Mexico Riviera Maya Open : Jenny Bae, une rookie leader –6 !

Rookie, l’Américaine Jenny Bae prend seule la tête après deux tours.

Le vent a rythmé ce second tour qui vient de faire émerger de nouvelles vedettes et qui en confirme d’autres. En l’absence des stars du Top 80, ce qui atténue l’intérêt pour cette épreuve, c’est une rookie, fraîchement débarquée de l’Espon Tour, qui a pris la tête, alors que la seule représentante Française a été éliminée.

Ce tournoi pourrait être plus attractif si seulement des joueuses de premier plan avaient répondu présentes à l’invitation. Et il faut se demander s’il ne serait pas préférable de mettre une semaine sans tournoi, avant chaque Majeur, afin de ne pas laisser vivre un tel tournoi, qui bénéficie d’un parcours particulièrement esthétique, loin de l’enthousiasme habituel.

Mais c’est aussi sur ce type de tournoi que des joueuses de milieu de classement peuvent saisir leur chance pour étoffer leur palmarès.

Ainsi, l’Américaine Jenny Bae, qui évoluait encore sur l’Epson Tour l’an dernier, vient de prendre la tête, au terme du seconde tour. Elle signe une nouvelle carte de 69, comportant deux bogey, et c’est là un moindre mal, sur ce tracé où il est si facile de partir à la faute. Raison pour laquelle, l’an prochain, on aimerait bien y voir évoluer une Lydia Ko, une Nelly Korda ou une Céline Boutier. « Aujourd’hui, j’ai utilisé la même stratégie mentale qu’hier », confia la rookie de 23 ans. « Je suis restée calme et concentrée en essayant de rester dans l’instant présent », ajoutait Jenny Bae. « Je pense que pour moi, peu de choses ont changé, à part un peu plus de vent. Hormis cela, je me sens vraiment bien pour aborder la prochaine journée », expliqua l’Américaine qui termina 7e de la Race for the Card.

Elle devance d’un coup une autre ancienne pensionnaire de l’Epson Tour, la Chinoise Miranda Wang, d’un coup, qui occupe la seconde place avec Brianna Do, à –5. Wang s’offre le luxe de signer la meilleure carte depuis jeudi, soit un 65 vierge de bogey ! « Aujourd’hui fut une bonne journée sur le parcours. Hier, je tapais pas très bien les balles au driver. Donc j’ai pris du temps au practice pour taper des drive et aujourd’hui c’est parfait », déclara la Chinoise de 26 ans, qui s’était déjà fait connaître sur l’Epson Tour en allant chercher une place dans le Top 5 à plusieurs reprises. Wang a tout compris dans la manière d’aborder ce parcours. C’est effectivement les mises en jeu qui sont essentielles, à cause des fairway étroits et de la proximité de la forêt. Ensuite, il faut savoir prendre un maximum de green en régulation et sur ce plan là, elle a fait ce qu’il faut en touchant 14 green, pour 25 putt.

Alors que Jenny Bae en a touché 11 et a pris 9 fairway, soit de deux de moins que Wang, pour 27 putt.

Quant à Brianna Do, l’Américaine qui occupait la tête hier, avec Jenny Shin, Chisato Iwai et Bianca Pagdanganan, elle est la seule de ce quatuor à avoir résisté à la pression et à la dépense énergétique de la veille. Certes, elle n’affiche pas une carte exceptionnelle, qui comporte d’ailleurs un double bogey sur son dernier trou, soit le Par 4 du 9, mais elle a joué –1 lui permettant de prendre ce coup essentiel qui lui offre la mince progression que beaucoup auraient aimé obtenir.

Derrière, un groupe de cinq joueuses s’est formé, à –4, avec Gabriela Ruffels et JongEun Lee5 qui a réalisé une progression de 14 places. Elles ont rendu une carte de 69, avec trois bogey pour la Sud-coréenne contre quatre à l’Australienne, qui réussit donc un birdie de plus, et notamment quatre en fin de journée, après s’être élancée du Tee n°1 à 08h06, alors que Lee5 eut son départ à 12h33.

