La Chinoise Yue Ren, seconde et hauteur d’une bonne carte, conserve un oeil sur les joueuses de tête avant ce second tour. (Photo: Epson Tour)
Alors que la météo pourrait se dégrader, pour le second tour, c’est un duo composé d’une Australienne de 25 ans et d’une Américaine de 17 ans, qui occupe la tête du tournoi. Et parmi elles, Gianna Clemente, sur laquelle tous les regards sont braqués depuis plusieurs années.
Après une petite confusion dans la composition du champ de cette semaine, l’Etatsunienne de 17 ans, Gianna Clemente, est enfin là où beaucoup l’attendent depuis longtemps.
Révélé comme un espoir du golf féminin mondial, il y a deux ans, Clemente continue de confirmer son potentiel pendant que d’autres espèrent briller au plus niveau, sans jamais apparaître dans les grands rendez-vous. Dans ce premier tour, Gianna Clemente a rendu une carte vierge de bogey, comportant deux birdie en début de parcours, et quatre au retour, dont un au 10 et le dernier au 18. Partie du Tee n°1, dans l’avant dernier groupe, avec sa compatriote Kim Kaufman et l’Allemande Jordan Fischer, la native de l’Ohio elle faisait jeu égal avec Jennifer Elliott, partie du Tee n°10, à la même heure, soit 14h08. L’Australienne de 25 ans qui signa deux birdie en début de parcours, avant d’en réaliser un troisième, sur le Par 5 du 18. Au retour, après un quatrième birdie sur le Par 3 du trou n°2, Elliott concédait un bogey, qui allait lui redonner l’énergie pour serrer son jeu, et faire évoluer son score par trois derniers birdie, à la suite. « Je me suis vraiment amusée aujourd’hui », confia l’Australienne de 25 ans. « J’avais un bon plan de jeu, et tout s’est déroulé comme prévu. Je voyais parfaitement les lignes de putt et je les ai bien réussis », expliquait-elle.
De son côté, Gianna Clemente déclarait : « je me suis sentie vraiment en pleine forme, aujourd’hui. J’ai le sentiment d’avoir amélioré mon putting depuis la semaine dernière. Et j’ai aussi réussi de très bons coups de wedge. J’ai donc pu en profiter pour rentrer quelques putt courts ».
Clemente et Elliott qui sont venues coiffer la Chinoise Yue Ren, sur le poteau, elle qui s’était élancée du Tee n°10, à 09h06, en compagnie de Riley Rennell et de la Japonaise Nika Ito. Ren qui signe une carte de –5, qui aurait pu être plus décisive, si seulement elle n’avait pas concédé deux bogey à la l’aller. La Chinoise de 25 ans, qui joue en alternance entre l’Epson Tour et le LPGA Tour depuis 2020, et qui a obtenu une victoire, en 2023, au Circling Raven Championship, a même avoué avoir manqué une opportunité d’eagle qui aurait pu lui permettre de partager la tête du classement : « sur le Par 5 du trou n°3 j’ai réussi un très bon coup d’approche. Mais la balle a roulé hors du green, jusqu’à environ quatre mètres. J’ai remis la balle sur le green et j’ai réussi à faire un birdie ».
D’autres joueuses expérimentées sont en embuscade, à –4. Il s’agit de JeongEun Lee6, de Dottie Ardina, de Jiwon Jeon et Becca Huffer qui fait figure de vétéran, sur ce circuit, à 35 ans. L’Américaine qui n’a jamais réussi à remporter un seul tournoi depuis son année de rookie en 2013, et qui fait du golf le centre de son existence.
Classée 34e, dans le Par, la Française Adela Cernousek apparaît toujours en souffrance chez les professionnelles, en ayant du mal à rendre des cartes nettement sous le Par.
Ce moving day n’a pas souri aux Françaises qui avaient pourtant réussi à se maintenir en haut du leaderboard, et l’une d’entre elles promettait de dominer cette journée. Mais elles ont commis trop de fautes face à une Australienne déterminée à succéder à Karrie Webb !
C’est donc Hannah Green qui abordera le dernier tour de l’Open d’Australie féminin, en tête, avec un coup d’avance, et qui tentera de décrocher une victoire historique à domicile.
La septuple vainqueur sur le LPGA Tour a rendu une carte de 68 (-4) ce samedi, prenant ainsi la place de Céline Herbin, en tête d’un tournoi qu’elle espère remporter.
Le récent vainqueur du HSBC Women’s World Championship s’est montré plus efficace que les autres joueuses, et notamment les Françaises qui, après un début de parcours où Céline Herbin géra les coups et où Agathe Laisné passait à l’offensive, sont toutes les deux parties à la faute.
Green a d’abord aligné trois birdie et jouant dans le groupe de Céline Herbin, elle eut tout le temps de mesurer le retard qu’elle devait combler. Herbin partait à la faute sur le Par 3 du trou n°3, avant de ne trouver que des Par jusqu’au Par 5 du trou n°9.
De son côté, Agathe Laisné, qui s’était élancée un groupe devant celui du leader, sortait de l’aller avec sept Par et deux birdie, se retrouvant en tête avec Hannah Green, avec le score de –7.
Les scores furent serrés jusqu’à la moitié du retour, et Agathe Laisné donnait le sentiment de pouvoir s’envoler seule en tête, en rentrant bien plus de birdie que son aînée. Hannah Green vécut, elle aussi, des moments compliqués sur un parcours qui ne fait pas de cadeaux. Notamment les green où l’on a vu beaucoup de joueuses se retrouver loin des mats, après un coup d’approche.
Herbin partait à la faute, sur sa mise en jeu du 10, mais sans grande conséquence pour son score. Cependant, au 12, comme Laisné, elle concéda un bogey en se retrouvant très loin du mat pour son chip d’approche. Un coup qui donna le sentiment d’avoir été joué avec l’envie d’amener la balle au mieux, alors que Lainsé, dans le même temps, joua un chip devant le green du 13, qui manqua de faire tomber sa balle directement. Puis, Herbin eut un premier putt à environ 1,50 m pour sauver le Par qui passa à côté. C’était le début de la fin pour la Française qui allait concéder deux autres bogey, sur le Par 3 du 15 et le Par 5 du 16. Ayant perdu tout le travail qu’elle avait réalisé à l’aller, Céline Herbin glissait de la 1ère place à la 5e, et de –6 à –4, perdant probablement toutes chances de victoire.
Agathe Laisné s’effondra également, de –7 à –5, alors que Hannah Green sut maîtriser les difficultés du jour, en alignant des Par et en signant un dernier birdie sur le Par 5 du 16, pour terminer seule en tête, à –9, devant l’Argentine Simmermacher, à –8, que l’on attendait pas en si bonne position.
Et Hannah Green d’avoir prit une bonne option sur la victoire, puisque Casandra Alexander est 3e à –5, avec Laisné, et que Kirsten Rudgeley, qui fit la course en tête, sur les premiers trous, avec Herbin, Green et Laisné, a également mal vécu le retour, en concédant deux bogey. La voici à –4, avec sa compatriote Karis Davidson et Céline Herbin, devant le duo formé par la Tchèque Jana Melichova et la Suédoise Moa Folke.
Après cette prise de pouvoir, plutôt attendue, Hannah Green s’est exprimée : « je pense que je vais bien dormir », déclarait-elle, à propos du défi qui l’attend dans le dernier tour. « Heureusement, j’ai le sommeil lourd, mais demain matin, selon les heures de départ, je devrai peut-être me distraire un peu, aller prendre un petit-déjeuner, un matcha ou quelque chose comme ça », ajoutait-elle. « Mais je suis vraiment impatiente. J’espère vraiment que le public sera plus nombreux et que l’affluence sera plus importante. Il semble qu’il va faire un peu plus chaud. J’espère que ça va raffermir le parcours, car à deux reprises, j’ai cru qu’il allait rebondir davantage, mais non. Les prévisions météo sont vraiment bonnes. J’espère qu’il ne fera pas trop de vent, car il y en a eu pas mal sur les derniers trous, mais j’ai vraiment hâte d’y être », concluait l’Australienne.
