Wildhorse Ladies Golf Classic : Minji Kang en tête d’un coup devant Gregg !

Cette semaine de golf féminin dans l’Oregon offre du spectacle et des émotions. Et l’Epson Tour y contribue avec de belles passes d’armes où l’on voit revenir au premier plan, dans cette fin de saison, des joueuses qui ont tout à gagner. Et c’est le cas de la Sud-coréenne Minji Kang, désormais en tête ! Mais pas seulement.

Le Cut s’est figé à –2, un score qui n’a quasiment pas bougé de la journée. Et avec lui sont emporté la Française Emma Broze (-1), qui n’a pas réussi à trouver du birdie aussi facilement que les meilleures. Mais aussi la Taïwanaise Vivian Hou qui a fourni un bel effort dans ce second tour, en signant une journée en –4, pour terminer à –1. Le niveau de l’Epson Tour est en hausse et chaque année cela devient plus compliqué pour ces jeunes aspirantes au LPGA Tour, d’évoluer sur trois ou quatre jours. Et plus encore de gagner leur vie.

L’Israélienne Laetitia Beck, qui rêve de revenir évoluer sur le LPGA Tour, est également éliminée à –1, elle pourrait perdre, au minimum, deux places à la Race, ce dimanche soir.

Les Américaines Sophia Schubert et Jillian Hollis sont quelques-unes des éliminées. Et pour Hollis, le Top 15 s’éloigne rendant sa quête d’une carte sur le LPGA Tour plus difficile.

Briana Chacon termine à +3 et perd une place à la Race, pour le moment, mais c’est sans conséquence pour elle puisqu’elle est déjà confirmée sur le LPGA Tour l’an prochain. Et en haut du leaderboard, la première place a changé de main avec la Sud-coréenne Minji Kang qui a signé une seconde journée en 65, lui permettant de se positionner à –11, avec l’Américaine Sabrina Iqbal, actuellement 130e de la Race, et qui vient de surgir sans que personne s’y attende.

Âgée de 24 ans, et rookie l’an dernier, Iqbal a concédé un bogey sur le Par 5 du trou n°3, puis a trouvé un premier birdie sur le Par 5 du trou n°5. Un second birdie sur le green du 9 lançait sa journée, et son retour fut joué en 31, sans bogey. « Honnêtement, cette matinée fut assez venteuse et un peu humide. Plus que ce que j’attendais », confiait Iqbal. « Donc j’ai simplement essayée de rester calme dans ces conditions et gérer coup après coup », précisait-elle. « Une fois la pluie terminée j’ai essayé de rester régulière. Et taper de bons coups et rentrer des putt chaque fois que j’en avais besoin », commenta l’Américaine qui, en cas de victoire, réaliserait un hold-up au classement de la Race.

C’est aussi sa carte la plus basse depuis son arrivée sur l’Epson Tour : « j’ai toujours travaillé sur tous les compartiments de mon jeu et j’ai essayé d’en tirer le meilleur », expliquait-elle. « Mais je pense qu’il faut rester sur les mêmes bases, car je peux tout aussi bien réaliser un mauvais comme un bon tour. J’essaie donc de rester régulière et de travailler dur », complétait Iqbal.

La Sud-coréenne Minji Kang est, en revanche, plus à son niveau, avec cette première place, elle qui est 8e de la Race et qui depuis 2023 a tourné autour de la victoire sans y parvenir. Par ailleurs, sa carte la plus basse depuis son année de rookie est un 63 joué lors de la finale de l’Epson Tour, cette même année. « Après la pluie les green furent plus souples et j’ai été capable de jouer de manière plus agressive. Et cela a bien fonctionné », confia la joueuse de 25 ans, qui s’est jetée dans cette journée sans plan spécifique : « j’ai essayé de rester concentrée sur mon jeu. J’ai évolué dans un bon groupe et donc nous avons bien joué », précisait Kang qui s’est élancée du Tee n°10, à 12h59, en compagnie des Américaines Amari Avery et de Christine Wang.

Ces green plus souples lui ont permis, immédiatement, d’aller chercher des birdie et malgré un bogey sur le Par 3 du 17, elle sortait de son aller en 32. Au retour, Minji Kang trouvait trois autres birdie nécessaire pour la hisser à la première place, rejoignant Sabrina Iqbal partie du Tee n°1 à 07h37.

La Japonaise Erika Hara, actuellement 6e de la Race, progresse de trois places au classement provisoire et se plaçant dans le groupe des joueuses à –10, où l’on retrouve Laney Frye et Julia Gregg quo était en tête la veille. Gregg qui a signé une carte dans le Par, loin de son exploit de la veille, confirmant que les coups d’éclat sont souvent liés à des facteurs ponctuels, qui conviennent à une joueuse. Et la régularité de s’installer le plus souvent en passant d’une carte de 66 à un autre de 67, puis de 68. Cependant, l’Américaine reste au contact, en étant projetée 28e de la Race alors que Frye est projetée 13e, ce qui ne peut que lui plaire.

La Canadienne Maddie Szeryk et la Danoise Nicole Lorup sont 6e à –9, avec des scores réguliers, tandis que Riley Smith est dans le groupes des six joueuses à –8, comportant Sophie Hausmann et Camille Boyd, qui a tout à gagner de bien terminer dans ce tournoi.

L’Américaine de 18 ans, Yana Wilson a réussi une belle remontée, pour échapper au Cut, en jouant –4, ce qui la place  à la 14e place, avec Valery Plata et Michelle Wang, qui continuent de défendre leur place au classement de la Race.

Mais figure, également, à la 14e place, à –6, la Française Agathe Laisné qui a joué 70 après 68 le premier jour, et qui confirme qu’elle se sent mieux en cette fin de saison, sur l’Epson Tour. Espérons que la dernière journée lui soit plus favorable, car elle a bien besoin d’un bon résultat pour la remettre en selle, après avoir manqué cinq Cut en 15 départs.

Un point sur la Race

Il restera quatre tournois à jouer pour toutes ces joueuses qui sont dans le Top 40 de la Race, donc plus particulièrement concernée par une place dans le Top 15. Et une victoire serait de nature à favoriser une remontée spectaculaire pour les moins bien classées, et à sauver leur saison.

Si les trois premières du classement de la Race, que sont Melanie Green, Gina Kim et Briana Chacon, sont à l’abri de toutes contres performances, même si rien ne les assurent de rester à ces positions, de la 4e à la 15e place, rien n’est encore fait. Mais il semble probable que des joueuses comme Laetitia Beck, Sophia Schubert, Erika Hara, Riley Smyth et Mini Kang soient du voyage vers le LPGA Tour, début 2026. D’ailleurs, la position de co-leader de la Sud-coréenne, dans ce tournoi, lui assure déjà une progression à la Race. En revanche, Laney Frye, Valery Plata, Samantha Wagner, Michelle Zhang, et Carla Tejedo Mulet, absente cette semaine, ont encore du travaille devant elles. Quant à Yana Wilson, qui a tendance à perdre des positions depuis plusieurs semaines, elle peut stabiliser sa situation, dès dimanche soir.

Enfin, la victoire surprise d’une joueuse lors du dernier tournoi, ou de l’avant dernier tournoi, comme ce fut le cas l’an dernier avec l’Américaine Jenny Bae, pourrait créer un séisme de dernière minute et contraindre la 15e joueuse de la Race à passer par les cartes.

Quoi qu’il en soit, chaque joueuse sait ce qu’elle a faire et d’autres savent, déjà, qu’elles doivent s’inscrire à la Q-school ou rester une saison de plus sur l’Epson Tour, compte tenu de leurs résultats de l’année. C’est déjà le cas pour l’Américaine Savannah Carlson (ex Vilaubi), qui a dégringolé dans le classement depuis la Carlisle Arizona Women’s Golf Classic, début mai, en ne franchissant plus les Cut. A 31 ans, Carlson est de ces joueuses qui ont nourri un rêve de jouer au plus haut niveau et qui devrait terminer sa carrière sur un circuit inférieur, en fond de classement. A moins que… !

Le classement provisoire => ICI

Standard Portland Classic : Akie Iwai en tête et pour la victoire ?

Ce moving day a réservé de superbes coups et du beau golf, offrant une lutte intéressante entre toutes ces joueuses, et notamment celles qui ont su exploiter le parcours pour y trouver les birdie nécessaires à leur progression. Et le Top 100 de la Race d’être concerné par l’évolution de cette journée, et celle à venir.

Nous sommes entrés dans la période de la saison où chaque résultat, en fin de tournoi, va compter pour la suite de la saison et sa finalité. Et sur ce parcours, où la cueillette des birdie semble aussi simple que celle des Fraises, de nombreuses joueuses sont en train de façonner le visage des futurs champs de joueuses de la tournée asiatique, qui débutera au début du mois d’octobre. De même que celui du dernier tournoi de la saison où la fameuse verte bleue sera remise.

Et ce parcours de proposer une belle ouverture pour toutes celles qui ont besoin d’aller chercher un bon résultat.

Voilà pourquoi ce leaderboard est très hétérogène, offrant à ce tournoi une saveur particulière que nul ne remettrait en question. Car voici que des joueuses comme Gina Kim, actuelle numéro 2 de l’Epson Tour, Aditi Ashok, ancienne pensionnaire du Ladies European Tour ou encore Gurleen Kaur, encore au fond des classements il y a quelques semaines, se retrouvent mêlées à la lutte pour la victoire avec des joueuses qui ont fait la preuve de leur capacité à figurer au rang des meilleures mondiales. Et les sœurs Iwai, Chisato et Akie, d’être les premières concernées. Ces deux Japonaises rookie cette saison, dont l’une a déjà brandi un trophée et l’autre s’en approche un peu plus.

De même que leur compatriote Rio Takeda, seconde en Majeur cette année, est dans le coup, avec une Lauren Coughlin double vainqueur du LPGA Tour et une Hae Ran Ryu, elle aussi redoutable et lauréate d’un tournoi à trois reprises.

Et toutes ces joueuses ont un point commun, celui de savoir rentrer du birdie. Mais il y a celles qui y parviennent un peu mieux. Et à ce jeu, Akie Iwai s’est montrée la meilleure, en signant la seconde carte de 64 de ce tournoi, après celle de la Française Adela Cernousek, qui est en perdition, après deux journées en 75.

La Japonaise de 23 ans, après un bogey sur le Par 3 du trou n°2, a tout de suite réagi, en trouvant un birdie sur le trou suivant. Puis, ce fut un eagle sur le Par 5 du trou n°5, qui dopa sa progression, passant de –10 à –12. La course pour la première place était alors lancée, tandis que JeongEun Lee5 était absente de cette bagarre, en ne parvenant plus à faire rouler correctement sa balle sur les green, vers le trou. La journée de la Sud-coréenne, qui avait ébloui la veille, se résuma à un bogey et un double et deux birdie à l’aller, et un retour difficile, avec une interminable suite de Par, la laissant bloquée à –10, soit deux coups de moins que la veille.

