Hulencourt Women’s Open : Bennett prend le pouvoir en Belgique

Avec une météo déjà estivale, et parfois beaucoup de vent, ce premier tour a livré un verdict intéressant, en l’absence de quelques pointures du circuit. Et l’Allemande Helen Briem n’a pas manqué son entrée pas plus que deux Françaises.

Au terme de ce premier tour c’est l’Australienne Kelsey Bennett qui a pris la tête, avec un premier tour en 67 (-5) sur le parcours belge, aussi plat qu’est son pays.

Partie du Tee n°10, Bennett a signé trois birdie, avant de concéder un bogey sur le Par du trou n°14. Puis, elle retrouva un birdie au trou suivant et concluait cette partie du parcours avec un bogey et un birdie.

Malgré ces bogey, elle resta sur une progression en allant tout de suite chercher un birdie sur le trou n°1. Mais sur le green du 4, elle concédait un double bogey pénalisant. Benette ne se découragea pas pour autant, et démontra que cet accident de parcours n’avait pas d’incidence sur son moral. Elle concluait sa journée avec trois birdie à la suite, pour signer un retour en 34 et une carte de 67, la plaçant en tête.

Chassant sa première victoire sur Let, la jeune femme de 25 ans a connu un solide début de saison, enregistrant trois top-10, et une impressionnante 3e place à l’Open féminin d’Investec South Africa. « Je suis assez contente aujourd’hui », a-t-elle déclaré. «Je ne peux pas me plaindre lorsque l’on rentre des putt pour birdie ou le Par, donc c’est bien. Mon caddie et moi avons vraiment parlé beaucoup de coups aujourd’hui, et ça a bien fonctionné», confiait Benett. Puis elle ajoutait : « vous devez vous mettre dans la bonne position hors du tee, surtout avec ce vent. Il s’est un peu levé, alors juste en vous assurant de juger la bonne distance, d’autant plus qu’il y a quelques ruisseaux sur au bord des green. »

Benett qui souligna l’importance d’avoir un caddie, faisant une différence notable avec les semaines où elle joua seule. « C’est juste du golf. Je veux dire, ça va et ça vient, donc je profite d’avoir un caddie. Les semaines que j’ai faites un peu mieux, j’ai eu un caddie, alors j’espère que cela peut continuer. »

Avec une expérience croissante sur le Tour, Bennett pense que le succès se résume souvent à la façon dont un parcours convient au regard d’un joueur. Et cette semaine, elle sentait que Hulencourt s’alignait bien avec son jeu. Confiante dans sa préparation et son état d’esprit, elle cherche à s’appuyer sur un bon départ.

L’Indienne Avani Prashanth et l’Allemande Helen Briem sont à égalité pour la deuxième place, après avoir joué 68 (-4) dans ce premier tour. Briem qui a rentré un eagle sur le par 5 du 9, lui permettant de s’imposer à un coup du leader, au terme de ce tour.

La rookie de l’année 2024 a rapporté qu’après cette première journée, elle pense qu’il y a encore de la place à l’amélioration, mais dans l’ensemble, elle était très satisfaite de sa performance : « c’était vraiment difficile avec la chaleur», a-t-elle poursuivi. « A peu près au trou n°14 c’était vraiment difficile. J’ai eu très chaud. Je suis heureuse de jouer aussi bien même si je n’aime pas vraiment la chaleur ». A propos de son eagle elle déclara : « cet eagle a été un grand coup de pouce. J’étais un peu triste d’avoir concédé des bogey, mais le putt est tombé et c’était un bon atout. Je pense que c’est mon premier eagle cette année. »

De son côté, la rookie Avani Prashanth a concédé deux bogey à l’aller, en étant partie du Tee n°1, auxquelles elle répondait pas une belle suite de birdie, jusqu’au trou n°13. Un par 5 de 477 mètres. « Je pense que ce fut une très bonne journée du début à la fin », a déclaré la joueuse rookie. « Le putter était vraiment chaud toute la journée. J’adore les green rapides, donc c’est certainement l’un de mes terrains de golf préférés jusqu’à présent. Je lisais parfaitement les putts et j’ai travaillé un peu sur mes deux derniers jours, donc je suis contente que tout se soit réuni. » À seulement 18 ans, Prashanth se sent bien dans son tour d’ouverture. «Je me sens plutôt bien à ce sujet et je suis juste content d’avoir finalement eu le bon premier jour que je voulais. Les choses sont bien partis et voyons comment se passe la semaine. Je pense que le plan de jeu était à peu près la même chose la semaine dernière, malgré un parcours très différent. Je devais juste travailler ma vitesse, mais hormis cela, c’était la même chose », a poursuivi Prashanth.

Commentant sa première année elle déclara : « jusqu’ici je l’aime. Je pense que le golf peut être légèrement meilleur, mais c’est juste une chose à travailler au quotidien. »

Prashanth apprécie de passer du temps avec des autres joueuses indiennes sur le Tour.

Cette seconde journée, elle sait exactement comment elle veut l’aborder: « je pense que je vais jouer de manière conservatrice. Je vais juste rester un peu agressive et j’espère que je ne ferai pas de bogey demain. »

Nadaud dans le groupe à –3

Bonne nouvelle pour le clan tricolore avec la présence de Nastasia Nadaud qui se refait une santé, sur le parcours Belge, après un tournoi difficile aux Iles Canaries. La voici troisième à –3, avec l’Ecossaise Kylie Henry, la Galoise Lydia Hall et l’Anglaise Cara Gainer, l’une des rares vedettes de ce champ. Nadaud qui s’est élancée du Tee n°10 avec Alice Hewson et Kelsey Benett, ce qui lui sûrement donné le bon tempo. Un premier birdie au trou n°1 semblait lancer sa journée, mais après quatre Par, elle concéda un bogey, puis un birdie, puis un autre bogey et un nouveau birdie, sur le Par 5 du trou n°9. Il lui fallut donc se relancer dans cette journée et après un troisième bogey sur le Par 3 du 11, elle termina avec en progrès, avec trois birdie, dont le dernier sur le Par 4 du trou n°18.

Autre bonne nouvelle, la présence de Camille Chevalier, 8e à –2, qui tient une chance d’aller se frotter aux joueuses de tête sur les trois prochaines journées. Nuria Iturrioz est également –2 tout comme Leonie Harm et la Danoise Sophie Kibsgaard Nielson, qui n’a pas réussi, la semaine dernière, à confirmer sa première bonne journée.

Anne-Charlotte Mora, Emie Peronnin et Agathe Sauzon sont 22e dans le Par, alors que Ariane Klotz est 43e à +1 avec Céline Herbin, que l’on espérait mieux placée. Vanessa Bouvet est plus en difficulté à +2 et ferme la marche de clan Français, en recherche d’une nouvelle victoire individuelle.

Le classement provisoire => ICI

Hulencourt Women’s Open : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi existe depuis 1985 et a connu de nombreuses appellations. Dont la dernière fut le Belgian Ladies Open. Il fut accueilli par plusieurs parcours dont au Royal Waterloo GC, pour les trois premières éditions. L’an dernier, il se déroulait pour la seconde fois au Naxhelet Golf Club qui connut la victoire de la Suédoise Linn Grant en 2023 et de Patricia Isabel Schmidt en 2024.

Cette année, c’est toujours en Wallonie que les joueuses du LET ont rendez-vous, mais plus à l’ouest, entre Bruxelles et Charleroi, dans la fameuse province du Brabant.

Ce tournoi a connu un seul playoff. C’était en 1989 et il opposa l’Anglaise Kitrina Douglas à la Française Marie-Laure de Lorenzi, qui s’inclina, une seconde fois de suite, après sa victoire en 1987. En 1993, de Lorenzi échoua à nouveau dans sa quête de victoire face à la Galloise Helen Wadsworth.

En 2020 et 2021, le tournoi fut annulé à cause de la crise sanitaire du Covid-19, après une première interruption de 1996 à 2019.

Le champ de joueuses

Elles sont 132 au départ pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui conservera les 60 meilleures, après deux tours. Cinq joueuses avec un statut amateur sont présentes ainsi que deux Espagnoles. Est également invitée l’Autrichienne Sophie Witt.

Parmi les têtes d’affiche, on retrouve Cara Gainer, Alice Hewson, Shannon Tan, Kirsten Rudgeley , Emma Spitz, Lauen Walsh, Chiara Noja, Pia Babnik, Cassandra Alexander, Nuria Iturrioz, Kajsa Arwefjall, Meghan MacLaren ainsi que les Françaises Céline Herbin, Nastasia Nadaud accompagnées de leurs compatriotes Agathe Sauzon, Ariane Klotz, Vanessa Bouvet, Emma Grechi, Camille Chevalier et Emie Peronnin.

