Honda LPGA Thaïlande : Thitikul maîtrise et domine !

Ce troisième tour aura donné du fil à retordre à toutes les joueuses, au putting, mais l’élite de la discipline, qui brillait en fin de saison, est encore au rendez-vous. Dont la numéro un mondial, en tête à domicile !

Le haut du tableau a quelque peu subit des modifications, mais dans sa globalité, les joueuses qui s’étaient montrées performantes depuis deux jours, sont toujours dans cette partie haute. Et la première surprise c’est de voir l’Espagnole de 23 ans, Julia Lopez Ramirez, dans le Top 10, tout en ayant vécu une fin de parcours moins facile que le reste de sa journée. Alors qu’elle semblait filer vers une journée sans bogey, après avoir réussi à suivre le rythme des joueuses de tête, en étant à –17 après 14 trous, elle a commencé à concéder un premier bogey, sur le green du Par 4 du trou n°15. Mais elle n’allait pas être la seule à avoir du mal à bien se placer sur les green de la fin du parcours. Après ce bogey, elle en enchaînait deux autres, stoppant net sa progression. Fort heureusement, elle concluait sa journée avec un dernier birdie au 18, sur ce green étroit, à deux plateaux, plus haut que le fairway, et il faut s’attendre, demain, à un voir des moments de tensions.

Cependant, en ayant partagé sa partie avec Lydia Ko et Hannah Green, Lopez Ramirez réalise un bon de début de saison avec score provisoire de –15, à la 7e place, qu’elle partage avec l’Australienne.

La Néo-zélandaise Lydia Ko a, comme elle l’a évoqué en interview hier, continué à connaître des problèmes sur les green. Trop loin des mats à de nombreuses reprises, elle s’est retrouvée, plusieurs fois, à négocier de long putt pour birdie. Malgré un double bogey sur le Par 4 du trou n°5, et un bogey sur le Par 5 du 7, elle a su se ressaisir en alignant quatre birdie, du 10 au 13. Puis, ce fut le trou d’air, la panne de putting et d’approche bien calibrée. Bloquée à –15 jusqu’au Par 4 du 17, l’ancienne numéro un mondial a profité du Par 5 du 18, pour renouer avec le birdie, en ayant eu un premier long putt pour approcher sa balle du trou.

Dans le groupe de tête, composé de Jeeno Thitikul, Chisato Iwai et Somi Lee, c’est clairement la numéro un mondial qui a le mieux négocié cette journée. Leader la veille, la Sud-coréenne Somi Lee fut perturbé par les positions de drapeaux de moving day, bien protégées par les divers pièges de ces green étroits. Placés près des bords, les drapeaux étaient également difficile à approcher à cause des pentes et des plateaux qui ne permettaient pas d’autre solution que de jouer plus court. Comme l’a fait Chisato Iwai au 17. Après avoir concédé trois bogey, et un birdie à l’aller, Somi Lee retrouva le sens du jeu dès le Par 5 du 10, en enchaînant trois birdie. Après un Par au 13, ce fut à nouveau un bogey sur le Par 4 du 14, et la plus grande difficulté, pour elle, de se mettre près des mats, par la suite, puis, de rentrer un putt à un peu plus d’un mètre. Manifestement en souffrance au putting, dans ce troisième tour, elle a laissé filer la première place entre les mains de la numéro un mondial, qui est porté un public majoritairement acquis à sa cause. « Mes coups n’étaient pas aussi bon que je le souhaitais. Donc je vais retourner au practice et j’espère pouvoir retrouver mon rythme pour ce dernier tour », confiait la Sud-coréenne après cette journée dans le Par, qui la place à seulement trois coups du leader.

Somi Lee qui partage ce score de –17 avec une Chisato Iwai toujours en maîtrise de son jeu, malgré les difficultés, au point qu’elle signe une nouvelle journée sans bogey. Mais quatre birdie n’ont pas été suffisant pour suivre le rythme de la numéro un mondial, qui fut agressive et redoutable jusqu’au bout.

Une huitième victoire en ligne de mire

En 2023, à 20 ans, elle pliait encore face aux meilleures du moment, dont la Française Céline Boutier qui l’avait battue, en playoff, lors du Maybank Championship. Aujourd’hui, c’est elle qui dicte sa loi et qui donne le La, en ayant dépossédé Nelly Korda de son fauteuil de reine du circuit mondial, et en envoyant bon nombre de ses anciennes adversaires, au fond du tableau des scores. Douée autant que décontractée et parfois un peu tête en l’air, Atthaya « Jeeno » Thitikul apporte un air de fraîcheur au circuit mondial féminin, avec un jeu qui n’a d’égal que sa décontraction sur le parcours.

S’étant élancée en outsider, depuis la seconde place, avec trois coups de retard sur Somi Lee, et un d’avance sur Chisato Iwai, la Thaïlandaise a comblé son retard en commençant pas signer deux birdie, aux deux premiers trous. Puis, ce fut un énorme passage à vide avec une suite de six Par, du 3 au 7, avant de renouer avec la réussite, sur le Par 4 du 9, qui lui offrait la possibilité de passer à –17. Le retour n’allait pas être plus simple à négocier, que pour les autres joueuses, et après un bon birdie sur le Par 3 du 12, Thitikul concédait un premier bogey sur le Par 4 du 14. La faute à une mise en jeu lâchée très à gauche, avec une balle qui toucha les arbres et qui fut jouée en recentrage vers le fairway. Ce coup de trop allait l’empêchait de bien gérer l’approche du mat, avec des green qui, comme cela fut le cas pour les autres joueuses, occasionnèrent une très bonne défense.

Mais l’intelligence de jeu de la numéro un mondial allait faire la différence, largement portée par son fidèle caddie, Banpot Bunpisansaree.

Ce bogey l’empêcha de prendre le large et c’est en position de co-leader qu’elle se retrouvait, à –17, avec Julia Lopez Ramirez et Allisen Corpuz, qui jouaient devant elle. Après un Par sur le Par 4 du 15, Thitikul réussissait à signer un nouveau birdie sur le green du Par 3 du 16, qui lui offrit la tête, à –18, laissant Corpuz à –17, elle aussi en galère sur les green. Somi Lee complétait cette seconde place, à laquelle se joignait Hyo-Joo Kim qui jouait –6 pour la journée, après 17 trous, et qui allait alourdir la note au 18. Sans pour autant être la joueuse plus performante du jour.

Au 17, la numéro un mondial plaçait sa balle à, environ, 5 mètres du mat, et son putt en descente fut tout juste précis pour faire rentrer sa balle par le bord gauche du trou, lui offrant un second birdie à la suite, là où l’Espagnole Lopez Ramirez y avait connu un troisième bogey de suite. Et au 18, Thitikul manquait le green, par la droite, mais grâce au faible rough, sa balle resta se figea à hauteur du mat, lui offrant un chip au niveau du plateau où se trouvait le trou. Tandis que Chisato Iwai devait jouer à gauche, très en contre bas, du green, à plus de 20 mètres.

Manifestement concentrée et connectée au parcours, Jeeno Thitikul trouva presque la ligne parfaite, et il s’en fut d’un rien pour sa balle trouve le trou, et lui apporte un eagle, au lieu d’un birdie, qu’elle rentra juste après.

Sous les acclamations de son public, la numéro un mondial sortait de cette journée avec le score symbolique de –20, deux coups devant une Hyo-Joo Kim qui a gagné six places, et trois coups devant le trio Corpuz, C.Iwai et S.Lee, qui n’ont sûrement pas baissé les bras à la veille de la dernière journée.

« A chaque fois que je viens jouer dans ce tournoi, l’ambiance est de plus en plus électrique », déclara Thitikul. « Et aujourd’hui, les enfants ont séché les cours et sont venus avec leurs parents. Tout le monde a quitté son travail pour être ici. Certains ont fait un long trajet pour venir nous voir jouer. C’est réellement motivant et inspirant, et j’ai vraiment envie de bien jouer devant eux », confiait un peu plus celle qui puise une partie de son énergie dans le soutien du public. Un avantage certain, pour elle, pour aborder la dernière journée.

La lutte pour la victoire s’annonce, cette semaine encore, disputée, avec un panel de joueuses qui sont parmi les meilleures du monde, et du moment.

Le record du jour

Si Hyo-Joo Kim fut exceptionnel avec son –7 du jour, ce sont deux autres joueuses qui réalisent la meilleure performance de troisième tour. La première est Sud-coréenne et bien connue du public, puisqu’il s’agit de A Lim Kim, qui est entrée dans le cercle des vainqueurs du LPGA Tour, en remportant l’US Women’s Open, en 2020. La seconde est Thaïlandaise, et moins exposée médiatiquement. Elle se nomme Chanokan Angurassaranee et elle évolue principalement sur le circuit asiatique, ne participant à ce Honda LPGA Thaïlande, que grâce à une invitation du sponsor. Leur carte de –8 journée est exceptionnelle pour ce troisième tour où les meilleures mondiales ont eu un peu de mal à jouer au-delà de –5 journée. Le score de –3 étant plus proche de la moyenne. Grâce à cette carte de 64, Angurasaranee a gagné 30 places, ce qui lui permet d’intégrer la 11e place du classement provisoire. Tandis que A Lim Kim en gagne 28, et se hisse à la 22e position, avec Lucy Li, Ruoning Yin, Leona Maguire et Linn Grant, à –10.

Et il faut constater que, malgré des green étroits, avec des plateaux, et pas toujours simple à y réaliser les putt, ce sont des cartes assez basses qui sont signées.

Mais pas par toutes les joueuses, dont les Françaises, qui sont à la traîne dans ce classement. Pauline Roussin-Bouchard, bien que jouant –3 journée, est 29e à –8. Et Céline Boutier est à –5, après un troisième tour en –2 qui fait encore douter de la capacité de la Française à rejouer, un jour, le premier rôle, sur un LPGA Tour inondé de nouveaux talents.

Et parmi ces nouveaux talents, il y a ceux en devenir avec l’Américaine Gianna Clemente, qui engrange de l’expérience, avant de s’engager sur l’Epson Tour. Bien partie depuis le premier tour, en alignant deux cartes de 69, elle s’est effondrée dans cette nouvelle journée, avec un score de +4. La voici à –2, à la 58e place, tandis que Lottie Woad, en découverte de ce parcours, a progressé de 16 places, grâce à une carte de –5.

Le classement provisoire => ICI

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul et Iwai déjà à la poursuite de la victoire !

Après deux tours, les joueuses asiatiques ont répondu présent, et l’année 2026 semble débuter sur les mêmes bases que la précédente. D’autant que les Françaises sont larguées, avec déjà plus de dix coups de retard sur le leader.

De nombreuses joueuses connaissent le parcours du Siam Country Club, aussi jouent-elles avec des repères. Mais ce n’est pas le cas pour certaines, qui ont tout de même réussi à signer de belles cartes.