Alors que Akie Iwai enfonçait le clou, dépassant l’Indienne Aditi Ashok, qui avait signé, plus tôt, une carte de 65, pour se placer à –12.

D’autres joueuses fournissaient leur effort et s’invitaient dans le haut du leaderboard. Telle Linn Grant, l’ancienne numéro un européenne, qui jouait –5 après 14 trous, pour un score provisoire de –12.

Partie un peu plus tard, l’Australienne Grace Kim jouait –1 après 6 trous, mais elle réservait au public un coup exceptionnel, sur le même modèle de celui d’Evian, qui a contribué à sa notoriété.

Chisato Iwai, Lauren Coughlin, et Rio Takeda étaient déjà passées par le recording, avec une carte de 66 chacune, pour s’installer à –11, tandis que Hae Ran Ryu pointait à la 5e place, avec elles, mais après 16 trous et un score à la journée de –5.

Il y a eu du rythme dans cette journée, et toutes celles qui n’ont pas pu suivre le rythme ont parfois perdu gros dans cette journée.

Finalement, Akie Iwai va clôturer sa journée, en prenant d’abord la tête du tournoi avec quatre coups d’avance, puis seulement deux, lorsque l’Australienne Kim joua un coup dont elle a le secret.

Après avoir mis en jeu dans le rough, à droite, au départ du 17, Grace Kim eut un coup délicat, avec une balle enfoncée dans cette masse d’herbe, pourtant fine, à la lisière des arbres. C’est donc par la droite qu’elle attaquait le green, faisant tomber sa balle dans le rough. Mais celle-ci eut assez d’énergie pour s’en extraire et filer sur le pré green, puis elle roula sur le green et prit la pente qui coulait vers le centre tout en décélérant. La conjugaison de ces facteurs physiques eut comme conséquence d’envoyer la balle de Grace Kim directement vers le trou, lui offrant un eagle inattendu et spectaculaire.

Ce qui constitua le coup du jour, eut pour conséquence de ramener Akie Iwai, qui était sur le 18, avec le score de –17, devant Linn Grant au club house à –14, à deux coups de sa poursuivante directe, qui était l’Australienne subitement passée à –16 !

Et ce leaderboard de se figer avec ces scores, après que Akie Iwai eut réalisé un Par sur le 18, autant que le fera l’Australienne juste après. Laissant Linn Grant seule 3e à –14, et une étonnante Gurleen Kaur, dont nul ne pouvait prédire sa régularité, cette semaine, qui pointe à la 4e place à –13, et qui réalise un hold-up au classement de la Race !

« Ce fut une journée intéressante », déclara l’Américaine. « Mais j’ai eu un début de journée difficile. Au premier trou j’ai envoyé ma balle dans un arbre et en la jouant, j’ai heurté une racine. Donc j’avais un peu mal au poignet », commenta Gurleen Kaur. « Finalement j’ai tenu bon et j’ai réussi à faire quelques birdie. Dans l’ensemble c’était plutôt bien », ajoutait l’une des invitées surprises de ce tournoi. Et l’Américaine d’être à une journée de sauver sa saison, en étant actuellement projetée à la 86e place de la Race to CME, alors que jeudi matin, elle était encore hors du Top 100., Certes, sa carte n’est pas encore assurée pour l’année prochaine, mais ce coup de fouet pourrait grandement l’aider à mieux joueur sur les prochaines épreuves.

De son côté, Akie Iwai s’exprima brièvement, dans un anglais encore balbutiant : « ce fut une journée solide. Tous les coups et toutes les balles sont allés vers les trous », expliqua la Japonaise. Et à propos de son égale sur le Par 5 du trou n°5, elle déclara : « j’ai eu un coup à 200 mètres, que j’ai joué avec un bois 5, et j’ai manqué le trou d’un mètre à gauche », expliqua Iwai qui s’exprime en mètre. Et l’on appris, au cours de cette interview, que la championne Japonaise joue également au baseball. « Il y a beaucoup de golfeurs au Japon qui jouent au baseball. Donc je les ai rejoints et nous jouons ensemble », confiait-elle, et l’on comprend mieux pourquoi elle a un haut du corps assez développé et une bonne frappe de balle.

Enfin, Grace Kim se retrouva face à la presse, après son exploit du jour. Et ce fut tout de suite des questions à propos de son incroyable eagle au 17 : « J’ai laissé filer mon drive à droite, et je pensais que j’allais me retrouver dans le rough. Finalement j’étais au-dessus des têtes d’arrosage, donc je savais que je pouvais frapper ce coup », expliqua l’Australienne. « Mais j’ai encore laissé filer ce coup à gauche et je me suis dit  » s’il te plait, passe le rough ». Et la balle a filer dans le trou alors je pense que j’ai eu un peu de chance », avoua Kim qui va se retrouver se le devant de la scène, comme il y a un peu plus d’un mois en France : « je suis dans un bon groupe. Evidemment, je dois trouver mon rythme. Mon niveau de confiance est au plus haut niveau. Ce parcours convient parfaitement à mon jeu et à celui de la plupart des filles. En sachant qu’il existe une nouvelle chance de victoire, effectivement je vais me mettre à chasser le leader », avoua l’Australienne qui pourrait doubler la mise cette saison.

Et cette dernière journée de s’annoncer passionnante avec une Akie Iwai qui pourrait, enfin, entrer dans le cercle des vainqueurs et succéder à sa sœur, une Grace Kim qui peut aller chercher une seconde victoire, mais aussi une Linn Grant qui a l’opportunité de signer sa seconde victoire sur le Tour. Mais la surprise pourrait venir de ces joueuses que l’on attendait pas si bien classées comme Gurleen Kaur, à 5 coups du leader, ou Gina Kim, invitée cette semaine grâce à sa formidable prestation sur l’Epson Tour qui lui a permis de sécuriser sa place, sur le LPGA Tour, l’an prochain. A moins que l’Indienne Aditi Ashok soit le clou du spectacle, elle qui a rendu une troisième carte vierge de bogey, et qui a un handicap de 6 coups sur Iwai.

Delacour mène le groupe France !

Sauf miracle, il ne devrait pas y avoir de victoire Française, cette semaine encore, puisque Adela Cernousek, après son coup d’éclat de jeudi, a fait pschiiit dès la seconde journée, que Pauline Roussin-Bouchard voit des Par quand les autres trouvent des birdie, et que Céline Boutier nous paraît toujours très en retrait de ses performances passées, et que Perrine Delacour, bien que menant le groupe France, est à 8 coups du leader, sans signer de cartes particulièrement basses.

Néanmoins, cette dernière démontre encore un tempérament combatif et cette 11e place au classement provisoire est le signe que la Française a du jeu, mais qu’il reste des choses à affiner pour qu’il soit plus efficace. Son 66 du premier tour était très encourageant, mais les deux cartes de 70 qui ont suivi sont un peu trop timides pour lui permettre de rivaliser avec les joueuses du haut du tableau. Néanmoins, Perrine Delacour est l’une des rares Françaises à avoir joué –10 sur le LPGA Tour, et il ne faut pas trop vite penser qu’elle a perdu toutes ses chances, dans ce tournoi.

Par ailleurs, si une victoire serait une récompense de tout le travail qu’elle a mené ces dernières années, son premier objectif est d’intégrer le Top 100 de la Race. Et pour le moment, elle est bien mieux partie pour réussir, que l’année dernière, où tout s’était joué sur deux derniers tournois de la saison.

Projetée à la 105e place, Perrine Delacour pourrait sortir de ce tournoi à la 100e place, si toutefois elle réussit à intégrer le Top 5, après ce dernier tour.

De son côté, bien que 49e et incapable de jouer aussi bas que la plupart des joueuses, dans ce tournoi, Pauline Roussin-Bouchard a le fameux Top 60 de la Race, à portée de main. Soit un potentiel ticket pour la tournée asiatique. Une dernière journée avec une carte de –5 ou –6, ne pourrait que l’aider à se rapprocher de cet objectif, ou l’atteindre, selon le classement des autres joueuses.

Enfin, Adela Cernousek n’a rien à perdre dans cette dernière journée et c’est l’occasion pour elle de se ressaisir pour nous servir un dernier coup d’éclat.

Ainsi, trois des quatre Françaises ont une carte à jouer, autre que la victoire, tandis que Céline Boutier, compte tenu de son classement et de ses résultats passés, son seul travail est de savoir pourquoi elle n’arrive pas à jouer –5 ou –6 pour se battre en haut du tableau. Car la saison, pour elle, passera par la tournée asiatique et le CME Group Tour Championship, qui sont des objectifs très importants pour une joueuse de son rang.

Rendez-vous ce soir, à partir de 22h00, pour suivre ce dernier tour, dans l’Oregon.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs moments

Wildhorse Ladies Golf : Julia Gregg bouscule la hiérarchie !

L’Américaine Julia Gregg crée la surprise en prenant la tête du premier tour avec une incroyable carte de 62 !

Ce n’est plus une surprise, la fin de cette saison va être marquée par des coups d’éclats et des surprises à répétition, avec un Top 15 de la Race for the Card très incertain. Et une Américaine est venue bousculer la hiérarchie, en se plaçant en tête, tout en étant projetée à la 15e place de la course aux cartes.

On l’a peu vu cette saison, l’Américaine Julia Gregg, puisqu’elle n’a franchi que huit Cut en quinze départs. Son seul fait d’arme est une 5e place à la mi-juillet, lors du Hartford HealthCare Women’s Championship, avant de manquer le Cut des deux tournois suivants.

Mais cette semaine, pour cette épreuve sur trois tours, la voici en tête, à –10, grâce à une brillante carte de 62, vierge de bogey. « Les trous semblaient vraiment très grands aujourd’hui », confia l’Américaine de 24 ans, rookie cette saison. « J’avais de très bonnes lectures des lignes de putt et je me suis simplement contentée de jouer au golf, sans réfléchir davantage », ajoutait Gregg qui a pulvérisé l’aller avec six birdie, et avalé le retour en 32 avec quatre birdie, en s’étant élancée du trou n°10. « Hormis le premier tour, je me suis placée en très bonne position sur les green », expliquait Julia Gregg qui va devoir confirmer cette très bonne vision du parcours lors de la seconde journée.

