Ladies Lacoste Open de France : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi voit le jour en 1987 sous le nom de Letting French Open. Une appellation qui durera deux éditions avant de devenir l’Open de France Dames. C’est sur le parcours de Fourqueux, à Saint-Germain-en-Laye, qu’il va se disputer, jusqu’en 1989. Après trois années d’interruption, l’Open de France dames revient au calendrier mais dans le sud de la France, à Saint-Maxime, en 1993. Puis sur le parcours de Saint-Endréol, dans le Var, jusqu’en 1995. A partir de 1996, c’est à Arras, dans le Pas-de-Calais, que ce tournoi va progressivement trouver ses marques, même si en 1997 et 1999, c’est le paris International Golf Club qui est privilégié. Le tracé parisien retrouvera ce tournoi en 2010 et 2011, après 10 années passées à Arras. Dès 2012, en lien avec le sponsor principal, l’Open de France dame se déplace au Pays-Basque, dans le fief de la famille Lacoste, sur le parcours de Chantaco. Pour des raisons de travaux, le golf de Chantaco renonce à accueillir l’épreuve en 2018 et c’est le Golf du Médoc qui reçoit les féminines du circuit européen et mondial, depuis cette date. Le tournoi est inscrit au calendrier du Ladies European Tour

Les françaises lauréates de l’Open

Plusieurs françaises se sont illustrées dans cette épreuve et l’ont remporté. Après la victoire de Liselotte Neumann, pour la première édition en 1987, c’est Marie Laure de Lorenzi qui s’impose, sous son nom de jeune fille. Elle récidivera en 1993 et en 1995, avant de mettre un terme à sa carrière, en 2004, lors de l’Evian Masters. Patricia Meunier-Lebouc lui succédera en 2000, avant de remporter, trois ans plus tard, une victoire en majeur sur le LPGA Tour. Sacrée golfeuse de l’année après son titre de championne de France, Stéphanie Arricau s’impose en 2004 à l’Open de France dames. Puis, le niveau de golf européen augmentant, chez les féminines, anglaises, espagnoles, italiennes et allemandes se succéderont au palmares de l’épreuve, qui changera régulièrement de sponsors principal. Il faut attendre 2015 pour voir une française s’imposer, en la personne de Céline Herbin, qui évolue entre le Ladies European Tour et le LPGA Tour. Pour cette nouvelle édition, les chances de victoires françaises sont importantes puisque 24 tricolores sont présentes dans le champ. Dont Céline Herbin et Camille Chevalier ainsi que Lucie Malchirand, actuelle 12ème joueuse amateur au rang mondial.

  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2004 : Stéphanie Arricau (-7)
  • 2000 : Patricia Meunier-Lebouc (-17)
  • 1995 : Marie-Laure de Lorenzi (-9)
  • 1993 : Marie-Laure de Lorenzi (+3)
  • 1988 : Marie-Laure de Lorenzi

Les dix dernières victoires

  • 2019 : Nelly Korda (-15)
  • 2018 : Caroline Hedwall (-12)
  • 2017 : Christie Kerr (-17)
  • 2016 : Beth Allen (-14)
  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2014 : Azahara Munoz (-11)
  • 2013 : Azahara Munoz (-14)
  • 2012 : Stacey Keating (-14)
  • 2011 : Félicity Johnson (-14)
  • 2010 : Trish Johnson (-14)

Le parcours

Le golf du Médoc se situe aux portes des vignobles du Médoc, sur la commune du Pian-Médoc, au nord ouest de Bordeaux, sur la route du Taillan-Médoc. Réalisé sur un sol en terre de bruyère, typique de cette partie du Médoc, ce golf comporte deux tracés que sont le parcours des Vignes et celui des Châteaux. C’est sur ce dernier qu’a lieu le l’Open de France dames. Ouvert en 1989, il est l’œuvre de l’architecte américain Bill Coore. Il s’agit d’un Par 71 de 6576 m, réduit à 5799 m, pour ce tournoi. Il est décrit comme un golf s’inscrivant dans la plus tradition des golf écossais, tout en étant très éloigné de l’océan. Une végétation de pins maritimes, de bruyères et d’ajoncs bordent les larges fairway, ce qui complique rapidement le jeu lorsque le joueur égare sa balle. Tous les trous portent le nom d’un fameux château, dont certains sont des grands crus classés comme le Pichon Longueville Comtesse de Lalande, un Par 4 de 317 mètres, ou encore le Prieuré Lichine, un Par 3 de 165 mètres. De quoi vers le tour des grands vins du Médoc en pratiquant son activité préférée. Plusieurs pièces d’eau ponctuent ce tracé et augmentent la difficulté. Notamment sur les Par 3 du 5 et d 8, où il faut jouer au-dessus de l’eau. Sur les autres trous, les obstacles d’eau sont peu en jeu.

Dotations et sponsors

La dotation globale fut de 250 000 euros durant de nombreuses années, et au moins depuis 10 ans. En 2019, la dotation fut portée à 325 000 euros permettant à l’épreuve de figurer dans les 5 tournois les mieux dotés du circuit européen. Quant au partenaire principal, 5 sponsors se succédèrent depuis 1995 avec le soutien de Nestlé, concurrent du groupe Danone, propriétaire de la marque Evian. Ce n’est que depuis 2011, un an avant l’arrivée du tournoi à Chantaco, que la marque Lacoste, désormais propriété du groupe Suisse Maus Frère Holding, est le sponsor principal du tournoi.

La page Facebook du tournoi = ICI

Le site du L.E.T => ICI

Le plan du parcours = ICI

Dans le sac de Camille Chevalier

Crédit photo: @ejocosmeticsswitzerland

Cette semaine, à l’occasion du Ladies Lacoste Open de France, nous vous proposons de découvrir le sac de Camille Chevalier. La française est en forme et tous les regards sont braqués sur elle.

