Une page se tourne !

Au mois de janvier 2017, quand j’ai entendu parler de la création d’un groupe Facebook dédié au golf féminin, par l’intermédiaire de Golf Channel, j’ai tout de suite pris contact avec son créateur.

C’est de cette manière que j’ai fait la connaissance de Jean-Luc Maisonhaute, et que s’est forgée, entre nous, une amitié grandissante, qui nous a uni jusqu’à son décès, le 9 mars 2024.

Cela fait donc huit ans que je suis investi dans ce travail journalistique associatif.

Je n’ai pas compté mes heures, et j’ai vécu toutes les saisons du LPGA Tour en subissant les décalages horaires tout au long de l’année.

En plus du LPGA Tour, j’ai décidé de suivre la saison de l’Epson Tour, ayant rapidement compris que la plupart des futures stars du circuit mondial féminin émergent des circuits américains.

Au décès de Jean-Luc Maisonhaute, j’ai repris son travail sur le Ladies European Tour, et le LETAS dans une moindre mesure. C’est donc l’ensemble des circuits professionnels féminins que j’ai suivis, avec parfois un peu de difficulté quand les horaires des tournois se chevauchaient. Mon regret reste la difficulté à traiter l’actualité du circuit amateur. Mais seul, je ne pouvais pas tour faire, comme chacun le comprendra. Je suis, cependant, désolé pour toutes les joueuses en devenir dont le groupe n’a pas pu évoquer les performances et les résultats.

Le groupe LPGA French Fans team a évolué sur le modèle que j’avais proposé à Jean-Luc Maisonhaute, dès 2017, à savoir un média associatif proposant des articles structurés consacrés aux tournois des différents circuits.

L’arrêt de la chaîne Golf Channel nous a attristé, car ce média était le seul à proposer les tournois du LPGA Tour et du LET, à la télévision.

La tentative de reprise du LPGA Tour, par un média spécialisé du golf français, en partenariat avec la Fédération Française de Golf n’a pas été concluante, comme nous le savons. Et nous avons bien vu que celui qui joue au golf et qui est essentiellement concentré sur les circuits masculins, n’est pas nécessairement compétent pour s’emparer de la thématique du golf féminin.

Au mois de février 2025 j’ai donc pris l’initiative d’engager des discussions avec la LPGA, afin de trouver une solution face à ce nouvel arrêt, brutal, de la diffusion du LPGA Tour.

La LPGA me mettait alors en contact avec Brian Caroll, le responsable du département Global Media.

Dans un premier temps, Brian m’annonçait une reprise de la diffusion des tournois du LPGA Tour, par le Groupe Canal Plus.

Dans l’attente de la conclusion de cet accord je demandais à bénéficier du flux vidéo, jusqu’ici bloqué pour la France. Ce qui fut accordé. Puis, progressivement, ce flux vidéo fut disponible pour chaque tournoi et il ne fut plus jamais question d’une reprise du LPGA Tour par Canal Plus. Et à ce jour, j’ignore s’il y a réellement eu le début d’une discussion sérieuse avec ce média.

Brian fut disponible, réactif et à l’écoute de la passion des fans Français. Et c’est grâce à lui, et ses équipes, que vous avez pu suivre, gratuitement, toute la saison 2025, sur le site de la LPGA. Et c’est également avec son équipe que j’échangeais, en temps réel, pour apporter les solutions techniques, lorsqu’un problème affectait la diffusion d’un tournoi.

Au mois de décembre, Brian a quitté la LPGA pour un nouveau projet professionnel en Floride. Mais son équipe reste disponible et attentive à la passion que les fans Français portent au LPGA Tour. Et je vais rester en contact avec eux.

Je tiens à souligner, à cette occasion, que les performances de Céline Boutier, sur le LPGA Tour, ont fortement contribué à mettre un coup de projecteur sur la France, aux yeux des Américains. Et cela a grandement facilité les discussions pour convaincre la LPGA d’ouvrir leur flux vidéo pour la France.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai souvent été critique sur la filière française de haut niveau qui ne parvient pas à produire des joueuses compétitives pour maintenir la France, sur le LPGA Tour, au niveau où Céline Boutier l’a placé.

Dans trois ou quatre ans, Céline Boutier pourrait annoncer sa retraite et il n’y a pas eu, jusqu’ici, de jeunes talents capables de faire aussi bien. Ou mieux. C’est un problème qui pèse sur le développement du golf féminin et du marché du golf, en France. L’arrivée de Nastasia Nadaud sur le LPGA Tour est porteur d’un nouvel espoir de victoires. Je lui souhaite, évidemment, une pleine réussite.

D’ailleurs, j’ai constaté que les audiences du groupe sont au plus haut chaque fois qu’une Française réalise un bon résultat ou une performance.

La corrélation entre la performance de nos joueuses et le développement économique de la discipline, dans notre pays, n’est plus discutable. Preuve qu’il y a une dynamique possible avec le golf féminin en France. Mais il nous faut plus qu’une championne au niveau internationale pour construire une économie autour du golf.

De son côté, le Ladies European Tour a choisi de diffuser une partie de ses tournois sur sa chaîne Youtube. De sorte que les tournois de golf féminin sont désormais accessibles à tous. Mais en langue anglaise. Ce qui reste un obstacle pour certains.

Au cours de l’année 2025, entouré de personnes compétentes et passionnées, j’ai présenté un projet, solide, de production télévisuelle des tournois du LPGA Tour, pour la France. Mais la direction de la LPGA ne l’a pas validé, préférant, pour le moment, conserver le modèle de diffusion mis en place au mois de février 2025. Et qui est reconduit cette année.

Cependant, le groupe LPGA French Fans team est désormais connu et reconnu par les instances de la LPGA, grâce à un travail relationnel constant, qui a débuté avec les attachées de presse indépendantes, qui officiaient encore en 2017 et 2018. Puis, avec les membres du service presse de la LPGA. Des relations qui se sont élargies au département Global Média et à la direction de la LPGA.

Et des journalistes de Golf Channel, comme Tom Abbott ou Grant Boone, nous ont également suivi sur les réseaux sociaux.

Avec de modestes moyens, nous avons réussi à attirer le regard des Américains vers les « french » fans du LPGA Tour.

Huit ans après avoir débuté cette aventure, passionnante et enrichissante, le groupe a dépassé les 1500 membres, affirmant sa ligne rédactionnelle indépendante qui permet à chacun d’obtenir des informations rarement évoquées dans la plupart des médias spécialisés Français, qui fonctionnent avec des moyens financiers et des rédacteurs salariés, quand LPGA French Fans team est entièrement fondé sur le bénévolat.

Mais le bénévolat a ses limites.

Depuis quelques mois, et par la force des choses, ma vie a pris un nouveau chemin, tant sur le plan personnel que professionnel. Aussi, ai-je décidé qu’il était temps pour mois de réduire mon investissement dans cette aventure dédiée au golf féminin, face aux nouvelles priorités qui s’imposent à moi.

Je me limiterai donc à produire les présentations des tournois et quelques articles, selon les horaires de diffusion des tournois, cette année. Mais je ne pourrais plus produire, chaque semaine, des résumés des tournois, et encore mois sacrifier des nuits à les suivre.

