Swiss Ladies Open : Arwefjall reste solide en tête !

La Suédoise conforte son avance mais trois coups ne suffisent pas à la mettre à l’abri d’un retour de ses poursuivantes. (Photo : LET/Oliver Brady)

Lors de cette seconde journée, il y a eu un plus de cartes sous le Par, que le veille, et les scores assez bas ont permis à certaines joueuses de combler leur handicap, afin de franchir le Cut. Mais en tête, la Suédoise de 26 ans est restée solide, avec une journée vierge de bogey.

La Suédoise Kajsa Arwefjall, prononcé arwefiel, serait-elle en train d’avancer vers sa première victoire sur le Ladies European Tour, pour se seconde saison pleine ? Il n’est pas interdit de le penser dans la mesure où elle vient de signer une carte 66, vierge de bogey, lui permettant de rester en tête, avec 3 coups d’avance. La Suédoise s’est élancée à 08h11, avec l’Allemande Alexandra Forsterling , et l’Irlandaise Sara Byrne. Si Forsterling a su, elle aussi, bien appréhender ce second tour, en jouant 68, il manque à Byrne un birdie pour franchir le Cut. En rendant une carte de 69, l’Irlandaise de 25 ans échoue à +1, et elle perd encore l’opportunité de marquer des points à l’Ordre du mérite. « C’était encore très agréable aujourd’hui », a déclaré la Suédoise sous la chaleur intense qui règne en Suisse. « J’ai, en fait, mieux joué sur les neuf derniers trous du parcours ; ceux que j’ai abordés en premier ; même si mon score a été meilleur sur les neuf premiers. C’était sympa d’avoir autant de spectateurs, et finir sans bogey est toujours un bonus », déclara Arwefjall, avant de reprendre : « j’ai hâte d’être à demain. Ce sera une journée sympa. Je vais simplement y aller et essayer d’en profiter. Je vais essayer de ne pas regarder les scores et de jouer mon propre jeu».

Derrière, à la seconde place, c’est l’Australienne Whitney Hillier, âgée de 35 ans, qui n’a toujours pas trouvé le chemin de la victoire depuis son passage chez les pro en 2012, qui vient surprendre avec une carte de 67, comportant un bogey. Elle partage cette place provisoire avec l’Irlandaise Anna Foster, de neuf ans sa cadette, qui pointe à la 61e place de l’Ordre du mérite, et qui peut jouer un bon coup, demain, si elle parvient à rester dans ce Top 5. Car pour le moment, Foster est projetée à la 30e place de cet Ordre du mérite. « Tout va vraiment bien en ce moment », a déclaré la joueuse de 35 ans, dont le dernier top 10 remonté au mois de juillet 2022. « Je suis dans un bon état d’esprit et je me sens en forme, enfin ! Je me sens en bonne santé, ce qui est le plus important. Tout se met en place cette semaine et c’est très agréable.  On n’abandonne jamais, n’est-ce pas ? J’ai toujours voulu continuer à faire de la compétition et j’adore vraiment être ici. Surtout en Suisse. C’est un endroit magnifique. J’ai passé un très bon moment. J’étais basée à Londres ces dernières semaines ; je n’ai pas participé aux derniers tournois, alors je me suis concentrée sur ma forme physique et ma santé. J’ai travaillé dur, à mon rythme. Je suis ravie de voir que tout se passe bien », précisa l’Australienne.

A –8, ce sont trois joueuses qui se partagent cette troisième place virtuelle, dont Alexandra Forsterling, qui signe une journée en 68, aux côtés d’Arwefjall. L’Allemande, qui fêtera ses 26 ans à la fin du mois de novembre, possède déjà quatre victoires sur le LET, elle ne serait pas contre en signer une cinquième. Mais pour cela, il va falloir qu’elle évite les bogey, et que Arwefjall connaisse un coup de fatigue, lors de la dernière journée, ce qui est moins sûr.

Tenante du titre, Alice Hewson a aligné une seconde carte de 68, et la voici six coups derrière le leader, avec peu de chance de réaliser un triplé. Sa compatriote Hannah Screen est seule septième, et avec Eleanor Givens elles forment, avec la Galloise Chloé Williams, 4e à –8, un quatuor Britannique capable de faire barrage à Louise Rydqvist et les cinq autres joueuses à –6, dont Luna Sobron Galmes, qui a perdu du terrain en ne jouant que 71, ce vendredi. L’Espagnole fut en délicatesse sur et autour des green, ayant comme conséquence de lui faire concéder quatre bogey, contre quatre birdie.

Et la bonne nouvelle vient de deux Françaises, qui ont bien joué dans cette journée, en allant chercher un score suffisamment bas pour les placer à –5.

Klotz et Chevalier à la porte du Top 10

Il faut saluer la performance d’Ariane Klotz, qui a joué 66, comme Arwefjall, tout en ajoutant un eagle à sa carte, et en concédant un bogey. La native de Nouvelle-Calédonie, âgée de 28 ans, arrivée sur le circuit en 2025, se défend bien, même si les résultats ne le laissent pas souvent voir. La Française n’a réussi que trois Top 10, mais elle franchit beaucoup de Cut et pour accumuler des points, et des euros pour financer sa saison, c’est un paramètre important.

Klotz est l’une des sept joueuses à –5, avec Camille Chevalier qui, elle aussi, nous fait plaisir, en retrouvant le haut d’un leaderboard. Certes, elle aimerait beaucoup jouer dans le Top 5, et la victoire, mais après ce qu’elle a vécu ces dernières années, c’est bon signe de la voir réaliser une nouvelle carte sous le Par, tout en améliorant son score.

Deux autres Françaises franchissent le Cut, et de manière assez inattendue. Tout d’abord Vanessa Bouvet, qui s’était totalement ratée le premier jour en jouant 75, et Lois Lau, une joueuse d’avenir de 23 ans, qui trébuche dans ce second tour en jouant 74, mais qui bénéficie du jeu des chaises musicales, pour rester dans la course, avec le score de –1.

Charlotte Liautier a bien tenté de faire mieux que son 73 de la veille, mais une carte dans le Par n’a pas suffit pour franchir le Cut. Elle échoue à +2 total, tandis que Anne-Charlotte Mora clôture ce tournoi à +5 (73 – 74), que Agathe Sauzon fait ses valises du canton de Zug avec le score de +7 ( 77 – 72), tout comme Emie Peronnin (75 – 74). Enfin, Emma Falcher a déclaré forfait avant de prendre le départ du second tour.

Avec un Cut au Par, ce sont 64 joueuses qui ont été qualifiées pour le dernier tour qui aura des allures de moving day.

Ce troisième tour est à suivre sur la chaîne YouTube du LET.

Le classement provisoire => ICI

Portland Classic : Galdiano surprend en tête !

Reléguée sur l’Epson Tour, cette saison, l’Américaine Mariel Galdiano prend tout le monde par surprise, en signant la carte la plus basse de cette première journée.

Avec une météo un peu moins chaude que celle qui accompagne les joueuses du Ladies European Tour, celles qui sont engagées sur ce tournoi du LPGA Tour ont connu des fortunes diverses et surprenantes. Et quelques joueuses qui se sont élancées sur le matin ont manifestement su jouer très bas.

Cette première journée s’est déroulée avec une température plus agréable que celle qui accompagne les joueuses européennes qui évoluent en Suisse, puisque le thermomètre, dans l’Oregon, n’a pas dépassé 27e degrés Celsius.

La surprise est venue de l’Américaine Mariel Galdiano, qui évolue sur l’Epson Tour, dans le Top 10 de la Race, cette année, tout en ayant été rookie sur le LPGA Tour, l’an dernier, après trois saisons sur l’Epson Tour. L’Américaine de 28 ans est de ces joueuses qui font ce que l’on appelle communément le yoyo, entre les deux circuits, ayant un niveau de jeu suffisamment élevé pour évoluer chez les pros, mais assez pour se maintenir au plus haut niveau mondial.

Classée 383e mondial et 185e de la Race to CME, Mariel Galdiano est la joueuse inattendue en haut de ce leaderboard, avec un score exceptionnel de –7. Partie du Tee n°1, 07h26, elle a concédé un bogey dès le trou n°1, avant de se ressaisir immédiatement, entraînant un birdie sur le Par 3 du trou n°2. Puis, elle aligna trois birdie du Par 5 du trou n°5 au Par 5 du trou n°7, avant d’entamer le retour par un cinquième birdie sur le Par 5 du trou n°10. Elle allait enfoncer le clou jusqu’à obtenir le score de –6 sur le Par 4 du trou n°14, avant de concéder un second bogey. Puis, Galdiano aligna deux birdie, au 16 et au 17, avant de conclure sa journée par un Par, sur ce trou n°18 dont il faut éviter d’attaquer le green par la gauche, à cause de la pièce d’eau. « J’ai une très bonne frappe de balle dans l’ensemble, donc aujourd’hui j’ai pu taper les coups dont j’avais besoin. La semaine passée j’ai joué sur l’Epson Tour et ce ne fut pas une bonne semaine pour moi. Donc je voulais me concentrer sur une bonne frappe et des putt solides », confiait-elle. Et c’est exactement ce qu’elle a obtenu. Ce score de –7, pour une première journée, surtout sur le LPGA Tour, fait partie de ces résultats exceptionnels comme savent les produire des joueuses comme Atthaya Thitikul, Grace Kim, Charley Hull ou encore Hyo-Joo Kim. L’an dernier, Galdiano n’a franchi que 6 Cut en 14 départs sur le LPGA Tour, et elle avait échoué à jouer le week-end, dans ce même tournoi, en clôturant ses deux premières journées avec le score de –1. Sauf catastrophe, elle jouera ce week-end et est déjà assurée d’empocher un chèque, au minimum.

Derrière elle se trouvent sept joueuses à –6, dont l’Australienne Grace Kim, et la Sud-coréenne Hye-Jin Choi. Elles se sont élancées du Tee n°10 vers 08h30, dans des groupes séparés. Kim doit son score de 66 à un eagle sur le Par 5 du trou n°7, qui a effacé un des trois bogey qu’elle a concédés, tandis que Choi a fait moins d’erreurs, et a surtout construit son score, sur les dix premiers trous.

Autre surprise, la présence de l’Allemande Olivia Cowan, dans ce Top 5, qui avait fait équipe avec Nelly Korda, lors du Dow Championship. Déjà âgé de 30 ans, Cowan a besoin d’un très bon résultat, dès cette semaine, pour espérer sauver sa carte, elle qui est classée 121e de la Race to CME. Avec cette première journée en 66, comme Galdiano, elle nourrit l’espoir de jouer ce week-end, mais elle va devoir faire preuve d’un peu plus de stratégie, afin de limiter les bogey. Elle en a concédé deux à l’aller, en s’étant élancée du Tee n°1, 09h16, confirmant que la plupart des joueuses de tête ont bénéficié de bonnes conditions de jeu le matin. Mais ce n’est pas une règle absolue, puisque l’amateur Colombienne Maria José Marin, qui bénéficie, elle aussi, du programme LEAP, qui vient de permettre à Kiara Romero d’obtenir le dernier point qui lui manquait, grâce à sa place de numéro un mondial, en recevant la médaille McCormack, vient de mettre une petite fessée à beaucoup de joueuses pros, en signant cette première carte de 66. « J’ai le sentiment d’avoir atteint une sorte d’état de grâce, ce qui ne m’était pas arrivée depuis un moment », confia la Colombienne, actuellement 5e du classement WAGR. « Après le British, je ne jouais pas mon meilleur golf et je pense que retrouver cette confiance, grâce à ce tour, était exactement ce qu’il me fallait. J’ai réalisé des coups parfaits. J’avais les distances idéales et les putt rentraient tout seuls », déclarait-elle. « Cette semaine, c’est mon père qui porte mon sac, donc j’ai une confiance totale dans les lectures de pente qu’il m’indique », précisait la jeune femme de 20 ans que l’on attend avec impatience, sur le circuit professionnel, probablement, l’an prochain, après la Q-serie.

