
Ce troisième tour aura donné du fil à retordre à toutes les joueuses, au putting, mais l’élite de la discipline, qui brillait en fin de saison, est encore au rendez-vous. Dont la numéro un mondial, en tête à domicile !
Le haut du tableau a quelque peu subit des modifications, mais dans sa globalité, les joueuses qui s’étaient montrées performantes depuis deux jours, sont toujours dans cette partie haute. Et la première surprise c’est de voir l’Espagnole de 23 ans, Julia Lopez Ramirez, dans le Top 10, tout en ayant vécu une fin de parcours moins facile que le reste de sa journée. Alors qu’elle semblait filer vers une journée sans bogey, après avoir réussi à suivre le rythme des joueuses de tête, en étant à –17 après 14 trous, elle a commencé à concéder un premier bogey, sur le green du Par 4 du trou n°15. Mais elle n’allait pas être la seule à avoir du mal à bien se placer sur les green de la fin du parcours. Après ce bogey, elle en enchaînait deux autres, stoppant net sa progression. Fort heureusement, elle concluait sa journée avec un dernier birdie au 18, sur ce green étroit, à deux plateaux, plus haut que le fairway, et il faut s’attendre, demain, à un voir des moments de tensions.
Cependant, en ayant partagé sa partie avec Lydia Ko et Hannah Green, Lopez Ramirez réalise un bon de début de saison avec score provisoire de –15, à la 7e place, qu’elle partage avec l’Australienne.
La Néo-zélandaise Lydia Ko a, comme elle l’a évoqué en interview hier, continué à connaître des problèmes sur les green. Trop loin des mats à de nombreuses reprises, elle s’est retrouvée, plusieurs fois, à négocier de long putt pour birdie. Malgré un double bogey sur le Par 4 du trou n°5, et un bogey sur le Par 5 du 7, elle a su se ressaisir en alignant quatre birdie, du 10 au 13. Puis, ce fut le trou d’air, la panne de putting et d’approche bien calibrée. Bloquée à –15 jusqu’au Par 4 du 17, l’ancienne numéro un mondial a profité du Par 5 du 18, pour renouer avec le birdie, en ayant eu un premier long putt pour approcher sa balle du trou.
Dans le groupe de tête, composé de Jeeno Thitikul, Chisato Iwai et Somi Lee, c’est clairement la numéro un mondial qui a le mieux négocié cette journée. Leader la veille, la Sud-coréenne Somi Lee fut perturbé par les positions de drapeaux de moving day, bien protégées par les divers pièges de ces green étroits. Placés près des bords, les drapeaux étaient également difficile à approcher à cause des pentes et des plateaux qui ne permettaient pas d’autre solution que de jouer plus court. Comme l’a fait Chisato Iwai au 17. Après avoir concédé trois bogey, et un birdie à l’aller, Somi Lee retrouva le sens du jeu dès le Par 5 du 10, en enchaînant trois birdie. Après un Par au 13, ce fut à nouveau un bogey sur le Par 4 du 14, et la plus grande difficulté, pour elle, de se mettre près des mats, par la suite, puis, de rentrer un putt à un peu plus d’un mètre. Manifestement en souffrance au putting, dans ce troisième tour, elle a laissé filer la première place entre les mains de la numéro un mondial, qui est porté un public majoritairement acquis à sa cause. « Mes coups n’étaient pas aussi bon que je le souhaitais. Donc je vais retourner au practice et j’espère pouvoir retrouver mon rythme pour ce dernier tour », confiait la Sud-coréenne après cette journée dans le Par, qui la place à seulement trois coups du leader.
Somi Lee qui partage ce score de –17 avec une Chisato Iwai toujours en maîtrise de son jeu, malgré les difficultés, au point qu’elle signe une nouvelle journée sans bogey. Mais quatre birdie n’ont pas été suffisant pour suivre le rythme de la numéro un mondial, qui fut agressive et redoutable jusqu’au bout.
Une huitième victoire en ligne de mire
En 2023, à 20 ans, elle pliait encore face aux meilleures du moment, dont la Française Céline Boutier qui l’avait battue, en playoff, lors du Maybank Championship. Aujourd’hui, c’est elle qui dicte sa loi et qui donne le La, en ayant dépossédé Nelly Korda de son fauteuil de reine du circuit mondial, et en envoyant bon nombre de ses anciennes adversaires, au fond du tableau des scores. Douée autant que décontractée et parfois un peu tête en l’air, Atthaya « Jeeno » Thitikul apporte un air de fraîcheur au circuit mondial féminin, avec un jeu qui n’a d’égal que sa décontraction sur le parcours.
S’étant élancée en outsider, depuis la seconde place, avec trois coups de retard sur Somi Lee, et un d’avance sur Chisato Iwai, la Thaïlandaise a comblé son retard en commençant pas signer deux birdie, aux deux premiers trous. Puis, ce fut un énorme passage à vide avec une suite de six Par, du 3 au 7, avant de renouer avec la réussite, sur le Par 4 du 9, qui lui offrait la possibilité de passer à –17. Le retour n’allait pas être plus simple à négocier, que pour les autres joueuses, et après un bon birdie sur le Par 3 du 12, Thitikul concédait un premier bogey sur le Par 4 du 14. La faute à une mise en jeu lâchée très à gauche, avec une balle qui toucha les arbres et qui fut jouée en recentrage vers le fairway. Ce coup de trop allait l’empêchait de bien gérer l’approche du mat, avec des green qui, comme cela fut le cas pour les autres joueuses, occasionnèrent une très bonne défense.