Néanmoins, je resterai administrateur de ce groupe, pour sa bonne tenue. Surtout dans une année de Solheim Cup où nous ne manquerons pas d’être harcelés par les faux profils qui pullulent sur Facebook.

Rassurez-vous, le groupe ne disparaît pas. Il ralentit son rythme.

Aussi, je tenais à vous remercier tous, pour votre soutien, votre fidélité et votre participation, même si je regrette que ce soit un peu toujours les mêmes qui osent s’exprimer à la suite des articles publiés.

Merci, également, d’avoir répondu massivement, à mon appel, lors de la disparition de Jean-Luc Maisonhaute, en vous mobilisant pour dépasser le chiffre symbolique des 1000 membres. Ce fut un bel hommage !

Bon golf à tous, profitez bien des diverses diffusions des tournois cette année, et si certains d’entre vous souhaitent proposer leurs services pour contribuer à la rédaction d’articles sur le LET et le LETAS, notamment, je suis à leur écoute.

Jean-Hugues Curaudeau

Solheim Cup 2024 : Coughlin meilleure rookie !

Comme à chaque édition, il y a les nouvelles recrues qui sont observées. Pour cette nouvelle édition, c’est sans trop de surprise que l’Américaine de 31 ans, double vainqueur cette saison, est entrée dans l’histoire de ce tournoi.

Chaque année, un classement des rookie est établi, et cette année, l’Américaine Lauren Coughlin sort de la Solheim Cup avec l’une des meilleures performances de l’histoire, rejoignant, ainsi, trois autres grandes joueuses Américaines, dont Nelly Korda !

Mais les Américaines ne sont pas les détentrices du record de la meilleure rookie, comme la production Américaine l’a mis en scène, ce week-end. Ce sont deux Européennes qui pointent en haut de ce classement.

Les deux meilleures rookie de la Solheim Cup

La joueuse Irlandaise Leona Maguire est de très loin la meilleure rookie de l’histoire de la Solheim Cup, avec 4,5 points, en 5 matchs. Cependant, en calculant la moyenne de point par le nombre de match, la Française Céline Boutier sort en tête, avec 4 points pour une moyenne plus élevée que celle de Maguire.

La Française Céline Boutier n’est pas la seule a obtenir une moyenne de 1. Cinb autres joueuses obtiennent cette moyenne, et la plus ancienne rookie est l’Américaine Beth Daniel, qui a participé à la première édition de la Solheim Cup.

Les européennes sont majoritaires dans ce classement, signe que l’Europe a sélectionné des joueuses très compétitives, pour une première participation.

Les rookie de 3,5 à 3 points

L’Américaine Lauren Coughlin rejoint ses compatriotes Paula Creamer, Michelle Wie West et Nelly Korda dans ce classement à 3,5 points.

Lauren Coughlin sort en tête du classement des rookie de cette 19e édition, devant sa compatriote Sarah Schmelzel. Cependant, ce classement est à tempérer, dans la mesure où les deux Européennes ont joué moins de matchs.

Les rookie ayant obtenu 2,5 points

Les rookie ayant obtenu 2 points

Au total, ce sont 68 joueuses Européennes qui apparaissent dans le classement des rookie, depuis la création de la Solheim Cup, contre 66 aux USA.

Solheim Cup : le team USA était plus fort !

Cette 19e Solheim Cup a donc été remportée par les Etats-Unis, face à une équipe Européenne qui n’aura pas réussi à entrer dans l’histoire, jusqu’au bout, en étant la première à signer quatre victoires à la suite. Mais en même temps, tous les ingrédients étaient réunis pour l’équipe de Stacy Lewis s’impose, bien que l’Europe soit passée près de retourner la situation à son avantage.

C’est fait ! L’équipe féminine de Solheim Cup a retrouvé le chemin de la victoire, après trois défaites consécutives, dont la dernière qui a suscité une petite polémique. Mais le règlement est ce qu’il est, est ce sont bien 14 points que le tenant du titre doit récolter pour conserver la coupe.

Après les deux premières journées en double, il est clairement apparu que les joueuses Américaines dominaient leurs homologues Européennes. Bien qu’il soit, aussi, possible de dire que les Européennes n’étaient pas à la hauteur de l’enjeu. Car combien de balles loin des mats, et de putt manqués ont-elles servis à leurs fans ?

Dominées 10 à 6 après ces deux premières journées, le team USA avançait vers la dernière journée, hyper motivé, tandis que Suzann Pettersen commençait à avoir le masque tout en assurant que rien n’était encore fait et qu’elle aime les challenges, au point de croire que ses joueuses pouvaient encore changer le cours des choses, lors des matchs en simple.

Si l’Europe sembla prendre la main dans la première heure, et le début de la suivante, il fallut vite se rendre à l’évidence, certaines joueuses phares de cette équipe européenne était en train de flancher face à des pointures du Rolex Ranking.

Outre Charley Hull qui était en train de dompter une Nelly Korda désemparée, avec un putting qui semblait la lâcher, Emily K. Pedersen était dans l’un de ses mauvais jours qui ont tant fait sa réputation.

L’Anglaise Charley Hull sort de cette 19e édition comme le pilier de cette équipe, en ayant fourni le plus de point, mais aussi, en ayant donné l’énergie à ses camarades, pour se battre jusqu’au bout !

La Danoise du Ladies European Tour était submergée par une Megan Khang ultra motivée. Et c’est ici que l’on vit que le talon d’Achille de cette équipe Européenne était le putting. Pedersen, en plus d’être loin des mats, ne rentrait aucun putt décisif. Khang domina rapidement 2up, puis 3up au trous n°9, avec un second birdie. Et à bien examiner les scores, l’Américaine a peu rentré de birdie dans sa partie ; Seulement trois. Mais la Danoise lui a fait cadeau de quatre bogey, et entre le trou n°3 et le trou n°8, Pedersen n’a jamais pu signer un seul birdie.

Cette défaite 6&5 offrit un onzième point aux USA, atténuant la joie de l’Europe et de Charley Hull, avec l’ouverture du score, ce dimanche, par la victoire de l’Anglaise face à la numéro un mondial !

Alison Lee offre le match à Hall

Le huitième point du team Europe arriva avec la victoire de Georgia Hall face à Alison Lee. Après avoir joué un golf mollasson lors deux doubles, Georgia Hall eut la chance d’être opposée à Alison Lee, dont chacun sait que les deux points faibles sont le mental et le putting. Ainsi, dès le premier trou, l’Américaine signait un bogey et donnait l’avantage à l’Anglaise qui n’en demandait pas moins. Au trou n°6, on vit clairement l’Américaine en panique avec son putting. La situation se reproduisit au trou n°8, et ce furent les deux joueuses qui concédèrent le Par. Une chance pour Georgia Hall, car Alison Lee trouva le green à un mètre du mat !

Finalement, bien que Alison Lee réussit a réduire le score, au trou n°10, grâce à un bogey de Georgia Hall, c’est au trou n°15 que l’Américaine s’inclina, 4up. Les USA menait alors 11 à 8 et allait creuser son avance, avant que les Européennes ne fassent douter spectateurs, téléspectateurs et médias, du sens du match, qui semblait, pourtant, allait en faveur de l’équipe de Stacy Lewis.