Trois coups derrière, se trouve une autre Américaine. Il s’agit de Amari Avery qui réussit sa transition du circuit amateur vers celui des pros. A 21 ans, Avery fait partie de ces espoirs du golf mondial et elle est en lice pour remporter sa carte du LPGA Tour, au terme de la saison. Partie du Tee n°1, elle a signé l’aller en 31, sans bogey, et au retour, elle trouvait deux birdie avant de concéder un bogey, sur le Par 5 du 13. Et elle terminait sa journée avec un birdie au 18. « J’ai été capable de faire un départ canon. Je pense que mon objectif principal était de bien taper la balle depuis le départ, et de bien faire rouler mes putt sur les green », confia Avery. « J’ai été capable d’assumer un long putt, pour birdie, au premier trou, et j’ai continué sur cette lancée. Dans l’ensemble j’ai plutôt bien joué les Par 5 et j’ai réussi à conserver la balle sur les fairway, la plupart du temps. Je pense avoir été efficace toute la journée », précisait un peu plus l’Américaine qui a l’opportunité de retrouver sa place dans le Top 15 de la Race, après l’avoir quittée à la mi-juillet.

L’Allemande Sophie Hausmann se fait également remarquer en se hissant à la 3e place à –6, en compagnie des Américaines Laney Frey et Kayla Smith, alors qu’un groupe de cinq joueuses se positionne à la 6e place. Et parmi elles la Japonaise Erika Hara, 6e de la Race, et l’Américaine Camille Boyd qui est projetée 17e de la Race.

La Canadienne Leah John, vainqueur de la dernière épreuve, est 11e à –4, avec sa compatriote Maddie Szeryk ainsi que Samantha Wagner, qui ne lâche rien depuis qu’elle a intégré le classement de la Race, où elle reste en danger en occupant la 13e place. La Sud-coréenne Minji Kang et l’Américaine Sophia Schubert font  également partie de ce groupe, tout en étant 7e et 5e de la Race.

Laisné bien positionnée, Broze toujours en difficulté !

Que décidera la Française Emma Broze, en fin de saison, elle qui à 29 ans est en perdition sur l’Epson Tour, comme l’avait été Julie Aimé avant elle, et bien d’autres Françaises, qui ont disparu des radars ? A 29 ans, malgré une victoire sur le Tour, Broze navigue dans le fond des classements de ce circuit, ne démontrant aucune compétence pour jouer à un plus haut niveau. La voici dans le Par total, à la 75e place, tout en étant 111e de la Race for the Card.

En revanche, ça semble aller mieux pour Agathe Laisné qui enchaîne un peu plus facilement les passages de Cut. Classée 11e à –4, elle est en bonne position pour jouer ce tournoi jusqu’au bout, après une première carte qui comporte quatre birdie et un bogey à l’aller (10 à 18), et un birdie au retour. Mais ce n’est pas pour autant que cela fait d’elle une joueuse capable de réintégrer le LPGA Tour.

Notons au passage que l’Américaine de 18 ans, Yana Wilson, 9e de la Race pour sa première saison, et seulement 37e à –2 et qu’elles sont 24 à occuper cette place, à la limite du Cut. Il faut donc s’attendre à des surprises lors de la seconde journée.

Le classement provisoire => ICI

Standard Portland Classic : Lee5 prend les commandes !

La Sud-coréenne JeongEun Lee5 revient en forme sur le LPGA Tour. Ira-t-elle jusqu’au bout en tête ?

L’euphorie, dans le clan Français, est retombée, et c’est du côté de la Corée du sud qu’elle prend forme, avec le changement de leader au terme de cette seconde journée. Mais aussi chez les Américains où la numéro un amateur, avenir du golf féminin, brille un peu plus. Et les quatre Françaises engagées dans ce tournoi franchissent le Cut !

C’est toujours un moment important que le soir du second tour, car on connaît celles qui joueront le week-end, mais aussi, il est possible de tirer un bilan de l’évolution des scores.

Et manifestement, ce fut une journée à birdie, en témoigne la carte de –7 de l’Australienne Grace Kim qui comporte un eagle sur le Par 5 du trou 5, au meilleur moment, elle qui s’est élancée du trou n°10. « Je pense que j’ai probablement raté le plus de fairway dans mon groupe. Mais mes coups vers le green et mes putt ont vraiment sauvé mon jeu », confiait la récente vainqueur de l’Evian Championship. Kim qui occupe, désormais, la seconde place, à –11, un coup derrière JeongEun Lee5, qui effectue un retour en force, au plus haut niveau, dans cette journée.

La Sud-coréenne, qui s’est élancée 07h48, du tee n°1, avec Pauline Roussin-Bouchard et Linnea Strom, a avalé l’aller en 31, grâce à cinq birdie à la suite, passant de –7 à 12. Puis, au retour, cette folle progression prenait fin, avec deux Par pour débuter, un birdie et un bogey, et une suite de cinq Par. Elle avait donc fait l’essentiel du travail entre les trous 4 et 10, quand d’autres étaient en galère sur le parcours. « A l’échauffement, il faisait assez froid. Alors j’ai décidé qu’il ne fallait pas trop jouer. Au début, j’ai essayé de faire des Par en toute sécurité. Et ça a bien fonctionné », expliquait Lee5. « Et si j’avais des occasions de birdie je voulais les assurer. Le premier m’a permis d’enchaîner les autres ce qui m’a permis de terminer ce parcours dans manière agréable et confortablement », ajoutait la Sud-coréenne de 36 ans, que l’on ne voyait plus beaucoup animer un tournoi, depuis la sortie de la crise sanitaire.

Avec cette seconde carte de 67, elle fixe le score de référence à –12, et elle traîne, dans son sillage, des joueuses qui savent également jouer très bas.

Des joueuses expérimentées dans le Top 10 !

Le moving day s’annonce très intéressant car en plus de Grace Kim et Lee5, il y a la Japonaise Akie Iwai, qui a vu sa sœur jumelle s’imposer, plus tôt dans la saison, alors que c’est elle qui avait été plus performante en début de saison. Akie Iwai qui signe une journée en –5, avec la Thaïlandaise Pajaree Annanarukarn, et l’Américaine Yealimi Noh. Un score de 67 identique à celui de la Sud-coréenne Lee5, qui constitue le troisième meilleur score du jour, avec le –7 de Grace Kim et le –6 de l’Allemande Aline Krauter.

Krauter qui a fait un bon de 25 places pour intégrer la 7e place provisoire, à –9, avec Yealimi Noh, Amélia Lewis et la Chinoise Miranda Wang qui, elle aussi, se maintient en haut du tableau. « J’ai été assez stable sur mes deux premiers trous, puis j’ai envoyé ma balle sous un arbre, ce m’a surpris. Mais après, j’ai réussi à l’envoyer juste devant le green et elle a réussi à rentrer», déclara l’Allemande en parlant de son eagle sur le Par 4 du 14 ! « Ce coup l’a donné un coup de fouet au moral pour mes neuf premiers trous. Mon swing ne semble pas être au niveau il devrait, mais le fais fonctionner, ce qui est finalement agréable à voir », confia Kreuter, que l’on attendait pas si bien classée.

Un eagle, la Thaïlandaise Anannarukarn en a également signé un sur le Par 5 du trou 5, après avoir débuté au 10n et signé un premier birdie sur le par 4 du 11. Cet eagle lui permit de passer de –5 à –7, après avoir concédé un un second bogey sur le Par 4 du trou n°3. « Ce fut une très bonne journée. J’ai joué de manière solide du départ au green, et je me suis donnée beaucoup d’opportunités de birdie », déclara la Thaïlandaise de 26 ans, détentrice de deux victoires sur le Tour, et qui est désormais à –10, deux coups derrière le leader, avec Iwai et Ashleigh Buhai, qui sont des joueuses expérimentées, capables d’animer le moving day.

On constate que toutes les joueuses, jusqu’à la 20e place, ont su jouer entre –2 et –7 dans cette journée, ce qui signifie que le parcours sait se laisser conquérir, pourvu que l’on joue juste. Il faut donc s’attendre à du mouvement dans lors de la troisième journée.

La surprise Gurleen Kaur !

Surgit de nulle par, hier, alors qu’elle n’est pas de ce groupe de joueuses qui fait l’actualité du circuit mondial, l’Américaine Gurleen Kaur s’installait à la seconde place derrière la Française Adela Cernousek, tout en laissant planer un doute sur sa capacité à tenir ce rang. Et si la Française a décroché du Top 10, l’Américaine a parfaitement assurer sa seconde journée, conservant sa place de deuxième, qu’elle partage, désormais, avec Grace Kim. Partie du Tee n°1, la Texane de 25 ans débutait pas un bogey sur le green du 4, et se ressaisissait sur celui du Par 5 du 7, en réalisant son premier birdie. Puis, dès le trou n°10, Kaur ajoutait un second birdie, et elle allait terminer sur un rythme plus élevé, avec trois birdie, sur les Par 4 du 15, du 17 et du 18. Ce qui confirme le travail qu’elle a réalisé pour améliorer son jeu et se donner les moyens d’exister sur ce LPGA Tour où il est si difficile d’y assurer sa carte. « Dans l’ensemble c’est une bonne journée. J’ai eu un départ un peu lent, où il ne se passait pas grand chose. Je n’ai pas vraiment réussi à bien frapper la balle, et j’ai mieux joué au retour », confiait-elle. « Parce que j’ai enfin compris quelle était la bonne vitesse des green. Donc c’est une journée solide, très régulière et j’ai hâte de jouer ce week-end », précisait l’Américaine, qui est une surprise dans ce tournoi. Et elle n’est pas la seule !

Romero dans les pas de Woad ?

En voyant la nouvelle numéro un amateur franchir le Cut, haut la main, pour sa seconde apparition de l’année, sur le LPGA Tour, on ne peut s’empêcher de penser à l’Anglaise Lottie Woad, qui la précéda à ce rang, et qui a remporté sa première victoire, sur le Tour, il y a quelques semaines. Agée de 19 ans, la native du New-Jersey de passera pas vie sur le Letas en traînant le fardeau de son statut professionnel. Une brillante carrière s’ouvre devant elle. Le tout est de pouvoir confirmer son talent, une fois franchi le seuil de la catégorie professionnelle. Classée 45e du dernier US Women’s Open, la voici brillamment installée à la 11e place, à –8, en ayant fait jeu égal avec des joueuses comme Peiyun Chien et Jaravee Boonchant. Et si elle ne signe qu’une carte de 69 dans cette seconde journée, elle a progressé d’une place, manquant de peu le Top 10. Et elle aussi a coché un eagle sur sa carte, sur le par 5 du 12, en s’étant élancée du Tee n°1, à 07h37. « Ce fut un pur de s’échauffer ce matin. Il fallait faire quelques trous pour que le sang circule bien. Mais une fois échauffée, tout s’est bien déroulé », confia l’Américaine. « J’ai plutôt bien frappé mes balles et le putting était satisfaisant », précisait Romero. « Les green sont assez rapides et je m’y habitue. Alors j’espère pouvoir rester patiente et peut-être que mes putt commenceront à tomber », précisait un peu plus la numéro un amateur, dont chacun à hâte de voir ce qu’elle va produire ce week-end.

Les quatre Françaises réunies ce week-end !

