors que la Sud-coréenne de 23 ans touchait le fairway et s’offrait les meilleures conditions pour attaquer le mat.

Au trou suivant, c’est le second qui allait être décisif avec encore une balle sur le fairway, bien dans l’axe du trou, alors que Boutier et Tseng s’égarait encore, mais à droite. A l’aise, également, sur les green, la Sud-coréenne rentrait son putt à 2,50 mètres, derrière le mat, alors que Boutier, à 5,60 mètres envoyait sa balle à coté. Alors que Tseng jouait bien trop loin du mat, lors de son attaque de green, ce qui ne lui laissait pas la possibilité de jouer mieux que le Par. Et finalement, ce fut un trois putt pénalisant.

Et au 16, Boutier manquait d’envoyer sa balle dans l’eau, sur l’attaque de green, en trouvant le rough à droite, tandis que Tseng jouait bien trop en dessous du green. De son côté, Yoon fut précise, une fois encore, en se lassant un premier putt à droite du mat à moins de 4 mètres. Quant au Par 3 du 17, la Sud-coréenne planta le mat et rentra un birdie avec un putt de 80 centimètres. Quant Boutier, et surtout Tseng, se retrouvaient loin du mat.

Au travers de ces quatre trous, on a un bon aperçu de la journée de Ina Yoon qui fut encore plus incisive au retour, en trouvant cinq birdie, dont les trois derniers à la suite. La Sud-coréenne de 23 ans est en tête, alors que la numéro un Française, dont on ne cesse de dire qu’elle est en délicatesse avec son jeu et qu’elle n’est pas au niveau des meilleures, est 109e à +3. Et Yani Tseng 70e à +1, et probablement un peu plus assurée de franchir le Cut que Céline Boutier qui a totalement raté son entrée dans ce tournoi Majeur. Un de plus est-on tenté de dire, après un score total de –3 au Chevron Championship, quand Nelly Korda s’impose avec un socre de –18. Et cet US Women’s Open qu’elle clôture à la 66e place, à +12, une fois encore loin de la performance de Nelly Korda, qui s’est imposée avec le score de –8.

Ina Yoon rejoint donc la numéro un Américaine, dans l’histoire de ce KPMG Women’s PGA Championship, en signant une carte de 63. Mais elle entre un peu plus de l’histoire en étant la première à réaliser ce score, au premier tour. « Je ne savais pas que j’avais rentré autant de birdie », confiera Ina Yoon en sortant du parcours. « J’ai vraiment pris du plaisir dans cette journée. Le météo a été très agréable », ajoutait-elle. Ina Yoon qui précisait, également, qu’elle avait déjà joué aussi bas, mais pas sur un tournoi du LPGA Tour : « c’est la première fois sur le LPGA Tour. Pour être honnête je ne sais pas comment je m’y suis prise. J’ai simplement tapé la balle et elle est rentré dans le trou. Ce fut une expérience incroyable », expliquait-elle encore un peu ahurie de sa performance. « Je dois préciser que mes coups de fer étaient vraiment bon, et mon putting également. Je ne crois pas avoir manqué un seul putt court », confiait-elle.

Mais la performance de la Sud-coréenne ne doit pas masquer d’autres très bons résultats.

Un Top 10 solide sous le Par

Derrière la Sud-coréenne il y a des joueuses qui ont également réussi à jouer sous le Par, et même largement sous le Par. Et c’est une Australienne qui réalise la seconde meilleure performance, en jouant –7 ! Elle s’appelle Karis Davidson, ne fait pas trop parler d’elle et était encore à cheval sur l’Epson Tour, et le LPGA tour, en 2022.

C’est en participant à la Q-school qu’elle a réussi son intégration sur le circuit Américain, à la fin de l’année 2021, et depuis cette date elle est cet Australienne qui qui vient, de temps en temps, faire flotter le drapeau de son pays dans un Top 10. Mais cette année elle s’affirme un peu plus et sa 5e place à l’Aramco Championship et dix Cut franchis e dix départs. Et un onzième semble se profiler. Partie du Tee n°10, avec l’Allemande Olvia Cowan et l’Américaine d’origine Chinoise, Jing Yan, qui animé le dernier tournoi, Davidson a tout de suite ouvert son score, avec un birdie après un putt de 5,70 mètres, sous le mat.

