WildHorse Ladies Golf Classic : Wongras et Chen en tête devant Peirce !

Anne Chen (à gauche) et Cholchevas Wongras (à droite), sont en tête, ex aequo à -15, et l’une des deux pourrait bien s’imposer cette nuit.

A quelques heures du départ du dernier tour, le leaderboard est serré sur cette épreuve de l’Epson Tour, avec un duo à –15, et un autre un coup derrière comprenant le leader de la première journée. Et embuscade, à –13 et -12, se trouvent des joueuses expérimentées comme Ganne et Plata qui ont la capacité d’aller chercher la victoire.

C’est un leaderboard serré, et même compact, qui se présente au dernier tour, avec des joueuses rassemblées par paire ou en trio, comportant des vainqueurs de tournois, comme la Colombienne Valery Plata, la Mexicaine Lauren Olivares mais aussi Megha Ganne, fraîchement arrivée sur le circuit professionnel, ainsi que l’Australienne Caitlin Peirce, qui a reconnu avoir souvent eu la sensation d’être proche du succès, cette année. De même que la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, qui a joué sur le LPGA Tour, est l’une des potentiels protagonistes de ce Top 5, à pouvoir, également, coiffer tout le monde sur le poteau.

Sur ce parcours où les birdie semblent assez faciles à aller chercher, c’est l’Américaine Megha Ganne qui a signé la meilleure carte de cette seconde journée. Un 63 remarquablement construit, en étant partie du Tee n°1, à 13h32, en compagnie de Caroline Canales (-6), et de Cynthia Lu (Cut). Classée 32e à –4, la veille, l’Américaine a aligné trois birdie, aux trois premiers trous, la faisant tout de suite grimper dans le haut du leaderboard. Après un Par sur le Par 3 du trou n°4, elle alignait, encore une fois, trois birdie, lui conférant une progression fulgurante au score de –10. Au retour, c’était encore deux birdie à la suite qu’elle ajoutait à sa carte, pour sortir à –12 du green du Par 5 du trou n°12. Manifestement en phase avec le parcours et la manière de contourner les difficultés, la joueuse de 22 ans , qui participe à son 7e tournoi de l’Epson Tour, allait passer à –13 sur le Par du 13, et concéder son unique bogey, sur le trou suivant. Mais au 15, elle réagissait en rentrant un dernier birdie, avant de terminer avec trois Par. « Je pense que je me suis très bien placée, sur les green, afin de me laisser des putt favorables, tout au long des neuf premiers trous. Mon caddie, Jeff Mechmann, m’a beaucoup aidé. Puis le vent s’est mis à souffler violemment, sur le retour. Donc il s’agissait de tenir bon jusqu’à la fin », expliqua Ganne. Dans ce Top 10, elle est la seule à avoir réalisé une progression aussi forte.

Sa compatriote Samantha Wagner, qui a eu la chance de jouer l’US Women’s Open en 2015 et 2017, et qui se bat pour revenir sur le LPGA Tour, s’invite à la 3e place, grâce à une carte de 64. C’est également du Tee n°1 qu’elle s’est élancée, mais à 07h59, en compagnie de Mariel Galdiano (-10), et de Sophie Hausmann (-10). Bien que manquant de régularité dans ses résultats, l’Américaine de 29 ans n’en reste pas moins une redoutable joueuse, tant par la technique que par le mental. D’un tempérament volontaire, Samantha Wagner a la capacité de jouer très bas. Elle l’a encore prouvé ce samedi, avec cette carte qui ne comporte aucun bogey, et un aller réalisé en 31. Par ailleurs, elle se sent particulièrement à l’aise sur ce parcours, ce qui a facilité son résultat : « j’adore ce parcours. Et jusqu’ici j’y ai plutôt bien joué », confiait-elle. « Je me suis donc appuyée sur le fait que je me sens à l’aise. J’ai aussi le sentiment qu’il faut également accepter ce que le parcours vous offre. Si votre coup de départ vous place ailleurs sur le trou, ce n’est pas dramatique. Quoique je n’ai pas vraiment procédé ainsi, aujourd’hui, mais je pense qu’on peut s’en sortir même si l’on n’est pas idéalement placée. Savoir que l’on aura l’occasion de se rattraper est un atour important », expliquait-elle.

Déjà détentrice d’une victoire sur le Tour, en 2025, Samantha Wagner est très bien placée pour tenter d’aller chercher un second trophée. Mais elle va partager sa partie avec l’Australienne Caitlin Peirce, qui est également à –14, tout en ayant rendu une carte de 67, lors de cette seconde journée. Par chance, en étant partie du Tee n°10, son eagle sur le Par 5 du 11 a effacé son bogey du 10 et celui du 8. Et comme Ganne, le vent a eu une incidence sur son retour, puisque les deux joueuses se sont élancées à la même heure, mais sur des départs opposés.

Un dernier groupe spectacle ?

Il est fort dommage que l’Epson Tour ne bénéficie pas d’une couverture médiatique, de temps à autre, car cette dernière journée s’annonce très disputée. Et le dernier groupe pourrait bien être le groupe phare puisqu’il est constitué de l’Américaine Anne Chen, qui a joué 64, tout en ayant remporté le dernier tournoi de la saison passée, et de la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, qui a, également, l’expérience du LPGA Tour. Rookie en 2024 sur l’Epson Tour et rookie cette année sur le LPGA Tour, Chen a démontré qu’elle est également capable d’aligner les birdie, puisqu’elle a réalisé une suite de quatre, à l’aller, et un cinquième sur le Par 4 du trou n°9, et qu’ensuite, malgré le vent qui s’est levé, elle a réussi à rentrant deux fois deux putt pour birdie, avant de conclure sa journée par un bogey au trou n°9. Ce qui l’empêche d’être seule en tête à –16. « Je pense que j’ai placé mes balles plus près des trous, cette année. L’an dernier, je ne prenais pas autant de green en régulation », confia l’Américaine qui a fait ses études à l’université de Duke. L’Américaine rentre du Portland Classic, où elle a terminé 14e à –13, ce qui la met en confiance. Pour autant, elle n’est pas encore assurée de conserver  sa carte sur le LPGA Tour, en étant classée 131e de la Race. « J’ai une autre option pour jouer, avec l’Epson Tour. J’ai joué bon nombre des parcours, donc y retourner me semble plus facile cette année, que les années précédentes. C’est donc un choix délibéré que de disputer la suite de la saison sur l’Epson Tour, et voir ce qui va se passer », confiait-elle.

Quant à Cholchevas Wongras, nous n’en saurons pas plus, faute de traducteur pour recueillir ses impressions, mais en jouant 65 dans cette seconde journée, après son 64 de la veille, elle a envoyé un signal assez fort, indiquant qu’elle est régulière d’une journée à une autre. Et en deux jours, elle n’a pas concédé de bogey, ce qui est un atout pour elle, et qui doit alerter la concurrence.

Ainsi, en s’élançant dans le dernier groupe, Wongras et Chen devraient concentrer toute l’attention des spectateurs, et il existe une forte probabilité que l’une des deux sorte vainqueur de ce tournoi.

La seule Française engagée dans cette compétition, Emma Broze, est 24e à –9, en ayant joué 66 dans ce second tour, améliorant son score de trois coups, par rapport à la veille.

Kaleiya Romero a perdu du terrain en signant une carte de 69. Elle est 30e à –8, tandis que Gianna Clemente ne franchit pas le Cut. L’Américaine de 18 ans, rookie cette année, a encore un peu de temps devant elle pour prendre de l’expérience. Nous verrons si en fin de saison, elle s’inscrit à la Q-school, dans l’espoir de décrocher sa place sur le niveau supérieur.

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CPKC Women’s Open : Yamashita intouchable ?

Intouchable depuis jeudi, la Japonaise Miyu Yamashita a de fortes chances de poursuivre sur ce rythme, jusqu’à mettre les mains sur le trophée ! (Photo: LPGA/Getty Images)

Après ce moving day, où beaucoup de cartes sous le Par ont été signées, une question tourne en boucle dans les esprits : et si la Japonaise Miyu Yamashita était intouchable ? Car elle a encore dominé ce parcours, donnant le sentiment qu’elle n’a pas d’autres adversaires qu’elle-même !

Elle n’a pas été scelle qui a réalisé le score le plus bas, mais elle n’en pas été très loin. Ce samedi, la Japonaise Miyu Yamashita a rendu une carte de 65, soit un coup de plus de la veille et trois de plus qu’au premier tour. Ce qui lui permet d’avoir, désormais, six coups d’avance sur sa compatriote Yuri Yoshida et l’Américaine Gina Kim qui réalise une semaine incroyable. Kim qui s’est élancée à 14h25, avec sa compatriote Laney Frye, quatre groupes avant celui du leader, avec le score de –7, et qui a démonté l’aller en y trouvant cinq birdie qui ont été contrés par un bogey sur le Par 4 du neuf. Ce qui signifie que cette portion du parcours, Gina Kim n’a concédé que deux Par, et l’on se demande si c’est elle l’extraterrestre ou si ce sont les autres joueuses qui ne sont pas du tout dans le coup, cette semaine. Au retour, celle qui a décroché sa première victoire sur le Tour, lors du Dow Championship, avec sa compatriote Yana Wilson, faisant d’elles deux anciennes pensionnaires de l’Epson Tour entrées dans le cercle des vainqueurs au niveau supérieur, a trouvé deux birdie immédiatement. Puis, elle a connu des moments de faiblesse en passant à côté de plusieurs opportunités de birdie. Néanmoins, le score et la progression sont là, et la voici à –13, à la seconde place, ex æquo, avec la Japonaise Yuri Yoshida, et dauphine de Yamashita, qui continue son cavalier seul en tête. « C’était génial. Ce n’est pas une situation nouvelle pour moi, et la dernière fois que je me suis retrouvée dans cette position, j’en ai gardé un excellent souvenir, et j’ai fini par gagner avec ma partenaire Yana », confia Gina Kim, qui reste ambitieuse, malgré ses six coups de retard sur une joueuse que rien ne semble ébranler. « Donc ce fut super. J’ai vraiment adoré cette journée. J’aime avoir le trac, et cette adrénaline qui monte. J’adore voir les gens défiler et m’encourager. Bref, c’est amusant », ajoutait-elle d’un ton assez calme. « J’ai joué de manière assez solide, je me suis donné pas mal d’opportunités et quelques putt ne sont finalement pas tombés. J’espère donc que la journée de demain sera pareille », déclarait un peu plus l’Américaine de 26 ans, qui est désormais 49e de la Race to CME, après une année de purgatoire sur l’Epson Tour, où elle a goûté à la victoire par trois fois.

