KPMG Women’s PGA Championship : Yoon en tête avec un 63 !

La Sud-coréenne Ina Yoon maltraite le parcours avec un score de -9, démontrant que ce parcours sait proposer des opportunités de birdie aux joueuses stratégiques et précises :(Photo: LPGA.com)

Ce troisième tournoi majeur de la saison a débuté sur un double rythme avec celles qui ont réussi à jouer sous le Par et celles qui se sont heurtées à ce parcours. Il y a de la place pour les birdie, en étant stratégique, et une joueuse l’a parfaitement démontré !

Faut-il être multiple vainqueur du LPGA Tour pour signer la carte la plus basse, lors d’un tournoi Majeur ? La réponse a été apportée par la Sud-coréenne, rookie l’an dernier, qui a réalisé le second meilleur score sur ce parcours, dans ce tournoi. Après Nelly Korda, en 2021, Ina Yoon se démarque avec une carte de 63 et s’envole en tête, avec le score de –9. Et chacun a pu comparer l’aisance avec laquelle cette joueuse de 23 ans a enchaîner les birdie, puisqu’elle partageait sa partie avec la numéro un Française, septuple vainqueur du LPGA Tour, et Yani Tseng, ancienne numéro un mondial, qui est loin de son meilleur niveau.

Yoon a donné une leçon de golf à ses deux partenaires, en trouvant les meilleures lignes et les bonnes zones sur les fairway et les green, là où les deux autres se sont égarée et ont joué trop court ou trop loin. Et c’est, une fois encore, face à ce type de situation, que l’on se rend compte qu’il n’y a pas de parcours plus compliqué à jouer qu’un autre. Il y a, d’abord, des joueurs qui ne sont pas en phase avec le parcours, et parfois pas en maîtrise de leur jeu. La fameuse déclaration « j’ai bien joué », n’étant ici qu’une phrase pour se rassurer et d’un caractère particulièrement relatif.

Partie du Tee n°10, Ina Yoon a d’abord aligné les Par avant de trouver son premier birdie sur le Par 4 du 14. Boutier trouvait le rough, à gauche, tout comme Tseng qui jouait encore plus à gauche lors de sa mise en jeu, alors que la Sud-coréenne de 23 ans touchait le fairway et s’offrait les meilleures conditions pour attaquer le mat.

Au trou suivant, c’est le second qui allait être décisif avec encore une balle sur le fairway, bien dans l’axe du trou, alors que Boutier et Tseng s’égarait encore, mais à droite. A l’aise, également, sur les green, la Sud-coréenne rentrait son putt à 2,50 mètres, derrière le mat, alors que Boutier, à 5,60 mètres envoyait sa balle à coté. Alors que Tseng jouait bien trop loin du mat, lors de son attaque de green, ce qui ne lui laissait pas la possibilité de jouer mieux que le Par. Et finalement, ce fut un trois putt pénalisant.

Et au 16, Boutier manquait d’envoyer sa balle dans l’eau, sur l’attaque de green, en trouvant le rough à droite, tandis que Tseng jouait bien trop en dessous du green. De son côté, Yoon fut précise, une fois encore, en se lassant un premier putt à droite du mat à moins de 4 mètres. Quant au Par 3 du 17, la Sud-coréenne planta le mat et rentra un birdie avec un putt de 80 centimètres. Quant Boutier, et surtout Tseng, se retrouvaient loin du mat.

Au travers de ces quatre trous, on a un bon aperçu de la journée de Ina Yoon qui fut encore plus incisive au retour, en trouvant cinq birdie, dont les trois derniers à la suite. La Sud-coréenne de 23 ans est en tête, alors que la numéro un Française, dont on ne cesse de dire qu’elle est en délicatesse avec son jeu et qu’elle n’est pas au niveau des meilleures, est 109e à +3. Et Yani Tseng 70e à +1, et probablement un peu plus assurée de franchir le Cut que Céline Boutier qui a totalement raté son entrée dans ce tournoi Majeur. Un de plus est-on tenté de dire, après un score total de –3 au Chevron Championship, quand Nelly Korda s’impose avec un socre de –18. Et cet US Women’s Open qu’elle clôture à la 66e place, à +12, une fois encore loin de la performance de Nelly Korda, qui s’est imposée avec le score de –8.

Ina Yoon rejoint donc la numéro un Américaine, dans l’histoire de ce KPMG Women’s PGA Championship, en signant une carte de 63. Mais elle entre un peu plus de l’histoire en étant la première à réaliser ce score, au premier tour. « Je ne savais pas que j’avais rentré autant de birdie », confiera Ina Yoon en sortant du parcours. « J’ai vraiment pris du plaisir dans cette journée. Le météo a été très agréable », ajoutait-elle. Ina Yoon qui précisait, également, qu’elle avait déjà joué aussi bas, mais pas sur un tournoi du LPGA Tour : « c’est la première fois sur le LPGA Tour. Pour être honnête je ne sais pas comment je m’y suis prise. J’ai simplement tapé la balle et elle est rentré dans le trou. Ce fut une expérience incroyable », expliquait-elle encore un peu ahurie de sa performance. « Je dois préciser que mes coups de fer étaient vraiment bon, et mon putting également. Je ne crois pas avoir manqué un seul putt court », confiait-elle.

Mais la performance de la Sud-coréenne ne doit pas masquer d’autres très bons résultats.

Un Top 10 solide sous le Par

Derrière la Sud-coréenne il y a des joueuses qui ont également réussi à jouer sous le Par, et même largement sous le Par. Et c’est une Australienne qui réalise la seconde meilleure performance, en jouant –7 ! Elle s’appelle Karis Davidson, ne fait pas trop parler d’elle et était encore à cheval sur l’Epson Tour, et le LPGA tour, en 2022.

C’est en participant à la Q-school qu’elle a réussi son intégration sur le circuit Américain, à la fin de l’année 2021, et depuis cette date elle est cet Australienne qui qui vient, de temps en temps, faire flotter le drapeau de son pays dans un Top 10. Mais cette année elle s’affirme un peu plus et sa 5e place à l’Aramco Championship et dix Cut franchis e dix départs. Et un onzième semble se profiler. Partie du Tee n°10, avec l’Allemande Olvia Cowan et l’Américaine d’origine Chinoise, Jing Yan, qui animé le dernier tournoi, Davidson a tout de suite ouvert son score, avec un birdie après un putt de 5,70 mètres, sous le mat.

Puis, au 15, elle début une série de trois birdie lui permettant d’aborder le retour avec le score de –4. Evoluant un peu sur le même rythme que Ina Yoon, l’Australienne de 27 ans signait un 6e birdie, sur le Par 5 du 3. Avec encore un putt sous le mat, mais à seulement 2,30 mètres du trou. Cette belle série était interrompue par un bogey sur le Par 4 du trou n°6, où elle manqua le fairway lors de sa mise en jeu, puis elle eut besoin de deux putt pour conclure le trou, après avoir trouvé le green au 3e coup.

Enfin, elle concluait sa journée avec un birdie sur le Par 3 du 8 et un dernier au 18. « J’ai touché beaucoup de fairway. Et beaucoup de green. Mon putting était bien et j’avais l’impression que j’allais tout rentrer aujourd’hui », confiait-elle. En ajoutant qu’elle travaille beaucoup sur elle et notamment au niveau mental, ce qui lui permet de réaliser une saison régulière jusqu’ici. « Cela m’aide aussi sur le parcours. Parce que maintenant je peux mieux apprécier chaque moment ».

A la troisième place, se trouve deux joueuses bien connues. La première est Sud-coréenne et vainqueur de l’US Women’s Open, et l’autre est Américaine, âgé de 21 ans, et n’est plus une inconnue pour les passionnés. Propulsée sur le devant de la scène internationale, dès son plus jeune âge, Alexa Pano est devenue une figure du LPGA Tour. Entrée dans le cercle des vainqueurs en 2023, elle fait partie de ces outisders que l’on peut pronostiquer pour la victoire, selon les situations.

Avec A Lim Kim, elle signe un score remarquable de –5, avec un eagle en prime. Alors que A Lim Kim a effectuer une constante progression, depuis son premier birdie sur le Par 5 du 11, avant de connaître un coup d’arrêt sur le Par 4 du 9, avec un bogey. En cause, une balle très à droite et loin du mat, pour son premier putt, et et deux putt de plus, dont le second à un peu plus de 3 mètres. « Aujourd’hui, mon putting a bien fonctionné », déclara A Lim Kim. « Cette semaine, mon objectif est d’être concentrée sur la gestion de mon jeu. Trouver le meilleur endroit et quelles erreurs éviter de faire. Et mon objectif au putting est d’avoir une bonne vitesse de balle et une bonne trajectoire. Rien de plus », ajoutait la joueuse de 30n ans, qui aimerait sûrement décrocher une troisième victoire.

De son côté, Alexa Pano, qui n’est pas caddeyée par son père, cette semaine, mais par Kyle Alexander qui fut le caddie de Gabriela Ruffels en 2025, et celui de l’Italienne Carolina Melgrati lors Ford Championship, déclarait : « je me sens vraiment confiante. La journée d’entraînement fut très bonne. Et ce parcours est tout simplement merveilleux. Je suis très heureuse d’être ici ». Avant de reprendre : « je me suis mise dans de bonnes positions, que ce soit au départ ou en jouant la sécurité sur les green, j’ai plutôt bien atteint tous mes objectifs ».

Trois joueuses se partagent le score de –4. Il s’agit de l’Américaine Megan Khang, de la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et de l’Allemande Aline Krauter.

Le Top 10 est complété par onze joueuses à –8, dont Jeeno Thitikul, Amy Yang, Jing Yan et une Alison Lee qui semble monter en puissance en entrant dans la trentaine.

La numéro un mondial est seulement 19e à –2, en ayant donné le sentiment de souffrir un peu sur ce parcours.

Nadaud et Delcour sous le Par

Avec une Céline Boutier qui ne parvient toujours pas à convaincre, malgré sa victoire au ShopRite LPGA Classic, en l’absence des meilleures mondiales, c’est Nastasia Nadaud qui retient l’attention. Agée de 21 ans la Française, qui a obtenu sa première victoire sur le LET, en fin de saison dernière, affiche un niveau de performance que Agathe Laisné et Adela Cernousek ont été incapables de proposer. Par ailleurs, pour sa première saison sur le LPGA Tour, elle pourrait bien intégrer le Top 60 qui jouera la tournée asiatique de fin de d’année. Car elle est actuellement 80e de la Race, et presque chaque semaine elle nous surprend avec de bons résultats. Partie du Tee n°10, avec Azahara Munoz (qui remplace Ewart Shadoff) et la Suédoise Frida Kinhult, c’est sur ce Par 4 qu’elle réalisait son premier birdie. S’en suivit une longue suite de Par avant qu’elle ne concède le premier de ses trois bogey. Elle mettait sa balle dans le ruisseau, qui coule le long du fairway, à gauche, lors de sa mise en jeu, ce qui occasionna une inévitable pénalité.

Puis, sur le Par 4 du trou n°1, c’était encore bogey qu’elle concédait en jouant trop profond sur son attaque de green. Son chip depuis le rough faisait peu de distance ce qui lui laissa un premier putt loin du mat.

Mais elle réagissait aussitôt après, avec un birdie, puis un nouveau sur le Par 3 du 5 en rentrant un putt de plus de 12 mètres ! Hélas, elle concédait encore un bogey au trou suivant qu’elle effaçait, ensuite, par un quatrième birdie.

Cette journée montre à quel point la Française est capable de surmonter de mauvais score, et combien son potentiel est haut.

Perrine Delacour partage ce score de –1, à la 27e place, avec seulement deux bogey et deux birdie à la suite pour conclure sa journée. Ce qui laisse espérer que les deux Françaises franchiront le Cut ce vendredi.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a joué dans le Par, après avoir très mal débuté sa journée. Partie du Tee n°1, elle sortait de l’aller en +2, à cause de deux bogey au milieu de sept Par. Puis elle plongeait à +3 avec un troisième bogey sur le Par 4 du 10. Comme Céline Boutier et d’autres, elle a jardiné dans cette journée en visitant un peu trop les rough et les bunker. Ce manque de précision s’est estompé, dès le Par 3 du 13, où elle y signe le premier de ces trois birdie du jour. Classée 45e, la Française de 25 ans a encore du pain sur la planche, et ce ne sont pas ses séances d’Hyrox qui lui seront d’un grand secours, pour franchir le Cut.

Combien de Françaises seront présentes ce week-end ? C’est l’une des questions qui est posée.

D’autres joueuses sont sur le fil, comme Charley Hull (+1), Rose Zhang (+1), Chisato Iwai (+1), Gabriela Ruffels (+1), Carlota Ciganda (+1) ou encore In Gee Chun (+1) qui anima le dernier US Women’s Open.

Le classement provisoire => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 72e édition de ce tournoi.

Créée en 1955, cette épreuve se nommait le LPGA Championship avant de connaître diverses appellations en raison des partenaires financiers qui ont attaché leur image à ce tournoi. En 2015, L’association des golfeurs professionnels américains (PGA) introduit cette épreuve à son calendrier et fait disparaître le nom de l’association LPGA, à son profit. C’est aussi l’opportunité, pour le LPGA Tour, de mieux promouvoir ce tournoi et le golf féminin.