Parmi elles, l’Espagnole de 23 ans, Julia Lopez Ramirez, qui entame sa seconde saison sur le ce circuit et qui signe une journée vierge de bogey, en 65, lui permettant de la hisser à la 5e place, à –12.

Autre belle prestation, celle de la jeune américaine, et espoir mondial du golf féminin, Gianna Clemente, qui du haut de ses 17 ans est venue se place à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses stars comme Jennifer Kupcho, Sei Young Kim ou Nasa Hataoka. Clemente concède quelques bogey, mais elle est régulière avec ses deux cartes de 69, et chacun attend, avec impatience de voir comment elle va se comporter sur les deux autres tours, en étant toujours caddeyée par son père, Patrick.

Et en haut du tableau des scores, ce sont des visages connues qui font l’actualité, en rendant une seconde carte au-delà de toutes les attentes.

Somi Lee leader, avec un –11 journée !

La Corée-du-Sud reste l’une des meilleures nations, chez les féminines, et Somi Lee s’est faite un peu mieux connaître du grand public, grâce à sa victoire, en double, au Dow Championship, l’an dernier. D’un tempérament discret, cette jeune femme de 27 ans est tout de même 9e de la Race to CME et 38e mondial. Ce vendredi, elle fut au centre de toutes les attentions, en enchaînant les birdie. Dès le premier trou, elle parvenait à trouver le chemin du birdie, avant d’en aligner un second. Après six trous, Somi Lee pointait à –11 et avait à ses trousses la numéro un mondial qui n’allait plus la lâcher.

Sortant de l’aller en 29, avec le score total de –13, Somi Lee enfonçait le clou sur le Par 5 du 10 et le Par 4 du 11 et elle se détachait totalement de ses poursuivantes, directes, grâce à un eagle sur le Par 4 du 15 ! Elle sortait alors de cette journée avec une de 61, vierge de bogey, égalant le record de Akie Iwai, l’an dernier. « C’est le meilleur score de ma vie. Donc je suis très émue », confiait-elle, après avoir signé cette carte de –11 journée ! « Mais comme il reste encore deux journées de compétition, j’ai eu envie de célébrer ça », ajoutait-elle. Somi Lee qui expliqua que ses coups ont été bons, dans l’ensemble, mais que même lorsqu’un coup n’était pas excellent, elle avait si se rattraper au putting. « Mon objectif, au trou n°15, fut de mettre en jeu entre l’arbre et le bunker. Et c’est ce que j’ai été capable de faire. Normalement, j’essaie de ne pas regarder le leaderboard. Et quand ma journée est terminée je ne ressens pas la nécessité de regarder, parce que je suis concentrée sur mon jeu », confiait un peu plus la Sud-coréenne qui vient de fixer la barre très haut, à –17, avec Thitikul et Chisato Iwai dans son sillage.

Jeeno déjà en grande forme en début de saison

Durant l’intersaison, la numéro un mondial est partie faire du camping, tranchant net avec l’existence nettement plus confortable et parfois luxueuse, que d’autres joueuses aiment vivre. Issue d’un milieu très modeste, Atthaya Thitikul sait rester simple et l’argent qu’elle a engrangé, ne semble pas lui monter à la tête. La voici seconde à –14, trois coups derrière Somi Lee, en ayant joué –9 durant cette journée, ensoleillée et peu balayée par le vent. Un temps co-leader en compagnie de Lee, notamment à la suite d’un putt en descente pour eagle, sur le green du trou n°7, la Thaïlandaise, de tout juste 23 ans, a également réalisé une belle démonstration de golf. « C’est génial. C’est vraiment agréable de surfer sur la bonne dynamique de la veille », confia Atthaya Thitikul, qui avait signé une carte de 67, vierge de bogey, au premier tour. « C’est encore que ce que j’espérais », ajoutait-elle. Fêtant son anniversaire ce 20 février, il lui a été demandé ce que ses amis allaient pouvoir chanter. Et elle a répondu : « je pense qu’ils vont chanter « juste un birdie putt, juste un birdie tombe ». C’est évidemment super d’avoir fait autant de birdie aujourd’hui. Et j’ai entendu, le long du parcours, beaucoup de Joyeux anniversaire. C’est certainement le plus grand nombre de fois dans ma vie », précisait la Thaïlandaise qui a l’intention de s’imposer à domicile.

Chisato et Ko prêtent à saisir leur chance !

La seconde performance de cette journée a été réalisée par la Japonaise Chisato Iwai, et chacun a désormais conscience qu’avec ses deux sœurs jumelles, le LPGA Tour n’a pas fini de vivre de belles émotions. Pour cette seconde journée, celle qui est désormais surnommée Chizzy, a manqué le record du parcours, réalisé par sa sœur, l’en dernier, d’un coup. C’est donc une carte de 62 qu’elle signe, sans aucun bogey, pour un score provisoire de –13, qui lui offre la possibilité de croire en une seconde victoire. Encore peu à l’aise en anglais, Chisato a notamment déclaré qu’elle a vu beaucoup de photos de sa sœur, la veille, ce qui l’a inspirée. Et son objectif pour la saison est de ne pas se blesser et de rentrer dans le Top 10 mondial. Et elle en a les moyens !

A égalité à cette 3e place, se trouve Lydia Ko, qui n’a plus rien à prouver à la planète golf, et qui joue, aujourd’hui, principalement, avec l’objectif de remporter les deux tournois majeurs qui manquent à son palmarès. A savoir l’US Women’s Open et le KPMG Women’s PGA Championship. Intronisée au Hall of Fame du LPGA Tour, l’an dernier, Lydia Ko reste une star parmi les stars, loin devant une Nelly Korda, dont la dernière victoire semble avoir été un peu arrangée, avec la complicité d’un règlement, que certains ont dénoncé comme surprenant. Et la déclaration du nouveau Commisisonner de la LPGA, à propos de cette annulation du 3e tour, de ne pas avoir convaincu une partie de la presse et des joueurs présents.

Et la Néo-zélandaise, quelle que soit sa côte auprès des fans du LPGA Tour, d’avoir toujours été chercher la victoire de manière incontestable. Et chacun se souvient de son triomphe, dans l’épreuve olympique en France, qui fut net et construite avec beaucoup de sang froid.

Comme les autres joueuses de tête, Lydia Ko signe une carte vierge de bogey, en 64, grâce à un eagle en fin de partie, sur le Par 4 du 15, et un dernier sur le Par 5 du 18. Ayant déclaré, il y a quelques années, qu’elle mettrait fin à sa carrière à l’âge de 30 ans, Lydia Ko a encore deux saisons devant elle pour renforcer son palmarès, et cette semaine pourrait bien lui sourire, à nouveau. Toujours très loquace après une partie, elle est revenue sur son début de saison en ces termes : « Avec mon caddie, nous avons bien joué. Nous avons eu deux semaines de pause depuis le Hilton Grand Vacations, et même si j’ai bien dans ce tournoi, c’est difficile de savoir où mon jeu va me mener, cette année. Ces deux derniers jours ont été agréables, et ils ont permis de voir combien le travail a porté ses fruits, sur le parcours », expliquait-elle. « Mon toucher de balle est un compartiment que nous essayons d’améliorer et surtout au niveau du jeu de fers. Je pense que j’ai accumulé mes pires statistiques, sur les green, ces deux dernières années, donc ce travail est une priorité absolue », ajoutait la Néo-zélandaise qui s’en sort quand même très bien.

La cinquième place est occupée par l’Australienne Hannah Green, l’Américaine Allisen Corpuz, et la jeune espagnole Julia Lopez Ramirez.

Les Sud-coréennes Mi Hyang Lee et Hyo-Joo Kim sont 8e à –11, tandis qu’à la 10e place se trouve une Miyu Yamashita, elle aussi en grande forme, avec sa compatriote Minami Katsu et l’Australienne championne en titre de l’Evian Championship, Grace Kim.

Les Françaises sont encore loin au classement, notamment Céline Boutier qui a déclaré, récemment, à la presse, vouloir se concentrer sur les tournois Majeurs. Mais avec un jeu qui lui permet à peine de jouer le Par, dans ce second tour, pour un score total de –3, le chemin semble très long à parcourir, vers cet objectif.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle a bien réagi dans cette nouvelle journée, en signant une carte de –1 qui lui permet de se place à –5, à la 33e place. Cependant, c’est un score qui reste très loin de ce que les jeunes stars du circuit sont actuellement capables de produire.

En l’absence de Cut, toutes les joueuses ont une chance d’améliorer leur position, et les deux Françaises seront évidemment observées, durant le moving day.

Retour en Thaïlande, samedi matin, à partir de 04h30, pour cinq heures de direct, au choix. Ce qui est exceptionnel pour la France, qui fut contrainte par le coût des droits télé, ces dernières années, à produire trois heures, au maximum, pour les tournois réguliers.

La formule mise en place, l’an dernier, à l’initiative de LPGA French fans Team, par la LPGA, offre désormais une plus large couverture médiatique des tournois. Tout en sachant que la production asiatique est souvent plus généreuse que celle réalisée aux Etats-Unis.

Le classement provisoire => ICI

HONDA LPGA THAILANDE : l’essentiel à retenir

Ce tournoi inaugure la première série d’épreuves de la tournée asiatique du début de la saison.

Terrain de jeu des sœurs Jutanugarn, qui ont débuté la compétition sur ce parcours, en 2009, ce tournoi fut créé en 2006 et a connu deux interruptions, dont une en 2020, en raison de la crise sanitaire. En 2006, le Honda LPGA Thaïlande fut joué sur le parcours de l’Amata Spring Country Club, près de Bangkok puis il prit ses quartiers à une centaine de kilomètres, plus au sud, dans la province de Chonburi sur le parcours du Siam Country Golf Club. Retiré du calendrier du LPGA en 2008, et annulé en 2020, c’est donc la 16ème édition de ce tournoi et la 14ème sur le Old Course du Siam Country Golf Club. Une joueuse a effectué le doublé, il s’agit de Yani Tseng (2011, 2012) et Amy Yang s’est imposée trois fois en 2015, 2017 et 2019.

En 2023, l’Américaine Lilia Vu obtenait la première de ses trois victoires de la saison, lui permettant d’être sacrée meilleure joueuse de la saison. En 2025, la Thaïlandaise Patty Tavatanakit s’imposait, d’un coup, face à la Suissesse Albane Valenzuela, et obtenait son second succès sur le LPGA Tour. Et l’an dernier, c’est l’Américaine Angel Yin, et joueuse de Solheim Cup, qui remportait sa seconde victoire sur le LPGA Tour.