  • Driver : Callaway Epic – Shaft Ozik White Tie 5X04 R 55 gr
  • Bois 3 : Callaway Epic Flash 5
  • Hybrid 4 : Callaway Apex
  • Hybrid 5 : Callaway Apex
  • Fers : Callaway Apex pro PW à 8 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Fers : Callaway Apex 7 et 6 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Wedges : Callaway Mac Daddy 46, 50, 54, 58 – Shaft KBS Tour 90 R
  • Putter : Ping Karsten TR B60

http://cchevaliergolf.com/

Walmart NW Arkansas : l’essentiel à savoir

Retour aux Etats-Unis, cette semaine, après deux semaines de tournois en écosse. Destination l’Arkansas, où Stacy Lewis a effectué ses études, pour disputer une épreuve classique du circuit, le Walmart NW Arknsas. Il y a un an, ce tournoi se déroulait du 28 au 30 juin, et, ironie du sort, en raison de la crise sanitaire, il se disputera du 28 au 30 août, cette année. 

Historique

Créée en 2007, cette épreuve fête sa 14ème édition. Cependant, c’est la 13ème épreuve officiellement classée. Lors du tournoi inaugural, la météo est venue gâcher la fête au point qu’après trois jours d’épreuve, seul le premier tour fut comptabilisé pour déterminer la vainqueur. C’est une inconnue des circuits pros, joueuse universitaire, qui a été déclarée vainqueur. Hélas, le règlement LPGA stipule que pour qu’un tournoi soit homologué, deux tours doivent être joués. Aussi, cette première édition n’est pas officiellement comptabilisée. Sept ans plus tard, cette jeune fille, vainqueur de cette épreuve atypique, devenue une professionnelle accomplie, décrochera la victoire sur le score de –12. Elle se nomme Stacy Lewis. Elle est également la seule américaine à s’être imposée. Le Walmart NW Arkansas est l’une des rares épreuves de la saison à se dérouler sur 3 tours. Enfin, seul le parcours du Pinnacle Country Club a accueilli cette classique si bien que la plupart des joueuses ont leurs repères sur ce tracé.

Le parcours

Le Pinnacle Country Club, situé à Rogers, est un parcours réalisé en 1990 par l’architecte Don Sechrest, un ancien joueur du PGA Tour devenu concepteur de parcours de golf. Le parcours fut redessiné en 2009 par Tom Weiskopf, également ancien joueur du PGA Tour, à qui l’on doit le célèbre parcours de Troon North Golf Club à Scottsdale, dans l’Arizona. Le Pinnacle Country Club, comme son nom le laisse présager, est un golf assimilable à ce que nous appelons en France un « Golf campagnard ». Il est arboré principalement de chênes et de Noyers noirs. La faune présente autour de ce parcours recèle des hérons bleus et des rats musqués, ce qui implique de nombreux obstacles d’eau. Après l’épreuve du links du Royal Troon, les joueuses vont pouvoir s’exprimer plus librement, sur un tracé qu’elles connaissent bien.

  • Par : 71
  • Distance LPGA : 5804 m
  • Fairway : zoysiagrass
  • Green : Bentgrass
  • Rough : Bermudagrass
  • Nombre de bunkers : 62
  • Nombre de pièces d’eau : 17

Les vainqueurs

  • 2019 : Sung Hyun Park (-18)
  • 2018 : Nasa Hataoka (-21)
  • 2017 : So Yeon Ryu (-18)
  • 2016 : Lydia Ko (-17)
  • 2015 : Na Yeon Choi (-15)
  • 2014 : Stacy Lewis (-12)
  • 2013 : Inbee Park (-12)
  • 2012 : Ai Miyazato (-12)
  • 2011 : Yani Tseng (-12)
  • 2010 : Yani Tseng (-13)
  • 2009 : Jiyai Shin (-9)
  • 2008 : Seon Hwa Lee
  • 2007 : Stacy Lewis (non officiel LPGA)

Le champ de joueuses cette semaine

156 joueuses dans le champ, cette semaine, pour trois jours de tournoi, et un Cut, après deux tours, qui conservera les 70 meilleures joueuses.

Comme sur presque chaque tournoi, des joueuses bénéficient d’une invitation sponsor. Elles sont quatre et toutes amateurs. Il s’agit de Ela Anacona, 19 ans, joueuse argentine, de l’américaine Maria Hoyos, d’Alexa Pano, 16 ans, qui a déjà évolué sur le LPGA Tour, en 2019 lors de l’US Women’s open, et de l’américaine Brooke Matthews. Cette dernière ainsi que Hoyos et Anacona réalisent leurs études à l’université des Razorbacks, d’où est issu Stacy Lewis.

L’américaine Juli Inkster, comme l’an dernier, est présente dans le champ au titre de Hall of famer. Pour le reste du champ, outre des joueuses présentes la semaine passée, il faut noter la présence de Sei Young Kim, de Brittany Lincicome, de Mirim Lee, de Chella Choï, mais aussi de Jaye Marie Green qui fait son grand retour à la compétition, après sa fracture du coude droit.

Les scores des françaises des 6 dernières épreuves

Globalement, on ne peut pas dire que ce tournoi réussisse aux françaises qui ont toujours terminé loin des leaders, tant au classement qu’au nombre de coups. Cependant, Karine Icher enregistre son meilleur résultat en 2014, avec une 8ème place et Céline Boutier, en 2018, signe un score de –11 pour une 15ème position. C’est le meilleur résultat signé, par une joueuse française, dans ce tournoi.

