ISPS Handa World invitational : le casse de Pajaree !

Photo : LPGA/Getty Images

Au bout d’un long suspense et d’un playoff en deux trous, la thaïlandaise Pajaree Anannarukarn décroche sa première victoire à peine deux ans après avoir intégré le LPGA Tour et au terme d’une progression, depuis le début de la saison, qui ne laissait aucun doute sur ses chances de succès.

Ce fut un match play entre les trois joueuses du derniers groupe constitué de Jennifer Kupcho, d’Emma Talley et de Pajaree Anannarukarn. Talley et Anannarukarn ont pris le meilleur sur Kupcho, dès le début de la journée, en partageant la tête, à –16, après 4 trous. Mais au trou n°6, c’est l’accident et le premier retournement de situation. Kupcho et Talley concèdent un bogey alros que Anannarukarn s’enfonce au classement en raison d’un triple bogey. Dès lors, Talley va mener à –15, devant Kupcho à –14, laissant Anannarukarn à –13. Chella Choi va venir se mêler à la bagarre en pointant à –13, elle qui a un trou d’avance. La sud-coréenne va néanmoins stagner après son birdie du 7, qui sera le dernier d’inscrit sur sa carte. Emma Talley va prendre un net avantage à partir du trou n°8, quand elle va signer un nouveau birdie tandis que Kupcho fera le Par et Anannarukarn un birdie. Mais à –14, la thaïlandaise reste 2 coups derrière Talley qui va enfoncer le clou au 9 pour passer à –17. Kupcho et Anannarukarn inscriront, également, un birdie. Mais Jennifer Kupcho va refaire son retard en alignant deux birdie au 10 et au 11, pour passer à –17 et rejoindre Talley qui n’a pu faire mieux que le Par. De son côté, Anannarukarn va rester sur une suite de Par, en raison d’attaque de green qui vont lui laisser des putt trop longs. Talley ayant également du mal à serrer les mats et à faire tomber les putt. Mais Kupcho va connaître le même problème après avoir été leader jusqu’au trou n°15, et beaucoup de songer à la première victoire de l’américaine. Mais celle-ci doit encore patienter car ses espoirs sont tombés à l’eau, sur le parcours irlandais.

Balle dans l’eau et playoff

Montrant toujours un tempérament un peu agressif et le sentiment d’être insatisfaite, Jennifer Kupcho va connaître une fin de partie douloureuse. Après le bogey du 16, et un Par sur le Par 4 du 17, en trouvant le rough sur sa mise en jeu, rendant compliqué son attaque de green, l’américaine va envoyer sa balle dans l’eau, en attaquant le green du 18. Une fois encore, Kupcho avait trouvé le rough sur sa mise en jeu. Un rough épais qui a probablement refermé la face de club, faisant prendre à la balle, un virage inattendu, à l’approche du green. Le visage fermé, s’agenouillant comme abattue, et se tenant le visage dans les mains, Jennifer Kupcho comprenait qu’elle ne disputerait pas la victoire, à Emma Talley ainsi qu’à Pajaree Anannarukarn. Cette dernière a finalement trouvé les ressources pour revenir sur la tête, grâce à son birdie du 13, pour passer –16. Mais c’est aussi le manque de consistance d’Emma Talley, entre le 12 et le 15, où elle laissa rois bogey, qui lui offrit l’opportunité de s’installer co-leader. Pour l’emporter, l’une des deux joueuses devait espérer que son adversaire joue un coup de plus. Et peu importe le score. L’approche du green laissa la balle de la thaïlandaise à hauteur du mat, mais à plus de 8 mètres, tandis que Talley dépassait le trou pour aller loger sa balle vers le fond du green, avec un petit handicap. Le pré green revenait dans l’intérieur du green occasionnant un obstacle à franchir. Jouant la première, Talley ne parvint pas à passer outre ce renflement et sa balle dévia vers la gauche, s’éloignant du trou pour rester à près de 3 mètres. Quant à Anannarukarn, même si le putt était trou droit, elle dut négocier une légère pente et le risque de voir la balle prendre de la vitesse, pour terminer dans l’eau. Finalement, les deux joueuses signaient le Par et partaient en playoff.