Le parcours

Situé dans une région très touristique, le parcours du Siam Country Golf Club se situe à proximité de la plage de Pattaya, à 15mn du centre ville. Il s’étend sur une surface de 13 hectares et est à l’initiative du Docteur Thaworn Phornprapha, fondateur de Siam Motors Company, en 1952. Le parcours et le club-house sont ouverts le 1er mars 1971 et constituent le premier golf privé de Thaïlande. Il est l’œuvre de l’architecte Isao Mazumi, mais il fut rénové en 2007 par l’architecte Lee Schmidt, au cours de l’année 2006. En conservant le tracé d’origine, le parcours a subi une rénovation totale des départs jusqu’aux greens. Sa distance a été augmentée de 267m pour atteindre 6548m. Le club-house fut également rénové et modernisé offrant une ambiance plus contemporaine et reposante, aux membres comme aux visiteurs. A l’occasion de cette totale rénovation, dont l’inauguration eut lieu le 14 mai 2007, le parcours fut rebaptisé le Siam Country Club Old Course. Ce tracé jouxte le Siam Country Club Plantation et le Siam Country Club Waterside. La particularité de ce tracé réside dans ses longs fairways et ses hors limites où la végétation est très dense. De même que plusieurs pièces d’eau sont en jeu. Il convient donc d’être précis sur les fairways tandis que les greens sont larges, rapides et ondulés. En plus de la puissance, la stratégie et la précision seront, cette semaine encore, les clés du succès.

Par rapport à l’an dernier, la distance totale évolue avec +37 yards à l’aller et –20 yards au retour. Soit une différence de 52 mètres sur la distance totale.

Les changements majeurs se situent au trou n°1, qui passe de 468 mètres à 495 mètres, le trou n°10 qui passe de 496, 51 mètres à 468,17 mètres, et le trou n°18 qui passe de 440,74 mètres à 497,43 mètres. Les trous n°2, 7, 8, 11, 13, 14 et 16, voient leur distance varie de plus ou moins 1,80 mètre.

La composition du parcours ne change pas, en revanche, le stimpmeter est annoncé à 12,5, en raison d’une tonte de green un peu plus courte.

Le champ de joueuses

Retour à un champ limité, pour ce second tournoi de la saison, avec 72 joueuses au départ, comme l’an dernier.

Mais contrairement au premier tournoi de la saison, c’est le retour à la compétition de plusieurs joueuses phares du circuit, qui n’ont pas nécessairement remporté un tournoi ces deux dernières années.

Entre dans la composition de ce champ, la catégorie des invitées, avec la présence de la jeune Américaine Gianna Clemente, vainqueur de l’Open junior du Mizuho Americas Open 2024, et qui évoluera sur l’Epson Tour, prochainement, en ayant terminé 27e de la Q-série, à un coup sous le Cut.

Mais aussi le Top 80 de la Race to CME. A ce titre, la numéro un mondial Attahaya « Jeeno » Thitikul fait sa rentrée, de même que Sein Young Kim, Hyo-Joo Kim, A Lim Kim, Jennifer Kupcho, Hae-Ran Ryu, Linn Grant, Gaby Lopez, Lindy Duncan, Grace Kim, Allisen Corpuz ou encore Leona Maguire et Gemma Dryburgh.

Huit Thaïlandaises sont présentes, dont une amateur.

Deux Françaises sont au départ, en la personne de Céline Boutier et de Pauline Roussin-Bouchard.

Enfin, l’Américaine Angel Yin est au départ pour défendre son titre.

Les invitées sponsor

L’Américaine Gianna Clemente est invitée dans ce tournoi, comme l’an dernier.

  • Chanokan Angurasaranee
  • Moriya Jutanugarn
  • Yuka Saso
  • Muni He
  • Danielle Kang
  • Yuri Yoshida
  • Rin Yoshida
  • Naruha Miyata
  • Pornanong Phatlum
  • Benedetta Moresco
  • Gianna Clemente
  • Prim Prachnakorn (a)

La liste complète des joueuses => ICI

Les vainqueurs

  • 2025 : Angel Yin (-28)
  • 2024 : Patty Tavatanakit (-21)
  • 2023 : Lilia Vu (-22)
  • 2022 : Nanna K.Madsen (-26 en playoff)
  • 2021 : Ariya Jutanugarn (-22)
  • 2020 : Annulé
  • 2019 : Amy Yang (-22)
  • 2018 : Jessica Korda (-25)
  • 2017 : Amy Yang (-22)
  • 2016 : Lexi Thompson (-20)
  • 2015 : Amy Yang (-15)
  • 2014 : Anna Nordqvist (-15)
  • 2013 : Inbee Park (-12)
  • 2012 : Yani Tseng (-19)
  • 2011 : Yani Tseng (-15)
  • 2010 : Ai Miyazato (-21)
  • 2009 : Lorena Ochoa (-14)
  • 2008 : Annulé
  • 2007 : Suzann Pettersen (-21)
  • 2006 : Hee-Won Lee (-14)

Record du parcours

  • 2025 : Akie Iwai (61)

Sponsors

Si le parcours fut créé par le fondateur de Siam Motors Company, aujourd’hui attaché à la distribution de la marque Nissan, c’est le constructeur automobile japonais, Honda, qui est le sponsor titre de cette épreuve. La prime totale fut conséquente depuis la première édition, avec un gain total de 1 300 000 dollars. L’arrivée de sponsors complémentaires a permis la pérennisation de cette épreuve et l’augmentation de la dotation jusqu’à 1 600 000 dollars depuis 2016.

L’année 2024 a marqué une nouvelle augmentation avec 1,7 millions de dollars. Pour une prime à la joueuse vainqueur de 255 000 dollars. Ces sommes sont maintenues cette année.

Le trophée

Un nouveau trophée est créé pour l’édition de 2016. il symbolise la relation entre l’homme et la nature en mettant en scène une feuille ornée de perles, le tout paré d’une balle de golf plaquée or. Cette création est l’œuvre de deux artistes thaïlandais que sont le professeur Tavorn Ko-udomit vice-président d’art et de culture de l’université de Silapakorn et à Ariya Kitticharoenwiwat, enseignante à l’institut de technologie du Roi Mongkut (dit également Rama IV, roi de Siam) à Ladkrabang.

Dotation et prime

A dotation de cette épreuve fut de 1,3 million de dollars, lors de la première édition, et a fluctué selon les années, pour se stabiliser à 1,5 million de dollars, en 2012, lors de la seconde victoire de Yani Tseng. En 2016, Lexi Thomspon inaugure une nouvelle progression de la dotation qui passe à 1,6 million de dollars, jusqu’en 2022. En 2025, le Honda LPGA Thaïlande connaissait une nouvelle progression de sa dotation avec 1,7 million de dollars pour une prime de 255 000 dollars, au vainqueur, soit 15 000 dollars de plus que les six dernières années.

Et c’est, à nouveau, une nouvelle augmentation de la dotation qui passe à 1,8 million de dollars, pour une prime au vainqueur de 265 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Rubrique News & Vidéo / Live stream

  • Jeudi 19 février : 04h00 à 09h00
  • Vendredi 20 février : 04h00 à 09h00
  • Samedi 21 février : 04h30 à 09h30
  • Dimanche 22 février : 04h30 à 09h30

PIF Saudi Ladies International : belle victoire de Hull !

L’Anglaise Charley Hull décroche une belle victoire, en Arabie Saoudite, et ouvre cette saison en collectionnant un 4e trophée sur le LET.

Cette dernière journée a tenu toutes ses promesses, avec du beau jeu, une course haletante pour la victoire, entre plusieurs joueuses, et du suspense jusqu’au dernier putt. Et l’Europe confirme quelques-uns de ses talents.

Avec un vent qui s’est progressivement renforcé, et un Top 10 où étaient rassemblées de nombreuses stars du LET et du LPGA Tour, cette dernière journée sur le parcours artificiel du Riyadh Golf Club n’a pas manqué d’intérêt.

Très vite, c’est la Sud-africaine Casandra Alexander qui a imposé le rythme, que la Sud-coréenne Hye-Jin Choi a su suivre sur quelques trous. Après une bonne saison 2025, la native de Johannesbourg, âgée de 26 ans, faisait preuve de détermination et cherchait à saisir toutes les occasions de birdie.

Partie quelques trous plus tôt, l’Anglaise Charley Hull jouait sur le même rythme que la Sud-africaine, et elle pointait à –14, après neuf trous, quand Alexander était à –16, co-leader avec H.J Choi, à –16, après 5 trous. Co-leader la veille, avec la Sud-coréenne, la Japonaise Rio Takeda connaissait un début de parcours difficile, ne faisant plus partie du groupe de tête. Elle allait, ensuite, cumuler plusieurs fautes au point de ne plus faire partie des joueuses capables de s’imposer.

L’Anglaise Mimi Rhodes, qui avait perdu du terrain, la veille, tentait de combler son retard et pointait à –2 pour la journée, après neuf trous, accusant un retard de trois coups sur Alexander et Choi.

Après huit trous, c’est la Japonaise Akie Iwai qui venait se joindre au groupe de tête alors que l’Allemande Helen Briem jouait –6 après quatorze trous, lui permettant de se placer à la 7e place, provisoire, à –14. Soit deux coups derrière Alexander, Choi et Iwai.

Avec le score de –15, se trouvaient la Japonaise Nasa Hataoka, la Sud-coréenne Ina Yoon et la Singapourienne Shannon Tan, dont l’avenir est prometteur, à seulement 21 ans. Ainsi, c’est un groupe de 11 joueuses qui était séparé d’un coup, chacun, qui pouvaient prétendre enlever cette victoire. Carlota Ciganda et Alison Lee étant de celles qui pointaient à –14.

Puis, à l’amorce du retour, des changements allaient avoir lieu, au leaderboard, et certaines joueuses de partir à la faute quand d’autres surfait sur la réussite !

La charge de Charley Hull !

Classée 7e à –14, après 11 trous, l’Anglaise Charley Hull accusait encore deux coups de retard sur les joueuses de tête, dont il était difficile de savoir qui de Akie Iwai, Casandra Alexander et Hye-Jin Choi avait le plus de chance de conserver ce rang, voire de s’imposer.

Choi partit à la faute, sur le Par 4 du trou n°9, et elle concéda un bogey qui laissa Iwai et Alexander seules en tête, à –16. Mimi Rhodes tentait de remonter sur les leader, et après 12 trous elle jouait –3 journée, avec un score total de –14.

Helen Briem restait à –6 journée, après 15 trous, rejoint par l’Australienne Kelsey Bennett, elle aussi à –6 pour la journée. Bennett ayant réalisé un eagle au 15, comme beaucoup d’autres joueuses, cette semaine.

Puis, subitement, l’Anglaise Charley Hull se hissa à la première place, grâce à deux coups agressifs. Le premier, pour attaquer le green avec un bois, depuis le rough, ce qui amena sa balle à au moins 15 mètres du mat. Le birdie semblait un score logique, avec ce lon,g putt à suivre. Mais l’Anglaise de 29 ans a du métier et ce fut une ficelle admirable, jusqu’au trou, qui lui offrit un eagle, assez inattendu. Entre temps, Alexander avait quitté la tête du tournoi, à cause d’un bogey sur le Par 4 du 10. Un putt mal exécuté, à environ 1 mètre du trou, qui allait peser lourdement sur sa stratégie.

