Ce soir, alors que l’info avait fuité dans plusieurs médias, la Fédération Internationale de Golf annonce qu’il y aura une épreuve mixte, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est en 2014, après les Jeux Olympiques de la Jeunesse, que cette idée avait commencé à faire son chemin. Cette année là, la Suédoise Linnea Strom avait remporté la médaille d’or avec son compatriote Markus Kinhult, frère de Frida, qui évolue sur l’Epson Tour et sur le LPGA Tour, selon ses droits de jeu.
Ce format mixte avait séduit le public et les athlètes et, depuis, certains avançaient cette idée d’en faire autant pour l’épreuve de golf des Jeux, qui rassemblent les meilleurs mondiaux.
Ainsi, la FIG a décidé de maintenir les épreuves en simple et d’ajouter une épreuve mixte, sur deux jours, avec un Foursomes puis un Fourball. Cette épreuve mixte se déroulera après l’épreuve individuelle hommes et avant celle des femmes.
Quant au système de qualification, il est simple puisque les joueurs et joueuses qualifiés en simple, de chaque pays, viendront former une équipe mixte. Reste à savoir comment, pour les pays qui disposeront de plusieurs joueurs qualifiés, la sélection pour cette équipe sera organisée.
La Fédération Internationale de Golf assure qu’il y aura, au moins, une équipe par pays.
La Française Perrine Delacour a remporté sa deuxième victoire sur le Ladies European Tour, dans des conditions venteuses, sur le parcours du Erinvale Country and Golf Estate.
Un tour de 70 (-2), comprenant quatre birdies et deux bogey, a suffi à Delacour pour décrocher sa deuxième victoire sur le LET, avec un score de 14 sous le Par. Elle a été maintenue sous pression par un classement en constante évolution ce dernier jour, avec plusieurs joueuses en capacité de s’imposer.
Après un début de journée compliqué à cause d’un bogey au 1 et d’un second sur le par 4 du trou n°6, la Française a finalement réussi à faire décoller sa journée par un premier birdie sur le Par 5 du trou n°7, et un second au trou n°9.
Se retrouvant à égalité avec la Sud-africaine de 20 ans, Kiera Floyd, avec le score de –11, Delacour commit quelques erreurs, notamment sur le Par 5 du du trou n°13 en tentant de prendre le green au second coup, en ratant à gauche, mettant sa balle en contrebas du green, et dans le rough. Cette tentative inconsidérée lui fit perdre l’avantage d’aller chercher un birdie. Puis, sur le Par 3 du trou n°14, Delacour envoya sa balle totalement à droite, hors du green. Menacée par Tamburlini qui jouait de manière plus précise, et qui réalisa un birdie sur ce trou, ainsi que Par la Sud-africaine Kiera Floyd, Delacour reprit ses esprits et signa un très opportun birdie sur le Par 4 du trou n°15, en allant chercher le mat au second coup. Propulsée à –13, la Française se donna un peu d’air.
Pour autant, Perrine Delacour sembla retrouver de la confiance et joua nettement mieux. Sur l’attaque du green du 16, elle trouva le fond du green et vit sa balle revenir vers le mat tout en glissant à gauche. Avec un putt pour birdie à environ 3,5 mètres. Floyd planta le mat mais ce coup ne fut pas plus payant que celui de la Française. Quant à la Suissesse Tamburlini, elle logea sa balle dans le bunker.
Finalement, en confiance avec son putting, Perrine Delacour signa un birdie pour progresser à –14, tandis que Floyd manqua son putt pour birdie et que Tamburlini concéda un bogey.
Au 17, la Française trouva un Par alors que la Sud-africaine Alexander signa un dernier birdie au 18 pour prendre, seule, la seconde place, à –12, sous des applaudissements nourris, et partisans.
Possédant deux coups d’avance sur Alexander, Delacour assura le 18 en réalisant deux putt afin de signer sa second victoire sur le Ladies European Tour, après un début de saison loin des meilleures. « Je suis vraiment heureuse et cette victoire me fait vraiment plaisir. Je n’ai pas commencé comme je l’aurais souhaité, mais j’ai réalisé un superbe coup au 15, probablement mon meilleur de la semaine, en réussissant un birdie et en conservant cette dynamique au 16 pour réaliser un superbe putt », a déclaré la double lauréate du LET. « Sur le dernier trou, je voulais juste être sur le green, car je savais que j’étais en tête, mais je ne savais pas de combien de coups je l’étais», confia celle qui était encore sur le LPGA Tour l’an dernier.
Delacour a terminé ex æquo au Joburg Ladies Open la semaine dernière et est donc très satisfaite de ce résultat. Elle poursuivit ainsi : « c’est vraiment formidable de gagner, car j’ai eu un début d’année difficile. J’ai reçu un soutien incroyable de la part de mon équipe, qui continue de croire en moi et de me faire confiance, donc j’en suis très heureuse. J’ai beaucoup regardé le classement, mais j’essayais aussi de rester concentrée».
La joueuse de 31 ans participera à la LPGA la semaine prochaine et retournera donc à Orlando. « Mon frère sera sur le coup la semaine prochaine, j’ai hâte. On se retrouve tous les deux à Los Angeles et on fêtera probablement ça en famille. La famille est très importante pour moi, donc ce sera un plaisir de l’avoir avec moi », a-t-elle poursuivi.
Delacour a remporté son premier titre LET l’an dernier au Dormy Open d’Helsingborg, en playoff contre l’Allemande Helen Briem.
Belle performance d’Alexander
La Sud-africaine Casandra Alexander a terminé à deux coups derrière la Française, réalisant un 66 (-6) pour terminer la semaine avec le score de –12. « C’était plutôt bien aujourd’hui », a déclaré Alexander. Il y a eu deux bogey sur les neuf premiers trous, ce qui va encore me tracasser pendant longtemps. Ce matin, j’ai dit à mon caddie : « on va se donner de l’espace, faire de bons putts et voir ce qui se passe». Mon manager marchait avec moi et je voyais bien qu’il commençait à s’impatienter, mais je lui ai dit : « ne t’inquiète pas, j’aime bien les neuf derniers trous, on y va doucement».
Les 18 derniers trous ont été marqués par une série de birdies et un eagle, ce qui a fait de cette dernière journée une bonne performance pour la joueuse de 25 ans, jouant à domicile. « J’ai regardé le classement à plusieurs reprises sur les neuf derniers trous », a-t-elle poursuivi. « Je me suis dit : « essayons d’atteindre le score de -10 », car je trouvais que ce n’était pas trop difficile». Le birdie sur le dernier trou a probablement été l’une des meilleures sensations de ma vie, et je n’ai même pas encore gagné le tournoi, donc c’était plutôt cool devant mon public ».
Ce tournoi marque le dernier événement du Sunshine Ladies Tour de la saison et Alexander a ainsi remporté l’Ordre du Mérite Investec, terminant avec 3 149 points.
L’Australienne Kelsey Bennett et l’Anglaise Bronte Law ont terminé à égalité à la troisième place avec un score de 11 sous le par après 72 trous.
Bennett, qui avait débuté la journée à égalité en 8e position, a concédé son seul coup de la journée au 5e trou, avant d’enchaîner trois birdie sur les neuf derniers trous. « Je me suis simplement donné beaucoup d’opportunités, alors je suis contente d’en avoir concédé quelques-unes sur les neuf derniers trous », a déclaré Bennett. « Je n’ai pas trop regardé le classement jusqu’à ce que j’enchaîne trois birdie et que je dise à Michele ( son caddie et partenaire) : « Je dois voir ». Et là, c’était plutôt bien ».
Bronte Law a réalisé une dernière journée sans bogey, ce qui a permis à la triple vainqueur du LET de terminer sur une note solide.