De son côté, Magdalena Simmermacher confiait : « je n’arrive pas à y croire. Je suis invitée cette semaine, alors je suis vraiment ravie. J’ai un caddie local qui a déjà joué ici et il est vraiment excellent. Parfois, sur les lignes ou les clubs, il me dit : « Non, on continue. » Ou alors, il me dit : « Non, côté gauche ! » et je lui fais plus confiance qu’à moi-même. J’ai très bien joué aujourd’hui ».
Simmermacher n’a franchi le Cut qu’à trois reprises sur le Ladies European Tour (LET) en 2025 avant de participer aux qualifications où elle a terminé 58e ex æquo, manquant ainsi sa qualification, d’une place, sur le LET. L’année 2022 reste à ce jour sa meilleure saison, où elle a terminé 6e au classement de l’Ordre du Mérite. « Je suis vraiment nerveuse », a déclaré la joueuse de 29 ans. « Mais ça va être génial. Je crois que ça fait longtemps que je n’ai pas joué aussi bien et ça fait du bien de retrouver ce niveau. Je savais que je jouais bien chez moi. Je me préparais et je réalisais de très bons scores, mais c’est différent de jouer en championnat et de confirmer ça. Alors je suis vraiment contente que ça ait fonctionné ».
Les conditions de jeu sont difficiles cette semaine, et le mental est autant engagé que la technique. Rien n’est donc encore fait pour Hannah Green, d’autant que l’on a vu Agathe Laisné capable d’aller chercher du birdie, et plus facilement que Céline Herbin. De même que Casandra Alexander reste une joueuse disposant d’un tempérament de battante, ce qui laisse planer un certain suspense sur l’issue de ce tournoi, à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.
Le quatrième et dernier tour de l’Open d’Australie féminin débutera demain matin à 7h25, heure locale. Le groupe de tête, composé de Green, Simmermacher et Alexander, s’élancera à 11h31.
Céline Herbin tient une belle opportunité de succéder à Agathe Laisné, en ce début de saison. Mais il lui reste deux tours à jouer avec une sérieuse concurrence à ses trousses.Dont Hannah Green !
Ce second tour a rebattu les cartes au point que certaines joueuses qui étaient un peu en retard sur le leader ont totalement comblé l’écart. Et c’est une Française qui domine le classement et qui n’avait plus vu la première place d’un classement provisoire depuis plusieurs années.
La Française Céline Herbin abordera donc le week-end de l’Open d’Australie féminin avec un coup d’avance sur l’Australienne Kirsten Rudgeley, après avoir rendu une carte de 69 (-3), sur ce tracé difficile du Kooyonga Golf Club, où le vent reste toujours présent. Golfeuse sur le tard, après des études d’ingénieur, la Française de 43 ans en a toujours sous le pied, et sa motivation reste intacte. Désormais concentrée sur le circuit Européen, tout en se laissant une possibilité d’aller jouer un tournoi du LPGA Tour, Céline Herbin a fait preuve d’une grande patience, ce vendredi, en s’étant élancée du Tee n°10, à 13h15. Maîtrisant l’aller, sans jamais concéder de Par, elle a su se construire sa première opportunité de birdie sur le Par 5 du trou n°2. Et comme cela fut précisé dans notre article de présentation de ce tournoi, avec trois Par 5 du 1 au 9, dont deux sur immédiatement en début de parcours, partir du 10 peut fournir l’avantage de bien se mettre en club.
Après ce premier birdie, Céline Herbin en a enchaîné trois autres, du Par 4 du 4 au Par 4 du 6. Hélas, et c’est récurrent chez elle, il y a toujours ce double bogey qui traînera ici ou là sur une de ses cartes. Et c’est sur le Par 4 du trou n°8 que l’accident de parcours est survenu. Mais la Française a su rectifier le tir en se créant une nouvelle opportunité de birdie sur le dernier Par 5, soit au trou n°9. « C’est génial d’être en tête», a-t-elle déclaré. « Franchement, je ne regardais pas le classement, donc je n’avais aucune idée que j’étais en tête. Je suis juste contente de ma performance et on verra dimanche soir », expliqua Céline Herbin, dont la dernière victoire en individuel remonte au mois de mai 2019, en Espagne. « Il a fallu beaucoup de patience sur les dix premiers trous aujourd’hui. J’ai dû sauver quelques pars. J’ai eu plusieurs occasions de birdie, mais la balle ne voulait pas rentrer. On est restés patients avec mon caddie. On a bien discuté de l’importance de la patience. Et finalement, j’ai réussi mon premier birdie au trou numéro deux [mon 11e], le par 5, depuis le bunker. Ça a vraiment lancé ma partie ».
Céline Herbin qui s’est adjoint les services de Doug Pirie, l’ancien caddie de la Sud-africaine Nicole Garcia, et de Mimi Rhodes, l’an dernier. De bonnes références pour elle et il faut espérer que ce duo ira jusqu’à la victoire, dimanche.
Plusieurs Australiennes restent en lice après 36 trous disputés à Adélaïde. Parmi elles, deux Australiennes, dont une qui est une réelle menace pour la Française.
Hannah Green en embuscade
En plus de Céline Herbin, en tête, avec le score de –6, ce sont les Australiennes Kirsten Rudgeley et Hannah Green qui ont fourni leur effort pour se donner une bonne opportunité de victoire, en entrant dans le week-end. Classée 24e dans le Par, hier, Kirsten Rudgeley a joué –5 dans ce second tour, en étant partie du Tee n°10, à 08h03. Signant un aller dans le Par, avec deux birdie contre deux bogey, l’Australienne de 25 ans qui court après son premier succès, a complètement inversé la vapeur, après son premier tour en 72.
A ses côtés, une vainqueur de Majeur, sur le LPGA Tour, en la personne de Hannah Green, augmentant les chances de vaincre le signe indien, dimanche soir, puisque depuis 2015, aucune Australienne ne s’est imposée dans ce tournoi, qui compte beaucoup aux yeux des joueuses locales. Malgré un double bogey et un bogey, Hannah Green a réussi à sortir de cette journée en jouant –3, soit 69. Classée 10e la veille, elle s’est élancée du Tee n°1, à 12h31, en compagnie de Minjee Lee et de Shannon Tan. Malgré un vent qui soufflait un peu moins fort que la veille, mais changeait rapidement de sens, celle qui a débuté ce début en saison en fanfare, en remportant le prestigieux HSBC Women’s World LPGA, a fait preuve d’une belle résilience, au retour, en signant quatre birdie, pour effacer les mauvais scores de l’aller : « je pensais que la journée allait être bonne après mon birdie au 2 », a déclaré l’Australienne. « J’ai réussi un bon coup d’approche et un putt depuis le bunker, puis j’ai raté mon coup au 7. C’était donc un peu frustrant. Mais bon, j’ai au moins réussi un birdie au 9, un par 5 que je savais abordable, et ça m’a permis de me calmer. Je me mets sans doute plus de pression que d’habitude », a ajouté Green, qui a parfaitement conscience que le palmarès de ce tournoi a besoin d’un nouveau drapeau Australien : « j’étais un peu impatiente sur l’aller, mais j’ai rentré quelques longs putts sur le retour, ce qui m’a redonné confiance. Je suis vraiment impatiente d’être à ce week-end. J’espère que beaucoup d’Australiens viendront nous voir », ajoutait la pensionnaire du LPGA Tour.
Complète ce groupe, à –5, la Française Agathe Laisné, qui semble vraiment avoir trouvé le circuit idéal, pour relancer sa carrière professionnelle. Même si ses cartes ne sont pas exceptionnelles, elle est présente dans le haut d’un classement, en faisant preuve de régularité. Et tout ce dont la France à besoin, c’est d’avoir des joueuses qui soient capables d’occuper le haut d’un classement, semaine après semaine, afin de dynamiser l’activité et de créer une vague d’enthousiasme.
Avec seulement deux birdie, la Française a su prendre un peu de hauteur au classement et c’est plutôt bon signe, pour le week-end.
Harry trébuche, Forsterling stagne
Derrière ce groupe de tête, se trouvent des joueuses qui ont ait bonne impression au premier tour, et qui n’ont pas confirmé dans cette nouvelle journée. Notamment la jeune Galloise de 22 ans, Darcey Harry, qui chute de la première à la huitième place, à –3. En jouant 75 elle a perdu un avantage psychologique, mais elle n’en est pas pour autant très éloignée de la tête du classement. Seuls six coups la séparent de Céline Herbin. Mais ce sont six coups qu’elle va devoir aller chercher, dès ce moving day.
