Black Desert Championship : Ryu en tête, Boutier et Delacour qualifiées !

Cette seconde journée laisse sur le carreau quelques joueuses qui, jusqu’ici, ont parfaitement animés les tournois de ce début de saison, et pas seulement. Quelques nouvelles stars du circuit n’ont pas réussi à s’adapter à ce nouveau tracé, ouvrant la porte de ce week-end à d’autres joueuses qui vont pouvoir marquer des points à la Race.

Chaude journée dans le désert de l’Utah, avec le vent qui s’est levé, asséchant le parcours et commençant à perturber certaines joueuses. Partie à 13h01, du Tee n°10, la Sud-coréenne Hae ran Ryu n’a pas réussi à rééditer l’exploit de la veille, mais elle signe, tout de même, une carte de 67 lui ayant permis de conserver la tête. Un eagle sur le Par 5 du trou n°9 a fortement contribué à ce résultat, puisqu’en fin de journée, elle menait ce tournoi avec deux coups d’avance sur sa compatriote So Mi Lee, qui est fut la première actrice de cette journée.

Lee double la mise !

Arrivée sur le LPGA Tour en 2024, avec un statut de rookie, So Mi Lee (ou Somi) est de ces joueuses expérimentées qui viennent du KLPGA, où le niveau est déjà très relevé. Cinq fois vainqueur en Asie, elle se fit connaître des fans du LPGA Tour en obtenant la 4e place du BMW Championship, en 2019. Puis, elle fut observée à Evian, en tant qu’amateur, en 2023. Obtenant sa carte grâce à la Q-serie en 2023, la jeune Sud-coréenne a réalisé une bonne première saison sur le LPGA Tour, en obtenant dix Top 10 et une 5e place au Portland Classic, l’an dernier. Nul ne doit donc être surpris de la voir à la seconde place, de ce classement provisoire. Mais elle occupe cette place avec la manière, en ayant signé une seconde carte de 66, et cette fois-ci sans bogey. Et c’est la quatrième fois, cette saison, que la Sud-coréenne de 26 ans signe une carte de 66. La première eut lieu lors du second tour du Ford Championship, et la seconde au terme de la troisième journée du JM Eagle Championship. Mais son meilleur score est 65, joué en 2024 sur le LPGA Drive On. Coutumière des scores très bas, So Mi Lee n’est donc pas seconde, à –12, par hasard, et c’est avec elle qu’il semble falloir compter pour contester le leadership de Ryu.

Ryu résistera-t-elle à l’évolution des conditions de jeu ?

Revoici donc la Sud-coréenne Hae Ran Ryu, qui s’est brillamment illustrée sur lors du Chevron Championship, mais aussi sur le Ford Championship et les deux premiers tournois de la saison. L’an dernier, déjà, elle fut une des joueuses de la saison en signant sa seconde victoire sur le Tour tout en réalisant une carte de 62, au FM Championship, pour prendre la tête de tournoi qu’elle remporta avec le score de –15. Le seul point faible de cette joueuse est la constance. Elle peut très bien aligner deux bonnes cartes puis s’effondrer au 3e tour et dégringoler au classement. En cause, une puissance de jeu qu’elle a parfois du mal à maîtriser, comme l’on a encore pu le constater avec son approche au green du 18, dans ce second tour, quand elle a sacrifié une occasion de birdie, en jouant bien trop loin après le mat.

Aussi, chacun se demande si la joueuse de 24 ans va pouvoir assurer sa première place, et qui est en mesure de lui ravir, ou de lui contester dans ce moving day qui met déjà en bonne position des joueuses comme So Mi Lee, Esther Henseleit, So Bin Joo ou encore Ariya Jutanugarn, qui est de plus en plus en confiance avec son jeu, comme elle l’a expliqué la semaine dernière. Car Ryu a avoué, elle même, que cette journée fut un peu plus compliquée à négocier : « hier fut parfait. Parce que j’ai joué –9. mais aujourd’hui le démarrage fut plus difficile et j’ai dû attendre pour prendre des birdie ». Et elle ajoutait : « les positions de drapeaux étaient très compliquées pour réaliser des birdie. Donc j’ai cherché à faire des Par ». Elle ajouta : « j’ai besoin de me sentir plus en confiance avec mes coups », signe qu’à tout moment, Ryu peut partir à la faute.

Elle aussi en playoff dimanche dernier, pour le premier Majeur de la saison, Ariya Jutanugarn estime avoir retrouvé un jeu proche de celui qui lui a permis de dominer le LPGA Tour, entre 2016 et 2018, mettant fin à la domination de Lydia Ko. Egalement habituée des cartes records, comme ce 62 joué lors du dernier tour du Meijer LPGA Classic, en 2018, où elle termina 12e, la cadette des sœurs Jutanugarn vient de s’installer à la 5e place avec une première carte de 64 et une seconde de 70, comportant un double bogey. « Ce fut très difficile aujourd’hui, parce que le vent a commencé à se lever. Et tout semble plus ferme », confia la Thaïlandaise, en évoquant les green et les fairway que l’on a va plus roulant. D’ailleurs, l’organisation nous a indiqué que le stimpmeter se situerait autour de 11,5, ce qui est assez rapide, alors que la tonte des green était annoncé plus haute que sur les précédentes épreuves. « Donc les approches ont été plus compliquées à réaliser et le vent ne permettait pas de bien juger des distances » expliqua Ariya Jutanugarn. Ce parcours va devenir de plus en plus difficile, parce que le vent va assécher le parcours et le rendre plus rapide », confiait-elle.

Une raison supplémentaire pour se demander si Hae Ran Ryu ne va pas faire les frais de cette évolution des conditions de jeu, elle qui possède un jeu long et qui va devoir trouver la bonne canne pour être dans la bonne distance. Sujet qui concerne également Jutanugarn, dont la sœur, Moriya, n’a pas franchi le Cut.

Troisième, ex æquo avec Soo Bin Joo, l’Allemande Esther Henseleit est la bonne surprise de ces deux premières journées. Comme Joo, elle signe une première carte de 65 et une seconde de 68, en étant partie du Tee n°10, à 13h21. La médaillée d’argent des Jeux olympiques a parfaitement lancé sa journée, en signant deux birdie sur les deux premiers trous. Un troisième survenait sur le Par 5 du trou n°13 et l’Allemande accentuait son avance sur le Par 3 du 17, en passant à –11. Mais le Par 5 du 18 ne lui réussit pas, et c’est un bogey qu’elle concéda, en n’ayant pas la capacité de se placer suffisamment près du drapeau, pour se donner une chance, au minimum, de sauver le Par. Par ailleurs, la vitesse des green évoluant vers du plus rapide, beaucoup de joueuses ont été piégés au putting. Au retour, elle réussit à stabiliser ce score en rentrant trois birdie en fin de journée, après un bogey sur le par du trou n°4. « Je pense que j’ai bien joué. A la fin de la journée mon swing était moins bon et cela m’a coûté plusieurs bons coups. Mais dans l’ensemble j’ai bien joué », confia l’Allemande qui évolue sans son fiancé sur le sac, mais avec David Brooker, qui a quitté, volontairement, le sac de Jin Young Ko, pour accompagner l’Allemande cette saison.

Enfin, il y a un outsider dans ce Top 5, avec la présence de la Taiwanaise Wei-Ling Hsu, qui rejoint Jutanugarn à –10, après un 64 au premier tour, et une carte de 70 ce vendredi. A 30 ans, Hsu n’est pas connue pour être de ces joueuses ayant la capacité d’enflammer un tournoi en allant chercher la tête d’un classement. Par ailleurs, depuis le début de la saison elle a manqué trois Cut, et a eu du mal à obtenir mieux qu’une 37e place. Mais l’on a vu qu’au grès d’un changement de parcours et de certaines conditions de jeu, voire d’une prise de confiance, une joueuse peut sortir du lot et se montrer plus performante que d’ordinaire. Entre Lauren Coughlin, Ryann O’Toole et même Lindy Duncan, les exemples ne manquent pas sur le LPGA Tour pour confirmer que le golf réserve toujours des surprises. Wei-Ling Hsu peut-venir perturber le classement dans ce troisième tour ? Peut-être, mais elle va devoir se débarrasser de ces nombreux bogey qu’elle a concédé ce vendredi. En tout cas, si elle parvient à jouet comme au premier tour, alors elle peut tout à fait créer la surprise.

Mais un moving day réserve souvent d’autres surprises, et notamment un coup d’éclat d’une joueuse classée au-delà du Top 10, qui peut profiter de la contre performance de celles placées en haut du tableau.

Les bonnes performances du jour

La présence de la Japonaise Hinako Shibuno, qui signe une carte de 65 dans cette seconde journée, est de nature à admettre que l’évolution de conditions de jeu pourrait ne pas pénaliser toutes les joueuses. L’Ecossaise Gemma Dryburgh signe, elle aussi, un score de 65, et entre dans le cercle des favorites pour bien négocier ce moving day. Avec la Japonaise Shibuno elle signe une des plus fortes progressions de la journée en ayant gagné 54 places, contre 35 à la Japonaise qui occupe la 7e place pour le 11e rang pour l’Ecossaise.

Et parmi ces fortes progressions du jour, il faut saluer la performance de la Française Perrine Delacour, qui a joué –6 et qui se retrouve 20e, à –7, avec une franche évolution de son classement à la Race, si elle parvenait à se maintenir aussi haut dans le tableau des scores.

Delacour qui a débuté sa journée par trois Par avant de concéder un bogey sur le Par 4 du trou n°4, et qui a ensuite retrouvé ses esprits en évoluant avec un birdie, quasiment un trou sur deux. Elle a surtout réussi à exploiter tous les Par 5, en y signant un birdie, ce qui est l’un des points forts de sa journée. La Française de 31 ans qui surfe sur la confiance acquise après sa victoire en Afrique du sud, sur le Ladies European Tour, il y a trois semaines. Espérons, à présent, que, comme Hae Ran Ryu, elle parviendra a se maintenir dans cette partie du Leaderboard.