Beaucoup de stars du circuit manque à l’appel et ce sera l’occasion pour toutes les autres d’aller chercher, soit un Cut, soit un Top 10 soit la victoire.

Les anciens vainqueurs

  • 2023 : Patricia Isabel Schmidt
  • 2022 : Linn Grant
  • 1995 : Lora Fairclough
  • 1994 : Helen Wadsworth
  • 1993 : Helen Dobson
  • 1992 : Kitrina Douglas
  • 1991 : Corinne Dibnah
  • 1990 : Karen Lunn
  • 1989 : Kitrina Douglas
  • 1988 : Karen Lunn
  • 1987 : Marie-Laure de Lorenzi
  • 1986 : Penny Grice-Whitaker
  • 1985 : Dame Laura Davies

Le parcours

Le Golf Club de Hulencourt date de 1988 et fut dessiné par l’architecte Français Jean-Marie Rossi. C’est le second tracé dénommé le Vallon qui sert de terrain de jeu à cet open. Un par 72 long de 6211 mètres, tandis que le tracé du Verger est un 9 trous. Nous sommes en Belgique donc le parcours se caractérise par ses fairway plats et larges, ses nombreux bunker disséminés à des endroits parfois inattendu, comme 20 ou 30 mètres avant du green. Ces derniers ne sont pas très étendus, rendant parfois leur conquête un peu difficile. Le parcours comporte également de nombreuses pièces d’eau. Enfin, si ce parcours est arboré, il n’est pas nécessairement très protégé du vent.

Dotation et primes

Pour ce retour au calendrier après une nouvelle année d’absence, ce tournoi reçoit une dotation de 300 000 euros.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour, de jeudi à dimanche.

Meijer LPGA Classic : l’essentiel à savoir

Historique

Inauguré en 2014, ce tournoi est accueilli, depuis sa création, par le Blythefield Country Club, qui fait partie du cercle des anciens parcours du nord des Etats-Unis. Créé en 1920, et comportant à l’origine une maison de campagne, la propriété privée de Joseph Brewer se dota rapidement d’un parcours de golf. Il y a 93 ans, le 14 juin 1929, eut lieu l’épreuve inaugurale en présence de célébrités du monde du golf. Parmi eux, le célèbre Walter Hagen. Depuis, les féminines du LPGA Tour ont pris leur quartier sur ce parcours où s’est illustrée la canadienne Brooke M.Henderson, à deux reprises et en 2022 l’américaine Jennifer Kupcho y conquérait sa seconde victoire individuelle.

L’an dernier, le tournoi fêtait son 10e anniversaire et fut marqué par un playoff opposant Lili Vu, Lexi Thompson et Grace Kim. Au troisième trou de playoff, Lilia Vu s’imposait en signant un birdie contre le Par aux deux autres joueuses.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 144 dans le champ dont Lilia Vu, championne en titre, qui revient après une semaine de pause faisant suite à son résultat catastrophique à l’US Women’s Open, sur un type de parcours que l’on espère bien ne jamais revoir.

Nelly Korda est également absente tout comme Jennifer Kupcho, vainqueur la semaine dernière.

La Japonaise Mao Saigo fait également l’impasse ce qui n’empêche pas de retrouver une grande partie du contingent Japonais, qui fait sensation depuis le début de cette saison. Ainsi, sont présentes les Sœurs Iwai, Rio Takeda, Yuna Nishimura, Hinako Shibuno, Ayaka Furue, Nasa Hataoka, Minami Katsu, Miyu Yamashita, Saki Baba et Yuri Yoshida.

Céline Boutier est également de retour, après avoir fait l’impasse sur le ShopRite LPGA Classic, qu’elle remporta en 2021. Elle est aux côtés de ses compatriotes Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek.

Anne Nordqvist, Georgia Hall, Somi Lee, Jin Young Ko, Carlota Ciganda, Gaby Lopez, Ashleigh Buhai, Leona Maguire, Minjee Lee, In Gee Chun, Stacy Lewis, Sarah Schmelzel, Lucy Li, Amy Yang, Hae Ran Ryu, Madelene Sagstrom, Lexi Thompson ou encore Yealimi Noh et Alexo Pano sont quelques-unes de ces joueuses stars du Tour qui prendront le départ, jeudi.

Brittany Lincicome et Yani Tseng entrent dans ce champ grâce à leurs victoires en carrière.

Trois joueuses sont invitées par le sponsor et deux se sont qualifiées lundi.

Les qualifiées du lundi

  • Annie Park
  • Olivia Stoll (a)

Les invitées sponsor

Après avoir terminé deuxième meilleure amateure de l’US Women’s Open, l’Espagnole Caroline Lopez Chacarra est de retour dans un champ de professionnelles sur le LPGA Tour. Elle est accompagnée d’une autre amateure, l’Américaine Bailey Davis.

Maria Fassi est la troisième joueuse invitée.

Les statistiques

  • Record du tournoi : -25 ( Nelly Korda en 2021)
  • Record du parcours : 61 (Lee-Anne Pace en 2017)

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Lilia Vu (-16)
  • 2023 : Leona Maguire (-21)
  • 2022 : Jennifer Kupcho (-18)
  • 2021 : Nelly Korda (-25)
  • 2020 : annulé
  • 2019 : Brooke M.Henderson (-21)
  • 2018 : So Yeon Ryu (-21)
  • 2017 : Brooke M.Henderson (-17)
  • 2016 : Sei Young Kim (-17)
  • 2015 : Lexi Thompson (-18)
  • 2014 : Mirim Lee (-14)

Le parcours

Le Meijer LPGA Classic est une fois de plus accueilli sur le parcours du Blythefield Country Club, dans le Michigan. Les origines de ce parcours ne sont pas sans rappeler celle du Kingsmill puisque les terres étaient tout d’abord peuplées par deux tribus indiennes, les Muscatay et les Hopewell. Ce sont également les colons britanniques qui s’emparèrent des terres où ils établirent des cultures. Ces terres étaient connues sous le nom de Plaintfield, littéralement les champs de plantations. En 1920, un financier américain du nom de Joseph Brewer fit l’acquisition des terres et y construisit une maison de campagne, sur les falaises, surplombant la rivière Grande. Il y battit ensuite un parcours. Son design fut confié à deux architectes que sont William B.Langford et Théodore J.Moreau. W.B. Langford est né en 1887 et fut ingénieur en plus d’être un prolifique architecte de golf. Il construisit plus de 200 golfs en collaboration avec Théodore Moreau dont celui de Wakonda à Des Moines, non loin  du parcours qui a accueilli la Solheim Cup, en 2017, et qui, lui, fut dessiné par Pete Dye. Les travaux commencèrent en 1927 et le parcours ouvrit en 1928. Mais l’inauguration officielle eut lieu seulement en juin 1929 en présence de nombreuses célébrités dont Walter Hagen, qui devint un membre imminent du Blythefield Country Club. Très arboré, ce parcours se distingue comme un parcours test pour les index faibles, signe des difficultés qu’il réserve.

Au mois d’octobre 2020, le parcours fut rénové et le type de graminée est désormais un mélange composé de la bentgrass d’origine, sur les fairway et les green, avec de la Poa annua. Le parcours du Blythefield Country Club n’est ouvert que du mois de mars au mois d’octobre. A noter enfin que ce parcours a accueilli trois épreuves majeures du WGCA (Western Golf Club Association) qui virent s’illustrer, notamment, Arnold Palmer (Western Open en 1961) et Rickie Fowler (Western Junior en 2015).

Au niveau de la distance totale, ce tracé est l’un des plus courts joué depuis le début de la saison, avec celui du ShopRite LPGA Classic. Et c’est celui qui comporte les green les plus petits. A noter que cette année le trou n°8 a été allongé. Il passe de 466 yards à 521 yards. Ce qui augmente sa distance de 50 mètres.

Dotation et prime au vainqueur

La première édition fut dotée à hauteur de 1,5 millions de dollars pour 225 000 dollars de prime à la joueuse vainqueur. Dès l’année suivante, la dotation totale fut portée à 2 millions de dollars pour un gain de 300 000 dollars pour le vainqueur.

En 2022 la dotation a évolué à 2,3 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 345 000 dollars. En 2023 la dotation évolua à nouveau avec une somme de 2,5 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 375 000 dollars. En 2024, ce fut une nouvelle hausse de la dotation qui marqua l’organisation de cette épreuve, avec 3 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 450 000 dollars. Ce sont ces sommes qui l’on retrouve cette semaine.

Horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 12 juin : 21h00 – 00h00
  • Vendredi 13 juin : 21h00 – 00h00
  • Samedi 14 juin : 21h00 – 00h00
  • Dimanche 15 juin : 19h00 – 22h00

Firekeepers Casino Hotel Championship : première victoire pour Wagner !