Nordqvist, avec les honneurs, Ciganda sèchement battue

Belle image que ces deux joueuses, les plus anciennes de chaque équipe, qui partagent des souvenirs de compétition exceptionnels. Et l’ombre de Kevin McAlpine de planer, quelque part, dans ce cliché.

Les matchs 20 et 21, opposant Allisen Corpuz à Anna Nordqvist, et Rose Zhang à Carlota Ciganda, furent une déception pour l’Europe. Car ces matchs étaient cruciaux dans la quête de la victoire, avec deux des meilleures joueuses en Solheim Cup.

En effet, si des points étaient à prendre, c’est en début de journée qu’il fallait les conquérir pour les Européennes. Dominées 11 à 8, la victoire de Nordqvist et de Ciganda aurait fait basculer cette Solheim Cup en faveur de l’équipe de Suzann Pettersen, en faisant douter les Américaines, qui n’auraient plus eu qu’un point d’avance. Or, c’est tout le contraire qui se produisit.

Jouant merveilleusement bien, Allisen Corpuz donna du file à retordre à la Suédoise. Et malgré toute son expérience, un très bon, et même des coups exceptionnels,  comme ce troisième coup, sur le Par 5 du trou n°5, qui rentra dans le trou, lui offrant un eagle inattendu, Corpuz sut lui donner la réplique durant tout le match. Et l’Américaine de s’illustrer avec un plantage de mat au 7, ou ce putt décisif au 14, pour passer 4up, lors que Nordqvist tenta une belle ficelle pour le birdie, à plus de 7 mètres.

Finalement, la Suédoise s’inclina au trou n°15, incapable de faire plier une Américaine qui maîtrisait son jeu et le parcours, à la perfection.

Ce point gagné pour les USA plaça, immédiatement, dans les esprits, l’idée d’une victoire sévère pour les Européennes.

Cette idée se renforça quand Carlota Ciganda perdit la main face à une Rose Zhang, elle aussi en maîtrise de son jeu, et très offensive. Malgré l’avantage que prit l’Espagnole, dès le premier trou, l’Américaine reprit la main, d’abord par un bogey de l’Espagnole, puis par un birdie sur le Par 3 du trou n°4. Dès lors, en difficulté au putting, Ciganda fut submergé, et après un moment de résistance, qui l’amena à réduire la marque à 2 down, au trou n°9, grâce un birdie, le premier depuis le début du match, Ciganda sombra. D’abord par une pénalité au trou n°12, avec ce qui semble être une balle dans l’eau, l’Espagnole fut achevée par une dernière banderille de l’Américaine, un eagle sur le Par 5 du 14 ! Battue sèchement 6&4, Ciganda venait laisser filer une seconde chance de point pour l’Europe, qui devait impérativement tout miser sur les matchs de l’après-midi, si elle voulait conserver le trophée, et entrer dans l’histoire, en étant la seule équipe à avoir aligné quatre victoires à la suite.

1h30 de suspense !

Ainsi, peu avant 19h00, en France, le team USA venait de marquer son 13e point, et il ne lui manquait que 1,5 point, pour s’imposer.

Devant, sur le parcours, il restait sept matchs, et autant de chance de trouver ce score, pour l’équipe de Stacy Lewis. Mais c’était, également, autant de possibilités de faire basculer le sens de ce tournoi, pour les Européennes, qui devaient accumuler six points pour s’imposer.

La quasi totalité des matchs alimentèrent le suspense, avec des scores qui passèrent, tantôt, en faveur de l’Europe, tantôt en faveur des USA, et revenaient, de temps à autre, à égalité.

Ce fut le cas pour le match opposant Esther Henseleit à Andrea Lee, où l’Allemande médaillée d’argent des Jeux, eut l’avantage, 1 up, sur les trois premiers trous. Puis, ce fut un score à égalité, aux trous 4 et 5, grâce à un birdie de l’Américaine, sur le Par 3 du 4. Andrea Lee donna du fil à retordre à l’Allemande en retrouvant un très bon jeu, et passa 1up au 6, 2up au 7 ; avant de concéder un bogey sur le 8, pour redescendre 1up. Mais Henseleit, pour sa première sélection, fut à a hauteur de l’enjeu, et se battît avec force, courage et détermination. Au trou n°10, l’Allemande va trouver un birdie, avant de bénéficier du bogey de l’Américaine pour passer 2up, au trou suivant. Jusqu’au trou n°15, Henseleit conserva l’avantage, avec l’espoir d’une victoire. Mais le jeu d’Andrea Lee et la ferveur du public eurent raison de cette espoir de point supplémentaire pour l’Europe. L’Américaine Signa un putt exceptionnel de 6 mètres, pour birdie, au trou n°16, alors que l’Allemande manqua le sien, à environ 4 mètres du trou. Et le sujet du putting des Européennes de refaire surface.

Au trou n°17, Henseleit fit une faute, soit de club, soit d’appréciation de la distance, avec son caddie, Et c’est au fond du green qu’elle envoya sa balle, loin du mat, tandis que Andrea Lee plaça sa balle à bonne distance. Ainsi, il semblait peu probable que l’Allemande reprenne la main sur ce match, et c’est avec un nouveau score, à égalité, que les deux joueuses se dirigèrent vers le 18. Et là, sur ce green qui aura peu vu de joueuses dans ce dernier tour, L’Allemande ne parvint pas à serrer le mat, alors qu’elle avait su trouver le fairway, quand Andrea Lee rata sa mise en jeu à droite, dans le rough. Henseleit attaqua le mat, mais avec le back spin sa balle s’éloigna du mat, et fit perdre, d’autant, une chance facile de birdie. Quant à Andrea Lee, son approche laissa sa balle filer au-delà du mat, avec, là aussi, la promesse de deux putt.

Chacun retint alors sa respiration. Car une victoire de l’Allemande, signifiait que l’Europe allait conserver toutes ses chances. En cas de défaite, les Américaines ne seraient qu’à un demi point de la victoire. Et avec une égalité, l’avantage irait encore du côté américain.

Finalement, Esther Henseleit manqua de punch pour ce putt décisif, et sa balle s’arrêta d’un bon 50 centimètres sous le trou.

Il ne restait alors plus, qu’à l’Europe, qu’a remporter les six derniers matchs, dont la plupart étaient mal engagés.

Thompson vaincue par une Céline Boutier exceptionnelle !

Céline Boutier et son caddie Colin Cann ont été exceptionnels face à Lexi Thompson, dans le match en simple !

A ce moment de la journée, seules Albane Valenzuela et Leona Maguire étaient en tête dans leur partie. Les quatre autres matchs (Boutier / Thompson, Stark / Coughlin, Sagstrom / Schmelzel, Grant / Kupcho) étaient All square.

L’espoir, pour l’Europe, de s’imposer, s’amenuisait de plus en plus. 

