Malgré que le jeu a été suspendu en fin de journée, à cause d’une alerte orageuse, un premier classement provisoire permet de mieux cerner les joueuses devraient franchir les Cut.
Tout débuta bien, dans l’Ohio, et l’on pensa que cette première journée pouvait aller à son terme. Si les classements sont séparés on peut cependant rapprocher les scores de chaque Tour. Ainsi, bien que partant de départs avancés, les séniors du Legends of the LPGA font jeu égal avec celles de l’Epson Tour et c’est l’Américaine Laura Diaz, qui connaît très bien ce tracé, qui est venue se positionner en tête, à –6, avec la Japonaise Erika Hara. L’Américaine de 50 ans, deux fois vainqueurs sur ce circuit, n’a concédé qu’un bogey en étant partie du Tee n°1 à 09h20, en compagnie de Angela Stanford (-3) et de Janice Moodie (+2). Les joueuses du Legends et celles de l’Epson Tour qui ont eu des groupes séparés.
De son côté, la Japonaise Erika Hara rend une carte vierge de bogey, comportant un premier birdie sur le Par 4 du trou n°11, et un eagle sur le Par 4 du green du 15. Ensuite, la joueuse de l’Epson Tour va signer trois autres birdie, dont deux à la suite (17 et 18). Et au retour, Hara alignera des Par pendant les 5 premiers trous, jusqu’à l’interruption de jeu. Hara est donc un leader provisoire qui a devant elle la possibilité d’aller chercher un score plus bas, pour se détacher en tête.
L’amateur Mia Hammond a pu aller au bout de sa journée, et elle se place à la seconde place, sans concéder de bogey. Troisième à –4, la Chinoise de 24 ans, Yue Ren, est l’une des deux joueuses à avoir rendu une carte de –4, avec l’Américaine Laura Burks, elle aussi auteur d’une carte vierge de bogey. On constate que les joueuses de l’Epson Tour comme celles du Legends of the LPGA font jeu égal sur ce parcours, et qu’il serait intéressant qu’elles s’élancent toutes des mêmes départs, lors des prochaines éditions.
Laisné dans le Top 5
Deux Françaises sont engagées dans ce tournoi. La première du côté de l’Epson Tour, avec Agathe Laisné, qui est 4e en ayant interrompu sa journée au 16e trou, en étant partie du Tee n°10. Et Patricia Beliard, pour les Legends, qui pointe à la 16e place, à +2, elle aussi avec encore 7 trous à jouer.
42 joueuses, côté Epson Tour, et 19 pour les Legends devront terminer leur première journée, ce samedi matin.
L’Anglaise Lottie Woad est en train de démontre ce qui signifie être un espoir du golf féminin, en prenant, une nouvelle fois, la tête d’un tournoi, en trois semaines.
Le Cut est tombé +1, dans cette journée ou la météo est devenue très Ecossaise, avec du vent et de la fraîcheur, mettant à mal la progression de nombreuses joueuses. Sauf une, qui continue de donner des leçons de golf à celles qui ont une plus grande expérience des circuits professionnels.
L’Anglaise Lottie Woad est-elle en train de foncer vers son second succès sur le LET en moins d’un mois et le premier en tant que professionnelle, comme l’avait fait l’Américaine Rose Zhang à son arrivée sur le LPGA Tour, après avoir occupé la place de numéro un mondial amateur ? Nous le saurons dimanche, et peut-être après le moving day qui pourrait se dérouler au travers de quelques averses, au minimum. Quoi qu’il en soit, Lottie Woad a encore donné une leçon de golf à de nombreuses joueuses très expérimentées, ce qui pourrait remettre en question les méthodes d’entraînement jusqu’ici plébiscitées. Et notamment celles mises en place par les Françaises qui restent majoritairement incapables de réaliser de bons résultats sur un links Ecossais, voire britannique.
Partie à 13h48, avec Nelly Korda (-10) et Charley Hull (Par) qui n’est pas sans avoir de sérieuses références golfiques sur les parcours britanniques, Lottie Woad a signé une carte de rêve, vierge de bogey, de 65. Etablissant le meilleur score du jour et depuis jeudi. « Je suis très heureuse de ce résultat. J’ai touché un maximum de green et de fairway et j’ai pu rentrer de bons putt juste après », confia l’Anglaise de 21 ans, qui est en passe de devenir la nouvelle star du circuit mondial. « Sur les neuf premiers trous il y avait pas mal de vent. Et ensuite il s’est calmé sur le retour. Ce qui m’a permis d’attaquer un peu plus les mats », expliqua l’Anglaise, qui fait sensation lors de l’Evian Championship. « Je pense que mes coups de wedges ont bien fonctionné. Autant qu’hier. Je les ai joués sur la plupart des Par 5 où j’ai fait birdie ». Et effectivement, Woad a signé un birdie sur les quatre Par 5 du parcours, dont celui du 18. Elle a manqué 4 fairway et seulement deux green, principalement à l’aller, lorsque le vent soufflait plus fort.
Grâce à cette journée en –7, Lottie Woad est en tête à –12, deux coups devant la numéro un mondial et la Danoise Nanna K.Madsen, qui a fait forte impression.
Du beau monde en embuscade !
Les deux coups d’avance de Lottie Woad ne seront peut-être pas un rempart suffisant pour empêcher des joueuses expérimentés du LPGA Tour comme Nelly Korda, Hyo-Joo Kim, Sei Young Kim ou Leona Maguire de combler leur retard. Bien qu’à –6, l’Irlandaise Maguire a du travail devant elle, si Woad continue d’infliger une fessée au parcours, lors des deux prochaines journées. Leona Maguire qui a joué seulement –1 dans cette nouvelle journée, avec un bogey et deux birdie. Bien qu’elle a touché 16 green et 11 fairway. Mais de toutes les joueuses du Top 10, elle est la seule à bien connaître ce type de parcours, après Woad.
Cependant, les Sud-coréennes se défendent assez bien sur type de terrain, et le vent, elles sont habituées à composer avec sur le Korean LPGA. Ainsi, Sei-Young Kim (-9) et Hyo-Joo Kim (-8), sont-elles probablement plus capables que l’Irlandaise, d’aller chercher Woad, en haut du tableau. Mais les départs dans l’ordre du classement pourraient remettre avoir leur importance en ne favorisant plus celles qui ont bénéficié d’un départ tôt, en matinée, ce vendredi. « C’est une bonne journée parce que nous sommes partie très tôt ce matin », confiait Sei-Young Kim, après sa journée en –5, avec un eagle sur le Par 5 du trou n°18. « Il y a eu du vent et un peu de pluie, et il fait froid également. Mais j’ai joué l’aller en –4 et c’est plutôt un bon score compte tenu de la météo », confia la Sud-coréenne qui s’est élancée du Tee n°10. « Les autres années, je me suis vraiment battue avec le parcours. Je ne sais pas vraiment comment le jouer parce que autour des green c’est bien plus ferme que sur la plupart des parcours », expliqua la Sud-coréenne.
Mais le danger peut, tout autant, venir de la numéro un mondial, Nelly Korda, qui possède toujours cette fabuleuse capacité d’adaptation. Evoluant pour la première fois dans ce Scottish Women’s Open, l’Américaine qui sait jouer dans un environnement venteux, a fait évoluer son score en passant de 68 à 66, réalisant la seconde performance du jour, avec Nanna K.Madsen, et Hyo-Joo Kim. Korda qui a eu Lottie Woad sous les yeux depuis deux jours, et qui a probablement pu analyser comment l’Anglaise joue et aborde les difficultés. « J’ai débuté très fort cette journée, avec deux birdie à la suite », confiait Nelly Korda. « Et puis le vent a commencé à faiblir durant la journée. Donc j’ai pu capitaliser sur ce changement de météo. J’ai bien tapé la balle et j’ai seulement manqué quatre green depuis deux jours. Donc je suis très satisfaite de cette situation. J’espère pouvoir continuer à évoluer dans la bonne direction », compléta Korda qui semble avoir les moyens d’aller chercher la victoire.
