Blue Bay LPGA : Un trio à –4, dans le vent !

Ce premier tour, tant attendu, du Blue Bay LPGA, offre un premier classement intéressant, mais aussi permet de se rendre compte que la semaine sera compliquée à négocier, à cause du vent. Et les Françaises sont sur le fil, sans le droit à l’erreur.

Comme chaque année, le vent est le compagnon de jeu des joueuses de ce tournoi, dont le parcours se situe au sud de l’île de Hainan, au bord de la mer de Chine méridionale.

Toujours magnifiquement préparé, ce tracé n’offre, cependant, pas une vitesse de green très rapide, et cela a pu perturber certaines joueuses en venant de Singapour, dont le stimpmeter était celui d’un majeur. Mais les green ne sont pas le seul obstacle à négocier car, dans l’ensemble, les lignes de jeu nécessitent de la longueur autant que de la précision.

A ce jeu, quelle que soit l’heure de départ, plusieurs joueuses se sont très bien adaptées, et parmi elles, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul, qui s’est élancée dans un groupe vedette, avec Céline Boutier et Ruoning Yin, du tee n°1 à 13h13.

Devant composer avec le vent, les trois joueuses n’ont pas connu la même réussite et c’est dans ce genre de situation que l’on peut mieux évaluer le sens stratégique et la compétence d’une joueuse dans une situation particulière. Manifestement plus à l’aise avec le vent, Thitikul a réussi une bonne progression, sur les neuf premier trous, avant de connaître un net ralentissement au retour.

Malgré deux bogey, inévitables sur ce parcours et dans ces conditions de jeu, la Thaïlandaise a réussi à aligner quatre birdie entre le Par 4 du trou n°6 et celui du trou n°9. Plus proche des cibles, Thitikul s’est laissé moins de travail, tant au chipping qu’au putting. Et quand ce fut le cas, sa maîtrise du petit jeu fit la différence.

Installée à –4, à la sortie de l’aller, elle s’imposait dans le groupe de tête, et parmi les meilleures. « Cette après-midi il y avait beaucoup plus de vent que ce matin. Mais je pense que si je retourne sur le parcours et que j’arrive à rejouer sous el Par, ce sera une fois encore, une bonne chose » confiait la Thaïlandaise.

Son retour fut moins prolifique avec une suite de Par pour débuter et un nouveau bogey sur le Par 4 du 13. Un mauvais coup qui fut effacé par un birdie sur le Par 4 du 15, avant de conclure avec un bogey.

Finalement, avec un score général de –3, Jeeno Thitikul quittait le groupe des leaders, pour un coup, mais reste, cette semaine encore, une des plus performantes en ce début de tournoi.

Autre joueuse performante, chaque semaine, en début de tournoi, c’est la Sud-coréenne A Lim Kim. Celle-ci s’est, encore une fois, installée en tête, avec le score de –4, en étant partie du tee n°10, mais à 08h32. Elle partageait sa partie avec les Japonaises Rio Takeda et Ayaka Furue, et comme par hasard, cette dernière a signé le même score que la Sud-coréenne.

A Lim Kim nous gratifie d’un eagle sur le Par 5 du trou n°3, égayant son retour, après trois bogey, dont deux à l’aller. Sur les neufs derniers trous, la lauréate du premier tournoi de la saison enregistre quatre birdie, pour un second bogey sur el Par 3 du trou n°7.

Quant à Furue, elle n’a concédé qu’un bogey, sur le green du 10, puis a jouer en maîtrise en signant deux birdie et six Par jusqu’au 9, et six Par et trois birdie au retour. Elle est parvenue à exploiter les deux Par 5 de son retour, qui sont les trous n°3 et n°8, lui offrant un avantage sur plusieurs joueuses qui se sont élancées plus tard, avec le vent. « Je pense que mes coups étaient vraiment bons. J’ai eu beaucoup de chances de birdie et c’est ce qui a fait que ma journée fut bonne », confiait la Japonaise. « J’ai besoin de toucher les green, dont il faut que je joue droit vers les green. C’est donc un peu défi mais ça reste agréable pour moi » expliqua la Japonaise qui n’est pas la plus longue du circuit.

Une troisième joueuse est venue s’immiscer dans ce groupe et ce n’est autre que l’ancienne rookie 2024, issue de l’Epson Tour, Auston Kim, qui crée la surprise. L’Américaine s’est élancée à 08h21, du tee n°1, avec Caroline Masson et l’amateur Chinoise Feiyu Xing. Auston Kim réalise une journée vierge de bogey, pour deux birdie à l’aller et deux au retour, la classant parmi celles qui semblent avoir parfaitement bien compris comment jouer ce parcours. « Les neuf premiers trous furent un peu difficiles. J’ai eu de la chance sur deux trous et j’ai réussi à faire quelques Par en début de partie. Et j’ai fait beaucoup de bons putts » expliqua Kim. « Je n’arrêtais pas de me dire que je faisais de bons putt pour signer le Par. Et ce fut pareil lorsque j’ai eu des chances de birdie. Le putting est agréable donc je vais conserver cette confiance et rester forte » ajoutait l’Américaine qui débute bien cette seconde saison.

Compte tenu des conditions de jeu, ce trio à –4 a déjà pris une bonne option pour franchir un Cut qui conservera les 65 meilleures, et qui pourrait se situer à +2 ou +3, selon comment se déroulera la seconde journée.

Un groupe de huit joueuses complète le second rang, avec, hormis Thitikul, la Mexicaine Gaby Lopez, la Japonaise Rio Takeda ou encore l’Américaine Kristen Gillman, qui a réussi à se maintenir sur le LPGA Tour, en y ayant effectué son retour, en 2023, tout en évoluant sur l’Epson Tour, où elle termina 10e de la Race. Egalement présente, l’Australienne Cassie Porter, autre transfuge de l’Epson Tour, qui entame son année de rookie à 22 ans. Elle ne concède que deux bogey dans cette journée pour trois birdie à l’aller et deux au retour, en s’étant élancée du tee n°1 à 07h48. Avec un départ à 12h18, sa journée de vendredi pourrait être moins facile à gérer.

Cernousek, un coup devant Boutier !

Beaucoup ont leur regard tourné vers la joueuse originaire d’Antibes, qui a effectué son parcours universitaire au Texas, en ayant comme entraîneur et mentor, le mari de Stacy Lewis. Ayant laissé un souvenir impérissable lors de sa participation à l’Evian Champiosnhip, en 2024 et à l’US Women’s Open, la même année, dont elle a franchi le Cut, la Française de 21 ans réalise une bonne journée, dans le Par, compte tenu du fait qu’elle découvre ce tracé. Partie du tee n°10, à 07h26, avec Ingrid Lindblad, qui a déclaré forfait, et la Chinoise Runzhi Pang, Cernousek a concédé deux bogey, dès les premiers trous, avant de trouver un birdie. Elle allait descendre à +2, après un troisième bogey, et revenir à +1 grâce à un birdie sur le Par 5n du trou n°18. Mais ce qui a fait la différence dans sa journée, c’est cette capacité à se construire une opportunité d’eagle, sur le Par 5 du trou n°3, dont elle ne profitera pas, en enchaînant deux bogey, avant de réaliser un dernier birdie sur le Par 3 du trou n°7. Cependant, sans cet eagle, sa position serait moins confortable.

Ainsi, en jouant dans le Par, elle s’offre une chance de franchir son premier Cut, cette saison.

Quant à Céline Boutier, chacun a pu voir que la Française a eu du mal à se placer sur les fairway et près des mats. Le petit jeu est en place, avec d’excellents coups de rattrapage, mais il lui faut faire preuve de plus de précision avec son long jeu. Malmenée par le parcours, et souffrant probablement du vent qui souffla assez fort, la Française a concédé trois bogey, entre deux birdie, dans une partie du parcours où on l’a vu moins à l’aise que ses partenaires Ruoning Yin et Atthaya Thitikul. En s’ élançant avant 9 heures, ce vendredi matin, Boutier devrait pouvoir signer un meilleur score en étant moins pénalisée par le vent.

Tenante du titre, l’Américaine Bailey Tardy est 75e à +3, alors que l’Italienne Benedetta Moresco réalise une bonne journée, malgré le vent de l’après-midi, en jouant –1 pour une 24e place.

Plutôt ouvert, ce tournoi devrait apporter son lot de surprises, dès la seconde journée, et avec le Cut, il sera intéressant de voir quelles joueuses de notoriété ne pourront pas se mêler à la conquête de la victoire.

