Lindy Duncan: « ce +8 qui a changé ma vie ! »

J’y pense encore.

J’étais sur le dernier tee de départ des qualifications pour le LPGA Tour, à -3 ce jour-là, sachant qu’un par au 18 me garantirait ma place sur le circuit professionnel pour 2023. C’était tout ce dont j’avais besoin : un par.

Même maintenant, je serais incapable de vous dire exactement ce qui s’est passé sur ce dernier coup de départ. Ma balle est partie droit à droite après avoir frappé la face du club, et soudain, j’ai paniqué. Mes mains se sont engourdies. J’ai eu le souffle coupé. Mon cœur s’est mis à battre la chamade.

J’avais l’impression de sortir de mon corps.

Après avoir envoyé mon coup suivant dans l’obstacle d’eau, j’ai expédié un coup de wedge de 90 mètres, pourtant banal, 18 mètres trop loin, après le drapeau. Pour couronner le tout, j’ai fait trois putts pour un quadruple bogey.

Dans l’un des moments les plus importants de ma carrière, j’ai joué +8. Plus 8 !

J’ai essayé de me contenir en entrant sous la tente des scores, essuyant mes larmes et espérant que personne ne le remarque. Mais je n’ai pas pu les cacher. J’ai vérifié les scores avec mes partenaires de jeu, j’ai ravalé ma salive et j’ai signé pour mon troisième 73 consécutif.

Je me suis précipitée vers la voiture, désespérée d’échapper au désarroi de ce qui venait de se produire. Ma mère nous a ramenées à la maison, et je ne me souviens pas avoir dit grand-chose pendant tout le trajet.

Ce soir-là, j’ai essayé d’écrire à ce sujet, mais les mots me manquaient. Alors, le lendemain matin, je suis allée courir. Ce n’est qu’au contact de mes pieds sur le bitume que mes pensées ont commencé à s’apaiser.

Et c’est là que je me suis posé une question simple, mais terrifiante : dois-je changer, ou dois-je tout abandonner ?

Au fond de moi, je savais que je n’étais pas prête à renoncer au golf. J’y avais déjà pensé. J’avais même envisagé le genre de travail que je pourrais exercer si j’arrêtais. Mais il y avait une vérité plus dure que je devais accepter : je ne m’étais jamais investie à fond dans le golf.

Le physique était là. Ce que je n’avais pas affronté, c’était l’aspect mental, malgré ce perfectionnisme qui m’avait accompagnée pendant une si grande partie de ma carrière.

Voilà le problème avec le perfectionnisme : c’est un mensonge. Il vous berce dans une fausse impression de sécurité, vous faisant croire que si vous contrôlez chaque détail, si vous ne commettez jamais d’erreur et ne vous autorisez jamais à échouer, vous atteindrez votre objectif.

Pendant la majeure partie de ma carrière de golfeuse, j’ai cru à ces mensonges. Je me suis donné à fond, je me suis entraîné encore plus, et pendant un temps, ça a semblé fonctionner.

Jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus.

Ce score de +8 (quadruple bogey) a été un véritable électrochoc. Il m’a forcé à me regarder en face, non seulement en tant que golfeur, mais aussi en tant que personne.

Le changement ne serait pas facile. Il serait chaotique, inconfortable et effrayant. Je devais me décider : si je donne tout ce que j’ai et que ce n’est toujours pas suffisant, est-ce que je m’en remettrai ?

J’ai choisi le courage. J’ai choisi de changer.

Je me suis investi à fond dans le travail que je faisais avec mon psychologue du sport, Raymond Prior. Puis, vers la fin de la saison 2024, alors que je me retrouvais à nouveau à lutter pour conserver ma carte, j’ai contacté mon entraîneur de swing, Sean Foley.

Au début, je pensais avoir simplement besoin d’aide pour mon alignement. Mais Sean est rapidement devenu bien plus qu’un simple instructeur. Il m’a initié au concept des mantras quotidiens : de courtes phrases pour se rappeler qui l’on aspire à être.

Il m’a suggéré de créer les miens.

Et puis, quelque chose a changé. Non pas que les mots eux-mêmes fussent magiques, mais parce que j’ai commencé à y croire.

Quelques semaines plus tard, j’arrivais au Chevron Championship, après avoir manqué le Cut. Normalement, j’aurais ressenti le trac habituel qui accompagne le début de la saison des tournois majeurs, mais cette fois, c’était différent.

J’ai joué 66 au deuxième tour, et je me suis dit que c’était peut-être enfin mon moment. Je me suis retrouvée sur le premier tee le dimanche, avec un titre majeur en jeu. Ce dernier tour était la première fois que je me permettais de prendre du plaisir sur un parcours de golf. C’était tout simplement exaltant.

Je n’oublierai jamais ce moment où j’ai abordé le 18e trou ce jour-là. Les acclamations du public. L’énergie de la foule qui espérait que mon putt pour birdie rentre. Quand le coup est tombé, j’ai laissé éclater ma joie. J’ai serré mon caddie dans mes bras, signé ma carte de score et suis retourné au départ du 18 pour le playoff. Je me suis dit : « Allez, on va essayer de gagner ce fichu tournoi ! »

Mais un trou plus tard, c’était fini.

Quelqu’un d’autre a soulevé le trophée et a sauté dans l’étang. Pourtant, à ma grande surprise, je n’étais pas déçu. J’avais vécu un moment inoubliable, un véritable cadeau.

Cette nuit-là, trop excité pour dormir, j’ai commencé à écrire sur ce que j’avais ressenti pendant la semaine, sur l’adrénaline de la compétition, sur ce que j’avais appris sur moi-même et sur le chemin sinueux qui m’y avait mené. Une fois terminé, j’ai envoyé mes notes à ma sœur et je lui ai demandé : « Devrais-je publier ça ? »

Je n’avais jamais rien partagé d’aussi intime auparavant, ni avec des amis, ni avec d’autres joueurs, ni avec personne. Mais finalement, j’ai cliqué sur « Publier ». La réaction m’a stupéfié.

Il s’est avéré que beaucoup de mes amis et collègues athlètes savaient exactement ce que c’était que d’étouffer sous le poids du doute. J’ai eu des conversations plus sincères sur la vie et le golf que jamais auparavant durant toutes mes années sur le Tour.

Les gens se sont reconnus dans mon histoire. Ils ont vu la déception, la reconstruction, la rédemption. Et cela comptait plus pour moi que n’importe quel trophée.

Alors, quand j’ai reçu cet appel téléphonique m’annonçant que j’avais remporté le prix Heather Farr de la persévérance, je n’étais pas sûre de le mériter. Mon parcours n’avait rien de révolutionnaire, et encore moins d’unique. Ce qui le rendait remarquable, c’était ma volonté d’en parler.

Prononcer mon discours de remerciement aux Rolex Awards, plus tard dans l’année, fut un autre exercice de vulnérabilité. J’ai parlé de mon passé et de mes aspirations, en réfléchissant aux choix que j’avais faits pour continuer à travailler et m’engager dans une nouvelle démarche mentale.

Car la vérité, c’est que le chemin vers l’acceptation de soi n’est pas linéaire.

Et mon histoire est loin d’être terminée.

Je suis toujours en construction. Il y aura toujours des erreurs, sur le terrain comme ailleurs, et j’ai fini par l’accepter. J’ai compris que le bonheur ne dépend pas des scores ni des résultats, et que le véritable amour n’est pas transactionnel. Il est inconditionnel. Parfois, je repense à ce moment aux qualifications, à cette version de moi-même quittant le 18e green, persuadée d’avoir gâché ma vie dans un sport qui ne me rendait pas la pareille.

Quand j’y repense, je suis un peu plus indulgente envers cette version de moi-même.

Car maintenant, je comprends quelque chose que j’ignorais alors.

Ce +8 ne m’a pas définie. C’est ce que j’ai fait ensuite qui l’a fait.

Traduit et adapté de l’article original => ICI

Par Lindy Duncan

Lindy Duncan a rejoint le circuit LPGA en 2014 après sa brillante carrière universitaire à Duke University, où elle a été nommée All-American à quatre reprises. Elle a été choisie par ses pairs comme lauréate du prix Heather Farr de la persévérance en 2025.

Ford Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui se déroule toujours dans l’Arizona, et sur le même parcours que l’an dernier.

Le champ de joueuses

Elles sont 144 au départ, comme les deux premières années, avec toujours le Top 80, comme base à la constitution de ce champ, auquel s’ajoute la catégorie des vainqueurs de Majeurs, les vainqueurs de tournois et le Top 10 de l’Epson Tour de l’année passée.

Puis, les invitations sponsor, les qualifiées du lundi et les joueuses, hors ces catégories, ayant réussi à entrer dans le Top 10 du précédent tournoi. Et c’est notamment l’Espagnole Carlat Tejedo Mulet, qui a gagné sa carte, sur le LPGA Tour, en terminant 14e de la saison 2025 de l’Epson Tour.