L’Allemande Alexandra Forsterling, pourtant regardée comme une des favorites, a également payé cher sa journée, en jouant 74. Partie du Tee n°1, à 13h04, avec Darcey Harry, et April Angurasaranee, elle n’a pas été aussi à l’aise que la Française, en étant partie un peu plus de 30 minutes après Herbin. Un eagle, sur le Par 5 du 9, a tout de même sauvé sa journée, qui comporte deux bogey à l’aller, un bogey et un double au retour.
Les Australiennes Stéphanie Burque et Kelsey Benett sont juste devant Forsterling et Harry, à –4, créant un pack Australien qui ne pourra que mobiliser les supporters, pour ce moving day. Rookie de cette épreuve, Bunque a déclaré : « c’est toujours agréable de bien démarrer et on essaie toujours de capitaliser là-dessus. C’était bien d’avoir confiance dès le début du tour pour pouvoir maintenir ce jeu agressif. C’est mon deuxième Australian Open à Adélaïde et c’est vraiment génial d’être de retour ici, car les fans d’Adélaïde sont de vrais passionnés de sport, et de golf en particulier. L’ambiance est vraiment super et c’est très sympa. Donc, réussir un bon tour et remonter au classement avant le week-end, c’est vraiment excitant », expliquait-elle.
Mal engagée dans ce tournoi, au premier jour, Agathe Sauzon franchit, quand même, le Cut, mais grâce aux scores qui se sont envolés au-dessus du Par, dans cette journée. La Française de 34 ans est à +5, tandis que Camille Chevalier est 39e à +3 et que Emma Grechi a également vécu un second tour compliqué, en signant une carte de 74, la laissant à +1 total, à la 27e position.
Le troisième tour de l’Open d’Australie féminin débutera ce samedi, à 7h38, et il sera à suivre, dès 01h00 du matin sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.
L’IOA Golf Classic fut créé en 2013 et n’a connu qu’une interruption. C’était en 2016 en raison de l’ouragan Matthew. Organisé d’abord en août, il a trouvé sa place au calendrier au début de l’automne, d’abord en octobre, puis en septembre jusqu’en 2020, lui évitant d’être annulé à cause de la crise sanitaire. Et à partir de 2021, il fut programmé l’avant dernier week-end du mois de Mai.
Mais depuis deux ans, il est placé en début saison.
Quant au parcours, il reste le même, celui de l’Alaqua Country club en Floride. Cet état étant le siège de la société de courtage en Insurance Office America, fondé par John Ritenour dans ce même état. Certaines lauréates de ce tournoi sont désormais des vainqueurs du LPGA Tour telles Hannah Green ou plus récemment Grace Kim.
En 2023, de violents orages ont perturbé la fin du tournoi de sorte que le dernier tour fut annulé, permettant à l’Américaine Jenny Coleman, en tête après le second tour, de remporter la victoire.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, elles sont 120 au départ. Un champ de joueuses composé du Top 80 de la Race, de quelques joueuses qui ont été membres du LPGA Tour, de celles qui ont échoué à entrer dans le Top 25 de la Q-série et de deux invités et deux qualifiées du lundi.
La Mexicaine Isabella Fierro n’est pas présente, mais sa compatriote Maria Fassi est au départ, et elle tentera de faire aussi bien, sinon mieux, que la semaine dernière.
Les joueuses à suivre sont, notamment, Valery Plata, qui échoue, depuis deux ans, à intégrer le Top 15 de la Race. Les Américaines Amari Avery, Julia Gregg, Sarah White, Riley Rennel, Jesica Porvasnik, Malia Nam, Lauren Clark, Megan Schofill, Kim Kaufman, Kaitlyn Papp Budde ou encore Daniela Iacobelli qui connaît très bien ce parcours. Mais aussi les Chinoises Michelle Zhang et Liqi Zenq, la Philippine Dottie Ardina, la Canadienne Maddie Szeryk-DiBello, l’Allemande Sophie Hausmann, la Sud-africaine Kaleigh Telfer, la Finlandaise Kiira Riihijarvi, l’Espagnole Carlat Bernat Escuder et la Néo-zélandaise Fiona Xu.
Kaleiya Romero, Carla Tejedo Mulet, Gigi Stoll Madison Young ainsi que Zoe-Antoinette Campos ont fait l’impasse. De même que Gina Kim, vainqueur l’an dernier qui a rejoint le LPGA Tour.
Une Française est dans le champ et il s’agit de Adela Cernousek.
Les invitées sponsor
Keira Shavitranuruk (a) – USA
Marta Echevaria – ESP
Les qualifiées du lundi
Lauren Peter – USA
Yue Zhang – Chine
Les anciens vainqueurs
2025 : Gina Kim (-11)
2024 : Jessica Peng (-11)
2023 : Jenny Coleman (-10)
2022 : Grace Kim (-18)
2021 : Allison Emery (-10) – playoff
2020 : Laura Wearn (-10) – playoff
2019 : Marta Sanz Bario (-13)
2018 : Ruixin Liu (-14)
2017 : Hannah Green (-13)
2015 : Jackie Stoelting (-12)
2014 : Kendall Dye (-11)
2013 : Katy Harris (-7)
Le parcours
Ce parcours accueille cette épreuve depuis 2013. un tracé de 5676 mètres en Par 71, implanté à Longwood, au Nord de la ville d’Orlando. Un parcours créé en 1988 par Gary Player, dont le cadre est particulièrement végétalisé et ponctué de larges pièces d’eau. Plusieurs difficultés sont à négocier comme l’attaque du green en île du trou n°4 ou celui du trou n°6 qui possède une pente qui coule vers l’obstacle d’eau. L’ensemble du parcours est planté en bermudagrass.
Les records du tournoi
La carte la plus basse : 61 (Min Seo Kwak en 2018)
Score le plus bas après 36 trous : -11 (Hannah Green, Marta Sanz Bario, Dana Finkelstein)
Score le plus bas après 54 trous : -18 : (Grace Kim)
Dotation et sponsor
La dotation de ce tournoi a évolué timidement, depuis sa date de création, passant de 100 000 dollars à 175 000 dollars, et à partir de 2022 ce fut une somme de 200 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. L’an dernier la dotation gagnait 25 000 dollars. Mais cette année, elle retombe à 200 000 dollars.
Quant au sponsor, il s’agit de la société Insurance Office of America, un cabinet d’assurance multirisques qui génère, environ, 260 millions de revenus, présent dans 28 états et employant plus de 72 000 personnes. IOA sponsorise deux tournois de l’EPSON Tour.
La Galloise de 22 ans et son caddie ont fait du bon boulot, et les voici en tête, avant de débuter la seconde journée.
Avec un vent qui s’est progressivement levé, les joueuses qui se sont élancées en matinée ont été avantagées, et en voici quelques-unes en haut du leaderboard.
Il fallait partir dans les premiers groupes, ce jeudi, sur le parcours du Kooyonga Golf Club. Programmées à 08h14, le groupe composé de l’Allemande Alexandra Forsterling, de la Galloise Darcey Harry et de la Thaïlandaise April Angurasaranee a bien tiré son épingle du jeu, puisque les deux européennes sont en tête.
Forsterling a joué 67, soit –5, tandis que Harry a rendu une carte de 66 pour se hisser rapidement en tête du classement. La Galloise a notamment profité d’un eagle sur le Par 5 du trou n°9, et c’est ce coup qui a fait toute la différence à l’arrivée. Car sur le Par 4 du 11, elle a été pénalisée par un bogey, qui aurait dû la placer à la seconde place, à –4, derrière Forsterling. « Le groupe était super », a déclaré Harry. « C’était vraiment agréable de jouer. On avait un bon rythme et tout le monde jouait bien. C’était sympa de se motiver mutuellement et de tout donner. Je plaisantais avec mon caddie : « Ce serait génial de finir avec un eagle ! » Et là, mon drive a fini dans un divot. Du coup, je me suis dit : « Oh non, pas bon. » On s’est concentrés, on a essayé de sortir la balle et elle a atterri sur le green. J’ai rentré le putt. C’était super ! », expliqua la Galloise qui s’est élancée du trou n°10, ce qui lui a permis de se chauffer, avant d’aborder ce retour qui contient trois Par 5.