Ambitieuse et optimiste, Gina Kim serait donc celle qui pourrait battre la Japonaise Miyu Yamashita dans ce dernier tour, où l’on s’attend à ce que les positions de drapeaux ne facilitent pas autant la conquête des birdie. Bien que lors de ce troisième tour, certaines positions de drapeaux n’étaient pas simples. Ce qui n’a pas empêché la moitié du champ, de signer des scores sous le Par. Gina Kim n’a pas été la seule à jouer 64. Jennifer Kupcho, Sei Young Kim et Dongeun Lee ont également rendu une carte de 64, alors que Miyu Yamashita, Somi Lee, Ana Belac, Manon De Roey et Nataliya Guseva ont joué 65, chacune à leur manière. Mais la carte la plus basse fut réalisée par une jeune joueuse, fruit du travail de la filière du haut niveau canadien, qui, manifestement, fonctionne bien mieux que celle de la France.

Deng, 16 ans, joue 63 !

Avec Anna Huang, Aphrodite Deng est l’autre adolescente Canadienne qui porte les espoirs du golf de haut niveau de ce pays, afin de succéder à Brooke M.Henderson, qui fêtera ses 29 ans le 10 septembre prochain, et qui, comme Céline Boutier, est devenue la golfeuse la plus titrée de son pays. Mais, contrairement à la Française, les vocations qu’elle a suscitées à la suite de ses succès ont accouché de jeunes talents qui sont n’ont pas attendu d’avoir leur diplôme en poche pour s’imposer. A 17 ans, Anna Huang est déjà professionnelle avec quatre victoires sur le Ladies European Tour, alors que Aphrodite Deng, avec un an de moins, est 6e mondial chez les amateurs, et vainqueur de l’open junior du Mizuho Americas Open, du LPGA Tour. Et il n’est pas interdit de penser qu’après le passage chez les pros de Kiara Romero, et très probablement le même transfert de la Colombienne Maria José Marin, de l’Américaine Farah O’Keefe, et peut-être des Espagnoles Sampedro et Revuelta Goicoechea, Deng sera à la lutte pour la première place avec l’Américaine Asterisk Talley, qui est de la même génération, pour le titre de numéro un mondial amateur.

En attendant, la native de Calgary, qui a eu 16 ans le 20 février dernier, montre qu’elle sait jouer au golf, et qu’évoluer sur le LPGA Tour ne l’effraie pas. Lors de ce troisième tour elle n’a pas eu peur du parcours et des green, et ce sont sept birdie qu’elle a rentrés, sans concéder de bogey. Avec cette carte de 63, elle a gagné 23 positions au classement pour se retrouver dans le Top 10, à la 6e place, avec des poids lourds de la discipline que sont Sei Young Kim et Ruoning Yin. Alors, quand on lui demande comment elle fait pour obtenir un tel score, elle répond simplement : « je crois que j’ai appris de mes deux premières journées. Et j’ai essayé de faire le moins d’erreurs possible ». Une réponse que l’on entend souvent, sur le LPGA Tour, mais qui ne vient pas toujours à la suite de tels résultats. Manifestement, Deng apprend vite et elle sait mettre en pratique. Et à 16 ans, on ne parle pas encore de salle de musculation pour taper plus fort et plus loin. C’est donc la technique, l’intelligence de jeu et la stratégie qui ont permis à Aphrodite Deng d’en arriver là où elle est. Tout comme on peut supposer que son mental est adapté à la discipline ainsi qu’aux exigences de la compétition. « je ne faisais pas vraiment attention à mon score. J’essayais simplement de jouer du mieux que je pouvais », confiera-t-elle ensuite. La jeune Canadienne qui fait également partie des joueuses qui jouent vite : « j’ai toujours été une joueuse rapide. J’essaie de prendre mon temps mais je crois que c’est bien de jouer rapidement », expliquait-elle, ce qui ne sera peut-être pas toujours un avantage, si elle se retrouve un jour avec des joueuses qui ont le profil de Carlota Ciganda. Car il faut conserver son calme, dans ces moments.

Pour l’heure, Aphrodite Deng, du haut de ses 16 ans, a bousculé la hiérarchie du LPGA Tour en se frayant un passage dans le haut du tableau, et chacun est impatient de voir comment elle clôturera ce tournoi, dont elle a terminé 20e l’an passé.

Yamashita sur un nuage et vers la victoire ?

L’autre joueuse qui va captiver l’attention c’est, bien entendu, la Japonaise Miyu Yamashita. Depuis jeudi, elle avale le parcours mieux que les autres joueuses, et fait course en tête en augmentant son avance. D’abord un coup jeudi, puis cinq vendredi, c’est désormais six coups qui la séparent de ses poursuivantes immédiates, qui n’ont jamais été les mêmes. A l’aller, elle réalisa trois birdie lui permettant de se donner un peu plus d’air, sur ses poursuivantes. Soo Bin Joo, qui partageait sa partie, s’effondra rapidement, en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°2, puis un double sur le Par 5 du trou n°5. La Sud-coréenne ne jouait pas mal, mais elle n’était pas assez précise, dans tous les compartiments de jeu. Et les green, sur lesquels il faut savoir jouer ses putt avec une certaine autorité, conserve cet aspect traître qui peu faire dévier la balle à tout moment. Raison pour laquelle il faut mettre un peu plus de vitesse dans la balle et éviter de viser les bords de trous. Ce que trop de joueuses font encore.

Au retour, Miyu Yamashita rentra deux autres birdie, lui permettant de s’élever à –19, en sortant du green du 12. C’est ensuite que sa journée se compliquait. La Japonaise de 25 ans manqua de précision au putting, alors qu’elle parvenait à jouer assez près autour des mats. Parfois pas plus de deux mètres. Mais elle visait mal et trop de putt ont été joués à droite du trou. Sauf sur le Par 4 du 15 où elle logea sa balle au fond du green, lui laissant un putt d’environ 6 mètres. Mais même à cette distance, Yamashita frôla le bord du trou. Au 16, ce fut encore un putt joué à droite, mais cette fois avec beaucoup de marge. Et elle n’était qu’à 4 mètres, environ. Sur le fameux Par 3 du 17, où les spectateurs peuvent mettre l’ambiance en tambourinant sur les palissades, la Japonaise joua un coup bien trop court qui envoya sa balle dans le rough, à gauche, et sous le green. Le chip qui suivi fit dépasser sa balle d’environ deux mètres, et ce fut, ensuite, un putt pour le Par. Mais sa balle mordit le trou. Et à force de jouer le bord des trous, il fallait bien que cela arrive. C’est donc un bogey que Yamashita concédait, alors que Yuri Yoshida tentait d’ajouter des birdie à sa carte pour se positionner seule à la seconde place. La Japonaise évoluant avec Kiara Romero dans le groupe juste devant.

La marque de la balle de Yamashita, lors de son attaque de mat, au 18 ! (Capture écran : Golf Channel US/LPGA)

Finalement, Miyu Yamashita reprit ce coup au parcours, sur le green du 18, après un coup d’approche exceptionnel, qui laissa une marque, d’à peine 20 centimètres devant le trou. La balle de la Japonaise s’étant immobilisée moins de deux mètres après le trou, lors de l’ultime rebond. « J’adore ce parcours », confiait-elle rapidement, après sa journée. « Mon putting a vraiment été bon », alors qu’elle a manqué beaucoup de putt qui pouvaient concrétiser un birdie. Qu’en serait-il de son avance si son putting avait été très bon ?

Peu à l’aise avec l’anglais, Miyu Yamashita fut peu loquace après sa troisième journée et même si l’on a vu des joueuses griller leur avance lors du dernier tour, on a, quand même, le sentiment qu’elle est en route pour remporter ce tournoi. La question est plutôt de savoir comment Gina Kim va se comporter, en partageant la partie de Yamashita, et de savoir si ces deux joueuses invitées, que son Aphrodite Deng et Kiara Romero, vont rester dans le Top 10. L’Américaine de 20 ans qui a également démontré tout le potentiel dont elle dispose, dans cette journée, en maîtrisant le parcours, quasiment jusqu’à la fin.

Kiara Romero a, certes, concédé trois bogey, dont le dernier au 18, créant une forte déception chez les spectateurs et téléspectateurs, mais chacun a pu la voir jouer en faisant preuve de maîtrise, tant sur les longs coups qu’au putting. Les trois birdie à la suite qu’elle a rentrés, du 14 au 16, en ont été la preuve. Et, pour compléter son talent, elle a fait preuve d’humour en revêtant un maillot de hockey sur glace, après avoir mis en jeu sa balle au 17. On regrette, seulement, qu’elle ne l’a pas conservé pour jouer son putt, qui était assez long et pour lequel elle s’y reprit à deux fois, pour signer le Par.

Indiscutablement, Kiara Romero est entrée dans le cœur des passionnés du LPGA Tour, et cette première sortie en tant que joueuse professionnelle laisse entrevoir un bel avenir et quelques très bons résultats.

Rendez-vous, cette nuit, à partir de minuit, pour suivre le dénouement de ce tournoi, où l’on reste déçu qu’aucune Française ne se soit qualifiée.

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US Senior Women’s Open : McBride s’envole en tête !

Vainqueur la semaine passée, la Suédoise Maria McBride est proche de remporter son second Majeur chez les Seniors. (Photo: USGA.com)

Changement de leader, dans ce tournoi, où les anciennes stars du LPGA Tour sont majoritairement présentes. Et la seule Française en lice s’est rapprochée de la 1ère place !

Ce troisième tour, dans le Michigan, pour le plus important Majeur de la saison des Seniors femmes, a été animé. L’Américaine Michele Redman a joué +7 tandis que la Suédoise Maria McBride, vainqueur la semaine dernière, a signé une carte de –6. Sa compatriote Annika Sorenstam a tenté de combler son retard, mais trop de bogey ont freiné sa progression dans cette journée. Pour un birdie rentré sur le Par 5 du trou n°1, elle a concédé deux bogey à l’aller. Et son retour fut neutre avec deux birdie et deux bogey. Après un premier tour encourageant en 68, l’ancienne numéro un mondial, qui a dominé le LPGA Tour, avec ses 72 victoires, est seconde à –3, quatre coups derrière McBride qui est en grande forme et en pleine maîtrise de son golf.