Le classement provisoire => ICI

Blue Bay LPGA : l’essentiel à savoir

Ce tournoi fut créé en 2014 et a connu cinq organisations jusqu’en 2018. Il s’est, jusqu’ici, déroulé en fin d’année, entre le mois d’octobre et le mois de novembre, sur l’île aux milliardaires d’Haïnan. Un territoire dont la superficie est, à peu près, équivalente à la Belgique et au Luxembourg. L’ambiance est celle d’une riviera à la chinoise.

Ce tournoi a donc connu 5 vainqueurs différents, dont une Chinoise en la personne de Shanshan Feng, aujourd’hui retraitée du circuit depuis 2021, à seulement 32 ans, et après 14 années de présence sur le Tour.

Entre 2019 et 2023, ce tournoi a été annulé, notamment à partir de 2020 à cause de la crise sanitaire.

Le champ de joueuses

Elles sont 108 cette semaine, pour un Cut après deux tours, qui conservera les 65 meilleures et ex æquo. Dans ce champ se trouvent 20 joueuses issues du circuit chinois, dont Muni He, Jing Yan, Miranda Wang, Liqi Zeng et Yue Ren qui bénéficient, ainsi, d’une invitation déguisée. Et ce sont, également, 8 amateurs Chinoises, qui entrent dans ce champ.

Du côté du Top 80, peu de surprises puisque la majeure partie des joueuses qui étaient au départ à Singapour, sont présentes. On note l’arrivée de Gemma Dryburgh, de Kristen Gillman, de Sung Hyun Park, de JeongEun Lee6, et du retour de certaines rookie issues de l’Epson Tour ou de la Q-série, comme Azahara Munoz, Benedetta Moresco, Ana Belac ou la Française Adela Cernousek.

D’autres joueuses talentueuses complètent ce champ comme Jodia Ewart Shadoff, Morgane Metraux, Caroline Inglis, Lindy Duncan, Hyo-Joon Jang ou Xiaowen Yin et Frida Kinhult. Toutes sont qualifiées au titre du Top 81 à 100.

Parmi les têtes d’affiche ont retrouve Céline Boutier, Minjee Lee, Jeeno Thitikul, Ruoning Yin, Ayaka Furue, Mao Saigo, A Lim Kim ainsi que la tenante du titre Bailey Tardy.

Plusieurs joueuses ont fait l’impasse sur ce tournoi comme Lydia Ko, Hannah Green, Lilia Vu, Sophia Popov, Gabriela Ruffels, les sœurs Jutanugarn ainsi que Nelly Korda qui boude, généralement, les tournées asiatiques.

Ainsi, il y a 83 joueuses du LPGA Tour, 20 du circuit Chinois et 5 invitations sponsor.

Le parcours

Le Jian Lake Blue Bay fut accessible en 2012, au cœur d’un resort au bord de la mer de Chine. Il est l’œuvre de l’architecte Américain Mark E.Hollinger, de la société JMPgolf. Diplômé de l’institut d’architecture de Georgie, Hollinger a principalement œuvré dans le nord des Etats-Unis et en Asie. Il est membre de la société américaine des architectes de parcours de golf. Ce parcours est plantée en Paspalum, reconnu comme étant une graminée très résistante aux ambiances marines.

Le Jian Lake Blue Bay est typé links avec des zones de fairway et de bunker dans le style écossais. C’est un subtil mélange de parcours à l’ancienne et de parcours à l’américaine qui rappelle, également, celui du Lotte Championship, en raison de la présence de nombreux palmiers. Son niveau d’élévation va de 1 mètre à 16 mètres. Il se distingue par ses bunker, de couleur ocre, qui donnent à ce parcours un véritable caractère de terrain de jeu.

A noter que cette année la tonte du rough est annoncée plus courte de 2 centimètres.

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Bailey Tardy (-19)
  • 2018 : Gaby Lopez (-8)
  • 2017 : Shanshan Feng (-9)
  • 2016 : Minjee Lee (-13)
  • 2015 : Sei Young Kim (-2)
  • 2014 : Lee-Anne Pace (-16) sur 3 tours

Les invitées sponsors

Comme l’an dernier, l’Allemande Sandra Gal bénéficie d’une invitation sponsor.

  • Sandra Gal – Allemange
  • Shiyuan Zhou (a) – Chine
  • Feiyu Xing (a) – Chine
  • Zining An (a)
  • Meijin Song (a) – Chine

Les joueuses du Top 10 de l’Epson Tour 2023

  • Yahui Zhang – Chine
  • Fatima Fernandez Cano – Espagne
  • Jessica Porvasnik – USA
  • Brooke Matthews – USA
  • Ingrid Lindblad – Suéde
  • Fiona Xu – Nouvelle-zélande
  • Cassie Porter – Australie

Dotation et prime

Ce tournoi s’est inscrit parmi ceux recevant une dotation minimum de 2 millions de dollars. Cette somme fut allouée aux deux premières épreuves avant de connaître une augmentation symbolique de 100 000 dollars jusqu’en 2018 et une prime à la joueuse lauréate de 315 000 dollars.

Avec son retour au calendrier, après cinq années d’absence, la dotation connut une augmentation en passant à 2,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 330 000 millions.

Cette année, la dotation augmente à nouveau avec une somme de 2,5 millions de dollars pour une prime au vainqueur qui passe à 375 000 dollars.

Diffusion TV

(Sous réserve) Ce tournoi est susceptible d’être diffusé sur le site internet de la LPGA, pour la troisième semaine consécutive, à la rubrique Live stream.

  • Jeudi : de 05h00 à 10h00
  • vendredi : de 05h00 à 10h00
  • Samedi : de 05h00 à 10h00
  • Dimanche : de 05h00 à 11h00

Central Florida Championship : Agathe Laisné, 2e ex æquo !

La rentrée de l’Epson Tour a fort bien débuté, en Floride, avec un tournoi où les joueuses ont aligné de beaux scores et dont le dénouement s’est soldé par un playoff, pour plus de suspense.

Sous le soleil de la Floride, cette rentrée de la deuxième division du circuit américain, et mondial, a proposé trois jours de compétition d’un beau niveau, avec des scores serrés et un dénouement qui a occasionné un supplément de jeu.

Au premier tour, l’Américaine Savannah Carlson (ex Vilaubi), qui a échoué à se qualifier pour le LPGA Tour, au mois de décembre dernier, lors de la Q-série, prenait le meilleur sur l’ensemble du champ, avec une carte de 65, devant la joueuse Israélienne Laetitia Beck à –6, et un groupe de cinq joueuses à –5, dont la Finlandaise Matilda Castren  et l’Américaine Gina Kim qui ont l’expérience du LPGA Tour. Notamment Castren qui fut même sélectionnée en Solheim Cup. Mais, depuis, la joueuse Finlandaise, pourtant regardée comme disposant d’un haut potentiel pour s’imposer sur le LPGA Tour, a progressivement disparu du haut des leaderboard, sans réellement avoir convaincu en Solheim Cup.

Quant à Gina Kim, sa dernière année sur le LPGA Tour n’a pas été concluante, et la voici de retour sur son circuit d’origine. De ces joueuses, seule Castren parvenait à rester dans le haut du tableau, en doublant son score. Elle prenait la tête tout en partageant cette première place avec la joueuse de Taiwan, Juliana Hung et la Française Agathe Laisné, qui, comme en 2023, se montra performante sur ce premier rendez-vous de l’Epson Tour.

Laisné signa un score de 66, progressant ainsi de 7 places, alors que Hung en gagnait 14.

Derrière, à –9, un petit groupe se constituait avec la Mexicaine Isabella Fierro et l’Américaine Riley Smith. Puis, à –8, cinq joueuses suivaient, dont Laetitia Beck, et la Chinoise et amateur Jiyue Wu.

Régulière depuis deux tours, Matilda Castren apparaissait favorite, bien que de voir Agathe Laisné surgir dans ce groupe de tête, laissa entrevoir l’hypothèse d’une victoire française. La suite allait se dérouler différemment.

La perte d’élan de Laisné, la charge de Riley

Le Cut avait conservé les 60 meilleures joueuses, éliminant quelques figures de l’Epson Tour, dont certaines ont évolué sur le LPGA Tour. Toujours en manque de performance, l’Américaine Annie Park échouait à + 2 avec l’Australienne Robyn Choi qui, elle aussi, tente sa chance depuis plusieurs années sans parvenir à s’imposer sur le LPGA Tour.

Jennifer Song, Haeji Kang ou encore Su Oh sont, également, de ces joueuses qui sont réduites à évoluer sur la seconde division du circuit américain, alors qu’elles ont côtoyé le plus haut niveau. Idem pour la Mexicaine Maria Fassi dont il est légitime de se demander si elle aura, un jour, un destin à la hauteur de son charisme. Preuve que l’allure ne fait pas tout.

