Amundi German Master : Harm et Henseleit solides en tête !

Joli carton pour l’Allemande Harm, dans cette première journée.

Cette première journée, au nord de l’Allemagne, avec une météo fraîche, a déjà donné le ton d’un tournoi qui pourrait bien être perturbé par la pluie, ce week-end. Et deux Allemandes sont au rendez-vous de leur tournoi national !

C’est un coup de fusil que l’Allemande de 28 ans, Leonie Harm, a tiré, dégommant la plupart des drapeaux sur un parcours où beaucoup de joueuses sont encore convaincues qu’il n’y avait pas de birdie à prendre, ce jeudi.

Sans concéder un seul bogey, Harm a dégainé un 65 avec seulement 7 fairway touchés, et trois green manqués. Partie du Tee n°10, elle a très vite réussi son premier birdie, sur le Par 5 du 11, avant de réaliser un Par au 12, puis de rentre son second birdie au 13. Sur le second Par 5 du retour, elle passait à –3, mais elle ne parvenait pas à exploiter le Par 5 suivant, au 15. Puis, au retour, Leonie Harm augmentait le rythme en réalisant presque un birdie tous les trois trous. Avec un retour en 30, sur ce Par 70, l’Allemande réalisait la meilleure performance du jour, et ni Trichat Cheenglab (-3), ni Anna Huang (-1) qui partageaient sa partie, n’ont sûrement compris comment une telle performance fut possible. Car le parcours, nous l’avions vu l’an dernier, est exigeant, avec de nombreuses pièces d’eau, des green ondulés et des fairway parfois étroits. « J’ai réalisé une journée exceptionnelle au putting », déclara l’Allemande. « Je ne me souviens pas avoir joué aussi près du drapeau. Ca faisait longtemps et mon putter était en feu. J’avais un ami comme caddie qui m’a aidé à lire les green. Ce qui m’a été d’une grande aide car j’avais un peu de mal ces derniers temps à bien viser les trous », précisa Leonie Harm. « Je suis vraiment fière de moi car j’ai tendance à me mettre des bâtons dans les roues si les conditions de jeu sont un peu plus difficiles. Je m’en sors plutôt bien. Aujourd’hui j’ai vraiment attaqué les drapeaux et c’était tellement satisfaisant de voir que ça a fonctionné. Je suis super contente », déclarait-elle.

Puis elle eut un mot à propos de l’ambiance autour du parcours : « j’adore voir des supporters Allemands parmi nous. C’est tellement agréable de voir les enfants si heureux et enthousiastes. L’ambiance est bonne et j’aime l’atmosphère de cet événement ».

Partie un peu plus tard, elle aussi du Tee n°10, sa compatriote Esther Henseleit, médaillée d’argent des derniers Jeux olympiques, a également délivré un très bon golf, en jouant –7, soit un coup de moins que Harm. C’est un bogey sur le Par 3 du 2 qui l’empêche de faire jeu égal avec sa compatriote. En revanche, Henseleit à massacré l’aller en y trouvant six birdie. Dont quatre à la suite ! « C’est un excellent début. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà réussi quatre birdie d’affilée », expliqua-t-elle. « Le 11 est un Par 5 accessible. Donc ce sont des trous qu’il faut exploiter, et c’est vraiment encourageant. J’ai un peu ralenti sur le retour, mais ce sont des trous délicats. Ma mise en jeu au driver a été bonne. J’étais bien placée sur les green et j’ai réussi de bons coups d’approche, tout en rentrant quelques putt », expliqua l’Allemande, qui est mariée à Reece Philips depuis l’an dernier, qui est également golfeur. « Mon vrai nom est maintenant Henseleit-Phillips, mais tout le monde m’appelle Henseleit », déclara l’Allemande sur Golf Channel, où elle fut invitée à commenter une partie de cette journée.

Derrière, à –5, se trouvent deux joueuses, dont une autre Allemande. Il s’agit de Laura Fuenfstueck, une autre figure de ce circuit Européen féminin. Elle a concédé deux bogey ; un de chaque côté, et s’en sort plutôt bien sur chaque secteur du parcours. Avec elle, la Danoise Sofie Kibsgaard, 27 ans, apparue sur le Tour en 2022, et qui a seulement signé deux Top 10, jusqu’ici. Partie du Tee n01, à 08h52, Kibsgaard a débuté par un bogey sur le Par 4 du trou n°1. Et cela eut comme effet de lui faire produire deux birdie, peu après, et de signer un retour en 34, avec trois birdie à la suite du 10 au 12. « Les conditions de jeu étaient bien plus faciles aujourd’hui, que ces derniers jours », déclarait-elle. « Sur ce parcours il faut rester sur le fairway. Et atteindre les green. Et c’est comme ça que l’on s’en sort. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui, et ça a été très solide. J’ai rentré beaucoup de bons putt. Ca avait l’air facile, mais je sais que ça ne l’est pas », ajoutait la Danoise. « C’est un parcours qui demande beaucoup de travail et il faut se concentrer sur chaque coup. Le savoir avant de venir ici m’a aidé à me préparer la semaine dernière. Le putting fut mon point fort, car j’ai réussi beaucoup de bons coups et j’ai converti toutes mes occasions de birdie. Mes mises en jeu au driver ont été efficace et le fait d’avoir touché autant de fairway m’a beaucoup aidé », précisait-elle.

Des Françaises déjà en grande difficulté !

Un groupe de cinq joueuses suit avec le score de –4 où l’on trouve la première Française qui n’est autre que Agathe Sauzon, 34 ans, et qui joue sa 10e saison, sur le LET, sans aucune victoire à son palmarès. La Sud-africaine Casandra Alexander est également dans ce groupe, et l’on est peu surpris de la voir aussi haut dans le leaderboard, au regard de ces bons résultats depuis le début de la saison.

Helen Briem, autre Allemande de renom, qui joue sur le LPGA Tour, a bien tiré son épingle du jeu, même si elle est qautre coups derrière sa compatriote Leonie Harm. L’Anglaise Meghan MacLaren complète ce groupe avec la Norvégienne Dorthea Forbrigd.

L’ancienne numéro un européenne, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab est 10e à –3, tout comme sept autres joueuses, dont les Allemandes Chiara Nija et Alexandra Forsterling.

Les fans Allemands qui doivent se réjouir de voir autant de joueuses germaniques si bien placées. On aimerait que ce soit le cas lors de l’Evian Championship, pour les joueuses Françaises.

La Singapourienne, tenante du titre, Shannon Tan est 18e à –2, avec dix autres joueuses.

Ce leaderboard est très serré et il va falloir voir, demain, si cette tendance se confirme.

Plusieurs Françaises sont déjà en grande difficulté. C’est le cas de Vanessa Bouvet, 27 ans, arrivée sur le Tour en 2025, et qui n’a franchi qu’un Cut en deux départ cette année. En difficulté sur le LETAS, l’an dernier, son score de +7, après ce premier tour, ne surprend pas.

Anne-Lise Caudal, qui n’a plus rien à prouver, à 41 ans, est +4, avec Anne-Charlote Mora, tandis que Charlotte Liautier est sur le fil, à +1, à la 52e place. Tout comme Emma Grechi et Ariane Klotz. Ces dernières parviendront-elles à franchir le Cut ?

Retour sur parcours aussi exigeant que télégénique, demain, à partir de 14h00, sur  Canal Plus Sport, ou Golf Channel, pour ceux suivent ce tournoi depuis l’étranger. Voir Youtube, selon les droits accordés, par pays.

Le classement provisoire => ICI

Amundi German Masters : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi a connu sa première édition en 2000. Une seconde édition eut lieu en 2001, puis c’est seulement en 2011 que la troisième édition fut organisée, jusqu’en 2016. Et à partir de 2021, après 5 ans sans tournoi, l’épreuve revint au calendrier du circuit européen, avec un nouveau partenaire.

C’est la cinquième édition organisée en Allemagne, et la seconde sur ce parcours. Auparavant, l’épreuve se déroulait en Angleterre dans le Buckinghamshire et s’appelait le Ladies British Masters, puis Ladies European Masters.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 132 au départ pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui conservera les 60 meilleures joueuses et ex æquo, après deux tours.

Bien sûr, les joueuses Allemandes sont particulièrement nombreuses, et six des 14 engagées sont invitées par le sponsor.