Cela fait des mois que l’on avait pas vu autant de Françaises qualifiées pour un moving day. Et cette semaine encore, c’est Perrine Delacour qui vole la vedette à Céline Boutier, en étant la mieux classée, avec son score provisoire de –8 qui la positionne au même rang que Romero, Boonchant, Chien et la Canadienne Savannah Grewal. Delacour qui joue sa place dans le Top 100 de la Race, pour conserver sa carte. Et une fois cet objectif atteint, elle aura en ligne de mire le Top 80, qui sera le seul à pouvoir jouer le dernier tournoi de la saison. Car le Top 60 semble être un objectif un peu haut, cette année, pour celle qui avait réussi à jouer la tournée asiatique, de fin de saison, en 2023. Mais Perrine Delacour est également en lice pour remporter le million de dollars du Challenge AON Risk Reward, dont elle occupe la première place. Son double bogey sur le Par 3 du trou n°8 est venue freiner sa progression, dans cette seconde journée, dont elle a su sortir avec un birdie au 18.

Céline Boutier est 27e, avec Adela Cernousek qui n’a pas vécu une journée aussi euphorique que la veille, en jouant +3 journée. Mais la Française de 22 ans a franchi le Cut, et elle a deux jours pour réaliser son meilleur résultat de la saison.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard est 48e à –3, après un second tour en 72 qui la laisse dans le Par total, et avec beaucoup de travail devant elle, si elle remonter dans le Top 20. Et contrairement à Delacour, elle joue sa place dans le Top 60 de la Race, qui est parfaitement accessible pour elle, en étant projetée à la 71e place.

Enfin, notons que malgré un bon premier tour, Juli Inkster n’a pas réussi à franchir le Cut, à 65 ans, forte de ses 31 victoires sur le Tour, dont 7 Majeurs, et un brillant parcours de capitaine en Solheim Cup. Danielle Kang est également éliminée tout comme la tenante du titre, Moriya Jutanugarn. Alors que Jennifer Chang, Alexa Pano et Haru Moon ont abandonné lors de la seconde journée.

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Les meilleurs moments en vidéo

Ladies Slovak Golf Open : victoire de la Finlandaise Backman !

Après trois jours de compétition, c’est une joueuse de 26 ans, qui est entrée dans sa seconde année sur le Letas, qui s’impose, laissant les Françaises, qui ont franchi le Cut, loin derrière, avec des scores assez lourds.

La Finlandaise Anna Backman vient de signer son premier succès sur le Letas, ce circuit dédié à l’envol des jeunes joueuses professionnelles, dont beaucoup, hélas, n’iront pas plus loin, faute d’un niveau de jeu suffisant.

A 26 ans, Backman, après avoir intégré le Letas l’an dernier, ce qui est un âge avancée pour pouvoir espérer évoluer au plus haut niveau, a réussi à occuper un rôle important durant ces trois journées en Slovaquie, ce Pays d’Europe centrale qui connu son indépendance, à peine plus de deux ans après la chute du Mur de Berlin.

Lors du premier tour, Backman fut déjà aux avants postes, en terminant seconde à –3, derrière la Norvégienne Madelene Stavnar, âgée de 24 ans, qui est sur le circuit professionnel depuis 2017, et dont on attend toujours qu’elle démontre qu’elle est capable d’évoluer plus loin que le Letas.

Partageant la seconde place avec Backman, la Slovaque Katarina Drocarova, elle aussi passée professionnelle en 2024. Et les deux meilleures Françaises étaient Lois Lau et Charlotte Liautier, 8e à –1.

Après la seconde journée, Backman restait au contact à –4, en jouant 71, alors que la Suédoise de 24 ans, Andrea Lignell, victorieuse à domicile, un peu plus tôt dans la saison, prenait la tête à –6, grâce à une excellente carte de 66 comportant un eagle sur le Par 5 du 18. On crut, alors, que Lignell allait cheminer vers un second succès, en écrasant la concurrence. Mais elle allait s’effondrer lors de la dernière journée, en jouant 78, tout comme Drocarova, seconde à –5, lors du deuxième tour.

Et La Française Charlotte Liautier de jouer 73 au second tour, perdant un coup alors que Lois Lau dévissait à la 35e place, en réalisant une journée en 79.

Lors du dernier tour, c’est finalement la Finlandaise Backman qui s’imposait, avec le score de –4 et une carte de 72, bénéficiant de la contre performance de ses adversaires directs. Et la Slovaque Katarina Drocarova était de celles-ci en jouant 76.

La Tchèque Jana Melichova, qui prenait son unique départ sur le Letas cette saison, prenait la seconde place à –2, alors que l’Anglaise de 30 ans, Gemma Clews, trois fois victorieuses sur le Tour, ne pouvait faire mieux que 3e à –1, en ayant joué 75 dans cette ultime journée. « Je ne savais absolument pas que j’avais gagné», confia Backman, qui s’était élancée dans l’avant dernier groupe, avec Melichova et Melecka. « Je n’y crois toujours pas et je n’ai pas encore réalisé. Quand j’ai fait le Par sur le dernier trou, j’étais un peu déçue, car j’espérais faire partie des cinq premières. Mais finalement j’ai gagné. C’est fou ! ».

Les premières Françaises sont Charlotte Liautier et Lois Lau, qui terminent 26e à +7, en compagnie de la Mexicaine Fernanda Lira, la Marocaine Lina Belmati et l’Allemande Hannah Karg.

Chloé Salort est 31e à +8 et plus bas, Marine Griffaut est 41e à +11. Lucie André, Lucie Malchirand, Manon Donche-Gay et les amateurs Gala Dumez et Teodora Nikolovski n’ont pas franchi le Cut. Et certaines d’entre elles ont essuyé un sérieux revers sur ce parcours où il fut difficile de jouer sous le Par.

Cette semaine en Slovaquie fut donc un excellent test de golf permettant à toutes ces joueuses de faire le point sur leurs compétences, en sachant que certaines ont peut-être en tête de jouer sur le LPGA Tour un jour, alors que la perspective de rejoindre le LET est peut-être, déjà, le seul horizon qu’elles peuvent envisager atteindre.

Prochaine étape de ce circuit professionnel des débutantes, en Irlande, pour le Women’s Irish Challenge, qui se déroulera du 27 au 29 août.

Le classement final => ICI

Standard Portland Classic : Cernousek crée la surprise !

La Canadienne Brooke M.Henderson est en embuscade, un coup derrière la Française de 22 ans, qui signe, pour la première de sa jeune carrière, le meilleur score sur le LPGA Tour (Cernousek : Images d’archive).

Ce premier tour a apporté son lot de surprises, et de bonnes surprises. Et la France est au premier plan avec deux joueuses qui étaient, jusqu’ici, en grande difficulté et qui viennent de se positionner pour franchir le Cut, haut la main !

La matinée fut fraîche, et l’après-midi plus ensoleillé. Partie dans le dernier groupe, la Française Adela Cernousek a créé la surprise en se plaçant en tête de ce classement provisoire, établissant un score de référence que même la Canadienne Brooke M.Henderson, qui connaît pourtant bien ce parcours, pour y avoir remporté, deux fois, ce tournoi, n’a pas pu établir, plus tôt, dans les groupes du matin.

Cernousek s’est élancée du Tee n°10 et après une suite de quatre Par, a trouvé son premier birdie, sur le Par 4 du 14. Puis, dès le trou n°1, elle en signait un second commençant à annoncer une bien meilleure forme que ces derniers mois.

C’est au trou n°4 qu’elle allait débuter son ascension vers le sommet du classement, avec trois birdie à la suite. Parvenue à –4, un coup de mieux que son aînée Céline Boutier, qui a joué le matin, la Française de 22 ans réalisait un eagle sur le Par 5 du trou n°7 et se retrouvait à égalité, à –7, en tête, avec des joueuses qui avaient signé leur carte depuis longtemps. Telles Brooke M.Henderson, la Chinoise Miranda Wang et l’Américaine Gurleen Kaur, autre surprise de cette journée.

Enfin, Adela Cernousek enfonçait le clou sur le Par 4 du trou n°4, avec un ultime birdie qui faisait d’elle l’unique leader de la journée, en réalisant sa meilleure carte sur le LPGA Tour. « J’ai très bien tapé la balle. Et mon caddie (Noah Fleck), m’a beaucoup aidé pour les distances », confiera la Française après sa partie. « Je crois que j’ai toujours un putt très près du mat. J’ai été capable de tous les rentrer donc c’est vraiment super », ajoutera Adela Cernousek, qui vient réchauffer les cœurs des passionnés et Français, qui désespérait de la voir échouer depuis des mois, sur le LPGA Tour. « Je me sens bien avec l’ensemble de mon jeu », ajouta Cernousek, qui a beaucoup travaillé ces derniers mois. Et la Française d’avoir touché tous les green tout en ayant manqué cinq fairway. Ce qui signifie qu’elle n’est pas du tout gênée par des mises en jeu imprécises.

Rappelons que depuis le début de sa première saison sur le LPGA Tour, Adela Cernousek a montré de nombreux signes de faiblesse, en ayant franchi que deux Cut en neuf départs. Et depuis le Dow Championship, elle n’avait pas foulé un seul fairway du LPGA Tour. En revanche, elle a réalisé une bonne prestation sur le Ladies European Tour, la semaine dernière, montrant une nette amélioration de son jeu. « C’est un dur travail qui paie. Et c’est la preuve qu’il ne faut jamais rien lâcher », confiera-t-elle.

A présent, il faut attendre la seconde journée et le moving day, pour voir comment la Française de 22 ans va se comporter. Car, derrière elle, il y a de nombreuses joueuses qui sont capables de très bien jouer.

Wang et Kaur, les autres surprises de la journée !

On attendait plus favorablement des joueuses de notoriété en haut de ce leaderboard, et un peu comme le tirage du Loto, ce sont des noms qui ont peu l’habitude de se retrouver en tête, qui sont apparus. Et notamment celui de l’Américaine Gurleen Kaur qui, comme Adela Cernousek, n’a pas du tout fait parler d’elle cette saison. Mais aussi depuis bien longtemps sur le LPGA Tour. Classée 140e de la Race, l’Américaine de 25 ans n’a franchi que trois Cut en 11 départs, bien que sa meilleure carte est un 67 signé au troisième tour de la Founders Cup.

Comme Cernousek, Kaur n’a plus été vue sur le LPGA Tour depuis le Dow Championship, au mois de juin, et la native du Texas est en passe de clôturer sa seconde saison au plus haut niveau mondial.

