Montauban Ladies Open : Leth-Nissen leader un coup devant Liautier !

La Danoise Leth-Nissen est en tête à -8, avec un coup d’avance.

Après deux tours, sous une météo très agréable, cette étape Française du Letas voit 12 Françaises franchir le Cut et deux en embuscade derrière le leader, et espoir du golf Danois.

Amorçant la journée avec un score -4, la Danoise Amalie Leth-Nissen, âgée de 20 ans, a réalisé un excellent deuxième tour en 69 (-3) pour prendre une avance d’un coup avant le tour final de l’Open féminin de Montauban.

Victorieuse à Terre Blanche, en ouverture de saison, Leth-Nissen a connu un début de journée solide avec deux pars avant de réussir son premier birdie au troisième trou. Deux autres birdie sont tombés aux trous sept et huit lui permettant de prendre la tête. A l’amorce du retour, Leth-Nissen a gardé son sang-froid et a inscrit un autre birdie sur le Par 5 du trou n°12, après une superbe approche qui lui a laissé un putt de 60 cm. Hélas, elle concédait un bogey sur le green du 16, un Par 3 de 130 mètres, qui fut sa seule grosse erreur en deux jours de compétition. Car elle rendit une carte vierge de bogey au premier jour, et à 20 ans, c’est déjà un beau score que d’être capable de jouer aussi proprement.

A la fin de cette journée, la Danoise s’est exprimée sur sa journée : « je me sens plutôt bien. Mon jeu est solide. C’est donc une bonne chose. Je n’ai commis qu’un seul bogey en deux jours. Je suis donc plutôt satisfaite de mon jeu en ce moment».

C’est la seconde participation de Leth-Nissen à Montauban. En 2024, la Danoise avait terminé 44e et admet qu’elle préfère le parcours de cette année. « Je pense que j’apprécie un peu plus Montauban cette année. Tout est un peu plus souple, et je pense que cela correspond bien au parcours. Je pense que le parcours est en très bon état cette année ». Une remarque que les organisateurs apprécieront.

Leth-Nissen mène le classement de l’Ordre du mérite du LETAS avec 150,58 points d’avance après deux top 10 et une victoire à Terre Blanche, au mois d’avril. Un résultat qui la réjouit : « éh bien, je pense que j’essaie surtout de me concentrer sur moi-même, même si c’est difficile d’être dans l’un des premiers groupes », confiait-elle à propos du classement du jour. « Je veux simplement me concentrer sur mon jeu et essayer de faire du mieux que je peux demain, et on verra bien», ajoutait-elle.

La jeune vedette du golf féminin Danois est passée professionnelle après avoir décroché une place sur le Ladies European Tour en décembre 2022 à l’âge de 18 ans. En amateur, elle s’est hissée jusqu’à la 6e place du classement. Ce qui laisse supposer que nous sommes probablement en présence d’une joueuse qui devrait rapidement revenir évoluer sur le LET et y faire de bons résultats.

Son père, Christian, est sur son sac cette semaine et ils forment un duo expérimenté. Mais Amalie attribue également sa performance de cette semaine à la présence de sa mère qui a également fait le déplacement en France. « J’aime être ici et ma mère est aussi avec moi cette semaine. Donc, c’est peut-être lié à ça. Donc oui, il y a peut-être quelque chose de particulier en France après ma précédente victoire ici », expliquait-elle.

Liautier à un coup de Leth-Nissen, prête à saisir sa chance !

Deux joueuses sont deuxièmes ex-aequo à –6. Il s’agit de la Japonaise Reina Fujikawa et de la Française Charlotte Liautier, qui évolue sur le LET, également.

Liautier a réalisé une bonne journée en 68 (-4), lui permettant de progresser de dix places au classement. À propos de sa journée, Liautier a déclaré : « C’était un bon tour aujourd’hui. J’ai réussi plus de putts qu’hier. Je suis donc ravie».  Charlotte Liautier qui savoure le plaisir de jouer à domicile cette semaine et qui apprécie la présence de ses parents pour la soutenir : « c’est spécial d’avoir mes parents à mes côtés cette semaine, car cela n’arrive pas souvent sur le Tour. Jouer à domicile est toujours quelque chose de spécial. Parfois, c’est stressant, mais parfois, ça peut vraiment vous aider ».

Après cinq tournois, Liautier occupe la sixième place du classement du mérite du LETAS, après avoir enregistré trois top 5 et deux top 30.

La meilleure place de la joueuse de 26 ans a été une troisième place au Madaef Golf’s Ladies Open au Maroc.

Demain, la Française se retrouvera dans le groupe de tête pour la première fois cette saison et elle est ravie : « je veux juste conserver la même stratégie, je ne pense pas aux résultats. Je veux juste continuer à attaquer et à jouer plus de fairways et plus de greens. Je pense que c’est le premier tournoi de l’année où j’ai bien joué au premier tour. Donc, je pense que ça m’aidera de ne pas avoir à courir après le score et à avoir une marge à combler. Je vais essayer de faire la même chose, et on verra bien ».

La Française Emma Falcher, la Polonaise Nicole Polivchak et l’Islandaise Ana Dawson sont quatrièmes ex-aequo avec le score de –5. A 20 ans, Falcher dispute sont 4e tournoi de la saison, et vient de franchir son second d’affilé. La jeune Française qui a comme ambition de rapidement passer sur le LET, en sortant de cette première saison avec des victoires, comme l’avait fait l’Allemande Helen Briem. Un objectif ambitieux car la concurrence est rude et que pour prétendre évoluer sur le LET, il faut déjà avoir la capacité de jouer assez bas, et chaque semaine. Emma Falcher est donc une joueuse à suivre, car la France a besoin de ces jeunes recrues pour aller évoluer sur l’Epson Tour, puis le LPGA Tour, très rapidement.

Par ailleurs, cinq joueuses sont septièmes ex-aequo avec quatre coups sous le Par. Et là encore, se trouve une Française qui signe un second tour en 69. Il s’agit de l’amateur Louise Krawiec, du golf de Hossegor, classée 391e joueuse européenne amateur, 2802e mondial, avec deux victoires. Une expérience intéressante pour cette jeune Française qui évolue en catégorie U21, avec Alice Kong, et qui a encore devant elle un très long chemin pour prétendre au niveau professionnel.

Egalement 7e à –4, l’Australienne de 27 ans, passée pro en 2016, qui signe une carte de 66 lui permettant de faire un bond de géant au classement. Soit cinquante places. 

Marine Griffaut est 12e à –3 avec Alice Kong (a) dont on surveille le parcours, au même titre que celui de Sara Brentcheneff. Lois Lau est 19e à –2 avec une seconde carte de 69. Puis suivent Lucie Malchirand et Lucie André à –1, Clémence Cadeac (a) et Mila Tamisier (a) dans le Par total. Marie Elodie Prats Rigual (a) à +1 avec Chloé Salort, qui sont les dernières Françaises à avoir franchit le Cut.

Le dernier tour débute à 8h20, heure locale, et les leaders s’élanceront à 11h30.

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Tenerife Women’s Open : Kouskova s’empare de la tête à –8 !

La Tchèque Sara Kouskova est-elle en route pour une seconde victoire sur le LET ?

Dans ce moving, où le vent fut moins présent, la Tchèque Sara Kouskova est passée à l’offensive, tout en ayant livré bataille contre un parcours qui continue d’emmener la plupart des joueuses à la faute. Une Française en a notamment payé le prix fort.

Dimanche, l’Open féminin de Tenerife promet un spectacle exceptionnel, avec sept joueuses à deux coups ou moins du nouveau leader, Sara Kouskova. Accusant un retard de quatre coups, la dernière gagnante du Jabra Ladies Open a poursuivi sa belle performance en signant un 69 (-3) pour passer à huit coups sous le par. L’athlète olympique a démarré la journée sur les chapeaux de roue, réalisant cinq birdie consécutifs. Alors que Lauren Walsh, leader au début de la journée, a concédé quatre bogey, dont deux à l’aller et le premier sur le trou n°1, Kouskova a rapidement pris le dessus en réalisant un birdie sur le Par 4 du trou n°6, lui permettant de remonter au classement.