De son côté, Försterling, quadruple vainqueur sur le LET, a réalisé deux eagle. Le premier est survenu sur le Par 4 du 13, où elle a rentré sa balle en deux coups à une distance de 103 mètres. « Je ne sais pas quand remonte la dernière fois que j’ai réussi deux eagle dans une même partie, alors je suis vraiment ravie », a déclaré l’Allemande, qui a également signé quatre birdie et trois bogey. Son second eagle est survenu sur le Par 5 du trou n°9, et comme Harry, ces coups ont vraiment avantageusement gonflé sa carte.
Blessée une partie de la saison dernière, Alexandra Forsterling revient en forme en ce début de saison. « Je dirais que je me rapproche de mon meilleur niveau. Je continue à travailler mon swing et ma condition physique. Je ressens encore des douleurs au dos, malheureusement, mais ça tient le coup », expliqua L’allemande de 26 ans. « Je pense que le travail acharné que j’ai fourni pendant l’hiver, les heures passées à frapper des balles contre le mur dans l’hiver allemand ont vraiment porté leurs fruits, donc je suis vraiment heureuse de voir le résultat».
Herbin et Laisné dans le groupe à –4
Ce sont six joueuses qui sont en embuscade des leaders, dont les deux meilleures espoirs tricolores de victoire, cette année sur le LET. En effet, Céline Herbin, qui ne lâche rien à 43 ans, et Agathe Laisné qui bénéficie de son expérience aux Etats-Unis, s’affirment en ce début de semaine en haut du classement. Elles aussi ont bénéficié d’un départ assez tôt pour construire une bonne carte. A 07h52 pour Laisné, du Tee n°10, et à 0825 pour Herbin, du Tee n°1. Et les deux Françaises ont concédé, chacune, deux bogey, contre cinq birdie. Herbin n’ayant pas profité des Par 5 du 1 et du 16 où elle est partie à la faute.
Avec elles, se trouvent la lauréate de la semaine passée, l’Australienne Kalsey Bennett, manifestement hyper motivée et qui encore devant son public. L’italienne Alessandra Fanali, l’Anglaise Annabell Fuller, et l’Autrichienne Emma Spitz complète ce groupe.
Bennett et Laisne étant les deux dernières joueuses ayant triomphé lors de cette tournée australienne. « Mon jeu de balle était encore une fois très solide aujourd’hui et ces greens sont d’une pureté exceptionnelle. Si la balle roule bien, elle a de fortes chances de rentrer. C’est encore assez incroyable [d’avoir gagné la semaine dernière], donc je suis vraiment ravie », confia Bennett.
Les joueuses du LPGA tour en retrait
Une fois n’est pas coutume, les têtes d’affiche provenant du LPGA Tour sont un peu plus bas, dans ce classement, et c’est Hannah Green, autre Australienne talentueuse, qui est la mieux classée, à la 10e place, avec la Suissesse Morgan Metraux, l’Allemande Leonie Harm et l’Argentine Magdalena Simmermacher.
Sarah Kemp est 14e dans un groupe à –1 où l’on retrouve Emma Grechi, du golf de Pessac, récemment mis à l’honneur dans un podcast de la Fédération Française de Golf.
Minjee Lee est dans le Par avec ses compatriotes Kris Davidson, Casey Porter et Kirsten Rudgeley, tandis que Grace Kim a très mal débuté ce tournoi, en s’étant élancée du trou n°1 à 12h31, avec Stéphanie Kyriacou et Casandra Alexander.
Le trou en un d’une amateur !
« C’est génial de voir autant de monde pour ce trou en un », a déclaré Denton. « Je n’en avais jamais réussi un en tournoi auparavant, c’est donc un moment vraiment spécial et je suis tellement heureuse», a confié la joueuse Australienne amateur de 18 ans, Reagan Denton, qui a réussi ce coup sur le Par 3 du trou n°7. Un coup quyi est venu compense une carte de +3 qui la met dans une position dangereuse, à la 66e place, à la limite du Cut provisoire.
Chacun attend la seconde journée, avec impatience, afin de voir si les Françaises Herbin et Laisné vont confirmer leur bon début de journée, et si les « guest stars », sauront réagir autant que les joueuses locales, particulièrement soutenues.
Le second tour est à suivre sur la chaîne Youtube du LET, à partir de 1h30 du matin, jusqu’à 06h30 => ICI
Ce tournoi fête sa 35e édition, mais il n’était plus inscrit au calendrier du LET depuis 2016, où il s’appelait l’ISPS Handa Women’s Australian Open, qui fut remporté par la Japonaise Haru Numora. Et il est, en réalité, un tournoi de la WPGA qui fut présent au calendrier du LPGA Tour, régulièrement.
La crise sanitaire a mis un terme aux excursions des circuits professionnelles de golf, en Australie, tel le LET et le LPGA Tour.
Ce tournoi fut donc joué sous le pavillon de la WPGA à partir de 2022, après avoir été co sanctionné par le LPGA Tour, jusqu’en 2020, et remporté par Inbee Park.
Le champ de joueuses
Elles sont 144 dans le champ avec le Top 80 du LET, le Top 35 du WPGA, 24 invitées et 5 qualifiées.
Parmi les têtes d’affiches se trouvent des stars du circuit mondial que sont les Australiennes Minjee Lee, Grace Kim et Hannah Green. leur compatriote Stéphanie Kyriacou est également présente, ainsi que Sarah Kemp.
Pour le Ladies European Tour ce sont Shannon Tan, Trichat Cheenglab, Casandra Alexander, Cara Gainer, Alice Hewson, Laura Fuenfstueck, Kim et Morgan Metraux, lexandra Forsterling, Klara Davidson Spilkova, Sara Kouskova, Emma Spitz, Diksha Dagar ou encore Pia Babnik et Hannah Screen.
Du côté des Françaises, on retrouve Céline Herbin, Agathe Laisné, Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon et Emma Falcher.
Cinq amateurs sont présentes et bien entendu, l’Australienne vainqueur la semaine dernière, Kelsey Bennett, est de retour sur les fairway, ultra motivée.
Les anciens vainqueurs
2025 : non joué
2024 : Jiyai Shin (-17)
2023 : Ashleigh Buhai (-9)
2022 : Ashleigh Buhai (-12)
2021 : non joué
2020 : Inbee Park (-14)
2019 : Nelly Korda (-17)
2018 : Jinn Young Ko (-14)
2017 : Ha Na Jang (-10)
2016 : Haru Nomura (-16)
2015 : Lydia Ko (-9)
2014 : Karrie Webb (-12)
Le Parcours
Ce parcours est né d’un concours de circonstances, lorsque son futur propriétaire, H.C Rymil, fut contraint de prendre un tramway, au lieu du train, pour se rendre à Henley Beach. Il aperçu un panneau « A vendre » sur une parcelle marécageuse et dunaire, ce qui l’incita à faire une halte. Il se rendit alors compte que cette parcelle conviendrait parfaitement à la création d’un parcours de golf. Nous sommes en 1922, et c’est l’année suivante, au mois de mai, que les neuf premiers trous furent ouverts au public. En 1924, le parcours fut agrandi et porté à 18 trous.
Des joueurs comme Walter Hagen et Harry Vardon, ou encore Arnold Palmer et Garry Player s’illustrèrent sur le parcours du Kooyonga Golf Club qui a également accueilli cinq Australian Open, neuf South Australian Open et huit National Amateur Championships, en plus du Women’s Australian Open.
Le LIV fera également une halte sur ce tracé, en 2027.
Sont designer n’est autre que son premier propriétaire, Herbert Locket « Cargie » Rymil, membre d’une riche famille australienne, la Rymill Brothers, d’origine anglaise, qui fit fortune dans les services publics.
Ce parcours est un links, particulièrement boisé, avec ses bunkers typiques en sable ocre. Prisonnier de l’urbanisation, il est cependant très proche de l’Océan, à l’est du centre ville d’Adélaïde.