A la troisième place virtuelle, se trouvent seize joueuses à –5, démontrant que ce parcours nivelle les niveaux et qu’il promet des scores serrés toute la semaine. L’Américaine Lizette Salas est de celles-ci, elle qui revient sur le circuit après plusieurs mois d’absence. Comme Galdiano, Cowan, Kim et Choi, elle s’est élancée dans les premiers groupes et a concédé un seul bogey. L’Espagnole Carolina Chacarra, fait partie de ce groupe, et elle a réussi un eagle sur le Par 4 du 11, qui fut son second trou. La Madrilène qui est passée professionnelle l’an dernier, et qui a franchi le Cut de l’US Women’s Open, s’est élancée à 08h43, avec la Française Valentine Delon et l’Ecossaise Gemma Dryburgh. Comme l’Allemande Cowan, l’Espagnole a besoin d’un bon résultat, dès cette semaine, pour progresser au classement de la Race to CME. La fin de la saison régulière approche, et elle est actuellement classée 144e de cette Race. Ce premier score est donc très encourageant pour elle, et démontre, également, que le fait d’être partie le matin n’a pas forcément été un paramètre déterminant. En effet, la Française Valentine Delon sort de ce premier tour avec le score de +4, et après le British Women’s Open, elle devrait échouer à franchir ce nouveau Cut. Quant à Gemma Dryburgh, c’est à un peu mieux avec une carte de 74. La voici 116e à un coup du Cut virtuel, qui évoluera ce vendredi, bien évidemment.

Chisato Iwai confirme son statut parmi les meilleures mondiales, en évoluant, également, à –5, alors que sa sœur, Akie, n’a pas du tout réussi à bien évoluer dans cette journée. Chisato s’est élancée du Tee n°10 à 08h10, tandis que Akie a pris son départ du Tee n°1 à 13h10. Le vent n’a pas vraiment été fort dans ce premier tour, aussi faut-il mettre cette différence de résultat, entre les joueuses du matin et celles de l’après-midi, sur l’état des green. On a pu observer, lors de la retransmission, que beaucoup de joueuses ont eu du mal à jouer les bonnes lignes. Lottie Woad allant même jusqu’à faire une virgule, en jouant le bord du trou à moins d’un mètre, ce dont elle sembla ne pas se pardonner.

Mais au 18, Lexi Thompson a encore régaler le public d’une magnifique ficelle, légèrement courbe, lui permettant de sauver un double bogey, après avoir envoyé sa balle dans l’eau, sur l’attaque de green. Un grand classique sur ce parcours, chaque année. L’Américaine est également à +1, avec l’espoir de franchir le Cut, si elle joue mieux lors de ce second tour.

Nadaud mène le groupe France

Combien de Françaises faudra-t-il aligner au départ d’une épreuve du LPGA Tour, pour espérer en voir au moins la majorité d’entre elles dans le haut du tableau ? Chaque semaine c’est la même déception, et on ne sait plus si l’on peut compter sur Céline Boutier, pour rivaliser avec les meilleures mondiales. Heureusement, il y a un vent de fraîcheur qui souffle dans les rangs du clan tricolore, avec la présence de Nastasia Nadaud, âgée de 21 ans, qui se classe 33e à –3, au terme de ce premier tour. La jeune Française, qui est dans une spirale ascendante, fait jeu égal avec la plus titrée des Françaises sur ce tour, laissant espérer que toutes les deux sauront se hisser un peu plus haut, au terme de la semaine. Et Nadaud d’avoir pris son départ à 07h48, du Tee n°1, en étant sortie à –2 de l’aller, avec trois birdie et un bogey. Au retour, elle trouva deux birdie, dont un sur le par 5 du Tee n°12, mais au 15, elle concédait un bogey qui l’empêchait de jouer –4, dans cette première journée. Découvrant ce parcours, elle confirme sa capacité d’adaptation, et le fait qu’elle forme avec Michele Thompson un excellent duo. Cette dernière lui apportant toute son expérience de joueuse de haut niveau, pour prendre les meilleures notes, lors du repérage. Céline Boutier n’a pas concédé de bogey, en revanche, elle n’a rentré que trois birdie, ce qui est assez faible en comparaison des cartes des autres joueuses, moins titrées et moins expérimentées qu’elle.

La numéro un Française s’est élancée du Tee n°1, mais à 12h48, et manifestement, le parcours n’était pas tout à fait le même, pour les parties de l’après-midi. Est-ce que Céline Boutier va améliorer son score, ce vendredi, en s’élançant du Tee n°10 à 07h48 ? Il faut le souhaiter, et ce sera, également, l’occasion de comparer les scores pour elle et les joueuses de tête, afin d’observer si un départ le matin est plus avantageux.

Dernière Française à surgir au-dessus de la ligne de Cut virtuelle, c’est Céline Herbin, qui déclarait, la semaine dernière, être en rodage sur le LET. Si cette première journée ne fait pas ressortir un score exceptionnel, elle est à –1, à la 61e place, avec des joueuses comme Moriya Jutanugarn, vainqueur de ce tournoi en 2024, sa sœur Ariya également, mais aussi l’Américaine Yana Wilson, rookie cette saison, à seulement 19 ans, et 38e de la Race, donc qualifiée, pour le moment, pour jouer la tournée asiatique.

Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard sont dans le Par, avec Lottie Woad qui est passée à côté de sa journée, en ayant beaucoup de mal sur les green. Adela Cernousek a encore du mal à se placer dans la bonne partie du tableau. Et elle doit son score de +1 à un bogey sur le green du 18, alors qu’elle venait de signer un birdie au 17, pour rattraper une partie de son double concédé au 15. Quant à Valentine Delon, la voici à +4 et avec elle, notamment, la Suédoise Ingrid Lindbald, qui a mis une balle dans l’eau au 18.

Le second tour sera diffusé à partir du minuit, sur le site internet de la LPGA.

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Swiss Ladies Open : Arwefjall seule en tête !

Cette première journée s’est déroulée dans la canicule qui frappe toute l’Europe, sur un parcours qui n’est pas nécessairement simple à aborder, pour y construire des chances de birdie. Néanmoins, les 36 premières joueuses sont sous le Par et parmi elles, une Suédoise qui tourne autour de la victoire depuis l’an dernier.

La Suédoise Kajsa Arwefjall a confirmé son excellente forme, lors de la première journée du VP Bank Swiss Ladies Open, en signant une carte de 64 (-7) sous une chaleur écrasante, prenant ainsi un coup d’avance sur le duo espagnol composé de Luna Sobron Galmes et Amaia Latorre.

Après avoir terminé à la 10e place, ex æquo, lors du PIF London Championship, la semaine dernière, la joueuse de 26 ans, qui s’est élancée du Tee n°1, a enchaîné les birdie, au Golfpark Holzhäusern, réalisant quatre birdie à l’aller, puis trois autres à la suite, en abordant le retour. Elle a concédé son unique bogey sur le Par 4 du trou n°14, qu’elle a effacé par un huitième birdie sur le Par 5 du 16. Au 18, son putt pour birdie, à environ 8 mètres du trou, laissa sa balle au bord de ce même trou, l’empêchant d’augmenter son avance, tout en confirmant qu’elle est à l’aise au putting.

Cette performance a été rendue possible grâce à un jeu d’approche d’une grande précision, lui offrant des putts très courts (tap-ins) pour birdie aux trous n° 11, 12 et 13. « C’était vraiment très agréable sur le parcours », a déclaré Arwefjall. « Je frappais très bien la balle ; j’ai touché beaucoup de fairway et je me suis créé de nombreuses occasions de birdie. J’ai réussi à les concrétiser, ce qui était génial ! J’ai même eu un putt pour birdie au 18 qui aurait pu me permettre de signer le meilleur score de ma carrière, mais la balle est partie trop à droite. Dans l’ensemble, c’était sympa de jouer sept coups sous le par ».

Arwefjall, actuellement 12e au classement général de l’Ordre du Merite, du Ladies European Tour, connaît bien le Golfpark Holzhäusern pour y avoir terminé deuxième ex aequo l’an dernier, cinq coups derrière l’Anglaise Alice Hewson. « Le parcours se joue un peu différemment de l’année dernière », a expliqué la Suédoise, qui a également terminé deuxième du MCB Ladies Classic – Mauritius plus tôt cette saison. « Les fairways sont un peu plus fermes, il faut donc adapter sa stratégie au départ. En revanche, les greens sont très réceptifs, ce qui permet d’attaquer directement les drapeaux », précisait-elle.

Lors de la vague de départs du matin, le drapeau espagnol a fièrement dominé le classement. Luna Sobron Galmes et Amaia Latorre ont toutes deux signé des cartes de 65 (-6), tandis que leur compatriote Blanca Fernandez réalisait également une belle performance avec un score de 66 (-5).

Tout comme Arwefjall, Sobron Galmes a brillé la semaine dernière lors du PIF London Championship, terminant à la 6e place ex æquo, sur le parcours du Centurion Club, où les conditions de jeu étaient tout aussi intenses. Ce jeudi, au bord du lac de Zoug, l’Espagnole a enregistré sept birdie et a concédé un seul bogey, établissant ainsi une référence solide dès le début de la journée. Cette excellente forme fait suite à un changement de matériel dans son sac : « je suis très satisfaite de ma partie », a déclaré Sobron Galmes, toujours en quête d’une première victoire sur le LET. « J’ai très bien joué. Mon putting était redoutable aujourd’hui et je n’ai manqué que deux green. La semaine dernière, le parcours était beaucoup plus éprouvant nerveusement. Cette semaine, c’est différent. Le tracé est bien plus court et on peut jouer davantage de fers au départ. Il y a beaucoup d’occasions de faire des birdie », expliquait-elle. « J’ai changé les shafts de mes fers. Les précédents étaient très légers, environ 85 g. Les nouveaux pèsent 95 g ; ils sont plus lourds et je préfère cela. Mon putter fonctionne bien aussi, donc je le garde. J’aime cet endroit, j’aime la Suisse. Nous logeons toutes ensemble, Blanca, Harang Lee et moi, et nous passons de bons moments ».

De son côté, Latorre, déjà victorieuse une fois sur le LET Access Series (LETAS), a rendu une carte vierge de bogey, égalant ainsi le score de Sobron Galmes et faisant le plein de confiance à l’approche des deux derniers jours de compétition. « C’était une journée incroyable », a déclaré Latorre, dont la meilleure performance sur le LET à ce jour remonte au Tipsport Czech Ladies Open de cette année, où elle a terminé à égalité à la 10e place. «J’ai vraiment apprécié. La semaine dernière, j’étais première réserviste et je n’ai pas pu participer au PIF London Championship. Cela m’a beaucoup affectée. J’ai canalisé cette énergie pour cette semaine. J’ai l’impression que c’est un signe du destin. Je suis une joueuse qui concède généralement quelques bogey ; ne pas en faire un seul aujourd’hui me donne donc beaucoup de confiance. Voyons comment se déroulera la suite de la semaine. La saison dernière a été un peu difficile. C’était ma première année sur le LET, mais j’ai aussi disputé de nombreuses épreuves du LET Access Series. Cela représentait beaucoup de semaines d’affilée. J’étais épuisée mentalement et physiquement. Cette année, ne jouer que sur le LET me réussit bien mieux. J’ai gagné en maturité et en expérience, et les choses se passent mieux. J’ai une grande confiance en mon jeu ».

À égalité à la quatrième place avec un score de -5, avec Blanca Fernandez, l’Allemande Alexandra Forsterling (lauréate en 2023), la Japonaise Ayako Uehera, la Galloise Chloe Williams et l’Australienne Whitney Hillier.

Jouant aux côtés d’Arwefjall, Forsterling a également fait preuve d’une grande précision dans son jeu d’approche tout au long de l’après-midi, rendant une carte sans bogey agrémentée de birdie aux trous n° 3, 5, 6, 7 et 12.

L’Allemande, quadruple vainqueur sur le LET, est la joueuse la mieux classée de l’Ordre du mérite, présente en Suisse. Elle occupe actuellement la sixième place, grâce à cinq tops 10. « Je suis vraiment contente de mon jeu », a déclaré Forsterling. « J’ai été très régulière et j’ai réussi deux très bons putts pour le Par. J’ai aussi eu une migraine en milieu de parcours et je voyais à peine quelque chose. Je ne sais pas ce qui l’a déclenchée, mais je suis très satisfaite de la façon dont j’ai géré la douleur. J’adore cet endroit. Ma mère est là pour me soutenir aussi. Nous aimons tellement cet endroit que nous faisons toujours huit heures de route pour venir ici ».

Cinq joueuses complètent le top 10, à égalité à la neuvième place avec un score de -4. Ce groupe comprend l’Irlandaise Anna Foster, la représentante de Hong Kong Ginnie Ding, la Française Lois Lau, l’Autrichienne Katharina Muehlbauer et la Suédoise Moa Svedenskiold – actuelle leader du classement général (Order of Merit) du LETAS, qui fait ses débuts sur le LET cette semaine.