Face à Lexi Thompson, la Française Céline Boutier était en difficulté. Le jeu long et puissant de l’Américaine, empêchait la Française de trouver la faille, pour retrouver se score de 1up qu’elle connut dès le premier trou. Durant 12 trous, soit du 3 au 14, Céline Boutier subit le jeu de l’Américaine qui la domina jusqu’à 3up. Et si ce match était perdu, l’Europe pouvait dire adieu à son 4e succès.

Mais la Française s’appliqua, et joua avec beaucoup de rigueur et de précision. De sorte qu’avec un putting toujours fragile, et quelques coups de fers un peu généreux, Thompson commença à s’user. Au trou n°13, la Française s’employa pour aller chercher le mat, s’offrant, ainsi, un putt pour birdie à 1 mètre du trou. Au 14, Boutier et Thompson eurent un putt pour eagle et c’est la Française qui fut à quelques centimètres de rentrer le sien. Enfin, sur le Par 5 du 15, Céline Boutier eut une nouvelle chance de faire la différence en approchant sa balle à 3 mètres du mat, en venant du fairway, tandis que Thompson joua du bunker de fairway. Et la future retraitée du LPGA Tour de trouver le green très à droite du mat.

C’était, probablement, la dernière apparition de Lexi Thompson en tant que joueuse, en Solheim Cup.

Avec ce birdie, Boutier effaça 12 trous de domination américaine, pour revenir à égalité. C’est au 18 que la Française traîna une Lexi Thompson un peu émoussée, qui joua encore le rough sur sa mise en jeu quand la Française trouva le fairway. Bien dans son golf, comme à ses plus grandes heures de gloire, Céline Boutier terrassa l’Américaine avec un birdie, pour un putt à 1,5 mètre du mat. Manifestement éprouvée, Lexi Thompson s’isola de la foule et de ses camarades. Morgan Pressel faisant même barrage aux caméras de la télévision, afin qu’elles ne filment pas une Lexi encore la larme à l’œil, comme nous l’avons si souvent vue ces dernières années. Car ce point décisif, pour son équipe, elle ne l’apporterait pas, et à ce moment de la journée, l’Europe retrouvait l’espoir de vaincre, grâce à Céline Boutier !

Avec un score de 13,5 à 9,5, l’équipe de Suzann Pettersen n’avait plus droit à l’erreur.

Stark, la boulette qui fit basculer le tournoi !

Au calme et à la rigueur de la Française succédait l’impulsivité de la Suédoise Maja Stark.

Un peu plus tôt, Leona Maguire avait apporté un nouveau point à l’Europe, en écrasant Ally Ewing 4&3. l’Américaine sortant de cette Solheim Cup avec une suite de défaites.

Bien accrochée par une Lauren Coughlin qui a réalisé un parcours quasi sans faute, durant trois jours, comme l’on pouvait s’y attendre, la Suédoise tenait dans ses mains le 10e point de l’Europe. Durant 13 trous Maja Stark résista à une Lauren Coughlin aussi à la peine qu’une Anna Nordqvist face à Allisen Corpuz. Bien que jouant très bien, Coughlin manquait de cette petite réussite qui fait souvent défaut lorsque l’on en a tant besoin au golf. Mais, subitement, la chance tourna. A l’approche du green du 14, Maja Stark gratta le fairway, lâcha son club, et surveilla, inquiète, le vol de sa balle. Celle-ci ne trouva jamais le green, puisqu’elle repose, sans doute encore ce lundi, au fond du lac. Pourtant, la Suédoise avait un coup à jouer, en profitant du fait que Lauren Coughlin avait bloqué sa balle, dans le collier de green, en haut de ce dernier, et très loin du mat. Il aurait alors suffit, à la Suédoise, d’assurer le Par, pour rester 1up, quand Coughlin était assurée de faire le Par. Au contraire, avec cette pénalité, Stark offrit le trou à l’Américaine et les deux joueuses se dirigèrent vers le trou n°15, à égalité. Une égalité qui dura jusqu’au 17, quand Stark alla chercher le mat, mais que Coughlin sortie un putt exceptionnel, à plus de 6 mètres, pour le birdie. Et le putting d’être, une nouvelle fois, au centre des discussions.

Finalement, c’est au trou n°18 que cette Solheim Cup s’approcha de son épilogue, après un suspense interminable, qui rendit plus passionnante, encore, cette fin de tournoi.

La Suédoise, et son caddie, apprécièrent très mal la distance à jouer, et c’est une balle loin sous le mat, que Maja Stark réalisa. Il ne restait alors plus, à Lauren Coughlin, qu’à ajuster son coup pour terminer soit à égalité, soit victorieuse. Et c’est à environ 7 mètres du mat que l’Américaine plaça sa balle, lui laissant un peu le birdie plus probable que celui de la Suédoise.

Les supporters européens s’étaient déplacés, mais n’étaient pas suffisamment nombreux.

Comme Henseleit, avant elle, Stark manqua de présence d’esprit. Mais au contraire de l’Allemande, elle chargea son putt, de sorte que la balle dépassa franchement le mat. Par ou bogey, l’Europe ne savait quel pronostic faire.

Finalement, Maja Stark rentra le putt pour le Par tout comme Lauren Coughlin, et avec ce match partagé, l’Europe venait de perdre toute chance de victoire.

C’est Lilia Vu qui apporta le point de la victoire, à l’équipe américaine, en usant une Albane Valenzuela qui aura bien résisté aux assauts de la numéro deux mondial. Dominée par Lilia Vu, jusqu’au trou 7, la Suissesse réussit à ramener le match all square, par un birdie au trou n°8. Mais sur le Par 4 du trou n°10, Lilia Vu signa un birdie. Au trou suivant, les deux joueuses réalisèrent, également, un birdie et c’est au 13 que Valenzuela réussit à rependre la main dans ce match. Et à ce moment, Maja Stark dominait encore Lauren Coughlin. L’Europe regardait l’avenir de manière plus positive que les Américaines, plongées dans le doute. 

Mais au trou n°18, avec un score de 1up en faveur de Valenzuela, Lilia Vu planta le mat, animée par ce tempérament combatif qui lui a fait remporter quatre victoires, dont deux majeurs, en 2023. Moins précise que l’Américaine, la Suissesse ne put faire mieux qu’une balle à 10 mètres du trou, et de jouer deux putt quand Lilia Vu rentra le sien, pour apporter, enfin, ce point de la victoire qui manquait tant à l’équipe américaine.

Par la suite, Madelene Sagstrom allait venir à bout d’une Sarah Schmelzel qui aura été à la hauteur de son statut de rookie, en se battant magnifiquement, dans chaque match qu’elle disputa, remportant une belle victoire, le premier jour, en four-ball, associée à Lauren Coughlin, face à Pedersen et Stark.

Quant à Jennifer Kupcho, elle eut finalement raison d’une Linn Grant loin des espoirs que les européens avaient placé en elle. La Suédoise qui sort de ce tournoi avec quatre défaites.

