Cette seconde édition a, malheureusement, été écourtée d’une journée, à cause d’une pollution de l’air excessive, provenant des fumées des incendies du Canada. Après 36 trous, l’Américaine Pancake Webb était la seule des joueuses de tête à résister au parcours, tandis que le leader de la Race effectuée une remarquable remontée.
Le golf, comme d’autres sports qui se déroulent en extérieur, est de plus en plus menacé par les conditions météorologiques. Et comme s’il ne suffisait pas qu’il y a les orages, les tempêtes et même les typhons, voici que ce sont les incendies qui ravageaient les forêts canadiennes qui ont empêché le bon déroulement du premier tour.
Le niveau de particule fine et polluante étant largement au-dessus du seuil acceptable, les organisateurs ont fini par annuler la première journée, après avoir retardé les départs, dans l’espoir que le jeu puisse débuter.
C’est donc samedi matin que le premier tour de cette seconde édition eut lieu, avec une atmosphère déclarée conforme aux critères de qualité de l’air, fixée par les autorités.
Les ordres de départs restaient ceux de la veille et c’est du Tee n°10 que l’Américaine Annabelle Pancake-Webb débutait sa journée, en compagnie de sa compatriote Anne Chen et de la Malaisienne Mirabel Ting.
Pancake-Webb réalisait l’un des trois meilleurs scores du jour, avec la Lituanienne Gil Bite Starkute et la Taïwanaise Julianna Hung, qui s’était illustrée en 2024, lors de son année de rookie, avec une première victoire, et l’espoir de rester dans le Top 10 de la Race.
Rookie l’an denier, la Lituanienne de 25 ans n’a toujours pas ouvert son compteur de victoire en ayant franchi le Cut de seulement 10 tournois sur 18, l’an dernier. Cette année, Starkute n’est pas plus performante, puisqu’après 11 départs elle n’a passé que 7 Cut. Mais elle détient deux Top 10, contre un seul l’an dernier, et la saison n’est pas terminée.
Se retrouvant dans le groupe de tête, Starkute n’allait pourtant pas s’élancer dans le dernier groupe, au second et dernier tour. En effet, les organisateurs ont décidé d’appliquer deux règles. Celle qui consiste à alterner les heures de départ, comme pour les deux premiers tours d’un tournoi normal, et celle consistant à faire partir du Tee n°1, les joueuses de la partie haute du tableau.
Ainsi, Gil Bite Starkute s’élançait du Tee n°1, mais elle partait plus tôt que la veille. Elle jouait donc avec les Américaines Megan Schofill et Mariel Galdiano, qui avaient pris la seconde place, avec le score de –4, soit un coup de moins que les trois leader.
Seule l’Américaine Lauren Nguyen, arrivée 2e à –4, samedi, était intégrée au dernier groupe comprenant Julianna Hung et Pancake Webb. Et cette règle ne permit pas de créer un avantage pour celles parties le matin puisque Pancake-Webb allait jouer un coup de plus que la veille, soit 67, alors que Starkute rendait une carte de 71.
Dans l’ensemble, près de la moitié des scores s’établirent sous le Par, et le meilleur fut au crédit de l’Américaine Haylee Harford Sanchez et de la Mexicaine Lauren Olivares. Toutes les deux signèrent un 65 leur permettant de très bien terminer ce tournoi.
Hartford Sanchez, vainqueur la semaine dernière,passait de la 77e à la 8e place, et Olivares, qui est en tête de la Race for the Card, passait de la 23e à la 2e place, qu’elle partagea avec Mariel Galdiano, qui fut une des rares à rester dans le haut du tableau, au terme de ce second tour.
Vainqueur avec le score de –9, et deux coups d’avance sur le duo Galdiano et Olivares, Annabelle Pancake-Webb ne cachait pas son émotion et sa joie, avec cette première victoire : « cela représente énormément pour moi. C’est un circuit incroyable, avec des joueuses et un encadrement qui sont formidables. Et le parcours de cette semaine était excellent ». Originaire de Zionsville, dans l’état voisin de l’Indiana, Pancake-Webb était heureuse de s’imposer dans une région qu’elle connaît et devant sa famille qui avait fait le déplacement. « Après le 15e trou, je me suis simplement dit que ce n’était pas fini. Il me restait trois trous à jouer, dont deux Par 5. Et je suis plutôt une joueuse offensive. J’ai fait abstraction du bogey concéda au 15 pour aborder la fin de cette journée sans rien changer à mon état d’esprit et ma stratégie. Ce bogey était le premier du tournoi. J’avais donc simplement réalisé un mauvais putt. Il faut oublier les mauvais coups et se souvenir des bons, et c’est ce que j’ai essayé de faire », confia l’Américaine qui était encore à égalité avec Galdiano et Olivares, à deux trous de la fin.
Arrivée au départ du 18 avec le score de –8, Pancake-Webb se devait de réaliser le Par, pour gagner. Mais elle trouva l’opportunité de réaliser un dernier birdie, lui permettant de s’imposer avec deux coups d’avance.
Gil Bite Starkute partage la 4e place, à –5, avec les Américaines Jakcie Lucena,e t Alice Hodge, ainsi que la Chinoise Jieni Li, rookie cette année à 24 ans.
L’Américaine de 18 ans, Gianna Clemente, est 8e en compagnie de neuf autres joueuses dont Hartfod Sanchez, Iacobelli et Papp Budde. La Thaïlandaise et ancienne joueuse du LPGA Tour, Wichanee Meechai se classe 18e avec six autres joueuses dont Mirabel Ting.
L’Espagnole Carlat Bernat Escuder termine 46e dans le Par, et s’est sûrement consolée avec la victoire, dans le Mondial de football, de la Roja.Quant à la tenante du titre, l’amateur Mia Hammond, elle n’a pas franchi le Cut.
En terminant seconde de ce tournoi, Lauren Olivares consolide sa première place, tandis que Annabelle Pancak-Webb grimpe de 3places, pour s’installer en seconde position devant Kaleiya Romero, qui perd une place, tout comme Liqui Zeng désormais 4e.
Haylee Hartford Sanchez gagne une place et prend la 10e position, alors que Gianna Clemente réalise une belle opération en passant de la 32e à la 25e place. L’Américaine est encore loin de la 15e place, mais il reste encore sept tournois à jouer et elle n’a que 141,52 points de retard sur Maddie McCrary Civello. Et chaque année, on a vu ce classement évoluer jusqu’au dernier tournoi, de la 20e à 10e place, avec des joueuses qui étaient en passe de se qualifier et qui ont été contrainte de s’inscrire à la Q-série, au soir du dernier tournoi de la saison.
Cependant, Clemente est encore jeune et a besoin de prendre de l’expérience. Une saison supplémentaire sur l’Epson Tour, pour elle ne serait pas exceptionnelle.
Prochaine épreuve de l’Epson Tour, cette semaine avec le Hartford Health Care Women’s Championship, qui se jouera dans le Connecticut.
Ce tournoi succède à celui qui fut joué sur le LPGA Tour, depuis 1984, et qui eut pour dernier nom le Dana Open, en 2024.
En 2025, son fondateur, Judd Silverman, annonçait qu’après 40 ans de présence sur le LPGA Tour, il était temps d’essayer quelque chose de différent. Et cela s’est traduit par un tournoi qui a accueilli une sélection des joueuses de l’Epson Tour et du Legends of the LPGA. Le tout sous le patronage de Stacy Lewis qui s’associait à l’organisation de cette épreuve intergénérationnelle.
Cette année, seules les joueuses de l’Epson Tour prennent part à ce tournoi.
La première édition a vu la victoire de l’Américaine Mia Hammond, âgée seulement de 17 ans, et amateur.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, elles sont 144 au départ, mais uniquement issues de l’Epson Tour, hormis celles qui sont invitées. Et parmi elles, le vainqueur de l’an dernier, qui évolue toujours avec un statut d’amateur.
Mia Hammond tentera donc de conserver son titre, face à un Top 80 de l’Epson Tour où se trouvent quelques joueuses déjà titrées. Notamment cette année, comme les Mexicaines Isabella Fierro et Lauren Olivares, la Sud-coréenne JeongEun Lee6, les Américaines Kaleiya Romero et Haylee Hartford Sanchez, la Néo-zélandaise Fiona Xu ou encore la Thaïlandaise Cholchevas Wongras.
Sont également dans le champ Amari Avery, Gianna Clemente, Bianca Pagdanganan, Xiaowen Yin, Malia Nam, Carla Bernat Escuder, Mirabel Ting, Megha Ganna, Valery Plata, Samantha Wagner, Leah John, Liqi Zenq Sarah White et quelques autres joueuses bien installées sur ce circuit comme Jillian Hollis, Sophie Hausmann ou Daniella Iacobelli.
Une Française est au départ, il s’agit de Emma Broze, 30 ans, rookie en 2020, classée 117e de la Race for the Card, après huit départs et quatre Cut de franchis. Contrairement aux Etats-Unis ou à la Chine, la France ne parvient pas à avoir de jeunes espoirs de moins de 20 ans, intégrer ce circuit.
Un Cut conservera les 60 meilleures, et ex aequo, après les deux premières journées.
Depuis 1989, ce tournoi est accueilli par le Highland Meadows Golf Club, dans la ville de Sylvania. Nous sommes à la frontière entre l’Ohio et le Michigan, à quelques centaines de kilomètres de Détroit, siège de l’industrie automobile et de Kalamazoo, siège de la société Gibson, célèbre pour ses guitares et notamment, ses fameuses Les Paul. Le Highland Meadows Golf Course fut inauguré en 1925 et il est l’œuvre de l’architecte Sandy Alves. Peu d’informations filtrent au sujet de cet architecte, sinon qu’il est originaire de l’Ohio et qu’il a été actif dans les années 1920-1925. Il dessina de nombreux golfs et il collabora avec Donald Ross, l’un des architectes, écossais, réputés en matière de création de parcours. Ross redessina notamment les trous n°1, 2 et 3 de Pinehurst. Sandy Alves dessina, quant à lui, plusieurs dizaines de parcours, principalement dans l’Ohio et le Michigan. Il contribua au Donald Ross Golf Course, sur le French Lick Resort et à l’Acacia Country Club (Ohio). Le Highland Meadows Golf Course est un Par 71 de 6137 mètres comportant 6 tees différents pour tous les niveaux. Greens et fairways sont plantés avec un mélange de Poa annua et de Bentgrass. Jouable toute l’année, le parcours est décrit comme convivial et classique. Dans un cadre forestier, ce parcours recèle cependant quelques difficultés comme l’étroitesse de certains fairway, les dénivelés de plusieurs greens ou encore une rivière qui traverse les trous 10 et 11. Globalement, un parcours reposant pour les yeux mais pas pour l’esprit qui doit rester concentré sur les mises en jeu et la lecture des green.
Entre 2019 et 2020, le parcours a fait l’objet de nouvelles rénovations, notamment avec une extension du 18 et la rénovation totale des bunker. Et en 2021, le trou n°6 fut allongé de 14,50 mètres tandis que le trou n°8 fut allongé de 13,70 mètres.
Le record du parcours LPGA Tour
18 trous : -11 Paula Creamer en 2008
36 trous : -17 Paula Creamer en 2008
54 trous : – 22 Nasa Hataoka en 2021
Dotation et prime
L’édition 2025 reçut une dotation globale de 300 000 dollars, avec une prime au vainqueur de 45 000 dollars.
Cette année, la dotation est amputée de 50 000 dollars et la joueuse qui s’imposera recevra un chèque de 37 500 dollars.
Comme d’habitude, ce tournoi ne bénéficie pas de couverture télévisuelle.
L’Américaine de 29 ans s’impose pour la première fois sur ce circuit qui est l’antichambre du LPGA Tour.