Cette dernière journée dans le Michigan a produit un résultat inattendu, avec la montée en puissance d’une joueuse qui a du mal, ces dernières semaines, a trouver sa place dans un leaderboard, et qui avait réussi à se hisser à la 3e place, avant cette dernière journée.

Il faut suivre l’Epson Tour pour avoir entendu parler de l’Américaine Samantha Wagner ! Disposant d’un bon soutien médiatique, comme la majorité des Américaines, par la LPGA Tour, qui gère l’Epson Tour, Wagner fut rookie sur le Symetra Tour (ex Epson Tour) en 2018. Et depuis cette date, elle ne parvenait pas à remporter son premier tournoi, trouvant sur sa route des joueuses comme Lilia Vu, Sophia Popov, Céline Boutier ou encore Gabriela Ruffels et Ruoning Yin, qui sont largement fait leurs preuves au plus niveau mondial.

Rookie sur le LPGA Tour en 2023, Wagner n’a pas réussi à s’y maintenir, et beaucoup ont oublié y évolua, en franchissant seulement 7 Cut en 16 départs. Parce que l’on retient le résultat d’une joueuse qui fait 57e ou 62e dans un tournoi.

De retour en 2024, après un tournoi sur le LPGA Tour, Samantha Wagner a continué à osciller entre Cut et place dans le bas d’un tableau après le dernier tour.

Sauf une 10e place au Cooper Rock Championship, l’an dernier, dans l’Utah et une 5e place au Wildhorse Ladies Golf Classic, qui avait été remporté par Pornanong Phatlum, qui remportait, enfin, sa première victoire sur le sol américain.

Classée 3e à –6, avec Yana Wilson en tête, co-leader avec Samantha Vodry, Wagner n’était pas le premier choix des pronostiqueurs. Partie dans l’antépénultième groupe, avec sa compatriote Riley Rennell, Wagner concéda tout de suite un bogey, qu’elle effaçait par un birdie en suivant.

Devant, Wilson venait de perdre du terrain, après un bogey sur le Par 5 du trou n°3, et allait concéder un autre coup, sur le Par 4 du trou n°5, avant de faire le yoyo entre un birdie et un bogey jusqu’au trou n°9. Quant à samantha Vodry, elle connut une situation pire encore, en perdant cinq coups entre le Par 4 du trou n°2 et le Par 5 du trou n°9. Avec notamment un double bogey sur le Par 3 du 8. Descendue à –3, on ne reverrait plus l’une des co-leader de la veille.

Ainsi, il y eut une belle ouverture pour les joueuses positionnées en arrière, et Wagner sonna la charge, mais ne fut pas la seule. Cette partition se joua à quatre mains avec sa compatriote Sophia Schubert qui signa trois birdie sur les trois premiers trous. De concert, mais avec un trou d’écart, Wagner et Schubert, telles des walkyries, foncèrent à l’assaut du précieux trophée en tentant de jouer leur meilleur golf.

Schubert marqua cependant le pas, en étant à –8 depuis la sortie du green du 3. Et elle ne trouva que deux Par au 10 et au 11. Mais en étant partie bien plus tôt que Wagner, elle disposait de peu de trous pour faire la différence.

Ainsi, quand Schubert signa son 4e birdie au trou n°12, pour passer à –9, Wagner remonta à –8, grâce à un birdie au 9. Mais le retour profita mieux à cette dernière qui réalisa quatre birdie entre le Par 3 du 12 et le Par 5 du 5, se retrouvant à –12 quand Schubert quittait le green du 18 avec un dernier birdie qui la plaçait à –11.

Wagner pouvait encore partir à la faute sur les derniers trous, d’autant qu’il n’est pas aussi aisé d’aller chercher un birdie sur un Par 4 que sur un Par 5. Mais avec le score de –12, il ne lui restait qu’à gérer les trois derniers trous. Finalement, l’Américaine de 28 ans signait un dernier birdie sur le Par 4 du 17 et s’imposa evc le score de –13 devant Sophia Schubert qui resta seule à la seconde place devant Riley Rennell, Isabella Fiero, Sophie Hausmann et Carla Tejedo Mulet à –9.

« Je l’ai enfin réalisé », s’exclama Samantha Wagner, après sa victoire. « C’est génial !. Je pense qu’il s’agissait surtout pour moi de prendre du recul et d’essayer de ne pas penser à la victoire. Mais de me concentrer sur mon processus de jeu. Beaucoup de gens m’ont dit que si je continuais comme ça, ça finirait pas payer. Alors j’ai dû me concentrer et y croire », confiait-elle. « C’est agréable de voir que ça se concrétise enfin. C’est vraiment formidable d’aller de l’avant », précisait-elle un peu plus.

Et seules la Mexicaine Fierro et l’Américaine Rennell conservèrent leur 3e place acquise la veille. Toutes les autres ont progressé dans cette journée, où l’on attendait plutôt Yana Wilson, idéalement placée pour signer une seconde victoire.

Belle remontée de Laisné

Seule Française à avoir franchi le Cut, Agathe Laisné débuta sa journée avec le score de –3, et s’élança du tee n°1, comme toutes les joueuses. Elle concéda tout de suite un bogey qu’elle effaçait par un birdie en suivant. Puis, elle aligna une suite de Par, un peu sur le modèle de Schubert qui eut, elle aussi, du mal à progresser dans cette partie du parcours. Un birdie au 10 libéra la Française, lui permettant de progresser, enfin, en passant à –4. Un bogey au 14 et un birdie sur le Oar 5 du 15 lui faisait à nouvau faire du surplace. Et finalement, comme Schubert, elle sortit du green du 18 avec un birdie et une carte de –2, pour se hisser à la 15e place, en compagnie de joueuses comme Kaleigh Telfer, Riley Smith ou Gina Kim, leader de la Race.

Kim toujours leader de la Race

Au classement du Top 15 de la Race for the Card, l’Américaine Ginal Kim, ex LPGA Tour, est toujours en tête, avec Sophia Schubert juste derrière elle, qui vient de ravir la seconde place à Laetitia Beck, qui est au 36e dessous, depuis des semaines, et qui n’a pas franchi le Cut, encore une fois. De fait Yana Wilson passe à la 4e place mais n’a plus que 11,05 points de retard sur le joueuse Israélienne. Et Samantha Wagner, grâce à sa victoire, gagne 85 places pour se retrouver 12e, derrière valery Plata qui gagne une place. Alors que Hailee Cooper, absente cette semaine, passe de la 8e à la 9e place, démontrant que ce classement de la Race peut rapidement évoluer, d’une semaine à une autre, et que la lutte pour intégrer le Top 15 durera jusqu’au dernier tournoi de la saison. Seules les trois ou quatre premières places devraient être consolidées, vers le mois de septembre.

Quant à Agathe Laisné, elle est 22e, en progrès de quatre places.

Le classement final => ICI

ShopRite LPGA Classic : Kupcho s’impose sans forcer !

Au travers d’un dimanche pluvieux et brumeux, l’Américaine Jennifer Kupcho a remporté sa 4e victoire, sans grande concurrence. Celle-ci ayant été laminée par le mauvais temps.

Ce fut une journée tristounette que dernier tour du ShopRite LPGA Classic, avec une brume persistante et une pluie fine, à la limite de la brumisation, qui est tombée sur le parcours.

On espérait voir une lutte pour la titre avec les actrices des deux premières journées, telles les Japonaises Mao Saigo et Ayaka Furue, ainsi que l’Américaine Elizabeth Szokol, et nous avons eu un presque cavalier seul de l’Américaine Jennifer Kupcho, qui s’est retrouvée en haut du leaderboard, après 6 trous, avec Sei Young Kim co-leader à –12, mais au club house, avec Azahara Munoz et Aline Krauter à –10, mais au club house, Miyu Yamashita à –10, mais trois trous devant elle et Ilhee Lee à ses côté, qui venait de concéder deux bogey, pour rétrograder à –9, avant qu’elle en concède un troisième. Ainsi que Ayaka Furue à –11, en difficulté, un trou devant elle.

Bien plus à l’aise que ses poursuivantes directes, Jennifer Kupcho progressa donc à –13 après 5 trous, grâce à trois birdie, avant qu’elle ne concède un premier bogey, sur le Par 4 du 6. Un coup qu’elle reprit au parcours sur le Par 5 du 13, sans être inquiétée par la Sud-coréenne Ilhee Lee, à ses côtés, qui avait plus de mal à bien gérer ses distances lors des attaques de green, et, surtout, à trouver la bonne ligne de putt, sur des green humide.