La Sud-Africaine Kiera Floyd a terminé seule cinquième. La jeune femme de 20 ans, à deux coups du leader avant la dernière journée, a bénéficié d’un excellent soutien local tout au long du tour.
Trois joueuses ont terminé à égalité à la sixième place : Ginnie Ding (Hong Kong), Laura Fuenfstueck et Chiara Tamburlini, toutes trois à neuf coups sous le par après les quatre tours.
L’Indienne Diksha Dagar et la Galloise Chloe Williams ont complété le top 10, avec huit coups sous le par.
Les autres Françaises encore dans le champ ont connu une journée compliquée, quittant la meilleure partie du leaderboard dans cette journée. Herbin et Laisné ayant réussit, tout de même, à jouer sous le Par dans cette dernière journée.
La Sud-Africaine Gia Raad a remporté le trophée Jacky Mercer, se classant meilleure amatrice après 72 trous, à la 50e place. Ce trophée lui a été remis dimanche par Barbara Pestana, directrice exécutive de la WPGA. Il a été judicieusement baptisé Trophée Jackie Mercer, en hommage à l’une des meilleures golfeuses sud-africaines et cofondatrice de la WPGA. Aujourd’hui, ce trophée compte de nombreux noms illustres, dont Ashleigh Buhai, multiple lauréate, devenue professionnelle et actuellement meilleure golfeuse professionnelle d’Afrique du Sud.
Ordre du mérite
Dans l’Ordre du Mérite du LET, Mimi Rhodes est toujours en tête du classement avec 1 036,50 points. L’Anglaise Cara Gainer conserve la deuxième place avec 905,18 points, et Casandra Alexander est désormais troisième avec 651,10 points.
Après huit tournois disputés, Rhodes reste en tête du classement des recrues de l’année, suivie de Kajsa Arwefjall et de l’Anglaise Darcey Harry.
Le prochain événement au programme du LET est le Championnat Aramco de Corée, qui se déroulera au New Korea Country Club du 9 au 11 mai.
La Française Perrine Delacour a réalisé un tour de 70 (-2) samedi, prenant ainsi deux coups d’avance à l’Investec SA Women’s Open, reprenant la tête de ce tournoi, qu’elle a dominé au premier tour.
Delacour, qui a débuté la journée à un coup de la tête, a pris l’avantage avec deux coups d’avance, avant le dernier tour sur le parcours du Erinvale Country and Golf Estate. Ce moving day a été marqué par une météo contrastée par rapport aux deux premières journées, avec des pluies intermittentes et des vents changeants, soufflant assez fort. Ces conditions ont joué un rôle important, notamment sur les neuf derniers trous très exposés, mettant les joueuses à rude épreuve tout au long de la journée.
La joueuse de 31 ans a su gérer les conditions difficiles et a su jouer sous pression, à seulement 18 trous de la fin. « C’était vraiment difficile aujourd’hui », a déclaré l’ancienne lauréate du LET. « J’avais du mal à faire des birdie aujourd’hui et j’ai juste essayé de rester patiente. Si les birdie arrivaient, tant mieux, sinon, le Par était bon». Elle a réalisé trois birdie sur les neuf premiers trous, puis a concédé son seul coup de la journée au 11e trou. « Je vais garder le même état d’esprit, rester patiente, faire de mon mieux, et on verra bien où on en est à la fin. Il reste encore 18 trous à jouer, donc il reste encore beaucoup de golf et tout peut arriver », a déclaré la Française.
Delacour visera demain sa deuxième victoire sur LET, après avoir remporté son premier tournoi, l’an dernier, au Dormy Open d’Helsingborg, en barrage avec l’Allemande Helen Briem.
En deuxième position, la Sud-Africaine Kiera Floyd a profité des neuf premiers trous pour réaliser trois birdie. Les neuf derniers ont été plus difficiles, avec trois bogey et trois birdie, mais elle a réalisé une bonne journée avec un score de -10 après 54 trous. « C’était difficile. Il suffisait de rester dans le coup et les neuf derniers trous m’ont beaucoup aidée », a déclaré la joueuse de 20 ans.
Floyd a conclu avec un birdie au dernier trou, ce qui lui permet de s’installer confortablement à la deuxième place. La joueuse du Sunshine Ladies Tour est passée tout près d’un trou en un sur le 12, où un million de rands sont en jeu. « Perrine est une bonne joueuse, donc ce sera difficile », a déclaré la Sud-Africaine, qui permet de mettre en avant le talent d’une joueuse locale.
Elle a réalisé un mois impressionnant, avec un tour de 60 pour remportant sa première victoire professionnelle sur le SLT lors du Platinum Ladies Open, sur le parcours du Blair Atholl Golf and Equestrian Estate. À un coup de la Suissesse Chiara Tamburlini, leader du jour, pointe désormais à la troisième place avec neuf coups sous le par.
L’Allemande Laura Fuenfstueck, qui avait débuté la journée à égalité, à quatre coups du leader, a réalisé un bon tour solide avec un score de un coup sous le Par, et huit coups sous le Par au total. « Je suis contente d’être sous le par. Je pense qu’au début de la journée, j’aurais volontiers pris ce score, donc je suis contente de ne pas en être trop loin », a déclaré la joueuse de 30 ans. « Demain, je vais simplement essayer de frapper des coups sûrs, de bien choisir mes numéros, de choisir les bons clubs et de m’en tenir à mon plan de jeu », a déclaré Fuenfstueck, qui a disputé sa 100e participation au LET lors de la Coupe Lalla Meryem en février.
Trois joueuses sont ex-aequo à la cinquième place : la Norvégienne Dorthea Forbrigd, l’Italienne Alessandra Fanali et l’Anglaise Bronte Law, toutes trois à sept coups sous le par.
Le classement est serré, avec cinq joueuses ex-aequo à la huitième place que sont la Galloise Darcey Harry, la Sud-Africaine Casandra Alexander, l’Américaine Brianna Navarrosa, l’Australienne Kelsey Bennett et l’Allemande Aline Krauter, à un coup derrière, à six coups sous le Par.
Nadaud quitte le Top 5
Si Perrine Delacour focalise l’attention, il ne faut pas oublier les autres Françaises en lice dans ce tournoi, qui ont franchi le Cut. Et tout d’abord Nastasia Nadaud, qui était 4e hier, et qui a vécu un troisième tour difficile. Si à l’aller elle réussissait à se maintenir, au retour, avec le vent, la Française est partie à la faute à trois reprises, concédant deux bogey et un double, sur le Par 4 du 17, qui a été le plus pénalisant. Cette journée en 75 lui a fait perdre sa place dans le Top 5 pour se retrouver 20e à –4.
Céline Herbin rétrograde également en passant de la 16e à la 50e place, dans el Par, en ayant concédé, elle aussi, trop de bogey, et un double, pour un seul birdie. Néanmoins, on a pu la voir bien maîtriser l’attaque du green du 14, au moment où le vent soufflait particulièrement fort. En revanche, Agathe Laisné et Ariane ont gagné du terrain en se retrouvant à la 34e place, non grâce à leur score du jour (74), mais grâce au jeu des chaises musicales qui s’est installé dans cette journée où chaque coup fut difficile.
Emie Peronnin rejoint Céline Herbin à la 50e place, avec un tour en 74, alors que Agathe Sauzon a joué 75 et que Lucie Malchirand à signé une carte de 77, les plaçant très loin en fond de tableau.
Ce fut donc une journée compliquée pour de nombreuses joueuses, et surtout pour la majorité des Françaises qui ne sont pas en capacité de jouer une place dans le haut du tableau. Mais si Perrine Delacour parvenait à s’imposer, dimanche, ce serait une belle consolation pour le golf féminin Français, sur le circuit européen.