Sur le green du Par 4 du 11, la joueuse Tchèque réalisait un nouveau birdie avant de concéder son unique bogey du jour, sur le Par 3 du 12. Alors que la chaleur montait à Tenerife, Kouskova a terminé en force avec des birdie au sur le Par 3 du 14 et un autre sur le Par 5 du 17, lui permettant de prendre la tête du classement. « C’était agréable et régulier aujourd’hui », a déclaré Kouskova. « Je dirais que j’ai été patiente. Beaucoup de bons coups et un superbe birdie au 18. Je pense que la fin de la journée d’hier a été difficile. J’ai eu du mal à rester concentrée en terminant la journée. C’était donc agréable de reprendre le rythme aujourd’hui. J’ai hâte de me reposer ! », ajoutait la Tchèque. « J’essaie de ne pas penser à une future nouvelle victoire. Je suis juste contente de réussir mes bons coups et de prendre les bonnes décisions. On verra ce que demain nous réserve », concluait-elle.

Un classement serré avant le dernier tour

l’Espagnole Ana Pelaez Trivino, la Singapourienne Shannon Tan et la Finlandaise Noora Komulainen se partagent la deuxième place avec sept coups sous le Par.

L’Espagnole, déjà victorieuse sur le LET, a signé un 66 (-6) pour la journée et s’est envolée au classement. Elle a notamment réussi son quatrième trou en un de la semaine, au 7e trou « Je ne me souviens plus de mon dernier ace, donc c’était agréable d’en avoir un. Je pense que j’en ai au moins quatre maintenant. Après ça, j’ai joué un très bon golf aujourd’hui. Du golf simple et facile », déclara Pelaez Trivino. « Et j’aime être en tête du classement à domicile, avant le dernier tour. J’espère que nous pourrons offrir un très beau spectacle aux gens. J’adore jouer à domicile. C’est spécial et ça le sera encore demain», confia la joueuse native de Malaga.

Alors que la Finlandaise Komulainen, en quête d’une première victoire sur le LET, a été aidée par un caddie local aux multiples talents à Tenerife. La star finlandaise a expliqué : « J’ai un caddie local, Martel. Il est aussi massothérapeute sportif ! Je vais me faire masser après ça. J’ai vraiment hâte d’être à demain ».

Quatre joueuses sont à deux coups de Kouskova, et six coups sous le Par. Il s’agit de l’Allemande Helen Briem, qui continue d’être très performante après une première année chez les pros, où elle fut impériale, l’Autrichienne Emma Spitz, l’Italienne Alessandra Fanali et la Néo-Zélandaise Amelia Garvey.

L’Indienne Diksha Dagar est seule neuvième, à cinq coups sous le Par.

Trois joueuses complètent le Top 10, à quatre coups sous le Par. Il s’agit de l’Anglaise Mimi Rhodes, numéro un de l’Ordre du mérite, Lauren Walsh, qui a réalisé un décevant 77 (+5), et l’Allemande Patricia Isabel Schmidt.

Par ailleurs, l’Écossaise Lorna Mcclymont a également réalisé un trou en un au 4e trou. Cet ace était le quatrième de la semaine à l’Abama Golf.

Nadaud dévisse, Klotz résiste

Ce fut une journée compliquée pour les Françaises survivantes du Cut, qui ont beaucoup de mal sur ce parcours technique. La native de Nouméa résiste bien, en signant une troisième carte dans le Par. Mais ce score est insuffisant pour lui permettre de revenir à la 4e place, qu’elle occupait jeudi.

Camille Chevalier joue –1, et il faut la féliciter, car c’est sa première carte sous le Par de la semaine et une 31e place encourageante, après avoir manqué beaucoup de Cut ces derniers mois.

Emma Grechi réédite une carte dans le Par la laissant à +1 total, tandis que Agathe Sauzon concède un coup avec une troisième carte de 73. La voici 44e à +4. Enfin, Nastasia Nadaud a vécu un cauchemar, en jouant 77, avec un double bogey au 1 et une autre au 15. Ainsi que cinq bogey pour quatre birdie.

La Française de 21 ans, habituellement dans la bonne partie d’un tableau des scores, est effondrée à la 55e place à +8.

Le quatrième et dernier tour de l’Open féminin de Tenerife débute dimanche à 8h45. Les leaders entreront en lice à 10h30. Une journée à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour… en parallèle de la finale homme à Roland Garros !

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Firekeepers Casino Hôtel Championship : trois joueuses en tête à –6 !

L’Américaine Cox Pruette, qualifiée en dernière minute, est l’une des trois co-leader du 1er tour.

C’est une certitude, que ce soit sur l’Epson Tour ou le LPGA Tour, le niveau a nettement augmenté permettant d’avoir des scores de plus en plus bas. Et cette première journée dans le Michigan vient de placer trois joueuses en tête avec le score de –6, mettant en difficulté celles qui n’arrivent pas à suivre un tel rythme.

Deux sont Américaines et l’autre est Canadienne. Et toutes n’ont pas le même parcours golfique ni le même âge et encore moins la même expérience des circuits pros.

Pourtant La Canadienne Maddie Szeryk, rookie en 2019 sur le Tour, a réalisé une journée vierge de bogey comme l’Américaine Carley Cox Pruette, rookie en 2020. Deux cartes qui font référence dans cette première journée, où Samantha Volodry, également Américaine, un an plus jeunes les deux autres, soit 27ans, a signé un birdie de plus à cause d’un bogey sur le Par 3 du trou n°14.

Faute de pouvoir posséder une interviewer de toutes ces joueuses, nous n’en saurons pas plus de leur ressenti, et nous nous référerons aux déclarations de Cox Pruette qui est l’invitée surprise de ce tournoi, en étant rentrée dans le champ la veille du premier tour : « j’étais sur la liste de réserve parce que mon statut ne me permet pas d’être là où je le voudrais », déclara l’Américaine de 28 ans, originaire de la ville de China Grove, en Caroline du Nord. « Hier j’ai remarqué qu’il y aurait une opportunité d’intégrer le classement alors j’ai préparé une valise et de partir. Heureusement, j’avais déjà joué sur ce parcours ces deux dernières années, donc j’ai eu le sentiment que même si je recevais un appel à la dernière minute, je connaissais suffisamment ce parcours pour bien l’aborder », expliqua l’Américaine.

Cox Pruette qui a également expliqué qu’elle adore ce tracé et que longtemps, elle s’est demandé si elle préférait jouer le matin ou l’après-midi. « Je pense qu’avec une  journée comme celle-ci, c’est bien de continuer à jouer et de ne pas avoir à attendre trop longtemps pour surveiller le leaderboard. J’ai donc hâte de revenir demain matin et de continuer à enchaîner les putt ».

Elle ne sera pas la seule dans de ce cas car derrière, il y a d’autres joueuses qui sont rarement si bien placées dans un début de tournoi. C’est le cas de l’Américaine Britney Yada, qui évolue sur ce circuit depuis 2014 et qui, à 33 ans, n’a signé qu’une victoire et passe souvent du temps dans le fond des classements. Y compris de la Race. 2022 fut une année un peu meilleure que les autres pour Yada, avec une 22e place à la Race. Sur un parcours qu’elle joue presque tous les ans, elle réalise une carte de 68 comportant un bogey à l’aller, au trou n°5. Puis, elle a enchainé trois birdie pour sortir du green du 9 à –3. le retour fut plus difficile à gérer, avec un seul birdie au milieu de huit Par.

Yada qui devrait logiquement franchir un nouveau Cut, autant que Rachel Kuehn, 23 ans et rookie cette saison, qui a signé un eagle sur le Par 5 du 10, avant de terminer avec une suite de Par. L’Américaine que le public Français a déjà vu évoluer, puisqu’elle termina 58e de l’Evian Championship, avec son statut d’amateur.

La première Européenne de ce classement est Espagnole. Il s’agit de Carla Tejedo Mulet, vainqueur, en équipe, du Ladies European Team Championship, avec Carlat Bernat Escuder, qui a remporté l’Augusta National Women’s Amateur, et Carolina Lopez Chacarra, héroïne malheureuse du dernier US Women’s Open.

L’Espagnole de 23 ans qui signe une carte vierge de bogey comportant un birdie au 7 et un autre au 9, puis un birdie au 10 et un dernier sur le Par 4 du 17.

C’est toujours compliqué pour les Françaises

Agathe Laisné et Emma Broze ne sont toujours pas à la fête sur ce circuit de l’Epson Tour. La première est 59e dans le Par, en étant partie du Tee n°1. Elle concéda deux bogey, coup sur coup, à l’aller, avant de trouver deux birdie au retour.

Tandis que Broze s’est crashée en fond de tableau, avec une carte de +7, qui ne lui laisse aucun espoir de franchir le Cut, cette semaine encore. La Française de 29 ans qui a concédé deux double bogey, au retour. L’un sur le Par 4 du 13 et l’autre sur le Par 4 du 14. Un retour catastrophe qui comporte également trois bogey. Broze qui, après cinq ans de circuit n’arrive toujours pas à se hisser dans un Top 10.