Malgré un second bogey sur le Par 3 du 11, Kupcho resta sereine, bien que Furue, un trou devant elle, pointait à –11 et pouvait se placer à égalité de score avec l’Américiaine, à tout moment.

Une situation qui beaucoup espéraient afin de dynamiser cette fin de journée sur le Seaview Bay Course, qui n’avait plus rien d’exceptionnel, sans cette vue mythique sur la ville d’Atlantique City.

Finalement, Jennifer Kupcho trouva le chemin d’un nouveau birdie, sur le Par 4 du 14, avec un putt d’environ 5 mètres. Ce qui, dans ce type de condition, avec des green qui freinaient les balles, fut remarquable. Et c’est aussi à ce moment que sa partenaire de jeu, la Sud-coréenne Ilhee Lee, se fit plus menaçante, elle qui avait fini par retrouver le chemin du birdie, sur le Par 5 du 9, et qui en aligna deux autres, sur le 10 et le 11.

Bien plus à l’aise au putting et sur ses attaques de green, l’une des vétérans du circuit reprit confiance en passant le cap décisif de –11. A égalité avec Furue, qui n’arrivait toujours pas à dompter le parcours, Lee se fit plus menaçante sur ce Par 4 du 14, en rentrant son 4e birdie du jour, et se porter à –12, un coup derrière Kupcho. Il y avait enfin un peu de suspense dans cette journée, mais sur le tard, alors que Sei Young Kim avait fait le spectacle une bonne heure avant.

Le 18 bien géré par Kupcho

Au trou n°16, l’Américaine, toujours seule en tête, avec comme seule adversaire directe la Sud-coréenne Ilhee Lee, réussit un nouveau birdie lui permettant de consolider son avance. Passant à –14, elle dominait maintenant avec deux coups d’avance. Mais cette avance se réduisit au trou suivant quand Ilhee Lee plça sa balle derrière le mat, à environ 2 mètres, alors que Kupcho se laissa un putt d’environ 5 mètres. L’Américaine tenta tout de même de jouer le birdie, mais sa balle mordit à peine le bord du trou et fit une légère virgule, lui assurant un Par facile, en retour.

En revanche, Lee ne gaspilla pas la chance qui lui était donnée de passer à –13. Ce qu’elle fit. Ainsi, à un trou du dénouement, avec un dernier Par 5 à négocier, Kupcho ne devait pas partir à la faute, pas plus que Lee qui pouvait encore espérer une faiblesse de l’Américaine, sur les dernières minutes de ce tournoi.

La pluie redoubla au point que les objectifs de la télévision s’opacifiaient, rendant la diffusion de certains coups assez peu télégénique.

Lee et Kupcho trouvèrent le fairway, lors de leur mise en jeu. Puis, seule la Sud-coréenne parvint à prendre le green au second coup, avec une balle qui termina sa course derrière le mat, à environ 2 mètres du mat. De son côté, Kupcho laissa sa balle sous le green, et choisit d’utiliser le putter pour jouer son troisième coup. Une balle qui fut freinée par l’humidité sur le green et s’immobilisa à environ 2 mètres du trou.

Ainsi, Ilhee Lee tenait une chance incroyable de pouvoir rentrer un eagle, afin de passer à –15, ce qui aurait mis la pression sur les épaules de l’Américaine. Mais c’était sans compter sur une ligne de putt un peu courbe, et une vitesse de balle compliquée à doser, à cause de la pluie.

Finalement, la balle de Ilhee Lee resta un peu à gauche et lui ne procura qu’un birdie, la mettant à égalité avec Kupcho, à –14.

Il restait donc à l’Américaine de rentrer son putt pour le birdie. Dans le cas contraire, les deux joueuses iraient en playoff. Mais l’Américaine avait le rythme des green dans les mains et le regard assez aiguisé pour ne pas rater cette opportunité de conclure ce tournoi, avec un dernier birdie.

Jennifer Kupcho capturait donc sa quatrième victoire en carrière, depuis ses trois victoires en 2022, dont la première fut le Chevron Championship.

« Pour être honnête, je ne pensais pas vraiment à autre chose que de rester dans le moment présent et de penser à mes coups », déclara l’Américaine en conférence de presse. « J’ai débuté cette semaine avec un chiffre en tête qui était celui de –13. Donc j’étais vraiment concentré sur cette idée tout le temps », expliqua Kupcho.

A propos du fait qu’elle n’avait pas gagné depuis trois ans, elle déclara : « j’avais l’impression que l’année dernière, même si j’avais gagné trois fois en 2022, avait été une meilleure saison grâce à ma régularité. Evidemment je n’ai pas remporté de victoire. Mais bon, en début de cette année sans victoire, je m’attendais à ce que mon jeu reste le même. J’ai eu beaucoup de mal au début de l’année. Notamment mentalement. J’ai complètement perdu mon swing à Los Angeles alors j’ai essayais de comprendre ce qui se passait. Et en arrivant au Chevron, je ne savais pas où allait partir la balle. Alors pouvoir dire que j’ai gagné aujourd’hui, quelques semaines après tous ces évènements, c’est fou », confia avec beaucoup de transparence l’Américaine.

De son côté, Ilhee Lee déclara à propos de sa journée : « j’ai quelques moments qui m’ont permis de rebondir, à l’aller comme au retour. Et je ne me disais pas que c’est juste du golf. Je pensais que j’allais pouvoir commencer à bien jouer à partir de ce moment, comme tout le monde l’a fait. Et je ne me disais pas que j’essayais de faire la même chose, le même chipp ou le même putt », expliqua la Sud-coréenne. « Et puis j’ai essayé de bouger un peu le bas du corps parce que j’étais tremblante. Je crois que c’est la première fois que je partais en tête, donc j’étais nerveuse. Mais j’ai réussi assez vite a progresser, puis à bien terminer cette journée, je trouve », ajoutait Lee qui a effectivement repris en main, de manière remarquable, sa journée, après trois bogey en début de partie.

Ilhee Lee qui a également tenu à s’exprimer sur ses dernières années, loin du golf : « dès que je ne me suis plus sentie pour jouer au golf, je suis retournée à l’université. J’étais en 3e année quand je suis arrivée aux Etats-Unis et j’ai dû tout recommencer. Il m’a donc fallu quatre ou cinq ans de plus pour terminer mes études. Et quinze ans pour obtenir ma licence, que j’ai obtenue l’an dernier. En même temps, je voulais gagner un peu d’argent alors j’ai travaillé pour le Financial Forum pendant cent jours, ce qui fut une expérience formidable. Je n’ai pas vraiment ce job mais ce fut une expérience incroyable », expliqua Lee. « Ensuite j’ai démissionné et j’ai réalisé que j’étais prête pour jouer au golf. J’ai donc pu enseigner un peu, puis à temps plein. Et j’ai adoré ça. Et depuis j’enseigne, je joue également tout en remettant en forme mon dos, mon épaule et ma cheville. Et à présent, j’ai encore quelques élèves qui m’attendent à Los Angeles » précisait Ilhee Lee qui réalise donc une superbe performance en décrochant cette seconde place derrière une joueuse à temps plein comme Jennifer Kupcho.

Le coup du jour

La Sud-coréenne, compatriote de Ilhee Lee, Sei Young Kim, a encore gratifié le public et les téléspectateurs, d’un coup exceptionnel. Qui n’a pas été sans nous rappeler ce fameux playoff, à Hawaii, face à Inbee Park, en 2015, qui reste dans les mémoires. Pour ceux qui s’intéressent aux féminines.

Alors qu’elle avait concédé un double bogey sur le Par 14, puis un bogey au 15, perdant trois coups qui la faisait passer de –12 à –9, ce qui ne lui a pas permis de terminer cette journée à –15, Sei Young Kim mit en jeu au départ du Par 3 du 17, et fit tomber sa balle environ 1,50 mètres avant le trou. Celle-ci rebondit puis tomber directement dans le trou, accompagnée d’un bruit sec, lorsqu’elle toucha le mat ! Et tout les spécialistes du LPGA Tour de rappeler d’un coup similaire qui avait laissé Inbee Park sans réaction, lors du playoff de 2015 au Lotte Championship, quand la balle de Kim avait rebondit deux fois, avant de tomber dans le trou et de lui offrir la victoire. Sei Young Kim qui est toujours aussi appréciée et populaire sur le LPGA Tour, et qui fut le rayon de soleil qui manqua à cette journée.

Notons la 5e place de l’Espagnole Azahara Munoz, elle aussi particulièrement aimée des fans, qui a retrouvé du jeu et la forme, après de sérieux ennuis de santé et une grossesse qui l’avaient tenu éloignée des parcours pendant près deux ans.