Parmi elles, trois amateurs.

Du côté des têtes d’affiche les passionnées du circuit européen féminin auront le plaisir de retrouver la Singapourienne Shannon Tan, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab, les Allemandes Esther Henseleit, Laura Fuenfstueck, Leonie Harm, Alexandre Forsterling, , la Sud-africaine Casandra Alexander, la Tchèque Sara Kouskova, la Canadienne Anna Huang, la Néo-zélandaise Amelia Garvey, la Suissesse Morgane Metraux, l’Australienne Kelsey Bennett, les Anglaises Alice Hewson, Esme Hamilton, Hannah Screen, les Espagnoles Luna Sobron Galmes, Ana Pelaez Trivino, ainsi que l’Allemande Helen Briem qui est rookie sur le LPGA Tour.

Pour la France, sont présentes Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon, Ariane Klotz, Vanessa Bouvet, Anne-Charlotte Mora, Charlotte Liautier et Anne-Lise Caudal.

La liste complète des engagées => ICI

Le parcours

C’est un retour sur le Green Eagle Golf Course, au Sud de Hambourg, sur un parcours magnifique, comportant plusieurs pièces d’eau et qui accueille le Porsche European Open. Un tracé qui n’a rien à envier aux parcours américains et qui promet de rapidement mettre en jambe toutes les joueuses qui vont être obligées de placer des coups précis et de jouer avec la pente des green. Des green qui sont assez étroites et souvent bien défendus par des bunker.

Ce golf possède trois parcours, dont un 9 trous et c’est sur le Nord course que se déroule ce tournoi. Il a été inauguré en 2008 sur 86 hectares et fut immédiatement conçu pour répondre aux exigences des grandes compétitions. Selon le site internet du golf, il serait le plus long parcours du Tour Européen masculin avec une distance de 7057 mètres.

Il serait, également, le parcours le plus difficile d’Allemagne, depuis les départs réservés aux professionnels. Son surnom est « le monstre vert ». Tout un programme !

Voir la carte du parcours => ICI

Record du tournoi

  • 2014 : I.K Kim (-18)

Record du parcours

  • 66 : Thalia Martin (2e tour en 2025)

Les anciennes lauréates

  • 2025 : Shanon Tan (-9)
  • 2024 : Alexandra Forsterling (-12)
  • 2023 : Kristyna Napoleaova (-14)
  • 2022 : Maja Stark (-15)
  • 2016 : In-Kyung Kim (-17)
  • 2015 : Beth Allen (-12)
  • 2014 : In-Kyung Kim (-18)
  • 2013 : Karrie Webb (-16)*
  • 2012 : Lydia Hall (-7)*
  • 2001 : Paula Marti (-10)*
  • 2000 : Trish Johnson (-9)*

La victoire s’est jouée en playoff en : 2023 et 2024

* Tournois qui se sont déroulés sur trois tours

Dotation et prime

Cette épreuve a reçu une dotation de 500 000 euros entre 2014 et 2016, après avoir débuté à 100 000 livres jusqu’en 2001.

Mais avec l’arrivée du Sponsor Amundi, la dotation est tombée à 300 000 pour une prime de 45 000 euros au vainqueur. Elle augmente, cependant, cette année, en passant à 350 000 euros.

Ces sommes sont maintenues cette année encore.

Diffusion TV

L’épreuve est à suivre sur l’une des chaînes du Groupe Canal Plus.

  • Jeudi à samedi : 14h00 à 18h00
  • Dimanche : 13h00 à 17h00

MCB Ladies Classic Mauritius : un trio en tête !

De gauche à droite : Smilla Tarning Soenderby, Casandra Alexander et Celina Sattelkau.

Après 36 trous, c’est un trio qui occupe la tête de ce tournoi, mais sans la Française qui avait surpris tout le monde, la veille et qui reste en embuscade.

La Danoise Smilla Tarning Soenderby, l’Allemande Celina Sattelkau et la Sud-Africaine Casandra Alexander occupent toutes les trois la première place, après ce second tour, avec un score provisoire de –9. Un résultat assez faible sur un parcours qui se défend et sur lequel les joueuses n’ont pas de repère.

Cependant, la Danoise Smilla Tarning Soenderby, âgée de 25 ans, et déjà détentrice d’une victoire sur le LET, a réalisé un aller en 30, vierge de bogey, mais elle a connu des difficultés sur le retour. Et notamment un double bogey sur le Par 5 du 7, en plus de trois autres bogey : « l’aller s’est extrêmement bien passé, le jeu était fluide et précis », a déclaré Soenderby. « Tout se passait bien, j’étais sereine. « J’ai réussi à passer le virage et j’ai commencé à prendre conscience de mon score. D’autres joueuses sont arrivées et j’ai senti que ça allait se compliquer. J’ai réussi à rester concentrée, mais à la fin, j’ai un peu craqué et j’ai perdu cette concentration. Mentalement, c’était vraiment dur. Je suis un peu déçue de ne pas avoir réussi à garder le contrôle à 100 %. C’est un bon défi. C’est toujours amusant d’essayer », confiait-elle. Avant de reprendre : « c’est super [d’avoir ma mère ici]. On a un petit signe de la main avec les birdie et ça fait toujours plaisir de la voir sourire et de détendre un peu les épaules. Ma mère va faire de la planche à voile. Elle était une windsurfeuse de haut niveau, alors elle a dit que c’était l’endroit idéal pour s’y remettre. J’ai vraiment hâte de la voir faire », déclara la Danoise qui a, elle aussi, besoin de naviguer sous le vent et de garder le bon cap.

L’Allemande Sattelkau,24 ans, a bien mieux négocié ce second tour en signant une carte vierge de bogey, en 67. Evoluant au club de Saint Leon Rot, où eut lieu la Solheim Cup 2015, qui fut fatale à l’Europe, pour un demi point perdu par l’Allemande Caroline Masson, Sattelkau a signé un aller en 34 et un retour en 33, en s’étant élancée du Tee n°1. « J’en suis vraiment ravie », a déclaré Sattelkau, double vainqueur sur le Sunshine Ladies Tour. « Hier, j’étais à six coups sous le par après 13 trous, puis j’ai terminé avec deux bogey. Reprendre le chemin des birdie assez tôt aujourd’hui était donc un bon signe. J’ai continué sur ma lancée, j’ai rentré quelques bons putts pour birdie, puis aux trous 14, 15 et 16, j’ai rentré de bons putt d’approche et j’ai finalement réussi un bon birdie au 18. J’en suis très contente », avouait-elle.  « Je prends beaucoup de plaisir. Être ici, dans ce complexe hôtelier, et pouvoir aller au parcours à pied, c’est génial. C’est la troisième semaine de notre série de tournois, alors on peut se permettre quelques petites vacances, ce qui est très agréable. J’ai déjà joué ici quand j’avais 10 ans. Mes parents m’avaient emmené en vacances et j’avais un handicap élevé, mais on nous a appelés de la chambre parce que j’étais deuxième au classement net. C’est un souvenir amusant, j’aime bien le parcours pour l’instant », confiait-elle avant de reprendre : « j’ai gagné deux tournois SLT plus tôt cette année, alors j’essaie de mettre cette expérience à profit demain. Je pense que la clé pour moi, c’est de ne pas trop me soucier des scores. Le premier jour, j’ai vraiment mal joué lors des deux derniers tournois, alors le deuxième jour, je me suis battu pour passer le Cut. J’essaie simplement de profiter de cette nouvelle expérience, d’être indulgent envers moi-même pour ce qui arrivera demain, de m’amuser et de savourer le moment présent », précisait-elle.