Mais c’est en haut du tableau des scores que l’attention allait se focaliser avec une Matilda Castren toujours incisive qui continua d’agresser le parcours, alors que la Française Agathe Laisné fut un peu moins dans le rythme, tout comme Juliana Hung. Elles allaient signer une carte de 71 en laissant filer, en tête, le duo Castren / Smyth, pour la victoire finale.

Partie un trou devant Matilda Castren l’Américaine Riley Smith entra au club house avec un score de 66, qui allait faire toute la différence. Car la Finlandaise pouvait encore s’emparer de la victoire, si elle parvenait à signer un eagle sur le Par 5 du 18. Une performance que réalisa Laetitia Beck, dans ce dernier tour.

Mais Castren ne put faire mieux qu’un birdie, et avec un score total de 67, elle se retrouva à égalité, soit –15, avec sa rivale Américaine. Il fallut attendre que le dernier groupe en termine, soit la paire composée de Agathe Laisné et de Juliana Hung, pour prolonger la journée, avec un playoff.

Sur les deux premiers trous de playoff, Castren et Smith rivalisèrent sur le green du 18, en signant de beaux et longs putt pour birdie. Notamment l’Américaine avec une ficelle d’environ 9 mètres, en négociant la pente. Lors du troisième trou de playoff, les deux joueuses eurent, une fois encore, un long putt à jouer, et c’est finalement Riley Smith qui prenait l’avantage sur Matilda Castren, en signant un dernier birdie contre un Par pour la Finlandaise.

A 25 ans, pour sa seconde année de rookie sur l’Epson Tour, l’Américaine signe sa première victoire sur le tour et prend la tête d’une Race for the Card qui évoluera toute la saison, et dont elle n’est pas certaine de rester dans le Top 15. La Française Agathe Laisné, qui a concédé un bogey à l’aller, dans cette dernière journée, tout en signant de nombreux Par, partage la seconde place de ce tournoi, avec Juliana Hung et Laetitia Beck.

L’ex amateur, Yana Wilson, réalise un très bon début sur l’Epson Tour, en prenant la 9e place, avec le score de –8, avec la grande perdante de la semaine, l’Américaine Savannah Carlson, qui s’était brillamment installée en tête du tournoi, le premier jour.

Ce début saison laisse apparaître des joueuses affûtées, dont beaucoup ont une longue expérience de l’Epson Tour, de la Q-school et parfois du LPGA Tour, donnant à ce championnat un niveau probablement plus relevé que les années que les années précédentes.

En tout cas, ce sera l’année de la maturité pour beaucoup d’entre elles, qui ont comme objectif de décrocher leur carte pour la prochaine saison du LPGA Tour.

Cette semaine, les joueuses de l’Epson Tour reste en Floride, pour disputer la seconde épreuve qui se déroulera, une fois encore, sur trois jours, à Atlantic Beach.

Le classement final => ICI

Classement de la Race for the Card => ICI

Foxconn TLPGA : Delacour 47e, Bronte Law 8e !

La Sud-coréenne You-Min Hwang lauréate de cette édition 2025.

Le Taiwan LPGA organisait sa 4e épreuve sur le parcours du Orient Golf et Country Club, à Taiwan, et accueillait plusieurs joueuses européennes. L’unique Française du champ termine en fond de classement.

Le Taiwan LPGA est une autre porte d’entrée pour jouer au golf pour les joueuses qui, soit n’ont pas de tournoi sur leur circuit, soit ne sont pas qualifiées pour évoluer sur le LPGA Tour, l’Epson Tour ou le Ladies European Tour.

Plusieurs joueuses connues des amateurs de golf féminin avaient fait le déplacement, jusqu’à Taiwan, et parmi elles la Suissesse Chiara Tamburlini, l’Anglaise Bronte Law, et la Française Perrine Delacour.

Au terme des quatre tours, Perrine Delacour se classent 47e avec un score assez lourd de +10 (77 – 70 – 75 – 76), après un Cut qui conserva les 50 meilleures.

La Suissesse Chiara Tamburlini ne franchit pas le Cut, en ayant joué 78 le premier jour et 72 le second.

En revanche, l’Anglaise Bronte Law s’en sort parfaitement bien en se classant 8e après deux tours, tout en conservant cette place, au terme des quatre journées.

Dans ce classement final, se trouvent, également, des noms bien connus sur le LPGA Tour comme Ji Yai Shin qui est 2e, la Japonaise Minami Katsu (13e à –2), La Thaïlandaise PK Kongkraphan (18e à -1), la Suédoise Johanna Wrigley (18e à –1), la Japonaise Yuri Yoshida (28e à +2) ou encore la Taiwanaise Pei-Yun Chien (35e à +4) et sa compatriote Wei-Ling Hsu (41e à +8).

Le tournoi est remporté par la Sud-coréenne You-Min Hwangn, avec le score de –11 (66 – 70 – 73 – 78).

Le classement final => ICI

HSBC Women’s World Championship : Lydia Ko en solo !

Lydia Ko et son caddie Paul Cormack, qui a été désigné caddie de l’année et qui fut à ses côtés lors du British Women’s Open en 2024.

Rien ni personne n’aura pu arrêter la progression de l’ancienne numéro un mondial, vers la quête de son 23e titre sur le LPGA Tour. Pas même A Lim Kim ou Jeeno Thitikul, pourtant très en forme en ce début de saison. Et surtout pas Charley Hull.

C’est fait ! Celle qui fut numéro un mondial à 17 ans et 9 mois, qui est désormais la plus jeune joueuse à avoir été introduit au Hall of Fame de la LPGA, et la première triple médaillée olympique, vient de décrocher sa 23e victoire, en étant, plus que jamais, la seule joueuse en activité la plus titrée du LPGA Tour.

A 26 ans, Lydia Ko a dominé cette dernière journée, laissant quelques-unes de ses poursuivantes se prendre les pieds dans le tapis ou se contenter d’une dernière bonne carte de score, sans jamais avoir pu inquiéter la Néo-zélandaise.

Partie avec une avance d’un coup sur l’Anglaise Charley Hull, Ko a débuté par une suite de Par, sa dernière journée à Singapour, avant d’aligner trois birdie, qui ont scellé sa domination. Sortie du green n°9 avec un score de –13, la championne olympique en titre allait jouer tout en maîtrise, le retour, sans pour autant parvenir à éviter les erreurs. Son putt d’environ 1,50 mètre laissa filer sa balle à côté du trou, du green n°16. Et ce fut un bogey qui ramena la Néo-zélandaise à –12, trois coups devant Jeeno Thitiklul et quatre devant Ayaka Furue et A Lim Kim. Car, comme nous l’avions supposé, l’Anglaise Charley Hull a, une fois encore, perdu le contrôle de son jeu, en tombant à la 5e place, à +2, après le 11e trou. L’Anglaise, qui continue d’évacuer son stress avec une cigarette à la main, sur le parcours, a connu un bogey sur le Par 4 du trou n°3, et un second sur le Par 3 du trou n°7. Reprenant un birdie sur le Par 5 du 8, elle allait chuter à –7, puis –6, en deux trous, et quitter la course à la victoire, après 12 trous.

Les regards se concentrèrent, alors, sur un trio composé de Thitikul, de Furue et de Kim, sans grand espoir de voir Lydia Ko faire un faux pas, pour autant.

Une fin de tournoi sans suspense

Après ce premier bogey au trou n°11, qui sera le seul de sa journée, la Néo-zélandaise allait se redonner un peu d’air, en signant un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°13, en s’étant laissé un putt d’environ 4 mètres. Alors que Atthaya Thitikul trouva le green au 3e coup, mais en laissant sa balle à environ 10 mètres, ce qui ne lui permit pas de tenter le birdie. Sortant avec un Par, face à Lydia Ko, la Thaïlandaise voyait son retard se creuser, en restant à -9. De son côté, A Lim Kim n’arrivait plus à retrouver le jeu qui avait fait son succès, les deux premiers jours. Ne trouvant pas les bonnes zones, se laissant des putt difficiles, la Sud-coréenne concéda, elle aussi, un Par, sur ce Par 5, avant de disparaître de la course au titre, sur les quatre derniers trous. Un léger espoir lui fut permis, avec un birdie sur le Par 4 du 14, qui fut la dernière fois où elle apparut avec le score de –9 total.

Finalement, alors que A Lim Kim cumula les bogey (15, 17 et 18), à cause ses approches mal calibrées et ses putt tout aussi mal ajustés, Lydia Ko enfonça le clou, avec une ficelle d’environ 20 mètres, sur le green du Par 3 du 15, après avoir joué la sécurité, très à droite du mat, lui permettant d’éviter les bunker.

