Mexico Riviera Maya Open : un moving day sur fond d’Epson Tour !

L’Américaine Jenny Bae, reste toujours en tête, avec une avance réduite à un coup.

Ce troisième tour n’a pas été le plus excitant que l’on ait connu sur le LPGA Tour. Toujours en tête, l’Américaine Jenny Bae a joué à tâtons sur ce parcours où il fait toujours chaud avec un vent qui s’engouffre dans les couloirs boisés.

L’absence des meilleures joueuses du Top 80 ouvre des possibilités de victoire à toutes les autres, mais permet aussi de mieux se rendre compte pourquoi Nelly Korda est Nelly Korda !

Tout au long de cette journée, on a eu l’impression de vivre une épreuve de l’Epson Tour, avec d’anciennes pensionnaires de ce circuit qui en ont mis dans tous les sens. Certes, le vent complique le jeu, et le parcours n’est pas simple à aborder. Mais quand le fairway est tout droit et que les balles partent à gauche ou à droite, même sur des distances assez courtes, on commence à se poser sérieusement des questions quant à la lucidité des joueuses prises dans cette tourmente.

Toujours en tête, l’Américaine Jenny Bae, qui évoluait sur l’Epson Tour l’an dernier, avait pourtant bien abordé cette nouvelle journée, en signant trois birdie à la suite, dès le trou n°1. Mais à partir du Par 4 du trou n°6, elle commença à perdre ses moyens, en concédant un bogey. « J’étais très neurveuse et tendue avant le départ. Les trois birdie consécutifs m’ont vraiment donné de la confiance et m’ont permis de terminer en force. Je n’ai pas terminé aussi bien que je l’aurais souhaité, mais ce n’est pas grave. Cela m’indique simplement que je dois me battre davantage sur 18 trous », confiera l’Américaine de 23 ans, après cette journée.

Et en effet, tout est allé de travers pour elle, et surtout en fin de journée, où l’on sentait bien toute l’émotion qui l’assaillait. Bae maîtrisa autant qu’elle le put, cette journée, en sauvant des Par, avec des balles très loin des mats. Puis, vers la fin de la journée, par trop de tensions, on eut cru assister à un tournoi de l’Epson Tour, lorsque avec sa camarade de jeu, elle aussi sur ce circuit l’an dernier, elles commencèrent à quitter les fairway et à jouer sans trop de cohérence vers les mats.

Le jeu de Miranda Wang se dégrada d’ailleurs plus vite que celui de Bae, et au retour, la Chinoise concéda son second bogey sur le Par 4 du 12, qui déclencha toutes sortes de petites fautes qui portèrent préjudice à sa progression.

Comme au 13 où Wang se retrouva dans le bunker de green, et dont la sortie, bien trop forte, envoya sa balle au fond du green. Par miracle, elle sauva le Par. De son côté, Jenny Bae était fébrile du tee au green, et il fallait bien qu’à un moment tout ceci se manifeste pas de mauvais coups. Sur le 15, un Par 3 très accessible de 111 mètres, elle joua très largement au-delà du mat et se laissa un putt d’environ 7 mètres. Wang dépassa également le mat, d’environ la même distance. Son putt dépassa le trou de près de 1,50 mètre, mais aussi loin de la ligne idéale. Et ce fut à peu près la même chose pour Jenny Bae, qui eut un putt de retour d’environ 1 mètre. Et si Bae sauva le Par, Wang fit passer sa balle à côté du trou. La tension, dans cette partie, était plus que palpable.

Alors que devant, l’Australienne Gabriela Ruffels, bien que ne parvenant pas à concéder moins de bogey, loin de là, jouait plus calmement, avec des coups plus ajustés. Et si son début de journée avait débuté par un double sur le Par 4 du trou n°1, et qu’elle avait concédé deux bogey au 6 et au 7, et un autre sur le Par 5 du 13, elle semblait plus sereine en fin de journée. Et cela se vit au niveau de son jeu, et sur sa carte de score. Championne de l’Epson Tour en 2023, grâce à 3 victoires et un talent désormais largement affirmé, l’Australienne signa un birdie sur le Par 4 du 14, qui allait amorcer une belle remontée. Et au 16, Ruffels encore loin du Top 5, parvint à ajuster son approche pour amener sa balle sous le mat, à environ 2,50 m du mat. Et son putt fut impeccablement joué, avec engagement et précision, lui offrant le premier birdie d’une série de trois, ce qui lui permit de passer de –1 à –5, pour se positionner à la 3e place virtuelle, en lice pour la victoire finale.

Car avec le score de –5 total, Gaby Ruffels était loin de se douter que derrière elle, le dernier groupe allait encore continuer à jardiner.

Balle dans l’eau et coups de moue

Cette fin de journée tourna au tragique avec des coups qui amenèrent les joueuses dans des positions scabreuses. Si l’on comprend que le mauvais coup, en golf, fait partie intégrante du haut niveau, parce qu’inévitable, l’accumulation de mauvais coups renvoie irrémédiablement à la pratique des amateurs. Et subitement, nous prîmes conscience que nous avions devant les yeux non pas le Top 80 du LPGA Tour, mais des joueuses encore balbutiantes avec leur jeu, qui en d’autres circonstances seraient écrasées par l’élite mondiale qui monopoliserait le haut d’un classement et l’attention de tous les médias. Oui, nous assistions bine à du golf féminin, mais à ce jeu qui fait qu’une joueuse est 80e, ou 70e d’un classement annuel, et qu’elle aura du mal, aux côtés des meilleures, de franchir un Cut, et plus encore d’aller chercher une victoire.

En fait, ce samedi, chacun a pu voir ce que les caméras d’une production ne montre jamais. Et ce fut très instructif de voir Jenny Bae, Miranda Wang ou encore Brianna Do partir à la faute, tout en étant parmi les joueuses en lice pour la victoire finale. On imagine alors tout le travail que ces joueuses doivent encore accomplir pour devenir la prochaine Lilia Vu, Hannah Green ou Céline Boutier.

Ainsi, au trou n°17, l’Américaine Brianna Do, qui fut en tête le premier jour, envoya sa balle dans l’obstacle d’eau, sous le green, sur ce Par 4 accessible au bois dès le premier coup. Un coup largement à gauche dans la zone où il ne fallait pas rater. Par chance, sa balle reposa sur un lit de vase et de sable et c’est les pieds dans l’eau, qu’elle put jouer un wedge pour sortir proprement cette balle, sans pénalité. A un mauvais coup succédait un bon, permettant à l’Américaine de sauver le Par, pour rester à –3.

Peu avant, sur le trou n°16, Jenny Bae lâcha sa mise en jeu à droite, alors que Miranda Wang envoya sa balle à gauche qui fila vers la forêt, avec un fairway qui lui tendait les bras. Par chance, la Chinoise échappa au pire en retrouvant sa balle sur le chemin en ciment des voiturettes, à la lisière d’un rough qui délimitait l’obstacle d’eau, quelques mètres plus loin. La Chinoise bénéficia d’un drop et pu trouver un bout de green. Comme Bae, elle signa le Par. Et l’Américaine de rester bloquée depuis à –8, depuis son bogey sur le Par 4 du trou n°6. Bien qu’en tête, Jenny Bae n’avançait pas, mais elle avait la chance que les joueuses classées immédiatement après elle, étaient déjà au club house. Ainsi, Yahui Zhang (-6), Chisato Iwai (-6), Somi Lee (-4), Haeji Kang (-4), Lindy Duncan (-4) et Aline Krauter (-4), ne pouvaient plus la rattraper. Une chance pour Bae qui allait conserver sa position de leader, en partie à cause de cette situation.

Au 17, la Chinoise Wang nous fit vivre une incroyable émotion. Tentant d’atteindre le green avec son bois 3, au premier coup, elle envoya sa balle à gauche, qui roula du rough dans l’obstacle d’eau. La joueuse joua son drop, dans la pente entre l’eau et le bunker, et parvint à trouver le green, mais à environ 5 mètres du mat. Avec ce que chacun avait pu voir jusque là, le bogey semblait le résultat le plus probable. Mais Wang s’appliqua et réussit à sauver le Par, avec un coup presque autoritaire, qui fit taper sa balle dans le fond du trou.

Au 18, Wang mis en jeu dans le rough, encore à gauche, alors que Jenny Bae trouva le fairway, et c’était heureux pour elle. Mais au second coup, avec le green en ligne de mire, sa balle gicla à gauche, trouva un bout de rough, puis une bande de sable et se logea un peu après un bosquet d’arbres, avec le green dans la perspective. Le coup sembla simple à jouer, soit un chip avec un club un peu plus fermé qu’un wedge, pour faire décoller cette balle puis la faire retomber sur le début du green afin qu’elle roule vers le mat. Mais ce fut, au contraire, un club qui s’enfonça dans le sable avant de toucher la balle, qui gicla sur environ deux mètres, avant de se figer, à nouveau, dans le sable, sous le regard consterné de la joueuse.

Manifestement en proie au stress, très affectée par ce coup, l’Américaine sentait alors que sa place de leader était en danger. De son côté, Miranda Wang semblait plus lucide en fin de partie. Son chip depuis le rough amena sa balle au bord du trou, manquant de lui apporter un dernier birdie.

Bae joua son second coup depuis cette maudite bande de sable qui venait de lui enlever toute chance de birdie. Joué bien trop fort, ce coup envoya sa balle au fond du green, lui laissant encore beaucoup de travail pour sauver le Par. Finalement, son putt joué depuis le pré green, laissa sa balle à 10  centimètres du trou, et c’est avec un bogey qu’elle clôturait sa journée, en passant de –8 à –7, lui offrant un seul coup d’avance au classement général.

« Je ne pense avoir été frustrée par tous ces Par », confia Jenny Bae. « J’ai le sentiment d’avoir laissé passer quelques birdie, mais ce n’est pas grave, car je sais que ces occasions manquées aujourd’hui pourraient aussi celles que je réussirai demain », expliqua-t-elle avec philosophie. Et nous verrons bien si, ce dimanche, tous ces coups concédés ne seront qu’un vieux souvenir ou une réelle sanction, face à cette unique chance d’aller chercher une première victoire sur le LPGA Tour. « Je me sens bien », ajoutait-elle, après avoir été particulièrement soumise au stress. « J’ai simplement besoin de rester dans le moment présent, de me concentrer sur chaque coup et d’essayer d’être dans le moment comme mon caddie me l’a dit », confiait-elle.