La Sud-Africaine Casandra Alexander a également rendu une carte de 67 (-5) lors de la deuxième journée, rejoignant ainsi Sattelkau et Soenderby en tête du classement. Vainqueur sur le LET en 2025, et passée très près de la victoire en début de saison, elle n’a commis qu’une seule faute qui s’est traduite par un double bogey sur le Par 5 du 13. Avant ça, elle avait réussi trois bogey à l’aller, et deux dès le Par 4 du 10. « J’ai bien joué ces deux derniers jours. J’ai raté un trou aujourd’hui, j’ai manqué de précision et j’en ai subi les conséquences », a déclaré Alexander. « Hier, j’ai fait une ou deux erreurs bêtes. Dans l’ensemble, mon jeu a été plutôt solide. Les départs sont délicats ici, et sachant que j’ai gardé une carte propre la plupart du temps, j’en suis assez contente. Il faut absolument réussir de bons départs, et les greens sont assez petits. On peut être agressive, mais il faut bien choisir ses coups pour se ménager un putt. J’ai dit à mon caddie Doug ce matin que je voulais tenter 18 putts pour birdie, c’était mon objectif du jour », confiait-elle, avant d’ajouter : « ça ne s’est pas passé comme prévu, mais c’était le but pour me donner un maximum d’occasions. Aujourd’hui, les greens étaient un peu plus réguliers et on a plus de chances de rentrer quelques putts. Alors qu’hier, ils étaient un peu plus irréguliers. Dans l’ensemble, c’était plutôt bien », assura la joueuse de 26 ans, que l’on verrait bien remporter une nouvelle victoire dans les prochaines semaines, tellement elle joue bien depuis plusieurs mois. « Mon jeu de fers n’était pas aussi bon que d’habitude, mais ça n’a pas été trop gênant. Mes coups de départ sont bien meilleurs et je pense que mon petit jeu s’est le plus amélioré ces deux derniers mois. Avant, je ne me considérais pas comme une bonne joueuse de petit jeu, mais maintenant si. J’en suis vraiment content ».

Laisné décroche, Liautier assure !

Après son nouveau coup d’éclat, la Française Agathe Laisné a trébuché dans cette journée en jouant 73. Alors que Charlotte Lautier, qui avait signé une première carte de 70, a signe un score de 67 dans ce second tour, lui offrant la 4e place, ex æquo avec sa compatriote Laisné.

La Sud-africaine Cara Gorlei perd également du terrain en passant de la seconde à la 4e place, après une journée dans le Par. Liautier, Laisné et Gorlei partage cette quatrième position avec Kirsten Rudgeley, Ana Pelaez Trivino, Diksha Dagar et Kajsa Arwefjall.

Quatre autres Françaises franchissent le Cut. Il s’agit de Agathe Sauzon (-3), Camille Chevalier (68), Emma Falcher (-1) et de Lois Lau, 23 ans, qui est entrée dans sa seconde année chez les professionnelles, et qui joue son troisième tournoi, cette année, sur le LET.

L’Australienne Kirsten Rudgeley, les Françaises Charlotte Liautier et Agathe Laisné, la Sud-Africaine Cara Gorlei, l’Espagnole Ana Pelaez Triviño, l’Indienne Diksha Dagar et la Suédoise Kajsa Arwefjäll sont toutes à sept coups sous le par après 36 trous.

Le cut a été fixé à +1, et 75 joueuses se sont qualifiées pour la dernière journée du MCB Ladies Classic – Maurice.

Cette dernière journée s’annonce palpitante, avec 18 joueuses à moins de quatre coups de la tête. Le troisième tour débutera à 6h55 (heure locale), les leaders prenant le départ à 11h05 sur le parcours Legend du Constance Belle Mare Plage.

Le classement provisoire => ICI

MCB Ladies Classic Mauritius : Laisné envoie un 64 en tête !

La Française Agathe Laisné continue d’enflammer le circuit européen, en signant une nouvelle carte record, dans ce premier tour.

Cette première journée sur l’île Maurice profite à la meilleure Française sur le LET, depuis ce début de saison, puisqu’elle a signé une carte très basse qui lui offre la tête provisoire du classement.

La Française Agathe Laisné a signé une remarquable carte de 64 (-8), sur ce parcours qu’elle découvre, dans le cadre de ce tournoi inaugural. Manifestement, et de plus en plus, très affûtée depuis son retour des Etats-Unis, où elle a acquis une expérience importante, la Française de 26 ans redore l’image du golf féminin Français, sur ce circuit Européen, qui avait bien besoin d’une joueuse aussi régulière et capable de briller tout en haut du leaderboard.

Leader du classement de l’Ordre du mérite, Laisné a concédé deux bogey, rendant encore plus exceptionnelle sa journée. Elle joue 31 à l’aller, en étant partie du Tee n°10, et 33 au retour, en terminant par deux birdie à la suite. « C’était vraiment génial. C’était agréable de rentrer quelques putts », a déclaré Laisné. « Le putting était sans aucun doute le meilleur aspect de ma journée. C’est très satisfaisant de faire autant de birdies et de putts. J’adore être ici. C’est vraiment agréable de voir l’océan. C’est très relaxant. J’ai raté le lever du soleil ce matin, mais demain j’essaierai de le voir. C’était formidable. Je trouve que c’est l’un des meilleurs tournois que nous ayons, car l’océan est juste là et le parcours est magnifique», confiait-elle sans qu’il soit possible de la contredire à propos du cadre exceptionnel dont bénéficient les joueuses. « Le parcours peut être piégeux au départ, et les petits green rappellent qu’un excellent jeu de fers est indispensable. Les greens sont plutôt plats, ce qui permet de rentrer des putts car il y a peu de dénivelé. Mon putt le plus long était de 9 mètres au 15, mais j’ai réussi plusieurs birdie à moins de 4 mètres », détaillait-elle. « Je passe une bonne période, le golf me semble un peu plus facile que d’habitude car je joue vraiment bien, et je sais que le golf peut parfois être piégeux. On verra plus tard, mais pour l’instant, j’apprécie vraiment cette période», précisait-elle un peu plus.

La Sud-Africaine Cara Gorlei occupe seule la deuxième place après une carte de 65 (-7), comportant deux eagles lors de la première journée. La joueuse de 30 ans a également réalisé six birdie contre trois bogeys, ce qui la laisse à un coup de la Française. « Je suis très contente. Si on m’avait proposé un 65 lundi, j’aurais signé tout de suite », expliqua la Sud-africaine de 30 ans. « C’était dur sur le parcours, il faisait très chaud et il y avait beaucoup de vent, mais j’ai adoré », ajoutait Gorlei, avant de reprendre : « l’eagle au 18 était génial. J’en avais vraiment besoin. J’ai placé mon fer 4 à environ 2 mètres du trou et j’ai rentré le putt. Ensuite, au 4, j’ai manqué le green d’environ 5 mètres et j’ai réussi un chip, c’était super. J’ai commencé le retour par deux birdie à la suite, alors je me suis dit : « Allez ! » J’ai fait quelques mauvais swings et j’ai raté le green. J’étais probablement à +3 quand j’ai raté le green, donc ce n’était pas bon. J’ai dit à mon caddie : « Essayons juste de toucher les greens, parce que ça marche clairement. » Il était important de rester concentré sur le moment présent, sur chaque coup », détailla Cara Gorlei. « J’ai touché beaucoup de fairways, donc j’étais contente. Le driver n’est pas toujours mon point fort, mais j’ai réussi à le maîtriser. J’étais un peu nerveuse. Ce matin, au practice, je ne savais pas trop où j’en étais, mes balles partaient dans tous les sens. Mais une fois sur le parcours, quand on se concentre sur ses cibles et qu’on les atteint, je m’en suis plutôt bien sortie aujourd’hui », précisait-elle.

La Danoise Smilla Tarning Soenderby occupe la troisième place, à un coup de la tête, après sa carte de 66 (-6). Détentrice d’une victoire sur le LET, en 2023, elle s’est élancée du Tee n°10 et elle a réussi quatre birdie sur l’aller, puis trois autres. Elle a ensuite enchaîné deux bogey, avant de se reprendre avec un birdie au 8. « C’était vraiment bien, j’ai fait beaucoup de bons coups et j’ai rentré beaucoup de bons putts », a déclaré Soenderby. « Après les bogeys, j’ai cru que la situation m’échappait, mais au 17, j’ai réussi une bonne approche et j’ai rentré ce putt. Je me suis dit que j’étais encore dans le coup. J’étais vraiment solide. J’atteignais des cibles très petites et j’ai réalisé de bons scores. J’ai trouvé le vent parfait. Je me sentais très à l’aise sur les greens. J’ai bien géré la chaleur aujourd’hui et tout et magnifique ici », confiait-elle. « On se croirait en vacances. Ma mère est avec moi cette semaine et ça fait longtemps qu’elle ne m’a pas vue jouer, alors c’était agréable de l’avoir à mes côtés et de lui envoyer un sourire » , précisa la danoise de 25 ans.