Mais une joueuse s’est invitée dans cette lutte pour la victoire, et elle a surpris beaucoup d’observateurs, car depuis plusieurs mois, elle ne faisait plus vraiment l’actualité. Il s’agit de la Danoise Nanna K.Madsen, qui fut assez proche de remporter le British Women’s Open, en 2021, et qui échoua à la 5e place, avec Minjee Lee. Connue pour son tempérament un peu sanguin, Koerstz-Madsen s’est assagie. Ce vendredi, elle a encore démontré qu’elle sait trouvé le chemin du birdie, sur ce parcours en en inscrivant sept, contre six la veille. Et après le double concédé jeudi, elle n’a concédé qu’un bogey dans ce second tour. Comme Korda, elle joue 68 puis 66, et devient l’autre joueuse à –10, dans le sillage du phénomène Woad ! « Je pense que je me suis contentée de jouer au golf la majeure partie de la journée. Et puis j’ai réussi quelques putt ça et là. Je n’ai pas vraiment rencontré de problèmes », confia la Danoise de 30 ans, qui ne possède qu’une victoire sur le LPGA Tour, et autant que le Ladies European Tour. Son palmarès plaide donc moins en sa faveur que celui de l’Américaine, mais la triple expérience qu’elle possède du LET de l’Epson Tour et du LPA Tour est de nature à en faire une favorite pour ce troisième tour. Par ailleurs, La Danoise participe à son 4e Scottish, si bien qu’elle connaît ce parcours qu’elle joué dès 2022. « Mon père m’a dit avant mon arrivée que c’est le tournoi auquel j’avais le plus participé, car j’y ai joué en junior. Je connais donc bien ce parcours », expliqua Koerstz-Madsen, qui va avoir l’occasion, samedi, de démontrer que tel est le cas.
Notons, enfin, que Charlotte Laffar, leader hier, n’a pas résisté à cette seconde journée. Revendiquant être plus une maman qui joue au golf qu’une golfeuse qui est devenue maman, elle s’est effondré à la 91e place, en jouant +10, terminant ce tournoi avec le score de +4.
Herbin et Nadaud qualifiées mais loin du compte
Ce n’est qu’une demie surprise que de voir la majorité des Françaises engagées dans ce tournoi, ne pas Franchir le Cut. En règle générale, les golfeuses Françaises ne sont pas très performantes sur les links, et seule Isabelle Boineau et Céline Boutier ont triomphé dans ce Scottish Women’s Open. Boineau ayant d’ailleurs triomphé dans une semaine battue par le vent et la pluie.
Ce qui est plus décevant, c’est de constater que Céline Herbin, qui connaît ce parcours et qui sait jouer dans ce type de conditions de jeu, ne soit pas parvenue à se positionner plus haut dans le classement. La Française de 42 ans a aligné deux cartes dans le Par, la bloquant à la 48e place. Par ailleurs, Céline Herbin s’est élancé, ce vendredi, à un moment où le vent commença à faiblir.
C’est donc Nastasia Nadaud qui réalise le meilleur score des cinq Françaises engagées. Et comme Herbin, en étant partie à 09h31 avec Ingrid Lindblad (-3) et Mi Hyang Lee (-2), elle a pu faire mieux que de jouer le Par. Restant bloquée à –1.
Perrine Delacour, qui joue également le Par dans ce second tour, ne franchit pas le Cut avec un score total de +2, tandis que Pauline Roussin-Bouchard s’est effondrée avec une carte de 75, pour terminer à +4, n’offrant pas le meilleur signal pour aborder le British Women’s Open, la semaine prochaine.
Agathe Sauzon aligne une première carte de 74 et une seconde de 75, manquant le Cut, après l’avoir franchi lors des deux dernières éditions.
Parmi les têtes d’affiche éliminées, on trouve Alexa Pano (+16), Stéphanie Kyriacou (+11), Moriya Jutanugarn (+10), Helen Briem (+9), Chiara Noja (+8), Chisato Iwai (+7), Anna Nordqvist (+5), Grace Kim (+5), Azahara Munoz (+4), Mimi Rhodes (+4), Sara Kouskova (+3), Ayaka Furue (+3), Gabriela Ruffels (+2) et Shannon Tan (+2).
Le moving day débutera à 07h00 et c’est la joueuse Thaïlandaise Aunchisa Utama qui s’élancera la première, et seule. Lottie Woad jouera dans le dernier groupe avec Nanna K.Madsen alors que Nelly Korda partagera sa partie avec Sei-Young Kim.
Il s’agit d’un tournoi inaugural développé sur les bases de celui organisé dans le cadre du LPGA Tour, depuis 1984, et qui eut pour dernier nom le Dana Open, en 2024.
L’an dernier, son fondateur, Judd Silvermann, annonçait qu’après 40 ans de présence sur le LPGA Tour, il était temps d’essayer quelque chose de différent. Et cela se traduit pas un tournoi qui accueille une sélection des joueuses de l’Epson Tour et du Legends of the LPGA. Le tout sous le patronage de Stacy Lewis qui s’associe à l’organisation de cette épreuve intergénérationnelle.
Le champ de joueuses
Elles sont 144 au départ, dont 42 séniors. Et parmi elles des pointures du LPGA Tour qui ont marqué l’histoire du golf féminin mondial. Notamment Angela Stanford, double vainqueur sur le circuit des Legends, et cinq fois lauréates d’un tournoi du LPGA Tour, dont un Majeur. Le fameux Evian Championship de 2018 qui a tant ému les fans par la victoire, à 40 ans, de l’Américaine qui possède également une longue sélection en Solheim Cup. L’Australienne Karrie Webb est également dans le champ, avec ses41 victoires dont 7 titres en Majeur et une carrière qui a débuté en 1996, sur le LPGA Tour, faisant d’elle l’une des plus anciennes joueuses du LPGA Tour encore en activité, avec Annika Sorenstam.
Autre figure du LPGA Tour a participer à ce tournoi, l’Américaine Juli Inkster, qui possède 31 victoires sur le LPGA Tour, dont 7 Majeur, comme Karrie Webb, et qui fut une formidable capitaine de Solheim Cup, ayant mené son équipe à la victoire par deux fois, en 2015 et en 2017.
Egalement présentes, la Canadienne Lorie Kane, la Suédoise Maria McBride, l’Italienne Silvia Cavalieri et quelques Américaines comme Laura Diaz, Jean Bartholomew ou Moira Dunn-Bohls. La Française Patricia Beliard, ancienne joueuse du Ladies European Tour, est également au départ, tandis que Anne-Marie Palli a été retenue par d’autres engagements golfiques dans le Tennessee.
Du côté de l’Epson Tour, ce sont les mieux classées de la saison avec des joueuses comme Daniella Iacobelli, Valery Plata, Lindsey McCurdy Peek, Briana Chacon, Riley Smyth, Samantha Wagner, ou encore Laetitia Beck, Gina Kim, Yana Wilson et Melanie Green.
Une seule Française est évidemment dans le champ. Il s’agit de Agathe Laisné, classée 33e de la Race.
L’épreuve se déroule sur trois tours, qui conservera les 45e meilleures de l’Epson Tour et les 20 meilleures des Legends of the LPGA.
Les joueuses invitées
Erica Shepherd – USA
Mia Hammond (a) – USA
Lizzie Win – USA
Le parcours
Depuis 1989, ce tournoi est accueilli par le Highland Meadows Golf Club, dans la ville de Sylvania. Nous sommes à la frontière entre l’Ohio et le Michigan, à quelques centaines de kilomètres de Détroit, siège de l’industrie automobile et de Kalamazoo, siège de la société Gibson, célèbre pour ses guitares et notamment, ses fameuses Les Paul. Le Highland Meadows Golf Course fut inauguré en 1925 et il est l’œuvre de l’architecte Sandy Alves. Peu d’informations filtrent au sujet de cet architecte, sinon qu’il est originaire de l’Ohio et qu’il a été actif dans les années 1920-1925. Il dessina de nombreux golfs et il collabora avec Donald Ross, l’un des architectes, écossais, réputés en matière de création de parcours. Ross redessina notamment les trous n°1, 2 et 3 de Pinehurst. Sandy Alves dessina, quant à lui, plusieurs dizaines de parcours, principalement dans l’Ohio et le Michigan. Il contribua au Donald Ross Golf Course, sur le French Lick Resort et à l’Acacia Country Club (Ohio). Le Highland Meadows Golf Course est un Par 71 de 6137 mètres comportant 6 tees différents pour tous les niveaux. Greens et fairways sont plantés avec un mélange de Poa annua et de Bentgrass. Jouable toute l’année, le parcours est décrit comme convivial et classique. Dans un cadre forestier, ce parcours recèle cependant quelques difficultés comme l’étroitesse de certains fairway, les dénivelés de plusieurs greens ou encore une rivière qui traverse les trous 10 et 11. Globalement, un parcours reposant pour les yeux mais pas pour l’esprit qui doit rester concentré sur les mises en jeu et la lecture des green.
Entre 2019 et 2020, le parcours a fait l’objet de nouvelles rénovations, notamment avec une extension du 18 et la rénovation totale des bunker. Et en 2021, le trou n°6 fut allongé de 14,50 mètres tandis que le trou n°8 fut allongé de 13,70 mètres.
A noter que les joueuses du Legends of the LPGA ont des départs avancées réduisant le parcours de 647 mètres.