Seconde à –6, la Chinoise Zahui Zhang est elle aussi en lice pour la victoire, après avoir clôturé sa journée avec deux birdie, au 17 et au 18. Rookie cette année, après avoir été élue rookie de l’année sur l’Epson Tour l’an dernier, cette joueuse de 19 ans est l’archétype de ces futures stars du circuit mondial. « Aujourd’hui, ils ont avancé les départs du second trou. Je pense que cela m’a beaucoup aidé. Et hier, j’ai vu le reportage sur Jenny Bae et Miranda Wang, et elles ont expliqué leur jeu, leur stratégie, leurs performances. Alors je me suis dit : « ok, je vais essayer d’apprendre à jouer comme elles ». Et aujourd’hui ça a fonctionné », confessa Zhang qui signe une carte de 68 et qui va désormais pouvoir expliquer à Wang et Bae comment il faut mettre en application leur propre jeu ! Et finalement, on comprend mieux pourquoi la Chine a cette capacité d’être de copier les idées des autres en les optimisant, pour s’imposer dans la scène commerciale internationale.

La Japonaise Chisato Iwai a également joué –4 dans cette moving day et avec Zhang elles sont les deux favorites, avec Ruffels, pour mettre en difficulté Bae dans cette course pour la victoire.

Quoiqu’il en soit, cet dernier tour pourrait bien ressembler à un final sur l’Epson Tour, avec autant d’ancienne pensionnaires de ce circuit, si haut dans le classement.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs coups

LPGA Legends Championship : Kerr, un premier trophée chez les séniors !

La lutte pour le titre n’aura pas été d’un suspense intense, dans ce dernier tour, où toutes les joueuses en capacité de contester la victoire à l’Américaine Cristie Kerr ont subi ce dernier tour, excepté sa compatriote Moira Dunn-Bohls, qui a été capable de progresser au score, mais pas suffisamment, pour prendre la tête.

Rien n’y personne n’aura pu faire plier la grande championne du LPGA Tour qu’est Cristie Kerr qui a été chercher deux coups supplémentaires, dans ce dernier tour, où les nuages sont venus faire écran au lourd soleil du désert de l’Utah. Partant dans le dernier groupe, l’Américaine aux 20 victoires et 2 Majeurs a d’abord aligné des Par sur les cinq premiers trous, avant de signer deux birdie qui lui permirent d’asseoir son avance, à –6, devant sa compatriote Moira Dunn-Bohls, qui venait de débuter en trombe cette journée. En effet, l’Américaine de 53 ans signait un premier birdie sur le Par 5 du trou n°1, pour passer à –1, alors que Kerr n’avait pas encore pris son départ. Lorsque Cristie entama sa journée, Dunn-Bohls accéléra le rythme en allant chercher deux birdie à la suite, sur le Par 3 du 4 et le Par 5 du 5. Pendant ce temps, Heather Bowie Young, qui jouait avec Kerr dans le dernier groupe, passait à –3 avec un birdie sur le Par 4 du trou n°3. Et Giula Sergas, qui complétait ce groupe, et que l’on attendait en outsider pour venir arbitrer les débats, se fourvoya rapidement dans un bogey au trou n°2, avant de signer un birdie sur ce même Par 5 du trou n°5. Mais en stagnant à –2, l’Italienne perdait sa seconde place, laissant Bowie Young chasser la première place occupée par Kerr.

Puis, les ennuis s’accumulèrent pour Bowie Young et Sergas, qui partirent à la faute pour perdre du terrain sur Kerr. Ce fut un bogey sur le Par 4 du 8, pour Bowie Young, et un bogey suivi d’un birdie pour Sergas, entre le 7 et le 8. Et un nouveau bogey sur le Par 4 du trou n°9. rétrogradée à –1, l’Italienne voyait Cristie Kerr s’installer en tête sans adversaire direct, puisque Bowie Young concéda un second bogey au trou n°10, avant de l’effacer par un birdie sur le Par 4 du 11. Mais ce rythme ne pouvait pas faire avancer l’Américaine au classement.

De son côté, Cristie Kerr concéda également un bogey sur le Par 4 du trou n°10, retombant à –5, puis repris un birdie sur le green du 11, afin de retrouver son avance de 4 coups sur Bowie Young et de 6 coups sur Sergas qui ne pouvait plus prétendre à la victoire.

En revanche, Moira Dunn-Bohls avait encore une chance d’aller chercher sa compatriote, en haut du classement, car en signant un birdie au 13, pour passer à –4, il, lui restait suffisamment de trous pour trouver d’autres birdie. Et Kerr de stagnait à –6 avec des Par, ouvrant une réelle possibilité de playoff dans cette fin de tournoi, à défaut d’une victoire franche pour Dunn-Bohls.

Mais voilà, le sort en décida autrement, puisque Dunn-Bohls, après être revenue à un coup de Kerr, grâce à un cinquième birdie sur le Par 5 du trou n°16, concéda un bogey au 18. A deux trous de la fin de cette journée, Cristie Kerr menait confortablement ce premier Majeur de la saison des séniors, avec le score de –6, et n’avait plus qu’à gérer. Ce qu’elle fit.

A 47 ans, Cristie Kerr succède à Angela Stanford, autre grande figure du LPGA Tour, et remporte son troisième titre Majeur, et le premier chez les séniors, qui pourrait ne pas être le dernier. Car en plus de rester la grande championne qu’elle a toujours été, Kerr est apparue amincie, signe d’une reprise d’activité sportive et d’un régime alimentaire de nature à laisser penser qu’elle a repris les clubs pour un bon moment.

« Cela fait bien longtemps que je n’ai pas remporté une victoire, et ce n’est pas facile de gagner sur le Tour », déclara Cristie Kerr après cette victoire, chez les légendes. « Et avoir mes amis et ma famille ici, être capable de gagner ma première victoire devant mon plus jeunes fils, Griffin, je l’emporterai avec moi jusque dans la tombe. C’est vraiment très spécial », ajoutait un peu plus l’Américaine qui s’imposa, en 2017, à l’Open de France, lorsqu’il était encore accueilli par le golf de Chantaco, chez le légende française, Catherine Lacoste !

Et elle ajouta : « j’étais en lice pour la victoire, l’an dernier, ici, mais depuis je n’y étais plus. Et je suis revenue au top. Et sur les deux derniers trous, j’avais plus de mal à contrôler mon adrénaline, au lieu de sentir que je pouvais tout rater. J’ai un peu perdu le feeling, mais j’ai tenu bon », confiait l’Américaine qui, effectivement, n’avait pas rendu la partie facile à Angela Stanford lors de la précédente édition.

Cristie Kerr qui a également expliqué sa logique d’entraînement pour redevenir compétitive : « je ne joue plus à plein temps. Donc je me suis dit que si je voulais avoir une chance ici, mais aussi au Women’s PGA Championship, il me fallait jouer plus de tournoi et c’est ce à qui je me suis astreinte. J’ai terminé dans le Top 10 au Carlisle Arizona Women’s Golf Classic (Epson Tour), à Scottsdale, où j’habite, et j’avais mon mari sur le sac. Ces deux semaines ont donc été plutôt réussies », confiait-elle.

De son côté, Moira Dunn-Bohls confai : « je suis un peu déçu. J’aurais aimé faire le Par au dernier trou. Il fallait que je me laisse une chance de birdie, mais dans l’ensemble je suis vraiment contente. Je discutais avec mon entraineur et j’ai probablement frappé ma meilleure balle depuis 10 ou 15 ans », confia l’Américaine de 53 ans. « Mes fers étaient…disons qu’enfin j’adore la manière dont j’ai tappé aujourd’hui, alors oui je suis vraiment satisfaite ».

La meilleure carte du jour pour McBride

La Suédoise Charlotta Sorenstam, qui l’on croyait capable de créer la surprise et de rejoindre sa sœur au palmarès de ce circuit des légendes, a totalement perdu pieds après son premier tour en 66, rendant une carte de 76 dans cette dernière journée, après le 77 du second tour. Elle termine 14e à +3, laissant sa compatriote Maria McBride signer la meilleure carte du jour, en –5. Une carte d’autant plus remarquable qu’elle est vierge de bogey !

« Ce fut extra, évidemment ! J’ai essayé de ne pas regarder le tableau des scores. Je savais que je m’en sortais bien. Mais je me suis dit qu’il faudrait peutêtre que je joue un peu plus bas aujourd’hui pour avoir une chance, surtout face à Cristie. Elle joue bien. Je suis donc très, très contente. Eviter les bogey est toujours un atout sur ce parcours. Car on peut avoir des positions de drapeaux  vraiment bizarres, et se retrouver au mauvais endroit. Mais dans l’ensemble je suis évidemment contente », confiait celle que les fans ont plus souvent connu sous le nom de Maria Horth, jusqu’au tout début des années 2000, avant qu’elle n’épouse Shaun McBride en 2007.

Côté Français, Patricia Béliard a enchaîné une seconde carte de 80 et termine 54e à +20, juste devant Anne-Marie Palli qui a amélioré son score dans ce dernier tour, en rendant une carte de 78, pour une 59e place à +24. Et seules 6 joueuses terminent sous le Par, et trois dans le Par total, donnant un aperçu des différences de niveaux, sur ce Legends Tour. Et l’essentiel étant pour ces dames de continuer à se faire plaisir en compétition. D’ailleurs, Angela Stanford clôture ce tournoi à +2, à la 11e place.

Le classement final => ICI

La dernière victoire de Cristie Kerr sur le LPGA Tour

2017 : Sime Darby LPGA Malaysia

Jabra Ladies Open : une première victoire pour Kouskova !

Sous le soleil d’Evian-les-bains, la Tchèque Kouskova est venue coiffer tout le monde, pour décrocher sa première victoire individuelle. Et la meilleure Française est amateur !