Ce majeur accueille également des pro enseignantes de la PGA, en partenariat avec l’équipe de la société Corebridge Financial. Elles sont huit à participer de cette épreuve, dont l’Américaine et ancien membre du LPGA Tour, Sandra Changkija. Elle à 37 ans et fut rookie en 2012.

Le dernier playoff date de 2018 et il opposa Nasa Hataoka, So Yeon Ryu et Subng Hyun Park, sur deux trous.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 156 au départ, pour quatre jours de tournoi avec un Cut, après deux tours, qui conservera les 70 meilleures et ex æquo. Ce champ est composé, comme pour tous les tournois majeurs, du Top 80 de la Race, agrémenté de plusieurs catégories, dont celle des anciennes vainqueurs de tournois majeurs et celle des vainqueurs de tournois du LPGA Tour.

Mais aussi les deux joueuses qui ont remporté le Dow Championship en 2025 et en 2026, ce qui leur procure une exemption unique pour cette année.

De même que les joueuses qui ont terminé dans le Top 10 du précédent KPMG Women’s PGA Championship. Et c’est notamment la Française Pauline Roussin-Bouchard qui en bénéficie.

Enfin, deux joueuses bénéficient d’une invitation du sponsor.

Ainsi, Minjee Lee, Nelly Korda, Sei Young Kim ; Hannah Green, Lydia Ko, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, les sœurs Iwai, les sœurs Jutanugarn, Patty Tavatanakit, Jennifer Kupcho, Lauren Coughlin, Rose Zhang, Miyu Yamashita, Lottie Woad, Charley Hull, Carlota Ciganda ou encore Yana Wilson et Gina Kim sont quelques-unes de ces joueuses qui font l’actualité du golf mondial féminin, qui sont engagées dans ce tournoi.

Du côté des Française, outre Pauline Roussin-Bouchard, sont qualifiées Céline Boutier, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour.

Ruoning Yin, Yani Tseng, In Gee Chun, Sung Hyun Park, Danielle Kang, Brooke M.Henderson et Anna Nordqvist sont également présentes, ainsi que 16 des 28 rookie de la saison. Parmi elles, l’Allemande Helen Briem, les Américaines Briana Chacon, Yana Wilson et Mélanie Green, l’Espagnole Carla Tejedo Mulet, la Suissesse Chiara Tamburlini, l’Anglaise Mimi Rhodes et l’Italienne Carolina Melgrati.

A noter que Lexi Thompson a déclaré forfait ce qui a permis à l’Espagnole Carolina Chacarra d’intégrer le champ, après première sur la liste de réserve.

Les invitées sponsors

L’Américaine leader du classement provisoire de l’Epson Tour va pouvoir s’exprimer au milieu d’un champ particulièrement relevé.

  • Kate Smith-Stroh
  • Amari Avery

Les anciennes lauréates du tournoi dans le champ

  • Minjee Lee (2025)
  • Amy Yang (2024)
  • Ruoning Yin (2023)
  • In Gee Chun (2022)
  • Nelly Korda (2021)
  • Sei Young Kim (2020)
  • Hannah Green (2019)
  • Sung Hyun Park (2018)
  • Danielle Kang (2017)
  • Brooke M.Henderson (2016)
  • Yani Tseng (2008 et 2011)
  • Anna Nordqvist (2009)

Les joueuses qui jouent leur premier KPMG Women’s PGA Championship

Elles sont 28 cette semaine à faire leur début dans ce tournoi majeur qui a célébré une première victoire en carrière pour des joueuses comme Hannah Green et Danielle Kang.

Les treize derniers vainqueurs

  • 2025 : Minjee Lee
  • 2024 : Amy Yang
  • 2023 : Ruoning Yin
  • 2022 : In Gee Chun
  • 2021 : Nelly Korda
  • 2020 : Sei Young Kim
  • 2019 : Hannah Green
  • 2018 : Sung Hyun Park
  • 2017 : Danielle Kang
  • 2016 : Brooke M.Henderson
  • 2015 : Inbee Park
  • 2014 : Inbee Park
  • 2013 : Inbee Park

Les multiples vainqueurs

39 joueuses différentes ont remporté cette épreuve. Trois nous ont quitté en la personne de Louise Suggs, Mickey Wright et Kathy Ahern. 14 joueuses sont multiples vainqueurs dont voici les noms :

  • Mickey Wright : 1958 – 1960 – 1961 – 1963
  • Kathy Whitworth : 1967 – 1971 – 1975
  • Nancy Lopez : 1978 – 1985 – 1989
  • Patty Sheehan : 1983 – 1984 – 1993
  • Annika Sorenstam : 2003 – 2004 – 2005
  • Se Ri Pak : 1998 – 2002 – 2006
  • Inbee Park : 2013 – 2014 – 2015
  • Betsy Rawls : 1959 – 1969
  • Mary Mills : 1964 – 1973
  • Sandra Haynie : 1965 – 1974
  • Donna Caponi : 1979 – 1981
  • Laura Davies : 1994 – 1996
  • Juli Inkster : 1999 – 2000
  • Yani Tseng : 2008 – 2011

Seules Inbee Park et Annika Sorenstam ont remporté l’épreuve 3 années de suite.

Le parcours

Après le Texas, l’an dernier, direction le Minnesota avec le parcours du Hazeltine National Golf Club, qui a accueilli son premier US Women’s Open en 1966, et le second en 1977. les hommes y ont joué, également, leur open américain en 1970 et en 1991, de même que la Ryder Cup s’est disputée sur ce parcours en 2016. Et c’est à l’Hazeltine National Golf Club que l’Australienne Hannah Green remporta le KPMG Women’s PGA Championship. C’est donc un retour de ce majeur sur célèbre parcours, où les difficultés ne manquent pas.

Fondé en 1962 par la volonté de Totton P.Heffelfinger, un ancien président de l’USGA, la création du parcours fut confiée à Robert Trent Jones, dont les créations sont légendaires, en la matière.

Peu avant l’US Open de 1991, son fils, Rees Jones, apporta des modifications au parcours. Relativement peu arboré, le vent peut y jouer un rôle important tandis que les joueuses devront composer avec des dénivelés, quelques fairway étroits, et des bunkers très défendus par de nombreux bunker. A l’image de celui du trou n°5, un peu plus haut que le fairway, et en longueur, dont étroit dans le sens du jeu.

Construit au bord du lac Hazeltime, l’eau est peu en jeu, mais elle joue un rôle important le long du green du trou n°7 où la moindre balle, trop à gauche, ne manquera pas de terminer dans la zone à pénalité. Même chose pour le green du 8, mais à droite.

Le Par 4 du trou n°16 est également intimidant, dans la mesure où il faut mettre en jeu par dessus la pièce d’eau, à gauche, et éviter le ruisseau qui longe le fairway par la droite. Enfin, l’eau est présente en haut et à droite d’un green en longueur, sur lequel la position de drapeau sera très stratégique.

D’une manière plus générale, ce parcours a été étudié pour accueillir des épreuves de haut niveau, tels les Majeurs. Il ne faut donc pas s’attendre à une pluie de birdie.

Le parcours est planté en Bentgrass, du Tee au green, et le rough est un mélange de fescue et d’herbes endémiques.

Au cours de l’été 2008, le parcours subit de nouvelles modifications et s’étoffa en longueur tout comme il comporta de nouveaux bunkers

Voir le détail des trous => ICI

Le score le plus bas réalisé dans ce tournoi

  • 63 : Nelly Korda, sur un Par 72, (2021)
  • 63 : Kelly Shon, sur un Par 71 (2023)
  • 63 : Sei Young Kim, sur un Par 70 (2020)

Prime et dotation

L’entreprise KPMG est spécialisée dans l’audit en entreprise et propose des services telles les expertises comptables. Elle est investie dans le golf depuis plusieurs années et son arrivée sur ce tournoi majeur a permis de faire considérablement évoluer la dotation. En 1955 la prime totale était fixée à 6000 dollars dont 1200 pour la vainqueur. Le début des années 70, avec les revendications des groupes de joueuses de tennis et l’avènement du Colgate Dinah Shore Circle, a permis de faire évoluer les primes entre les hommes et les femmes, si bien que le PGA Women’s Championship a franchi le cap des 50 000 dollars de prime en moins de 20 ans. Grâce à KPMG, le PGA Women’s Championship a été doté d’une prime de 3,5 millions en 2015 dont 525 000 au vainqueur. En 2018, la prime totale fut portée à 3,65 millions de dollars et elle connut, en 2022, une sensible augmentation, passant de 4,3 millions de dollars, en 2020, à 4,5 millions.

En 2023, pour la 69ème édition, c’est une dotation exceptionnelle qui fut accordée avec 9 millions de dollars. Faisant du KPMG Women’s PGA Championship, le second majeur le mieux doté de la saison après l’US Women’s Open. En 2024, la dotation évoluait encore pour passer à 10 millions de dollars. En 2023, cette dotation évoluait encore avec 400 000 dollars supplémentaires.

Cette année, ce tournoi devient le premier tournoi du LPGA Tour a recevoir une dotation de 13 millions de dollars ! C’est la plus forte dotation jamais enregistrée sur le circuit mondial féminin, devant l’US Women’s Open et ses 12,5 millions de dollars.

Anecdotes

La première épreuve fut disputée en matchplay. C’est seulement en 1956 que l’épreuve se déroula en stroke-play

Le LPGA Championship connut 12 playoff. Le premier eut lieu en 1956.

En 2018, un playoff opposa So Yeon Ryu, Nasa Hataoka et Sung Hyun Park après une égalité sur le score de –10. Sung Hyun Park l’emporta au terme de deux trous de playoff qui connut une interruption en raison de la pluie.

Le PGA Championship n’est pas reconnu comme épreuve Majeur par le Ladies European Tour

En 2017, Axel Bettan officiait comme caddie de I.K Kim. De même, Klara Spilkova et Georgia Hall étaient les deux joueuses du L.E.T à bénéficier d’une exemption.

En 2020, la joueuse sud-coréenne, Sei Young Kim, signait une carte de 63, lors du dernier tour, ce qui n’était jamais arrivé dans cette épreuve. Mais sur un Par 70.

Quatre joueuses se partagent le record du tournoi, fixé à –19. Il s’agit de Yani Tseng, de Cristie Kerr, de Inbee Park, et depuis 2021, de Nelly Korda. Cependant, la LPGA considère Sei Young Kim comme la joueuse ayant réalisé le score le plus bas, en 2020, soit 266. Mais le parcours, cette année-là, était un Par 70.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Ces horaires sont donnés à titre indicatifs et peuvent varier, au niveau du site de la LPGA, en fonction du changement de diffuseur, sans une journée.

  • Jeudi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Vendredi : 17h00 à 21h00 et 12h00 à 02h00
  • Samedi : 16h00 à 23h00
  • Dimanche : 15h00 à 22h00

Meijer LPGA Classic : Jing Yan, Woad et Takeda survolent le champ !

L’Américaine d’origine Chinoise réussi un coup de maître en se plaçant seule en tête, après deux tous.

Ce second tour, comme le premier, fut une réelle mise à l’épreuve pour toutes ces joueuses qui sont restées dans le Michigan, cette semaine. Confrontées à l’épreuve du vent et du froid, seules une poignées d’entre elles ont réussi à jouer nettement sous le Par.

Les matinées sont fraîches, dont le Michigan, le vent souffle parfois très fort et le parcours est compliqué à jouer. Notamment au niveau des green dont les lignes sont difficiles à tenir, une fois la balle mise en mouvement. Pourtant, trois joueuses ont réussi l’exploit de signer une carte de 66 et l’une d’elle a pris la tête. Il s’agit de l’Américaine Jing Yan, comme son nom ne l’indique pas. Et pour cause, Yan est Chinoise et elle a toujours été connue avec cette nationalité d’origine. Manifestement, elle aurait obtenu la nationalité américaine depuis peu (à confirmer).

Cette joueuse Chinoise de 30 ans a fait ses études à l’université de Washington, et elle fut rookie sur le LPGA Tour en 2015. Ayant réussi à se maintenir sur le Tour en passant par la Q-serie à plusieurs reprises, Yan n’avait pas participé à ce tournoi depuis 2023, où elle n’avait pas franchi le Cut. Cette année, elle fait plus que franchir le Cut, elle a pris la tête du tournoi, et seule, avec le score de –10. Et sans concéder de bogey en s’étant élancée du Tee n°10 à 13h21. « Mon putting est en place ce qui a contribué à me faire des birdie », confia Jing Yan. Quand on lui a demandé comment elle a fait pour rendre une carte avec six birdie et aucun bogey elle a répondu : « si vous touchez les green et que vous vous créez de bonnes occasions de birdie, alors vous êtes en bonne position pour les rentrer. J’ai eu l’impression que j’aurais pu toucher plus de fairway. Parfois, la difficulté augmente quand on est dans le rough. Car il est assez dense et vigoureux en ce moment. Dans l’ensemble, il s’agit de bien gérer ses mises en jeu au driver surtout sur des trous comme le 17 et le 8 où le parcours se resserre. Et j’ai l’impression d’avoir plutôt bien géré ça durant la majeure partie du parcours ».