Les Françaises qui ont majoritairement du mal à figurer parmi les meilleures mondiales, sur à peu près tous les circuits. Et c’est inquiétant.

A l’opposé, Yana Wilson, l’ancienne amateur et victorieuse de l’épreuve Junior du Mizuho Americas Open en 2024, et vainqueur sur l’Epson Tour à seulement 18 ans, continue de bien figurer dans les classements, semaine après semaine. Elle occupe la 16e place à –3 avec la Japonaise Erika Hara, également rookie. Les Etats-Unis et le Japon qui présentent, chaque année, de nouvelles joueuses sur les circuits pros, capables d’assurer la relève et la représentation de leur pays, aux meilleures places.

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ShopRite LPGA Classic : un leaderboard inattendu !

La Sud-coréenne Ilhee Lee et l’Américaine Elizabeth Szokol sont les deux joueuses à sortir de cette première journée avec une carte de 63 !

Cette première journée, à proximité d’Atlantic City, fut difficile à gérer, mais pas plus que les autres années, avec un vent toujours très présent sur ce territoire. Et ce premier classement a fait monter dans les premières places, des joueuses souvent dans l’ombre, qui se mélange à quelques vedettes du Tour. Une situation plutôt inattendue !

Certaines sont plus exposées médiatiquement que d’autres, et il faut être un fervent pratiquant du LPGA Tour et de l’Epson Tour, pour avoir exactement en tête la trajectoire de joueuses comme Ilhee Lee, Polly Mack, Dewi Weber ou Gurleen Kaur. Quoi que la Néerlandaise Dewi Weber est sans aucun doute la plus connue de toutes, puisque c’est cette joueuse qui s’est vue refuser le droit de participer aux Jeux olympiques de Paris, au motif qu’elle n’était pas capable de jouer dans un Top 10. Et une fois encore, Weber prouve qu’elle possède cette capacité, en signant une belle première journée en 66, pour intégrer le groupe de joueuses classées à la 4e place. « Je n’ai pas vraiment tapé de mauvais coups », déclara Weber. « Je pense avoir, éventuellement, frappé deux coups dans lesquels je ne me suis pas engagé. Mais à 95% c’était solide aujourd’hui », complétait la Néerlandaise de 28 ans, qui signe un eagle sur le Par 4 du trou 4, en étant partie du Tee n°10. « Je devais être à environ 100 mètres, et avec un peu de vent qui m’a aidé. Mon caddie m’a dit qu’avec une balle au-dessus des pieds il voulait que je joue vers un endroit bien précis. Puis il m’a dit : « peu importe où est le trou, on va juste jouer cette ligne », qui, pour être honnête, était assez loin du trou », confia Weber. « Alors j’ai frappé la balle sur cette ligne et la balle a fait exactement ce qu’elle devait faire. Elle est partie à gauche, encore plus à gauche, à cause du vent et du lie, et là je me suis dit que ça avait l’air plutôt bien. Puis elle a disparu et je me suis dit ok », ajoutait Dewi Weber qui se propulsa, grâce à ce coup, à –6. Mais après, elle concéda deux bogey qui effacèrent cet eagle, avant de terminer par un birdie sur le Par 5 du trou n°9.

La plupart des joueuses de ce Top 10 sont parties le matin, à l’exception de la Sud-coréenne Ilhee Lee et de l’Américaine Elizabeth Szokol, qui vinrent se positionner en tête, plus tard dans la journée.

Lee s’élança à 12h15, avec Sofia Garcia et Liqi Zenq, alors que Szokol eut un départ à 13h10, avec Pauline Roussin-Bouchard et Yan Liu. De sorte que la Française a joué dans les mêmes conditions que l’Américaine et que l’excuse du vent ne peut pas être invoquée pour justifier sa première journée au-dessus du Par.

Lee fut rapidement productive en réalisant trois birdie dès le Par 5 du trou 3. Puis, sur le Par 4 du trou n°8 et le Par 5 du trou n°9, elle augmentait son avance par deux autres birdie, pour sortir de l’aller en –5. Soit le même score de Weber, mais avec deux fois moins de trous joués.

Malgré un bogey concédait sur le Par 4 du trou n°13, La Sud-coréenne de 36 ans qui signe son premier départ de la saison sur le LPGA Tour, tout en ayant été rookie en 2010, et victorieuse en 2013 aux Bahamas, accélérait le rythme en trouvant trois birdie sur les trois derniers trous. Elle passait en tête avec le score de –8 et allait partager, un moment plus tard, cette position avec l’Américaine Szokol.

Szokol qui est un peu plus présente dans l’esprit des fans du LPGA Tour, puisqu’elle remporta le Dow Great Lakes Bay Invitational associée à sa compatriote Cheyenne Knight. Mais, depuis, Szokol a eu du mal à s’imposer au milieu de joueuses toujours plus performantes. Classée 107e de la Race, l’an dernier, Szokol a conservé sa carte grâce à sa victoire de 2023. Contrairement à Cyndney Clanton qui, victorieuse, elle aussi, du Dow Great Lakes Bay Invitational avec Jasmine Suwannapura, est retourné sur l’Epson Tour.

Particulièrement à l’aise, Szokol a avalé les cinq premier trous comme aucune autres joueuses, en réalisant cinq birdie à la suite. Un bogey au 6 freinait sa course folle, puis elle retrouva du rythme et réalisa deux autres birdie, sur ces fameux trous n°8 et 9, qui semblent avoir été propice au birdie, dans ce premier tour.

Enfin, au retour, malgré le vent et un ciel plus nuageux, L’Américaine de 30 ans alignait des Par et enfonça le clou en signant deux autres birdie, rejoignant la Sud-coréenne Ilhee Lee en tête. « Ce fut bien. J’ai simplement pris un bon départ et ce fut très agréable », confia Szokol. « Au premier tour, j’ai eu un putt d’environ 90 centimètres et de 3,50 mètres sur le green du Par 5 du 3. Et faire ce long putt au 5 fut une bonne chose », expliqua l’Amérciaine. « Ensuite je me suis contentée de bien taper la balle et de me donner un maximum d’opportunités. Donc c’est une journée assez solide et je suis très heureuse », ajoutait Szokol qui tient déjà l’opportunité de franchir le Cut, à défaut de pouvoir encore espérer jouer la gagne, même si ce tournoi ne comporte que trois tours, et dont le champ est dépourvu de quelques stars du circuit.

L’Allemande et ex joueuse du Ladies European Tour qui débuta par l’Epson Tour, Polly Mack, vient compléter la seconde place à –5, tout comme sa compatriote Aline Krauter qui semble avoir trouvé sa place sur le plus haut niveau mondial. Enfin, et c’est la surprise du jour, l’Américaine Gurleen Kaur s’invite dans ce Top 5, également à la 4e place à –5, elle qui termina 130e de la Race, en 2024 dans son année de rookie, en dix-sept départs et sept Cut franchis. Kaur qui est âgée de 25 ans et qui se classa 5e de la Q-série en 2023, après une brève apparition sur l’Epson Tour. Loin d’avoir aussi bien maîtrisé le parcours, elle réalise un aller en 35, avec trois birdie et un bogey, et son retour fut la clé de son score, avec six Par et trois birdie, tout en ayant exploité un seul Par 5 sur les trois que propose ce parcours. « Ce fut une bonne journée. J’ai vraiment tapé de bonne balles et j’ai eu un seul trois putt à environ 15 mètres. C’est une bêtise stupide de ma part », déclara Gurleen Kaur qui possède un historique golfique intéressant, avec une participation à l’Augusta National Women’s Amateur, une 66e place à l’US Women’s Open 2021, et deux participation au Chevron Championship, dont elle ne franchit pas le Cut. Raison pour laquelle les regards se sont peu portés sur cette joueuse qui pénètre tout juste le circuit professionnel.

Akie Iwai, que chacun connaît désormais, vient compléter ce groupe, et confirmer son statut de meilleur joueuse du LPGA Tour, en étant rookie. Tout comme les Japonaises Saki Baba et Ayaka Furue, ainsi que la Thaïlandaise Jaravee Boonchant et la Sud-coréenne Wei-Ling Hsu, l’une des vétérans de ce Tour, avec dix ans de circuit et une victoire en 2021.

