Une page se tourne !

Au mois de janvier 2017, quand j’ai entendu parler de la création d’un groupe Facebook dédié au golf féminin, par l’intermédiaire de Golf Channel, j’ai tout de suite pris contact avec son créateur.

C’est de cette manière que j’ai fait la connaissance de Jean-Luc Maisonhaute, et que s’est forgée, entre nous, une amitié grandissante, qui nous a uni jusqu’à son décès, le 9 mars 2024.

Cela fait donc huit ans que je suis investi dans ce travail journalistique associatif.

Je n’ai pas compté mes heures, et j’ai vécu toutes les saisons du LPGA Tour en subissant les décalages horaires tout au long de l’année.

En plus du LPGA Tour, j’ai décidé de suivre la saison de l’Epson Tour, ayant rapidement compris que la plupart des futures stars du circuit mondial féminin émergent des circuits américains.

Au décès de Jean-Luc Maisonhaute, j’ai repris son travail sur le Ladies European Tour, et le LETAS dans une moindre mesure. C’est donc l’ensemble des circuits professionnels féminins que j’ai suivis, avec parfois un peu de difficulté quand les horaires des tournois se chevauchaient. Mon regret reste la difficulté à traiter l’actualité du circuit amateur. Mais seul, je ne pouvais pas tour faire, comme chacun le comprendra. Je suis, cependant, désolé pour toutes les joueuses en devenir dont le groupe n’a pas pu évoquer les performances et les résultats.

Le groupe LPGA French Fans team a évolué sur le modèle que j’avais proposé à Jean-Luc Maisonhaute, dès 2017, à savoir un média associatif proposant des articles structurés consacrés aux tournois des différents circuits.

L’arrêt de la chaîne Golf Channel nous a attristé, car ce média était le seul à proposer les tournois du LPGA Tour et du LET, à la télévision.

La tentative de reprise du LPGA Tour, par un média spécialisé du golf français, en partenariat avec la Fédération Française de Golf n’a pas été concluante, comme nous le savons. Et nous avons bien vu que celui qui joue au golf et qui est essentiellement concentré sur les circuits masculins, n’est pas nécessairement compétent pour s’emparer de la thématique du golf féminin.

Au mois de février 2025 j’ai donc pris l’initiative d’engager des discussions avec la LPGA, afin de trouver une solution face à ce nouvel arrêt, brutal, de la diffusion du LPGA Tour.

La LPGA me mettait alors en contact avec Brian Caroll, le responsable du département Global Media.

Dans un premier temps, Brian m’annonçait une reprise de la diffusion des tournois du LPGA Tour, par le Groupe Canal Plus.

Dans l’attente de la conclusion de cet accord je demandais à bénéficier du flux vidéo, jusqu’ici bloqué pour la France. Ce qui fut accordé. Puis, progressivement, ce flux vidéo fut disponible pour chaque tournoi et il ne fut plus jamais question d’une reprise du LPGA Tour par Canal Plus. Et à ce jour, j’ignore s’il y a réellement eu le début d’une discussion sérieuse avec ce média.

Brian fut disponible, réactif et à l’écoute de la passion des fans Français. Et c’est grâce à lui, et ses équipes, que vous avez pu suivre, gratuitement, toute la saison 2025, sur le site de la LPGA. Et c’est également avec son équipe que j’échangeais, en temps réel, pour apporter les solutions techniques, lorsqu’un problème affectait la diffusion d’un tournoi.

Au mois de décembre, Brian a quitté la LPGA pour un nouveau projet professionnel en Floride. Mais son équipe reste disponible et attentive à la passion que les fans Français portent au LPGA Tour. Et je vais rester en contact avec eux.

Je tiens à souligner, à cette occasion, que les performances de Céline Boutier, sur le LPGA Tour, ont fortement contribué à mettre un coup de projecteur sur la France, aux yeux des Américains. Et cela a grandement facilité les discussions pour convaincre la LPGA d’ouvrir leur flux vidéo pour la France.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai souvent été critique sur la filière française de haut niveau qui ne parvient pas à produire des joueuses compétitives pour maintenir la France, sur le LPGA Tour, au niveau où Céline Boutier l’a placé.

Dans trois ou quatre ans, Céline Boutier pourrait annoncer sa retraite et il n’y a pas eu, jusqu’ici, de jeunes talents capables de faire aussi bien. Ou mieux. C’est un problème qui pèse sur le développement du golf féminin et du marché du golf, en France. L’arrivée de Nastasia Nadaud sur le LPGA Tour est porteur d’un nouvel espoir de victoires. Je lui souhaite, évidemment, une pleine réussite.

D’ailleurs, j’ai constaté que les audiences du groupe sont au plus haut chaque fois qu’une Française réalise un bon résultat ou une performance.

La corrélation entre la performance de nos joueuses et le développement économique de la discipline, dans notre pays, n’est plus discutable. Preuve qu’il y a une dynamique possible avec le golf féminin en France. Mais il nous faut plus qu’une championne au niveau internationale pour construire une économie autour du golf.

De son côté, le Ladies European Tour a choisi de diffuser une partie de ses tournois sur sa chaîne Youtube. De sorte que les tournois de golf féminin sont désormais accessibles à tous. Mais en langue anglaise. Ce qui reste un obstacle pour certains.

Au cours de l’année 2025, entouré de personnes compétentes et passionnées, j’ai présenté un projet, solide, de production télévisuelle des tournois du LPGA Tour, pour la France. Mais la direction de la LPGA ne l’a pas validé, préférant, pour le moment, conserver le modèle de diffusion mis en place au mois de février 2025. Et qui est reconduit cette année.

Cependant, le groupe LPGA French Fans team est désormais connu et reconnu par les instances de la LPGA, grâce à un travail relationnel constant, qui a débuté avec les attachées de presse indépendantes, qui officiaient encore en 2017 et 2018. Puis, avec les membres du service presse de la LPGA. Des relations qui se sont élargies au département Global Média et à la direction de la LPGA.

Et des journalistes de Golf Channel, comme Tom Abbott ou Grant Boone, nous ont également suivi sur les réseaux sociaux.

Avec de modestes moyens, nous avons réussi à attirer le regard des Américains vers les « french » fans du LPGA Tour.

Huit ans après avoir débuté cette aventure, passionnante et enrichissante, le groupe a dépassé les 1500 membres, affirmant sa ligne rédactionnelle indépendante qui permet à chacun d’obtenir des informations rarement évoquées dans la plupart des médias spécialisés Français, qui fonctionnent avec des moyens financiers et des rédacteurs salariés, quand LPGA French Fans team est entièrement fondé sur le bénévolat.

Mais le bénévolat a ses limites.