Boutier recule et rejoint Delacour

La numéro un Française a bénéficié d’une large couverture télévisuelle, ce vendredi, et l’on a pu voir les points forts et les points faibles de son jeu. Son petit jeu l’a sauvé de plusieurs situations où ses seconds coups manquaient de précision. Au putting, Boutier fut moins précise que Ryu, voire même moins incisive, bien qu’elle a dû être perturbée, comme beaucoup, par la vitesse des green qui évoluaient en cours de jeu. Quoi qu’il en soit, Céline Boutier, même en perdant 10 places, avec sa carte de 71, reste en embuscade, prête à saisir sa chance. Et avec deux jours de tournoi elle peut, comme bien d’autres, signer un autre bon résultat et remonter dans le Top 10. Car avec des groupes de joueuses qui se suivent avec un coup d’écart, on constate qu’une carte de 70 peut faire gagner 10 places, quand celle de 71 peut en faire perdre tout autant.

Autres bonnes progressions du jour, celles de la Canadienne Savannah Grewal qui passe de la 86e à la 45e place, de la Russe Nataliya Guseva qui réalise la même progression. Mais aussi la Slovène Ana Belac qui échappe au Cut en jouant 68, pour terminer à la 58e place, alors qu’elle était au-delà du Top 100, après le premier tour.

En revanche, quelques joueuses en vogue quitte ce tournoi. C’est le cas des rookie Ina Yoon et Akie Iwai, ainsi que de Yuna Yamashita, de Patty Tavatanakit, de In Gee Chun, de Nasa Hataoka, d’Allisen Corpuz, ou encore de Bailey Tardy, Lilia Vu, A Lim Kim , Linn Grant et Maja Stark.

Les Françaises Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek ont également été avalées par le Cut. Roussin-Bouchard ayant pourtant eu une situation plus facile à défendre que sa jeune compatriote.

Enfin, notons que la Japonaise Chisato Iwai a été pénalisée de deux coups, pour jeu lent. Elle échoue donc à franchir le Cut en passant de -3 à -1.

Danielle Dang et Minjee Lee ont, quant à, elles, déclaré forfait..

Le troisième tour sera diffusé, dès 23h00, sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du second tour

Reliance Matrix Championship : Laisné seconde à –6 !

La Française Agathe Laisné décroche le second meilleur score de ce premier tour.

Ce tournoi inaugural dans le Nevada, sur le parcours privé du Spanish Trail Country Club, a fait surgir des premiers scores très intéressants, et bas, créant des groupes de joueuses espacés d’un coup, promettant déjà une lutte pour franchir le Cut très serrée. Et une Française, comme sur le LPGA Tour, est en position avancée.

C’est avec le soleil que les joueuses de l’Epson Tour ont pu évoluer sur golf privé qui comporte trois neuf trous, dont deux servent à cette épreuve.

Comme sur le LPGA Tour, dans l’Utah, les premiers scores sont assez bas et il semble que les tracés du Lakes et du Canyon soient propices aux birdie. C’est un duo d’Amélia, Garvey et Willliamson, qui occupe la tête avec le score de –7. La Néo-zélandaise et l’Américaine qui ont joué dans des groupes différents, et se sont élancées d’un tee différent à des heures presque opposées.

Garvey étant partie du Tee n°10 à 08h50, tandis que Williamson a pris son départ du Tee n°1 à 13h40, dans le dernier groupe. Il est donc impossible de dire qu’il y a eu des joueuses avantagées par telle ou telle heure de départ. La Néo-zélandaise a débuté en trombe avec un birdie et un eagle, avant de concéder son premier bogey sur trou n°4. Mais juste après, elle a rectifié le tir en allant chercher trois birdie sur la fin de son aller, en exploitant, notamment, le Par 4 du 18.

Sur ce même tronçon, la Britannique Williamson trouva deux birdie et un eagle au 18, signe que ce trou était prenable ce jeudi. Et à l’aller, Williamson joua –3 avec trois birdie, ne concédant aucun bogey dans sa journée. On peut donc constater qu’en partant peu avant 14h00, le parcours proposait autant de chances de signer une bonne carte, qu’en s’élançant le matin.

« Il n’y avait rien de spectaculaire dans mon jeu, qui a été tout simplement très solide » expliqua l’Anglaise de 24 ans. « Je me suis donnée beaucoup d’occasions de birdie, mais je ne les ai pas toutes concrétisées. Tout s’est déroulé sans stress et j’ai le sentiment que c’est parfois difficile à trouver en jouant au golf » confiait-elle, en soulignant qu’il y avait longtemps qu’elle n’avait pas jouer sans concéder de bogey.

De son côté, la Néo-zélandaise confia : « Je pense que tout est venu facilement. Je n’ai pas le sentiment d’avoir fait beaucoup d’erreur. J’ai été capable de prendre l’avantage sur les Par 5 de belle manière. Et j’ai obtenu un eagle sur le second trou tout en ayant eu de nombreuses chances d’eagle ensuite », confia Garvey, qui signe son premier départ sur l’Epson Tour, en évoluant sur le Ladies European Tour de temps en temps. « C’est bon que de revenir jouer sur ce circuit. Honnêtement c’est si agréable de retrouver les amies. Je loge dans un Airbnb avec quelques filles cette semaine, donc j’ai vraiment de jouer au moins un événement sur l’Epson Tour cette saison. J’arrive de Les Vegas, ce qui est toujours un plus, et j’ai simplement envie de me détendre et de me préparer pour demain », expliqua la joueuse de 24 ans, rookie en 2022.

Le bon départ de Agathe Laisné

Elle en a besoin la Française de ce bon résultat sur l’Epson Tour, si elle veut rentabiliser sa saison et, surtout, intégrer et sécuriser sa place dans le Top 15 de la Race. Avec cette première journée en –6, Laisné se rappelle au bon souvenir du Tour qui l’a vu remporter sa seule victoire, en 2023. La Française de 25 ans qui s’est élancée du Tee n°10, à 08h06, et qui a débuté en confiance avec deux birdie, dont un sur le Par 5 du trou n°11. Malgré un bogey au sur le Par 4 du 15, elle continua à forger son score avec deux autres birdie, et concédé un second bogey sur le par 3 du trou n°2. Puis, avec laide de son caddie, et progressa de –2 à –6, sur la fin de sa journée, en trouvant un dernier birdie sur le Par 4 du 9. « Définitivement mon putting a très bien fonctionné. J’ai rentré beaucoup de putt et parfois je n’ai pas tapé le meilleur coup mais j’ai essayé de rester concentrée et de conserver le Par avec un chip putt. Et à d’autres moments j’ai pu concrétiser un birdie » expliqua la Française.

A propos du parcours, Agathe Laisné a confié : « C’est assez ouvert, donc j’aime ça. Je ne me stresse pas plus que ça, alors que d’autres parcours étaient un peu plus stressant. J’aime ça et cela me convient bien », confia Laisné, qui est en bonne voie pour franchir le Cut.

Avec elle, à –6, se trouvent l’Américaine Crystal Wang et la Chinoise Yue Ren. Un coup derrière, un groupe de quatre joueuses s’est formé avec la Japonaise Erika Hara, les Américaines Yanal Wilson et Becca Huffer et la Malaisienne Ashley Lau. Wilson qui se relance bien, pour son année de rookie, après une 63e place, la semaine dernière. La joueuse de 18 ans qui confirme son potentiel détecté lors qu’elle était amateure.

Then et Clanton dans le bon wagon

Avec le score de –4, a surgi une tête connue puisqu’il s’agit de l’Américaine Gabriella Then, qui termina 7e de l’Epson Tour en 2022, avant de rejoindre, sans succès, le LPGA Tour. Agée de 29 ans, Then doit mettre les bouchées double si elle veut faire évoluer sa carrière professionnelle et retourner sur le plus haut niveau mondial du golf féminin.

Elle partage la 10e place avec une autre ancienne pensionnaire du LPGA Tour, la Finlandaise Kiira Riihijarvi, elle aussi rétrogradée sur l’Epson Tour, l’an dernier. De même que Briana Chacon, vainqueur dimanche dernier, est dans ce groupe, signe que l’Américaine est dans une bonne période.

Cydney Clanton, qui évolua sur le LPGA Tour et qui a obtenu une victoire en double, au Dow Championship, en 2019, avec comme partenaire Jasmine Suwannapura, est à –3 dans un groupe de 8 joueuses où se trouvent Aline Krauter qui évolue sans caddie, et quelques joueuses qui se sont créés un nom sur l’Epson Tour comme la Sud-africaine Kaleigh Telfer, l’Américaine Lindsey McCurdy Peek et ses compatriotes Annabelle Pancake et Riley Rennell.

Laetitia Beck est 24e à –2 tandis que Hailee Cooper est 38e à –1 avec Valery Plata, notamment.

La seconde Française du champ, Emma Broze, a concédé une carte de 74, la plaçant à la 81e place, avec l’Australienne Su Oh qui ne parvient plus à jouer son meilleur golf.

Le classement provisoire => ICI

Black Desert Championship : Hae Ran Ryu en tête avec un score record !

Cette 10e épreuve de la saison a été mise sur orbite par une carte record et une pluie de birdie, sur un parcours que la majorité des joueuses découvrait ce jeudi. Et une Française est dans le Top 10 !

C’est au milieu du désert de l’Utah, sur un parcours en plein désert entouré de portions rocheuses où quelques serpents ont élu domicile, que les 144 joueuses de cette semaine ont pu exprimer leur stratégie sur un parcours qu’elles ont à peine eu le temps de découvrir.

De toute évidence, ce tracé offre de nombreuses possibilités de birdie et une bonne partie du champ a compris comment y parvenir.

La première d’entre elles et la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui, s’étant élancée à 07h55, avec Céline Boutier et Megan Khang, a signé une carte record de 63, soit –9 et sans aucun bogey.

Déjà aux avant-postes la semaine dernière, mais aussi lors du Ford Championship, et plus généralement depuis le début de la saison, avec des cartes autour de 66, la Sud-coréenne continue de briller et de faire valoir son haut potentiel golfique qui devrait, si elle était plus constante, lui permettre de décrocher une nouvelle victoire.

A ses côtés, la Française Céline Boutier est sortie de l’ombre en réalisant, elle aussi, une très belle carte, bien qu’un peu moins basse, et sans bogey. La numéro un Française signe un 66 qui l’a longtemps maintenue dans le Top 5, avant que d’autres joueuses ne comprennent comment se donner une chance de birdie. « Je pense que mon long jeu a été très solide aujourd’hui. J’ai touché beaucoup de fairway (12), et c’est super important sur ce parcours » déclara la Française. Et en effet, on a pu voir la Chinoise Ruoning Yin en difficulté, le long du fairway du 11, avec une balle dans les rocailles, qui lui a coûté un triple bogey.