Avec le score de –3 total, également, on retrouve la tenante du titre, Becky Morgan. La Galloise âgée de 51 ans signe un troisième tour en 73, comme Sorenstam, et elle n’a pas eu plus de réussite que la Suédoise. Pourtant, elle a réussi à rentrer un putt pour eagle, sur le Par 5 du trou n°10, mais au 17 elle concéda un bogey, comme au premier tour. Et comme Sorenstam, elle a pris seulement 12 green en régulation, et un fairway de moins, pour une moyenne de putt légèrement inférieure.

L’Ecossaise Catriona Matthew  tient son rang, à la 4e place, mais avec seulement le score de –2 total, après une autre journée dans le Par. Comme au premier tour, elle a rentré deux birdie, mais un double bogey en début de partie a tout de suite plombé sa journée. Cependant, elle peut garder l’espoir de terminer à la seconde place, en ayant un seul coup de retard sur Sorenstam et Morgan.

L’Australienne Karrie Webb a décroché de cette course à la victoire, en vivant une troisième journée très difficile. Elle a accumulé les bogey pour un seul birdie, et la voici 8e dans le Par total. Manifestement, l’ancienne numéro un du LPGA Tour a eu du mal au putting, puisque sa moyenne de putt, du jour, est de 2,2, contre 1,61 au premier tour.

Et la bonne surprise vient de la seule Française en lice.

Meunier-Lebouc dans le Top 5 provisoire !

La dijonnaise qui vit aux Etats-Unis, et qui a été la première Française, professionnelle, à remporter un tournoi Majeur du LPGA Tour, avait effectué un retour à la compétition, en 2023, sur l’Epson Tour, en perspective de jouer ce même US Senior Women’s Open, où elle s’était classée 6e.

Après avoir encore franchi le Cut, la Française âgée de 53 ans a mit le turbo, comme les pilotes de Formule 1 ont pu le faire sur le fameux circuit automobile qui a fait la réputation de la ville de Dijon. Après six Par, Meunier-Lebouc a aligné trois birdie, puis elle est restée dans la maîtrise total de son jeu et du parcours, en alignant des Par du trou n°10 au trou n°16. Un dernier birdie sur le fameux Par 5 du trou n°17 lui offrait encore plus d’élan dans cette journée, et c’est avec une carte de 68 qu’elle concluait ce moving day, dont elle est l’une des meilleures joueuses du jour. Elle partage la 5e place avec Michele Redman et sa compatriote Jackie Gallagher-Smith, qui a joué 75.

La Suédoise Catrin Nilsmark est 9e à +3 tandis que Laura Diaz, Juli Inkster et Christy Longfield sont 10e à +4.

La dernière journée pourrait donc voir la Suédoise Maria McBride signer un second succès, d’une semaine à l’autre, et son premier US Senior Women’s Open, si elle conservait ce rythme et que Sorenstam et Morgan n’arrivaient pas à passer à l’offensive.

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WildHorse Ladies Golf Classic : une pluie de birdie au premier tour !

La joueuse Australienne, actuellement 27e de la Race, frappe très fort dans ce premier tour, en jouant -9. (Photo: Epson Tour)

Cette première journée dans l’Oregon a délivré une pluie de birdie, faisant émerger un leader à –9 et cinq joueuses à –8, suivies de quatre autres à –7.

On savait que ce parcours pouvait se jouer très bas, puisque les années précédentes des cartes de 63 et 64 y avaient été signées. On imaginait moins qu’une vingtaine de joueuses aient pu le faire lors d’une première journée. Car le Top 10 s’est constitué entre des cartes de 63, 64, 65 et 66, et c’est l’Australienne Caitlin Peirce, âgée de 24 ans et rookie l’an dernier, qui a égalé le record du parcours. Elle qui a seulement franchi neuf Cut cette saison, en quatorze départs, tout en signant quatre Top 10 depuis son début de saison. Partie du Tee n°1, à 08h32, en compagnie de la Sud-coréenne Bi-Shin et de l’Américaine Catherine Park, Peirce a immédiatement rentré un birdie, avant d’aligner trois Par. Puis, elle trouvait son second birdie sur le Par 5 du trou n°5, avant de clôturer son aller, avec un birdie sur le n°8 et le n°9. Au retour, elle continua sur ce rythme, en alignant deux suites de trois birdie, entrecoupées d’un bogey sur le Par 4 du trou n°14, l’empêchant de signer le nouveau record du parcours. Quand on lui demanda comment elle avait vécu cette journée, elle répondit : « rien d’extraordinaire. J’ai surtout eu des situations ou je devais faire deux putt après atteint le green, sur environ 9 mètres, pour les Par 5. Ou des putt avec une distance entre 3 mètres et 4,50 mètres ». Puis elle expliqua ce qu’elle avait le plus retenu de ces meilleurs coups : « c’est mon coup de wedge sur le trou n°8. J’ai placé la balle à environ 60 centimètres du trou. Ce fut sans aucun doute le moment le plus serein de la journée ». S’étant retrouvé plusieurs fois cette saison, en lice pour la victoire, l’Australienne expliqua : « cette expérience commence à porter ses fruits. Plus je vis ce genre de situation, plus il devient facile de réitérer la performance. Le parcours est très agréable à jouer. Les green roulent bien et ce n’est certainement pas le plus long tracé que nous ayons affronté jusqu’ici. Je savais donc qu’il y aurait beaucoup d’occasions pour faire des birdie », expliquait-elle.

A la seconde place, se trouvent cinq joueuses dont trois ont déjà fait parler d’elles à plusieurs reprises ces dernières saisons. Il s’agit de la Sud-africaine Kaleigh Telfer, toujours bloquée sur cette Epson Tour en ayant approché le Top 10 sans avoir pu y rester, ainsi que l’Américaine Julia Gregg, 25 ans et rookie l’an dernier, qui termina 35e de la Race, l’an dernier. Elle signe une carte vierge de bogey, avec quatre birdie de chaque côté, tandis que Kelfer en a rentré cinq à l’aller, en s’étant élancée du Tee n°10, en débutant par un bogey.

La Thaïlandaise Cholchevas Wongras, qui a évolué sur le LPGA Tour précédemment, signe également une journée sans bogey, avec quatre birdie à l’aller comme au retour, en ayant débuté, elle aussi, du Tee n°10 à 07h48, neuf minutes avant Telfer.

Enfin, l’Américaine Morgan Miller, 22 ans et rookie cette année, complète ce groupe, tout en ayant signé un eagle sur le Par 5 du trou n°5, après s’être élancée du Tee n°1 à 08h43, de même que la Chinoise Jieni Li, 24 ans et également rookie cette année, qui a joué sans concéder de bogey.

Suivent quatre joueuses à –7, puis onze joueuses à –6, où l’on trouve la Mexicaine Lauren Olivares, leader de la Race, ainsi que des joueuses de notoriété de ce circuit, comme l’Allemande Sophie Hausmann, la Colombienne Valery Plata, l’Américaine Samantha Wagner, et la Chinoise de 20 ans, Liqi Zenq.

Kaleiya Romero, la sœur de Kiara, est 22e à –5, avec Mirabel Ting, tandis que Megha Ganne est juste derrière à –4 et que l’Espagnole Carlat Bernat Escuder pointe à –3 avec la Française Emma Broze, l’Américaine Mariel Galdiano, et la Philipppine Bianca Pagdanganan, elle aussi anciennement sur le LPGA Tour.

Ca se passe nettement moins bien pour la Mexicaine Maria Fassi, qui n’a jamais confirmé sa capacité à évoluer au plus haut niveau mondial, après sa finale perdue, face à Jennifer Kupcho, lors du premier Augusta National Women’s Amateur.

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CPKC Women’s Open : Huang et Romero dans le Top 5 !

La Japonaise, vainqueur du Women’s British Open 2025, signe une carte exceptionnelle de -8, dans cette première journée, quand d’autres ont eu du mal à jouer -1.

Cette première journée au Canada a laissé des traces, notamment chez les Françaises qui sont déjà otages du parcours. Tandis que dans le groupe de tête, les joueuses d’avenir ont répondu à l’appel en trouvant les birdie suffisants pour espérer se battre pour un très bon résultat, jusqu’à dimanche.

Le sempiternel débat autour du « parcours à birdie » a toute sa place, cette semaine, quand on voit les scores des joueuses de tête. Mais si l’on se place du côté de celles qui sont en milieu ou en fond de tableau, et notamment les Françaises, alors le discours ne sera plus le même. En réalité, une fois encore, il n’y a que des joueuses qui disposent d’une plus grande capacité d’adaptation. Et pour certaines, c’est aussi un talent maintes fois exprimé depuis des mois, ou des années, qui s’exprime à nouveau. Et l’on n’est pas spécialement étonné de voir que ce premier tour met en lumière des joueuses comme Miyu Yamashita, Nasa Hataoka ou Ruoning Yin, puisqu’elles ont déjà marqué l’histoire du LPGA Tour. Les deux Japonaises sont en tête en s’étant élancées dans les premiers groupes, du Tee n°10, avec sept minutes d’écart. Hataoka à 07h55 en compagnie de Ariya Jutanugarn et Julia Lopez Ramirez, et Yamashita à 08h06 avec Hyo-Joo Kim et Hannah Green. A 25 ans, celle qui a comme première victoire l’Open britannique de golf féminin, a avalé ce parcours sans être gênée par quelque difficulté, puisqu’elle a rentré quatre birdie à l’aller et quatre autre au retour, sans concéder de bogey : « j’ai débuté par un birdie au second trou et je peux dire que mon putting a super bien fonctionné aujourd’hui », confia Miyu Yamashita, qui écrase la concurrence avec son score provisoire de –8. « Il y a beaucoup d’insectes sur le parcours, et j’ai vraiment du mal avec tous ces moustiques. Mais finalement tout cela m’a aidé à être plus concentrée sur mon jeu », ajoutait-elle.