La tenante du titre Hewson, en quête d’un triplé historique en Suisse, a signé une première carte de 68 (-3), réalisant ainsi une excellente entame pour sa deuxième tentative de conserver son titre.

Le deuxième tour du VP Bank Swiss Ladies Open 2026 débutera demain à 8 h 00 (heure locale).

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Médaille Mark H-.McCormack : Romero à nouveau récompensée !

Âgée de 20 ans, l’Américaine Kiara Romero remporte, cette année encore, la prestigieuse médaille Mark H-.McCropmack, décernée par le Royal et Ancient, et l’USGA, à la meilleure joueuse amateur mondial.

Numéro un mondial, pour la seconde année consécutive, elle a décroché cette prestigieuse distinction après une nouvelle saison remarquable, durant laquelle elle a devancé l’Espagnole Paula Martín Sampedro.

« Je suis fière de remporter ce prix pour la deuxième fois », a déclaré Romero, qui a terminé sa troisième année universitaire à l’Université de l’Oregon au printemps. « J’ai l’impression que tous mes efforts portent leurs fruits. Ces dernières années, j’ai tout simplement très bien joué, j’ai pris du plaisir à jouer au golf sans stress et je me suis vraiment amusée. C’était formidable ».

En juin, Romero a décroché le titre de meilleure amatrice à l’US Women’s Open présenté par Ally, terminant à égalité à la sixième place avec un score total de 281, soit trois coups sous le par. Elle a devancé d’un coup Maria Jose Marin, championne de l’Augusta National Women’s Amateur 2026. Grâce à ce top 10, elle est exemptée du tournoi de l’année prochaine, qui se déroulera à l’Inverness Club de Toledo, dans l’Ohio.

« L’US Women’s Open de cette année [au Riviera Country Club] a été un moment fort pour moi. Jouer aussi bien et me mesurer aux meilleures joueuses du monde était vraiment génial, et comme j’étais en Californie, une grande partie de ma famille a pu venir me soutenir. C’était aussi ma première participation à la Curtis Cup. C’était très amusant, et j’adore jouer au golf par équipe ».

Romero a dominé le golf universitaire, établissant de nombreux records historiques. Elle est la première golfeuse de l’Oregon à avoir été nommée trois fois dans la première équipe All-American de la WGCA (2024, 2025 et 2026). Elle détient le record du programme de l’Oregon avec six victoires en tournois individuels – dont le Chevron Collegiate en février et le Charles Schwab Women’s Collegiate Invitational en mars – et compte également sept deuxièmes places, 22 top 10 et 28 top 20 au total.

Romero, qui a terminé quatrième ex æquo à l’Augusta National Women’s Amateur en avril, a établi le record de l’Oregon pour la moyenne de score sur une saison lors de chacune de ses trois premières saisons, avec notamment une moyenne de 69,23 en 2025-2026.

En dehors de ses succès universitaires, Romero a remporté son premier titre de championne de l’USGA en 2023 au U.S. Girls’ Junior et compte désormais six participations à des tournois majeurs, la plus récente étant l’AIG Women’s Open au Royal Lytham & St Annes. Elle a remporté trois victoires pour une défaite lors de ses débuts à la Curtis Cup, contribuant à la victoire des États-Unis au Bel-Air Country Club en juin. Elle a ensuite représenté son pays pour la troisième fois à l’Arnold Palmer Cup, plus tôt cette année à Tralee, en République d’Irlande.

« Au nom de l’USGA, nous félicitons Kiara pour l’obtention de la médaille McCormack pour la deuxième année consécutive », a déclaré John Bodenhamer, directeur des championnats de l’USGA. « Son jeu remarquable à Riviera et sa contribution à la victoire de notre équipe à la Curtis Cup témoignent de la joueuse exeptionnelle qu’elle est devenue. Kiara continue de briller sur les plus grandes scènes, et nous sommes fiers de saluer une nouvelle année de succès pour l’une des étoiles montantes de ce sport ».

Grant Moir, directeur des alliances mondiales de golf du R&A, a déclaré : « Kiara a une fois de plus réalisé une année d’une grande régularité, enchaînant les performances de haut niveau dans plusieurs championnats amateurs majeurs et impressionnant lors des tournois du Grand Chelem aux côtés des meilleures professionnelles du monde. Remporter la médaille McCormack féminine pour la deuxième fois consécutive est un exploit remarquable, et nous sommes impatients de voir la carrière de Kiara continuer à s’épanouir».

Rose Zhang est la dernière joueuse à avoir remporté la médaille McCormack féminine deux années de suite, de 2020 à 2022.

Le R&A et l’USGA décernent conjointement la médaille McCormack chaque année. Elle porte le nom de Mark H. McCormack, fondateur de la société de marketing sportif IMG et grand défenseur du golf amateur.

Le WAGR®, soutenu par Rolex, a été créé en 2007 lors du lancement du classement masculin. Le classement masculin prend en compte plus de 4 000 tournois et répertorie plus de 5 000 joueurs issus de 129 pays. Le classement féminin, lancé en 2011, compte 3 000 tournois et plus de 3 310 joueuses classées, provenant de 103 pays.

(copie du communiqué de presse de l’USGA)

PIF London Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi est l’héritage de l’Aramco Team Serie qui a changé de nom en 2025, en étant financé par le Fonds Public d’Investissement d’Arabie Saoudite (PIF).

L’an dernier, cette épreuve se déroulait sur trois jours avec une épreuve par équipe les deux premiers jours et une épreuve individuelle lors de la dernière journée.

Cette année, c’est un tournoi individuel, sur quatre jours, uniquement en stroke play, qui est organisé.

Pour le LET, il s’agit de la 6e édition, si l’on tient uniquement compte de la formule en stroke play. Lors de la première édition, au mois de juillet 2021, c’est la Norvégienne Marianne Skarpnord qui s’imposait en playoff, face à la Thaïlandaise Atthaya Thitikul.

C’est, à ce jour, l’unique playoff de cette épreuve disputé à Londres.

Enfin, l’an dernier, l’Anglaise Mimi Rhodes évoluait comme rookie et elle est désormais pensionnaire du LPGA Tour, et nouvellement sélectionnée dans l’équipe de Solheim Cup. En un an, la joueuse de 24 ans a connu une ascension fulgurante, qui fait d’elle l’une des rares joueuses du LET à avoir parfaitement réussi son évolution vers le LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Au nombre de 104 l’an dernier, elles sont 120 cette année.

Parmi les têtes d’affiche on recense des joueuses du LPGA Tour comme Alison Lee, Patty Tavatanakit, Georgia Hall, Charley Hull, ainsi que des figures du LET disposant d’une expérience des circuits américains comme Agathe Laisné, Céline Herbin, Emily K.Pederen, Trichat Cheenglab, Luna Sobron Galmes, Daniela Darquea, Lee-Anne Pace, Bronte Law, Ayako Uehara, Morgan Metraux, Aditi Ashok ou Sarah Kemp.

Les Françaises Ariane Klotz, Camille Chevalier, Lois Lau, Agathe Sauzon, Emma Falcher sont également au départ, alors que Vanessa Bouvet, dont l’ambition est de remporter un tournoi majeur, et qui a échoué à franchir le Cut du dernier Women’s British Open, est encore en liste de réserve, cette semaine.

Egalement en difficulté dans son parcours professionnel, l’Américaine Gabriella Then, qui a évolué sur l’Epson Tour et qui n’a pas réussi à conserver sa carte sur le LPGA Tour, après son année de rookie, joue cette semaine, dans la catégorie Invitation.

Shannon Tan, Leonie Harm, Anna Huang, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Alice Hewson ainsi que la capitaine du team Europe de la Junior Solheim Cup, et vice capitaine du team Europe de Solheim Cut, sont également au départ.

Enfin, vainqueur l’an dernier, l’Allemande Laura Fuenfstueck, qui est mariée à la joueuse Anglaise Rosie Davies, ne prend pas part à ce tournoi, puisqu’elle est en congés maternité.

Un Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo, au terme des deux premières journées.

Les invitations sponsor

copie écran : ladieseuropeantour.com

Les anciens vainqueurs

2025

  • Equipe : Danielle Du Toit – Sarah Kemp – Marta Sanz Bario – Megan Dennis
  • Individuel : Laura Fuenfstueck (-10)

2024

  • Equipe : Nastasia Nadaud – George BrooksBank – Miria Prat – Kristyna Napoleaova
  • Individuel : Leona Maguire (-8)

2023

  • Equipe : Charley Hull – Michael Austick – Kylie Henry – Lea Anne Bramwell
  • Individuel : Nelly Korda (-11)

2022

  • Equipe : Nicole Garcia – Mia Baker – Madelene Stavnar – Kelly Whaley
  • Individuel : Bronte Law (-9)

2021

  • Equipe : Olivia Cowan – Andrew Kelsey – Diksha – Sarina Schmidt
  • Individuel : Mariana Skarpnord (-13)

Le parcours

Pour la sixième fois le Centurion Golf Club accueille cette épreuve. Un parcours qui se situe au nord de Londres, dans une zone peu urbanisée, et qui est en bordure de l’autoroute M1 reliant la ville de Luton à Londres.

Ce parcours est récent puisqu’il fut ouvert au public en 2013, alors que l’association de golf est plus ancienne. C’est un tracé très anglais, reprenant les codes du links, pour certains aspects. Les rough, à proximité du fairway, sont denses tout en offrant la possibilité de trouver et de jouer la balle, alors que les hauts roughs, plus à l’extérieur, sont parfois très hauts. Huit trous comportent des zones de sous bois en étant longés par la forêt, alors qu’à l’intérieur du parcours, c’est un style links qui accueille les joueurs.

Une grande pièce d’eau est présente à droite du green du 18, alors que celui du 12, qui est un trou signature, est défendu par une immense marre juste devant, et un bunker à gauche.

Certains départs sont en hauteur, permettant d’avoir une vue exceptionnelle sur la zone de retombée de balle, et l’ensemble du paysage. Les green comportent des ondulations et la science du putting est de rigueur.

Le record du parcours

  • 64 : Georgia Hall (2021)

Dotation et primes

En 2021, cette épreuve était de dotée à hauteur de 200 000 dollars en individuel et de 800 000 dollars par équipe. Soit un total de 1 millions de dollars.

Comme l’an dernier, ce tournoi est financée par une dotation globale de 2 millions de dollars. La suppression de l’épreuve, dont la prime aux vainqueurs était de 500 000 dollars, devrait permettre de relever les primes des joueuses ayant franchi le Cut.

Les horaires de diffusion TV

Le tournoi est retransmis sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 6 août : 15h00 à 19h00
  • Vendredi  7 août : 15h00 à 19h00
  • Samedi 8 août : 14h00 à 18h00
  • Dimanche 9 août : 14h00 à 18h00

Women’s British Open : Kuwaki arrache la victoire en playoff !

L’Espagnole et amateur est récompensée, pour la seconde année consécutive, de la Smyth salver, tandis que Shiho Kuwaki succède à sa compatriote Yamashita au palmarès de ce tournoi majeur.

Toujours accompagnées par le vent, les joueuses encore en lice, après le Cut, ont encore bataillé contre ce parcours où la stratégie fut essentielle. Et si l’on a pu voir de nombreuses erreurs de trajectoire et de profondeur, ce sont finalement celles qui ont réussi à mieux s’extraire des difficultés dans lesquelles elles s’étaient mises, qui ont assuré le spectacle. Quant à la victoire, elle s’est jouée sur le fil, dans le cadre d’un scénario rocambolesque.

Cette dernière journée a mis un peu plus en évidence la nécessité de faire preuve de stratégie et d’avoir préalablement bien repéré chaque zone de ce parcours qui recèle 174 bunker, assez profonds. Beaucoup d’erreurs ont été commises durant cette ultime journée, et il n’est pas anormale que la victoire ne se soit pas jouée avec un score plus élevé.

Alors qu’elle avait fait preuve d’une belle maîtrise, depuis vendredi, en sortant en tête samedi soir, avec une avance de trois coups, l’Américaine Yealimi Noh restait sous pression face à un parcours dont elle savait qu’il ne pardonnerait aucun écart, nécessitant de ne pas relâcher son attention.