Akie Iwai restait à –16, et c’est Nasa Hataoka qui prenait la place de la Sud-africaine. Ainsi, c’est un trio de leader qui venait de se former, grâce à l’eagle exceptionnel que Charley Hull venait de rentrer.

Iwai prit les commandes, avec le score de –17, après un birdie au 11, qu’elle doubla par un second au 12. Chisato Iwai se plaçait à –15, et comme l’an dernier, les deux sœurs confirme leur capacité à se montrer performante sur à peu près tous les parcours de la planète. Après cet eagle au 13, Charley Hull sonna la charge en allant chercher un birdie au trou n°14. En difficulté, Casandra Alexander pointait à –15 et ne semblait plus capable de suivre ce nouveau rythme, que deux joueuses du LPGA Tour étaient en train d’imprimer.

Mais la Sud-africaine a de la ressource et cette semaine, elle se sentait particulièrement bien sur ce tracé, même si son putting lui fit un peu défaut. Grâce à un birdie sur le Par 4 du 11, elle revint au contact de Iwai et Hull, à –17. Elle enchaîna, ensuite, deux autres birdie, pour se placer à –18, se retrouvant seule avec Charley Hull qui poursuivait sa folle progression. Un putt d’environ 4 mètres, au trou n°13 offrit à l’anglaise un passage à –17 avant qu’elle ne récidive sur le fameux Par 5 du trou n°15, pour se retrouver à –18.

Dès lors, la fin de ce tournoi se résuma à un duel à distance entre Casandra Alexander et Charley Hull, puisque Akie Iwai concéda un bogey au 13, et qu’elle allait en concéder un second au 17. Que Hye-Jin Choi continua de passer près des trous, avec sa balle, sur les green, lui faisant perdre de nombreuses occasions de birdie, et que Mimi Rhodes était trop avancée sur le parcours, pour espérer combler les deux coups qui la séparaient des joueuses de tête.

De même que Carlota Ciganda, qui resta au contact, était pénaliseé par ce double bogey au trou n°7 qui plomba sa journée. Malgré trois birdie à la suite, du 15 au 17, l’Espagnole ne pouvait plus inquiéter une Charley Hull qui évoluait sur un nuage ! L’Anglaise concluait son parcours avec un dernier birdie, au 18, grâce à un nouveau putt d’une grande précision.

Trois scénarii se dessinèrent alors. Soit Alexander égalait le score de l’Anglaise, pour forcer un playoff. Soit elle assurait un birdie de plus pour s’imposer avec le score de –20, soit elle commettait un faute et laissait filer la victoire sur un stupide bogey. C’est ce troisième scénario qui fut le bon. Marquant Hull à la culotte, grâce à un sixième birdie, sur le Par 5 du 15, la Sud-africaine manqua, une fois encore, un putt court, pour le Par, au 17. Ce bogey sonna compte la victoire inéluctable de Charley Hull, alors à l’entraînement, au putting green. A moins que la Sud-africaine ne parvienne a se placer près du mat, au second coup du 18. ce que peut de joueuses avaient réussi à faire, jusqu’ici.

Jouant une mise en jeu assez agressive, pour se laisser un second coup, le plus court possible, Casandra Alexander se retrouva avec un balle, sous le mat, à peu près à la même distance que l’Anglaise, un peu plus tôt. Soit une distance d’environ 6 mètres. Mais le miracle n’eut pas lieu, et jouissant d’un putting bien moins aiguisé que celui de l’Anglaise, Alexander allait rendre une carte de –18, offrant la victoire à une Charley Hull aussi décontractée que motivée pour un supplément de jeu, qui exprima sa joie, avec le naturel qui caractérise sa personnalité.

Grâce à un dernier birdie, au 18, la Japonaise Akie Iwai partage la seconde place, alors que Hye Jin Choi rejoint Carlota Ciganda, à –17. Et Mimi Rhodes, qui développa un très bon jeu, cette semaine, se classe 6e, en compagnie de Ina Yoon et Nasa Hataoka, donnant, peut-être, un avant goût de ce que sera la prestation de l’Anglaise, sur le LPGA Tour, dans son année de rookie.

« C’est génial ! Waouh, c’est passé trop vite aujourd’hui ! J’étais seulement à -2 après neuf trous et puis j’ai fait une remontée spectaculaire sur le retour », a déclaré Hull après cette brillante victoire. « C’est marrant, parce que la dernière fois que j’étais ici, mon copain m’avait dit de faire plein de birdie dès le début. Il m’a dit hier soir de faire plein de birdie sur le retour, que j’adorais courir après le score, et c’est ce que j’ai fait. Je me sens super bien et j’adore ce parcours. J’aime la façon dont ce parcours de golf a mûri au fil des ans et devient de plus en plus technique chaque année. L’herbe est plus dense et j’ai beaucoup apprécié. C’était un bon défi », continua l’Anglaise. « Après neuf trous, je suis allé aux toilettes et j’ai mangé de la purée. Je ne sais pas si ça m’a donné un peu d’énergie pour le retour, et j’ai reçu un high-five de Noah (Alireza, le patron de Golf Saudi)».

Puis Charley Hull poursuivit : « j’ai travaillé très dur pendant l’intersaison, alors c’est agréable d’obtenir un résultat aussi rapidement, d’autant plus que c’est l’un des tournois les plus importants du LET. C’est mon tournoi à domicile, car je suis ambassadeur de Golf Saudi, alors c’est sympa de gagner pour mes sponsors ». Lors de son dernier tour, Hull a bien débuté avec des birdies aux trous 2 et 7 avant de concéder un bogey au 8. Elle s’est toutefois reprise avec un birdie au 9 pour boucler l’aller à deux coups sous le par.

L’Anglaise, et joueuse star du team Europe de Solheim Cup fait actuellement rénover sa maison et a envoyé une courte vidéo de son nouveau trophée pour s’assurer qu’il rentrerait dans sa nouvelle vitrine. « Je viens de filmer le trophée et de montrer la vidéo au menuisier en lui demandant de vérifier qu’il rentre bien, car il est assez lourd.

De son côté, la joueuse Sud-africaine a déclaré : « c’est un excellent début de saison. Cette semaine a été riche en points positifs, et je peux tirer des leçons de certains coups, mais dans l’ensemble, c’était plutôt solide. Cela me permet de bien démarrer la saison, la préparation s’est bien passée et j’ai hâte de voir ce que le reste de l’année 2026 me réserve», ajoutait Alexander qui a impressionné par sa résistance mentale.

Au classement général du LET, Charley Hull domine avec 500 points, devançant Alexander (275 points) et Ciganda (162,50 points).

La Française Pauline Roussin-Bouchard termine 51e, à 14 coups du leader.

La saison du LET observe une semaine de pause avant de se rendre en Australie pour quatre semaines de tournois, qui débuteront par le Ford Women’s NSW Open au Wollongong Golf Club, dès le 26 février.

Le classement final => ICI

PIF Saudi Ladies Internatonal : Takeda et Choi prennent la main !

Ce fut une journée passionnante, avec peu de vent, mettant en scène un subtile mélange de joueuses du LET et du LPGA Tour, en haut du leaderboard. Et si les pensionnaires du LET ont bien réagi, les stars du circuit américain sont très à l’aise sur ce parcours, où deux d’entre elles ont prit la main, avec un coup d’avance.

C’est l’Américaine Alison Lee qui fut la première à créer le sensation, en rejoignant le groupe de tête, qui s’était formé avec le score de –12, comportant Hye-Jin Choi, Nasa Hataoka, Rio Takeda, Chizzy Iwai et Casandra Alexander. Lee qui dominait ce parcours en jouant –6, après 10 trous, pour la journée, avant de rentrer un nouveau birdie, lui permettant de passer seule en tête. Rarement auteur de coups d’éclat, ces dernières années, l’Américaine de 30 ans surprenait tout le monde, au point qu’elle donna le sentiment de pouvoir rendre une carte record, lui assurant une confortable avance. Une approche rentrée, au second coup du trou n°10, lui avait offert une belle accélération, après un aller vierge de bogey, en 32.

Mais le jeu de l’américaine, progressivement, allait se déliter, et après un birdie sur le Par 5 du 12, elle concéda un bogey. Retombant à –12, Lee allait se montrer moins précise sur ses attaques de green, jusqu’à ce qu’elle renoue avec le birdie, sur le Par 3 du trou n°17. Un Par au 18, allait lui offrir, une fois toutes les joueuses au club house, une 4e place à deux coups des leaders. « C’était génial ! Quel plaisir de retrouver mes clubs ! Franchement, je me disais aujourd’hui que j’espérais vraiment mieux jouer avec mes clubs habituels qu’avec ceux de location, sinon on allait avoir des problèmes demain », a déclaré la star américaine qui a été contrainte d’aller s’acheter un putter. « Je me sentais super bien, c’est toujours agréable d’avoir ses propres clubs. On est plus à l’aise, c’est avec ceux avec lesquels on s’entraîne et on sait qu’ils sont fiables et comment ils vont réagir. C’est génial de les avoir de nouveau », confia Alison Lee. « L’eagle était génial. J’étais dans le premier rough, j’ai tapé un wedge de 54 degrés. C’était un coup à l’aveugle, donc je ne savais pas que la balle était rentrée, mais quelques personnes ont applaudi. C’était super. C’est toujours agréable de rentrer un chip, j’avais fait un chip-in hier, donc c’est une belle progression », expliquait la nouvelle maman du LPGA Tour. « Le niveau est relevé. Il y a beaucoup de très bons golfeurs. Je me sens un peu rouillée, c’est sûr, car je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps avec la naissance de mon bébé. Je suis vraiment contente d’être là. Si on m’avait dit en début de semaine, surtout sans mes clubs, que je serais en lice pour la victoire, j’aurais été vraiment heureuse et enthousiaste ».

Puis, ce sont Hye-Jin Choi et Rio Takeda, deux stars du LPGA Tour, qui allaient occuper la première place du classement avec le score de -15, à une journée de la fin de ce PIF Saudi Ladies International 2026, alors que Mimi Rhodes fut en délicatesse avec son jeu, et que Casandra Alexander eut à peine plus de réussite.