« C’est une semaine incroyable depuis le premier départ » confia Stacy Lewis, en conférence de presse. « Dès le moment où cette équipe s’est formée, elle fut unie. Nous n’avions pas besoin de quelques jours ou de quoi que ce soit de ce genre. L’ambiance était incroyable. Il fallait voir la manière dont chacun s’entendait, se soutenait. Et notre groupe de caddies était hors pair en s’assurant que tout le monde s’amuse. Je suis tellement fière d’eux. Je suis tellement fière qu’ils aient obtenu ce moment pour célébrer ce soir cette victoire » ajouta un peu plus Stacy Lewis, qui goûte, enfin, à la joie d’être une capitaine de Solheim Cup victorieuse.

De son côté, Suzann Pettersen a confirmé ce que chacun a pu constater : « je pense que nous leur avons donné du fil à retordre » déclara la Norvégienne, qui reste sur un très beau palmarès, en Solheim Cup. « A 14h25 nous étions encore sur le parcours et nous avions une chance d’effectuer un retour remarquable. Et je ne pense pas que les Américaines avaient anticipé une telle combativité de notre part. Je pense que nous avons réalisé du bon travail. Je suis très fière de mes filles. Elles ont montré du caractère sur le parcours et ce n’était pas la situation la plus facile à aborder avec ces simples » confia Suzann Pettersen qui a également bien rappelé que l’Europe sort victorieuse de cette dernière journée, avec 5 matchs gagnés contre 4 aux Américaines, pour un total de 6,5 points contre 5,5  points aux USA.

Suzann Pettersen lors de la conférence de presse d’après tournoi avec Mélissa Reid à sa droite. (Photo: Mark Runnacles/LET)

« Nous avons été emmenées par Charley qui a établi le norme à jouer, et nous a toutes fait croire que c’était possible. Oui, nous avons échoué, mais nous avons fait de notre mieux » ajoutera Suzann Pettersen, avant de laisser la parole à ses joueuses.

Et Anna Nordqvist d’expliquer, dans cette même conférence de presse que : »je ne pense pas que beaucoup de gens réalisent combien de bon golf a été joué. Je pense que l’Europe a très bien joué. Et évidemment, il n’y avait pas assez d’applaudissements quand nous tapions un bon coup » souligna la Suédoise, qui fit, bien entendu, allusion à toute cette foule qui était majoritairement acquise à la cause des Américaines.

Mais devant leur écran, les passionnés ont apprécié ces fameux bons coups, et finalement, au-delà de la déception pour les supporters du team Europe, il reste le souvenir d’une édition exceptionnelle, qui a offert un suspense inattendu, le dimanche.

La Solheim Cup qui reste un événement majeur du circuit mondial féminin, et dont, en France, chacun reste attristé de la non diffusion, par un média spécialisé, qui, pourtant, en début d’année, assura œuvrer pour la démocratisation du golf féminin.

Merci au Ladies European Tour, et sa chaîne Youtube, de nous avoir permis de suivre ce tournoi, que nous aurions tous regretté de ne pas en voir une seule image !

Le classement final => ICI

La feuille des matchs

Les points du team USA

Les points du team Europe

Solheim Cup : le team USA proche de la victoire !

La défaite du team Europe Junior aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. L’équipe professionnelle de Suzann Pettersen est en souffrance face à celle de Stacy Lewis, et la passe historique de 4 victoires à la suite ne semble pas prête d’être réalisée ce dimanche.

Cette seconde journée aurait dû tourner à l’avantage d’une équipe européenne qui a pris, nettement mieux, ses repères sur le Robert Trent Jones de Gainsville et qui dispose des joueuses pour affronter le défi de la Solheim Cup. Sauf que depuis le début de la saison, la majorité de ces joueuses sont moins performantes que les Américaines engagées dans ce team 2024 de Solheim Cup. Et qu’il y a, parmi elle, une numéro un mondial qui, après un gros trop d’air, dont celui des J.O, a retrouver la confiance et son jeu. Mais aussi, se trouve une Lauren Coughlin en pleine confiance, pour ne pas dire en pleine ascension. Et puis, il y a cette chance insolente qui tourne toujours dans le périmètre de certains et qui vient ajouter un peu de légèreté à ceux qui doivent aborder une épreuve.

Foursomes du samedi

Pour cette seconde journée, Suzann Pettersen a placé les joueuses qu’elle a estimées être les plus préparées pour chercher les précieux points qui n’ont pas été engrangés la veille. C’est la raison pour laquelle elle a associé Anna Nordqvist à Céline Boutier, et Carlota Ciganda à Emily Pedersen. En revanche, le choix de faire jouer ensemble Maja Stark et Georgia Hall est apparu plus discutable. L’Anglaise semble, cette année encore, peu dynamique, et cela se voit dans son jeu. Jamais cette paire européenne n’a réussi à faire trembler le duo formé par Lexi Thompson et Lauren Coughlin. L’Américaine de 31 ans aux deux victoires en un mois, est un des pilier de cette équipe Américaine, avec Nelly Korda, Megan Khang, Allisen Corpuz et Lilia Vu.

Coughlin qui n’a pas vécu une seule défaite, en trois matchs, pour sa première sélection. Il en fallait donc bien plus qu’une paire Stark / Hull pour intimider cette joueuse associée à la figure historique de cette équipe, Lexi Thompson, totalement désinhibée pour sa dernière saison pleine sur le LPGA Tour.

Le duo Pedersen / Ciganda, cette matière explosive qu’il faut manipuler avec précaution, a également failli devant une paire extrêmement solide qu’est l’association de Nelly Korda avec Allisen Corpuz. Véritable machine à planter les mats, capable de rester très calme, Corpuz fut une aide précieuse pour Korda, afin d’inverser la vapeur. Largement dominée sur les trois quarts du match, par l’Espagnole et le Danoise, Corpuz et Korda se sont réajustées en cours de partie, mettant subitement en difficulté un duo européen qui semblait promis à la victoire. Et dans le même temps, Ciganda et Stark ont moins bien joué. Et sans doute à leur maximum depuis le trou n°3, quand elles sont passées 2up pour y rester durant sept trous, elles ont eu du mal à contrer la montée en puissance de leurs adversaires.

Cette défaite de Ciganda et Pedersen a fait mal à l’équipe Européenne, car c’est peut-être le point qu’il va manquer ce dimanche, pour rentrer dans l’histoire.

Défaites à deux reprises, la paire Ewing / Kupcho est finalement moins impressionnante que ce à quoi on aurait pu s’attendre. D’abord battues vendredi par Pedersen et Stark, elles se sont inclinées face à Esther Henseleit et Charley Hull, qui ont toujours eu l’avantage à partir du trou n°2, lorsqu’elles sont passées all square. Puis, ce fut une domination entre 1up et 3up, jusqu’à ce que Ewing et Kupcho montent leur niveau de jeu, et reviennent à égalité au trou n°17. Mais Kupcho partie à la faute en mettant sa balle en jeu dans le rough, et Ewing ne parvint pas à trouver le green, alors que Esther Henseleit créa la sensation, devant toute son équipe, en plantant le mat, au second coup. Un birdie qui fut offert par les Américaines quand Ewing joua le putt qui laissa sa balle des Américaines à 3 mètres sous le mat. Une belle victoire que l’on pensait essentiel pour regonfler le team Europe, et les parties de l’après-midi.