Sára Kousková a signé une dernière journée en 67 (-4) pour décrocher son premier titre sur le Ladies European Tour (LET) lors du Jabra Ladies Open 2025. La joueuse de 25 ans a débuté la journée en deuxième position, un coup derrière Chiara Tamburlini, après qu’elle fut rentrée au club house. Deux birdie consécutifs au 7 et au 8 trous, suivis d’un autre au 10, ont placé Kouskova en tête de l’étape Française du LET, avant d’y retourner pour le Majeur.

La star tchèque a concédé un coup au 14, mais a réalisé deux birdie consécutifs dans la dernière ligne droite aux 17 et 18 trous, s’assurant ainsi un fantastique premier titre avec un score de 10 sous le Par. « C’est un sentiment si spécial de gagner ici à Évian », a déclaré Kouskova. « On y pensait déjà depuis le début de la saison. On s’est dit qu’on gagnerait le Jabra Ladies Open, et on l’a fait. C’est vraiment spécial et je suis très heureuse de tout le travail qu’on a fourni, car ça a payé. J’étais un peu nerveuse, mais tout le travail mental que j’ai fait pour me préparer a été excellent et je pense que c’est pour ça que j’ai tenu si bien pendant ces trois jours, car c’était vraiment difficile ici. Surtout mentalement et en termes de confiance, il faut vraiment jouer son meilleur golf », confiait-elle en conférence de presse.

« C’était un peu un soulagement quand les birdie sont rentrés au 7 et au 8, car tous les coups de putter étaient un peu saccadés. Je me suis rappelé sans cesse les fondamentaux que je voulais travailler. Au 7, ça a un peu cliqué, et c’est rentré au 8. J’ai aussi raté quelques coups courts, mais le putt décisif du 17 était vraiment énorme. Je n’étais pas au courant du classement jusqu’au dernier putt. Jakub (son caddie) m’a dit de ne pas frapper trop fort. Je me suis dit que ça devait être une bonne chose, mais je ne savais pas quels étaient les scores des autres joueuses au club-house. Je me suis dit que j’allais juste faire un putt de plus. J’ai réussi le putt du 16, qui était à environ 1,50 mètre, et je l’ai bien tapé, ce qui m’a donné beaucoup de confiance pour le putt du 18, car c’était un break similaire, mais un peu plus court. J’ai donc refait la même chose », expliqua longuement la joueuse Tchèque.

Sara Kouskova devient la quatrième Tchèque à remporter un tournoi sur le LET, après Klara Davidson Spilkova, Jana Melichova et Kristyna Napoleaova. Grâce à cette victoire, la lauréate du LET participera à deux tournois majeurs cet été : l’Amundi Evian Championship et l’AIG Women’s Open. « C’était vraiment spécial d’avoir Klara et Kristyna ici et de pouvoir fêter ça ensemble, c’est bien mieux avec elles. Je suis tellement contente qu’elles soient là », a-t-elle poursuivi. « C’est ce pour quoi nous avons travaillé pour accéder aux tournois majeurs, et y parvenir ici, avec en prime une victoire au LET, c’est incroyable. On ne retrouve ça sur aucun autre tournoi, je suis très heureuse et j’ai hâte. C’était un objectif cette saison de participer à un tournoi majeur, et maintenant on en est à deux, alors allons-y ! ».

La Chinoise de Singapour Shannon Tan, qui était pourtant co-leader à un moment de cette après-midi, a terminé deuxième avec un total de huit coups sous le Par, après un tour de 68 (-3) le dernier jour en France. La lauréate du LET en 2024, a mal commencé avec un double bogey au premier trou et un autre au deuxième, mais elle s’est vite rattrapée avec des birdie au 3e, 6e,  8e, et 11e trous, la plaçant dans la course pour la victoire.

Sur ses quatre derniers trous, Tan a enchaîné les birdie au 15 et au 16 avant de perdre un coup au 17, mais elle a terminé avec un birdie au 18, clôturant la semaine à la deuxième place. « J’ai été assez malchanceuse au premier trou, ma balle a été coincée au bord du bunker, je n’ai donc eu d’autre choix que d’essayer de la placer dans le bunker, ce qui a occasionné ce double bogey », a déclaré Tan. « Au deuxième trou, j’ai frappé à gauche, ce qui était mon erreur, mais malheureusement, la balle a raté la cible. Je pense que ma frappe de balle aujourd’hui a été plutôt bonne, j’ai réussi de très bons coups. J’étais un peu nerveuse en début de semaine, mais je pense avoir conquis Evian par rapport à l’année dernière, ce qui est un point positif. Le dernier groupe est toujours intéressant pour voir ce que font les leader, mais le classement était très serré. J’ai trouvé la bataille difficile dans le groupe. J’étais à quelques coups de retard, mais je me suis dit que tout pouvait arriver, surtout sur les derniers trous. L’année dernière, c’était mes débuts en Majeur ici, mais savoir que je peux maintenant frapper de bons coups sur ce parcours me rassure et me donne confiance », confia Shannon Tan.

L’Anglaise Cara Gainer et la Marocaine Maha Haddioui ont terminé à la troisième place ex-aequo avec sept coups sous le par, après avoir toutes deux réalisé un tour de 67 (-4). Quatre joueuses étaient à un coup plus loin : l’Allemande Helen Briem, l’Anglaise Annabell Fuller, la Thaïlandaise April Angurasaranee et la Suissesse Chiara Tamburlini, toutes à six coups sous le par. L’Allemande Patricia Isabel Schmidt a terminé seule à la neuvième place avec cinq coups sous le par, quatre joueuses complétant le top 10.

Delon, amateur et meilleure Française

Les Françaises survivantes du Cut sont loin, et même très loin, sur leur terre. Un parcours où le golf Féminin Français est toujours soumis à rude épreuve, alors que les joueuses asiatiques s’y sentent plus à l’aise. Agée de 20 ans, Valentine Delon, 149e joueuse mondial au WAGR, et qui possède deux victoires, s’illustre sur le tracé haut savoyard en ayant signé deux cartes de 69, en début de tournoi, et qui a joué le Par dans ce dernier tour, dominant l’une des meilleures représentantes tricolores sur le circuit européen, Nastasia Nadaud, qui termine à –2, deux coups derrière Delon.

Mais cette bonne place de Valentine Delon masque, tout de même, une nouvelle participation mitigée d’une importante délégation Française. Sara Brentcheneff, elle aussi amateur se classe 28e dans le Par total, et à 17 ans, démontre toute la force mentale et technique qui est en elle, laissant espérer qu’elle sera, l’an prochain, au départ de l’Augusta National Women’s Amateur, qui est devenu le passage obligé pour toutes celles qui rêvent d’une carrière professionnelle au plus haut niveau.

Agathe Sauzon est loin, à +2, soit 12 coups derrière Kouskova, tandis que Emme Grechi est 39e à +3, et que Camille Chevalier est à +7 en 54e position. Margaux Brejo, troisième amateur Française à avoir franchi le Cut, signe un score total de +8 juste devant Emie Peronnin, 30 ans, qui sort de ce tournoi à +9, et qui n’a toujours pas décroché de victoire sur le LET, depuis sa première saison pleine en 2019.

Une situation inquiétante pour la France, car plus les années passent et moins les Françaises sont présentes à l’Evian Championship.

Ordre du mérite

Dans l’Ordre du Mérite du LET, l’Anglaise Mimi Rhodes mène toujours avec 1 569,38 points devant sa compatriote Cara Gainer avec 1 157,18. Grâce à cette victoire, Sara Kouskova est remontée à la troisième place et totalise désormais 917,46 points, devant la Suissesse ChiaraTamburlini, quatrième (740,08), qui a perdu gros dans ce dernier tour du Jabra Ladies Open. La Française Perrine Delacour est cinquième de cet Ordre du mérite avec 730,75.

Le LET va prendre une semaine de repos, avant un voyage à Tenerife pour l’Open féminin de Tenerife, qui se déroulera à l’Abama Golf du 5 au 8 juin 2025.

Le classement final => ICI

LPGA Legends Championship : Kerr vire en tête, Sorenstam décroche !

Cette seconde journée dans le désert de l’Utah a vu le classement provisoire subir une profonde modification, et c’est désormais l’une des plus titrées sur le LPGA Tour qui est en tête, avec deux coups d’avance.

Cette nouvelle journée, sous le soleil de l’Utah, et sur un parcours que certains ont foulé l’an dernier, a vu les scores être bien moins bas que lors du premier tour. Contrairement à jeudi, aucune carte sous 70 n’a été rendue, et le meilleur score du jour est au crédit de Liselotte Neumann qui a joué 70. Le vent est la principale cause de cette situation, est beaucoup de joueuses ont eu du mal à mettre en place un jeu propice à leur progression, voire leur maintient au classement provisoire.

A 47 ans, Cristie Kerr, déjà titrée deux fois en majeur sur le LPGA Tour, tient, peut-être, l’opportunité de s’emparer d’un troisième titre, mais chez les séniors. Déjà, l’an dernier, alors qu’elle avait déclaré être un peu rouillée par un manque de compétition, s’était montrée comme un challenger possible, derrière sa compatriote Angela Stanford.

Cette année, il semblerait que le golf de Kerr ne sente pas le bouchon et qu’elle ait retrouvé ce dynamisme qui l’a si souvent placé en tête d’un tournoi. Partie du Tee n°1, elle a tout de suite trouvé un birdie sur ce premier trou, avant de concéder un bogey sur le Par 4 du trou n°2. Son second birdie sur le Par 4 du 8 a également été effacé par un bogey au 10, et elle ne doit sa carte de 71 qu’à ce dernier birdie sur le Par 4 du 18. Curieusement, elle n’a pu exploiter que le Par 5 du trou n°1, lui laissant une marge de progression pour cette dernière journée. « J’ai concédé un bogey au 17 avec mon pitching wedge, car j’avais un mauvais lie », expliqua l’Américaine. « Mais j’ai réalisé le meilleur coup de la journée au 18 et je me suis retrouvée dans un trou dans le rough. Cependant, j’ai réussi un super birdie, ce qui allait donner un goût délicieux au repas du soir », expliquait-elle. « J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même et de jouer coup après coup. En espérant que cela aille dans la bonne direction », continua Cristie Kerr, qui souligna que son mari fêtait ses 60 ans ce même jour. Puis, elle revint sur la présence du vent qui fut un élément déterminent dans cette journée. « Sur les deux premiers trous il n’y avait pas beaucoup de vent. Puis il a commencé à se lever et ce fut compliqué. Les positions de drapeaux étaient également difficiles aujourd’hui, alors je me vais me donner à fond demain et laisser tomber les balles où elles doivent tomber », confiait-elle.