Après un birdie sur le Par 4 du trou n°2, et un Par au trou suivant, son jeu commença à se désunir. C’est à cause d’une mise en jeu dans le bunker de fairway qu’elle ne parvenait pas à prendre le green du trou n°4, en régulation. Contrainte à un recentrage depuis le sable, l’Américaine eut un coup de 126 mètres, jusqu’au mat. Bien que son coup de fer plaça la balle sur le green, celle-ci roula, roula, roula et termina hors du green. L’Allemande Esther Henseleit partageait sa partie avec l’Américaine et manqua également le green. Et toutes les deux eurent un premier long putt à négocier. L’Allemande signait un Par, et l’Américaine un bogey, qui n’allait pas être le dernier.

Après 8 trous, Yealimi Noh avait presque dilapidé son capital, mais elle restait en tête avec le score de –5, devant la Japonaise Shiho Kuwaki, dont le jeu puissant manquait un peu de finesse, voire de subtilité. Elle aussi se retrouvait dans des situations compliquées et aurait pu éviter soit le bogey du Par 4 du trou n°4, soit rentrer quelques birdie de plus. Et ce fut la même chose pour des joueuses comme Lottie Woad, Hae Ran Ryu, Lucy Li, et surtout Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui fut à côté de son sujet toute la journée.

Celle qui avait signé le record du parcours, au premier tour, était confrontée à d’importants problèmes de profondeur. Soit elle jouait trop loin sous le mat, soit elle se retrouvait trop loin après le mat. Durant presque 18 trous, la Thaïlandaise de 23 ans chercha plus à sauver des Par qu’à rentrer des birdie. Même si elle tenta de le faire à plus de 10 mètres du mat, non sans une certaine adresse.

La Sud-coréenne Hae Ran Ryu, qui jouait avec Shiho Kuwaki, s’effondra également très vite. Malgré un birdie sur le Par 3 du trou n°1, elle concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°3, puis un double sur le Par 3 du trou n°5. Et, sur ce parcours où chaque coup perdu est long à reprendre, Har Ran Ryu apparut vite comme hors course pour la victoire.

Dans la même veine, l’Américaine Lucy Li débutait plus fort encore avec deux birdie, sur les deux premiers trous. La force de l’Américaine résidait dans sa capacité à faire preuve de précision. Puis, ce fut la douche froide et ce moment qui allait peser sur le moral de la joueuse, une bonne partie de la journée. Après un bogey sur le Par 4 du trou n°4, l’Américaine lâcha sa mise en jeu à gauche, dans le bunker de fairway du trou n°5. Elle se retrouvait avec une balle collée à la paroi et n’eut d’autre choix que de jouer en travers. Lors de cette sortie de bunker, sa balle fila de l’autre côté du fairway, et s’immobilisa dans un petit rough, collée à un panneau publicitaire. Cependant, elle était à hauteur du green. L’obstruction étant amovible, elle put jouer sans difficulté son troisième coup avec une cuvette à franchir et une petite lèvre qui dominait le green. Mais elle ratait son chip ce qui fit avancer sa balle de quelques mètres, dans cette fameuse cuvette. Et le coup n’était plus le même puisqu’elle devait lever sa balle pour la faire atterrir sur le green, puis la faire rouler jusqu’au mat qui se situait à environ 20 mètres. Et là encore, elle ne mit pas assez d’énergie dans son coup, ce qui laissa sa balle sur le green, sans la faire rouler suffisamment. Venant de consommer quatre coups, sur ce Par 3, Lucy Li joua pour sauver le bogey, avec un putt en descente et encore trop long pour espérer rentrer la balle. Finalement, ayant totalement perdu ses moyens sur ce trou, elle concédait un triple bogey qui la fit chuter de –5 à –2, tout en lui mettant un sérieux coup au moral.

Le visage fermé, l’Américaine de 23 ans enchaîna les trous suivants avec fébrilité. Ne signant que des Par entre le Par 5 du 5 et le Par 4 du 10, elle perdit un temps précieux pendant que Noh, Henseleit et Kuwaki se maintenaient en haut du classement. Malgré un birdie sur le Par 5 du trou n°11, où 18 birdie furent signés dans ce dernier tour, contre 25 lors de la première journée, Lucy Li se remit à faire des erreurs au point qu’elle concéda un bogey au 14, un autre au 15, puis deux autres sur les deux derniers trous. Et au 16, avec un putt à moins d’un mètre, l’Américaine poussait la balle et la faisait passer à gauche du trou, lui mettant un coup au moral supplémentaire.

On ne compta plus les coups lâchés dans le rough et les balles dans le bunker, et l’on comprit que cette journée laisserait une trace dans l’esprit de cette joueuse qui fut présentée comme une future star du LPGA Tour, dès son plus jeune âge.

Ainsi, au travers du jeu de Lucy Li, de Hae Ran Ryu, de Attahya Thitikul et de Yealimi Noh, ont compris que toutes ces joueuses qui ont l’habitude de jouer sur des parcours où les fairway sont larges et tolérants, mais aussi plus plats, et où les bunker sont moins nombreux, qu’elles n’étaient pas prêtes à affronter un parcours aux origines de la discipline. Et le Royal Lytham & St Annes Golf Club n’avait pas fini de se défendre, jusqu’à ce que les deux meilleures de cette journée ne trouvent une clé pour marquer un point décisif.

Henseleit surprend, Kuwaki résiste et gagne !

La fin de cette journée et de ce tournoi allait mettre en évidence la solidité de l’Allemande Esther Henseleit, qui allait mieux résister aux pièges du parcours que sa partenaire de jeu, l’Américaine Yealimi Noh, en qui on avait un peu facilement placé notre confiance, pour aller chercher cette dernière victoire en Majeur.

Après ses trois bogey à l’aller et être descendue à –5, Noh tenta de se relever. Au 10 elle signait le Par et au 11, ce dernier Par 5 que les joueuses se devaient de ne pas saborder, elle envoya sa mise en jeu dans le rough, à gauche. Alors que Henseleit se retrouva à droite. Au 3e coup, Noh trouva le green à droite, mais loin du mat, alors que l’Allemande se laissa un putt de moins de 5 mètres. Henseleit inscrivit un birdie, tandis que l’Américaine ne signa que le Par.

Entre temps, la Japonaise Shiho Kuwaki était passée en tête, avec le score de –5, en signant un birdie sur le Par 4 du trou n°13. Un trou dont le départ fut avancé, au point que les joueuses sortirent le driver pour aller chercher le green. Et beaucoup mirent en jeu dans le bunker à gauche du green, ce qui ne manqua pas de créer des difficultés pour en sortir. Ryu allant même jusqu’à jouer un léger chip, dans le sable pour se laisser un meilleur lie pour sortir du bunker, au coup suivant. Assez à l’aise au putting, la Japonaise rentra son putt d’environ 4 mètres, après avoir réalisé une sortie de bunker qui fit rouler sa balle après le mat.

Elle se retrouvait, alors, à égalité avec Yealimi Noh, tandis que la Chinoise de Taipei, Wei-Ling Hsu était revenue à la 3e place, en jouant –4 après 17 trous. Lucy Li était encore dans le coup, à ce moment de la journée, également à –3 avec Esther Henseleit.

Mais progressivement, l’Américaine Yealimi Noh accumula les fautes, alors que l’Allemande joua bien mieux. Au 11, au 12 et au 15, Henseleit signa un birdie, ce qui la fit grimper à –5, col leader avec Kuwaki. Tandis que Noh glissa à –4.

Mais sur le Par 4 du 16, Henseleit mettait en jeu, à gauche, dans le rough, et elle ne put bien attaquer le green où elle y posa balle, lui laissant un putt un peu technique, à cause de la pente. Finalement, sa balle passa sous le trou et elle concéda un bogey.

A deux trous de la fin de ce dernier tournoi majeur de la saison, le suspense était entier. Car Shiho Kuwaki, bien que jouant un golf manquant un peu de finesse, par moment, parvenait à sauver des Par et à se maintenir à –5. Alors que Yealimi Noh était manifestement submergée par la complexité du tracé et que Esther Henseleit donnait le sentiment d’avoir compris comment mieux jouer, tout en concédant, ça et là, quelques fautes.

Finalement, Kuwaki rentra au club house en position de leader, sans concéder de bogey depuis le Par 3 du trou n°5, tandis que Noh et Henseleit s’avançaient au départ du trou n°8, toujours affublées du score de –4.

En cette fin de journée, le vent soufflait en travers du fairway, à moins de 10 km/h. L’incidence sur le vole de la balle était donc faible. Noh lâcha toute de même sa mise en jeu à droite, dans le rough, alors que Henseleit réalisa un très bon coup qui fit rouler sa balle sur le fairway, entre les obstacles. Mieux placée sur le fairway, l’Allemande laissa l’Américaine jouer son second coup, qui posa sa balle à gauche du mat, à environ 10 mètres. Henseleit ne fit pas mieux et fut même un peu plus loin.

Dans son fauteuil en cuir, de style Chesterfieldf, Shiho Kuwaki suivait attentivement ce qui se déroulait, dehors, à quelques dizaines de mètres. Quant l’impensable se produisit. La balle de l’Allemande, vice championne olympique, roula sereinement en direction du trou. Et plus elle se rapprochait, plus la joueuse fixait la balle et levait progressivement la main. Puis, la balle d’Esther Henseleit s’engouffra dans le trou, et elle tendit le bras et un doigt vers le ciel pour célébrer ce birdie qui l’envoyait en playoff avec La japonaise. Il ne manquait plus qu’à Yealimi Noh, alors largement en tête de ce dernier tour, presque quatre heures plus tôt, à en faire de même. Mais elle échoua et elle s’inclina avec le Par.

Kuwaki n’attendit pas une seconde et se leva de son confortable siège pour rejoindre son caddie. Après avoir signé sa carte, Henseleit et Kuwaki étaient emmenées en voiturette au départ du trou n°18, et c’est la Japonaise qui gagnait le tirage au sort.

Il était évident, après avoir assisté à ces quatre journées de golf, que la première joueuse qui partirait à la faute aurait du mal à dominer l’autre, au score. Et c’est Kuwaki qui tomba dans le piège tendu par ce parcours, en envoyant sa mise en jeu, dans le rough, sur la crête d’un bunker. Alors que Henseleit envoya encore un missile, lui ouvrant une voie royale vers le green.

Kuwaki ne put mieux faire que d’envoyer son second coup sur le fairway, alors que Henseleit manqua de précision et se laissa un putt, d’environ 6 mètres, à gauche du mat. Et la Japonaise de réagir en allant chercher le mat, au 3e coup, pour un putt à moins d’un mètre du trou. De sorte que si l’Allemande manquait son putt pour birdie, les deux joueuses retourneraient au départ du 18. Et c’est exactement ce qui se produisit.

Et lors de cette nouvelle mise en jeu, c’est Esther Henseleit qui partit à la faute, en jouant à droite, avec une balle qui toucha le pied d’un spectateur et gicla encore plus à gauche, pour se loger sous les branches d’un petit buisson d’ajoncs. Tandis que Shiho Kuwaki réalisa, enfin, une mise en jeu parfaite, qui lui assurait une bonne prise de green.

Après une longue discussion avec son caddie, et avoir bien observé le lie de la balle, Henseleit joua un coup exceptionnel, que beaucoup d’amateurs auraient manqué. C’est à gauche du fairway qu’elle envoya sa balle tandis que Kuwaki eut la possibilité d’assurer une bonne approche du mat. Mais là encore, on fut surpris de voir que la Japonaise joua à gauche, lui laissant un putt assez similaire à celui qui permit à l’Allemande de forcer le playoff.

De son côté, Esther Henseleit, avec moins de distance à jouer que la Japonaise, ne parvint pas, également, à placer sa balle près du mat. Cependant, elle disposait d’un putt à environ 4 mètres qui laissait espérer un Par.

Kuwaki joua son premier putt et n’appuya pas assez ce coup, au point que sa balle s’arrêta près de 50 centimètres avant le trou. L’Allemande avait alors son destin entre ses mains, elle qui avait réussi l’impossible vingt minutes plus tôt. Mais c’est à côté du trou que sa balle passa, impliquant un nouveau putt pour bogey.

Ainsi, Shiho Kuwaki avait devant elle une distance si faible à parcourir que chacun compris que la victoire ne pouvait plus lui échapper.