La carte version Epson Tour
La carte version Legends of the LPGA
Le record du parcours LPGA Tour
18 trous : -11 Paula Creamer en 2008
36 trous : -17 Paula Creamer en 2008
54 trous : – 22 Nasa Hataoka en 2021
Dotation et prime
Pour cette première édition, la dotation globale est de 300 000 dollars, pour le tournoi Epson Tour, avec une prime au vainqueur de 45 000 dollars, tandis que la dotation pour les Legends est de 150 000 dollars. Ce qui signifie que ces joueuses participent plus le plaisir que pour le gain qu’elles pourraient tirer de leur classement final.
Cette première journée fut, sans trop de surprise, battue par le vent sous un beau ciel bleu. Et sur un parcours magnifiquement préparé, deux Anglaises retiennent l’attention.
La tête du tournoi est donc occupée par une joueuse Anglaise, mais ce n’est pas précisément celle qui est la plus observée depuis le début de ce premier tour.
Il s’agit de Charlotte Laffar, âgée de 32 ans, qui a réalisé un premier tour en 66 (-6), un score qui fut atteint sa compatriote Lottie Woad, plus tôt, en fin de matinée, mais qui en résista pas à un bogey sur le green du Par 4 du trou n°17.
Classée 158e de la Race, Laffar a débuté sa journée par un bogey au premier trou avant d’enchaîner deux birdie consécutifs aux trous 3 et 4. Elle a ajouté un autre birdie au septième trou pour terminer à -2. La joueuse Anglaise a retrouvé son élan en abordant le retour, inscrivant quatre birdie sur cinq trous entre le 10 et le 14, avant de concéder un autre bogey, sur le Par 3 du 15. Malgré cela, elle a rebondi en inscrivant un birdie d’environ 6 mètres au 17e trou, lui permettant de se hisser seule en tête du classement avec -6. « C’était une journée incroyable », a déclaré Laffar. « J’ai commencé avec un bogey, mais parfois, ça se passe comme ça. On se détend. J’ai rentré de superbes putt et j’ai frappé mon driver mieux que je ne l’avais fait depuis longtemps. J’en ai vraiment profité. Quand on roule et que les balles tombent, il faut continuer et persévérer. J’ai réussi à rester dans le moment présent mieux que d’habitude, ce qui est plutôt appréciable, et avoir David sur le sac aide. Le vent a été difficile par moments, mais j’ai apprécié le test », expliqua la pensionnaire du LET qui n’a jamais remporté de victoire, depuis plus de dix ans sur le Tour.
« C’est agréable de voir que je peux encore jouer bas, même si je savais j’étais en train de le faire, et j’ai maintenu le rythme avec quelques mauvais coups. Ne vous méprenez pas, j’ai eu quelques rebonds chanceux, mais c’est ce qui arrive au golf. C’est ce qui arrive quand on est dans un bon jour », affirma Charlotte Laffar.
L’Anglaise qui n’a réintégré le Ladies European Tour (LET) qu’en mai, lors du Championnat Aramco de Corée, après quatre ans de pause pour mettre au monde ses fils Freddie et Oscar. La jeune femme de 32 ans est rejointe sur le parcours par son mari David, qui est son caddie, et les enfants sont en Écosse et pris en charge par leurs grands-parents. « Je n’ai aucune pression », a-t-elle poursuivi. « Le golf est la vie de beaucoup de gens ici, mais mes enfants sont ma vie. Du coup, c’est devenu un hobby professionnel, on pourrait dire. Il faut juste que je profite de chaque instant. Je ne sais pas combien de temps je vais continuer. Je verrai bien. Il faut que je montre aux enfants comment je jouais avant ».
« Je n’ai plus autant de temps qu’avant, mais je l’utilise beaucoup plus intelligemment qu’avant. Je n’ai que deux jours et demi, trois jours par semaine pour m’entraîner pleinement, mais c’est probablement mieux que sept jours par semaine. Je pense que c’est pour ça que je suis beaucoup plus concentrée sur ce que je dois faire, et que je m’amuse un peu plus », expliquait-elle. « Cette semaine, j’ai ma mère, mon beau-père, mon père, ma belle-mère et mes beaux-parents à mes côtés. À la maison, ils sont tous à proximité et ils nous aident. Mon aîné commence l’école en septembre, mais ils vont tous les deux à la maternelle en ce moment », précisait l’Anglaise qui partage donc sa vie entre son métier de professionnelle du golf et sa vie de famille. ET avec trois jours d’entraînement par semaine, elle vient de réaliser une performance.
Derrière, à un coup, cinq joueuses partagent la deuxième place. Il s’agit de l’Irlandaise Leona Maguire, la Japonaise Rio Takeda, l’Espagnole Nuria Iturrioz, l’Anglaise Lottie Woad et la Thaïlandaise Arpichaya Yubol.
Maguire a signé une carte de 67, vierge de bogey, en ayant débuté par un eagle sur le Par 4 du trou n°10. « Je ne pouvais pas rêver meilleur départ », a déclaré Maguire. « J’ai rentré ma balle avec un fer 9 sur le 10, notre premier trou aujourd’hui, dans des conditions quasi parfaites pendant la majeure partie des neuf premiers trous. J’ai essayé d’en profiter au maximum. C’est toujours un plus quand ces coups rentrent et que j’atteins le drapeau même au 18 avec mon pitch. Mon approche est bien réglée et c’est la première semaine avec un nouveau caddie. Il plaisantait en disant que ce coup aurait tout aussi bien pu arriver après le premier trou. C’est un bon début de semaine », avouait l’Irlandaise. « J’ai grandi en jouant beaucoup sur des links. Je n’en joue plus souvent maintenant. J’ai joué un peu de golf en Irlande la semaine dernière, notamment à Portmarnock, ce qui était une bonne préparation. Ce n’est pas le parcours le plus ferme, mais il faut quand même être créatif avec le vent. J’espère que le parcours continuera à sécher au fil de la semaine et que nous aurons plus la sensation d’un links», confiait un peu plus Maguire.
De son côté, la championne du KPMG Women’s Irish Open a fait ses débuts de joueuse professionnelle aujourd’hui, en réalisant six birdie et un seul bogey lors de la première journée en Écosse. « J’ai joué de manière solide, et j’ai touché beaucoup de greens. C’était plutôt détendu la majeure partie de la journée », a déclaré Woad, qui a joué aux côtés de Nelly Korda et de Charley Hull. « J’essaie simplement de garder le rythme autant que possible et de continuer à jouer comme je le faisais auparavant. Ça a fonctionné aujourd’hui, alors je vais essayer de réitérer cela les prochains jours», précisait-elle. « Ce n’était pas si différent aujourd’hui. Je pense que mon expérience des tournois majeurs et de la compétition m’a apporté tout ce dont j’avais besoin, et je n’ai pas eu besoin de changer grand-chose. Il y avait beaucoup de monde aujourd’hui, ce qui était agréable, surtout en partant si tôt. Tout le monde dans notre groupe a bien joué, donc nous avons pu nous enrichir mutuellement», ajoutait Lottie Woad, dont on attend de voir comment elle va se comporter sur les trois prochaines journées.
L’Espagnole Nuria Iturrioz, quadruple vainqueur sur le LET, a connu une journée similaire. Elle a raté son seul coup au premier trou, tout en réalisant des birdie sur les trous quatre,, sept, neuf, dix, quatorze et quinze. « Ce matin, les conditions étaient plutôt calmes jusqu’au trou n° 14, alors j’ai dû en profiter », a déclaré l’Espagnole. « Je me sens bien et j’ai réussi de nombreux putts, donc je suis contente. Je frappe bien la balle et j’apprécie vraiment. Tout fonctionnait bien. Je n’ai fait qu’un bogey avec un trois putt, mais c’est normal, car le golf sur les links est toujours un défi. Plus le défi est grand, plus j’apprécie », avouait l’Espagnole de 29 ans, toujours aussi pétillante sur les circuits. « Demain, je m’élance plus tard dans l’après-midi, donc il y aura peut-être plus de vent. On ne peut pas tout prévoir au golf sur links, alors on verra. Je vais essayer de faire ce que je ressens ».
La Thaïlandaise Arpichaya Yubol a connu un début de parcours solide avec deux bogey et deux birdie sur ses neuf premiers trous avant d’enchaîner cinq birdie sur ses neuf derniers trous pour un score de 67 (-5). « J’ai essayé de garder mon driver sur le fairway, parfois ça a marché, parfois non », a déclaré Yubol. « J’ai eu de nombreuses occasions de faire un birdie. Mon putting a bien fonctionné aujourd’hui. C’est ma quatrième participation dans ce tournoi, donc chaque fois est différente. Je me souviens que la première fois, il y avait beaucoup de vent, de pluie et de froid. Mais cette année, c’est différent pour moi. Il fait chaud et pas trop de vent. C’est un temps parfait pour le golf. Je vois le soleil et ça me rend tellement heureuse», confiait Yubol.