Depuis quelques mois, et par la force des choses, ma vie a pris un nouveau chemin, tant sur le plan personnel que professionnel. Aussi, ai-je décidé qu’il était temps pour mois de réduire mon investissement dans cette aventure dédiée au golf féminin, face aux nouvelles priorités qui s’imposent à moi.

Je me limiterai donc à produire les présentations des tournois et quelques articles, selon les horaires de diffusion des tournois, cette année. Mais je ne pourrais plus produire, chaque semaine, des résumés des tournois, et encore mois sacrifier des nuits à les suivre.

Néanmoins, je resterai administrateur de ce groupe, pour sa bonne tenue. Surtout dans une année de Solheim Cup où nous ne manquerons pas d’être harcelés par les faux profils qui pullulent sur Facebook.

Rassurez-vous, le groupe ne disparaît pas. Il ralentit son rythme.

Aussi, je tenais à vous remercier tous, pour votre soutien, votre fidélité et votre participation, même si je regrette que ce soit un peu toujours les mêmes qui osent s’exprimer à la suite des articles publiés.

Merci, également, d’avoir répondu massivement, à mon appel, lors de la disparition de Jean-Luc Maisonhaute, en vous mobilisant pour dépasser le chiffre symbolique des 1000 membres. Ce fut un bel hommage !

Bon golf à tous, profitez bien des diverses diffusions des tournois cette année, et si certains d’entre vous souhaitent proposer leurs services pour contribuer à la rédaction d’articles sur le LET et le LETAS, notamment, je suis à leur écoute.

Jean-Hugues Curaudeau

Rose Ladies Open : Première victoire pour Emma Falcher ! 

Rookie cette saison, la Française âgée de 20 ans surprend tout le monde en dominant ces trois jours de compétition.

C’est en Angleterre que la Française Emma Falcher a été chercher sa première victoire, après son 9e départ sur le premier niveau du circuit professionnel européen féminin.

Une impressionnante victoire de cinq coups dans ce Rose Ladies Open après un dernier tour de 69 (-3) et un score final de onze coups sous le par.

Dès la première journée, elle dominait la concurrence en prenant la tête avec le score de –7, devant l’Anglaise Gemma Clews à –5. Sa compatriote Loïs Lau se plaçait à la 3e place, à –4.

Lors de la seconde journée, Emma Falcher restait en tête, mais elle voyait son avance réduite à un coup, en jouant –1. Et l’Anglaise Gemma Claws restait à ses trousses en jouant –2 journée, tandis que Lois Lau se crachait avec une carte de 79, ne franchissant pas le Cut.

Lors de la dernière journée, Falcher se devait de ne pas faire d’erreur et de signer un bien meilleure journée que la veille. A l’aller, la Française a eu du mal à trouver le chemin du birdie, et elle alignait les Par durant 8 trous, avant de concéder un bogey sur le trou n°9. Mais au retour, sa situation se débloquait avec une suite de trois birdie, dès le trou n°11. Un dernier birdie sur le Par 3 du 16 lui ouvrait une voie royale vers la victoire, en étant très largement en tête. « C’est tellement bon. J’ai vécu une année de rookie incroyable et j’ai beaucoup appris. Je n’ai pas de mots. Je fêterai ça avec mes parents, ma famille d’abord, puis avec tous mes amis » , confiait la Française.

Avant de participer à ce tournoi, Falcher avait obtenu comme meilleur résultat une 14e place ex aequo à l’Allegria Ladies Open. En 2022, Falcher avait participé au Rose Ladies Open en amateur et avait manqué le Cut. Deux ans plus tard, beaucoup de choses ont changé pour elle : « Ce tournoi a toujours été mon préféré. J’y ai participé il y a trois ans et j’ai toujours rêvé de le gagner. C’est énorme pour moi», lâchait la Française.

Emma Falcher ne remporte pas seulement une belle victoire, elle gagne une voiture après avoir fait un pari avec son père, qui fut son caddie tout au long de l’année. « Mon père avait conclu un accord prévoyant que je pourrais avoir une voiture en cas de victoire, alors je rentre directement en France pour en acheter une », expliqua la Française.

Cette victoire est d’autant plus remarquable que c’était son premier tournoi après une blessure à l’épaule qui l’avait tenue éloignée des parcours pendant un mois.

Grâce à cette victoire, Emma Falcher grimpe à la 25e place de l’Ordre du Mérite du LETAS, progressant de 62 places. « Mon objectif principal est bien sûr de participer au LET et de réussir. Repartir et recevoir les félicitations de Justin et de Kate Rose était magique. C’était comme si j’étais dans un film. Je n’ai pas encore réalisé», avouait-elle.

L’Anglaise Gemma Clews termine deuxième, seule, avec six coups sous le par, conservant ainsi sa place en tête du classement.

Après 14 tournois, le leader de l’Ordre du Mérite totalise 1 834,66 points, confirmant sa carte sur le LET pour l’année prochaine.

L’Anglaise Lianna Bailey réalise un excellent dernier tour en 70 (-2) pour décrocher la troisième place, signant son meilleur résultat sur le LETAS cette saison.

La Française Charlotte Liautier et l’Autrichienne Katharina Muehlbauer sont quatrièmes ex-aequo,  à -4. Elles occupent désormais respectivement la cinquième et la deuxième place de l’Ordre du Mérite. Marine Griffaut termine 29e à +1 en ayant eu du mal dans le dernier tour, où elle rend une carte de 74, tandis que Chloé Salort se place 49e à +5, en ayant joué une seule fois dans le Par, en trois jours.

La prochaine étape du LETAS aura lieu cette semaine, du 11 au 13 septembre, avec le Hauts de France Pas-de-Calais Golf Open. Un événement co-organisé avec l’Alps Tour.

Après cette étape française, il restera deux tournois. L’un en Suisse et l’autre en Espagne.

Le LETAS est la porte d’entrée pour toutes les jeunes joueuses qui aspirent à évoluer sur le Ladies European Tour et que certaines auront du mal à atteindre.

Le classement final => ICI

Women’s Irish Challenge : Anne-Charlotte Mora s’impose !

La Française Anne-Charlotte Mora retrouve la confiance avec cette 1ère victoire sur le Letas.

Dix Françaises étaient engagées, sur ce tournoi du Letas, la seconde division du circuit européen féminin, et l’une d’entre elles a été chercher la victoire, en ayant réussi à rester en haut du leaderboard toute la semaine.

La Françaises Anne-Charlotte Mora voit sa saison retrouver des couleurs, alors que sur Ladies European Tour elle a été en difficulté depuis le mois d’avril, lors de son premier tournoi disputé. A 28 ans, la native d’Orléans qui représente le golf de l’île d’Or, en périphérie de Nantes, restait sur une victoire sur le LET, pour sa 5e année chez les professionnelles. Son palmarès s’étoffe donc avec un nouveau trophée,acquis sur le sol irlandais.