Derrière elle, au classement, se trouve l’Anglaise Lottie Woad, qui a pris son départ à 07h59, également du Tee n°10. Ce qui signifie qu’il faisait froid au moment où elle a joué. Le vole de balle était donc altéré et le parcours encore un peu humide. Comme Jing Yan, Lottie Woad n’a pas concédé de bogey. L’Anglaise a trouvé trois birdie à l’aller comme au retour, lui permettant de se positionner à –9, après la première journée jouée en 69. Woad a pris 16 green en régulation, contre 10 fairway, alors que Yan en a touché 8.

La Japonaise Rio Takeda s’étant élancée 10 minutes après l’Anglaise, et étant la troisième joueuse à rendre une carte de 66, Lotti Woad fut donc la première à créer l’exploit dans cette journée. « Il n’y avait pas autant de vent que la veille », confiait-elle. « Mais il était toujours présente. Donc je pense que les positions de drapeaux étaient un peu plus piégeuses donc j’ai été contrainte de jouer avec plus de prudence », ajoutait Woad. « J’ai plutôt bien finie et je me suis laissé quelques trous test pour jouer le Par. Et j’ai réussi à les rentrer, donc c’est plutôt bien », précisait-elle en étant une fois de plus en bonne position pour aborder le week-end.

« J’essaie d’être un peu plus dans la course pour la victoire. J’ai le sentiment que je suis dedans et j’ai plutôt bien réussi jusqu’ici. Alors je vais essayer de continuer comme ça. Il y a très certainement de bonnes chances pour faire une belle remontée », expliqua celle qui avait obtenu sa première victoire sur le Tour, en étant encore amateur. A seulement 22 ans, Lottie Woad est de ces joueuses qui ont l’avenir devant elle en disposant d’un réel talent pour la discipline. Et il est heureux qu’elle ait choisi de devenir professionnelle afin de ne pas perdre trop de temps pour construire sa carrière.

Disposant déjà de deux victoires sur le LPGA Tour, Woad abordera le moving day avec un réel avantage psychologique qui est celui d’avoir su faire plier ce parcours.

Troisième joueuse à rendre une carte de 66, c’est la Japonaise Rio Takeda, qui a conclu sa journée par un coup de maître. Elle a rentré un eagle sur le Par 5 du 18, effaçant les deux bogey qu’elle avait concédés plus tôt. Le premier sur le Par 4 du trou n°3. Le second sur le Par 4 du trou n°12. Rookie l’an dernier, la Japonaise de 23 ans a également deux victoires à son actif, et elle fait partie de ces joueuses qui animent régulièrement un tournoi du LPGA Tour. Elle s’élancera de la 6e place, à –7, où sont également regroupées Jenny Bae et Ana Belac. La Slovène de 29 ans qui se bat pour rester sur le Tour et qui a l’opportunité, cette semaine, d’aller chercher un bon résultat, pour prendre de précieux points de Race to CME. Car elle est classée 101e, et intégrer le Top 80 lui permettrait de ne pas repasser par la Q-serie.

Leader la veille, Yan Liu décroche de trois places tout en restant à bonne distance, avec un score total de –8. Même chose pour l’Australienne Cassie Porter, qui a la tête sur les épaules en analysant bien ses journées. Elle reste seconde, partageant le score de –9 avec Lottie Woad. Agée de 23 ans, et ayant été rookie l’an dernier, comme Takeda, Porter assimile bien ce circuit même s’il lui manque une première victoire pour confirmer. Après une première journée en 67 comportant un bogey, elle réalise un second tour en 68 avec également un seul bogey. Aussi, concéder deux bogey en deux jours constitue une performance qui est de nature à nous laisser penser que l’Australienne fait partie de ces joueuses qui ont su mieux s’adapter au parcours, que d’autres.

Comme souvent, sur le LPGA Tour, le leaderboard est compact, avec deux joueuses à la seconde place, deux à la troisième, quatre à la quatrième et six à la cinquième qui sont, en réalité, classée à la 10e place. Dont les Italiennes Benedetta Moresco et Carolina Melgrati, qui surprennent !

La résurrection du golf féminin italien sur le Tour ?

Si la France a parfois du mal à briller au plus haut niveau mondial, que dire de l’Italie qui est dans le creux de la vague, depuis que Silvia Cavalieri a réalisé sa dernière saison complète, en 2014. Aujourd’hui âgée de 53 ans, elle a tout de même était vainqueur en 2007 du Corona Championship en ayant réussi l’exploit de signer une carte de 60. Un peu comme l’avait fait la Suédoise Linnea Strom lors du ShopRite LPGA en 2024.

Mais, depuis 2015, l’Italie était orpheline d’une présence régulière sur le Tour d’une ou de plusieurs féminines en capacité de franchir le Cut, et de se battre pour un Top 10, à défaut de victoire.

L’arrivée des sœurs Moresco sur l’Epson Tour, en 2022 pour Angelica et en 2023 pour Benedetta, a redonner des couleurs au golf féminin italien. Bénéficiant d’un soutien de la LPGA en matière de communication, les deux sœurs ont commencé à se faire un nom, dès 2024. Et Angelica, l’aînée, d’avoir toujours déclaré que sa sœur cadette était plus douée qu’elle. Ce que Jessica Korda avait également avoué à propos de Nelly, ainsi que Moriya à propos d’Ariya. Cependant, il n’y a aucune rivalité entre les deux sœurs, qui évoluent chacune sur leur circuit respectif.

En 2023, Benedetta Moresco s’était faite remarquer en remportant sa qualification pour l’US Women’s Open, face à Agathe Lainsé, en playoff. Et elle domine encore la Française en obtenant de bien meilleurs résultats sur le LPGA Tour.

Quant à Caroline Melgrati, elle est dans sa saison de rookie, avec des résultats mitigés qui ne la mettent pas en bonne position pour sauver sa carte, pour le moment. Elle n’a pris le départ que de huit tournois cette année, et n’a franchi que quatre Cut. Mais, elle a su prendre la 9e place au Mexique, avec un score de –5, ce qui peut signifier qu’il faut lui laisser du temps pour prendre ses marques sur le LPGA Tour.

Agée de 23 ans comme Rio Takeda et Cassie Porter, Melgrati constitue ce renouvellement de génération sur le Tour, et ce nouveau Cut franchi, cette semaine, avec une 10e place provisoire, pourrait bien être annonciateur d’un bon résultat dimanche. D’autant qu’hier, malgré deux bogey, elle a réussi à aligner trois birdie, avant de clôturer sa journée avec le score de –3, et elle n’a concédé qu’un bogey au second tour, pour quatre birdie. « Comme je l’avais estimé, le début de ma partie a été un peu lent aujourd’hui », confia l’Italienne. « Mais ça ne me dérange pas vraiment quand c’est une suite de Par. C’est plutôt agréable de débuter tranquillement. Ca m’a aidé à me mettre dans l’état d’esprit nécessaire pour changer de rythme », ajoutait-elle. « Mais les deux derniers trous ont été vraiment excellents. Je voulais faire birdie sur les deux et je me suis dit que j’allais tout faire pour y arriver », expliquait-elle.

Consciente que l’Italie n’est pas parmi les pays les mieux représentés sur le circuit mondial féminin, elle a tour de même une vision positive de la situation : « je suppose que l’on nous considère comme un pays assez patriotique, et nous aimons bien brandir le drapeau. Ce fut tellement amusant de jouer la semaine dernière avec Benny (Benedetta Moresco), et de pouvoir faire flotter le drapeau. C’est vrai que nous ne sommes pas nombreuses, mais nous faisons du bruit et c’est plutôt sympa », confiait-elle. Et, effectivement, en se classant ensemble à la 10e place à –6, Melgrati et Moresco ne passent pas inaperçues. On leur souhaite que ça dure.

Herbin et Nadaud seules françaises rescapées du Cut

Lorsque Céline Boutier n’est plus là, tout de suite, comme pour le golf féminin italien, le drapeau national a beaucoup plus de mal à flotter dans le ciel du LPGA Tour. Et il faut répéter qu’à ce jour, il n’y a pas de jeune talent Français de 18 ou 19 ans, sur l’Epson Tour, et plus encore sur le LPGA Tour, prendre la relève. Pas Yana Wilson ou de Gianna Clemente. Pas de Jeeno Thitikul ou Ruoning Yin version tricolore pour prendre le relais.

Mais, comme dans Star Wars, il y a un dernier espoir avec Nastasia Nadaud, qui nous bluffe et nous envoûte par sa capacité à résister aux exigences du circuit américain. A 21 ans, seulement, elle semble capable d’effectuer une transition réussie du LET vers le LPGA Tour, et sa 85e place provisoire à la Race to CME atteste de cette capacité.

Pendant que Pauline « Hyrox » Roussin-Bouchard, Adela Cernousek et Perrine Delacour manquent le Cut, Nastasia Nadaud a réussi à s’adapter à ce parcours qu’elle découvre. Manifestement heureuse de jouer à un tel niveau, elle vient de franchir son 8e Cut en 11 départs, et même si elle est à –3, elle va encore gagner de précieux points à la Race. Pour le reste, le week-end va nous dire comme elle évoluera dans ce leaderboard, après un second tour en +1 qui tranche avec sa première journée en 68.

Quand à l’autre Française qui fait flotter le drapeau national dans le classement, c’est l’expérimentée Céline Herbin, inoxydable joker du golf féminin Français qui arrive très souvent a tirer son épingle du jeu quand d’autres sont submergées par les difficultés.

A 43 ans, la Normande expatriée en Espagne s’est encore bien battue sur ce parcours qu’elle qualifie de difficile, en ayant également affronté une météo très fraîche et venteuse. Partie du trou n°10, elle a vécu un aller difficile en concédant trois bogey à la suite, avec des green qui lui posent quelques problèmes, au niveau de la lecture des lignes : « c’est sans doute le mélange d’herbe », nous a-t-elle confié. Et la Poa annua présente sur les green de probablement compliquer le putting, pour elle et bien d’autres. Car Hannah Green et Jin Young Ko sont également 49e à –2, tandis que Yuna Nishimura, Ashleigh Buhai, Megan Khang, Jeeno Thitikul ou encore Akie Iwai ne franchissent pas le Cut. Et Lauren Coughlin d’échouer au putting, au 18, alors qu’elle était encore qualifiée avec le score de –1.

Ne baissant jamais les bras, Céline Herbin a réussi à se relever de ce très mauvais début de journée, en allant chercher son premier birdie sur le Par 5 du 18. Puis, ce fut un retour vierge de bogey, comportant trois birdie, dont le dernier sur le Par 5 du 8, qui lui offre, in extremis, sa place dans le champ du week-end. « On le sait, les scores sont serrés sur le LPGA Tour. Etre à –2 avec un Top 10 à –6, c’est super compacté. Chaque coup, comme d’habitude c’est dix à quinze places d’écart et j’ai un bon week-end devant moi avec l’espoir de faire un joli score. Je me sens bien et forcément, terminer la journée en jouant –4 ça donne de bonnes vibrations », a déclaré Céline Herbin.

C’est donc un moving day très intéressant qui s’annonce, avec un champ réduit et des départs qui vont s’étaler de 08h35 à presque 14h00. Quelles sont les joueuses qui bénéficieront des meilleures conditions météorologiques ? Et quelles sont celles qui s’y adapteront le mieux, avec des positions de drapeaux qui vont encore jouer un rôle essentiel ?

Réponse, ce soir, dès 21h00, en suivant ce troisième tour sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

Meijer LPGA Classic : un leader à –6, Nadaud à –4 !

La Chinoise Yan Liu a pris la tête de ce tournoi en étant la seule à -6, tout en ayant été satisfaite de jouer avec le vent.

Cette première journée dans le Michigan a produit du birdie et du bogey. Et, une fois, il y a les joueuses qui ont réussi à s’adapter au parcours et celles qui l’ont subi. Par chance, au moins une Française a réussi à suivre le rythme des meilleures.

L’heure de départ ne semble pas avoir été un avantage ou un handicap, puisque la Chinoise Yan Liu, qui est en tête avec le score de –6, s’est élancée à du Tee n°1, à 08h10, alors que l’Australienne Cassie Porter, qui est seconde à –5, a mis en jeu sa première balle à 12h59, du Tee n°10. De même que l’Américaine Jessica Porvasnik, qui a joué également –5, est partie à 12h37, du Tee n°10.

Derrière ces belles premières cartes, sur un parcours que beaucoup de joueuses ont foulé l’an dernier, se cache quand même une réalité : il fut difficile de ne pas concéder de bogey. Comme la semaine passée, dans ce même état du nord des Etats-Unis, le vent a soufflé fort et il a fait froid. Par ailleurs, les green semble assez roulants et le putting fut délicat. De nombreuses joueuses ont manqué le trou à moins de deux mètres, occasionnant un birdie manquée ou un bogey. Un constat que partage Yan Liu : « aujourd’hui fut une journée solide et j’ai bien aimé les conditions météos. Il a fait froid et il y a eu du vent. Et je pense qu’aujourd’hui mon putting fut bon.J’ai réussi trois birdie à la suite à environ 3,50 du trou. C’est bien ».

La Chinoise de 28 ans, qui fut rookie en 2023 après une saison sur l’Epson Tour où elle y a conquis une victoire, joue pour la troisième fois dans ce tournoi et elle s’y sent bien mentalement : « j’étais très confiante avec mes distances dans le vent. Et je pense que le vent m’a aidé un peu. Notamment sur les Par 5 où j’ai gagné un peu de distance. Je suis vraiment très heureuse d’avoir réussi à me mettre dans cette position ».