Rookie en 2023, l’Allemande Aline Kreuter partage cette 5e place signant son meilleur résultat pour son 3e départ sur le Tour. La voici 71e de la Race to CME alors qu’elle est rookie, cette année, sur l’Epson Tour. Il faut s’attendre à revoir la joueuse Allemande de 25 ans, sur le LPGA Tour, dans les prochaines semaines. Et probablement à temps plein, en 2026.

Les Japonaises sont toujours très présentes dans les hauts de classements. Cette semaine, elles sont six dans le Top 30, alors que les Sud-coréennes sont neuf, tout en étant installées sur le LPGA Tour depuis plus longtemps. Les joueuses Japonaises qui intensifient leur présence sur le Tour, et dont trois d’entre elles sont victorieuses cette année. A égalité avec la Suède. Et le bilan Français de la semaine est très loin du résultat de ces nations qui savent produire de multiples talents. Mais il paraît qu’il faut être patient… alors attendons. Peut-être neigera-t-il cet été !

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La vidéo des meilleurs moments

Montauban  Ladies Open : victoire historique pour Fujikawa !

Ce dernier tour s’est résumé à une longue observation entre les deux joueuses de tête, qui sont restées à égalité jusqu’à la fin. Et c’est dans le cadre d’un long playoff qu’elles se sont départagées.

La Japonaise Reina Fujikawa est entrée dans l’histoire en devenant la première Japonaise à remporter le LET Access Series, après avoir battu la Danoise Amalie Leth-Nissen lors d’un playoff de six trous à suspense.

Au terme du 18 trous réglementaire, Fujikawa a réalisé un birdie au dernier trou avec calme, se retrouvant ainsi en playoff à deux contre Leth-Nissen, leader de l’Ordre du mérite du LETAS et précédente gagnante cette saison. Durant toute cette journée, les deux joueuses avancèrent à égalité, avec le score de –7, jusqu’à ce qua la Japonaise concède un bogey sur le Par 4 du 17, laissant la Danoise seule en tête. Mais ce birdie au 18 replaça Fujikawa dans la course à la victoire.

Sur les trois premiers trous du playoff, les deux joueuses ont réalisé le Par , maintenant cet égalité qui les avait conduit dans cette phase de prolongation. Au quatrième trou, la fatigue s’est installée et les deux joueuses ont concédé un bogey.

Après un trou supplémentaire où elles réalisèrent le Par, le sixième trou devint décisif. Leth-Nissen a manqué un putt de 1,50 mètres pour le Par, tandis que Fujikawa a gardé son sang-froid pour exécuter le sien.

Après sa victoire, Fujikawa a déclaré : « Cette victoire ne me semble pas encore réelle. Le sentiment de victoire est si intense. Je n’arrivais pas à y croire lorsque la première personne m’a félicitée. Ce fut une longue bataille et j’ai traversé de nombreux moments difficiles aujourd’hui, en temps réglementaire comme playoff. Mais à présent je suis tellement heureuse », ajoutait la Japonaise de 21 ans. « Les choses ont été difficiles jusqu’à présent pour moi en Europe. Je suis rassurée de savoir que je peux aller aussi loin», confiait Fujikawa qui s’impose après son 5e départ sur le Letas.

Fujikawa a quitté le Japon pour participer au Letas après avoir connu des difficultés sur le circuit LPGA du Japon et admet que voyager seule a été une expérience intimidante, mais qu’elle ne regrette pas aujourd’hui. « Mon palmarès au Japon n’était pas très bon. Il y a tellement de joueuses fortes et coriaces. Je voulais réapprendre l’anglais et élargir mes horizons », expliquait-elle. « Je suis un peu triste d’avoir gagné à l’étranger, mais je vais continuer à travailler dur devant tout le monde pour pouvoir gagner à nouveau à mon retour au Japon. Alors, continuez à me soutenir à distance ».

Fujikawa n’a pas beaucoup de temps pour célébrer sa victoire, car elle se rend maintenant en Tchéquie pour l’AMUNDI Czech Ladies Challenge au Panorama Golf Resort. « Je ne ferai pas de grandes célébrations. Je veux juste travailler dur pour ma prochaine victoire. Il m’a manqué tellement de choses ces trois derniers jours. Je ne suis toujours pas satisfaite. Je vais essayer d’atteindre la perfection la prochaine fois », ajoutait-elle.

La Danoise Amalie Leth-Nissen termine deuxième après un playoff exténuant, mais elle repart avec 397,25 points d’avance au classement du LETAS.

L’Islandaise Andrea Bergsdottir a réalisé le meilleur score de la journée avec une carte de 67(-5), grimpant de 24 places au classement et se retrouvant seule troisième. L’Islandaise se classe ainsi pour la deuxième fois consécutive dans le top 5.

L’Allemande Leonie Harm, l’Australienne Belinda Ji, l’Islandaise Ana Dawson et la Française Charlotte Liautier ont terminé quatrièmes ex-aequo avec cinq coups sous le Par. Liautier qui avait une belle opportunité devant elle, dimanche matin, pour aller chercher la victoire. Hélas, la Française de 26 ans, déjà titrée sur ce circuit, n’a pas réussi à jouer sous le Par, prenant du retard sur les joueuses de tête, tout au long de la journée.

Emma Falcher, qui était 4e après deux tous, s’est effondrée en jouant 75, alors que Alice Kong a signé une dernière journée en 71, lui permettant de sortir de ce tournoi comme meilleure amateure, à –4. La Française de 16 ans qui a encore devant elle beaucoup de travail à fournir, soi elle veut accéder au Top 24 du WAGR, l’an prochain, permettant de jouer l’Augusta National Women’s Amateur.

Cinq autres joueuses ont également terminé huitièmes ex-aequo avec quatre coups sous le par, dont l’Anglaise Gemma Clews, deuxième joueuse classée au classement du LETAS.

Marine Griffaut se classe 20e à –2, et Chloé Salort 25e à –1. Loïs Lau, qui porte désormais un prénom de championne, termine 43e à +3. Un passage au golf professionnel qui est sévère avec toutes ces jeunes Françaises qui sont encore loin de pouvoir rêver du circuit américain, tant le chemin pour y parvenir est encore long.

Le classement des Françaises

  • Charlotte Liautier : 4e à –5
  • Lucie Malchirand : 8e à –4
  • Alice Kong : 8e à –4
  • Mila Tamisier : 14e à –3
  • Marine Griffaut : 20e à –2
  • Emma Falcher : 20e à –2
  • Chloé Salort : 25e à –1
  • Lucie André : 30e à Par
  • Marie Elodie Prats Rigual (a) : 35e à +1
  • Clemence Cadeac (a) : 35e à +1
  • Louise Krawiec (a) : 40e à +2
  • Loïs Lau : 43e à +3
  • Anaïs Meyssonnier : Cut
  • Yada Alliot (a) : Cut
  • Emily Mollard : Cut
  • Margot Rouquette : Cut
  • Sofia Valera (a) : Cut
  • Manon Donche-Gay : Cut
  • Juliette Hole (a) : Cut
  • Leontine Petit : Cut

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Tenerife Women’s Open : Kouskova double la mise !

Solide Kouskova qui s’affirme comme la seconde joueuse à battre dans cette saison.

Bien que le vent soit tombé, le parcours resta un obstacle important à négocier pour toutes les joueuses ayant franchi le Cut. Si les chances de victoire française étaient mince, celle de voir la Tchèque Kouskova l’était bien plus. Mais pas seulement elle, car la concurrence était bien présente.

Partie en tête avec un coup d’avance, la Tchèque Kouskova, vainqueur il y a deux semaines en France, a démarré sa journée sur un rythme élevé en signant deux birdie sur els deux premiers trous.

Trois joueuses pouvaient faire barrage à sa progression. Il s’agissait de l’Espagnole Ana Pelaez Trivino, de la Finlandaise Noora Komulainen et de la joueuse de Singapour Shannon Tan.

Mais Tan partie tout de suite à la faute en concédant un bogey sur le trou n°1. Pelaez Trivino concéda le sien sur le Par 4 du trou n°5 et Komulainen sur le Par 3 du trou n°4. De fait, ces trois outsider ne furent plus un danger immédiat pour la Tchèque, qui venait de passer à –10.

Komulainen allait rester bloquée à –6 après un birdie sur le Par 5 du 6 et un nouveau bogey sur le Par 4 du trou 8. Et encore une alternance de birdie et bogey entre le 10 et le 12.

Pelaez Trivino resta, elle aussi, à –6, jusqu’à son premier et unique birdie du jour, sur le Par 5 du 10. Quant à Shannon Tan, avec trois bogey et un birdie en 10 trous, elle perdit pied dans ce dernier tour.

Après 14 trous, Kouskova surfait seule la vague du parcours de Tenerife en évoluant à –12, quand ses deux adversaires directes, Helen Briem et Ana Pelaez Trivino, étaient à –7.