2019

  • Céline Boutier : Cut (-2)
  • Karine Icher : Cut (E)
  • Céline Herbin : Cut (+2)

2018

  • Céline Boutier 15ème (-11)
  • Perrine Delacour 47ème (-6)
  • Karine Icher 65ème (-2)
  • Céline Herbin 76ème (+1)

2017

  • Karine Icher 19ème (-9)
  • Joanna Klatten 35ème (-6)
  • Céline Herbin 35ème (-6)
  • Justine Dreher Cut
  • Perrine Delacour Cut

2016

  • Karine Icher 44ème (-6)
  • Joanna Klatten 50ème (-5)
  • Céline Herbin Cut
  • Marion Ricordeau Cut

2015

  • Karine Icher 43ème (-4)
  • Joanna Klatten 72ème (+2)

2014

  • Karine Icher 8ème (-8)

Les personnalités ayant joué sur ce parcours

  • Laura Busch (première Dame des USA)
  • Lady Antebellum (groupe de pop rock)
  • Paula Abdul (chanteuse)
  • Greg Norman
  • Morgan Freeman
  • Bill Clinton
  • Larry Bird (basketteur)

RECORDS 

Lors de l’édition 2017, la sud-coréenne So Yeon Ryu a battu deux records sur ce parcours. Tout d’abord elle a signé la première carte en 61 de ce tournoi en détrônant Inbee Park et Angela Park qui avaient signé un 62 en 2008. Ensuite, Ruy réalisait le score total le plus bas, après Lydia Ko (-17), en 2017. A l’issue de cette épreuve, So Yeon Ryu décrochait la première place du classement mondial.

En 2018, Nasa Hataoka décrochait le record du tournoi avec un score de –21 soit 192. Pour rappel, la canadienne Brooke M.Henderson a remporté le Meijer LPGA Classic, il y a deux semaines, sur le score de –21… mais après quatre tours. Ce parcours est donc facilement prenable et les scores en tête devraient, sauf incident météo, être, cette année encore, très bas.

SPONSORS ET DOTATION

C’est l’entreprise Procter et Gamble qui fut le premier plus important sponsor de ce tournoi. Cependant, en 2007, l’épreuve était présentée par John Q Hammons, un homme d’affaire, né dans le Missouri, qui a fait fortune dans l’hôtellerie. Hammons était également connu pour sa passion pour le sport. Il est décédé en 2010 à l’âge de 94 ans. Cette même année, Procter et Gamble reste le sponsor titre mais le tournoi est présenté par Walmart. L’année suivante, Walmart devient le principal sponsor alors que Procter et Gamble est le partenaire présentant l’épreuve. La société Walmart est un des symboles de la réussite américaine au même titre que ShopRite ou Meijer. L’aventure Walmart débute en 1950 lorsque son fondateur, Sam Walton, crée, dans l’Arkansas, l’enseigne Walton’s Stores qui est l’aboutissement d’un long parcours professionnel, dans la vente de détail, qui débuta à la fin de la seconde guerre mondiale. Après avoir racheté diverses enseignes et fait fructifier ses investissements, Walton est devenu un homme d’affaire important et avisé. Comme le fit ShopRite, Walton négocia les meilleurs prix avec ses fournisseurs et répercuta cette différence sur le prix proposé au client afin d’offrir les meilleurs tarifs. L’entreprise connaît un succès grandissant et en 1962, Sam Walton et son frère Bud créent, à Rogers, le premier Wal-Mart. Cinq ans plus tard, Wal-Mart s’imposait dans l’état de l’Arkansas avec un chiffre d’affaire de 12,6 millions de dollars. Sam Walton décède le 5 avril 1992 et son fils John lui succède. Ce dernier meurt en 2005 et c’est Samuel Robson Walton, second fils de Sam Walton, qui préside le conseil d’administration du groupe. Walmart est aujourd’hui présent dans de nombreux pays comme la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore le Canada. Il est un partenaire idéal pour épauler le golf féminin mondial qui se déplace à peu près partout où l’enseigne est présente. Le premier Slogan de Walmart fut « toujours le prix le plus bas, toujours ». Preuve que les enseignes françaises n’ont rien inventé. Au niveau de la dotation, l’édition 2007 disposait d’une prime de 1 025 000 dollars. Mais l’annulation de l’épreuve a eu comme conséquence de diviser cette prime en deux qui fut répartie entre toutes les joueuses, excepté Stacy Lewis, au regard de son statut d’amateur. A partir de 2010, la dotation fut portée à 2 000 000 de dollars. La prime au vainqueur fixée à 300 000 dollars. Pour cette édition 2020, la dotation totale augmente de 300 000 de dollars pour une prime au vainqueur de 345 000 dollars.

British Women’s open : l’étoile allemande triomphe à Troon !

Dans le Top 3 du classement, depuis le début du tournoi, l’allemande Sophia Popov a triomphé du Royal Troon et des conditions de jeu, infernales, que la météo a dictée, durant les trois premiers jours. Une victoire incontestable malgré la combativité de Suwannapura et de Minjee Lee, pour revenir en tête.

La précédente édition avait été marquée par l’histoire touchante d’une jeune japonaise, venue en Europe, pour la première fois, décrochant le saint Graal au terme d’un dernier tour haletant. Cette année, c’est une folle semaine qui a saoulé les têtes, fatigué les organismes et mis à rude épreuve le mental des 144 joueuses présentes. Cette 45ème édition de l’omnium britannique de golf féminin a proposé un scénario à la hauteur de sa réputation, en donnant accès à la victoire, une joueuse à l’avenir prometteur.

Débutant sa journée, sur le score de –4, avec 3 coups d’avance, l’allemande Sophia Popov pouvait se montrer sereine sans toutefois relâcher la bride. Derrière elle, l’australienne Minjee Lee et la thaïlandaise Jasmine Suwannapura, deux attaquantes qui ont très bien résistées aux pièges du links. Mais il y avait, également, un beau contingent de joueuses capables de prendre l’ascendant, dans un dernier tour où la pluie et le vent allaient restés en marge.

Grâce à cet eagle arraché, la veille, à coup de driver depuis le fairway, Sophia Popov avait donné le ton. Déterminée, l’allemande ne se rendrait pas sans combattre. Après un bogey sur le 1, elle signa deux birdie, pour mieux se mettre à l’abri d’un retour éventuel de Minjee Lee, sa partenaire de jeu, de Suwannapura, un trou devant elle, où de quelques autres capables de sortir une de ces journées qui marquent les esprits. Telle Inbee Park, qui clôture le tournoi sur un score de –1 total, avec une dernière carte de 66. La championne Olympique n’est pas encore reléguable au rayon des has been. Elle en a encore sous le pied, comme elle a pu le démontrer ce dimanche.