Lors du premier tour, Mora se plaçait co-leader à –5, avec l’Allemande Verena Gimmy et l’Autrichienne Isabella Holpfer. L’Allemande Gimmy, à 31 ans, disputait son premier tournoi de la saison après une année 2024 où elle fit trois apparitions.

Alors que l’Autrichienne Holpfer, passée pro en 2024, entamme sa jeune carrière de professionnelle à 24 ans, en ayant fait une apparition remarquée, sur le Letas, en 2019, avec une seconde place au VP Bank Ladies Open.

Lors de la seconde journée, la Française prenait l’ascendant sur toutes les joueuses, dont certaines débutent sur le Letas, en signant une carte de 70, qui la plaçait à –7, un coup devant Gimmy, et trois coups devant Holpher.

Lucie André se classait 4e à –2 tandis que Loïs Lau évoluait dans le Par total, après une première carte de 71 et une seconde de 73.

Quatre Françaises ne franchissaient pas le Cut, avec des scores très lourds, et l’une d’elles, Marine Griffaut, était contrainte à déclarer forfait. Margot Rouquette s’inclinait à +14, Manon-Donche Gay à +15 et Alexandra Bonetti s’effondrait à +26.

Franchissaient également le Cut les Françaises Charlotte Liautier (+5), Chloë Salort (+3) et Emma Grechi (+2).

Très peu de stars du LET avaient fait le déplacement, hormis Meghan MacLaren, Olivia Mehaffey, Maria Parra et Fernanda Lira, avec ses deux victoires et son expérience du circuit américain.

Bien que déclarant que la seconde journée fut plus difficile à négocier que la première, Anne-Charlotte Mora démontrait sa supériorité sur un parcours où le vent restait très présent.

Lors de la dernière journée, la Française ne faiblissait pas en continuant à jouer sous le Par, avec une dernière carte de 69, marquée par deux birdie et deux bogey à l’aller, et trois birdie, au retour, dès le Par 5 du 11, lui permettant de se détacher en tête.

A ses côtés, l’Allemande de 31 ans, Verena Gimmy, connaissait un aller très compliqué à gérer, où elle concéda deux bogey et un double, ne parvenant à construire sa journée qu’au retour, avec quatre birdie. Mais ces coups ne servaient qu’à reprendre ceux perdus sur les neuf premiers trous, et elle sortait de cet ultime tour avec une carte dans le Par.

Quant à l’Autrichienne, également engagée dans le dernier groupe, si elle débutait positivement pas deux birdie, son rythme fut plus calme après cette rapide progression, en ne réalisant que des Par jusqu’au Par 3 du 14. Un birdie sur le par 3 du 14 débloquait sa situation avant qu’elle ne subisse un nouveau coup d’arrêt par deux bogey.

Anne-Charlotte Mora sortait en leader de son groupe, en jouant 69, mais aussi de ce tournoi, au milieu que quelques débutantes qui aspirent à rejoindre le LET.

« Cette victoire est tellement importante, car j’ai eu des difficultés l’année dernière, et je n’ai pas joué à mon meilleur niveau », déclara la Française. « Cette victoire me donnera énormément de confiance pour les deux prochains tournois », expliqua Mora. A propos de son dernier putt elle déclarait : « je me suis tellement sentie calme à ce moment là. J’ai passée une semaine formidable en Irlande. Je pense que l’Irlande est mon pays préféré à présent ».

Cette seconde victoire sur le circuit européen de la Française est la première sur le Letas.

Emma Grechi termine 8e dans le Par, Loïs Lau se classe 16e à +2, alors que Lucie André est 20e à +3 et que Chloé Salort suit juste derrière à +4. Enfin, la semaine fut très difficile pour Charlotte Liautier qui termine ce tournoi à la 56e place, à +13.

Le classement final => ICI

Ladies Slovak Golf Open : victoire de la Finlandaise Backman !

Après trois jours de compétition, c’est une joueuse de 26 ans, qui est entrée dans sa seconde année sur le Letas, qui s’impose, laissant les Françaises, qui ont franchi le Cut, loin derrière, avec des scores assez lourds.

La Finlandaise Anna Backman vient de signer son premier succès sur le Letas, ce circuit dédié à l’envol des jeunes joueuses professionnelles, dont beaucoup, hélas, n’iront pas plus loin, faute d’un niveau de jeu suffisant.

A 26 ans, Backman, après avoir intégré le Letas l’an dernier, ce qui est un âge avancée pour pouvoir espérer évoluer au plus haut niveau, a réussi à occuper un rôle important durant ces trois journées en Slovaquie, ce Pays d’Europe centrale qui connu son indépendance, à peine plus de deux ans après la chute du Mur de Berlin.

Lors du premier tour, Backman fut déjà aux avants postes, en terminant seconde à –3, derrière la Norvégienne Madelene Stavnar, âgée de 24 ans, qui est sur le circuit professionnel depuis 2017, et dont on attend toujours qu’elle démontre qu’elle est capable d’évoluer plus loin que le Letas.

Partageant la seconde place avec Backman, la Slovaque Katarina Drocarova, elle aussi passée professionnelle en 2024. Et les deux meilleures Françaises étaient Lois Lau et Charlotte Liautier, 8e à –1.

Après la seconde journée, Backman restait au contact à –4, en jouant 71, alors que la Suédoise de 24 ans, Andrea Lignell, victorieuse à domicile, un peu plus tôt dans la saison, prenait la tête à –6, grâce à une excellente carte de 66 comportant un eagle sur le Par 5 du 18. On crut, alors, que Lignell allait cheminer vers un second succès, en écrasant la concurrence. Mais elle allait s’effondrer lors de la dernière journée, en jouant 78, tout comme Drocarova, seconde à –5, lors du deuxième tour.

Et La Française Charlotte Liautier de jouer 73 au second tour, perdant un coup alors que Lois Lau dévissait à la 35e place, en réalisant une journée en 79.

Lors du dernier tour, c’est finalement la Finlandaise Backman qui s’imposait, avec le score de –4 et une carte de 72, bénéficiant de la contre performance de ses adversaires directs. Et la Slovaque Katarina Drocarova était de celles-ci en jouant 76.

La Tchèque Jana Melichova, qui prenait son unique départ sur le Letas cette saison, prenait la seconde place à –2, alors que l’Anglaise de 30 ans, Gemma Clews, trois fois victorieuses sur le Tour, ne pouvait faire mieux que 3e à –1, en ayant joué 75 dans cette ultime journée. « Je ne savais absolument pas que j’avais gagné», confia Backman, qui s’était élancée dans l’avant dernier groupe, avec Melichova et Melecka. « Je n’y crois toujours pas et je n’ai pas encore réalisé. Quand j’ai fait le Par sur le dernier trou, j’étais un peu déçue, car j’espérais faire partie des cinq premières. Mais finalement j’ai gagné. C’est fou ! ».