Le quatrième et dernier tour de l’Investec SA Women’s Open débutera demain à 9h00 (heure locale). Les leaders, Delacour, Floyd et Tamburlini, prendront le départ à 11h01 (heure locale).
La Suissesse Chiara Tamburlini a réalisé un tour de 65 (-7) et dispose d’une avance d’un coup à mi-parcours de l’Investec SA Women’s Open, sur la Française Perrine Delacour.
La triple gagnante du LET a débuté la journée à trois coups du leader, à la 10e place, mais a réalisé une deuxième journée sans bogey sur le parcours du Erinvale Country & Golf Estate.
Prenant son départ au trou n°10, Tamburlini a pris un départ canon avec deux birdie consécutifs, puis en a ajouté deux autres aux trous 16 et 17. Après avoir fait demi-tour, la joueuse de 25 ans a poursuivi sur sa lancée avec trois birdie supplémentaires, terminant le tour à sept sous le par.
« Je suis vraiment satisfaite de ma performance aujourd’hui », a déclaré la Suissesse. « J’ai fait quelques pars, mais tous les chips que j’ai frappés, je les ai frappés assez près. J’ai converti certaines de mes bonnes approches et, dans l’ensemble, c’était une très bonne journée».
Ce fut une chaude journée au Cap, avec le vent s’est levé à mi-parcours pour Tamburlini. « On a eu du mauvais temps, donc je ne m’en plains pas. Le vent qui s’est levé sur les neuf derniers trous était très irrégulier, il fallait donc être adaptable tout le temps », a-t-elle déclaré.
La joueuse de 25 ans est rentrée chez elle après le Ford Women’s NSW Open pour prendre deux semaines de repos et soigner son poignet.
La lauréate de l’Ordre du mérite LET 2024, et du titre de rookie de l’année, n’ajoute aucune pression à son jeu et se fixe plutôt des objectifs plus modestes. « Ce sera difficile d’y parvenir à nouveau, car il y a beaucoup de bonnes joueuses. Bien sûr, je veux tenter de remporter un nouveau tournoi, mais pour cela, je sais que je dois frapper de bons coups et c’est là-dessus que je me concentre », a-t-elle poursuivi. Les Suisses ont également réalisé le meilleur tour de la journée, avec un score de sept coups sous le par, améliorant ainsi le score d’hier de trois coups.
Delacour à un coup, et sans caddie !
À un coup se trouve la Française Perrine Delacour, leader du tournoi, la veille, avec une performance impressionnante, sans aucun bogey sur 35 trous avant de perdre son avance, sur le dernier trou. « Ces deux belles journées de golf ont été un vrai plus. La vue est très agréable, même si j’ai réussi un trois putt sur le dernier trou. On regarde la vue et on se dit : « OK, c’est bon, c’est juste du golf, alors j’ai hâte d’être au week-end », a déclaré la joueuse de 31 ans. « Le vent semblait se lever un peu à un moment, mais il a été très irrégulier tout le temps. Il faut être patient, car on ne peut pas contrôler l’impact du vent sur la balle. Je vais juste faire de mon mieux pendant les deux prochains jours et voir où ça nous mène», ajoutait la Française.
Le début du tournoi était prometteur pour l’Allemande Aline Krauter, également leader ex-aequo avec Delacour hier, qui affiche, ce soir, un score de –8.
La joueuse de 25 ans, qui bénéficie d’un caddie local cette semaine, est toujours très en lice avant le week-end, à 3 coups de Tamburlini. « La journée a été un peu plus difficile qu’hier. Je pense avoir eu un peu plus de mal, mais globalement, je suis restée très stable. J’ai raté quelques coups, mais ce n’est pas grave. Si je peux réussir de bons putt ce week-end, ce serait bien, et on verra bien où mon jeu me mène. Je suis simplement contente que mon jeu évolue dans la bonne direction, quoi qu’il arrive », a-t-elle déclaré.
Sept joueuses partagent la quatrième place après 36 trous : l’Anglaise Bronte Law, la Française Nastasia Nadaud, les Sud-Africaines Kiera Floyd et Gia Raad, l’Allemande Laura Fuenfstueck, l’Australienne Kelsey Bennett et l’Irlandaise du Nord Annabel Wilson sont toutes à sept coups sous le par.
Après 36 trous, la Sud-Africaine en tête est Kiera Floyd, actuellement à égalité en 4e position. Floyd a failli réaliser un tour sans bogey et était si proche de se rapprocher de Tamburlini, mais un bogey sur trois putts au dernier trou lui a permis de terminer à sept coups sous le par (67).
La Sud-Africaine Danielle du Toit a réalisé un autre trou en un au 14. Il s’agit du deuxième trou en un en deux jours, après celui de la Namibienne Bonita Bredenhann, qui a réussi un ace sur le même trou hier.
Le Cut est tombé à un coup sous le par, qualifiant 70 joueuses pour les deux derniers jours de compétition.
Les Françaises Nastasia Nadaud (-7), Céline Herbin (-5), joueront ce week-end, tout comme Ariane Klotz qui passe son troisième Cut de la saison, avec une 25e place à –4, partagée avec Agathe Laisné. Lucie Malchirand, Emie Peronnin et Agathe Sauzon sont les dernières Françaises à franchir ce Cut. Anne-Charlotte Mora, Camille Chevalier et Anne-Lise Caudal en reste là, tout comme Vanessa Bouvet qui découvre la dure réalité du statut de professionnel, elle qui a déclaré dans les médias se fixer comme objectif le LPGA Tour. D’autres en ont rêvé, et elles n’y sont jamais parvenu.
Le troisième tour de l’Investec SA Women’s Open débute demain matin à 9h00 (heure locale), les leaders prenant le départ à 11h01 (heure locale).
Bonne nouvelle pour la Française qui vient de connaître un début de saison en dessous de ses capacités.
La Française Perrine Delacour et l’Allemande Aline Krauter se partagent la tête de la première journée de l’Investec SA Women’s Open, après avoir débuté par un 65 (-7) sur le parcours du Erinvale Country & Golf Estate.
La Française Perrine Delacour a réalisé un parcours vierge de bogey, avec un eagle au troisième trou, ce qui lui a permis de bien démarrer sa journée. La joueuse de 31 ans, qui évolue sur les circuits LPGA et LET, a poursuivi sur sa lancée avec un birdie au trou suivant et a ajouté quatre points supplémentaires à son score. « Je suis plutôt satisfaite de mon parcours. J’avais des difficultés la semaine dernière, mais ça s’améliore cette semaine. Le parcours est magnifique. Après une journée difficile ou un mauvais coup, on regarde la vue et on se dit : « C’est beau, ça aide à décompresser », a déclaré la gagnante du LET. Elle a poursuivi : « Je suis détendue et j’accepte que ce soit normal de rater quelques coups. J’ai une bonne équipe autour de moi, ce qui est formidable et ça m’aide vraiment. Je dois juste continuer à faire confiance au processus et voir où cela nous mène. Il nous reste encore beaucoup de golf à jouer », confia la Française.
Elle a remporté son premier titre LET au Dormy Open Helsingborg 2024 en Suède et visera un deuxième titre cette semaine.
L’Allemande Aline Krauter a concédé son seul coup durant cette journée, pour terminer à sept coups sous le par (65), sous un temps ensoleillé et calme. Elle a réalisé huit birdie sur les neuf premiers et les neuf derniers trous, ce qui lui a permis de rester constante tout au long des 18 trous. Krauter, accompagnée de ses parents cette semaine, a déclaré après sa partie : « c’était incroyable. J’ai commencé par un birdie, puis j’ai enchaîné avec un bogey, ce qui est toujours un peu décevant après un bon premier trou, mais j’ai été super stable aujourd’hui. Il n’y avait pas autant de vent que ce que j’ai entendu dire ici, ce qui était vraiment agréable, et j’en ai profité. J’ai hâte d’entamer la semaine », a déclaré la joueuse de 25 ans.