La Coréenne Choi, qui partageait la tête du classement après le premier tour, a rendu une carte de 65 (-7) lors de ce moving day, ce qui lui a permis de prendre la tête. La joueuse de 26 ans a réalisé un troisième tour parfait, en enchaînant les birdie aux trous 2, 4, 5, 8, 12, 13 et 15 pour se retrouver à égalité en tête à 18 trous de la fin. « J’ai vraiment bien joué. Je sens que mon jeu est très solide. Je me sens très bien. Mon putting a été excellent tout au long de la journée », a déclaré Choi. « Hier, mon jeu n’était pas bon car j’étais souvent dans le rough, donc je n’ai pas eu l’impression d’avoir bien joué. Mais aujourd’hui, c’était bien, j’ai presque toujours atteint les fairways, c’est pourquoi j’ai si bien joué », ajoutait la Sud-coréenne. « J’ai fait quelques petits ajustements entre hier et aujourd’hui. Je me suis davantage concentré sur la position en haut de mon swing plutôt qu’au début. Je pense que ça a fonctionné. J’ai eu beaucoup d’occasions de gagner l’année dernière, donc je suis un peu nerveuse, mais je suis vraiment impatiente d’être à demain. Car j’ai une nouvelle chance», concluait Hye-Jin Choi, qui a très bien réagi avec son 72 du second tour.

De son côté, la Japonaise Rio Takeda, 14e mondiale, a rendu une nouvelle carte de 66 (-6), ce qui lui a permis de rejoindre Choi en tête du classement. Et il s’en est fallu de peu pour que cette joueuse de 22 ans, déjà auteur de deux victoires sur le LPGA Tour, ne termine seule en tête. Partageant sa partie avec Carlota Ciganda, Takeda a manqué son dernier put, au 18, à environ 1,20 mètres du trou.

Précédemment, elle venait de réussir un eagle sur le Par 5 du 12, après trois birdie à l’aller : « mon aller s’est bien déroulé et j’ai enchaîné les birdie, ce qui me fait très plaisir », a déclaré Takeda. «Je sens que le vent fort influence le parcours, je vais me concentrer sur lui pour mieux jouer », expliquait-elle. A propos de son eagle, elle déclara : « je n’avais pas une bonne visibilité et j’ai vu la balle aller dans le bunker, mais réussir un eagle sur ce coup, c’est vraiment bien. Demain, je veux me concentrer sur mon propre golf et mon propre jeu ».

La Sud-africaine Casandra Alexander a, finalement, réussi à prendre, seule, la 3e place, après s’être bien battue contre le parcours, et son jeu. La voici à –14, en embuscade, et au contact de deux joueuses stars du LPGA Tour, démontrant qu’elle possède un très bon niveau de golf pour prétendre à mieux, si toutefois elle parvient à trouver plus de régularité, sur une saison. La lauréate du LET a débuté par deux birdie consécutifs sur ses deux premiers trous, puis a enchaîné avec un autre birdie au 12. Son seul bogey de la journée est survenu au 14, avant deux birdie consécutifs aux 15 et 16 qui lui ont permis de se qualifier pour le dernier groupe demain. Mais au 18, elle eut beaucoup de chance sur sa mise en jeu, en envoyant sa balle à la limite du rough et du chemin à voiturette, où elle resta. Grâce à un drop gratuit, elle put attaquer le green et se donner une chance de birdie, à environ 6 mètres du trou. Ce qu’elle ne réussit pas. « J’ai beaucoup mieux joué que ces deux derniers jours. Malheureusement, mon putting n’était pas au point et je n’ai rentré qu’un seul bon putt aujourd’hui », a déclaré la Sud-Africaine. « J’espère en avoir en réserve pour demain », ajoutait-elle. « J’adore les défis, si vous regardez mon parcours dans les Majeurs, c’est ce que je préfère. Je suis impatiente, je rencontrerai probablement de nouvelles joueuses demain, avec un style de jeu légèrement différent du mien. Je vais faire comme d’habitude, essayer de jouer proprement et espérer que mon putter soit plus précis».

Rhodes en difficulté mais pas distancée

L’Anglaise Mimi Rhodes a perdu du terrain, dans cette journée, en passant de la 1ère à la 13e place, mais en restant à quatre coups des leaders. Celle qui sera rookie cette saison, sur le LPGA Tour, a été en délicatesse avec son putting et la profondeur de ses coups. Mais elle a également démontré du très beau jeu, comme au trou n°12, en allant chercher le mat, depuis le rough, quand les autres joueuses, de son groupe, depuis le fairway, restèrent courtes du green.

Malgré un putt à environ 1,20 mètre du trou, Rhodes n’a pas pu signer un eagle qui lui tendait les bras.

Classée 13e à –11, elle conserve toutes ses chances, pour la victoire, car on a souvent vu des joueuses très forme, dans le 3e tour, moins bien jouer le dernier jour, et inversement. Attention donc à Mimi Rhodes, dans cette ultime journée, qui est capable de signer une nouvelle carte très basse, comme au premier tour, sur un parcours qu’elle affectionne.

Sept joueuses se partagent la quatrième place avec l’Américaine Alison Lee. Il s’agit de la Singapourienne Shannon Tan, qui rend une carte vierge de bogey, en 67. De l’Espagnole Carlota Ciganda, de la Coréenne Ina Yoon et du trio japonais formé par les sœurs Iwai et Nasa Hataoka.

Vainqueur de l’Ordre du Mérite du LET 2025, Shannon Tan s’est exprimée sur sa journée : « ces deux derniers jours, mon putting a été plutôt bon et mon jeu de balle correct. Je me suis simplement bien positionnée et, si mon coup de départ est mal placée, je dois me repositionner. Savoir quand être agressif et quand être prudent m’a été utile. C’est la première fois que je joue sur ce parcours et il m’a paru si court. Avoir des clubs plus courts pour approcher les greens facilite les approches et, au départ, pouvoir utiliser le driver au lieu de simplement jouer la sécurité, je pense que cela aide aussi. Pour demain, je vais aborder ce parcours comme ces deux derniers jours. J’ai bien joué ces deux derniers jours, donc j’aborderai ce parcours avec la même approche et je jouerai coup par coup », confiait Tan. 

L’unique Française qui a franchi le Cut est 47e, loin des attentes des fans. Pauline Roussin-Bouchard débute timidement cette saison, où elle est particulièrement attendue, dans une année de sélection pour la Solheim Cup.

Avec les dix premières joueuses qui se tiennent en deux coups, tout reste à jouer lors du dernier tour du PIF Saudi Ladies International, qui couronnera la première gagnante de la saison 2026 du Ladies European Tour.

Le dernier tour débutera à 7h30 (heure locale), les leaders prenant le départ à 11h36 (heure locale) au Riyadh Golf Club.

Le classement provisoire => ICI

PIF Saudi Ladies International : Rhodes reste en tête !

Cette seconde journée au Riyadh Golf Club a confirmé la bonne forme de ces joueuses qui ont fait l’actualité de la saison passée, tandis que d’autres ont perdu pied. Et sur les quatre Françaises engagées, une seule franchit le Cut.

L’Anglaise Mimi Rhodes a rendu une carte de 69 (-3), lors de cette deuxième journée du PIF Saudi Ladies International, prenant ainsi la tête du classement, avec un petit coup d’avance sur la très physique et expérimentée Sud-africaine, Casandra Alexander. Et les joueuses qui se sont élancées le matin n’ont pas été avantagées par rapport à celles des groupes de l’après-midi.

En effet, Alexander et C.Iwai, qui se sont élancées à 12h48 du Tee n°1, ont guère mieux joué que Ciganda et Rhodes parties du Tee n°10 entre 07h45 et 07h56. Ce qui a fait la différence c’est la capacité, pour chaque joueuse, à bien appréhender les positions de drapeaux, la vitesse des green et à mettre en place leur jeu.

L’Anglaise Mimi Rhodes a concédé un seul bogey, dans cette nouvelle journée, tout en signant deux birdie à l’aller comme au retour. « J’étais tellement impatiente de commencer la saison », a déclaré Rhodes, triple vainqueur sur le LET. « Deux mois sans compétition, c’est long. J’ai retrouvé mon swing et mon objectif principal est de rentrer les putts. Avoir des greens en parfait état est un atout. J’y vais doucement et avec patience », expliquait-elle. «Honnêtement, mon jeu est bon. Ma préparation n’était pas optimale car il pleuvait des cordes en Espagne, donc je n’ai pas pu m’entraîner correctement, mais cela prouve que mon swing est au point. Je n’ai pas besoin de beaucoup m’entraîner au practice. Je dois juste me concentrer sur le putting et le petit jeu, et le reste suivra. Je ne me suis pas mis trop de pression cette semaine, mais c’est évidemment un événement important. Je voulais bien jouer et commencer par passer le Cut, et j’ai fait plus que ça. Je pense pouvoir être fière de moi pour le moment et on verra ce que l’avenir nous réserve. Je suis contente », ajoutait l’Anglaise de 24 ans, qui constitue la nouvelle garde avancée golf britannique, au plus haut niveau mondial, et qui s’inscrit dans le renouvellement générationnel dont l’Angleterre a besoin pour succéder à des joueuses comme Charley Hull et Georgia Hall, toutes les deux à quelques semaines de fêter leur trentième anniversaire. « Je n’aborderai pas le week-end différemment. Je vais me remettre dans le bain, jouer coup par coup, faire des birdies avec le moins de bogey possible et on verra bien », complétait Rhodes, qui est seule à –11, en haut de ce tableau provisoire des scores, sérieusement talonnée par des joueuses d’expérience. Dont la Sud-Africaine Casandra Alexander et la Japonaise Chizzy Iwai, qui se partagent la seconde place, avec le score de –10.

Vainqueur en 2026, de son premier titre sur le LET, Alexander a commencé sa journée par un bogey. Mais elle s’est immédiatement reprise avec un birdie au deuxième trou, avant d’en ajouter un autre sur le Par 5 du trou n°5. La joueuse de 26 ans a ensuite trouvé son rythme sur le retour avec quatre birdie entre les trous 10 et 15, se retrouvant à un coup de la tête à -10. « J’ai bien préparé cette semaine », a déclaré Alexander. « Tout le travail que j’ai effectué avec mes entraîneurs l’année dernière, et le fait de m’y remettre cette année, prouve que ce travail a été vraiment bénéfique pour mon jeu ces deux dernières années. Faire les choses correctement et avec constance m’a permis d’en arriver là. Au début, les greens étaient un peu plus secs qu’hier, évidemment vu l’après-midi, et ils étaient assez rapides, beaucoup plus rapides que les greens d’entraînement. Je me suis bien adaptée après quelques trous », expliqua celle qui a fait ses armes sur le Sunshine Ladies Tour, où elle a remporté six victoires. « Sur le retour, les choses ont commencé à tourner en ma faveur. J’ai quand même laissé passer quelques occasions, notamment beaucoup de putt juste avant le trou. J’ai bien joué, mais il y avait encore des coups à jouer, alors j’espère que nous pourrons les rattraper demain, confiait-elle ».