L’Allemande gérait bien sa journée en ayant rentré un birdie sur le Par 5 du 6, et un second sur le Par 5 du 10, sans concéder de bogey. Le bogey tomba sur le Par 4 du 13, Briem qui tomba à –7. Pas de quoi alerter Sara Kouskova qui gérait son avance. Mais sur lePar du 16, la Tchèque lâcha son second coup totalement à gauche, envoyant sa balle hors du fairway, qui traversa la chemin à voiturettes pour se loger dans une zone entre rough et sable. Le tout avec de la pente à grimper pour ramener cette balle sur le green, et un lie inconfortable pour la joueuse. Kouskova tenta un chip mais son club prit du sable et sa balle ne vola pas plus loin que le sommet de la butte, qui renvoya sa balle jusqu’à la joueuse. Tout était à refaire pour la Tchèque qui voyait le bogey, voire le double, se rapprochait à grands pas.

Ce 4e coup mit la balle sur le green, mais à plus de 5 mètres du trou. Finalement, Sara Kouskova concluait ce trou avec deux putt et un double bogey, qui la faisait redescendre à –9.

Pendant ce temps, Helen Briem trouvait un birdie sur le Par 5 du 17, passant seule à –8. Kouskova ne devait donc plus partir à la faute, sous peine de créer les conditions du playoff, ou de voir Briem s’imposer, si elle venait à rentrer un birdie au 18.

L’Allemande ne trouva qu’un Par et Kouskova géra sa remontée vers la green du 18. Calmement, elle se laissa un coup derrière le mat, pour approcher sa balle au plus près du trou, et concluait ce tournoi avec un dernier Par, un coup devant Helen Briem, qui continue d’impressionner par sa capacité à se placer si près de la tête.

« C’est incroyable », déclara Kouskova. « Je crois que je suis encore sur le green du 18 en train de digérer », ajoutait la joueuse Tchèque. « Réussir deux fois de suite, comme ça, je suis sans voix », lança Kouskova qui revint sur sa mésaventure au toru n°16.

« Je ne pensais pas avoir frappé un si mauvais coup au 16 », a déclaré la joueuse Tchèque. « Mais tout peut arriver sur ce parcours. Le terrain comportait tellement de dénivelés, que c’était très difficile. Ce n’est pas facile sur ce parcours, alors je suis contente que ce soit terminé ! Jakub (son partenaire et caddie) a fait un excellent travail pour me calmer. Il a su garder les choses légères et vivre l’instant présent. On a ri sans arrêt, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour voir la fin. C’était difficile de ne pas voir les tableaux d’affichage, ils étaient partout ! Mais j’ai essayé de rester présente », expliqua Sara Kouskova qui s’affirme comme l’une des meilleures joueuses du LET, avec Mimi Rhodes.

La Finlandaise Noora Komulainen et l’Espagnole Ana Pelaez Trivino terminent à –7, avec l’Autrichienne Emma Spitz, qui a joué 71 dans ce dernier tour.

Coté Français, Ariane Klotz réalise son meilleur résultat de l’année en terminant 8e à –5. C’est sont premier Top 10 en tant que joueuse Pro, sur le LET. Au score brut, c’est Nastasia Nadaud qui signe la meilleure carte du jour, avec un 66 qui lui a permis de remonter à la 30e place. Une performance qu’elle partage avec la Polonaise Dorota Zalewska, qui se classe 58e, après un terrible 3e tour qu’elle avait joué en 84.

Ordre du mérite

Avec cette seconde victoire d’affilée, Sara Kouskova subtilise la seconde place de l’Ordre du mérite à l’Anglaise Cara Gainer, laissant Mimi Rhodes toujours en tête, mais avec un capital de points désormais très réduit sur la seconde place.

La prochaine étape du Ladies European Tour aura lieu en Belgique, la semaine prochaine, où l’Allemande Patricia Isabel Schmidt y défendra son titre.

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Firekeepers Casino Hôtel Championship : Wilson et Vodry en tête avec deux coups d’avance !

L’Américaine de 18 ans est en bonne position pour signer une seconde victoire, après la première obtenue il y a plus d’un mois.

Ce second tour voit la progression de plusieurs joueuses dont certaines sont venues se placer en haut du classement, parmi celles qui ont résisté à cette seconde journée. Et l’Américaine de 18 ans, Yana Wilson, d’être à nouveau en tête d’un tournoi de l’Epson Tour.

C’est la sensation de cette seconde journée. L’ancienne lauréate du tournoi junior du Mizuho Americas Open 2024, frappe à nouveau un grand coup, après sa première victoire il y a un peu plus d’un mois sur ce circuit où elle entame son année de rookie. Rares sont ces joueuses qui parviennent à s’imposer si rapidement, et c’est souvent la marque de celles qui sont appelées à briller au plus haut niveau.

Agée de 18 ans, Yana Wilson ne surprend plus ceux qui la suivent. Classée 15e après la première journée, avec le score de –3, elle a signé un second tour en –5, démontrant sa capacité à jouer très bas. Une seconde journée qui avait pourtant mal débuté avec un bogey sur le Par 4 du trou n°1. Mais l’Américaine a de la ressource et c’est avec un eagle qu’elle a poursuivi sa journée, reprenant deux coups au parcours qui venait de lui en prendre un. Au trou suivant, elle trouva le chemin du birdie et passa à –5. la suite de sa journée se déroula avec des Par jusqu’à ce qu’elle débute le retour et qu’elle aligne trois birdie, avant de terminer avec une suite de Par. Passée de –3 à –8, Yana Wilson filait en tête où une seule des leader de la veille, résista.

Vodry s’accroche

Faisant partie du groupe des trois joueuses en tête, vendredi soir, l’Américaine Samantha Vaudry a résisté à cette seconde journée, où beaucoup de joueuses moins classées, sont revenues se placer en haut du tableau des scores. Bien qu’elle n’ait joué que –2 journée, en concédant un bogey, pour trois birdie, l’Américaine de 27 ans, rookie en 2023, a mieux résisté que ses deux camarades au choc de cette nouvelle journée.

Cox Pruette, qualifiée en dernière minute, a dégringolé à la 9e place, avec une journée en +1, tout comme la Canadienne Maddie Szeryk. Pour autant, elles ne sont pas hors course pour la victoire, avec un handicap de trois coups, mais ce sera plus difficile que si elles étaient restées en tête ou très proche des leader.

Laisné s’en sort bien

Comme on pouvait s’y attendre, seule Agathe Laisné avait une chance de franchir le Cut, ce qu’elle a fait. Classée 49e au soir du premier tour, en ayant joué dans le Par, avec 12 autres joueuses, la Française a tiré partie de cette nouvelle journée où il fut plus simple de jouer bas. Elle réalise même la performance de signée une carte vierge de bogey, ce qui ne lui arrive pas souvent. C’est donc le signe que Agathe Laisné est en progrès, mais aussi qu’elle est plus à l’aise sur l’Epson Tour que sur le LPGA Tour. Et à chaque niveau de trouver le circuit qui lui convient le mieux. Avec des primes équivalentes au Ladies European Tour, Laisné aurait sans doute intérêt à, poursuivre sa route, aux Etats-Unis, sur l’Epson Tour, un à deux ans de plus, afin d’y acquérir la maturité suffisante pour se donner tous les moyens de revenir sur le LPGA Tour.

Emma Broze qui le tournoi avec le score de +6 en ayant joué 71 dans le second tour. Seconde de la Race, l’Israélienne Laetitia Beck est dans une spirale négative depuis plusieurs semaines, et c’est encore un Cut qu’elle manque. Sa position à la Race est désormais menacée par Yana Wilson, bien plus régulière, et de 12 ans sa cadette.

Leader de la Race, l’Américaine Gina Kim est 55e et a progressé de 27 places, après sa journée en –1, démontrant que les scores sont serrés avec des groupes d’une dizaines de joueuses.

Suite et fin de ce tournoi, dans la soirée, heure française.

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ShopRite LPGA Classic : vétéran du circuit, Ilhee Lee seule en tête !

A 36 ans, la Sud-coréenne a un coup d’avance et un mince espoir d’aller une seconde victoire sur le LPGA Tour.

Cette seconde journée aura été marqué par le mauvais temps, et une pluie qui s’est abattue durant près de trente minute et a inondé les green, créant une interruption de jeu qui n’a pas modifié la ligne de Cut.