L’Espagnole Azahara Munoz se place 12e à –4, et tient l’opportunité de franchir le Cut. Jenny Bae, qui a fait parler d’elle au Mexique, est également nà –4 avec Alexandra Forsterling, la troisième Allemande de cette partie du tableau. Et deux autres Japonaises qui sont Mao Saigo et Rio Takeda, s’installent également à la 12e place, démontrant un peu plus leur potentiel de bien jouer, d’une semaine à l’autre sur tous les types de parcours. Et l’on aimerait bien qu’il en soit de même pour les Françaises.

Roussin-Bouchard et Cernousek dans le dur. Delacour en limite de Cut

Quel sera le bilan, cette semaine, des trois Françaises engagées dans ce tournois, quand Allemandes, Japonaises et quelques jeunes poussent Américaines continuent de briller en haut d’un leaderboard, avec les mêmes conditions de jeu ? C’est encore la question qui taraude les esprits cette semaine, avec une Adela Cernousek totalement asphyxiée sur le LPGA Tour, alors que l’on voyait en elle cette rookie qui allait enfin apporter au golf féminin Français fraîcheur et performance. Que Pauline Roussin-Bouchard reste irrégulière d’une semaine à une autre et que Perrine Delacour bien avancée dans la trentaine, a toujours un peu de mal à exprimer son talent et sa capacité à jouer très bas, au plus haut niveau mondial, comme l’a déjà démontré. Car Céline Boutier n’a jamais joué –10 sur le LPGA Tour contrairement à Perrine Delacour.

La Française native de Laon qui a pris son départ dans les derniers groupes, au moment où le vent soufflait assez fort et qui signe une carte de 70 comportant, malheureusement, un double bogey sur le Par 4 du trou n°14, alors qu’elle était classée à –2, avec l’opportunité d’aborder la seconde journée avec plus de sérénité. Fort heureusement, Perrine Delacour qui se bat pour retrouver sa carte sur le LPGA Tour, réussi à exploiter le Par 5 du 18, en y signant un dernier birdie, avec un drapeau au début du green, facilitant le placement de la balle, en cas de chip sous le green. Quoique pas toujours, comme on a pu le voir durant la diffusion de cette journée, avec des joueuses qui ont joué de trop de prudence et qui se sont laissées du travail au putting.

Caddeyée par son père, cette semaine, Adela Cernousek s’est élancée du trou n°10, et est rapidement partie à la faute sur le Par 4 du 14, avant de concéder un nouveau bogey sur le Par 3 du 15. Jouant en compagnie Des Américaines Mina Kreiter (+1) et Lauren Hartlage (-2), Cernousek réagissait en trouvant deux birdie, dont le second sur le Par 5 du trou n°18. Mais la Française dégringolait à nouveau en concédant deux bogey rapidement sur le retour, puis deux autres après un birdie sur le Par 4 du trou n°5. Certes, elle découvre les parcours du LPGA Tour mais elle n’est pas la seule dans cette situation. Ingrid Lindblad, également rookie, a remporté sa première victoire sur un tracé qui n’avait jamais accueilli une épreuve du LPGA Tour. Et Chisato Iwai en a fait de même au Mexique. Ce sont donc d’autres paramètres qui handicapent la majorité des Françaises qui viennent évoluer sur le LPGA Tour, depuis plusieurs années, car Cernousek n’est pas un cas isolé. Agathe Laisné a connu la même situation. A savoir une accumulation de Cut manqués pour se retrouver sur l’Epson Tour, pas toujours très à l’aise.

Et qu’en sera-t-il de Pauline Roussin-Bouchard, à la fin de la saison, elle qui est également en difficulté à +3, alors qu’elle a résisté au terrible tracé de l’US Women’s Open, lui permettant de grimper à la 103e place de la Race to CME. Comme Cernousek, la Française qui est bien plus à l’aise sur le LET, a débuté sa partie par deux bogey, passant à +3 sur le Par 4 du 6, avec un troisième coup concédé. Et au retour, malgré un birdie sur le Par 4 du trou n°10, Roussin-Bouchard alignait encore deux bogey, réduisant ses chances de remonter dans le classement. Un sixième bogey sur le green du Par 3 du 15 l’envoyait à +5, et c’est sur les derniers trous qu’elle trouvait la ressource de rentrer deux putt pour birdie, dont le dernier sur le Par 5 du 18, manifestement propice pour ce type de score.

Avec un Cut projeté dans le Par, qui pourrait évoluer à –1, durant ce second tour, Cernousek et Roussin-Bouchard ont un sacré défi devant elles. Quant à Perrine Delacour, elle semble un peu plus à l’abri et en prenant son départ avant 10h00, elle pourrait bénéficier d’une meilleure météo.

Un trou en un, en direct, pour Lee-Anne Pace

La Sud-africaine, qui pratiqua le tennis avant de jouer au golf, et qui possède un swing absolument fluide et recommandable à tous les amateurs, a gratifié le public et les téléspectateurs d’un coup que tout golfeur rêve de réaliser. Au départ du Par 3 du trou n°15, soit son 6e trou, Pace tapant sa balle avec une fluidité exceptionnelle, qui amena cette balle au début du green. Alors qu’elle ramassait son tee, sa balle continua à rouler et se dirigea vers le trou pour s’y engouffrer. Ayant détourné son regard du green Pace sursauta quand une de ces camardes de jeu lui annonça que sa balle venait de disparaître dans le trou. La Sud-africaine exultait, puis alla chercher sa balle qu’elle embrassa en la montrant à la caméra qui n’avait pas perdu une seconde cet événement. Au trou suivant, Lee-Anne Pace rentrait un birdie, encore portée par cette énergie accumulée au trou précédent. Au retour, elle concédait deux bogey pour trois birdie, et terminait dans le groupe à –4, normalement assurée de franchir le Cut.

On retiendra donc de cette première journée, ce haut de leaderboard hétérogène, avec deux joueuses qui ont signé une carte de 63, ce trou en un de la Sud-africaine, la 4e place de Dewi Weber, une nouvelle forte présence des Japonaises, dont celles qui ne cessent de faire parler d’elles depuis plusieurs mois, et trois joueuses Allemande qui ont bien négocié ce premier tour, contrairement aux Françaises qui restent parmi les joueuses de ces nations encore un peu faiblardes sur le plus haut niveau mondial du golf féminin. Le golf Français féminin qui connaît le même problème que le Tennis Français. La dernière victoire d’une Française à Roland Garros remonte à 1995, soit il y a 20 ans ! Et Céline Boutier de s’être imposé au ShopRite LPGA Classic, 29 ans après Anne-Marie Palli. Pendant que les Américaines, les Sud-coréennes, les Japonaises, les Thaïlandaises, les Suédoises et même les Chinoises se montrent plus performantes et plus rapidement.

Si une Française parvient à franchir le Cut de tournoi, se sera déjà un point positif, mais pas le bout du monde. Alors que tout les fans tricolores attendent le retour de Céline Boutier, qui porte, seule, sur ses épaules, la majorité des performances Françaises, sur le LPGA Tour. Avoir un contingent de trois ou quatre Françaises du même niveau placerait notre pays au même niveau que les nations précédemment citées, et offrirait à la France la possibilité d’avoir plus d’une Française en Solheim Cup et celle de constituer une équipe pour l’International Crown. Car le mot d’ordre politique de notre pays n’est-il pas la compétitivité ?

Le second tour est à suivre, comme chaque semaine, sur le site internet de la LPGA, en attendant mieux.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments de ce premier tour

Tenerife Women’s Open : Walsh leader à –9 !

L’Irlandaise Lauren Walsh est seule en tête avant le week-end, après avoir réalisé un 68 (-4) au deuxième tour sur le tracé de l’Abama Golf, prenant ainsi deux coups d’avance sur la seconde et quatre, sur un groupe de sept joueuses, en 3e position.

Amorçant la journée avec un score de cinq coups sous le Par, à égalité en tête avec la Danoise Sofie Kibsgaard Nielsen, Walsh a connu un début de journée difficile en réalisant un bogey sur le Par 4 du premier trou. Mais la star Irlandaise a rapidement rebondi avec un birdie au deuxième trou, avant d’en enchaîner trois autres sur les trou 4 à 6, lui permettant de prendre la tête du classement.