De son côté, avec son score de –7, Nasa Hataoka expliquait : « j’ai touché beaucoup de fairway donc cela m’a vraiment aidé à me donner des chances de birdie. Et mon putting a été très bon aujourd’hui, alors je suis très heureuse de mon score aujourd’hui ». Hataoka dont la maman est présente ce qui l’a également aidé mentalement : « elle cuisine pour moi, ça m’aide beaucoup », confiait la Japonaise de 27 ans, qui a concédé un bogey sur le Par 4 du trou n°9, tout en allant chercher quatre birdie au retour.

Et puis, à la 3e place, il y a cette Américaine que tous les observateurs attendaient avec impatience sur le circuit professionnel. A 20 ans, Kiara Romero est l’archétype de la joueuse d’avenir au plus haut niveau mondial. Encore numéro un amateur il y a une semaine, elle étrenne son statut de joueuse professionnelle cette semaine, en ayant remporté le quota de points du programme LEAP mis en place par la LPGA, pour permettre aux meilleures joueuses amateurs d’intégrer le circuit du LPGA Tour, et de l’Epson Tour, sans passer par la Q-school.

Kiara Romero signe une journée de pro, sans bogey, avec quatre birdie à l’aller, et deux au retour, en s’étant élancée du Tee n°1 à 13h54, en compagnie de l’expérimentée Canadienne, Alena Sharp, et de l’Allemande Olivia Cowan, transfuge du Ladies European Tour, qui jardine un peu sur ce LPGA Tour où elle n’est pas certaine de conserver sa carte, en étant classée 117e de la Race.

A l’inverse, en étant pensionnaire du Ladies European Tour, la Canadienne de 17 ans, Anna Huang, qui a donné une leçon de golf, il y a deux semaines, aux joueuses du LET, et en tenant tête à Charley Hull, pour aller chercher sa quatrième victoire sur le circuit European, est venue se positionner à la 4e place, avec le score de –5, dans un groupe où se trouvent la Chinoise Ruoning Yin, la Japonaise Yuri Yashida et une joueuse amateur Canadienne de 18 ans, Michelle Xing, déjà très en vue dans son pays. Classée 101e mondiale, au WAGR, Xing n’a qu’une victoire mais elle semble monter en puissance. Déjà invitée l’an dernier dans ce tournoi, elle n’avait pas franchi le Cut. La voici, cette année, au milieu des stars du LPGA Tour et elle ne semble pas perturbée pour autant : « j’ai simplement essayé de voir les choses simplement. Souvent, j’ai cherché à bien doser la vitesse de certains putt, car j’en ai beaucoup de longs à jouer. J’ai eu la chance d’en rentrer quelques-uns, notamment depuis le bord du green, ce qui a un peu amélioré mes statistiques », confiait-elle. « J’ai joué ce tournoi à plusieurs reprises, et j’ai été proche de franchir le Cut sans y parvenir. En tant qu’amateur, mon objectif est de franchir un Cut du LPGA Tour, et spécialement si c’est au Canada. Donc ça compte énormément pour moi », ajoutait Xing qui devrait atteindre son objectif cette semaine.

Six joueuses sont à –4, dont Ariya Jutanugarn, que l’on a plaisir à voir revenir à un très bon niveau. Mais aussi Jennifer Kupcho, qui s’est élancée dans les derniers groupes, de même que Gina Kim et Laney Frye qui étaient sur l’Epson Tour l’an dernier.

Quelques stars ont eu du mal à manœuvrer sur ce parcours, lors de cette première journée. Notamment Nelly Korda et Brooke M.Henderson, qui sont à –3, même si leur jeu est de nature à mettre en confiance leurs fans. Akie Iwai est à –2 avec Hyo-Joo Kim, JeongEun Lee6, Sei Young Kim ou encore Ayaka Furue. Tandis que Chisato Iwai est à –1, dans un groupe de 24 joueuses, ce qui montre à quel point le parcours n’a pas été vécu de la même manière, ce jeudi.

Et parmi ces joueuses à –1, se trouve la meilleure représentante Française, qui est, pour le moment, la seule à avoir l’espoir de franchir le Cut.

Les Françaises dans le sirop d’érable !

Les tournois se suivent et les résultats ne sont guère encourageants du côté des joueuses Françaises. Manifestement, elles ne jouent pas le même golf et c’est peut-être l’approche mentale qui diffère. Pauline Roussin-Bouchard, qui a franchi seulement 8 Cut cette saison, en 17 départs, est à +1, menacée d’une manquer un neuvième, tandis que Céline Herbin, qui nous assuré être en rodage sur le LET, il y a quelques semaines, pourrait, cette semaine encore, échouer à franchir le Cut, en étant +2. Trop de bogey et pas assez de birdie pour Herbin, et un double bogey pour Roussin-Bouchard, sont la cause de ces résultats médiocres, en comparaison de ceux des joueuses de tête. Du birdie, il y en a, mais la technique, la forme du jour, et surtout l’approche stratégique font la différence.

Perrine Delacour sort de ce premier tour avec le score de +3, tandis que Adela Cernousek s’est encore crachée avec une carte plombée par un double, un triple, et deux bogey. Et une question se pose : a-t-elle intérêt de persévérer dans la discipline du golf, où elle ne fait qu’enchaîner les Cut manqués ?  

La majorité des Françaises se sont engluées dans le sirop d’érable, lors de ce premier tour, et pour en sortir elle vont devoir se surpasser.

L’Américaine Lexi Thompson, qui porte son premier enfant, a joué +6, et il serait étonnant, après ce résultat, de la voir sélectionnée dans le team de Solheim Cup. Quant à la Canadienne et amateur Tillie Clagett, elle a abandonné, à la suite de son premier tour en +8.

Retour, cette nuit, à partir de 00h00, sur le site de la LPGA, pour suivre le second tour, en espérant plus que Nastasia Nadaud, pour la France, franchir le Cut.

Le classement provisoire => ICI

US Senior Women’s Open : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la 8e édition de ce tournoi qui permet aux joueuses professionnelles, et amateurs, de plus de 45 ans, de continuer d’évoluer sur un circuit plus adapté à leur âge et à leur niveau.

C’est le 6 février 2015 que l’USGA avait annoncé la création de ce tournoi. En 2018, l’Anglaise Dame Laura Davies remportait la première édition, qui s’était déroulée sur le parcours du Chicago Golf Club, dans l’Illinois. Elle devançait l’Américaine Juli Inkster, de dix coups, créant un résultat historique dans ce tournoi.

L’année suivante, la Suédoise Helen Alfredson devenait la nouvelle championne en s’imposant par deux coups d’avance face à Juli Inkster, une fois encore seconde, et l’Anglaise Trish Johnson, qui prendrait sa revanche en 2023.

La troisième édition fut remportée, une fois encore par une Suédoise, mais cette fois-ci, par l’ancienne numéro un mondial Annika Sorenstam, également vainqueur de l’US Women’s Open en 1995, 1996 et 2006.

En 2020, la crise sanitaire mondiale empêcha le bonne tenue de ce tournoi, raison pour laquelle la troisième édition eut lieu en 2021. Les Etats-Unis durent attendre la quatrième édition pour voir une Américaine s’imposer. Ce fut Jill McGill qui remporta l’épreuve, devant Leta Lindley qui gagna ce tournoi deux ans plus tard. L’an dernier, la Galloise Beck Morgan, dont le palmarès est resté vierge sur le LPGA Tour, célébrait une longue carrière par ce titre Majeur, chez les Seniors.

Ce tournoi s’est déroulé à différentes dates. D’abord au mois de juillet, en 2018, puis en mai l’année suivante. C’est seulement en 2022, 2024 et 2025 qu’il eut lieu à la fin du mois d’août.

Le champ de joueuses

Elles sont 120 au départ de ce tournoi, dont 33 amateurs, pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui s’établira après deux tours, et qui conservera les 50 meilleures et ex æquo.

Sont parmi les stars de cette épreuve, d’anciennes lauréates du Legends of the LPGA et du LPGA Tour, mais d’anciens vainqueurs de ce tournoi, telles Juli Inkster, Becky Morgan, Helen Alfredson, Annika Sorenstam et Trish Johnson. Mais on retrouve aussi Kerrie Webb, Laura Diaz, Silvia Cavalieri, Liselotte Neumann, Catrin Nilsmark, Hollis Stacy, Catriona Matthews, Michele Redman, Jean Bartholomew, Maria McBride, qui s’est imposée la semaine dernière, et la Française Patricia Meunier Lebouc.

Le leaderboard => ICI

Les vainqueurs

  • 2025 : Becky Morgan (-7)
  • 2024 : Leta Lindley (-9)
  • 2023 : Trish Johnson (-4)
  • 2022 : Jill McGill (-3)
  • 2021 : Annika Sorenstam (-12)
  • 2020 : annulé
  • 2019 : Helen Alfredson (+1)
  • 2018 : Laura Davies (-16)

La joueuse la plus âgée ayant participé au tournoi

  • Anne Sander (a), en 2023, à 85 ans, 11 mois et 24 jours

Le parcours

C’est dans le Michigan que toutes ces joueuses sont rassemblées sur le tracé du Barton Hills Country Club, un Par 72 de 5708 mètres. Ce parcours fut dessiné par Donald Ross, et inauguré en 1922. Le parcours fut restauré en 2012, pour retrouvé ses caractéristiques architecturales d’origine, tout en étant allongé. C’est l’architecte Ron Pritchard qui s’occupa de ce travail. Le tracé a cette particularité que les fairway se côtoient continuellement, de sorte que si une mise en jeu est lâchée à droite ou à gauche, la balle a des chances de se retrouver sur un autre fairway à proximité. De nombreux bunker défendent les green, jusqu’à six par endroit, rendant chaque attaque de mat, plus technique. Certains green possèdent des pentes qui ramènent la balle vers le fairway, de sorte que la précision est, là encore, le maître mot pour réaliser de bons scores. Le pourtour du parcours est arboré, alors qu’il y a peu d’arbres pour couper le vent, à l’intérieur du tracé. Bien qu’ayant retrouvé son relief d’antan, dans l’ensemble, ce parcours est assez plat. Le parcours est planté en Bentgrass sur les green et les fairway, ce qui ne devrait pas rendre le putting trop difficile.

Le site internet du parcours => ICI

Dotation et prime

Cette année, la dotation est portée à 1 million de dollars, pour une prime au vainqueur de 180 000 dollars.

L’an dernier, Becky Morgan avait perçu un chèque de 200 000 dollars. Le financement du circuit senior féminin reste compliqué, en comparaison du LPGA Tour.