Four-ball, un goût d’inachevé pour l’Europe

Stacy Lewis, en ayant l’avantage du score, fit rejouer Megan Khang, Rose Zhang et Alison Lee, comme la veille, mais en associant Alison Lee à une Megan Khang, bourrée d’énergie et de combativité, comme chacun le sait. Et dès le début, cette première paire qui ouvrit le bal des parties de l’après-midi, créa l’événement. Pour son second coup, à environ 75 mètres, Alison Lee vit sa balle mettre un grand coup de frein à hauteur de mat, et rentrer dans le trou, grâce au back spin. Un coup de bambou sur la nuque des Européennes qui n’existaient plus, face à une foule entièrement acquise aux succès des Américaines. Dans cette ambiance surchauffée, à une heure matinale, Nordqvist et Sagstrom eurent toutes les peines du monde à contrer cet eagle du trou n°2, qui venait de donner un avantage inattendu aux Américaines. Durant cinq trous, les deux Suédoises portèrent un poids qui le sort venait de jeter sur leurs épaules, et n’arrivèrent pas à inverser la tendance, malgré un très bon jeu. Le jeu fut si solide pour Nordqvist et Sagstrom, que c’est Alison Lee qui concéda le premier bogey de la partie, bien rattraper par le Par de Megan Khang, au trou n°6. Finalement, Khang allait rentrer le seul birdie du trou n°7, et Alison Lee celui du trou n°8, offrant aux Américaines un score de 3up. Nordqvist et Sagstrom réalisèrent un birdie sur le Par 4 du trou n°10, mais ne purent faire mieux. Avec deux eagle en fin de partie, dont encore un coup de sort exceptionnel pour Megan Khang, dont la balle resta au bord du trou, quelques secondes, avant de tomber, les Américaines écrasèrent  la paire Nordqvist / Sagstrom, 4&3, sans que l’on puisse dire que les Européennes aient mal joué. Elles n’ont simplement pas eu les dieux du golf avec elles, ce samedi après-midi.

Plus décevante et la défaite de l’association entre Céline Boutier et Linn Grant. Elevée au rang de pilier de la Solheim Cup, pour sa première sélection, la Française a rapidement démontré, l’an dernier, qu’elle a du mal à tenir la distance dans ce mode de jeu. Et c’est justement la distance qui est l’un des problèmes de la Françaises, contraintes de jouer des hybrides quand ses adversaires jouent des fers. Et une balle tapé avec un fer, en second coup, s’arrête plus facilement qu’avec un hybride. Voilà pourquoi Céline Boutier se retrouve souvent loin des mats, quand une Rose Zhang parvient à serrer un mat d’un peu plus près.

Quant à Linn Grant, avec son très bon jeu de fer, il lui manque une maîtrise des distances, et des profondeurs, pour devenir cette grande joueuse que beaucoup ont vu en elle.

Avec deux birdie chacune, Boutier et Grant n’ont rien pu faire face à la paire Andrea Lee et Rose Zhang, qui ont cumulé dix birdie, et un eagle pour Zhang, pour achever le calvaire de la paire européenne, 6&4.

La fin de cette journée fut placée sous le signe du suspense, avec deux duos qui ont donné des sueurs froides à leurs supporters. A commencer par la paire Ciganda / Pedersen, qui, cette fois-ci, se compléta très bien.

Après avoir subi la pression des Américaines Ewing et Thompson, durant 6 trous, Ciganda trouva un birdie sur le Par 4 du 7, qui fit remettre les compteurs à zéro. Les Européennes résistèrent durant 6 trous, soit jusqu’au 12, aux tentatives de reprise d’avantage des Américaines, quand, enfin, le duo Pedersen / Ciganda se remit à fonctionner. Les deux joueuses signèrent un birdie au trou n°13, et dès ce moment retrouvèrent confiance pour ne plus lâcher la match. Au 17, Emily K. Pedersen alla chercher le mat, pour une balle à moins d’un mètre, quand Lexi Thompson joua au fond du green, comme Ally Ewing. Le putt de chaque Américaine frôla le trou, et c’est avec un dernier birdie, donné, que Pedersen et Ciganda offrirent un 5e point à l’Europe.

Puis, la paire Charley Hull et Georgia Hall, eut l’occasion de clôturer le match au 17, quand Charley Hull fut la seule à placer sa balle, sous le mat, à environ 4 mètres, pour aller chercher le birdie de la victoire. Car Allisen Corpuz, manifestement un peu fatiguée, et Lilia Vu, moins en veine, se sont retrouvées au fond du green, avec le faible espoir de signer un birdie. Décontractée, assise dans l’herbe, Charley Hull contempla les trois autres joueuses étudier leur ligne de jeu. Soudain, le tonnerre s’abattit sur les Européennes quand Allisen Corpuz rentra son putt pour birdie, à plus de 6 mètres, derrière le mat. Georgia Hall à plus de 10 mètres, fit passer sa balle à gauche, et Lilia Vu, depuis le rough, failli créer la surprise, en faisant passer sa balle très près du trou. Contrainte de passer à l’action, Charley Hull étudia sa ligne et joua. Mais avec une certaine nonchalance qui n’échappa aux observateurs. Lentement, sa balle dévia de la ligne, et les Américaines remportait le trou pour passer 1 down. C’est donc au 18 que cette partie s’acheva, avec la victoire des Européennes, dont on attendait pas moins. Très sportivement, les Américaines offrirent le match dispensant Georgia Hall de joueur son putt et Charley Hull de jouer leur putt, avec une balle à 2,5 mètres pour Hull, dont on aurait aimé voir si elle eut été capable de concrétiser cette chance de birdie.

Confiante, car en tête avec 10 points et 4 et demi à aller chercher ce dimanche, les Américaines devraient aborder ce dernier jour, portées par une ambiance folle, majoritairement en leur faveur. Et il va falloir voir, ce dimanche, comment des joueuses comme Albane Valenzuela et Leona Maguire vont se comporter sur ce parcours, qu’elles ont joué une seule fois.

En tous les cas, si les joueuses Européennes devaient parvenir à dominer ce dernier jour de compétition, nul doute qu’elles entreraient dans l’histoire, avec un H, sous une pluie d’applaudissements, et une salve d’honneurs !

Le classement provisoire => ICI

Les simples – premier départ à 14h50 en France

Solheim Cup : les groupes des Four-ball et les positions de drapeaux

L’Europe butte sur les Américaines avec une équipe comportant des joueuses qui ne semble pas totalement prêtent pour faire face à l’enjeu. Cependant, Georgia Hall repart en compagnie de Charlley Hull, et Anna Nordqvist va avoir la lourde charge d’aller chercher un autre point.

Association intéressante que celle réunissant Céline Boutier et Linn Grant. Pas de surprise du côté Américain avec la paire Andrea Lee / Rose Zhang, et une Alison Lee qui sera épaulée par Megan Khang?

Les positions de drapeaux

Solheim Cup : une seconde matinée de suspense !

Cette troisième journée est l’occasion pour chaque équipe, d’effectuer des changements. Signe que, peut-être, les Américaines ne sont pas aussi en confiance qu’il y paraît. Et du côté du team Europe, c’est la volonté d’aller chercher les points qui manquent, en cherchant à associer les joueuses qui ont bien fonctionné la veille.