Krauter est venue en Afrique du Sud pour la première fois il y a deux ans et elle adore y retourner. Le classement est serré, avec trois joueuses partageant la troisième place, dont la Namibienne Bonita Bredenhann, la Tchèque Sara Kouskova et la Française Lucie Malchirand, à six coups sous le par (66). La Namibienne Bredenhann a réussi un trou en un au 14 : « c’était incroyable », a-t-elle déclaré. « J’ai discuté avec mon caddie pour savoir quel fer choisir, puis j’ai décidé, à 158 mètres, de choisir le fer 6. J’ai pris le club et, quand je l’ai frappé, il est parti magnifiquement et l’instant d’après, la balle était dans le trou. J’ai crié « oui », puis j’ai regardé le tableau et il indiquait 500 000 rands sud-africains pour les troisième et quatrième tours. C’était un mauvais jour, mais je suis quand même très contente», confia la joueuse de 30 ans. Bredenhann réalise ainsi son deuxième trou en un en deux mois, et espère en faire un autre ce week-end.
La Française Lucie Malchirand a connu un bon début de tournoi, sans aucun bogey et a enchaîné une suite de birdie sur les trous trois, quatre et cinq. « C’était un très beau tour, pour être honnête », a déclaré la joueuse de 22 ans. « J’en ai juste raté deux ou trois pour, ce qui explique pourquoi ce n’est pas un tour parfait, mais c’était incroyable. Je me sentais bien sur le parcours. Je me sentais bien dans ma tête ». La Française qui n’a commencé à travailler avec son caddie qu’il y a trois semaines, ce qui constitue un bon début pour ce duo.
Quant à Kouskova, elle a réalisé sept birdie dans ce premier tour, et a concédé son seul coup de la journée au 14. « Nous avons profité des Par cinq. J’étais vraiment contente de cette série de birdie, mais évidemment, il ne faut pas trop y prêter attention, et j’ai juste essayé de continuer sur cette lancée. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir – trois tours, donc tout peut arriver», précisa la Tchèque.
La joueuse de 25 ans a réalisé un bon début de saison, avec une sixième place ex æquo à l’Australian Women’s Classic et une quatrième place ex æquo au Ford Women’s NSW Open. La Tchèque visera sa première victoire sur le LET cette semaine.
Nadaud dans le Top 10, sans bogey !
Quatre joueuses partagent la sixième place, avec un score de cinq coups sous le Par, à l’issue de la première journée. L’Allemande Laura Fuenfstueck, la Sud-Africaine Gia Raad, l’Autrichienne Emma Spitz et la Française Nastasia Nadaud ont toutes signé des cartes de 67 (-5). Nadaud qui réalise une première journée encourageante sans l’ombre d’un bogey.
De son côté, Laura Fuenfstueck a réalisé une impressionnante série de birdie sur les neuf premiers trous, en en inscrivant quatre d’affilée. « C’était vraiment sympa. Encore un, encore un. Globalement, c’était une bonne journée, et les greens roulent vraiment bien. Le parcours est dans un état exceptionnel et j’ai gardé le pied sur l’accélérateur. J’ai ensuite commis quelques bogey, pas vraiment mauvais, mais en étant un peu trop agressive sur certains », a-t-elle déclaré. Fuenfstueck qui est accompagné de quelques entraîneurs allemands : « ils m’ont aidée à récupérer et à me ressourcer, à m’aider sur le practice et à travailler, ce qui a été formidable », a-t-elle déclaré.
Raad, meilleure amateur
La Sud-Africaine Gia Raad est la meilleure amateur, avec un score de 67. Raad a concédé son seul coup de la journée au 17, tout en ayant bien débuté par un birdie au second trou.
Egalement à –6, l’Autrichienen Spitz, qui fête son anniversaire aujourd’hui, a réalisé un parcours solide avec six birdie. « Je pense que j’ai eu beaucoup d’occasions que je n’ai pas concrétisées, mais sur les derniers trous, j’ai finalement réussi à les exploiter. Je suis vraiment satisfaite de ma performance aujourd’hui.»
Marianne Skarpnord, actuellement 10e, est une habituée de ce tournoi, puisqu’elle l’a remporté en 2013, mais sur un autre parcours : le Southbroom Golf Club.
Rhodes ne fera pas la passe de trois !
L’Anglaise Mimi Rhodes a malheureusement dû déclarer forfait pour cause de blessure, laissant sa compatriote débutante Brianna Navarossa prendre la relève en tant que première remplaçante. Navarossa a réalisé une belle performance sur les 18 premiers trous, réalisant quatre coups sous le Par, en se classant également ex æquo à la 10e place.
Cette semaine marque la 100e participation de l’Anglaise Rosie Davies au LET, et elle a terminé avec un score de –1.
Le deuxième tour de l’Investec South African Women’s Open se poursuit demain. Les deux premiers groupes débuteront à 7h15 (heure locale) et la diffusion en direct sera disponible de 15h à 18h (heure locale).
Ce tournoi est une épreuve historique du golf féminin en Afrique du sud et fut, tout d’abord, dénommé le South African Women’s Open. C’est en 2012 que l’épreuve est intégrée au calendrier du LET, durant deux ans, avant de partir sous le pavillon du Sunshine Ladies Tour. Et depuis 2018, l’épreuve est co-sanctionnée par ses deux organisations.
Parmi les lauréates, deux noms bien connus reviennent régulièrement, que sont ceux de Lee-Anne Pace, quintuple vainqueur de l’épreuve, de Ashleigh Buhai, double vainqueur.
Le champ de joueuses
Au nombre de 120 l’année dernière, elles sont 132 cette année, avec 90 joueuses issues du LET, 25 venant du Sunshin ladies Tour et 17 invitées.
Le Cut retiendra les 60 meilleures, et ex æquo, après les deux premiers tours, d’un tournoi qui se déroule sur quatre jours.
Le gratin du LET est présent avec, notamment, Chiara Tamburlini, Trichat Cheenglab, Cara Gainer, Bronte Law, Alexandra Forsterling, Sara Kouskova, Annabel Dimmock, Helen Briem, Diksha Dagar, Ana Pelaez Trivino, Nuria Iturrioz, Lee-Anne Pace, Aline Krauter, Lily May Humphreys, Chiara Nora ou encore Mimi Rhodes, double vainqueur cette saison.
Ainsi que les Françaises Perrine Delacour, Agathe Sauzon, Nastasia Nadaud, Céline Herbin, Ariane Klotz, Vanessa Bouvet, Agathe Laisné, Camille Chevalier, Lucie Malchirand, Anne-Charlotte Mora, Emie Péronnin et, bien sûr, Anne-Lise Caudal.
Les rookie dans le champ
Elles sont 17 dans le champ, dont une Française.