En marge du 4e tournoi Majeur du LPGA Tour, qui a concentré toutes les attentions, se déroulait la 11e épreuve de l’Epson Tour, qui symbolise une mi-saison de laquelle émergent quelques nouvelles têtes. Reléguée sept coups derrière le leader du premier tour, le vainqueur de ce tournoi a démontré toute sa combativité.
Il a fait chaud dans l’Indiana, durant ces trois jours de compétition, et cette température qui augmente, d’année en année, est en train de devenir un véritable enjeu sportif. En plus du dérèglement climatique qui a engendré, depuis deux ans, beaucoup plus d’orages durant les tournois, avec, parfois, des conséquences spectaculaires.
Par chance, la première journée fut nuageuse et le vent soufflant en rafale. L’Américaine Haylee Hartford Sanchez, que l’on connaissait jusqu’ici sous son nom de jeune fille (Hartford), débuta très mal ce premier tour en jouant +1.
Elle était reléguée à la 95e place, en compagnie de dix huit autres joueuses, dont Fiona Xu, Wichanee Meechai, Amari Avery, Madison Young et Kim Kaufman. Rookie en 2020 sur ce circuit, l’Américaine de 29 ans ne trouva qu’un birdie et concéda deux bogey, se débattant pour sauver des Par la plupart du temps.
Accusant 7 coups de retard sur le leader, sa compatriote Jennifer Rosenberg, rookie en 2023, qui a très peu joué sur l’Epson Tour jusqu’ici, elle était en danger face au Cut qui s’établirait le lendemain à –2. Hartford Sanchez savait que la seconde journée qui l’attendait serait un combat contre elle et le parcours.
Et lors de ce second tour elle a tout de suite corrigé le tir en rendant une carte de 65, vierge de bogey, et un aller en 32 qui lui redonnait l’espoir suffisant pour faire encore mieux. Au retour, Hartford Sanchez réussit à rentrer un birdie sur le Par 4 du trou n°11, et elle clôtura sa journée par deux birdie. Le premier sur le Par 5 du 16, et l’autre sur le Par 3 du 17, du fameux BlackThorn Golf Club, qui est le tracé historique de ce tournoi.
Grâce à cette performance, elle intégra le Top 10 à la 7e place, d’où Rosenberg avait disparu à cause d’un bogey puis d’un double au tout début de sa journée. Et un nouveau bogey sur le Par 4 du 5 allait la faire plonger à –2, anéantissant une grande partie du travail qu’elle avait accompli la veille. Telle est la dure loi du golf que bien d’autres joueuses ont vécue et que d’autres vivront encore.
C’est la joueuse de Taiwan Huai-Chien Hsu qui prenait la tête, avec le score de –9, devant Alice Hodge (-8), et quatre joueuses en 3e position, dont la Chinoise Liqi Zenq.
L’amateur Katelyn Huber se classait 7e après une seconde carte de 69. Et Maria Fassi occupait la 15e place à –5.
Une dernière journée exceptionnelle pour Hartford Sanchez
Ce dernier jour de compétition se déroula avec les meilleures conditions de jeu qu’il soit. A savoir un franc soleil et très peu de vent.
Se sentant de plus en plus à l’aise sur ce parcours, qu’elle joua en 2020 et 2021, Hartford Sanchez accumula les birdie à l’aller au point d’établir un score de –5, sans bogey. Parvenue à –11 total, elle enfonça le clou avec deux autres birdie, dès l’entame du retour, et malgré un bogey sur le Par 5 du 16, elle termina sa journée en rentrant trois autres birdie, dont deux sur les deux derniers trous.
Ces deux birdie firent toute la différence face à la Sud-africaine Megan Streicher, rentrée au club house juste avant elle, avec le score de –13, obtenu grâce à un eagle sur le Par 4 du 15.
Virtuellement vainqueur avec le score de –14, au 17 quand Streicher clôurait sa journée au 18 avec un Par, Hartford Sanchez pouvait encore défaillir sur le dernier trou, ce qui aurait occasionné, au mieux, un playoff. Mais elle resta maître de son jeu pour signer ce dernier birdie qui l’assurait d’une franche victoire. Et en jouant 63 dans cette dernière journée, elle réalisait le meilleur score de ces trois tours, et égalait le record du tournoi, sur ce parcours, réalisé par sa compatriote Jessie White en 2013.
Après ces deux dernières journées menées à un rythme élevé, elle déclarait : « je ne m’attendais pas du tout à ce résultat ni à franchir le Cut. Je savais que passer le Cut allait être un véritable combat, donc je n’avais pas vraiment d’attentes particulières. Evidemment, c’est toujours l’objectif, mais je n’imaginais pas me retrouver là je suis aujourd’hui ». Puis elle reprit : « j’essayais de ne pas penser au score, mais sur le retour, au trou n°11, j’ai eu envie de rire après avoir réussi un putt d’une dizaine de mètres. C’était vraiment l’une de ces journées où tout rentrait », confiait-elle. « Je voyais bien les trajectoires et je jouais les coups les uns après les autres. Quand j’ai réussi ce long putt, je me suis dit : ok, c’est vraiment ma journée », ajoutait l’Américaine qui vient de remporter son premier succès l’Epson Tour, un peu moins de six ans après avoir intégré le circuit.
Rookie cette année, la Sud-africaine Megan Streicher signe sa meilleure de l’année, en ayant seulement participé à trois tournois, avant celui-ci. Agée de 23 ans, elle monte en puissance et ses résultats le confirment. Après avoir manqué le Cut du FireKeepers Casino Hotel Championship, elle a terminé 20e à –5 du Hreat Lakes Championship, puis 6e à –14 du Island Resort Championship. Cette seconde place est donc son meilleur résultat et son premier Top 10, alors qu’elle avait déjà joué 65, au second tour du Islan Resort Championship, il y a deux semaines. « Je considère que ce résultat est une déjà une victoire », confia Streicher. « Je suis satisfaite de mon jeu aujourd’hui. J’avais quelques coups de retard avant le dernier tour, et après manqué la moitié de la saison, il fallait que je joue de manière agressive. j’ai donc l’impression d’y être parvenue, alors oui c’est une victoire, quoi qu’il arrive », concluait-elle.
L’Afrique du Sud qui possède son propre circuit avec le Sunshine Ladies Tour, a produit des joueuses qui ont marqué l’histoire du golf mondial féminin. Lee-Anne Pace est de celles-ci, de même que Casandra Alexander est en train de monter en puissance sur le LET et il ne serait pas étonnant qu’elle obtienne sa carte, soit de l’Epson Tour, soit du LPGA Tour, en fin de saison, au travers de la Q-serie. Si elle y participait. Sa prestation à Evian-les-Bains fut remarquable de solidité.
La Chinoise de 20 ans, Liqi Zenq, se classe 3e, avec le score de –11, prenant également la 3e place de la Race for the Card. Elle aussi semble en route pour le LPGA Tour.
Leader de la Race, la Mexicaine Lauren Olivares termine 4e à –10, avec Kaitlyn Papp Budde, la Canadienne de 33 ans Megan Osland, les Américaines Alice Hodge (23 ans et rookie en 2025) et Kary Hollenbaugh (22 ans et rookie cette saison), ainsi que la Taiwanaise de 22 ans, également rookie, Huai-Chien Hsu, qui fut le leader après deux tours.
Quant à Haylee Hartford Sanchez, cette victoire lui permet de faire un bond de 36 places, à la Race et d’intégrer la 11e place. Un nouveau combat débute pour elle, celui de rester dans le Top 15 de ce classement, jusqu’au dernier tour de la saison.
La seule Française engagée dans ce tournoi, Emma Broze, se classe 52e à –2.
Le prochain tournoi de l’Epson Tour aura lieu cette semaine, sur le fameux parcours de Sylvania, pour le Greater Toledo Classic, cher à Judd Silverman.
Ce tournoi fut égal à lui-même en proposant du beau jeu sur un parcours qui peut tout autant favoriser une journée à birdie comme offrir les pires difficultés. Après s’être offert le record du parcours, lors du moving day, la Sud-coréenne Hae Ran Ryu pouvait espérer enfoncer le clou et dérouler son jeu sereinement vers un second titre en majeur. Mais il y avait une Canadienne sur sa route et pas seulement !
En signant une carte de 60, samedi, qui constitue le nouveau record du parcours, la Sud-coréenne âgée de 25 ans, Hae Ran Ryu, s’était donnée une avance de trois coups, lui permettant d’aborder cette dernière journée sereinement.
Mais une bonne journée pouvant précéder une moins bonne, elle ne pouvait pas se relâcher si elle souhaitait remporter son second titre en Majeur. Par ailleurs, elle allait partager sa dernière journée avec deux joueuses redoutables dont il fallait s’attendre à ce qu’elles déploient une stratégie agressive pour essayer, elles aussi, de s’imposer.
La première étant la Japonaise Akie Iwai qui avait été en tête le premier jour. Et la seconde, la Canadienne Brooke M.Henderson, déjà vainqueur de ce tournoi en 2022.
Enfin, il y avait dans les deux groupes qui les précédaient, des joueuses tout aussi qualifiées pour signer un très bon dernier tour. Telle la Japonaise Mao Saigo et la Thaïlandaise Jeeno Thitikul.
Grâce à son score de –19, Ryu resta en tête même en s’élançant dans le dernier groupe, à 10h40. Sa journée débutait avec un Par, et n’allait pas être très productive sur les premiers trous contrairement à Henderson qui débuta par un birdie.
De son côté, Akie Iwai concéda un bogey sur le Par 4 du trou n°1, qu’elle effaça par un birdie, juste après. Mais sur le Par 4 du trou n°3, la Japonaise mettait en jeu hors du fairway, et nul ne retrouva sa balle.
Contrainte de jouer avec une pénalité, Iwai débutait très mal ce dernier tour en concédant un double bogey sur ce trou. On crut alors que celle qui fut en tête le premier jour ne soit déjà hors course pour la victoire, tandis que la Canadienne semblait mieux maîtriser son jeu. Et cela se vérifia sur le Par 5 du trou n°7, quand Brooke M.Henderson trouva le green au second coup, lui laissant un putt d’environ 8 mètres, qu’elle rentra.
Ces deux coups repris au parcours venaient de modifier le sens du tournoi puis que Henderson se retrouvait à –17, deux coups derrière Ryu, et un devant Iwai qui avait du mal à progresser. Puis, au trou suivant, Brooke M.Henderson réalisa une mise en jeu parfaite, qui fit tomber sa balle environ 10 mètres avant le mat, et qui termina sa course jusque dans le trou !
Ce trou en un, le premier et le seul de la semaine, modifia totalement le cours de cette journée. En passant seule seconde, derrière la Sud-coréenne qui n’arrivait pas à rentrer le moindre birdie, Henderson ouvrit une nouvelle perspective à ce tournoi. Et si elle était celle qui allait s’imposer en surgissant de l’arrière ? Ce cas de figure s’étant déjà-vu à maintes reprises, l’option d’une victoire Canadienne devenait parfaitement crédible. D’autant que Henderson est une des joueuses en activité la plus titrée du circuit.
Et sur le Par 3 du 8, c’est Hae Ran Ryu qui faisait parler d’elle en manquant un putt pour sauver le Par, d’environ un mètre. Ce bogey redessinait encore plus les contours de cette journée, propulsant la Canadienne co-leader, à –18.
Dès lors, tout fut à refaire pour Ryu qui allait continuer d’enchaîner les Par jusqu’au 17. Ce n’est pas que son jeu n’était pas bon, mais elle était moins précise que la veille et ne parvenait pas à se placer à bonne distance des mats. On eut même le sentiment que sa stratégie était de ne pas forcer pour afin de ne pas avoir à se battre pour combler un bogey trop facilement concédé par une stratégie agressive.