Dans ce classement particulièrement serré, la numéro un mondial, Nelly Korda, a éprouvé des difficultés sur les gren là où Woad joua de facilité. Pour sa première participation à ce tournoi, la Floridienne, habituée à jouer des links avec du vent, a concédé un bogey sur le Par 4 du 1, puis a vite corrigé cette faute en signant deux birdie à la suite. Et un troisième sur le Par 5 du trou n°5. Après un autre bogey sur le Par 4 du trou n°7, Korda alignait deux autres birdie pour sortir en 33 de son aller. Le retour fut plus difficile, avec le vent qui se levé, ne trouvant pas mieux qu’une suite de quatre Par, avant de rentre son sixième birdie, sur le Par 5 du 14. Parvenue à –4, un coup derrière Woad, l’Américaine concédait son troisième birdie du jour, sur le Par 4 du 16, avant de planter un dernier birdie sur le Par 5 du 18. « J’ai cherché à capitalisé sur les bons trous. J’ai notamment très bien joué les Par 5. la météo fut très agréable ce matin, mais le vent s’est levé progressivement. Un peu plus que ce que j’avais prévu. Dans l’ensemble je très contente de ma journée », avouait l’Américaine.
Nadaud, première Française à –1 !
Il est trop tôt pour tirer un bilan des cinq Françaises engagées dans cette épreuve, car elles sont presque toutes parties dans l’après-midi, avec du vent. C’est Agathe Sauzon qui s’est élancée le plus tôt, à 07h41, avec Bronte Law et Emma Spitz. Et cela ne lui a pas réussi puisqu’elle est classée 86e à +2, en ayant concédé trois bogey, pour un birdie.
Céline Herbin a eu son départ à 09h31, et malgré sa bonne connaissance du parcours, elle n’a pu faire mieux que de signer une carte dans le Par, comportant quatre bogey et quatre birdie. La Française touche pourtant 13 fairway sur 14, tout en manquant 3 green.
Finalement, la meilleure performance Française revient à Nastasia Nadaud, qui a joué –1, en s’étant élancée à 14h32, du Tee n°1. La Française de 20 ans est 43e dans un groupe comprenant Lindy Duncan, Georgia Hall, Ayaka Furue ou encore Allisen Corpuz. Laissant penser qu’elle n’a pas si mal négocié ce premier tour au travers du vent qui balaie la lande écossaise, le long du littoral.
Pauline Roussin-Bouchard est 67e à +1, pas exactement là où on l’attendait, de même que Perrine Delacour est à +2, encore mal embarquée pour franchir un Cut.
Avec des départs plus matinaux, Delacour, Roussin-Bouchard et Nadaud vont avoir l’opportunité d’améliorer leur score, alors que Sauzon va encore devoir batailler avec la météo dans ce second tour, et que Herbin sera, elle aussi, confronté aux éléments, avec un second départ à 14h32, du Tee n°1.
Le deuxième tour débutera à 7h30 (heure locale) avec un Cut pour les 65 meilleurs joueurs et ex æquo, en fin de journée.
Il s’agit de la 9e édition sanctionnée par le LPGA Tour, de ce tournoi régulier du Ladies European Tour, qui fête sa 23e édition. Cependant, l’épreuve fut créée en 1986 mais ne fut pas jouée régulièrement. Ce tournoi a d’abord été nommé le Bowring Ladies Scottish Open sur les trois premières éditions (1986 à 1988) avant de prendre le nom de The New Skoda Women’s Scottish Open en 1994 et de changer de nom, une nouvelle fois, l’année suivante, pour s’appeler le Payne et Gunter Scottish Open. En 2012, nouveau partenaire et nouveau nom avec l’appellation Aberdeen Asset management Scottish Open, tout en sachant que la ville d’Aberdeen à associer son nom au tournoi dès 2008. En 2021, encore un changement de sponsor pour nouvelle dénomination avec le Trust Women’s Scottish Open. En 2022, c’est encore un changement de sponsor qui est à l’origine du changement d’appellation, bien que la société thaïlandaise Trust resta en soutien.
Cette année, ISPS Handa maintient son partenariat acté l’an dernier.
Quatre françaises ont remporté l’épreuve et deux terminèrent seconde. La dernière française victorieuse étant Céline Boutier, en 2023, dans le cadre d’une saison exceptionnelle. Cette épreuve, nouvellement intégrée au circuit LPGA, servait, jusqu’ici, de grande répétition avant le British Women’s Open. Après une inversion de calendrier, en 2019, le Scottish s’est repositionné la semaine avant le British, en 2020. En 2019, la Norvégienne Suzann Pettersen, disputait, depuis son congés maternité, son premier tournoi individuel, en préparation de son retour en Solheim Cup, avec le succès que l’on connaît.
En 2021, alors qu’elle songeait à arrêter sa carrière en fin de saison, l’américaine Ryann O’Toole remportait l’épreuve, en surprenant tout les observateurs, et relançait sa carrière.
Le Parcours
Après une escapade sur le Dunbarnie Links, en 2021, le Women’s Scottish Open a retrouvé le Dundonald links en 2022, là où en 2016 Isabelle Boineau connut la victoire. C’est la 6e fois que ce tournoi pose ses bagages au sud de Glasgow, et au Nord de Ayr, sur ce parcours, qui borde le Firth of Clyde. Tout autour se trouvent plusieurs parcours de golf donc celui du Royal Troon. Le Dundonald Links se caractérise, évidemment, par ses rough ardus, ainsi que ses fairway tourmentés, où le joueur n’a jamais les pieds à plat ni au même niveau que la balle. Autre particularité, des bunkers profonds, dans lesquels il n’est pas conseillé de s’y aventurer. Et plus généralement, tout écart du fairway sanctionnera le joueur qui ne sera pas suffisamment précis.
Dès le trou n°1, la mie en jeu conditionnée par l’étroitesse du fairway et un bunker, à gauche, sur la zone de retombée de balle. Au trou n°3, un Par 5 de 472 mètres, un ruisseau traverse le fairway dans sa diagonale, réduisant la zone de retombée de balle. Le dogleg du trou n°5 ne laissera que peu de chance au hasard et le layup se jouera à la limite d’une zone très ondulée avant d’aller chercher un green lui même saigné par deux bosses, occasionnant deux plateaux et des pentes qui auront du mal à retenir la balle. Au retour, le Par 4 du trou n°17 est lui aussi difficile à négocier lors de la mise en jeu, avec un dog leg à gauche et une zone de retombée de balle étroite, avec des bunker de chaque côté.
Le vent est évidemment régulièrement de la partie, et la pluie est ce second invité que beaucoup de joueuses redoutent, car avec de telles conditions, ce parcours devient rapidement épuisant. A moins d’être né en écosse, en Irlande ou en Angleterre.
Des fossés constituent également des zones à pénalité et particulièrement sur les trous 3, 6, 9, 13 et 18.
Enfin, la grande particularité de ce tracé c’est qu’il est bordé par une ligne de chemin de fer qui longe le littoral et plusieurs autres parcours. Elle relie, notamment, Glasgow à Carlisle.
D’un point de vue historique, ce parcours fut dessiné en 1883, par le champion britannique Willie Fernie. Mais le parcours ne fut praticable qu’au mois de mars 1911. En 2003, le golf club du Dundonald Links est racheté par le Loch Lomond Golf Club et c’est l’architecte Kyle Philips, l’artisan du Kingsbarns, qui a été engagé pour rénover ce parcours centenaire.
La carte la plus basse de l’épreuve
62 : Tiffany Joh (2018), Mi Jung Hur (2019), Ayaka Furue (2022)
Le record du tournoi sur le Dundonald Links
-21 : Ayaka Furue (2022)
Le Champ de joueuses
C’est à nouveau un champ de 144 joueuses comprenant les meilleures joueuses du Ladies European Tour. Et parmi elles, l’Anglaise Lottie Woad, désormais professionnelles et qui évolue grâce à son nouveau statut de membre du LET. La Suissesse Chiara Tamburlini, Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Mimi Rhodes, Cara Gainer, Helen Briem ou encore Pia Babnik et les sœurs Metraux. Mais aussi Georgia Hall, qui est de plus en plus en difficulté sur le LPGA Tour et qui peut compter sur son statut de joueuse du circuit européen.