Kajsa Arwefjall (Suède)
Vanessa Bouvet (France)
Sara Byrne (Irlande)
Daniela Darquea (Equateur)
Megan Dennis (Angleterre)
Ginnie Ding (Singapour)
Blanca Fernandez (Espagne)
Anna Foster (Irlande)
Amelia Garvey (Nouvelle-zélande)
Darcey Harry (Pays de Galles)
Natacha Host Husted
Kaiyuree Moodley (Afrique du sud)
Alessia Nobilio (Italie)
Avani Prashanth (Inde)
Mimi Rhodes (Angleterre)
Annabel Wilson (Irlande du Nord)
Anna Zanusso (Italie)
Les amateurs dans le champ
Gia Raad (Afrique du sud)
Kesha Louw (Afrique du sud)
Lisa Coetzer (Afrique du sud)
Les vainqueurs depuis 2012
2024 : Manon De Roey (-14)
2023 : Ashleigh Buhai (-22)
2022 : Lee-Anne Pace (Par)
2021 : Lee-Anne Pace (+2)
2020 : Alice Hewson (-5)
2019 : Diksha Dagar (-5)
2018 : Ashleigh Buhai (-9)
2017 : Lee-Anne Pace (-8)
2016 : annulé
2015 : Lee-Anne Pace (+3)
2014 : Lee-Anne Pace (-5)
2013 : Marianne Skarpnord (-3)
2012 : Caroline Masson (-1)
Le parcours
Changement de parcours, cette année, avec le Erinval Country and Golf Estate, situé au sud est de la ville du Cap. Un tracé réalisa par Gary Player en 1995, à proximité des massifs montagneux Hottentots Holland et de Helderberg, offrant une vue sur False bay, au sud de la ville du Cap.
Ce tracé, réalisé tout en longueur, est parsemé de lotissements et comporte plusieurs pièces d’eau, qui ne sont pas toutes en jeu. Un cours d’eau serpente également au niveau du fairway du trou n°2, du Par 3 du trou n°8, le long du fairway du trou n°9, coupe le fairway du trou n°10, et revient vers le trou n°11 puis le 12, alors qu’il faut survoler une immense pièce d’eau au départ du Par 3 du 14. De nombreux arbres agrémentent les abords de chaque trou, et certains green sont assez étroits. Plusieurs fairway se rétrécissent en arrivant vers le green et quelques pentes pourront piéger les joueuses, lors des mises en jeu.
En sommes, malgré son cadre pittoresque, ce parcours nécessite de la stratégie et de la précision, et il faut peut-être s’attendre à ce que les scores ne soient pas très bas, le premier jour.
Ce tournoi recevait, l’an dernier, une dotation de 320 000 dollars pour une prime au vainqueur de 48 000 euros. Pour cette nouvelle édition, la dotation est en hausse de 20 000 euros.
Ce tournoi s’est achevé par la victoire inattendue de la Suédoise Madelene Sagstrom, car durant les phases qualificatives, d’autres joueuses semblaient intouchables. Mais le jeu du match play en a décidé autrement, permettant de dire que cette édition fut remarquable.
Mais avant que Madelene Sagstrom devienne la nouvelle reine de ce tournoi, d’autres événement ont marqué ce week-end.
Boutier, défaite mais héroïque !
S’il y a un match à retenir, c’est celui qui a opposé la Française Céline Boutier à la Sud-africaine Ashleigh Buhai, en huitième de finale. Jamais un match n’avait été aussi loin que 28 trous, dans ce tournoi, et il faut rendre hommage à la combativité des deux joueuses, ainsi qu’à leur talent. « Ce fut un match très difficile, très éprouvant. J’ai l’impression qu’on a toutes les deux joué de manière assez régulière » confiera Céline Boutier après avoir vaincu Buhai au terme du 28e trou, grâce à une meilleure approche du mat qui lui a laissé un putt d’environ un mètre, contre un peu plus de 6 mètres, pour son adversaire. « J’ai eu quelques occasions, et elle aussi. Nous avons tenu jusqu’au bout et je suis contente que ce soit fini » ajoutait la Française qui allait affronter, une heure plus tard, la Suédoise Madelene Sagstrom, vainqueur de l’Espagnole Carlota Ciganda, en 19 trous.
Les félicitations ont afflué de toute part pour saluer la performance de la Française, et jamais on avait autant entendu parler de Céline Boutier, sur l’antenne de Golf Channel US, depuis son année exceptionnelle, en 2023.
Malheureusement, la fatigue aidant, celle qui est devenue l’icône Française du golf mondial devait s’incliner face à Madelene Sagstrom, dès le dimanche matin, après que son match fut interrompu par l’obscurité, samedi soir, et que les deux joueuses étaient à égalité, après 18 trous. Sagstrom s’imposait à nouveau, au détriment de la Française qui venait de s’épuiser dans une journée marathon : « ce fut une très longue journée. Je me sens un peu fatiguée, mais je crois que ce fut un bon match une nouvelle fois cette après-midi », avait confié la Française, samedi soir. Et elle avait ajouté espérer s’engager un peu plus dans ce match face à Madelene Sagstrom. Ce fut finalement la Suédoise qui eut l’avantage. « Je pense que nous aurions pu terminer ce match samedi soir, mais nous nous sommes battues avec acharnement. Nous courrions partout pour y arriver. J’étais fatiguée hier et ce matin ça allait. Je suis contente d’avoir fini » confia Sagstrom en sortant vainqueur de ce quart de finale, sans savoir que de plus belles émotions l’attendaient !
La défaite surprise de Thitikul
Avec une Nelly Korda en dessous de son niveau habituel, plusieurs joueuses sortaient du lot, mais une était regardée comme favorite. C’est la Thaïlandaise Atthaya Thitikul qui endossa ce rôle, elle qui expédia son match 8&7, face à la joueuse Russe Nataliya Guseva, pourtant sortie vainqueur de son groupe.
Mais face à Angel Yin, dans un bon jour, semblable à celui où elle s’imposa en Thaïlande, au mois de février, Thitikul ne parvint pas à imposer son jeu. Pire que tout, elle fut en difficulté face à la longueur de jeu que peut déployer l’Américaine. Mais Angel Yin était en sursis et elle aussi sembla accuser la fatigue, dès le tour suivant.
La boulette de Jutanugarn en demi-finale
Cette demi-finale allait encore réserver des surprises. Donnant le sentiment d’avoir retrouvé sa capacité à dominer l’adversité, la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn domina son nouvel adversaire, dans cette avant dernière phase éliminatoire. Immédiatement menée 1up, l’Américaine Lauren Coughlin semblait incapable à réagir, puisqu’au trou n°7, c’est par 3up que Jutanugarn avançait vers la qualification. Coughlin eut une réaction, au trou n°9, en trouvant un birdie pour réduire la marque à 1up, après que Jutanugarn eut concédé un bogey, au trou précédent. Mais dès le Par 4 du trou n°10, l’Américaine se retrouva 2 down, et ce jusqu’au trou n°15. Dès lors, la victoire de la Thaïlandaise sembla inéluctable. Jusqu’à ce qu’elle commette une faute, puis une autre et que le sens du match s’inverse.
Déjà en difficulté avec sa mise en jeu, au départ du 15, Ariya Jutanugarn commença également à manquer de présence d’esprit dans ses approches. Si Coughlin réussit à sortir sa balle du rough, au bord du green, pour l’amener à une dizaines de centimètres du trou, Jutanugarn se laissa un putt d’environ 8 mètres, et ne putt conserver son avance, en sortant du trou n°16. Puis, le ciel lui tomba sur la tête, sur le Par 3 du 17, qui fut le théâtre de nombreux moments périlleux.
La Thaïlandaise mit en jeu, trop court, et vit sa balle atterrir dans le pente de rough, sous le green, près du bunker. Alors que Coughlin trouva le green, à gauche du mat.
N’ayant pas d’autre choix que de remonter cette balle, Jutanugarn chercha à monter la balle, en ouvrant la face de club. Mais sa balle ne décolla par comme prévu, et lui passa sous le nez pour filer juste à côté dans le bunker. Dès lors, en jouant son 3e coup, la Thaïlandaise sût que le Par serait une mission impossible. Logeant sa balle à environ 8 mètres derrière le mat, la Thaïlandaise se retrouvait en situation de double bogey. Coughlin offrit le putt et les deux joueuses filèrent au 18, en étant à égalité. Manifestement affectée par cette situation, l’ancienne numéro un mondial perdit pied en envoyant sa balle dans le bunker de green puis en ne parvenant pas à réaliser une sortie capable d’amener sa balle dans la bonne pente du green, vers le mat. Contrainte à un nouveau putt très long, Jutanugarn perdait ce match, après l’avoir dominé durant 15 trous. Telle est la dure loi du match play.