Derrière, dix joueuses sont à égalité à la quatrième place avec un score de -4, dont l’Indienne Diksha Dagar, auteur d’un trou en un au 11e trou.

La seconde Française est déjà loin, à –2, en 20e position. Il s’agit de Loïs Lau, 23 ans, qui fait ses armes sur le LET et a une chance de franchir le Cut. Elle partage cette position avec Charlotte Liautier et huit autres joueuses, dont Eleanor Givens et Pia Babnik.

Emma Falcher est 30e à –1, avec également un chance de passer le Cut, tandis que Luycie Malchirand pointe dans le Par total, à la 43e place, et ne doit pas faiblir dans cette seconde journée.

Plus compliquée sera la mission pour Agathe Sauzon, 64e à +1, et Camille Chevalier, 75e à +2.

Anne-Lise Caudal est à +3, Vanessa Bouvet à +5,Anne-Charlotte Mora à +6, alors que Ariane Klotz et Emie Peronnin sont à +7 et ne devraient pas jouer le dernier tour, avec un tel handicap de coups.

Le deuxième tour débutera à 7 h (heure locale) et le Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo.

Ce second tour est à suivre sur les chaînes du Groupe Canal Plus (Golf +), cette nuit.

Le classement provisoire => ICI

MCB Classic Mauritius : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un tournoi inaugural.

Le champ de joueuses

120 joueuses sont au départ de ce tournoi, sur l’île Maurice, dont 13 Françaises. Et parmi elles Agathe Laisné qui porte les meilleurs espoirs de victoire, du golf féminin tricolore, sur le circuit européen.

Victorieuse la semaine dernière, en Afrique du sud, l’Anglaise de 26 ans, Esme Hamilton prend part à ce tournoi entourée de ses compatriotes Cara Gainer, Alice Hewson, Annabel Fuller, Gabriella Cowley, Hannah Burke, Lily May Humphreys, Amy Taylor, Charlotte Heath, Meghan MacLaren, Jess Baker, Ellen Hume, Lianna Bailey, Eleanor Givens et Thaila Martin.

Egalement au départ quelques têtes d’affiche du LET avec Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Amelia Garvey, Kajsa Arwefjall, Kirsten Rudgeley, Pia Babnik, Kim Metraux, Patricia Isabel Schmidt, Alexandra Forsterling, ou encore Fernanda Lira.

Après deux tours, le Cut conservera les 60 meilleures, et ex æquo, pour la dernière journée de compétition.

Voir le champ de joueuses => ICI

Le parcours

Toutes les joueuses engagées dans ce tournoi ont la chance de pouvoir évoluer sur un remarquable parcours, dans un univers paradisiaque. Il s’agit du Legend Course du Constance Belle Mare Plage, qui se trouve enfermé entre un lagon et une critique.

La végétation est dense, voire luxuriante, autour du parcours. De nombreux arbres bordent les fairway, et notamment des palmiers. Plusieurs pièces d’eau sont présentes, notamment pour les trous 2, 3, 4, 7, 10, 12, 15, 17 et 18. . Décrit comme d’un niveau de classe mondial, par son gestionnaire, ce Par 72 été créé par le Sud-africain Hugh Baiocchi, ancien joueur du tour européen, du Southern Africa Tour et du Champions Tour. Et il fut ouvert au public en 1994.

Aujourd’hui âgé de 79 ans, il détient 6 victoires sur le circuit européen et 3 sur le PGA Champions Tour. Il a dessiné de nombreux parcours et celui-ci semble être sa plus grande réussite.

La difficulté majeure à laquelle les joueuses seront confrontées, c’est celle de jouer sur le fairway, en permanence. Car certains sont assez étroits.

Dotation

Ce tournoi reçoit une dotation de 400 000 dollars.

Diffusion Youtube

A la date du 30/04, aucune diffusion de ce tournoi, sur la chaîne Youtube du LET, n’est programmée.

Mais il y a bien une diffusion TV, au niveau local, de prévue.

Investect South African Women’s Open : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi est une épreuve historique du golf féminin en Afrique du sud et fut, tout d’abord, dénommé le South African Women’s Open. C’est en 2012 que l’épreuve est intégrée au calendrier du LET, durant deux ans, avant de partir sous le pavillon du Sunshine Ladies Tour. Et depuis 2018, l’épreuve est co-sanctionnée par ses deux organisations.

Parmi les lauréates, deux noms bien connus reviennent régulièrement, que sont ceux de Lee-Anne Pace, quintuple vainqueur de l’épreuve, de Ashleigh Buhai, double vainqueur.

L’an dernier, la Française Perrine Delacour remportait une belle victoire devant la Sud-africaine Casandra Alexander.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier le champ est composé de 120 joueuses, dont 84 du LET.

L’Australienne Kelsey Benett et la Française Agathe Laisné sont deux des têtes d’affiche de ce tournoi, avec Casandra Alexander, Sara Kouskova, Alice Hewson, Kajsa Arwefjall, Kirsten Rudgeley, Luna Sobron Galmes, Diksha Dagar, mais aussi Alexandra Forsterling, Morgane Metraux, Fernanda Lira et Cara Gainer.

Les joueuses du Sunshine Ladies Tour sont au nombre de 16, dont Danielle Du Toit et les amateurs Lisa Coetzer, Charlotte Millard et Isabella Ferreira.

Pour la France, sont présentes aux côtés d’Agathe Laisné, Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon, Lois Lau, Lucie Malchirand et Anne-Charlotte Mora.

Les rookie dans le champ

  • Andrea Lignell – Suède
  • Charlotte Heath – Angleterre
  • Anna Morgan – USA
  • Hannah Darling – Ecosse
  • Aine Donegan- Irlande
  • Roberta Liti – Italie
  • Amy Lee – USA
  • Caitlyn Macnab – Afrique du Sud
  • Emma Falcher  – France
  • Luca Thompson – Pays de Galles
  • Louise Rydqvist – Suède
  • Gabrielle Venter – Afrique du sud
  • Jordan Rothman – Afrique du sud
  • Nadia van der Westhuizen – Afrique du sud

Les vainqueurs depuis 2012

  • 2025 : Perrine Delacour (-14)
  • 2024 : Manon De Roey (-14)
  • 2023 : Ashleigh Buhai (-22)
  • 2022 : Lee-Anne Pace (Par)
  • 2021 : Lee-Anne Pace (+2)
  • 2020 : Alice Hewson (-5)
  • 2019 : Diksha Dagar (-5)
  • 2018 : Ashleigh Buhai (-9)
  • 2017 : Lee-Anne Pace (-8)
  • 2016 : annulé
  • 2015 : Lee-Anne Pace (+3)
  • 2014 : Lee-Anne Pace (-5)
  • 2013 : Marianne Skarpnord (-3)
  • 2012 : Caroline Masson (-1)

Le parcours

C’est encore un nouveau parcours qui accueille ce tournoi. Il s’agit du Royal Cape Golf Club, à Cape Town, qui est centenaire. Particulièrement arboré, ce tracé se distingue par des fairway plus ou moins larges, tout en longueur, comportant cinq pièces d’eau, dont deux sont en jeu. Plusieurs green sont bien défendus par des bunker, tout autour, qui augurent quelques coups stratégiques.

Les fairway du 5 et du 16 sont un peu tortueux, et il faudra voir comment les joueuses les abordent. Les abords des fairway sont dégagés mais le rough pourra, quand même, piéger les balles et rendre les coups difficiles pour en sortir. Certains green sont en hauteur, ce qui nécessite de bien choisir la zone de retombée de balle.

Enfin, il s’agit d’un Par 73, comportant deux par 5 à l’aller et trois au retour, pour un développé de 5750 mètres.

Le site internet du golf => ICI

Dotation

Ce tournoi recevait, en 2024, une dotation de 320 000 euros pour une prime au vainqueur de 48 000 euros. L’an dernier la dotation augmentait de 20 000 euros. Et cette somme qui est reconduite cette année.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 23 avril : 13h30 à 17h30
  • Vendredi 24 avril : 13h30 à 17h30
  • Samedi 25 avril : 12h30 à 16h30
  • Dimanche 26 avril : 12h30 à 16h30

Joburg Ladies Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 12e édition de ce tournoi qui fut, lors de sa première édition, un tournoi du Sunshine Ladies Tour.