De son côté, l’Australienne Cassie Porter évoqua la nécessité de rester patient face aux conditions climatiques : « je trouve ce parcours assez difficile par grand vent. Si on reste patient les bons coups seront récompensés. Il me semble que je l’avais évoqué l’an dernier. Ce tracé me rappelle beaucoup celui de l’Epson Tour à Battle Creek, où j’ai gagné. Et nous n’en sommes pas loin. J’adore l’herbe ici. J’espère que ça va continué à bien se passer ».

Venant elle aussi de l’Epson Tour, qui reste la meilleure filière pour accéder au LPGA Tour, l’Américaine Porvasnik a mis l’accent sur son matériel : « j’ai un nouveau set de clubs. Il m’a vraiment aidé. Au départ, j’étais un peu sceptique. Mais après cette journée je me dis que ça pourrait être pas mal pour les autres journées ». La joueuse de 30 ans, qui est classée 121e de la Race, n’a concédé qu’un bogey, en fin de parcours, après avoir rentré cinq birdie. Elle a donc raison de penser qu’elle peut continuer sur un bon rythme avec ce nouveau set de fer Titleist, dont les fers semblent offrir plus de spin à la balle et un vole de balle plus haut. Et sans aucun doute ses shaft y sont pour beaucoup.

Porvasnik qui a également fait un parallèle entre l’Epson Tour et le LPGA Tour : « ici, le parcours est plus ferme et plus rapide. C’est la raison pour laquelle j’ai changé de matériel. Les green sont plus souples. Sur le LPGA Tour il faut savoir arrêter la balle le plus rapidement possible, afin de bien se positionner autour des drapeaux. C’est le point essentiel ».

La première joueuse de ce Top 5, qui n’a pas fait ses armes sur l’Epson Tour,  s’appelle Youmin Hwang et elle est Sud-coréenne. Elle a accédé au LPGA Tour en remportant, l’an dernier, le Lotte Championship à la surprise générale. Agée de 23 ans, Hwang s’est élancée du Tee n°10, à 13h21 en compagnie de Jin Hee Im et de Arpichaya Yubol. Après un birdie sur le Par 4 du 16, elle a concédé son unique bogey sur le Par 4 du 17. Qu’elle a aussitôt effacé par un nouveau birdie.

Puis, elle a terminé sa journée avec trois birdie, dont deux à la suite. La voici à – 4 avec sa compatriote Minji Kang (ex Epson Tour), Jennifer Kupcho, l’Italienne Benedetta Moresco (ex Epson Tour), l’Equatorienne Daniela Darquea, l’Américaine Jing Yan, la Norvégienne Céline Borge qui vient du Ladies European Tour, tout Nastasia Nadaud, également à –4, et première Française la mieux classée ce vendredi.

Un espoir de Cut pour Nadaud et Herbin

Deux des cinq Françaises engagées dans ce tournoi se sont distinguées, en se donnant une réelle chance de franchir le Cut. La première c’est Céline Herbin qui a joué –2 en s’étant élancée du Tee n°1 à 08h43, en jouant avec Yani Tseng et Laetitia Beck. La Française de 43 ans, qui possède une bonne forme physique et qui aime cette mixité entre circuit européen et circuit américain, a concédé deux bogey, dont le dernier au 17, après avoir assuré une longue suite de Par. Pourtant, elle avait biebn débuté avec un birdie sur le Par 4 du trou n°1, ce que peu de joueuses ont réussi. Egalement à –2, Nanna K.Madsen avec qui Céline Boutier jouait la semaine passée, a concédé trois bogey, dont deux coup sur coup, dès le Par 4 du 6. Et l’Américaine Jenny Bae en a laissé également trois sur le parcours, dont le premier sur le Par 4 du trou n°2. Céline Herbin s’en sort donc honorablement et l’on espère qu’elle parviendra à faire évoluer son score, en limitant les bogey.

Enfin, c’est Nastasia Nadaud qui signe la meilleure performance tricolore avec une carte de –4, ce qui la place dans le Top 5. Comme Herbin elle a concédé deux bogey, en s’étant élancée du Tee n°10, à 12h15, avec la Canadienne Leah John et l’Italienne Carolina Melgrati. « Je dois reconnaître que mon jeu long était irrégulier sur les neuf premiers trous », confessa la Française de 21 ans, qui réalise un bon début de saison sur ce circuit très exigeant. « J’ai raté quelques green et j’ai raté des fairway. J’ai fait un bogey stupide sur le Par 5 du 14. J’ai donc alterné les bons et les mauvais coups. Par contre, mon putting fut excellent dans l’ensemble et j’ai pu saisir toutes les occasions que je me suis créée à l’aller, pour faire des birdie. C’était vraiment cool », expliqua la Française.

Pauline Roussin-Bouchard est sur le fil du rasoir à la 61e place, tandis que Adela Cernousek a toujours du mal à mettre la machine en route sur le LPGA Tour. On pensait qu’il y avait du mieux et finalement elle débute encore un tournoi dans le fond du classement. La voici à +1, ce qui n’est pas catastrophique, mais elle va devoir fournir un sérieux effort, ce vendredi, si elle veut franchir le Cut. Même chose pour Perrine Delacour, qui est également à +1 à la 90e place. Une position où l’on trouve quelques joueuses de notoriété comme Mimi Rhodes, Alison Lee, Yuka Saso, Yuna Nishimura, Chiara Tamburlini, Lauren Coughlin ou encore Grace Kim et Ryann O’Toole, ainsi que Brooke M.Henderson. Le leader est compact avec beaucoup de joueuses agglutinées avec le même score.

Autre joueuse qui est à suivre et qui joue son avenir cette semaine, c’est l’amateur Kiara Romero, qui, si elle parvenait à franchir le Cut et terminer dans le Top 10, dimanche, pourrait intégrer le LPGA Tour dès le prochain tournoi.

L’Américaine et numéro un mondial amateur est en tête du programme LPGA Elite Amateur Pathway (LEAP), avec 18 points. Et il lui manque deux points pour obtenir ses droits de jeu, sans passer par la Q-serie.

Pour le moment, Romero est 61e, dans le Par total, et elle va devoir se montrer bien plus efficace au putting que dans cette première journée, où elle a raté bêtement un ou deux putt pour birdie.

Vainqueurs la semaine dernière, Yana Wilson est 12e à –3 tandis que sa partenaire du Dow Championship est dernière à +6, et probablement déjà éliminée. A moins qu’elle ne réalise une super seconde journée !

Le classement provisoire => ICI

Dow Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la 7e édition de ce tournoi qui a changé d’appellation en 2024, passant de Dow Great Lakes Bay Invitational à Dow Championship.

Cette épreuve offre la possibilité de voir les joueuses du Tour s’associer dans le cadre d’épreuves en match play, dans une ambiance sportive et conviviale.

Avant la première édition, en 2019, ce type d’épreuve n’avait plus eu lieu depuis 2013 avec le Wendy’s Challenge Tour. Une épreuve qui fut organisée dès 1992. Mais elle ne fut pas la seule à réunir les golfeuses du circuit puisque trois autres tournois par équipe ont ponctué le calendrier du LPGA Tour. C’est donc une bonne nouvelle que d’avoir réintroduit ce type de compétition, et Mike Whan d’avoir déclaré, en 2021, que s’il avait un seul regret, c’est de ne pas avoir suffisamment développé ce type d’épreuve, avec les match play. Son successeur, Molly Marcoux Samaan a maintenu ce tournoi sans pour autant en annoncer d’autres sur ce même modèle. Sous la présidence de son successeur Craig Kessler ce tournoi est maintenu mais le T-Mobile Match-play a disparu du calendrier.

En 2020, l’épreuve fut annulée à cause de la crise sanitaire.

L’an dernier, un playoff avait opposé l’équipe composée de Somi Lee et Jin Hee Im à celle formée par Lexi Thompson et Megan Khang. Le duo de Sud-coréennes s’était imposé au terme du premier trou.

Le mode de jeu

Les deux formules de jeu retenues sont le 4 balles meilleure balle (Fourballs) et le Foursomes. Le tournoi se déroule sur quatre journée en alternant les modes de jeu. Le 1er et le 3ème tour se disputent en foursomes et le 2ème et le dernier tour en fourball. Après deux tours, un Cut ne conservera que la moitié du champ, soit 33 équipes et les ex æquo.

Chaque joueuse du team vainqueur reçoit deux années d’exemption sur le LPGA Tour, en catégorie Prioritaire. Pour les joueuses non membre, les gains et les points de Race to CME sont immédiatement pris en compte pour l’année en cours.

Le parcours

C’est le parcours du Midland Country club, dans le Michigan, qui est le théâtre de ce tournoi jusqu’en 2029. Très compact, ce par 70 est bordé d’arbres, le long de chaque fairway, disposant de deux Par 5, sur chaque partie. Comparativement à la plupart des tracés joués durant la saison, peu de bunker ponctuent l’ensemble des 18 trous. La plus grande particularité de ce tracé est son green du 18, en île, qui offre un trou spectacle, à la fin de chaque partie. Néanmoins, un cours d’eau serpente le long du parcours occasionnant un obstacle d’eau naturelle, sur 10 trous. Composés d’un mélange en Poa annua et de Bentgrass, les green nécessitent une bonne lecture même si les balles tiennent assez bien les lignes. Ce tracé est l’œuvre de l’architecte Gilbert A.Currie, qui en dirige les travaux entre 1927 et 1928. Le parcours va faire l’objet de quatre rénovation. La première en 1970 par Larry Packard, la seconde en 1990 par Jerry Matthews, la troisième en 2018 par Craig Schreiner, et la dernière en 2021 par George Dillon. Depuis 2 ans, le superintendant est Greg Pattinson, qui remplace Kevin Welp, qui était en poste depuis 1992. Pattinson accueille son 12e tournoi du LPGA tour, après avoir été superintendant du Highland Meadows Golf Club, dans l’Ohio, où se jouait l’emblématique Marathon LPGA Classic qui devint le Dana Open.

Depuis 2021, les caractéristiques de ce parcours sont globalement les mêmes, notamment de sorte que la plupart des joueuses évoluent en terrain connu.

La distance du parcours avait été allongée de 9,14 mètres en 2025. Elle augmente de 12,8 mètres cette année.

Les green sont, cette année, tondus légèrement plus haut, passant de 0,26 mm à 0,31 mm. Mais le stimpmeter est annoncé entre 11,5 et 12.

Le champ de joueuses

C’est à nouveau un champ de 144 joueuses qui est au départ, ce qui fait 70 équipes.

La numéro un mondial et vainqueur du dernier US Women’s Open est de nouveau au départ de ce tournoi, mais sans sa sœur, avec qui elle avait joué les éditions 2019, 2021 et 2022. Elle n’avait alors plus participé à ce tournoi. C’est donc un retour remarqué pour Nelly Korda qui est associée à l’Allemande Olivia Cowan.

Ce tournoi avait été marqué, dès sa première édition, par des associations de joueuses qui ont favorisé son intérêt. Ainsi, après le duo des sœurs Korda et celui des sœurs Jutanugarn, ce sont les sœurs Iwai qui sont réunies pour tenter d’inscrire leur nom au palmarès de cette épreuve.

Ariya et Moriya Jutanugarn sont également dans le champ, de même l’équipe formée par Lexi Thompson et Megan Khang. Les tenantes du titre sont elles aussi au départ, de même que les Françaises Céline Herbin, Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Adela Cernousek, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud. C’est une première participation pour cette dernière, qui est associée à l’Allemande Helen Briem.

Quelques associations vont être intéressantes à suivre telles que le duo Briana Chacon et Alexa Pano, Gina Kim et Yana Wilson, Lilia Vu et Alison Lee, Jin Young Ko et Nasa Hataoka dont les jeux sont différents. Mais aussi les sœurs Iwai qui évoluent ensemble pour la seconde fois dans ce tournoi et qui n’avaient pas franchi le Cut l’an dernier. De même le duo formé par Angel Yin et Juli Inkster, qui est la grande surprise de cette épreuve. Enfin, l’association entre la Belge Manon de Roer et la Française Pauline Roussin-Bouchard pique notre curiosité.

Enceinte de 7 mois, la Suédoise Madelene Sagstrom est également au départ associée à sa compatriote Dani Holmqvist qui dispose, elle aussi, un tempérament bien trempé.

Quatre joueuses sont invitées par le sponsor, dont deux amateurs.

Un Cut, après deux tours, retiendra les 33 meilleures équipes.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les invitées sponsor

Aux deux Américaines amateurs, qui étaient déjà invitées l’an dernier, s’ajoutent deux joueuses pros.