Thitikul et Hull jouèrent plus dans l’axe du mat, sur la gauche du green, et seule l’Anglaise parvint à placer sa balle à moins de 10 mètres. Mais ce ne fut pas, pour autant, la possibilité pour Charley Hull de signer un birdie, et comme la Thaïlandaise, elle réalisa un Par, après avoir assisté à un putt, pour birdie, exceptionnel, de Lydia Ko.

En concédant un bogey sur le Par 3 du 17, Jeeno Thitikul redescendit à –10, alors que Furue avait clôturé sa journée, avec un Par au 18 pour un score de 68, qui lui assurait, peu avant, la 3e place. Finalement, ce bogey de Thitikul plaça les deux joueuses à égalité, en seconde position, et Lydia Ko, malgré un bogey au 17, pu avancer tranquillement, vers le 18, pour assurer sa victoire avec deux putt pour le Par.

« La nuit dernière j’ai rêvé que je gagnais. Mais quand je me suis réveillée je me suis dit que ce n’était qu’un rêve. Donc je me suis simplement concentrée sur mon jeu et j’ai vu que c’était serré au classement » expliqua Lydia Ko, tout de suite après sa victoire. « Il était très important que je me concentre sur moi-même et j’ai commencé à jouer de façon plus régulière. Je ne me suis pas vraiment mise en difficulté. Et je pense que c’était la clé pour cette journée » compléta Lydia Ko. La joueuse Néo-zélandaise qui avoua se sentir bien mieux qu’il y a quelques semaines. « Je ne savais pas si je gagnerais. Mais gagner ici à Singapour et recevoir toute l’affection du public, et pas seulement cette année, cela signifie beaucoup pour moi. C’est très excitant d’ajouter ce majeur asiatique à ma liste de tournois majeurs » déclara celle que l’on peut qualifier de meilleure joueuse du monde, sur le tour, devant Nelly Korda.

Et Inbee Park d’être soudainement reléguée au second plan, après avoir été qualifiée, il y a 5 ans, de meilleure joueuse de la décennie, tout en étant vainqueur de ce tournoi devant… Lydia Ko, en 2015 !

En plus de remporter sa 23e victoire, Lydia Ko engrange son 113e Top 10 sur le LPGA Tour, tout en empochant la plus importante prime, au vainqueur, de l’histoire de ce tournoi.

Le rebond tardif de Boutier

Dans cette dernière journée, l’unique Française en lice a connu, enfin, une bonne journée. Un rebond qui s’est concrétisé par une carte de 69, et une 29e place en compagnie de l’Américaine Lilia Vu, qui, elle aussi, a eu du mal à évoluer dans ce tournoi, durant quatre jours.

Un bogey au trou n°18, avec un drapeau en fond de green, laissant de la place pour faire entrer la balle et lui laisser de l’espace pour rouler, empêcha Céline Boutier de terminer à la porte du Top 20, avec des joueuses comme Brooke M.Henderson, Leona Maguire, Allisen Corpuz ou encore Miyu Yamashita qui continue de bien évoluer sur le LPGA Tour, pour sa seconde saison.

Avec six victoires sur le LPGA Tour à 31 ans, la Française reste, évidemment, très loin de Lydia Ko ou de Nelly Korda, mais elle est la seule Française à avoir accompli cette performance et demeure l’unique tricolore qui fut classée n°3 mondial.

La saison ne fait que débuter, mais il faudrait que Boutier démontre une plus grande capacité à venir jouer dans un Top 5, sans quoi, elle pourrait encore enchaîner une année sans succès.

La tenante du titre, Hannah Green, se classent 7e à –6, en ayant connu des moments compliqués durant la semaine. L’amateur de Singapour, Xingtong Chen termine dernière à +21 alors que Angel Yin et Jenny Shin ont abandonné, et sont classées sur les deux premiers tours.

Prochaine étape en Chine, pour le fameux Blue Bay LPGA, où l’Américaine Bailey Tardy y défendra son titre. La Française Adela Cernousek y prendra son second départ de la saison, aux cotés de Céline Boutier.

Paul Cormack, caddie de l’année !

Chaque année, sur ce tournoi, est décerné le prix du meilleur caddie de l’année. Cette fois-ci, c’est le caddie de Lydia Ko qui remporte ce le vote des fans, des collègues caddies et des joueuses. « Je pense que ce vote aurait pu désigner quelqu’un d’autre que moi. Mais c’est moi » s’amusa Cormack lorsqu’il fut interrogé par les médias. Un prix qui lui fut décerné au départ du 3e tour. Et quand on lui a demandé ce qu’il pensait de Lydia Ko, il a répondu : « c’est une des meilleures joueuses du monde. Si ce n’est la meilleure du monde. Travailler avec elle c’est la voir travailler dur chaque jour. Et tout le monde peut le voir. Donc c’est assez facile d’aller sur le parcours avec une joueuse qui travaille aussi dur » confia Cormack, qui a accompagné Lydia Ko lors de sa victoire au British Women’s Open, l’an dernier.

Cormack qui est Ecossais, et qui migra aux Etats-Unis pour y devenir joueur professionnel durant 10 ans. « Je dépensais de l’argent et de je n’en gagnais pas. Donc j’en ai eu marre de jouer et je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire. Et puis j’ai commencé à être caddie et c’est un de mes amis, Sean, qui m’a proposé de devenir caddie« . Six mois plus tard, alors qu’il ne savait pas du tout à quoi s’attendre, l’ancien joueur du PGA Tour sautait le pas. « Je n’ai pas vraiment travaillé pour beaucoup de joueurs. J’ai été caddie de Na-Yeon Choi jusqu’à ce qu’elle arrête. J’ai travaillé avec Katherine Kirk et Anna Nordqvist », précisa Paul Cormack. « J’ai travaillé avec Anna pendant quatre ans et demi. Ensuite je suis revenu brièvement sur le PGA Tour avec Kevin Chappell, et Lydia m’a appelé et nous voici », ajoutait Cormack, qui semble avoir parfaitement avoir trouvé sa voie.

Le classement final => ICI

La vidéo des meilleurs moments de ce 4e tour

HSBC Women’s World Chaampionship : Kim s’effondre, Ko en tête !

C’est le retournement de situation auquel il fallait s’attendre. La Sud-coréenne, leader depuis jeudi, a été pénalisée par une bien moins bonne journée, tandis que ses poursuivantes ont continué d’enfoncer le clou. C’est la Néo-zélandaise et ancienne numéro un mondial qui mène le tournoi, mais d’un cheveu.

« Ma concentration n’était pas bonne aujourd’hui », a déclaré A Lim Kim, qui a connu une journée compliquée, en concédant trois bogey à l’aller et un au retour, contre trois birdie. Après avoir affiché le même dynamisme qui l’avait porté tout au long du tournoi inaugural de la saison, la joueuse de 29 ans a plutôt fait grise mine en voyant son avance s’envoler, et ses coups ne pas se placer là où elle le souhaitait. Limitant la casse sur les neuf premiers trous, en sortant avec un coup de moins qu’au départ, Kim a perdu un nouveau coup, dès le Par 4 du 10, avant de le récupérer sur le Par 5 du 13. Puis, ce fut un combat pour tenter de jouer près des mats et de faire tomber sa balle, pour les putt pour birdie. « Ce parcours est un peu difficile pour moi, parce que ma force réside dans mes mises en jeu au driver. Mais ici je ne peux pas l’exploiter autant que d’habitude. Malgré tout, je place beaucoup de bons coups de fer, de bons coups de wedge et de bons putt. Je vais continuer comme ça et je suis prête pour demain » ajoutait A Lim Kim.

Sauvant des Par jusqu’au 18, voire signant le Par à défaut d’un birdie, A Lim Kim, avec sa journée en +1, est désormais à –6, en 4e position, et à quatre coups du nouveau leader, qui n’est autre que Lydia Ko.

On reconnaît les grandes championnes de golf au fait qu’il ne leur faut pas longtemps pour revenir aux avants postes. Numéro 3 mondial, après deux victoires en fin de saison dernière, dont un majeur, mais aussi une 3e et une 6e place pour clôturer la saison, Lydia Ko a tout de suite fait l’actualité de cette rentrée, en signant une 6e place lors du tournoi des champions. Après une 48e place à la Foudners, et avoir fait l’impasse sur la Thaïlande, la voici en tête de ce HSBC Women’s World Championship, où de nombreuses joueuses de notoriété y ont trouvé la victoire.