Ainsi, les joueuses stars du circuit sont au départ comme Atthaya Thitikul, Miyu Yamashita, Rio Takeda, Nelly Korda, Nasa Hataoka, les sœurs Iwai, Lydia Ko, Auston Kim, Ruoning Yin ou encore Angel Yin, Jennifer Kupcho et Hae Ran Ryu. Et, bien entendu la tenante du titre, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim.

Les Françaises Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud complètent le champ.

Un Cut conservera les 60 meilleures joueuses, et ex æquo, après les deux premiers tours.

Les qualifiées du lundi

  • Kate Villegas – USA
  • Amanda Doherty – USA

Les invitées sponsor

  • Asterisk Talley (a) – USA
  • Carlat Bernat Escuder – Espagne

Les rookie dans le champ

Le parcours

Ce tournoi reste dans l’Arizona, mais un peu plus au sud-ouest de la ville de Phoenix, en plein désert. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui où Céline Boutier s’imposa en 2023, lors du LPGA Drive On. Le Whirlwind Golf Club fut créé à l’été 2000  et comporte deux parcours de 18 trous que sont le Cattail et le Devil’s Claw. C’est sur le premier, un Par 72 de 6427 mètres, dans sa version longue, que les joueuses vont évoluer cette semaine. Il comporte 3 pièces d’eau mettant l’eau en jeu à cinq reprises. 53 bunker agrémentent ce parcours planté en bermudagrass, sauf pour les green qui comportent un mélange avec de la Poa trivialis. Ces green ont une surface moyenne de 548 m2, et sont parmi les plus vastes de la saison.

C’est aussi le plus long parcours joué depuis le début de la saison. Tout le parcours est tondu très court, de sorte que les rough ont une hauteur inférieure à 4 cm. Le putter sera donc de sortie autour des green plus favorablement que les wedges.

Ce parcours a été classé 18e des golfs publics de l’Arizona, par le magazine Golf Week. Il est l’œuvre de l’architecte Gary Panks, originaire du Michigan, qui dispose d’un diplôme en science de l’architecture des espaces verts. Panks a principalement réalisé des parcours dans l’Arizona mais aussi dans le Montana et au Nouveau-Mexique. Il nous a quitté le 19 mars 2024 à l’âge de 82 ans.

Prime et dotation

La dotation et la prime au vainqueur restent identiques depuis la première édition, soit 2,25 millions de dollars pour 337 500 dollars pour la joueuse qui s’imposera.

Diffusion TV

Le tournoi est diffusé gratuitement sur le site internet de la LPGA, à la rubrique News, puis Live stream.

  • Jeudi 26 mars : 11h00 à 02h00
  • Vendredi 27 mars : 11h00 à 02h00
  • Samedi 28 mars : 11h00 à 03h00
  • Dimanche 29 mars : 00h00 à 03h00

Founders Cup : un doublé pour Hyo-Joo Kim !

Huitième victoire sur le LPGA Tour, pour la Sud-coréenne, qui remporte, pour la seconde fois, ce tournoi. Hyo-Joo Kim reste performante, depuis plus de 10 ans, avec presque une victoire par an.

Ce dernier tour s’est résumé à un match play entre les joueuses du dernier groupe, où l’ancienne numéro un mondial fut très proche de prendre l’avantage. Mais le parcours fut un juge de paix redoutable.

Une chose est certaine, après cette semaine de golf, sur le LPGA Tour, le nouveau parcours choisi pour accueillir cette Founders Cup a eu le mérite de proposer des coups techniques et parfois spectaculaires, en plus d’homogénéiser le leaderboard, entre joueuses de premier plan et nouvelles venues.

Cependant, le dernier tour s’est rapidement résumé à un match play entre le leader, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, et l’ancienne numéro un mondial, l’Américaine Nelly Korda.

Mais ce n’est seulement qu’au 10e trou que les deux joueuses étaient à égalité. Auparavant, Hyo-Joo Kim restait en tête, mais sous la menace de l’Américaine qui était en train d’entamer une progression, comme elle l’avait fait la veille. Après 8 trous, Nelly Korda jouait –3 pour la journée, pour un score total de –15, la situant à seulement deux coups de la Sud-coréenne. Et c’est au trou n°8 que Hyo-Joo Kim concéda un second bogey, avec un putt, pour sauver le Par, qui fit une virgule.

Et le retour, plus difficile à jouer que l’aller, allait arbitrer le débat entre les deux jeunes femmes, puisque derrière, beaucoup de leurs poursuivantes allaient entrer au club house, et pour certaines, connaître, également, des moments compliqués. Comme Hae Ran Ryu qui jouait –7 journée, jusqu’au 14, et qui commença à perdre pied dès le trou n°15, en concédant bogey sur bogey. La Sud-coréenne allait finalement perdre trois coups sur les quatre derniers trous, et dégringoler à –10, loin du duo de tête, alors à –17.

Korda un peu fébrile, Kim malchanceuse mais heureuse !

Ce sont donc les 9 derniers trous qui ont animé cette fin de tournoi, où de nombreux pièges étaient à déjouer. Un arbre au milieu du fairway du 10, des bunker sur le fairway ou des green un peu surélevés où la balle ne parvenait pas à s’arrêter rapidement. Sans parler des dog leg où la balle pouvait terminer dans le rough, comme c’est le cas au 18. Il fallait donc, cette semaine, disposer d’une grande technique et d’un repérage méticuleux, même si nous savons que le parcours a changé de physionomie, entre les séances d’entraînement et le premier jour de la compétition. Enfin, la stratégie était essentielle autant que le sens de la créativité.

Et il fallut tout le talent de Nelly Korda et Hyo-Joo Kim pour limiter les conséquences de ces pièges. Et l’Américaine s’en sortait nettement mieux depuis le départ, puisque contrairement à la Sud-coréenne, elle progressait au score. Après un aller en 32, comportant un bogey sur le Par 4 du 2, puis une belle suite de birdie, Nelly Korda parvint à exploiter le Par 5 du trou n°10, quant Hyo-Joo Kim signa seulement le Par. Les deux joueuses se retrouvèrent, alors, à égalité avec le score de –17. Et Nelly Korda semblait dominer sa partenaire de jeu, nourrissant une ferveur de plus en plus intense du côté des spectateurs. Mais c’est à ce moment que la Sud-coréenne releva la tête. Sur le Par 4 du 11, Hyo-Joo Kim parvint à stopper sa balle à environ 2 mètres du mat, alors que celle de Nelly Korda dû affronter une sortie de bunker.

Avec ce birdie, Hyo-Joo Kim repassa en tête, à –18, un coup devant l’Américaine, sur qui pesait, finalement, plus de pression, même si c’est elle qui avait le mieux progressé jusque là.

Et au trou suivant, les deux joueuses partirent à la faute, concédant, chacune, un bogey.  Du 13 au 16, Nelly Korda tenta d’aller chercher des birdie, mais elle ne trouva que des Par. Alors que Hyo-Joo Kim reprit la main en repassant à –18, grâce à un birdie au 14, malgré une approche qui laissa sa balle bien plus loin que celle de Korda. Mais son putt fut exceptionnel tant par la lecture de la trajectoire que par son exécution. Alors que Nelly Korda, manifestement un peu sous pression, fit passer sa balle sous le trou, en étant à moins de 3 mètres.

Mais ce parcours n’avait pas fini de se défendre. Le green du 16 allait rendre la partie difficile aux deux joueuses. Pour Korda, ce fut une balle qui ne fit pas la distance quand elle tenta le birdie. Pour H.-J. Kim ce fut un changement brutal de trajectoire de sa balle, qui partit subitement à gauche, laissant la joueuse médusée.

Au 17, Korda trouva le green, alors que H.-J. Kim joua trop long et fut contrainte à jouer un chip, derrière le green, et en contrebas. Et c’est à ce moment que l’on vit tout le talent dont sait faire preuve la Sud-coréenne, dont la balle fut jouée dans la ligne du mat, tapa le mat au niveau du trou, et s’échappa moins de deux mètres plus loin. Si ce coup était rentré, la Sud-coréenne aurait assommé l’Américaine et tué le tournoi, avec un birdie somptueux.

Mais ce fut Nelly Korda qui s’autodétruisit avec un Putt pour le Par à moins d’un mètre. Sans réelle explication, elle joua juste à côté du trou occasionnant un putt de retour pour bogey. Au départ du 18, il n’y avait presque plus de suspense, puisque Hyo-Joo Kim menait avec le score de –17, devant Korda à –15. Et si ce dernier Par 5 promettait un dernier birdie, pour chacune des joueuses, il fallait un eagle pour l’Américaine et un bogey pour la Sud-coréenne, pour envoyer ses deux joueuses en playoff.

Après une mise en jeu dans le bunker de fairway, pour les deux joueuses, et second coup pour avancer un peu, Hyo-Joo Kim tenta directement le green, avec un hybride, tandis que Korda le trouva avec un coup de wedge. Avec une balle dans le bunker à jouer au 4e coup, la Sud-coréenne était assurée de ne pas terminer avec un birdie. Alors que Korda pouvait encore l’espérer, malgré un putt à venir d’environ 5 mètres.

La sortie de Kim fit dépasser sa balle de moins de 2 mètres, alors que celle de Korda roula moins d’un mètre après.