Lauren Coughlin retrouvait Madelene Sagstrom, en finale, pour un match que nul n’aurait imaginé en début de semaine, comme conclusion de ce tournoi.
Coughlin, une sérieuse adversaire de match play
Après un premier trou partagé, Madelene Sagstrom s’imposa rapidement dans ce match, laissant, une fois encore, Lauren Coughlin subir le jeu de son adversaire. Mais la méthode de l’Américaine est la même que celle des politiques. Laisser faire son adversaire et profiter de ses moments de faiblesse pour passer à l’attaque. Alors que Sagstrom domina l’Américaine, comme Jutanugarn l’eut fait avant elle, et jusqu’à 4up après 6 trous, Sagstrom commença à moins bien jouer. Et la fatigue de cinq jours de compétition de peser sur les organismes. Hors champ des caméras, la Suédoise concéda un double bogey sur le Par 5 du 7, débutant la fin de son emprise sur cette finale. Au trou suivant un Par 3 ramenait à 152 mètres, comme en quart de final, l’Américaine signait un birdie pour réduire un peu plus le score. Puis, au trou n°9, un Par 5 de 438 mètres, Madelene Sagstrom lâcha sa mise en jeu trop à droite, et sa balle fila dans l’eau. Après un drop et un coup pour remettre sa balle sur le fairway, la Suédoise, manifestement ébranlée par ces évènements successifs, tenta de limiter les dégâts, avec un long putt du bord du fairway qui n’aboutira jamais.
Lauren Coughlin ramassait sa balle et venait, en trois trous, de passer du statut de dominante à dominée. Restant à 1up, l’avance de Sagstrom ne tenait plus qu’à un fil. Manifestement sonnée, désorientée par ce qu’elle venait de vivre, elle se mit à jouer sans faire preuve de beaucoup de stratégie. Finalement, Lauren Coughlin passait 1up sur le Par 4 du 12, après que son adversaire eut joué son putt, pour sauver le Par, largement à gauche du trou, sans que l’on comprenne comment elle avait pu se tromper à ce point, de trajectoire.
Mais la Suédoise finit par rependre ses esprits, peu à, peu. Et au trou n°13, c’est Coughlin qui partit à la faute, en mettant en jeu, à gauche, dans le rough, alors que Sagstrom trouva le green et put jouer deux putt sans prendre de risque. Ce bogey de l’Américaine ramenait les deux joueuses à égalité, et un match d’observation s’installa. Et même un match à l’usure.
Continuant de commettre quelques erreurs stratégiques, Madelene Sagstrom limita la casse sur des derniers trous techniques, qui ont posé beaucoup de problèmes à toutes les joueuses.
Coughlin usée, Sagstrom libérée !
Les trois derniers trous allaient tourner à l’avantage de la Suédoise qui reprit ses esprits et commença à se montrer plus entreprenante. Au 16, Coughlin mettait en jeu dans le rough ne pouvant attaquer le green au second coup. Ce que fit Sagstrom, depuis le fairway, avec son bois trois, même si sa balle se logea dans la pente de rough, au dessus du green. L’Américaine attaqua donc le green de ce Par 5 au 3e coup, et sa balle toucha le green avant de filer dans le rough. Et cette situation allait tout changer car l’Américaine manqua totalement son chip qui fit décoller sa balle jusqu’au bord du green pour reculer et lui revenir dans les pieds.
Dès lors, il fut évident que l’Américaine ne pourrait pas signer le Par, laissant à Sagstrom la possibilité de gagner le trou. La Suédoise commit, elle aussi, une petite erreur, en appuyant pas suffisamment son chip pour amener la balle vers le mat. Mais à environ 3 mètres, elle pouvait rentrer ce putt pour le Par. Mais elle n’eut pas à jouer ce coup, puisque l’Américaine, après avoir raté son second chip qui envoya sa balle à l’autre bout du green, se retrouvait en position de double bogey. Elle offrit donc, une fois encore, le trou à son adversaire.
Au 17, Sagstrom joua un peu long et envoya sa balle dans le pente de rough, derrière le green. Coughlin se retrouva sous le mat, en position de birdie, même si sur ce parcours, aucun putt n’est gagné d’avance.
C’est à ce moment que la Suédoise eut un éclair de génie en jouant délicatement son wegde, pour amener sa balle au mat. Et Coughlin, malgré les 2,50 mètres de putt qu’elle avait à jouer pour le birdie, manqua le trou, occasionnant un trou partagé.
Dominant l’Américaine 1up, Sagstrom put mieux se concentrer sur la réalisation du 18, et c’est encore au putting que tout se joua. Loin du mat, les deux joueuses eurent un premier putt pour tenter le birdie, mais Sagstrom se laissa moins de travail pour sauver le Par que Coughlin.
C’est donc avec un dernier Par que l’Américaine s’inclina, face à une Suédoise qui faillit tout perdre, à mi parcours, et qui parvint à se ressaisir pour faire vaciller l’Américaine, qui n’en reste pas moins une redoutable joueuse de match play.
« Je me suis battue toute la semaine. Et j’étais 4 down dans cette partie, vers le 7 ou le 6 » confia Coughlin après ce dernier match. « J’ai commencé à faire de bons coups. Mais elle frappe tellement loin ! », lâcha l’Américaine. « Sur les sept premiers trous j’ai vraiment bien joué. Et ce n’est pas que je frappe court, mais certains de ces green si on frappe plus haut, ils peuvent être moins accessibles. J’ai donc joué de manière plus prudente sur ces trous. Et ensuite, les neuf derniers me convenaient mieux. Et c’est un peu ce qui s’est passé toute la semaine » expliqua Lauren Coughlin. « Madelebne a super bien joué, et moi aussi. Et nous avons tenu jusqu’au 18, donc… », acheva l’Américaine qui semblait laisser dans les esprits l’idée qu’elle a fait de son mieux dans ce dernier match.
« Je suis épuisée et je parie que Lauren l’est aussi » confia Sagstrom juste après avoir serré sa mère dans ses bras, et avoir versé quelques larmes avec elle. « Je suis tellement fatiguée, je pense que mon swing a vraiment été touché. J’ai dit à Shane (Codd) : je peux y arriver. Il faut juste que je retrouve une sensation de réussite. Et j’ai creusé profondément et je me suis dit qu’il ne restait plus beaucoup de trous. Et c’est tout simplement incroyable maintenant » déclara la Suédoise qui a remporté, enfin, sa seconde victoire sur le LPGA Tour, à 34 ans, sans être, pour autant la joueuse la plus âgée à s’imposer sur le LPGA Tour, ces dernières années. Chacun ayant en mémoire la victoire à Evian, de l’Américaine Angela Stanford, à 40 ans, et celle de l’Américaine Ryann O’Toole, à 34 ans passés, lors du Scottish en 2021.
Mais pour les statistiques du LPGA Tour, Madelene Sagstrom est la nouvelle joueuse la plus âgée (32 ans, 4 mois et 24 jours) à s’imposer, depuis la victoire de Amy Yang, en 2024, à 34 ans, 10 mois et 26 jours, au KPMG Women’s PGA Championship.
Quoi qu’il en soit, peu importe cette statistique, la Suédoise est sacrée meilleure joueuse de match play, depuis dimanche soir, et elle a empoché la somme de 300 000 dollars en brandissant ce trophée qui l’actuelle numéro un mondial n’a pas réussi à défendre, en ayant été éliminée dès les matchs de barrages.