La Japonaise Chisato Iwai, reconnaissable à ses couettes, a joué –3 (69) après son 65 de la veille. Une seconde carte qui comporte cinq birdie et deux bogey, lui permettant de confirmer tout le potentiel qu’elle a déjà déployé sur le LPGA Tour, l’an dernier. Iwai et Alexandrer qui ont joué ensemble, aux côtés de l’Irlandaise Lauren Walsh, classée 43e à –3, et qui n’a pas connu la même réussite que ses camarades de jeu. Ce qui confirme bien que l’heure de départ n’a pas eu d’incidence dans cette course au Cut. « J’ai fait quelques bogey aujourd’hui », a déclaré Iwai. « J’ai connu des hauts et des bas aujourd’hui. Mon score est de trois coups sous le Par, ce qui est plutôt bien. C’était une belle journée. J’ai essayé de ne pas trop réfléchir et de faire confiance à mon instinct. Je me répétais que j’en étais capable. Je veux relever un défi en 2026 et j’essaie aussi d’améliorer mon anglais cette année », avouait la Japonaise de 23 ans, qui défendra son titre, au Mexique, cette année, sur le LPGA Tour.

L’Espagnole Carlota Ciganda et la Japonaise Rio Takeda sont à un coup derrière, soit –9, à égalité à la quatrième place. Et elles sont bien placées pour attaquer ces deux dernières journées, où la victoire pourrait bien se jouer entre ces cinq joueuses, et d’autres qui surgiraient aux avant-poste, dès demain.

Huit fois vainqueur sur le LET et auteur d’un trou en un le premier jour, Carlota Ciganda a réalisé un parcours vierge de bogey ce jeudi. « Je suis très contente de mon jeu ces deux derniers jours. Un parcours sans bogey aujourd’hui, c’est vraiment satisfaisant », a déclaré Ciganda. « J’ai pris plus de temps de repos que d’habitude. C’était très agréable et je suis heureuse d’être de retour ici. Pratiquement tout fonctionne. Du tee au green, j’ai été très solide. J’ai rentré quelques putts et ma vitesse de balle est excellente. Je touche beaucoup de greens et je me crée beaucoup d’occasions, et j’espère pouvoir faire de même ce week-end », confiait l’héroïne de la Solheim Cup 2023. « J’adorerais gagner, surtout en tant qu’ambassadeur de Golf Saudi et en jouant ici à Riyad. J’aime beaucoup ce parcours, je trouve qu’il est superbement aménagé. C’est un parcours agréable, on peut y jouer sous le Par et j’espère pouvoir continuer sur cette lancée ce week-end et être parmi les meilleurs samedi », complétait l’Espagnole de 35 ans, qui a épousé son caddie, l’Anglais Jamie Longman, en fin d’année dernière.

La Japonais Rio Takeda, partie du Tee n°1 à 12h15, a rendu une carte de 66 (-6), avec une suite de trois birdie, pour clôturer sa journée, du 15 au 17 : « aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de birdie, c’est très bien », a déclaré la joueuse de 22 ans, classée 14e mondial. « C’est ma première fois ici, mais ce parcours me convient parfaitement. L’année dernière, d’autres joueuses japonaises ont participé à l’épreuve, donc j’ai eu des informations. Demain, je jouerai mon golf et je ferai de mon mieux », expliqua la rookie 2025 du LPGA Tour, qui défendra son titre lors du Blue Bay LPGA, du 5 au 8 mars.

Huit joueuses se partagent la sixième place avec le quatuor Sud-coréen composé d’Ina Yoon, Hyejun Park, Jiwon Ko et Hye-Jin Choi, le duo de Japonaises formé par Nasa Hataoka et Akie Iwai, la Belge Manon De Roey et la Singapourienne Shannon Tan. Cette dernière a signé la meilleure performance du jour, avec une carte de 65, vierge de bogey, confirmant sa nette progression entamée l’an dernier, avec une magnifique victoire à l’Amundi German Masters.

Roussin-Bouchard seule rescapée tricolore

Le début de cette saison débute mal pour Céline Boutier, qui est en panne de résultats depuis sa année exceptionnelle, en 2023, sur le LPGA Tour. Certes, il y a eu ce succès à l’Aramco Team Series en Chine, au mois d’octobre 2024, mais la Française semble dominée par les nouvelles générations et pas aussi à l’aise avec son jeu qu’il y a deux ans.

Après un premier tour en 70, Boutier à joué 74, en concédant trois bogey pour un birdie. Nastasia Nadaud ne franchit pas, elle aussi, le Cut, alors que son premier tour en 69 laissait espérer un bon résultat ce jeudi. Elle signe une seconde carte de 75, comportant deux birdie et cinq bogey. Espérons que son début sur le LPGA Tour ne se fera pas sur le modèle de ses compatriotes Cernousek et Laisné, qui ont perdu leur statut d’espoir, du golf féminin Français, au niveau mondial.

Céline Herbin, est également éliminée du Cut, en ayant un peu mieux limité les dégâts. Elle rend une carte de 73 et n’échoue que d’un coup à se qualifier.

C’est donc Pauline Roussin-Bouchard qui fera flotter, du mieux qu’elle le pourra, le drapeau tricolore, lors des deux prochaines journées. La Française de 25 ans, qui s’est bien battue en 2025, pour retrouver sa carte sur le LPGA Tour, est partie du Tee n°1, à 12h15, avec Rio Takeda et Danielle Kang. Après deux bogey, elle rapidement trouvé le chemin du birdie, en en signant trois à la suite, du 4 au 6. Et au retour, elle assurait deux birdie au milieu de sept Par, avec huit fairway manqués, et seulement quatorze green en régulation. Elle s’élancera demain, à 10h03, du Tee n°1, avec les Sud-coréennes Jung Min Hong et Chaeeun2 Lee, qui partagent cette 34e place provisoire, à –4.

Le Cut a été fixé à -2, et 65 joueuses se sont qualifiées pour les deux derniers jours de compétition de ce PIF Saudi Ladies International.

Le troisième tour débutera à 8h30 (heure locale) au Riyadh Golf Club, les leaders prenant le départ à 12h36 (heure locale). La suite de ce tournoi est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

Le classement provisoire => ICI

PIF Saudi Ladies International : Rhodes et Choi à égalité en tête !

Cette première journée du tournoi d’ouverture de la saison 2026 du LET, où sont réunies les meilleures joueuses du circuit européen et quelques-unes du LPGA Tour, vient de remettre en selle quelques-unes des joueuses qui ont fait l’actualité de la saison passée. Et notamment l’Anglaise Mimi Rhodes, désormais rookie sur le LPGA Tour.

L’Anglaise Mimi Rhodes et la Coréenne Hye-Jin Choi ont toutes les deux rendu une carte de 64 (-8) lors de leur premier tour, ce qui leur permet de se hisser en tête du classement à l’issue de la première journée de ce PIF Saudi Ladies International, de retour sur le parcours du Riyadh Golf Club.

Elue Rookie de l’année du LET, en 2025, Mimi Rhodes a signé un premier tour vierge de bogey, en s’étant élancée dans les parties de l’après-midi, soit à 12h15, en compagnie de la Suissesse Chiara Tamburlini et de l’Allemande Olivia Cowan. Et l’heure de départ n’a, finalement, pas été un avantage puisque les joueuses ont dû affronter le vent, et que Cowan se classe à –2, alors que Tamburlini a joué –1. Le niveau technique des joueuses évoluant chaque année, il devient difficile d’invoquer un avantage entre les parties du matin et celles de l’après-midi.

Partie du Tee n°1, Rhodes a d’abord trouvé trois birdie contre six Par à l’aller, avant de commencer à agresser le parcours et de se sentir plus à l’aise. Au retour, dès le trou n°10, elle a aligné trois birdie, avant de jouer deux Par, puis de retrouver le chemin du birdie, sur le Par 5 du 15 et le Par 4 du 16. Clôturant sa journée avec deux Par, l’Anglaise de 24 ans, déjà titrée trois fois sur le LET, venait rejoindre la Sud-coréenne Hye-Jin Choi, à –8 en tête du tournoi. Choi qui s’était élancée à 08h07 en compagnie de Akie Iwai et de Shannon Tan.

« De toute évidence, tout s’est bien passé pour moi aujourd’hui », a déclaré Rhodes. « Après une si longue pause [pendant la trêve hivernale], j’étais un peu nerveuse au début. J’ai manqué quelques putts, mais mon jeu était vraiment solide. J’ai raté quelques greens sur l’aller, mais j’ai réussi à sauver le par. Sur le retour, j’ai complètement oublié mon score et j’essayais de faire le plus de birdie possible. Je crois que je n’ai pas raté un seul green, donc tout se passait bien. Mon putting était impeccable », commenta l’Anglaise dont les statistiques de jeu n’ont pas été publiées. « Je pense que ce parcours est le meilleur que j’aie jamais vu. Les greens se sont tellement améliorés, ils roulent super bien et je me suis habitué à leur vitesse très tôt. Je me suis beaucoup concentrée sur les entraînements. J’ai analysé les dénivellations et la vitesse des greens, et ça a payé aujourd’hui. Je suis globalement à l’aise avec mon jeu », affirma Rhodes. « C’était probablement la plus longue pause golfique que j’aie jamais eue, et pas la plus idéale. Au final, la famille passe avant tout. C’étaient de superbes vacances, et je suis reconnaissante à mes parents de nous avoir emmenés là-bas. On a pu passer du temps ensemble, peut-être même un peu trop pour toute la famille. C’était bien d’avoir cette pause forcée, sinon j’aurais certainement repris le golf plus tôt. Je suis contente de savoir que je peux finalement prendre des pauses plus longues », ajoutait-elle.

De son côté, Hye-Jin Choi, a également très bien profité des trous 10 à 18, qui fut son aller, mais elle a concédé un bogey sur le Par 4 du trou n°9, après trois birdie. « J’ai abordé la journée coup par coup. Je n’étais pas très bien au départ, mais mon putting était incroyable. J’ai rentré de très longs putts à plusieurs reprises. Chaque jour, je me sens un peu mieux et plus confiante, c’est pourquoi je pense avoir bien joué », a déclaré la Sud-coréenne de 26 ans. « Je me suis beaucoup entraînée au camp d’entraînement hivernal. J’ai essayé de poursuivre sur cette lancée et c’est pourquoi je pense avoir bien joué. Je vais continuer à m’entraîner. J’ai très bien joué l’année dernière. C’est le début de ma saison, je ne sais pas encore ce que l’avenir me réserve, mais je vais persévérer », ajoutait Choi, dont l’essentiel de la saison se situera sur le LPGA Tour.