Shibuno, dans l’ombre de Kuwaki

Un an après sa compatriote Miyu Yamashita, la Japonaise de 23 ans, qui a parcouru plus de 14 000 kilomètres pour venir participer à ce tournoi, elle qui évolue sur le Japan LPGA, remportait sa première victoire sur le LPGA Tour, et cette 50 édition du Women’s British Open. Sur le bord du parcours, son père ne pouvait contenir son émotion et verser des larmes parfaitement légitimes. En conférence de presse, Kuwaki ne réalisait toujours pas ce qu’elle venait d’accomplir : « je ne peux pas le croire. J’ai gagné. Je suis comblée de bonheur et reconnaissante pour tout ce qui m’attend ». On lui demanda alors si sa première journée en 66 l’avait mise en confiance : « lors du second tour il y avait beaucoup de vent. Le fait d’avoir dû gérer mon jeu dans des conditions aussi difficiles m’a vraiment aidé aujourd’hui. Et tout au long de ce tournoi », confiait la Japonaise qui expliqua qu’elle a grandi avec Hinako Shibuno, en fréquentant le même lycée : « elle m’a énormément soutenue. Elle vient toujours me parler lorsque nous sommes à l’étranger ou que nous participons aux mêmes évènements. Pas plus tard qu’aujourd’hui elle m’a envoyé un message pour me souhaiter un bon match. C’est vraiment formidable de l’avoir à mes côtés. Elle est un peu comme une sœur et je lui suis infiniment reconnaissante ».

On apprit, également que Shiho Kuwaki aime bien consommer de l’alcool et que la célébration de cette victoire serait arrosée au whisky soda !

Enfin, quelques journalistes se sont intéressés à la couleur de sa balle, mais aucun ne lui a demandé ce qu’elle avait ressenti durant ce playoff, ce qui était, pourtant, le premier sujet qui nous intéressait.

Autre sujet qui a passionné la presse, les couleurs flashy des vêtements de la Japonaise, ce qui, là encore, n’offre aucun intérêt quand on attend de savoir si elle va accepter ses droits de jeu sur le LPGA tour.

Ainsi, avec cette victoire, Shiho Kuwaki, qui détient déjà un solide palmarès au Japon, n’est plus contrainte de participer à la Q-school, ce qu’elle avait initialement prévu. Nous attendons donc de savoir si elle accepte immédiatement ses droits de jeu sur le LPGA Tour, ou si, comme sa compatriote Mone Inami, vainqueur du TOTO Japan Classic, en 2023, elle attendra la saison prochaine pour débuter sur le Tour.

Et l’on constatera que le résultat final de Women’s British Open est assez similaire à celui de l’an dernier, puisque la meilleure joueuse amateur est Espagnole et que la joueuse vainqueur est Japonaise. Seul le nom du vainqueur change puisque Paula Martin Sampedro est à nouveau lauréate de la Smyth salver. Et il n’y a toujours pas de Françaises pour jouer à un aussi haut niveau.

Du côté Français, Céline Boutier clôture ce tournoi à la 12e place, en ayant joué 69 lors du dernier tour, alors que Nastasia Nadaud se classe 44e à +7, avec une dernière carte de 73 et que Pauline Roussin-Bouchard a joué le Par, la faisant terminer 58e à +10.

Quant au trophée récompensant la joueuse la plus performante en majeur, c’est Nelly Korda qui remporte le Annika Major Award, grâce à sa 4e place, ce dimanche, au détriment de Hae Ran Ryu qui a terminé 6e à –1.

Le classement final => ICI

Les statistiques des Françaises du dernier tour

Les statistiques du Top 10, au dernier tour

Les statistiques de Paula Martin Sampedro sur 4 jours

Women’s British Open : Noh vire en tête, Ryu et Kuwaki s’effondrent !

Ce dernier tournoi majeur de la saison n’en finit plus de réserver des surprises. Alors que l’on crut à la résurrection de la Thaïlandaise Thitikul, lors du premier, puis à une nouvelle domination, dans un tournoi, de la Sud-coréenne Ryu, voici que c’est une Américaine qui vient de s’emparer de la tête du tournoi et que les leader des premières journées sont en difficulté. Et le parcours de continuer à dicter sa loi, avec ses nombreux bunker, et aidé par le vent. S’il n’y a toujours aucune chance de voir une Française triompher sur le sol Anglais, rien ne garantit que la victoire sera américaine.

Le vent a encore soufflé de manière régulière, et avec des rafales d’environ 30 km/h. Mais la bonne gestion du parcours fut, elle aussi, essentielle, et sur ce plan, Hae Ran Ryu et quelques autres n’ont pas été les meilleures. Par ailleurs, le jeu de la Sud-coréenne, s’est enrayée, ne lui permettant pas d’enfoncer le clou, et encore moins de suivre le rythme d’une Yealimi Noh très à l’aise dans ce moving day.

S’étant élancée dans l’avant dernier groupe, Noh partageait sa partie avec Atthaya « Jeeno » Thitikul. Les deux joueuses partaient à la faute sur les trous 4 et 5, ce qui laissait le champ encore plus libre au leader. Hae Ran Ryu signant deux birdie à la suite. Le premier sur le Par 4 du trou n°3 et le seconde sur le Par 4 du trou n°4. Passée à –9, Ryu se détachait un plus nettement, devant sa partenaire de jeu, la Japonaise Shiho Kuwaki. Cette dernière concéda, également, deux bogey sur les trou 4 et 5, comme Thitikul et Noh, et l’on se demanda si Ryu n’était en train de nous rejouer le coup de l’Evian Championship, où elle avait signé une carte de –11, lors de l’avant dernier tour.

Mais cette embellie fut de courte durée. Sur le Par 3 du trou n°5, Hae Ran Ryu concéda son premier bogey et l’effaça par un birdie, sur le Par 5 qui suivait. Puis, son jeu se dérégla, au point de mettre en jeu dans les rough ou des les bunkers. De –9, elle passa à 8 en sortant du Par 5 du trou n°7. Puis, se fut une lente descente aux enfers avec une succession de bogey. D’abord sur le Par 4 du trou n°8, puis, au retour, sur les Par 4 des trous 10 et 14 et le Par 3 du trou n°12.

A côté d’elle, la Japonaise Shiho Kuwaki sauvait sa situation après deux bogey, au 4 et au 5, qui furent effacés par deux birdie. Le premier sur le Par 5 du trou n°7. le second sur le Par 3 du trou n°9. Ensuite, Kuwaki fut régulière en sauvant des Par. Mais sur les derniers trous, elle partit, elle aussi, à la faute, et concéda deux bogey.

Dans le groupe juste devant, Thitikul limita la casse en signant l’unique birdie de sa journée, sur le Par 3 du neuf, revenant à –4. Puis, elle ne rentra que des Par au retour, tout en manquant deux green. Celui du 14 puis celui du 17.

Mais à ses côtés, l’Américaine Yealimi Noh se joua de ce vent qui gênait les joueuses. Après une mise en route difficile, Noh fit décoller sa journée sur le Par 3 du trou n°9, avec un second birdie. Puis, au 10 et au 11, elle signait deux autres birdie ce qui effaçait ses trois bogey de l’aller, tout en lui apportant un coup de plus.

L’Américaine grimpa alors en tête, avec le score de –6, ex æquo avec la Japonaise Kuwaki qui résistait encore en jouant dans le Par, pour la journée.

Ryu pointait alors à –5 devant l’Allemande Henseleit, qui venait de signait en très bonne journée en –4. Un 67 qui fut le seconde meilleur score du jour.

Furue surprend en jouant 65 !

Cette troisième journée fut exécrable pour la majorité des joueuses, et c’est la Sud-africaine Casandra Alexander, pourtant habituée au vent et aux links, qui remporte la palme. Le leader de l’Ordre du mérite du LET, âgée de 26 ans, a rendu une carte de 81 qui l’a faite plonger à la dernière place des joueuses ayant franchi le Cut, avec le score de +14. Quatre bogey, un triple et deux doubles ont plombé sa journée qui n’a été récompensée que par un birdie sur le Par 5 du trou n°6. Ce Royal Lytham & St Annes aura été sans pitié, et ce n’est peut-être pas terminé.

En revanche, la Japonaise Ayaka Furue, qui enflamma le public Français, lors de l’édition 2024 de l’Evian Championship, s’est jouée des pièges de ce parcours en ne concédant aucun bogey, tout en rentrant quatre birdie et un eagle sur le Par 5 du trou n°7, qui fut l’accélérateur de sa journée. « Le vent a soufflé très fort depuis le départ, et ce ne fut pas facile de l’évaluer. Mais je suis restée concentrée toute la journée, et mes coups et mon putting ont été très solides », déclara Furue. « Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette journée sans bogey, en jouant –6 pour la journée. Ce parcours est un véritable défi mais je suis satisfaite », ajoutait-elle, tout en précisant que lors des précédentes journées ses coups n’étaient pas aussi précis que ce samedi. Raison pour laquelle elle n’avait pas réussi à progresser au classement. Faut-elle, désormais, s’attendre à une incroyable remontée de la Japonaise, afin de venir pimenter le dernier tour ? Nous le verrons bien demain. Elle s’élancera avec l’Anglaise Lottie Woad, que l’on pensait mieux classée sur un terrain qui correspond à son jeu.

Les réactions des joueuses du Top 5

Seule joueuse, de cette fin de journée, à réussir à signer un retour vierge de bogey, tout en signant quatre birdie, Yealimi Noh a surpris tout le monde en ravissant la première place à Hae Ran Ryu. Et ce qui est le plus remarquable, c’est que l’Américaine de 25 ans a manqué quatre green en régulation, à l’aller comme au retour, et six fairway au total. C’est donc la preuve qu’en maîtrisant les distances et le petit jeu, il est tout à fait possible de réaliser un bon score sur ce parcours. Et c’est encore cette légende des « parcours à birdie », qui s’effondre. Car il y a, surtout, des joueuses meilleures que les autres, pour les mêmes conditions de jeu. « J’ai eu un début de parcours un peu difficile avec ces deux bogey », confia l’Américaine. « Un chip rentré pour le Par, au second, aurait été parfait. J’ai un peu perdu le rythme, mais j’ai réussi à me ressaisir sur le retour. Et ce fut vraiment solide. J’ai sauvé quelques Par importants », confiait-elle. « Lors de chaque journée j’ai essayé de rester concentrée sur l’instant présent, sans brûler les étapes, tout en profitant au maximum du mieux que je pouvais », ajoutait Yealimi Noh, qui a comme premier supporter son fiancé : « il a été mon meilleur soutien, après mes parents. Je ne pourrais rien faire sans lui, sur le parcours ». Mais un autre homme compte également aux côtés de l’Américaine. Il s’agit de son caddie, Tyler Ekenberg, avec lequel elle a remporté la Founders Cup en 2025. Cet américain, âgé de 37 ans, fut précédemment sur le sac d’Allison Lee. Avant cela, il joua sur l’Asian Development Tour en 2015 et fut également un joueur de Top 10 lorsqu’il était junior.

Cette association semble produire les meilleurs résultats et l’on oublie trop souvent que derrière une championne se cache un caddie.

Yealimi Noh va donc aborder ce dernier tour, seule en tête, avec deux coups d’avance sur une Esther Henseleit qui ne cesse de progresser, tour après tour. « C’est encore un jeu très solide et une très bonne prestation, aujourd’hui. Je ne me suis pas vraiment mise dans le pétrin, ce qui est un peu la clé sur ce parcours », déclara l’Allemande vice-championne olympique. « J’ai réussi à rentrer quelques bons putt, donc je suis très satisfaite de mon score ». Henseleit qui partage la seconde place avec l’Américaine Lucy Li, Jeeno Thitikul, Shiho Kuwaki et Hae Ran Ryu, qui peuvent encore nous surprendre. Et probablement la Japonaise qui, malgré ses deux bogey en fin de journée, a donné le sentiment d’être solide depuis trois jours : « il y a eu beaucoup de vent, et je n’ai pas vraiment pu trouver un bon rythme et suffisamment de confiance », confia Kuwaki. « Et c’est probablement la raison pour laquelle mon résultat est ce qu’il est. Peu de joueuses ont été capables d’améliorer leur score aujourd’hui. Donc je considère que j’ai eu de la chance. Et pour ce dernier tour, je vais me concentrer sur chaque coup », ajouta la Japonaise qui, ne l’oublions pas, possède cinq victoires, dont un Majeur sur le JLPGA, qui est un circuit très exigeant, où les Françaises devraient y faire un stage afin d’améliorer leur niveau. C’est toujours un plaisir, chaque année, de voir évoluer certaines d’entre elles lors du TOTO Japan Classic.