« J’ai eu de bonnes sensations », déclara Ruffels. « Cette journée fut un peu plus difficile je pense. J’ai concédé plus de bogey sur les premiers trous et je n’ai pas pris le meilleur départ, et je me suis retrouvé presque à la limite du Cut », ajoutait l’ancienne joueuse de tennis, qui débuta le golf à 15 ans. « Mais je suis contente d’avoir réussi à rester dans le coup mentalement, et j’ai pu terminer en beauté avec trois birdie », complétait l’Australienne de 25 ans ! Ce qui veut dire qu’en moins de 10 ans, elle a réussi ce que d’autres, qui débute le golf à 5 ou 7 ans, ne parviennent pas à faire. On a sincèrement hâte de voir Ruffels décrocher une première victoire sur le LPGA Tour, avec un tel potentiel.

Co-leader hier, Jenny Shin se retrouve également 4e en ayant joué le Par, ce qui n’est pas un si mauvais résultat, compte tenu du fait qu’elle a beaucoup souffert de la chaleur, la veille.

Seule à –3, Caroline Masson, l’épouse du caddie de Nelly Korda, progresse d’une place pour se classer 9e, juste devant l’Espagnole Carlota Ciganda, qui compte parmi ces joueuses qui ont progressé au classement, dans cette journée. Partie du Tee n°10 à 13h17, avec In Gee Chun (Cut) et Leona Maguire (Cut), elle très mal débuté sa journée, en concédant un double bogey sur le Par 4 du 12. Loin de se laisser aller, l’Espagnole qui en a vu d’autres, a bien réagi en assurant des Par jusqu’à rentrer son premier birdie sur le Par 5 du 18. « C’est important de rester très patient sur ce parcours », confia Ciganda. « Parce que c’est un tracé difficile. Rien n’est facile. Vous pouvez bien jouer au golf et soudainement vous taper un mauvais coup et vous vous retrouvez avec un double bogey », expliquait-elle. « C’est ce qui m’est arrivé au 12. J’ai simplement perdu ma balle. Donc oui il faut rester patient. Mais ensuite j’ai signé un bon birdie pour revenir à +1. Quant au bogey au trou n°1, c’était difficile de savoir d’où venait le vent, alors que j’avais réalisé un bon coup », ajoutait l’Espagnole qui s’estime globalement satisfaite de sa journée, notamment sur le fin, en ayant enchaîné cinq birdie, avant un dernier bogey au 9.

Chisato Iwai est 10e à –2, en ayant joué 74 ce qui lui a fait perdre une partie de son capital acquis la veille, tout comme Pagdanganan, également 10e avec une carte de 74.

Alors que l’Américaine Elizabeth Szokol a progressé de 32 place, pour se retrouver 16e à –1, avec Haeji Kang, Lindy Dunca, Kristen Gillman, Jiweon jeon, Dewi Weber, nataliya Guseva et Weiwei Zhang.

Les Chinoises qui sont au nombre de quatre dans cette partie du leaderboard, démontrant la capacité de ce pays à produire des talents, sur le circuit mondial féminin. Et comme les Françaises ou d’autres Européennes, elles ont intégré des universités américaines, profitant des mêmes structures pour s’entraîner.

La sœur de Chisato Iwai, Akie, échappe au Cut en ayant réalisé une superbe journée en 69, lui conférant une progression de 48 places. La voici 31e à +1, elle aussi dans son année de rookie.

Vétéran de ce circuit, Brittany Lincicome franchit également le Cut et retrouve Iwai, mais aussi Suwannapura et Benedetta Moresco au 31e rang.

Egalement en mauvaise posture la veille, la Suédoise Anna Nordqvist se classe 40e avec une carte de 71. Mais une autre joueuse a fait sensation, pour le plus grand plaisir de son public.

Fassi, seule Mexicaine encore en lice !

La qualification de la Mexicaine Maria Fassi, n’est pas passée inaperçue. Elle a réalisé deux birdie décisifs en fin de journée, dont un avec une ficelle d’environ 10 mètres, pour franchir, in extremis, le Cut, sous les encouragements du public local.