C’est un temps tristounet qui a pesé au-dessus du parcours du Seaview Bay Course, altérant la vue sur la mer. Le vent est également tombé permettant de moins perturber les joueuses. De fait, certaines joueuses ont pu réaliser des scores plus bas que la veille avec des green roulant, mais pas excessivement. Partie dans le premier groupe qui s’élança du Tee n°10, la Sud-coréenne Ilhee Lee a rapidement progressé en signant un aller en –5, avec deux birdie capturés très tôt, soit sur le Par 3 du 11 et le Par 4 du 12. Elle exploitait, également, le Par 5 du trou n°9 avant de s’élancer sur son retour, au Tee n°1. Cette partie du parcours lui posa plus de problème car elle aligna des Par et au trou n°4, Lee concéda un double bogey qui la fit redescendre à –10. Fort heureusement, ce tracé se termine Par des Par 5 et c’est sur celui du 18 qu’elle trouva son dernier birdie, pour passer seule en tête à –11. « Aujourd’hui fut une journée totalement différente », confiait Ilhee Lee.  « Et je savais que ce serait complètement différent, donc je n’avais pas d’attente précise », ajoutait-elle. « Comme hier j’ai simplement joué au golf. J’ai pris du plaisir sur le parcours. J’ai fait quelques birdie à l’aller et ce fut à nouveau égréable » expliqua la Sud-coréenne qui n’avait manifestement pas de plan de jeu en tête, sauf celui de faire le moins d’erreur et de s’adapter au parcours.

« J’ai eu un petit peu mal au dos au retour. Ca m’arrive habituellement lors d’un second tour, mais j’irai mieux après avoir suivi un traitement, pour demain », expliqua Lee qui, à 36 ans, comme d’autres golfeurs, commence à ressentir le contre coups d’un carrière bien remplie.

Derrière Ilhee Lee, le classement s’est modifié avec l’arrivée de Jennifier Kupcho à la seconde place et la rétrogradation de Akie Iwai et la remontée de sa sœur Chisato. Kupcho qui signe une journée en 64, vierge de bogey, marquant une forme de résurrection. Depuis le début de la saison l’Américaine qui a eu du mal à se montrer dans le haut d’un classement, naviguant même entre une 30e et une 40e place, tout en ayant manqué le Cut de ses deux derniers tournois. « Je me sens bien. Je pense qu’il y a quelques améliorations à faire pour demain. Je ne frappais pas bien la balle hier au départ, mais au moins, ici, c’est plus agréable depuis le rough ou les bunker », confiait Kupcho, faisait probablement référence à l’US Women’s Open qui semble avoir secrètement laissé des traces. « Je me suis donnée des opportunités et les scores ont tendance à être plus élevés l’après-midi, avec des putt qui tombent moins facilement », ajoutait l’Américaine. « Donc il faut être patiente sur ces green. j’ai commencé à les toucher plus près des mats et cela m’a aidé, tout comme la volonté de bien jouer », confiait un peu plus Kupcho, désormais à –10, dans ce groupe qui comporte trois autres joueuses, dont Elizabeth Szokol, qui a joué –2, mais aussi les Japonaises Mao Saigo et Ayaka Furue, qui ont joué très bas.

Classée 12e la veille, Saigo persiste et signe sur ce LPGA Tour où elle est désormais vainqueur de Majeur, après une première année de rookie. Partie du Tee n°1, à 07h59, en compagnie de Nelly Korda (-5) et de Maja Stark (Cut), Saigo partiait à la faute au trou n°2 mais se rattrapait rapidement en rentrant son approche du green du Par 5 du trou n°3, lui offrant un albatros inattendu. « J’ai joué un bois 7 à 195 mètres. C’est mon premier albatros », confia Saigo, qui n’a pas fini de nous surprendre. Ce coup lança sa journée et elle réussit un birdie deux trous plus loin, passant de –4 à –7. Cette progression n’allait pas s’arrêter là puisqu’elle sortait de l’aller avec deux birdie (8 et 9), et en retrouva un autre sur le Par 4 du 12. Un bogey juste après venait effacer cette progression à –10, mais au 18 elle ne manque pas l’occasion d’exploiter le dernier Par 5.

Quant à Furue, elle a progressé de deux places avec sa journée en –5, montrant que les joueuses Asiatiques ont de la ressource et qu’il faut garder un œil sur elles. Car JeongEun Lee5 et Chisato Iwai sont remontées, elles aussi, dans le haut du leaderboard, en jouant –5 journée, pour un score total de –8. Tout comme Miyu Yamahsita, cette Japonaise qui avait créé la sensation dès sa première saison sur le LPGA Tour. Ainsi, comme à l’US Women’s Open, le drapeau japonais flotte en haut de ce classement et ce serait bien étonnant qu’ils disparaissent au soir du moving day.

Par ailleurs, avec la présence de Yuri Yoshida, Rio Takeda et de Saki Baba à la 12e place à –7, le Japon confirme sa supériorité numérique et sportive depuis le début de la saison. Une nouvelle victoire nippone n’est donc pas à exclure, après celle de Rio Takeda en Chine, de Mao Saigo au Chevron Championship et de Chisato Iwai au Mexique.

Les joueuses asiatiques qui ont engrangé la majorité des victoires depuis le début de la saison, avec les Sud-coréennes et la Thaïlandaise Thitikul. La Suède étant la seule nation européenne a avoir remporté trois victoires, avec Sagstrom, Lindblad et Stark. Alors que la France est à peine capable de voir ses joueuses franchir le Cut, la plupart du temps. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure.

Les Françaises éliminées !

Elles étaient trois au départ et furent trois à être éliminées par le Cut. Vendredi, Perrine Delacour semblait être la seule à pouvoir franchir le Cut, après une journée en –1, lui donnant deux coups de répit, face au Cut provisoire fixé au Par. Classée 48e, la Française de 31 ans qui cherche a retrouver sa carte sur le LPGA Tour, s’est prise les pieds dans le tapis, avec un départ à 09h12, en compagnie de Gianna Clemente l’amateur de 17 ans, et de Jenny Coleman. Est-ce l’ambiance de ce groupe qui n’a pas réussi à la Française ou tout le parcours qui lui a posé des problèmes ? Toujours est-il que Delacour a joué +2 dans ce second tour où beaucoup ont su trouver de nombreux birdie, lui faisant manquer le Cut, avec deux double bogey, au retour. Perrine Delacour qui était au club house au moment où la pluie s’est abattue sur le parcours, écartant donc cet élément comme cause de sa mauvaise journée.

Adela Cernousek ayant plongé dès le premier tour, avec une score très lourd, ce qui ne laissait aucune place à sa qualification, c’est donc sur les épaules de Pauline Roussin-Bouchard que reposa l’espoir de voir une Française dans le champ ce dimanche. La native de Montélimar débutait très mal sa journée en concédant trois bogey. Passant de +3 à +6. On craint alors le pire quand elle réalisa un premier birdie sur le Par 5 du trou n°9. Et au retour, manifestement le couteau entre les dents, Roussin-Bouchard continua d’accélérer en signant trois birdie du 1 au 3, pour remonter à +2. Un score encore insuffisant pour franchir le Cut, à ce moment de la journée. Trois autres birdie suivirent, démontrant la capacité d’adaptation de la joueuse et son potentiel pour éliminer une mauvaise journée. Et c’est que tout le monde attend des joueuses tricolores sur le LPGA Tour, qui sont confronté à ces Japonaise, ces Chinoises, ces Thaïlandaises et maintenant les Suédoises, qui sont capable de signer des cartes de –6 ou –8 régulièrement.

Mais voilà, le mauvais temps est passé entre temps, assouplissant les green et permettant de mieux stopper les balles. Les scores ont donc évolué en défaveur de la Française, qui a vu le Cut provisoire passer de –1 à –2. Il n’y a donc plus de Françaises dans cette compétition, et une fois encore, il faut se demander quand la France produira de jeunes espoirs de 16, 17 ou 18 ans dans la même veine que ces Américaines ou Thaïlandaises et Chinoises, qui sont compétitives très jeunes au plus haut niveau.

Talley, 16 ans et meilleur amateur à -5

Pendant qu’au même âge, avec un statut d’amateur, certaines Françaises tentent de briller du Côté de Montaudan, sur le Letas, l’Américaine Asterisk Talley est déjà bien plus avancée dans son parcours golfique, dont on ne doute pas que sa carrière sera plus riche que la plupart des Françaises du même âge qui ne verront sans pas plus loin qu’un Top 10 ou une victoire en carrière sur le LET. Tout en ayant derrière elles une presse golfique consensuelle qui relatera leurs performances à grands coups de surperlatifs, quand une Américaine ne supporte pas d’être deuxième. Mais fait bonne figure devant la presse.

Classée 16e mondial, pour le moment, Talley sera sans aucun doute plus haut, dimanche soir, en ayant franchi le Cut de ce tournoi du LPGA Tour, au milieu de quelques stars comme les Sœurs Iwai, Nelly Korda, Mao Saigo, Jennifer Kupcho ou Jeeno Thitkul, qu’elle doit prendre comme modèle.