A contrario, Akie Iwai commença à mieux jouer, et son erreur du trou n°3 semblait lui avoir redonné de l’énergie. Sur le Par 4 du 6, elle eut un putt à environ 1,20 mètre qu’elle ne manqua pas. Puis, sur le Par 5 du trou n°9, la Japonaise signant encore un birdie, grâce à un bon troisième coup, depuis le rough, qui amena sa balle sur le green à environ 4 mètres du trou. La seule difficulté pour elle était de gérer la descente. Ce qu’elle réussit parfaitement à maîtriser.
Revenue à –16, qui était son score de départ, Iwai revenait dans la course à la victoire et allait même redevenir un sérieux pronostic, à trois trous de la fin.
Ryu au coude à coude avec Henderson et Iwai
Cette fin de journée, très chaude comme partout en France, grimpa en intensité sur le Par 3 du trou n°14. Henderson envoyait sa balle sur le green mais avec un peu trop de force. Elle quitta le green, dévala la pente et se retrouva à la limite du chemin à voiturettes, à plus de 10 mètres du trou. Et environ deux mètres sous le green.
Alors que la balle de Ryu resta sur le green tout comme celle de Iwai. La Sud-coréenne ayant un putt à suivre d’environ 4 mètres, contre 3 mètres à la Japonaise. Il semblait évident que Henderson aurait du mal à signer un birdie avec un coup compliqué et une pente de green dans le sens de son jeu. Et son chip qui fit rouler sa balle plusieurs mètres après le trou, confirma cette crainte.
Hae Ran Ryu pouvait alors espérer se redonner un peu d’air, en signant un birdie, de même que Akie Iwai pouvait égaler le score de Henderson. Mais la Sud-coréenne manquait son putt tandis que la Japonaise réussissait le sien.
Ryu continuait à faire du surplace, désormais menacée par Iwai et Henderson, respectivement à –17 et –16. Et au trou suivant, la Canadienne signa un nouveau birdie, sur ce Par 5 que Ryu ne parvint pas à exploiter. Un de plus !
Et Iwai de trouver, elle aussi, un birdie, la propulsant co-leader avec le score de –18. A trois trous de la fin, c’est un nouveau tournoi qui se mettait en place, avec une Hae Ran Ryu manifestement en panne, alors que Iwai et Henderson carburaient au birdie, ou à l’eagle !
Et sur le Par 3 du 16, Brooke M.Henderson rentra son troisième birdie du jour, ce qui lui permit de venir renforcer cette première place où Ryu était de plus en plus en danger.
Avec le score de –18 toutes les trois, les joueuses du dernier groupe venaient enflammer cette fin de journée, offrant un spectacle aussi passionnant que stressant, comme ce tournoi a déjà su le faire par le passé.
Et l’on voyait, subitement, plus facilement Henderson ou Iwai poser les mains sur le trophée, que Ryu qui jouait juste, mais sans résultat et sans artifice. La suite de cette journée allait réviser cette perspective et le golf de réserver, une fois encore, des surprises et du suspense comme seul ce jeu sait en produire.
Playoff : l’acte manqué d’Henderson
Cette fin de journée régulière allait encore réserver des émotions et du très beau jeu. Après ce très bon coup du 16, Henderson apparaissait comme la joueuse la plus lucide et la plus agressive. Et cette agressivité allait lui jouer un mauvais tour qu’elle attaque la green, depuis le rough, au second coup, sur le Par 4 du 17. Sa balle tomba à gauche du mat, et le back spin la fit s’écarter du trou, par la gauche, à cause de la pente.
Ryu arriva à placer sa balle derrière le mat, mais à environ 6 mètres et avec un putt en descente qui ne présageait pas un birdie facile. Enfin, Iwai réussit à stopper sa balle derrière le mat, en se laissant, elle aussi, un putt en descente.
Ryu eut besoin de deux putt, comme on pouvait s’en douter. De même que Iwai, laissant la Sud-coréenne et la Japonaise co-leader. Mais la Canadienne, après un premier putt qui laissa sa balle à moins d’un mètre du trou, manqua son putt pour le Par et se présenta seconde, avec un coup de retard sur Iwai et Ryu, au départ du 18.
On eut pu se dire que s’en était terminé des chances de victoire de la canadienne, avec ce dernier Par 5 à négocier. C’est en réalité mal connaître le potentiel de cette joueuse qui a démontré, depuis longtemps, qu’elle possède une grande énergie et un mental capable de lui apporter toutes les ressources suffisantes pour surmonter une telle situation.
Après une bonne mise en jeu, elle tenta le green au second coup. Et cette approche du mat fut exceptionnelle. Puisque sa balle vint terminer sa course à gauche du mat, à environ 1,50 mètre. Alors que Ryu lâcha sa mise en jeu à gauche, dans le rough, et qu’elle ne put faire mieux que d’aller chercher le green au troisième coup. Quant à Iwai, c’est également dans le rough, à gauche, qu’elle eut à jouer son second coup.
Ainsi, sur le green, la Japonaise et la Sud-coréenne eurent un putt pour birdie quand la Canadienne se retrouva avec l’opportunité de signer un nouvel eagle. Et Henderson de rentrer ce putt ce qui la remis dans la course pour la victoire, avec le score de –19.
Si Ryu et Iwai rentraient leur putt, les trois joueuses continueraient cette journée, en playoff. Si les deux signaient un Par, la Canadienne s’imposerait et deviendrait double vainqueur de l’Evian Championship.
Et Ryu de prendre son temps, et de jouer calmement. A environ 2,50 mètres du trou sa balle roula et s’y engouffra. Le playoff aurait bien lieu. Mais allait-il emmener les trois joueuses ?
Akie Iwai se mit alors à l’adresse, avec une balle à environ 2 mètres du mat, donc plus près que celle de Ryu. Mais la Japonaise manqua de précision et elle eut besoin d’un second putt pour signer le Par, et s’incliner en masquant une profonde déception qu’elle laisserait éclater plus tard.
Après la démonstration que la Canadienne donna tout au long de la journée, il était évident, pour beaucoup, qu’elle était favorite. Mais au départ de ce premier trou de playoff, au 18, c’est elle qui lâcha sa mise en jeu à gauche, dans le rough. Et c’est Ryu qui trouva le fairway et pu placer sa balle sur le green, au second coup. En quelques minutes, tout le scénario venait de s’inverser et ce que la Sud-coréenne avait subi, c’est la Canadienne qui le vivait.
Après un recentrage et un troisième coup qui envoya sa balle juste à la limite du green, dans un collier de rough, Brooke M.Henderson tenta un dernier coup de génie : rentrer son chip, à environ 6 mètres du trou. Pouvant gérer son premier putt pour placer sa balle au plus près du mat, Hae Ran Ryu eut peu d’efforts à faire pour réaliser un dernier birdie, alors que Henderson ne put rentrer son chip. Cet acte manqué la privait d’une double victoire.
Ainsi, sous le ciel bleu d’Evain-les-Bains, et malgré une chaleur pesante pour tous, Hae Ran Ryu remportait son second titre en Majeur, deux semaines après avoir remporté le KPMG Women’s PGA Championship.
Déjà connue des passionnés pour sa combativité et un jeu puissant, la Sud-coréenne n’a finalement pas étonnée ceux qui la suivent depuis son arrivée sur le LPGA Tour. Non seulement elle a déjà démontré qu’elle sait jouer très bas, mais en plus qu’elle est capable d’affronter des conditions de jeu, parfois compliquée. « C’est surréaliste », dira-t-elle en conférence de presse. « Parce que mes coups étaient bons aujourd’hui, mais mon putting était vraiment mauvais. Et je me disais « Mon Dieu fait rentrer ces balles ». A chaque trou je priais que ça rentre », confia la Sud-coréenne. « Et puis, au dernier trou, il y a eu ce birdie. Et j’ai dit merci. Et c’est un rêve incroyable qui se réalise », continuait-elle.
Cette victoire est d’autant plus importante pour elle qu’en 2015 elle remporta une victoire en catégorie Junior : « j’ai un très bon souvenir lorsque j’avais 14 ans. J’ai remporté la victoire avec mes amis du team Sud-coréen. Et j’espérais remporter un jour ce Majeur, parce que j’avais conservé un bon souvenir de ce parcours qui est si magnifique » confia Ryu qui manqua la Cut, l’an dernier, alors qu’elle se classa 5e l’année d’avant pour sa troisième participation à ce tournoi. La première ayant eu lieu en 2018 lorsqu’elle était encore amateur.
Derrière la joie de hae Ran Ryu se cache la déception de la Japonaise Akie Iwai, qui n’a pas pu éviter de verser des larmes, au micro de Tom Abbott. La Japonaise qui a remercier le public et qui a déclara avoir été heureuse de jouer avec autant de monde pour l’encourager : « j’ai été très solide aujourd’hui. La victoire m’a donné beaucoup de confiance, et les défaites aussi. Et c’est une bonne expérience en perspective de l’AIG British Women‘s Open. C’est une bonne leçon », expliquait-elle en sanglotant.
Quant à Brooke M.Henderson, encore caddeyée avec succès par son cousin, elle sort de ce tournoi moins affectée que la Japonaise. « J’ai joué de manière incroyable. C’est vraiment excitant. Terminer second d’un autre tournoi Majeur, quelques semaines plus tard, ca signifie que mon jeu est bien en place. Evidemment, j’étais très enthousiaste de partir en playoff. J’aurais aimé jouer un peu mieux mais Hae Ran a très bien joué et je la félicite », déclarait très sportivement la Canadienne, qui, elle aussi, se projette sur le dernier Majeur de la saison.
Encore une performance pour Nadaud
Du côté Français la déception est venue de Perrine Delacour que l’on espérait bien plus à l’aise toute la semaine, après un bon démarrage, et c’est finalement Nastasia Nadaud qui réalise encore une bonne performance, sur le LPGA Tour, et dans son année de rookie, avec une dernière carte de 67. Soit son meilleur résultat en quatre jours.
A 21 ans, pendant que d’autres envisagent de passer un diplôme, la Française native de Chambéry s’affirme comme ce nouvel espoir du golf féminin Français, que l’on attend depuis plusieurs années, afin de reprendre le flambeau d’une Céline Boutier qui avance dans l’âge et quittera le Tour, comme d’autres avant elle, après avoir apporté au golf Français de très belles victoires, et montré le chemin à suivre.
Cette 22e place à –7, vient se calquer sur son résultat de l’an dernier, en ayant terminé 21e à –6. C’est aussi 100% de réussite en Majeur, cette année, pour Nastasia Nadaud, qui franchit tous les Cut.
Enfin, Pauline Roussin-Bouchard se classe 50e, avec Perrine Delacour, après avoir rendu une dernière carte de 71.
Soulignons, également, la performance de la Suédoise Anna Nordqvist, qui tentera de conduire à la victoire le team Europe de Solheim Cup, au mois de septembre. Elle termine ce tournoi à la 7e place, avec Lydia Ko, et le score de –13, avec une dernière carte de 66 et un eagle au 18. Nordqvist qui a souligné tout le travail qu’elle a été obligé d’accomplir, depuis plus de deux ans, pour revenir au meilleur niveau et dont elle est très satisfaite. Et le décès de son ancien mari, le caddie Ecossais Kevin McAlpine d’avoir également ébranlé l’ancienne vainqueur de cet Evian Championship, qui avait été contrainte de quitter précipitamment l’US Women’s Open en 2023.
Nous terminerons en félicitant les organisateurs de ce tournoi, pour cette nouvelle magnifique édition qui attire toujours autant de passionnés, chaque année, et qui produit un spectacle somptueux.
Prochain tournoi du LPGA Tour, et du LET, dans deux semaines, en Ecosse.
La Sud-coréenne quadruple vainqueur du LPGA Tour signe le record du parcours et prend la tête avec trois coups d’avance.