Du côté des joueuses du LPGA Tour, Nelly Korda participe à son premier Scottish, et il va être intéressant de voir comment l’Américaine parviendra à surmonter les pièges du links. Elle sera entourée de nombreuses joueuses du Top 80 de la Race comme Minjee Lee, Rio Takeda, Jin Hee Im, Hye-Jin Choi, Hyo-Joo Kim, Maja Stark, Esther Henseleit, Ingrid Lindblad, Akie et Chisato Iwai ainsi que Lauren Coughlin, tenante du titre.
Du côté des Françaises, Céline Boutier fait l’impasse et ce sont donc Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour, Nastasia Nadaud, ainsi que Agathe Sauzon, et Céline Herbin qui tenteront de faire briller le golf français dans ce tournoi. Adela Cernousek est 29e sur la liste de réserve
Les invitées sponsor
Les anciens vainqueurs dans le champ
Les vainqueurs LPGA
2024 : Lauren Coughlin (-15)
2023 : Céline Boutier (-15)
2022 : Ayaka Furue (-21)
2021 : Ryann O’Toole (-17)
2020 : Stacy Lewis (-5)
2019 : Mi Jung Hur (-20)
2018 : Ariya Jutanugarn (-13)
2017 : Mi Hyang Lee (-6)
Les vainqueurs L.E.T
2016 : Isabelle Boineau (-11)
2015 : Rebecca Artis (-6)
2014 : Trish Johnson (-7)
2013 : Catriona Matthew (-7)
2012 : Carly Booth (-4)
2011 : Catriona Matthew (-15)
2010 : Virginie Lagoutte-Clément (+1)
2008 : Gwladys Nocera (-5)
2007 : Sophie Gustafson (-3)
1995 : Alison Nicholas (-16)
1994 : Laura Davies (-10)
1988 : Catherine Panton (+1)
1987 : Dale Reid (-3)
1986 : Meredith Marshall (-5)
Les résultats des Françaises dans ce tournoi
2024
25e : Céline Boutier (+2)
41e : Céline Herbin (+5)
48e : Pauline Roussin-Bouchard (+7)
48e : Anne-Charlotte Mora (+7)
68e : Nastasia Nadaud
Cut : Agathe Sauzon
Cut : Perrine Delacour
Cut : Emma Grechi
2023
1ère : Céline Boutier (-15)
33e : Céline Herbin (-2)
47e : Perrine Delacour (+1)
47e : Agathe Sauzon (+1)
72e : Emma Grechi (+12)
Cut : Pauline Roussin-Bouchard (+4)
2022
2e : Céline Boutier (-18)
34e : Perrine Delacour (-6)
48e : Pauline Roussin (-3)
56 : Emma Grechi (-2)
Cut : Céline Herbin
Cut : Agathe Sauzon
Cut : Lucie Malchirand
2021
7e : Céline Boutier
22e : Perrine Delacour
31e : Céline Herbin
Cut : Lucie Malchirand
Cut : Agathe Sauzon
Cut : Emma Grechi
Cut : Anne-Lise Caudal
Cut : Camille Chevalier
2020
18e Céline Boutier
Cut : Céline Herbin
Cut : Camille Chevalier
2019
24e : Céline Boutier
Cut : Astride Vayson de Pradenne
Cut : Céline Herbin
Cut : Karine Icher
Cut : Isabelle Boineau
Cut : Camille Chevalier
Cut ; Valentine Derrey
Cut : Manon Mollé
2018
35e : Céline Herbin
44e : Manon Mollé
71e : Isabelle Boineau
Cut : Perrine Delacour
Cut : Justine Dreher
Cut : Valentine Derrey
Cut : Camille Chevalier
Cut : Céline Herbin
Cut : Astride Vayson de Pradenne
Cut : Agathe Sauzon
2017
23e : Joanna Klatten
33e : Karine Icher
63e : Valentine Derrey
Cut : Gwladys Nocera
Cut : Justine Dreher
Cut : Sophie Giquel Bettan
Cut : Céline Herbin
Cut : Perrine Delacour
Dotation et sponsor
La dotation est passée de 1,5 million de dollars à 2 millions de dollars, en 2022. Ainsi, la prime au vainqueur passe de 225 000 dollars à 300 000 dollars. En étant co-sanctionné par le LPGA Tour, la dotation et les primes avaient connu un bond spectaculaire. En 2016, Isabelle Boineau avait empoché 75 000 dollars alors que l’année suivante, Mi-Hyang Lee remportait 225 000 dollars.
Après trois jours de compétition, la Mexicaine de l’Epson Tour, en panne de résultats, à 30 ans, s’est rabattue sur le premier niveau du circuit européen pour décrocher une quatrième victoire chez les professionnelles.
Lors de la première journée, sur le sol espagnol, la joueuse originaire de Mexico a rendu une carte de 69, au premier tour, formant un groupe de tête à –3, comprenant l’amateur Française Alice Kong et la Toulousaine Margot Rouquette. Ce groupe de 5 co-leader a ensuite éclaté, pour ne laisser en tête que la Mexicaine, à –5, devant l’Anglaise Jessica Hall et un groupe de quatre joueuses à –2, comprenant Chloé Salort. Les Françaises Margot Rouquette et Alice Kong tombant respectivement à la 22e place à +3 et 12e place à +1. Comme au premier tour, Lira concéda deux bogey mais deux birdie de moins qu’à l’aller. Soit quatre contre six.
Avec son expérience du circuit américain, la Mexicaine a dominé le champ lors du dernier tour, s’adjugeant une large victoire à –8, avec 6 coups d’avance sur l’Anglaise Jessica Hall et 7 coups sur le duo de la troisième place, formé par la Tchèque Patricie Mackova et l’Ecossaise de 36 ans, Laura Beveridge.
À propos de cette victoire, Lira a déclaré : « Je suis très fière, car l’année dernière, j’ai beaucoup souffert mentalement. C’est incroyable de voir le contraste et la façon dont le travail acharné a payé. J’ai joué avec mon amie proche Laura aujourd’hui et son mari, et mon mari était également sur mon sac. C’est un beau parcours et la météo fut clémente. J’ai apprécié de jouer avec des amis ».
Ce fut une semaine mémorable pour Lira, qui a également remporté les pré-qualifications féminines AIG, lundi 14 juillet, à Delamere Forest, avec quatre coups d’avance : « je veux vraiment profiter du moment présent et savourer tout cela. Avec Ryan sur le sac, il a sous-estimé l’aide qu’il peut m’apporter. Il me stabilise quand les choses ne se passent pas comme je le souhaite », confia la Mexicaine.
Avec cette victoire, Fernanda Lira se hisse désormais à la huitième place de l’Ordre du mérite du LETAS. Les sept premières joueuses à la fin de la saison obtiendront une carte pour accéder au Ladies European Tour. « Avec cette victoire, je vais me concentrer sur le LETAS, car cela me permet de recentrer ma saison. Et je veux retrouver mon statut LET complet», expliqua la Mexicaine, qui cherche un nouveau souffle à son parcours professionnel en Europe, elle qui n’a jamais pu intégrer le LPGA Tour, après ses études universitaires dans l’Arkansas, et un parcours sur l’Epson Tour où elle a manqué 11 Cut pour 22 départs, en 2023, après avoir été rookie en 2019.
Cette victoire marque la deuxième victoire mexicaine sur le Tour cette année, après celle de Alejandra Llaneza, qui a marqué l’histoire du Tour en mai dernier, lors du Santander Golf Tour Avila.
Les trois meilleures joueuses, qui ont terminé dans le Top 10 de l’Open d’Islantilla et qui n’étaient pas exemptées, se sont qualifiées pour l’Open de La Sella du LET.
L’Anglaise Jessica Hall a terminé deuxième avec deux coups sous le Par et remporte ainsi une invitation très convoitée pour La Sella Open, en septembre : « je suis tellement excitée. Je ne savais pas qu’il y avait des invitations, c’est donc une surprise. C’est incroyable. Je n’avais jamais participé à un tournoi du LET auparavant, et c’est quelque chose que j’ai toujours rêvé. »
Alice Kong, meilleure amateur !
Si elle est encore amateur, Alice Kong a bien géré ce tournoi au milieu de joueuses professionnelles, dont certaines sont particulièrement expérimentées. Auteur d’une première carte de 69, la Française de 15 ans a connu un second tour compliqué, en 76, mais elle a ensuite réussi à jouer dans le Par. Durant ces trois jours de compétition, Alice Kong a réalisé 9 birdie contre 6 bogey et deux double, au second tour. Elle se classe 5e à +1, dans un groupe de quatre joueuses dont Chloé Salort, qui a chuté dans la dernière journée en signant un dernier tour en 75.
Emma Grechi est 13e à +4, Marine Griffaut se classe 19e à +6 alors que Loïs lau et Charlotte Liautier terminent 34e à +8 et que Margot Rouqette ferme la marche à la 49e place, à +13. Les deux derniers tours ont été laborieux pour la Toulousaine.