« J’ai été capable de mettre mes balles très près des mats. J’ai réalisé de bons putt mais j’ai manqué de bonnes opportunités également. Donc ce fut une journée avec des hauts et des bas, mais dans l’ensemble, je me suis donnée de bonnes opportunités de birdie » reprit Céline Boutier que chacun de ses supporters et heureux de la voir occuper le haut du tableau, après plusieurs semaines loin des meilleurs, et surtout un Cut manqué lors du premier Majeur de la saison.

Avec ce score de –6, Céline Boutier se retrouve avec la Chinoise Miranda Wang, les Américaines Andrea Lee, Kristen Gillman et Sarah Schmelzel, anis que la Sud-coréenne Somi Lee.

Le reste du Top 10 se réparti avec les deux joueuses à –8 que sont Ariya Jutanugarn, qui était en playoff la semaine dernière, et la joueuse de Taiwan Wei-Ling Hsu, que l’on voit rarement aussi bien placée.

Suit un groupe de six joueuses à –7, dans lequel se trouve l’Allemande Esther Henseleit, l’Espagnole Carlota Ciganda et l’Australienne Grace Kim, les deux Sud-coréenne Soo Bin Jee et Jiwon Jeon, ainsi que l’Américaine Lucy Li.

Delacour et Roussin-Bouchard en difficulté. Cernousek éliminée ?

Tant que la France ne sera pas en capacité de placer une vingtaine de joueuses sur le LPGA Tour, chaque semaine, les statistiques de réussite des tricolores sur le Tour seront toujours plus faibles. Et Adela Cernousek d’être encore mal partie, en ayant joué +6. Regardée comme un réel espoir pour succéder à Céline Boutier, au regard de ce qu’elle avait produit l’année dernier, lorsqu’elle était caddeyée par le mari de Stacy Lewis, qui fut également son coach universitaire, la Française de 21 ans n’a franchi qu’un Cut en quatre départ, et pour ce 5e tournoi de la saison elle est bien partie pour ne pas jouer ce week-end. Depuis la Founders Cup elle n’a joué qu’une carte dans le Par et sa trajectoire est en train de ressembler à celle de Agathe Laisné, qui n’a jamais réussi à être performante sur le LPGA Tour. Après ce premier Tour, Adela Cernousek est déjà à +6, soit son score après deux tours lors du Ford Championship, qui constituait, jusqu’ici, sont plus mauvais résultat.

Deux doubles bogey, au retour, ont plombé sa carte, et elle n’a trouvé qu’un birdie sur ces green, certes roulants, mais manifestement assez francs concernant le roule de la balle. Cette première journée pouvant déjà être le signe précoce de son élimination.

Avec toutes ces joueuses qui ont joué très bas, seule une performance pourrait permettre à Cernousek de jouer ce week-end.

Plus haut, à –1, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard, excellentes sur le LET, ont du mal à se construire une situation sur le LPGA Tour. Si elles ont réussi trois birdie, deux bogey plombent leur carte. Si la récente lauréate du LET a réussi à exploiter deux Par 5 sur quatre, Roussin-Bouchard n’a pas pu en tirer avantage. Et c’est là un point faible qu’elle va devoir corriger pour améliorer ses chances de franchir le Cut.

Ainsi, comme on peut le voir, semaine après semaine, si Céline Boutier ne joue pas dans le Top 10, aucune autre Française n’a la capacité à s’élever aussi haut, alors que Ryu, Jutanugarn, Saigo et maintenant Duncan, parviennent à être plus régulière, d’une semaine à une autre.

Ce premier tour a donc permis d’avoir une vision globale de la capacité d’adaptation de chaque joueuse, et du parcours qui présente des pièges mais aussi de grandes possibilités de birdie, voire d’eagle, comme ce fut le cas pour la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen, au 18, qui rentra son approche à environ 80 mètres du mat.

La seconde journée sera donc l’occasion de voir comment toutes les joueuses en limite du Cut parviennent à évoluer, et notamment la Canadienne Brooke M.Henderson, la Chinoise Ruoning Yin, ou encore la Japonaise Nasa Hatoaka, en difficulté à –1, et toutes les joueuses dans le Par comme Georgia Hall, Nataliya Guseva, Ayaka Furue, Sophia Popov qualifiée du lundi, ou encore A Lim Kim et l’Italienne Benedetta Moresco, qui a concédé trop de bogey, et un double.

Rendez-vous, cette nuit, à partir de minuit, pour suivre la seconde journée de ce tournoi quasiment historique, puisque les joueuses du LPGA Tour n’avaient plus évolué dans l’Utah depuis 1964.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments en vidéo

Reliance Matrix Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un tournoi inaugural

Le champ de joueuses

Il y a 132 joueuses au départ de cette première édition, qui se déroule sur 4 jours avec un Cut après deux tours qui conservera les 60n meilleures et ex æquo.

On retrouve, comme à chaque tournoi, les joueuses du Top 80 et notamment celles en lice pour le Top 15 de la Race. Vainqueur dimanche dernier, Briana Chacon, nouvellement seconde de la Race, tentera d’assurer cette seconde place, voire d’engranger les points suffisants pour passer en tête devant Laetitia Beck, qui aura à cœur de franchir le Cut, cette semaine. L’Américaine Hailee Cooper, qui fut en tête des deux premiers tours du dernier tournoi, a une nouvelle chance de briller, et de s’adjuger ce succès qu’elle convoite, comme bien d’autres à ses côtés.

Les Américaines Zoé Antoinette Campos, Yana Wilson, et Gabriella Then, l’Ialienne Angelica Moresco ou encore la Mexicaine maria Fassi sont quelques-unes des outsiders de ce tournoi, capables de s’immiscer dans le Top 10.

Côté Français, Agathe Laisné et Emma Broze, qui ont besoin de points au classement de la Race, ont une nouvelle opportunité de bien faire.

Les invitations

Trois joueuses sont invitées cette semaine. Il s’agit de :

  • Carley Cox Pruette – USA
  • Brigitte Thibault – Canada
  • Jackie Lucena – USA

Jackie Lucena qui est passée professionnelle l’année dernière, et qui membre du Gator Women’s Golf Team. Elle est également membre du Annika Women’s Golf Pro Tour, qui est partenaire de l’Epson Tour. C’est à ce titre qu’elle reçoit une invitation.

Le parcours

Après la Californie, les joueuses de l’Epson Tour sont dans l’état voisin du Nevada, à Las Vegas, sur le Lake Course du Spanish Trail Country Club. Un golf qui se situe à l’ouest de la capitale du jeu, enfermé dans un quartier résidentiel.

La particularité de cette semaine c’est que le parcours est composé de deux neuf trous, que sont le Lakes et le Canyon.

Tous les fairway de ce golf sont bordés par des habitations, et il comporte de nombreuses pièces d’eau.

Ce tracé au niveau du Lakes est technique et offre des perspectives très différentes, selon le trou joué. Le joueur peut avoir de la place pour mettre en jeu, puis se trouver avec un fairway de plus en plus étroit et une attaque de green au bord de l’eau, comme c’est le cas pour la trou n°2. La mise en jeu du Par 3 du trou n°3 est aussi exceptionnelle qu’intimidante, avec une immense pièce d’eau agrémentée d’une cascade, en le tee de départ et le green.

Les bunkers sont larges, et peu profond, mais parfois placés de manière à accueillir les balles sur plusieurs mètres le long des fairway. Enfin, ce tracé est ondulé ce qui en fait un parcours technique.

Avec le Canyon, le joueur change d’environnement pour se retrouver dans un cadre plus boisé, avec de larges fairway et un peu moins d’ondulations. L’eau y reste présente, mais dans une moindre mesure. La végétation est plus dense, avec des abords de fairway arborées. En revanche, certains bunker sont plus profonds que sur le Lakes.

Ce golf privé a été créé en 1984, par la famille Blasco qui a acheté ce terrain pour son ranch. La réalisation du parcours fut confiée à Robert Trent Jones Jr, qui en a dessiné les trois 9 trous. Les trois parcours réunis possèdent 15 pièces d’eau et 120 bunker, avec une vue sur les montagnes du Nevada. Chaque 9 trous est configuré pour créer un parcours de 18 trous.

Prime et dotation

Ce tournoi reçoit une dotation de 250 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 37 500 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne comporte pas de production télévisuelle.

Black Desert Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un tournoi inaugural.

Le champ de joueuses

Elles sont 144 cette semaine pour un tournoi sur quatre jours et un Cut après deux tours, qui conservera les 65 meilleures, et ex æquo.

Comme toujours, les joueuses du Top 80 sont qualifiées avec Hae Ran Ryu, Ruoning Yin, Mao Saigo, Lilia Vu, Ayaka Furue, Brooke M.Hendersonn ou encore A Lim Kim, Linn Grant, Charley Hull, Nasa Hataoka et Ariya Jutanugarn.

Du côté des Françaises, les fans retrouveront le quatuor qui a évolué à Los Angeles, à savoir Céline Boutier, Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek.

L’Américaine Cristie Kerr et la Taiwanaise Yani Tseng entrent dans le champ grâce à la catégorie des joueuses faisant partie du Hall of Fame victorieuses sur le Tour. Elles retrouveront Stacy Lewis qualifiée dans la catégorie Top 20 en carrière, alors que In Gee Chun, Sung Hyun Park et JeongEun Lee6 intègrent le champ au titre de leur victoire en Majeur.

Alors que Rio Takeda, Cheyenne Knight et Ingrid Linblad sont qualifiées grâce à leur victoire en tournoi régulier.

Onze joueuses de la promotion 2024 de l’Epson Tour sont également présentes, avec notamment Lauren Morris (ex Stephenson) et Brooke Matthews qui a terminé 28e du Chevron Championship. Et dans la catégorie Top 81 à 100 de la Race, on retrouve l’une des grandes animatrices du dernier Majeur, l’Américaine Lindy Duncan. Egalement présentes, dans la catégorie des joueuses qualifiées dans le Top 25 de la Q-série, les sœurs Iwai, Manon de Roey, ainsi que les rookie Ina Yoon, et Miyu Yamashita.

La liste des engagées => ICI

Les invitées sponsor

  • Ali Muhal – USA
  • Christine Wang – USA

Les qualifiées du lundi

  • Mina Kreiter – USA
  • Sophia Popov – Allemagne

Le Parcours

Cette semaine, les joueuses du LPGA Tour sont accueillies sur le tracé du Black Desert Resort, où s’est déroulée une épreuve du PGA Tour en 2024 et qui l’accueillera, à nouveau, au mois d’octobre. Si les féminines de l’Epson Tour ont déjà joué dans l’Utah avec le Black Desert Championship, près de Salt Lake City, celles du LPGA Tour ne sont pas venues jouer dans cet état depuis 1964. C’était au Riverside Country Club dans la ville de Provo, au bord de l’Utah Lake.