Les premières Françaises sont Charlotte Liautier et Lois Lau, qui terminent 26e à +7, en compagnie de la Mexicaine Fernanda Lira, la Marocaine Lina Belmati et l’Allemande Hannah Karg.

Chloé Salort est 31e à +8 et plus bas, Marine Griffaut est 41e à +11. Lucie André, Lucie Malchirand, Manon Donche-Gay et les amateurs Gala Dumez et Teodora Nikolovski n’ont pas franchi le Cut. Et certaines d’entre elles ont essuyé un sérieux revers sur ce parcours où il fut difficile de jouer sous le Par.

Cette semaine en Slovaquie fut donc un excellent test de golf permettant à toutes ces joueuses de faire le point sur leurs compétences, en sachant que certaines ont peut-être en tête de jouer sur le LPGA Tour un jour, alors que la perspective de rejoindre le LET est peut-être, déjà, le seul horizon qu’elles peuvent envisager atteindre.

Prochaine étape de ce circuit professionnel des débutantes, en Irlande, pour le Women’s Irish Challenge, qui se déroulera du 27 au 29 août.

Le classement final => ICI

Ahlsell Nordic Golf Tour : une première victoire pour Latorre !

Après trois jours de compétition, en Suède, L’Espagnole Amaia Latorre remporte sa première victoire, face à la Suédoise Isabel Ekstrom, qui semblait, pourtant avoir la situation en main.

Dès la première journée, aucun signe ne permettait de penser que l’Espagnole de 27 ans, qui est passée professionnelle tardivement, à 24 ans, serait la joueuse vainqueur.

En revanche, la Suédoise Isabell Ekstrom pointait déjà dans le Top 10, à la 6e à –1, alors que sa compatriote Edit Hertsman était en tête à –4.

De leur côté, les neuf engagées dans cette épreuve, étaient disséminées au travers du classement, avec comme meilleure d’entre elles, au terme du premier tour, la joueuse vétéran de 37 ans, Lucie André, qui cherche un dernier souffle à son parcours pro, sur le Letas, en ayant perdu la possibilité de jouer sur le LET à temps plein. D’ailleurs, Lucie André n’est même plus référencé, sur le site internet du LET, parmi les joueuses membres du circuit, alors que la Suédoise Helen Alfredson, vainqueur sur le LPGA Tour, et plus récemment en Majeur sur le Legends of the LPGA, y a toujours sa place.

Il fallait alors déplacer son regard plus bas dans le classement, vers ces quelques joueuses qui constituent le nouvel espoir du golf féminin Français, au niveau européen, pour trouver Loïs Lau, 23 ans, à la 30e place à +2, puis Marine Griffaut, 24 ans, et déjà victorieuse, à la 82e place à +6, accompagnée de l’amateur Gala Dumez. Puis, Manon Donche-Gay, 24 ans, en grande difficulté à +11, à la 107e place.

Et chacun de comprendre que cette nouvelle semaine de golf de la seconde division européenne d’être compliquée pour les tricolores.

Ekstrom en tête au second tour !

La seconde journée apportait quelques surprises et évolution au leaderboard, avec la prise de pouvoir de la Suédoise Ekstrom, qui prit seule la tête, à –5, devant l’Espagnole de 27 ans, Maria Parra, qui possède deux victoires sur ce circuit, tout en ayant évolué aux Etats-Unis, sur le Symetra Tour, devenu l’Epson Tour.

L’Espagnole Amaia Latorre relevait la tête, après sa première journée dans le Par, en signant une seconde carte de 70.

Du côté des Françaises, Lucie André faisait parler son expérience et restait au contact, à la 6e place, à –2, sans pour autant jouer très bas. C’est une seconde carte de 71 qui lui permettait d’assurer ce Top 10 provisoire, au milieu de joueuses qui plus en difficulté.

André et Latorre étant les deux seules joueuses à –2, tandis que sept joueuses pointaient à –1 et que la 15e place débutait dans le Par. Et le Cut d’être fixé à +4. En somme, des scores de tournoi Majeur du LPGA Tour, sur un circuit qui constitue un marche pieds pour les débutantes, vers le Ladies European Tour.

L’objectif n’étant pas de faire carrière sur le Letas.

Charlotte Liautier, 26 ans, victorieuse en 2021, terminait à la limite du Cut, à la 46e place, tandis que Chloé Salort se qualifiait pour la dernière journée avec le score de +3, et que Loïs Lau se classait 28e à +2.

L’amateur Gala Dumez tombait à +7, Margot Rouquette échouait à +9, Alexandra Bonetti, toujours handicapée par un manque de compétition, devait se résigner à +14, suivie de Manon Donche-Gay à +15. Alors que Marine Griffaut pointait à +17. Des scores très lourds pour ces joueuses que ont pourtant été présentées, au niveau fédéral, comme l’avenir du golf féminin français.

Rappelons que le cursus actuel pour espérer briller au plus haut niveau professionnel, chez les féminines, est d’intégrer les rangs des pros entre 18 et 20 ans, d’avoir fait partie des 60 meilleures mondiales amateurs, à partir de 16 ans, et d’avoir été en capacité de participer à des évènements phares comme l’Augusta National Women’s Amateur, l’US Women’s Open amateur et, si possible d’avoir réussi sa qualification pour l’US Women’s Open, même si le Cut ne serait pas franchi, auprès les deux premières journées d’un des plus difficiles tournois de la planète golf, chez les féminines.

A moins d’avoir réussi un brillant passage sur l’Epson Tour, au cours du cycle universitaire, et d’y avoir gagné sa carte au terme de la première saison, comme vient de la faire l’Américaine Melanie Green, à 23 ans !

La France qui reste en proie à une grave difficulté de compréhension de ce que constitue la performance et la compétitivité, et pas seulement dans le domaine sportif. Les échecs des constructeurs automobiles Alpine et Peugeot, en Formule 1 et en Endurance, mais aussi le fiasco de management qui touche la société Atos, pourtant fleuron de la technologie informatique et numérique Française, en disent long sur ce sujet.

Et sur le LPGA Tour, la France d’être toujours à bout de souffle pour trouver un successeur à Céline Boutier, du calibre de Lottie Woad ou de Atthaya Thitikul. Des joueuses de haut niveau qui sont âgées de 21 et 22 ans.

Un playoff pour la victoire

La dernière journée voyait les 50 joueuses ayant franchi le Cut tenter d’aller chercher le meilleur score possible. Au travers d’un été très scandinave, où les manches longues restent de rigueur.

Alors que Lucie André s’effondrait en jouant 75, que Loïs Lau ne parvenait à faire mieux que le Par, que Chloé Salort signait une second carte de 73, seule Charlotte Liautier, pour les Françaises, parvenait à évoluer en prenant un coup au parcours.