En 2023, elle intégrait l’Epson Tour et n’y faisait qu’une brève apparition en prenant le départ de cinq tournoi, dont le dernier où elle termina seconde. Puis, à partir du mois de mai, l’Américaine disparaissait des radars et l’on avait un peu oublié sa présence sur le circuit professionnel. Il faut dire qu’il y a tellement de joueuses qui aspirent à évoluer au plus niveau et qui sont vouées à devenir des anonymes du circuit mondial, écrasées par celles qui parviennent à afficher leur nom en haut d’un tableau de scores, chaque semaine, que beaucoup n’ont pas prêté attention à la trajectoire de cette Américaine. Mais la voici, pourtant, revenue au premier plan. Mais pour combien de temps. « J’aime vraiment ce parcours. Le fait de ne pas avoir été en Europe a été une déception, mais j’ai pu en profiter pour me détendre et me préparer avant cette nouvelle étape. Je me sentais vraiment bien sur le parcours et j’ai réussi de bons putt », confiera l’Américaine peu après sa journée, avant d’ajouter : « j’ai essayé d’affiner mon swing et de gommer quelques faiblesses que j’ai eues ces derniers mois. Et comme vous le savez, nous voyageons beaucoup. Donc c’était agréable de se reposer et de bien récupérer », déclara Kaur qui essentiellement évolué aux Etats-Unis et a principalement deux fois moins joué que celles qui sont parvenues jusqu’ici, avec deux fois plus de tours dans les jambes et des déplacements en Europe. Si à 25 ans, elle est épuisée là où des Nelly Korda, des Lydia Ko et même des Lauren Coughlin ont encore de la ressource, il est sans doute naturelle qu’elle ne parvienne pas à tenir le rythme des quatre tours d’un tournoi du LPGA Tour. Raison pour laquelle il faut attendre la seconde journée, pour voir si cette joueuse sera encore présente dans le Top 10.

Autre joueuse a surprendre, quoiqu’un peu moins, c’est la Chinoise Miranda Wang. Cette joueuse s’était déjà fait remarquer sur l’Epson Tour, en signant une victoire dans son année de rookie, soit en 2023. En 2024, elle franchissait 16 Cut en 18 départ et terminait 14e de la Race, se qualifiant in extremis pour la saison 2025 du LPGA Tour. Depuis, la joueuse de 26 ans a réussi à se placer deux fois dans un Top 10. Et son meilleur résultat est une 3e place au Dow Championship, qu’elle a disputé avec Lindy Duncan.

En manque de résultat individuel, Wang n’en reste pas moins une joueuse qui a fait la preuve de son potentiel. Et ce jeudi, elle a confirmé sa capacité à bien évoluer sur le LPGA Tour, en allant chercher cette carte, vierge de bogey, qui lui a permis de se placer en tête, provisoirement, à –7. « Aujourd’hui, mon swing était vraiment pur et j’ai vraiment eu confiance en lui », déclarait-elle. « Ca m’a vraiment bien aidé. J’ai trouvé les bonnes distances et mes coups ont donné de bons résultats. Mon putting s’est nettement amélioré ces dernières semaines. Et je suis très satisfaite », précisait Wang.

Ce groupe à –7 est complété, outre la Canadienne Henderson et l’Américaine Kaur, par les Sud-coréennes JeongEun Lee5 et Sung-Hyun Park qui, elle aussi, revient au premier plan, après trois années très loin de son niveau de jeu qui lui avait permis d’être numéro un mondial en 2020. Et une blessure, l’année dernière, avait un peu plus freiné son retour au premier plan. « Ces derniers temps j’ai commençais à retrouver de bonnes sensations dans ma frappe de balle et au putting. Et c’est exactement ce qui s’est passé aujourd’hui », confiait la Sud-coréenne de 31 ans. « J’ai pu réaliser des swing avec beaucoup de confiance et je suis très satisfaite de mes putt », ajoutait Park, qui rentre de Corée du sud où elle a eu un mois pour bien se préparer avant ce tournoi. « C’est ma septième ou huitième année sur ce parcours, donc je me sens plutôt à l’aise de revenir ici. C’est un parcours de golf très agréable pour le regard. J’étais un peu nerveuse du 16 au 18, mais j’ai apprécié la difficulté que ces tous ont offert, pour terminer cette partie », confiait Sung Hyun Park que chacun prend plaisir à revoir si bien placée.

Delacour dans le coup pour le Top 100 de la Race

Il y a, au cours de la saison du LPGA Tour, plusieurs tournois qui permettent à des joueuses moins à l’aise durant la saison, de faire un coup d’éclat. Car ce sont des tournois où le parcours est plus accessible, et dont le champ de joueuses compte moins de stars du circuit.

Le Portland Classic est l’un d’eux, et il a démontré, ces dernières années, qu’il est le terrain de jeu idéal pour une première victoire. Andrea Lee y a décroché sa première victoire, alors que Chanettee Wannasaen et Moriya Jutanugarn s’y sont imposées, pour leur second titre. Daniella Darquea et Nataliya Guseva y signèrent un belle seconde place, en étant passées près du succès.

Et Perrine Delacour d’avoir terminé 4e de l’édition 2021, signe que ce tracé offre une réelle opportunité pour toutes les joueuses du Tour. Et la Française de revenir en force sur ce tracé, avec cette carte de 66, à deux coups de sa compatriote Cernousek, avec une journée comportant un seul bogey. Une 7e place provisoire qui la projette à la 107e place de la Race, preuve que rien n’est perdu pour la Française de 31 ans, qui tient, cette semaine, l’opportunité de réaliser un net progrès au classement de la Race. Au minimum.

Delacour partage cette position avec quatre aux joueuses que sont Hae Ran Ryu, Arpichaya Youbol, Ashleigh Buhai et Linn Grant.

Quant à Céline Boutier, sa prestation est un peu éclipsée par celle de ses compatriotes, en étant 32e à –3, avec Pauline Roussin-Bouchard.

Enfin, notons l’excellente prestation d’une joueuse vétéran du circuit, qui brilla en Solheim Cup, en tant que joueuse et capitaine. Il s’agit de l’Américaine Juli Inkster, qui se place, elle aussi, 32e à –3. Démontrant un peu plus que ce parcours est sans doute un modèle d’égalité des chances au sein de la saison du LPGA Tour.

La classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments de la journée

Wild Horse Ladies Golf Classic : l’essentiel à savoir

Créé en 2022, et généralement organisé au mois de septembre, ce tournoi se déroule un peu plus tôt, cette année encore. Il s’agit de la 16e épreuve de la saison de l’Epson Tour qui en compte dix neuf. Elle se déroule dans l’Oregon, en terre indienne, dont la capitale Salem tire son origine de l’arabe Salem, qui signifie Paix. A ne pas confondre avec Salem, dans le Massachusetts, liés aux fameuses sorcières. Mais les indiens avaient nommé cette ville Chemketa, ce qui signifiait rencontre. C’est donc une nouvelle belle rencontre qui s’annonce cette semaine, entre les joueuses de l’Epson Tour et cette région historique des Etats-Unis, sur le parcours situé à Pendleton, à l’est de Portland et de Salem. La première épreuve fut remportée par l’Américaine Daniela Iacobelli qui, malgré ce succès, n’avait pas pu terminer dans le Top 10 de la Race for the Card.

L’an dernier, la Thaïlandaise Pornanong Phatlum s’imposait et remportait sa première victoire sur le sol américain. Et à la fin de la saison elle retrouvait ses droits sur le LPGA Tour en terminant 12e de la Race.

Le parcours

Le parcours du Wildhorse Golf Course se situe au sein du resort et Casino de Pendleton a été créé, en 1997, sur le modèle des links écossais. Planté principalement en Bentgrass et Poa annua, il offre des green très rapides avec un stimpmeter à 12, et est concentré autour de trois pièces d’eau. Mettant le green du 16 dans une position de presqu’île. Les green du 5, du 8, du 15 et du 18 sont également bordés par ces obstacles d’eau. Ce parcours comporte deux Par 5 à l’aller et deux sur le retour dont le dernier est au trou n°13. Ce parcours public est défini comme jouable par tous les niveaux de golf et est réputé pour ses fairway très roulants et des green où les joueuses vont pouvoir s’exprimer.

Le champ de joueuses

Elles sont 139, cette semaine, au départ de ce tournoi. C’est un peu moins que l’année dernière, où elles étaient 144. Le Cut aura lieu après le second tour et retiendra les 60 meilleures, et ex æquo.

Des 15 premières joueuses classées à la Race, seules 12 sont présentes puisque Melanie Green et Gina Kim évoluent sur le LPGA Tour, cette semaine, et que l’Espagnole Carla Tejedo Mulet fait une pause.

Avec 4 tournois restants à jouer, hormis celui-ci, la lutte pour rester ou intégrer le Top 15 de la Race for the Card n’est que plus intense. Des joueuses comme Samantha Wagner, Laney Frey, Valery Plata, occupent les dernières places les plus convoitées. Et Samantha Wagner est la seule de ce trio à avoir remporté une victoire, cette année. Par ailleurs, la Colombienne Valery Plata a déjà été éjectée du TOP 15, l’année dernière, malgré sa victoire en ouverture de saison.

Autres joueuses à avoir intérêt à bien jouer cette semaine, et notamment en allant chercher une victoire, ce sont les Américaines Savannah Carlson, Amari Avery et Jillian Hollis.

La Canadienne Leah John, victorieuse du dernier tournoi, est également dans le champ avec sa compatriote Maddie Szeryk qui est 41e de la Race à 29 ans, alors qu’elle avait donné le sentiment, il y a deux ans, en apparaissant sur le LPGA Tour d’être capable de réaliser de meilleurs résultats.

Enfin, du côté des Françaises, Agathe Laisné et Emma Broze vont essayer, une fois encore, de ne pas faire de la figuration sur un circuit où elles sont dominées. Et notamment Broze qui, à 29 ans, également, a du mal à franchir les Cut.

Quant à la tenante du titre, la Chinoise de 20 ans, Xiaowen Yin, elle évolue avec difficulté sur le LPGA Tour, en étant classée 159e de la Race, et elle n’a pas joué depuis le tournoi du Mexique, fin mai, où elle avait déclaré forfait.

Les joueuses universitaires de l’Oregon, dans le champ.

  • Briana Chacon
  • Cynthia Liu
  • Minori Nagano
  • Alexis Phadungmartvorakul
  • Kathleen Scavo
  • Britney Yada
  • Ellie Slama

Les invitations sponsor

  • Maisie Filler
  • Selanee Henderson Pendleton

Dotation et primes

Jusqu’ici, la dotation était de 200 000 dollars pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. E, 2024, la dotation augmentait en passant à 262 500 dollars, pour une prime de 39 375 dollars. Mais cette année, c’est un léger recul avec une dotation qui perd 12 dollars et la prime au vainqueur qui perd 1 875 dollars. Espérons que l’arrivée de Craig Kesler à la tête de la LPGA permette renouer avec le travail qu’avait réalisé Mike Whan.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne bénéficie pas de couverture télévisuelle.