Suwannapura attaquait en signant quatre birdie à la suite, du 4 au 7. La pluie et le vent s’étaient réfugiés, loin, quelque part, et les scores pouvaient descendre sur des green plus fermes mais plus rapides. Preuve en est ces longs putt qui ont fait la différence, toute la journée.

Minjee Lee éprouvait pourtant de la difficultés à faire plier le parcours. Au milieu d’une belle suite de Par, elle ne plaça que deux birdie, sur son aller. Le retour serait-il plus facile ?

Malgré le froid, Popov ne cède pas

En milieu d’après-midi, la pluie a fait son retour alors que le suspense battait son plein. Sophia Popov tenait bon, à –6, après 13 trous quand Minjee Lee était à la lutte à –3, avec Suwannapura, au même score, un trou devant. Derrière, aucune joueuse ne pouvait plus inquiéter le trio de tête. Inbee Park, à –1, était au club house, tout comme Momoko Ueda à +1. L’américaine Gillman manquait de réussite sur ses approches et ses putt et tentait d’évoluer plus haut que son score total de +1, après 15 trous. Austin Ernst allait dévisser de +1 au Par. Il restait Caroline Masson pour revenir disputer les places d’honneur, à Lee et Suwannapura. Quant à Lindsey Weaver, elle avait quitté le Top 10 en raison de trois bogey, en début de partie et d’un double, sur le Par 3 du 8. Son birdie du 16 fut pour l’honneur et le moral. ET Masson fut à la peine, en fin de journée, se retirant de Troon sur le score de +2. Ce sont donc les cinq derniers trous qui ont tenu en haleine, les spectateurs devenus, pour la circonstance, des téléspectateurs. Popov et Minjee Lee s’observaient et aucune d’entre elles ne parvenaient à prendre un coup au parcours. Pourtant, sur le 13, l’allemande planta le mat, un mètre devant. Mais elle manqua son putt et une belle occasion de prendre l’ascendant psychologique, sur Lee et Suwannapura. La thaïlandaise fournissait son effort mais ses tentatives restaient vaines. Comme sur le 15 où son putt échoua à un mètre du trou. De son côté, sur le 14, Minjee Lee a magnifiquement sauvé son Par grâce à un putt de trois mètres, après être tombée dans le bunker de green, d’où elle a bien négocié la sortie.

C’est sur le trou n°15 que Sophia Popov inscrit le premier birdie déterminant de cette partie. Malgré une mise en jeu à gauche et une balle qui finira dans un rough permettant de jouer correctement la balle, l’allemande va trouver le green et laisser sa balle à environ dix mètres du mat. Minjee Lee trouve, peu après, la même zone et se laissera un putt sensiblement égal. Appliquée, Popov va ajuster le tire et rentrer ce birdie qu’elle attendait tant. Minjee Lee, qui ne peut que contempler la réussite de sa partenaire, restera frustrée de ce deux putt pour le Par. Avec un score de –7, à trois coups de la fin, l’allemande s’ouvre une porte royale, vers la victoire. C’est donc l’enjeu pour la seconde place, qui va devenir l’intérêt de cette fin tournoi, notamment, dès le trou suivant, quand Sophia Popov va signer un nouveau birdie, pour se propulser à –8.

Minjee Lee s’incline face à Suwannapura, Popov triomphe !

L’australienne donne tout ce qu’elle a, depuis plusieurs trous, pour tenter de revenir sur l’allemande, qu’elle a sous les yeux. Mais l’australienne va se placer trop loin des mats. Et quand elle réussit à placer sa balle, à hauteur de mat, à un peu plus d’un mètre, elle manque l’occasion qui s’ouvre devant elle. A l’image de cette superbe approche sur le 16, avec une balle qui est revenue vers le trou, pour s’arrêter à environ un mètre cinquante du bonheur. Un eagle tend les bras à Minjee Lee, pouvant lui permettre de revenir à –5. Hélas, le putt, pourtant bien ajusté, envoie la balle au bord du trou et c’est d’un birdie dont l’australienne doit se contenter. Devant, Suwannapura se bagarre. Juste avant, elle a signé un birdie, sur ce même trou pour passer à –4. Au 17, elle récidive et s’envole à –5. Troisième à –4, Minjee Lee a encore une chance de terminer ex-aequo avec la thaïlandaise. Mais au 18, c’est un bogey qui l’attend. La tension est forte et chacun a vu le leaderboard. D’ailleurs, depuis quelques trous, le caddie de Sophia Popov, qui n’est autre que son futur mari, ne cesse de lui parler de son avance et de cette victoire qui se profile. L’horreur pour la joueuse allemande qui fait tout pour ne pas y penser. Ainsi, Minjee Lee va lâcher très à droite du green alors que Popov va rester, un peu à gauche, sous le bunker de green, à environ 20 mètres de la cible. Malgré une très bonne sortie de bunker, l’australienne ne parvient pas à se mettre à bonne distance du mat. L’hypothèse est même risquée. Effectivement, elle réalise deux putt et concède un bogey. Elle terminera seule troisième. Quant à Sophia Popov, elle choisit de putter pour aller au green. Un curieux choix qui lui laisse un long putt, pour le Par. Le premier putt est précis mais pas suffisamment appuyé. La balle reste à 20 cm du trou. Laissant Minjee Lee terminer, Sophia Popov s’écarte et craque. Ses yeux se remplissent de larmes… elle sait qu’elle vient de remporter le tournoi… et bien plus encore.