Après trois Pars consécutifs, Walsh a rapidement repris le dessus en abordant le retour, réalisant des birdies sur le Par 5 du trou n°10 et le Par 4 du trou n°11, prenant ainsi une avance confortable de cinq coups. S’en sont suivies deux bogeys consécutifs aux trous 13 et 14. Mais Walsh a une fois de plus rebondi avec brio en frappant un joli coup d’approche sur vers le green du 17, réalisant son septième birdie. « C’était une bonne journée », a l’Irlandaise, qui réalise sa seconde année sur le LET. « J’ai très bien frappé la balle, mais je n’ai pas rentré autant de putts qu’hier. C’était bien de faire un birdie au 17 et de récupérer un de ces bogey », expliqua Walsh. « Je me suis donné quelques chances sur les neuf premiers trous et je les ai concrétisées. C’est un parcours difficile, donc il suffit de peu pour se mettre hors de position et faire un bogey. Mais dans l’ensemble, je suis très satisfaite de ma performance. Il y a beaucoup de points positifs à retenir. Le golf est le golf et tout le monde fera des bogey. Je suis contente d’avoir laissé ça derrière moi et d’avoir continué », assurait-elle.

La joueuse de Singapour, Shannon Tan, s’est hissée à la deuxième place, avec un score de 66 (-6), signant la meilleure carte de la semaine, et une belle remontée au classement. La lauréate du Magical Kenya Ladies Open a réalisé un journée vierge de bogey, et est désormais en excellente position avant d’aborder le week-end.

A propos de sa journée Tan a déclaré : « aujourd’hui, j’ai touché tous les fairways et tous les greens. Je ne me souviens pas avoir fait de chip ! J’ai aussi raté quelques putts et j’ai touché les Par 5 en deux coups. J’aurai le même état d’esprit demain. Pour les fairways et les greens. Au final, c’est moi contre le parcours, donc si je bats le parcours, je serai contente». Tan qui tentera de bien négocier cette journée importante, malgré le vent.

Sept joueuses se partagent la troisième place avec cinq coups sous le par. Ce groupe est composé de la Tchèque Sara Kouskova, vainqueur du dernier tournoi, le Jabra Ladies Open, de l’Espagnole Marta Martin, de l’Autrichienne Emma Spitz, de l’Indienne Diksha Dagar, de la Danoise Sofie Kibsgaard Nielsen, co-leader la veille, et des Italiennes Alessandra Fanali et Anna Zanusso.

Daksha a connu une journée mouvementée qui comprenait d’excellentes approches et un superbe birdie au 17 pour rebondir, après avoir rencontré des problèmes pour sortir du bunker au 16. « J’ai vraiment hâte d’être au week-end. Je dois maintenir le même niveau de jeu. Je joue bien, mais je dois rester calme. Je vais me concentrer sur moi-même et ne pas regarder les scores. Papa a fait du bon travail sur la lecture des greens. Nous en avons beaucoup discuté. Grâce à lui, j’ai eu de belles opportunités de birdies», confia l’Indienne de 24 ans. « Ce parcours est vraiment difficile pour les caddies », ajoutait-elle.

L’Espagnole Marta Martin, quant à elle, était encouragé par sa famille et ses amis qui sont venus la suivre à Tenerife. Le Madrilène a déclaré : « c’est super d’avoir ma famille ici. J’ai eu quelques difficultés ces dernières semaines, je me suis blessé au cou, alors c’est vraiment cool d’avoir ma famille et mes amis qui viennent me soutenir. Je dois bien jouer pour eux, je leur dois bien quelques bières, car ils le méritent vraiment ! ».

Enfin, dans ce même groupe à –5, l’Italienne Alessandra Fanali est la seule à avoir rendu une carte vierge de bogey, lui permettant de remonter de la 17e à la 3e place.

Klotz recule, Nadaud se qualifie !

Elles étaient sept au départ, et un peu à la manière des célèbres mercenaires, trois d’entre elles n’ont pas survécu au Cut. Il s’agit de Céline Herbin, qui était hier soir à la limite du Cut, mais du bon côté. De Anne-Lise Caudal qui avait la première journée en 75, et de Vanessa Bouvet, nouvelle venue sur le LET, qui avait très mal débuté ce tournoi avec une carte de 77.

En revanche, Nastasia Nadaud qui avait concédé une carte de 77, elle aussi, au premier tour, a sur se ressaisir et jouer 70 dans cette nouvelle journée, ayant pour conséquence de passer in extremis au-dessus de la ligne du Cut.

Agathe Sauzon est +2, tandis que Camille Chevalier, tours en quête d’une seconde victoire, qu’elle mérite amplement, franchi sur 3e Cut depuis le début de l’année, sur le LET. Emma Grechi passe également le Cut et se classe provisoirement 33e à +1, alors que Ariane Klotz, bien que perdant du terrain par rapport à hier, reste la Française la mieux placée à la 14e place.

A noter que l’Autrichienne Sarah Schober et l’Ecossaise Carly Booth ont déclaré forfait. Booth n’ayant même pas pris le départ du 1er tour, contrairement Schober. Quant à l’influenceuse Américaine, dont une partie de ses contenues sont bloqués et réservés aux adultes, Grace Charis, sont score de +26 démontre définitivement qu’elle n’est qu’une escorte girl des parcours de golf en quête de notoriété et d’argent facile. 

Après 36 trous disputés à l’Abama Golf, 61 joueuses ont franchi le Cut, qui s’est soldé par un score de de -3. L’amateure portugaise Sofia Barroso Sa et le leader de l’Ordre du mérite Mimi Rhodes sont toutes les deux ex æquo à la 20e place, à –1.

Le troisième tour de l’Open féminin de Tenerife débutera samedi à 8h45, heure locale. Le groupe des leaders s’élancera à 10h45.

Le classement => ICI

Tenerife Women’s Open : Ariane Klotz à deux coups des leaders !

Dans un cadre paradisiaque, les 132 joueuses présentes cette semaine, ont tenté de maîtriser ce parcours. Et une Française, pour sa première année sur le LET, a bien négocié cette journée, se retrouvant à la suite d’un duo que l’on attendait pas si bien placé.

L’Irlandaise Lauren Walsh et la Danoise Sofie Kibsgaard Nielsen sont en tête du premier tour de l’Open féminin de Tenerife, après avoir débuté, toutes les deux, avec une carte de 67 (-5) sur le tracé de l’Abama Golf.

La Danoise a donné le ton le matin en réalisant six birdie et en ne concédant qu’un seul bogey sur le Par 3 du trou n°4. Puis, elle réalisa un retour vierge de bogey, comportant quatre birdie, dont deux à la suite (17 et 18). « J’ai commencé un peu lentement », a déclaré Kibsgaard Nielsen. « Mais ensuite, j’ai repris le rythme et j’ai pu toucher quelques fairways. Ce parcours n’est pas facile, alors j’ai essayé de rester dans l’instant présent et de prendre un coup à la fois».

Kibsgaard Nielsen a remporté l’Ordre du mérite du LETAS en 2023 et profite désormais pleinement de ses opportunités de jeu après avoir perdu sa carte complète l’année dernière. « J’ai très bien joué cette année », a expliqué Kibsgaard Nielsen, qui n’a pas encore manqué de Cut en 2025, sur le LET. « L’année dernière, arriver avec une carte complète, sachant que j’avais fait une saison complète ici, ne m’a pas découragé, mais m’a détendu. Cette année, sans ma carte complète, sachant que je dois réussir dans les tournois auxquels je participe, cela m’a mis dans un bon état d’esprit, sachant que je dois continuer à travailler dur. Et je sais que je peux y arriver », affirmait-elle.

Après avoir mené la majeure partie de la journée, la star irlandaise Walsh a ensuite égalé le score de Kibsgaard Nielsen grâce à un 67 (-5) vierge de bogey. « Nous étions les dernières à jouer, donc la journée a été longue », a déclaré Walsh. « Mais j’ai bien joué. J’ai frappé le coup assez régulièrement et j’ai rentré beaucoup de putts. Il y a quelques trous bizarres, il faut donc se débrouiller et jouer intelligemment», expliquait-elle. « C’est vraiment délicat, mais heureusement, mon entraîneur est souvent venu ici, il m’a donc briefé sur une grande partie du parcours avant mon arrivée. Je savais donc à quoi m’attendre. Globalement, ça me met très bien en place et j’en suis très content ».

A 36 ans, l’Anglaise Eleanor Givens occupe la troisième place, avec six birdie et deux coups perdus pour un tour de 68 (-4). « Je n’ai pas connu mon meilleur début de saison cette année », a expliqué la joueuse vétéran. « Je suis donc très satisfaite de mon parcours aujourd’hui. C’est un parcours très difficile, mais j’ai réussi de bons coups et un très bon putt. Les arbitres ont bien géré les drapeaux aujourd’hui et j’ai réussi à rester souvent en dessous du trou ».