Prochain tournoi du LPGA Tour, du 17 au 20 avril, avec le JM eagle LA Championship. Le dernier tournoi avant le premier majeur de la saison.
L’Anglaise Mimi Rhodes a remporté son deuxième titre du Ladies European Tour, au Joburg Ladies Open, enchaînant deux victoires consécutives dès sa première saison. Cet exploit remarquable marque une étape importante pour la joueuse de 23 ans, qui donne le ton pour la saison 2025, après son récent triomphe au Ford Women’s NSW Open en Australie quelques semaines plus tôt.
Avec trois coups d’avance avant le dernier tour, Rhodes a débuté la journée devant la Sud-Africaine Casandra Alexander et l’Irlandaise Lauren Walsh, toutes deux ex æquo.
L’étoile montante britannique a réalisé une dernière journée sereine au Modderfontein Golf Club, en réalisant trois birdie et un score de 71 (-2) pour terminer la semaine à -14. Malgré des conditions météorologiques difficiles cette semaine, en raison de fortes pluies, la joueuse de 23 ans a fait preuve d’un grand sang-froid tout au long de ces quatre journées.
« Honnêtement, je n’ai pas encore réalisé, je suis encore sous le choc », a déclaré la double gagnante du LET. « Je suis vraiment au top et je suis sans voix. J’ai travaillé si dur pour ce moment. Je ne remercierai jamais assez personne, ma famille et mes amis au pays, tous mes entraîneurs à travers le monde ; j’en ai beaucoup ! Je remercie également mon caddie pour m’avoir accompagné sur le parcours et m’avoir aidée à atteindre ce moment ».
Malgré une frappe légèrement trop longue au 18, qui a failli lui valoir un playoff, elle a su garder son sang-froid et sauver le Par.
Commentant le dernier trou, elle a déclaré : « J’avais bien chippé toute la journée et le coup était très confortable. J’hésitais entre deux coups différents, et je suis contente d’avoir choisi celui que j’ai fait».
Rhodes suit les traces de Linn Grant, la Suédoise qui a également remporté deux victoires consécutives lors de sa première année. En 2022, Grant a remporté le Mithra Belgian Ladies Open et le Volvo Car Scandinavian Mixed. La jeune femme de 25 ans a également remporté le Joburg Ladies Open la même année, ce qui constituait sa première participation au LET.
Cette semaine, la débutante a séjourné avec Lily May Humphreys dans un Airbnb à cinq minutes de chez elle. « C’était vraiment agréable, dans une résidence sécurisée, proche de tout. Avec les retards dus à la météo, on a juste fait un petit break et on s’est reposés entre les deux, donc ça a bien marché. Je suis restée concentrée et le jeu a tourné en ma faveur, donc je suis vraiment contente. Casandra [Alexander] a très bien joué aujourd’hui et a maintenu la pression. J’étais vraiment nerveuse sur les deux derniers trous. On a toutes les deux réussi des birdies au 17 et on a marché sur le 18, je voulais être sûre de ne pas trop anticiper », a-t-elle poursuivi. « Je n’aurais jamais imaginé que c’était un rêve devenu réalité de jouer aussi bien et si tôt dans ma carrière. Je suis sans voix. C’est tout simplement incroyable et j’ai hâte de commencer la saison. Continuez comme ça ! C’est incroyable de gagner dans un autre pays, et que ce soit ma deuxième victoire consécutive. Cela me donne énormément de confiance pour la suite de la saison et ma carrière professionnelle ».
Rhodes, qui aime voyager et explorer de nouveaux pays sur le Tour, s’envolera pour Le Cap ce soir pour le tournoi de la semaine prochaine.
À un coup se trouve la Sud-Africaine Casandra Alexander, qui n’a concédé qu’un coup au 7e trou, et a terminé avec un score de -13. La dernière journée a été serrée entre la favorite locale et la rookie, chacune se mettant à rude épreuve tout au long du tournoi. Alexander avait déjà remporté ce tournoi, en 2021 sur un autre parcours, le Soweto Country Club, avant qu’il ne soit co-sanctionné avec le LET. « Il y avait beaucoup de fans qui encourageaient Cas [Alexander]. C’était difficile de se concentrer mentalement avec eux qui encourageaient beaucoup de ses coups, mais elle a vraiment bien joué. Je suis désolé pour Joburg » !, commenta Rhodes.
L’Allemande Helen Briem a réalisé une dernière journée sans bogey et a terminé à la troisième place avec un score de 11 sous le par. La jeune femme de 19 ans, qui avait son père sur le sac cette semaine, a bien commencé sa saison après ses succès de l’année dernière.
La Suédoise Kajsa Arwefjall, également rookie, et l’Irlandaise Lauren Walsh ont terminé à la quatrième place ex-aequo avec un score de 10 sous le Par après 54 trous.
Chiara Tamburlini, qui avait remporté ce tournoi l’année dernière, a obtenu un score de –9, en 6e position, aux côtés de la Sud-Africaine Kiera Floyd.
À seulement deux coups derrière, l’Indienne Diksha Dagar et l’Australienne Kelsey Bennett ont terminé à –7.
Le tournoi a connu un format révisé et a été réduit à 54 trous, comme annoncé vendredi, suite à de fortes pluies et à un parcours inondé.(Traduit et adapté de l’article original en anglais)
Nadaud et Herbin à la porte du Top 10
Des quatre Françaises rescapées ce sont Céline Herbin et Nastasia Nadaud qui ont réussi à jouer nettement sous le Par, dans ce dernier tour, signant, chacune, une carte de 67. N’étant pas effrayée par les conditions de jeu difficile, Herbin n’a concédé qu’un bogey pour sept birdie, dont cinq à l’aller. Une performance presque égalée par Nastasia Nadaud qui concède deux bogey, au retour, mais un eagle dès le Parv 5 du trou n°1. Les deux Françaises, qui se classent 11e à –5, confirment leur statut de meilleures joueuses sur le circuit européen.
Agathe Laisné est 17e à –4, en jouant une dernière carte de 71, tandis que Anne-Charlotte Mora a réédité une carte de 75 ne lui permettant pas de s’extraire du fond du classement des joueuses ayant franchi le Cut. Elle termine 54e à +2.
Ordre du mérite
Au classement du mérite du LET, Rhodes est désormais en tête du classement après sa deuxième victoire avec 1 036,50 points. L’Anglaise Cara Gainer occupe désormais la deuxième place avec 870,18 points, suivie de la Belge Manon De Roey avec 577,50 points.
Après cinq tournois disputés, la jeune star est en tête du classement des Rookie of the Year, avec Arwefjall à la deuxième place, après un excellent début de saison.
Le LET se rend au Cap la semaine prochaine pour l’Investec SA Women’s Open, qui se déroulera à Erinvale Country and Golf Estate, du 10 au 13 avril.
Les 1/8e de finale ont apporté un résultat inattendu, à défaut de spectacle, puisque non diffusées à la télévision. Cependant, un groupe a suscité plus d’intérêt que tous les autres, et une Française a participé à ce moment, qui vient d’entrer dans l’histoire du LPGA Tour.
L’on regrettera, cette année, et à double titre, l’absence de production TV des 1/8e de finale. Car non seulement il y a eu des surprises avec des match rapidement expédiés, mais en plus il y a eu du suspense pour l’une des huit rencontres, qui a durée bien au-delà des attentes.