A le seconde place, deux coups derrière elle, se trouve trois joueuses dont l’Américaine Heather Bowie Young, qui intégra le LPGA Tour en 2000 et qui décrocha une victoire au fameux Jamie Farr Owens Corning Classic (Dana Open), et une 3e place au British Women’s Open.

Agée de 50 ans, Bowie Young vient renforcer les rangs de ce circuit qui est appelé à se développer, grâce à toutes ces anciennes stars du circuit mondial qui sont en forme et qui rêvent de continuer à jouer en compétition. Et si possible de gagner, voire de remporter une première victoire après plus de 25 ans de circuit pro.

C’est le cas de l’Italienne Julia Sergas, qui est de ce groupe à –2, et qui n’a jamais connu la victoire sur le LPGA Tour. Rookie en 2002 sur le LPGA Tour, Sergas est de la génération de Karine Icher, grande absente sur ce circuit. La voici, enfin, en lice pour une première victoire, mais avec deux championnes devant elle qui, malgré le temps, restent très compétitives.

Et pour décrocher la victoire, l’Italienne native de Trieste va devoir serrer son jeu pour aller chercher un peu plus de birdie. Seulement trois ce vendredi contre trois bogey. Ce n’était pas suffisant pour aller chercher la première place.

Quant à l’Américaine Leta Lindley, elle se maintient à le seconde place, et cette régularité pourrait bien être le signe avant coureur de sa capacité à aller chercher la victoire.

Jill McGill, qui fut rookie sur le LPGA Tour en 1996, et qui a remporté le Sénior US Women’s Open en 2022, est venue se positionner à –1, avec deux autres joueuses que sont Becky Morgan et le leader de la veille, Charlotta Sorenstam. La Suédoise qui a vécu une mauvaise journée en concédant un carte de 77, soit 11 coups de plus que hier. Voilà qui fait mal au moral.

L’Anglaise Trish Johnson est en embuscade à +1, seule à la 9e place, alors que Angela Stanford va avoir beaucoup de mal à signer une troisième victoire d’affilé, en étant 10e à +2, avec Laura Diaz, Maria McBride, Barb Moxness et Jordan Lintz.

Les Françaises Patricia Beliard et Anne-Marie Palli ont connu, comme la majorité des joueuses, une journée difficile. La texane d’adoption est 45e à +12, après un second tour en 80, tandis que la Franco Américaine originaire du Pays Basque pointe à la 63e place, après une seconde carte de 81.

Le classement provisoire => ICI

L’interview de Cristie Kerr

Mexico Riviera Maya Open : Jenny Bae, une rookie leader –6 !

Rookie, l’Américaine Jenny Bae prend seule la tête après deux tours.

Le vent a rythmé ce second tour qui vient de faire émerger de nouvelles vedettes et qui en confirme d’autres. En l’absence des stars du Top 80, ce qui atténue l’intérêt pour cette épreuve, c’est une rookie, fraîchement débarquée de l’Espon Tour, qui a pris la tête, alors que la seule représentante Française a été éliminée.

Ce tournoi pourrait être plus attractif si seulement des joueuses de premier plan avaient répondu présentes à l’invitation. Et il faut se demander s’il ne serait pas préférable de mettre une semaine sans tournoi, avant chaque Majeur, afin de ne pas laisser vivre un tel tournoi, qui bénéficie d’un parcours particulièrement esthétique, loin de l’enthousiasme habituel.

Mais c’est aussi sur ce type de tournoi que des joueuses de milieu de classement peuvent saisir leur chance pour étoffer leur palmarès.

Ainsi, l’Américaine Jenny Bae, qui évoluait encore sur l’Epson Tour l’an dernier, vient de prendre la tête, au terme du seconde tour. Elle signe une nouvelle carte de 69, comportant deux bogey, et c’est là un moindre mal, sur ce tracé où il est si facile de partir à la faute. Raison pour laquelle, l’an prochain, on aimerait bien y voir évoluer une Lydia Ko, une Nelly Korda ou une Céline Boutier. « Aujourd’hui, j’ai utilisé la même stratégie mentale qu’hier », confia la rookie de 23 ans. « Je suis restée calme et concentrée en essayant de rester dans l’instant présent », ajoutait Jenny Bae. « Je pense que pour moi, peu de choses ont changé, à part un peu plus de vent. Hormis cela, je me sens vraiment bien pour aborder la prochaine journée », expliqua l’Américaine qui termina 7e de la Race for the Card.

Elle devance d’un coup une autre ancienne pensionnaire de l’Epson Tour, la Chinoise Miranda Wang, d’un coup, qui occupe la seconde place avec Brianna Do, à –5. Wang s’offre le luxe de signer la meilleure carte depuis jeudi, soit un 65 vierge de bogey ! « Aujourd’hui fut une bonne journée sur le parcours. Hier, je tapais pas très bien les balles au driver. Donc j’ai pris du temps au practice pour taper des drive et aujourd’hui c’est parfait », déclara la Chinoise de 26 ans, qui s’était déjà fait connaître sur l’Epson Tour en allant chercher une place dans le Top 5 à plusieurs reprises. Wang a tout compris dans la manière d’aborder ce parcours. C’est effectivement les mises en jeu qui sont essentielles, à cause des fairway étroits et de la proximité de la forêt. Ensuite, il faut savoir prendre un maximum de green en régulation et sur ce plan là, elle a fait ce qu’il faut en touchant 14 green, pour 25 putt.

Alors que Jenny Bae en a touché 11 et a pris 9 fairway, soit de deux de moins que Wang, pour 27 putt.

Quant à Brianna Do, l’Américaine qui occupait la tête hier, avec Jenny Shin, Chisato Iwai et Bianca Pagdanganan, elle est la seule de ce quatuor à avoir résisté à la pression et à la dépense énergétique de la veille. Certes, elle n’affiche pas une carte exceptionnelle, qui comporte d’ailleurs un double bogey sur son dernier trou, soit le Par 4 du 9, mais elle a joué –1 lui permettant de prendre ce coup essentiel qui lui offre la mince progression que beaucoup auraient aimé obtenir.

Derrière, un groupe de cinq joueuses s’est formé, à –4, avec Gabriela Ruffels et JongEun Lee5 qui a réalisé une progression de 14 places. Elles ont rendu une carte de 69, avec trois bogey pour la Sud-coréenne contre quatre à l’Australienne, qui réussit donc un birdie de plus, et notamment quatre en fin de journée, après s’être élancée du Tee n°1 à 08h06, alors que Lee5 eut son départ à 12h33.

« J’ai eu de bonnes sensations », déclara Ruffels. « Cette journée fut un peu plus difficile je pense. J’ai concédé plus de bogey sur les premiers trous et je n’ai pas pris le meilleur départ, et je me suis retrouvé presque à la limite du Cut », ajoutait l’ancienne joueuse de tennis, qui débuta le golf à 15 ans. « Mais je suis contente d’avoir réussi à rester dans le coup mentalement, et j’ai pu terminer en beauté avec trois birdie », complétait l’Australienne de 25 ans ! Ce qui veut dire qu’en moins de 10 ans, elle a réussi ce que d’autres, qui débute le golf à 5 ou 7 ans, ne parviennent pas à faire. On a sincèrement hâte de voir Ruffels décrocher une première victoire sur le LPGA Tour, avec un tel potentiel.

Co-leader hier, Jenny Shin se retrouve également 4e en ayant joué le Par, ce qui n’est pas un si mauvais résultat, compte tenu du fait qu’elle a beaucoup souffert de la chaleur, la veille.

Seule à –3, Caroline Masson, l’épouse du caddie de Nelly Korda, progresse d’une place pour se classer 9e, juste devant l’Espagnole Carlota Ciganda, qui compte parmi ces joueuses qui ont progressé au classement, dans cette journée. Partie du Tee n°10 à 13h17, avec In Gee Chun (Cut) et Leona Maguire (Cut), elle très mal débuté sa journée, en concédant un double bogey sur le Par 4 du 12. Loin de se laisser aller, l’Espagnole qui en a vu d’autres, a bien réagi en assurant des Par jusqu’à rentrer son premier birdie sur le Par 5 du 18. « C’est important de rester très patient sur ce parcours », confia Ciganda. « Parce que c’est un tracé difficile. Rien n’est facile. Vous pouvez bien jouer au golf et soudainement vous taper un mauvais coup et vous vous retrouvez avec un double bogey », expliquait-elle. « C’est ce qui m’est arrivé au 12. J’ai simplement perdu ma balle. Donc oui il faut rester patient. Mais ensuite j’ai signé un bon birdie pour revenir à +1. Quant au bogey au trou n°1, c’était difficile de savoir d’où venait le vent, alors que j’avais réalisé un bon coup », ajoutait l’Espagnole qui s’estime globalement satisfaite de sa journée, notamment sur le fin, en ayant enchaîné cinq birdie, avant un dernier bogey au 9.

Chisato Iwai est 10e à –2, en ayant joué 74 ce qui lui a fait perdre une partie de son capital acquis la veille, tout comme Pagdanganan, également 10e avec une carte de 74.

Alors que l’Américaine Elizabeth Szokol a progressé de 32 place, pour se retrouver 16e à –1, avec Haeji Kang, Lindy Dunca, Kristen Gillman, Jiweon jeon, Dewi Weber, nataliya Guseva et Weiwei Zhang.