Portland Classic : l’essentiel à savoir

Historique

Créé en 1972, ce tournoi a connu une annulation. Ce fut en 2001 après les attentats du 11 septembre. La ville de Portland comporte pas moins de 18 golfs dont le Portland Golf club qui accueillit la première épreuve du Portland Classic en 1972 et le Columbia Edgewater Country Club qui est à nouveau le théâtre de cette 51ème édition, depuis 2013. Ce dernier accueille pour la 33e fois le Portland Classic contre 6 fois au Portland Golf club, 5 fois au Riverside Golf Country Club et 4 fois pour le Pumpkin Ridge Golf Club. Entre 1977 et 1982, l’épreuve fut jouée par équipe et Ping en devint le sponsor titre jusqu’en 1995. Officiellement, les résultats de cette période ne sont pas enregistrés par la LPGA. Jusqu’en 1999, ce sont les Américaines qui ont dominé ce tournoi. Mais en 2000, la victoire a commencé à changer de main. D’abord avec la sud-coréenne Mi Hyun Kim puis avec Annika Sorenstam qui remporta deux fois de suite l’épreuve (2002 –2003). Suzann Pettersen s’illustra également à deux reprises (2011-2013) et Brooke M.Henderson fut le dernier double vainqueur (2015-2016). De plus, la canadienne détient le record du parcours avec un score total de –21 sur quatre jours.

Il faut préciser que l’épreuve se déroula sur trois jours jusqu’en 2012. C’est la sixième année que le tournoi se dispute sur 72 trous au lieu de 54 précédemment. A noter que le tournoi changea de nom 9 fois sans compter les changements de sponsors qui modifièrent également l’appellation de l’épreuve.

En 2020, l’épreuve fut réduite à 3 tours, en raison de la pollution qui avait envahi l’atmosphère, à cause des violents incendies qui sévissaient sur la cote Ouest des Etats-Unis. Et l’an dernier, ce sont de fortes pluies qui ont réduit le tournoi à trois tours, annulant le moving day.

En 2023, la jeune ThaÏlandaise Chanettee Wannasaen surprenait tout le monde en signant sa première victoire, dans son année de rookie. Et en établissant le record du tournoi !

Les différentes appellations

  • Portland Ladies Classic
  • Portland Ladies Open
  • Portland Classic
  • LPGA National Team Championship
  • Ping Classic Team Championship
  • Portland Ping Team Championship
  • Portland Ping Championship
  • Cellular One Ping Golf Championship
  • Ping Cellular One LPGA Golf Championship
  • Ping AT&T Wireless Services LPGA Golf Championship
  • Safeway LPGA Golf Championship
  • Safeway Classic
  • Cambia Portland Classic
  • Portland Classic

Le parcours

Depuis 2022, le tournoi a effectué son retour sur le tracé du Columbia Edgewater, après une édition 2021 disputée sur l’Oregon Golf Club.

Créé en 1924, à proximité de la rivière Columbia, ce parcours fut dessiné par Arthur Vernon Macan plus connu sous le nom A.V Macan. Ce parcours, ouvert en juillet 1925, est un par 71 (source site officiel CECC), porté à 72 (source LPGA) pour le Portland Classic, qui se distingue par de larges fairway bordés de grands arbres. Quelques pièces d’eau longent le parcours et 54 bunkers sont principalement répartis autour des green. Ce tracé présente diverses difficultés avec notamment les pièces d’eau devant plusieurs green. De même, certaines mises en jeu pourront piéger les balles. Enfin, le fairway du 16 est particulièrement ondulé ce qui rendra aléatoire la retombée de balle. Une fois encore, c’est la précision qui est la clé sur ce parcours, du tee de départ au green et les joueuses disposant d’une bonne longueur vont pouvoir s’exprimer. Concernant la composition de l’herbe, les joueuses vont retrouver de la Poa annua sur les green, ce qui va particulièrement les changer de leur tournée européenne. Cette graminée implique une lecture de green très fine et de possible erreur de putting ainsi qu’une modification des conditions de putting entre les parties du matin et de l’après-midi.

En 2022, les joueuses avaient retrouvé ce parcours avec un changement notoire, à savoir que la bentgrass avait été supprimée du parcours. C’est donc de la Poa annua qui recouvre l’ensemble du tracé alors que les rough sont mélangés avec de la reygrass.

Les rough restent très hauts. Et le trou n°3 a été allongé de 17 yards, soit 15,50 mètres.

L’architecte

Né en 1882 à Dublin, en Irlande, A.V Macan immigre au Canada en 1912, avec sa famille. Il a débuté le golf très jeune, à l’âge de 9 ans et fut un excellent joueur amateur et en fit sa profession assez rapidement. Il continua à jouer au Canada tout en créant des parcours. Cette activité le mena jusqu’au nord des Etats-Unis où il fut amené à dessiner des parcours comme celui du Columbia Edgewater. Mais il est aussi l’architecte du parcours de Vancouver où les joueuses avaient évolué, en 2023, lors du CPKC Women’s Open.

Le champ de joueuses

Cette épreuve marque les premières invitations attribuées aux joueuses de l’Epson Tour qui ont sécurisé leur droit de jeu, pour la saison 2026 du LPGA Tour. Ainsi, Gina Kim, 2e de la Race for the Card est au départ. Alors que Melanie Green, leader de l’Epson Tour, a été chercher sa qualification lors de l’épreuve du lundi.

La numéro un mondial amateur est également invitée.

Le reste du champ est composé des meilleures joueuses du Top 80 de la Race to CME, comme Lauren Couhlin, Hae Ran Ryu, , Lilia Vu, Yuka Saso, Rose Zhang ou encore Grace Kim, Rio Takeda, les sœurs Iwai et Angel Yin.

Parmi les anciennes lauréates de tournoi, se trouvent la tenante du titre, Moriya Jutanugarn, Chanettee Wannasaen, Brooke M.Henderson, Hannah Green, Jin Young Ko, Stacy Lewis et Juli Inkster.

Pour la France, Céline Boutier, Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek ont une nouvelle opportunité de bien faire cette année. Et espérons que Cernousek, regonflée par un bon résultat, dimanche dernier, sur le Ladies European Tour, franchira le Cut, au minimum.

En revanche, quelques stars sont absentes comme Lydia Ko, Nelly Korda, Miyu Yamashita, Atthaya Thitikul, ou encore Hyo-Joo Kim et Ariya Jutanugarn.

Le rafraîchissement du classement de la Race permet à certaines joueuses de prendre part à cette épreuve. C’est le cas Bronte Law, de Gigi Stoll, de Pornanong Phatlum mais aussi de Sophia Popov, de Sarah Kemp victorieuse par équipe du PIF London Championship, et de la Française Adela Cernousek.

Un Cut après deux tours conservera les 65 meilleures joueuses, et ex aequo.

Le champ de joueuses => ICI

Les anciens vainqueurs dans le champ

  • Moriya Jutanugarn
  • Chanettee Wannasaen
  • Jin Young Ko
  • Hannah Green
  • Stacy Lewis
  • Brooke M.Henderson
  • Juli Inkster

Les invitées sponsor

  • Kaylee Chungb (a)
  • Gina Kim
  • Caroline Lopez-Chacarra (a)
  • Kiara Romero (a)

Les qualifiées du lundi

  • Melanie Green
  • Alison Takamiya

Les vainqueurs depuis 2002

Les multiples vainqueurs

  • Nancy Lopez : 1985 – 1987 – 1992
  • Kathy Whitworth : 1972 – 1973
  • Jo Anne Carner : 1974 – 1983
  • Annika Sorenstam : 2002 –2003
  • Suzann Pettersen : 2011 – 2013
  • Brooke M.Henderson : 2015 – 2016

Statistiques

Nombre de playoff joués : 10

Record du tournoi

  • Chanettee Wannasaen : -26 (2023)

Meilleure carte sur le Columbia Edgewater Country Club

  • 1er tour : 61 – Sei Young Kim en 2019

Victoires avec plusieurs coups d’avance

  • 8 coups : Brooke M.Henderson (2015)
  • 6 coups : Juli Inkster (1999) – Ayako Okamoto (1986)
  • 5 coups : Lorena Ochoa (2007)

Sponsor et dotation

Divers sponsors se sont succédés sur cette épreuve comme notamment Ping, Coca-Cola ou encore Pepsi. Puis, ce fut une société basée dans l’Oregon qui sponsorisa le Portland Classic dès 2014. Il s’agit de Cambia Health Solutions, une entreprise spécialisée dans l’assurance maladie dont le siège est à Portland. Contrairement à d’autres tournois du LPGA Tour, l’arrivée de ce partenaire n’a pas fait évoluer la prime totale de jeu. Au contraire, la dotation du tournoi a subi un coup de rabot depuis 2010, passant de 1 700 000 de dollars à 1 300 000 dollars dès 2013. A noter qu’en 1972, pour la première épreuve, les joueuses devaient se partager la somme de 30 000 dollars avec une prime à la première de 3750 dollars. En 2020, la dotation évoluait, à nouveau, positivement avec la somme de 1,75 millions de dollars pour 262 500 au vainqueur. Après une réduction de la dotation à 1,4 millions de dollars, en 2022, le tournoi a vu sa dotation s’étoffer de 100 000 dollars pour une prime au vainqueur de 225 000 dollars, en 2023.

L’année 2024 a marqué le retour du niveau de la prime à 1,75 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 262 000 euros. Cette année, ce tournoi affiche une dotation de 2 millions de dollars pour une prime 300 000 dollars au vainqueur. Et ce sont 60 partenaires qui contribuent à participation financière. Parmi eux, la société The Standard, une société spécialisée dans les assurances, les pensions de retraites et l’investissement. Ce groupe financier fut créé en 1906, par un immigré Allemand sous le nom de Oregon Life Insurance Foundation, et elle a son siège à Portland. Elle changea de nom pour Standard, en 1946.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 14 août : 17h00 – 20h00
  • Vendredi 15 août : 17h00 – 20h00
  • Samedi 16 août : 00h00 – 03h00
  • Dimanche 17 août : 22h00 à 01h00

PIF London Championship : un premier titre pour Fuenfstueck !

L’Allemande s’impose sur le LET, pour la première fois, à 30 ans, et espère pouvoir signer d’autres victoires.

Ce fut une journée palpitante, au nord de Londres, sur un parcours où beaucoup de joueuses ont laissé passer des chances de birdie, et où la course pour la victoire fut indécise jusqu’au bout. Mais le leader de la veille a tenu bon !

L’Allemande Laura Fuenfstueck décroche, enfin, sa première victoire, à 30 ans, sur le Ladies European Tour, après être passée professionnelle en 2013.

Leader la veille, à –9, après s’être effondrée dans la dernier tour par équipe, avec sa capitaine Nastasia Nadaud, qui ne franchissait pas le Cut, Fuenfstueck a vécu des hauts et des bas, dans cette journée, et elle ne fut pas la seule.