Ce fut encore une journée très chaude qu’ont vécu joueuses, organisateurs et spectateurs, à Evian-les-Bains, où le nouveau leader a mis le feu au parcours en signant une carte record, lui permettant de s’envoler en tête avec trois coups d’avance sur la seconde.
Ce moving day est entré dans l’histoire du tournoi avec une journée où le record du parcours a été battu d’un coup, par la Sud-coréenne Hae Ran Ryu. Vainqueur il y a deux semaines du KPMG Women’s PGA Championship, elle confirme sa grande forme en se positionnant en tête avec le score de –19, qui est le record après trois tours que sa compatriote In Gee Chun avait établi en 2021.
Et pour arriver à ce score, Ryu a tout simplement joué 60, soit –11 dans cette journée, grâce à de très bons coups dans presque tous les compartiments de jeu.
Après deux birdie en début de partie, elle rentrait son second coup, sur le Par 4 du 6, qui lui offrait un eagle inattendu. Sur sa lancée, elle enchaînait avec un birdie sur le green du 7, et clôturait son aller avec un quatrième birdie sur le Par 5 du 9.
Evoluant dans le dernier groupe avec Akie Iwai et Lottie Woad, la Sud-coréenne de 25 ans, qui n’a pas attendu cette édition 2026 pour se révéler aux yeux des fans de golf (sauf peut-être ceux qui ne s’occupent que du golf masculin), en étant déjà quatre fois victorieuse sur le LPGA Tour, depuis son année de rookie en 2023, a rapidement pris la tête devant la Japonaise Akie Iwai, qui était la seule du groupe à pouvoir suivre le rythme. Car l’Anglaise Lottie Woad, qui s’était placée en tête vendredi soir, après avoir joué 64, ne parvenait plus à ajuster ses coups.
Ce fut un aller en –1, pour l’espoir britannique de 22 ans, construit à l’aide d’un birdie sur le Par 4 du trou n°4 et le Par 5 du trou n°9, et un bogey sur le Par 5 du 7. Ne parvenant pas à trouver les bonnes distances, Woad rongeait son frein en n’arrivant pas à suivre ses deux partenaires de jeu.
Reléguée deux coups derrière Ryu, Woad allait encore voir la Sud-coréenne prendre de l’avance lorsqu’elle signa un cinquième birdie sur le Par 4 du 10.
De son côté, Akie Iwai, qui fut dépossédée de sa première place vendredi, retrouvait du jeu en alignant trois birdie sur la fin de l’aller, après avoir fait du surplace entre le trou n°1 et le trou n°6, à cause de deux bogey et de deux birdie. Se présentant au départ du Tee n°10 avec le score de –13, elle ne parvint pas à être aussi précise que Ryu sur les approches de mat et au putting, sur le neuf de retour.
Au 10 et au 11, Iwai signa le Par et vit Hae Ran Ryu la devancer un peu plus.
Cette avance allait encore augmenter sur la fin de la journée, quand Ryu rentra son putt pour birdie, sur le green du par 3 du 14, alors que Akie Iwai avait réussi à se placer plus près du mat. La Japonaise signait alors un quatrième Par d’affilé, et restait seconde, mais avec deux coups de retard sur la Sud-coréenne.
Tandis que Lottie Woad commençait à se frustrer de voir ses putt passer régulièrement à droite ou à gauche des trous, et quelques approches de mat faire filer sa balle bien au-delà de ce qu’elle souhaitait.
Dans cette journée qui semblait taillée pour signer des birdie, l’Anglaise accumulait les erreurs et les mauvais coups, parfois liés à la nature même du parcours. Après son bogey du 10, Woad dépensa beaucoup d’énergie à sauver des Par. Et au trou n°14, dont le green possède un plateau, des pentes et un risque de mettre la balle soit dans le bunker, soit dans le rough, tout autour, elle choisissait de jouer la prudence, avec une balle au début du green. Elle jouait ensuite un chip, en étant à la limite du pré green, pour faire passer sa balle sur le plateau du haut, en direction du trou. Malgré un putt en descente d’environ 1,50 mètre, elle concédait un bogey à cause d’un putting manifestement moins précis que la veille.
Ainsi, Woad se retouvait à –10, à la 6e place, tandis que Ryu occupait la tête avec le score de –16, devant Iwai à –14.
Et cette fin de moving day, pour le dernier groupe, allait encore être placé sous le signe de la difficulté pour l’Anglaise, et de la facilité pour la Sud-coréenne.
Une carte de 60, vierge de bogey !
Au départ du Par 5 du 15, Hae Ran Ryu trouva le fairway à gauche, alors que Iwai vit sa balle rouler sur la droite. Quant à Woad, elle lâchait son coup à droite, vers les arbres et c’est dans le rough qu’elle allait jouer son second coup.
Grâce à sa puissance qui lui a permis de s’imposer quatre fois sur le LPGA Tour, et notamment dans l’Utah où le vent avait considérablement accompagné les joueuses durant quatre jours, Ryu tenta de trouver le green, au second coup, avec un fer, alors que Iwai joua en lay-up. Finalement, Ryu envoyait sa balle dans le bunker de green lui laissant encore la possibilité de signer un birdie. Ce qu’elle fit après un putt d’environ 3 mètres.
Iwai se retrouva à environ 20 mètres du mat et sa tentative de birdie échoua d’environ 20 centimètres, devant le trou. Quant à Woad, bien qu’ayant réussi à placer sa balle à environ 3,50 mètres du trou, son putt passa encore à côté. L’Anglaise s’agaçait discrètement, au travers d’un comportement révélateur.
Au 16, Ryu et Iwai jouèrent un peu plus à droite du mat, permettant à leur balle de ne pas filer sur la pente qui constitue la gauche du green. Ce que Woad ne réussit pas à faire, en jouant trop dans l’axe du mat.
La balle de l’Anglaise passa devant le trou puis descendit presque 8 mètres en dessous. Le birdie ne serait pas encore pour cette fois. Contrairement à Akie Iwai qui réussissait le sien, avec un putt d’environ 2 mètres, alors que Ryu, plus loin, eut besoin de deux putt pour signer le Par.
Ce septième birdie dans la journée laissait la Japonaise encore un coup derrière la Sud-coréenne, qui restait en tête à –17. Et Ryu n’avait pas encore fini de régaler le public en allant chercher ces deux derniers birdie, sur le Par 4 du 17 et le Par 5 du 18. Sur ce dernier trou, elle trouvait encore le green au second coup, avec un fer, laissant sa balle au milieu pour une tentative d’eagle un peu loin du mat, qui laisserait sa balle environ 20 centimètres devant le trou. Ce birdie scella cette journée d’un score mémorable de 60, qu’aucune joueuse n’avait réussi jusqu’ici.
Le record du parcours étant, jusque là, détenu par trois joueuses que sont Hyo-Joo Kim (2014), JeongEun Lee6 (2021) et Leona Maguire (2021).
Alors que Woad et Iwai terminaient leur journée, Hae Ran Ryu se mit à compter les birdie sur sa carte et demanda confirmation à son caddie. Oui, elle venait bien d’établir un score historique et très probablement de se donner un réelle chance de remporter son second tournoi Majeur, en deux semaines.
« Je ne savais pas ce que j’avais joué », confiera Ryu peu après avoir signé sa carte. « Je ne savais vraiment pas car ici c’est un Par 71, donc je jouais sans trop y penser », déclara Ryu. « Je ne savais pas où j’en étais au 18. Mais après le putt j’ai fait le compte avec mon caddie et j’ai vu que j’étais à –11. Et mon caddie m’a confirmé. Je suis tellement heureuse en ce moment », ajoutait la Sud-coréenne qui est dans une période très positive. « Mon approche du jeu a vraiment changé depuis que j’ai remporté ce tournoi du Grand Chelem. Je voulais tellement décrocher ce titre, et la pression avant d’y parvenir était énorme. Ce qui me frustrait et me poussait à être plus exigeante. Maintenant que j’ai gagné je suis plus sereine et je peux vraiment prendre du plaisir à jouer au golf », déclarait un peu celle qui va aborder ce dernier tour avec trois coups d’avance sur une Japonaise qui n’a pas encore rendu les armes.
« Cette journée fut solide. Et Hae Ran était en feu aujourd’hui, ce fut super bien », confia Akie Iwai, qui se nourrit de ce que la Sud-coréenne produit comme jeu et comme attitude. « L’an dernier j’ai manqué le Cut, donc j’ai envie de prendre une revanche. Je suis vraiment optimiste pour demain et je vais simplement aller de l’avant », ajoutait Iwai.
De son côté, Lottie Woad qui a perdu gros dans cette journée, cherchait à être rassurante : « j’ai joué correctement. Je n’ai tout simplement pas joué assez près des mats et j’ai fait trop de putt. Jouer un au-dessus du Par, je ne sais vraiment ce que je peux dire de ça », lâchait-elle. « Je me suis sentie vraiment bien. Je savais que si je parvenais à rester dans la course…mais je n’ai tout simplement pas rentré les putt qu’il fallait, sur le retour pour y arriver. Alors… », lança-t-elle un peu désabusée, en ayant probablement conscience que ce tournoi vient de lui échapper.
Cependant, le parcours d’Evian-les-Bains est capable de broyer toutes les avances au score, et de réécrire un scénario que l’on pensait définitif. Les chances de Lottie Woad ne sont peut-être pas encore totalement annihilées.
La menace Alexander !
Une autre joueuse a fait parler d’elle, ce samedi. Il s’agit de la Sud-africaine Casandra Alexander, qui continue de monter en puissance depuis l’an dernier, et qui a bien failli, elle aussi, signer une carte record.
Après 16 trous, la joueuse du LET, actuellement en tête de l’Ordre du mérite, alignait neuf birdie et aucun bogey. Avec la possibilité d’aller chercher un eagle au 18, Alexander fut la première à alerter médias et observateurs, sur cette possibilité de faire tomber le record du tournoi. Mais sur le Par 4 du 17 elle n’arrivait pas à trouver le green au second coup, et au 18, c’est dans le bunker qu’elle envoyait sa balle, au deuxième coup. Puis, elle échouait à sortir correctement cette balle du sable, lui laissant un chip juste devant le green, dans lea butte de rough. Après ce bogey concédait au 17 et ce Par au 18, la Sud-africaine de 26 ans, adepte de la musculation, et mariée à un culturiste, rendait une carte de 63 tout en s’offrant une remontée spectaculaire qui la place seule 5e, à –11. Et 8 coups derrière Ryu. « Hormis ce bogey du 17, je dirais que c’était une bonne journée. Chaque putt que je visais semblait vouloir rentrer (…) J’espère que ce sera pareil demain », déclarait-elle.
Une petite journée pour les Françaises
Le clan Français se prenait à rêver d’une nouvelle victoire, soit grâce à Perrine Delacour, soit grâce à Nastasia Nadaud. Finalement, Delacour a joué –1 ce samedi, se plaçant en 16e position, à –6, et récupérant son coup perdu de la veille. Tandis que Nastasia Nadaud, qui adore ce parcours, l’a subi en jouant +2. Et avec une belle boulette sur le green du 16, où sa sortie de bunker, jouée à l’opposé du mat, a failli envoyer sa balle dans l’eau. Par chance, c’est le rough de la pente qui l’a stoppée, lui évitant un coup de pénalité. Mais elle sort de ce trou avec un double bogey qui est venu interrompre un regain de confiance, après un birdie au 15. La Française de 21 ans, qui réalise une bonne première saison sur le LPGA Tour, est sortie du 18 avec un birdie, qui a tempéré sa mésaventure du 16.
Enfin, Pauline Roussin-Bouchard, a rendu une nouvelle carte de 68, démontrant que le premier tour était un accident et qu’elle est capable d’améliorer un peu plus sa position. Avec Nadaud elle pointe à –3 à la 40e place.