Les Chinoises qui sont au nombre de quatre dans cette partie du leaderboard, démontrant la capacité de ce pays à produire des talents, sur le circuit mondial féminin. Et comme les Françaises ou d’autres Européennes, elles ont intégré des universités américaines, profitant des mêmes structures pour s’entraîner.

La sœur de Chisato Iwai, Akie, échappe au Cut en ayant réalisé une superbe journée en 69, lui conférant une progression de 48 places. La voici 31e à +1, elle aussi dans son année de rookie.

Vétéran de ce circuit, Brittany Lincicome franchit également le Cut et retrouve Iwai, mais aussi Suwannapura et Benedetta Moresco au 31e rang.

Egalement en mauvaise posture la veille, la Suédoise Anna Nordqvist se classe 40e avec une carte de 71. Mais une autre joueuse a fait sensation, pour le plus grand plaisir de son public.

Fassi, seule Mexicaine encore en lice !

La qualification de la Mexicaine Maria Fassi, n’est pas passée inaperçue. Elle a réalisé deux birdie décisifs en fin de journée, dont un avec une ficelle d’environ 10 mètres, pour franchir, in extremis, le Cut, sous les encouragements du public local.

Fassi était encore à +4 en sortant du 17, à cause d’un quatrième bogey, et qui a trouvé un birdie au 18, avec un putt d’environ 2 mètres, pour grimper à +3, un coup au-dessus du Cut. « Je suis extrêmement fière du travail que j’ai réalisé aujourd’hui », confia la Mexicaine. « Evidemment, je suis super contente de jouer deux jours de plus dans ce tournoi. Mais globalement, je suis contente d’avoir encore deux jours devant moi pour préparer l’US Women’s Open la semaine prochaine », expliqua Fassi, qui peine sur l’Epson Tour. « Je pense que c’est un excellent test de golf. Je voulais juste continuer à voir si je pouvais sortir de bons coups. Donc oui, il y a eu un moment difficile au 17, mais cela a allumé le feu en moi tout en sachant que je pouvais atteindre le green du 18 et terminer avec un birdie devant mon public. Ce fut très émouvant pour moi », concluait sur sujet, la Mexicaine, alors que Gaby Lopez est sortie par la petite porte, en ayant perdu ses chances de jouer ce week-end, à cause d’une première journée en 79. Maria Fassi qui est donc la seule Mexicaine à franchir le Cut.

Côté Français, sans surprise, hélas, Adela Cernousek a rendu une carte de 76, soit quatre coups de moins que la veille, mais elle échoue à la 120e place. La Française qui doit mettre un sérieux coup de collier dans son jeu, si elle ne veut pas connaître la même trajectoire que Agathe Laisné.

Enfin, notons que 8 joueuses ont abandonné depuis jeudi, dont Natalie Gulbis dont on a hâte qu’elle cesse de prendre la place d’une jeune joueuse, alors que tout le monde sait que l’Américaine n’a plus le niveau pour s’aligner au départ d’un tournoi du LPGA Tour.

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La vidéo des meilleurs coups

Jabra Ladies Open : Tamburlini vire en tête !

La Suissesse Chiara Tamburlini rayonne, à nouveau, sur le LET, à la frontière de sa terre natale, sur le plus prestigieux parcours de France, qui accueille les meilleures féminines du monde, chaque année.

A la faveur d’une météo plus clémente, une partie du champ a réussi à joueur sous le Par, provoquant un remaniement du classement, qui s’est fait au détriment du leader de la veille, qui a butté dans cette journée quand d’autres s’en sont merveilleusement sorties.

La Suissesse Chiara Tamburlini a réalisé une carte de 68 (-3) lors de cette deuxième journée du Jabra Ladies Open, obtenant, ainsi, une avance d’un coup. La lauréate 2024 de l’Ordre du Mérite du LET a débuté la journée à la septième place ex-aequo après un 67 (-4) sur le parcours de l’Evian Resort Golf Club. Tamburlini a débuté la journée au trou n°15, perdant un coup au 16e trou, mais elle s’est rattrapé avec un birdie au sur le Par 4 du 17, après un premier bogey sur le Par 3 du 16. La joueuse de 25 ans a ensuite réalisé des birdie sur les trous n°1, 4, 7 et 11, avant de perdre un autre coup au trou n°12 et finir sa journée avec un score de 68. « Hier, c’était un peu les montagnes russes, j’ai fait beaucoup de birdie », a déclaré Tamburlini. Aujourd’hui, c’était un peu plus solide. J’ai encore frappé quelques mauvais coups de départ, mais ils étaient tous sur des Par 5 où je pouvais pratiquement faire des chip et me remettre en jeu, donc c’était correct. J’ai réussi quelques bons putts. Je me suis encore bien amusé avec Mimi [Rhodes]. C’était juste un duo, mais c’était très agréable de jouer avec elle. J’ai hâte d’être à demain. Je vais devoir travailler un peu mon chipping, car à chaque fois que je rate un green, je fais des bogey », expliqua la Suissesse. « J’ai fait trois chipping aujourd’hui et deux bogey. J’ai raté le green sur mon dernier trou et j’ai rentré un Par de 3 mètres, donc je ne dirais pas que c’était un Par facile. C’est comme ça que les bogey se sont produits et que j’ai fait beaucoup de Par avec deux putt. J’ai vraiment bien contrôlé ma vitesse, car j’ai réussi deux putts de 15/18 mètres, donc c’était plutôt détendu de ce point de vue », ajouta le nouveau leader.

Tamburlini est à la recherche de son quatrième titre LET après avoir remporté le Joburg Ladies Open, le Lacoste Ladies Open de France et le Wistron Ladies Open en 2024.

La star suisse espère profiter de sa dernière journée en France avant de se rendre à l’US Women’s Open la semaine prochaine. Un tournoi pour lequel elle a obtenu sa place, lors des épreuves de qualification. « Sur ce parcours en particulier, il est important de ne pas trop se précipiter, car il est essentiel d’atteindre les fairways. Parce que de là, on peut se donner de bien meilleures chances que depuis le rough. Il ne faut pas non plus trop forcer, il faut juste trouver le juste milieu, et j’ai à nouveau ma mère sur le sac, donc ce sera un vrai plaisir, demain », précisait un peu plus Tamburlini.

Et si Tamburlini se retrouve en tête, après ce seconde tour, c’est parce que la Suédoise Moa Folke a connu un journée à l’opposé de la première. La voici 14e, à –2, à cause d’une carte de 76, comportant deux double bogey à la suite (11 et 12), et quatre bogey (15, 18, 1 et 6). Folke qui s’est élancée du Tee n°15, à 13h35, en compagnie de Agathe Sauzon (+2) et de Kajsa Arwefjall (-1).

La Tchèque Sara Kouskova occupe la deuxième place avec six coups sous le par, après un premier tour de 66 (-5) et un second tour de 70 (-1). Elle n’a enregistré qu’un seul bogey et a également réussi des birdie au trou n°8 et au 18. « C’était bien », a déclaré Kouskova. « Il y a eu beaucoup de bons coups et certains putts sont rentrés aujourd’hui. J’ai trouvé le jeu un peu plus difficile aujourd’hui, surtout avec les drapeaux, et j’ai dû sauver quelques pars. Je n’ai pas réussi à sauver un coup sur quatre, mais le reste était vraiment bien. J’ai eu deux coups difficiles, dont au moins un aurait pu rentrer, mais c’était un bon tour aujourd’hui. Je pense que nous avons réussi à nous concentrer sur chaque coup et j’en suis très heureuse, car ici, on joue un coup après l’autre. Je suis contente que nous ayons respecté ce plan». 

La Chinoise de Singapour, Shannon Tan, a réalisé un tour en 67 (-4) lors de cette deuxième journée, pour se hisser à la troisième place avec un score de cinq coups sous le Par. Tan a concédé son seul coup de la journée au 16 et a enchaîné les birdie aux trous 1, 7, 12, 13 et 15. « Honnêtement, je dirais que la journée a été plutôt bonne, à l’exception d’une petite hésitation sur le 16, le 17 et le 18. Mais j’ai quand même fait le Par sur ces deux derniers trous », a déclaré la joueuse de 21 ans, détentrice d’une victoire en 2024. « En comparant mon jeu ici ces deux derniers jours à celui de l’année dernière, le travail fourni ces derniers mois a porté ses fruits. Je savais déjà que je jouerai l’Amundi Evian Championship cette année, donc je savais qu’il y avait des points à améliorer. En repensant à l’année dernière, j’ai regardé mes statistiques et je me suis rendu compte qu’on ne trouve jamais de lie plat ici. Maintenant, j’ai compris ce que je fais avec ma technique et le résultat qu’elle produit, c’est donc l’un des points sur lesquels j’ai vraiment travaillé», confiait Tan. « Apprendre, expérimenter et jouer sur différents types de parcours fait aussi partie de l’année d’une rookie. Les deux derniers jours ont été bons, car j’ai compris comment jouer et à quel moment », précisait-elle un peu plus. « Je vais essayer de frapper aux bons endroits. Je vais regarder les drapeaux et déterminer où il est préférable de rater sa balle. Il y a des zones, ici, dont on peut tirer parti des pentes, alors je vais m’asseoir, regarder les drapeaux et élaborer un plan de jeu. Globalement, les fairway et les green sont comme d’habitude ».

L’Indien Hitaashee Bakshi a réalisé le meilleur tour de la journée avec une carte de 66 (-5), incluant six birdie et un bogey, ce qui lui a permis de se hisser à la quatrième place ex æquo. « Il faisait beau aujourd’hui ! C’est tout ce que je dirais, car hier, j’ai pris le départ vers 15h20, alors il a plu toute la journée pour moi », a déclaré le jeune homme de 20 ans, mettant en avant le retour du soleil. « Je dirais que j’ai plutôt bien réussi la plupart des coups, comme le montre mon score de -5. J’ai réussi différents birdie, certains très proches, comme au 15, où j’ai pris le départ et où j’étais à quelques centimètres d’un eagle, mais les autres étaient également de bons birdie à 6 mètres. Je vais jouer mon jeu et voir où cela me mène », expliqua Bakshi, qui partage la 4e place avec l’Américaine Brianna Navarrosa, la Thaïlandaise April Angurasaranee, la Néo-Zélandaise Momoka Kobori, l’Anglaise Annabell Fuller et l’amatrice française Valentine Delon, toutes ex-aequo, avec un score de -4.