Le premier trou de playoff laissa les deux joueuses à égalité. C’est donc au départ du 18 qu’elle s’élancèrent à nouveau, pour tenter de se départager. Comme lors de la première mise en jeu, les deux joueuses trouvèrent le bunker de fairway. Mais cette fois-ci, sur la sortie de « stupide bunker, comme elle le déclarera en conférence presse, Emma Talley trouva le rough au lieu du fairway. Pour Anannarukarn, la situation était plus franche, avec une balle sur le fairway et une chance de prendre le green tout en arrêtant la balle. Talley eut du mal à sortir sa balle, très enfoncée dans le rough et un coup lâché très à droite qui envoya la balle à l’opposé du green, dans un rang de spectateurs. La thaïlandaise eut du mal à maîtriser sa profondeur, d’autant que le vent souffla toute la journée. Sa balle roula sur la green, encore plus loin que là où Talley avait envoyé la sienne, avant de partir en playoff. Ainsi, Anannarukarn se retrouvait avec deux putt, au minimum, à jouer, alors que Talley avait un chip à négocier, pour placer sa balle au plus près du mat, avec un green en légère descente. L’américaine resta courte et sa balle se figea sur le fringe, signifant qu’elle pourrait placer sa balle, au fond du trou, en concédant un bogey. Alors que Anannarukarn se trouva avec un second putt, face au trou, à environ 2 mètres. Et c’est bien ce scénario du putt trop court, pour Talley, qui se joua, occasionnant un bogey, lors du 3ème putt. Malgré la pression et le stress qui l’accompagnait depuis plusieurs trous, Anannarukarn rentra le putt parfait pour signer un Par et une première victoire en carrière.

Rookie en 2019, la thaïlandaise de 22 ans, qui avait déjà assuré sa carte, grâce à une 40ème place et un gain largement au dessus des 100 000 dollars requis, est désormais assuré d’une nouvelle catégorie, pour les cinq ans à venir, celle de vainqueur de tournoi. Au nez et à la barbe des deux américaines, la thaïlandaises réalise le casse parfait, en terre irlandaise, inscrivant son nom, dans l’histoire du golf féminin mondial. Quant à Emma Talley, elle signe son premier Top 10 de la saison et le second en carrière.

Prochain rendez-vous, le tournoi féminin des Jeux Olympiques… si toutefois France Télévision et Eurosport sont capables de proposer des images en direct, ce qui est moins sûr.

Le classement définitif => ICI

ISPS Handa World invitational: les principaux départs

Les départs sont donnés en heure française.

  • 13h34 ; Emma Talley – Jennifer Kupcho – Pajaree Anannarukarn
  • 13h12 : Chella Choi – Atthaya Thitikul – Wichanee Meechai
  • 12h50 : Su Oh – Charley Hull – Sarah Kemp
  • 12h28 : Liz Nagel – Ryann O’Toole – Mina Harigae
  • 12h06 : Yealimi Noh – Gemma Dryburgh – Pornanong Phatlum
  • 11h44 : Sydney Michaels – Alana Uriell – Ursula Wikstrom

A suivre sur l’une Golf + à partir de 14h30.

ISPS Handa World invitational : Nouveau Cut et un classement serré en tête !

Photo: Tristan Jones

Souffrant toujours d’un habillage télévisuelle dénaturant l’intérêt premier, ce tournoi n’en reste pas mois très disputé par les joueuses, qui évoluent dans le cadre de leur championnat respectif. A savoir le LPGA Tour et le Ladies European Tour. Et en tête, un belle lutte a fait rage, toute la journée, avec une Emma Talley qui ne semble pas décidée à passer à côté de sa première victoire.