Une fois que tous les groupes eurent pris leur départ, c’est la Suissesse Kim Metraux qui prit les commandes du tournoi, en jouant –7 après 5 tours, en compagnie de Perrine Delacour et de la Belge Manon De Roey, qui sortait du trou n°4, avec Fuenfstueck et Ciganda. L’Espagnole qui jouait +1 pour un score total de –5, tandis que l’Allemande avait concédé un double sur le Par 4 du trou n°3 et un bogey au 4. Ce qui laissait penser que Fuenfstueck n’avait pas retrouvé son jeu, et qu’elle allait probablement disparaître de la course à la victoire.

Parmi les joueuses qui étaient en progression, se trouvait l’Anglaise Alice Hewson, qui jouait –4 pour un score total de –6, et l’Allemande Olivia Cowan qui était à –5, en jouant également –4. Mais Cowan était au 12 alors que Hewson sortait du 9, laissant du champ à Fuenfstueck, Delacour, De Roey et Metraux, pour progresser.

L’Anglaise Mimi Rhodes vint rejoindre le groupe de tête, à –7, après 9 trous, et Fuenfstueck resta bloquée à –6, après un birdie au 7 et un bogey au 9.

Il fallut attendre que la majorité des derniers groupes s’engagent dans le retour, pour commencer à y voir plus clair.

Les Allemandes Cowan et Fuenfstueck progressèrent à –7, créant un groupe de co-leader de cinq joueuses, mais sans Delacour qui retombait à –6 après un bogey sur le Par 4 du trou n°7. Et la Française de rester bloquer avec ce score, jusqu’au trou n°14, perdant ses chances de remporter la victoire.

La Suissesse Metraux allait, elle aussi, connaître des difficultés, en concédant deux bogey, sur le 12 et le 13, après celui du 7 et une suite prometteuse de 4 birdie.

Elle se retrouvait à –5 avec Anne Van Dam, Adela Cernousek, qui jouait –3 après 17 trous, et Patty Tavatanakit qui était au club house.

Et c’est justement à ce moment, que l’on retrouvait Laura Fuenfstueck seule à –7, avec la joueuse équatorienne Daniella Darquea, qui était en train de rentrer des birdie, quasiment tous les deux trous, au point qu’il fallut se demander si elle n’était pas la joueuse revenue de l’arrière, qui allait s’imposer.

Cowan, au club house et De Roey, l’outsider, complétaient ce groupe.

Finalement, tout se joua un peu sur le même modèle de scénario que la veille, avec les quatre derniers trous qui allaient mettre en difficulté certaines joueuses.

De Roey décroche, Fuenfstueck retrouve du jeu !

Il fallut attendre que la majorité des groupes aient signé leur carte, pour commencer à cerner qu’elles joueuses avaient le plus de chance de s’imposer. Une fois Cowan au club house, qui terminait sa journée à –7, c’est la Française Adela Cernousek qui créait la surprise en signant un eagle sur le Par 5 du 18, pour se placer, elle aussi, à –7, avec ses partenaires de jeu Alice Hewson et Lee-Anne Pace.

Toujours sur le parcours, Daniella Darquea restait à –7 avec la Belge Manon De Roey et l’Allemande Laura Fuenfstueck. Et rarement on avait vu une première place, sur le LET occupée par sept joueuses.

De Roey avait montré des signes de faiblesse en étant imprécise sur ses mises en jeu, et au putting, ce qui ne l’aidait pas à progresser au classement. De son côté, Fuenfstueck affichait un meilleur jeu que la veille, mais sans totalement convaincre.

Finalement, c’est l’Equatorienne Darquea qui faisait progresser le score de référence à –8, après un sixième birdie sur le Par 4 du 16. Et Laura Fuenfstueck de lui emboîter le pas, sur le Par 4 du 14, avec un troisième birdie. Laissant De Roey à –7 qui avait signé un bogey au 12, et qui allait en concéder un autre sur le par 5 du 15. Elle mettait en jeu dans le sous-bois, à gauche, comme Fuenfstueck la veille, mais avec une bien meilleure possibilité de dégager sa balle. Alors que l’Allemande trouvait le green au 3e coup, plaçant sa balle à environ 4 mètres du mat. Mais elle sortirait de ce trou avec un Par, restant à –8.

Pendant ce temps, Daniella Darquea fixa un nouveau repère. La victoire se jouerait à –9, en playoff avec elle, ou à –10 et plus. Car sur le 18, l’Equatorienne allait chercher un dernier birdie pour une carte de 68, sur ce Par 73. La pression était donc du côté du dernier groupe, où De Roey et Fuenfstueck pouvaient encore se disputer la première place.

De son côté, Perrine Delacour était hors jeu pour la victoire, mais elle se bâtit jusqu’au bout, alors qu’elle était parmi ces joueuses qui ne comprenait plus comment lire les lignes de putt. Et surtout les jouer !

Après un birdie au 17, la Française concédait un bogey au 17, avec un balle à environ 1 mètre du trou, qui fit une petite virgule, en mordant le bord du trou. Et au 18, la Française allait chercher le green au second coup, pour se laisser un putt pour eagle à environ 4 mètres du trou. Mais ce putt, une fois encore, ne trouva pas le trou, et c’est avec un birdie que Delacour terminait sa journée, pour un score de –6.

Peu avant, Kim Metraux signait un magnifique eagle, compensant avec son manque de réussite qui avait débuté sur le Par 4 du trou n°7, avec un premier bogey. Elle réintégrait le score de –7 total, tout en restant, une nouvelle fois, bredouille, alors qu’elle fut en tête, à mi-journée. Et il faut se demander si l’aînée des Metraux, à 30 ans, réussira un jour à trouver le chemin de la victoire.

Il ne restait alors plus que le dernier groupe sur le parcours, constitué de Laura Fuenfstueck, de Manon De Roey et de Carlota Ciganda.

Au 17, la Belge jouait trop loin du mat pour espérer sortir de ce Par 3 avec un birdie, ce dont elle avait besoin pour revenir à –8, et se donner une chance de signer un eagle sur le 18, pour l’emporter, ou un birdie pour forcer le playoff avec Darquea.

Mais Fuenfstueck fut plus précise que la joueuse Belge de 33 ans, et planta le mat. Ce birdie, au bon moment, allait offrir à l’Allemande l’élan qu’elle attendait depuis plusieurs trous, pour tenter d’aller chercher cette victoire, qu’elle attendait depuis son arrivée sur le circuit européen depuis 2018.

Elle se présentait donc au départ du 18, avec le score de –9, à égalité avec la joueuse Equatorienne, qui possède l’expérience du LPGA Tour et de l’Epson Tour.

Pour sa mise en jeu, Fuenfstueck trouva le centre du fairway, mais sa balle roula jusque dans le rough du bunker qui coupe le fairway en deux. Ciganda envoyait un missile qui allait lui apporter la possibilité de jouer un wedge, et de tenter l’eagle. Quant à De Roey, elle joua un peu plus court que l’Espagnole, mais se retrouva du bon côté du fairway, pour tenter d’attaquer le green, au second coup.

Fuenfstueck joua un bois et réussit à placer sa balle à gauche du mat, sur le green, qui s’arrêta à environ 5 mètres du mat. Ciganda manqua totalement son approche, en restant courte d’environ 10 mètres et sa balle fila dans le bunker sous le green. Quant à la Belge, elle trouva le bon dosage pour amener sa balle à droite du mat, à environ deux mètres, pour un putt qui promettait un eagle.

La sotie de bunker de Ciganda fut exceptionnellement aussi précise que son coup de wedge fut manqué. Et elle eut un putt sous le mat, de moins d’un mètre. Fuenfstueck manqua son putt pour eagle, tout comme De Roey.

Finalement, les trois joueuses réalisaient un birdie et Laura Fuenfstueck pouvait savourer sa première victoire, avec le score de –10, qui ne semblait pourtant pas atteignable, en milieu de journée, compte tenu des nombreux putt manqués, qui ont eu comme conséquence une forte concentration de joueuses, en tête du classement, à –7, durant un long moment.

« Au début de cette journée, j’ai dit que je voulais gagner ce tournoi et je l’ai fait sur les neuf derniers trous », déclara Laura Fuenfstueck, juste après sa victoire. « J’étais tellement nerveuse que j’ai mangé une demi saucisse au petit-déjeuner. Et là je meurs de faim », ajoutait l’Allemande. « Je suis tellement heureuse, tellement contente. C’est génial ! », s’exclama Fuenfstueck.

« J’espère que ce n’est que le début. C’est une énorme validation, car chacun se définit par son propre statut de vainqueur, sur le tour. Il y a des parties de moi qui me soutenaient vraiment et qui me permettaient de rivaliser, d’une certaine manière. Mais je n’allais pas jouer en tournoi en misant sur mes chances de victoire », expliquait l’Allemande, manifestement en proie à un conflit intérieur. « Je sais que je peux être suffisamment compétitive pour me mettre dans la course, alors maintenant que j’ai franchi la ligne d’arrivée après en avoir été proche, auparavant, je sais que peux y arriver et j’espère pouvoir me fier davantage à l’avenir », confiait un peu plus Laura Fuenfstueck, qui empoche, au passage, un confortable chèque de 192 997,13 dollars de prime.

Céline Boutier termine ce tournoi, très loin du score de l’Allemande, à –3, en ayant du mal durant trois jours, sur ce parcours britannique.

Le score final => ICI

PIF London Championship : Nadaud s’effondre, Du Toit Triomphe !

De gauche à droite : Marta Sanz Barrio, Danielle Du Toir, Megan Dennis et Sarah Kemp

Cette dernière journée, sur le Centurion Golf Club, promettait un nouveau succès français, avec la victoire du Team Nadaud, en lice pour conserver sa couronne. Mais la Française et ses acolytes se sont effondrées sur les trois derniers trous, ouvrant une porte, inespérée, à l’équipe de la Sud-africaine Du Toit.

Les Françaises Nastasia Nadaud et Perrine Delacour furent très près d’offrir un doublé au golf féminin français, ce samedi. Disposant d’un handicap de 4 coups sur l’équipe leader, au départ de cette seconde journée, soit le Team de la Sud-africaine Du Toit, Perrine Delacour, Kim Metraux, Chiara Noja et Anna Huang, ont mis les bouchées doubles pour rester au contact et combler leur retard. Après 8 trous, les quatre joueuses affichaient un score de –10 pour la journée, en étant partie du Tee n°10.

La Française apportant trois birdie,la Suissesse tout autant et la Canadienne Huang quatre birdie, tandis que l’Allemande était à la peine avec un bogey et un birdie. D’ailleurs, chaque équipe compta son maillon faible. Sinon deux.

Ainsi, Le Team Delacour revint dans la course pour la victoire, à –19, alors que l’équipe emmenée par la Suissesse Chiara Tamburlini menait bon train, en tête du classement, à –23.