Et la Française de 26 ans d’être parmi les treize joueuses de ce dernier tour, à jouer sous le Par.

La meilleure carte étant signée par l’Espagnole Amaia Latorre, qui effectuait une belle remontée, en se plaçant co-leader, avec Ekstrom, grâce à une journée en 66. Ce qui constituait la carte la plus basse du jour. Signe qu’il y avait bien des birdie à prendre sur ce parcours et dans cette dernière journée. Latorre qui signa, d’ailleurs, un eagle sur le Par 5 du 11, tout en concédant deux bogey, pour six birdie.

Alors que Ekstrom réalisait une journée vierge de bogey, avec trois birdie, ce qui fut suffisant pour la maintenir en tête, mais pas pour espérer remporter le tournoi, au terme des 54 trous réguliers.

Finalement, l’Espagnole et la Suédoise filaient en playoff, et au premier trou, Amaia Latorre rentrait un birdie contre un par à Ekstrom, et s’imposait, pour la première fois, sur le Letas.

« C’est incroyable. Ces derniers mois ont été difficiles pour moi, et c’est formidable d’en arriver là », déclara l’Espagnole. « Je n’ai pas eu une bonne nuit de sommeil, mais je pensais que le score pour gagner serait de huit coups sous le Par ». Et c’est effectivement à –8 que Latorre et Ekstrom sortirent de cette journée, avant de départager en playoff.

« Aujourd’hui, je voulais simplement me concentrer sur chaque coup, et jouer de mon mieux. C’est ce que j’ai fait », ajoutait la nouvelle lauréate du Letas.

Au classement de l’Ordre du mérite, c’est toujours la Danoise de 20 ans, Amalie Leth-Nissen, qui est en tête, devant l’Autrichienne de 27 ans, Katharina Muehlbauer, et la Mexicaine Fernanda Lira, qui vient de signer deux victoires de suite.

La première Française dans ce classement est Charlotte Liautier, qui progresse chaque année, et qui n’a que 404,5 points de retard sur Leth-Nissen. Mais avec la fin de la saison qui approche, il va falloir que la Française réalise de meilleurs résultats si elle veut gagner plus de terrain. Une victoire serait, évidemment, l’idéal pour elle.

Chloé Salort est 24e, avec un handicap de 929,28 points, tandis que Lois Lau et 33e avec seulement 336,40 points, en 13 tournois joués.

Plus bas, Marine Griffaut est à peine mieux classée que Lucie André, en étant 46e avec 232,70 points pour 12 tournois joués, contre 219,50 points pour son aînée, qui a joué 10 tournois.

Griffaut qui est loin d’être ce jeune espoir du golf féminin, comme certains médias spécialisés l’écrivaient en 2020, après sa première victoire au Montauban Ladies Classic, à tout juste 20 ans.

Nos joueuses Françaises qui doivent comprendre que pour espérer faire partie de l’élite du golf professionnel, il faut rapidement s’extraire de la mentalité étriquée que certaines figures du golf français continuent d’entretenir, et s’expatrier au plus vite, soit aux Etats-Unis, soit en Asie, sur des circuits où il faut en baver un peu plus pour franchir les Cut. Le Japan LPGA et le Korean LPGA fournissant plus de talents, chaque année, que la France ne parvient à le faire, sur dix ans.

Prochaine épreuve du Letas, du 13 au 15 août, en Slovaquie, pour un tournoi open où l’on attend de nombreuses amateurs, dont deux Françaises, qui bénéficient d’une invitation.

Le classement final => ICI

Letas Q-Tour Himmerland Championship : une seconde victoire à la suite pour Lira !

C’est une seconde victoire de suite pour la Mexicaine de 30 ans, qui espère revenir sur le LET l’an prochain.

Dans l’ombre du British Women’s Open, ce tournoi du Letas, qui s’est déroulé du 31 août au 2 juillet, a vu la victoire de la Mexicaine Fernanda Lira, pour la deuxième fois consécutive, cette saison. Mais cette fois-ci en playoff.

Il y avait 122 joueuses dans le champ, dont 8 Françaises et 22 Danoises, mais surtout une Mexicaine qui a l’expérience du circuit Américain.

Si Charlotte Liautier réussissait à prendre la tête du tournoi, ex æquo avec la Tchèque Mackova, au terme de la première journée, la Mexicaine Fernanda Lira et la Danoise Kibsgaard Nielsen virent remplacer la Française et la Tchèque en haut du leaderboard, avec le même score. Liautier rétrogradant à la 4e place, dans un groupe à –4, comprenant la Danoise Madsen et la Tchèque Vachova.

Loïs Lau se plaçait à 3 coups des leaders, après une bonne carte de 68, et Chloé Salort, 27e à +1 et Lucie André, 42e à +4, étaient les deux autres tricolores à se qualifier. Marine Griffaut (+5), Margot Rouquette (+8), Manon Donche-Gay (+22) et Alexandra Bonetti (+29), ne franchissaient pas le Cut.

Finalement, dans la dernière journée, la Mexicaine de 30 ans, Fernanda Lira, qui fut rookie sur l’Epson Tour en 2019 avec une victoire, et qui a perdu sa carte du LET, l’an dernier, signait une troisième carte sous le Par, de 69, après son 64 de la veille qui a grandement favorisé son maintient en haut du classement. Et Sofie Kibsgaard Nielsen jouait également 69 ce qui lui suffisait pour rester en tête, à égalité avec Lira.

Sur le premier trou de playoff, la Danoise mit en jeu hors du fairway ce qui la mettait sous pression, tandis que la Mexicaine conservait son calme, après une bien meilleure mise en jeu. Et finalement, Fernanda Lira signait tranquillement le Par pour s’assurer la victoire dans cet unique trou de playoff.

A 30 ans, avec la ferme intention de revenir évoluer sur le Ladies European Tour, en 2026, Fernanda Lira décrochait sa seconde victoire d’affilé, après celle obtenue 17 juillet en Espagne. Lira qui n’a manqué qu’un Cut en 6 départs et dont le taux de réussite sur le Letas dépasse toutes ses attentes.

« Ce fut une journée passionnante. Ce fut l’une de ces journées où je n’étais pas à la hauteur. A l’Islantilla Open j’avais le rythme. Mais aujourd’hui c’était plus difficile », confiait la Mexicaine en interview. « Durant le playoff, l’adrénaline est montée. Ryan, mon caddie, n’arrêtait pas de ne dire de me calmer. Et je l’ai convaincu que c’était lui qui m’aidait à bien jouer. Alors à présent il part avec moi en Suède », ajoutait Fernanda Lira, plus heureuse que jamais, avec son mari sur son sac.