Le parcours de cette semaine est intégré à un complexe situé à 1 heure d’avion au sud de Salt Lake City, en plein désert, au nord de la ville de St George. Le parcours a été dessiné par Tom Weiskopf et Phil Smith, dont les neuf premiers trous ont ouvert en 2022 et les neuf suivants en 2023.

Ce parcours se distingue par un tracé de type links comportant de larges bunker à l’américaine et de très larges green. Les plus larges depuis le début de la saison, sur le sol américain. il est inséré dans un paysage rocheux et des zones de chantier, avec comme horizon les chaînes montagneuses de l’Utah. Peu d’arbres à l’horizon et donc un site où le vent peut souffler à sa guise sans retenue.

Le trou n°3 comporte une rare particularité, qui est celle d’avoir en son centre un bunker. Des bunker peu nombreux, au nombre de 44, alors qu’il y a trois pièces d’eau dont deux sont en jeu.

Le parcours est planté en Bentgrass du Tee au green, alors que le rough comporte de la Kentucky bluegrass. Et au-delà, ce sont des zones arides de rocailles et de petits buissons. Avec une tonte courte sur les fairway, la balle devrait rouler alors que la vitesse des green devrait être autour de 10,5 ou 11, avec une tonte plus haute que sur les tournois précédents.

Dotation et prime

Ce tournoi reçoit une dotation de 3 millions de dollars pour 450 000 dollars de prime au vainqueur.

Les horaires de diffusion

A suivre sur le site internet du LPGA Tour, à la rubrique News et Vidéo.

IOA Championship : seconde victoire pour Chacon !

L’Américaine Briana Chacon, 23 ans, s’impose pour la seconde fois en un peu plus d’un an, sur l’Epson Tour (Photo: Epson Tour)

Le dernier tour de ce 4e tournoi de la saison de l’Epson Tour a vu la victoire d’une joueuse revenue de l’arrière et l’effondrement de celle qui avait dominé les deux premiers tours.

Alors que le LPGA Tour consacrait la Japonaise de 23 ans, Mao Saigo, une autre joueuse âgée de 23 ans s’imposait sur l’Epson Tour, pour la seconde fois. Au travers d’une journée où le vent et un peu de pluie s’invitèrent, les 66 joueuses qui ont franchi le Cut ont pu jeter toutes leurs forces dans ce dernier tour pour décrocher le meilleur résultat.

Leader depuis deux jours, l’Américaine Hailee Cooper n’a pas réussi à tenir un rythme identique, bien qu’elle ait pourtant commencé sa journée avec un birdie sur le premier trou. Mais par la suite elle a accumulé trois bogey, rétrogradant de –9 à –6 à la sortie du Par 4 du 7. Puis, à partir du trou n°8, elle ne parvint plus a trouver de bogey et elle aligna des Par jusqu’au 18. Loin des scores que d’autres joueuses avaient commencés à établir dans les groupes partis peu avant elle, Cooper ne put empêcher que la victoire lui échappe. D’autant que la joueuse des Philippines, Dottie Ardina, qui s’est élancée 01h20 avant Cooper, compris comment mettre à genoux ce parcours en signant quatre birdie à l’aller, se retrouvant à –7. Puis, sur les derniers trous, Ardina trouva trois autres birdie sans jamais concéder de bogey. Leader au club-house avec le score de –10, elle dut attendre que la majorité des joueuses aient terminé pour savoir si elle partirait en playoff.

Et notamment que l’Américaine Briana Chacon, déjà vainqueur l’année dernière et qui anima le Top 15 de la Race, conclut sa journée, car elle aussi était dans un bon jour. Sur les neuf premier trous, Chacon aligna quatre birdie, du 4 au 7, puis en signa un cinquième sur le Par 5 du trou n°9. Logiquement leader avec le score de –11, la joueuse de 23 ans partie à la faute sur le Par 4 du 10, pour passer à –10. Jute devant elle jouait la Sud-coréenne Minji Kang qui avait débuté sa journée par une suite de Par avant de concéder un bogey sur le Par 4 du trou n°6. Tombée à –4, Kang, qui se bat depuis l’année deux ans pour rentrer dans le Top 10 de la Race, en 2023, puis le Top 15 l’an dernier, reprit ses esprits et aligna deux birdie sur le 8 et le 9. Pour autant, elle n’était qu’à –6et était loin de menacer Ardina et Chacon. Sur le Par 4 du 12, elle signa un troisième birdie avant de créer la surprise en rentrant un eagle sur le Par 5 du trou n°16. Et c’est à ce moment que la Sud-coréenne s’immisça dans la lutte pour la victoire, alors que Chacon sortait du 17 à –12. Kang trouva, comme l’Américaine, un birdie sur cet avant dernier trou, et pouvait encore espérer que Chacon concède un bogey au 18 et qu’elle y signe un birdie, pour aller en playoff. Mais ce dernier Par 4 résista aux assauts et c’est avec un Par que les deux joueuses terminèrent leur journée. Briana Chacon étant au club-house quand Minji Kang en termina avec le score de –10, à égalité avec Dottie Ardina.

« Je me sens bien et c’est un honneur que d’avoir gagné », lança Chacon en interview. « J’ai simplement essayé de décrocher ma première victoire de la saison et de faire honneur à celle de l’année dernière. C’était une super semaine et je suis super, super excitée » ajoutait-elle avant de revenir sur les conditions de jeu de cette semaine. « Il a fait froid et il a beaucoup plu. Certes je suis allée étudier en Oregon et j’étais plutôt habituée à cette météo. Finalement ce n’était pas si difficile. J’ai l’impression d’avoir vraiment appris à jouer avec ce type de météo à l’université. Donc je dirais que ce n’était pas vraiment extraordinaire comme conditions » confia Chacon. « Je pense que tant qu’on est habillé en conséquence, bien préparée, ce n’est pas si grave. Dans l’ensemble j’ai réussi à rester calme malgré ce temps et le vent, et à ne pas trop m’emballer », ajoutait-elle. Alors que Dottie Ardina confia que cette météo affecta son jeu, notamment vendredi, qui fut la plus mauvaise journée. « Mon plan était simplement de prendre le plus de birdie possible. Et j’ai été chanceuse » expliqua la Philippine. « Je suis contente, je l’ai fait et j’étais très décontractée aujourd’hui, plus que les deux premières journées », ajoutait elle.

L’Américaine Megan Schofill prend, seule, la seconde place, en ayant joué 66, comme Chacon, en ayant accentué son avance au retour où elle rentre un birdie sur le Par 5 du 11, et trois à la suite, du 15 au 17. Un seul bogey est venu freiner sa progression, sur le Par 4 du 5 : « A l’aller, j’ai manqué plusieurs bons coups. Je pense que je n’ai pas su capitaliser les Par 5, alors que je commençais à trouver le rythme ». Egalement âgée de 23 ans, Megan Schofill débute sa première saison sur l’Epson Tour après un parcours universitaire et 5 participations à l’Augusta National Women’s Amateur, impliquant qu’elle a fait partie régulièrement du Top 60 mondial amateur.

Cette saison de l’Epson Tour qui voit trois joueuses différentes s’imposer, et deux conquérir leur première victoire en carrière, avec Riley Smith et Laetitia Beck. Smith qui termine 8e de ce tournoi à –7, alors que Beck n’a pas franchi le Cut.

Les Françaises Emma Broze et Agathe Laisné terminent respectivement 22e à –2 et 41e à +1, très loin des scores des trois premières places.

Au classement de la Race, Laetitia Beck conserve la tête alors que Briana Chacon passe de la 22e à la seconde place, devant Minji Kang qui progresse d’une position. Riley Smith recule à la 4e place devant Gina Kim qui perd la seconde position.

La Française Agathe Laisné sort du Top 15 pour descendre à la 19e place, juste derrière Dottie Ardina.

Emma Broze marque ses premiers points cette saison et intègre le 73e rang.

Prochain tournoi, cette semaine, sur quatre jours, à Las Vegas, dans le Nevada, pour une épreuve inaugurale.

Le classement final => ICI

Chevron Championship : Saigo, vainqueur en playoff !

Ce dernier tour est allé crescendo, réservant de plus en plus de surprises et de suspense, jusqu’à produire une lutte palpitante pour la victoire. Et au final, c’est la joueuse qui semblait la plus en difficulté qui s’est imposée !

Ce que cette dernière journée à offert en émotions et en spectacle, personne ne pouvait l’anticiper. Les seuls points qui pouvaient être envisagés étaient la possible faiblesse de la Sud-coréenne Hae Ran Ryu, la combativité de Lindy Duncan, et la remontée de quelques joueuses expérimentées comme Ruoning Yin ou Ariya Jutanugarn et Hyo-Joo Kim, afin de pimenter un peu les dernières heures de ce final.

Mais de là à imaginer qu’il y aurait un playoff avec cinq joueuses, que les mauvais putt succéderaient aux longues attaques de green et que celles qui semblaient en difficulté s’inviteraient dans le débat final, il y avait une frontière créative que la raison s’interdisait de franchir. Pourtant, le LPGA Tour n’a jamais été avare de surprises ces dernières années.

Ainsi, une fois que tous les groupes se furent élancés, une première tendance se dessina. La Sud-coréenne Hae Ran Ryu, qui avait marqué de son empreinte le premier et troisième tour, perdait rapidement du terrain en démarrant par deux bogey qui allaient être suivis de deux autres, sur les Par 4 du trou 5 et du trou 6. En une heure et demie, le leader de la veille s’effondrait de –9 à –5 et perdait toutes chances de remporter ce tournoi. Pourtant, elle allait participer au spectacle de l’épilogue de ce tournoi, par un coup exceptionnel.

L’autre co-leader de la veille, la Japonaise Mao Saigo, résistait bien à ce début de dernier tour, avec des green de plus en plus secs, en effaçant chaque bogey par un birdie, lui permettant de se maintenir à –9, après les neuf premiers trous.

L’Américaine Lindy Duncan, qui s’est révélée être un sérieux outsider durant les trois premières journées, résistait, elle aussi, à ces bogey presque inévitables sur ce parcours. Mais après être revenue à –8, grâce à un birdie sur le Par 5 du trou n°8, elle concédait un second bogey sur le Par 4 du 9, et rétrogradait à –7, derrière Saigo, et une surprenante Ariya Jutanugarn qui ne semblait pas subir les mêmes pièges tendus par ce tracé.