Fassi était encore à +4 en sortant du 17, à cause d’un quatrième bogey, et qui a trouvé un birdie au 18, avec un putt d’environ 2 mètres, pour grimper à +3, un coup au-dessus du Cut. « Je suis extrêmement fière du travail que j’ai réalisé aujourd’hui », confia la Mexicaine. « Evidemment, je suis super contente de jouer deux jours de plus dans ce tournoi. Mais globalement, je suis contente d’avoir encore deux jours devant moi pour préparer l’US Women’s Open la semaine prochaine », expliqua Fassi, qui peine sur l’Epson Tour. « Je pense que c’est un excellent test de golf. Je voulais juste continuer à voir si je pouvais sortir de bons coups. Donc oui, il y a eu un moment difficile au 17, mais cela a allumé le feu en moi tout en sachant que je pouvais atteindre le green du 18 et terminer avec un birdie devant mon public. Ce fut très émouvant pour moi », concluait sur sujet, la Mexicaine, alors que Gaby Lopez est sortie par la petite porte, en ayant perdu ses chances de jouer ce week-end, à cause d’une première journée en 79. Maria Fassi qui est donc la seule Mexicaine à franchir le Cut.

Côté Français, sans surprise, hélas, Adela Cernousek a rendu une carte de 76, soit quatre coups de moins que la veille, mais elle échoue à la 120e place. La Française qui doit mettre un sérieux coup de collier dans son jeu, si elle ne veut pas connaître la même trajectoire que Agathe Laisné.

Enfin, notons que 8 joueuses ont abandonné depuis jeudi, dont Natalie Gulbis dont on a hâte qu’elle cesse de prendre la place d’une jeune joueuse, alors que tout le monde sait que l’Américaine n’a plus le niveau pour s’aligner au départ d’un tournoi du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs coups

Mexico Riviera Maya Open : un quatuor en tête, Cernousek encore en difficulté !

La Sud-coréenne Jenny Shin (à gauche), et la Japonaise Chisato Iwai sont deux de ces quatre joueuses de tête qui pourraient souffrir un peu plus de la chaleur, dans ce second tour.

Comme attendu, le parcours, bien que présentant un cadre idyllique, a posé beaucoup de problèmes aux joueuses, et certaines se sont perdues dans la forêt, qui jouxte chaque fairway. Mais une poignée de joueuses a réussi à jouer sous le Par, et parmi elles quatre joueuses qui ont une furieuse envie de victoire !

Qui ne rêverait pas de jouer sur un parcours dont certains green débouchent sur une plage de sable blanc, au bord d’un lagon ? Cette semaine, le LPGA Tour a posé ses bagages dans un cadre somptueux, idyllique, de nature à en faire perdre le sens même du pourquoi les 144 joueuses doivent se battre, pendant deux jours. Et les 65 meilleures et ex æquo, sur le reste du week-end.

Beaucoup ont vite été rappelées à la réalité, d’abord en affrontant un climat chaud et humide, ensuite avec un parcours qui ne fait pas de cadeau. Ses fairway étroits imposent un jeu précis, et la forêt qui jouxtent la majorité des fairway, ne laisse aucun droit à l’erreur. Ainsi, la Japonaise Akie Iwai a concédé un double bogey sur le Par 4 du trou n°9, après avoir perdu sa balle dans la forêt. La voici sous la ligne de Cut, fixé à +3, tellement les scores sont faibles après cette première journée.

La Mexicaine Gaby Lopez, pourtant si enthousiaste, en début de saison, lorsque la LPGA a fait la promotion de cette étape mexicaine, est encore plus mal engagée, avec un score de +7. Son fardeau, des approches de mat bien trop loin des green, et un putting imprécis. Toute la journée, Lopez a eu le visage sombre, et sa qualification, pour ce week-end, est déjà compromise.

Mais elle n’est pas la plus à plaindre. L’Américaine Alexa Pano, pourtant classée parmi les têtes d’affiche du LPGA Tour, a rendu une carte de 84, comportant trois double bogey, cinq bogey et un seul birdie, sur son second trou, le Par 4 du 11.