La majorité des lauréates sont Sud-africaine, dont Lee-Anne Pace et Ashleigh Buhai qui s’est imposée deux fois.

En 2022, la Suédoise Linn Grant remportait l’épreuve devant la Suissesse Kim Metraux. En 2023, l’Anglaise Lily May Humphreys signait son premier succès sur le LET et l’an dernier, c’était la Suissesse Chiara Tamburlini qui défendait son titre, tandis que l’Anglaise Mimi Rhodes remportait l’épreuve et sa seconde victoire à la suite.

Le parcours

C’est toujours à Johannesbourg que les joueuses du LET sont accueillies, mais sur un nouveau parcours.

Le Randpark Golf Club se situe au nord de la ville de Johannesbourg, dans un secteur très urbanisé où ce golf constitue le seul poumon vert, le plus important, dans un rayon de 4 kilomètres.

Ce golf comporte deux tracés, le Bushillow Course et le Firethorn Course. C’est sur ce dernier que se déroule l’épreuve. Ce tracé est le plus au nord et il comporte quatre pièces d’eau ainsi qu’un ruisseau qui longe les trous 7, 8, 18, 1, 17, 2 et le 9.

Le trou n°16 est décrit, par le golf lui-même, comme similaire à l’Amen corner de l’Augusta National. Avec le 17 et le 18, ce Par 4 symbolise le début des trous spectacles propices à un retournement de situation.

Il se caractérise par un long dog leg droite, et un fairway en pente vers l’obstacle d’eau. Le green est également un morceau de bravoure, notamment lorsque le drapeau est placé à gauche.

Le green du 17 est directement bordé par une pièce d’eau, alors que devant, ce sont deux bunker qui attendent les balles. Il faut donc jouer à droite et prendre le risque de ne faire que le Par, sur ce Par 3, où de concéder un bogey.

Enfin, le Par 5 du 18 est décrit comme très difficile, en montée, avec la rivière qui sépare le fairway du green. Quatre bunker protègent le green dont le fond se termine par une butte de petit rough.

Dans l’ensemble, ce tracé est technique, particulièrement arboré, avec des fairway étroits. Les frappeuses devront donc jouer bien droit, tandis que celles qui ont moins de distance, seront avantagées si elles savent déployer une meilleure technique, au travers de leur stratégie.

Voir le parcours en détail => ICI

Le champ de joueuses

Alors que le champ fut élargi à 132, l’an dernier, c’est à nouveau 12 joueuses qui sont au départ, comme les années précédentes.

Le contingent de Françaises est plus important qu’en 2025, avec 13 joueuses, dont Céline Herbin et Agathe Laisné, ainsi que Anne-Lise Caudal, la plus Sud-africaine des Françaises.

Bien sûr, parmi les stars du LET présentes se trouve la Sud-africaine Casandra Alexander, qui évolue avec douze de ses compatriotes, dont Lee-Anne Pace et Stacy Bregman.

Les Anglaises Cara Gainer et Alice Hewson sont également au départ, ainsi que la Canadienne Anna Huang, les Australiennes Kirsten Rudgeley et Kelsey Bennett, les Espagnoles Ana Pelaez Trivino et  Luna Sobron Galmes, la Slovène Pia Babnik, les Allemandes Alexandra Forsterling, Olivia Cowan, l’Autrichienne Emma Spitz, la Néo-zélandaise Amelia Garvey, la Tchèque Klara Davidson Spilkova ou encore la Suédoise Kajsa Arwefjall et l’Indienne Diksha Dagar.

Les vainqueurs

  • 2025 : Mimi Rhodes (-14)
  • 2024 : Chiara Tamburlini (-17)
  • 2023 : Lily May Humphreys (-12)
  • 2022 : Lin Grant (-11)
  • 2021 : Casandra Hall (+1)
  • 2020 : Monique Smit (+1)
  • 2019 : Nobuhle Dlamini (-2)
  • 2018 : Ashleigh Buhai (-8)
  • 2017 : Kim Williams (-11)
  • 2016 : Lee-Anne Pace (-12)
  • 2015 : Ashleigh Buhai (-8)

Les parcours d’accueil

  • 2022 – 2025 : Modderfuntein Golf Club
  • 2019 – 2021 : Soweto Country Club
  • 2018 : Modderfuntein Golf Club
  • 2015 – 2017 : Royal Johannesbourg et Kensington Golf Club

Dotation et prime

Cette épreuve recevait une dotation de 300 000 euros pour une prime au vainqueur de 45 000 euros, en 2025. cette année, la dotation évolue à 330 000 euros.

Diffusion TV

Pas de diffusion annoncée sur la chaîne Youtube du LET au moment du bouclage de cet article.

Aramco Championship : Coughlin maître de Shadow Creek !

Ce dernier tour a offert peu de suspense sur un parcours où le birdie est très difficile à obtenir, et avec un leader qui avait suffisamment d’avance pour se maintenir en tête, grâce à sa maîtrise d’un parcours qui a fait souffrir tous ses adversaires. Même celles mieux classées qu’elle, au niveau mondial.

C’est fait. Lauren Coughlin, à 33 ans, vient de remporter son 3e succès sur le LPGA Tour, et le second sur le Ladies European Tour. Et la difficulté que le parcours du Nevada a opposé à l’ensemble des joueuses, laissait peu de place à la victoire d’une joueuse du Ladies European Tour, majoritairement dominées par celles du LPGA Tour, lors de chaque échange entre ces deux circuits.

Mais nous aurions pu assister à un bras de fer entre les meilleures mondiales comme Lydia Ko, Nelly Korda, Hyo-Joo et une Lauren Coughlin qui, manifestement, a compris la psychologie de ce tracé, qui fut créé par un milliardaire Américain, pour son seul plaisir, et celui de ses amis.

Véritable poumon vert au milieu du désert, dans une zone qui s’est, peu à peu, urbanisée, Shadow Creek est un peu l’enfer vert du golf, dans cette partie des Etats-Unis.

Joué depuis 2021, sur le LPGA Tour, en match play et en stroke play, dans le cadre du Bank of Hope Match Play, puis du T-Mobile Match Play, ce parcours a été autant apprécié que redouté, et Lauren Coughlin, tout comme Nelly Korda ou Madelene Sagstrom ont réussi à le dominer. Sans oublier Ally Ewing et une Sophia Popov qui avait versé quelques larmes, le long de la cascade d’eau, du 17, après sa défaite en 2021.

Mais cette semaine, le parcours fut préparé de telle façon que toutes les joueuses ont été confrontées à elles-mêmes, au point que le score final n’a jamais pu s’élever au niveau d’un second tour d’un tournoi habituel.

Ce score de –7, avec lequel l’Américaine Lauren Coughlin s’est imposée, illustre toute la difficulté, autant que la patience qu’il a fallu pour franchir le Cut, puis, négocier les deux dernières journées.

Leader avec le score de –7, au départ de la dernière journée, Coughlin n’avait de pression que l’angoisse de mal jouer. Car, à aucun moment, cette semaine, une joueuse a été capable de lui faire sentir qu’elle pouvait remonter sur elle. Même Nelly Korda, qui a pourtant dominé l’ombre verte, en 2024, après cinq jours de compétition, en étant au-dessus du lot, n’a pu jouer les intimidator !

Après cinq trous, Lauren Coughlin jouait –1, dominant cette journée avec le score de –8, tandis que Korda restait à –5 et que Leona Maguire évoluait à –3, en jouant –2 après 7 trous.

La Japonaise Miyu Yamashita ne parvenait pas à s’immiscer dans la lutte pour la victoire, en concédant un bogey au 2 et au 5, compensés par un birdie sur le Par 4 du 3.

Quant à la Danoise Nanna Koerstz Madsen, qui semblait s’amuser jusqu’ici, elle montrait les premiers signes d’énervement qu’on lui connaît si bien, quand rien ne fonctionne comme elle le veut. Elle était, après 6 trous, la dernière des cinq joueuses à évoluer sous le Par total, en jouant +2 pour la journée, avec le score de –1.

Ainsi, on comprit assez vite que, comme la guerre de Troie, si Coughlin parvenait à maintenir son avance, la lutte pour la victoire n’aurait pas lieu, et que chacun se contenterait de regarder comment chaque joueuse allait négocier, au mieux, chaque coup, sur ce parcours qui mériterait que l’on y joue un tournoi Majeur.