  • Kaleigh Babineaux (a) – USA
  • Jessica Jolly (a) – USA
  • Sarah White – USA
  • Lakareber Abe – USA

Les records du tournoi

Total après 4 tours : -27 (en 2019)

La carte la plus basse en foursome : 58

  • 2024 : Céline Boutier / Yuka Saso

La carte la plus basse en Fourball : 59

  • 2022 : Maria Fassi / Stacy lewis et Sarah Jane Smith / Mariajo Uribe
  • 2021 : Moriya et Ariya Jutanugarn

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Somi Lee / Jin Hee Im
  • 2024 : Atthaya Thitikul / Ruoning Yin
  • 2023 : Cheyenne Knight – Elizabeth Szokol
  • 2022 : Jennifer Kupcho – Lizette Salas
  • 2021 : Ariya Jutanugarn – Moriya Jutanugarn
  • 2019 : Jasmine Suwannapura – Cydney Clanton

Primes et dotation

Après une première édition à 2 millions de dollars de dotation et une prime au vainqueur de 243 000 dollars, puis une augmentation de 300 000 dollars en 2021, voici que ce tournoi fut doté de 2,5 millions de dollars et une prime, aux vainqueurs de 607 620 dollars en 2022. En 2023, la dotation a encore évolué pour passer à 2,7 millions de dollars et une prime aux vainqueurs de 405 000 dollars, dans une configuration à 35 team.

Après une nouvelle augmentation de la dotation, en 2024, qui passa à 3 millions de dollars, ce sont 300 000 dollars de plus qui furent injectés en 2025.

Quant à la prime aux vainqueurs, elle passe de 366 082 dollars à 402 691 dollars.

Ce sont ces sommes qui sont renouvelées cette année.

Les horaires de diffusion

Ce tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 11 juin : 17h00 à 20h00
  • Vendredi 12 juin : 17h00 à 20h00
  • Samedi 13 juin : 20h00 à 23h00
  • Dimanche 14 juin : 18h00 à 21h00

US Women’s Open : Un duo inattendu en tête !

La Chinoise Ruoning Yin partage la première place avec l’Américaine Alison Lee, qui joue à domicile.

Cette seconde journée fut riche d’enseignement avec un parcours très agréable à l’œil, mais qui masque une partie des difficultés que doivent négocier les joueuses. Et le haut du leaderboard est occupé par celles que l’on attendait, et d’autres d’ordinaire moins côtés pour de tels évènements.

Qui aurait parié sur l’Américaine Alison Lee, récemment revenue à la compétition, après avoir pris un congés pour mettre au monde et faire grandir son premier enfant ? Peu efficace en Solheim Cup, plutôt discrète, et affichant toujours un palmarès vierge de victoire sur le LPGA Tour, l’ancienne pensionnaire de UCLA semble avoir gagné en confiance avec son jeu, lui permettant de jouer avec cette efficacité qui lui avait manqué jusque là.

La voici co-leader, avec la Chinoise Ruoning Yin, qui surprend beaucoup moins par sa présence à cette position, compte tenu de son palmarès. Brièvement numéro un mondial, en 2023, alors qu’elle n’a pas encore 20 ans, la Chinoise et meilleure amie de la Thaïlandaise Jeeno Thitikul signe deux cartes de 69, démontrant sa capacité à être régulière avec des conditions de jeu qui ont sensiblement évolué.

Ce sont donc deux profils très différents qui se retrouvent à la première place, offrant encore plus d’intérêt pour les deux journées qui vont suivre. Car l’Américaine, qui évolue à domicile, avait confié en conférence de presse, mercredi, qu’elle avait déjà eu l’occasion de jouer ce parcours, à plusieurs reprises, lorsqu’elle était jeune golfeuse. Et plus récemment, la semaine avant le JM Eagle, en compagnie de Allisen Corpuz et de Megan Khang. Et lorsque l’on examine les résultats de ces joueuses, on se rend compte que ce fut pas nécessairement un avantage. Corpuz est 13e à –1, tandis que Khang a manqué le Cut, pour un coup, après une première journée en 75 et la seconde en 72, soit +1.

Lors de ce second tour, Alison a rendu une carte de 68, comportant un seul bogey, en étant partie du Tee n°1, à 12h41. Un horaire où le ciel a commencé à se dégager, offrant un peu plus de chaleur, et probablement un meilleur vol de la balle. A l’aller, l’Américaine de 31 ans a trouvé le chemin du birdie, au premier, facilitant son démarrage. Deux autres ont suivi sur les Par 4 du 7 et du 8, avant qne survienne cet unique bogey de sa journée. Un trou joué en zig zag avec une mise en jeu dans le bunker de fairway, à gauche, une sortie vers la droite du fairway qui terminera dans le rough, et deux putt pour conclure, dont le premier loin sous le mat, avec de la pente contraire. « J’ai le sentiment d’avoir vraiment bien géré la situation, ces derniers jours », confia Alison Lee, après sa partie. « Hier, sur les neuf premiers trous, si vous m’aviez dit que je serais en tête, je vous aurais pris pour un fou. J’ai raté un tas de fairway et de green. Mais j’ai le sentiment d’avoir vraiment bien géré la situation, en sauvant beaucoup de Par », ajoutait-elle.

Et effectivement, lorsque l’on examine les statistiques, ce ne sont pas les joueuses qui touchent le plus de fairway qui s’en sortent le mieux. Seule In Gee Chun, seconde de ce classement, avec 71% de réussite, au premier tour, et 100% au second, figure seconde de ce classement, en occupant la 3e place du leaderboard, à –3. Alison Lee est 100e de cette statistique, avec 57% de réussite. Concernant les green en régulation, l’Américaine est également loin des meilleures, avec 58% de réussite, contre 75% pour Casandra Alexander, qui n’est que 9e au général. On se rend bien compte que toucher un maximum de fairway et de green n’est pas la clé pour réussir sur ce parcours, ni même au golf. Certes, ça aide, mais c’est la technique de jeu et la stratégie qui font souvent la différence, et le mental.

Et dans ce domaine, Alison Lee fait preuve d’un calme qui contraste avec le volcan qui couve chez d’autres joueuses, comme Jennifer Kupcho, qui a signé une journée en 73 pour se retrouver 3e, un coup derrière le duo de tête.

Même chose pour Gaby Lopez, dont le tempérament s’est maintes fois exprimé sur les parcours. Cependant, cette colère qui éclate de temps à autres, chez certaines joueuses, et aussi la matérialisation de la motivation et de la combativité. Zen à tout point de vue, Alison Lee n’a jamais gagné un tournois sur le LPGA Tour. A l’inverse, Jennifer Kupcho fut numéro un mondial amateur, vainqueur de l’Augusta National Women’s Amateur, et titrée en Majeur. Quant à la Mexicaine, elle a remporté trois tournois du LPGA Tour et elle reste en course pour la victoire, dans ce tournoi Majeur.

Ce moving day s’annonce donc très intéressant, avec la Sud-coréenne In Gee Chun, elle aussi de retour en grande forme, ainsi que la Japonaise Hinako Shibuno, qui avait surpris tout le monde, en 2019, lors du British Women’s Open, en ayant mis une forte pression sur les épaules de Lizette Salas qui voyait une belle opportunité de victoire lui filer sous le nez.

Le outsiders en force !

Ce Leaderboard est particulièrement compact, avec six joueuses à –3, dont Sei Young Kim qui a fait le yoyo, toute la journée, entre la position de co-leader et seule en tête à –5, et qui, elle aussi, a besoin de calmer ses ardeurs, à certains moments. Ce qu’elle avait avouer il y a quelques semaines.

La seconde place est en réalité la 9e, tant il y a de joueuses regroupées dans un mouchoir de poche à -3.

On y trouve majoritairement des joueuses de premier plan du LPGA Tour, comme Lauren Coughlin, Nelly Korda qui souffre sur ce tracé, mais qui reste cette numéro un mondial capable de faire face à l’adversité avec brio. Mais aussi la Sud-africaine Casandra Alexander, qui évolue, avec succès, sur le Ladies European Tour, et une joueuse Japonaise qui a gagné sa qualification depuis le Japon, où elle évolue. Il s’agit de Sora Kamiya, âgée de 23 ans, qui avait déjà connu une première expérience dans cet omnium américain, en 2024, sans franchir le Cut. C’est désormais chose faite, cette année, et de belle manière, avec cette seconde carte de 68, après premier tour en +1.

A la 4e position, qui est la 13, se trouvent la Thaïlandaise Patty Tavatanakit qui a comme première victoire un Majeur, mais aussi la Japonaise Nasa Hataoka, l’Américaine Allisen Corpuz déjà titrée à l’US Women’s Open, et l’inoxydable et très expérimenté Sud-coréenne Jiyai Shin. A 38 ans, celle qui cumule 30 victoires entre le LPGA Tour, le Japan LPGA et le Korean LPGA et qui est double vainqueur de l’Open britannique, reste une redoutable joueuse de golf. Et il serait intéressant, cette semaine, d’assister à une lutte pour la victoire entre elle et Nelly Korda, en playoff, afin de voir laquelle est la plus solide des deux.

L’âge pouvant bénéficier à l’Américaine, au niveau de l’endurance physique. Mais pour l’intelligence de Jeu, il y a match.

Puis, un coup derrière, dans le Par total, cinq joueuses sont en embuscade, dont Jeeno Thitikul et Brooke M.Henderson, qui se sont relevées de leur première journée en 73, avec un second tour en 69.

Quant aux amateurs, elles ne font pas que de la figuration.

Romero, Deng et Marin dans le coup !

L’US Women’s Open a l’avantage de permettre à ces futurs jeunes espoirs du golf mondial, de venir se confronter aux meilleures, tout en les récompensant de leurs résultats passés, pour certaines. C’est le cas pour la Colombienne Maria José Marin qui a brillamment remporté l’Augusta National Women’s Amateur, et qui vient confirmer son talent dans ce tournoi.

Classée 22e, avec Romero la numéro un mondial amateur, et Deng la canadienne vainqueur de l’épreuve AJGA du Mizuho Americas Open, Marin joue avec décontraction et une joie non dissimulée de côtoyer le gratin du golf mondial féminin. La Colombienne a concédé plus de coups au parcours que la veille, mais cette de 73 lui a suffit pour rester dans le Top 30 et franchir un Cut qui évolué de +3 à +4, au cours de la journée.

La Canadienne Aphrodite Deng ne fait pas mieux, elle aussi, que 73 dans ce second tour, alors que Kiara Romero s’est montré plus performante en signant deux birdie contre un bogey, ce qui pourrait signifier qu’elle commence à comprendre comment aborder ce parcours.

Quoi qu’il en soit, ce sont trois joueuses amateurs de premier plan son à la lutte pour le titre, dimanche soir, et qui surclassent une bonne partie des professionnelles expérimentées, dans ce tournoi.

L’Américaine Asterisk Talley franchit le Cut de justesse, en évitant un bogey au dernier trou, tout en profitant de l’évolution du Cut, qui fut bénéfique pour d’autres, dont l’unique Française encore en lice.

Boutier, loin de son niveau de la semaine passée !

Elle a eu raison la Française Céline Boutier de ne pas se mettre au repos, la semaine dernière, quand quelques pointure du circuit ont fait l’impasse sur ce ShopRite LPGA Classic, qui mériterait d’être joué avec une semaine off, avant l’US Women’s Open. Car l’histoire retiendra qu’elle a conquis sa 7e victoire, et pas la qualité de ses adversaires.

Par contre, cette semaine, la numéro un Française est de retour dans le grand bain, et ça se passe nettement moins bien. Où plutôt, on retrouve la Céline Boutier des tournois réguliers, qui a du mal à se frayer une place aux côtés des meilleures.

Cependant, on lui accordera d’avoir pris son départ de bonne heure, à 07h40, du Tee n°10, à un moment où il faisait plus frais et le ciel était couvert. Et c’est là un des enseignements du jour, à savoir que celles qui, comme Boutier ou Kupcho, on jouait dans les premières parties, ont eu du mal à bien négocier le parcours.

Et le début de sa journée débutait mal, avec un Par et deux bogey. Sur le Par 5 du 11, elle ne parvenait pas à toucher le green au troisième coup, occasionnant une approche qui lui laissait, encore une fois, un long putt pour sauver le Par. Même chose sur le Par 4 du 12. Et au 18, ne trouvant pas le green en régulation, elle approchait correctement le mat mais sa balle refusait d’aller dans le trou, occasionnant un second putt, tout près du mat. Et c’est là un autre enseignement du jour, à savoir que les balles tiennent parfois assez mal la ligne sur des green en Poa annua, dont on sait que le grain et la pousse de cette graminée, sont de nature à compliquer le jeu.

Probablement consciente que sa situation devenait très compliquée, la Française se ressaisit. Un premier birdie fut signé sur le Par 5 du trou n°, et deux autres sur le Par 4 du 3 et le Par 3 du 4. Elle effaçait les trois bogey de l’aller et avait devant elle l’obligation de faire mieux. Un nouveau birdie fut rentré sur le Par 3 du trou n°6, et l’on sentit Céline Boutier bien plus à l’aise. Mais au et au 9, la Française partait encore à la faute. Et comme la veille, la mise en jeu du trou n°8 lui posait un problème, envoyant sa balle très à droite. Par miracle elle parvenait à trouver un bout de fairway, au second coup, mais il y avait encore de la distance pour aller au drapeau. Un chip et deux putt furent nécessaire, et ce fut un inévitable bogey.

Acculée par un Cut qui se situait encore à +3, la Française n’avait le droit à l’erreur. Hélas, une approche trop loin derrière le mat, occasionnait, là encore, deux putt, au lieu d’un. Ce n’est qu’une heure plus tard que le Cut évoluait à +4, lui permettant de rejoindre les qualifiées du week-end.

Et cette évolution du Cut profita, également, à l’Anglaise Lottie Woad, et à la Suédoise Ingrid Lindblad, elles aussi mal à l’aise sur ce parcours.