Evoluant dans le dernier groupe, avec A Lim Kim et Hyo-Joo Kim, la native d’Auckland a connu, comme d’autres, un aller mouvementé, avec deux bogey et trois birdie. C’est au retour qu’elle construisit son avance, par trois birdie entre le 13 et le 16, après avoir fait du surplace à cause d’un bogey au 11 qui effaça son birdie du 10. Le putt du 16 fut exceptionnel de précision, sur une distance d’environ 8 mètres, sur des green toujours aussi roulants que les deux premiers jours. « Ma journée fut un peu plus irrégulière qu’hier » déclara Ko. « Hier, après ma journée sans bogey, je pense que mon état d’esprit était d’essayer de continuer à jouer sur cette lancée. Mais j’ai fait quelques erreurs et j’ai réussi à rebondir avec de bons birdie » expliqua la Néo-zélandaise.

« Peu importe le contexte. Tant que vous pouvez faire un bon score. Et compte tenu des circonstances, j’ai eu l’impression de jouer vraiment solidement. J’espère donc que ces trois premiers jours me donneront un bon rythme pour la dernière journée » confia celle qui fait figure de favorite.

Hull, le joker !

L’Anglaise Charley Hull est connue pour ces semaines irrégulières et ses coups d’éclat autant que ses excès. Depuis jeudi, chacun pouvait sentir qu’elle était largement capable de rester en haut du leaderboard. Dans ce troisième tour, elle joue –4, comme Lydia Ko, et ce n’est que pour un birdie manqué qu’elle ne partage pas la place de leader avec la Néo-zélandaise. Mais cette journée sans bogey est le signe clair que l’Anglaise est dans le coup pour aller chercher la victoire. Encore faudra-t-il qu’elle ne nous rejoue pas la scène de l’US Women’s Open de 2023, sur les derniers trous. « J’ai simplement joué de manière très solide. J’étais en confiance et ayant tapé de bons coups, très près des mats. Ce fut une journée solide » expliqua Charley Hull. « Mon approche mentale n’est pas différente, pour demain, en comparaison des trois derniers jours. Mon objectif c’est simplement d’aller sur le parcours, jouer au golf, rentrer des putt et prendre du plaisir. Et à la fin de la journée on se rend compte que c’est simplement un jeu » confia l’Anglaise avec un ton aussi détaché qu’insolent pour l’enjeu de ce tournoi. Mais en même temps, cette manière d’aborder sa carrière professionnelle est conforme à l’état d’esprit de l’Anglaise qui n’est jamais vraiment concentrée sur la victoire. Avec Charley Hull, soit ça tombe, soit ça ne tombe pas, et l’important est de jouer au golf.

Ces outsiders en embuscade

Rien n’est encore fait sur un parcours à mi-chemin entre un majeur et un tournoi régulier. Car, dans le sillage de Lydia Ko et de Charley Hull, se trouvent au moins trois joueuses capables de combler leur retard, en signant une très bonne carte, ce dimanche. Bien sûr, la première concernée est A Lim Kim dont le cas fut évoqué en introduction. Ensuite, il y a la Thaïlandaise Jeeno Thitikul, qui est la seule à –7, et qui s’est bien relevée de sa seconde journée dans le Par, avec cette troisième carte en –6. « Je pense que mes premiers coups sont meilleurs que ceux d’hier » confia Thitikul. « Et j’ai eu des problèmes au putting. Mais j’ai changé de driver parce que je n’avais pas l’impression de jouer dans la bonne direction » expliqua la Thaïlandaise, en mélangeant un peu tous les sujets. « Mais la balle est sur le fairway et c’est évidemment plus simple que de jouer depuis le rough. Mais ça reste compliqué de construire des opportunités » ajouta Thitikul, qui n’a concédé qu’un bogey dans sa journée, et qui est présente dans le haut d’un tableau, depuis la semaine dernière. Pour les sponsors, cette exposition médiatique est positive.

Vient ensuite l’Australienne Minjee Lee, qui gagne 8 places dans ce moving day,, en ayant joué –4, ce qui représente sa meilleure carte depuis jeudi. Surtout qu’elle n’a pas concédé de bogey. « J’ai été très consistante depuis jeudi et je suis restée patiente. Je me suis donnée de bonnes ouvertures pour des birdie, et j’en ai rentrés comme j’en ai ratés. Mais j’ai le sentiment que les conditions de jeu étaient difficiles, avec ce vent. Il y a quelques départs en hauteur et cela a compensé le fait que le drapeau était dans une zone plus difficile à atteindre. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu le sentiment que cette journée était aussi facile qu’elle en a eu l’air » expliqua Minjee Lee, qui joue, désormais, avec un long putter, comme Yealimi Noh.

« Sur ce parcours, vous devez réaliser de bonnes mises en jeu, vous devez taper de bon second coup et réaliser de bons putt » confia l’Australienne de 28 ans, aux deux majeurs et 10 victoires. « Mais je pense que dans l’ensemble tout est allé dans mon sens parce que j’aime mon jeu de fer. J’ai l’impression que cela correspond à ma vision et je n’ai pas le jeu le plus court du champ. Je pense donc que ma longueur est un atout », ajoutait-elle.

Enfin, quid de la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn, toujours un peu fébrile et irrégulière, malgré qu’elle ait réussi a entrer dans le cercle des vainqueurs par deux fois (2021 et 2023). Car après un premier tour en 74, elle a bien réagi lors de la seconde journée en jouant 66, mais dans ce moving day elle n’a repris que deux coups, pour une carte comportant quatre birdie et deux bogey. La voici à –6 total, avec Minjee Lee et A Lim Kim, et une cote de confiance plus faible des observateurs. Elle sera le vrai joker de ce dimanche.

La chute de Boutier

Décidément, la Française a du mal à faire sa place, parmi les meilleures, en ce début de saison. Certes, elle conserve un fan club toujours optimiste et prêt à la défendre en toutes circonstances, mais il est un fait que ces résultats sont fluctuants, depuis son retour sur le circuit. Pire encore, elle est invisible aux yeux des médias, et pour mettre en avant le golf en France, c’est plutôt une mauvaise nouvelle. Si elle était la Nelly Korda à la Française, sans doute plus de sponsors se presseraient pour parrainer le golf féminin, sur notre territoire.

Alors qu’elle avait bien réagi hier, en jouant sous le Par, la numéro un française s’est effondré au classement en signant une carte de 76, comportant cinq bogey et un double, dès le 4e trou. Accusant 12 coups de retard sur Lydia Ko, 11 sur Charley Hull et 8 sur les joueuses classées 4e, il est évidemment que, cette semaine encore, la France ne sera pas à l’honneur sur le LPGA Tour. Certains se consoleront en expliquant que d’autres joueuses ont eu du mal dans cette journée, à l’image de l’Américaine Sarah Schmelzel, qui a perdu 30 places en jouant 77, ou la Japonaise Hinako Shibuno, qui joue également 76 dans ce 3e tour, et qui n’arrive pas à développer son jeu depuis jeudi.

Quoi qu’il en soit, la seule grande championne que la France possède sur le LPGA Tour, en ce moment, n’est pas visible à l’écran, et les fans s’impatientent car ceux de Thitikul, de Lydia Ko ou de A Lim Kim sont servis à peu près toutes les semaines.

Espérons que ce début de saison, pour Céline Boutier, soit un rodage et qu’elle monte en puissance dans les semaines qui viennent, pour le bonheur de tous. Et le sien avant tout.

Retour à Singapour, demain matin, avec un horaire toujours matinal, compris entre 02h30 et 07h30.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs moments

HSBC Women’s World Championship : Ko dans le sillage de Kim !

Sur ce parcours toujours exigeant, où le vent souffle en rafale, la Sud-coréenne A Lim Kim a conservé la tête du tournoi, mais a été rattrapée par quatre joueuses qui sont prêtent à lui voler la première place.

La Sud-coréenne A Lim Kim s’est bien battue, mais son score de –3, pour la journée, n’a pas été suffisant pour lui permettre de tenir à distance ses poursuivantes. Bien qu’elle continue à bien jouer, d’autres joueuses ont été aussi performantes, voire plus que la lauréate du premier tournoi de la saison.

Le Top 10 du leaderboard est donc remanié avec l’arrivée de joueuses qui ont signé des cartes entre –4 et –6 pour la journée. Et parmi elles, la Néo-zélandaise Lydia Ko, nouvellement introduite au LPGA Hall of Fame, qui a rendu une carte de –5 pour un score total de –6, soit un coup derrière A Lim Kim. « Je pense que j’ai joué de manière solide hier. Les conditions et d’autres choses ont rendu le score plus difficile à construire. Le vent était un peu plus calme aujourd’hui. Et je pense qu’il fallait tirer avantage de cette situation », confia l’ancienne numéro un mondial, qui n’a plus qu’un objectif en tête, remporter l’US Women’s Open et le KPMG Women’s PGA Championship, pour compléter son immense palmarès.