La Suédoise de 25 ans et rookie du LET, cette saison, Kajsa Arwefjall, se classe 3e à –6, devant un duo composé de la Slovaque de 24 ans Michaela Vavrova et de l’Anglaise Ellen Hume, avec le score de –5.

La Française Charlotte Liautier, après sa première journée encourageante en 66, a rapidement perdu terrain en signant des cartes de 74 et 72, lui ouvrant seulement la porte de la 6e place, à –4. Une position qu’elle partage avec la Tchèque Matricie Mackova, la Danoise Marie Madsen,et l’Anglaise Gemma Clews.

Prochaine étape du Let Access Série cette semaine, en Suède, du 6 au 8 août, avec le Ahlsell Nordic Golf Tour, avec neuf Françaises au départ. 

Le classement final => ICI

Islantilla Open : une première victoire pour Lira !

Après trois jours de compétition, la Mexicaine de l’Epson Tour, en panne de résultats, à 30 ans, s’est rabattue sur le premier niveau du circuit européen pour décrocher une quatrième victoire chez les professionnelles.

Lors de la première journée, sur le sol espagnol, la joueuse originaire de Mexico a rendu une carte de 69, au premier tour, formant un groupe de tête à –3, comprenant l’amateur Française Alice Kong et la Toulousaine Margot Rouquette. Ce groupe de 5 co-leader a ensuite éclaté, pour ne laisser en tête que la Mexicaine, à –5, devant l’Anglaise Jessica Hall et un groupe de quatre joueuses à –2, comprenant Chloé Salort. Les Françaises Margot Rouquette et Alice Kong tombant respectivement à la 22e place à +3 et 12e place à +1. Comme au premier tour, Lira concéda deux bogey  mais deux birdie de moins qu’à l’aller. Soit quatre contre six.

Avec son expérience du circuit américain, la Mexicaine a dominé le champ lors du dernier tour, s’adjugeant une large victoire à –8, avec 6 coups d’avance sur l’Anglaise Jessica Hall et 7 coups sur le duo de la troisième place, formé par la Tchèque Patricie Mackova et l’Ecossaise de 36 ans, Laura Beveridge.

À propos de cette victoire, Lira a déclaré : « Je suis très fière, car l’année dernière, j’ai beaucoup souffert mentalement. C’est incroyable de voir le contraste et la façon dont le travail acharné a payé. J’ai joué avec mon amie proche Laura aujourd’hui et son mari, et mon mari était également sur mon sac. C’est un beau parcours et la météo fut clémente. J’ai apprécié de jouer avec des amis ».

Ce fut une semaine mémorable pour Lira, qui a également remporté les pré-qualifications féminines AIG, lundi 14 juillet, à Delamere Forest, avec quatre coups d’avance : « je veux vraiment profiter du moment présent et savourer tout cela. Avec Ryan sur le sac, il a sous-estimé l’aide qu’il peut m’apporter. Il me stabilise quand les choses ne se passent pas comme je le souhaite », confia la Mexicaine.

Avec cette victoire, Fernanda Lira se hisse désormais à la huitième place de l’Ordre du mérite du LETAS. Les sept premières joueuses à la fin de la saison obtiendront une carte pour accéder au Ladies European Tour. « Avec cette victoire, je vais me concentrer sur le LETAS, car cela me permet de recentrer ma saison. Et je veux retrouver mon statut LET complet», expliqua la Mexicaine, qui cherche un nouveau souffle à son parcours professionnel en Europe, elle qui n’a jamais pu intégrer le LPGA Tour, après ses études universitaires dans l’Arkansas, et un parcours sur l’Epson Tour où elle a manqué 11 Cut pour 22 départs, en 2023, après avoir été rookie en 2019.

Cette victoire marque la deuxième victoire mexicaine sur le Tour cette année, après celle de Alejandra Llaneza, qui a marqué l’histoire du Tour en mai dernier, lors du Santander Golf Tour Avila.

Les trois meilleures joueuses, qui ont terminé dans le Top 10 de l’Open d’Islantilla et qui n’étaient pas exemptées, se sont qualifiées pour l’Open de La Sella du LET.

L’Anglaise Jessica Hall a terminé deuxième avec deux coups sous le Par et remporte ainsi une invitation très convoitée pour La Sella Open, en septembre : « je suis tellement excitée. Je ne savais pas qu’il y avait des invitations, c’est donc une surprise. C’est incroyable. Je n’avais jamais participé à un tournoi du LET auparavant, et c’est quelque chose que j’ai toujours rêvé. »

Alice Kong, meilleure amateur !

Si elle est encore amateur, Alice Kong a bien géré ce tournoi au milieu de joueuses professionnelles, dont certaines sont particulièrement expérimentées. Auteur d’une première carte de 69, la Française de 15 ans a connu un second tour compliqué, en 76, mais elle a ensuite réussi à jouer dans le Par. Durant ces trois jours de compétition, Alice Kong a réalisé 9 birdie contre 6 bogey et deux double, au second tour. Elle se classe 5e à +1, dans un groupe de quatre joueuses dont Chloé Salort, qui a chuté dans la dernière journée en signant un dernier tour en 75.

Emma Grechi est 13e à +4, Marine Griffaut se classe 19e à +6 alors que Loïs lau et Charlotte Liautier terminent 34e à +8 et que Margot Rouqette ferme la marche à la 49e place, à +13. Les deux derniers tours ont été laborieux pour la Toulousaine.

Le LETAS a maintenant une semaine de repos avant de se rendre au Danemark pour le premier Q-Tour Himmerland Championship présenté par Sand Spedition, qui se tiendra au Himmerland Resort, site du DP World Tour.

Le classement provisoire => ICI

À propos des LET Access Series

Les LET Access Series (LETAS) sont le circuit officiel de développement du Ladies European Tour. Ce circuit international compétitif est un élément clé du développement de l’organisation.

Lancées en 2010, les LET Access Series ont pour objectif d’offrir de meilleures opportunités de compétition aux golfeuses professionnelles qui ne peuvent participer aux événements réguliers du LET. Le Letas contribue également à faire connaître le golf professionnel féminin en général et offrir des opportunités supplémentaires aux pays qui développent leurs programmes de golf féminin.

Les sept meilleures joueuses de l’Ordre du Mérite Letas 2025 seront admises sur le Ladies European Tour pour la saison 2026, tandis que les joueuses classées de la huitième à la 31e place, non exemptées, accèdent à la phase finale de Q-school du LET, évitant ainsi la première épreuve qualificative.

Toutes les golfeuses professionnelles et amateurs âgées de 18 ans avec un handicap de 2 ou plus sont éligibles à l’adhésion au Letas, donnant ainsi aux amateurs d’élite la possibilité de jouer au plus haut niveau contre des professionnels semaine après semaine.

Ahlsell Nordic Golf Tour : victoire historique de Kristinsdottir !