En revanche, et sans surprise, Lois Lau ne va pas plus loin dans ce tournoi majeur. Comme Boutier, elle a vécu un moment positif en trouvant deux birdie à la fin de son aller, en étant partie du Tee n°10. Un troisième birdie sur le Par 5 du trou n°1, comme son aînée, la faisait remonter à –7, avec encore trois birdie à trouver. Mais elle concédait un bogey sur le green du 2, où, là encore, la Poa annua a sûrement joué un rôle dans ce putt manqué tout près du trou.

Après une suite de Par jusqu’au Par 3 du 3, la Française de 23 ans signé un nouveau birdie, sur le Par 4 du 7. Puis, ce fut encore au putting qu’elle concédait un dernier bogey, sur le Par 4 du trou n°8, quittant ce tournoi avec le score de –8, tout en ayant été fortement pénalisée par sa première journée en +10.

Cependant, Lois Lau a emmagasiné de l’expérience, et sans doute démontré qu’elle pouvait faire aussi bien que ces joueuses qui ont franchit le Cut dans le Par. L’avenir nous dira si, à 23 ans, elle a le potentiel pour se frayer un passage sur l’un des deux circuits américains, que sont l’Epson Tour et le LPGA Tour, où si sa carrière professionnelle se limitera au Ladies European Tour.

Ce troisième tour s’annonce très intéressant, dans la mesure où toutes les joueuses ont bien assimilé les difficultés de ce tracé, et notamment celles que les green leur réservent. La clé n’est pas tant dans la prise des fairway, mais bien dans la capacité à trouver la bonne distance, autour des mats, et à faire tenir la balle sur le green. Puis, de bien lire la ligne de putt.

Le coup du jour a été réalisé par la Japonaise Shuri Sakuma, qui a rentré son approche, au trou n°10, sur une distance de 67 mètres. Grâce au back spin sa balle est revenue vers le trou, lui offrant un eagle aussi inattendu que spectaculaire. Elle est 22e à +1, avec les trois meilleures amateurs ainsi que la tenante du titre, Maja Stark.

Le classement provisoire => ICI

US Women’s Open : Les Françaises distancées, les vedettes en tête !

L’Américaine Jennifer Kupcho réjouit son public en sortant leader de ce premier tour avec une carte de 66, démontrant qu’il y a de la place pour les birdies sur ce parcours.(Photo: USGA)

Cette première journée sous le soleil de la Californie du sud a donné un bon aperçu des forces en présence et des joueuses capables de s’adapter à ce parcours, très agréable à l’œil, et compliqué à jouer de par sa préparation.

Chacun se demandait quelles joueuses allaient le mieux tirer son épingle du jeu sur ce tracé qui est bien plus abordable que celui de l’an dernier et qui est plus facile à jouer. A l’exception des green, parfois étroits, plantés d’une herbe qui pousse durant la journée et qui modifie assez vite le comportement de la balle.

Nombreuses sont les joueuses qui ont indiqué qu’entre les séances d’entraînement et ce premier tour, la vitesse des green a augmenté et que le putting fut très différent. Tout comme les attaques du green : « les green sont définitivement plus fermes », confia la jeune espoir Asterisk Talley. « Nous savions que cela allait arriver depuis mardi ».

« Les conditions de jeu se sont durcies jour après jour. Le parcours a changé depuis les séances d’entraînement de lundi », confia la Colombienne Maria José Marin, qui a remporté l’Augusta National Women’s Amateur. « Les green sont plus durs. Ca roule plus vite et ils rebondissent plus », ajoutait la jeune femme de 19 ans, et amateur, qui vient de réaliser une très belle journée dans ce tournoi classé parmi les plus difficiles du circuit mondial féminin.

Maria José Marin est 14e à –1, ex æquo avec quatorze autres joueuses, dont Rose Zhang, qui fut numéro un mondial amateur et qui fait partie de ces joueuses qui ont tout de suite eu le niveau pour se maintenir sur le LPGA Tour, et y remporter une première victoire rapidement. Pour Zhang, ce fut lors de sa première apparition avec son statut de joueuse professionnelle. Une performance que nul n’a oublié.

Partie du Tee n°1, la Colombienne a aligné quatre Par avant de concrétiser ses deux seules opportunités de birdie. Un bogey sur le Par 4 du trou n°7 ralentissait sa progression avant qu’elle ne cherche à maîtriser un peu plus son jeu pour éviter d’autres fautes. Et cela s’est traduit par une longue suite de Par, jusqu’au 18. Mais la jeune Colombienne est heureuse de sa journée : « je me sens vraiment bien parmi ces joueuses. C’est la plus grande scène de golf ; c’est quelque chose dont je suis fière. Et que j’attendais avec impatience depuis l’Augusta National Women’s Amateur », confiait-elle. « C’est une expérience très différente en comparaison de l’année dernière. Le parcours et les conditions de jeu sont très différentes d’Erin Hills. Je suis vraiment reconnaissante d’être ici. C’est un magnifique parcours », souligna José Marin qui partage cette place avec deux autres amateurs que sont l’Espagnole Paula Francisco Liano, et la Canadienne Aphrodite Deng, qui est l’une des joueuses en devenir très attendue dans ce tournoi.

Deng a trouvé bien plus d’opportunité de birdie, en s’étant élancée du Tee n°10 à 07h18. La Canadienne seulement âgée de 16 ans a réussi à se placer dans le Top 3 provisoire, en ayant signé un aller, vierge de bogey, en 33. Puis, Aphrodite Deng continua son ascension en passant à –4, quand certaines joueuses professionnelles et confirmées, s’enfonçaient dans le leaderboard, en jouant au-dessus du Par. Et parfois nettement.

Mais ces neuf derniers trous, qui constituent l’aller, allaient se montrer plus compliqués à jouer pour elle. Elle concéda un bogey sur le Par 3 du 4, à cause d’un trois putt, dont le premier se situa à 9 mètres. Sur le Par 4 du trou n°7 ce fut un double bogey de concédé. Et là encore, à cause du putting. Puis, un bogey au 5 avec un second coup qui manqua le green, ce qui occasionnait un chip pour placer la balle près du mat, et deux putt pour clôturer ce trou. Finalement, la joueuse de 16 ans, qui s’est illustrée par deux fois, depuis le début de la saison, avec une victoire dans l’épreuve junior du Mizuho Americas Open, trouvait son dernier birdie sur le green du 9 pour limiter la casse. « Je pense que ce parcours est très dur et il dépend de la manière dont il est joué », confia Aphrodite Deng. « Et de la position dans laquelle vous vous mettez. Donc, selon votre position sur le fairway et la manière dont vous tapez la balle et vous la placez sur la bonne zone du green, vous pouvez vous retrouver dans une bonne situation », ajoutait l’adolescente de 16 ans.

Avec Maria José Marin, la Canadienne est l’autre amateur d’envergure qui réussit parfaitement son entrée dans ce tournoi majeur. Asterisk Talley étant 29e dans le Par, tandis que la numéro un mondial, Kiara Romero, est distancée à +2 et dominée par sa sœur, Kaleiya, qui joue dans le Par. Mais nous n’en sommes qu’au premier tour et c’est la capacité d’adaptation de chaque joueuse qui va faire évoluer ce leaderboard, où Jennifer Kupcho y a pris la première place du classement provisoire.

Kupcho surprend tout le monde !

C’est un fait, ce parcours se prête nettement mieux au jeu de golf et à un tournoi Majeur, que celui de l’an dernier, qui relève d’une pratique comparable aux sports extrêmes. Et si le golf venait à faire son entrée aux X Games, sans doute ce tracé de Erin Hills sera-t-il parfaitement adapté.

Bien plus golfique et « fair », le parcours du Riviera Country Club n’en reste pas moins télégénique et même spectaculaire, avec son départ du trou n°1, en hauteur, et collé au club-house.

Cette première journée fut d’abord marquée par le score de –4 établi par Sei Young Kim, rentrée au club-house en leader, et très heureuse, et c’est normal, de sa journée.

Partie du Tee n°10, la Sud-coréenne, a tout de suite trouvé deux birdie avant de terminer ces neuf premiers trous avec des Par. Puis, c’est avec trois Par qu’elle débutait son retour, avant de concéder son unique bogey, sur le Par 3 du trou n°4. En cause, un green manqué lors de la mise en jeu, un chip et deux putt pour conclure. Mais après cet épisode, Sei Young Kim est repartie à l’assaut du parcours, pour terminer sa journée avec trois birdie à la suite, et un Par sur le Par 4 du trou n°9. « Ce parcours est un des meilleurs au monde, donc je suis vraiment heureuse de le jouer cette semaine », déclarait la Sud-coréenne. « Mais ce parcours n’est pas facile. Et chaque trou fut un test », précisait-elle. « Dans l’ensemble, j’ai joué de manière solide, donc je suis satisfaite. Mais nous avons encore très jours à jouer et il va falloir attendre le reste de la journée », précisait-elle, sans se douter que Jennifer Kupcho allait améliorer le score total d’un coup.

Partie du Tee n°1, à 12h52, avec Carlota Ciganda et Akie Iwai, l’Américaine, qui fut la première lauréate de l’Augusta National Women’s Amateur, a démontré qu’il y a de la place pour trouver des birdie, sur ce tracé qu’une bonne partie du champ a eu du mal à maîtriser.

Du Par 5 du 1 au Par 4 du 3, Kupcho a rentré un birdie sur chaque trou. Son premier bogey elle le concédait sur le Par 3 du trou n°6 en manquant le green, à droite, lui laissant un chip et deux putt, avant de passer au trou suivant. Et sur le Par 4 du 7, elle y signait un nouveau birdie, en plaçant sa balle près du mat. Confirmant l’analyse de l’amateur de 16 ans, Aphrodite Deng.

Au retour, l’Américaine de 29 ans, qui fut la dernière à sauter dans le Poppie’s Pond avant que le Chevron Championship déménage au pays du pétrole, trouvait deux autres birdie au 11 et au 12, avant de concéder son second et dernier bogey du jour, sur le Par 4 du 15. Puis, comme à l’aller, elle réagissait immédiatement en signant un nouveau birdie, et sur un Par 3. Et une fois encore, c’est en allant chercher le mat que Jennifer Kupcho put reprendre ce coup au parcours. « J’ai très bien tapé la balle aujourd’hui. Et je l’ai également bien faite rouler, au putting. Donc voir beaucoup de coups rentrer m’a mis en confiance au putting », confiait-elle. « Je ne saurais pas dire s’il s’agit d’un parcours imposant. Bien sûr, je joue long depuis les départs, et cela m’aide beaucoup pour avoir des petits clubs au second coup, sur les Par 4. Donc, si je rate un fairway, jouer un petit club depuis le rough m’aide à contrôler ma balle un peu mieux. Et c’est certainement cela qui m’aide », analysait l’Américaine qui n’est pas la seule à disposer d’un long jeu, mais qui l’exploite sans doute mieux que d’autres, moins bien classées.

Quoi qu’il en soit, Kupcho a de l’expérience et elle sait gérer un tournoi en étant en tête. Son seul point faible réside dans son manque de maîtrise de son tempérament quand les coups ne s’enchaînent pas comme elle le souhaite. Et ce tempérament bouillant lui a déjà joué de mauvais tour. Résistera-t-elle aux trois prochaines journées ?

Boutier en difficulté, Lau dans les choux !

Voici la numéro un Française revenue parmi les siens, et replongé dans la réalité d’un tournoi où toutes les meilleures mondiales sont présentes. Face à cette adversité et un parcours de Majeur, Céline Boutier reproduit ce qu’elle produisait avant le ShopRite LPGA Classic, où elle n’a eu comme adversaires directs, que des seconds couteaux. Pas de Nelly Korda, pas de Atthaya Thitikul, pas Hyo-Joo Kim ni de Hanna Green ou de Sei Young Kim et de Minjee Lee pour lui faire obstacle.

Cette semaine est une semaine où les meilleures mondiales sont toutes présentes, et où il faut se surpasser. Sei Young Kim est donc 2e à –4, Minjee Lee 8e à –2, Hannah Green 14e à –1, et seule Nelly Korda est en retrait à +2, un peu mal à l’aise sur ce parcours. Et quelques joueuses amateurs sont venues se glisser dans la partie haute du tableau, densifiant un peu plus le leaderboard.

S’étant élancée à 13h25, du tee n°1, Céline Boutier, bien que vainqueur la semaine dernière, n’a pas vraiment bénéficiait d’une grande exposition médiatique, depuis le début de la semaine. Pour cet US Women’s Open, ce sont d’abord les joueuses stars Américaines qui sont mises en avant. Ensuite, celles que l’on nomme les « banqebable », c’est-à-dire qui rapporte de part les sponsors qui ont misé sur elles.

Lydia Ko, Charly Hull qui partage désormais son sponsor avec la très jeune Aphrodite Deng, Jeeno Thitikul, Jennifer Kupcho, Nelly Korda ou Lottie Woad sont celles qui font parties des groupes phares.