D’une chambre d’hôpital à un Majeur

La vie est souvent perçue comme injuste au moment où l’on vit certains évènements. Mais lorsque l’on peut maîtriser son destin, en étant seul décideur, ces évènements passés se révèlent être de puissants ressorts pour rebondir et aller plus loin ou plus haut. En 2015, la joueuse allemande vient d’intégrer le LPGA Tour, en remportant sa carte dans les tournois de qualification. Quelques mois plus tard, elle est hospitalisée, en Floride, après avoir contracté un virus de type A, comme celui que la planète affronte actuellement et qui se nomme Covid-19. La joueuse est au plus mal, avec une perfusion dans le bras. Trois années lui seront nécessaire pour se remettre de cette infection. En 2019, par trop de Cut manqués ; sept sur huit tournois joués ; elle perd sa carte sur le LPGA Tour, ne parvenant pas à se qualifier, au terme de la Q-serie. Ce dimanche soir, fatalement, sur le green du 18 du Royal Troon, l’émotion la submerge quand le film des dernières années de sa vie se projette, en quelques secondes. Par cette victoire, elle s’offre des droits de jeu, pour cinq ans, sur le LPGA Tour, mais aussi, comme Danielle Kang, un premier succès en carrière, sur ce même circuit, par une victoire en Majeur. Enfin, la pensionnaire du Symetra Tour, qui fêtera ses 28 ans, le 2 octobre prochain, est la première allemande à remporter l’Omnium britannique. Ce 24 août 2020, en pleine crise sanitaire, est donc un jour gravé dans le marbre et scellé dans l’histoire, pour la joueuse et pour le golf féminin mondial.

Les françaises Perrine Delacour (+9) et Céline Herbin (+11) se classent respectivement 39ème et 51ème. Un beau résultat au regard du niveau de difficultés que ce tournoi Majeur a opposé.

Le classement final ICI

British Women’s open : statistiques après 3 tours

L’allemande Sophia Popov est la seule joueuse, lors du dernier tour, et sur l’ensemble des trois premières journées, à avoir pris tous les green en régulation.

Autre élément important, qui drive le plus loin n’est pas nécessairement en tête d’un classement… loin de là !

British Women’s open : les informations du parcours et les positions de drapeaux

Pour ce dernier tour, la météo s’annonce plus calme, entre 5 et 13 km/h, toutes la journée, avec des rafales allant jusqu’à 20 km/h.

Un peu de pluie devrait tomber, en fin de matinée et par intermittence, dans l’après-midi mais c’est un ciel ensoleillé qui devrait clôturer ce tournoi.

Le vent est annoncé comme faible ce qui a permis de tondre les green à 3,75 mm, ce matin permettant d’avoir un stimpmeter d’environ 9,8 et des green plus ferme. Les prises de mat seront donc plus compliquées mais les putt devraient plus facilement tomber.

Départs avancés et reculés (en fonction des distances de la veille)

Un dernier tour sur un parcours plus long que les trois premières journées.

  • Trou 1 : plus 15 yards
  • Trou 2 : plus 3 yards
  • Trou 3 : moins 10 yards
  • Trou 4 : plus 17 yards
  • Trou 5 : moins 10 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 6 : moins 1 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 7 : moins 2 yards
  • Trou 8 : plus 14 yards
  • Trou 9 : moins 1 yards
  • Trou 10 : plus 3 yards
  • Trou 11 : plus 4 yards
  • Trou 12 : plus 5 yards
  • Trou 13 : plus 2 yards
  • Trou 14 : moins 2 yards
  • Trou 15 : moins 13 yards
  • Trou 16 : plus 23 yards (back tee)
  • Trou 17 : plus 1 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 18 : plus 3 yards

Distance totale du jour : plus 52 yards soit 6438 yards

Les positions de drapeaux

Globalement des mats placés plus au fond des green et pour certains, très prés des bunker de green. Le 3 et le 6 devront se jouer par la droite alors que le 16, le 17 s’attaqueront plutôt par la gauche, pour éviter le bunker. Le 8, le 12 ou encore le 13 offriront plus de facilités pour aller chercher le mat. Mais attention aux pentes.

Les principaux départs

  • 12h00 : Jodi Ewart-Shadoff – Moriya Jutanugarn
  • 12h10 : Nurio Iturioz – Carline Inglis
  • 12h20 : Ashleigh Buhai – Lizette Salas
  • 12h30 : Azahara Munoz – Jenny Shin
  • 12h40 : Mel Reid – Dani Holmqvist
  • 12h50 : Anna Nordqvist – Yealimi Noh
  • 13h00 : Lee-Anne Pace – Alena Sharp
  • 12h10 : Brittany Altomare – Momoko Ueda
  • 12h20 : Nelly Korda – Megan Khang
  • 12h30 : Inbee Park – Ariya Jutanugarn
  • 12h45 : In Gee Chun – Andrea Lee
  • 12h55 : Cydney Clanton – Jennifer Song
  • 14h05 : Katherine Kirk – Emily K.Pedersen
  • 14h15 : Lydia Ko – Kristen Gillman
  • 14h25 : Austin Ernst – Lindsey Weaver
  • 14h35 : Caroline Masson – Jasmine Suwannapura
  • 14h45 : Minjee Lee – Sophie Popov

British Women’s open : Attention à Popov !

Moins de vent, pas de pluie, il n’en fallait pas moins pour que ce troisième tour prenne un autre visage. En haut du classement provisoire, depuis le début du tournoi, l’allemande Sophia Popov s’est un peu plus affirmé en patronne du Royal Troon. Mais tiendra-t-elle jusqu’au bout ?