Puis, au 15, elle début une série de trois birdie lui permettant d’aborder le retour avec le score de –4. Evoluant un peu sur le même rythme que Ina Yoon, l’Australienne de 27 ans signait un 6e birdie, sur le Par 5 du 3. Avec encore un putt sous le mat, mais à seulement 2,30 mètres du trou. Cette belle série était interrompue par un bogey sur le Par 4 du trou n°6, où elle manqua le fairway lors de sa mise en jeu, puis elle eut besoin de deux putt pour conclure le trou, après avoir trouvé le green au 3e coup.

Enfin, elle concluait sa journée avec un birdie sur le Par 3 du 8 et un dernier au 18. « J’ai touché beaucoup de fairway. Et beaucoup de green. Mon putting était bien et j’avais l’impression que j’allais tout rentrer aujourd’hui », confiait-elle. En ajoutant qu’elle travaille beaucoup sur elle et notamment au niveau mental, ce qui lui permet de réaliser une saison régulière jusqu’ici. « Cela m’aide aussi sur le parcours. Parce que maintenant je peux mieux apprécier chaque moment ».

A la troisième place, se trouve deux joueuses bien connues. La première est Sud-coréenne et vainqueur de l’US Women’s Open, et l’autre est Américaine, âgé de 21 ans, et n’est plus une inconnue pour les passionnés. Propulsée sur le devant de la scène internationale, dès son plus jeune âge, Alexa Pano est devenue une figure du LPGA Tour. Entrée dans le cercle des vainqueurs en 2023, elle fait partie de ces outisders que l’on peut pronostiquer pour la victoire, selon les situations.

Avec A Lim Kim, elle signe un score remarquable de –5, avec un eagle en prime. Alors que A Lim Kim a effectuer une constante progression, depuis son premier birdie sur le Par 5 du 11, avant de connaître un coup d’arrêt sur le Par 4 du 9, avec un bogey. En cause, une balle très à droite et loin du mat, pour son premier putt, et et deux putt de plus, dont le second à un peu plus de 3 mètres. « Aujourd’hui, mon putting a bien fonctionné », déclara A Lim Kim. « Cette semaine, mon objectif est d’être concentrée sur la gestion de mon jeu. Trouver le meilleur endroit et quelles erreurs éviter de faire. Et mon objectif au putting est d’avoir une bonne vitesse de balle et une bonne trajectoire. Rien de plus », ajoutait la joueuse de 30n ans, qui aimerait sûrement décrocher une troisième victoire.

De son côté, Alexa Pano, qui n’est pas caddeyée par son père, cette semaine, mais par Kyle Alexander qui fut le caddie de Gabriela Ruffels en 2025, et celui de l’Italienne Carolina Melgrati lors Ford Championship, déclarait : « je me sens vraiment confiante. La journée d’entraînement fut très bonne. Et ce parcours est tout simplement merveilleux. Je suis très heureuse d’être ici ». Avant de reprendre : « je me suis mise dans de bonnes positions, que ce soit au départ ou en jouant la sécurité sur les green, j’ai plutôt bien atteint tous mes objectifs ».

Trois joueuses se partagent le score de –4. Il s’agit de l’Américaine Megan Khang, de la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et de l’Allemande Aline Krauter.

Le Top 10 est complété par onze joueuses à –8, dont Jeeno Thitikul, Amy Yang, Jing Yan et une Alison Lee qui semble monter en puissance en entrant dans la trentaine.

La numéro un mondial est seulement 19e à –2, en ayant donné le sentiment de souffrir un peu sur ce parcours.

Nadaud et Delcour sous le Par

Avec une Céline Boutier qui ne parvient toujours pas à convaincre, malgré sa victoire au ShopRite LPGA Classic, en l’absence des meilleures mondiales, c’est Nastasia Nadaud qui retient l’attention. Agée de 21 ans la Française, qui a obtenu sa première victoire sur le LET, en fin de saison dernière, affiche un niveau de performance que Agathe Laisné et Adela Cernousek ont été incapables de proposer. Par ailleurs, pour sa première saison sur le LPGA Tour, elle pourrait bien intégrer le Top 60 qui jouera la tournée asiatique de fin de d’année. Car elle est actuellement 80e de la Race, et presque chaque semaine elle nous surprend avec de bons résultats. Partie du Tee n°10, avec Azahara Munoz (qui remplace Ewart Shadoff) et la Suédoise Frida Kinhult, c’est sur ce Par 4 qu’elle réalisait son premier birdie. S’en suivit une longue suite de Par avant qu’elle ne concède le premier de ses trois bogey. Elle mettait sa balle dans le ruisseau, qui coule le long du fairway, à gauche, lors de sa mise en jeu, ce qui occasionna une inévitable pénalité.