Shiho Kuwaki peut-elle surgir du bois et griller la politesse à tout le monde dans ce dernier tour ? Il n’est pas interdit de le penser.

Tout comme Lucy Li pourrait le faire, elle qui rêve de faire « comme les grandes », depuis son plus jeune âge, en ayant participé à l’US Women’s Open à seulement 11 ans. A présent qu’elle est professionnelle, après un passage réussi sur l’Epson Tour, l’Américaine de 23 ans, qui vient de signer un moving day en 69, évoluera dans l’avant tour avec Jeeno Thitikul. « Tout, dans mon jeu, a été très solide aujourd’hui. J’ai très bien tapé la balle, j’ai bien joué mes putt et j’ai réussi ceux qu’il fallait au bon moment. C’est donc une bonne chose sur un parcours qui a été assez difficile à jouer en fin de partie. Et avoir sauvé quelques Par, à la fin, fut important », confia l’Américaine qui joue sa place, pour le première fois, en équipe de Solheim Cup, après avoir été sélectionnée, deux fois, pour la Junior Solheim Cup, et pour la Curtis Cup. A 23 ans, c’est déjà un CV conséquent dont dispose cette joueuse.

Ainsi, avec cinq joueuses ex æquo à la seconde place, trois coups derrière le leader,  et une Lottie Woad en embuscade à –3 devant les Japonaise Katsu et Furue à –2, sur un parcours qui a la capacité d’enrayer toutes les progressions, rien n’est encore fait dans ce Women’s British Open, où les Françaises, en terre Anglaise, sont entre Waterloo et Trafalgar.

Céline Boutier a perdu du terrain en jouant +3, tandis que Pauline Roussin-Bouchard n’a pas été aidée par ses prestations en Hyrox, puisqu’elle a sombré dans le classement, avec un score de +10, pour une journée en +7.

Seule Nastasia Nadaud a résisté en jouant +1, la laissant à la 40e place à +5, avec Manon De Roey, Hyo Joo Kim, Ariya Jutanugarn, Rose Zhang et Yana Wilson, qui ne sont pas plus à la fête.

Mais cette épreuve du links est à la fois le moment d’effectuer un retour aux sources du jeu de golf, et de vivre un moment particulier en se confrontant à des circonstances très particulières.

Et pour le spectateur, comme le téléspectateur, voir évoluer toutes ces jeunes femmes sur ce type de parcours offre un moment unique et passionnant à vivre dans la saison.

La météo pour ce dernier tour devrait être nuageuse, avec un peu moins de vent qui devrait faire grimper le thermomètre, en venant du sud. Il y aura-t-il plus de birdie pour autant ?

Le classement provisoire => ICI

Les statistiques des Françaises, au 3e tour

Les statistiques du Top 5, au 3e tour

Women’s British Open : Ryu, nouveau leader !

Attention à la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui est en forme en ce moment.

Le Cut a été figé à +4, et avec lui ce sont les 65 meilleures joueuses, et ex æquo, qui se qualifient pour le week-end. Un week-end qui promet des rebondissements sur ce parcours qui pose de nombreux problèmes aux joueuses, notamment parce que le vent y souffle en rafale, jusqu’à 30 kilomètres par heure. Mais aussi parce que jouer sur un links exige une autre approche du jeu de golf. Et comme les Françaises, beaucoup de joueuses de notoriété s’y sont perdues.

Le couperet du dernier tournoi Majeur de la saison a donc tranché le champ en deux. D’un côté celles qui rentrent à la maison, et parfois avec sévérité, et de l’autre celles qui ont été à la hauteur de l’enjeu.

Avec un vent qui a encore soufflé assez fort, en rafales, avec et contre le sens du jeu, celles qui ont eu la chance de s’élancer en début d’après-midi ont pu bénéficier d’une légère accalmie sur la fin de leur parcours.

Par ailleurs, les meilleures ont su tirer les enseignements de la première journée en touchant plus de fairway et de green. Ainsi, la Sud-coréenne Hae Ran Ryu a-t-elle pris les commandes du tournoi, avec le score de –7, en jouant 69 tout en améliorant ses statistiques. Elle a touché trois fairway de plus que la veille et pris un green de plus en régulation. Elle a également moins fréquenté ces bunker dont elle s’est méfiée hier. Ce score de –2 pour la journée n’aurait pas du lui permettre de passer en tête, mais la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul fut bien moins performante ce vendredi.

Après une remarquable démonstration de golf, jeudi, l’ancienne numéro un mondial a concédé trois bogey et a rentré un seul birdie. Si elle a touché deux fairway de plus que la veille elle a pris moins de green en régulation, ce qui occasionna, notamment, ces bogey sur le Par 4 du trou n° 3 et le Par 5 du trou n°11. Et manquer un Par 5 sur ce tracé, qui n’en comporte que deux, est un problème. « Cette journée n’a pas été aussi bonne qu’hier », déclara Thitikul. « Cela dit, je m’en sors plutôt bien sur pas mal d’aspects. Je ne rentre peut-être pas les putt aussi bien qu’hier, mais j’en ai réussi qui étaient tout de même importants », précisait-elle. « Par contre, je n’ai pas pu placer mes balles aussi près des drapeaux. C’était probablement à cause des positions qui étaient assez difficiles, aujourd’hui », indiquait Thitikul qui reste, néanmoins, bien placée en 3e position, à –5, et deux coups de retard sur Ryu.

Cette dernière déclara, après sa journée : « j’ai simplement essayé de prendre du plaisir sur le parcours, parce qu’il est si stressant. Il y a beaucoup de bunker et les green sont compliqués. Et puis il y a le vent, beaucoup de vent. Alors c’est la raison pour laquelle nous avons essayé de prendre du plaisir avec mon caddie », confirma la Sud-coréenne, qui se repositionne en tête d’un Majeur, après sa victoire au KPMG Women’s PGA Championship, il y a un mois.

Ryu qui a partagé sa partie avec Nelly Korda (-1) et Lydia Ko, constituant un de ces groupes phares qui fixe les objectifs et les regards. « Pour être honnête, Nelly n’a pas joué son meilleur tour mais elle est restée très calme. J’ai donc été capable, à mon tour, de rester calme, même après un début de journée difficile ». Tout en sachant qu’une mauvaise journée pour Korda c’est quand même un putt d’environ 20 mètres, sur le Par 4 du trou n°4, qui a donné un birdie à la numéro un mondial. « Quant à Lydia, j’ai été impressionnée par sa gestion du parcours. Elle savait exactement où placer ses balles. Même dans les situations délicates », expliqua Hae Ran Ryu qui fut aux premières loges pour voir évoluer deux des plus grandes joueuses de l’ère moderne du golf féminin mondial.

La surprise est venue de la Japonaise Shiho Kuwaki, qui a dominé le classement une partie de la journée, avant de céder sa place à Ryu, en tête. Disposant d’un statut de star du JLPGA, avec cinq victoires, dont un Majeur, la Japonaise de 23 ans a manqué deux green à l’aller et les a tous pris en régulation au retour. Partie très tôt, à 07h14, en compagnie de Helen Briem et de Lucy Li, elle signe un aller en-1, avec trois birdie et deux bogey, alors que le retour fut neutre, avec un bogey sur le Par 4 du trou n°15, suivi d’un birdie juste après. Après avoir manqué le Cut de ce tournoi, l’an dernier, la voici parmi les favorites avant le moving day : « j’ai connu un départ assez lent avec un bogey, mais j’ai su rebondir juste après avec trois birdie à la suite. Après ça, j’ai été capable de pendre mes marques et de jouer avec le même état d’esprit que le veille », confia Kuwaki qui confessa que ce premier bogey n’a pas affecté son moral. « La seule chose qui m’a un peu dérangée, c’est qu’il est survenu après un trois putt. Cela m’a donc laissé un goût amer ».

S’agissant de son putting, elle a déclaré : « au début de la journée, le vent s’est levé, ce qui a rendu les choses difficiles pour contrôler mon rythme sur les green. Spécialement au retour. Je n’ai pas été capable de convertir pas mal de putt que je pensais rentrer ». Et elle ne fut pas la seule dans cette situation, car les cartes sont bien moins basses qu’au premier jour. A égalité avec Thitikul, l’Américaine Yealimi Noh a joué 70, après son premier tout en 67. La Japonaise Mao Saigo, 25e à +4, signe un score de 74 après celui de 69. Même chose pour Shannon Tan qui a évolua dans les derniers groupes.

L’Américaine Yana Wilson, qui surprend avec une très bonne adaptation à ce parcours, alors que l’Ecosse lui avait posé de gros problème, est passée d’un score de 70 à 72.

En revanche, Nelly Korda a bien rectifié le tir en jouant 68, après son premier tour en 73, et il est possible que la troisième journée lui permette d’améliorer encore sa position au classement.

Jing Yan et Lucy Li signent également un score de 68, après une première journée en +1, et les voici parmi les huit joueuses ex æquo à la 6e place. Où se trouve l’Anglaise Lottie Woad ainsi que l’Espagnole, et amateur, Paula Martin Sampedro. Et si elle continue sur ce rythme, elle succédera à Jeeno Thitikul en devenant la nouvelle double lauréate de la Smyth salver, d’une année à l’autre. « Je suis vraiment reconnaissante d’être ici », confia l’Espagnole qui occupe la 2e place du classement mondial amateur. « Décrocher ma participation à ce tournoi, grâce à mon Top 10 de l’an dernier, est un magnifique cadeau. J’aime beaucoup jouer sur des parcours de type links, et je n’avais jamais joué sur celui-ci, auparavant. J’en avais entendu beaucoup de bien. Évidemment, c’est un lieu très important pour le golf espagnol, à cause de l’histoire de Seve. J’apprécie vraiment ce style de jeu ; il exige beaucoup de créativité et la stratégie y joue un rôle encore plus déterminant », précisa Sampedro qui, à 20 ans, semble mûre pour se lancer dans une carrière professionnelle.

Seulement trois Françaises ce week-end

Décidément, quelles que soient leurs déclarations, ce n’est pas une grande histoire d’amour entre les Françaises et les links. Que ce soit en Ecosse ou en Angleterre, une majorité d’entre elles sont battues par le parcours.

Arrivées à sept, les tricolores ne sont plus que trois ce week-end. Vainqueur du Women’s Amateur, à Muirfield fin juin, l’amateur Valentine Delon, qui occupe la 40e place du WAGR, et qui affichait un bel optimisme autant qu’un état d’esprit positif ces deux derniers jours, a remballé ses affaires en échouant à la 93e place à +7. Ce n’est peut-être que partie remise mais sa carte de score montre à quel point elle a eu du mal à gérer le parcours.

Vanessa Bouvet, qui déclarait l’an dernier, auprès de la Fédération Française de Golf que son ambition est de remporter un tournoi majeur, va devoir attendre. Et même, probablement, descendre d’un cran ses rêves et ses ambitions, n’étant déjà pas capable de franchir les Cut sur le LET et le LETAS. Elle quitte ce tournoi avec le score de +8, sans jamais avoir convaincu qu’elle avait la possibilité de jouer sous le Par. Il lui manque l’expérience des links, et sans doute aussi de la technique pour maîtriser ce type de tracé. Dans cette seconde journée elle n’a touché que 5 fairway, pris 8 green en régulation. La copie est à revoir pour la Française de 27 ans, qui s’est engouffrée dans la voie du professionnalisme à un âge très avancée pour espérer faire une carrière au plus haut niveau.

Les meilleures mondiales ayant entre 16 ans et 19 ans lorsqu’elles arrivent sur l’Epson Tour. Avec, en général, un très bon palmarès amateur.

Prévisible également, le parcours difficile d’Agathe Laisné dont on sait que le niveau du LPGA Tour est trop élevé pour elle. Elle échoue à franchir le Cut avec le score de +6, et deux cartes de 74.

En revanche, nous sommes surpris et déçus de voir Perrine Delacour quitter ce tournoi par la petite porte. La Française âgée de 32 ans, double vainqueur sur le LET, et qui se défend bien depuis le début de la saison pour défendre ses droits de jeu, en ayant intégré le Top 80 de la Race to CME, a rendu deux cartes de 75, avec les neuf derniers trous qui ont été un cauchemar. Elle n’a touché que 3 fairway sur 14, et pris 10 green en régulation, tout en collectionnant quatre bogey. Pourtant, la Française avait bien débuté sa journée en rentrant un birdie sur le Par 5 du 6, ce qui lui offrait l’avantage d’être passée au-dessus du Cut provisoire. Espérons que ce Cut manqué ne l’affectera pas trop moralement.