La Japonaise Chisato « Chizzy » Iwai occupe seule la troisième place, à un coup de la tête, après un premier tour en 65 (-7) à Riyad. Vainqueur sur le LPGA Tour, l’an dernier, dans son année de rookie, elle a débuté son parcours au trou n° 10 dont le groupe qui suivit celui de sa sœur et de Hye-Jin Choi. Elle est l’une des 11 joueuses à signer un eagle dans cette journée, réalisé sur le Par 5 du trou n°5. Un coup qui est venu effacer son unique bogey concédé sur le Par 4 du trou n°3. Un eagle signé depuis une sortie de bunker, créant un peu plus de spectacle dans cette journée. « Tout d’abord, le temps était magnifique et la température idéale. Je me sentais bien sur le parcours, et mes coups de départ étaient solides sur chaque trou. C’était vraiment agréable », a déclaré Chisato Iwai. «Aujourd’hui, j’ai commencé au trou n° 10. Sur l’aller, le vent était calme, ce qui m’a permis de bien choisir mes clubs et de gérer facilement le vent, ce qui explique mon bon jeu. Pour mon eagle, je n’ai pas vu la balle entrer dans le trou car j’étais recouverte de sable. Quand j’ai réussi à rentrer la balle dans le bunker, c’était génial ! Je n’ai pas changé d’objectif. Je veux juste prendre du plaisir sur le parcours, garder mon énergie et me concentrer sur ma routine ».

Deux joueuses partagent la quatrième place. Il s’agit de la Belge Manon De Roey et de la Thaïlandaise Patty Tavatanakit, toutes les deux à –6.

Vainqueur à trois reprises sur le LET, De Roey n’a concédé qu’un seul bogey lors de la première journée de compétition, au milieu de sept birdie. « Je joue bien ici. J’aime ce parcours », a déclaré De Roey. « Il convient parfaitement à mon jeu. Il y a des Par 5 que nous pouvons atteindre et j’ai réalisé de bons scores sur ce parcours. C’est agréable de commencer la saison ici avec confiance. J’ai réussi des coups très précis, notamment sur certains trous longs face au vent. J’ai bien placé mes fers près du drapeau. Par exemple, au 16, il me restait 152 mètres à parcourir et j’ai joué 160 mètres, j’ai donc utilisé un fer 6. Ce n’est pas le green le plus facile pour un fer 6, mais j’ai réussi un bon coup. J’ai fait de bons coups au bon moment et j’ai rentré quelques putts », ajoutait la Belge de 34 ans. « Le parcours est en excellent état. Les greens sont magnifiques, les fairways impeccables. Il est d’un vert éclatant. C’est tout simplement splendide, le parcours n’a jamais été aussi bien entretenu. J’ai hâte d’y revenir quelques jours de plus ».

La Thaïlandaise Patty Tavatanakit, vainqueur de l’édition 2024 de ce tournoi, a réalisé une performance similaire, ne concédant qu’un seul bogey, tout en enchaînant sept birdie, lui permettant de terminer ex æquo avec De Roey. « J’ai bien joué ; j’ai rentré quelques putts en fin de parcours », a déclaré la star thaïlandaise. « Dans l’ensemble, c’était une très bonne journée. Le matin, la chaleur était agréable, mais sur le retour, il a fait un peu chaud. Ce n’était pas une chaleur étouffante », précisa la Thaïlandaise de 26 ans, qui avait fait une entrée remarquée, sur le LPGA Tour, en remportant l’ANA Inspiration, en 2021, pour sa première victoire sur le circuit mondial.

Sept joueuses ont terminé la première journée à la sixième place ex æquo, à –5. Il s’agit de la Coréenne Hyejun Park, de la Sud-Africaine Casandra Alexander, de l’Irlandaise Lauren Walsh, des Thaïlandaises Cholcheva Wongras et Trichat Cheenglab, ainsi que les Espagnoles Carlota Ciganda et Carolina Chacarra, toutes à cinq coups sous le par.

Carlota Cigada qui a offert au public un trou en un sur le Par 3 du trou n°8 !

Nadaud, meilleure Française devant Herbin

Le nombre de Françaises a évoluer sur le LPGA Tour s’étoffe avec Nastasia Nadaud qui officialise sa saison dans ce tournoi, avant de pouvoir évoluer sur le circuit mondial, après la tournée asiatique du LPGA Tour. C’est pour elle l’occasion de se frotter à quelques-unes des joueuses du circuit mondial, qu’elle retrouvera toute la saison, comme les sœurs Iwai, Charley Hull, Carlota Ciganda, Hye-Jin Choi ou encore Ariya Jutanugarn et Ingrid Lindblad, déjà titrée.

La journée de Nadaud fut un peu moins démonstrative que celles des leaders, mais elle a pris soin de ne pas concéder de bogey. Avec trois birdie contre quinze Par, la Française de 21 ans a pris seize green en régulation mais elle a manqué six fairway, ce qui ne l’a pas aidé à se donner des opportunités de birdie. Partie du Tee n°1, à 12h48, avec la Sud-coréenne Hyunjo Yoo et l’Autrichienne qu’elle connaît bien, Emma Spitz, Nastasia Nadaud assure une 26e place de nature à lui faire espérer franchir son premier Cut de la saison.

Derrière elle, se trouve Céline Herbin, qui devrait concentrer la suite de sa carrière sur le LET. Avec un départ à 07h23, la Française de 43 ans, qui réside en Espagne, entame sa 17e saison chez les pros et semble s’inscrire dans la régularité, au milieu des nouvelles générations qui ne parviennent pas, toutes, à faire mieux que leurs ainées. Jouant –2 pour ce premier tour, Herbin reste toujours handicapée par ces bogey qui nuisent à ses performances. Car la Française signe, tout de même, deux birdie à l’aller et trois au retour, en ayant touché seize green en régulation.

C’est également la rentrée pour Céline Boutier, que l’on a vu à l’aise sur ce parcours, en position d’eagle sur le Par 5 du trou n°5, mais qui concède deux bogey contre quatre birdie, pour se retrouver également à –2, à la 41e place.

Pauline Roussin-Bouchard est 58e, à –1, en danger pour le Cut, ce qui va l’obliger à être plus incisive lors du second tour.

Quelques Américaines sont dans le champ, comme Alison Lee, qui a toujours du mal à jouer au contact des meilleures, à 30 ans, et qui inaugure un long putter. Danielle Kang qui depuis ses problèmes de santé, au dos, n’est plus parmi les figures du circuit mondial. Austin Kim (-1), qui a l’avenir devant elle et un énorme potentiel à développer autant qu’à canaliser. Andrea Lee (+2), détentrice d’une victoire sur le LPGA Tour, à 27 ans, et Brianna Navarossa (+3) qui poursuit son expérience du circuit Européen, après une première victoire, en équipe, en 2025, lors des séries Aramco.

Enfin, Gurleen Kaur, qui entame sa quatrième saison professionnelle, et qui a démontré un certain potentiel sur l’Epson Tour, et le LPGA Tour, depuis 2023. La voici 41e à –2, meilleure représentante de son pays dans ce tournoi, avec la possibilité de jouer les quatre tours.

Le deuxième tour débutera à 6h50 (heure locale) et les derniers groupes prendront le départ à 12h59 (heure locale) au Riyadh Golf Club.

Le classement provisoire => ICI

Communiqué : le LET bat un record

Le Ladies European Tour, dans un communiqué publié ce lundi 2 février, annonce battre le record du nombre de membres, donc de joueuses inscrites pour participer à la saison 2026.

Le tour féminin Européen revendique 378 membres, dont 340 joueuses en activité. Ce qui représente 47 nationalités avec le retour de pays comme le Brésil, la Slovaquie, les Philippines et la Malaisie.

Il s’agirait de la plus forte hausse enregistrée depuis la crise sanitaire, signe de la bonne santé du circuit féminin de golf européen, déclare les instances du LET.

Au milieu de ces 340 joueuses, qui vont s’élancer pour un calendrier 2026 composé de 30 tournois, se trouvent 56 rookie représentant 24 nationalités.

Le Ladies European Tour entamera, du 11 au 14 février, sa 48e saison, avec le PIF Saudi Ladies International.

Hilton Grand Vacations Tournament of Champions : l’essentiel à savoir

Historique

Créée en 2019, cette épreuve inaugure, désormais, le début de la saison du LPGA Tour sans pour autant adopter les règles des tournois habituels. Rassemblant joueuses régulières du circuit et célébrités, le tournois des champions est avant tout dédié aux joueuses ayant remporté une victoire, sur les deux dernières années, sur le LPGA Tour. Mais c’est aussi un moment de promotion du golf féminin, par la création de groupes mixtes, permettant de démontrer que le jeu des femmes et aussi attrayant que celui des hommes.

Ce tournoi a été rythmé par deux playoff, en 2020 et 2021. Et il faut retenir que Danielle Kang, qui échoua en playoff en 2021 face à Jessica Korda, s’imposa l’année suivante, de même que Brooke M.Henderson, qui fut seconde en 2022, trouva le chemin de la victoire en 2023.

L’année 2025 a été riche en premières victoires, aussi cette édition 2026 comporte-t-elle de nombreuses joueuses, rookie en 2025, qui seront également au départ de l’édition 2027.

Vainqueur en 2025, en ayant dominé le tournoi du premier au dernier tour, la Sud-coréenne A Lim Kim défendra sa titre.

En revanche, aucune Française figure dans ce champ, faute de succès depuis deux ans. Notamment pour Céline Boutier.

Le mode de jeu

Le tournoi se déroule en stroke play pour les joueuses du LPGA Tour, sans Cut. Quant aux célébrités, elles sont classées selon le mode de jeu stableford.

  • Double bogey = 0 pts
  • Bogey = 1 pts
  • Par = 2 pts
  • Birdie = 3 pts
  • Eagle = 5 pts
  • Trou en un = 8 pts

Le parcours

Situé à Orlando, le tracé du Lake Nona Golf and Country Club est, comme la plupart des parcours floridien, entouré de pièces d’eau et il est inclus dans un somptueux complexe hôtelier, dont le bâtiment principal est désormais emblématique. Le tracé date de 1986 et fut créé par Tom Fazio. En 2014, il fut rénové par son architecte d’origine. Le tracé comporte 58 bunkers, 12 pièces d’eaux dont une est commune à deux trous. Et 9 pièces d’eau sont directement en jeu. Le parcours est essentiellement composé d’un mélange de Poa trivalis, et de Bermudagrass.

Comme l’année dernière, le parcours est décomposé en deux Par 36.Les distances ne changent pas, seul la tonte est un peu plus rase.

Les parcours joués

2019 et 2021 : Four Season Golf et Sport Club (Floride – Par 71)

Depuis 2022 : Lake Nona Golf et Country Club (Floride – Par 72)

Le champ de joueuses

Elles sont 39 cette année, dont l’Américaine Austin Ernst qui bénéficie d’une exemption médicale, suite à sa maternité en 2023. N’ayant pas joué en 2025, Ernst a bénéficié d’un prolongement de cette exemption.

Sept joueuses rookie l’an dernier prennent part à ce tournoi, démontrant à quel point l’année 2025 fut une saison de renouvellement, laissant une bonne partie des anciennes stars du circuit, loin des trophées, et parfois du Cut.

Cependant, Lydia Ko, Nelly Korda et Brooke M.Henderson sont trois des meilleures, joueuses du circuit, au départ de ce premier tournoi de la saison, aux côtés des nouvelles championnes qui constituent la relève du golf féminin mondial que sont Ruoning Yin, Rose Zhang, Lottie Woad, les sœurs Iwai et la nouvelle numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul.