Korda allait terminer à –15, et Kim avait deux putt pour s’imposer. Gaspillant le premier, avec une balle qui passa juste au bord, c’est avec un putt pour bogey, et un score de –16, que la Sud-coréenne remportait sa 8e victoire et s’imposait 11 ans après avoir gagné ce tournoi, pour la première fois. « Cette journée fut réellement difficile », confia Hyo-Joo Kim. « Evidemment, le premier jour j’ai bien joué. Le second j’ai commis quelques erreurs, tout comme le troisième. Et aujourd’hui ce fut tout simplement difficile. J’ai fini par partager la tête du classement, et j’ai eu quelques bonnes occasions. Mais finalement je gagne et je suis très contente », avouait la Sud-coréenne qui ne maîtrise toujours pas l’anglais.

Hyo-Joo Kim qui déclara que remporter ce tournoi dans son année de rookie puis une seconde fois, est vraiment un moment magnifique. « Je ne pense pas avoir été nécessairement bouleversée par mes émotions. J’ai essayé de simplement rester concentrée sur mes coups et ce que j’avais à faire », expliquait-elle concernant la gestion du mental durant la partie. Et c’est seulement ensuite qu’elle se libéra totalement.

De son côté, Nelly Korda confia : « l’aller fut super. Alors que j’ai dû me battre un peu plus au retour. Et je n’ai pas autant produit de birdie qu’à l’aller ». Puis elle ajoutait : « je n’ai pas vraiment regardé le leaderboard. Et je ne savais pas vraiment où les autres filles se situaient. Honnêtement, j’étais concentrée sur mon jeu. Tout comme je ne m’occupais pas vraiment de ce que faisait Hyo-Joo », avoua l’Américaine.

Tejedo Mulet, une rookie au milieu des stars

Le Top 10 est complété la présence de l’Espagnole, et rookie, Carla Tejedo Mulet, qui s’offre un énorme coup de projecteur en terminant à –10, au milieu de stars du circuit comme Minjee Lee, Sei Young Kim, Nasa Hataoka ou une Gaby Lopez qui n’a jamais pu approcher suffisamment près les mats, pour se donner des chances de birdie. L’espagnole de 24 ans, qui sort d’une saison 2025 sur l’Epson Tour à la 14e place de la Race, étonne par sa performance et sa capacité à tenir tête à une bonne partie du champ, cette semaine. Toute la semaine, elle a joué sous le Par en faisant preuve d’une belle régularité. Et finalement, elle démontre, une fois encore, qu’en jouant entre –3 et –2, par journée, il est tout à fait possible de se faire une place, sur le LPGA Tour. « C’est complètement fou. Je suis arrivée sans aucune attente. Je venais simplement pour m’amuser et faire de mon mieux. Evidemment, la présence de mes parents a été très importante pour moi. Ils ont fait le voyage depuis l’Espagne », expliqua Tejedo Mulet. « Cette semaine fut riche en émotions et en plaisirs. Je n’ai rien fait de différent. Je suis restée moi-même et je pense que tout le travail accompli pendant l’intersaison a porté ses fruits », ajoutait-elle. « Ce qui m’importait c’était de m’amuser et de me qualifier pour la semaine suivante. J’espérais rester dans le Top 10 jusqu’à la fin de la journée, pour ne pas avoir à jouer la qualification demain matin, à Phoenix », précisa l’Espagnole qui surprend et que l’on a hâte de voir évoluer, sur le prochain tournoi.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour, que l’on a pu voir brièvement à l’écran, réalise une bonne semaine sur ce tracé technique, ce qui devrait la mettre en confiance. Elle clôture honorablement la semaine à –8, elle aussi en ayant joué les quatre journées sous le Par. Et la voici 55e de la Race to CME.

Nastasia Nadaud clôture cette semaine à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses comme Rio Takeda, In Gee Chun ou Gemma Dryburgh, avec trois cartes sous le Par, et une dans le Par. Les 23 463 dollars qu’elle a empochés vont lui permettre de financer ses prochains frais de tournoi, et de rémunérer son caddie, qui est indissociable de sa performance. Ce résultat permet à la Française de 21 ans, dont on attend qu’elle conserve sa carte cette saison, au minimum, de comptabiliser 24, 667 points de Race to CME et d’intégrer le Top 100 à la 84e place.

Quant à Céline Boutier, jamais elle n’a été en mesure de s’illustrer dans ce tournoi, jouant une seule journée sous le Par et terminant à la 56e place, à +1.

Attention, pour elle, de ne pas rester trop longtemps dans le creux de la vague, car la concurrence est rude et à 32 ans, la sortie est souvent plus proche que l’entrée. Et beaucoup de joueuses mettent fin à la carrière, sur le LPGA Tour, dans cette tranche d’âge, après une période compliquée.

Prochain tournoi, du 26 au 29 mars, avec le Ford Championship, en Arizona.

Le classement final => ICI

Founders Cup : Hyo-Joo Kim solide en tête !

La Sud-coréenne est-elle en route vers un 8e succès sur le LPGA Tour ?

Ce moving day laisse le leader en tête, mais a permis à plusieurs joueuses de combler leur retard, telle l’Américaine et ancienne numéro un mondial, qui se retrouve, seule, à la seconde place, en embuscade.

C’est une évidence, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim domine ce parcours, et sa carte de 66 en est la preuve. La joueuse de 30 ans, septuple vainqueur sur le Tour, semble bien partie pour conquérir un huitième titre, et le premier succès de sa saison. Après trois birdie, elle signait un eagle, sur le Par 5 du trou n°5, passant à –16, et laissant derrière elle tout le champ, dont le Top 10 qui se modelait au fur et à mesure des scores.

Puis, Hyo-Joo Kim trouva le chemin du birdie, sur le Par 4 du trou n°6, s’envolant avec le score de –17, que l’on pensait annoncer un chiffre encore plus bas, avant la fin de la journée. Mais le parcours se défend bien, et ce sont les positions de drapeaux qui rythment le jeu et le score de chaque joueuse, laissant plus ou moins la place pour bien positionner la balle.

Sur le Par 5 du 16, Hyo-Joo Kim concédait un bogey, et elle ne retrouvait son score de –17 qu’après un birdie sur l’avant dernier Par 5, qui se situe au trou n°10. Jouant deux trous devant, l’Australienne Karis Davidson évoluait à la seconde place, à –11, avec à ses trousses, l’ancienne numéro un mondial, Nelly Korda, 27 ans, qui semble sortir du creux d’une vague, qui a débuté après son exceptionnelle année 2024. Et sa victoire, un peu arrangée avec le concours de la météo et des instances sportives, en début d’année, semble participer de cette indicateur de confiance qui permet à l’Américaine de revenir au premier plan.

Partie à 13h20, avec Davidson, Korda débuta par un birdie sur le Par 4 du trou n°2, passant à –7, avant d’alourdir la marque avec deux autres birdie, au 7 et au 8. Puis, sur le Par 5 du 10, elle signait un quatrième birdie, sans avoir concédé de bogey. Elle se retrouvait, alors, un coup derrière sa partenaire de jeu, prête à lui ravir cette seconde place, à la première occasion venue.

Et c’est en fin de parcours qu’elle se présentait, d’abord sur le Par 4 du 16, avec un putt à deux mètres du trou, puis au 18, après une très belle approche qui lui laissa un putt d’environ 50 centimètres, pour un dernier birdie.

De son côté, Karis Davidson vécu un retour moins heureux, qui avait pourtant débuté par deux birdie, au 10 et au 11. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du 12, et un dernier sur le Par 3 du 17, qui la faisait retomber à –9.

Parallèlement, la Chinoise Ruixin Liu progressait et se frayer un chemin dans le Top 3, à –11 total, après avoir réussi une journée en –6, comme Korda et H.-J. Kim.

La Mexicaine Gaby Lopez, dont on a vu combien elle est en confiance depuis jeudi, se battait comme un diablo pour rester dans la course à la victoire. Partageant sa journée avec Hyo-Joo Kim, elle avait devant elle le modèle à suivre. Lopez débuta par un bogey, sur le Par 4 du 2, mais elle passa vite à l’offensive, en signant un premier birdie sur le Par 4 du 6, et un eagle sur le Par 5 du 7. Puis, elle atteignit le score de –10, grâce à un second birdie sur le Par 4 du 10. En embuscade à la 3e place, après 10 trous, elle allait tenter d’améliorer son score du mieux qu’elle put. Cependant, elle butta sur le Par 4 du 12 en concédant un bogey, qu’un birdie sur le Par 4 du 14, allait effacer, au lieu d’améliorer son score.