J’ai deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise. Par laquelle voulez-vous que je commence, a-t-on souvent eu l’habitude de dire dans de nombreuses répliques de film ? Et pas seulement. Commençons par la mauvaise. Il n’y a plus de française dans le champ. La dernière en lice c’était Céline Herbin, qui tenait, pourtant, une belle opportunité de faire un bon résultat, après ses deux cartes, sous le Par, qui la classèrent 12ème, hier au soir. Mais voilà, rien ne semble avoir fonctionné dans le bon sens pour la française, qui a inscrit, seulement, un birdie, sur le retour, en concédant cinq bogey, et un double, sur le Par 3 du trou n°7. Elle réalise même la performance d’être la seule joueuse à dégringoler aussi fortement, perdant 39 places pour un score, journée, de +6. Le plus haut du jour. Ainsi, le second cut a-t-il effectué une nouvelle coupe franche, ne conservant que les 35 meilleures et ex æquo. Et c’est tout en haut du leaderboard qu’il faut porter son attention. Quant à la bonne nouvelle, il va y avoir une belle bagarre pour la victoire !

Les thaïlandaises resserrent la nasse

La dernière journée s’annonce tendue pour l’américaine Emma Talley, qui a ferraillé dur, toute la journée, pour se donner de l’oxygène, avant le dernier tour. Mais rien n’y a fait, elle est restée dans le Par total, quand, autour d’elle, les scores sont descendus bas, même très bas. Comme Pajaree Anannarukarn qui a joué –7 avec un eagle sur le Par 5 du 3 et une belle suite de birdie, du 10 au 17. Bien qu’ayant touché 9 fairway sur 14, Anannarukarn n’a consommé que 23 putt dans ce 3ème tour, pour 12 green en régulation. Ce qui signifie qu’elle dispose d’un petit jeu solide. La voici désormais co-leader avec Talley et Kupcho, à –13. Et il s’en est fallu de peu pour qu’elle sorte seule en tête, ce soir. Jennifer Kupcho joue –3 mais, fidèle à son tempérament, s’est agacée sur le parcours, notamment au putting. Une fois encore, elle rencontre des difficultés dans ce compartiment de jeu qui est essentiel pour signer des cartes très basses. Mais un élément a retenu l’attention des journalistes. Et il est de taille. Le petit ami de Emma Talley caddeye Jennifer Kupcho, et cet exercice a peut-être été compliqué à gérer, puisque Kupcho et Talley ont évolué dans le même groupe. Mais à l’arrivée, aucune question sur le sujet. Politiquement correct, quand tu nous tiens !

Juste derrière, pointe à –12 la discrète sud-coréenne Chella Choi qui fut tenace et déterminée. Néanmoins, elle a passé sa journée à sauver des Par quand elle aurait préféré prendre un birdie. Et Choi de confirmer qu’elle était pleinement au courant de qui était sur la sac de Kupcho. Un sujet qui ne semble pas inquiéter la sud-coréenne, elle-même toujours caddeyée par son père. Avec ses deux birdie, Chella Choï a finalement limité la casse et réussi à rester au contact. Suit le jeune phénomène thaïlandais, Atthaya Thitikul, qui ne cesse de progresser et d’occuper les meilleures positions, depuis quelques semaines. Elle signe une carte de 70, avec deux eagle. 5ème à –10, Thitikul peut, elle aussi, prétendre à la victoire, ce qui rend les perspectives de suspense, pour ce dernier trou, plus fortes ! Wichanee Meechaï et Su Oh suivent à –9 alors que Liz Nagel, Sarah Kemp, Ryann O’Toole, Mina Harigae et Charley Hull, évoluent avec un score de –8. En revanche, Gemma Dryburgh a reculé au classement, perdant sa 4ème place pour occuper la 13ème. Trop de bogey de concédé à moins que ce soit pas assez de birdie de rentrés. Quoi qu’il en soit, l’écossaise n’a pas semblé affectée par ce score et semble prête à remettre le couvert, dans le dernier tour, pour aller chercher le meilleur résultat.