L’Islandaise vient de marquer l’histoire du LETAS avec cette première victoire.

L’Islandaise Ragga Kristinsdottir a su parfaitement gérer ce tournoi, sur trois tours, pour remporter sa première victoire sur le LETAS, ce vendredi, en Suède !

Après avoir dominé le premier tour et être restée dans le sillage du leader, lors de la seconde journée, Kristinsdottir (qui signifie fille du christ en islandais) a eu du mal à trouver des birdie dans cette dernière journée, mais elle a profité d’une mauvaise journée des joueuses avec lesquelles elle état à la lutte pour la première place.

Avec cette victoire, Kristinsdottir entre dans l’histoire en devenant la première Islandaise à remporter un tournoi de golf professionnel. La joueuse de 27 ans a bien commencé la journée, enchaînant deux birdie consécutifs aux trous 4 et 5 avant qu’un double bogey au 7 ne lui coûte la tête du classement.

En abordant le retour, Kristinsdottir a gardé son sang-froid après avoir concédé deux bogey aux trous 12 et 14 pour réaliser un birdie au 16, ce qui lui a permis de prendre l’avantage d’un coup, lui assurant la victoire. « Cela signifie beaucoup, cette victoire. Obtenir ma première victoire professionnelle est incroyable. C’est énorme et je sais que les mots ne peuvent pas vraiment décrire ce que je ressens », confiait l’Islandaise. « Pour résumer, ce serait de la pure joie. Je ressens toutes ces émotions», ajoutait-elle.

Kristinsdottir occupe désormais la quatrième place du classement de l’Ordre du mérite du LETAS avec un total de 1 021,25 points, après sa deuxième place la semaine dernière et un autre top 10, réalisé plus tôt au mois de mai, au Super Bock Ladies Open.

« Cette victoire est un énorme booster de confiance. J’étais proche la semaine dernière et franchir l’obstacle de la victoire est un point sur lequel je peux m’appuyer pour les prochains événements », expliquait-elle. Après avoir appris qu’elle était la première Islandaise à remporter un tournoi de golf professionnel, Kristinsdottir était ravie, mais tenait à rendre hommage à ses prédécesseurs : « c’est une immense fierté d’être la première. Je ne serais pas ici sans celles qui m’ont précédée. Andrea a joué un excellent golf cette année sur le LETAS, et Gudrun sur le LET. Plus loin, nous avons eu Ólafía órunn Kristinsdottir et Valdís óra Jónsdottir, qui m’ont ouvert la voie. Etre la première à remporter la victoire et à franchir la ligne d’arrivée est une immense fierté pour moi».

La médaillée britannique amateur en stroke play 2022 a joué pendant trois saisons sur le LETAS et a terminé 86e et 83e consécutivement. La mère de Kristinsdottir l’a rejointe sur le sac cette semaine, lui permettant d’être aux premières loges pour assister à ce moment historique. « Elle m’accompagne depuis que j’ai commencé à jouer au golf à l’âge de six ans. Elle était là pour moi lorsque j’ai remporté ma première victoire junior, et sa présence à mes côtés pour assister à ma première victoire professionnelle est un moment inoubliable. Ce soir, je fêterai ça avec maman autour d’un énorme steak, et elle boira un verre de vin rouge. On regardera peut-être aussi un match de foot », déclara la nouvelle lauréate du LETAS.

La Danoise Amalie Leth-Nissen a terminé deuxième pour la deuxième fois cette saison et retrouve ainsi la tête de l’Ordre du Mérite du LETAS avec 89,63 points d’avance. Elle fut en tête du second tour, deux coups devant Kristinsdottir, avec le score de –11 et une belle seconde carte de 65. Mais dans cette dernière journée, la Danoise s’est pris les pieds dans le tapis en jouant 76, soit trois coups de plus que l’Islandaise.

La Suissesse Elena Colombo et la Suédoise Isabel Ekstrom ont terminé troisièmes ex-aequo avec six coups sous le Par. Colombo réalisant le meilleur tour de la journée avec une carte de 68 (-4).

La Mexicaine Fernanda Lira et la Norvégienne Madelene Stavnar terminent 5e, tandis que la Française Charlotte Liautier et le duo suédois Corinne Viden et l’amatrice Elsa Svensson ont toutes les deux terminé à la 7e place, complétant ainsi le top 10.

Liautier qui continue d’accumuler des points à l’Ordre du Mérite du LETAS, occupant la 5e place avec 887,33 points après six Top 10.

Griffaut et Dumez hors du Cut

Si l’amateur Gala Dumez n’est pas concernée par le circuit professionnel, bien qu’à 24 ans, il est largement temps qu’elle pense à son avenir golfique, Marine Griffaut est dans sa première saison pleine de pro sur le LETAS, et chaque Cut franchi comptent. A 24 ans, la Française qui possède déjà une victoire sur ce circuit, découvre les parcours et réussit plutôt bien en ayant manqué son 3e Cut en 10 départs. Cette semaine Suédoise fut un peu compliquée, surtout le second jour où elle a joué 76, tuant ses espoirs de jouer la dernière journée. Griffaut échoue d’un coup à franchir le Cut, avec Dumez, alors que Lucie André, à 37 ans, fait de la résistance sur le circuit européen, avec des résultats qui la laissent loin des places d’honneur. Elle termine à +5 et dernière Française de ce tournoi.

Chloé Salort et Lucie Malchirand se classent 56e et 55e, après trois tours, avec un score très lourd de +12 pour Salort, et +10 pour Malchirand.

Loïs Lau obtient un meilleur résultat avec une place de 34e à +3.

Le LETAS prend, maintenant, la direction du soleil en Espagne, pour le premier Islantilla Open, organisé à l’Islantilla Golf Resort.

Le tournoi réunira 126 joueuses sur 54 trous pour une dotation record de 100 000 €.

Le classement final => ICI

Alexandra Armas quitte ses fonctions de CEO du LET

C’est par un communiqué de presse que nous avons appris, ce jour, à 17h00, le départ d’Alexandra Armas, 49 ans, à la tête du Ladies European Tour.

Ancienne joueuse du tour européen, durant quatre ans, elle a fait ses études à Wake Forest, dont elle est sortie avec un diplôme en économie, puis elle a obtenu un MBA à l’International American Université de Londres.

Golfeuse dès l’âge de 10 ans, Armas s’est tournée vers le monde de l’entrepreneuriat, après sa période de joueuse et une première expérience au sein du Ladies European Tour. C’est Mike Whan, alors commissionner de la LPGA, qui l’a soutenue pour prendre les commandes du LET, au mois de janvier 2020.