La bonne perf de Klotz

Passée professionnelle l’an dernier, la Française de Nouméa, Ariane Klotz, a eu du mal à franchir les Cut, en ce début de saison. Mais à Tenerife, elle vient de surprendre tout le monde en se plaçant rapidement dans bon wagon, soit la troisième place, en compagnie de la Norvégienne Dorthea Forbrigd, qui a déjà un peu plus d’expérience du LET, que la Française. Elles ont joué 69 avec un seul bogey pour Klotz, et un bogey et un eagle pour Forbrigd, qui a rentré son approche. Sur ce parcours difficile, être dans le ahut du tableau est une très bonne nouvelle, et Klotz d’avoir l’opportunité de signer son meilleur résultat individuel, si tout lui sourit aussi bien.

La seconde Française est 17e. Il s’agit de Agathe Sauzon qui a joué –1, avec quand même quelques bogey très pénalisant. Soit trois à l’aller contre trois birdie, et un quatrième sur le Par 5 du trou n°6, avant qu’elle trouve deux birdie. L’un sur le Par 3 du 14 et l’autre sur le par 5 du 17. Sauzon sort de cette première journée avec 29 putt pour 12 green en régulation et seulement 8 fairway de touchés. Et chacun a bien compris où ses axes d’amélioration, pour cette nouvelle journée.

Sa compatriote Camille Chevalier est 28e avec Helen Briem, Cassandra Alexander, Ciara Tamburlini ou encore Cara Gainer, dans le Par total, tandis que Emma Grechi est 43e à +1 devant Céline Herbin 56e à +2, et en limite du Cut provisoire.

Anne-Lise Caudal est 70e à +3 alors que Vanessa Bouvet se place 95e à +5, avec Nastasia Nadaud, que l’on a rarement vu si bas dans un classement du LET.

Notons, enfin, la performance de l’Anglaise Mimi Rhodes, qui a signé un trou en un, sur le Par 3 du trou n°7. Une balle qui a trouvé le green très tôt, et qui ensuite roulé jusqu’au mat. « En tant que professionnelle, c’est mon premier trou en un, mais je n’en ai réussi que deux, donc je suis plutôt contente. Honnêtement, j’étais un peu frustrée sur le terrain, car les putts ne rentraient pas. Puis, au 7, j’ai frappé un fer 9 droit au trou, je ne l’ai pas vu, mais mon frère et sa fiancée, qui regardaient, ont crié fort, alors j’ai su que c’était rentré ! C’était un moment spécial. Surtout de le filmer », confia la joueuse en tête de l’Ordre du mérite, triple vainqueur cette année.

La deuxième manche de l’Open féminin de Tenerife se poursuit demain matin à 8h30, heure locale.

Le classement provisoire => ICI

Firekeepers Casino Hôtel Championship : l’essentiel à savoir

Créé en 2014, cette épreuve s’est toujours déroulée sur le même parcours et n’a connu aucune interruption, ayant survécu à la crise sanitaire. C’est donc la 12e édition de ce tournoi ! En 2022, la chinoise Xiaowen Yin remportait son premier succès sur l’Epson Tour, en playoff, face à l’Australienne Gina Kim. Ces deux joueuses sont désormais sur le LPGA Tour et l’Australienne est entrée dans le cercle des vainqueurs. Trois joueuses Chinoises se sont imposées dans cette épreuve, ces quatre dernières années, illustrant la progression fulgurante de cette nation.

L’an dernier, la Suédoise, Ingrid Lindblad, était au départ de cette épreuve, après avoir évolué à l’US Women’s Open la semaine passée avec son statut de numéro un mondial amateur. Elle effectuait donc son premier départ en tant que professionnelle dans ce tournoi.

Finalement, c’est l’Australienne Cassie Porter qui remportait ce tournoi, un coup devant un groupe de quatre joueuses à –5. Les deux Françaises engagées, Emma Broze et Anaïs Meyssonnier n’avaient pas franchi le Cut.

Le champ de joueuses

144 joueuses sont dans le champ pour trois jours de compétition avec un Cut, après trois tours, qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.

Après deux semaines de repos, les joueuses du Top 80 repartent à l’assaut des fairway et des green, d’un parcours que certaines connaissent bien.

Parmi elles la Colombienne Valery Plata, ; la Sud-africaine Kaleigh Telfer, la l’Américaine Dana Fall, ainsi que Kathleen Scavo, Jillian Hollis ou encore Sophie Hausmann qui a franchi le Cut du dernier US Women’s Open, faisant jeu égal avec la Française Céline Boutier, à la 45e place.

Le Top 15 de la Race est quasiment complet. Seules manquent à l’appel Hailee Cooper, qui prend un peu de repos après sa participation à l’US Women’s Open où elle a brillamment terminé 7e, et Sophia Popov qui est au départ du ShopRite LPGA Classic, sur le LPGA Tour.

Enfin, les Françaises Emma Broze et Agathe Laisné continuent leur parcours sur ce circuit, avec l’espoir de rentrer dans le Top 15.

Les joueuses invitées

  • Yoonhee Kim – USA
  • Ashley Chow – Canada

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Cassie Porter (-6)
  • 2023 : Siyun Lin (-10)
  • 2022 : Xiaowen Yin (-13)
  • 2021 : Fernanda Lira (-19)
  • 2020 : Ruixin Liu (-13)
  • 2019 : Ssu-Chia Cheng (-13)
  • 2018 : Maria Sanz Barrio (-13)
  • 2017 : Erynne Lee (-12)
  • 2016 : Laura Gonzales Escallon (-15)*
  • 2015 : Madeleine Sheils (-10)
  • 2014 : Min Seo Kwak (-12)

*Classement sur deux tours.

Le parcours

Situé à l’est de la ville de Kalamazoo, et au sud de la ville de Battle Creek, dans le Michigan, le Battle Creek Country Club, est établi au bord du lac Goguac, dans un cadre boisé, entre des zones pavillonnaires. Ce tracé est classé parmi les 100 plus beaux golfs Nord américains, et est l’œuvre d’un architecte bien connu qui n’est autre que Willie Park Jr, né en 1864 et décédé en 1925. Il est notamment connu pour être l’architecte du Ottawa Hunt and Golf Club qui a accueilli le CP Women’s Open, en 2022. Planté principalement avec un mélange de Bentgrass et de Poa annua, ce parcours dispose de peu de bunker et de 6 pièces d’eau en jeu. Réalisé sur un sol argileux, il est irrigué par l’eau du lac et offre un drainage satisfaisant, en cas de pluie. Les green sont assez rapides, avec un stimpmeter de 11,5, ce qui devient un minimum sur les parcours du circuit féminin. Enfin, le développé est assez long, puisque supérieur à 6000 mètres.

Record du tournoi

  • 2021 : Fernanda Lira –19

Record du parcours

  • 2021 : Fernanda Lira 62 (-10)

Dotation et prime

Avec une dotation de 100 000 dollars en 2014, ce tournoi a connu une évolution jusqu’à 220 000 dollars, en 2023, progressant de 20 000 dollars par rapport à 2022. Ainsi, la prime au vainqueur qui fut de 30 000 dollars, en 2022, est restée la même alors que celles à partir de la seconde place bénéficiaient d’une nette évolution.

En 2024, la dotation est retombée à 200 000 dollars pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars. Mais cette année, la dotation est repartie à la hausse avec une somme de 225 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 33 750 dollars.

Diffusion TV

Les tournois de l’Epson Tour ne bénéficient pas d’une couverture TV.

ShopRite LPGA Classic : l’essentiel à savoir

Historique

Déplacé en fin de saison en 2020, ce tournoi a retrouvé sa place au calendrier en 2022, à l’approche de l’été. Créé en 1986, le ShopRite LPGA Classic a d’abord été organisé, fin août, sur l’un des deux parcours du Seaview Marriott Resort, sur trois jours. Il s’agissait du tracé du Great Bay Country Club, à Somer Point. Nommé Atlantic City LPGA Classic, ce n’est qu’en 1992 qu’il prend le nom de ShopRite LPGA Classic, lorsqu’un groupe agroalimentaire en devient le sponsor titre. Ce tournoi est le seul du calendrier qui a été remporté, deux fois, par deux joueuses françaises, à 29 ans d’écart. Depuis 1998, le tournoi se déroule, à Galloway, sur le parcours du Stockton Seaview Golf Club.

Depuis 1986, ce tournoi n’a connu que trois playoff, en 1988, en 1992 et en 2022.