Les célébrités

Les passionnés de ce tournoi auront plaisir à retrouver, cette année encore, des joueuses comme Mardy Fish, John Smoltz, Jeff McNeil et Derek Lowe, qui ont été lauréats depuis la création de ce tournoi. Mais aussi des stars du showbiz ou du sport comme Michael Pena, Marcus Allen, Joe Pavleski ou Alfonso Ribeiro. Sans oublier l’inoxydable Annika Sorenstam.

Au total, ils sont 44, dont quatre femmes.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : A Lim Kim (-20)
  • 2024 : Lydia Ko (-14)
  • 2023 : Brooke M.Henderson (-16)
  • 2022 : Danielle Kang (-16)
  • 2021 : Jessica Korda (-24)
  • 2020 : Gaby Lopez (-13)
  • 2019 : Eun-Hee Ji (-14)

  • 2025 : Joe Pavleski (145)
  • 2024 : Jeff Mcneil (138)
  • 2023 : Mardy Fish (152)
  • 2022 : Derek Lowe (138)
  • 2021 : Mardy Fish (158)
  • 2020 : John Smoltz (150)
  • 2019 : John Smoltz (146)

Records du tournoi (Par 71)

  • 18 trous : -12, Jessica Korda (2021)
  • 36 trous : -15, Danielle Kang (2021)
  • 54 trous : -24, Danielle Kang (2021)
  • 72 trous : -24, Jessica Korda et Danielle Kang (2021)

Record du tournoi (Par 72)

  • 18 trous : -7, Ayaka Furue (2024), A Lim Kim (2025)
  • 36 trous : -11, Brooke M.Henderson (2023)
  • 54 trous : -15, A Lim Kim (2025)
  • 72 trous : -20, A Lim Kim (2025)

Record du parcours en Par 72 : 62

  • Minjee Lee (2025)

Primes et dotation

Jusqu’ici la dotation globale était de 1,5 million de dollars avec une prime de 225 000 dollars à la joueuse vainqueur. Mais en 2025, eu égard à l’augmentation de la dotation totale annuelle, ce tournoi fut doté d’une somme de 2 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 300 000 dollars.

Cette année, c’est une légère augmentation avec l’apport de 100 000 dollars, dont 315 000 dollars au vainqueur.

Quant aux célébrités, la dotation reste à 500 000 dollars pour une prime au vainqueur de 100 000 dollars. Des sommes sont inchangées depuis 2021.

Diffusion TV

Comme en 2025, ce tournoi reste accessible directement et gratuitement sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 29 janvier : 17h30 à 20h30
  • Vendredi 30 janvier : 17h30 à 20h30
  • 1er février : 20h30 à 23h30
  • 2 février : 19h00 à 22h00

Une page se tourne !

Au mois de janvier 2017, quand j’ai entendu parler de la création d’un groupe Facebook dédié au golf féminin, par l’intermédiaire de Golf Channel, j’ai tout de suite pris contact avec son créateur.

C’est de cette manière que j’ai fait la connaissance de Jean-Luc Maisonhaute, et que s’est forgée, entre nous, une amitié grandissante, qui nous a uni jusqu’à son décès, le 9 mars 2024.

Cela fait donc huit ans que je suis investi dans ce travail journalistique associatif.

Je n’ai pas compté mes heures, et j’ai vécu toutes les saisons du LPGA Tour en subissant les décalages horaires tout au long de l’année.

En plus du LPGA Tour, j’ai décidé de suivre la saison de l’Epson Tour, ayant rapidement compris que la plupart des futures stars du circuit mondial féminin émergent des circuits américains.

Au décès de Jean-Luc Maisonhaute, j’ai repris son travail sur le Ladies European Tour, et le LETAS dans une moindre mesure. C’est donc l’ensemble des circuits professionnels féminins que j’ai suivis, avec parfois un peu de difficulté quand les horaires des tournois se chevauchaient. Mon regret reste la difficulté à traiter l’actualité du circuit amateur. Mais seul, je ne pouvais pas tour faire, comme chacun le comprendra. Je suis, cependant, désolé pour toutes les joueuses en devenir dont le groupe n’a pas pu évoquer les performances et les résultats.

Le groupe LPGA French Fans team a évolué sur le modèle que j’avais proposé à Jean-Luc Maisonhaute, dès 2017, à savoir un média associatif proposant des articles structurés consacrés aux tournois des différents circuits.

L’arrêt de la chaîne Golf Channel nous a attristé, car ce média était le seul à proposer les tournois du LPGA Tour et du LET, à la télévision.

La tentative de reprise du LPGA Tour, par un média spécialisé du golf français, en partenariat avec la Fédération Française de Golf n’a pas été concluante, comme nous le savons. Et nous avons bien vu que celui qui joue au golf et qui est essentiellement concentré sur les circuits masculins, n’est pas nécessairement compétent pour s’emparer de la thématique du golf féminin.

Au mois de février 2025 j’ai donc pris l’initiative d’engager des discussions avec la LPGA, afin de trouver une solution face à ce nouvel arrêt, brutal, de la diffusion du LPGA Tour.

La LPGA me mettait alors en contact avec Brian Caroll, le responsable du département Global Media.

Dans un premier temps, Brian m’annonçait une reprise de la diffusion des tournois du LPGA Tour, par le Groupe Canal Plus.

Dans l’attente de la conclusion de cet accord je demandais à bénéficier du flux vidéo, jusqu’ici bloqué pour la France. Ce qui fut accordé. Puis, progressivement, ce flux vidéo fut disponible pour chaque tournoi et il ne fut plus jamais question d’une reprise du LPGA Tour par Canal Plus. Et à ce jour, j’ignore s’il y a réellement eu le début d’une discussion sérieuse avec ce média.

Brian fut disponible, réactif et à l’écoute de la passion des fans Français. Et c’est grâce à lui, et ses équipes, que vous avez pu suivre, gratuitement, toute la saison 2025, sur le site de la LPGA. Et c’est également avec son équipe que j’échangeais, en temps réel, pour apporter les solutions techniques, lorsqu’un problème affectait la diffusion d’un tournoi.

Au mois de décembre, Brian a quitté la LPGA pour un nouveau projet professionnel en Floride. Mais son équipe reste disponible et attentive à la passion que les fans Français portent au LPGA Tour. Et je vais rester en contact avec eux.

Je tiens à souligner, à cette occasion, que les performances de Céline Boutier, sur le LPGA Tour, ont fortement contribué à mettre un coup de projecteur sur la France, aux yeux des Américains. Et cela a grandement facilité les discussions pour convaincre la LPGA d’ouvrir leur flux vidéo pour la France.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai souvent été critique sur la filière française de haut niveau qui ne parvient pas à produire des joueuses compétitives pour maintenir la France, sur le LPGA Tour, au niveau où Céline Boutier l’a placé.

Dans trois ou quatre ans, Céline Boutier pourrait annoncer sa retraite et il n’y a pas eu, jusqu’ici, de jeunes talents capables de faire aussi bien. Ou mieux. C’est un problème qui pèse sur le développement du golf féminin et du marché du golf, en France. L’arrivée de Nastasia Nadaud sur le LPGA Tour est porteur d’un nouvel espoir de victoires. Je lui souhaite, évidemment, une pleine réussite.

D’ailleurs, j’ai constaté que les audiences du groupe sont au plus haut chaque fois qu’une Française réalise un bon résultat ou une performance.

La corrélation entre la performance de nos joueuses et le développement économique de la discipline, dans notre pays, n’est plus discutable. Preuve qu’il y a une dynamique possible avec le golf féminin en France. Mais il nous faut plus qu’une championne au niveau internationale pour construire une économie autour du golf.

De son côté, le Ladies European Tour a choisi de diffuser une partie de ses tournois sur sa chaîne Youtube. De sorte que les tournois de golf féminin sont désormais accessibles à tous. Mais en langue anglaise. Ce qui reste un obstacle pour certains.

Au cours de l’année 2025, entouré de personnes compétentes et passionnées, j’ai présenté un projet, solide, de production télévisuelle des tournois du LPGA Tour, pour la France. Mais la direction de la LPGA ne l’a pas validé, préférant, pour le moment, conserver le modèle de diffusion mis en place au mois de février 2025. Et qui est reconduit cette année.

Cependant, le groupe LPGA French Fans team est désormais connu et reconnu par les instances de la LPGA, grâce à un travail relationnel constant, qui a débuté avec les attachées de presse indépendantes, qui officiaient encore en 2017 et 2018. Puis, avec les membres du service presse de la LPGA. Des relations qui se sont élargies au département Global Média et à la direction de la LPGA.

Et des journalistes de Golf Channel, comme Tom Abbott ou Grant Boone, nous ont également suivi sur les réseaux sociaux.

Avec de modestes moyens, nous avons réussi à attirer le regard des Américains vers les « french » fans du LPGA Tour.

Huit ans après avoir débuté cette aventure, passionnante et enrichissante, le groupe a dépassé les 1500 membres, affirmant sa ligne rédactionnelle indépendante qui permet à chacun d’obtenir des informations rarement évoquées dans la plupart des médias spécialisés Français, qui fonctionnent avec des moyens financiers et des rédacteurs salariés, quand LPGA French Fans team est entièrement fondé sur le bénévolat.

Mais le bénévolat a ses limites.

Depuis quelques mois, et par la force des choses, ma vie a pris un nouveau chemin, tant sur le plan personnel que professionnel. Aussi, ai-je décidé qu’il était temps pour mois de réduire mon investissement dans cette aventure dédiée au golf féminin, face aux nouvelles priorités qui s’imposent à moi.

Je me limiterai donc à produire les présentations des tournois et quelques articles, selon les horaires de diffusion des tournois, cette année. Mais je ne pourrais plus produire, chaque semaine, des résumés des tournois, et encore mois sacrifier des nuits à les suivre.

Néanmoins, je resterai administrateur de ce groupe, pour sa bonne tenue. Surtout dans une année de Solheim Cup où nous ne manquerons pas d’être harcelés par les faux profils qui pullulent sur Facebook.

Rassurez-vous, le groupe ne disparaît pas. Il ralentit son rythme.

Aussi, je tenais à vous remercier tous, pour votre soutien, votre fidélité et votre participation, même si je regrette que ce soit un peu toujours les mêmes qui osent s’exprimer à la suite des articles publiés.

Merci, également, d’avoir répondu massivement, à mon appel, lors de la disparition de Jean-Luc Maisonhaute, en vous mobilisant pour dépasser le chiffre symbolique des 1000 membres. Ce fut un bel hommage !

Bon golf à tous, profitez bien des diverses diffusions des tournois cette année, et si certains d’entre vous souhaitent proposer leurs services pour contribuer à la rédaction d’articles sur le LET et le LETAS, notamment, je suis à leur écoute.

Jean-Hugues Curaudeau