Le tracé dessiné par le « Shark » fut sans pitié pour toutes les joueuses, et même celles qui ont réussi à jouer sous le Par, se sont bagarrées pour obtenir le meilleur résultat. Et un autre élément est entré en ligne de compte.

Un quatuor inattendu en tête

En plus du parcours, la chaleur fut un point important à gérer pour toutes les joueuses. « J’ai beaucoup bu et je me suis mise à l’abri sous le parapluie » confia Chisato Iwai, qui est l’une des joueuses de tête à n’avoir concédé qu’un bogey. Mais la Japonaise ne fut pas la plus à plaindre en s’étant élancée du Tee n°1, à 07h44. Un peu plus extravertie que sa sœur Akie, qui a fait l’actualité du début de saison, Chisato a débuté par un birdie sur le Par 4 du trou n°2, et en a réalisé deux autres, pour sortir en 33 de son aller. C’est sur le Par 4 du 12 qu’elle a concédé son unique bogey, et au 18, elle clôtura sa journée par un cinquième birdie. « Demain j’ai un départ plus tard, donc je sais que je vais avoir très chaud », confia la Japonaise qui, comme ses camarades en haut du leaderboard, est dans une semaine où la victoire est possible, en l’absence des meilleures du Top 80.

Et c’est peut-être ce que ce dit la Sud-coréenne Jenny Shin, qui court après une seconde victoire sur le Tour, depuis 2016, et qui en positionnant dans ce groupe de tête, malgré un double bogey sur le Par 4 du 16, est dans une semaine qui peut lui sourire. Mais comme les autres joueuses, elle va devoir gérer sa dépense énergétique et bien s’hydrater. « Je ne m’attendais pas à une telle chaleur. J’ai été vraiment choqué en arrivant », confia la Sud-coréenne. « On se croirait vraiment en Asie du sud-est. Je me suis bien hydratée. J’ai bu beaucoup d’eau salée. Et je ne me suis pas vraiment beaucoup entraînée, donc je vais aller directement à l’hôtel après cette journée », ajouta Shin qui a également évoqué certains compartiments de son jeu. « J’ai tapé de bons coups et d’autres plus mauvais. Ce qui a provoqué ce double bogey au 16. Mais dans l’ensemble mon putting va bien et j’ai réalisé de bons coups vers les green », assurait-elle.

A ses côtés, la Philippine Bianca Pagdanganan, et l’Américaine Briana Do, qui s’en sortent assez bien, avec un bogey chacune, mais un eagle pour Do. L’Américaine de 35 ans, qui s’est élancée du Tee n°1, à 12h22, en compagnie de la Chinoise Yu Ren, et de la Malaisienne Kelly Tan. « C’est vraiment cool de pouvoir participer à ce tournoi. Je n’avais jamais joué dans la région de Cancun. En Junior, j’avais joué à Guadalajara, et j’avais pris beaucoup de plaisir », expliqua l’Américaine, qui a tout de même confirmé que le climat dans cette partie du Mexique est humide et chaud. « J’ai donc essayé de maintenir une bonne hydratation et un bon niveau d’énergie », expliquait-elle. Et elle ajouta : « j’étais assez consciente de l’état d’esprit dans lequel je voulais aborder ces journées. Je suis arrivée dimanche et j’avais l’intention de jouer 18 trous d’entraînement lundi. Mais avec cette chaleur je me suis contentée de 9 trous, en me disant que ce serait suffisant. J’essaie juste d’être à l’écoute de mon corps et de ce que je vais ressentir tout au long de la semaine », expliqua l’Américaine qui est en mode gestion énergétique, comme la majorité des joueuses.

A –3, à la seconde place, se trouvent cinq joueuses dont l’Allemande Aline Krauter, et sa compatriote Olivia Cowan, moins rompues à ce type de climat. Krauter concède deux bogey au retour, en étant partie du Tee n°10, à 08h28, et ce second tour s’annonce déjà plus compliqué à gérer, pour un départ avec un soleil au zénith. Quant à Cowan, elle fait partie des meilleures joueuses du jour, en n’ayant concédé qu’un bogey, avec un départ du Tee n°1 à 14h01, preuve que certains organismes se sont mieux adaptés à la chaleur.