Emily K.Pedersen fait donc équipe avec une Carlota Ciganda qui a été dominée hier, tandis que Anna Nordqvist évolue en Foursomes, après sa victoire en Four-ball, mais cette fois-ci, associée à Céline Boutier. Seul le duo formé par Charley Hull et Esther Henseleit, hier matin, est reconduit pour les Européennes, tandis que du côté des Américaines, Stacy Lewis a fait le choix de renvoyer sur les fairway la paire Kupcho / Ewing, battue par Pedersen et Stark dans ce même mode de jeu. Mais aussi, de remettre en piste le duo victorieux Korda / Corpuz.

Emily K. Pedersen et Carlota Ciganda vont avoir du pain sur la planche face au duo formé par Nelly Korda et Allisen Corpuz. Deux joueuses qui ont remporté leur match hier, face à Henseleit et Hull.

Première interrogation, Céline Boutier sera-t-elle plus efficace en compagnie de Anna Nordqvist ce samedi ? Face à la paire Lilia Vu / Sarah Schmelzel, les deux joueuses Européennes vont devoir serrer les mats et assurer au putting.

Quant au match qui va opposer Maja Stark et Georgia Hall à Lexi Thompson et Lauren Coughlin, c’est la plus grosse interrogation du jour. Car Coughlin est invaincue sur deux matchs, tandis que Stark a gagné celui du matin et perdu celui de l’après-midi, alors que l’Anglaise a débuté par une défaite sévère en Four-ball. Mais Lexi Thompson n’a pas offert le niveau que l’on attendait d’elle, donc cette équipe Américaine est peut-être plus faible qu’il n’y paraît. Ce sera donc une nouvelle matinée de suspense…pour l’Europe, notamment.

Les positions de drapeaux

Solheim Cup : le team USA domine une Europe en sommeil !

Comme en 2023, l’équipe américaine a dominé la première journée, se rassurant face à cette Europe qui lui a tenu tête sur les trois dernières éditions. Mais l’équipe de Suzann Pettersen a tout de même pris deux points et démontré du potentiel… qui sommeil !

Ce sont des gifles que les Européennes ont reçues de la par des joueuses Américaines, sans pour autant permettre de dire que l’équipe managée par Suzann Pettersen a un genou à terre. Car il s’agit de la première journée et chacun a en mémoire les nombreux revirements de situation qui ont eu lieu dans ce type d’épreuve, que ce soit chez les femmes, comme chez les hommes.

Néanmoins, comme l’a souligné la Norvégienne, qui a conduit l’équipe de 2023, à la victoire suprême, il y a un travail important qui attend cette équipe, dont quelques éléments n’ont pas été au niveau de l’enjeu et du défi que propose ce parcours.

Si l’on peut excuser la paire Charley Hull / Esther Henseleit qui a affronté une Nelly Korda qui a retrouvé son meilleur golf, en soutenant parfaitement une Allisen Corpuz qui devrait être difficile à battre en simple, tout comme la numéro un mondial, Linn Grant et Carlota Ciganda ont manqué de présence d’esprit dans cette partie en Foursomes, et l’expérience de l’Espagnole, en Solheim Cup, n’a pas réellement été d’un grand secours à l’équipe, comme à sa coéquipière. En réalité, on a eu l’impression que la Suédoise portait le match, raison pour laquelle elle a été reconduite en four ball, dans l’après-midi. Ciganda, quant à elle, fut mise au repos, ou sur la touche. Rappelons que la joueuse Espagnole fait partie de ces joueuses qui ne parviennent plus à s’imposer sur le LPGA Tour, mais qui sont capables de produire un excellent golf dans ce type d’épreuve. Sauf que ce vendredi, Carlota Ciganda a eu du mal face des Américaines d’un excellent niveau.

Moment intense quand l’ancien Président des Etats-Unis, Barack Obama, membre de ce golf, est venue rendre visite aux joueuses sur le tee de départ, en début d’après-midi. (Photo: Stuart Wallace/LET)

L’honneur fut sauvé par la paire Pedersen / Stark, qui a tout de suite pris l’avantage sur Ally Ewing et Jennifer Kupcho. Une pression que le duo nordique a exercé de plus en plus fort, jusqu’à mener 4up, avant de connaître une baisse de régime en commettant quelques fautes. La Danoise Pedersen ayant toujours comme point faible ses mises en jeu et un problème de lucidité dès qu’elle perd un peu pied. Aussi, Kupcho et Ewing ont elle profité de ce moment pour reprendre l’a main, en réduisant l’écart de 3up à 1up, à quatre trous de la fin. Sous pression, Pedersen et Stark se sont appliquées, sauvant plusieurs putt pour le match. Fort heureusement, les Américaines ont également commis des fautes, comme lors de l’attaque du green du 16 où Kupcho a envoyé sa balle à droite, dans le rough, alors que Maja Stark a placé sa balle, sur le green, sous le mat. Mais Emily K. Pedersen, en jouant le putt, a bien failli mettre sa partenaire en difficulté, en appuyant beaucoup le putt, faisant dépasser la balle du trou de plus de 2 mètres. Par chance, Stark Signa le Par, laissant les deux équipes au même score. Finalement, Emily K. Pedersen se racheta de cette montée d’adrénaline au 16 an plantant le mat du 18, pour offrir, à sa partenaire, un putt pour birdie et pour le match.

L’après-midi, Suzann Pettersen reconduisait ce duo qui a ramené le premier point à l’Europe. Mais en four-ball, les deux joueuses sont tombées sur un os. Déjà tr !s convaincante face à Céline Boutier et Albane Valenzuela, le matin, Lauren Coughlin, associée à Sarah Schmelzel en Four-ball, confirma les impressions du matin : elle est l’un des piliers du team US, avec Nelly Korda. Et probablement que Sarah Schmelzel en fait partie, car cette rookie en Solheim Cup, qui a crevé l’écran depuis la fin de l’année dernière, est animée d’une grande détermination qui lui fait réaliser quelques très bons coups. Déjà, le matin, associée à Lilia Vu, la numéro deux mondial, Sarah Schmelzel a brillé en Foursomes, participant de la défaite de la paire Ciganda / Grant.

Et opposée au duo Pedersen / Stark, l’Américaine, âgée de 30 ans, fut particulièrement solide. Et le duo de trentenaire qu’elle a formé avec Lauren Coughlin en Four-ball a fait douter, puis plier la paire européenne, lui infligeant une défaite 3up. Bien que Stark et Pedersen aient résisté jusqu’au bout, sans concéder de bogey sur les 8 derniers trous, il faut le souligner.

Oui, dans l’ensemble, les Américaines ont été très fortes, ont très bien joué, et portées par leur public, avec une terrible envie de revanche sur les trois dernières éditions, il est fort probable qu’elle continue d’opposer une sévère résistance aux Européennes,dont Céline Boutier et Georgia Hall, ont, cette année, encore, des difficultés à soutenir leur équipe.

Elles ont déçu !