Diffusion TV

Ce tournoi est diffusé sur Golf Channel US, uniquement.

WildHorse Ladies Golf Classic : l’essentiel à savoir

Créé en 2022, et organisé généralement au mois de septembre, ce tournoi se déroule un peu plus tôt, cette année encore. Il s’agit de la 16e épreuve de la saison de l’Epson Tour qui en compte dix neuf. Elle se déroule dans l’Oregon, en terre indienne, dont la capitale Salem tire son origine de l’arabe Salem, qui signifie Paix. A ne pas confondre avec Salem, dans le Massachusetts, liés aux fameuses sorcières. Mais les indiens avaient nommé cette ville Chemketa, ce qui signifiait rencontre. C’est donc une nouvelle belle rencontre qui s’annonce cette semaine, entre les joueuses de l’Epson Tour et cette région historique des Etats-Unis, sur le parcours situé à Pendleton, à l’est de Portland et de Salem. La première épreuve fut remportée par l’Américaine Daniela Iacobelli qui, malgré ce succès, n’avait pas pu terminer dans le Top 10 de la Race for the Card.

En 2024, la Thaïlandaise Pornanong Phatlum s’imposait et remportait sa première victoire sur le sol américain. Et à la fin de la saison elle retrouvait ses droits de jeu sur le LPGA Tour, en terminant 12e de la Race.

L’an dernier, c’est la prometteuse Japonaise Erika Hara qui remportait ce tournoi. Celle-ci évolue, désormais, sur le LPGA Tour.

Le parcours

Le parcours du Wildhorse Golf Course se situe au sein du resort et Casino de Pendleton a été créé, en 1997, sur le modèle des links écossais. Planté principalement en Bentgrass et Poa annua, il offre des green très rapides avec un stimpmeter à 12, et est concentré autour de trois pièces d’eau. Mettant le green du 16 dans une position de presqu’île. Les green du 5, du 8, du 15 et du 18 sont également bordés par ces obstacles d’eau. Ce parcours comporte deux Par 5 à l’aller et deux sur le retour dont le dernier est au trou n°13. Ce parcours public est défini comme jouable par tous les niveaux de golf et est réputé pour ses fairway très roulants et des green où les joueuses vont pouvoir s’exprimer.

Voir le site du tournoi => ICI

Le champ de joueuses

Cette année, elles sont 149 au départ de ce tournoi, dont les 18 premières joueuses de la Race, excepté JeongEun Lee6, qui est encore absente, puisqu’elle joue sur le LPGA Tour cette semaine. Mariel Galdiano a retrouvé l’Epson Tour de même que Megha Ganne qui évoluent toutes les deux dans cette épreuve. Gianna Clemente, Xiaowen Yin, Malia Nam, Jillian Hollis, Sophie Hausmann, Samantha Wagner, Kaleigh Telfer, Dottie Ardina, Daniella Iacobelli sont quelques autres de ces joueuses qui sont à suivre durant ces trois jours de compétition.

Après deux tours, un Cut conservera les 60 meilleures et ex æquo, pour une dernière journée de compétition.

Voir la liste complète des joueuses => ICI

Les joueuses universitaires de l’Oregon, dans le champ

  • Cynthia Liu
  • Alexis Phadungmartvorakul
  • Kathleen Scavo
  • Bi Shin
  • Heather Lin
  • Anika Varma
  • Alison Takamiya

Les invitations sponsor

  • Gabby Barker (ex Lemieux) – USA
  • Kaylin Noh – USA
  • Victoria Gailey – USA

Les amateurs dans le champ

  • Alexandra Phung – USA
  • Alexis Faieta – USA
  • Salma Ibrahim – USA

Dotation et primes

Jusqu’ici, la dotation était de 200 000 dollars pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. L’an dernier, la dotation connaissait une augmentation significative en passant à 262 500 dollars, pour une prime de 39 375 dollars. Mais cette année, ce tournoi perd 12 500 dollars et la dotation tombe à 250 000 dollars, pour une prime de 37 500 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne bénéficie pas de couverture télévisuelle.

CANADIAN PACIFIC WOMEN’S OPEN : l’essentiel à savoir

Historique

Cette épreuve est née en 1973 et fut longtemps un tournoi majeur du LPGA Tour. La genèse de cette épreuve s’inscrit dans la droite ligne de l’évolution du golf féminin, suite à la création du flamboyant Dinah Shore Winner Circle, servant de support promotionnel à la société Colgate. 

Au début des années 70, le golf féminin a besoin de tournois et les féminines en réclament. Golf Canada, l’association qui gère le golf au Canada depuis 1895, propose d’installer dans le calendrier une épreuve ouverte aux femmes. La canadienne Jocelyne Bourassa s’impose devant Judy Rankin, lors de la première édition. Puis les Américaines vont dominer l’épreuve.

En 1978, il est décidé que le tournoi devienne une épreuve Majeur du LPGA Tour. Au bénéfice d’un changement de sponsor titre, l’omnium canadien va connaître sa première édition, en tant que tournoi du grand chelem, en 1979. C’est l’entreprise Imperial Tobacco qui va saisir l’opportunité en promouvant l’une de ses marques de cigarettes. Ainsi né le Majeur Peter Jackson Classic jusqu’en 1983 avant de prendre le nom de Du Maurier Classic, appellation plus connue de la plupart des amateurs de golf pour désigner l’Omnium Canadien.

Si Judy Rankin prit sa revanche en 1977, c’est l’Américaine Amy Alcott qui fut le premier vainqueur de ce tournoi majeur. Juli Inkster remportant, quant à elle, la première édition de la Du Maurier Classic. L’entrée dans le nouveau millénaire marque la fin de l’appellation Majeur pour la classique canadienne qui redevient une épreuve traditionnelle du circuit féminin en 2001. Pour autant l’histoire de cette épreuve n’en sera pas émoussée, bien au contraire. Si deux n°1 mondial vont s’imposer, Annika Sorenstam en 2001 et Lorena Ochoa en 2007, la jeune néo-zélandaise Lydia Ko va laisser une empreinte forte, en remportant ce tournoi, par deux fois, en tant que joueuse amateur, avant de gagner une nouvelle fois, en 2015, avec son statut de professionnelle. Elle est la seule amateur à s’être imposée, y compris deux années de suite.

En 2014, la compagnie ferroviaire canadienne, Canadian Pacific, devient le partenaire principal jusqu’à à ce jour. Au niveau des parcours, l’épreuve fut accueillie par de nombreux clubs tout au long de son histoire. C’est  le Saint-George’s Golf and Country Club qui accueillit l’épreuve à cinq reprises. Viennent ensuite le Vancouver Golf Club et le Beaconsfield Golf Club à quatre reprises et à trois reprises, les parcours du London Hunt Club, le Priddis Greens Golf et le Royal Mayfair Golf Club. C’est donc la 4e fois pour ce dernier.

En 2018, sur le parcours du Wascana Country Club, Brooke M.Henderson succédait à Jocelyne Bourassa, en devenant le seconde Canadienne à remporter l’épreuve. Quarante ans se sont écoulés entre ces deux victoires. Après deux années difficiles, en raison de la crise sanitaire, qui a vu l’annulation de l’épreuve, ce fut un retour, en 2022, sur le parcours de l’Ottawa Hunt and Golf Club, où Sung Hyun Park s’imposa, en 2017.

L’édition, celle du 50e anniversaire, fut accueillie à Calgary, sur un nouveau parcours. Et cette année, c’est encore un changement de tracé qui déplace ce tournoi de l’Ontario, en 2025, à l’Alberta, avec un retour sur un tracé connu.

L’an dernier, la Canadienne Brooke M.Henderson intégrait le cercle fermé des joueuses ayant remporté ce tournoi à deux reprises.

Les différentes appellations

  • 1973 : La Canadienne
  • 1974 – 1983 : Classique Peter Jackson Classic
  • 1984 – 1987 : Classique du Maurier Classic
  • 1988 – 2000 : du Maurier Ltd Classic
  • 2001 – 2002 : Bank of Montréal Canadian Women’s Open
  • 2003 – 2005 : BMO Financial Group Canadian Women’s Open
  • 2006 – 2013 : CN Canadian Women’s Open
  • 2014 – 2017 : Canadian Pacific Women’s Open
  • 2018 – 2022 : CP Women’s Open
  • Depuis 2023 : CPKC Women’s Open

Le parcours

Changement de décors, cette année, avec le retour de ce tournoi sur un tracé désormais centenaire, dans la province de l’Alberta, à l’ouest du Canada près de la Colombie Britannique. Le Royal Mayfair Golf Club se trouve au cœur de la ville d’Edmonton, au bout d’une presqu’île bordée par la rivière North Saskatchewan.

Si le club a connu sa première assemblée générale, en 1921, c’est l’année suivante, le 27 mai, que son parcours de neuf trous fut inauguré. Mais c’est en 1927 que Stanley Thompson, architecte de parcours de golf né en 1893 à Toronto, rénova le parcours existant et l’agrandit. En 1946, le Mayfair Golf Club accueillit le Canadian Amateur et les plus grandes personnalités de l’époque commencèrent ç venir jouer sur ce parcours. Le premier Canadian Open fut organisé en 1958 sur le parcours de ce golf club. La même année, Arnold Palmer foula les fairway du parcours du Mayfair Golf Club.

En 1988, le parcours connaît de nouveaux travaux de rénovation, sous l’autorité de l’architecte Les Furber, né en 1946 au Canada. C’est en 2005 que la Reine Elizabeth II accorda le titre de « Royal » au Mayfair Golf Club, faisant de ce club de golf, l’un des rares à porter le titre de Royal. Les autres sont le Royal Golf de Montréal, le Golf Royal d’Ottawa et le Royal Colwood Golf Club sur l’île de Vancouver. Et c’est en 2007 que le Royal Mayfair Golf Club accueillit, pour la première fois, le Canadian Women’s Open, qui fut remporté par Lorena Ochoa. Puis, en 2013, une autre édition de cet open féminin eut lieu, et c’est Lydia Ko qui s’imposa, alors qu’elle est encore amateur. Il s’agit donc d’un retour du LPGA Tour sur ce parcours, et notamment pour Lydia Ko, qui est présente.