On notera la très bonne prestation de la Canadienne Brooke M.Henderson, qui a joué 64 et qui se retrouve 3e à –12, avec une Mao Saigo particulièrement solide. Tout comme sa compatriote Miyu Yamashita, qui a signé de beaux putt, alors que Jeeno Thitikul, qui partageait sa partie, a vécu un troisième tour très compliqué, en visitant les abords du parcours.
Bien que Ryu soit solidement en tête, la dernière journée qui s’annonce devrait mettre en scène quelques-unes de ces joueuses qui constituent le Top 10, et l’on pourrait encore voir Saigo, Alexander, Henderson et même Woad animer ce dimanche et créer du suspense.
Troisième l’an dernier, l’Anglaise de 22 ans vient de prendre la tête du tournoi et de capter l’attention de chacun en perspective du week-end.
Le parcours des Alpes françaises de la 18e étape du LPGA Tour, constituant le 4e Majeur de la saison, a encore dicté sa loi, et quelques figures du circuit son hors jeu. Ce qui laisse une belle ouverture pour celles qui n’ont pas encore ouvert leur compteur de victoire, et celles qui courent après un premier succès dans un tournoi Majeur. Et parmi elles, deux Françaises, ainsi qu’une Anglaise dont on sait déjà ce qu’elle est capable de réaliser sur ce parcours.
Soutenue, comme souvent, par une communication importante, la numéro un mondial ne jouera pas, cette semaine, et cette année, pour remporter le seul tournoi Majeur qui manque à son palmarès. Nelly Korda échoue à franchir le Cut après s’être bien battue tout au long de ce second tour. Mais alors qu’elle était revenue dans le Par total, tout juste à la limite du Cut, en réussissant à sauver des Par et à rentrer trois birdie, en 12 trous, elle est partie à la faute sur sa mise en jeu au départ du 18, la contraignant de jouer en lay-up. En réalité, sur un parcours américain elle aurait pu s’en sortir, mais à Evian, avec les dénivelés, les effets de perspectives, et un rough assez gras, cette balle qui roula dans le rough, juste au bord du fairway, devint compliquée à jouer. Aussi, fut-elle contrainte d’opter pour un lay-up et de tenter une bonne approche du mat, au 3e coup.
Le coup fut bien joué, mais la balle roula presque 3 mètres après le mat, lui laissant plus de chances de réaliser le Par qu’un birdie. Par ailleurs, l’Américaine avait parfaitement en tête l’enjeu que représentait ce coup. Aussi dut-elle gérer la pression.
Forte de son expérience, Nelly Korda calcula la ligne au mieux et joua de manière très appliquée. Mais pas suffisamment puisqu’il manqua un brin d’énergie pour permettre à sa balle de tomber dans le trou. Contrainte de jouer un second putt pour le Par, la numéro un mondial, double vainqueur en Majeur, cette année, échoue pour quelques centimètres, à continuer l’aventure sur les bords du lac Léman.
Elle n’est pas la seule parmi les stars du circuit mondial à quitter ce tournoi. Minjee Lee, qui fut vainqueur en 2021, vient de passer deux journées à chercher des solutions pour ne pas subir le parcours. Elle signe une seconde carte de +6 et sort par la petite porte, à la 129e place.
Même chose pour Jin Young Ko qui est en retrait depuis plusieurs mois et qui conclut ces deux premiers tours avec le score de +6. Avec elle, l’Anglaise Mimi Rhodes que l’on espérait voir jouer ce week-end.
La numéro un amateur, Kiara Romero reviendra à Evian, sans doute l’an prochain ou dans deux ans, lorsqu’elle aura intégré le LPGA Tour. Mais cette année, elle a quitté le fairway du 18 avec les honneurs, en réussissant un eagle, tout en affichant le masque de la déception. Un triple bogey au 16 et un double au 17 ont anéanti sa journée qui était, de toute façon, placée sous le signe de la difficulté. Cependant, après un birdie sur le Par 5 du 9, la faisant revenir à +3, et un autre sur le Par 5 du 15, Romero pouvait terminer cette journée dans le Par total, grâce à cet eagle du 18. Mais ce parcours est compliqué et elle s’en souviendra pour ces prochaines participations.
Carlota Ciganda est également éliminée à +5, tout comme Ashleigh Buhai. Tandis que Alexa Pano, Gina Kim et Yu Liu quittent Evian avec le score de +4.
La Sud-coréenne Mi Hyang Lee, qui a gratifié le public installé au 18, d’un coup surréaliste, avec une balle qui a rebondi sur la pièce d’eau avant de toucher le green, signe une carte de 74, malgré deux birdie en fin de parcours. Elle termine classée 90e à +3, avec l’Allemande Helen Briem, la tenante du titre Grace Kim et la Française Céline Boutier, qui a réagit en jouant –2.
La numéro un Française a été fortement pénalisée par sa première carte de 76, et l’on s’inquiète de la voir autant en difficulté dans les tournois Majeurs.
Enfin, à +1, à la limite du Cut, se trouvent Hye-Jin Choi (71 – 72), Hannah Green (70 – 73), Lauren Coughlin (71 – 72), Chisato Iwai (70 – 73), ainsi que la jeune amateur et grand espoir du golf mondial, l’Américaine Asterisk Talley.
Quelques-unes de ces joueuses se retrouveront en Ecosse, dans deux semaines, pour tenter de faire mieux, avec des conditions de jeu très différentes.
Woad détrône A.Iwai de la première place
Elle avait fait forte impression, l’an dernier, au point que beaucoup la voyaient surprendre tout le monde, dans le dernier tour. Mais l’Anglaise Lottie Woad, encore amateur à cette époque, n’avait pu faire mieux que troisième d’un Evian Championship qui était, en réalité, un tremplin pour son passage chez les pros. Car deux semaines plus tard elle s’imposait en Ecosse ce qui lui ouvrait des droits de jeu sur le LET et le LPGA Tour. Depuis, l’Anglaise qui a fêté ses 22 ans au mois de janvier a remporté un nouveau tournoi du LPGA Tour, cette année, et continue d’impressionner par sa maturité et son jeu.
De retour sur ce parcours qui semble parfaitement convenir à son jeu, Lottie Woad signe une carte de 64, comportant un seul bogey, et a bénéficié de plusieurs fautes de la Japonaise Akie Iwai, pour passer en tête. Partie du 10, A.Iwai a bien débuté sa journée en ajoutant trois birdie à ceux de la veille. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du 17 qui allait avoir une conséquence en fin de journée. Car, toute l’après-midi, elle fut en tête, et largement, évoluant entre un score de –10 et –12, en sortant du Par 3 du trou n°2.
Puis, la situation se compliquait et elle ne réussissait qu’à réaliser des Par jusqu’à sa mise en jeu au départ du Par 4 du trou n°6, qui fila à gauche, dans le rough et derrière des sapins. Elle tenta, alors, de retrouver le fairway mais sa balle gicla à gauche, dans le rough et entre les arbres. Qu’à cela ne tienne, un nouveau coup de recentrage vers le fairway était encoure jouable. Mais avec ce rough gras et dense, sa balle ne fit pas la distance escomptée et c’est encore du rough qu’elle fut contrainte de jouer un 4e coup vers le green. Qu’elle trouva. Elle eut alors un putt à environ 4 mètres du trou, dont la balle ne trouva jamais le trou. Et Iwai sortait de ce Par 4 en perdant les deux coups d’avance qui la séparaient de Lottie Woad.
Plus avancée sur le Parcours, et partie du Tee n°1, l’Anglaise trouva le green du 18 au second coup, en plaçant sa balle à gauche du mat, et l’option d’un eagle mais à environ 10 mètres du trou. Finalement, malgré une très bonne lecture du green, et une balle qui vint terminer sa course près du trou, Woad concluait sa journée avec un birdie qui la propulsa en tête.
Mais à titre provisoire car Iwai avait encore le Par 5 du 9 à jouer. Cependant, la Japonaise de 24 ans, après deux Par, ne parvint pas à exploiter ce dernier trou et elle terminait sa journée avec une carte de 69, qui la laissait à –10. « Je pense avoir touché beaucoup de fairway et de green, ce qui est vraiment la clé ici », déclarait Woad. Et si elle touche tous les fairway à l’aller et qu’elle en a manqué deux au retour, cette vérité vision de la stratégie est discutable, dans la mesure où même avec de bonnes statistiques sur les fairway et les green, plusieurs joueuses ont rendu des cartes nettement moins bonnes que celle de Woad. La Thaïlandaise Jeeno Thitikul, qui signe également une carte de 64, ce vendredi, touche un fairway de plus mais un green de moins.
La Japonaise Miyu Yamashita, qui a touché un fairway et un green de plus que Woad, n’a joué que 66.
En fait, si toucher les fairway et surtout les green, est important, c’est la précision autour des mats qui a largement fait la différence, associée à la qualité de putting.
Et c’est dans ce domaine que l’Anglaise est forte, en plus d’envoyer des coups plus loin que la plupart des joueuses. Pour exemple, au 18, Lottie Woad a joué un fer, au second coup pour aller chercher le green, alors que Hae Ran Ryu utilisa un hybrid.
Ces dernières années, comme chez les hommes, les joueuses sont devenues plus puissantes, donc plus longues. Lydia Ko, elle-même, avait avoué travailler en ce sens, consciente de ne pas être parmi les plus longues du circuit.
Et jouer un fer au lieu d’un bois pour aller chercher le green, constitue une différence importante. Et Woad de confirmer qu’elle s’est créée de bonnes occasions toute la journée : « au début, j’ai réussi de très bons coups d’approche, sur les trous 1 et 2. Sans pour autant concrétiser. Sur le retour, en revanche, j’ai eu le sentiment de tout rentrer », assurait-elle.
De son côté, Akie Iwai, qui s’élancera avec Woad samedi matin, estime s’être également donnée pas mal d’opportunités de birdie. « J’en ai rentré cinq et mon swing est vraiment coulé. C’est très bien ». Et la Japonaise de s’exprimer à propos des green : « les green sont au top. J’ai pu réaliser des putt longs et c’est pour cette raison que j’ai souvent eu des balles au bord du trou. J’ai également bien communiqué avec mon caddie. Nous avons bien discuté et nous avons pris du plaisir durant cette journée, donc maintenant nous allons continuer à aller de l’avant », concluait-elle.
Sa sœur, Chisato, manque le Cut d’un coup et sera sans aucun doute au bord du fairway, ce week-end, pour soutenir Akie.
Six Japonaises dans le Top 10
Ce n’est pas une nouveauté, chacun sait que les joueuses nippones sont de redoutables golfeuses, et qu’en 2025 elles ont été nombreuses à animer les tournois. Après deux tours, elles sont six dans le Top 10, réparties entre le score de –10, pour Iwai, et –5 pour Hinako Shibuno.
Malgré une petite frayeur sur son attaque de green, au 18, laissant sa balle entre l’eau et l’avant green, Miyu Yamashita a réussi à signer un birdie, lui permettant de venir se placer à la 5e place.
Selon le leaderboard du LPGA Tour, Erika Hara est créditée d’un Par au 12 et d’une birdie sur le même trou, par le LET. Néanmoins, cette petite erreur de score ne change pas grand chose au fait que la Japonaise de 27 ans, rookie cette saison, a franchi un second Cut d’un tournoi Majeur, cette saison, après le Chevron Championship.
Quant à Hinako Shibuno, elle nous réjouit par sa présence dans ce Top 110, après avoir vécu un début de saison difficile.
Les deux jours qui s’annoncent, avec ses six Japonaises en haut du tableau, doit nous laisser entrevoir que la victoire peut échouer entre les mains de l’une d’elles.
Lottie Woad a donc un sacré défi devant elle, jusqu’à dimanche soir.
Nadaud et Delacour portent les espoirs Français !
L’élimination de Céline Boutier est une demie surprise, tout autant que celle d’Agathe Laisné, puisque ces deux joueuses n’étaient pas dans le coup dès le premier tour.