Ainsi, Emma Talley est sérieusement entourée et semble avoir été un peu perturbée par le fait d’avoir partagé sa partie avec Jennifer Kupcho et Chella Choï. « C’était bizarre » assurait Talley. « Franchement, je n’ai pas aimé joué. Maintenant je sais à quoi m’attendre » répliquait-elle. «Je ne me suis pas retrouvée dans cette position depuis longtemps et après le double bogey du 9, je me suis mise en colère et j’ai utilisé cette énergie, pour rentrer quelques birdie » expliquait l’américaine qui a mis en balle dans l’eau, lors de sa mise en jeu et fut contrainte de se dropper, touchant le green seulement lors du 4ème coup. Et l’américaine d’affirmer qu’elle a tiré les enseignements de cette journée pour mieux jouer dans le dernier tour.

Au final, avec un champ réduit, c’est une lutte finale, pour la victoire, qui rassemble uniquement des joueuses du LPGA tour, montrant bien aux pensionnaires du L.E.T, qu’il y a jouer au golf et jouer au golf.

Les pronostics sont donc très difficiles à établir, pour ce dernier tour, tant il y a, entre –9 et –13, un large choix de vainqueurs potentiels.

Le classement provisoire => ICI

SONDAGE : désignez vos 6 Captain’s pict du Team Europe Solheim Cup

Consultez la liste des joueuses européennes qualifiées => ICI

Scandinavian Mixed : Jonathan Caldwell s’impose !

Au terme de la 4ème journée, ce tournoi mixte a trouvé son maître. Mais les féminines n’ont pas démérité !

C’est finalement le Nord Irlandais Jonathan Caldwell qui s’est imposé sur le parcours de Vallda sur le score total de –17, en ayant signé une dernière carte de –8. Il décroche, ainsi, son premier succès sur l’European Tour, devant l’espagnol Adrian Otaegui, et l’anglaise Alice Hewson, qui a su rester au contact tandis que Caroline Hedwall s’est effondrér au classement, au terme d’une journée en +4.

Les féminines n’ont pas démérité dans cette épreuve puisque outre Hewson, on trouve l’allemande Olivia Cowan, à la 10ème place, à –10., mais aussi les amateurs Maja Stark et Linn Grant, 18ème à –8, en compagnie de Sanna Nuutinen et de Caroline Hedwall. La joueuse sud-africaine Lee-Anne Pace a très bien réagi dans ce dernier en signant une carte de –4 pour une 25ème place. La française Anne-Lise Caudal termine à –2, en 52ème position, avec un dernier tour en –2. Au final, ce sont 26 joueuses du Ladies European Tour qui auront su rivaliser avec leurs homologues masculins, sur les quatre tours de ce tournoi.

Le classement final => ICI

Scandinavian Mixed : Femmes et hommes partagent la tête !

Le Scandinavian Mixed porte désormais ben son nom puisque c’est un mix de deux femmes et deux hommes qui se partagent la tête de l’épreuve. Et rien ne dit que la victoire sera masculine !

Après la giffle que le pool tricolore a pris dans cette épreuve, que le journal Ouest France n’a pas manqué de relater en parlant de « baffe », Anne-Lise Caudal, seule survivante du Cut, a connu un troisième tour infernal. La française a dévissé au classement avec une carte de 76 (+4), comportant cinq bogey, un double et seulement trois birdie. Elle est désormais en fond de classement, à la 61ème place, 12 coups derrière les leader !