Nelly Korda perdit même du terrain, très rapidement, en concédant deux bogey. L’un sur le Par 4 du 6, et l’autre sur le Par 3 du 8. Tandis que sur ce même trou, Coughlin rentrait un putt phénoménal, d’environ 8 mètres, pour passer à –9.

Devant, la Japonaise Yamashita concédant également un bogey, sur le Par 4 du 9, en négociant un putt très long, pour le Par, qui passa à côté du trou.

Au trou n°10, Nelly Korda évita une nouvelle punition, en réalisant un très belle sortir de bunker, qui amena sa balle à 1 mètre du trou. Ce Par sauvé lui donna du répit, avant qu’elle ne concède un nouveau bogey sur le Par 3 du trou n°13. Sur ces green où les balles roulaient à loisir, l’ancienne numéro un mondial ne put éviter un trois putt qui la renvoya à –2 total.

Alors que Lauren Coughlin, en maîtrise, réussit à sauver son Par, en réalisant un superbe chip, depuis le rough, près du green, qui lui laissa un putt d’un mètre.

Et tout ici résume cette semaine de golf autant que cette dernière journée. La mesure et la technique ont été les clés pour se donner des chances de birdie, ainsi qu’une maîtrise des émotions autant que des ambitions. Ne pas trop en vouloir, trop vite.

Et c’est justement ce que Nelly Korda n’a pas toujours respecté. Tombant à –1 total, après un quatrième bogey, sur le Par 4 du 15, à cause d’une balle qui sortit du green pour se figer dans le rough, qui occasionna un chip pour approcher le mat, sans y parvenir totalement, elle tenta de prendre le green du 16 au second coup, avec son bois.

Ce Par 5 constituait, à ce moment de la partie, non pas une chance de combler son écart sur Lauren Coughlin, mais de revenir dans la course pour la seconde place, que l’irlandaise Leona Maguire occupait, avec Miyu Yamashita, à cause du bogey de Korda qui réunissait toutes ces joueuses à –1.

L’Américaine, après ce coup de bois 3, se retrouva à jouer sa balle, dans le rough, en contrebas d’un green que Lauren Coughlin chercha à aborder lors de son 3e coup. Un coup de wedge qui envoya sa balle dans le rough, près du green, mais qui lui laissa l’opportunité de jouer à moins de 10 mètres du mat. Alors que Nelly Korda fut contrainte de mobiliser tout son talent, et de prendre un nouveau risque, pour ne pas concéder un cinquième bogey. Finalement, les deux joueuses signèrent le Par, et à deux trous de la fin Lauren Coughlin possédait six coups d’avance sur sa compatriote.

Malgré un bogey sur le par 3 du 17, alors que Korda signa le Par, Lauren Coughlin aborda le dernier trou, qui généra, encore, des balles dans l’eau, tout au long de la journée, avec sérénité.

Jouant en lay up, son approche fut, sans aucun doute, le plus beau coup que l’on ait vu, sur ce trou. Et elle-même le confirmera en interview. Sa balle se freina rapidement sur le green, lui laissant un putt, pour birdie, à environ 1 mètre du trou.

Après le bogey du 17, elle revenait au score de –7, soit celui avec lequel elle avait débuté sa journée, et s’imposait, avec cinq coups d’avance sur Nelly Korda, qui réussit, elle aussi, un birdie, et une Leona Maguire, qui fut l’une des quatre joueuses, du Top 10, à jouer sous le Par, dans ce dernier tour.

Nanna K.Madsen s’est, quant à elle, effondrée dans cette journée, jouant jusqu’à +6 pour la journée, à cause, notamment, d’un double bogey sur le par 4 du 14, en voulant être trop gourmande. Visitant le rough, au second coup, elle trouva encore le rough en tentant de trouver le green. Arrivant sur le green au quatrième coup, elle eut besoin de trois putt pour conclure. Et l’on retrouva le tempérament sanguin de la Danoise, qui l’empêche, toujours, de figurer parmi les meilleures mondiales. Mais aussi d’étoffer son palmarès, qui reste bloqué sur une victoire, depuis 2022.

Juste après avoir célébré sa troisième victoire, sur le LPGA Tour, et pris sa revanche sur ce parcours, qui l’avait laissée seconde, l’an dernier, après un superbe match contre Madelene Sagstrom, Lauren Coughlin se confia : « je ne sais pas ce qui a vraiment fonctionné. Mais je sais seulement une chose, c’est que j’ai très, très bien joué cette semaine. J’ai pris beaucoup de plaisir et je suis très heureuse ». Puis, elle ajouta : «le tournoi de l’an dernier m’a vraiment laissé un goût amer. Ne pas avoir gagné, malgré mon excellent jeu toute la semaine, a rendu cette semaine plus spéciale ».

Plus tard, en conférence de presse, lorsqu’on lui demanda si la patience fut essentielle, elle déclara : « je pense que c’est un ensemble de choses. C’est tout simplement inévitable de manquer certains green, selon le club que l’on joue. Alors il faut le savoir et se dire que l’on va rater. Il faut, aussi, essayer de rater le moins possible, et espérer pouvoir sauver le Par. Sinon vous allez faire un bogey et vous passerez au trou suivant en espérant faire mieux ». Des paroles qui résument parfaitement cette semaine de golf.

Korda, une statistique peu glorifiante !

L’ancienne numéro un mondial, après une saison 2025 compliquée, où elle est passée plusieurs fois près de la victoire, a renoué avec le succès, depuis sa dernière victoire acquise en 2024, lors de l’Annika Gainbridge at Pelican, lors du premier topurnoi de la saison. Un succès un peu aidé grâce à la météo et une décision réglementaire qui a générer quelques commentaires. Et alors que l’on voyait l’Américaine retrouver son golf et sa capacité à s’imposer, voici que la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim lui a fait barrage vers deux nouveaux trophées, ces dernières semaines. Et ce dimanche, c’est sa compatriote Lauren Coughlin qui l’a dominée, faisant de Nelly Korda, la nouvelle joueuse cumulant trois secondes places, de suite, depuis Lorena Ochoa en 2006. Une statistique qui marque l’histoire du golf mais dont elle se serait sûrement passée. Interrogée sur sa journée, elle déclara : « honnêtement, il fallait rester patiente. J’ai tenté ma chance quand j’ai pu. Je n’ai pas vraiment joué un bon golf aujourd’hui. J’ai complètement raté mes départs et je me suis retrouvée dans des situations délicates, à l’approche des green. Et puis j’ai placé ma balle n’importe où, autour green. C’était assez difficile de faire un chip-putt. (…) Ce parcours est impitoyable, surtout si l’on est du mauvais côté du green », expliqua, avec beaucoup d’honnêteté l’Américaine qui est concentrée sur le premier Majeur de la saison.

Le point sur la Race to CME

Ce tournoi permet à Lauren Coughlin de grimper à la 8e place, progressant de 86 places, alors que Nelly Korda reprend la première place à Hyo-Joo Kim, qui a totalement perdu pied dans le troisième tour, et qui signe une dernière journée dans le Par, pour la 13e place au général.

L’Irlandaise Leona Maguire réalise, elle aussi, une belle progression de 48e places ; en faisant partie de ces joueuses qui ont le mieux réussi à dominer ce parcours. La voici 12e de la Race derrière Hae Ran Ryu et devant la Chinoise Weiwei Zhang.

Quant aux Françaises, Céline Boutier termine ce tournoi à la 41e place, en jouant 76 dans le dernier tour. Mais le jeu des chaises musicales qui a rythmé ce dernier tour, lui permet d’intégrer le Top 100 de la Race to CME, à la 97 place. Un classement qui tranche avec ce que la numéro un Française fut, il y a 4 ans, en jouant les premiers rôles sur le LPGA tour, tout en étant proche de prendre la seconde place du classement mondial.

Perrine Delacour limite la casse en signant une carte de 73, ce qui la place 67e de la Race, en perdant quatre position. Et c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui devient la meilleure Française sur le LPGA Tour, avec une 36e place à la Race, devant Nastasia Nadaud, 62e.

Nadaud qui n’a pas franchi le Cut, alors que Roussin-Bouchard a cumulé les fautes dans ce dernier tour, allant jusqu’à rendre une carte de 79.

Le classement final => ICI

Aramco Championship : Coughlin reste en tête dans une ambiance de Majeur !