Ce sont donc Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Nastasia Nadaud qui poursuivent l’aventure et qui nous laissent espérer un bien meilleur résultat dimanche soir. Car si Boutier s’est raté dans ce second tour, en signant une carte de 74, Nadaud n’a pas manqué sa journée. A 21 ans, la Française originaire de Chambery continue de nous surprendre. Non seulement elle a pris le train du professionnalisme au bon moment, mais en plus elle sait se relever d’une mauvaise journée. Et c’est là un atout important qui symbolise la marque des meilleures joueuses comme Lydia Ko, Nelly Korda, ou Cristie Kerr et Lexi Thompson avant elle. La Française est solide mentalement et son association avec Michele Thompson continue de très bien fonctionner. La voici à la limite du Cut, à +4, revenue d’une 128e position à +6, avec la perspective de faire encore mieux, durant les deux derniers jours.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard a améliorer, timidement, son premier score, en passant de 73 à 72, et la voici 45e à +3, dans un groupe de 10 joueuses, où se trouvent Jin Young Ko, Yuka Saso, Chisato Iwai et Ashley Buhai.

Après deux jours de compétition, et deux journées de reconnaissance, Boutier, Roussin-Bouchard et Nadaud ont toutes les cartes en main pour ne plus se laisser abuser par les nombreux pièges que recèle ce parcours. Et à l’image de Lindy Duncan, elle aussi solide dans ce second tour, elles sont capables de nous surprendre, dès ce samedi.

On note, après ces deux tours, que Minjee Lee échoue encore à franchir un Cut, tout comme Kiara Romero, numéro un mondial amateur, qui ne marquera pas, cette semaine, ce dernier point qui lui manque pour obtenir sa carte sur le LPGA Tour.

Que la numéro 5 mondial amateur, Maria José Marin, a totalement perdu pied dans cette seconde journée, en signant une carte de 79, tout comme Allisen Corpuz et Ryann O’Toole, qui avait été si démonstrative, en Ecosse, en 2021.

A l’opposé, la Suédoise de 39 ans, Anna Nordqvist, franchit le Cut en jouant 70 ce vendredi, pour se hisser à la 25e place avec Auston Kim, Mao Saigo, Julia Lopez Ramirez et une Shannon Tan qui a changé de dimension depuis l’an dernier, avec sa seconde victoire sur le LET, à l’Amundi German Masters. Et elle aussi, à 22 ans, est dans le bon wagon pour tenter l’aventure du circuit américain.

Quant à la Japonaise tenante du titre, Miyu Yamashita, elle ne franchit pas le Cut en terminant à +7. Tout comme A Lim Kim. Mais ce profil de joueuses a la ressource suffisante pour réaliser un bien meilleur résultat, lors du prochain tournoi.

Les statistiques des Françaises

Les statistiques du Top 5

Le classement provisoire => ICI

Women’s British Open : Thitikul domine le 1er tour !

La Thaïlandaise, double vainqueur depuis le début de la saison, vient de marquer les esprits lors de cette première journée.

La légende du golf dit qu’il y a des parcours à birdie. En réalité il y a surtout des joueuses qui savent mieux exploiter un parcours que d’autres. Auteur de deux victoires cette saison, tout en ayant manqué deux Cut en treize départs, l’ancienne numéro un mondial Thaïlandaise vient de battre le record du parcours et montre qu’il y a de place pour jouer bas sur ce parcours britannique.

Le vent qui a parfois soufflé en rafales jusqu’à 30 km/h, n’a pas empêché la Thaïlandaise Atthaya Thitikul de signer une carte de 64, vierge de bogey, lui permettant d’être en tête, avec le score de –7. Mais aussi de battre le meilleur score réalisé, sur ce parcours, dans le cadre de ce tournoi, qui était jusqu’ici de 65.

Partie à 13h15 , en compagnie de la tenante du titre Miyu Yamahsita (+1) et de l’Américaine Lauren Coughlin (-2), Thitikul a été très efficace en touchant 16 green. S’agissant des fairway, elle en a manqué un à l’aller et quatre au retour. Mais la joueuse de 23 ans a également eu un peu de chance : « j’adore quand le jeu est bon. C’est très agréable de savoir que j’ai réussi de beaux coups, mais j’ai aussi bénéficié de rebonds chanceux par-dessus les bunkers profonds. Quand la chance est de votre côté, elle l’est vraiment. Je savais aussi que mon putting était très performant aujourd’hui », déclarait Thitikul, avant de reprendre : « Les tournois majeurs mettent vraiment notre jeu à l’épreuve, tant sur le plan mental que physique. Réussir une belle performance dans un majeur, même un top 5 ou un top 10, procure un sentiment formidable et renforce la confiance pour les tournois classiques. Dans un majeur, l’objectif est avant tout de dompter le parcours ».

Lauréate de la Smyth Salver, sur ce parcours en 2018, Thitikul effectue un retour aux sources : « Je devrais être meilleure qu’à l’époque où j’avais 15 ans ! Le parcours se joue de la même manière. Je pense qu’il y a toujours des bunkers sur la trajectoire et, quand on joue bien, on parvient à maintenir la dynamique. Ma stratégie consiste à faire mieux que le score que j’avais réalisé à 15 ans », a poursuivi Thitikul. « Je garde d’excellents souvenirs du premier trou. Je me souviens de la première journée en 2018 : j’avais placé ma balle tout près du drapeau sur ce trou. Ce sont mes meilleurs souvenirs. Passer le Cut était aussi un bon moment, même si je crois avoir fini dernière ; je voulais donc faire mieux que la fois précédente ». Et en sortant leader avec le record du parcours elle a, effectivement, atteint cet objectif.

Un peu plus tôt, c’est la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui avait monopolisé l’attention, en s’étant élancée à 08h42, avec Nelly Korda (+2) et Lydia Ko (Par). Vainqueur du KPMG Women’s PGA Championship, il y a un mois, Ryu débutait sa journée par un birdie, sur ce fameux Par 3 du trou n°1, et elle allait enchaîner trois autres birdie, ce qui lui permit de sorti de l’aller en –4. Peu avant, l’Américaine Yealimi Noh était en tête, à –4, en ayant débuté sa journée par un bogey.

Finalement, Hae Ran Ryu concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°15 et se relança immédiatement après avec deux birdie. Par rapport à Thitikul, la Sud-coréenne a touché deux fairway de plus et un green de moins. Au 15, elle n’a pas touché le fairway et pas pris le green en régulation. Cette situation, liée à un bogey, se confirme sur d’autres cartes de joueuses en milieu ou en fond de classement. La régularité dans la prise des fairway et des green semble totalement liée au résultat, même si nous avons pu observer que la distance de la balle au trou est également déterminante. Il ne suffit donc pas de prendre le green en régulation, il faut également se laisser un putt à moins de 5 mètres, avec des green assez roulants, et fairplay.

En compagnie de Ryu, à –5, à la seconde place, est apparu la Japonaise issue du Japan LPGA, Shiho Kuwaki, sélectionnée grâce à sa position dans le Top 50 mondial. Egalement présente à l’US Women’s Open et à l’Evian Championship, le joueuse de 23 ans qui est cinq fois vainqueur sur le JLPGA, fut également très productive ce jeudi, en signant trois birdie à la suite, à l’aller, avant de concéder un bogey sur le par 4 du 8. Peu impressionnée par cette faute, elle retrouva le chemin du birdie sur le Par 5 du 11, puis sur les Par 4 du 16 et du 18. Et là encore, on constate qu’elle a manqué green et fairway en concédant son bogey au 8.

« La journée fut éprouvante », déclara Hae Ran Ryu. « il a plu un peu avant le départ, alors je priais pour qu’il ne pleuve pas davantage. Finalement, le temps fut plutôt clément, même si le vent a soufflé fort. Mon jeu est en place et je suis ravie de finir sur un birdie », a expliquait-elle. « On pense forcément aux bunkers et au vent ; sur ce type de parcours. Il est très difficile de sauver le Par si l’on se retrouve dans un bunker sur le deuxième coup. J’essaie donc d’éviter les bunkers à tout prix. Aujourd’hui, j’y suis allée quelques fois, mais j’ai bien limité la casse ; j’espère rester davantage sur le fairway parcours, demain », ajoutait-elle.

« J’ai bien géré mon jeu malgré le vent violent et j’ai réussi quelques putts décisifs. Je suis restée concentrée tout au long du parcours et j’ai obtenu un très bon score. Mes coups étaient très réguliers, et réussir un putt d’environ six mètres en début de partie m’a vraiment aidée à trouver mon rythme », confia Kuwaki.

Ses compatriotes Chisato Iwai, Rio Takeda et Mao Saigo complètent le Top 10, tandis que Lottie Woad sort de cette journée avec le score de –2, tout comme l’amateur Paula Martin Sampedro, décidément très à l’aise sur les parcours du British Women’s Open.

Et à la 3e place, ex æquo avec Yealimi Noh, se trouve la première Française.

Boutier dans le coup !

En 2018, la Française Céline Boutier n’avait pas franchi le Cut sur ce parcours du Royal Lytham & St Annes, se rattrapant l’année suivante, en se classant 6e sur le Woburn Golf Club, qui avait vu la victoire de la Japonaise Hinako Shibuno, face à Lizette Salas.

La journée de Boutier débuta pas un eagle sur le Par 5 du trou n°6, et elle améliora son score avec un premier birdie sur le Par 3 du trou n°9. Si le jeu de la Française n’est pas apparu aussi précis que celui de Thitikul, il faut constater qu’elle a réussi son entrée, avec un aller en –3. Sur ls neuf trous suivants, la trentenaire n’a pas pu exploiter le Par 5 du trou n°11, mais elle s’est appliquée, tout le temps, à jouer au plus près des mats. Un dernier birdie sur le Par 4 du 13, avant de sauver des Par, a permis à la Française de se placer dans le groupe tête, à –4, à trois coups du leader. « Je suis super contente de cette première journée. Chaque fois que vous pouvez éviter le bogey sur ce parcours c’est une bonne journée », confiait-elle. « Je suis très satisfaite de la manière dont j’ai joué, car j’ai été capable de sauver de nombreux Par et de me créer des opportunités de birdie. Donc c’est bien plus réjouissant », confiait la numéro un Française que nous sommes tous heureux de voir débuter ce dernier Majeur aussi bien.

La semaine dernière, Céline Boutier est rentrée au Texas et en a profité pour s’entraîner avec son coach : « je pense que cela a joué un rôle clé dans ma performance. Il est vrai que je ne tapais pas aussi bien la balle et que mes résultats n’étaient pas aussi bons ces dernières semaines », avouait-elle avec franchise et lucidité. « J’avais vraiment besoin de gagner en confiance avant d’aborder cette semaine. Je crois que cela commence déjà à porter ses fruits, ce qui est plutôt satisfaisant », ajoutait-elle.

En revanche, ça se passe moins bien pour les sic autres Françaises, dont certaines sont déjà enfoncés dans le bas du classement. Sans trop de surprises, Vanessa Bouvet affiche un score de +6, en ayant accumulé les bogey. La joueuse de 27 ans, qui évolue péniblement entre le LET et le LETAS, n’a pas franchi un Cut depuis le mois de mars, en Australie, sur le LET. Et ses maigres résultats ne lui ont pas permis de jouer plus de neuf tournois cette année, LET et LETAS confondus.

Nastasia Nadaud est également à +6, en ayant collectionné les bogey, trouvant un unique birdie en fin de journée sur le Par 4 du 16. Mais Nadaud a prouvé qu’elle a de la ressource, aussi peut-on espérer la voir combler son retard lors de la second journée.

L’Amateur Valentine Delon, bien que très à l’aise à Muirfield, tout en aimant jouer sur les links, a eu beaucoup de mal sur ce tracé, et son retour en +4 a ruiné sa journée : « ce fut une journée très dure, mais j’aime les links. Parfois vous jouez bien, et parfois vous réalisez un mauvais score », expliquait-elle. « Aujourd’hui, je pense que je n’ai pas trop mal joué, et finalement le score n’est pas fantastique. Mais c’est comme ça sur les links. Vous pouvez toujours avoir des surprises. Aujourd’hui, les surprises n’ont pas été dans le bon sens. C’est le golf », précisait-elle. Nous verrons ce vendredi si elle est capable d’inverser la tendance.