Ce tracé est concentré dans l’un des méandres de la rivière, et la zone est particulièrement boisée. Il y a deux pièces d’eau en jeu, dont une qui est commune au départ et au fairway du trou n°1, et au green du n°2. L’autre borde la fin du fairway du trou n°9 et la gauche du green, ce qui n’est pas sans rappeler la configuration du green du n°18 du parcours de la semaine dernière, à Portland. Il faudra donc s’attendre à voir un drapeau du côté gauche, au moins une fois dans la semaine, sur ce trou. Deux Par 3 se jouent au fond du parcours, à l’opposé du club-house, de même que les trous 16 et 15 se trouvent entre le 11 et le 12.

Le parcours est planté en Poa annua, du Tee au green, avec un mélange de Bentgrass. Quant aux rough, ils sont composés de fescue et de Kentucky bluegrass.

Ce qui signifie que le comportement de green sera différent entre le matin et l’après-midi, et que la lecture des green devraient, cette semaine encore, poser quelques difficultés.

En cas de fortes pluies, le parcours pourrait être injouable, car le sol est composé d’argile et le drainage est uniquement effectué en surface. Soixante seize bunker sont répartis entre les green et les fairway et ils peuvent être assez profonds par endroit. Les green n’étant pas très spacieux, la précision sera la première qualité à mettre en œuvre pour bien aborder ce parcours.

Le champ de joueuses

Pour cette 52e édition, elles sont 156 au départ, pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui aura lieu au soir du second tour, qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo.

Nelly Korda est de retour alors que Atthaya « Jeeno » Thitikul est absente après sa 10e victoire, dimanche dernier. Céline Boutier fait également l’impasse, de même que Arpichaya Yubol et Hae Ran Ryu. Mariel Galdiano est également absente.

Parmi les têtes d’affiche on retrouve Miyu Yamashita, Minjee Lee, Sei Young Kim, les Sœurs Iwai, Hyo-Joo Kim et Hye-Jin Choi. Mais aussi Nasa Haoaka, Andrea Lee, Jennifer Kupcho, Ayaka Furue, Yealimi Noh, Grace Kim, Lydia Ko, les sœurs Jutanugarn et bien entendu la Canadienne Brooke M.Henderson.

Lexi Thompson joue, également, ce qui pourrait laisser penser que de dimanche soir, malgré le fait qu’elle soit enceinte, elle fasse partie des choix du Capitaine pour le team Solheim Cup USA.

S’agissant de la présence Française dans ce tournoi, sont au départ :

  • Pauline Roussin-Bouchard ;
  • Nastasia Nadaud ;
  • Perrine Delacour ;
  • Céline Herbin ;
  • Adela Cernousek ;

Invitée l’an dernier, l’Espagnole Carla Tejedo Mulet est de retour en tant que professionnelle.

Neuf joueuses du Top 10 2025 l’Epson Tour viennent compléter ce champ, dont Sophia Schubart.

Le champ complet => ICI

Les invitées sponsor

Comme l’an dernier, elles sont 16 à bénéficier d’une invitation pour jouer ce tournoi. Certaines d’entre elles étaient déjà invitées l’an dernier. Il s’agit des canadiennes :

  • Aphrodite Deng (a) – Canada
  • Anna Huang – Canada
  • Tillie Claggett (a) – Canada
  • Michelle Xing (a) – Canada
  • Katie Cranston (a) – Canada
  • Alena Sharp – Canada
  • Lauren Kim (a) – Canada
  • Vanessa Borovilos (a) – Canada
  • Shauna Liu (a) – Canada

Les autres joueuses sont :

  • Charlotte Naughton (a) – Angleterre
  • Veronika Kedronova (a) – Rép Tchèque
  • Clairey Lin (a) – Canada
  • Kiara Romero – USA
  • Leah John – Canada
  • Rina Kawasaki (a) – Japon
  • Eileen Park (a) – Canada

A noter que l’Américaine Kiara Romero joue son premier tournoi du LPGA Tour avec son statut de professionnelle.

Les qualifiées du lundi

  • Ein Kim (a) – USA
  • Kelly Zhang (a) – USA
  • Honorine Ferry (a) – USA
  • Grace Lee (a) – USA

Les résultats complets => ICI

Le premier vainqueur

Jocelyne Bourassa (Can) : 1973

Les anciens vainqueurs dans le champ

  • Brooke M. Henderson (2025, 2018),
  • Megan Khang (2023), Paula Reto (2022),
  • Jin Young Ko (2019),
  • Ariya Jutanugarn (2016),
  • Lydia Ko (2015, 2013, 2012)

3 victoires

  • Pat Bradley (USA) : 1980 – 1985 – 1986
  • Meg Mallon (USA) : 2000 – 2002 – 2004
  • Lydia Ko (NZL) : 2012 (a), 2013 (a), 2015

2 victoires

  • Brooke M.Henderson : 2018 – 2025
  • JoAnne Carter (USA) : 1975 – 1978
  • Brandle Burton (USA) : 1993 – 1998

Les 10 derniers vainqueurs

Sponsor et dotation

Comme nous l’avons vu plus haut, plusieurs partenaires se sont succédé pour soutenir cette épreuve et notamment le cigarettier Imperial Tobacco et les fameuses Du Maurier. Depuis 2006, c’est la compagnie ferroviaire canadienne Pacific, qui est un réseau transcontinental entre le Canada et les Etats-Unis, qui parraine l’épreuve. Cette compagnie compte des liaisons directes entre les deux pays et comporte huit gares importantes dont celles de Vancouver et Montréal. Comme toujours, l’arrivée d’un nouveau partenaire permet d’augmenter la prime de tournoi. Paradoxalement, c’est au moment où l’épreuve ne compte plus en tant que Majeur que la prime va sensiblement augmenter passant de 1 300 000 dollars US à 1 700 000 dollars US pour le premier tournoi parrainé par Canadian Pacific. En 2009, la prime fut même portée jusqu’à 2 750 000 dollars US. A partir de 2014, la prime va être plafonnée à 2 250 000 dollars US avec une prime au vainqueur de 337 500 dollars. Mais après deux années d’absence, et des dotations qui ne cessent d’augmenter sur le LPGA Tour, le CP Women’s Open a augmenté sa dotation pour passer à 2,35 millions de dollars avec une prime de 352 500 dollars, au vainqueur, en 2022. En 2023, une légère hausse est à nouveau enregistrée avec une dotation de 2,5 millions de dollars. Quant au sponsor, il reste le même mais se nomme Canadian Pacific Kansas City, soit PCKC, depuis l’an dernier.

En 2024, pour le 50e anniversaire de l’épreuve, la dotation grimpa à nouveau, atteignant la somme de 2,6 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 390 000 dollars.

L’année 2025 marqua une nouvelle évolution avec une dotation de 2,75 millions de dollars pou une prime au vainqueur de 412 500 dollars. Ce sont ces sommes qui sont maintenues cette année.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 20 août : 00h00 – 03h00
  • Vendredi 21 août : 00h00 – 03h00
  • Samedi 22 août : 00h00 – 03h00
  • Dimanche 23 août : 00h00 – 03h00

Portland Classic : Thitikul s’impose, la Thaïlande aussi !

La numéro Thaïlandaise de 23 ans, Atthaya « jeeno » Thitikul, remporte sa 10e victoire sur le LPGA Tour, et la troisième de la saison, avec deux autres ses compatriotes, à la seconde place. (Photo: LPGA.com/Getty Images)

Ce fut un dernier tour dominé par les Thaïlandaises, dont leur meilleure joueuse a raflé la mise et décroché sa troisième victoire de la saison et la 10e sur le Tour. Mais c’est aussi une victoire totale du golf féminin thaïlandais qui place trois cinq joueuses dans le Top 10 ! La France se consolant avec une belle performance de sa meilleure représentante.

Une fois encore, le golf a démontré que ce n’est pas en dominant le classement durant deux jours que l’on est assuré de la victoire. Dans cette dernière journée, comme sur le Ladies European Tour, samedi, les deux joueuses qui avaient dominé la seconde et la troisième journée, ont eu du mal à progresser dans ce quatrième tour, où toutes n’ont pas vraiment vu et joué le parcours de la même manière. Il y a celles qui ont continué à chercher les birdie comme on va à la course aux œufs à Pâques, et celles qui ont connu plus de facilité à trouver les fairway, à planter les green pas trop loin des mats, et à rentrer des putt pour birdie.

Très vite, dans le dernier groupe, composé de Sophia Schubert, de Jeeno Thitikul et de Arpichaya Yubol, les deux Thaïlandaises trouvaient des birdie là où l’Américaine réalisa un Par ou un bogey. En concédant deux coups, sur le Par 4 du trou n°3 et le Par du trou n°4, Schubert perdait un précieux avantage, tandis que Thitikul et Yubol progressaient. Un coup pour cette dernière, et trois pour l’ancienne numéro un mondial. Et la fête ne faisait que commencer pour Thitikul qui, après un premier birdie sur le Par 4 du trou n°1, aligna cinq birdie, du trou n°3 au trou n°7. Avant même d’avoir conclu son aller, la Thaïlandaise de 23 ans, aux neuf victoires, venait de passer de –14 à –20, laissant sur place l’Américaine Sophia Schubert qui voyait un rêve de victoire subitement s’échapper. Alors que Arpichaya Yubol conservait l’espoir, à –17, de retrouver du rythme.

Plus loin sur le parcours, d’autres joueuses engrangeaient, elles aussi, des birdie. Partie à 08h19, en compagnie de Dewi Weber et de Mariel Galdiano, grande perdante de ce tournoi, après avoir créer la surprise le premier jour, en prenant la tête avec une carte de 65, Céline Boutier avançait sur le même rythme que Thitikul, et l’on regrettait, une fois encore, se réveille tardif de la numéro un Française. Sur les deux premiers trous, Boutier rentrait un birdie et passait de –10 à –12. Puis, comme Thitikul, elle aligna quatre birdie comprenant le Par 5 du trou n°5 et celui du trou n°7. Elle égalait, alors, le score de Yubol et Schubert, au départ de cette journée, offrant le sentiment que rien ne pourrait l’arrêter. Mais après douze trous, la numéro un Française était toujours bloquée à –16, tandis que d’autres joueuses étaient en train d’approcher le score de –20.

Wannasaen surgit, rejoignant Thitikul et Yubol !