Pauline Roussin-Bouchard a, quant à elle, bien corrigé le tir, en jouant –3, lui permettant de s’installer dans le par total, et de s’ouvrir un nouveau départ dans ce tournoi, avec les deux journées qui restent à jouer.
En revanche, Perrine Delacour a eu du mal à rester sur le rythme de la veille, et c’est avec une score de +1 qu’elle a terminé cette seconde journée, sans trop perdre de places. La voici 9e, à –5, avec cinq coups de retard sur Akie Iwai, et six sur Lottie Woad. Et en deux jours, beaucoup de choses peuvent encore survenir, pour permettre à Delacour de combler son retard.
Enfin, Nastasia Nadaud confirme, une fois encore, un très bon début de saison sur le LPGA Tour, et c’est elle qui fait flotter le drapeau tricolore au plus haut de ce classement provisoire.
Elle signe une journée en –3, égalant sa carte de la veille, et cette régularité sur un parcours qu’elle affectionne est de nature à nous laisser espérer un très bon résultat dimanche. « C’est incroyable. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me reposer hier soir. Tout s’est enchaîné assez vite. Un peu comme ces 36 trous que je viens de jouer. Hier, j’étais un peu moins en réussite avec mon putting. Mais j’ai réussi à placer mes balles près des drapeaux. Et aujourd’hui mes balles étaient encore plus près. Ca fait plaisir de signer quelques birdie. Donc, dans l’ensemble, ce fut une très bonne journée », confessa la Française de 21 ans seulement, qui est exactement dans cette trajectoire qui permet aux meilleures de s’exprimer au niveau mondial. « J’ai concédé un double sur le trou n°9 et c’est probablement ma plus grosse erreur du jour », ajoutait-elle.
Nastasia Nadaud qui bénéficie d’un excellent caddie en la personne de Michelle Thompson, ancienne joueuse Ecossaise du LET qui l’accompagne depuis l’an dernier. « Elle est incroyable. Nous travaillons ensemble depuis le mois d’août dernier, et honnêtement, l’alchimie entre nous est parfaite. Cette relation joueuse caddie fonctionne à merveille. Nous nous connaissons très bien. Elle sent quand je suis un peu tendue ou stressée. Elle sait trouver les mots pour m’apaiser et me recentrer sur le processus de jeu. Sur le fait d’atteindre les green et de viser les zones définies », confia également Nadaud qui confirme qu’un bon caddie est essentiel pour aller chercher de bons résultats.
Ce qui ne peut que mettre un peu plus en confiance le clan tricolore, qui se prend déjà à rêver d’une nouvelle victoire Française, dans ce tournoi majeur.
Mais d’ici là, la route est longue et il va falloir suivre le moving day, qui débute samedi matin, à 08h40, en alternant les départs du tee n°1 et du n°10.
Au niveau des amateurs, seules la Colombienne José Maria Marin, la Canadienne Lauren Kim, l’Américaine Farah O’Keefe et la Sud-coréenne Yunseo Yang, franchissent le Cut.
La Japonaise Akie Iwai a pris la tête avec un score de -8, laissant beaucoup de stars du circuit dans la difficulté.
Cette première journée s’est déroulée sous un franc soleil, et dans une ambiance de canicule qui frappe à nouveau la France. Ces premiers résultats offrent un classement inattendu, notamment pour la France, avec une de ses représentantes dans le sillage d’un leader qui a failli égaler le record du parcours.
Cette première journée vient de se clôturer sur un premier classement qui est à l’image de ce que ce parcours peut produire. Le tracé de l’Evian Championship n’a pas failli à sa réputation en mettant en difficulté les meilleures. A commencer par Nelly Korda qui pointe à la 100e place provisoire, avec le score de +3 qui s’est élancée du Tee n°10, à 07h36, et qui a enchaîné les mauvais coups, dès le Par 5 du 18, alors qu’elle avait réussi à trouver son premier birdie, sur le Par 4 du 12, et à aligner des Par, ensuite.
Sur le Par 4 du trou n°1, où d’autres joueuses sont parties à la faute, elle concédait un double bogey. Puis le parcours lui opposa encore de la résistance sur le Par 4 du trou n°4 et le Par 3 du trou n°5. Descendue dans le classement à +4, l’Américaine parvenait à terminer cette journée avec un birdie sur le Par 5 du 9, tout en ayant devant elle un important défi à relever demain.
La numéro un mondial a tout de même fait un peu mieux que la numéro un Française, dont on se demande toujours si son jeu est réellement en train de se mettre en place. Céline Boutier a débuté par un triple bogey, sur le Par 4 du trou n°1, se retrouvant tout de suite à l’obligation de serrer son jeu, pour espérer sortir de cette journée avec un espoir de franchir le Cut.
Au départ de ce premier trou, elle mettait en jeu dans le rough, puis elle touchait un arbre au second coup rendant, ensuite, sa balle injouable. Elle concluait ce premier trou avec trois putt sans savoir que la suite serait également compliquée.
Elle réussissait de bons coups par la suite, en se donnant de bonnes opportunités de birdie, dont la première fut concrétisée sur le Par 4 du trou n°4. La seconde se trouva sur le Par 5 du trou n°7, et ses supporters retrouvèrent l’espoir de voir la Française gommer son retard, en avançant dans cette journée.
Mais sur le Par 3 du 8 elle concédait un bogey, et le début du retour fut un véritable calvaire pour elle. Ce furent deux doubles bogey à la suite suivies d’un bogey sur le Par 4 du 12 qui anéantissaient tout le travail qu’elle avait réalisé jusque là. Mais Céline Boutier resta concentrée et elle réussit à rentrer un putt pour birdie sur le Par 3 du 15 et à clôturer son premier tour avec un birdie sur le Par 5 du 18. Classée 117e à +5, l’ancien vainqueur de ce tournoi, en 2023, pourrait ne pas franchir le Cut, vendredi. Et ses statistiques en Majeur d’en prendre un coup après un US Women’s Open et un KPMG Women’s PGA Championship négociés avec beaucoup de difficultés.
Et la surprise est venue de la Française Perrine Delacour, dont chacun connaît l’énorme potentiel, qui a tout de suite été dans le coup. S’étant élancée 20 minutes avant Boutier, mais du Tee n°10, la trentenaire originaire de Laon a abordé cette première journée avec calme et bonne humeur. Un premier birdie sur le Par 4 du 10 allait tout de suite donnait le ton à sa journée, qu’elle fit évoluer avec un eagle sur le Par 5 du 15. Dans la foulée, Delacour trouva un birdie au 17 et un autre sur le Par 5 du 18, la propulsant dans le groupe de tête, avec le score de –5. Dès lors, la Française ne quitta plus le Top 10, malgré un bogey sur le Par 3 du 5, en ayant manqué le green, et un dernier sur celui du 8. Trois birdie sur les Par 4 du 6, Par 5 du 7 et Par 5 du 9 permettait à Perrine Delacour de jouer dans le cours d’honneur de tournoi majeur, et sur le territoire Français !
Se plaçant seule seconde à –6, derrière la japonaise Akie Iwai, entrée au club house un peu plus tôt, Perrine Delacour est l’héroïne d’une journée très spéciale, puisque la France joue sa qualification en demi-finale du mondial de football. « J’ai pris beaucoup de plaisir. Mon caddie m’a aidée à rester patiente et à apprécier ce premier tour », confia Perrine Delacour. « J’ai pris un bon départ avec ce birdie au 10, et il y a eu ce coup de bois trois incroyable au 15, pour signer un super eagle », ajoutait-elle.
« Au 16, j’ai failli faire un trou en un ; je suis un peu déçue. Pas pour le score mais parce que si j’avais réussi ce trou en un dans ce tournoi j’aurais pu couper les cheveux de mon caddie…c’est un sacré défi ! », plaisantait-elle.
Malgré la chaleur, qui a accompagné la majorité des joueuses, elle déclara avoir réussi à conserver son calme pour ne pas faire trop d’erreurs. « J’ai su bien rebondir et j’en suis fière », précisait-elle sur ce thème.
Nastasia Nadaud se classe 15e à –3, avec Somi Lee, Ayaka Furue, Chella Choi et l’amateur Farah O’Keefe, lui offrant la perspective de franchir le Cut.
A l’inverse, la nouvelle adepte de l’Hyrox, Pauline Roussin-Bouchard, est encore mal engagée, cette semaine, avec le score de +3, à la 102e place avec Nelly Korda. Elle y côtoie, également, la numéro un mondial amateur, Kiara Romero, qui reviendra jouer à Evian-les-Bains, dans les prochaines années, n’en doutons pas.
Le début de saison de la Française de 26 ans est ponctué de huit Cut manqués, dont cinq à la suite. Et lors du KPMG Women’s PGA Championship elle a terminé à +6 à la 59e place. Franchira-t-elle le Cut cette semaine ? C’est l’une des questions qui se posent ce soir.
Car Agathe Laisné n’est pas au mieux, elle aussi, à la 87e place à +2, avec Helen Briem, Gaby Lopez, Lindy Duncan, Casandra Alexander ou encore Carla Tejedo Mulet. Que les Américains prononcent Moulette !
Deux Françaises sur cinq, ce week-end, ce n’est pas vraiment le quota que l’on est en droit d’attendre à Evian, mais si c’est pour assister à une semaine exceptionnelle de Perrine Delacour et un bon résultat de Nastasia Nadaud, les Français sauront facilement s’en contenter.
Akie Iwai impose son rythme
Nous avons vu tous les scénarii possibles dans ce tournoi, et une joueuse qui prend tout de suite la poudre d’escampette peut autant être celle qui a pris une option sur la victoire comme celle qui sera le dindon de la farce deux ou trois tours plus tard.
En attendant, la Japonaise Akie Iwai, que l’on ne sait plus distinguer de sa sœur Chisato puisque cette dernière a décidé de se couper les cheveux, a fait plier le parcours et a donné une leçon de golf, en signant une carte de –8, sans concéder de bogey.
Partie du Tee n°1, à 08h00, elle débuta pas quatre Par, avant de concrétiser sa première opportunité de birdie. La seconde vint sur le Par 5 du 7 et la troisième sur le Par 5 du 9. Comme Perrine Delacour, Akie Iwai a parfaitement su exploiter les Par 5 du tracé d’Evian, puisqu’au retour elle signait également un birdie sur celui du 15 et celui du 18, en plus de trois autres.
Pour sa seconde participation, en ayant manqué le Cut l’an dernier, la Japonaise de 24 ans semble avoir surfé sur une vague alors que beaucoup se sont échouées sur des écueils, le long du lac Léman. « J’ai été capable de bien me concentrer, et à rester déterminée », confia A.Iwai. « C’est pour cette raison que j’ai réalisé une belle carte et ce fut une journée solide », ajoutait-elle. « Que ce soit mes mises en jeu au driver, mes coups de fer, mon chipping et mon putting tout s’est bien passé. Mais j’aime mon driver car quand je suis bien avec je suis régulière. Donc j’ai pu faire un bon score ».
La troisième place est occupée par cinq joueuses, dont la japonaise Mao Saigo, avec le score de –5, et l’Anglaise Charley Hull qui a régalé la presse en mangeant une glace sur le parcours, avec son caddie.
La Sud-coréenne, vainqueur du KPMG est également dans ce groupe, démontrant qu’elle est en grand forme et qu’il va falloir la surveiller demain.
Lauréate en 2022, la Canadienne Brooke M.Henderson est également bien partie dans ce tournoi, en occupant la 8e place, tandis que la tenante du titre est bien moins à l’aise que l’an dernier, sur les fairway et les green où elle bâtit une partie de son image de star du LPGA Tour. L’Australienne Grace Kim est 87e à +2, et le Cut provisoire est déjà fixé dans le Par.