Les principales défenses sont ses nombreux bunkers et des green ondulés où le pré green permet de jouer au putter, selon la tradition des links britanniques. Une seule pièce d’eau est présente, et elle se trouve le long du green du 17.
Autre particularité, l’aller comporte trois Par 5, dont deux sur les trous 1 et 2. Il faut donc être tout de suite dans le coup pour exploiter ces opportunités de birdie. Quant au retour, il ne comporte qu’un seul Par 5 situé au trou n°16, après deux Par 3. Une configuration atypique, qui peut occasionner du spectacle par le suspense et les faits de jeu.
L’aller est donc un Par 37 contre un Par 35 au retour.
La saison de l’Epson Tour s’est ouverte avec la victoire d’une joueuse confirmée, qui a retrouvé ce circuit dans l’espoir de mieux retourner vers le LPGA Tour. Mais c’est aussi une victoire qui apporte encore plus de motivation aux jeunes espoirs d’un pays qui fut au sommet de la hiérarchie du golf féminin mondial.
Depuis le départ en retraite de l’ancienne numéro un mondial, Lorena Ochoa, le Mexique a du mal à briller au plus niveau mondial, dans la discipline du golf, chez les féminines. Et seule Gaby Lopez a réussi à conquérir le cœur des passionnés, en plus de trois victoires sur le LPGA Tour.
Sa compatriote Maria Fassi, malgré une plastique qui ne passe pas inaperçu, est très loin de pouvoir prétendre jouer au même niveau que Lopez, qui, à 32 ans, n’a pas de successeur sur le Tour.
Alors, quand une Mexicaine s’impose sur l’Epson Tour, c’est évidemment un événement. D’autant que Isabella Fierro n’est pas une débutante et que son nom est déjà bien connu des passionnés. Au terme du second tour, une fois que le Cut eut conservé les 60 meilleures et ex æquo, Fierro pointait à la seconde place, à égalité avec l’Américaine Dorsey Addicks, avec le score de –9.
Cette année, l’Epson Tour est majoritairement composé de joueuses qui évoluent sur ce circuit depuis plusieurs années, et d’autres qui viennent de le retrouver en ayant été rétrogradées depuis le LPGA Tour. Chacun peut donc s’attendre à des tournois disputés où les rookie devraient avoir du mal à se frayer un passage. Pour preuve, c’est Annabelle Pancake-Webb qui occupait la première place, délogeant la rookie Lauren Clark, qui fut en tête de la première journée, avant l’interruption de jeu.
Partie avec un coup de retard sur le leader, Isabella Fierro, qui fut rookie sur l’Epson Tour en 2023, avec une victoire cette même année, a débuté cette journée en proie au stress : « mes mains tremblaient, et je l’ai dit à mon caddie. Il m’a répondu : « C’est pour ça qu’on s’entraîne, non ? ». Ressentir l’adrénaline, ressentir la nervosité, c’est ce pour quoi un athlète s’entraîne, et c’est ce qu’il faut ressentir », a déclaré Fierro. « Alors, au lieu d’éviter cette sensation, je l’ai simplement laissée passer, et franchement, c’est la meilleure sensation au monde », ajoutait-elle.
Sur les trois premiers trous, elle progressait d’un coup, à cause d’un bogey entre deux birdie. Puis, elle évoluait à –11, grâce à un troisième birdie sur le Par 5 du trou n°6. Après une longue suite de Par, jusqu’au Par 3 du 12, la Mexicaine de 25 ans concédait encore un bogey.
De son côté, Annabelle Pancake-Webb ne parvenait pas à décoller en ayant concédé trois bogey dès le début du parcours, pour un birdie, juste après. Puis, dès le trou n°11, elle concédait un quatrième bogey, et un cinquième sur le Par 4 du 13, plongeant à –6.
Evoluant dans le groupe juste devant, l’Américaine Kaitlyn Papp Budd, fournissait son effort et malgré un bogey après trois birdie, à l’aller, elle se tenait à –9, deux coups derrière Fierro qui était en train de gérer son stress. Mais la journée de l’Américaine allait se poursuivre entre un bogey et un birdie, ce qui lui permit pas d’aller chercher un meilleur score de –9 total.
Agée de 27 ans, Kaitlyn Papp Budde fut d’abord connue sous son nom de jeune fille, et à cette époque elle avait accepté de répondre à quelques-unes de nos questions, lorsqu’elle avait intégré le LPGA Tour, en 2022, après avoir obtenu sa carte, via la Q-school.
Depuis, l’Américaine a connu un parcours difficile, comme beaucoup de jeunes femmes qui rêvent du haut niveau et qui ne sont pas suffisamment armées, techniquement, et mentalement, pour y évoluer.
Alors, s’ouvre devant elles une autre perspective, celle de l’Epson Tour, un circuit très honorable d’où sortent, majoritairement, les nouveaux talents du golf féminin mondial.
Alors, quand la Mexicaine Isabella Fierro a commencé à se détacher en tête, en signant son quatrième birdie, sur le Par 4 du 14, c’est tout un pays qui a commencé à vibrer derrière elle. Et après ce birdie, Fierro en a signé un cinquième, pour passer à –12, lui mettant presque les deux mains sur ce trophée si particulier, décerné dans ce tournoi. Enfin, au 17, en passant à –13, la Mexicaine a surfé vers la victoire en se laissant porté par cette vague d’enthousiasme et de réussite, dont elle avait douté en début de parcours. « Cette victoire compte énormément pour moi », a déclaré Fierro. « Avoir ma mère avec moi cette semaine, avoir ma famille, c’est comme un porte-bonheur. Je suis vraiment très heureux et impatient de voir ce que l’avenir me réserve. Cela va certainement me donner beaucoup de confiance pour débuter l’année, mais gagner sur ce parcours, c’est vraiment difficile. Et tout le monde a si bien joué cette semaine que je savais que je devais donner le meilleur de moi-même. Je suis vraiment ravi. J’ai la chance que mes efforts aient porté leurs fruits ».
Fierro qui citera, également, Maria Fassi, en référence, alors que la Mexicaine de 27 ans peine à convaincre qu’elle peut devenir cette grande championne dont certains parlent tant.
Fassi qui termine seconde à –9, en concédant un seul bogey dans cette dernière journée et qui participe, tout de même, à propulser le golf féminin mexicain au premier plan, cette semaine.
La suite de cette saison dira si Fassi parviendra à marquer cette année 2026, de son empreinte. Pour le moment les deux mexicaines sont aux deux premières places de la Race, d’une saison qui sera, comme les autres, pleines de rebondissements.Tout en sachant que Isabella Fierro jouera sur le LPGA Tour, cette année, après avoir terminé 12e de la Race for the Card, l’an dernier.
Le Top 10 est composé de joueuses qui n’en sont pas à leur première tentative de terminer dans le Top 10 de la Race, et le Top 15, depuis l’an dernier. Kate Smith-Stroh et Jessica Porvasnik sont 5e à –8, tandis que la Finlandaise Kiira Riihijarvi est 7e avec l’Australienne de 23 ans Caitlin Peirce, rookie l’an dernier.
Vétéran de l’Epson Tour, l’Américaine de 31 ans, Dorsey Addicks, pointe à la 9e place, à –6, avec la Philippine de 27 ans, Pauline Del Rosario, rookie en 2022, ainsi qu’avec la rookie Kaleiya Romero.
A –5, se trouve le leader éphémère du 1er tour, Lauren Clark, et l’Espagnole Carla Tejedo Mulet. Et l’on attend de ces joueuses qu’elles aillent bousculer celles qui sont déjà installées sur l’Epson Tour, depuis plusieurs saisons, afin d’offrir une belle lutte pour le classement de la Race.
La Française Adela Cernousek est 29e à –1, et a fait partie des joueuses qui ont été contraintes de terminer leur second tour, samedi matin, et d’enchaîner le 18 trous final.
Cernousek qui sera particulièrement observée, cette année, car portait, jusqu’ici, un franc espoir de renouvellement sur le LPGA Tour. Mais son année 2025 a été à l’opposée du jeu qu’elle avait délivré, en 2024, lors de grands rendez-vous.
Le prochain tournoi de l’Epson Tour se déroulera du 13 au 15 mars, en Floride.