Quatre joueuses sont à égalité à la 10e place. La Marocaine Maha Haddioui, l’Espagnole Amaia Latorre, l’Anglaise Cara Gainer et l’Australienne Kelsey Bennett, toutes avec un score de -3.

Brentcheneff décroche, Delon remonte !

Le clan Français est un peu triste de voir la jeune Française Sara Brentcheneff quitter la 11e place, après cette journée en 76 qui la fait plonger à +2, à la 35e place. On pensait que le retour du beau temps lui aurait permis d’accroître son avance, et c’est tout l’inverse qui s’est passé. La joueuse de 17 ans a concédé quatre bogey et un double sur le Par 4 du 13, qui ont ruiné sa carte.

Alors que Valentine Delon a connu une trajectoire inverse, en remontant dans le Top 5, avec un score de –4 total, grâce à une nouvelle carte de 69. Elle signe un premier bogey au 6, d’où elle s’est élancée, puis deux birdie avant d’entamer le retour. Après un Par au 10, Delon concédait un second bogey au 11 puis se rattrapa en réalisant un birdie sur le Par 3 du 14 et un second sur l’autre Par 3, au 14. Mais la joueuse amateur trébucha encore sur ce parcours technique, en concédant un nouveau bogey sur le Par 4 du trou n°1. Heureusement, elle terminait par une note positive, avec un birdie sur le Par 3 du trou n°5. Des Par 3 qui ont bien réussi à la Française, ce vendredi.

La voici donc meilleure tricolore de ce champ, laissant Emma Grechi et Nastasia Nadaud à +1, à la 30e place.

Camille Chevalier passe le Cut, mais à +3, alors que Emie Perronin et Margaux Brejo, troisième et dernière amateur de cette partie du tableau des scores, sortent de ces deux premiers tours à +4.

Les autres Françaises échouent à Franchir le Cut, et notamment les amateurs Amely Bochaton (+5) et Manon Petitcolas (+7), qui ont encore devant elle beaucoup de travail pour espérer entamer un parcours chez les pros.

Et Ariane Klotz sait de quoi il en retourne, elle qui peine à franchir les Cut sur ce circuit du LET. A 26 ans, la Française originaire de Nouvelle-Calédonie affiche un score très lourd de +10.

Le Cut est donc tombé à +4, conservant 68 joueuses qui se qualifient pour la dernière journée. Le troisième tour débutera à 8h30 (heure locale), et le groupe du leader prendra le départ à 11h10. Le vainqueur se qualifiera pour l’Evian Championship, troisième Majeur de la saison du LPGA Tour, et premier grand rendez-vous de cette saison du Ladies European Tour, où seule Céline Boutier a réussi de faire flotter dans le ciel, le drapeau tricolore, pour la plus grande fierté du golf français.

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Mexico Riviera Maya Open : un quatuor en tête, Cernousek encore en difficulté !

La Sud-coréenne Jenny Shin (à gauche), et la Japonaise Chisato Iwai sont deux de ces quatre joueuses de tête qui pourraient souffrir un peu plus de la chaleur, dans ce second tour.

Comme attendu, le parcours, bien que présentant un cadre idyllique, a posé beaucoup de problèmes aux joueuses, et certaines se sont perdues dans la forêt, qui jouxte chaque fairway. Mais une poignée de joueuses a réussi à jouer sous le Par, et parmi elles quatre joueuses qui ont une furieuse envie de victoire !

Qui ne rêverait pas de jouer sur un parcours dont certains green débouchent sur une plage de sable blanc, au bord d’un lagon ? Cette semaine, le LPGA Tour a posé ses bagages dans un cadre somptueux, idyllique, de nature à en faire perdre le sens même du pourquoi les 144 joueuses doivent se battre, pendant deux jours. Et les 65 meilleures et ex æquo, sur le reste du week-end.

Beaucoup ont vite été rappelées à la réalité, d’abord en affrontant un climat chaud et humide, ensuite avec un parcours qui ne fait pas de cadeau. Ses fairway étroits imposent un jeu précis, et la forêt qui jouxtent la majorité des fairway, ne laisse aucun droit à l’erreur. Ainsi, la Japonaise Akie Iwai a concédé un double bogey sur le Par 4 du trou n°9, après avoir perdu sa balle dans la forêt. La voici sous la ligne de Cut, fixé à +3, tellement les scores sont faibles après cette première journée.

La Mexicaine Gaby Lopez, pourtant si enthousiaste, en début de saison, lorsque la LPGA a fait la promotion de cette étape mexicaine, est encore plus mal engagée, avec un score de +7. Son fardeau, des approches de mat bien trop loin des green, et un putting imprécis. Toute la journée, Lopez a eu le visage sombre, et sa qualification, pour ce week-end, est déjà compromise.

Mais elle n’est pas la plus à plaindre. L’Américaine Alexa Pano, pourtant classée parmi les têtes d’affiche du LPGA Tour, a rendu une carte de 84, comportant trois double bogey, cinq bogey et un seul birdie, sur son second trou, le Par 4 du 11.

Le tracé dessiné par le « Shark » fut sans pitié pour toutes les joueuses, et même celles qui ont réussi à jouer sous le Par, se sont bagarrées pour obtenir le meilleur résultat. Et un autre élément est entré en ligne de compte.

Un quatuor inattendu en tête

En plus du parcours, la chaleur fut un point important à gérer pour toutes les joueuses. « J’ai beaucoup bu et je me suis mise à l’abri sous le parapluie » confia Chisato Iwai, qui est l’une des joueuses de tête à n’avoir concédé qu’un bogey. Mais la Japonaise ne fut pas la plus à plaindre en s’étant élancée du Tee n°1, à 07h44. Un peu plus extravertie que sa sœur Akie, qui a fait l’actualité du début de saison, Chisato a débuté par un birdie sur le Par 4 du trou n°2, et en a réalisé deux autres, pour sortir en 33 de son aller. C’est sur le Par 4 du 12 qu’elle a concédé son unique bogey, et au 18, elle clôtura sa journée par un cinquième birdie. « Demain j’ai un départ plus tard, donc je sais que je vais avoir très chaud », confia la Japonaise qui, comme ses camarades en haut du leaderboard, est dans une semaine où la victoire est possible, en l’absence des meilleures du Top 80.

Et c’est peut-être ce que ce dit la Sud-coréenne Jenny Shin, qui court après une seconde victoire sur le Tour, depuis 2016, et qui en positionnant dans ce groupe de tête, malgré un double bogey sur le Par 4 du 16, est dans une semaine qui peut lui sourire. Mais comme les autres joueuses, elle va devoir gérer sa dépense énergétique et bien s’hydrater. « Je ne m’attendais pas à une telle chaleur. J’ai été vraiment choqué en arrivant », confia la Sud-coréenne. « On se croirait vraiment en Asie du sud-est. Je me suis bien hydratée. J’ai bu beaucoup d’eau salée. Et je ne me suis pas vraiment beaucoup entraînée, donc je vais aller directement à l’hôtel après cette journée », ajouta Shin qui a également évoqué certains compartiments de son jeu. « J’ai tapé de bons coups et d’autres plus mauvais. Ce qui a provoqué ce double bogey au 16. Mais dans l’ensemble mon putting va bien et j’ai réalisé de bons coups vers les green », assurait-elle.

A ses côtés, la Philippine Bianca Pagdanganan, et l’Américaine Briana Do, qui s’en sortent assez bien, avec un bogey chacune, mais un eagle pour Do. L’Américaine de 35 ans, qui s’est élancée du Tee n°1, à 12h22, en compagnie de la Chinoise Yu Ren, et de la Malaisienne Kelly Tan. « C’est vraiment cool de pouvoir participer à ce tournoi. Je n’avais jamais joué dans la région de Cancun. En Junior, j’avais joué à Guadalajara, et j’avais pris beaucoup de plaisir », expliqua l’Américaine, qui a tout de même confirmé que le climat dans cette partie du Mexique est humide et chaud. « J’ai donc essayé de maintenir une bonne hydratation et un bon niveau d’énergie », expliquait-elle. Et elle ajouta : « j’étais assez consciente de l’état d’esprit dans lequel je voulais aborder ces journées. Je suis arrivée dimanche et j’avais l’intention de jouer 18 trous d’entraînement lundi. Mais avec cette chaleur je me suis contentée de 9 trous, en me disant que ce serait suffisant. J’essaie juste d’être à l’écoute de mon corps et de ce que je vais ressentir tout au long de la semaine », expliqua l’Américaine qui est en mode gestion énergétique, comme la majorité des joueuses.

A –3, à la seconde place, se trouvent cinq joueuses dont l’Allemande Aline Krauter, et sa compatriote Olivia Cowan, moins rompues à ce type de climat. Krauter concède deux bogey au retour, en étant partie du Tee n°10, à 08h28, et ce second tour s’annonce déjà plus compliqué à gérer, pour un départ avec un soleil au zénith. Quant à Cowan, elle fait partie des meilleures joueuses du jour, en n’ayant concédé qu’un bogey, avec un départ du Tee n°1 à 14h01, preuve que certains organismes se sont mieux adaptés à la chaleur.

Un temps leader, l’Américaine Jenny Bae, la Japonaise Minami Katsu, et la Sud-coréenne Hye-Jin Choi complètent ce groupe, qui occupe virtuellement la seconde place.

Le Top 10 est clôturé par 8 joueuses à –2, dont la Néerlandaise Derwi Weber, décidément capable de jouer dans le Top 10 d’un tournoi de niveau mondial. Mais aussi de Nataliya Guseva et des Chinoises Weiwei Zhang et Yahui Zhang, qui n’ont aucun lien de parenté.