Mise en jeu au driver, second coup au driver avec un putt à suivre, la pensionnaire du Symetra Tour, a marqué les esprits, en signant un eagle sur le Par du 4, à la manière d’un joueur du PGA Tour. Et sur un links comme celui de Troon, est la performance est remarquable. Avec une confiance, à toutes épreuves, en son jeu, l’allemande est maintenant en tête, avec 4 coups d’avance. Elle signe l’une des deux meilleures cartes du jour, avec Katherine Kirk, qui avait réalisé l’exploit, un peu plus tôt dans la journée, de signer un 67, quand toutes les autres joueuses étaient en difficultés. A l’issue de la conférence de presse, Sophia Popov avoue qu’elle a manqué quelques occasions de birdie et l’on se prend à rêver de l’avance qu’elle aurait, ce samedi soir. « je suis vraiment très heureuse d’avoir réalisé une journée sans bogey » déclare-t-elle, en insistant que cette journée et ce coup magistral du 4, lui a donné plus de confiance pour la journée de demain. Alors, Sophia Popov serait-elle en train de créer la surprise dans ce premier Majeur d’une saison si particulière ? Face à cette prévision il faut rester prudent car, l’an passé, Lizette Salas était en capacité de s’imposer mais elle a craqué, sur les derniers trous, tout en ayant rendu une dernière carte de 65. Un tel scénario peut se reproduire et personne ne s’en étonnerait. A l’image de Daniela Holmqvist, qui, leader hier, à –1, a dévissé au classement, en accumulant des fautes. Notamment sur sa mise en jeu. Désormais 19ème à +5, la suédoise, après un aller dans le Par, hormis un bogey sur le 8, a enchaîné les bogey, sur le retour. Le seul birdie qu’elle trouvé, fut le Par 5 du 16 qui fut annulé par un dernier bogey sur le 18. Ce n’est pas que la suédoise joue mal, c’est simplement qu’il y a des jours où la fatigue peut peser plus que d’autres. Et la perception du parcours, des lignes, et de la stratégie à mettre en place en est altérée. Avec 9 coups de retard sur Sophia Popov, Holmqvist a peu de chance de s’imposer. Mais, au vu des cartes signées, ce jour, même avec un vent faible, une remontée de Holmqvist, au bénéfice d’une mauvaise journée pour l’allemande, n’est pas impossible. Cependant, des joueuses comme Minjee Lee ou Jamsmine Suwannapura semblent bien plus à même de modifier l’ordre, fragile, établi.

Dans un mouchoir de poche

A partir de la seconde place, les scores sont serrés. L’australienne Minjee Lee a encore une fois réussi à rester au contact bien qu’elle manque d’assiduité au putting. Trop de balles sont passées à côté du trou. À sa décharge, les green tondus du matin, étaient peu roulants et les balles semblaient dévier devant le trou, comme par enchantement. L’australienne ne signe donc que deux birdie à l’aller et un seul au retour, accompagné d’un bogey, sur le 12. Plus dangereuse, sur la fin de la journée, fut Jasmine Suwannapura, autrefois connue sous le prénom de Thidapa. La thaïlandaise a montré un jeu très solide et intelligent, lui ayant permis d’aller chercher trois birdie, sur le retour. Hélas, deux bogey sont venus altérer cette performance, ne lui faisant gagner que deux coups, au total. Malgré cela, à –1, elle conserve toutes ses chances, pour ce dernier tour. Car avec 3 coups de retard, tout est jouable de même qu’avec 3 coups d’avance… rien n’est joué !

La compatriote de Popov, Caroline Masson a, elle aussi, réalisé un excellent 3ème tour. En jouant –3 journée, elle prouve, lorsque les conditions de jeu s’améliorent, qu’il faut compter sur elle, comme ses camarades ont pu le faire en Solheim Cup, l’an dernier. Mais en ayant déjà échoué si souvent prés du but, Masson est-elle favorite pour se saisir du trophée ? Sa côte est faible, mais en 2016, lorsqu’elle décrochait sa seule victoire sur le LPGA Tour, personne n’a rien vu venir. Mais c’était il y a quatre ans. Depuis, rien de neuf à l’Est. Sauf l’étoile montante Popov. Alors, peut-on parier sur l’américaine Lindsay Weaver, que l’on a vu arriver, en 2018, parmi les rookie de l’année et qui a cheminé, clopin clopant, entre des Cut manqués et quelques places de milieu de classement? Oui, car depuis le petite blonde native de l’Ohio, après une année 2019 décevante, a pris de l’envergure. Et sa 9ème place au Marathon classic semble lui avoir donné des ailes. D’ailleurs, ce magnifique coup, depuis le rough, en approche du green du 12, pour sauver son Par, a époustouflé les observateurs. Avec une balle coincée dans le rough, à hauteur de genoux, elle est parvenue à trouver la ligne idéale, à prés de 20 mètres, pour coller la balle dans le trou, qui resta coincée entre le mat et le bogey. Au 14, Weaver signait son birdie du retour qui fut effacé par un bogey sur le 18. Certes, elle est à +1, mais le talent est là. Autre américaine à faire parler d’elle, c’est Austin Ernst. Le jeu est solide mais la carte du jour ne reflète pas son potentiel, sur ce parcours. Comme ses camarades, le retour lui fut fatale, avec trois bogey pour deux birdie. La texane Kristen Gillman n’a pas encore dit son dernier mot, à +2 total. En allant chercher 5 birdie à l’aller, sans bogey, elle a montré qu’en l’absence du vent et de la pluie, le Royal Troon n’a plus beaucoup de secrets pour elle. Enfin, presque… car elle s’est faite piéger à plusieurs reprises dans ce tour. Mais sans trop de conséquences. Pas comme Lydia Ko, qui a pris un double bogey, sévère, en allant du rough au rough, jusqu’au green, sur le Pär 4 du 10. La néo-zélandaise, qui en a vu d’autres, traverse toujours des moments compliqués à la recherche de son meilleur niveau. Mais depuis la reprise, Lydia Ko est là, dans le groupe de tête. Une victoire ? Une place d’honneur, dans le Top 5 ? A suivre demain.

Viennent, ensuite, ces joueuses comme Katherine Kirk, Emily K.Pedersen (+2), Jennifer Song (+3), Cyndey Clanton (+3), Ariya Jutanugarn (+4), In gee Chun (+4), Inbee Park (+4), qui peuvent encore venir troubler l’ordre établi. Hormis Pedersen, elles ont toutes joué sous le Par. L’australienne ayant réalisé la meilleure performance avec un 67.