La Thaïlandaise avait signé un birdie sur le Par 4 du trou n°2, puis un eagle sur le Par 5 du trou n°4, lui faisant faire un bond de cinq places. Elle était donc la joueuse la plus productive, dans ce groupe de tête, et celle que l’on attendait moins par rapport à Hae Ran Ryu, Mao Saigo ou Lindy Duncan.

Au trou n°8, Jutanugarn atteignit le cap de –10 grâce à un nouveau birdie sur le second Par 5 de cet aller. Soit le trou n°8. Mettant proprement en jeu ses balles, trouvant relativement bien les bonnes zones sur les green et semblant sereine au putting, elle apparut, subitement, comme la plus à même de s’imposer.

Mais comme les autres joueuses, elle allait subir les pièges de ce parcours, dont les positions de drapeaux furent, parfois, redoutables.

Un retour sous tension

Après 12 trous, Ariya Jutanugarn était seule en tête, puisque la Japonaise Mao Saigo venait de partir à la faute, au trou n°10, en concédant un bogey. Un coup perdu qui allait précéder un autre, au trou suivant. Sur le par 4 du 11, la Japonaise aux six victoires sur le JLPGA, ne parvint pas à prendre le green suffisamment près du mat. C’est un putt d’environ 15 mètres qu’elle eut à négocier et dont la balle passa à droite du trou. Le putt de retour lui laissa encore du travail, avec une distance d’environ 3 mètres. Et ce fut encore un coup manqué. Ce trois putt la fit rétrograder à –7. Dans le même groupe, Duncan sauva le Par avec un premier putt pour birdie à environ 6 mètres, tandis que Ryu, elle aussi à une quinzaine de mètres du trou, concéda le Par, alors que sa tentative de birdie laissa sa balle 50 centimètres sous le trou.

Des trois joueuses, Duncan semblait la plus à l’aise au putting, raison pour laquelle elle obtenait de plus en plus l’attention de la réalisation américaine.

Un groupe à –7 allait se former avec Saigo et Duncan, ainsi que Hyo-Joo Kim partie bien plus tôt, et Ruoning Yin qui évoluait avec Ariya Jutanugarn. Puis la Chinoise Yan Liu, qui avait marqué les esprits, dès la première journée, et qui stagnait dans le Par total depuis 12 trous, dans le groupe de Saigo et Duncan. Mais sur le Par 5 du 13, la Chinoise allait décrocher en subissant deux bogey à la suite, et jamais elle ne reviendrait se mêler à la lutte pour la victoire. Un dernier bogey sur le Par 3 du 17, l’enfonça irrémédiablement à –4, loin du Top 5.

La fin de ce dernier 18 trous mit donc en scène Ariya Jutanuagrn et Ruoning Yin, dans le même groupe, deux groupes devant celui de Duncan, Saigo et Ryu, tout en sachant que l’Espagnole Carlota Ciganda évoluait avec le groupe Jutanugarn, et résistait assez bien aux pièges du parcours.

S’étant élancée plus de trente minutes avant le groupe des leader (Saigo et Ryu), Hyo Joo Kim quitta le green du 18, non sans avoir cherché à rentrer un dernier birdie au 18, histoire de valoriser son retour vierge de birdie et de bogey. Mais le sort en décida autrement, et c’est encore avec un Par que la Sud-coréenne rentra au club house, en leader à –7, puis fila s’entraîner au practice, en prévision d’un playoff. Le tout étant de savoir avec combien de joueuses.

Mais un autre scénario commençait à se dessiner, celui de la victoire de Ariya Jutanugarn, voire, de l’Américaine Lindy Duncan, qui venait de la rejoindre à –8, après un second birdie sur le Par 4 du 14. Et avec encore quatre trous à jouer, contre trois pour la Thaïlandaise, l’Américaine apparaissait comme la seule à pouvoir coiffer sur le poteau l’ancienne numéro un mondial, dont la dernière victoire remonte 2021, en Thaïlande. Et le dernier succès en Majeur, à l’été 2018, pour l’US Women’s Open.

Après son bogey du 13, Jutanugarn marqua le pas et apparaissait en difficulté avec ses distances pour attaquer les drapeaux. Beaucoup de balles commencèrent à sortir des green, où à rester courtes, rendant les putt pour birdie très compliqués.

Mais Lindy Duncan subit, elle aussi, la dure loi de ce tracé texan, en concédant deux bogey à la suite, pour redescendre à –6, en sortant du par 4 du 16. Au 15, c’est une mise en jeu très à droite, entre les arbres, qui empêcha l’Américaine d’aller chercher correctement le green. Au 16, elle mit en jeu dans le bunker de fairway, toujours à droite, et son second coup laissa sa balle sous le green. Au 3e coup, son chip ne fit pas suffisamment rouler sa balle et elle eut un putt d’environ 1,20 mètre, pour sauver le Par. Mais la balle passa à côté occasionnant ce bogey qui allait peser jusqu’au 18. Car, tout se jouait à un coup d’écart, avec un parcours qui refusait de distribuer facilement des birdie.

De son côté, Mao Saigo avait concédé un bogey au 15, après avoir sauvé le Par au 14, avec un putt d’un mètre. Puis, redescendue à –6, et semblant en difficulté pour aller jouer la victoire, elle aligna deux Par, au 16 et au 17, pour se présenter au départ du 18, avec un handicap d’un coup sur Duncan qui était en meilleure position pour aller contester la victoire à une Jutanugarn qui pouvait encore signer un birdie, ou eagle, pour remporter ce tournoi. Mais au bord de la pièce d’eau, sous le soleil, les spectateurs en tribune allaient en avoir pour leur argent !

Le green du 18, le théâtre des émotions !

Avec sa frappe légendaire, Ariya Jutanugarn osa une trajectoire très agressive, entre les arbres, et en draw, pour mettre sa balle en jeu. Ruoning Yin, qui restait –6, comme Saigo, joua la sagesse et trouva sereinement la gauche du fairway. Les deux joueuses tentèrent de prendre le green au second coup, avec leur bois, et la balle de Jutanugarn se logea au pied de la tribune, à droite et loin du mat, quand celle de Yin se logea plus dans l’axe, mais hors du green.

La Chinoise de 22 ans, déjà cinq fois vainqueur le LPGA Tour, put utiliser son putter quant la Thaïlandaise fut contrainte de jouer un wedge. Et c’est ici que le premier coup de théâtre survint. Alors que Jutanugarn avait réalisé ses coups d’essai pour bien préparer son chip, son wedge accrocha le rough puis vint taper la balle qui bougea légèrement sans gicler de son emplacement. Hébétée, la Thaïlandaise fit signe à son caddie pour l’informer de l’incident, et chacun crut que son club s’était seulement coincé dans l’herbe. Et même les journalistes de Golf Channel ne comprirent pas ce qui venait de se passer. C’est une vue aérienne qui fit prendre conscience de l’ampleur du sujet, créant encore plus d’émoi autour de ce coup. Et subitement, tout le monde compris que Ariya Jutanugarn venait de perdre l’avantage de sa prise de green au second coup, en ayant un quatrième coup à jouer, qui avait peu de chance de lui faire obtenir un birdie, pour s’imposer avec le score de –9 et se mettre à l’abri d’un possible retour de Duncan, au 18.

Le nouveau chip de Jutanugarn envoya sa balle bien loin après le mat, et son putt, dépassa le trou, occasionnant ce bogey tant redouté. S’ouvrait alors l’option d’un playoff avec Hyo-Joo Kim, à moins que Lindy Duncan ne signe un eagle et s’impose avec le score de –8.

L’ascenseur émotionnel commençait à faire son effet, et tout le monde attendait que le dernier groupe arrive ce green, où un premier événement venait de secouer public et téléspectateurs.

Après une bonne mise en jeu, Saigo, Ryu et Duncan, attaquèrent le green. La Japonaise à –6, trouva le fond du green puis le rough au pied de la tribune, la Sud-coréenne à –3, logea sa balle dans la tribune et eut un drop qu’elle joua dans le rough à droite et à l’opposé du mat. Quant à Duncan, à –6, elle réalisa sans aucun doute le meilleur coup, en passant par la gauche, avec une balle qui toucha la berge peu avant le green, et qui s’immobilisa à hauteur de mat, dans une première tonte de rough. Et ce coup lui ouvrait la possibilité d’aller chercher le birdie nécessaire pour entrer en playoff.

Mais la seconde émotion forte du jour vint du chip de Hae Ran Ryu, une balle montante qui retomba sur le green, et qui roula une dizaine de mètres jusqu’au trou ! Devant cet eagle inattendu, la foule exulta et les commentateurs de Golf Channel y allèrent, eux aussi de leur cri de joie ! Alors qu’elle avait vécu une descente en enfer pendant 17 trous, l’ex leader de ce tournoi gratifiait tout ceux qui suivait cette dernière journée, d’un coup aussi exceptionnelle qu’inattendu. Et la fièvre qui venait de s’emparer de ce green du 18 n’allait pas retomber, puisque la Japonaise Saigo se laissa un putt raisonnable pour birdie et que l’Américaine Duncan, après avoir bénéficié d’un drop, à cause d’une bouche d’arrosage sur sa ligne de putt, rentra ce birdie qui lui permettait de poursuivre l’aventure. Sautant de joie, elle se jeta dans les bras de son caddie, tandis que la foule criait et applaudissait la seule joueuse Américaine qui était encore en lice pour la victoire.

Ainsi, se constitua un playoff à cinq joueuses, plus d’une heure après que l’on eut cru que seule Ariya Jutanugarn était capable de dominer cette journée, pour s’imposer avec le score de –8. Que d’émotions !

Un playoff tendu et vite expédié

C’est donc peu après 18h00, heure locale, que Ariya Jutanugarn, Ruoning Yin, Mao Saigo, Lindy Duncan et Hyo Joo Kim, à égalité à –7, se retrouvèrent au départ du 18, pour un supplément de jeu que personne n’allait leur reprocher, tant les dernières minutes vécues furent intenses et heureuses.