« Je crois que la véritable clé pour bien jouer et de toucher un maximum de green, et j’ai pu le faire bien mieux qu’hier. Je crois que c’est ça la plus grande différence au niveau du score » ajouta Lydia Ko, qui signe une journée vierge de bogey. Et c’est ici que l’on reconnaît la marque de celles qui ont le potentiel de se maintenir régulièrement au sommet d’un leaderboard.

Troisièmes de ce classement provisoire, Hyo-Joo Kim et Charley Hull ont connu des fortunes diverses. Avec son tempérament impulsif, l’Anglaise a joué de manière agressive et elle a obtenu tout le contraire de que ce Lydia Ko a décrit. A savoir que beaucoup trop de coup de Hull ont manqué ou quitté le green. Dans ces conditions, il est difficile de se mettre en position de birdie. La Britannique conserve sa 3e place, mais en jouant 70, avec un bogey en début de parcours. Et en interview, elle a reconnu avoir manqué de nombreux coups : « j’ai fait de bons coups au départ, mais j’ai manqué de nombreux putt courts, mais j’ai réussi à revenir sur le retour. Je vais me concentrer sur demain » expliqua Charley Hull dans une interview expéditive.

En revanche, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim a bien mené sa journée, en réalisant l’une des meilleures cartes du jour, soit 66. Partie du tee n°1, peu avant le groupe de Céline Boutier, Kim a très vite trouvé le chemin du birdie, sur le green du 1. Puis, elle en a rentré deux autres sur le Par 3 du 4 et le Par 4 du 6, avant d’aligner des suites de Par, jusqu’au départ du 13. Et sur ce Par 5, d’une distance de 416 mètres, elle a réalisé un eagle qui lui permit de s’imposer dans le Top 5. Un dernier birdie sur le Par 5 du trou n°16, la fit grimper dans le groupe de tête, terminant à 2 coups de sa compatriote A Lim Kim.

Ainsi, A Lim Kim est avant tout menacée par deux joueuses que sont Lydia Ko et Hyo-Joo Kim, dont on connaît la capacité à jouer très bas. Charley Hull est le joker de ce trio, et il faudra voir ce qu’elle est capable de produire lors du moving day.

La Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn signe la seconde carte de 66. Un score qui lui permet de progresser de 24 places, pour se retrouver à la 5e position à –4. un rang qu’elle partage avec Sarah Schmelzel, qui renoue avec du très bon jeu, Yealimi Noh, qui s’est imposée lors de la Founders Cup, Ayaka Furue, et Ruoning Yin, deux joueuses qui savent se montrer très offensives.

Hae Ran Ryu et sa compatriote Hye-Jin Choi ferment la marche de ce Top 10, avec le score de –3, total, donnant à ce tournoi le sentiment que le vainqueur pourrait être une joueuse asiatique.

Le rebond de Boutier

La numéro un Française, esseulée sur le Tour, en début de saison, a progressé au classement grâce à sa carte de 70, lui permettant de pointer à la 12e place. Si le score n’est pas très élevé, le fait d’avoir pu jouer en négatif, dans cette seconde journée, lui ouvre une meilleure perspective pour intégrer le Top 10, au terme du moving day. Pour cela, elle va devoir gommer les bogey qui ont encore ralenti sa progression. Mais le point encourageant, ce sont les deux birdie en fin de journée, et le fait qu’elle s’élancera du tee n°1, samedi. Trois autres joueuses partagent cette 12e place. Il s’agit de Amy Yang, de Minjee Lee et de Carlota Ciganda.

La Mexicaine Gaby Lopez, classée 3e hier, dégringole à la 16e place, après une journée en +1, et quelques coups dispersés. Quant à l’Australienne Hannah Green, elle a redressé la barre en signant une journée en –3, lui permettant de gagner 14 places. La voici 23e dans le Par, avec Angel Yin, Lauren Coughlin, Nanna K.Madsen et la rookie Chinoise Miranda Wang.

Retour demain matin, dès 05h30, sur le fameux parcours du New Tanjong, à Singapour, pour suivre une troisième journée qui nous dira si A Lim Kim est capable d’aller chercher une seconde victoire, cette saison.

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Florida’s Natural Charity Classic : l’essentiel à savoir

L’antichambre du LPGA Tour reprend ses droits cette semaine, avec un traditionnel tournoi qui se déroule en Floride.

Créé en 2009, cette épreuve s’est toujours déroulé sur trois tours, sauf en 2010, où l’une des journées fut annulée.

Lors des cinq premières éditions, il s’est déroulé sur le parcours de Lake Region Yacht and Country Club, au centre de la Floride, entre Tampa et Orlando. Puis le tournoi a été délocalisé dans la ville de Lake Wales, tristement connue pour avoir essuyé trois ouragan en 2004, ainsi que celui de 2017 connu sous le nom de Irma, qui a fait plus de 1000 victimes dont 136 morts.

Depuis 2017, c’est sur un nouveau parcours, toujours dans le même périmètre que les deux autres, que cette épreuve de l’ex Symetra Tour se déroule. Il s’agit du Lakes Wales Country Club à Winter Haven.

Cette épreuve a connu cinq playoff, dont le premier en 2009 pour le tournoi inaugural. En raison de la crise sanitaire l’épreuve a été annulée en 2021. En 2023, la Française Agathe Laisné inscrivait son nom au palmarès, en s’imposant, lors du 4e playoff de l’histoire de ce tournoi, face à l’Américaine Jillian Hollis et la Finlandaise Kiira Riihijarvi.

Le parcours

Situé au Nord de Lake Wales, dans une région de lacs, comme son nom l’indique, ce parcours a été créé en 2014 par les architectes Bill Bergin et Rees Jones. Il développe un tracé d’un peu plus 6 kilomètres. Mais il est surtout la renaissance d’un premier parcours créé en 1923 à Lake Region Yacht and Country Club, où est implanté un autre parcours, qui a accueilli ce tournoi. C’est donc en 2014 que ce tracé original est redessiné et implanté à Lakes Wales, le long du lac Hamilton, dans un cadre très verdoyant et arboré. Un lieu où un couple d’aigles séjourne chaque hiver dans un arbre aux abords du trou n°15.

Le champ de joueuses

120 joueuses pour trois jours de compétition avec un Cut après deux tours, qui ne conservera qu les 60 meilleures, et ex æquo.

Une seule Française est dans le champ et il s’agit de Agathe Laisné, venue faire une pige sur l’Epson Tour, en l’absence d’épreuve sur le circuit européen.

La tenante du titre, Valery Plata est au départ, tout comme Daniela Iacobelli, Amanda Doherty, Juliana Hung, Briana Chacon, Savannah Carlson (ex Vilaubi), Cydney Clanton, Maddie McCrary, Jillian Hollis et quelques autres joueuses habituées de ce circuit.

Du côté des rookie, elles sont 25, sur les 87 qualifiées cette saison, à prendre ce premier départ de la saison. Parmi elles, d’anciennes amateurs qui sont brillamment illustrées dans divers tournois. C’est notamment le cas de l’Américaine Yana Wilson qui a évolué lors du Mizuho Americas Open. Egalement, l’Américaine Zoe Antoinette Campos, qui n’a pas franchi le dernier Cut de la Q-serie, prend son premier départ sur l’Epson Tour, cette semaine.

Consulter le champ de joueuses => ICI

Les rookie

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Valery Plata (-10)
  • 2023 : Agathe Laisné (-9)
  • 2022 : Kum-Kang Park (-9)
  • 2021 : annulé
  • 2020 : Janie Jackson (-10)
  • 2019 : Kelly Tan (-13)
  • 2018 : Lauren Kim (-10)
  • 2017 : Olivia Jordan Higgins (-10)
  • 2016 : Samatha Rcihdale (-7)
  • 2015 : Sue Kim (-5)
  • 2014 : Yuer Cindy Feng (-9)
  • 2013 : Melissa Eaton (-10)
  • 2012 : Megan McChrystal (-10)
  • 2011 : Tzu-Chin Lin (-5)
  • 2010 : Angela Oh (-7)
  • 2009 : Jean Reynolds (-4)

Les meilleures cartes sur ce parcours

  • 65 : Kim Welch en 2017, Maude-Aimée Leblanc en 2019 et Vicky Hurst en 2019

Le record du tournoi

  • 64 : Son Yi Choi en 2009 au 1er tour

Prime et dotation

Initialement doté de 100 000 dollars en 2009 pour une prime au vainqueur de 14 000 dollars, ce tournoi a vu sa dotation évoluer jusqu’à 125 000 dollars, à partir de 2012 et jusqu’en 2015. en 2016 c’est une somme de 175 000 dollars qui dote le tournoi mais qui retombe, l’année suivante, à 125 000, jusqu’en 2020. L’année 2022 marque un cap historique avec une prime de 200 000 dollars et un chèque au vainqueur de 30 000 dollars. C’est 10 fois moins que sur le LPGA Tour.