La Sud-coréenne n’avait plus connu la victoire de la fin du mois de juillet 2017. A presque 33 ans elle brandit son 3e trophée sur le LPGA Tour, au terme d’une semaine éprouvante.
Ce dernier tour a laissé planer le suspense jusqu’au bout, avec trois scenarii possible. La victoire de l’une ou l’autre des joueuses de tête, au terme des 18 trous réguliers, où un supplément de jeu, pour les départager. Et le putt de la victoire est finalement revenu à une Sud-coréenne qui n’avait plus été victorieuse depuis 9 ans !
Le 30 juillet, 2017, lorsque la Sud-coréenne Mi Hyang Lee remporte le Scottish Ladies Open, elle ne sait pas encore qu’elle va vivre une longue traversée du désert avant de brandir, à nouveau, un trophée. Elle connaîtra de nombreuses frustrations et elle passera très près de ce 3e succès qui continuera de se refuser à elle.
Mais cette semaine, toujours aussi déterminée, et profitant de l’absence de quelques vedettes, et du fait que d’autres se sont montrées moins à l’aise avec le vent, qui souffle toujours très fort sur ce parcours insulaire, Mi Hyang Lee eut plus de réussite, que les autre semaines. Pourtant, son épaule gauche la gêne toujours et elle précisé en interview qu’elle doit encore observer du repos, parce qu’il faut du temps pour toute chose. Mais, parfois, quand il faut attendre pour un peu tout dans son existence, cela devient épuisant mentalement, et l’impatience peut prendre le pas.
Seconde à un coup d’un trio de leader, dès jeudi, M.-H. Lee s’est portée du tournoi, dès le lendemain, en rendant une carte de 66, ce qui améliorait son score de la veille, d’un coup. Lors du moving day, elle conservait cet avantage, tout en ayant souffert de son épaule qui la fit jouer de travers.
En règle général, lorsqu’une joueuse est en tête jusqu’au moving d’ay, dans une situation précaire, il y a peu de chances qu’elle le reste jusqu’à la fin. Et a surgi du bois, ce dimanche, la Chinoise Weiwei Zhang, qui s’est subitement offert un coup de projecteur médiatique. Jusqu’ici, seuls ceux qui s’intéressent à l’Epson Tour avait pu suivre les résultats sportifs de cette joueuses qui n’était pas franchement parmi les têtes d’affiche. Contrainte de passer par la Q-série, depuis 2021 pour essayer de jouer au plus haut niveau mondial, Zhang a finalement réussi à s’affirmer, en 2024, grâce à une 4e place lors du Annika driven by Gainbridge at Pelican, et une 4e place, l’an dernier, au Mexique, où Chisato Iwai décrochait sa première victoire.
Le tournoi du Mexique qui fut un test d’endurance, à cause de la chaleur qui indisposa plus d’une joueuses.
Cette semaine, Zhang était devant son public, comme vingt sept autres de ses compatriotes. Partie de l’antépénultième groupe, en compagnie d’Auston Kim et de Lucy Li, débutait sa journée avec un bogey au trou n°1, mais elle rebondissait avec un eagle sur le Par 5 du 3. Le bogey étant inévitable sur ce tracé, comme les autres joueuses de tête, elle allait vivre l’ascenseur émotionnel entre bons et mauvais coups. Mais après neuf trous, elle pointait en tête, avec le score de –9, aux côtés de la tenante du titre Rio Takeda, et de Mi Hyang Lee. Et seules Takeda et Zhang parvenaient à jouer sous le Par, dans ce groupe de tête. On crut, alors, que la Sud-coréenne de 32 ans allait, une fois encore, passer à côté du succès, puisqu’elle affichait un score de +3 pour la journée, à cause de deux doubles.
Mais la lutte pour le titre ne faisait, en réalité, que débuter.
Un retour sur le fil, au putt près
Les neuf derniers trous allaient se dérouler dans une extrême tension, pour l’observateur, car la victoire pouvait, à tout instant, chavirer en faveur d’une des trois, puis d’une des deux joueuses en tête.
La Japonaise Takeda, qui jouait dans l’avant dernier groupe, avec Aditi Ashok et A Lim Kim, resta au contact. Après 12 trous, elle partageait la tête avec la Chinoise Zhang et la Sud-coréenne Lee.
L’Américaine Auston Kim n’était plus dans le coup, pour la victoire, ayant concédé deux bogey contre un birdie, à l’aller. Puis un bogey sur le Par 4 du 10, avant d’aligner des Par. Mais ce retrait du groupe de tête était provisoire. Sauf qu’à ce moment de la journée, celles qui faisaient le jeu s’appelaient toujours Takeda, Lee et Zhang.
La Sud-coréenne et la Chinoise allaient se détacher en tête, avec le score de –10, à partir du Par 4 du 13, pour Lee, et du Par 5 du 14 pour Zhang. Ce qui laissa la Chinoise seule en tête, quelques minutes.
Takeda commença à entrer dans la difficulté, en se faisant moins précise sur ses approches et au putting. Le vent soufflait assez fortement, continuant de défendre ce parcours, avec une certaine obstination, ce qui ne facilitait pas le jeu. La tenante du titre resta à –9, jusqu’au Par 4 du 15, lui laissant encore espérer pouvoir tirer son épingle du jeu, sur les trois derniers trous. Mais son jeu s’effrita et Takeda, après avoir laissé passer une nouvelle chance de birdie, sur le green du 15, avec un putt d’environ 2 mètres, manquait son putt, sur le green du 16, à environ 1,20 mètres, pour sauver le Par. Ce bogey tua les chances de victoire de la Japonaise, qui a su, tout de même, d’une année sur l’autre, être très présente dans le haut du classement.
La Sud-coréenne Hye-Jin Choi fut, elle aussi, un outsider pour le titre, mais comme Takeda, elle bloqua sur les derniers trous, ne parvenant pas à faire preuve de précision. Pas plus que Yu Liu, qui a encore du mal à s’affirmer sur un dernier tour.
Déjà bien avancée sur le parcours, Weiwei Zhang approchait de la fin de sa journée, et alors qu’elle signa un birdie sur le Par 3 du 16, pour prendre seule la tête, elle concéda un bogey, au 17, la ramenant en position de co-leader avec une Mi Hyang Lee qui donnait tout ce qu’elle avait pour aller chercher ce dernier birdie qui lui permettrait de sortir vainqueur de cette journée. Car depuis son birdie au 13, Lee ne parvenait plus à améliorer son score. Au 15, M.-H. Lee trouva le green à environ 9 mètres du mat, ce qui l’empêcha de signer un birdie. Au 16, avec un putt d’environ 4 mètres, sa balle dévia de la ligne et ne trouva pas le trou. Au 17, la Sud-coréenne trouva le début du green, au second coup, avec un drapeau au fond, et sur le plateau du bas. Yu Liu réussissait un bien meilleur coup, mais à deux mètres du trou, elle manqua son putt pour birdie.
De son côté, Hye-Jin Choi fit tomber sa balle sur la bosse, au niveau du premier tier du green, ce qui eut pour effet de la faire rouler vers l’extérieur, au lieu d’aller en direction du mat.
C’est alors que Mi Hyang Lee réalisa un coup de génie, en allant chercher une trajectoire de putt complètement à gauche, afin que sa balle trouve la pente, en bas du green, à niveau du mat, qui allait faire revenir sa balle vers le trou. Un putt d’environ 25 mètres qui nécessita une très bonne lecture du green, et du courage pour s’aventurer sur un tel chemin.
Elle assura le Par, avec un nouveau putt d’environ 1,20 mètre, tout comme Yu Liu et et Hye-Jin Choi.
De retour au practice, en leader au club house, Weiwei Zhang ne pouvait qu’attendre que Lee en termine pour être fixer sur son sort.
Et des trois joueuses restant sur le parcours, c’est Mi Hyang Lee qui conserva, le mieux, la tête froide, en allant chercher le green, sous le mat, au 3e coup, faisant passer sa balle sur le trou, et manquant de clôturer cette journée, par un coup exceptionnel. Car sa balle accrocha le bord du trou, et sans cet excès de vitesse, c’est un eagle qu’elle aurait signé, bien malgré elle.