Après s’être qualifiée face en sortant première de son groupe, la Française Céline Boutier fut opposée à la Sud-africaine Ashleigh Buhai, dont on connaît la détermination. Alors que Jeeno Thitkul a expédié sa rencontre face à Nataliya Guseva, en 10 trous (8&7), la numéro un Française fut d’abord dominée, par la Sud-africaine, entre 2up et 1up, ne permettant pas à Buhai d’expédier aussi facilement le match que la jeune Thaïlandaise. Céline Boutier reprit la main, sur le Par 5 du 11, en réalisant un eagle, qui stoppa la domination d’Ashleigh Buhai. A partir de ce moment, la Française et la Sud-africaine vont se rendre les coups et un match d’attente va se mettre en place jusqu’au 18, où elles vont sortir à égalité. Puis, ce sera l’attente interminable pour les fans des deux joueuses, jusqu’à ce que la Sud-africaine soit un peu moins préciser que la Française, dans son attaque du green du 10, où elle va envoyer sa balle dans le rough, à gauche du green, et jouer un chip qui va laisser la balle un peu morte avant que celle§ci ne roule bien au-delà du mat. De son côté, Céline Boutier envoya sa balle au fond du green, dans la ligne du mat, lui laissant la possibilité de jouer son putter. Son premier putt laissa sa balle à 1 mètre du trou, tandis que Buhai ne put rentre son putt pour bogey. Et avec un bogey, Céline Boutier eut un dernier pour remporter le match, après 28 trous !
Depuis le match entre Ayaka Furue et Jodi Ewart Shadoff, lors des 16e de finale, en 2022, qui avait duré 22 trous, aucune autres joueuses n’avaient eu besoin de plus de trous pour se départager.
C’est donc de cette manière que cette nouvelle phase éliminatoire s’est soldée, après que Angel Yin ait éliminée la Japonaise Mao Saigo (3&2), que la Suédoise Madelene Sagstrom soit venue à bout de l’Espagnole Carlota Ciganda en 19trous, et que Maja Stark ait sorti la Canadienne Brooke M.Henderson, venait de remporter son groupe avec trois matchs gagnés. Ce qui fut une autre surprise dans cette nouvelle phase de qualification.
Enfin, la Sud-coréenne A Lim Kim fut éliminée par l’Australienne Stéphanie Kyriacou (2&1) tandis que Lauren Coughlin, manifestement à l’aise en match play, sortait Sei Young Kim 2up, sans que la championne Sud-coréenne ait pu contrer les assauts de l’Américaine.
Boutier, nouvelle star en 1/4 de finale
Alors que Céline Boutier et Ashleigh jouaient encore leur interminable match, les 1/4 de finale furent lancés, afin de ne pas prendre de retard.
Lauren Coughlin fut opposée à Stéphanie Kyriacou, Ariya Jutanugarn à Maja Stark, Jeeno Thitikul à Angel Yin, et, plus tard, Madelene Sagstrom appris qu’elle jouerait face à Céline Boutier.
L’Américaine de 32 ans, dont la carrière a connu un rebond aussi inattendu qu’exceptionnel l’an dernier, vint à bout d’une Stéphanie Kyriacou qui avait pourtant dominé son adversaire durant 10 trous, et jusqu’à 3up. Mais le jeu de l’Australienne commença à s’effriter, ce qui permit à l’Américaine de prendre sa chance. Revenue à égalité entre les trous 11 et 13, Coughlin profita d’une nouvelle erreur de Kyriacou sur le Par 4 du 14, où l’Australienne concéda un bogey. Et en fin de partie, sur la fameux Par 3 du 17, jouait une balle trop longue, qui atterrit dans la pente au-dessus du green, alors que Coughlin avait trouvé le green. Bien que jouant admirablement son coup, avec la tranche d’un wedge, pour faire rouler sa balle dans le rough, et lui donner peu d’énergie en arrivant sur le green, Kyriacou ne réussit pas à rentre son putt à environ 1,5 mètre sous le trou, pour rester à égalité. Ce nouveau bogey permettait à Coughlin de passer 1up avant le 18. ET c’est sur ce score que l’Américaine remporta son match, avec un dernier putt à un peu plus d’un mètre, quand Kyriacou ne put saisir l’opportunité de rentrer un dernier birdie.
De son côté, Ariyua Jutanugarn n’a pas laissé le choix à la Suédoise Maja Stark, qui s’est rapidement effondrée, soit au 4e trou. Menée 2up dès le Par 4 du trou n°6, Stark parvint à gagner le trou n°9, uniquement parce que la Thaïlandaise concédé un bogey. Puis, Jutanugarn reprit ses esprits et aligna des Par, quand Stark concéda des bogey pour se retrouver 4up au trou n°14. Malgré une nouvelle petite faute de la Thaïlandaise sur le Par 4 du 15, Stark s’inclinait 4up sur le Par 5 du 16, après un nouveau birdie de son adversaire, quand elle ne put mieux faire qu’un Par.
La Partie entre Jeeno Thitikul fut également expédiée 4&2, par Angel Yin, qui a sorti celle que beaucoup voyaient comme la favorite du tournoi. Pourtant, la jeune Thaïlandaise domina l’Américaine entre les trous 4 et 9, avant que la puissance et la longueur d’Angel Yin ne fasse la différence. Sur le Par 4 du 10, Yin signait un eagle alors que Thitikul concédait un bogey, et après ce moment, on vit la Thaïlandaise montrer des signes de fatigue. Ce qui s’illustra par les quatre derniers trous du match de perdus, par elle, laissant Angel Yin passer en demie finale, avec un dernier birdie sur le par 5 du 16, en prime.
Et pendant ce temps, Céline Boutier affrontait sa camarade de Solheim Cup, Madelene Sagstrom, en ayant pris beaucoup de retard sur l’horaire prévu.
Et alors que l’on aurait penser que la Française pourrait sortir fatiguée de sa rencontre avec la Sud-africaine, elle domina la Suédoise jusqu’au trou n°6, avant que celle-ci ne réagisse en signant un birdie sur le Par 5 du 7, pour revenir à égalité. S’installa alors un match d’observation entre les deux joueuses, donnant l’avantage à Sagstrom au 11, puis à Boutier au 15, avant que la Française ne concède un bogey qui allait ramener les deux joueuses à égalité. Finalement, rattrapées par l’obscurité, les deux joueuses rentraient au club-house, après 17 trous, en étant à égalité, et ce n’est que ce dimanche matin (heure américaine) que cette partie reprendra. Durera-t-elle plus de 18 trous ? Nul ne peut le dire pour le moment.
Une chose est certaine, Si Céline Boutier s’impose à nouveau, elle affrontera Angel Yin, avec en arrière plan, l’ombre de la Solheim Cup.
Rendez-vous, ce soir, de 19h30 à 21h30, pour suivre les 1/2 finales, puis à partir de 00h30 pour la finale.
Cette 1/8e de finale a vu un record s’inscrire dans l’histoire de ce tournoi, et c’est une Française qui en partage la réalisation.Boutier a été opposée à la Sud-africaine Ashleigh Buhai. Deux joueuses solides, au mental d’acier, qui n’ont rien lâché durant… 27 trous !
Et au 28e, la lauréate du British Women’s Open 2022 a craqué, mettant sa balle dans le rough du green, et manquant de précision en jouant son chip pour amener sa balle au plus près du mat. Se retrouvant avec un putt d’environ 6 mètres, Buhai eut un putt pour le Par quant la Française Céline Boutier, à environ 10 mètres, eut un putt pour birdie, du bord du green, lui permettant d’amener sa balle au plus près. C’est avec un Par contre un bogey pour la Sud-africaine, que la Française mettait un terme à un match que chacun crut interminable.
Avec 28 trous joués, les deux joueuses détiennent, désormais, le nouveau record d’un match play dans ce tournoi, qui était de 22 trous, en 2022, en ayant opposé la japonaise Ayaka Furue à l’Anglaise Jodi Ewart Shadoff, en 16e de finale.