Et au 18, envoyant sa balle dans le rough, à gauche, comme Hyo-Joo Kim, elle tenta d’aller chercher le green, au bois, afin de se donner une chance d’eagle. Mais sa balle échoua dans le bunker, sous le green, à droite, et c’est grâce à une superbe sortie qu’elle put conclure avec un dernier putt, pour birdie, très près du trou. « Ce fut une journée amusante », déclara Lopez. « Jouer avec Hyo-Joo était le meilleur scénario pour jouer son meilleur jeu. J’ai très bien débuté cette journée, puis je me suis battue contre le parcours, sur plusieurs trous. J’ai tapé un très, très bon driver au départ du 2, qui a atterri dans le bunker, auquel je ne m’attendais pas », expliquait la Mexicaine. « Puis, je suis restée patiente, et je savais que j’allais avoir des opportunités, donc il me fallait croire en mon processus de jeu ». Elle se confia également sur son eagle au trou n°7 : « j’ai tapé une très bonne mise en jeu, au driver. Un peu en fade. Ensuite, j’ai eu un super lie et j’ai joué bois 3 à la perfection. Le meilleur de mon existence. Le contact de balle était parfait. Et je me suis retrouvée à environ à 60 centimètres du trou », poursuivi Gaby Lopez qui a réalisé un trou exceptionnel.

Juste derrière, à –9, se trouvent quatre joueuses, dont Karis Davidson, mais aussi le numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et une étonnant Erika Hara, qui débute bien son année de rookie. La Japonaise de 27 ans, qui n’a eu besoin que d’une année sur l’Epson Tour pour décrocher sa carte pour le LPGAV Tour, a déjà signé un Top 10, en Chine, lors du Blue Bay. Et elle s’offre même le luxe d’être leader de l’AON Risk Reward Challenge, démontrant une belle capacité pour évoluer au plus haut niveau mondial.

Elle aussi à signer un eagle, dans cette journée, sur le Par 5 du trou n°5, mais elle a concédé deux bogey sur ce retour qui pose un peu problème aux joueuses.

Quoi qu’il en soit, Ce Top 10 est assez homogène puisque Robyn Choi a réussi à suivre le rythme en se classant 9e à –8, avec une In Gee Chun que l’on a plaisir à retrouver dans le haut d’un leaderboard. Tout comme la Thaïlandaise Pornanong Phatlum, qui sort d’une saison de rédemption, sur l’Epson Tour. L’espagnole Carla Tejedo Mulet, autre rookie issue de l’Epson Tour, complète ce groupe à –9, avec Jin Hee Im.

Nadaud et Delacour toujours dans le rythme !

C’est une bonne semaine pour les Française Perrine Delacour et Nastasia Nadaud, qui démontrent leur franche capacité d’adaptation, à un parcours technique qu’elles n’avaient jamais joué.

Classée 18e à –6, la picarde de 31 ans court toujours après une première victoire, sur le LPGA Tour, mais aussi après son maintient automatique, sur le LPGA Tour. En se trouvant à la porte du Top 10, elle se donne une chance d’engranger des points précieux de Race to CME, cette semaine, et il lui faut simplement pouvoir jouer un peu plus bas que 70, dans cette dernière journée.

Même stratégie pour Nastasia Nadaud, qui a toujours eu la tête sur les épaules et qui sait qu’il faut être prudent et moins rêveur. En jouant 71 dans ce moving day, elle a perdu 7 positions, mais elle reste dans le coup pour aller vers une bien meilleure place. D’autant que comme Perrine Delacour, elle a limité les bogey. Il ne lui manque qu’à se créer plus d’opportunités de birdie.

Ce début de saison pour Nastasia Nadaud laisse présager d’autres bons résultats, et, on l’espère pour elle, de terminer dans le Top 100, au mois de novembre.

En revanche, Céline Boutier n’est pas du tout à l’aise sur ce parcours. Elle signe un troisième tour en 74 et ne rassure pas quant à sa capacité de revenir jouer les premiers rôles sur un LPGA Tour où Nelly Korda semble rebondir. Tout comme Yani Tseng qui est à –2, après une nouvelle carte sous le Par.

Cette dernière journée pourrait être dominée, en fois encore, par Hyo-Joo Kim, mais la présence de Nelly Korda, à la seconde place, qui jouera dans le dernier groupe, pourrait intimider la Sud-coréenne et nous offrir un suspense inattendu.

Rendez-vous cette nuit, à partir de 23h00, pour suivre le dénouement de cette Founders Cup.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : Hannah Green impériale !

Une fois encore, c’est une joueuse du LPGA Tour qui domine le champ d’un tournoi du LET. Et cette fois-ci, c’est la même qui s’impose deux semaines de suite.

Cette dernière journée n’aura pas été un suspense pour les supporters de l’Australienne, pensionnaire du LPGA Tour, qui s’est imposée avec quatre coups d’avance, une semaine après son sacré à l’Open !

C’est un début d’année qui sourit particulièrement à la joueuse Australienne, de 29 ans, puisqu’elle vient de remporter sa troisième victoire, sur deux circuits différents, et qu’elle n’a laissé aucune chance à ses adversaires.

Leader la veille, avec deux coups d’avance sur le duo formé par la Suissesse Vanessa Knecht et la Sud-africaine Casandra Alexander, l’Australienne n’était pas totalement sereine à l’approche de la dernière journée, sachant pertinemment qu’il y avait, derrière elle, des joueuses capables de très bien jouer, avec moins de pression.

Mais l’Australienne débuta fort en alignant trois birdie, dont deux allaient être effacés par deux bogey, sur le Par 4 du 5 et le Par 3 du 6.

La Suissesse Knecht allait rapidement décrocher en accumulant les bogey, tandis qu’Alexander se prit les pieds dans le parcours en concédant un bogey, au premier trou, et un double au second. En deux trous, la Sud-africaine n’était plus une menace pour l’Australienne, qui avait ses deux joueuses sous les yeux.

Il restait alors le cas de l’Anglaise MacLaren et de la Finlandaise Komulainen. La première débutait par quatre Par avant de concéder deux bogey, et un troisième sur le Par 5 du 9. Dès lors, Meghan MacLaren courut, d’abord, après sa propre situation, qu’après la victoire. Quant à Noora Komulainen, avec deux bogey et un birdie, sur les trois premiers trous, sa journée s’annonçait également difficile.

Toutes ces joueuses qui pouvaient rendre plus compliquée cette dernière journée, à l’Australienne de 29 ans, allaient décrocher, enlevant de la pression à l’expérimentée joueuse du LPGA Tour, qui pouvait se concentrer sur son jeu, et cette victoire qu’elle chérissait secrètement.

Hannah Green a réalisé un triplé historique au Championnat WPGA d’Australie en s’imposant avec quatre coups d’avance, signant ainsi sa troisième victoire en autant de tournois. « C’est vraiment incroyable », a déclaré Hannah Green. « Je n’arrive pas encore à y croire, mais ce mois-ci a été complètement fou. Je crois que ça fait quatre semaines que j’ai gagné à Singapour. Mais c’est vraiment spécial de pouvoir remporter ce titre en Australie », déclara celle qui termina cette journée avec un birdie au 18, afin de bien faire comprendre qui est la patronne, et ce que représente jouer au plus haut niveau !

« Je ne savais pas vraiment comment j’allais jouer cette semaine, parce que par le passé, quand j’ai gagné, je n’étais pas au meilleur de ma forme avant les tournois. J’ai plutôt l’air discrète, et c’est difficile de confirmer une victoire, surtout à domicile après l’Open d’Australie. C’était une semaine tellement importante », ajoutait-elle. « Je crois que j’ai su que j’allais gagner quand j’ai atteint le green du 18. C’est là que j’ai commencé à y penser sérieusement. J’essayais d’imaginer qu’il restait encore des trous à jouer pour ne pas perdre mon temps », confiait l’Australienne, qui vient de réaliser une passe de trois, sur deux circuits différents.

Pas de miracle pour les Françaises

Combien de joueuses, aidées par le Fonds Porosus, ont déclaré vouloir jouer les J.O, gagner des Majeurs, et évoluer sur le LPGA Tour, ou encore devenir numéro un mondial, et qui se sont finalement retrouvé à tenter de franchir le Cut sur le Letas et LET, près de dix ans après ces déclarations ? En 2018, Camille Chevalier était de ces joueuses, pleine d’enthousiasme et de rêve de petites filles dans la tête. Mais voilà, n’est pas Nelly Korda qui veut, ni même Hannah Green.

En difficulté depuis le début de la semaine, la Française de 32 ans, soit l’âge de Céline Boutier, tente de faire du mieux qu’elle peut, pour se maintenir sur le Tour européen, n’ayant pas été aidé par cette cochonnerie de virus, durant la crise sanitaire. Mais les rêves de J.O, de Solheim Cup et de LPGA Tour sont bel et bien envolés, et tout ce qu’elle peut espérer, aujourd’hui, c’est améliorer son jeu pour aller une seconde victoire, sur le LET, qui lui ferait le plus grand bien.

La journée de Chevalier débuta assez mal, en concédant un double sur le Par 4 du trou n°3. Exploitant le Par 5 du 4, et celui du 7, elle se relançait, avec l’espoir de faire mieux. Mais sur ce retour plus difficile à négocier que l’aller, à en juger par les cartes de scores, elle passa d’un birdie à deux bogey, puis à deux birdie, dont le dernier au 18, afin de sortir de ce tournoi avec une note positive.

Clôturant cette semaine à la 18e place, et le score de –3, Camille Chevalier réalise le meilleur score des Françaises qui ont réussi à franchir le Cut.