Le LETAS a maintenant une semaine de repos avant de se rendre au Danemark pour le premier Q-Tour Himmerland Championship présenté par Sand Spedition, qui se tiendra au Himmerland Resort, site du DP World Tour.
Le classement provisoire => ICI
À propos des LET Access Series
Les LET Access Series (LETAS) sont le circuit officiel de développement du Ladies European Tour. Ce circuit international compétitif est un élément clé du développement de l’organisation.
Lancées en 2010, les LET Access Series ont pour objectif d’offrir de meilleures opportunités de compétition aux golfeuses professionnelles qui ne peuvent participer aux événements réguliers du LET. Le Letas contribue également à faire connaître le golf professionnel féminin en général et offrir des opportunités supplémentaires aux pays qui développent leurs programmes de golf féminin.
Les sept meilleures joueuses de l’Ordre du Mérite Letas 2025 seront admises sur le Ladies European Tour pour la saison 2026, tandis que les joueuses classées de la huitième à la 31e place, non exemptées, accèdent à la phase finale de Q-school du LET, évitant ainsi la première épreuve qualificative.
Toutes les golfeuses professionnelles et amateurs âgées de 18 ans avec un handicap de 2 ou plus sont éligibles à l’adhésion au Letas, donnant ainsi aux amateurs d’élite la possibilité de jouer au plus haut niveau contre des professionnels semaine après semaine.
A 23 ans, l’Américaine Briana Chacon a été chercher se seconde victoire de la saison, lui permettant de se placer à la seconde place de la Race.
Elle était l’une des joueuses à suivre dans cette dernière journée et elle a confirmé. L’Américaine Briana Chacon a réussi à dominer ses adversaires directes mais elle ne fut pas la seule à briller dans ce dernier tour.
Déjà vainqueur à deux reprises, après une première année de rookie en 2024, l’Américaine de 23 ans, Briana Chacon, vient de signer son 3e succès, et le second de la saison, lui permettant d’assurer sa place dans le Top 5 de la Race, à sept tournois de la fin de la saison.
Cette journée débuta très tôt, car les organisateurs craignaient que le mauvais temps ne viennent perturber le bon déroulement de ce dernier tour. C’est donc par groupe de trois que les rescapées du Cut s’élançaient, dès 07h30, avec Jennifer Song, Laura Wear et Yani Tseng.
La Canadienne Brooke Rivers, l’Américaine Hailee Cooper et l’Israélienne Laetitia Beck prenaient l’avant dernier départ des joueuses du haut du classement, précédant Briana Chacon, Cynthia Lu et Camille Boyd, qui constituaient, samedi soir, le trio de tête.
Après 5 trous, la Canadienne Rivers se plaçait en tête, en jouant –3, un coup devant Chacon à –6, et elle même un coup devant Sophia Schubert, Camille Boyd et Laetitia Beck. Schubert étant au départ du trou n°8, à ce moment.
La Mexicaine Maria Fassi jouait –2 après 6 trous et se retrouvait seule 6e devant Laney Frye et Isabella Fierro, la Mexicaine, qui pointaient à –3.
Surprenant tout le monde sur ces deux dernières journées, Brooke Rivers était alors suivie avec attention, car en cas de victoire, elle allait créer un événement. Mais Chacon attirait également l’attention puisque la veille elle semblait faire figure de favorite, notamment pour les médias Américaines, toujours très chauvins.
Sur le Par 5 du trou n°7, Chacon signa un second birdie et vint se placer aux côtés de la Canadienne, en tête du tournoi. Alors que Laetitia Beck pointait seule à –6 devant Sophia Schubert qui jouait seulement –1 après 10 trous. La Taïwanaise Cynthia quittait la tête du classement en jouant +1 dans le groupe des leader, et se retrouvait 5e à –4, avec Isabella Fierro. Alors que Maria Fassi était 7e à –3. Le Mexique qui venait d’être à l’honneur, samedi, avec la victoire de Fernanda Lira sur le Letas.
Chacon, qui jouait un trou en arrière de Rivers, fit de son mieux, en alignant des Par, comme elle l’avait expliqué, samedi soir en interview.
De son côté, Brooke Rivers, qui avait débuté sur un rythme élevé, dès le premier trou, marquait le Pas en enchaînant les Par. Bloqué à –7 depuis son 4e birdie sur le Par 4 du trou n°5, elle voyait Briana Chacon lui griller la priorité, en passant à –8 sur le Par 3 du 11. Laetitia Beck était également à –7, offrant une belle lutte pour la victoire, comme le golf l’aime. Et ces trois joueuses semblaient les mieux placées pour s’emparer du trophée, puisque juste derrière, Maria Fassi, Sophia Schubert et Cynthia Lu pointaient à –4. Et au club house, une joueuse venait de faire sensation en rendant la meilleure carte !
Wagner, une joueuse à haut potentiel !
Elles sont seulement 22 à avoir joué sous le Par, ce dimanche et une seule d’entre elles a réussi l’exploit de rendre une carte de 65 ! Il s’agit de l’Américaine Samantha Wagner, qui s’est distingué, à plusieurs reprises, cette année, et qui a remporté sa première victoire, sur l’Epson Tour, au début du mois de juin, lors du FireKeepers Casino Hotel Championship.
Partie du Tee n°10, à 07h46, peu avant le groupe de Agathe Laisné, l’Américaine qui a évolué sur le LPGA Tour en 2023, a débuté par un prometteur birdie, au trou n°10. Puis, sur le Par 3 du trou n°14, elle concédait et tout était à refaire. D’un tempérament combatif, elle signait un second birdie sur le Par 5 du trou n°17 et en signait un troisième sur le green du trou n°1. Abordant cette fin de tournoi le couteau entre les dents, Wagner aligna quatre birdie sur les quatre derniers trous, passant de +1 à –3, lui permettant de réaliser l’une des plus importantes progression du jour. Sa compatriote Riley Rennell ayant fait un tout petit peu mieux, en progressant de 31 places, dans ce dernier tour. Cette performance permet à Samantha Wagner de conserver sa 15e place à la Race et de collectionner un nouveau Top 10, cette saison.
Chacon menacée par Rivers et Beck
La fin de cette journée allait voir l’Américaine Briana Chacon lutter pour conserver sa première place, face à la Canadienne Rivers et l’Israélienne Beck. Ces deux joueuses qui réussirent, d’ailleurs, à se placer en tête, après 15 trous, avec le score de –8, après que l’Américaine concéda ce qui allait être son unique birdie, sur le Par 3 du trou n°14. Mais Briana Chacon allait remonter à –8, au trou suivant, formant un trio de tête. Après 16 trous, pour Rivers et Beck, et 15 pour Chacon, tout le monde comprit que la victoire allait se jouer entre ces trois joueuses.
Finalement, Rivers allait partir à la faute sur le Par 4 du 18, concédant un terrible double bogey, alors que Beck terminait à –8, avec une suite de trois Par. Et Chacon de progresser à –9, sur le Par 5 du 17, laissant le 18 décider si elle partirait en playoff avec Beck ou si elle s’adjugerait la victoire.
Finalement, l’Américaine de 23 ans réalisait le Par et obtenait une victoire qu’elle avait espérée la veille. « Cette victoire est incroyable. Je pense que pour moi, l’objectif était de terminer la saison en beauté. Et ça m’a vraiment aidé à prendre confiance et à me donner le bon élan, pour aborder la dernière ligne droite », confiait l’Américaine en interview. « C’est donc un véritable honneur et je suis vraiment ravie d’être ici », ajoutait Chacon, dont la famille était présente, cette semaine pour l’encourager. « Mon père essaie toujours de venir dès qu’il le peut. Quand il ne travaille pas. L’avoir ici à mes côtés cette semaine a été vraiment agréable. Alors oui je pense qu’il est mon porte-bonheur. Il m’aide à jouer au golf depuis que je suis toute petite et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles je suis ici aujourd’hui », confiait la nouvelle double vainqueur de la saison, qui n’en est probablement pas à sa dernière victoire.
Petit changement à la Race
Gina Kim, Melanie Green et Yana Wilson n’ont pas franchi le Cut,, cette semaine, alors qu’elles sont les joueuses les mieux placées au classement de la Race. Si Kim conserve sa 1ère place, Melanie Green cède sa seconde place à Briana Chacon, qui talonne Gina Kim de 143,067 points. Et Green de perdre une place, ce qui est négligeable. En revanche, Yana Wilson fait une très mauvaise opération cette semaine puisqu’elle est reléguée à la 7e place, alors qu’elle était 4e. Et Riley Smyth de passer de la 3e à la 5e place, tout en restant devant Sophia Schubert qui prend la 6e place. Par contre, Laetitia Beck grimpe de quatre places et se retrouve 4e, ce qui marque une forme de résurrection pour la joueuse Israélienne, qui était en perdition depuis plusieurs mois.