La seule question qui se posait, c’est combien de temps ce playoff allait-il durer ? La réponse ne tarda pas à venir, après que chaque joueuse ait soigneusement attaquer le green au 3e coup, excepté Ruoning Yin qui tenta un coup de bois trois, permettant à sa balle de passer par la gauche du green et de revenir par dessus le trou, avant de s’immobiliser à droite, à environ 3 mètres. On croyait avoir tout vu, et l’on se trompait. Ces jeunes femmes étaient en train d’offrir un spectacle que l’on avait plus vu depuis longtemps, dans un tournoi Majeur.

Le sort de Jutanugarn, Saigo, Duncan et Kim semblait scellé, puisque Yin venait de se créer l’opportunité d’un eagle.

La balle de Duncan manqua de tomber à l’eau et ne dut sa survie qu’à cette petite collerette de rough, et la margelle en pierre au bord de l’obstacle d’eau, pour rester jouable, sans pénalité.

Jutanugarn, échaudée par son chip précédant, eut un chip hors du green, mais au dessus du mat, avec un lie plus plat. Hyo-Joo Kim plaça sa balle à peu près à hauteur de celle Ruoning Yin, mais avec un putt à suivre pour birdie. Et Saigo eut un drop devant la tribune avant de réaliser un chip qui lui laissa un putt pour birdie, à environ 1,20 mètre du mat.

Lindy Duncan, sans doute en proie à une poussée d’adrénaline, joua bien trop fort son chip pour espérer signer le Par. Le putt de Jutanugarn occasionna une virgule, lui faisant perdre l’opportunité d’un birdie. Le putt de Ruoning Yin, pour eagle, passa à côté du trou et occasionna un putt de retour à environ 1,50 mètres. Et Hyo-Joo Kim manqua le trou d’une dizaine de centimètres. Quant à Duncan, elle concéda un bogey et salua la foule qui l’avait supportée.

Ruoning Yin, à environ 1,50 mètre, pour rentrer le birdie, joua trop près du bord ce qui occasionna une virgule. D’une position d’eagle pour gagner, elle passait subitement à celle de vaincue, en ayant un putt pour le Par.

Ariya Jutanugarn fut également victime d’une virgule avec son putt pour birdie, et la stupéfaction figea un peu plus tous ceux qui observait ce spectacle. La Thaïlandaise, elle aussi, venait de voir la victoire lui filer entre les doigts.

Subitement, la Japonaise Mao Saigo se retrouva seule face à la possibilité de remporter ce tournoi, alors qu’une heure plus tôt, elle était encore à –6, un coup derrière Duncan et deux coups derrière Jutanugarn, qui semblait filer vers un troisième succès en Majeur. Avec ce dernier putt d’un mètre, la Japonaise de 23 ans s’imposait pour la première sur le LPGA tour, et en Majeur, comme Pernilla Lindberg l’avait fait avant elle, en 2018, également en playoff, mais qui se termina le lundi matin, face à Inbee Park.

« C’était mon rêve que de remporter ce tournoi majeur », déclara Saigo en conférence de presse. « C’est ma première victoire sur le Tour et j’ai été capable de réaliser mon rêve, je suis tellement heureuse », ajoutait la Japonaise. « L’année dernière j’ai participé à des compétitions très intenses mais je n’ai pas réussi à m’imposer alors que j’étais très proche de la victoire » expliqua Saigo, qui termina 2e du CPKC Women’s Open et du Buick LPGA Shanghai. « C’était assez décevant. Cette année j’ai été capable de gagner et je suis très excitée d’avoir remporté cette victoire », précisait-elle un peu plus, alors qu’elle ne s’exprime pas en anglais et qu’elle va devoir apprendre la langue, comme l’impose le code de communication de la LPGA.

De son côté, Lindy Duncan sembla accepter ce résultat et s’en satisfaire, elle qui était, pour la première fois, en playoff dans un tournoi majeur. « Ce sont les applaudissements les plus forts que j’ai jamais entendus sur un parcours de golf. Les acclamations étaient incroyables. Réussir un putt comme celui-ci, pour se qualifier en playoff restera gravé dans ma mémoire. Rien qu’en marchant sur le fairway, les gens scandaient « allez Lindy ». C’était vraiment amusant », confia l’Américaine de 34 ans, qui vient probablement de sécuriser sa place dans le Top 60 de la Race, avec ce résultat inattendu. Car elle est désormais 18e de la Race, avec un moral gonflé à bloc.

Quant à Ariya Jutanugarn, très philosophe, elle expliqua qu’un tournoi majeur est très différent d’un tournoi régulier. « C’est un peu plus difficile. Mais le jeu que j’ai pratiqué ces deux dernières semaines a renforcé ma confiance pour le reste de la saison », confiait-elle en interview. « Mon aller a été très solide, notamment avec cet eagle. Mais au retour j’ai commis quelques erreurs sur les Par 5, avec deux bogey. Mais je me suis bien sentie sur le reste du tournoi et je suis très satisfaite. Bien au-delà de ce que j’attendais » déclara la Thaïlandaise, qui a manqué, néanmoins, une occasion de renouer avec la victoire.

Avec cette victoire, Mao Saigo remporte cinq années d’exemption sur le LPGA Tour, sa qualification au prochain tournoi des champions, au mois de janvier 2026, l’assurance de participer à d’autres Majeurs, en étant dans la liste prioritaire, et un énorme chèque de 1,2 million de dollars qui va lui permettre de mieux assurer sa carrière professionnelle.

Au classement de la Race to CME, elle gagne 21 places, pour prendre la 4e place, alors que Hyo-Joo Kim détrône de la première place Jeeno Thitikul.

Saigo s’impose, également, en tête du classement de la joueuse de l’année et du Rolex Annika Major Award.

De quoi relancer l’intérêt de cette saison avec des joueuses comme Nelly Korda, qui a eu du mal à faire valoir son statut de numéro mondial, ou encore Lilia Vu qui termine 78e à +13, et Céline Boutier qui n’a pas franchi le Cut, et qui recule de 6 places à la Race.

Pauline Roussin-Bouchard clôture ce Majeur à la 62e place, à +7, tandis que l’Américaine Gianna Clemente obtient le titre de meilleur, amateur, à 17 ans, en terminant 71e à +10.

Le prochain tournoi du LPGA Tour se déroulera cette semaine, dans l’Utah, à partir de jeudi.

Le classement final => ICI

IOA Championship : Cooper reste en tête !

La Japonaise Erika Hara est à un coup du leader, l’Américaine Hailey Cooper (à droite).

Cette seconde journée sur l’Epson Tour voit le Cut conserver les 60 meilleures, dont les deux Françaises engagées, et maintenir le leader de la veille en haut du leaderboard.

La température reste fraîche dans cette partie de la Californie, et le vent et la pluie ont un peu malmené cette nouvelle journée, faisant naître au dessus du parcours un magnifique arc en ciel.

Leader la veille, l’Américaine Hailey Cooper a conservé la tête en rendant une carte de 71, comportant un bogey à l’aller pour trois birdie, et deux birdie au retour pour trois bogey. Cette baisse de régime faisant passer Cooper de –10 à –8, et a failli lui coûter sa première place. Car, derrière elle au classement, certaines joueuses n’ont pas manqué de s’adapter à ces conditions de jeu, et notamment la Japonaise Erika Hara, qui a signé deux eagle, dont un sur le Par 4 du trou n°5. Ces sauts de kangourou en terre californienne lui ont permis de gagner 21 places, et de placer seule à la seconde place, à –7. A 26 ans, Hara n’est pas une novice car elle possède un palmarès sur le Japan LPGA, où le niveau de jeu est très élevé. Cinq fois victorieuses sur son île, la Japonaise a même joué sur le KLPGA et fut aperçue au Honda LPGA Thaïlande en 2024, ainsi qu’au Scottish la même année. Rookie cette saison sur l’Epson Tour, avec en ligne de mire un LPGA Tour qu’elle pourrait intégrer rapidement, Erika Hara est de ces joueuses qui ont le potentiel pour briller assez rapidement sur un circuit américain, et faire de l’ombre à toutes ces joueuses universitaires qui rêvent d’être la prochaine Nelly Korda.

En étant seconde à un coup de Cooper, Hara se place idéalement pour remporter son premier succès, dès ce dimanche, pour son 4e départ.

Mais un groupe de quatre joueuses est derrière elle, à un coup, comportant sa compatriote Minori Nagano, ainsi que trois Américaines qui ont l’expérience du circuit. Et l’une d’elles n’est autre que Briana Chacon, vainqueur la saison dernière et qui aimerait bien terminer dans le Top 15 de la Race pour filer sur le LPGA Tour en 2026. Mais pour battre Cooper et Hara, au minimum, elle va devoir jouer autre chose qu’un bogey et un birdie à l’aller, et deux birdie et un bogey au retour.

Même chose pour Riley Smith qui a concédé cinq bogey dans sa journée contre cinq birdie, dont deux en fin de partie. Quant à Sophia Schubert, qui a déjà évolué sur le LPGA Tour, c’est un double bogey sur le Par 4 du trou n°1, son dixième trou, qui a commencé à stopper sa progression, avant que deux bogey au 5 et au 6 ne viennent la rétrograder dans ce classement provisoire.

Enfin, Minori Nagano qui fut rookie la saison dernière, et qui sort de l’université de l’Oregon, manque encore d’expérience mais peut tout aussi bien créer la surprise. Sa carte de 69, comportant un seul bogey, démontre qu’elle a su parfaitement gérer cette journée au milieu d’un champ où beaucoup sont présentes sur ce circuit depuis plusieurs années. Et qui connaissent donc ce parcours.

Et plus bas, il y a un groupe de six joueuses à –5, avec Minji Kang et Maria Fassi, laissant présager que rien n’est encore fait dans ce tournoi.

Les Françaises placées

C’est déjà une bonne nouvelle que de voir les deux Françaises engagées dans ce tournoi franchir le Cut. Mais elles sont loin, et même très loin du leader puisque Agathe Laisné est à +1 à la 41e place et que Emma Broze est à –1 en 23e position. Broze qui laisse deux bogey à l’aller pour un au retour, contre trois birdie sur l’ensemble de la journée, alors que Laisné a concédé un double bogey sur le Par 4 du trou n°6, puis un bogey juste après, et un autre sur le retour, contre trois birdie. Ce ne sera donc pas, une fois encore, sur ce tournoi, qu’elles pourront briller dans le groupe de tête. D’autant que Agathe Laisné, actuelle 14e de la Race, aurait bien besoin d’une victoire pour affirmer sa position dans le Top 15 et se donner une meilleure chance de sortir de cette saison avec une nouvelle carte vers le LPGA Tour. La Française qui totalise 574,15 points de retard sur Laetitia Beck qui n’a pas franchi le Cut de cette épreuve.