La Suédoise Linn Grant est 18e, à –1, avec Gabriela Ruffels et cinq autres joueuses, tandis que Carlota Ciganda et Lindy Duncan ont joué dans le Par, tout comme Charley Hull que l’on a vu assez à l’aise sur ce parcours. Grant qui a rentré une approche d’environ 100 mètres, sur le Par 4 du 11, lui apportant un eagle régénérateur après son double bogey du Par 4 du 9.

Cernousek, en détresse sur le Tour

On croyait tenir un nouvel espoir Français pour venir succéder à Céline Boutier, et finalement, la Française Adela Cernousek vit le même calvaire que son aînée Agathe Laisné, en ne franchissant pas les Cut du LPGA Tour. Et depuis que son coach Gerrod Chadwell n’est plus sur son sac, rien ne va plus pour la native d’Antibes, qui se prend valise sur valise depuis le début de la saison, en accumulant les cartes où les bogey et les doubles bogey foisonnent. Depuis le Blue Bay LPGA, elle n’a pas franchi un seul Cut, et cette semaine est déjà bien compromise avec ce premier score de 80, qui la place au fond du classement.

Comment peut-elle se relever de cette situation, après avoir pourtant montré un potentiel pour jouer au plus haut niveau ? C’est la question qui se pose actuellement, et le golf féminin Français d’être toujours dans la difficulté de trouver un successeur à Céline Boutier, qui entame une nouvelle phase dans sa carrière, en ayant passé le cap de la trentaine.

Sara Brentcheneff et Alice Kong, bien que talentueuses, sans encore très loin du niveau d’une Gianna Clemente ou d’une Lottie Woad, et il faut désormais craindre que sur le LPGA Tour, la France soit en peine de valoriser un résultat. Et l’on imagine à peine la situation si Céline Boutier venait à prendre sa retraite vers 34 ou 35 ans, soit entre 2028 et 2029. C’est-à-dire à très court terme.

Et ce ne sont pas ces joueuses du LET, fraîchement arrivées à 26 ans, chez les pros, qui vont constituer l’avenir du golf féminin Français, sur le plan international. C’est à 16 ou 17 ans que les meilleures mondiales se révèlent, et notre pays d’être encore la lanterne rouge en matière de pépinière de talents.

Sans aucun doute partie pour rejouer la Q-school en fin de saison, Adela Cernousek nous déçoit et il serait bien qu’elle rassure au plus vite, en franchissant des Cut, au minimum.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs coups du jour

LPGA Legends Championship : Charlotta Sorenstam nettement en tête !

Après cette première journée, sous le soleil de l’Utah, une joueuse se détache nettement en tête. Et ce n’est pas celle que l’on attendait.

Elle est Suédoise et son nom de famille résonne aux oreilles de tous les passionnés de golf féminin. Oui mais voilà, il s’agit de la sœur ! En effet, Charlotte Sorenstam qui a vécu dans l’ombre de sa sœur Annika, tout au long de sa carrière, est sous le feu des projecteurs en ayant réussi à signer un premier tour en 66, avec trois coups d’avance sur une autre figure iconique du LPGA Tour, l’Américaine Cristie Kerr.

Sorenstam qui signe une carte vierge de bogey, rendant son score encore plus remarquable. Seconde ex æquo à –3, avec ses compatriotes let Lindley et Moira Dunn-Bohls, Cristie Kerr s’en sort plus difficilement en ayant concédé un double bogey, sur le Par 4 du trou n°9, après 4 birdie. Puis, ce fut un bogey concédé sur le Par 4 du 18, qui clôtura sa journée. Alors que Moira Dunn Bohls, qui détient une victoire sur le LPGA Tour, bien loin des 20 succès accumulés par Kerr, dont deux Majeurs, n’a concédé qu’un bogey contre deux birdie à l’aller comme au retour.

Et Leta Lindley, âgée de 52 ans, elle aussi détentrice d’une victoire sur le LPGA Tour, avec une seconde place au Women’s PGA Championship de 1997, au terme d’un playoff face à Christa Johnson, a débuté par un bogey sur le trou n°1, avant de signer deux birdie sur les Par 4 du 6 et le Par 3 du trou n°7. Mais elle concéda un second bogey immédiatement après, terminant sa journée sur une meilleure note, avec trois birdie au retour.

Lauréate de la première édition de ce Majeu, l’Anglaise Trish Johnson, qui officie comme consultante pour SkySports Angleterre, est 5e à –2, avec l’Italienne Giulia Sergas, qui cumule quatre Top 10 en Majeur, sans aucune victoire sur le LPGA Tour.

Et à la 11e place, se trouve la tenante du titre, Angela Stanford, dans le Par, en compagnie de Jill McGill et de Becky Morgan, qui peut faire rebondir sa carrière sur ce circuit, où les opportunités de victoires ne sont plus réservées à celles qui ont monopolisé le haut des classements, sur le LPGA Tour.

Béliard, meilleure Française

Des deux Françaises engagées dans ce tournoi, c’est la native de Pontarlier, passionnée de ski, et résidant au Texas, qui vient de réaliser une belle performance en se plaçant 32e à +4, au terme d’une journée compliquée, où elle a concédé beaucoup de bogey, ainsi qu’un double, sur le Par 5 du trou n°7. Néanmoins, l’ancienne joueuse du Ladies European Tour, qui a connu quelques moments difficiles pour renouer avec la compétition, tout en continuant de donner des cours de golf, se retrouve devant des joueuses comme Jean Bartholomew (+5) et Liselotte Neumann (+5), qui ont évolué sur le LPGA Tour, pendant plusieurs années.

Quant à Anne-Marie Palli, qui a récemment fêté ses 70 ans, et qui fut la première Française à signé deux victoires sur le LPGA Tour, le plaisir de jouer reste son éternel carburant et même si elle sort de cette journée en +9, avec seulement un birdie, elle a le mérite d’être en lice dans ce Majeur, avec sa bonne humeur légendaire, aux côtés de joueuses qui étaient des gamines quand elle brillait sur le circuit américain ! Et quelle joueuse peut affirmer, à 25 ou 30 ans, qu’elle continuera de taper la balle, sur un circuit pro, après 65 ans, en plein désert ?

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Jabra Ladies Open : Folke leader à -7 !

Au travers d’une journée rythmée par la pluie et le froid, la Suédoise Moa Folke a réalisé un excellent 64, et se place en tête avec une avance de deux coups à la fin de la première journée de ce Jabra Ladies Open 2025.

Les départs matinaux ont été retardés d’une heure en raison des fortes pluies à Évian-les-Bains, mais le jeu a pu débuter à 9 h. La Suédoise Folke n’a concédé qu’un seul coup sur le parcours de l’Évian Resort and Golf Club, réalisant huit birdies lors de la première journée.

La joueuse de 30 ans a réalisé des birdies les trous 1, 2, 7 et 9, ainsi qu’aux trous 12, 13, 15 et 18 trous, scellant ainsi un score de sept coups sous le Par. « J’ai passé une très bonne journée. Mon putting était excellent aujourd’hui. J’ai également réussi quelques bons coups, ce qui a permis de réaliser de nombreux birdie », a déclaré Folke. « J’ai été un peu partout aujourd’hui, je ne vais pas mentir, j’ai fait de superbes arrêts. Il s’agit de se gérer soi-même et, quand j’ai commis des erreurs, je les ai ratées au bon endroit ou du bon côté, ce qui m’a permis de réussir à placer ma balle près du green et de faire de vivre un ascenseur entre les bons et les moins bons moments. C’était essentiel aujourd’hui », précisa Folke.

« C’est vraiment un endroit où l’on apprend au fur et à mesure, c’est ma troisième fois ici. C’est un peu plus facile d’arriver ici. C’est assez intimidant la première fois. Maintenant, je suis plus détendue et j’aime beaucoup ce parcours. Je pense qu’il convient à mon jeu. Je frappe un peu plus loin, ce qui est utile ici».

Derrière, cinq joueuses sont à égalité à la deuxième place. Il s’agit de la Finlandaise Sanna Nuutinen, de la Thaïlandaise April Angurasaranee, de l’Australienne Kelsey Bennett, de la Tchèque Sara Kouskova et de l’Espagnole Amaia Latorre, toutes à cinq coups sous le par.

Nuutinen a débuté son parcours depuis le sixième trou et a bien négocié les trois premiers. La Finlandaise a ensuite réalisé deux birdie et deux bogey avant de terminer avec deux birdie sur ses six derniers trous, se classant ainsi ex-aequo à –5. « Ce matin, au réveil et j’ai consulté mon application météo qui annonçait un risque de neige », a déclaré Nuutinen. « Je me suis dit : parfait, c’est comme à la maison au printemps, quand on joue nos premiers tours de printemps. J’avais bien mis mes vêtements et je me sentais vraiment bien. J’ai très bien frappé la balle et j’ai fait un putt incroyable aujourd’hui. C’était comme ça au début, et je suis vraiment contente que ça a continué comme ça et que ça n’a pas changé le cours du parcours. Je dois aussi féliciter mes frappes de balle, car il s’agissait de putts pour birdie et non pour le Par. J’ai raté quelques coups au départ, mais j’ai ensuite réalisé des putt incroyables. Bravo à mon putter et à mes fers », ajoutait la Finlandaise de 34 ans.

La Thaïlandaise Angurasaranee n’a concédé qu’un seul coup au 14e trou, réalisant six birdie, ce qui lui a permis de rejoindre Nuutinen. « J’ai frappé des coups solides tout au long de la journée, et depuis deux semaines maintenant », a déclaré la joueuse de 21 ans. « Aujourd’hui, j’ai plutôt bien joué et j’ai réussi deux bons putts. J’ai réussi un trois-putt, qui a été ma seule erreur de la journée. Globalement, c’est très solide. Mes derniers tours m’ont donné confiance, surtout la semaine dernière. Le dernier tour était super solide. Cela m’a donné beaucoup de confiance avant d’arriver ici. Avec la configuration du parcours cette semaine et son aspect, il convient parfaitement à mon jeu et me donne beaucoup plus confiance. Avoir de très beaux greens ici rend le parcours plus fluide », ajoutait-elle avant de reprendre : « hier, après mon tour d’entraînement, mon putting était vraiment mauvais. Je suis allé au green et j’ai changé ma prise de putting, passant d’une prise normale à une prise en griffe. Cela m’a permis d’améliorer considérablement mon roulement de balle et mon relâchement. J’ai maintenu cette prise aujourd’hui et le résultat est bon. Je vais continuer».