Emma Falcher, toujours en quête d’expérience mais qui va devoir confirmer très vite, si elle ne veut pas rejoindre les rangs de ces joueuses qui galèrent sur le LET, sans victoire, après dix ou quinze ans de circuit, termine 41e à +2, après deux dernières cartes de 73.

Céline Herbin avait bien débuté sa journée par un eagle, sur le Par 4 du trou n°2, mais elle allait progressivement s’effondrer, et signer un retour en 38, composé de quatre bogey et de cinq Par.

Incapable de trouver la solution pour jouer sous le Par, cette semaine, Vanessa Bouvet termine 65e à +10, et l’on se demande si la Française est vraiment prête pour affronter le circuit professionnel à 27 ans, un âge où les meilleures mondiales sont au zénith de leur carrière. Comme Minjee Lee qui remporta son troisième Majeur, à 27 ans.

La prochaine étape du Ladies European Tour aura lieu du 2 au 5 avril, avec l’Aramco Championship, sur le fameux parcours de Shadow Creek, aux Etats-Unis, où Nelly Korda remporta le T-Mobile Match Play, en 2024. C’est donc un morceau de bravoure qui attend les joueuses du LET, dans deux semaines.

Le classement final => ICI

Founders Cup : Hyo-Joo Kim en tête !

Valeur sûre du golf féminin mondial, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim mène ce tournoi en donnant le sentiment de ne pas jouer le même parcours que les autres. Mais jusqu’à quand ?

Après deux tours, le couperet est tombé, séparant le champ en deux. Malgré de bonnes choses, aperçus lors de la première journée, Pauline Roussin-Bouchard échoue et laisse ses trois compatriotes poursuivre le tournoi, alors que Hyo-Joo Kim domine et que Nelly Korda a effectué une belle remontée !

C’est sur les nouveaux parcours que l’on voit la capacité d’adaptation des joueuses, et c’est le cas cette semaine. Sur ce tracé qui accueille, pour le première fois, ce tournoi emblématique, on se rend compte à quel point le champ est éclaté, avec des joueuses qui, d’ordinaire, brille dans la partie haute du tableau, et d’autres qui ont plus de difficultés à franchir les Cut.

Pour exemple, on citera les sœurs Iwai qui ont du mal à suivre le rythme des meilleures. Akie est 31e à –2 tandis que Chisato est 56e dans le Par, tout comme Lydia Ko, qui a rendu une carte de 73 dans cette seconde journée.

A l’inverse, l’Australienne Karis Davidson, qui revient d’une bonne tournée sur le LET, est dans le groupe des joueuses à –6, avec Nelly Korda, Hye-Jin Choi, Jin Hee Im et Minjee Lee. Autrement dit les stars du circuit.

Reléguée sur l’Epson Tour pendant trois, an, la Malaisienne Natacha Oon fut de celle qui a enflammé cette journée, en signant un superbe eagle, sur le Par 4 du trou n°16, avec une approche d’environ 150 mètres, dont la balle a trouvé le fond du green, avant de revenir vers le trou, grâce à la pente.

La joueuse de 24 ans, également connue sous avec le prénom de Natacha Andrea, a pour coach le mari de Juli Inkster, et la présence de ce couple iconique du golf féminin mondial a une influence très positive sur ses résultats, comme elle l’a exprimé en interview.

La Malaisienne n’en a pas moins rendu une carte un peu chaotique, comportant birdie, bogey et double bogey, signe que sont niveau de jeu est encore un peu fébrile.

Mais elle franchit le Cut, le premier depuis sa première expérience sur le LPGA Tour, en 2016. « Je ne m’attendais pas à ce que cette journée se déroule ainsi. J’étais tellement prise par le jeu, je m’amusais tellement, tout en étant très nerveuse, pour être honnête… je savais ce que cette partie représentait pour pouvoir atteindre le week-end », confia Oon. « Mon caddie me disait : « allez, un coup à la fois. Quoi qu’il arrive je suis fier de toi ». Et puis, honnêtement, il faisait chaud. Quand j’ai joué cet eagle j’ai eu une montée de dopamine et je suis dit : « allez, vas-y, tu est cool. On y va ». Et ensuite il s’agissait de surfer sur cette vague », ajoutait la Malaisienne qui a fondu en larmes, dans les bras de son caddie, juste avant de sortir du green du 18.

Autre joueuse qui va continuer l’aventure, ce week-end, et dont le résultat ne passe pas inaperçu, c’est la Taiwanaise Yani Tseng, qui termine ces deux journées avec le score de –1, à la 43e place, et qui n’avait pas franchi un Cut, sur le LPGA Tour, depuis le British Women’s Open, l’an dernier.

Mais il y a, également, l’Australienne Robyn Choi, rookie en 2019, et qui, venant de l’Epson Tour, avait eu du mal à conserver sa carte. Ce n’est qu’en 2023 qu’elle retrouvait ses droits de jeu, en remportant la Q-série. A 28 ans, la voici 10e à –5, avec une seconde carte de 68, comportant un seul bogey.

Des joueuses comme Jennifer Kupcho, Somi Lee, Narin An, Megan Khang, Allisen Corpuz ou encore Carlota Ciganda ne franchissent pas le Cut, alors qu’elles sont les têtes d’affiche du plus haut niveau mondial du golf féminin.

La technicité de ce tracé a donc créé un champ hétérogène de joueuses qualifiées, pour le moins intéressant, même si dans le Top 5, se trouvent celles qui font régulièrement l’actualité.

H.-J. Kim, Thitikul, Korda, M. Lee, G. Lopez et H.-J. Choi aux avants postes !

Ce moving day s’annonce serré est disputé avec la présence de quelques figures du circuit. Hyo-Joo Kim s’est montrée la plus à l’aise, depuis deux jours, en débutant pas un fracassant 63. La seconde journée, plus technique à cause des positions de drapeaux, ne lui a pas permis de jouer plus bas que 70, alors que Jeeno Thitikul a signé une carte de 66.

La Thaïlandaise, et numéro un mondial, avait débuté par une journée dans la Par, à la 60e place, où se trouvait Pauline Roussin-Bouchard, Natacha Oon, Lottie Woad ou Allisen Corpuz.

En jouant 66 ce vendredi, la numéro un mondial revenait immédiatement dans la lutte pour la première place, gagnant 57 places d’un coup. Partie du Tee n°1, elle ne concédait qu’un bogey sur ce trou, avant d’enchaîner les birdie, preuve de son adaptation rapide à ce parcours. « Ma première impression, lundi fut de me dire « woua, c’est tellement mou ». Et puis hier, j’ai été vraiment surprise. Les green étaient tellement fermes et rebondissaient que j’ai senti une profonde différence entre la journée d’entraînement et le premier tour », confiait la Thaïlandaise. « Je crois qu’entre la partie d’entraînement et le tournoi, nous avons joué trois coups différents par rapport aux entraînements. Je pensais que ce serait plus facile hier, et j’ai trouvé cette journée difficile », expliquait-elle, apportant plus de précision sur ce qui a gêné bon nombre de joueuses, depuis leur arrivée sur ce tracé.

« Ce qu’il faut faire, c’est d’abord être sur le fairway. Les rough sont vraiment difficiles à jouer », ajoutait la Thaïlandaise qui semble avoir bien compris comment aborder les journées suivantes.

Nelly Korda est également revenue au contact, en passant de la 28e à la 3e place, également à –6. L’Américaine signe une journée en 68, tout en accusant 5 coups de retard sur le leader. « Le parcours est piégeux. La journée d’hier fut différente de celle d’aujourd’hui. J’ai reculé au driver, à plusieurs reprises, donc j’ai pris mon bois 3. Il faut vraiment contrôler ses coups, ici. Je dirais que c’est un parcours favorisant le draw et le fade. Il faut savoir jouer dans les deux sens », expliqua l’ancienne numéro un mondial. « Le parcours est intimidant, à cause des arbres et les green qui sont fermes et ondulés. Et parfois ils sont un peu plus difficiles à lire. Parfois, je là où je pensais que la balle irait, elle se déplaçait dans l’autre sens. J’ai raté pas mal de putt », ajoutait-elle.

Des informations qui renforcent le sentiment que Hyo-Joo Kim a vraiment du talent pour sortir à –11, après ces deux tours. Pourtant, après sa première carte exceptionnellement basse, compte tenu de ce que rapporte l’ensemble des joueuses, elle a concédé du bogey, en étant partie du Tee n°10. Et le retour semble poser plus de problèmes que l’aller. Car, ensuite, dès le Par 5 du toru n°9, Hyo-Joo Kim a commencé à trouver le chemin du birdie, lui permettant d’asseoir sa position de leader. « Hier j’ai fait un très bon score. Mais cette nouvelle journée fut bien plus difficile. Au début, j’ai commis des petites erreurs, donc je me suis battue pour signer le Par. Le parcours est assez dur, les départs aussi, et la préparation du parcours le rend technique. Je fais de mon mieux pour faire ce que j’ai à faire, donc je pense que j’ai finalement bien joué », confia Hyo-Joo Kim, qui possède trois coups d’avance sur une Gaby Lopez assez heureuse d’être aussi bien classée.