Puis, sur le Par 4 du trou n°1, c’était encore bogey qu’elle concédait en jouant trop profond sur son attaque de green. Son chip depuis le rough faisait peu de distance ce qui lui laissa un premier putt loin du mat.

Mais elle réagissait aussitôt après, avec un birdie, puis un nouveau sur le Par 3 du 5 en rentrant un putt de plus de 12 mètres ! Hélas, elle concédait encore un bogey au trou suivant qu’elle effaçait, ensuite, par un quatrième birdie.

Cette journée montre à quel point la Française est capable de surmonter de mauvais score, et combien son potentiel est haut.

Perrine Delacour partage ce score de –1, à la 27e place, avec seulement deux bogey et deux birdie à la suite pour conclure sa journée. Ce qui laisse espérer que les deux Françaises franchiront le Cut ce vendredi.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a joué dans le Par, après avoir très mal débuté sa journée. Partie du Tee n°1, elle sortait de l’aller en +2, à cause de deux bogey au milieu de sept Par. Puis elle plongeait à +3 avec un troisième bogey sur le Par 4 du 10. Comme Céline Boutier et d’autres, elle a jardiné dans cette journée en visitant un peu trop les rough et les bunker. Ce manque de précision s’est estompé, dès le Par 3 du 13, où elle y signe le premier de ces trois birdie du jour. Classée 45e, la Française de 25 ans a encore du pain sur la planche, et ce ne sont pas ses séances d’Hyrox qui lui seront d’un grand secours, pour franchir le Cut.

Combien de Françaises seront présentes ce week-end ? C’est l’une des questions qui est posée.

D’autres joueuses sont sur le fil, comme Charley Hull (+1), Rose Zhang (+1), Chisato Iwai (+1), Gabriela Ruffels (+1), Carlota Ciganda (+1) ou encore In Gee Chun (+1) qui anima le dernier US Women’s Open.

Le classement provisoire => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 72e édition de ce tournoi.

Créée en 1955, cette épreuve se nommait le LPGA Championship avant de connaître diverses appellations en raison des partenaires financiers qui ont attaché leur image à ce tournoi. En 2015, L’association des golfeurs professionnels américains (PGA) introduit cette épreuve à son calendrier et fait disparaître le nom de l’association LPGA, à son profit. C’est aussi l’opportunité, pour le LPGA Tour, de mieux promouvoir ce tournoi et le golf féminin.

Ce majeur accueille également des pro enseignantes de la PGA, en partenariat avec l’équipe de la société Corebridge Financial. Elles sont huit à participer de cette épreuve, dont l’Américaine et ancien membre du LPGA Tour, Sandra Changkija. Elle à 37 ans et fut rookie en 2012.

Le dernier playoff date de 2018 et il opposa Nasa Hataoka, So Yeon Ryu et Subng Hyun Park, sur deux trous.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 156 au départ, pour quatre jours de tournoi avec un Cut, après deux tours, qui conservera les 70 meilleures et ex æquo. Ce champ est composé, comme pour tous les tournois majeurs, du Top 80 de la Race, agrémenté de plusieurs catégories, dont celle des anciennes vainqueurs de tournois majeurs et celle des vainqueurs de tournois du LPGA Tour.

Mais aussi les deux joueuses qui ont remporté le Dow Championship en 2025 et en 2026, ce qui leur procure une exemption unique pour cette année.

De même que les joueuses qui ont terminé dans le Top 10 du précédent KPMG Women’s PGA Championship. Et c’est notamment la Française Pauline Roussin-Bouchard qui en bénéficie.

Enfin, deux joueuses bénéficient d’une invitation du sponsor.

Ainsi, Minjee Lee, Nelly Korda, Sei Young Kim ; Hannah Green, Lydia Ko, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, les sœurs Iwai, les sœurs Jutanugarn, Patty Tavatanakit, Jennifer Kupcho, Lauren Coughlin, Rose Zhang, Miyu Yamashita, Lottie Woad, Charley Hull, Carlota Ciganda ou encore Yana Wilson et Gina Kim sont quelques-unes de ces joueuses qui font l’actualité du golf mondial féminin, qui sont engagées dans ce tournoi.

Du côté des Française, outre Pauline Roussin-Bouchard, sont qualifiées Céline Boutier, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour.