L’an dernier, l’épreuve était marquée par l’incroyable performance d’une joueuse qui était classée 52e après le second tour, et qui a coiffé tout le monde, avec une dernière carte de –11, en s’étant élancée dans les parties du matin. 

Anne-Marie Palli fut la première Française a mettre fin à la domination américaine dans ce tournoi. Il faudra attendre 29 ans pour voir une autre Française remporter ce tournoi.

Champ de joueuses

Elles sont 144 cette semaine, dont 6 anciennes lauréates de ce tournoi, et, bien entendu, la Suédoise Linnea Strom qui revient sur le lieu de ses exploits. Egalement dans le champ sa compatriote Maja Stark, mettant un peu plus les Suédoises à l’honneur.

Deux jeunes joueuses maintenant connues des fans du LPGA Tour bénéficient d’une invitation sponsor. Il s’agit de Gianna Clemente, qui remporta l’épreuve Junior du Mizuho Americas Open en 2023, qui occupe la 24e place mondiale, et Asterisk Talley, qui n’a pas franchi le Cut de l’US Women’s Open, la semaine passée, et qui est 16e mondial. Clemente est âgée de 17 et Talley de seulement 16 ans.

Le Top 80 de la Race to CME constitue la structure de ce champ de joueuses avec Nelly Korda, Atthaya Thitikul, Ayaka Furue, Lauren Coughlin, Mao Saigo, Sei Young Kim, Jin Young Ko, Brooke M.Henderson, Patty Tavatanakit, Jennifer Kupcho ou encore Bailey Tardy, Hinako Shibuno, et Allisen Corpuz.

Les sœurs Iwai sont également au départ avec Rio Takeda et Mao Saigo. Les joueuses Japonaises qui sont en position de force sur le LPGA Tour depuis l’an dernier, et qui occupent régulièrement les hauteurs d’un leaderboard.

On note, en revanche, l’absence de Lydia Ko et de Lilia Vu, qui n’ont pas été très à l’aise dans le Wisconsin.

Côté Français, Céline Boutier fait également l’impasse alors que Perrine Delacour et Adela Cernousek sont de retour avec Pauline Roussin-Bouchard qui est à la porte du Top 100.

L’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui a brillé tout au long de l’US Women’s Open et qui s’est faite un nom, malgré elle, lors de la dernière journée, participe également à ce tournoi, retrouvant ses compatriotes Fatima Fernandez Cano et Azahara Munoz.

Parmi les anciennes lauréates de cette épreuves, hormis Strom et Henderson, sont présentes Annie Park, Stacy Lewis et Brittany Lincicome.

Les qualifiées du lundi

  • Joana Coe
  • Gabriella Then

Les invitées sponsors

  • Gianna Clemente (a)
  • Asterisk Talley (a)
  • Sarah White
  • Kary Hollenbaugh (a)

Les rookie dans le champ

Le Parcours

Le parcours du Seaview Bay Course est un Par 71 (37 – 34) d’une longueur de 5684,82 mètres. De type links, ce parcours est désormais bien connu avec son implantation dans une zone marécageuse, en bordure de la Red Bay, face à Atlantic City. Le vent est souvent présent, perturbant le jeu, puisque ce parcours comporte très peu d’arbres.

Cette année, le tracé a été allongé passant de 5666,53 mètres à 5724,37. Les trous 1, 3, 7, 8, 12, 13, 14, 15, 17 et 18 ont été légèrement allongés. Une nécessité face au fait que les femmes jouent avec plus de longueur grâce aux programmes d’entraînement qui évoluent. Le parcours du Bay Course est le plus court ainsi que le second Par 71, depuis le début de la saison.

Hormis ces points, le parcours conserve le même nombre de bunker, la même graminée, la même taille de green et la même hauteur de tonte, que l’an dernier.

Les derniers vainqueurs depuis 2010

  • 2024 : Linnea Strom (-14)
  • 2023 : Ashleigh Buhai  (-14)
  • 2022 : Brooke M.Henderson (-12)
  • 2021 : Céline Boutier (-14)
  • 2020 : Mel Reid (-19)*
  • 2019 : Lexi Thompson (-12)
  • 2018 : Annie Park (-16)
  • 2017 : I.K Kim (-11)
  • 2016 : Anna Nordqvist (-7)
  • 2015 : Anna Nordqvist (-8)
  • 2014 : Stacy Lewis (-12)
  • 2013 : Karrie Webb (-4)
  • 2012 : Stacy Lewis (-12)
  • 2011 : Brittany Lincicome (-11)
  • 2010 : Ai Miyazato (-16)

* Tournoi sur 72 trous.

Vainqueurs françaises

  • 2021 : Céline Boutier
  • 1992 : Anne-Marie Palli

Les multiples vainqueurs

  • Betsy King (1987 – 1995 – 2001)
  • Annika Sorenstam (1998 – 2002 – 2005)
  • Juli Inkster (1986 – 1988)
  • Stacy Lewis (2012 – 2014)
  • Anna Nordqvist (2015 – 2016)

Statistiques

Record du tournoi :

  • Trois tours : -17 pour Annika Sorenstam en 1998 – 2005 et Anna Nordqvist en 2016
  • Quatre tours : -19 pour Mel Reid 2020
  • Meilleure carte : 60 pour Linnea Strom en 2024
  • Nombre de playoff : 3 (1988, 1992 et 2022)
  • La victoire avec le plus de coups d’écart : 6 en 2014

Dotation et prime

La dotation fut fixée à 1,5 dollars en 2006, marquant une évolution avec 100 000 dollars supplémentaires. En 2018, la dotation connaît une nouvelle hausse et s’étoffe de 250 000 dollars. De fait, la prime au vainqueur est passée, en 14 ans, de 210 000 dollars en 2005 à 262 500 dollars. Malheureusement, en 2022, en raison de la crise sanitaire, la dotation totale fut à son niveau le plus bas avec 1,3 million de dollars pour un gain à la vainqueur de 195 000 dollars.

Mais en 2023, la dotation dépassait son plus haut niveau, avec 1,75 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 262 000 dollars. Ce sont ces sommes qui sont reportées, cette année encore.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Vendredi 6 juin : 18h00 à 21h00

Samedi 7 juin : 21h00 à 00h00

Dimanche 7 juin : 20h00 à 23h00

Tenerife Women’s Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit du 11e tournoi de la saison du Ladies European Tour.

Cette épreuve a été créée en 2002 et a connu une interruption de 2012 à 2024. C’est donc un retour au calendrier après 22 ans d’absence.

Cette épreuve s’est régulièrement déroulée avec un format de jeu individuel, mais en 2011, une épreuve en match play vint compléter l’épreuve individuelle qui clôtura la semaine.

Une Française s’est imposée dans ce tournoi, et depuis, les Britanniques ont dominé, avec trois victoires anglaises.

Le champ de joueuses

Elles sont 132 dans engagées dans cette épreuve avec un Cut après deux tours qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.

Seulement 8 Françaises au départ, car Perrine Delacour est engagées sur le LPGA Tour, où elle tentera de franchir le Cut, pour progresser au classement de la Race to CME.

La Suissesse Chiara Tamburlini est retour après sa très belle prestation lors de l’US Women’s Open, et elle retrouvera l’Anglaise Mimi Rhodes, appelée, pour le moment, à lui succéder au classement de l’Ordre du mérite. Cara Gainer est également dans le champ tout comme sa compatriote Alice Hewson. Trois Anglaises qui ont marqué le Ladies European Tour depuis un an, en signant au moins une victoire chacune.

La Tchèque Sara Kouskova est également présente de même Helen Briem, Casandra Alexander, l’Américaine Brianna Navarossa, la Mexicaine Fernanda Lira, les Espagnoles Nuria Iturioz, Luna Sobron Galmes, Ana Pelaez Trivino ou encore les Suédoises Lisa Petterson et Kajsa Arwefjall, symbolisant le renouvellement des générations, dans la discipline.

Enfin, il faut noter, aussi surprenant que cela puisse paraître, la présence de l’influenceuse Américaine Grace Charis, avec un statut d’amateur, qui est connue pour ses publications érotiques et particulièrement douteuses. Une joueuse qui jouit d’une très mauvaise réputation auprès des professionnelles, autant que sa compatriote Paige Spiranac.

Complètent ce champ, 11 joueuses invitées, dont cinq Espagnoles.

Les vainqueurs

Le parcours

Ce tournoi a régulièrement changé d’emplacement, et c’est sur le Abama Golf, qui accueilli ce tournoi en 2006, que les 132 joueuses vont se retrouver.