En 2023, la Française Céline Boutier n’avait pas marqué un seul point, en ayant perdu son premier match associé à une Georgia Hall qui n’avait pas été au niveau pour épauler sa camarade de jeu.

Reconduite le lendemain, cette même paire s’inclinait à nouveau, et en simple, Céline Boutier se faisait dominer par Angel Yin. 

Pourtant annoncée comme l’une des meilleures joueuses de cette équipe, la Française n’a fait qu’une apparition ce jour, en Foursomes, associée à la Suissesse Albane Valenzuela. Un duo attendu par la majorité des fans, qui n’a pas produit le résultat escompté. Les deux joueuses n’ont, ensuite, pas pris part aux épreuves de l’après-midi.

Autre duo européen qui a buté sur la supériorité américaine, c’est la paire Georgia Hall / Leona Maguire. L’Anglaise et l’Irlandaise ont seulement pu apporter, un point décisif, chacun, pour offrir un peu de résistance au duo infernal composé de Nelly Korda et de Megan Khang.

Trop loin des mats, Maguire et Hall n’ont pas aussi bien serrer le jeu que leurs adversaires, qui leur ont infligé une cuisante défaite. Et tout le problème qui est posée à Suzann Pettersen, c’est celui de trouver la bonne association pour faire douter la numéro un mondial, manifestement très sûre d’elle et de son golf.

Et Leona Maguire d’avoir cette capacité. Mais aujourd’hui, elle a bien joué, elle n’a pas eu le jeu pour contrer celui de ses adversaires.

Nordqvist, pilier du team Europe ?

L’expérience de la Suédoise de 37 ans a encore permis à cette équipe Européenne de sortir de ce premier tour, avec un second point. (Photo: LET/ Mark Runnacles)

Il semble que bien, au terme de cette première journée, que le pilier de cette équipe européenne est la Suédoise Anna Nordqvist, dont la réalisation internationale nous remontrait quelques-uns de ses meilleurs coups, en Solheim Cup. Pour son entrée en piste, celle qui cumule le record de sélection du team Europe, n’a pas déçu. Associée à la jeune mariée, Madelene Sagstrom, qui a épousé son petit amie de longue date, et caddie, la semaine dernière, Nordqvist a contribué à l’obtention de ce second point, qui place l’Europe 4 points derrière les Etats-Unis. Ce qui, en soi, est un très faible écart après une première journée de Solheim Cup. Le réel problème étant que, hormis Nordqvist, Sagstrom, Pedersen et Stark, l’équipe de Suzann Pettersen n’a pas vraiment trouvé d’autres joueuses pour faire douter les Américaines. Aussi, la présence de Anna Nordqvist, 37 ans, et 9 sélections, tout en étant vice-capitaine, est de nature à remettre cette équipe tenante du titre sur les rails.

Et demain matin, nous saurons très vite si tel est le cas.

Le classement provisoire => ICI

Solheim Cup : les USA en tête !

Après cette matinée en Foursomes, les Américaines ont montré qu’elles sont chez elles, prêtent à prendre leur revanche.

Sans trop de surprises, la paire européenne Boutier / Valenzuela n’a pas été de taille face au duo de choc constitué par Lauren Coughlin et Rose Zhang. Un manque de précision au putting et des approches de mat bien trop loin pour assurer des birdie, ont été le point faible des joueuses Francophones.

La duo Linn Grant et Carlota Ciganda a également déçu, car les deux joueuses n’ont pas réussi à contrer une Lilia Vu et une Sarah Schmelzel nettement à leur portée. La joueuses Espagnole a été mise au repos par Suzann Pettersen, tandis que la Suédoise est retourné sur le parcours, associée à Charley Hul. L’Anglaise qui a bien joué mais qui a commis, comme à son habitude, quelques petites fautes dans des moments stratégiques, tandis que Esther Henseleit est apparue un peu en retrait, pour sa première sélection, tout en restant assez consistante dans son jeu.

Enfin, la paire formée par Emily K.Pedersen et Maja Stark a débuté sur un train d’enfer, puis a baissé de régime, en manquant de concentration sur certains coups. Il s’en est fallu de peu que la paire Européenne ne concède le match, après avoir mené la Paire Ewing / Kupcho 4 up. La Danoise et la Suédoise sont de retour sur le parcours, pour le match en Four ball.

Du côté des Américaines, l’entrée en piste de Lexi Thompson, particulièrement décontractée, est de nature à indiquer si elle est le joker de cette équipe, qui va se dépasser, voir se transcender, pour sa dernière sélection. Son association avec Alison Lee n’est pas anodine, puisque Thompson a la capacité d’aller chercher le birdie que sa compatriote pourrait laisser échapper.

Et chez les Européennes, l’entrée en piste de Georgia Hall et de Leona Maguire pourrait faire grimper l’ambiance et le score par la même occasion.

Cette Solheim Cup est définitivement lancée avec ces matchs en Four ball, et la présence d’un Barack Obama, un peu en campagne et un peu en balade dans son golf club !

Les matchs en Four ball

Les positions de drapeaux

Solheim Cup : les foursomes du vendredi

C’est parti. Avec ces premiers matchs chaque équipe va pouvoir tester ses capacités à faire douter l’équipe adverse, mais aussi, tester des associations, en perspectives des prochains matchs.

La paire Céline Boutier / Albane Valenzuela est une première, puisque ces deux joueuses francophones vont évoluer ensemble pour la première fois, mais aussi parce que c’est la première fois qu’une Suissesse est sélectionnée en Solheim Cup. Elles auront fort à faire face à la paire Coughlin / Zhang.

Le duo Esther Henseleit / Charley Hull est la paire qui va faire sensation. Comment l’Allemande médaillée d’argent aux JO, avec son tempérament calme, va-t-elle travailler avec la pile électrique qu’est l’Anglaise Charley Hull ? Et en face, le duo Nelly Korda / Allisen Corpuz est jugé très solide.

Du lourd, pour la 3e rencontre de la journée, avec des paires pleine d’énergie, de chaque côté. Deux tempérament grognons avec Pedersen et Kupcho et deux battantes que sont Stark et Ewing. Voilà qui pourrait bien aller au-delà de 18 trous.

Enfin, il y a une paire placée sous le symbole de la créativité, de l’originalité et de l’émotivité, avec Carlota Ciganda et Linn Grant. Ces deux joueuses furent associées lors du Fourball du samedi, l’an dernier, et elles avaient triomphé de la paire Américaine composée de Lilia Vu et de Danielle Kang. Sarah Schmelzel évoluant pour la première fois en Solheim Cup et n’ayant jamais démontré une réelle compétence en match play, sur le LPGA Tour, puisqu’elle n’a pas franchi le Cut au T-Mobile Match Play, cette saison, il y a, peut-être, un point à prendre pour l’Europe dans cette partie.

Solheim Cup : album photos pré tournoi

Voici les premières images de cette 19e Solheim Cup, organisée aux Etat-Unis. Vous trouverez des images des séances d’entraînement, et de la soirée de gala. Organisation américaine oblige, il y a peu de photos des Européennes. Toutes les photos sont sous copyright LPGA Tour et Ladies European Tour.

La soirée de gala

Voir la galerie d’images du Ladies European Tour => ICI