Ruoning Yin, Yani Tseng, In Gee Chun, Sung Hyun Park, Danielle Kang, Brooke M.Henderson et Anna Nordqvist sont également présentes, ainsi que 16 des 28 rookie de la saison. Parmi elles, l’Allemande Helen Briem, les Américaines Briana Chacon, Yana Wilson et Mélanie Green, l’Espagnole Carla Tejedo Mulet, la Suissesse Chiara Tamburlini, l’Anglaise Mimi Rhodes et l’Italienne Carolina Melgrati.

A noter que Lexi Thompson a déclaré forfait ce qui a permis à l’Espagnole Carolina Chacarra d’intégrer le champ, après première sur la liste de réserve.

Les invitées sponsors

L’Américaine leader du classement provisoire de l’Epson Tour va pouvoir s’exprimer au milieu d’un champ particulièrement relevé.

  • Kate Smith-Stroh
  • Amari Avery

Les anciennes lauréates du tournoi dans le champ

  • Minjee Lee (2025)
  • Amy Yang (2024)
  • Ruoning Yin (2023)
  • In Gee Chun (2022)
  • Nelly Korda (2021)
  • Sei Young Kim (2020)
  • Hannah Green (2019)
  • Sung Hyun Park (2018)
  • Danielle Kang (2017)
  • Brooke M.Henderson (2016)
  • Yani Tseng (2008 et 2011)
  • Anna Nordqvist (2009)

Les joueuses qui jouent leur premier KPMG Women’s PGA Championship

Elles sont 28 cette semaine à faire leur début dans ce tournoi majeur qui a célébré une première victoire en carrière pour des joueuses comme Hannah Green et Danielle Kang.

Les treize derniers vainqueurs

  • 2025 : Minjee Lee
  • 2024 : Amy Yang
  • 2023 : Ruoning Yin
  • 2022 : In Gee Chun
  • 2021 : Nelly Korda
  • 2020 : Sei Young Kim
  • 2019 : Hannah Green
  • 2018 : Sung Hyun Park
  • 2017 : Danielle Kang
  • 2016 : Brooke M.Henderson
  • 2015 : Inbee Park
  • 2014 : Inbee Park
  • 2013 : Inbee Park

Les multiples vainqueurs

39 joueuses différentes ont remporté cette épreuve. Trois nous ont quitté en la personne de Louise Suggs, Mickey Wright et Kathy Ahern. 14 joueuses sont multiples vainqueurs dont voici les noms :

  • Mickey Wright : 1958 – 1960 – 1961 – 1963
  • Kathy Whitworth : 1967 – 1971 – 1975
  • Nancy Lopez : 1978 – 1985 – 1989
  • Patty Sheehan : 1983 – 1984 – 1993
  • Annika Sorenstam : 2003 – 2004 – 2005
  • Se Ri Pak : 1998 – 2002 – 2006
  • Inbee Park : 2013 – 2014 – 2015
  • Betsy Rawls : 1959 – 1969
  • Mary Mills : 1964 – 1973
  • Sandra Haynie : 1965 – 1974
  • Donna Caponi : 1979 – 1981
  • Laura Davies : 1994 – 1996
  • Juli Inkster : 1999 – 2000
  • Yani Tseng : 2008 – 2011

Seules Inbee Park et Annika Sorenstam ont remporté l’épreuve 3 années de suite.

Le parcours

Après le Texas, l’an dernier, direction le Minnesota avec le parcours du Hazeltine National Golf Club, qui a accueilli son premier US Women’s Open en 1966, et le second en 1977. les hommes y ont joué, également, leur open américain en 1970 et en 1991, de même que la Ryder Cup s’est disputée sur ce parcours en 2016. Et c’est à l’Hazeltine National Golf Club que l’Australienne Hannah Green remporta le KPMG Women’s PGA Championship. C’est donc un retour de ce majeur sur célèbre parcours, où les difficultés ne manquent pas.

Fondé en 1962 par la volonté de Totton P.Heffelfinger, un ancien président de l’USGA, la création du parcours fut confiée à Robert Trent Jones, dont les créations sont légendaires, en la matière.

Peu avant l’US Open de 1991, son fils, Rees Jones, apporta des modifications au parcours. Relativement peu arboré, le vent peut y jouer un rôle important tandis que les joueuses devront composer avec des dénivelés, quelques fairway étroits, et des bunkers très défendus par de nombreux bunker. A l’image de celui du trou n°5, un peu plus haut que le fairway, et en longueur, dont étroit dans le sens du jeu.