Le Team Tamburlini qui allait animer cette fin de journée, en se positionnant parmi les équipes capables de remporter le trophée.

Pendant ce temps, le Team Nadaud et le Team Boutier débutaient leur journée et après 4 trous, l’équipe de la numéro un Française jouait –2 alors que celle de Nadaud affichait un timide –1. Et dans cette équipe, seule l’Allemande Laura Fuenfstueck n’avait pas concédé de bogey et semblait la plus solide. Ce qui allait s’avérer par la suite.

Après 15 trous pour le Team Delacour, douze pour celui de Tamburlini et neuf pour l’équipe de la tenante du titre, c’est la formation de la Suissesse Tamburlini qui menait avec le score de –26, devant le Team Tavatanakit, le Team Delacour et le team Nadaud, à –24. Mais, bien entendu, l’équipe de Perrine Delacour, compte tenu de sa position sur le parcours, n’avait aucune chance de s’imposer. Et la victoire semblait pouvoir se jouer entre le team Nadaud, le team Tamburlini et l’équipe emmenait par la Sud-africaine Danielle Du Toit, qui progressait sûrement, sans se faire remarquer.

A noter que si le team Delacour progressa aussi bien, c’est notamment à cause d’un eagle de la Française, qui tomba au meilleur moment sur le Par 5 du 6. Et Kim Metraux d’avoir contribué à cette remontée, avec quatre birdie à l’aller, tandis que Chiara Noja trouva le bon rythme, au retour, en alignant deux birdie à la suite, tandis que Huang commençait à perdre le rythme de l’aller.

Les derniers trous allaient donc être cruciaux, pour les team Tamburlini, Nadaud et Du Toit, dont les scores commençaient à être très proches.

Une perspective de playoff

La fin de cette journée allait voir plusieurs équipes se regrouper en haut du classement, avec le même, score, derrière le team Tamburlini qui continuait d’engranger des birdie, pour se retrouver à –12 journée, après 15 trous.

Entre temps, l’équipe de Perrine Delacour se retrouvait leader au club house, avec un score total de –26, un coup derrière le team Tamburlini, en ayant joué – 12 pour la journée.

Une équipe solide qui mériterait d’être réunie, à nouveau, pour un prochain tournoi de genre.

L’équipe de Georgia Hall s’immisçait dans le haut du classement, en s’étant élancée à 10h32, du Tee n°1, sept groupes avant celui de Nadaud, et quinze minutes après l’équipe de Delacour, partie du 10.

Georgia Hall qui est toujours en difficulté avec son golf et qui n’a pas toujours été d’un grand soutien pour ses partenaires, en concédant cinq bogey cinq birdie. C’est finalement la joueuse de Hong Kong, Ginie Ding qui fit moins de fautes et qui apporta, par deux fois, un birdie, quand Hall concédait un bogey.

Et la perspective d’un playoff commença à flotter dans les esprits, car le team Nadaud, qui fonctionnait encore bien à ce moment de la journée, rejoignit l’équipe de Tamburlini, en tête, à –27. Et le team Du Toit d’être à –25, avec le team Alexander, partie du Tee n°1, alors que Du Toit s’était élancé du Tee n°10.

Puis, ce fut l’équipe de Georgia Hall qui prit la tête, grâce à deux birdie au 18, élevant le score total à –28. L’équipe Tamburlini était alors face à un défis, celui d’aller chercher, elle aussi, deux birdie au 18, voire un eagle et un birdie, pour repasser en tête et mettre la barre plus haut. Mais la Suissesse se retrouva en difficulté, au 3e coup, avec une balle dans le bunker, tout Sara Byrne. Et cette sortie de bunker laissa encore du travail à la Suissesse qui se retrouva avec un putt pour sauver le Par… qu’elle manqua. De son côté, l’Irlandaise Sara Byrne, ne contrôla pas sa sortie de bunker et fit traverser le green à sa balle, se laissant tout juste la possibilité de finir avec un Par. Finalement, c’est l’Anglaise Rose Davies (épouse Fuenfstueck), qui réalisait le seul birdie de cette équipe, et qui termina à –28, à égalité avec le team Hall. La victoire venait de s’échapper. Le team Nadaud pouvait encore espérer faire le doublé.

Nadaud et Fuenfstueck s’effondrent, Du Toit vainqueur au 9 !

Il restait trois trous à jouer à Nastasia Nadaud, Laura Fuenfstueck, Sofie Bringner et Johanna Wrigley, pour aller chercher la victoire. Mais une victoire qui devrait se conquérir au-delà de –28, ce qui supposait de ne pas faire de faute en cette fin de partie. Pilier de cette équipe, l’Allemande Fuenfstueck avait un peu de pression sur ses épaules. Et au moment où il fallut jouer son meilleur golf, c’est toute l’équipe qui qui fut pris de vertige. Au départ du 15, Fuenfstueck mettait en jeu à gauche, envoyant sa balle derrière un arbre, avec un coup presque impossible à jouer. Et l’Allemande eut besoin de deux coups pour envoyer sa balle sur le fairway.

De son côté, Nastasia Nadaud qui n’a pas été dans le coup depuis le début du tournoi, jouait trop à gauche au second coup et se retrouvait dans le rough, en difficulté pour prendre le green de ce Par 5. Sa balle dépassa le green, laissant peu de place pour un birdie. Fuenfstueck trouvait le green au 4e coup, mais le putt pour birdie, hors du green, était loin d’être gagné. La Suédoise Wrigley, pas du tout dans le coup depuis le veille, était également loin du mat, incapable d’assurer le birdie, tout comme sa compatriote Sofie Bringner, bien qu’ayant mis sa balle sur le green, à environ 5 mètres sous le mat.

De ce trou, Fuenfstueck et Wrigley sortirent avec bogey, tandis que Nadaud et Bringner réalisaient un Par. Ce Par 5, très mal négocié par les quatre joueuses, venait de leur coûter la victoire, sans qu’elle le sache tout à fait, à ce moment.

Sur le Par 4 du 16, les quatre joueuses furent encore en galère, avec un jeu très imprécis, et toutes réalisèrent le Par. Le score du team Nadaud restait bloqué à –27, et la victoire s’éloignait un peu plus.

A ce moment de la partie, l’équipe de la Sud-africaine Du Toit atteignait le par 5 du trou n°9, et devait trouver un birdie, au minimum, pour espérer, au minimum, entrer en playoff avec le team Nadaud qui pouvait encore allait chercher le score de –29, avec un Par 3 et un Par 5 à négocier.

Mais rien n’allait plus au sein de l’équipe de la Française, et elle même ne voyait plus les bonnes profondeurs et les bonnes lignes de putt. De même, Laura Fuenfstueck ne parvenait plus à jouer avec la même précision, tandis que Wrigley et Byrne semblaient un peu mieux au petit jeu.

Ce Par 3 du 17 fut donc déterminant pour la tenante du titre qui joua trop à droite et trop loin du green. Fuenfstueck réalisa un coup à peine mieux, alors que les deux Suédoises trouvèrent le green, sous le mat mais trop loin pour espérer rentrer un birdie. Les quatre joueuses auraient pu sortir avec un Par, mais Nadaud, Fuenfstueck manquèrent leur putt pour le Par, pourtant à moins d’un mètre du trou. Brigner concéda même un double bogey alors que Wrigley fut la seul à jouer le Par.

Le team Nadaud prenait alors un coup sur la casquette en concédant un bogey au plus mauvais moment, puisque le score est l’addition des deux meilleurs coups.

Et même moment, Danielle Du Toit, Sarah Kemp, Marta Sanz Barrio et Megan Dennis arrivaient sur le green du 9, où Du Toit venait de placer sa balle à gauche du mat, à environ 1,50 mètre, en position de birdie. Tandis que l’anglaise Dennis était sous le mat, à environ 8 mètres, à peine plus près que Sarah Kemp.

Si Kemp manqua sa tentative de birdie, Dennis réussissait le sien, apportant un premier birdie pour passer à –28. Et Danielle Du Toit de rentrer son putt, assurant la victoire à son équipe.

Car en ayant reculé d’un coup, le team Nadaud devait trouver un eagle et deux birdie sur le dernier Par, soit le 18. Mais avec le jeu très imprécis que les quatre joueuses déployaient à présent, la probabilité qu’elles réussissent de ce défi était minece. Et en effet, aucune d’elles ne parvint à se placer près du mat, et Nadaud d’avoir trouvé le bunker de fairway, dès sa mise en jeu, arrivant sur le green au 5e coup. Fuenfstueck parvenait, pourtant à signer un birdie, et Bringner retrouvait du jeu, sur ce même trou, apportant le second. Mais il manquait un coup. Un petit coup, sans aucun doute perdu sur le Par 3 du 17. Et ce Par 5 du 15, très mal joué, de devenir subitement la clé de leur défaite.

« Ce que je ressens est indescriptible », déclara Danielle Du Toit. « Lorsque j’ai appris que j’étais qualifiée pour ce tournoi je venais de rentrer en avion chez moi, après avoir joué un seul tour sur le Letas. J’ai donc immédiatement repris l’avion et j’ai joué ce parcours à l’aveugle », confiait-elle.

De son côté, Sarah Kemp confia : « je ne savais même pas que nous avions gagné, jusqu’à la fin. Je voyais les caméras sur notre dernier trou et je me suis dit que nous nous en sortions bien. Je n’avais aucune idée du résultat. Et puis Megan et Danielle ont rentré un birdie sur le dernier trou et elles ont commencé à lever le poing. Je pense que notre équipe a très bien fonctionné. Il y a eu des eagle et certaines d’entre nous ont fait des bogey, mais le timing était parfait entre nous. Je me suis tellement amusée. C’est la première épreuve par équipe. C’est génial », confia l’Australienne qui, il y a un an, était victime d’un terrible accident, lui brisant tibia et péroné de la jambe droite. Et sa carrière d’avoir failli prendre fin prématurément.

Au classement individuel, Nastasia Nadaud a également perdu sa place dans l’épreuve de dimanche, tandis que Laura Fuenfstueck reste en tête, tout en ayant rétrogradé à –9, trois coups devant l’Espagnole Carlota Ciganda, la Belge Manon de Roey, Française Perrine Delacour et la Sud-africaine Casandra Alexander, qui a conclu sa journée avec une balle dans l’eau, sur l’attaque de green du 18.

Quant à Céline Boutier, probablement fatiguée de sa saison sur le LPGA Tour, elle a eu du mal a soutenir son équipe qui termine 14e à –23, es aequo avec le team Roussin-Bouchard. Et cette dernière de ne pas franchir le Cut. Alors que Céline Boutier jouera ce dimanche, tout en étant à –1, trop loin pour inquiéter Fuenfstueck.

Le classement final par équipe => ICI

Le classement individuel => ICI