Samantha Wagner progresse de deux places et se retrouve 13e, devant Jillian Hollis qui rétrograde de la 13e à la 14e position, tandis que Laney Frye prend la 15e place. Et Camille Boyd de se rapprocher de cette 15e place, en passant de la 18e à la 16e position.
On voit que d’une semaine à l’autre, en l’absence de joueuses qui dominent le Tour, ce qui n’est pas le cas du LPGA Tour, le classement de la Race est impossible à figer, et qu’il se pourrait que Yana Wilson, que l’on pensait à l’abri, dans le Top 5, puisse se retrouver en danger, en fin de saison.
Et même Gina Kim n’est pas certaine de terminer en tête de la Race, avec une Briana Chacon manifestement à capable de rebondir, d’une semaine à l’autre. L’Américaine qui n’a pas manqué un seul Cut, ni joué plus bas que la 55e place, depuis le début de l’année. Et avec cette troisième victoire en un an et demi de circuit, elle pourrait construire des ambitions encore plus hautes.
Quant à Agathe Laisné, 29e de cette épreuve, après une journée en 70, un coup de collier est absolument nécessaire, dès cet été, si elle veut montrer qu’elle est capable d’évoluer parmi les meilleures de la saison.
Cynthie Lu, Briana Chacon et Camille BOyd forment le trio hétéroclite qui s’est placé en tête, à -5. (Photos: Epson Tour)
Encore une magnifique journée sur ce tracé où perdre sa balle dans les sous bois est une option redoutée par les joueuses. Les scores, en haut du tableau, ont à peine évolué, et c’est avec un coup de plus que la veille, que trois joueuses ont pris la tête, alors qu’une Française, comme espéré, a franchi le Cut.
Des deux Françaises en lice, Agathe Laisné était la seule, hier, à pouvoir franchir le Cut, provisoirement fixé à +2, alors qu’elle était à +3. La Française n’a pas amélioré son score, après ce second tour, et c’est le Cut qui a évolué, passant à +4, en raison de la difficulté que l’ensemble des joueuses ont rencontré dans cette nouvelle journée.
Emma Broze s’est quant à elle effondrée à +12, avec une seconde carte de +5. La Française de 29 ans est en train de perdre pied, cette saison, sur l’Epson Tour. Avant elle, Julie Aimé avait connu les mêmes difficultés, et n’a jamais été cette joueuse capable de faire briller les couleurs de la France outre atlantique.
Schubert reste au contact !
L’Américaine qui tenait la tête hier, est restée à –4, avec une journée dans le Par total, alors que Laetitia Beck s’est tire avec une carte de –2 qui lui permet de grimper à –4, tout en restant 4e. Schubert a concédé bien plus de bogey que la veille, soit deux à l’aller et deux au retour, et elle a trouvé deux birdie de chaque côté du parcours, pour compenser. Ainsi, l’Américaine classée 5e de la Race, n’est qu’à un coup d’un trio de tête qui comprend une joueuse prometteuse.
Chacon dans le trio de tête
Ce groupe qui occupe la première place est composé des Américaines Camille Boyd et Briana Chacon, et de la joueuse de Taiwan Cynthia Lu. Des trois, c’est Briana Chacon qui est la plus observée, car double vainqueur sur le circuit, dont une cette saison, après avoir été rookie l’an dernier. Une progression significative et à la hauteur de ce qui doit être réalisé si une joueuse veut espérer construire une carrière professionnelle digne de ce nom. N’ayant jamais manqué un seul Cut, cette saison, en 12 départs, l’Américaine de 23 ans continue de démontrer son combativité et son jeu technique. Comme Schubert, elle a concédé quatre bogey, mais elle a rentré bien plus de birdie, sur ce tracé réputé le plus difficile de la saison. Et certaines joueuses de mieux s’en sortir dans la difficulté. Partie du Tee n°10, à 13h36, en compagnie de Kate Smyth-Stroh (-1) et de Samatha Bruce (+4), Chacon a trouvé deux birdie en début de partie, sur les Par 4 du 12 et du 13. Après un bogey sur le Par 3 du 14, elle progressait, de nouveau, avec deux autres birdie. Le retour fut plus compliqué avec deux bogey et un birdie sur les trois premiers trous, mais elle sortait de ces neuf derniers trous avec un birdie au 9, lui permettant de faire la différence. « Je vais continuer à jouer comme je l’ai fait ces deux derniers jours, en restant calme et décontractée », expliqua Briana Chacon. « Grâce à mes deux victoires j’ai acquis de l’expérience sur la façon de jouer sous pression. Alors je vais m’appuyer là-dessus pour demain et faire de mon mieux », continuait-elle.
De son côté, Cynthia Lu a mieux maîtrisé sa journée, un peu à la manière de Schubert, hier, en ne concédant qu’un bogey pour quatre birdie. La joueuse de 23 ans, rookie en 2023, qui peine à se faire une place sur ce circuit professionnel en étant 163e de la Race, tient une chance inespérée d’aller chercher sa première victoire, dimanche. Une victoire qui ne lui permettrait pas de grimper dans le Top 15 de la Race, mais de gagner en confiance, avant tout.
Enfin, Camille Boyd, qui était 3e hier, a également joué, avec prudence et en maîtrise, en ne concédant qu’un bogey, après un aller en 32, en étant partie du Tee n°10, à 08h52 avec Amari Avery (Cut) et Anne Chen (-3). « Je suis très enthousiaste. J’ai été en lice à plusieurs reprises, pour la victoire, mais je n’ai pas pu la remporter. Je suis donc ravi d’avoir cette nouvelle chance et ce qui doit arriver arrivera. Mais je suis très impatiente de faire de mon mieux », déclara Boyd.
La Canadienne Brooke Rivers montre le bout de son nez à la 4e place, avec Hailee Cooper, Beck et Schubert. Rivers qui est 59e de la Race et que l’on a vu, une seule fois, en haut d’un classement final, alors qu’elle a manqué six Cut.
Sans surprise, Gina Kim ne franchit pas le Cut, de même Yana Wilson. Les deux joueuses du Top 5 de la Race qui peuvent se permettre ce moment de faiblesse, étant assurée de joueur sur le LPGA Tour, sauf énorme surprise ces prochaines semaines. En revanche, rien ne garantit que Kim terminera la saison à la première place de la Race, ni que Wilson sera encore à la 4e place. Quant à Sarah Kahn, pourtant co-leader la veille, elle a connu l’enfer en jouant 80 et a sombré à +7. Elle ne franchit pas le Cut.
Yani Tseng est également présente et elle franchit le Cut en se classant 30e, après deux cartes de 72.
Sur ce circuit, où aucune joueuse ne domine d’un week-end à l’autre, tout peut arriver, et pour preuve, Laetitia Beck, qui était au fond du trou depuis le mois de mars, a autant de chance de s’imposer, que Cynthia Lu et Camille Boyd, qui n’ont jamais remporté de victoire sur ce circuit.
Une seule chose est sûre, la victoire ne sera pas française, cette semaine encore.
Cette première journée a mis à l’épreuve la technique et le mental des joueuses engagées dans ce tournoi, sur ce qui apparaît comme le parcours le plus difficile de la saison. Mais qu’une partie du champ a déjà joué depuis plusieurs années. Deux joueuses se détachent en tête mais les scores sont serrés au point de créer un groupe important en embuscade pour la 7e place… en limite du Cut !
Il a fait beau et chaud dans l’Etat de New-York et l’ensemble des joueuses étaient attendues pour un test de golf sur ce tracé du Pinehaven Country Club, réputé comme le parcours le plus difficile de la saison. Sans trop de surprise les Françaises Agathe Laisné et Emma Broze sont déjà en difficulté. Surtout Broze qui a plongé à +7, à la 123e place, en collectionnant les bogey (8) tout en ayant effacé un eagle sur le Par 5 du trou n°6, par un double bogey sur le Par 4 du trou n°7. La Française de 29 ans qui est 5 coups sous le Par, et l’on ne voit pas comment elle peut se sortir de ce piège. Elle qui a de plus en plus de mal à franchir les Cut sur ce circuit.
Quant à Agathe Laisné, c’est toujours laborieux pour elle et l’on se demande comment elle peut espérer rejoindre le LPGA Tour, via la Q-série, en étant si peu performante sur un Epson Tour où elle est censée connaître chaque parcours. Elle pointe à la 63e place, à +3, à un coup du Cut, ce qui lui laisse un espoir de se qualifier pour le dernier tour.