La Mexicaine qui s’est élancée du Tee n°1, et qui a rentré son premier birdie au trou n°2. Un second sur le Par 3 du trou n°4 et un troisième sur le Par 5 du 7 lui permettait de signer un aller en 33, vierge de bogey. La faute, elle la commettait sur le Par 4 du 16, après une suite de Par. Seule à –7, Lopez devrait encore figurer dans le Top 10, après ce troisième tour.

Bon début pour Delacour et Nadaud

Elles sont les deux Françaises les plus attendues, cette saison, pour diverses raisons. Perrine Delacour et Nastasia Nadaud viennent de démontrer qu’elles ont compris comment jouer ce parcours. Et leur handicap n’est que de deux coups sur Nelly Korda et Jeeno Thitikul. Perrine Delacour s’est distinguée par un magnifique putt pour eagle, sur le green du 18, en étant partie du Tee n°10. Alors que Nastasia Nadaud en a réalisé un sur le Par 5 du 10, grâce à une très belle approche. Mais, la native de Chambéry a connu un retour compliqué, en enchaînant les bogey, jusqu’au 18. Quatre coups concédés au parcours qui l’ont empêché de conserver son score de –7, obtenu grâce à son eagle au 10. Mais l’essentiel, c’est de voir la Française franchir le Cut, dans la partie du tableau de score, avec sa compatriote.

A 21 ans, Nastasia Nadaud est, peut-être, cet espoir pour le golf féminin Français, que l’on attend pour prendre la suite d’une Céline Boutier qui ne parvient plus à jouer les premiers rôles.

Quant à Perrine Delacour, sont potentiel est si fort, que son premier défi est de revenir jouer dans ce Top 60, elle s’était classée, il y a deux ans, tout en allant chercher cette victoire qui pourrait consacrer tous ses efforts. Car Nadaud a encore un peu de temps devant elle, pour connaître un premier succès. Qui pourrait surgir, d’ailleurs, sans prévenir, surprenant tout le monde, comme elle l’a fait, en fin de saison sur le LET.

Ce moving day mobilisera toute l’attention des supporters Français, qui veulent également savoir si Céline Boutier, qui échappe à la sanction du Cut, de justesse, a la capacité de combler son handicap, durant le week-end.

Pauline Roussin-Bouchard quitte le tournoi, en étant éliminée du Cut, avec le score de +3.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : Hannah Green encore en tête !

L’Australienne Hannah Green, qui a choisi de ne pas s’aligner au départ de la Founders Cup, est-elle partie pour faire le doublé, sur sa terre natale ?

Une semaine après sa victoire lors de l’Open d’Australie, Hannah Green est passée en tête de cette nouvelle étape Australienne du Ladies European Tour, en comptant deux coups d’avance sur sa plus proche poursuivante, avant d’entamer le moving day. Et les Françaises sont à la peine.

Après les deux premières journées de ce tournoi co-sanctionné par le circuit australien et le circuit européen féminin, c’est encore une joueuse du LPGA tour qui vient donner des leçon de golf aux pensionnaires du LET. Et cette joueuse n’est autre que celle qui s’est imposée, la semaine passée.

Hannah Green a ravi la première place à l’Ecossaise Kelsey Macdonald, qui avait signé le record du parcours, lors de la première journée, en jouant 64. L’Australienne n’était qu’un coup derrière elle, à –6, en compagnie de l’Anglaise Charlotte Heath, et un coup devant un groupe de quatre joueuses à –5, où se trouvait l’Anglaise Meghan MacLaren.

Lors de cette seconde journée, l’Ecossaise Macdonald a totalement dévissé, en jouant –1, se retrouvant reléguée à –1, à la 34e place. La joueuse de 35 ans, qui est toujours en quête d’une victoire depuis près de 10 ans, a concédé une triple faute et deux doubles, à la suite, sur le retour, après avoir débuté par un bogey au trou n°1.

Alors que l’Australienne Hannah Green, partie du Tee n°1, a très vite trouvé le chemin du birdie, avant de concéder un double bogey, sur le Par 3 du trou n°6. Une double faute qu’elle immédiatement effacée grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°7, avant d’aller cherche un quatrième birdie.

Mais au retour, Green a connu des hauts et des bas en passant d’un bogey à un birdie, par deux fois, signant un retour neutre et dans le Par. Après une première carte de 65, Hannah Green démontre sa capacité à être régulière, d’une semaine à une autre, et d’une journée à l’autre. Elle aborde la suite de la compétition, avec un peu de pression :  « c’était vraiment les montagnes russes, c’est certain », a déclaré la joueuse de 29 ans. « Ce fut agréable de réussir l’eagle au Par 5 après un double bogey au Par 3. J’espère pouvoir retrouver un jeu plus régulier. Ne pas jouer de bogey hier, c’était bien, alors c’est ce que je vais essayer de faire ce week-end », confiait Hannah Green. « J’ai l’impression de me mettre plus de pression que d’habitude, car je suis sur une excellente lancée. Si je n’avais pas gagné les deux derniers tournois, je serais peut-être un peu moins sous les projecteurs. Je pense que le plateau du LET reste très relevé, donc ce n’est pas facile pour moi ce week-end. Il y aura beaucoup de bonnes joueuses derrière moi qui vont me talonner et qui auront probablement moins de pression », complétait-elle.

Pour Meghan MacLaren, qui fait son retour sur le LET, en ayant décroché sa qualification au mois de décembre dernier, c’est une bonne opportunité que d’être seconde : « c’est incroyable. C’est exactement là où je voulais être. Alors, vous n’en profitez peut-être pas autant que vous le pensez, surtout si vous comparez avec les deux dernières années. Dès ma première venue ici, en Australie, j’ai su que j’allais adorer. Ça me correspond parfaitement : la culture, le café est exceptionnel. Et puis, ma première victoire ici, en 2018, a évidemment confirmé tout ça. J’ai aussi l’impression que le public me soutient vraiment. Bref, je me sens bien ici », déclara l’Anglaise de 31 ans, qui compte déjà trois victoires sur le LET. En concédant un seul bogey dans sa journée, elle a confirmé sa capacité à revenir en forme sur le circuit européen, et elle sera suivie lors de ce moving day.

Tout comme l’Allemande Alexandra Forsterling, qui pointe seule à –7, après une très bonne journée en 66, comportant un eagle sur le Par 5 du trou n°4.

La Sud-africaine Casandra Alexander ne désarme pas, et elle est encore en embuscade, cette semaine, dans un groupe de quatre joueuses à –6.

Timide début présence des Françaises

En renfort, cette semaine, Vanessa Bouvet et Ariane Klotz, toutes les deux âgées de 27 ans, entament leur seconde saison pleine sur le LET, un âge très avancé pour espérer évoluer à un niveau supérieur au niveau professionnel, chez les féminines. La native de Nouvelle Calédonie ne franchit pas le Cut, reléguée à la 109e place, à +9, tandis que la représentante du golf de Terre Blanche, se hisse péniblement à la 60e place, à +2, et jouera ce week-end.

Et en l’absence de Nastasia Nadaud qui réussit un bien meilleur début de saison, comme rookie, sur le LPGA Tour, que sa compatriote Adela Cernousek, C’est encore Céline Herbin qui est la meilleure représentante Française, cette semaine. Sans Agathe Laisné qui a joué 77 après sa première de 69, et qui ne franchit pas le Cut.

Mais Herbin est à -3, loin derrière Hannah Green, et si elle veut rentrer dans le Top 10, en fin de tournoi, il va falloir qu’elle aille chercher plus de birdie, et qu’elle se débarrasse de ces bogey qui continuent d’encombrer ses cartes.

Emma Falcher, qui constitue un espoir pour la France, sur le LET, en étant âgée de 20 ans, participe à son troisième tournoi de la saison, et se trouve à –2, en 23e position, avec l’Allemande Leoni Harm et neuf autres joueuses, dont la Mexicaine Fernanda Lira et la Néo-zélandaise Momoka Kobori.

Emme Grechi (+3), Agathe Sauzon (+6), sont également éliminée par le Cut qui s’est figé à +2.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : l’essentiel à savoir

Le Ladies European Tour continue sa tournée australienne, avec le 5e tournoi de la saison.

Historique

Ce tournoi a été créé en 2022 mais n’a été intégré au calendrier du LET qu’en 2025.

En 2023 et 2024 il n’a pas été organisé, et en 2025, il fut annulé à cause du cyclone Alfred. Il s’agit donc de la seconde édition, et de la première sur ce nouveau parcours.

Le champ de joueuses

Ce sont 132 joueuses qui sont au départ, avec, évidemment, un important contingent d’Australiennes. Dont une partie de celles qui ont fait l’actualité des deux dernières épreuves. A savoir Sarah Kemp, Kirsten Rudgeley, Kelsey Bennett, Stephanie Kyriacou, l’amateur Reagan Denton qui a réalisé un trou en un la semaine dernière, et, bien entendu, Hannah Green, vainqueur dimanche dernier.