Mais l’intelligence de jeu de la numéro un mondial allait faire la différence, largement portée par son fidèle caddie, Banpot Bunpisansaree.
Ce bogey l’empêcha de prendre le large et c’est en position de co-leader qu’elle se retrouvait, à –17, avec Julia Lopez Ramirez et Allisen Corpuz, qui jouaient devant elle. Après un Par sur le Par 4 du 15, Thitikul réussissait à signer un nouveau birdie sur le green du Par 3 du 16, qui lui offrit la tête, à –18, laissant Corpuz à –17, elle aussi en galère sur les green. Somi Lee complétait cette seconde place, à laquelle se joignait Hyo-Joo Kim qui jouait –6 pour la journée, après 17 trous, et qui allait alourdir la note au 18. Sans pour autant être la joueuse plus performante du jour.
Au 17, la numéro un mondial plaçait sa balle à, environ, 5 mètres du mat, et son putt en descente fut tout juste précis pour faire rentrer sa balle par le bord gauche du trou, lui offrant un second birdie à la suite, là où l’Espagnole Lopez Ramirez y avait connu un troisième bogey de suite. Et au 18, Thitikul manquait le green, par la droite, mais grâce au faible rough, sa balle resta se figea à hauteur du mat, lui offrant un chip au niveau du plateau où se trouvait le trou. Tandis que Chisato Iwai devait jouer à gauche, très en contre bas, du green, à plus de 20 mètres.
Manifestement concentrée et connectée au parcours, Jeeno Thitikul trouva presque la ligne parfaite, et il s’en fut d’un rien pour sa balle trouve le trou, et lui apporte un eagle, au lieu d’un birdie, qu’elle rentra juste après.
Sous les acclamations de son public, la numéro un mondial sortait de cette journée avec le score symbolique de –20, deux coups devant une Hyo-Joo Kim qui a gagné six places, et trois coups devant le trio Corpuz, C.Iwai et S.Lee, qui n’ont sûrement pas baissé les bras à la veille de la dernière journée.
« A chaque fois que je viens jouer dans ce tournoi, l’ambiance est de plus en plus électrique », déclara Thitikul. « Et aujourd’hui, les enfants ont séché les cours et sont venus avec leurs parents. Tout le monde a quitté son travail pour être ici. Certains ont fait un long trajet pour venir nous voir jouer. C’est réellement motivant et inspirant, et j’ai vraiment envie de bien jouer devant eux », confiait un peu plus celle qui puise une partie de son énergie dans le soutien du public. Un avantage certain, pour elle, pour aborder la dernière journée.
La lutte pour la victoire s’annonce, cette semaine encore, disputée, avec un panel de joueuses qui sont parmi les meilleures du monde, et du moment.
Le record du jour
Si Hyo-Joo Kim fut exceptionnel avec son –7 du jour, ce sont deux autres joueuses qui réalisent la meilleure performance de troisième tour. La première est Sud-coréenne et bien connue du public, puisqu’il s’agit de A Lim Kim, qui est entrée dans le cercle des vainqueurs du LPGA Tour, en remportant l’US Women’s Open, en 2020. La seconde est Thaïlandaise, et moins exposée médiatiquement. Elle se nomme Chanokan Angurassaranee et elle évolue principalement sur le circuit asiatique, ne participant à ce Honda LPGA Thaïlande, que grâce à une invitation du sponsor. Leur carte de –8 journée est exceptionnelle pour ce troisième tour où les meilleures mondiales ont eu un peu de mal à jouer au-delà de –5 journée. Le score de –3 étant plus proche de la moyenne. Grâce à cette carte de 64, Angurasaranee a gagné 30 places, ce qui lui permet d’intégrer la 11e place du classement provisoire. Tandis que A Lim Kim en gagne 28, et se hisse à la 22e position, avec Lucy Li, Ruoning Yin, Leona Maguire et Linn Grant, à –10.


Et il faut constater que, malgré des green étroits, avec des plateaux, et pas toujours simple à y réaliser les putt, ce sont des cartes assez basses qui sont signées.
Mais pas par toutes les joueuses, dont les Françaises, qui sont à la traîne dans ce classement. Pauline Roussin-Bouchard, bien que jouant –3 journée, est 29e à –8. Et Céline Boutier est à –5, après un troisième tour en –2 qui fait encore douter de la capacité de la Française à rejouer, un jour, le premier rôle, sur un LPGA Tour inondé de nouveaux talents.
Et parmi ces nouveaux talents, il y a ceux en devenir avec l’Américaine Gianna Clemente, qui engrange de l’expérience, avant de s’engager sur l’Epson Tour. Bien partie depuis le premier tour, en alignant deux cartes de 69, elle s’est effondrée dans cette nouvelle journée, avec un score de +4. La voici à –2, à la 58e place, tandis que Lottie Woad, en découverte de ce parcours, a progressé de 16 places, grâce à une carte de –5.
Le classement provisoire => ICI

