Après neuf trous, le drapeau Thaïlandais flottait aux deux premières places. Yubol était leader à –20 et Thitikul seconde à –19, avec Céline Boutier en troisième position, à –17, après un septième birdie sur le Par 3 du 13. Bien qu’évoluant avec un handicap de quatre trous en amont, le clan Français se plut à penser que la Française pouvait encore signer d’autres birdie et passer en tête. Même si elle avait toutes les chances de ne pas rester à la première place. Mais sur le Par 4 du trou n°15, Boutier envoya sa balle dans le bunker de green, et la sortie du bac à sable laissa sa balle trop loin pour lui permettre d’assurer le Par. Ce bogey la ramena à –16, derrière l’Américaine Sophia Schubert, qui se maintenait avec le score de –1 journée, après trois birdie à la suite de ses deux bogey. Et que Jeeno Thitikul s’était envolée seule en tête, avec le score de –21, devant une Arpichaya Yubol qui manquait, justement…de bol ! Trop de ses putt frôlaient les trous, et certains occasionnaient une virgule. Comme sur le green du 10 lorsqu’elle joua le bord droit. Volontairement ou pas, d’ailleurs.Mais le résultat était qu’elle venait de perdre une occasion de birdie. Et ce ne serait pas la dernière. Schubert, quant à elle, ne parvenait plus, comme la veille, à serrer les mats, ni à rentrer ses putt aussi facilement. Sans que l’on puisse encore penser que Atthaya Thitikul puisse gagner, la réalisation se concentra sur elle jusqu’à ce que surgisse, une troisième Thaïlandais.

Partie dans l’antépénultième groupe, en compagnie de Chella Choi et Minami Katsu, la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen allait survoler cette journée, bien au-delà de ce que Boutier et Thitikul avaient joué. Après dix trous, elle jouait –5, avec un premier birdie au 3, trois autres du 7 au 9, et un autre sur le Par 5 du 10. Le retour étant un peu plus compliqué à jouer, et rares ont été ceux qui s’attendaient à voir le vainqueur de 2023 de ce tournoi en avoir sous le pied. Mais à partir du Par 3 du 13, elle réalisa une progression fulgurante.

Elle passait à –18 au 13, tandis que Thitikul concédait un bogey sur le Par 5 du 14, qui venait anéantir une partie de l’eagle qu’elle rentra sur le par 5 du 10, en l’ayant particulièrement bien construit, avec un putt d’environ 10 mètres, qui fit lever toute la foule massée autour du green. Même une célèbre marque de crème dessert n’aurait pas fait mieux ! Ce second bogey freinait la progression de la numéro un Thaïlandaise, la laissant à –20 à la merci d’un retour de sa compatriote Yubol. Mais celle-ci concéda également un bogey, sur ce même Par 5, à cause d’un attaque de green, au bois 3, qui avait envoyé sa balle bien au-delà du mat, dans le rough. Son chip dépassait le trou d’environ 1,20 mètre. Mais son putt allait encore faire mordre le trou à sa balle. La Thaïlandaise était manifestement en délicatesse avec son putting. Et Thitikul restait en tête, avec un coup d’avance. Quant à Schubert, elle était encore bloquée à –17 en ayant du mal à trouver les bonnes distances autour des mats.

Au même moment, Chanettee Wannasaen rentra un septième birdie, sur le Par 4 du 14, et vint se positionner à –19, elle aussi. Dès lors, les trois Thaïlandaises allaient monopoliser le haut du tableau et aucune autre joueuse ne vint s’immiscer dans ce monopôle.

Au 15, Wannasaen rentrait un huitième birdie et rejoignait Thitikul en tête qui était sur le 13. Un trou où Sophia Schubert concéda un nouveau bogey alors que Yubol manqua encore un putt pour birdie, mais à environ 5 mètres du trou. Et Jeeno Thitikul signait un Par.

Trois Thaïlandaises en haut du tableau !

Après un dernier birdie sur le Par 4 du 17, soit le neuvième, sans avoir concédé de bogey, la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen rentra au club-house, avec le score de –21, et un Par au 18, en leader virtuel de ce tournoi. Dès lors, toute l’attention se concentra sur Atthaya Thitikul et Arpichaya Youbol, les seules à pouvoir encore faire la différence, avec deux trous à jouer. Et les trois joueuses de ce dernier groupe saisirent l’opportunité d’aller chercher un birdie, en plaçant leur balle autour du drapeau, presque à la même distance. Soit, environ, 1,50 mètre. Thitikul passait à –22. Yubol à –20 et Schubert revenait à –17, ce qui lui permettait de retrouver une projection à la porte du Top 80 de la Race to CME, au lieu d’être hors du Top 100.

Au 18, Thitikul manqua le fairway, alors que Yubol et Schubert envoyèrent leur balle dessus, leur permettant d’attaquer le mat, placé du côté de la pièce d’eau. Avec plus d’assurance. Yubol prit le risque de jouer le mat, et vit sa balle filer au-delà. Schubert joua un peu trop à droite, lui laissant un long putt à suivre, tandis que Thitikul avait trouvé, un peu plus tôt, le rough, à droite du fairway, en évitant le bunker. De cette position, avec une herbe qui noyait sa balle, elle décida de jouer le milieu du green et sa balle fila inévitablement au fond de celui-ci.

Arpichaya Yubol réussissait un dernier birdie, avec un putt en descente et délicat à gérer, d’environ 4 mètres, tandis que Schubert s’y reprenait à deux fois pour signer le Par. Quant à Jeeno Thitikul, elle assura un premier put, depuis le fringe, qui amenait sa balle à environ un demi mètre du trou, et c’est avec un Par et un contrôle parfait de cette fin de journée, qu’elle remportait son troisième succès de la saison, et sa 10e victoire sur le LPGA Tour, à un âge où d’autres sont encore à faire des études en espérant devenir un jour championne de Majeur. « Cette victoire compte énormément », confiait la Thaïlandaise de 23 ans. « Je dirais que chaque victoire est très significative au regard des sacrifices et du travail que l’on a fournis. Il y a eu des moments où j’ai douté de ce qui se passait dans mes parties. Mais quand on finit par y arriver, on se dit « waouh, c’est exactement ce que j’attendais », expliquait-elle. Thitikul qui déclara, également, qu’elle douta de son putting, au milieu de la saison : « et même lors des tours d’entraînement, mon caddie devait vérifier mon geste à chaque fois. C’est ça le golf. On ne peut jamais s’empêcher de se soucier de ce que l’on fait, parce qu’on ne sait pas si c’est juste ou pas ».

A propos de ce triplé Thaïlandais elle déclara : « nous avons énormément de joueuses talentueuses en Thaïlande. Et je suis convaincue que nous pouvons atteindre le sommet du classement. Pas seulement moi, mais toutes les autres Thaïlandaises présentes ici. Ce n’est qu’une question de temps. Et je tiens vraiment à inspirer les prochaines générations ». Faudra-t-il que la France aille désormais chercher ses coachs en Thaïlande ou qu’elle déplace son centre de formation dans ce pays, pour que nous ayons le même niveau de réussite ?

De son côté, Chanettee Wanassaen, s’est exprimée par ses mots : « je dirais que c’est une de ces journées où je sais que je vais réussir mes putt. Et que si jamais j’en rate un, je vais rentrer ma balle directement depuis l’extérieur du green. Ce n’est pas une journée parfaite. Je n’ai pas très bien tapé la balle au driver, ni réussi des coups d’approche exceptionnels. Enfin, ce fut une bonne journée mais pas parfaite », ajoutait-elle. Avant de préciser : « mais cette journée ressemblait beaucoup à celle de l’année de ma victoire ».

Enfin, Arpichaya Yubol, qui est désormais parmi les vingt meilleures joueuses mondiales, s’exprima sur sa journée. « Ce fut une très bonne semaine pour moi. Je pense que je peux même dire que c’était la meilleure. Quand vous finissez votre journée à –21 c’est assez incroyable. La semaine dernière je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’entraîner. Car je viens d’acheter une maison et je dois beaucoup m’en occuper », confia la joueuse de 24 ans. « Quand je suis arrivée lundi, je suis restée positive en permanence. Je me disais : « va juste jouer au golf. Amuse-toi cette semaine ». Et puis, après le premier tour, et le deuxième, je me suis retrouvée en tête, et je me suis dit que c’était peut-être possible. C’est ça le golf. Des choses arrivent. Jusqu’au dernier jour où j’ai joué avec Jeeno et Sophia, dans la dernière partie. On a très bien joué et nous nous sommes beaucoup amusées. Nous avons enchaîné des birdie sur tellement de trous », évoquait-elle avec étonnement. Tout en sachant que l’Américaine ne partagera probablement pas ce dernier point, elle qui a ramé avec son -1 toute la journée.

Derrière la performance de Céline Boutier, il y a celle de Nastasia Nadaud, qui a joué –4, pour un score total de –7. Les deux Françaises se sont bien ressaisies après un troisième tour qui ne leur a pas été profitable. Au classement de la Race, Nadaud devrait perdre deux places, tout en restant dans le Top 80, alors que Boutier va progresser de sept places. Et Jeeno Thitikul va ravir la troisième place à Hyo-Joo Kim qui était absente. Sophia Schubert, quant à elle, fait une superbe opération au classement de la Race, en gagnant 44 positions, pour se retrouver à la porte du Top 80. Et elle empoche, seule, la prime de la 4e place de ce tournoi. C’est donc une semaine très positive pour l’Américaine.

Prochain tournoi, cette semaine, au Canada.

Le classement final => ICI

Portland Classic : Schubert rejoint Yubol en tête !

L’Américaine Sophia Schubert (à gauche) est venue se placer en tête, aux côtés de la Thaïlandaise Arpichaya Yubol, promettant une fin de tournoi animée.

Ce moving day s’est déroulé comme chacun pouvait l’espérer. Le jeu fut beau, animé et passionnant, et le leader de la veille s’accroche avec brio, tout en étant talonné par une ancienne numéro un mondial et rejoint en tête par une Américaine qui joue merveilleusement bien, et qui est à deux doigts de réussir son pari, remporter un tournoi du LPGA Tour pour s’établir plus durablement sur ce circuit !

Deux joueuses ont retenu l’attention dans ce troisième tour. Il s’agit de la Thaïlandaise Arpichaya Yubol, et de l’Américaine Sophia Schubert. Longtemps reléguées à la suite des championnes du circuit, ou dans l’ombre de leurs compatriotes respectives, plus en réussite qu’elles, voici que la Thaïlandaise Yubol éclipse la Thaïlandaise Thitikul, et l’Américaine Schubert capte la lumière autrefois braquées sur des Korda, Noh, Zhang, ou autre Kupcho.