Une chose est certaine, ce British Women’s open réserve encore des surprises et il restera gravé dans les mémoires comme une édition hors du commun.

Les Françaises tiennent bon

Nous ne pousserons pas un Cocorico, mais il faut se réjouir de voir Céline Herbin et Perrine Delacour dans ce champ de joueuses capables de s’aligner sur quatre tours. Avec chacune une carte de 73, les françaises réalisent un score très honorable, si l’on tient compte que la plupart des cartes, se sont signées au-dessus du Par, jusqu’à +6 journée, hormis le +13 de Johanna Gustavsson. Céline Herbin et Perrine Delacour, si elles ne joueront pas la victoire, vont engranger des points à la Race to CME mais aussi au classement mondial. Sans compter l’expérience acquise, cette semaine, et le fabuleux souvenir qu’elles conserveront. Côté score, peu d’erreurs, pour elles, si l’on considère que le Par est la norme. Céline Herbin concède, malheureusement, un double bogey, sur le 12, et a trouvé deux birdie, à l’aller tandis que Perrine Delacour en signe seul.

Céline Herbin sort une journée à+2 dans ce 3ème tour

Ce dimanche, avec une météo toujours plus clémente, Céline Herbin et Perrine Delacour pourront tenter d’améliorer leurs scores pour remonter dans le classement. Et c’est parfaitement à leur porté.

Verdict demain, aux environs de 19h, heure française, pour connaître le dénouement de cette 45ème édition du Majeur féminin britannique.

Le classement provisoire ICI

British Women’s open : la caddie liste du week-end

British Women’s open : Les informations du parcours et les positions de drapeaux

Pour ce 3ème tour, les conditions météorologiques devraient être un peu différentes avec une journée nettement moins humide. Par ailleurs, les green ont été tondus à 4mm, signe que le vent devrait faiblir. Le stimpmeter sera d’environ 9,3 tout en conservant une bonne souplesse des green.

Enfin, le drapeau du 14 a été modifié en dernière minute et il est placé, plus au fond. Ainsi, sur la feuille de positions des drapeaux, au lieu de lire 5 du bord et 9 au centre, il faut lire 10 du bord et 18 au centre. La distance a jouer, pour ce 3ème tour est de 175 yards, soit 160 mètres.

Départs avancés et reculés (en fonction des distances de la veille)

  • Trou 1 : Back tee 350 yards
  • Trou 2 : plus 7 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 3 : plus 5 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 4 : plus 7 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 5 : plus 1 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 6 : plus 12 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 7 : plus 12 yards
  • Trou 8 : moins 13 yards
  • Trou 9 : back tee – plus 27 yards
  • Trou 10 : moins 4 yards
  • Trou 11 : moins 6 yards
  • Trou 12 : plus 15 yard (même tee que 1er tour)
  • Trou 13 : moins 8 yards
  • Trou 14 : moins 1 yards
  • Trou 15 :  moins 7 yards
  • Trou 16 : moins 4 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 17 : moins 6 yards (même tee que 1er tour)
  • Trou 18 : moins 9 yards

Distance totale du jour : le parcours est plus long de 29 yards par rapport à la veille. Il mesure 6377 yards soit 5831 mètres

Les positions de drapeaux

Les principaux départs en heure française

  • 11h52 : Perrine Delacour – Katherine Kirk
  • 12h02 : Ally McDonald – Angel Yin
  • 12h12 : Marina Alex – Anne Van Dam
  • 12h22 : Céline Herbin – Johanna Gustavsson
  • 12h32 : Jodi Ewart-Shadoff – Jennifer Song
  • 12h42 : Dana Finkelstein – Sandra Gal
  • 12h57 : Amy Olson – Maria Torres
  • 13h07 : Andrea Lee – Angela Stanford
  • 13h17 : Catriona Matthew – In Gee Chun
  • 13h27 : Mi Hyang Lee – Hannah Green
  • 13h37 : Ariya Jutanugarn – Lizette Salas
  • 13h47 : Cydney Clanton – Becky Morgan
  • 13h57 : Kristen Gillman – Ashleigh Buhai
  • 14h07 : Caroline Inglis – Caroline Masson
  • 14h17 : Elizabeth Szokol – Inbee Park
  • 14h27 : Megan Khang – Alena Sharp
  • 14h42 : Lee-Anne Pace – Nuria Iturioz
  • 14h52 : Yealimi Noh – Anna Nordqvist
  • 15h02 : Nelly Korda – Haru Nomura
  • 15h12 : Minjee Lee – Jasmine Suwannapura
  • 15h22 : Lydia Ko – Lindsey Weaver
  • 15h32 : Emily K.Pedersen – Sophia Popov
  • 15h42 : Austin Ernst – Dani Holmqvist

British Women’s open : Un moving day avant l’heure

Dani Holmqvist

Cette seconde journée fut tout autant difficile sinon plus que la première. Sous la pluie, battue par le vent, sur un parcours un peu plus long, l’ensemble des joueuses ont tout donné pour survivre face à l’impitoyable loi du links écossais. Et le classement provisoire affiche un Top 10 surprenant et totalement bouleversé.

On croyait Amy Olson à l’abri du pire et l’on se trompait. Leader hier, à –4, l’américaine a signé une carte de 81, vierge de birdie. Son score s’est même aggravé sur le retour, avec deux double bogey qui ont failli lui coûter sa qualification, pour le week-end. Néanmoins, classée 33ème, à +6, rien n’est encore perdu pour elle, dans la mesure où cette épreuve n’a pas fini de réserver des surprises.