Quant à Emma Broze, sa carrière professionnelle pourrait prendre fin sur cette Epson Tour, où elle n’est pas classée à la Race, car à 29 ans, hormis intégrer le Ladies European Tour ou s’enregistrer parmi les pros enseignants, peu de perspectives s’ouvrent devant elle. Et sûrement pas le LPGA Tour où l’on ne survit pas en jouant 71 ou 72 après deux tours, dans un tournoi régulier.

Rappelons que la moyenne d’âge pour réussir au plus haut niveau mondial ne cesse de baisser, avec des joueuses qui réussissent à s’imposer entre 18 et 22 ans. Quant elles ne sont pas encore amateurs et capables, dès l’âge de 16 ou 17 ans, de rivaliser avec les meilleures. Ces six dernières années, seule Céline Boutier, parmi les Françaises engagées sur ce circuit, a réussi s’imposer sur le LPGA Tour. Toutes les autres ont eu du mal à s’y maintenir et l’on constate, cette semaine encore, combien Pauline Roussin-Bouchard a éprouvé des difficultés à franchir le Cut, alors que Perrine Delacour a échoué à décrocher sa qualification pour ce Majeur, la semaine dernière, tout en ayant réalisé de bons résultats sur trois tours.

Et se pose cette question : faut-il encore des champs de 140 ou 170 joueuses par tournoi, quand les trois quarts resteront des anonymes de la discipline en perdant plus d’argent qu’elles n’en gagnent ?  Car qui peut s’identifier à la 120e d’un classement quant la première, sur un Ladies European Tour ou un Epson Tour, n’est pas assurée de faire carrière sur le LPGA Tour ? La Suissesse Chiara Tamburlini ayant été éliminée du Cut cette semaine, au Texas.

La classement provisoire => ICI

Chevron Championship : H.R Ryu reprend la tête, Duncan en outsider !

Hae Ran Ryu et Mao Saigo prennent la tête et joueront en dernière partie ce dimanche. Mais peuvent-elles gagner ?

Cette troisième journée, de l’avis de nombreuses joueuses, fut difficile et deux groupes se sont créés. Celles qui ont subi le parcours et celles qui l’ont maîtrisé. Et la seule Française encore en lice n’a rien pu faire pour combler son handicap.

Avec une température de 31e C, et un vent faible, qui se renforça dans l’après-midi, cette journée était idéale pour jouer au golf. Sauf que les drapeaux étaient, une fois encore, placés dans des zones difficiles à atteindre, comme ce fut le cas la veille. Et sur certains trous ils étaient même à l’opposé des positions du second tour, toujours très proches des bords, notamment au 18 avec un drapeau à moins de 4 mètres du rough, près de l’eau.

Et seules 22 joueuses ont réussi à jouer sous le Par, sur les 81 joueuses qui ont franchi le Cut. Parmi elles, la Sud-coréenne Hae Ran Ryu qui signe la meilleure performance du jour en ayant joué –4 pour la journée. Toutes les autres ayant signé une carte entre 70 et 71, excepté la Japonaise Mao Saigo qui a joué 69.

Ayant retrouvé du jeu, Ryu a pu revenir en tête, d’autant que la Chinoise Yan Liu a connu un début de journée, entre bogey et birdie, et après qu’elle ait trouvé du rythme a concédé, bêtement, un double bogey, sur le par 3 du 17. Sa mise en jeu atterrissait dans le bunker, sous le green, lui laissant la possibilité de sauver le Par. Sauf que son coup fut totalement raté et sa balle se figea quelques mètres devant elle, sur le haut du bunker, dans le rough. Un second chip envoyait la balle de Liu avec trop de puissance sur le green de sorte qu’elle roula à environ 6 mètres après le mat. Deux putt furent nécessaire à la leader de la veille, pour rentrer cette balle, et ce furent deux coups de perdus, au plus mauvais moment, alors qu’elle était revenue à –9, en tête, avec Ryu. Et au 18, avec ce drapeau près de la pièce d’eau, Yan Liu joua la prudence en évitant d’attaquer le mat au second coup. Et d’ailleurs, le pouvait-elle ? En signant un Par sur ce dernier Par 5, elle sortait de cette journée un peu frustrée, à la 4e place, tout en gardant le sourire et l’ambition de bien faire dimanche.

Elle partage ce score avec l’Américaine Sarah Schmelzel qui a joué –1 ce jour, en concédant un bogey dès le trou n°1, puis en prenant un birdie au trou n°8 et un dernier sur le Par 4 du 14. « Ce parcours était tout simplement très difficile à jouer, cette après-midi » confia l’Américaine. « J’ai joué long mais le parcours est ferme avec des rebonds surprenants autour des green et un peu partout. Donc je suis simplement fière de la façon dont j’ai réussi à rester dans le coup, à réussir des putt dynamiques pour le Par, notamment à des distances de 90 centimètres, 1,20 mètre ou 1,50 mètres, en montée ou en descente » expliqua la joueuse de 30 ans qui court toujours après un premier succès sur le LPGA depuis 2019. Et c’est ici que l’on voit l’importance d’intégrer ce circuit très jeune, car à 25 ou 26 ans cela devient compliqué de s’y faire une place. « Cette journée a mis patience à rude épreuve et je suis certaine qu’il en sera de même demain », ajoutait Sarah Schmelzel.

Derrière, à –6, ce sont cinq joueuses qui sont regroupées et qui ont toutes joué sous le Par, dont Lexi Thompson, manifestement en grande forme, qui signe une carte de 70 lui ayant permis de gagner 4 places, avec Ruoning Yin, Carlota Ciganda et Ariya Jutanugarn, également dans ce groupe. Hye Jin Choi ayant rendu une carte de 71.

Caddeyée par son frère Curtis, Thompson semble en confiance et plus détendue que lorsqu’elle jouait à plein temps sur le Tour. Son putting est plus précis, et sur des green un peu plus réceptifs, dès hier, elle a commençait à bien prendre ses marques sur ce parcours, qui lui a tout de même posé quelques problèmes. Pour preuve, les quatre bogey concédés ce jour, dont trois à l’aller, qui sont compensés par six birdie, démontrant que la native de Floride a la capacité de signer un score bien plus bas que ce qu’elle a joué dans ce moving day. « J’ai eu un début de journée difficile et j’ai essayé de rester patiente. Je savais qu’il y avait des trous à birdie, même si beaucoup se sont transformés en Par et qu’il faut profiter du jeu », déclara Thompson. « Je savais que je tapais bien la balle en début de journée et que si je prenais un risque je pouvais progresser au score. Donc j’ai hâte d’être à demain et de voir ce que je peux faire », confia l’Américaine qui a remporté ce tournoi, sur le site de Rancho Mirage, en 2014 et qui, sans cette stupide pénalité en 2017, aurait fait le doublé.

Aussi, la victoire de Lexi Thompson, ce dimanche, serait-elle un double événement, puisqu’elle n’est plus à temps plein sur le circuit.

Mais une autre joueuse s’est révélée capable d’aller chercher la victoire. Elle est Américaine et a déjà battu Lexi Thompson lorsqu’elles étaient amateurs.

Lindy Duncan impose sa présence

Les passionnés du LPGA Tour se souviennent de cette joueuse qui s’est immiscée parmi les stars du circuit, en 2017, sur le Manulife LPGA Classic, en décrochant la 7e place, au terme d’une excellente prestation de golf, durant la semaine. Rookie en 2014, Lindy Duncan a désormais 34 ans, et une longue carrière professionnelle derrière elle, qui comporte un passage sur l’Epson Tour. Souvent placée et jamais récompensée, elle chemine sur le LPGA Tour, année après année, en progressant par paliers. Discrète 40e de la Race to CME, Duncan est manifestement dans une semaine où elle maîtrise les éléments, sans toutefois être très démonstrative. Pourtant, la voici à la veille du dernier tour, seule seconde, avec le score de –8, à un coup des leader, prête à saisir sa chance, avec un jeu prudent. Donc payant.

Cette bonne position au leaderboard, elle la doit à une carte très sage, vierge de bogey, comportant deux birdie au bon moment, soit le Par 5 du 13 et le Par 4 du 14. Au 13, elle eut un putt d’environ 1,50 mètres et au 14, de plus de 3 mètres. Ce qui signifie qu’elle maîtrise la vitesse de ces green, devenus plus roulants avec la météo ensoleillée du jour. Et au 18, elle a fait preuve de sagesse en jouant un coup délicat, depuis le bord d’un bunker, avec une balle dans le rough, qui a atterri à droite du green, du côté de la tribune. Et son long putt pour tenter le birdie fit passer sa balle très près du trou, avec le bon dosage de vitesse.

« Ce fut vraiment une journée difficile et c’est un euphémisme » confia l’Américaine. » Je pense avoir touché 12 green et j’ai eu de bonnes chances de birdie. Mais la plupart du temps j’étais un peu trop loin des bordures. Les drapeaux étaient très difficiles à conquérir aujourd’hui, donc il fallait rater du bon côté. Ce que j’ai fait » expliqua Duncan. « J’ai fait de bonnes balles bien arrêtées sur le green et le coup au bord du bunker du 18, à environ 37 mètres, fut le point culminant de la semaine. Donc c’était super cool de sauver le Par comme si c’était un birdie », avouait-elle.

Et dimanche, ce sera pour elle une émotion particulière que de jouer dans le dernier groupe, comme ce fut le cas aujourd’hui. Elle retrouvera la japonaise Mao Saigo, et aura l’avantage d’avoir sous ses yeux la Sud-coréenne Hae Ran Ryu, dont on connaît la capacité à passer d’une bonne à une moins bonne journée.

Saigo et Ryu, deux prétendantes à la victoire !

Si Duncan est un outsider, la Japonaise Mao Saigo, leader du classement de la meilleure rookie, et la Sud-coréenne, déjà vainqueur à deux reprises sur le LPGA Tour, sont de sérieuses prétendantes à la victoire.

A l’agonie avec son jeu hier, Ryu est sortie de cette journée avec la meilleure performance, soit le score de 68. Pour autant, sa démonstration s’est essentiellement située à l’aller, avec cinq birdie, dont quatre à la suite, après un bogey sur le Par 3 du trou n°3. Et après, ce fut le calme plat au retour, la mettant à la merci d’un retour de Duncan ou de Saigo, qui ont su trouver du birdie, sur les neuf derniers trous. Deux pour l’Américaine et un pour la Japonaise. Si ce scénario se reproduisait dimanche, c’est avec un playoff que ce tournoi pourrait s’achever.