Depuis le début de ce tournoi, ces deux joueuses sont en haut du tableau, mais c’est seulement vendredi qu’elles ont fait irruption tout en haut. Arpichaya Yubol à la place de leader, et Sophia Schubert en outsider, à la seconde place. Ces joueuses n’ayant jamais pu résister très longtemps en haut d’un tableau des scores, il était donc intéressant de voir comment elles allaient se comporter dans ce troisième, avec, autour d’elles, des nom comme Anannarukarn, Choi, Zhang, Ryu et Thitikul.

S’agissant de l’Américaine Rose Zhang, ce moving day s’est déroulé dans la douleur. Souffrant d’une douleur au dos (probablement au niveau d’un sacro-iliaque), elle a même été jusqu’à se faire manipuler sur le parcours. L’Américaine qui fut rookie en 2023 et qui possède, déjà, deux victoires, fut contrainte de réduire ses efforts, pour assurer la fin de son parcours. Soit du 14 au 18, et après un dernier birdie sur ce Par 4 du 14. La voici 11e à –11, en compagnie de Yealimi Noh, qu’elle pourrait retrouver en Solheim Cup, lorsque la composition du Team USA sera connue, au soir du CPKC Women’s Open.

L’Américaine Rose Zhang fut contrainte de faire appel, deux fois, à un kiné, à cause d’un mal de dos persistant.(Capture écran : LPGA.com)

A cette 11e place, se trouve la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn, qui occupait le seconde place, samedi matin et qui n’a pas pu faire mieux que de jouer dans le Par, samedi. Egalement, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi partage cette position, elle qui était, pourtant, ex æquo, à –11, la veille, à la seconde position. Comme Anannarukarn, Choi n’a pas fait évoluer son score, en jouant également 72, faisant accumuler à ses deux joueuses, un handicap de 5 coups sur les deux joueuses de tête. La compatriote de Choi, Soo Bin Joo, complète cette 11e place à –11 qui est, en réalité, la 5e place, à cause des ex æquo.

La bonne opération du jour est pour la joueuse Indienne, qui a fait ses classes sur le Ladies European Tour, Aditi Ashok. Figure particulièrement sympathique du golf féminin, la native de Bangalore a progressé de 32 places, en jouant –6 dans cette journée. D’un naturel combatif, elle a signé quatre birdie à l’aller, en s’étant élancée du Tee n°10, et deux au retour, tout en exploitant deux des trois Par 5 du parcours. La voici à –10, et à deux places du Top 60 de la Race to CME.

L’Américaine Megha Ganne, fraîchement passée professionnelle, s’affirme, elle aussi, dans ce tournoi et cette journée. Bénéficiant d’une invitation, elle a la possibilité de conforter sa place dans le Top 10, et, pourquoi pas, de remporter son premier Top 5 sur le Tour.

Plus haut, c’est la Sud-coréenne Jiwon Jeon qui fait sensation en jouant 66, tout comme Na Rin An. La première gagne 22 places et se retrouve 5e avec sa compatriote Chella Choi, qui n’a rien perdu de son golf, depuis son retour de maternité, tandis que An progresse de 13 places, pointant seule en 4e position, à –13.

La première Européenne de ce Top 10 est Belge, et il s’agit de Manon De Roey, qui complète le groupe à –12, avec Minami Katsu, Chanettee Wannasaen et la Japonaise Erika Hara, qui est dans une phase ascendante.

Mais c’est surtout Sophia Schubert qui a capté la lumière, ce samedi, en jouant merveilleusement bien.

Schubert, redoutable au putting !

Tous les débutants au golf l’on apprit à leur dépends, ce n’est pas de taper loin qui permet de réaliser des scores, en essayant d’imiter un joueur du PGA Tour, mais en travaillant son petit jeu, et étant très bon pour rentrer la balle dans les trous. Le putter, qui est d’ordinaire le plus petit club du sac, est l’arme ultime d’un sac de golf. Peut importe que l’on vienne habiller comme un champion, si l’on ne sait pas rentrer des putt, à différentes distances, et du premier coup, on peut, effectivement, aller se rhabiller.

Ce samedi, l’Américaine de 30 ans, Sophia Schubert, a réussi de très bons putt, lui permettant de répondre, du tac au tac, à la Thaïlandaise Arpichaya Yubol, avec laquelle elle jouait pour la seconde fois. Bien quelle concède deux bogey dans sa journée, Schubert a su sauver les Par et rentrer les birdie au bon moment, notamment en fin de journée, quand la Thaïlandaise semblait faiblir un peu. Fut accompagné de ce très bon putting, un sens de la profondeur des coups. En étant capable de jouer un peu plus près des mats que sa rivale directe, l’Américaine s’est facilitée ses putt. Comme au trou n°12 où elle n’a eu qu’à pousser la balle sur moins d’un mètre, pour signer son cinquième birdie du jour. Alors que Arpichaya Yubol manquait un putt pour birdie, au trou n°13, en étant à environ 15 mètres du mat. Et au 15, la Thaïlandaise fit la démonstration d’une profonde fébrilité, en jouant trop près du bord, à environ 1 mètre, ce qui occasionna une virgule. Ces actes manqués ont empêché le leader de consolider sa position, et c’est sur le green du 16 que Sophia Schubert fut brillante au putting, en signant un putt sur une distance approximative de 7 mètres, qui lui apporta un sixième birdie pour revenir à –15, à un coup de la Thaïlandaise qui n’arrivait plus à se créer des occasions de birdie, depuis son bogey du 15. Continuant de passer à côté des trous, en sauvant des Par, Yubol a vu s’inscrire le nom de Schubert, à côté du sien, en sortant du green du 18, quand l’Américaine rentra son dernier putt du jour, à moins de deux mètres. Et son approche du mat, qu’elle joua après la Thaïlandaise, galvanisa le public, qui venait de se trouver une nouvelle idole en l’absence de Nelly Korda qui, d’ailleurs, a démontré ses faiblesses lors de la tournée européenne.

La Thaïlandaise Atthaya Thitikul, que les Américaines appelle désormais Jeeno, en relation avec son surnom en Thaïlande, s’installait à la 2e place, avec une carte de –5, en accusant deux coups de retard sur le nouveau duo de leader. « Je suis très excitée à l’idée de venir rejouer demain », confia Sophia Schubert. « Je suis impatiente de revenir sur le parcours, une nouvelle fois (…) la foule est fantastique, et nous aimons la voir. Elle a supporté tout le monde, et ce fut un grand moment quand on y repense », exprimait-elle. A propos de son jeu et de sa journée, Sophia Schubert expliqua : « nous faisions un peu la même chose toute la journée. Etre patient, essayer de toucher les fairway et les green sans trop réfléchir à plus de choses. Ca a marché et j’ai réussi à placer mes balles près du trou ». Puis elle ajoutait : « Mon putting a été la meilleure partie de mon jeu. C’est ce que j’attendais depuis le début de l’année. J’ai raté beaucoup de qualifications pour un seul coup, et la raison principale était liée à mon putting. J’espère donc qu’il restera en place demain et que ça continuera comme ça ».

De son côté, la Thaïlandaise Arpichaya Yubol, âgée de 23 ans, confiait : « C’est vrai que je suis assez énervée et excitée. Je ne me suis pas trop concentrée sur le score mais j’ai fait de mon mieux à chaque coup. J’ai essayé de contrôler mon driver et mon putter. Beaucoup d’amis sont venus me regarder. Je crois que je n’ai jamais eu autant d’amis pour venir me voir sur un parcours. C’est comme une première pour moi. Toute la journée je me répétais qu’il fallait que je joue mon jeu et que je fasse de mon mieux. J’ai essayé de rester détendue, parce qu’en étant en tête du score, on ne peut pas se contenter de reste à ce niveau. Il faut progresser. Et je veux faire de mon mieux sur chaque coup ».

Encore une timide journée des Françaises

Il va falloir se pencher sur le sujet, car cela devient récurrent. Les Françaises sont incapables d’accélérer au moment opportun, et quand il y a du birdie à prendre, comme ce jour, où des cartes de –6 ou –5 ont été enregistrées, les Françaises ne parviennent qu’à trouver un ou deux coups. Nastasia Nadaud s’est effondrée dans ce moving day, en jouant +1, ce qui la propulse à la 60e place à –3, alors que Céline Boutier à jouer –2,  tout en perdant 4 places au classement général, puisque la majorité des autres joueuses ont signé des cartes plus basses. Pour exemple, à peine débarquée sur le circuit professionnel, l’Américaine Megha Ganne a su jouer –5. Tout comme la Chinoise Weiwei Zhang, qui n’a pas sept victoires au compteur, dont un tournoi majeur.

Et chez Céline Boutier, cette baisse de régime est assez récurrente, quand on regarde l’ensemble de ses scores, sur chaque tournoi. Une raison pourrait expliquer cette situation : une mauvaise adaptation des repères aux nouvelles positions de drapeaux, de la part de son caddie. Le jeu de la Française est en place, mais en prenant comme repère la distance de la veille, si le drapeau est plus loin sur le green, ou bien plus près qu’au tour précédent, alors la balle de la joueuse se retrouve trop loin après ou avant le mat, l’empêchant d’avoir des putt courts, pour birdie. Car on voit bien, pour chaque joueuse qui sait rendre une carte de –4 ou –5 chaque jour, à quel point elles ont des putt toujours à bonne distance des mats.

Quoi qu’il en soit, Céline Boutier que l’on espérait voir remonter dans le classement, a reculé de quatre places. Elle est désormais 16e, avec le leader du premier tour, Mariel Galdiano, à –10. Tandis que Nastasia Nadaud ne peut que remonter dans le classement, pour faire oublier sa journée en +1. Elle qui a joué 69 au premier tour, ce qui laissait entrevoir d’autres cartes sous le Par. A charge de sa cadette, Michele Thompson, de lui concocter les bonnes distances, pour que la Française soit au plus près des mats. Et ne perdons pas de vue qu’en Foursomes, lors de la Solheim Cup, et le dernier jour en simple, Boutier et Nadaud n’auront pas droit à l’erreur. Elles ont donc ce dernier tour et deux tournois,ensuite, pour bien se régler et ajuster le jeu et le carnet de parcours.

Le classement provisoire => ICI