A leurs côtés, des vedettes du circuit européen comme Casandra Alexander, Alice Hewson, Diksha Dagar, Annabell Fuller, Pia Babnik, les soeurs Metraux, Lydia Hall, Klara Davidson Spilkova, Alexandra Fortserling, Charlotte Heath, Lily May Humphreys et quelques Françaises.

Céline Herbin et Agathe Laisné continuent leur parcours sur ce circuit européen où elles se sont distinguées, depuis deux semaines, en étant entourées de Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon, Emma Falcher, Ariane Klotz et Vanessa Bouvet.

Et au total, ce sont 31 joueuses Australiennes qui sont engagées dans ce tournoi qui devrait mobiliser du public.

Dix sept joueuses bénéficient d’une invitation et en plus de Reagan Denton, il y a deux autres amateurs Australiennes que sont Jazy Roberts et Ella Scaysbrook.

Le parcours

Il s’agit d’un Par 71, d’une distance de 5637 mètres, comportant, comme la semaine passée, trois Par 5 à l’aller, mais un seul au retour, qui est au 18. Lors des deux premiers tours, les joueuses qui s’élanceront du Tee n°10 devraient être un peu plus avantagées.

C’est au sud de la ville de Brisbane que se trouve le golf du Sanctuary Cove Golf et Country Club, sur le territoire du Queensland. Comportant deux tracés dessinés part Arnold Palmer, que sont le Palm et le Pines, de type links, ce tournoi est joué sur le Palm. Comportant plusieurs pièces d’eau, et étant moins étouffé par les pins, les difficultés débuteront dès le trou n°1 ceinturé par deux pièces d’eau, dont une proche du green qui est en hauteur. Le risque étant très important lorsque le drapeau est situé à gauche. Les bunkers sont encaissés, comme la semaine dernière, mais composés d’un sable blanc. Les green comportent, également, des pentes et parfois deux à trois plateaux.

Mettre en jeu hors des fairway ne devrait pas être pénalisant, cependant, à certains endroits, sous les palmiers, il y a des bosquets qui peuvent rendre la balle injouable.

Voir le détail du parcours, en vidéo => ICI

Dotation et prime

En 2022, la première édition recevait une dotation de 600 000 dollars australien. Cette somme est reconduite cette année. Quant à la prime au vainqueur, elle était de 285 000 dollars australiens, en 2022, et elle reste à confirmer, cette année.

Diffusion TV

Seules les deux dernières journées seront diffusées sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Samedi 21 mars : 02h00 à 07h00
  • Dimanche 22 mars : 02h00 à 07h00

Le lien => ICI

Cognizant Founders Cup: l’essentiel à savoir

Cette 15e édition marque le véritable coup d’envoi de cette saison, avec un champ plein, sur le sol américain.

Historique

Créée en 2011, cette épreuve a pour objectif de célébrer les 13 fondatrices de la LPGA, dont la dernière d’entre elles, Marlene Hagge, s’est éteinte en 2023, deux jours après le tournoi. Depuis l’an dernier, cette épreuve a pris place en début de saison. Cette année, un nouveau partenaire vient se greffer à sa dénomination historique

L’épreuve a connu plusieurs sponsors avant que la fameuse banque américaine, Bank of Hope, ne soit le sponsor titre, entre 2017 et 2019. En 2020, le fabricant asiatique de balles de golf, Volvik, y accrochait son nom, mais l’épreuve ne se déroula jamais, en raison de la crise sanitaire.

En 2016, Sei Young Kim y décrocha la victoire avec un score final record de –27 ! Et en 2017, Anna Nordqvist y signa la carte la plus basse avec un score de 61.

A l’origine, l’épreuve comportait trois tours. Mais, dès la seconde édition elle se déroula sur 72 trous.

En 2020, en raison de la crise sanitaire, cette épreuve n’a malheureusement pas eu lieu, mais elle a gagné un nouveau sponsor qui, en 2022, a fait doubler la dotation.

Cette année là, organisée du 12 au 15 mai, cette épreuve fut marquée par l’absence de Shirley Spork, décédée un mois plus tôt, et dont la disparition à l’âge de 95 ans, donna une touche très particulière à cette édition, empreinte de souvenirs, de recueillement et d’un besoin de transmission de l’esprit du LPGA Tour, vers les nouvelles générations.

Le parcours

Après que les éditions 2022, 2023 et 2024 se soient déroulées sur le Upper Monclair Country Club, dans le New-Jersey, et sur le fameux parcours du Bradenton Country Club, en Floride, terrain de jeu de Nelly Korda, en 2025, c’est en Californie qu’il trouve refuge sur le Sharon Heights Golf et Country Club, au Menlo Park, dans le Comté de San Mateo, entre San José et San Francisco.

C’est un parcours boisé, comportant de nombreux dénivelés, qui attend les joueuses et les joueuses techniques et stratégiques y seront plus à l’aise que les autres. Ce tracé développe environ 5982 mètres, en Par 72 (36 – 36). Il ya deux Par 5 de chaque côté, dont le dernier au 18 qui sera le théâtre d’un dernier moment de suspense, en cas de joueuses ex æquo.

Si le nombre de bunker n’est pas précisé, il y a une pièce d’eau commune à deux trous, mais seul le green du trou n°2 est concerné et la pièce d’eau est très éloignée. Les balles dans l’eau sont donc presque à exclure, cette semaine.

Certaines configurations de green font penser au parcours du dernier US Women’s Open, où il fut très difficile d’y faire tenir les balles., On peut donc supposer que les scores ne seront pas très bas, cette semaine.

Ce tracé date de 1963 et est l’œuvre de Jack Fleming, qui est aussi l’architecte du Salinas Golf et Country Club, à Vallejos, et du TPC Harding Park, toujours cette région de San Francisco.

Le champ de joueuses

Après un champ de joueuses à 120, l’an dernier, c’est à nouveau un champ de 144 joueuses composé du Top 80 de la Race to CME, où l’on constate le retour de Nelly Korda au milieu des stars du moments que sont Atthaya Thitikul, Miyu Yamashita, Minjee Lee, Rio Takeda, Sei Young Kim, Hyo-Joo Kim, Hye-Jin Choi, Nasa Hataoka, ainsi que les sœurs Iwai et l’Américaine tenante du titre, Yealimi Noh.

Sont également au départ l’Anglaise Lottie Woad et l’Américaine en forme depuis le début de la saison, Auston Kim.

Parmi les joueuses vétérans, on compte la présence de Anna Nordqvist, Yani Tseng, Lydia Ko, In Gee Chun et Amy Yang.

Le Top 10 de l’Epson Tour complète ce champ, avec Yana Wilson, Melanie Green et Gina Kim. Quant aux rookie, elles sont 26, sur les 28 de cette saison, ce qui implique la présence de Helen Briem, Mimi Rhodes et Natasia Nadaud. Qualifiée du lundi, l’an dernier, l’Américaine Sophia Schubert revient grâce au Top 10 de la saison 2025 de l’Epson Tour.

Les autres Françaises au départ sont Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin Bouchard.

Les invitées sponsors

  • Victoria Cui – USA
  • Sherry Zhong (a) – Chine

Les qualifiées du lundi

  • Lauren Hartlage – USA
  • JeongEun Lee6 – Corée du sud

Le palmarès

La Sud-coréenne Jin Young Ko est la seule à avoir remporté trois fois l’épreuve.

  • 2025 : Yealimi Noh (-21)
  • 2024 : Rose Zhang (-24)
  • 2023 : Jin Young Ko (-13)
  • 2022 : Minjee Lee (-19)
  • 2021 : Jin Young Ko (-18)
  • 2019 : Jin Young Ko (-22)
  • 2018 : Inbee Park (-19)
  • 2017 : Anna Nordqvist (-25)
  • 2016 : Sei Young Kim (-27)
  • 2015 : Hyo-Joo Kim (-21)
  • 2014 : Karrie Webb (-19)
  • 2013 : Stacy Lewis (-23)
  • 2012 : Yani Tseng (-18)
  • 2011 : Karrie Webb (-12)

Record du tournoi

-257 : Sei Young Kim (2016) – Wildfire Golf Club

Sponsor et dotation

Plusieurs sponsors titres se sont succédé à la tête de cette épreuve, qui entre, peu à peu, dans le cercle des classiques du LPGA Tour. Bank of Hope fut incontestablement le partenaire emblématique de l’épreuve, puisque autour de ce parrainage, s’organisait une vaste collecte de fonds, en faveur des plus démunis. Volvik restera le sponsor malheureux, qui aura donné son nom sans en retirer le moindre profit, en matière d’image. Et Cognizant a accompagné l’épreuve, pendant 3 ans, jusqu’en 2024.

L’an dernier, aucun sponsor titre n’avait associé son nom au tournoi et cette année c’est la société Fortinet, leader mondial des solutions et des services en matière de cybersécruité, qui est le sponsor le titre.

Diffusion TV

Le tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 19 mars : 23h00 – 02h00
  • Vendredi 20 mars : 23h00 à 02h00
  • Samedi 21 mars : 23h00 à 02h00
  • Dimanche 22 mars : 23h00 à 02h00

Women Australian Open : Pari gagné pour H.Green !