Et cette réalité du show business du golf, que l’USGA comme la LPGA savent parfaitement orchestrer, n’est pas une nouveauté. Aussi, les Françaises sont-elles importantes quand on a rien d’autres à se mettre sous la dent. Surtout si ladite Française ne produit pas un jeu exceptionnel. Et c’est ce qui s’est passé dans cette première journée, où Céline Boutier accumulé les bogey. Trois à l’aller et deux au retour, contre un birdie de chaque côté. Voilà qui ne pouvait pas beaucoup attirer les objectifs des caméras sur elle.

La Française a touché 9 fairway sur 14, et a même lâché un coup hors du parcours, dans les bois, au départ du 8, la contraignant de remettre une balle en jeu. Quant au green, elle n’a réussi à toucher que 7 en régulation, la plaçant 125e joueuses, dans les statistiques, avec un nombre de 28 putt. C’est donc très loin de sa performance à Atlantic City, qu’elle débute ce tournoi, mais bien plus proche d’un jeu qu’elle a produit ces derniers mois, et dont elle assurait, dimanche dernier, qu’il s’améliore.

Peut-elle faire mieux que ce score de +3 qui la classe 85e, avec des joueuses comme Auston Kim, Lydia Ko, Hyo-Joo Kim dont on attendait mieux ? C’est toute la question qui se pose. Cependant, il faut constater que dans un champ où les meilleures mondiales sont présentes, la numéro un Française a toujours du mal à figurer parmi les meilleures.

D’où l’importance de savoir sélectionner les tournois et de miser sur ceux où le champ est moins fort, pour tenter d’aller cherche une victoire. Ce qu’elle a su faire la semaine passée, en refusant de se mettre au repos, ce qui lui porte, peut-être, préjudice cette semaine.

Quant à Lois Lau, elle aussi est face à elle-même dans un champ dont le niveau est hyper relevé, avec des amateurs bien plus jeunes qui sont déjà très affûtées pour partir à la conquête des grands rendez-vous.

La Française qui fut à l’aise sur le Let, à Evian-les-Bains, la semaine passée, entourée de joueuses qui ont peu de chances de faire une carrière mondiale, et américaine, a dégringolé au classement, trou après trou, se retrouvant dernière, à +10, avant même que tous les départs aient été lancés.

La voici 153e est à coup sûr éliminée du Cut, avec des joueuses comme Danielle Kang, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même après ses problèmes de santé. Et une pléiade d’amateurs qui ont encore de l’expérience à prendre avant de franchir le pas vers le professionnalisme.

Sans surprise, également, Michelle Wie West a joué +4 et ne devrait pas aller plus loin que ce second tour. En revanche, plus surprenante est la contre performance de la Canadienne de 17 ans, Anna Huang, trois fois vainqueur sur le LET, qui est également à +4. Tout comme Megan Khang. D’autres joueuses stars du LPGA Tour n’ont pas été à l’aise dans cette journée et vont avoir du mal à franchir le Cut. C’est le cas de Carlota Ciganda, Leona Maguire, Mi Hyang Lee, Mao Saigo (+5), Rio Takeda (+5), Minami Katsu (+5), Yuka Saso (+6) et Chisato Iwai (+6). Un contingent de Japonaises que l’on espérait voir animer ce week-end et qui devrait quitter le parcours, ce vendredi soit.

Par contre, Yani Tseng a une petite chance de franchir le Cut, elle est pointe à la 56e place, à +2, avec Brooke M.Henderson et Jeeno Thitikul, qui a cumulé beaucoup de fautes. Mais comme l’ont déclaré certaines joueuses, le parcours a changé entre les séances d’entraînement et ce premier tour, perturbant les joueuses dont les repères ont été changés.

Il va donc y avoir un grand intérêt à suivre ce second tour, tant au niveau du Top 10 qu’au niveau du Cut. Et il faut s’attendre à ce que Céline Boutier soit absente du week-end, ce qui serait fort dommage.

Le classement provisoire => ICI

Kroger Queen City : Woad leader et impressionne !

Ce moving day est passé au travers d’une grosse dépression et n’a souffert que d’une interruption de jeu. Sur un parcours humide et plus souple, le leader de la veille a dégringolé dans le classement tandis qu’une jeune joueuse Anglaise, talentueuse, a pris les commandes.

Des orages étaient annoncés pour l’ensemble de la journée, et lorsque le jeu fut interrompu à 08h50, on a craint que cette journée serait continuellement perturbée par la pluie et les orages, au point d’être annulée. Car les prévisions météorologiques n’étaient pas très optimistes pour le bon déroulement du jeu. Finalement, à 11h25, le practice rouvrait et le jeu pu reprendre avec deux heures de retard.

Normalement prévu, pour l’horaire Français, de 21h00 à minuit, le direct Golf Channel diffusé par le site internet de la LPGA, intégra ce retard et chacun pu suivre la fin de cette journée, jusque tard dans la nuit. Mais aussi les séances de practice des meilleures joueuses. Ce qui fut particulièrement intéressant.

Si les Françaises ne profitaient pas de ce parcours plus souple, d’autres réalisaient une bonne journée. Notamment les Américaines Anne Chen, Rose Zhang et Ryann O’Toole, qui parvenaient à jouer entre –4 et –5 faisant un bond spectaculaire au classement, pour se retrouver dans le Top 10. O’Toole a gagné 40 places, et Chen et Zhang 20 places. « Le parcours était plus souple. Les fairway se sont un peu assouplis, du mois au moment où j’ai joué », confia Ryann O’Toole, dont la carrière a pris un nouveau départ après sa victoire au Scottish, en 2021. Et depuis, à 39 ans, elle continue de faire parler d’elle en réalisant des résultats très honorables. Comme cette 7e place lors du dernier Chevron Championship. « Par rapport aux derniers jours, j’avais l’impression que quelques trous traversaient les fairway tellement le parcours étaient ferme. Du coup, ça les a un peu ralentis. Les green étaient plus réactifs. Mais leur vitesse a été vraiment plus lente », expliqua l’Américaine.

Puis elle s’exprima plus largement sur ce qu’elle a vécu, depuis deux jours : « j’ai vraiment eu du mal ces derniers jours. C’était parfois difficile, parfois facile. Je pense que le mieux c’est de garder confiance, de bien taper les balles et si ça doit rentrer, ça rentre. J’en ai vu quelques-unes rentrer du premier coup, et je pense que ça aide beaucoup. Donc, en comparaison de la semaine dernière, le jeu est très différent ».

Rose Zhang a rendu une carte de vierge de bogey, de –4, et on lui demande comment elle avait vécu cette journée : « honnêtement, je ne pense pas que cette journée fut stressante, mais il faut toujours rester vigilante. Pour les coups de driver et les sorties de rough, il faut être très précis quant à l’emplacement de la balle. Mais dans l’ensemble je dirais que j’ai plutôt bien géré le parcours aujourd’hui, en comparaison des deux autres journées ».

Et une qui a eu du mal à gérer ce parcours, dans ce troisième tour, c’est l’une des leader.

Le casse-gueule de Jin Young Ko, la progression de Lottie Woad !

En se plaçant en tête, avec une carte de 66, la Sud-coréenne Jin Young Ko avait ravi tous ses fans, et plus encore. Classée parmi les joueuses particulièrement charismatiques du Tour, qui ont marqué l’histoire du LPGA Tour, Jin Young Ko donnait une nouvelle couleur à cette épreuve, en se hissant à la première place, qu’elle partageait avec l’Américaine Amanda Doherty, peu habituée à une telle position. Mais la Sud-coréenne, qui n’avait pas caché être fortement intimidée par ce tracé, a très vite connu des difficultés. Elle concédait un bogey sur le Par 3 du, puis un autre sur le Par 4 du 5, et un double sur le trou n°6. En six trous, celle qui avait réalisé une performance la veille, lui permettant de prendre la tête, perdait quatre coups et allait en concéder un cinquième sur le Par 3 du 9. pas du tout dans le coup sur les neuf premiers trous, Jin Young Ko s’employa à limiter la casse, au retour, et elle ne réalisa que des Par, jusqu’à la fin de sa journée.

D’abord quinzième après 7 trous, elle terminant 19e à –2, avec neuf coups de retard sur un leader qui a déjà dominé ce circuit féminin, alors qu’elle n’était qu’amateur.

Aujourd’hui âgée de 22 ans, l’Anglaise Lottie Woad a frappé un grand coup, dans cette journée, aussi fort que Ryann O’Toole, mais avec l’avantage de s’être élancée plus près de la tête. Partageant sa journée avec Lydia Ko, Woad jouait –3 après 8 trous, un groupe devant celui des leaders, et une Amanda Doherty, contrairement à J.-Y Ko, qui avait signé un birdie, sans concéder de bogey.

Après un premier birdie, sur le Par 4 du trou n°3, Lottie Woad enchaînait trois Par avant d’aligner deux birdie. Elle se retrouvait à –9, en tête, avant que Doherty ne signe, elle aussi, un autre birdie, pour la rejoindre au classement. Un duo en tête qui fut éphémère, puisque Woad concéda un bogey sur le Par 3 du 9, et que Doherty en fit de même. C’est donc à –8 que ces deux joueuses se retrouvaient en haut du leaderboard, où Jin Young Ko avait disparu, à la surprise générale, avant que l’Anglaise ne domine le champ, en s’envolant en tête.

Du 10 au 12, Amanda Doherty réalisait des Par, alors que Woad trouva deux birdie à la suite, grâce à une bonne maîtrise des distances et un putting bien calibré. Dès, sur le 7 et le 8 l’Anglaise avait fait la démonstration de ce putting en signant deux birdie à environ 5 mètres du trou.

Passée à –10, après ce cinquième birdie sur le green du Par 4 du 11, Lottie Woad continua de faire la démonstration d’un jeu solide, avec des mises en jeu au cordeau, et des approches bien plus précises que celle de Lydia Ko, qui est, d’ordinaire, une référence, dans ce domaine. Sur le Par 5 du 14, Woad signa un nouveau birdie, qui lui permit de passer à –11, avec quatre coups d’avance sur Lydia Ko et Amanda Doherty. Si l’Américaine stagnait dans le Par journée, la Néo-zélandaise jouait –2, tout en montrant quelques signes de faiblesse. Comme au 15 où elle laissait sa balle à environ 10 mètres du mat, et ne put rentrer son putt pour signer un nouveau birdie. Un putt très bien calibré qui laissa sa balle au bord du trou. Et Woad connut la même mésaventure, malgré qu’elle a placé sa balle à environ 4 mètres du mat.

Peu importe, au 16, l’Anglaise ne laissa pas filer sa chance en se laissant un putt d’environ 1,20 mètre, qui l’emmena à –12. Avec une distance identique, Lydia Ko manqua cette nouvelle chance de birdie qui s’ouvrait devant elle. Un peu sur un nuage dans cette journée, l’Anglaise de 22 ans, qui connaît ce type de conditions de jeu, fut mise en difficulté, au 17, alors qu’elle avait su toucher le green, depuis le fairway, quand Lydia Ko, Doherty ou Korda l’avait manqué. Pour autant, l’Anglaise ne parvint pas à rentrer ce putt, pour sauver le Par, d’environ 6 mètres, et ce fut le dernier bogey qu’elle concéda, sans conséquence majeure.

Elle terminait par un Par au 18, et laissait la place à Jin Young Ko et Amanda Doherty, pour clôturer cette journée. Revenue à –8, avec un birdie sur le green du 17, l’Américaine pouvait encore réduire son écart avec l’Anglaise, en signant un dernier birdie, sur ce trou où beaucoup ont eu du mal à planter le mat. Mais Doherty se laissa un putt d’environ 5 mètres qu’elle ne parvint pas à rentrer, sur des green où le mélange de Bentgrass et de Poa annua a joué de mauvais tours aux joueuses qui pensaient avoir trouvé la bonne ligne.

Perdant sa place de leader, l’Américaine Amanda Doherty n’est pas très éloignée de cette première place, en accusant seulement trois coups de retard sur l’Anglaise, qui a surgi au bénéficie de conditions de jeu plus humides.

« Mon jeu est en place. J’ai de très bonnes sensations. Et je suis très excitée de jouer cette dernière journée », confia Doherty.

De son côté, Lottie Woad déclarait : « je crois que j’ai essayé de prendre en compte la semaine passée comme une exception », déclara Woad, qui n’avait pas franchi le Cut. « J’avais bien joué avant, de façon régulière, mais ce parcours était un peu bizarre par endroits. Alors j’ai essayé de l’ignorer. Je n’ai pas très joué mes putt la semaine passée, et il s’avère que mon grip de putter n’était pas droit. Alors je l’ai changé ». Et chacun a pu observer que l’Anglaise a retrouvé toutes ses capacités dans ce compartiment de jeu.

Lydia Ko, victime d’un bogey au 17, en ayant manqué le green, et contrainte de jouer un coup supplémentaire depuis le bunker, a rétrogradé à –6, se retrouvant seule 4e derrière la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui a joué –4, avec trois bogey et sept birdie, dont le dernier au 18 !

Que va-t-il se passer dans ce dernier tour, où le leader a trois coups d’avance sur une Américaine qui semble être dans une très bonne semaine, et quatre à cinq coups d’avance sur des joueuses qui pourraient, elles aussi, signer un dernier tour en –5 ? Nul ne peut le dire, d’autant que la météo devrait fournir des conditions de jeu idéales, tout en séchant les green, qui seront probablement bien plus fermes. Donc plus techniques à jouer.

Mais l’on peut s’attendre à voir un leaderboard compact, et à du suspense. Voire même un playoff.