Bien qu’ayant souvent bien joué sur ce parcours, l’Américaine Lauren Coughlin vit des moments compliqués, pour conserver sa première place.

C’est un tournoi qui tranche radicalement avec ceux qui se sont déroulés jusqu’ici, depuis le début de la saison. Les difficultés s’enchaînent et les scores n’évoluent pas sur plusieurs trous. Ce golf de haut niveau, techniquement, constitue un combat de tous les instants, pour tenter de rentrer un birdie.

Le parcours est beau, avec son style de jardin à la Française, sur ce modèle que Jean-Jacques Rousseau avait aimé, lorsqu’il séjourna à Ermenonville, peu de temps avant sa disparition. Et s’il avait connu le golf, en faisant la connaissance de quelques écossais, sans doute aurait-il eu l’idée de créer un tel parcours.

Ce tracé, plutôt fantaisiste, par le dessin de ses fairway ou de ses green, n’a rien d’un parcours de santé. Et il faut être sérieusement passionné pour accepter passer quatre heures devant son écran pour suivre chaque partie.

Ce moving day aura eu, à certains moments, un côté soporifique, avec de longues suites de Par qui ont figé le leaderboard, au point que l’on se demanda si tout n’était pas joué d’avance. En tout cas, l’Américaine Lauren Coughlin a conservé la tête, non sans mal, autant que Nelly Korda a conservé sa seconde place, avec autant de difficultés.

C’est en dessous d’elles que le classement s’est effrité. Hyo-Joo Kim a quitté la seconde place pour se retrouver 17e, à +4, confronté à un parcours qu’elle ne parvient pas dominer. Et, en réalité, cette semaine, aucune des joueuses ne joue contre une autre. Elles jouent toutes contre ce tracé infernal, qui nécessite d’avoir l’esprit clair et la technique bien affûtée.

Et, manifestement, elles en bavent tellement que peu ont accepté de se confier en interview. « Shadow Creek a véritablement montré ce qu’ils est aujourd’hui. Et même depuis le début de la semaine. Le parcours est terriblement difficile, surtout sur le retour », confia Nelly Korda, dont l’expérience lui permet d’apprécier ce niveau de technicité. Probablement que même Pebble Beach fut une promenade de santé, et l’on aimerait bien voir les hommes du PGA Tour, jouer un Majeur sur ce tracé du Névada. « Imaginez des joueuses sur un Par 3, dont le score reste vierge. C’était vraiment compliqué d’arrêter nos balles. Du coup, nous espérions simplement que la balle n’aille pas trop loin ou que l’on rate le green. Malgré tout, je suis très contente de ma partie. Ce sont parfois les plus difficiles, même mentalement, que l’on apprécie. Alors je dirais que j’ai bien joué », ajoutait l’Américaine qui a parfaitement résumé l’ambiance de cette journée.

Des balles difficiles à placer ou à arrêter. Et l’on se demande à quel point elles n’auraient pas préféré jouer à Augusta, avec les amateurs, cette semaine.

Le haut du classement affiche quelques évolutions, positives, avec une Nanna K.Madsen qui a réussi à gagner une place, tout en jouant –1 pour la journée. Elle fait partie de celles qui ont signé de très bons coups, comme son approche du green du 11, qui va amener sa balle très près du mat, lui procurant un putt pour birdie. Mais aussi ce putt, sur environ 8 mètres, sur le green du 14, qui va lui apporter un nouveau birdie. La Danoise qui est probablement l’une des rares joueuses de cette semaine, à aimer ce tracé : « ce fut vraiment amusant. J’aime être à Shadow Creek. C’est super parcours. Il oblige une partie de mon jeu à se surpasser. Vraiment, j’ai pris beaucoup de plaisir ici », confiait Madsen, comme un gamin, à la fête foraine, serait sortie d’un train fantôme en redemandant de faire un tour. « Il faut savoir accepter chaque coup et ces erreurs. Et il faut, en permanence, conserver la balle en jeu. On se dit ok, c’est un bogey, mais il y aura d’autres chances. Donc dans l’ensemble, mon jeu est plutôt solide. J’aimerai toucher un peu plus de fairway demain. Mon putting est meilleur que ces deux dernières semaines, donc c’est positif », ajoutait Nanna Koerstz Madsen, qui pourrait être ce joker, pour la victoire, auquel personne ne pensait.

La Japonaise Miyu Yamashita passe de la 4e à la 3e place, en établissant un score de –3 pour la journée. Malgré trois bogey au retour, dont celui du 15 où elle eut un putt d’environ 8 mètres, pour sauver le Par, elle a su exploiter les deux Par 5 de la fin du parcours, pour trouver le chemin du birdie. Sur celui du 16 elle n’eut que quelques dizaines de centimètres pour signer le birdie, ce qui est un coup exceptionnel sur ce tracé.

La Canadienne de 17 ans, Anna Huang, profite, elle aussi, de la chute de quelques joueuses mieux classées qu’elle, la veille, pour grimper de la 7e à la 6e place, tout en jouant +1. Elle concède, tout de même, trois bogey et un double, dans cette journée, pour quatre birdie, illustrant parfaitement le contexte de ce troisième tour, et plus généralement du tournoi.

L’Irlandaise Leona Maguire est la dernière joueuse, sous le Par, au classement général. Elle a fait preuve d’une belle combativité autant que de technicité. Même si elle perd trois places, en glissant de la 2e à la 5e position, elle a su négocier les moments difficiles avec stratégie. Comme au 13, en cherchant à mettre sa balle sur le green. Celle-ci va terminer en contrebas, dans le rough, près de hauts rochers. Exécutant un coup en arrière, mais vers le green, elle s’en tire avec un double bogey qui va anéantir la mince progression de la vielle et de l’aller du jour. Retombant dans le Par total, c’est grâce à un superbe coup, sur le Par 3 du 17, qu’elle va signer un dernier birdie. Une balle qui va tomber du bon côté du green, et qui va revenir vers le mat, grâce à la pente.

Ko et Hara se propulsent dans le Top 10

Quelques joueuses ont réussi un très bon coup, dans cette journée. Principalement Lydia Ko et Erika Hara, qui se retrouvent 9e, avec le score de +3, mais en gagnant trente neuf places pour la Japonaise et cinquante pour la Néo-zélandaise. Lydia Ko a joué –4, signant la carte la plus basse du jour, soit 68. Quant à Erika Hara elle signe la seconde carte de 69, avec Nelly Korda, grâce à trois birdie en fin de journée, là où la plupart des autres joueuses ont concédé des bogey. Et parfois des doubles. Comme au 18 où il y eut beaucoup de balles dans l’eau, à cause d’un drapeau en début de green.

Coughlin, déjà vainqueur ?

Après trois tours, il faut se rendre à l’évidence que l’Américaine Lauren Coughlin sait se maintenir en tête. Pourtant, cette journée fut compliquée à négocier, et longtemps, alors Nelly Korda jouait sous le Par, Coughlin resta dans le Par journée. En fait, en étant partie avec un score de –8, elle tomba à –7 en sortant du green du 3, puis –6 après le Par 4 du 6. Au 7, elle retrouvait un score de –7 qu’elle conserva jusqu’au départ du Par 4 du 11, avant de signer un second birdie. Mais sur le Par 3 du 13, et le Par 4 du 14, l’Américaine concéda un bogey, retombant à –6. Elle eut bien l’opportunité d’un birdie, sur le Par 5 du 16, mais sa balle quitta la ligne, alors qu’elle avait un putt d’environ 1,50 mètres pour effacer l’un des deux précédents bogey. Finalement, c’est sur le 18 que l’Américaine réussissait a retrouver ses marques, en jouant la sécurité, avec une balle qui fila au fond du green, puis dans le bunker, au second coup. Sa sortie de bunker fit dépasser sa balle du mat, mais avec un putt en monté, elle sut aller chercher le birdie, sur une distance d’environ 2 mètres. Alors que Maguire vit sa balle quitter la ligne à l’approche du trou, ne lui permettant que de signer le Par.