C’est donc un quatuor qui tient la tête de ce tournoi avec une Caroline Hedwall qui a connu, comme Anne-Laise Caudal, une journée difficile, mais en +1. Néanmoins, ce score lui a permis de se maintenir tout en haut du classement et d’accueillir, à ses côtés l’anglaise de 23 ans, Alice Hewson. Victorieuse sur le L.E.T, en 2020, l’anglaise a signé une carte de –3 comportant trois bogey. Jusqu’ici, elle avait signé un –4 puis un –5, avec un seul bogey par tour. Deux joueurs de l’European Tour ont rejoint Hedwall et Hewson au terme de ce moving day. Il s’agit du gallois Rhys Enoch et de l’australien Jason Scrivener. Ce dernier est remonté en tête grâce à sa carte de –6 comportant un bogey et un eagle tandis que Enoch signe un eagle, sur le trou n°6 mais concède deux bogey sur le 11 et le 13. De ces quatre joueurs de tête, seules les féminines ont, au minimum, une victoire au compteur. Mais à –12, Hedwall, Hewson, Enoch et Scrivener ne sont pas à l’abri d’un retour du groupe constitué de Scott Hend, David Drysdale, Ashley Chesters, James Morrison et Adrian Otaegui, classés à –11. Ni même de ceux à –9, également composé uniquement de joueurs masculins. Les premières féminines, après le duo Hedwall et Hewson sont l’australienne Stéphanie Kyriacou, 14ème à –8, Olivia Cowan (-8), et Karolin Lampert (-8). Une bonne nouvelle pour le golf féminin européen que de voir autant de joueuses bien classées dans ce tournoi, preuve que les gros bras de salle de musculation ne sont pas la clé essentielle pour s’imposer en compétition.

Dénouement, ce dimanche, sur un parcours jugé difficile par les joueurs et où le vent est un élément important à prendre en compte dans la stratégie.

https://www.europeantour.com/european-tour/scandinavian-mixed-hosted-by-henrik-annika-2021/leaderboard

Démission : Mike Whan quitte la LPGA !

C’est par un communiqué de presse empreint d’une forte émotion et de vifs remerciements à toute la famille du LPGA Tour, que le commissaire principal, de la LPGA et du LPGA Tour, a annoncé sa démission, ce mercredi.

Photo: LPGA

Nouvelle fracassante que cette démission de Mike Whan, annoncée sur le site de la LPGA, ce mercredi. « Je suis désolé de relancer votre année 2021 par cette note surprenante, mais je voulais que vous sachiez que j’ai informé notre conseil d’administration que je quitterai la LPGA en 2021 » a annoncé Mike Whan en introduction de cette lettre ouverte à ceux qu’il appelle sa famille.

Après un beau parcours de chef produits puis de directeur marketing dans diverses entreprises comme Procter et Gamble, Wilson ou Taylor Made, Mike Whan est nommé Commissaire principal de la LPGA le 4 janvier 2010. Sous son impulsion, le circuit mondial féminin a évolué, tant en nombre de tournois annuels qu’en dotation, avec une fidélisation de certains partenaires et la signature de nouveaux contrats de sponsoring. En 10 ans, le LPGA Tour a étoffé son calendrier de 10 épreuves et vu les primes de tournoi atteindre des sommets, avec plus d’un million de dollars de récompense, pour une victoire. Du jamais vu dans l’histoire du golf féminin.

En 2020, Mike Whan a démontré, un peu plus, sa force de management et sa capacité à surmonter les épreuves. En pleine crise sanitaires, il a réussi à mobiliser ses équipes pour produire un championnat de qualité, en conservant les principales épreuves qui ont fait et font encore la qualité du circuit mondial féminin.

Enfin, Mike Whan a engagé toutes les actions utiles pour sauver le Ladies European Tour, d’une mort certaine, en réussissant le tour de force d’un accord historique entre le L.E.T et la LPGA.

Cette démission est un coup de tonnerre même si l’intéressé assure qu’il a mûrement réfléchi sa décision et qu’il ne quitterait pas ses fonctions s’il n’avait la certitude que la LPGA et le LPGA Tour ne soient en bonne santé financière et dispose d’un bon avenir.

Le conseil d’administration a désormais quelques semaines pour former un appel à candidatures et désigner un successeur à Mike Whan, qui assure qu’il sera le premier supporter du prochain Commissaire principal.

Marié, père de trois enfants, à l’approche du son 56 anniversaire, Mike Whan n’a donné aucune information sur son avenir.