A 29 ans, Hannah Green remporte, elle aussi, le tournoi national cher au coeur de toutes les joueuses de golf de cette nation.

L’Australienne Hannah Green est entrée dans l’histoire, ce dimanche, lors de la dernière journée de l’Open d’Australie féminin, en réussissant le pari qu’elle s’était fixé : succéder à Karrie Webb !

Ce dernier tour fut l’objet d’une lutte, à distance, entre l’Australienne Hannah Green, et la Française Agathe Laisné, qui a subitement pris de l’envergure, depuis son retour des Etats-Unis.

La Française a mis un sérieux coup de collier, dès le début de sa partie, en s’étant élancée dans l’avant dernier groupe, avec les Australiennes Kirsten Rudgeley et Karis Davidson. Aucune de ces deux joueuses n’a été en capacité de se montrer menaçante, vis-à-vis de la Française, mais aussi pour contrer Hannah Green dans sa quête de victoire. Néanmoins, contrairement à l’Evain Championship où les Françaises sont régulièrement submergées, jusqu’à ne pas franchir le Cut pour la plupart, Les Australiennes ont été au rendez-vous de leur open national. Et Cassie Porter d’avoir signé le record du parcours, avec une carte de 62. Celle-ci était, d’ailleurs, classée troisième, après 15 trous, quand Green et laisné se partageait la tête, à –11, après 11 et 12 trous.

Agathe Laisné qui a sonné la charge, dès le trou n°2, pour sortir de l’aller en 33, avant d’aligner deux autres birdie, sur les deux premiers Par 4 du retour. Et l’on crut, longtemps, que ce tournoi allait se terminer en playoff, tant la Française qui a échoué sur le LPGA Tour, se montre particulièrement à l’aise sur les parcours du circuit européen, depuis le début de la saison.

Et cette semaine, le parcours se défendait bien, au point que les scores, après deux tours, n’avait quasiment pas évolué.

Mais, dans cette dernière journée, quelques joueuses étaient plus à l’aise que d’autres. Ce fut le cas d’Agathe Laisné, qui fut la seule à tenir tête à l’expérimentée Hannah Green, qui s’était jurée de succéder à sa compatriote Karrie Webb.

Un retour compliqué, qui tourne à l’avantage de Green

Leader au second tour, la Française Céline Herbin avait accumulé quelques fautes, lors du moving day, qui lui avait été préjudiciable, pour se placer parmi les favorites pour le tite. Et dans cette ultime journée, la Française de 43 ans, malgré la présence à ses côtés d’un caddie expérimenté, n’a pas été capable de combler ce retard. Après un birdie encourageant, sur le, Par 5 du 2, elle concédait un bogey sur le Par 3 du trou n°3, et un autre sur le Par 4 du trou n°6. Finalement, avec un birdie sur le Par 5 du trou n°9, elle sortait des neuf premiers trous sans avoir fait progresser son score. Cette situation l’éloigna définitivement de la lutte pour le titre. Au retour, après un birdie au 10, elle enchaîna des suites de Par jusqu’à concéder ce qui est sa marque de fabrique, un double sur le Par 4 du 17.

Mais elle n’allait pas être la seule à, payer le prix fort d’un parcours agréable visuellement, mais parfois redoutable à conquérir. Les nombreux bunker, les green aux multiples pentes et le vent ont été autant d’éléments à surmonter toute la semaine, pour toutes les joueuses. Et c’est, une fois encore, la capacité d’adaptation qui fut l’élément déterminant dans la stratégie déployée. Mais aussi la lucidité dont chaque joueuse doit savoir faire preuve, à tout moment. Et Hannah Green, forte de son expérience sur le LPGA Tour a su garder la tête froide, toute la journée. Et ce, malgré quelques mauvais coups, comme au départ du 13 où elle lâcha sa mise en jeu très à gauche, ainsi qu’au 17, où se balle tomba dans un bunker enfoncé dans le fairway. Un trou où elle concédera un bogey, pour retomber à –10.

De son côté, Agathe Laisné manqua peu de fairway et démontra du très bon jeu autour et sur les green. C’est sa gestion des prises de risques qui a sans doute était son point faible. Et elle a perdu une chance de forcer le playoff, voire de remporter ce tournoi, en se retrouvant courte du green, au 15, avec une sortie de bunker qui envoya sa balle bien au-delà du mat. En revanche, comme la veille, elle a prouvé qu’elle sait viser avec ses wedges. Et c’est un chip d’environ 10 mètres qu’elle rentra, lui évitant d’avoir à jouer un putt pour bogey. Au 17, la Française prit beaucoup trop de marge, par rapport au drapeau, qui était placé du côté de la pièce d’eau. Se laissant un très long putt à suivre, elle a également perdu une chance de birdie sur ce trou. Et sur ce même green du 17, on verra, juste après, une approche exceptionnelle, derrière le mat, de la Sud-africaine Casandra Alexander, qui rentra un dernier birdie.

Hannah Green donna des frissons à son public, en passant à –12, sur le Par 5 du 16, grâce à une très bonne approche qui lui laissa un putt, pour birdie, à environ 4 mètres du trou. A ce moment, Agathe Laisné était encore à –11, mais on bogey du 17 allait la reléguer, aussitôt, à –10, avec un seul trou à jouer, pour espérer l’emporter. Cependant, elle pouvait encore jouer un coup stratégique, au 18, disposant d’une bonne frappe de bal, au driver. Mais la Française fut trop gourmande, en allant faire tomber sa balle à hauteur du mat, ce qui la projeta en dehors du green vers le tribune, sur laquelle elle rebondit. Et sans doute est-là le point faible de la Française. Une prise de risque trop importante dans les moments décisifs.

A l’inverse, Hannah Green fut plus modérée en faisant tomber sa balle bien avant le mat, lui laissant un putt, à hauteur de mat, à environ 3 mètres, pour le birdie. Hélas pour elle, son putt laissa sa balle au bord du trou, et c’est avec un coup d’avance, sans doute celui que la Française Agathe Laisné lui concéda, avec ce bogey au 17, qui lui permettait de gagner son pari, en inscrivant son nom sur le fameux trophée de l’Open d’Australie, que les sœurs Korda ont remporté, à six ans d’intervalle. « Honnêtement, je suis un peu sans voix », a déclaré Hannah Green. « Je pense que ma victoire à Singapour m’a vraiment aidée à gérer mon stress aujourd’hui. J’avais un meilleur contrôle de ma balle. J’ai trouvé qu’il était assez difficile de faire des birdies, alors je ne comprends pas comment Cassie a pu réaliser une si bonne performance aujourd’hui. Mais oui, je suis vraiment ravie d’avoir mon nom gravé sur ce trophée aux côtés de tous ces autres vainqueurs exceptionnels, ainsi que celui de Webby », déclara l’Australienne de 29 ans. « J’ai déjà dit que gagner son propre championnat, c’est comme gagner un Majeur, et je le pense toujours. C’était juste différent de jouer devant mon public. Je savais que tout le monde voulait que je soulève le trophée à la fin de la journée. C’était donc un sentiment vraiment agréable », précisait un peu plus celle qui a soulevé le prestigieux Patricia Bridges Bowl, du nom de la joueuse Australienne, disparue le 5 août 2017, à l’âge de 95 ans, qui fut la première joueuse à devenir membre de Golf Australia, avant d’être membre à vie. Une sorte de fondatrice du golf féminin australien. Elle fut élevée, en 1981, au grade d’officier de l’ordre de l’Empire Britannique.

« C’était difficile », a déclaré Green après sa victoire. « J’avais l’impression de choisir les bons clubs, mais la balle n’arrivait pas toujours à se rapprocher du trou, ce qui était frustrant. Je savais que les joueuses pouvaient remonter et ne pas se retrouver dans le dernier groupe, alors même si je jouais bien, je ne voulais pas m’emballer et je savais qu’un bon score était possible. Ce birdie au 16 m’a donné un peu d’avance. Mais j’aime bien que la pression soit forte, pour moi comme pour les spectateurs. J’espère donc que ma prochaine victoire sera plus joyeuse ! », complétait-elle.

Agathe Laisné termine seconde, à égalité avec Cassie Porter, à –10, tandis que Karis Davidson est venue prendre la 4e place en compagnie de Casandra Alexander, à –6.

En temps bien placée pour aller chercher la seconde place, l’Argentine Magdalena Simmermacher a commis des fautes en fin de parcours, perdant plus que ce que sa progression au retour. Un double bogey au 18 achevait cette déroute, la faisant chuter de –9 à –5, en 17 trous.

Leader du premier tour, Darcey Harry termine à la 7e place, avec le score de –4, en ayant essayé de réagir dans cette dernière journée, avec une carte de 69.

Prochaine étape du Ladies European Tour, du 19 au 22 mars, toujours en Australie.

A noter que le prochain Women Australian Open se jouera sur le Royal Adélaïde Golf Club, qui l’avait accueilli en 1994, en 2017 et en 2020.

Le classement final => ICI