Même si Nelly Korda a repris un coup sur sa compatriote, le simple fait que le parcours ne génère pas beaucoup de birdie et qu’il favorise même les bogey, pourrait déjà avoir scellé l’issue de ce tournoi. Cependant, compte tenu de la difficulté avec laquelle Lauren Coughlin a maintenu son avance, l’écart de deux coups qu’elle possède sur Korda est également très faible pour penser qu’elle a déjà les deux mains sur le trophée. Il suffit d’une balle dans l’eau, ou dans les arbres, ou sur les rochers, pour que tout bascule sur un trou. « Vous avez vu ce parcours. C’est très, très dur. Spécialement quand vous êtes dans la mauvaise zone », déclara Coughlin. « Je pense, néanmoins, que j’ai fait un très bon travail aujourd’hui. Et même si, parfois, j’ai dévié de mon coup, j’ai réussi à ne pas faire pire qu’un bogey », précisait-elle, avec insistance. « J’aurais pu rentrer quelques putt de plus, mais je ne regrette vraiment que ce coup sur le 16, qui soit resté coincé sur le bord du green », précisait l’Américaine, qui n’a pas eu la même chance que l’irlandaise, dont la balle a profité de la pente, pour revenir sous le mat. « A part ça, j’ai vraiment bien joué. Demain va être très difficile, alors on verra bien », complétait-elle, en étant très lucide.

Ainsi, au gré des difficultés que propose ce parcours, au moins trois joueuses ont une chance de s’imposer. En plus de Lauren Coughlin, il y a Nelly Korda, deux coups derrière, et Nanna K.Madsen, deux coups derrière Korda, qui n’a manifestement pas peur de remonter dans le train fantôme, et de revenir affronter Mister Shadow.

Quant aux Françaises, Perrine Delacour a vécu la pire journée en jouant +7, tandis que Roussin-Bouchard limite la casse avec une journée en +1. Céline Boutier est la seule des trois Françaises à avoir signer une carte dans le Par, la maintenant à +7. La voici 33e, en progression de 26 places, et sans doute satisfaite d’avoir été capable d’effacer un bogey par un birdie, tout au long de la journée.

Enfin, coup de chapeau à toutes les joueuses du LET qui ont su franchir le Cut et continuer à avancer dans ce moving day. Comme Anna Huang, Casandra Alexander ou Adita Ashok et Chiara Tamburlini. Ces échanges réguliers entre le LET et le LPGA Tour ne peuvent qu’avoir un effet positif sur la progression du niveau de jeu des Européennes.

Suite et fin de ce périlleux tournoi, dans le Névada, dès 23h00, sur la chaîne youtube du LET ou le site inernet du LPGA Tour. Et demain, lundi, c’est férié ce qui ne laisse aucune excuse pour ne pas veiller un peu tard.

Le classement provisoire => ICI

Aramco Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit d’un tournoi  des circuits du LPGA Tour et du Ladies European Tour. Il s’inscrit à la suite de l’Aramco Houston Championship, qui fut remporté, l’an dernier, par l’Espagnole Nuria Iturrioz et des Aramco Team Series qui s’étaient déroulés à New-York, dès 2021.

C’est le 6e tournoi de la saison du LET et le 7e du LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Elles sont 120 dans le champ, dont 59 en provenance du LPGA Tour. Parmi les joueuses stars se trouvent la numéro un mondial et Thaïlandaise Atthaya Thitikul, et sa compatriote Ariya Jutanugarn, l’Américaine Nelly Korda, la Néo-zélandaise Lydia Ko, les Sud-coréennes Sei Young Kim, Hyo-Joo Kim et Hae Ran Ryu, les Australiennes Minjee Lee et Hannah Green et plusieurs Japonaises dont les sœurs Iwai, Nasa Hataoka, Rio Takeda ou encore Ayaka Furue. Ainsi que les Chinoises Ruoning Yin et Yu Liu et la Canadienne Brooke M.Henderson.

Parmi les Européennes sont présentes la Française Céline Boutier, la Suédoise Linn Grant, l’Allemande et médaillée d’argent Esther Henseleit, les Espagnoles Carlota Ciganda et Carla Tejedo Mulet, les Anglaises Charley Hull et Lottie Woad.

Mais aussi Patty Tavatanakit, Pajaree Anannarukarn, Manon de Roey, Nataliya Guseva, Leona Maguire, Lucy Li, Pauline Roussin-Bouchard, Anna Nordqvist et Jessica Korda, qui semble revenir tranquillement à la compétition.

Pour la partie Ladies European Tour, on retrouve les Françaises Nastasia Nadaud et Perrine Delacour, la Sud-africaine Casandra Alexander, la Suissesse Chiara Tamburlini, l’Allemande Helen Briem et l’Anglaise Mimi Rhodes qui sont toutes des joueuses qui évoluent sur le LPGA Tour, mais intégrées au champ dans le cadre du classement 2025 de l’Ordre du mérite.

S’ajoutent les Anglaises Cara Gainer et Alice Hewson, la Tchèque Sara Kouskova, l’Irlandaise Lauren Walsh, la Galloise Darcey Harry, la Suédoise Kajsa Arwefjall, l’Equatorienne Daniela Darquea, la Singapourienne Shannon Tan et la tenante du titre, l’Espagnole Nuria Iturrioz.

Avec un champ composé, aux deux tiers, de joueuses du LPGA Tour, qui connaissent le parcours de Shadow Creek, ce tournoi sera compliqué à aborder pour les joueuses Européennes.

Le parcours

Il s’agit d’un parcours bien connu des fans du LPGA Tour, puisque c’est celui de Shadow Creek, à Las Vegas, qui a déjà accueilli des tournois en match-play.

Situé au nord de la ville de Las Vegas, ce tracé offre un cadre paysager exceptionnel. Créé en 1990, ce golf est public, et est l’œuvre de l’architecte Tom Fazio, à qui le monde du golf doit plus de 200 parcours dont celui du bien connu Lake Nona, en Floride, où s’est déroulé le premier tournoi de la saison.

Le Shadow Creek se caractérise par des trous très travaillés, épousant le relief d’origine tout en étant conçu comme un immense jardin, au milieu duquel coule une rivière. Ainsi, plusieurs plans d’eau jouxtent les green et les fairway comme au trou n°1 ou au trou n°4 et n°9. C’est donc un immense parc situé en plein désert du Névada, qui a été aménagé pour la pratique du golf. Ce parcours a fait l’objet de commentaires élogieux de nombreux joueurs du PGA Tour comme Phil Mickelson, David Love III, Rocco Mediate ou quelques personnalités comme Michael Jordan et John Smoltz.

Au niveau technique, le tracé est un Par 72 de 6765 yards (6185 mètres) comportant 74 bunkers, 8 obstacles d’eau, sur un sol constitué de sable et d’argile. Les fairway ondulés et les différences de niveaux, sont quelques pièges que le golfeur doit surmonter, du tee au green.

En 2020, le parcours a accueilli le fameux match qui a opposé Tiger Woods à Phil Mickelson. Aussi les passionnés du PGA Tour y retrouveront, rapidement, leurs repères.

Pour ce tournoi, les trous sont les mêmes que ceux joués sur le LPGA Tour, mais avec des distances différentes. Le parcours est plus long que celui joué, l’an dernier, lors du T-Mobile Match Play. Soit 67 mètres de plus, en faisant passer le Par 4 du 18 en Par 5.

Aussi, il n’est pas possible de proposer un record du parcours, cette semaine.

Carte mise à jour au 02/04/2026

Dotation et prime

Ce tournoi a connu une nette progression de sa dotation, grâce à son introduction dans le calendrier du LPGA Tour. En 2021, l’Aramco Team Series était doté de 200 000 dollars. L’année suivante, la dotation passait à 500 000 dollars avant de passer à 1,5 millions de dollars en 2025.

Cette année, ce sont 4 millions de dollars qui dotent cette épreuve, dont la prime au vainqueur sera connue au cours du week-end.

Diffusion TV

Ce tournoi sera diffusé sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour, et sur le site du LPGA Tour, aux horaires suivants :

Youtube LET

  • Jeudi 2 avril : 00h00 à 04h00
  • Vendredi 3 avril : 00h00 à 04h00
  • Samedi 4 avril : 23h00 à 03h00
  • Dimanche 5 avril : 23h00 à 03h00

Site du LPGA Tour

  • Jeudi 2 avril : 00h00 à 04h00
  • Vendredi 3 avril : 00h00 à 04h00
  • Samedi 4 avril : 23h00 à 03h00
  • Dimanche 5 avril : 23h00 à 03h00