Comme tous les fans du circuit féminin mondial, nous saluons son travail et lui assurons toute notre reconnaissance pour son total dévouement au développement de la discipline et pour l’ensemble des résultats, jusqu’ici inégalés.

Lire le communiqué de presse originale = > ICI

Meilleurs voeux !

« Difficile de voir le futur, toujours en mouvement est l’avenir » répliquait la plus célèbre grenouille de la galaxie, dans un film devenu culte. En 1992, lorsque la reine Elizabeth II d’Angleterre qualifiait son année d’Annus Horribilis, elle ne savait pas, encore, que le ciel tomberait sur la tête de ses sujets, comme sur celui du Monde entier, 28 ans plus tard, en raison d’une infime petite chose, invisible, circulant d’individu en individu, avec des conséquences sanitaires tragiques. Et personne, il y a un an, ne se doutait que l’année 2020 marquerait le siècle comme jadis 1918, avec la grippe espagnole, marqua le sien. Et le choléra et la peste ont également laissé l’empreinte de leur passage dans l’histoire de l’humanité.

L’année qui vient de s’achever a donné à l’homme l’occasion de se confronter à lui-même, en vivant une expérience à laquelle peu étaient préparés. Discipline et rigueur se sont imposées, jour après jour, comme les préceptes essentiels à observer. Lavage des mains, distanciation sociale, fin des embrassades et des serrages de mains dont, nous les latins, sommes si friands.

Ce fut pourtant difficile de se faire à l’idée que les léchouilles et les papouilles, les petites tapes amicales, les accolades fraternelles, et même le simple passage d’un objet, de main en main, allaient être proscrits, jusqu’à nouvel ordre. Il fallut endurer le confinement, l’attestation de sortie, la limitation géographique des déplacements, y compris pour le sport, le respect du marquage au sol et enfin, le port du masque, auquel les asiatiques sont rompus depuis plusieurs décennies.

Fort heureusement, le golf est un sport de gentleman ! Mais aussi ouvert et pratiqué brillamment par les Ladys. Golfeuses et golfeurs n’ignorent donc pas les règles de savoir vivre. Et le dernier qui a voulu me serrer la main après avoir observer sa pause pipi derrière les buissons du 18, soigne encore la tendinite de sa main tendue, qui ne trouva jamais la mienne.

Le monde du sport a surmonté l’épreuve que ce maudit virus nous impose. Et notamment le golf. Partout où ce fut possible, les tournois furent organisés. Et le LPGA Tour, comme les autres circuits féminins, ont fait face, avec succès, courage et détermination, à cette adversité qui nous promettait de rester cloué sur le canapé, à regarder les rediffusions pré pandémie. Les protocoles sanitaires, dans le monde du golf, ont été mis en place avec pragmatisme. Et nul besoin pour les responsables des divers circuits mondiaux, d’avoir fréquenté quelques hautes écoles de l’administration, pour se montrer efficaces. Mike Whan le premier, dont le bilan 2020 est remarquable.

En France, la Fédération française de golf et son désormais président, Pascal Grizot, se sont battus pour que les golfs et leurs parcours rouvrent le plus tôt possible, au terme du premier confinement. Direction, personnels et pratiquants ont démontré que le golf est une discipline pleinement compatible avec les gestes barrières et les consignes sanitaires les plus strictes. Aux Etats-Unis, la plupart des parcours sont restés ouverts et l’économie golfique ne s’est jamais aussi bien portée, que pendant cette crise sanitaire.

De notre côté, nous vous avons alerté, très tôt, dès le mois de février, sur la situation sanitaire, en diffusant toutes les informations en notre possession. Et en mars, nous avons relayé les informations liées aux gestes barrières ainsi que celles se rapportant à l’annulation ou la suspension des épreuves du circuit féminin.

Tout au long de cette année, notre groupe s’est enrichi de nouveaux membres, et l’année qui débute nous donne l’espoir de franchir le cap des 500. La présence de joueuses des circuits amateurs et professionnels, de leurs parents ou de leurs amis, valorise nos actions et nous confortent dans le bien fondé de cette démarche. Ce groupe s’est révélé, plus encore, être le vôtre par les commentaires réguliers à nos diverses publications. Votre présence, votre soutien, votre participation méritent un mot : Merci !