La jeune Américaine qui a rendu une carte de –5, sur ce LPGA Tour considérait comme le caviar du golf féminin mondial. Après un premier tour en –2, l’amateur qui a fêté ses 16 ans le 14février dernier, a débuté par un double bogey. Mais elle s’est rapidement rétablie en trouvant deux birdie en suivant, pour faire de ce moment, un  lointain souvenir. Un nouveau bogey sur le Par 4 du 16 freinait sa course, et un birdie sur le Par 5 du 18 redonnait du rythme à sa journée. Puis, au retour, Talley signan trois birdie et six Par, lui permettant de franchir, haut la main, ce Cut que les Françaises et d’autres n’ont pas réussi à dépasser.

Bien que Gianna Clemente ait échoué à se qualifier en jouant +1, ce qui n’est pas ridicule pour une amateure de 17 ans, qui a tout de même brillé à Augusta et au Mizuho Americas Open, Talley et ses camarades de l’AJGA et du Top 25 du WAGR représentent cette nouvelle génération qui va venir à la suite des Nelly Korda, Lilia Vu, Jennifer Kupcho et même Rose Zhang. Et Yana Wilson d’être en tête sur l’Epson Tour, alors qu’elle n’a que 18 ans !

Et nous sommes impatients de voir quel résultat final elle va obtenir dans ce dernier tour, dont elle sortira meilleur amateur, bien qu’il n’y ait pas de récompense spécifique.

La suite de ShopRite LPGA Classic est à suivre dès 20h00, sur le site internet de la LPGA.

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Les meilleurs moments en vidéo du second tour

Montauban Ladies Open : Leth-Nissen leader un coup devant Liautier !

La Danoise Leth-Nissen est en tête à -8, avec un coup d’avance.

Après deux tours, sous une météo très agréable, cette étape Française du Letas voit 12 Françaises franchir le Cut et deux en embuscade derrière le leader, et espoir du golf Danois.

Amorçant la journée avec un score -4, la Danoise Amalie Leth-Nissen, âgée de 20 ans, a réalisé un excellent deuxième tour en 69 (-3) pour prendre une avance d’un coup avant le tour final de l’Open féminin de Montauban.

Victorieuse à Terre Blanche, en ouverture de saison, Leth-Nissen a connu un début de journée solide avec deux pars avant de réussir son premier birdie au troisième trou. Deux autres birdie sont tombés aux trous sept et huit lui permettant de prendre la tête. A l’amorce du retour, Leth-Nissen a gardé son sang-froid et a inscrit un autre birdie sur le Par 5 du trou n°12, après une superbe approche qui lui a laissé un putt de 60 cm. Hélas, elle concédait un bogey sur le green du 16, un Par 3 de 130 mètres, qui fut sa seule grosse erreur en deux jours de compétition. Car elle rendit une carte vierge de bogey au premier jour, et à 20 ans, c’est déjà un beau score que d’être capable de jouer aussi proprement.

A la fin de cette journée, la Danoise s’est exprimée sur sa journée : « je me sens plutôt bien. Mon jeu est solide. C’est donc une bonne chose. Je n’ai commis qu’un seul bogey en deux jours. Je suis donc plutôt satisfaite de mon jeu en ce moment».

C’est la seconde participation de Leth-Nissen à Montauban. En 2024, la Danoise avait terminé 44e et admet qu’elle préfère le parcours de cette année. « Je pense que j’apprécie un peu plus Montauban cette année. Tout est un peu plus souple, et je pense que cela correspond bien au parcours. Je pense que le parcours est en très bon état cette année ». Une remarque que les organisateurs apprécieront.

Leth-Nissen mène le classement de l’Ordre du mérite du LETAS avec 150,58 points d’avance après deux top 10 et une victoire à Terre Blanche, au mois d’avril. Un résultat qui la réjouit : « éh bien, je pense que j’essaie surtout de me concentrer sur moi-même, même si c’est difficile d’être dans l’un des premiers groupes », confiait-elle à propos du classement du jour. « Je veux simplement me concentrer sur mon jeu et essayer de faire du mieux que je peux demain, et on verra bien», ajoutait-elle.

La jeune vedette du golf féminin Danois est passée professionnelle après avoir décroché une place sur le Ladies European Tour en décembre 2022 à l’âge de 18 ans. En amateur, elle s’est hissée jusqu’à la 6e place du classement. Ce qui laisse supposer que nous sommes probablement en présence d’une joueuse qui devrait rapidement revenir évoluer sur le LET et y faire de bons résultats.

Son père, Christian, est sur son sac cette semaine et ils forment un duo expérimenté. Mais Amalie attribue également sa performance de cette semaine à la présence de sa mère qui a également fait le déplacement en France. « J’aime être ici et ma mère est aussi avec moi cette semaine. Donc, c’est peut-être lié à ça. Donc oui, il y a peut-être quelque chose de particulier en France après ma précédente victoire ici », expliquait-elle.

Liautier à un coup de Leth-Nissen, prête à saisir sa chance !

Deux joueuses sont deuxièmes ex-aequo à –6. Il s’agit de la Japonaise Reina Fujikawa et de la Française Charlotte Liautier, qui évolue sur le LET, également.

Liautier a réalisé une bonne journée en 68 (-4), lui permettant de progresser de dix places au classement. À propos de sa journée, Liautier a déclaré : « C’était un bon tour aujourd’hui. J’ai réussi plus de putts qu’hier. Je suis donc ravie».  Charlotte Liautier qui savoure le plaisir de jouer à domicile cette semaine et qui apprécie la présence de ses parents pour la soutenir : « c’est spécial d’avoir mes parents à mes côtés cette semaine, car cela n’arrive pas souvent sur le Tour. Jouer à domicile est toujours quelque chose de spécial. Parfois, c’est stressant, mais parfois, ça peut vraiment vous aider ».

Après cinq tournois, Liautier occupe la sixième place du classement du mérite du LETAS, après avoir enregistré trois top 5 et deux top 30.

La meilleure place de la joueuse de 26 ans a été une troisième place au Madaef Golf’s Ladies Open au Maroc.

Demain, la Française se retrouvera dans le groupe de tête pour la première fois cette saison et elle est ravie : « je veux juste conserver la même stratégie, je ne pense pas aux résultats. Je veux juste continuer à attaquer et à jouer plus de fairways et plus de greens. Je pense que c’est le premier tournoi de l’année où j’ai bien joué au premier tour. Donc, je pense que ça m’aidera de ne pas avoir à courir après le score et à avoir une marge à combler. Je vais essayer de faire la même chose, et on verra bien ».

La Française Emma Falcher, la Polonaise Nicole Polivchak et l’Islandaise Ana Dawson sont quatrièmes ex-aequo avec le score de –5. A 20 ans, Falcher dispute sont 4e tournoi de la saison, et vient de franchir son second d’affilé. La jeune Française qui a comme ambition de rapidement passer sur le LET, en sortant de cette première saison avec des victoires, comme l’avait fait l’Allemande Helen Briem. Un objectif ambitieux car la concurrence est rude et que pour prétendre évoluer sur le LET, il faut déjà avoir la capacité de jouer assez bas, et chaque semaine. Emma Falcher est donc une joueuse à suivre, car la France a besoin de ces jeunes recrues pour aller évoluer sur l’Epson Tour, puis le LPGA Tour, très rapidement.

Par ailleurs, cinq joueuses sont septièmes ex-aequo avec quatre coups sous le Par. Et là encore, se trouve une Française qui signe un second tour en 69. Il s’agit de l’amateur Louise Krawiec, du golf de Hossegor, classée 391e joueuse européenne amateur, 2802e mondial, avec deux victoires. Une expérience intéressante pour cette jeune Française qui évolue en catégorie U21, avec Alice Kong, et qui a encore devant elle un très long chemin pour prétendre au niveau professionnel.

Egalement 7e à –4, l’Australienne de 27 ans, passée pro en 2016, qui signe une carte de 66 lui permettant de faire un bond de géant au classement. Soit cinquante places. 

Marine Griffaut est 12e à –3 avec Alice Kong (a) dont on surveille le parcours, au même titre que celui de Sara Brentcheneff. Lois Lau est 19e à –2 avec une seconde carte de 69. Puis suivent Lucie Malchirand et Lucie André à –1, Clémence Cadeac (a) et Mila Tamisier (a) dans le Par total. Marie Elodie Prats Rigual (a) à +1 avec Chloé Salort, qui sont les dernières Françaises à avoir franchit le Cut.

Le dernier tour débute à 8h20, heure locale, et les leaders s’élanceront à 11h30.

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