En haut du leaderboard, la suédoise Dani Holmqvist, est la seule joueuse à se classer sous le Par, avec un –1 total qui en dit long sur ces deux journées passées sur le Royal Troon. « J’ai réellement apprécié ces conditions de jeu » a déclaré la joueuse de 32 ans, qui réside en Floride. Issue du L.E.T, rookie sur le LPGA Tour en 2014, Holmqvist n’a jamais été autant sous le feu des projecteurs. Ce parcours, Holmqvist l’a affronté à deux reprises dont une lors du British Women’s amateur. Joué dans le vent ne fait donc pas peur à la suédoise et c’est un des critères qui lui a permis de sortir une carte très honorable, de 70. Secondes, dans le Par total, suivent l’américaine Austin Ernst et l’allemande Sophia Pöpov. Cette dernière surprend en se maintenant au classement. Ayant trouvé régulièrement les bonnes distances pour bien se placer sur les green, Popov a limité la casse après un aller en 38, avec trois bogey et un birdie. Une suite de Par, du 10 au 17 ponctuée par un birdie sur le Par 4 du 18, lui offrent un beau résultat avant de rejoindre le club house. Pour Ernst, l’aller fut presque une partie de plaisir avec trois birdie contre un bogey. En signant un retour en 36 (deux bogey et un birdie) pour une carte de 70, l’américaine a surtout fait la différence au putting. Ce qui lui a notamment permis de sauver plusieurs Par.

Lindsey Weaver

Les bonnes surprises du jour

Plusieurs joueuses sont revenues de l’enfer vert du Royal Troon. A commencer par Minjee Lee, qui montre, une fois encore, sa capacité d’adaptabilité. 33ème jeudi, la voici 4ème à +1 dans un groupe de cinq joueuses où se trouvent Lydia Ko, Jasmine Suwannapura, Lindsey Weaver et Emily K.Pedersen. Et c’est la jeune américaine qui est une véritable surprise dans ce groupe. Rookie en 2018, Weaver a dominé les difficultés grâce à son état d’esprit. « il faut savoir se préparer mentalement pour affronter ces conditions de jeu. Il faut jouer coup après coup et rester positif ». Jouant sans caddie, poussant seule son chariot, l’américaine signe une véritable performance. Mais tiendra-t-elle, physiquement, jusqu’à dimanche ? Sa compatriote Nelly Korda, qui a avoué avoir peu joué de links dans sa jeune carrière, est également revenue dans le Top 10. En signant une nouvelle carte de 72, elle a surtout assuré un maximum de Par en démontrant un jeu à toutes épreuves. Nul doute qu’il faudra compter sur elle, tout comme sur la japonaise Haru Nomura, également 9ème à +2.

Amy Olson

Du côté du clan tricolore, Céline Herbin et Perrine Delacour continuent l’aventure en ayant été très prés de l’élimination. Finissant à +7, toutes les deux, un coup sous le Cut, lorsque celui-ci fut fixé à +6, elles entrent dans le Top 40 en ayant bien défendue leur place. Elles ont toutes les deux connu des moments difficiles avec, notamment, un double bogey sur le 7, pour Herbin et un double, sur le 12, pour Delacour. Mais comme le dirait si bien Céline Herbin, il faut se concentrer sur les bons coups et ne pas regarder en arrière. Cela tombe bien, car elles ont maintenant deux jours pour espérer bien figurer dans le classement de ce Majeur, où elles ont, d’ores et déjà, réalisé le plus difficile.

A noter qu’elles sont 11 joueuses à +7 dont Anne Van Dam, Azahara Munoz et Georgia Hall, vainqueur en 2018.

Sophie Popov

Hors du Cut

Contrairement au Scottish, il n’est pas sûr que les joueuses éliminées repartiront de Troon, avec un sentiment d’amertume. Néanmoins, Céline Boutier n’est pas parvenue, à franchir le Cut. A aucun moment la française n’a semblé en capacité de jouer en milieu de tableau. Sa carte de 81, du premier tour, l’a sérieusement handicapée et sa deuxième journée, dans le Par, en alternant bogey et Par, ne lui a donné aucune marge de progression. Elle échoue donc sur le score de +10 en compagnie de seize autres joueuses dont Brooke M.Henderson (77 – 75), I.K Kim (78 – 74), Leona Maguire (77 –75), Nicole Broch Larsen (74 – 78) mais aussi l’amateur australienne Gabriela Ruffels (79 – 73) qui a montré du très bon jeu dans ce dernier tour. La tenante du titre Haniko Shibuno sort du tournoi par la petite porte, sur un score total de +12. Talentueuse et en devenir, cette expérience écossaise ne peut que l’enrichir.

Moins surprenante est l’élimination de Lexi Thompson (+11), peu compétitive sur des links et en Europe, en règle générale, et de Dame Laura Davies (+12) qui bien que britannique, possède désormais plus d’avenir sur le Legends Tour que sur le LPGA Tour, où elle a réalisé une brillante carrière. Cristie Kerr, la quarantaine sonnée, est elle aussi en perte de vitesse sur le circuit mondial, depuis la saison dernière. A +13, avec des cartes de 78 et 77, l’américaine a probablement hâte de retrouver des parcours où elle pourra plus facilement exprimer son jeu. Néanmoins, le critère de l’âge et de l’expérience ont peu joué dans ces deux premiers jours de compétition puisque des joueuses comme Charley Hull (+13), Su Oh (+13), Yu Liu (+15), Maria Fassi (+15), Jennifer Kupcho (+17) et Louise Ridderstrom (+22), quittent ce British Women’s open sans jamais avoir été en capacité de jouer dans le haut du classement. Ont-elles démérité pour autant ? Sûrement pas. Elles ne peuvent que tirer les leçons de cette aventure écossaise, qui n’a rien d’une douche froide, pour mieux se préparer aux prochaines épreuves qui les attendent.

Avec un tel mouvement, dans ce second tour, le moving day promet encore du changement, voire un bouleversement et bien malin qui peut dire, en l’état, quelle joueuse est la plus capable de poser ses mains sur le trophée, tant convoité.

Le classement provisoire ICI