Depuis tout ces mois, si beaucoup d’entre vous ont pu taper leur petite balle blanche, sur leur parcours préféré, il est un fait que la vie quotidienne fut compliquée et qu’elle l’est encore. Le poids de la crise a autant pesé sur les esprits que le corps. Certains d’entre vous ont, sans doute, été directement confrontés à la maladie. D’autres ont peut-être été touchés par des problèmes économiques et d’emploi. Ou leurs proches. Nous savons que rien n’est simple en cette période et que l’avenir reste confus. Néanmoins, comme l’écrivait Jean Giono, « les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger».

C’est pourquoi, Jean-Luc Maisonhaute et moi-même, vous adressons nos meilleurs vœux, pour cette année 2021, avec cette carte gourmande, en espérant que l’évocation du sucré effacera l’amertume de 2020 et que cela vous aidera à patienter jusqu’à la reprise des championnats, fin janvier, et des jours meilleurs. Car il y en aura.

Aussi conclurais-je avec ces mots de Jean d’Ormesson : « Tout le bonheur du Monde est dans l’inattendu ».

Restez confiants, ne relâchez rien et prenez soin de vous.

Bonne année !

Ladies Lacoste Open de France : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi voit le jour en 1987 sous le nom de Letting French Open. Une appellation qui durera deux éditions avant de devenir l’Open de France Dames. C’est sur le parcours de Fourqueux, à Saint-Germain-en-Laye, qu’il va se disputer, jusqu’en 1989. Après trois années d’interruption, l’Open de France dames revient au calendrier mais dans le sud de la France, à Saint-Maxime, en 1993. Puis sur le parcours de Saint-Endréol, dans le Var, jusqu’en 1995. A partir de 1996, c’est à Arras, dans le Pas-de-Calais, que ce tournoi va progressivement trouver ses marques, même si en 1997 et 1999, c’est le paris International Golf Club qui est privilégié. Le tracé parisien retrouvera ce tournoi en 2010 et 2011, après 10 années passées à Arras. Dès 2012, en lien avec le sponsor principal, l’Open de France dame se déplace au Pays-Basque, dans le fief de la famille Lacoste, sur le parcours de Chantaco. Pour des raisons de travaux, le golf de Chantaco renonce à accueillir l’épreuve en 2018 et c’est le Golf du Médoc qui reçoit les féminines du circuit européen et mondial, depuis cette date. Le tournoi est inscrit au calendrier du Ladies European Tour

Les françaises lauréates de l’Open

Plusieurs françaises se sont illustrées dans cette épreuve et l’ont remporté. Après la victoire de Liselotte Neumann, pour la première édition en 1987, c’est Marie Laure de Lorenzi qui s’impose, sous son nom de jeune fille. Elle récidivera en 1993 et en 1995, avant de mettre un terme à sa carrière, en 2004, lors de l’Evian Masters. Patricia Meunier-Lebouc lui succédera en 2000, avant de remporter, trois ans plus tard, une victoire en majeur sur le LPGA Tour. Sacrée golfeuse de l’année après son titre de championne de France, Stéphanie Arricau s’impose en 2004 à l’Open de France dames. Puis, le niveau de golf européen augmentant, chez les féminines, anglaises, espagnoles, italiennes et allemandes se succéderont au palmares de l’épreuve, qui changera régulièrement de sponsors principal. Il faut attendre 2015 pour voir une française s’imposer, en la personne de Céline Herbin, qui évolue entre le Ladies European Tour et le LPGA Tour. Pour cette nouvelle édition, les chances de victoires françaises sont importantes puisque 24 tricolores sont présentes dans le champ. Dont Céline Herbin et Camille Chevalier ainsi que Lucie Malchirand, actuelle 12ème joueuse amateur au rang mondial.