Aménagé dans un cadre idyllique au bord de l’océan, entouré de 20 000 palmiers et de 300 espèces de plantes tropicales, ce tracé s’étale dans les terres sur 6281 mètres, en partant des blanc.

Annoncé comme un défi golfique, les fairway sont ondulés, tortueux et parfois insérés entre des bunker et une pièce d’eau, offrant des mises en jeu intimidantes. Les green offrent une bonne surface, sans être aussi démesurés que ceux des parcours américains. En somme, c’est un jeu stratégique qui doit être déployé et les adeptes des longues frappes et des tentatives kamikazes seront vites pénalisés. Les trous 1, 15, 16, 17 et 18 sont concentrés sur une même zone, tandis qu’à partir du trou n°2, le joueuse part pour une balade dans les terres qui va le ramener, progressivement, vers le trou n°10 et ses nombreuses pièces d’eau, face à l’océan. Le green du 11 étant le plus proche de la mer. La vue est d’ailleurs exceptionnelle, avec un fairway qui plonge d’un coup sur la dernière partie de ce trou, découvrant, sur la droite, un green rond, entouré d’habitations et de bunker blancs, autre particularité de ce tracé.

Vidéo trou n°11 => ICI

Conçu par l’architecte Dave Thomas (1934 – 2013), qui fut un joueur de golf professionnel né au Pays de Galles, ce tracé fut ouvert au public en 2006. Il est considéré par Golf Digest, comme l’un des plus beaux parcours d’Europe et le plus prestigieux des îles Canaries.

Ce sera donc, pour les joueuses du Ladies European Tour, une formidable semaine touristique et golfique.

Dotation et prime

Pour ce retour au calendrier du LET, la dotation est la plus élevée des tournois réguliers du circuit féminin européen, avec la somme de 500 000 euros. Ce qui permet de fixer la prime au vainqueur à 75 000 euros, soit 35 000 de plus que lors de la dernière édition.

Diffusion TV

Le tournoi est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 5 juin : 13h30
  • Vendredi 6 juin : 13h30
  • Samedi 7 juin : 14h00
  • Dimanche 8 juin : 14h00

Interview Kiara Romero : « je savais que je n’avais rien à perdre » !

Elle est numéro 3 mondial amateur, avec cinq victoires, et à 19 ans elle vient d’entrer dans l’histoire en signant le score le plus bas jamais réalisé par un amateur à l’US Women’s Open. Appelée à devenir l’une des nouvelles figures du paysage professionnel du golf féminin mondial, l’Américaine native de Californie s’est livrée après son dernier tour, dimanche.

Presse : Quel était votre état d’esprit aujourd’hui après le tour d’hier, et comment avez-vous pour renversé la tendance ?

Kiara Romero : Je pense que le simple fait de savoir que j’étais littéralement dernière m’a libérée. Je savais que je n’avais absolument rien à perdre et que je jouais mon jeu. Sachant que j’avais joué du bon golf. J’ai franchi le Cut pour arriver ici. Je savais que j’en avais les moyens et j’ai juste essayé de rester patiente et de laisser ce 3e tour derrière moi.

Presse : Saviez-vous que c’est le score le plus bas réalisé par un golfeur amateur lors du dernier tour de l’US Women’s Open ?

Kiara Romero : Non, pas du tout.

Presse : quel est votre opinion à ce sujet ?

Kiara Romero : c’est assez incroyable de savoir quel tour que j’ai fait hier, de revenir dessus et de tout changer, d’état d’esprit et de toute cette négativité. De tout changer et de me lancer sur le terrain en sachant que je peux réaliser un tour plus bas.

Presse : lorsque vous avez posé le pied sur le premier tee aujourd’hui, saviez-vous que ce serait un parcours différent, ou y a-t-il eu un moment pendant le parcours où cela a commencé à fonctionner pour vous ?

Kiara Romero : je crois que j’ai réussi à passer les trois premiers trous. Puis, comme si les choses commençaient à s’emballer et que nous jouions à un rythme assez soutenu, tout s’est enchaîné. Je pense que c’était beaucoup plus facile. Comme si tout venait à moi. Je pouvais lire les greens et je savais quel club je frappais. Hier, tout cela était un mystère pour moi. C’était comme si je n’avais jamais joué au golf auparavant, en fait. Je suppose que ça arrive comme ça, sans prévenir.

Presse : après que le dernier putt soit tombé, vous êtes simplement sortie du parcours. Que retirez-vous de votre expérience à l’US Women’s Open à Erin Hills cette semaine ?

Kiara Romero : je pense que je suis vraiment fière de la façon dont j’ai travaillé la balle et dont j’ai fait preuve de patience. Passer le Cut et ensuite jouer l’un des pires tours de ces dernières années a été assez difficile. En arrivant aujourd’hui et en mettant tout ça derrière moi, c’est vraiment quelque chose que je dois retenir de ce tournoi et en tirer des leçons.

Presse : pouvez-vous nous parler du parcours aujourd’hui ? Comment s’est déroulé le tour final ? Cela a-t-il influencé votre approche ?

Kiara Romero : oui, j’ai l’impression qu’il y avait vraiment de mauvaises positions de drapeaux, des endroits peu amicaux. Si on ratait sa cible, on pouvait être à 50 mètres du green ou dans un rough épais. Je n’ai donc pas vraiment essayé de jouer trop prudemment, sachant que j’étais assez loin du leader et bonne dernière. Alors je me suis dit que j’allais tout donner, frapper à chaque drapeau et voir ce qui se passe. Et, ça a marché.

L’Américaine était classée 60e, à +13, samedi soir, à la dernière place du classement, après avoir signé une journée en 84. Soit 12 coups de plus qu’au second tour. Dans cette dernière journée elle a réussi l’exploit de signer une carte de 67, soit un coup plus bas que la Sud-coréenne Hye-Jin Choi, rookie en 2022 sur le LPGA Tour est actuellement 21e de la Race to CME.

Dans cette dernière journée, Romero est partie du tee n°1, dans le premier groupe, à 07h15, en compagnie de la Norvégienne Céline Borge. Après un Par sur le Par 5 du trou n°1, elle signait son premier birdie, avant de concéder un bogey au trou suivant. Mais immédiatement après, elle effaçait ce mauvais coup par un nouveau birdie, et dès le trou n°9 elle se accéléra le rythme, en trouvant trois autres birdie au retour, sans concéder d’autres bogey dans cette dernière journée.

Elle toucha 12 fairway sur 14 et prit 15 green pour une moyenne de putt de 1,6.

A 19 ans, en étant dans sa seconde année universitaire, elle possède déjà un beau palmarès.

En 2023, elle a remporté l’US Girl’s Junior et ajoutait son nom à la longue liste des lauréates de cette épreuve que sont Mickey Wright, JoAnne Carner, Hollis Stacy, Amy Alcott, mais aussi Inbee Park, Ariya Jutanugarn, Minjee Lee, Lexi Thompson et Rose Zhang. Des joueuses devenues des stars du LPGA Tour. De même qu’elle remporta l’Annika Intercollegiate, un tournoi réservé aux joueuses qui évoluent au collège (lycée), à l’initiative de la fondation Annika Sorenstam.

Le classement de l’AJGA Polo Golf Junior Classic 2021 (copie écran AJGA)

Cette même année, elle fut nommée, pour la quatrième fois, numéro un du Rolex Junior All-American. Puis, en 2024, elle intégra l’équipe de la Arnold Palmer Cup.

En 2021, à 15 ans, elle avait remporté l’AJGA Polo Golf Junior Classic, au Liberty National Golf Club, dans le New-Jersey, qui marqua son premier titre important dans sa jeune carrière. Une épreuve en match play en 19 trous, face Katie Li, actuellement 128e mondial avec trois victoires.

L’an dernier, sur le parcours de Lancaster Country Club, elle ne franchissait pas le Cut, après avoir obtenu sa qualification grâce à sa victoire à l’US Girl’s Junior, l’année précédente. Cette année, non seulement elle a été chercher sa qualification, le 13 mai, dans l’Oregon, avec Jiwon Jeon, mais en plus elle sort de ce tournoi majeur avec le meilleur score qu’une joueuse amateur ait jamais réalisé.

Kiara Romero est donc à surveiller, car son nom pourrait bien ressurgir dans un classement, et cette fois-ci, avec un statut professionnel.

Profil universitaire de Kiara Romero => ICI

Cette carte de 67 est historique car elle est la plus basse jouée par une joueuse amateur dans un US Women’s Open.