Ce qui signifie que toutes celles qui sont en délicatesse ont la soirée pour corriger les petites imperfections, la stratégie et une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer avant la journée décisive.
Il s’agit 11e tournoi de la saison de l’Epson Tour. Et de la 15e édition de cette épreuve qui fut remportée, en 2019, par la Française Perrine Delacour.
En 2020, le tournoi avait été reporté du mois de juin au mois de septembre. De 2021 à 2023, il trouva sa place au calendrier au mois d’août, et en 2024, il fut organisé, à nouveau, au mois de septembre. L’an dernier, il se déroula au début du mois d’août.
Six Américaines se sont imposées et parmi elles Lilia Vu qui fut numéro un mondial sur le LPGA Tour, et qui a remporté deux tournois Majeurs pour cinq victoires au total.
De même qu’en 2015, c’est la Canadienne Brooke M.Henderson qui s’imposait, alors qu’en 2017, Céline Boutier terminait seconde, à trois coups de l’Américaine Kendall Dye.
Et l’an dernier, c’est une joueuse espoir du golf féminin Canadien qui succédait à Henderson. Leah John remportait son premier trophée sur l’Epson Tour, après avoir été rookie en 2024.
Enfin, ce tournoi a été marqué par deux playoff. Le premier en 2013 et le second en 2022.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, ce sont 144 joueuses qui sont au départ, pour trois jours de compétition. Un Cut conservera les 60 meilleures et ex æquo après le second tour.
Parmi toutes ces joueuses on retient la présence de la tenante du titre, ainsi que dix neuf des vingt premières joueuses du classement de la Race. La Mexicaine Isabella Fierro étant absente.
Son également dans le champ des joueuses qui possèdent une notoriété sur les circuits américains comme Valery Plata, Jillian Hollis, Clariss Guce, Jennifer Chang, Dottie Ardina, Daniella Iacobelli ; Kate Smith Stroh, Dorsey Addicks, Maria Fassi, Bianca Pagdanganan, Giana Clemente, Madison Young ou encore Megha Ganne, Maria Torres, Wichanee Meechai et Su Oh.
Quatre joueuses du programme Annika WAPT entre également dans la composition de ce champ, ainsi que deux amateurs Américaines.
Une Française participe à ce tournoi et il s’agit de Emma Broze.
Les invitationssponsor
Katelyn Huber (az) – USA
Bella Simoes (a) – USA
Le parcours
Ce tournoi reste dans la ville de South Bend, dans l’Etat de l’Indiana, mais il est accueilli par le Blackthorn Golf Club, qui se trouve à quelques kilomètres plus au nord, juste à côté de l’aéroport. Ce tracé fut déjà l’hôte de ce tournoi, entre 2012, son année de création, et 2020.
C’est donc au rythme des atterrissages et des décollages que les joueuses de ce tournoi vont évoluer sur ce tracé relativement arboré, sans toutefois l’être suffisamment pour le protéger du vent.
Plusieurs pièces d’eau ponctuent ce parcours, dont une qui borde le fairway et le green du 18.
Réalisé sur un terrain vallonné, sans aménagement artificiel, il est planté en bentgrass tout en conservant, pour les fairway et le rough, l’herbe endémique. Les bunker sont au nombre de 78, et défendent autant les fairway que les green.
Conçu par le Docteur Michael Hurdzan, ancien colonel de l’armée américaine, devenu architecte de golf, ce parcours a ouvert ses portes en 1994 et a immédiatement reçu de très bonnes critiques de la part des spécialistes.
La dotation de cette épreuve a presque doublé, depuis sa création, sur 12 ans.
Longtemps fixée à 150 000 dollars, c’est en 2021 qu’elle a connu une première progression en passant à 200 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. En 2024, la dotation évoluait à nouveau et de manière significative en gagnant 62 500 dollars, et la prime au vainqueur passait 39 375 dollars.
Mais en 2025, la dotation tombait à 225 000 dollars pour une prime au vainqueur de 33 750 dollars. Ces sommes sont maintenues cette année.
Diffusion TV
Les tournois de l’Epson Tour ne bénéficie plus de couverture TV.
En 2025, l’Evian Championship a fêté ses 30 ans d’existence. C’est en 1994 que né l’Evian Masters, essentiellement consacré aux féminines, après une première expérience décevante avec la catégorie masculine.
En 2000, l’Evian Masters est reconnu par la LPGA parmi les plus grands tournois du monde et devient l’étape française du LPGA Tour. C’est Mike Whan qui va offrir à ce tournoi et ses organisateurs, l’opportunité de briller un peu plus, en devant le 5e Majeur de la saison internationale des féminines.
Dès lors, en 2011, l’étape française du LPGA Tour prend le nom d’Evian Championship et va faire rayonner le savoir faire français, en matière d’organisation de tournoi de golf, dans le monde entier. Par ailleurs, la ville d’Evian-les-Bains va bénéficier d’une exposition médiatique sans précédent.
L’épreuve connaîtra, cependant quelques couacs, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. En 2017, la météo est largement venue perturber le bon déroulement du tournoi, avec un parcours à flanc de montagne qui peut vite prendre l’eau et devenir bien moins agréable à jouer, comme à arpenter. L’épreuve fut donc réduite à trois tours, avec un final maintenu le dimanche, qui occasionna un playoff mémorable, entre Anna Nordqvist et Brittany Altomare.
Certaines joueuses américaines, comme Brittany Lincicome, et des journalistes de la presse américaine, avaient fortement critiqué le fait que le tournoi se déroule au mois de septembre, une période réputée instable, au niveau de la météo, dans cette partie de la France.
Il fut décidé de décaler la date en revenant au début de l’été, comme c’était le cas jusqu’en 2012. Et depuis 2019, l’Evian Championship se déroule au mois de juillet.
Cette année-là, l’Américaine Lexi Thompson va publier sur son compte Instagram, un message dans lequel elle critiquera la qualité du parcours, avec photos à l’appui. Malgré les preuves flagrantes du mauvais état du parcours, à certains endroits, le monde du golf conditionné par le politiquement correct, poussera la n°3 mondial du moment à retirer son message pour publier des excuses. Car même si c’est vrai, on ne dit pas de mal d’un tournoi Majeur sur le LPGA Tour.
Depuis cette date, Lexi Thompson a choisi de ne plus revenir jouer ce tournoi, malgré une nouvelle communication en 2024, sur ce thème, qui n’endort que ceux qui veulent bien se laisser hypnotiser.
L’Américaine Stacy Lewis est également de ces joueuses qui ont continué d’évoluer en majeur, sauf à Evian, à partir de 2020.
L’histoire de ce tournoi est également marquée par l’évolution de sa dotation qui atteint, aujourd’hui, la somme de 9,1 millions de dollars.
Et depuis 2022, toutes les joueuses reçoivent une prime.
Enfin, on ne saurait clôturer l’historique de ce tournoi sans évoquer la première victoire d’une Française. En 2023, Céline Boutier faisait flotter dans le ciel de l’Evian Championship, le drapeau tricolore, pour la première fois. Un moment fort pour le golf français qui pourrait se renouveler grâce à la Française Nastasia Nadaud, rookie de cette saison 2026, et qui affectionne particulièrement ce tracé, tout en démontrant une forte capacité à s’adapter aux exigences du LPGA Tour.
Le parcours
Au début du 20ème siècle, la société des Eaux Minérales d’Evian fait l’acquisition d’une ferme et de ses terres, sur les hauteurs de la ville. En 1904, un golf de 9 trous est inauguré et il attirera passionnés et personnalités tel Lamartine qui, dans ses vers, s’exprima ainsi « Puissé-je, comme hier, couché sur le pré sombre, où les grands châtaigniers d’Evian penchent l’ombre (…) ». En 1922, fort de son succès et de l’ouverture du Royal Hôtel, le parcours est complété par 9 autres trous. Entre 1988 et 1990, le parcours est entièrement repris par l’architecte américain, Cabell B.Robinson. Diplômé de Princeton, en histoire de l’Art, en 1963, mais aussi de l’école d’architecture californienne de Berkeley, en 1967, c’est aux côtés de Robert Trent-Jones qu’il va faire ses armes et acquérir une forte expérience dans le domaine de la création des parcours de golf. Après avoir dirigé les sociétés européennes de Trent-Jones , à partir de 1970, il fonde sa société en 1987 et va créer de nombreux golfs en Europe dont l’Espagne et la France. C’est ainsi qu’il est amené à refaçonner le parcours d’Evian. Entre 1994 et 2012, le parcours sera amélioré afin d’accueillir, au mieux, chaque tournoi et intégrer les normes de l’USGA.
Avant la première épreuve majeure de 2013, le parcours d’Evian va subir de nouveaux travaux sous l’autorité du cabinet d’architectes EGD en collaboration avec l’architecte américain et consultant du LPGA : Steve Smyers. Sont alors modifiés tous les départs, les fairways de même que les greens sont totalement repris afin de les rendre plus fermes et d’augmenter la diversité des positions de drapeaux. Plus récemment, de nouvelles améliorations ont été apportées telle la réfection des bunker. D’autres modifications sont à souligner comme l’agrandissement de la tribune naturelle, qui surplombe le trou n°18, l’approche du green du trou n°2 ou encore le fairway du trou n°4 et les greens du 12 et du 15. Le parcours d’Evian fait l’objet de toutes les attentions afin de rester l’excellence du golf mondial tout en préservant l’accessibilité aux amateurs.
Engagé dans une logique de transition écologique, le parcours d’Evian est en évolution permanente et de nouveaux travaux ont eu lieu en 2023. En 2025 des travaux ont concerné les pièces d’eau n°5, n°6 et n°18. Les pièces d’eau n°5 et n°18 ont été agrandies, tout en reliant celle du 18 au système de récupération d’eau.
Enfin, il est à noter que le parcours de championnat est un Par 72, ramené à 71 pour les besoins de circuit féminin mondial.
Quelques distances changent sensiblement cette année réduisant la distance totale du parcours, par rapport à l’an dernier, de 25,44 mètres.
Le champ de joueuses
En 2025, on observait un retour des joueuses amateurs dans le champ, et c’est encore le cas cette année.
La crème du golf féminin mondial amateur est au départ avec les Américaines Kiara Romero (numéro mondial), Farah O’Keefe, Asterisk Talley, les Canadiennes Aphrodite Deng et Lauren Kim, ainsi que Maria José Marin, vainqueur du dernier Augusta National Women’s Amateur et la Sud-coréenne Yunseo Yang, qui a remporté le Women’s Amateur Asia Pacific.
Plus généralement, le champ est composé de 132 joueuses, comme l’an dernier, qui comprend le Top 50 du classement mondial avec Nelly Korda, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, Charley Hull, Lottie Woad, Ruoning Yin, Miyu Yamashita, Hannah Green, Minjee Lee, Sei Young Kim ou encore Lydia Ko.
Ce champ est également composé des meilleures joueuses de l’Ordre du mérite du circuit féminin européen, selon le classement de la fin de l’année 2025. Et ce sont Shannon Tan, Mimi Rhodes Chiara Tamburlini, Cara Gainer, Sara Kouskova et quelques autres figures du LET qui ont une chance de participer à ce tournoi. Dont les Françaises Nastasia Nadaud et Agathe Laisné, également qualifiées grâce à ce classement, qui retrouvent leurs compatriotes Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard.
Tenante du titre, l’Australienne Grace Kim revient sur la terre de ses exploits.
Enfin, des joueuses comme la Canadienne Brooke M.Henderson, les sœurs Japonaises Iwai, la Sud-africaine Casandra Alexander et quelques anciennes lauréates de ce tournoi comme Ayaka Furue, Anna Nordqvist, In Gee Chun, Jin Young Ko sont quelques-unes des outsiders qui vont chercher à franchir le Cut du parcours des alpes françaises, réputé technique.
Le Cut conservera les 65 meilleures et ex æquo, au terme du second tour.