Avec le score de +4, également, se trouve Perrine Delacour qui s’est élancée à 109h31 avec Sophia Popov (+14), que l’on a pas vu jouer depuis des mois, et Jenny Shin, qui s’est imposée en Ecosse la semaine dernière. Partie à 11h14, Agathe Laisné a joué +3 alors que Pauline Roussin-Bouchard a fait le yoyo entre les bogey et les birdie pour sortir de ce premier tour à la 53e place, avec le score de +2.

Avecv un Cut qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo, Roussin-Bouchard est un peu mieux placée que Delacour et Laisné. Cependant, hormis Céline Boutier, toutes les autres Françaises ont une rude journée devant elle, et s’il y en a trois qui franchissent le Cut, ce sera une bonne moyenne.

Le premier départ de ce second tour est programmé à 06h30, et ce sera justement Agathe Laisné qui s’élancera. Avec, peut-être, la chance qu’il n’y ait pas de vent.

Le classement provisoire => ICI

Quelques statistiques

Les 5 plus longues mises en jeu au driver

  • 1 : Nataliya Guseva – 267,91 mètres
  • 2 : Helen Briem – 266,54 mètres
  • 3 : Patty Tavatanakit – 262,89 mètres
  • 4 : Charley Hull – 256,94 mètres
  • 4 : Jeeno Thitikul – 256,94 mètres
  • 4 : Julia Lopez Ramirez – 256,94 mètres
  • 5 : Jennifer Kupcho – 256,03 mètres

Fairway touchés

13 fairway – 93% de réussite

1ère ex æquo

  • Céline Boutier
  • Arpichaya Youbol
  • Esther Henseleit
  • Yealimi Noh

Green en régulation

  • 1 : Jeeno Thitikul – 16 (89%)
  • 2 : Céline Boutier – 15 (83%)
  • 2 : Hannah Green – 15 (83%)
  • 2 : Diksha Dahar – 15 (83%)
  • 2 : Esther Henseleit – 15 (83%)
  • 2 : Lucy Li – 15 (83%)
  • 2 : Chanettee Wanasaen – 15 (83%)
  • 2 : Lottie Woad – 15 (83%)
  • 2 : Hae Ran Ryu – 15 (83%)
  • 2 : Chisato Iwai – 15 (83%)

Women’s British Open : L’essentiel à savoir

Historique

L’épreuve féminine britannique fut créée pour être l’équivalent de l’Open Championship, pour les hommes. On doit cette épreuve à la LGU, la Ladies Golf Union, créée en 1893 et basée à Saint-Andrews. Cette association a été fondée pour gérer la pratique du golf féminin et administrer les épreuves féminines d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande et du Pays-de Galles. En 1976, l’Open britannique féminin voit le jour et se joue sur le parcours de Fulford, qui se trouve à deux kilomètres au sud de la ville historique de York, au nord de l’Angleterre. C’est la joueuse anglaise, Jee-Lee Smith qui l’emporte avec un score de 299 (72 –76 –78 – 73) devant l’irlandaise Mary McKenna  (71 – 77 – 78 – 75). A l’époque, la LGU éprouve des difficultés à organiser cette épreuve sur les meilleurs parcours. Pourtant, en 1982, le Royal Burkdale accepte d’accueillir le British Women’s Open. C’est la joueuse espagnole, Marta Figueras Dotti qui remporte le tournoi et elle fut la seule espagnole vainqueur de l’épreuve. En 1980, alors joueuse amateur, elle échoua d’un coup derrière Debbie Massey puis en 1985 et en 1986, elle se classa également seconde de l’épreuve, également sur le parcours du Royal Birkdale. Au total, trente-huit parcours ont accueilli l’épreuve et c’est le golf de Woburn qui connut le plus d’éditions, avec un total de onze épreuves. La dernière ayant eu lieu en 2019.

Le nom Women’s British Open sera utilisé pour les deux premières épreuves, puis en 1986 avant de connaître une période sponsorisée par divers partenaires. L’épreuve retrouvera son appellation d’origine entre 1994 et 2006. A partir de 2007, l’épreuve se nomme officiellement le Ricoh Women’s British Open. En 2001, l’épreuve fut élevée au rang de Majeur. Dès 1984, le Women’s British Open est sanctionné par le Ladies European Tour qui co-sanctionne encore l’épreuve aujourd’hui. D’ailleurs, il faut souligner que le Women’s British Open est avant tout une épreuve du tour européen. C’est en 1994 que l’épreuve est intégrée au LPGA Tour.

Le parcours

L’open féminin britannique est de retour au Royal Lytham et St Annes Golf Club, après une édition, en 2018, qui avait été remportée par l’Anglaise Georgia Hall. La Thaïlandaise Atthaya Thitikul ayant remporté la Smyth salver, qu’elle recevra également l’année suivante.

C’est donc un links typiquement Anglais, au nord de l’Angleterre, entre Liverpool et Lancaster, le long du littoral, que se trouve ce parcours emblématique, où les plus grands golfeurs, hommes et femmes confondus, ont laissé leur empreinte.

Comme en Ecosse, les joueuses retrouvent des bunker profonds, aux parois abruptes, des fairway ondulés, où la balle peut rebondir et se diriger en fonction des nombreuses pentes, ainsi que des rough épais, composés d’une herbe endémique qui ne facilite pas l’action de la tête de club.

Les bunkers sont présents autant sur les fairway qu’autour des green, et l’on peut compter jusqu’à 17 bunker, sur un même trou.

La stratégie, la patience et une bonne maîtrise technique seront les trois éléments importants qui devront guider les joueuses, pour aller chercher le meilleur score.

L’absence d’arbre, sur le parcours, et la présence de la mer, devraient favoriser la pénétration du vent.

A noter qu’il s’agit d’un Par 71, comportant, seulement, deux Par 5, mais quatre Par 3. Autant dire que la précision des coups sera déterminante pour remplir la carte avec des birdie.

Les précédentes éditions sur ce parcours

  • 2018 : Georgia Hall
  • 2009 : Catriona Matthew
  • 2006 : Sherri Steinhauer
  • 2003 : Annika Sorenstam
  • 1998 : Sherri Steinhauer

Le record du parcours

2018

  • Minjee Lee – 65, J1

2006 

  • Lorena Ochoa – 65, J3

2003

  • Grace Park – 65, J2
  • Lorena Ochoa – 65,J2

Record du Tournoi sur ce parcours

  • 2018 : Georgia Hall (-17)

Le champ de joueuses

C’est toujours 144 joueuses qui ont le privilège de disputer ce tournoi. Parmi elles les 70 meilleures du LPGA Tour dont Nelly Korda, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, Hye-Jin Choi, Minjee Lee, Lottie Woad, Brooke M.Henderson, A Lim Kim, Jenny Shin, les sœurs Iwai et un large panel de Japonaises comme Mao Saigo, Nasa Hataoka et Ayaka Furue. Mais aussi les 50 joueuses les mieux classées au niveau mondial. Ce qui permet à Maja Stark, Hannah Green, Ina Yoon, In Gee Chun, Esther Henseleit, Patty Tavatanakit, Allisen Corpuz ou Yan Liu de participer à ce tournoi.

Les anciens vainqueurs de ce tournoi sont également au départ, dont Lydia Ko, Ariya Jutanugarn, Yani Tseng et l’Anglaise Georgia Hall qui tente de revenir à son meilleur niveau après son congés maternité.

S’agissant du Ladies European Tour, elles sont cinq selon le classement de l’Ordre du mérite, et 15 sur la base de l’Ordre du mérité 2025. Ainsi, ce sont Mimi Rhodes, Shannon Tan, Cassandra Alexander, Chiara Tamburlini, Helen Briem, Sara Kouskova, Anna Huang, Diksha Dagar, Pia Babnik, Alexandra Forsterling et Pia Babnik, notamment, qui ont pu entrer dans le champ de ce dernier Majeur de la saison. Ainsi que les Française Nastasia Nadaud et Perrine Delacour qui retrouvent leurs compatriotes Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Agathe Laisné. Ainsi que l’amateur Valentine Delon qualifiée grâce à sa victoire au Women’s Amateur Championship, cette année. Et Vanessa Bouvet qui a terminé 33e du Women’s English Open, sur le LETAS, au début du mois de juillet.

En plus de la Française Valentine Delon, six autres amateurs sont au départ, dont l’Américaine Kiara Romero, la Colombienne Maria José Marin et l’Espagnole Paula Martin Sampedro, qui était déjà présente l’an dernier et qui avait terminé 8e et meilleur amateur.

Il faut également souligner le retour de la Sud-coréenne I.K Kim, vainqueur de ce tournoi en 2017. Au mois d’août 2024, au terme du British Women’s Open, la joueuse aujourd’hui âgée de 38 ans mettait fin à sa carrière sur le LPGA Tour. C’est donc une surprise que de la voir dans cette liste des engagées.

Les amateurs du champ

Les joueuses du Korean LPGA

  • Minsum Kim

Les joueuses du Japan LPGA

  • Kana Nagai
  • Fuka Suga
  • Sayaka Takahashi

Les lauréates de la Smyth salver depuis 2007

Cette médaille récompense la joueuse amateur la mieux classée. Elle fut introduite en 1979 par l’ancienne joueuse Moira Smyth, née le 14 mai 1914 et décéda le 26 février 1990. Elle fut membre du Royal County Donw Ladies Golf Club, avant d’être présidente de l’Irish League Golf Union de 1967 à 1970, puis de 1976 à 1978. Elle est inhumée dans le comté de Down, au cimetière municipal de Banbridge, en Irlande du Nord, aux côtés de son père David, sa mère Vera, de son frère William, et de son fils Brice Wilson assassiné en 1988.

L’année 2007 marque la première organisation de l’Open britannique féminin à St Andrews.

Les amateurs vainqueurs

Sur l’ensemble de son histoire, le British a vu 42 vainqueurs différents, dont trois joueuses amateurs qui sont :

  • Marta Figueras Dotti en 1882
  • Janet Melville en 1978
  • Jenny Lee Smith en 1976

Les triples vainqueurs

  • Karrie Webb : 1995 – 1997 – 2002
  • Sherri Steinhauser : 1998 – 1999 – 2006

Les doubles vainqueurs

  • Jiyai Shin : 2008 – 2012
  • Yani Tseng : 2010 – 2011
  • Debbie Massey : 1980 – 1981

Les vainqueurs du siècle

L’année 2001 marque l’entrée du British Women’s Open dans les tournois majeurs du LPGA Tour.

Les ,joueuses qui participent à leur premier British Women’s Open

  • Carolina Chacarra – Espagne
  • Robyn Choi – Australie
  • Melanie Green – USA
  • Youmin Hwang – Corée du sud
  • Soo Bin Joo – Corée du sud
  • Minji Kang – Corée du sud
  • Yana Wilson – USA
  • Yunseo Wang (a) – Corée du sud

Dotation et prime

Nos sommes désormais loin de cette dotation 100 000 livres en 1987, dont Lauras Davies toucha 15 000 livres pour sa victoire. C’est en 1998 que l’épreuve fut dotée de 1 million de dollars pour une prime au vainqueur de 162 000 dollars. Depuis, cette dotation n’a eu de cesse d’augmenter jusqu’à 4,5 millions de dollars en 2019. On croyait alors que cette somme mettrait du temps à évoluer mais, au contraire, elle connut une forte augmentation, ces trois dernières années. La raison est simple, c’est l’augmentation de la dotation de l’US Women’s Open qui a tout accéléré, provoquant une surenchère des dotations de l’ensemble des tournois majeurs.

Après une nouvelle augmentation, qui passa la dotation à 7,3 millions de dollars, en 2022, la dotation fut portée, en 2023, à 9 millions de dollars, s’approchant de la dotation de l’US Women’s Open de 2022. Et l’an dernier, cette dotation augmenta à nouveau pour passer à 9,5 millions de dollars.

Pour cette nouvelle édition, c’est la somme symbolique de 10 millions de dollars qui dote ce tournoi, avec un chèque de 1,5 millions de dollars, au vainqueur.

L’open Britannique est désormais au même niveau que l’édition 2022 de l’US Women’s Open. Et le financement des tournois féminins, au plus haut niveau mondial, ne cesse d’augmenter.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur les chaînes du Groupe Canal +.