« A l’aller ce fut un bon moment pour moi, parce que hier mes coups n’étaient pas très bons et j’ai connu des problèmes sur cette partie du parcours », confia Hae Ran Ryu. « Mais j’ai appris de ce parcours que c’est plus lié à la position des drapeaux et je veux aller vers plus de putt simples et faire quelques birdie, donc pour moi c’est ça la clé de la réussite aujourd’hui » confia la Sud-coréenne. « Mais le retour fut un véritable challenge parce que le vent a commencé à souffler fort, et les positions de drapeaux étaient très difficiles. Donc ce fut une journée très dure » ajouta Ryu.

De son côté, Mao Saigo, qui a un jeu puissant, tonique et assez précis, a en partie confirmé les propos de Duncan et de Ryu : « le parcours était dur à jouer. Donc c’était difficile de faire des birdie, et j’ai eu un peu de mal » déclara-t-elle. « Je suis assez fière de mes deux birdie rentrés avec un chip, mais je m’estime chanceuse. L’année dernière j’ai manqué le Cut d’un coup, sur ce tournoi, donc c’est important pour moi d’être capable de revenir et de jouer dans le dernier groupe du dernier jour » confia Saigo, qui va rester concentrée sur son jeu, dimanche, et jouer coup après coup, en essayant de conserver le contrôle de son mental, une stratégie que beaucoup de joueuses appliquent pour ne pas être otage de la pression face à l’enjeu.

Mais d’autres joueuses peuvent encore surgir et surprendre, telles Carlota Ciganda, Ariya Jutanugarn ou Hye-Jin Choi, même si elles accusent trois coups de retard sur Ryu et Saigo. Et La Chinoise Yan Liu ne semble pas avoir dit son dernier mot, si bien qu’il faut s’attendre à une finale serré, sans pour autant que les scores évoluent fortement.

Roussin-Bouchard dans le dur, Clemente à l’agonie mais sereine !

La seule Française en lice dans ce week-end a encore vécu une journée difficile, et fait partie des joueuses qui ont subi le parcours. Classée 58e à +4, Pauline Roussin-Bouchard n’est tire pas moins un sérieux avantage, qui est de prendre des points pour son classement à la Race to CME. Projetée à la porte du Top 100, cette semaine de Majeur n’est pas totalement perdue pour elle, en plus du chèque qui l’attend à l’arrivée.

Quant à l’Américaine de 17 ans, et amateur, Gianna Clemente, si elle s’est effondrée à cause d’une journée en +7, elle est assurée d’être sacrée meilleure amateur du tournoi, tout en ayant franchi le Cut.

Aussi, même si ces deux joueuses ont de plus en plus de mal à affronter ce parcours, elles peuvent en tirer de bonnes choses pour l’avenir.

Enfin, notons que Nelly Korda a limité la casse, malgré une balle dans l’eau sur le Par 3 du trou n°3, qui lui coûte un double bogey, avant d’en concéder un second au trou suivant. Elle aussi en lutte sur ce tracé, elle s’en sort avec deux birdie en fin de journée, lui permettant de terminer à la 35e place, parmi les joueuses qui évoluent dans le Par.

En revanche, Lilia Vu, victorieuse de ce Majeur lors de la première édition, s’est effondrée à +7 après une journée en 78, alors que Pernilla Lindberg, elle aussi lauréate de ce tournoi sur le parcours de Rancho Mirage, ferme la marche avec un score très lourd de +12 et une troisième carte de 82. Quant à Lydia Ko, elle est 58e à +4, avec Brooke M.Henderson, preuve que même les meilleures n’ont pas été capables de surmonter les difficultés que l’organisation a judicieusement mis en place, pour faire de ce Majeur, une épreuve digne d’un US Women’s Open.

Rendez-vous, à 21h00, sur le site internet de la LPGA, pour suivre un dernier tour pour lequel il est impossible de prédire la victoire de telle ou telle joueuse, tellement l’issue de ce Majeur reste incertain.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs coups du jour

L’interview de Carlota Ciganda

IOA Championship : Broze et Laisné au-dessus du Cut !

L’Américaine Hailey Cooper semble avoir pris la mesure de ce parcours en se plaçant en tête.

Pendant que les meilleures mondiales sont engagées sur le premier Majeur de la saison, celles qui évoluent sur la seconde division mondiale sont engagées en Californie, pour le 4e rendez-vous de la saison. Et les deux Françaises en lice se tiennent au-dessus de la ligne de Cut.

Malgré un peu de fraîcheur sur le parcours du Morongo Golf Club, à Beaumont, dans le Comté de Riverside, au nord de Palm Springs, la majorité des joueuses ont réussi à jouer sous le Par, et comme au Texas, la tête du tournoi s’est négociée à –7, mais avec une seule joueuse en leader. Il s’agit de l’Américaine Hailee Cooper, qui fut rookie l’année dernière, et qui, à 25 ans, avec déjà 5 Top 10 sur le Tour, vient de s’imposer comme la meilleure sur ce parcours qu’elle joue pour la seconde année consécutive.

Partie du Tee n°1, à 07h33, avec Riley Smith et la Canadienne Leah John, Cooper a signé trois birdie rapidement, avant d’enchaîner des Par, du 6 au 9. Elle a accentué son avance au 10 et au 11, passant de –3 à 5, puis a trouvé deux derniers birdie sur le Par 5 du trou n°16 et le Par 3 du trou n°17. Elle quittait alors le parcours en tête et avec un coup d’avance sur Smith, qui joua –6 tout en ayant concédé un bogey dès le Par 3 du 4. ce qui laisse penser que l’Américaine avait la capacité d’égaler la performance de sa compatriote.

« Je pense que l’on peut dire que c’est une journée solide. J’étais dans un bon groupe. L’énergie était à son maximum, vraiment positive, donc je m’en suis un peu nourri », confia Hailey Cooper. « Et c’était génial de jouer avec deux amies de qui je suis proche. Ce qui a rendu cette journée vraiment agréable » ajoutait l’Américaine.

La Mexicaine Maria Fassi, qui est à la peine sur le LPGA Tour, semble avoir trouvé un meilleur circuit pour s’exprimer, avec l’Epson Tour. Elle rejoint Smith avec une carte de 66, sans avoir concédé de bogey.

Derrière, seule à –5, se trouve une joueuse que l’on commence à mieux connaître puisqu’elle a remporté un tournoi la saison dernière et qu’elle fut dans le Top 15 de la Race, avant de le quitter, au fur et à mesure que la saison avançait. Il s’agit de l’Américaine Briana Chacon, âgée de 23 ans, qui débute sa seconde saison avec deux bons résultats, et cette place provisoire de 4e, dans ce tournoi. Ayant connu comme meilleur classement mondial amateur une 96e place, elle s’est surtout distinguée dans les tournois universitaires avant de passer professionnelle. Comme beaucoup de jeunes femmes de son âge, elle rêve d’évoluer sur le LPGA Tour, mais elle doit d’abord démontrer qu’elle est capable d’évoluer parmi les meilleures de l’Epson Tour. Sa carte de 67 vierge de bogey est prometteuse, et il va être intéressant de suivre son parcours sur les deux prochaines journées.

Juste derrière elle, six joueuses sont regroupées à –4, avec, là encore, des visages connues comme Jillian Hollis, Dottie Ardina ou Laura Waerm. Si Warm et Ardina ont joué sans concéder de bogey, Hollis a réalisé un eagle sur le Par 5 du trou n°16, en étant partie du Tee n°10, avec Ardina et la Chinoise Jiaze Sun, à 08h06. Mais la native de l’Ohio s’est prise les pieds dans le tapis, sur la fin de sa journée, en concédant deux bogey, qui ont anéanti sa performance. Jillian Hollis qui stagne sur l’Epson Tour depuis 2018, avec 3 victoires, et qui a du mal à passer la vitesse supérieure. Cette native du signe du Bélier continue, néanmoins, de foncer au travers de ses rêves de golfeuse professionnelle, avec un statut de smicarde du golf, puisqu’elle n’a gagné que 23 000 dollars, en 2024, en gain de tournoi. Soit 1210,52 dollars par tournoi, démontrant que derrière cette vitrine idyllique de joueuses professionnelles se cachent des réalités financières que seule un environnement familiale aisé peut supporter.

Hollis qui n’est pas la seule a ramer sur l’Epson Tour, bien que la plupart, heureuses de vivre leur rêve, en supportent les conséquences avec le sourire.

Grande spécialiste de l’Epson Tour, qui a retrouvé sur carte sur le LPGA Tour, l’Américaine Daniela Iacobelli prend la 23e place, à –2, dans un groupe où se trouve la Finlandaise Matilda Castren, qui, elle aussi, n’a pas pu sécuriser sa place sur le LPGA Tour.

L’ex amateur et joueuse d’avenir, Yana Wilson, est à la 33e place, à –1, et continue de prendre de l’expérience, dans son année de rookie. Agée de 18 ans, Wilson est de la tempe des Gianna Clemente et Lottie Woad, et chacun à hâte de la voir s’imposer sur ce circuit, avant de rejoindre le niveau supérieur.

Broze et Laisné placées

Deux Françaises sont dans le champ de ce tournoi. Il s’agit de Emma Broze, qui poursuit son aventure à temps plein sur l’Epson Tour, et de Agathe Laisné, qui revient faire un pige sur ce circuit où elle avait signé une victoire en 2023, et obtenu sa carte pour le LPGA Tour, en fin de saison.

Laisné qui a joué 72 avec deux bogey et deux birdie à l’aller et au retour, et qui va tenter de franchir le Cut en étant parmi les 60 meilleures, et ex æquo. Quant à Broze, elle aussi victorieuse sur le Tour, en 2021, elle a laissé trois bogey et deux birdie à l’aller, en étant partie du 10, tout en ayant réussi à signer un retour en 34, avec deux birdie et sept Par. La Française de 29 ans, comme Hollis ou Hausmann, a du mal à se frayer un chemin en haut de la hiérarchie de l’Epson Tour, et pourrait bien voir sa carrière sportive s’éterniser à ce niveau mondial.

Leader de la Race, l’Israélienne Laetitia Beck est 92e à +3, avec les Américaines Kathleen Scavo, Riley Rinnell et Dorsey Addicks. Tenante du titre, la joueuse de Taipei Juliana Hung pointe, elle aussi, à la +3.

Le classement provisoire => ICI