Sous son impulsion, et grâce au rapprochement du LET et de la LPGA, le circuit européen féminin a vu, progressivement, son calendrier s’étoffer de même que les dotations de tournoi. « Ce fut un honneur d’occuper le poste de PDG du Ladies European Tour, et de contribuer à l’avancement du golf féminin », a déclaré Armas. « Je suis extrêmement fière de ce que nous accompli ensemble, de l’élargissement du calendrier et des dotations jusqu’à la construction d’un avenir plus solide et plus durable, grâce à une collaboration internationale. Je tiens à remercier les joueuses, les partenaires, les membres du conseil d’administration et l’équipe exceptionnelle du LET pour leur soutien, leur passion et leur engagement », a précisé celle qui quittera ses fonctions le 1er octobre prochain.

Le conseil d’administration du LET communiquera prochainement sur les modalités de recherche du successeur d’Alexandra Armas.

Amundi Czech Ladies Challenge : la Française Alice Kong victorieuse à 15 ans !

A 15 ans, la Française s’inscrit dans la lignée de ces joueuses amateurs américaines, Chinoises ou Sud-coréennes capablent de rivaliser avec les meilleures mondiales et de succéder à Céline Boutier sur le LPGA Tour dans les 5 ans à venir.

C’est une journée exceptionnelle pour le golf féminin Français, qui voit l’un de ses très jeunes espoirs s’imposer chez les pros, à seulement 15 ans !

La France est à la peine derrière des pays comme les USA, la Corée du sud, la Thaïlande et même la Chine, pour présenter sur les épreuves professionnelles féminines, comme le LPGA Tour ou les tournois de l’USGA, de très jeunes joueuses qui censées constituer la relève des plus âgées. Mais de rares nouveaux espoirs sont en train de monter en puissance et voici que l’un d’eux s’est imposé sur un circuit professionnel, certes du premier échelon européen, mais en présence d’une des stars du LET qui jouait à domicile.

Son nom, Alice Kong, récemment vainqueur des Internationaux de France U12 filles, au mois d’avril, et qui est encore, pour quelques heures, 145e mondial du classement amateur WAGR.

Après trois jours de compétition, la jeune Française du golf de Lyon a su résister au parcours et à la pression, avec une Sara Kouskova dans le sillage du groupe de tête, et l’Australienne Justice Bosio qui semblait tenir ce tournoi, dans cette dernière journée.

Pourtant, samedi soir, c’est une autre Française, Chloé Salort, qui était mise en avant, en étant en tête à –4, avec deux coups d’avance, devant Kouskova, double vainqueur du LET cette saison. Et la dernière datant de dimanche dernier, à Tenerife. A ce moment du tournoi, l’Australienne Justice Bosio, qui frôla la victoire au Santander Golf Tour, fin mai, n’était que 9e dans le Par total. Mais comme chacun le sait, au golf, tout peut très vite basculer et dans ce 3e tour, Bosio récidivait avec une carte de –1 alors que Salort s’effondrait en jouant 78.

Au travers d’une journée ensoleillée, plusieurs joueuses avaient une chance de bien terminer, en raison d’un leaderboard compact, et des scores qui ont peu évolué sous le Par, durant les deux premiers tours. Perché dans la campagne Tchèque, au sud de Prague, ce tracé, d’apparence commune, réservait quelques difficultés, en plus d’un beau panorama.

En pleine phase de progression, la joueuse amateur Française a su faire preuve de maîtrise et elle rendait une troisième et dernière carte plus basse que la seconde, et encore sous le Par.

Au terme des 18 derniers trous, elle se retrouvait à égalité avec l’Anglaise Gemma Clews (30 ans et 3 victoires) et l’Australienne Justice Bosio (21 ans).

Cependant, rien n’était encore fait dans cette journée car Kouskova avait encore des trous à jouer, tout comme l’Autrichienne Katharina Muehlbauer et la joueuse de l’Ile de Man, Ana Dawson (24 ans). Finalement, Muehlbauer réussissait à trouver un dernier birdie sur le Par 5 du 17, lui permettant de se hisser à –1, dans ce groupe des leaders au club house. Kouskova disposait de trois trous, dont le Par 5 du 17, pour passer du Par total à –1 ou à –2 et coiffer tout le monde, dans la dernière demi-heure de jeu.

Mais la joueuse Tchèque aligna des Par et ne put exploiter ce dernier Par 5 pour, au minimum, prolonger le suspense en playoff.

C’est donc un playoff qui emmena l’Anglaise Clews, l’Australienne Bosio, l’Autrichienne Muehlbauer et la Française Kong pour une prolongation de jeu. Et le suspense fut de courte dure puisque sur le premier trou, la joueuse Amateur de 15 ans régla son compte à ses trois professionnelles, qui vont encore devoir patienter pour ramener un trophée à la maison.

Faisant preuve d’une force mentale exceptionnelle, Alice Kong rentrait son putt sur une distance de 4 mètres, pour signer le seul birdie de ce premier trou de playoff. « Je suis tellement heureuse d’avoir gagné avec ce putt, car c’était mon point faible cette année », déclara Kong. « Et gagner ce tournoi grâce à mon putting me rend tellement fière du travail acharné que j’ai fourni », ajoutait la jeune Française.

Ce fut une fête des Pères mémorable pour la famille Kong, puisque Alice était caddeyée par son père : « je l’ai à mes côtés depuis que je suis toute petite. Je pense que c’est un excellent entraîneur et caddie », reprit-elle.

Alice Kong qui s’inscrit dans la ligne de progression de son amie et coéquipière française, Sara Brentcheneff, qui a remporté le Super Bock Ladies Open en début de saison. Ces deux jeunes joueuses qui, si elles continuent de travailler durement, peuvent être cette fameuse relève qui manque tant à la France, sur les circuits internationaux féminins, et qu’il est urgent de les voir y évoluer, afin que la France emboîte le pas aux autres nations qui présentent des jeunes de 17 ou 18 ans, très compétitives à l’Augusta National Women’s Amateur ou aux qualifications de l’US Women’s Open.

Alice Kong ne passera pas beaucoup de temps à célébrer cette superbe victoire, car elle est déjà en partance pour son prochain rendez-vous avec la compétition, puisque disputant, dans quelques jours, l’Annika Invitational Europe, en Suède, du 16 au 19 juin. « J’ai peu de temps pour célébrer, mais je suis enthousiaste et cela me donnera un excellent élan pour les tournois amateurs à venir ».

De leur côté, Gemma Clews, Justice Bosio et Katharina Muehlbauer se partagent le trophée du meilleur professionnel.

Une maigre consolation pour l’Australienne qui disputait son second playoff cette saison, après avoir également perdu au Santander Golf Tour-Avila.

Le golf féminin Français qui sort de ce week-end avec, au moins une victoire, sur le circuit Européen, après le manque de réussite de Nastasia Nadaud en Belgique, qui trouva un peu plus forte qu’elle dans la dernière journée du Hulencourt Women’s Open.

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