Depuis l’an dernier, la dotation est passée à 250 000 dollars pour une prime au vainqueur de 37 500 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne bénéficie pas de couverture TV. Seuls quelques tournois sont retransmis en streaming sur une plateforme américaine.

HSBC Women’s World Championship : A Lim Kim dans le rythme !

D’une semaine à l’autre certaines joueuses parviennent à rester sur le devant de la scène, quand d’autres trouvent mieux leurs marques ou ont du mal. Sur ce parcours que beaucoup de joueuses connaissent bien, c’est la météo qui est venue arbitrer ce premier tour.

La majorité des joueuses sont unanimes, ce parcours est très bien préparé, du tee au green, avec un stimpmeter digne d’un tournoi majeur. Soufflant parfois assez fort, le vent fut le principal obstacle à surmonter et à ce jeu, la Sud-coréenne A Lim Kim s’en est le mieux sortie.

Pourtant, c’est la Mexicaine Gaby Lopez qui tint la tête, en début de matinée, en s’étant élancée du tee n°10 à 07h54. Lopez qui a connu un aller dans le Par, durant 5 trous, avant de concéder un bogey sur le Par 3 du 15. Sortant avec un score de +1 de cette première partie du parcours, elle allait rebondir sur les derniers trous de sa journée, en signant un premier birdie sur le Par 5 du trou n°5, puis celui du trou n°8, avant de conclure avec un dernier birdie au trou n°9.

Positionnée à –2, elle venait de prendre une bonne option pour le reste de sa semaine, car, après elle, la majorité des joueuses ont eu du mal à signer des cartes de scores aussi basses. Exception faite de la Sud-coréenne A Lim Kim, animatrice de ce début de saison, avec une victoire lors du tournoi d’ouverture, et une 6e place en Thaïlande. Le point fort de Kim se trouve dans son putting qui fonctionne très bien depuis qu’elle a travaillé ce compartiment de jeu, depuis la saison dernière.

Partie du tee n°1, à 09h06, la Sud-coréenne de 29 ans se positionnait à –2, avant le terme de l’aller. Puis, au retour, elle continua de progresser pour afficher un score de –5, après 15 trous. Mais le vent se renforçait et lors de son second coup, au 16, elle envoya sa balle dans une pièce d’eau au bord du fairway, et fut pénalisée d’un coup. C’est donc au 4e coup qu’elle toucha le green, mais loin du mat. Ce bogey allait marquer un coup d’arrêt à sa progression si bien que A Lim Kim sortit de ce premier tour, avec un score de –4. « Ce fut une bonne journée parce que j’ai eu des coups courts, en bénéficiant d’un bon putting. Mais il y a beaucoup de vent, et ce fut compliqué pour moi. Cependant, tout le monde a eu les mêmes conditions de jeu » confia la Sud-coréenne. « Le vent tourbillonnait beaucoup et n’était pas régulier. Donc c’était difficile d’identifier le sens dans lequel il soufflait. Mais il me reste encore trois tours à jouer pour apprendre » ajouta Kim, toujours aussi énergique et démonstrative sur le parcours.

L’Anglaise Charley Hull, qui a l’habitude de jouer avec le vent, s’est intercalée entre Kim et Lopez, et a cherché à attaquer le parcours, pour réaliser le plus de birdie possible. Participant à cette épreuve pour la 6e fois, Hull connaît les pièges de ce parcours et n’a pas concédé de bogey. « J’ai le sentiment d’avoir bien joué. J’ai bien dormi et il faisait beaucoup plus frais aujourd’hui avec beaucoup de vent » confia l’Anglaise. « Les green son fermes, donc il faut jouer à environ une trentaine de mètres sous les mats » confia Hull à propos du parcours qui n’est pas été spécialement gênée par le vent : « je l’ai même apprécié » précisait-elle. « Mon copain m’a dit de me placer dans le Top 5 pour ce premier jour pour je sois heureuse. Et je me suis contentée de grimper dans le haut de ce classement » reprit l’Anglaise, au tempérament très affirmé, comme chacun le sait.

Avec un score de –3, la voici seconde, à un coup de A Lim Kim, ce qui promet déjà une seconde journée intéressante, et pourquoi pas, de voir Charley Hull en tête, après le second tour.

Avec Gaby Lopez, trois autres joueuses se partagent ce score de –2, et pas des moindres. Puisqu’il s’agit de Minjee Lee, de Ruoning Yin et de Hye-Jin Choi. Choi et Lee ayant concédé deux bogey contre trois à la joueuse Chinoise.

Boutier dans le Par

Ce début de saison, pour la Française, est difficile. Après un tournoi en Thaïlande où elle n’a pas réussi à se mettre dans le rythme des meilleurs, lors des deux premiers tours, et un épreuve inaugural qu’elle termine à la 14e place, seul son résultat à la Founders Cup lui a offert son premier Top 10. Cependant, elle n’est pas dans le wagon de ces joueuses qui parviennent à attirer l’attention des caméras en jouant dans le haut du tableau.

Partie du tee n°1 à 08h42, la Française a rapidement concédé un bogey, avant d’aligner une suite de Par, et sortir en +1 de son aller, comme Gaby Lopez. Et au retour, elle a traîné cette pénalité jusqu’au départ du Par 4 du 14, où elle trouva, sur le green de ce même trou, son unique birdie de la journée. Mais elle n’est pas la seule à se retrouver dans le Par, à la 14e place, puisque Ariya et Moriya Jutanugarn, Jin Hee Im ou encore Yealimi Noh partagent cette position.

Du côté Français, même si la frustration est bien palpable de ne pas pouvoir voir évoluer l’unique joueuse tricolore du moment, à pouvoir prétendre faire partie du cercle des meilleures joueuses du monde, il reste l’espoir que Céline Boutier réalise trois meilleures journées, afin de rejoindre le Top 5.

La tenante du titre dans le dur, et pas seulement elle

C’est un début de tournoi compliqué pour l’Australienne Hannah Green, qui sort de ce premier tour avec le score de +3. Pénalisée par une mise en jeu dans un massif d’herbe et de fleurs, au départ du trou n°12, qui occasionna un double bogey à la sortie, et trois autres bogey, en lien avec un jeu un peu brouillon, la tenante du titre est déjà fortement handicapée par ce score positif qui ne lui laisse qu’une option, mieux taper la balle, dès demain, pour espérer signer de meilleures cartes, jusqu’à dimanche soir.

Mais elle n’est pas la seule à se retrouver dans une situation difficile, puisque la joueuse lauréate du tournoi de la semaine dernière, l’Américaine Angel Yin, pointe à la 46e place, à +4, devant l’Allemande Esther Henseleit, et la joueuse originaire de Hawaii, Alisen Corpuz. Mais aussi Lilia Vu que l’on espérait mieux classée depuis le début de la saison.

Sa compatriote Danielle Kang est toujours aux abonnées absentes, en ne parvenant plus à jouer les premiers rôles sur le LPGA Tour, Tandis que les Australiennes Gabriela Ruffels et Stéphanie Kyriacou ferment la marche avec un score très lourd de +8 et +10. Brittany Altomare s’intercale à +9, pour son retour sur le circuit.

La seconde journée s’annonce donc intéressante, sur ce parcours où les joueuses doivent faire preuve de stratégie, et de mesure, dans leur conquête des green, avec un vent qui devrait encore souffler et occasionner une gêne certaine.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs moments

HSBC WOMEN’S WORLD CHAMPIONSHIP : l’essentiel à retenir

Historique

La première épreuve eut lieu du 28 février au 2 mars 2008 et fut remportée par la joueuse mexicaine, Lorena Ochoa. Etabli dans la périphérie de Singapour, ce tournoi s’est d’abord déroulé, entre 2008 et 2012, sur le parcours du Tanah Merah Country Club, à l’est de la ville, avant d’être accueilli par le Sentosa Golf Club.

Le HSBC World championship est la troisième épreuve à comporter un champ limité, sans Cut, depuis le début de la saison.

Les deux premières années, le tournoi fut ouvert aux 78 premières joueuses mondiales. Mais depuis 2010, le champ ne comporte plus qu’une soixantaine de joueuses, suivant un barème de qualification prenant en compte une liste de joueuses prioritaires et une liste basée sur le classement mondial ainsi que des invitations sponsors (voir détail du champ ci-après).

L’histoire de ce tournoi est marquée par la célébration du putt de la victoire, par l’Américaine Paula Creamer, avec des images qui ont fait le tour du monde.