Le classement provisoire => ICI

Kroger Queen City : un début de tournoi difficile !

Deux Sud-coréennes et une Japonaise constituent le groupe de tête.

Avec un nouveau parcours comme théâtre pour cette cinquième édition, ce tournoi ne devrait pas produire autant de birdie que la semaine passée. Trois des cinq Françaises sont menacées de ne pas franchir le Cut, et la numéro un mondial est également à la peine.

Ce nouveau parcours, que la majorité des joueuses découvrent, et où elles n’y ont aucuns autres repères que ceux pris lors des sessions d’entraînement, est particulièrement technique avec ses fairway vallonnés et difficiles à toucher, ainsi que ses green ondulés et parfois joué sans voir la position du mat. Pour autant, le tracé ne semble pas traître, comme l’avait été celui de l’US Women’s Open, l’an dernier. Ici, on joue au golf, mais de façon plus stratégique et plus technique. Notamment quand la balle doit être dégagée d’un rough ou d’un bunker. Atthaya Thitikul et Lydia Ko l’ont prouvé, avec de très beaux coups techniques, qui ont amené la balle près du mat.

Et des deux, la Néo-zélandaise est celle qui s’en sort le mieux, avec un score de –2, contre –4 aux leader. Car elles sont trois à avoir signé la meilleure carte, soit un score de –4. Il s’agit des Sud-coréennes Chella Choi et Ina Yoon, et de la Japonaise Rio Takeda. « C’est un parcours super difficile », déclara Chella Choi, qui était absente, l’an dernier, pour cause de maternité. « Les fairway sont piégeux et les green ne sont pas plats. Ils sont plutôt bosselés. Même si je touche un fairway c’est très difficile d’aller vers le green. Vraiment, ce parcours est difficile », déclara la Sud-coréenne.

Moins à l’aise avec l’anglais, Rio Takeda n’a pas fait de déclaration. En revanche, Ina Yoon, qui est entrée dans sa seconde année sur le Tour, s’est exprimée : « Je pense que ce parcours est difficile. Les fairway sont étroits et il y a du vent. Il y en avait pas mal aujourd’hui », confia la Sud-coréenne de 23 ans, qui s’est élancée du Tee n°10, et qui a tout de suite trouvé un birdie avant d’aligner une suite de cinq Par. Ina Yoon qui a concédé deux bogey, au retour, en plus de celui qu’elle a laissé sur le Par 4 du 17. mais sur le Par 5 du 7 elle a réalisé un eagle qui a effacé ses mésaventures des trous précédents.

Ina Yoon qui estime, par ailleurs, que le putting n’est pas son meilleur compartiment de jeu. « Je suis bien plus à l’aise avec le long jeu. Mais je travaille très dur sur le petit jeu et je pense que c’est ce travail qui a payé aujourd’hui ».

Un groupe de trois joueuses est à –3, comprenant celle qui a fait trembler le LPGA Tour, entre 2018 et 2022, et qui connaît nettement moins de réussite, depuis trois ans. Il s’agit de la Sud-coréenne Jin Young Ko, qui compte 15 victoires dont deux Majeurs, et qui a 30 ans cherche un second souffle sur le plus exigeant des circuits féminins de golf. Partie du Tee n°1, à 13h10, elle a concédé un bogey sur le premier trou, avant de réaliser deux birdie à la suite. Passée à –1, elle retombait dans le Par total à cause d’un bogey au 6, revenait à –1 après un birdie au 7, et retombait dans le Par à cause d’un nouveau bogey sur le Par 4 du 8. Cet aller chaotique n’allait pas entamer son moral, et au retour elle réalisa deux birdie, à la suite, dès le Par 4 du 10, pour en signer un dernier sur le Par 4 du 17.

A ses côtés, se trouve une autre joueuse qui cherche à se relancer, après avoir été numéro un mondial, puis avoir connu des moments difficiles en raison d’une hernie discale qui l’a éloignée des parcours, pendant plusieurs mois. Il s’agit de l’Américaine Lilia Vu qui fait partie de ces joueuses ayant particulièrement bien réussi leur transition de l’Epson Tour vers le LPGA Tour.

Partie du Tee n°10, mais à 12h37, avec Hinako Shibuno et Riley Smith qui est une des 15 joueuses qui a obtenu sa carte depuis l’Epson Tour, Lilia Vu a également débuté par un bogey, mais sur le Par 4 du 13. Son premier birdie elle le signe sur le Par 4 du 17, et son retour comporte trois birdie et aucun bogey, signe qu’elle ne fut pas si mal à l’aise sur ce tracé. « Je crois que je commence à avoir un peu plus confiance en mon jeu. Je sais que ce parcours est difficile et que c’est compliqué de trouver les fairway. Parfois il faut juste un peu de chance pour y arriver », déclara l’Américaine de 28 ans. « Mais j’ai réussi un birdie depuis le rough, et je pense que ça m’a donné confiance. J’ai fait une très bonne mise en jeu au driver, au 17. C’est probablement l’un des trous les plus difficiles. Ne serait-ce que pour trouver le fairway », ajoutait celle qui est descendue à la 94e place mondiale et qui occupe la 102e position de la Race to CME.

Lydi Ko est à –2, avec Charley Hull, la tenante du titre, tandis qu’à –1, il y a 21 joueuses, dont les deux meilleures Françaises.

Cernousek et Boutier dans la partie haute du leaderboard

Voici, enfin, une bonne nouvelle pour la Française de 22 ans, qui a totalement manqué son arrivée sur le LPGA Tour, en 2025. Reléguée sur l’Epson Tour où ses résultats son également peu concluant, elle vient de signer une carte de –1, à trois coups des leader, lui permettant d’espérer jouer un second tournoi complet sur le LPGA Tour, cette année. Classée 46e au Mexique, Adela Cernousek fut très proche de réaliser un score de –2, et de faire mieux que Céline Boutier, ce jeudi. Mais entre les trous 1 et 9, elle a rencontré plus de difficulté qu’à l’aller, en concédant trois bogey pour deux birdie. Et un dernier bogey sur le Par 3 du 18, un trou qui a connu 19 bogey, 103 Par et 21 birdie. Sans doute a-t-elle joué avec le vent, en s’étant élancée à 14h16, avec Laetitia Beck et Camille Boyd, deux joueuses qui viennent de l’Epson Tour, notamment Boyd qui est rookie cette saison sur le LPGA Tour, tandis que Beck a retrouvé ses droits de jeu, après une année de rédemption sur la seconde division du LPGA Tour.

Céline Boutier s’est élancée du Tee n°10, et elle y a concédé son unique birdie. Comme le faisait Karine Icher, en fin de carrière, elle a assuré des suites de Par avant de rentrer son premier putt pour birdie, au trou n°1. Un second birdie sur le Par 5 du 7 lui procurait son score final de –1.

Dans ce groupe, se trouvent Lindy Duncan, A Lim Kim, mais aussi Jeeno Thitikul et Nelly Korda, qui ont délivré un bon jeu mais qui sont tenues en échec, dans leur progression, par ce parcours sélectif.

Et finalement, nous sommes peut-être face à un tournoi qui pourrait se montrer plus attractif que celui du Mexique, car la difficulté va contraindre toutes les joueuses à faire preuve de technique, de stratégie et de prudence, offrant une chance à celles qui étaient un peu écrasées, jusqu’ici, par les mieux classées à la Race.

Sixième de la Race, Ruoning Yin est 30e dans le Par, Hae Ran Ryu, 11e de la Race est 50e à +1, Chizato Iwai est à +2 et Auston Kim, 10e de la Race est à +5.

Danielle Kang est forfait, tandis que Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud sont 102e à +4, avec une montagne devant elle, à gravir, si elles veulent jouer ce week-end.

La suite de ce tournoi, ce soir, dès 21h00, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Kroger Queen City Championship : l’essentiel à savoir

Intégrée au calendrier en 2022, cette épreuve fête son cinquième anniversaire. Lors de l’épreuve inaugurale, l’Américaine Ally Ewing avait établi un score total de référence qui fut battu par Lydia Ko en 2024.

Ce tournoi a également connu un playoff, c’était en 2023. Il opposa l’Australienne Minjee Lee à l’Anglaise Charley Hull, qui passait une fois de plus à côté de la victoire. Mais en 2025, elle parvenait à dominer le champ, capturant, ainsi, sa troisième victoire sur le Tour. La seconde n’était autre que Jeeno Thitikul, tandis qu’une jeune joueuse venue du circuit européen, continuait d’impressionner, à seulement 21 ans. Il s’agissait de Lottie Woad.

Le champ de joueuses

C’est un champ qui est composé du Top 80 de la Race to CME, avec la présence de Atthaya Thitikul et de Nelly Korda. Mais aussi de la championne en titre, Charley Hull. Lexi Thompson est également présente, signe qu’elle reprend goût à la compétition.

Onze joueuses couramment dans le Top 80, depuis le début de la saison, sont également présentes et l’on y retrouve des joueuses qui évoluaient sur l’Epson Tour, comme l’Américaine Melanie Green, la Japonaise Erika Hara, et l’Espagnole Carlat Tejedo Mulet, signe que ces joueuses s’adaptent bien aux exigences du LPGA Tour.

Le Top de l’Epson Tour complète ce champ avec, notamment, Yana Wilson, Gina Kim et Briana Chacon.

Enfin, un premier rafraîchissement du classement annuel de la Race a eu lieu, et à ce titre, quarante deux joueuses bénéficient de l’opportunité de jouer cette semaine. Parmi elles, les Françaises Perrine Delacour (110e), et Adela Cernousek (137e).

Les autres Françaises dans le champ sont Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Nastasia Nadaud.

Au total, il y a 144 joueuses qui tenteront de franchir le Cut, après deux jours de compétition, qui conserveront les 65 meilleures, et ex æquo, pour le week-end.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les invitées sponsor

Il y a deux amateurs dans ce champ.

  • Madison Reemsnyder (a) – USA
  • Ellise Rymer (a) – Angleterre
  • Alexandra Swayne – Iles Vierges

Les qualifiées du lundi

  • Anne Chen – USA
  • Lauren Hartlage – USA

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Charley Hull (-20)
  • 2024 : Lydia Ko (-23)
  • 2023 : Minjee Lee (-16)
  • 2022 : Ally Ewing (-22)
  • Carte la plus basse : 63
  • 2024 : Lydia Ko (R4)
  • 2023 : Nasa Hataoka (R2)
  • 2022 : JeongEun Lee6 (R2)

Le parcours

C’est encore un nouveau parcours qui accueille ce tournoi. Il s’agit du Maketewah Country Club, au sud de la ville de Cincinnati. Soit un peu plus au sud du parcours de l’an dernier.

C’est le relief qui caractérise ce tracé, où les caddies vont sentir le poids du sac en gravissant certains fairway. Quant aux joueuses, elles vont devoir ajuster leurs distances selon que le green sera situé en hauteur ou plus bas que le coup à jouer. L’environnement est particulièrement boisé et l’herbe bien grasse autour des fairway. Les bunkers sont disposés de manière à surtout protéger les green, mais certains sont placés directement au centre du fairway, où sur le côté en rentrant dans le fairway. Quelques départs ne disposent pas de fairway sur les vingt ou trente premiers mètres, et la retombée de balle du trou 3 est la plus technique, puisque le fairway vire à gauche, vers le green, et qu’il faut jouer à droite avec des arbres en lisière, et un bunker à gauche, qu’il faut dépasser pour poser la balle.

Le parcours est planté avec un mélange de Bentgrass et de Poa annua, des Tee aux green, et le rough est un mélange de Fescue et de Ryegrass, donnant de la densité à cette herbe qui viendra piéger les balles.

Si ce golf trouve ses origines en 1897 sous le nom d’Avondale Athletic Club, avec un parcours modeste qui se situait 4 kilomètres plus au sud, c’est en 1910 que Barney Kroger, un des membres du club, repéra des terres fermières et y fit réaliser l’actuel parcours, par l’architecte Thomas Bendelow.

Tous les membres rejoignirent le nouveau club formé autour de ce 18 trous, en 1911.

En 1919, de nouvelles parcelles furent acquises et elles accueillent, désormais, les trous n°1, 16 et 17. D’autres parcelles furent achetées en 1929 et c’est Donald Ross qui fut chargé, dès 1921, de rénover le parcours.

Depuis, le Maketewah Country Club a accueilli plus de 50 épreuves de qualification pour l’US Open, et divers championnats de l’Ohio, masculins et féminins.

A noter qu’il s’agit d’un Par 70 (35 –35), d’une longueur de 5873 mètres, pour ce tournoi, qui comporte seulement deux Par 5. Un de chaque côté.

Voir le site internet du golf => ICI

Primes et dotations

Lors de la première édition, la dotation fut de 1,75 million de dollars, soit une des dotation les plus faibles de la saison. La prime au vainqueur était de 262 000 dollars. Lors de la seconde édition, la dotation globale a évolué en passant à 2 millions de dollars pour un chèque au vainqueur de 300 000 dollars. Ce sont ces sommes qui sont maintenues, cette année encore.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 14 mai : 21h00 – 00h00
  • Vendredi 15 mai : 21h00 – 00h00
  • Samedi 16 mai : 21h00 – 00h00
  • Dimanche 17 mai : 21h00 – 00h00