Construit au bord du lac Hazeltime, l’eau est peu en jeu, mais elle joue un rôle important le long du green du trou n°7 où la moindre balle, trop à gauche, ne manquera pas de terminer dans la zone à pénalité. Même chose pour le green du 8, mais à droite.

Le Par 4 du trou n°16 est également intimidant, dans la mesure où il faut mettre en jeu par dessus la pièce d’eau, à gauche, et éviter le ruisseau qui longe le fairway par la droite. Enfin, l’eau est présente en haut et à droite d’un green en longueur, sur lequel la position de drapeau sera très stratégique.

D’une manière plus générale, ce parcours a été étudié pour accueillir des épreuves de haut niveau, tels les Majeurs. Il ne faut donc pas s’attendre à une pluie de birdie.

Le parcours est planté en Bentgrass, du Tee au green, et le rough est un mélange de fescue et d’herbes endémiques.

Au cours de l’été 2008, le parcours subit de nouvelles modifications et s’étoffa en longueur tout comme il comporta de nouveaux bunkers

Voir le détail des trous => ICI

Le score le plus bas réalisé dans ce tournoi

  • 63 : Nelly Korda, sur un Par 72, (2021)
  • 63 : Kelly Shon, sur un Par 71 (2023)
  • 63 : Sei Young Kim, sur un Par 70 (2020)

Prime et dotation

L’entreprise KPMG est spécialisée dans l’audit en entreprise et propose des services telles les expertises comptables. Elle est investie dans le golf depuis plusieurs années et son arrivée sur ce tournoi majeur a permis de faire considérablement évoluer la dotation. En 1955 la prime totale était fixée à 6000 dollars dont 1200 pour la vainqueur. Le début des années 70, avec les revendications des groupes de joueuses de tennis et l’avènement du Colgate Dinah Shore Circle, a permis de faire évoluer les primes entre les hommes et les femmes, si bien que le PGA Women’s Championship a franchi le cap des 50 000 dollars de prime en moins de 20 ans. Grâce à KPMG, le PGA Women’s Championship a été doté d’une prime de 3,5 millions en 2015 dont 525 000 au vainqueur. En 2018, la prime totale fut portée à 3,65 millions de dollars et elle connut, en 2022, une sensible augmentation, passant de 4,3 millions de dollars, en 2020, à 4,5 millions.

En 2023, pour la 69ème édition, c’est une dotation exceptionnelle qui fut accordée avec 9 millions de dollars. Faisant du KPMG Women’s PGA Championship, le second majeur le mieux doté de la saison après l’US Women’s Open. En 2024, la dotation évoluait encore pour passer à 10 millions de dollars. En 2023, cette dotation évoluait encore avec 400 000 dollars supplémentaires.

Cette année, ce tournoi devient le premier tournoi du LPGA Tour a recevoir une dotation de 13 millions de dollars ! C’est la plus forte dotation jamais enregistrée sur le circuit mondial féminin, devant l’US Women’s Open et ses 12,5 millions de dollars.

Anecdotes

La première épreuve fut disputée en matchplay. C’est seulement en 1956 que l’épreuve se déroula en stroke-play

Le LPGA Championship connut 12 playoff. Le premier eut lieu en 1956.

En 2018, un playoff opposa So Yeon Ryu, Nasa Hataoka et Sung Hyun Park après une égalité sur le score de –10. Sung Hyun Park l’emporta au terme de deux trous de playoff qui connut une interruption en raison de la pluie.

Le PGA Championship n’est pas reconnu comme épreuve Majeur par le Ladies European Tour

En 2017, Axel Bettan officiait comme caddie de I.K Kim. De même, Klara Spilkova et Georgia Hall étaient les deux joueuses du L.E.T à bénéficier d’une exemption.

En 2020, la joueuse sud-coréenne, Sei Young Kim, signait une carte de 63, lors du dernier tour, ce qui n’était jamais arrivé dans cette épreuve. Mais sur un Par 70.

Quatre joueuses se partagent le record du tournoi, fixé à –19. Il s’agit de Yani Tseng, de Cristie Kerr, de Inbee Park, et depuis 2021, de Nelly Korda. Cependant, la LPGA considère Sei Young Kim comme la joueuse ayant réalisé le score le plus bas, en 2020, soit 266. Mais le parcours, cette année-là, était un Par 70.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Ces horaires sont donnés à titre indicatifs et peuvent varier, au niveau du site de la LPGA, en fonction du changement de diffuseur, sans une journée.

  • Jeudi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Vendredi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Samedi : 16h00 à 23h00
  • Dimanche : 15h00 à 22h00