  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2004 : Stéphanie Arricau (-7)
  • 2000 : Patricia Meunier-Lebouc (-17)
  • 1995 : Marie-Laure de Lorenzi (-9)
  • 1993 : Marie-Laure de Lorenzi (+3)
  • 1988 : Marie-Laure de Lorenzi

Les dix dernières victoires

  • 2019 : Nelly Korda (-15)
  • 2018 : Caroline Hedwall (-12)
  • 2017 : Christie Kerr (-17)
  • 2016 : Beth Allen (-14)
  • 2015 : Céline Herbin (-11)
  • 2014 : Azahara Munoz (-11)
  • 2013 : Azahara Munoz (-14)
  • 2012 : Stacey Keating (-14)
  • 2011 : Félicity Johnson (-14)
  • 2010 : Trish Johnson (-14)

Le parcours

Le golf du Médoc se situe aux portes des vignobles du Médoc, sur la commune du Pian-Médoc, au nord ouest de Bordeaux, sur la route du Taillan-Médoc. Réalisé sur un sol en terre de bruyère, typique de cette partie du Médoc, ce golf comporte deux tracés que sont le parcours des Vignes et celui des Châteaux. C’est sur ce dernier qu’a lieu le l’Open de France dames. Ouvert en 1989, il est l’œuvre de l’architecte américain Bill Coore. Il s’agit d’un Par 71 de 6576 m, réduit à 5799 m, pour ce tournoi. Il est décrit comme un golf s’inscrivant dans la plus tradition des golf écossais, tout en étant très éloigné de l’océan. Une végétation de pins maritimes, de bruyères et d’ajoncs bordent les larges fairway, ce qui complique rapidement le jeu lorsque le joueur égare sa balle. Tous les trous portent le nom d’un fameux château, dont certains sont des grands crus classés comme le Pichon Longueville Comtesse de Lalande, un Par 4 de 317 mètres, ou encore le Prieuré Lichine, un Par 3 de 165 mètres. De quoi vers le tour des grands vins du Médoc en pratiquant son activité préférée. Plusieurs pièces d’eau ponctuent ce tracé et augmentent la difficulté. Notamment sur les Par 3 du 5 et d 8, où il faut jouer au-dessus de l’eau. Sur les autres trous, les obstacles d’eau sont peu en jeu.

Dotations et sponsors

La dotation globale fut de 250 000 euros durant de nombreuses années, et au moins depuis 10 ans. En 2019, la dotation fut portée à 325 000 euros permettant à l’épreuve de figurer dans les 5 tournois les mieux dotés du circuit européen. Quant au partenaire principal, 5 sponsors se succédèrent depuis 1995 avec le soutien de Nestlé, concurrent du groupe Danone, propriétaire de la marque Evian. Ce n’est que depuis 2011, un an avant l’arrivée du tournoi à Chantaco, que la marque Lacoste, désormais propriété du groupe Suisse Maus Frère Holding, est le sponsor principal du tournoi.

La page Facebook du tournoi = ICI

Le site du L.E.T => ICI

Le plan du parcours = ICI

Dans le sac de Camille Chevalier

Crédit photo: @ejocosmeticsswitzerland

Cette semaine, à l’occasion du Ladies Lacoste Open de France, nous vous proposons de découvrir le sac de Camille Chevalier. La française est en forme et tous les regards sont braqués sur elle.

  • Driver : Callaway Epic – Shaft Ozik White Tie 5X04 R 55 gr
  • Bois 3 : Callaway Epic Flash 5
  • Hybrid 4 : Callaway Apex
  • Hybrid 5 : Callaway Apex
  • Fers : Callaway Apex pro PW à 8 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Fers : Callaway Apex 7 et 6 – Shaft Recoil 760 ES F3 R 68 gr
  • Wedges : Callaway Mac Daddy 46, 50, 54, 58 – Shaft KBS Tour 90 R
  • Putter : Ping Karsten TR B60

http://cchevaliergolf.com/