Les invitations sponsor
Aphrodite Deng (a) – Canada
Farah O’Keefe (a) – USA
Sayaka Takahashi – Japon
Kiara Romero (a) – USA
Asterisk Talley (a) – USA
Lauren Kim (a) – Canada
Les amateurs du champ
La Colombienne José Maria Marin était présente l’an dernier.
Les rookie dans le champ
Helen Briem – Allemagne
Melanie Green – USA
Erika Hara – Japon
Youmin Hwang – Corée du sud
Mimi Rhodes – Angleterre
Nastasia Nadaud – France
Chiara Tamburlini – Suisse
Carla Tejedo Mulet – Espagne
Suvichaya Vinjichaitham – Thaïlande
Lauren Walsh – Irlande du Nord
Les vainqueurs
Majeur
2025 : Grace Kim (-14)
2024 : Ayaka Furue (-19)
2023 : Céline Boutier (-14)
2022 : Brooke M.Henderson (-17)
2021 : Minjee Lee (-18)
2019 : Jin Young Ko (-15)
2018 : Angela Stanford (-12)
2017 : Anna Nordqvist (-9)
2016 : In Gee Chun (-21)
2015 : Lydia Ko (-16)
2014 : Kim Hyo-Joo (-11)
2013 : Suzann Pettersen (-10)
Tournoi régulier du LPGA Tour
2012 : Inbee Park
2011 : Ai Miyazato
2010 : Jiyai Shin
2009 : Ai Miyazato
2008 : Helen Alfredson
2007 : Natalie Gulbis
2006 : Karrie Webb
2005 : Paula Creamer
2004 : Wendy Doolan
2003 : Juli Inkster
2002 : Annika Sorenstam
2001 : Rachel Teske
2000 : Annika Sorenstam
Premier vainqueur
1994 : Helen Alfredsson
Les multiples victoires
Helen Alfredsson (1994 – 1998 – 2008)
Laura Davies (1995 – 1996)
Annika Sorenstam ( 2000 – 2002 )
Ai Miyazato (2009 – 2011)
Statistiques
Après 18 trous : – 10, Hyo Joo Kim (2014) ; JeongEun Lee6 (2021) ; Leona Maguire (2021)
Après 36 trous : -15, JeongEun Lee6 (2021)
Après 54 trous : -19, In Gee Chun en 2016
Après 72 trous : -21, In Gee Chun en 2016
Prime et dotation
Depuis l’an dernier la dotation est passée à 6,5 millions de dollars, faisant de ce tournoi Majeur le 4e Majeur le mieux doté de la saison, sur les cinq.
En 2025, la dotation évoluait à 8 millions de dollars.
La course à la dotation a forcé, cette année, le partenaire du tournoi à augmenter sa participation, fin avril, et c’est désormais une somme de 9,1 millions de dollars qui dote ce tournoi, le plaçant
Quant à la prime allouée au vainqueur elle est de 1,365 million de dollars.
L’espagnole de 23 ans s’impose, une semaine après son frère, sur le circuit Européen. (Photo : Mark Runnalces/LET)
Ce fut un dernier tour sous tension avec l’opportunité, pour la plupart des joueuses, de signer leur meilleur score de la semaine, grâce au vent qui a faibli. Une tension qui s’est également installée entre les joueuses du dernier groupe où l’Espagnole et l’Australienne étaient à la lutte pour la victoire. Et finalement, le trophée est revenue à celle qui signa l’une des meilleures cartes de la semaine.
Elle n’a pas remporté de tournois prestigieux, sur le circuit amateur, mais elle est rendez-vous sur le circuit professionnel, après l’avoir épousé en fin d’année dernière.
L’Espagnole âgée de 23 ans, qui est rookie sur le LPGA tour et le LET, a remporté son premier succès sur le Tour européen, une semaine après son frère aîné, sur le DP World Tour.
Dès le début de sa partie, Lopez Chacarra bénéficiait d’un coup de pouce en signant un birdie sur le trou n°2, tout en profitant d’un bogey de son adversaire directe, l’Australienne Kelsey Bennett, au trou n°5. Partie avec un score de –10, et en tête, Kelsey Bennett tombait à –9 et voyait Lopez Chacarra grimper à –10, grâce à un second birdie sur ce même Par 3 du 5.
Dès lors, la journée de l’Australienne allait être longue. Très longue. En proie à un jeu qui s’était un peu désuni depuis samedi, elle allait passait beaucoup de temps à sauver des Par, quand Lopez Chacarra continua à se créer des opportunités de birdie. Et même si l’Espagnole connut, elle aussi, quelques moments compliqués, en accumulant des Par du trou n°6 au trou n°12, elle réussissait à améliorer son score avec un troisième birdie sur le Par 5 du 13. Contrairement à Kelsey Bennett, Carolina Lopez Chacarra touchait le fairway ce qui lui permit d’aller chercher plus facilement le green. A l’inverse, l’Australienne manquait le green et jouait son quatrième coup au putter. Sa balle termina à environ 20 centimètres du trou, ne lui laissant qu’un Par.
A leurs côtés, l’Indienne Aditi Ashok faisait son possible pour progresser au classement en se donnant une chance de passer à la seconde place. Car la victoire semblait compromise pour elle. Cependant, sur le parcours elle cherchait, avant toute chose, à réaliser la meilleure carte qu’il soit.
Après 13 trous, Ashok était à –6, avec deux birdie et deux bogey à l’aller, et un birdie au 15 qui était son unique coup de progression. Mais au 14, son putt à environ 1,50 mètre pour le Par passa à côté, et ce fut un troisième bogey qu’elle concéda dans ce dernier tour. Elle allait se rattraper sur les Par 4 du 15 et du 16, avec un birdie à chaque trou, ce qui l’amena à –2 journée.
Au 14, Kelsey Bennett reprenait un peu d’élan en plaçant sa balle sous le mat, au second coup, ce qui lui offrait un birdie facile. Mais au 15, l’Australienne mettait en jeu à droite, dans le rough et était contrainte de se recentrer au troisième coup. Alors que Lopez Chacarra, qui avait joué le milieu du fairway, trouvait le green, mais loin du mat. Elle ne réalisa que le Par, contrairement à Bennette qui concéda un bogey avec un putt qui passa à côté du trou.
Les trois derniers trous en roue libre pour Chacarra !
Dominant l’Australienne avec trois coups d’avance, l’Espagnole se devait de ne pas prendre de risque. Car Bennett avait manifestement du mal à bien mettre en place son jeu, et surtout sa stratégie offensive.
Mais au 16, alors que Bennett venait de manquer le green, au second coup, en jouant depuis le rough, elle rentra son chip d’approche, avec une balle qui roula avec constance jusqu’au trou. Ce birdie permettait à l’Australienne de revenir à –9, avec deux trous à jouer. Mais l’Espagnole ne fit pas de faute et signa un Par, après deux putt, qui laissait peu de chance de voir son adversaire la doubler sur les deux derniers trous.
Et sur le Par 3 du 17, Lopez Chacarra touchait le green en laissant sa balle à environ 5 mètres sous le mat. Alors que Kelsey Bennett trouva le bunker, à gauche du green, ce qui signifiait qu’elle avait plus de chance pour signer autre chose qu’un Par.
Appliquée, méthodique et calme, Lopez Chacarra fit rouler sa balle jusqu’au trou et s’envola à –12, trois coups devant une Australienne qui venait de comprendre qu’elle avait perdu ce tournoi, dont elle était en tête, quelques heures plus tôt. Tranquillement, et comme un cycliste terminerait une étape en roue libre, Carolina Lopez Chacarra toucha le fairway du 18, puis le green et se laissa, encore une fois, deux putt pour assurer le Par.
L’Australienne mit en jeu dans le rough et manqua le green au second coup. Mais elle réussit à terminer sa journée avec une très bonne approche et un putt pour le Par.
Alors que Aditi Ashok, joua son troisième coup du bunker et rentra son putt pour le Par.
Pour son second départ sur le LET, Carolina Lopez Chacarra signait sa première victoire livrait ses premiers sentiments : « la journée s’est très bien passée et je suis ravie. Pas de bogey, quelques beaux birdie ; tout était parfait ». Puis elle reprit : « Mon caddie m’a rappelé au début du parcours de bien respecter ma routine. Nous nous sommes créé de nombreuses occasions sur le retour. J’étais forcément nerveuse, surtout sur les trois derniers trous. J’étais en proie à un surplus d’adrénaline, alors je disais à mon caddie qu’il fallait réduire mes distances et de surtout chercher à me qualifier pour l’Open d’Ecosse. Alors remporter la victoire c’est incroyable et je suis très heureuse », avouait-elle.
Puis, elle fit référence à la victoire de son frère, en évoquant la sienne : « ces dernières semaines ont été formidables. La vie nous sourit. Mon frère est ma première source d’inspiration. Le voir gagner m’a donné un formidable élan pour persévérer et tenter de m’imposer à mon tour. Je suis très heureuse et vraiment enthousiaste en pensant au mois qui vient », expliquait-elle en faisant allusion à sa qualification pour le prochain British Women’s Open. « Cela modifie mon calendrier mais c’est toujours un plaisir de disputer un Majeur. J’ai hâte d’y être ». Et en plus du dernier tournoi majeur de la saison du LPGA Tour, elle jouera également lors de l’ISPS Women’s Scottish Open.
La Suissesse Morgane Metraux termine ce tournoi à la 4e place, avec le score de –4 journée, ex æquo avec l’Anglaise Bronte Law.
Le carton de Luna Sobron Galmes
Les fans Espagnols, et la fédération ibérique peuvent se réjouir de cette semaine de golf, sur le circuit féminin européen. L’ancienne pensionnaire du LPGA Tour, Luna Sobron Galmes, qui fut meilleure amateur du British Women’s Open, signe une carte exceptionnelle de 65, comportant cinq birdie à l’aller, cinq au retour, et un bogey au 12 et un double sur ce fameux Par 4 du 14 qui posa des problèmes à d’autres joueuses.
Avec ce carton, l’Espagnole de 32 ans a effectué une incroyable remontée au classement, après un moving day en 76.
Deux autres joueuses ont bien failli égaler ce score. Il s’agit de l’Indienne Pranavi Urs et de l’Anglaise Hannah Screen. Toutes les deux on joué sur un rythme exceptionnel, en alignant les birdie tout au long de la journée. Elles furent freinées dans leur course sur la fin du parcours. Urs concédait deux bogey du 17 au 18, tandis que Screen rendait un coup au parcours sur le Par 4 du 18.
Ces trois joueuses ont démontré qu’avec une bonne stratégie et une pleine maîtrise de son jeu un parcours est plus simple à jouer qu’il n’y paraît.
Herbin termine fort !
La seule Française qui a réussi à franchir le Cut a, elle aussi, réalisé un très bon dernier tour, en signant une carte de 68, qui a bien failli être plus basse. Car à l’aller, Herbin signa trois birdie sans concéder de bogey. Et elle resta sur ce rythme en signant un eagle sur le Par 5 du 10. Après trois Par, le 14 allait lui poser un problème, comme à l’Espagnole Sobron Galmes, et ce double bogey anéantissait son eagle du 10. Mais, d’un autre côté, elle pouvait se réjouir d’avoir réalisé cet eagle, afin de conserver une nette progression au classement. Après ce mauvais coup du sort, elle signait deux birdie, dont un fut effacé par un bogey sur le Par 3 du 17, où Lopez Chacarra y signa, plus tard, son dernier birdie.
Grâce à ce dernier tour nettement sous le Par, Céline Herbin termine 21e à +1, avec la Suédoise Moa Folke et la joueuse des Emirats Arabes Unis, Hyeonji Kang.
Prochain tournoi du LET, cette semaine, avec l’Evian Championship, qui constitue le 4e et avant dernier Majeur de la saison du LPGA Tour.