Ce fut une journée sans bogey pour Bennett, qui a réussi des birdies sur les trous 1, 3, 4, 6 et 15, signant un premier tour en 66. « J’ai commencé par un birdie sur mon premier trou, puis j’ai rentré un putt d’un mètre cinquante, ce qui est toujours utile quand on rentre un putt tôt et qu’on le frappe bien toute la journée », a déclaré l’Australienne. « C’était du coup pour coup Annabell (Fuller). Elle a rentré un putt, puis j’en ai rentré un autre. Ça m’a fait changer d’avis, car Annabell a souvent joué ses putt en premier. Je l’observais en me disant qu’elle avait rentré, alors il fallait que je le fasse. J’ai rebondi face à elle avec brio », assura l’Australienne.

La Tchèque Kouskova, 13e au classement de l’Ordre du mérite cette année, a également réalisé une journée vierge de bogey, avec des birdies aux trous 3, 7, 10, 16 et 18. « Nous avons simplement fait ce que nous voulions faire, ce que nous avions dit avant le tour et avant le tournoi », a déclaré la star tchèque. « Nous voulions vraiment rester concentrées et viser un coup à la fois. Plus que sur d’autres parcours, ici, il est essentiel de se concentrer sur le coup et de s’investir. Certains drapeaux, même en position difficile, nécessitent d’attaquer, et je pense que c’est ce qui a été vraiment positif. J’ai réussi de très bons coups, mais aussi de très mauvais, que j’ai réussi à sauver par la suite, et j’ai aussi eu quelques rebonds chanceux. J’ai vraiment bien putté. Certains jours, on a l’impression de bien putter, et ce n’était pas le cas aujourd’hui. C’était juste une chute dans le trou, et je l’ai accepté, j’en étais contente, et je ne me suis pas mis la pression », confia celle qui remporta en Corée du sud la victoire par équipe.

De même, l’Espagnole Amaia Latorre a réalisé une première journée parfaite sur le parcours français, avec cinq birdie, dont deux sur ses trois derniers trous, ce qui lui a permis de terminer à deux coups du leader. « J’ai joué assez solidement sur tous les plans, j’ai réussi de bons putts et deux Par importants », a déclaré l’Espagnole de 26 ans. « La plupart des birdies étaient des putts moyens à courts. J’ai réussi un birdie facile sur deux Par 5. C’était un birdie tap-in et un birdie pour deux putts. Je me sens chez moi car dans le nord de l’Espagne, les parcours sont sur ce modèle. Il y a beaucoup de verdure, des arbres, et nous n’avons pas de lac, mais c’est le meilleur aspect de ce parcours.Il est tout simplement incroyable », confia celle entame sa troisième saison chez les pros.

Tamburlini dans le Top 7

Quatre joueuses partagent la septième place. Il s’agit de la joueuse des Isles Vierges Alexandra Swayne, de l’Anglaise Annabel Fuller, de la Suissesse Chiara Tamburlini et de l’Italienne Anna Zanusso, toutes les à quatre coups sous le Par. Tamburlini qui est l’une des joueuses très attendues dans ce tournoi, et qui s’en est très bien sortie de ce premier tour difficile.

Le bon départ de Brentcheneff

C’est peut-être elle, la Française Sara Brentcheneff, avec son statut d’amateur, qui peut devenir l’espoir féminin tricolore, au niveau mondial. A 17 ans, elle occupe la 11e place après avoir réalisé un premier tour vierge de bogey, en 68. Pour accélérer, il va cependant lui falloir exploiter les Par 5 où elle a seulement joué le Par. Mais quoi qu’il en soit, elle est la meilleure représentante Française après ce premier tour, ce qui mérite d’être souligné.

Juste derrière elle, à –2, c’est sa compatriote Valentine Delon, déjà âgée de 20 ans, elle aussi amateur, qui signe une carte comprenant quatre birdie à l’aller, pour un bogey, et deux bogey au retour, contre un birdie. Et comme Brentcheneff, les Par 5 ne lui ont pas souri. Et comme autre point d’amélioration, il y a sa capacité à toucher plus de green. Seulement 13 dans ce premier tour. Mais le point positif c’est qu’elle fait jeu égal avec la championne Anglaise et star du moment, Mimi Rhodes, de trois ans son aînée. Rhodes, déjà victorieuse à trois reprises cette année, a touché 14 green pour 10 fairway sur 13, et n’a concédé que deux bogey. Mais au retour. Et elle aussi n’a pas réussi à tirer partie des Par 5, en n’y signant que le Par.

Nastasia Nadaud est à –1, tandis que Camille Chevalier est la dernière Française qui n’a pas été avalée par le Par.

Margaux Brejo est 36e à +1, Manon Petitcolas 53e à +2 tout comme Agathe Sauzon, Emma Grechi et Céline Herbin. Les Françaises qui sont régulièrement en difficulté sur ce parcours d’Evian-les-Bains, et il est difficile d’imaginer que l’une d’elle s’impose samedi.

L’amateur Amely Bochaton, 19 ans et 209e mondial, est déjà handicapé par un score de +4, tout comme Anne-Charlotte Mora et Emie Peronnin. Anne-Lise Caudal est sérieusement menacée de ne pas franchir le Cut après avoir joué +7, tandis que celle que l’on attendait dans le haut du classement, pour ce premier tour, à savoir Perrine Delacour, a abandonné. Tout comme Lee-Anne Pace et Lauren Taylor.

Le deuxième tour débutera ce vendredi à 8 h, avec une prévision météorologique bien plus ensoleillée, mais encore fraîche, dont seules les 60 meilleures et ex æquo continueront l’aventure, samedi. 

Le classement provisoire => ICI

Craig Kessler nommé Commissioner de la LPGA !

La Ladies Professional Golf Association (LPGA) a annoncé aujourd’hui que son conseil d’administration avait élu Craig Kessler au poste de 10e commissaire de l’organisation.

Cette nomination intervient pendant la saison historique du 75e anniversaire de la LPGA, marquant un tournant dans la croissance mondiale et les opportunités pour l’un des leaders les plus durables et les plus respectées du sport professionnel féminin au monde.

M. Kessler a été sélectionné à l’issue d’une recherche internationale rigoureuse et exhaustive, menée par le comité de recherche du conseil d’administration de la LPGA et enrichie par les contributions des athlètes, des partenaires, du personnel et des principales parties prenantes du circuit de la LPGA.

« Nous cherchions un leader transformateur, profondément attaché à l’héritage de la LPGA et doté d’une vision claire de ce qui est possible pour notre avenir », a déclaré John B. Veihmeyer, président du conseil d’administration de la LPGA. « Craig est un leader inspirant et engageant, qui apporte une combinaison unique d’expérience en leadership exécutif, de relations solides dans l’industrie du golf et d’un engagement sincère en faveur de l’épanouissement des femmes et des jeunes filles grâce au golf. La LPGA n’a jamais été aussi dynamique, et Craig est le leader idéal pour mener à bien sa prochaine ère de croissance et d’impact», ajoutait-il.

Kessler apporte une vaste et impressionnante expérience dans les domaines du sport, des affaires, du capital-investissement et de l’entrepreneuriat. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur de l’exploitation de la PGA of America, où il supervisait l’ensemble des opérations de l’organisation de 30 000 membres, y compris sa fondation à but non lucratif. Il a également été directeur général de Buff City Soap, une entreprise de vente au détail « expérientielle » en pleine croissance, qui est passée de 100 à 260 magasins sous sa direction. Plus tôt dans sa carrière, Kessler a également occupé le poste de directeur de l’exploitation chez Topgolf, où il a contribué au développement de l’entreprise, une combinaison innovante de sports, de divertissement et de technologie.

Outre ses fonctions de direction, Kessler apporte son expérience au sein du conseil d’administration de la National Golf Foundation, du système hospitalier UT Southwestern et du conseil consultatif des Dallas Mavericks. Il a débuté sa carrière chez McKinsey & Company et a ensuite occupé des postes de direction chez Kohlberg Kravis Roberts & Co. (KKR) et Providence Equity Partners. Il a notamment évalué des investissements et collaboré avec des équipes de direction pour améliorer la performance des entreprises ; des compétences qu’il met aujourd’hui au service de l’une des plus importantes organisations sportives féminines au monde.

« La LPGA se situe à l’intersection de la compétition de haut niveau et de son impact mondial », a déclaré Kessler, nouveau commissaire de la LPGA . « Des jeunes filles qui découvrent un club aux professionnelles de la LPGA qui contribuent à enseigner ce sport formidable au monde entier, en passant par les athlètes exceptionnels qui participent au circuit, la LPGA est le moteur de l’avenir du golf. Je suis honorée de rejoindre ce puissant mouvement et impatient de contribuer à construire l’avenir, ensemble. Il ne s’agit pas seulement de diriger une organisation sportive, mais de redéfinir le champ des possibles », a ajouté Kessler. « Ce rôle me tient à cœur, non seulement en tant qu’opportunité professionnelle, mais aussi en tant qu’opportunité de changer le monde et de créer de nouvelles opportunités pour les autres. Le golf change des vies. Je crois en la mission de la LPGA, en ses membres et en son dynamisme. J’ai hâte de commencer».

Kessler prendra officiellement ses fonctions le 15 juillet, succédant à Mollie Marcoux Samaan, qui a quitté ses fonctions en janvier 2025. Liz Moore continuera d’assurer l’intérim de la commissaire jusqu’à cette date. Veihmeyer a ajouté : « Liz a fait un travail exceptionnel dans son rôle intérimaire, et nous nous réjouissons des nombreuses contributions importantes qu’elle continuera d’apporter à la LPGA, à l’avenir ». (Traduction et adaptation du communiqué officiel).

DAYTONA BEACH, Floride (22 mai 2025)

Le communiqué de presse original => ICI