Mais la balle de Mi Hyang Lee s’étant stoppée à moins d’un mètre, le birdie semblait assurer, tout la victoire. Et c’est ce qui se produisit, laissant la joueuse qui fêtera ses 33 ans, le 30 mars, entre joie immense et émotion tétanisante, au point qu’une nuée de joueuses se rua vers elle, pour l’asperger de vin mousseux et d’eau, dans la plus pure tradition des célébrations de ce sacré jeu de golf, qui sait toujours réserver de belles surprises, après de longues périodes frustrantes. « J’ai cru en moi ce matin. Mais je me sentais nerveuse. Vous savez, j’avais vraiment envie de gagner, et j’avais oublié que gagner c’est une sensation unique », déclara Mi Hyang Lee, peu après avoir célébrer ce troisième titre, enroulée dans une serviette, qui tentait d’absorber l’excès de liquide que contenait son polo. « J’ai donc fait confiance à mon caddie et j’ai continué à me montrer patiente », continuait-elle. « j’ai eu des hauts et des bas, mais j’ai continué à me battre sur le retour si bien que je n’ai aucun bogey en trois birdie. Je suis vraiment fier de moi. Mais j’ai aussi beaucoup galéré ces dernières années et je tiens à remercier mon père, mon caddie, mon entraîneur, mes amis et ma famille. Et tous les amis du circuit. Car ils n’ont pas cessé de m’encourager », ajoutait-elle.
Plus tard, en conférence de presse elle avouera avoir suivi les scores en jetant ou œil sur le parcours. : « je savais où j’en étais. Je n’arrêtais pas de regarder le tableau des scores. Et je crois que c’est pour ça que cela m’a donné beaucoup de confiance. J’ai enchaîné les birdie, puis deux autres. Je n’arrêtais pas de regarder le tableau des scores et je savais que Weiwei et Rio jouaient bien ». Preuve que, contrairement à Nelly Korda, il est tout à fait possible de suivre les scores, durant une partie, et de construire sa stratégie en fonction des scores des autres joueuses. Et la gestion du stress n’est qu’une affaire de personnalité. Il y a celles qui ne veulent pas savoir et les autres.
Perrine Delacour se classe 39e, à +4 total, après une dernière honorable en +1, comme le vainqueur, tandis que Nastasia Nadaud a joué +2 journée, pour un score total de +7, terminant 50e de son premier tournoi du LPGA Tour, avec son statut de rookie.
Les deux Françaises ouvrent leur compteur de points de Race to CME. Nadaud est projetée 103e alors que Delacour occupe la 92e place. A charge, à elles, maintenant, de continuer à franchir les Cut et d’aller chercher, le plus possible, des Top 10 cette saison.
La tournée asiatique de début de saison vient de s’achever et c’est désormais en terre américaine que toutes les joueuses vont se retrouver, sur un parcours qui accueille la Founders Cup pour la première fois, en Californie.
Ce sera du 19 au 22 mars, avec des horaires de diffusion, en soirée.
Ce fut encore une journée difficile, sur l’île de Hainan, avec du vent et un parcours qui ne se laisse pas facilement dominer, en raison des green qui possèdent de nombreuses pentes, et de certaines lignes de jeu où se trouvent divers pièges.
La Sud-coréenne Mi-Hyang Lee reste donc en tête, après ce moving, où les scores ont peu évolué, à cause des nombreux bogey qui attendaient les joueuses. Et notamment celles qui se sont élancées le matin et qui affichent des scores à la journées, au-dessus du Par.
L’Etatnusienne Yana Wilson a joué +5, reculant de seize places, alors que Nastasia Nadaud joue également +5, mais elle ne perd que quatre places pour descendre à la 59e place avec Wilson. A ce même rang, on trouve la Suédoise Frida Kinhult, qui concède quarante trois places en signant une carte 80,mais aussi Chanettee Wannasaen et Gina Kim qui, elles, ont gagné cinq places en ne concédant qu’un coup au parcours.
Et en haut du leaderboard, la plupart des joueuses ont vécu de mauvais moments, mais quelques-unes s’en sortent, quand même, avec un score négatif, à la journée.
La bonne affaire pour Lucy Li, Hye-Jin Choi et Rio Takeda
Elles ne sont pas nombreuses à avoir joué sous le Par, et plus encore nettement en dessous. Si la palme revient à la Chinoise Yuai Ji, qui signe une carte de 66, ce sont Lucy Li, Hye-Jin Choi et Rio Takeda qui profitent le mieux de ce troisième tour. La petite fille au cornet de glace de l’US Women’s Open 2014, et qui est devenue une jeune femme de 23 ans, du Top 50 de la Race to CME et du Top 100 mondial, a progressé de 19 places pour se retrouver à la 9e place provisoire, à –6. Lucy Li signe une journée vierge de bogey, en s’étant élancée à 09h49, faisant mentir la statistique qui frappe celles parties le matin. « Il y avait beaucoup de vent. Et c’est probablement la journée la plus venteuse que j’ai jouée ces dernières années », confia l’Etatnusienne. « J’adore jouer dans le vent, donc c’est un jeu très naturel pour moi », ajoutait-elle. « J’ai trouvé ça très amusant », ajouta Lucy Li qui va s’élancer, demain, pour un Top 10, au minimum.
La Japonaise tenante du titre, Rio Takeda, défend bien son titre et c’est avec un eagle qu’elle a fait s’envoler sa carte, dès le Par 5 du trou n°8, avant de signer un retour en 32, pour une carte de 67 ne comportant qu’un bogey. Pour autant, Takeda a été en souffrance, comme bien d’autres joueuses, notamment sur les green, où les balles ont du mal à rouler vers le trou. En cause, de nombreuses pentes et du grain qu fait vite dévier la balle de la ligne, en sortant du putter.
Enfin, il y a la Sud-coréenne Hye-Jin Choi qui signe une journée en –4 et qui a évolué quatre groupes devant celui du leader. Choi a raté beaucoup de coups, notamment des approches de green ou de mats, sur le retour, alors qu’elle avait réalisé un très bel aller en 31, vierge de bogey. Et cet unique bogey qu’elle concède au retour, sur le green du Par 4 du 17, l’empêche d’être classée à –10, avec seulement deux coups de retard sur Mi Hyang Lee. « J’ai réalisé un début de parcours très solide et mes coups étaient vraiment bons. Ce qui m’a donné beaucoup d’opportunités de birdie », confia la Sud-coréenne de 26 ans, qui n’a toujours pas gagné sur le Tour, malgré un haut potentiel. « J’ai également eu de longs putt. Mais le retour n’était pas comparable à l’aller, mais j’ai réussi à réaliser de bons sauvetages », expliquait-elle, comme au 17 où elle manque son approche du green et parvient à amener sa balle, au putter, avec un green en montée. Hélas, son putt pour sauver le Par passera à côté. « Je pense que c’est le vent qui est responsable de ça. Parce qu’avec le vent je n’arrivais pas à placer mon second coup près du drapeau. Surtout sur les tous 10 et 13 où il y avait beaucoup de vent de face. Donc j’ai joué un hybride. Du coup, ce fut plus difficile d’améliorer mon score, et j’ai aussi raté quelques birdie », ajoutait Hye-Jin Choi dont on sent qu’elle peut faire la différence, dimanche, face à M.-H. Lee.
Car cette dernière a été clairement en difficulté, toute la journée. Partie du score de –10, elle a bien débuté en alignant deux birdie. Mais ensuite, tout s’est compliqué avec deux bogey sur le Par 3 du trou n°4 et le Par 4 du trou n°5. et les deux birdie qu’elle signait, ensuite, étaient effacés par deux bogey, de sorte que M.-H. Lee resta à –11, après neuf trous. Au retour, on sentit nettement que le vent jouait un rôle important dans la construction des coups. Mais la Sud-coréenne souffrait également de l’épaule gauche, après son coup de bois au trois n°5, sur le fairway. Et cette gêne allait l’accompagner jusqu’au 18. Malgré trois birdie au retour, la Sud-coréenne ne progressa que d’un coup, à cause de deux bogey, concédés à la suite, au trou 13 puis sur le Par 5 du 14. Sur ce dernier, c’est un second coup lâché complétement à gauche, dans la zone des bunker et des palmiers, qui l’empêcha d’aller chercher le green au 3e coup. Et lorsqu’elle joua son putt pour sauver le Par, sa balle fit une légère virgule qui déclencha un nouveau putt pour le bogey.