Le champ de joueuses

Elles sont, comme l’an passé, 66 joueuses sélectionnées selon le classement de la Race to CME, pour participer à ce tournoi emblématique du LPGA Tour, durant quatre jours, et sans Cut.

Parmi les têtes d’affiches, notons la participation de Lydia Ko, Jeeno Thitikul, Lilia Vu, Jin Young Ko, Angel Yin, Brooke M.Henderson et de Hannah Green, la tenante du titre.

Sept joueuses vainqueurs de tournoi, sont dans le champ. Il s’agit de

  • Bailey Tardy (Blue Bay 2024)
  • Linnea Strom (ShopRite 2025)
  • Chanettee Wannasaen (Dana Open 2024)
  • Moriya Jutanugarn (Portland Classic 2024)
  • Jasmine Suwannapura (Walmart NW Arkansas 2024)
  • A Lim Kim (Tournament of Champions 2025)
  • Yealimi Noh (Founders Cup 2025)

Auston Kim, Gabriela Ruffels, Albane Valenzuela, Nanna K.Madsen, Esther Henseleit ou encore Maja Stark et Nataliya Guseva viennent compléter ce champ, ainsi que Céline Boutier, seule Française au départ, qui s’est classée seconde, l’année dernière, à un coup de l’Australienne Hannah Green.

Les invitations sponsor

  • Danielle Kang
  • Muni He
  • Shannon Tan
  • Miranda Wang
  • Xingtong Chen (a)

Les résultats des françaises depuis 2016

2024

  • Céline Boutier : 2e à –12
  • Perrine Delacour : 41e à +3

2023

  • Céline Boutier : 11e à –9

2022

  • Perrine Delacour : 13ème à –9
  • Céline Boutier : 35ème à -3

2021

  • Céline Boutier : 14ème à –8

2019

  • Céline Boutier 23ème à –1

2018

  • Karine Icher : 57ème +5

2017

  • Karine Icher : 25ème à –7

2016

  • Karine Icher : 30ème à -3

Les invitations sponsor

  • Xingfong Chen (a)
  • In Gee Chun
  • Muni He
  • Miranda Wang
  • Yuling Shi

Le parcours

Le Sentosa Golf Club abrite deux parcours. De 2013 à 2015, c’est le Serapong Golf course qui accueillit l’épreuve. Depuis 2016, c’est le New Tanjong course qui voit évoluer la soixantaine de joueuses du LPGA Tour. Ce parcours est traversé par une rivière qui constitue, à certains endroits, des pièces d’eau très proches des fairways et des greens. Souvent étroits et ondulés, les fairways demandent des mises en jeu précises et stratégiques. Les greens sont tous très bien défendus par de larges bunker. Et quand ce n’est pas le cas, ils sont placés en hauteur avec une pente derrière le green, comme c’est le cas pour le trou n°4. Une fois encore, les prises de risques seront sévèrement sanctionnées et les joueuses devront, avant tout, travailler tout en toucher de balle pour bien se positionner. Si le Sentosa Golf Club fut inauguré le14 juillet 1974, c’est en 1993 que l’architecte Franck Pennick, créa le Tanjong Golf course en collaboration avec les architectes Max Wexler et Chris Pitman.

En 2015, le parcours fut rénové par l’architecte Alister McKenzie qui, entre autres modifications, implanta sur les fairway une graminée très résistante, la Zorrozoysia, dont la particularité est d’être résistante aux basses températures, et ne nécessite qu’une faible irrigation ainsi qu’un ensoleillement minimum de 5 heures. Les travaux durèrent 9 mois et le parcours fut ouvert le 26 novembre 2015. L’objectif, pour le Serapang Country Club, était de proposer deux parcours de niveau international, ce qui est aujourd’hui le cas. A noter que l’entreprise qui a fourni le mélange de graminées pour les greens est celle qui a également travaillé sur le parcours du Pure Silk Bahamas, à Nassau.

Enfin, le parcours est doté du même système d’aération des green que celui d’Augusta. Et le Sentosa Golf club fut le premier club de golf, au monde, à obtenir l’agrément du UN Climat Change, en 2019, et le premier à obtenir, dans le monde, la neutralité carbone, en 2022.

Les vainqueurs

  • 2024 : Hannah Green (New Tajong course) -13
  • 2023 : Kin Young Ko (New Tajong course) -17
  • 2022 : Jin Young Ko (New Tanjong course) -17
  • 2021 : Hyo Joo Kim : (New Tanjong course) -17
  • 2019 : Sung Hyun Park (New Tanjong course) -15
  • 2018 : Michelle Wie West (New Tanjong course) -17
  • 2017 : Inbee Park (New Tanjong course) -19
  • 2016 : Ha-Na Jang (Serapong course) -19
  • 2015 : Inbee Park (Serapong course) -15
  • 2014 : Paul Creamer (Serapong course) –10 (playoff)
  • 2013 : Stacy Lewis (Serapong course) -15
  • 2012 : Angela Stanford (Tanah Merah) –10 (playoff)
  • 2011 : Karrie Webb (Tanah Merah) -13
  • 2010 : Ai Miyazato (Tanah Merah) -10
  • 2009 : Jiyai Shin (Tanah Merah) -11
  • 2008 : Lorena Ochoa (Tanah Merah) -20

Record du tournoi sur le New Tanjong Golf course 

  • -19 pour Inbee Park (2017) et Ha Na Jang (2016)

Meilleure carte sur le New Tanjong course

  • 62 : Sei Young Kim (2018)

Les playoff

Deux playoff ont animé ce tournoi. Le premier en 2012, avec quatre joueuses ex æquo, et le second en 2014, avec deux joueuses à départager.

En 2012, l’Américaine Angela Stanford remporte sa 5e victoire en prenant le meilleur sur les Sud-coréennes Na Yeon Choi et Jenny Shin, et la Chinoise Shanshan Feng. La fin de ce tournoi aura été perturbée par une alerte orageuse, au trou n°17, occasionnant une interruption de jeu de 1 heure 30. A la reprise, Jenny Shin concédait un double bogey, après une mise en jeu hors limite, et Stanford  concédait un bogey au 18, envoyant les deux joueuses en playoff, avec Na Yeon Choi et Shanshan Feng, qui étaient à –10. Shanshan Feng était éliminée après le premier trou de playoff, tandis que Na Yeon Choi l’était au second. Stanford s’imposera au 3e trou de playoff.

En 2014, l’Américaine Paula Creamer fit sensation en décrochant la victoire, lors d’un duel épique avec l’Espagnole Azahara Munoz, qui sauva le premier trou de playoff. Lors de l’approche du green, au second trou de playoff, Paula Creamer n’a clairement pas l’avantage en envoyant sa balle très loin du mat, et sur le plateau supérieur du green, alors que Munoz est en position de birdie, à un peu plus de 2 mètres. Pourtant, elle va réaliser le putt de la victoire, à plus de 22 mètres, signant un eagle improbable, avant d’aller se jeter dans l’herbe pour célébrer une victoire à laquelle elle ne s’attendait pas. La séquence est devenue culte dans le milieu du golf féminin mondial.

Statistiques

  • 2 : comme le nombre de playoff joués en 10 ans (2012 – 2014)
  • 6 : comme le nombre victoires sud-coréennes
  • 11 : comme les 11 coups d’avance de Lorena Ochoa lors de sa victoire en 2008
  • 20 : comme le score sous le par réalisé par Lorena Ochoa en 2008
  • 62 : comme le record du parcours, en 2018, réalisé par Sei Young Kim

Dotation et prime

Contrairement à la plupart des tournois du LPGA Tour, le HSBC World Championship a vu sa dotation baisser, depuis la création de l’épreuve. Pour les deux premières éditions, c’est une somme de 2 millions de dollars que les joueuses se sont partagés. En 2010, la dotation était amputée de 700 000 dollars et ce n’est qu’en 2016, que la prime totale revint à un niveau raisonnable de 1,5 million de dollars. Un montant qui a été augmenté de 200 000 dollars, en 2022, soit 1,7 million de dollars.

En 2024, ce tournoi bénéficiait d’une nouvelle hausse de la dotation portée à 1,8 million de dollars.

Quant à la prime, elle restait de 270 000 dollars, un montant fixé en 2023. Ce qui signifie que l’apport de 100 000 dollars de la dotation va profiter au reste du champ.

Mais cette année, pour la première fois de son histoire, le HSBC Women’s World Championship voit sa dotation s’élever à 2,4 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 360 000 dollars.

Les horaires de diffusion

Sur le site internet de la LPGA, gratuitement !

  • Jeudi 27 février : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 28 février : 02h30 à 07h30
  • Samedi 1er mars : 03h30 à 08h30
  • Dimanche 2 mars : 02h30 à 07h30