Le golf féminin Français professionnel en grande difficulté sur l’Epson Tour, qui n’arrive pas à voir évoluer des joueuses de 21 ans, ayant le profil d’une Lottie Woad. Une seule Française de cette génération semble, pour le moment, être la seule à pouvoir relever le défi de l’Epson Tour. C’est Nastasia Nadaud, dont on attend de savoir si elle s’inscrira à la Q-school.
Trou d’air pour Gina Kim
Certains diront que ça arrive même aux meilleures, pour tenter de justifier les médiocres résultats des Françaises, sauf qu’il y a une différence entre se retrouver en difficulté, de temps en temps, et régulièrement. Vainqueur la semaine dernière, l’Américaine Gina Kim est, elle aussi, menacée de ne pas franchir le Cut, après une carte de +9, qui comporte deux double bogey, six bogey et un seul birdie. Ce Cut raté qui se profile ne devrait pas avoir d’incidence sur la suite de la saison, bien qu’elle risque de perdre la première place de la Race, dimanche soir. L’an prochain, sur le LPGA Tour, compte tenu de la longueur du calendrier, elle pourra, si elle remporte une victoire, faire l’impasse sur l’épreuve suivante, comme le font la plupart des joueuses qui entrent dans le cercle des vainqueurs. A moins que l’épreuve suit un Majeur !
Des leader aux scores variés !
Elles sont en tête, les Américaines Sophia Schubert et Sarah Kahn, mais avec des cartes de score très différentes. Pour Schubert, ce fut le minimum syndical avec trois birdie, un eagle et un bogey, alors que pour Kahn, les birdie constituent la majorité de ces coups repris au parcours, laissant trois bogey au passage.
Sarah Kahn qui s’est élancée du Tee n°1, à 14h03, avec Amy Lee (+4) et Amelia Williamson (+3), récupérant un parcours déjà piétiné par les groupes du matin. Malgré cela, elle réussit le tour de force de signer sept birdie dans sa journée, démontrant qu’il y avait clairement de la place pour étriller ce tracé, pourtant réputé difficile. « J’étais très nerveuse toute la journée », confia Sarah Kahn. « J’étais un peu paniquée, mais mon putting m’a beaucoup aidé. Malgré ma nervosité, je me contentée de faire confiance à mon putting », ajoutait l’Américaine qui a bien failli terminer cette journée, seule en tête, à –5, voire –6, car après son second birdie de l’aller, elle fut à –5, avant de concéder un bogey sur le Par 3 du 14 et un autre sur le Par 4 du 16. Heureusement, elle a su exploiter le par 5 du 17 en y réalisant un birdie, qui lui permis de rejoindre Schubert, seule en tête et au club house, depuis un bon moment.
L’Américaine de 29 ans, qui possède déjà une victoire, et qui occupe la 5e place de la Race, a pris son départ à 08h47, avec Samantha Wagner (+5) et Laetitia Beck (-2), créant un groupe phare dans cette journée. Alors que Wagner s’est pris les pieds dans le tapis, Beck et Schubert ont bien négocié leur journée, laissant cette dernière avec une meilleure progression sur sa fin de journée. Partie du Tee n°1 et concédant tout de suite un bogey, Wagner a, ensuite, serré son jeu et réussissait un eagle sur le Par 4 du 12, avant de terminer par une suite de Par. « Ce bogey sur ce premier trou, je l’ai pris comme un coup de chance », confiait Schubert. « Quand je fais un bogey au premier trou, j’ai tendance à passer une bonne journée. C’est curieux, j’ai l’impression que ça me libère, mais dans l’ensemble cette journée fut plutôt difficile », expliquait-elle.
Le second tour sera donc un véritable test pour l’Américaine originaire du Tennessee. Et si elle parvient a confirmer, ce sera pour elle l’occasion de consolider sa place dans le Top 5 de la Race. Car Brianna Chacon, actuellement 6e de la Race, pointe à la 4e place du tournoi, avec Laetitia Beck, tandis que Riley Smyth est 17e dans le Par, et que Mélanie Green à joué +1, comme Yana Wilson, 4e de la Race.
L’Epson Tour qui reste un circuit exigeant, ne permettant d’extraire que les meilleures des meilleures, chaque saison, et où les joueuses gagnent pas d’argent, ce qui ne leur permet pas toujours de bénéficier d’un caddie. Ce sont donc parfois un des parents qui accompagne leur fille. Et lorsqu’aucune solution n’est possible, les joueuses portent leur sac, rendant ces trois ou quatre jours de compétition, plus difficiles.
La seconde journée promet des surprises, car avec 13 joueuses à +2, constituant la 50e place, mais la 7e place virtuelle, beaucoup de ces joueuses à +3, juste sous le Cut, pourraient passer du bon côté de la ligne de Cut. A commencer par Daniella Iacobelli, quasi vétéran du circuit, et 5 fois vainqueur, qui a sur terminer sa journée par un retour sans bogey et sans birdie, après être partie à la faute, par quatre fois, à l’aller. Et qui n’a signé son unique birdie sur le Par 5 du 17.
Ainsi, avec Agathe Laisné, Iacobelli pour jouer le dernier tour, tout comme Ameri Avery et Carla Tejedo Mulet, elles aussi à +3, qui possèdent le potentiel pour se remettre de cette première journée. Avery qui a réalisé un trou en un, sur le Par 3 du trou n°3, avant de s’enfoncer dans la jungle des bogey qui lui réservait le retour.
Enfin, notons que l’amateur Kennedy Swedick a été disqualifié, sans que l’on en connaisse la raison.
La 40e édition du Twin Bridges Championship change de sponsor titre.
La première édition de ce tournoi eut lieu en 1984, et a connu 10 appellations différentes entre 2000 et 2024.
En 2020, le tournoi n’eut pas lieu, à cause de la crise sanitaire.
Le champ de joueuses
Elles sont 144 dans le champ, pour un Cut qui interviendra après deux tours. Gina Kim se présente au départ de ce tournoi en leader de la Race, une semaine après avoir décroché sa 4e victoire sur l’Epson Tour. De même que les 14 autres joueuses du Top 15 de la Race sont présentes. Mais aussi celles qui sont classées entre la 16e et la 20e places, telle Amari Avery qui est à 16,429 points de Samantha Wagner. En revanche, l’Allemande Sophia Popov est encore absente.
Trois joueuses accèdent à cette épreuve grâce à une invitation, dont deux grâce au sponsor.
Côté Français, Agathe Laisné continue de sa battre pour tenter d’améliorer ses résultats, et Emma Broze fait son retour, après avoir fait l’impasse sur le dernier tournoi.
Le Pinehaven Country Club accueille, pour la cinquième année consécutive, ce tournoi de l’Epson Tour. Le parcours mesure 6517 yards, soit 5959,14 mètres, en Par 71, avec un aller en 35. La graminée de ce parcours est de la Poa annua, du tee au green, avec un mélange de Bentgrass. Quant au rough, il est planté en Bleugrass et en Raygrass, avec une tonte dans la moyenne, soit 6,35 centimètres.
Ce tracé date de 1960 et fut créé par les architectes Jim Thompson et Armand Farina . Ce dernier est également un vétéran de la seconde guerre mondiale, qui détient le record de victoires du PGA Championship du Northeast section de New-York. Farina s’est imposé en 1945, 1946, 1951, 1953 et 1955. Ce parcours de Pinehaven est particulièrement boisé, avec principalement des conifères et des résineux. Les bunkers sont peu nombreux, 34 seulement, mais le parcours est étroit, laissant peu de place aux erreurs. Deux trous sont en dog leg, ce qui nécessite de bien négocier la zone de retombée de balle. Plusieurs green sont en hauteur, ce qui implique de bien connaître ses distances. Enfin, le parcours est réalisé sur un sol sablonneux, ce qui lui permet d’être jouable rapidement après de fortes pluies. La rénovation du parcours fut supervisée par Rick Jacobson.
Enfin, le parcours est implanté dans une réserve naturelle protégeant, notamment, le papillon bleu également appelé Karner blue.
La dotation
En 1990, la était si faible que le vainqueur ne toucha que 4000 dollars. En 2000, la prime total fut portée à 50 000 dollars pour un chèque à la joueuse vainqueur de 7000 dollars. En 2007, la prime fut doublée pour atteindre 120 000 en 2011, avant de redescendre à 100 000 en 2012. Depuis 2016, elle est en constante évolution et est désormais de 200 000 dollars, soit une augmentation 25 000 dollars par rapport à la dernière édition. Et en 2021, la joueuse vainqueur remporta 26 250 dollars. En 2024 la dotation évolua avec une augmentation de 237 500 dollars. Mais cette année, c’est un retour à l’ancienne somme de 200 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars.
Diffusion TV
Les tournois de l’Epson Tour font l’objet d’aucune diffusion.