En fait, toute la journée de MI Hyang Lee est allé de travers, mais elle préfère en retirer du positif : « je suis très fière de moi d’avoir pu trouver sept birdie », confira la Sud-coréenne après sa partie. « J’étais partie pour en faire seulement six, et il y a eu beaucoup de hauts et de bas, mais je termine sous le Par, donc je vais continuer à aller de l’avant pour demain ». A propos de sa blessure elle déclara : « il faut juste que je prenne du repos et que je sois patiente. J’étais un peu sous pression et je me suis contentée de simplement joué ce tournoi. J’ai encore mal mais je joue toujours bien. La saison est longue alors que je pense que ce ne sera pas un mauvais choix que de continuer à jouer », expliquait-elle.
Mais face à des joueuses qui sont en pleine possession de leurs moyens, Mi Hyang Lee pourrait vouloir forcer un peu, et ne pas être en capacité de placer ses coups là où elle le veut. D’ailleurs, cette blessure à l’épaule droite à souvent fait partir sa balle à gauche.
Perrine Delacour a joué +1 ce qui lui a tout de même permis de progresser de deux places. La voici 47e à +3, deux coups devant Nastasia Nadaud, et 10 coups derrière le leader.
Le Blue Bay LPGA est un tournoi compliqué et une véritable épreuve technique. Et ce sera encore le cas demain, pour le dernier tour, avec une Yu Liu en embuscade, à –9, fortement encouragée par le public local, qui a toutes ses chances.
Après deux tours, en Australie, l’Australienne de 26 ans, Kelsey Benett, a pris la tête du tournoi, tandis que seules deux Françaises franchissent le Cut.
Kelsey Bennett a confirmé son bon début de saison 2026, ce vendredi, en signant une carte de 68 (-4), prenant ainsi un coup d’avance, à domicile, devant ses poursuivantes directes.
Leader la veille, la Tchèque Sara Kouskova est reléguée en 5e position, à 3 coups, soit –7. Kouskova a concédé deux bogey contre un birdie, ce qui a été insuffisant pour qu’elle se maintienne en tête.
De son côté, Kelsey Bennett, qui est née et a grandi en Nouvelle-Galles du Sud, avait également été en tête du 1er tour du Ford Women’s NSW Open la semaine dernière, avant de finalement terminer à la 8e place ex æquo. Elle avait auparavant terminé 12e ex æquo au PIF Saudi Ladies International de Riyad, tournoi d’ouverture de la saison. Dans cette journée, elle signe sept birdie contre trois bogey, en ayant pris 13 fairway et touché 12 green en régulation. « J’ai encore bien joué aujourd’hui », a déclaré la joueuse de 26 ans, qui, après son 66 (-6) de la veille, affiche désormais un score de -10 total. « Il y a eu quelques petits incidents, j’ai fait quelques bogey, mais bon, j’ai réussi à garder la tête froide et à continuer à avancer, et j’ai ensuite fait quelques birdie sur la fin, ce qui était sympa».
Bennett vise une première victoire sur le Ladies European Tour, cette semaine, après avoir terminé troisième à deux reprises, à l’Investec SA Women’s Open et à l’Andaluciá Costa del Sol Open de España en 2025.
La semaine dernière, au Wollongong Golf Club, l’Australienne a eu une belle occasion de décrocher une victoire tant convoitée lors d’une dernière journée très serrée. Elle n’a malheureusement pas réussi à suivre le rythme des joueuses qui la précédaient. C’est la Française Agathe Laisne qui s’était imposée. « J’étais assez anxieuse toute la journée », a-t-elle déclaré à propos de cette défaite de peu. « J’étais un peu obsédée par le fait d’être dans ce dernier groupe. Il faut vraiment le vivre pour comprendre. Je vais donc essayer de me débarrasser de ce sentiment, de me recentrer et de me concentrer davantage, en respectant ma stratégie».
À égalité à la deuxième place, à neuf coups sous le par, se retrouve la Thaïlandaise Trichat Cheenglab et l’Anglaise Meghan MacLaren. L’ancienne lauréate de l’Ordre du Mérite du LET 2024 a enchaîné un 68 (-4) après son 67 d’hier, un score comprenant un bogey et trois birdie sur ses sept derniers trous. « Je ne m’attendais à rien cette semaine », a déclaré Cheenglab, qui avait manqué le Cut au Ford Women’s NSW Open la semaine dernière, un tournoi perturbé par la pluie. « J’ai simplement légèrement modifié mon putting, et ça a fonctionné».
MacLaren, quant à elle, a signé une carte sans bogey de 67 (-5), confirmant ainsi son retour en forme. Le triple vainqueur du LET est la seule ancienne championne présente, ayant remporté ce tournoi en 2022. « L’après-midi a été assez longue », a déclaré MacLaren, qui a obtenu sa place sur le LET lors des qualifications en décembre. « Il faisait chaud, mais j’ai vraiment très bien joué aujourd’hui et j’ai simplement fait ce que j’avais à faire ces deux derniers jours : corriger mes coups ratés et profiter des bonnes occasions. Il y a deux ans, j’étais ici et après le premier tour, j’ai fondu en larmes tellement j’étais perdue. J’étais en grande difficulté. Je n’aurais pas dû être là cette année-là. Le chemin a été long depuis. Mais j’ai l’impression que, juste avant les qualifications, je suis de retour au niveau que je peux atteindre». J’ai retrouvé confiance en mon jeu, il s’agissait simplement de me concentrer mentalement, d’y croire et de faire confiance à mes capacités.
La Sud-Africaine Casandra Alexander, la joueuse la mieux classée du tournoi, a également réalisé une belle remontée au classement vendredi, avec une carte de 67 (-5) qui la place à huit coups sous le Par. Elle occupe la quatrième place, seule en lice, et vise une deuxième victoire sur le LET.
A égalité avec Kouskova, se trouve l’Anglaise Caley McGinty. Classée 5e ex æquo, la semaine passée, Mc Ginty confirme sa bonne forme avec une deuxième journée en 65, vierge de bogey. La joueuse de 25 ans a déclaré : « c’était bien. Je n’avais pas vraiment d’attentes en arrivant aujourd’hui car je n’avais pas du tout bien joué hier. J’essayais simplement de retrouver un bon rythme et de retrouver mes sensations ».
Cinq joueuses complètent le top 10 à la 7e place ex æquo, à six coups sous le par. Ce groupe comprend l’Indienne Pranavi Urs, l’Anglaise Alice Hewson, la Néo-Zélandaise Momoka Kobori, l’Équatorienne Daniela Darquea et la Française Céline Herbin. La Galloise Lydia Hall a quant à elle réussi le premier trou en un de sa carrière, en plaçant sa balle au 3e trou à 119 yards (environ 108 mètres). Après 36 journées disputées à Magenta Shores, 60 joueuses ont franchi le Cut, qui s’est établi à un coup au-dessus du Par.
Herbin dans le coup, Laisné à –2
Deux Françaises ont donc franchi le Cut, cette semaine, sur les six au départ jeudi. Ap)rès sa victoire dimanche dernier, Agathe Laisné franchit, à nouveau, le Cut, mais est à la traîne, du groupe des leader, en accusant 8 coups de retard sur Benett et 7 sur Cheenglab et MacLaren. Après une première journée en –2, elle rend une seconde carte dans le Par, comportant deux bogey et deux birdie.
Céline Herbin est en revanche dans le Top 10, à la 7e place provisoire, et sous le Par pour ls deux journées. Et c’est un troisième birdie qui sauve sa journée, car elle a concédé deux bogey à l’aller, qui l’ont sûrement stimulé à aller chercher du birdie, dès que l’occasion s’est présentée.
Herbin est à égalité, à –6, avec Daniela Darquea, Momoka Kobori, Alice Hewson, et l’Indienne Pranavis Urs.
Le second tour débutera à 08h22, et le troisième tour sera à suivre la chaîne youtube du Ladies European Tour.