Un temps leader, l’Américaine Jenny Bae, la Japonaise Minami Katsu, et la Sud-coréenne Hye-Jin Choi complètent ce groupe, qui occupe virtuellement la seconde place.

Le Top 10 est clôturé par 8 joueuses à –2, dont la Néerlandaise Derwi Weber, décidément capable de jouer dans le Top 10 d’un tournoi de niveau mondial. Mais aussi de Nataliya Guseva et des Chinoises Weiwei Zhang et Yahui Zhang, qui n’ont aucun lien de parenté.

La Suédoise Linn Grant est 18e, à –1, avec Gabriela Ruffels et cinq autres joueuses, tandis que Carlota Ciganda et Lindy Duncan ont joué dans le Par, tout comme Charley Hull que l’on a vu assez à l’aise sur ce parcours. Grant qui a rentré une approche d’environ 100 mètres, sur le Par 4 du 11, lui apportant un eagle régénérateur après son double bogey du Par 4 du 9.

Cernousek, en détresse sur le Tour

On croyait tenir un nouvel espoir Français pour venir succéder à Céline Boutier, et finalement, la Française Adela Cernousek vit le même calvaire que son aînée Agathe Laisné, en ne franchissant pas les Cut du LPGA Tour. Et depuis que son coach Gerrod Chadwell n’est plus sur son sac, rien ne va plus pour la native d’Antibes, qui se prend valise sur valise depuis le début de la saison, en accumulant les cartes où les bogey et les doubles bogey foisonnent. Depuis le Blue Bay LPGA, elle n’a pas franchi un seul Cut, et cette semaine est déjà bien compromise avec ce premier score de 80, qui la place au fond du classement.

Comment peut-elle se relever de cette situation, après avoir pourtant montré un potentiel pour jouer au plus haut niveau ? C’est la question qui se pose actuellement, et le golf féminin Français d’être toujours dans la difficulté de trouver un successeur à Céline Boutier, qui entame une nouvelle phase dans sa carrière, en ayant passé le cap de la trentaine.

Sara Brentcheneff et Alice Kong, bien que talentueuses, sans encore très loin du niveau d’une Gianna Clemente ou d’une Lottie Woad, et il faut désormais craindre que sur le LPGA Tour, la France soit en peine de valoriser un résultat. Et l’on imagine à peine la situation si Céline Boutier venait à prendre sa retraite vers 34 ou 35 ans, soit entre 2028 et 2029. C’est-à-dire à très court terme.

Et ce ne sont pas ces joueuses du LET, fraîchement arrivées à 26 ans, chez les pros, qui vont constituer l’avenir du golf féminin Français, sur le plan international. C’est à 16 ou 17 ans que les meilleures mondiales se révèlent, et notre pays d’être encore la lanterne rouge en matière de pépinière de talents.

Sans aucun doute partie pour rejouer la Q-school en fin de saison, Adela Cernousek nous déçoit et il serait bien qu’elle rassure au plus vite, en franchissant des Cut, au minimum.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs coups du jour

Mexico Riviera Maya Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit d’un retour au Mexique pour le LPGA Tour, qui évolua dans le cadre du Lorena Ochoa Invitational, un tournoi en match play qui connut dix éditions, entre 2008 et 2017. Depuis, les joueuses du LPGA tour n’avaient plus joué au Mexique, et ce tournoi inaugural est l’occasion de renouer avec la terre de l’ancienne n°1 mondial.

C’est donc à Mexico que le LPGA Tour effectue son retour cette semaine, huit ans après le dernier tournoi.

Le champ de joueuses

C’est encore une fois le Top 80 qui sert de base qualificative pour constituer le champ de cette épreuve, mais avec moins de joueuses de premier plan, à cause de l’US Women’s Open qui débute la semaine suivante.

Ainsi, Nelly Korda, Lydia Ko, Hae Ran Ryu, Lilia Vu, Jeeno Thitikul, Hyo-Joo Kim, Angel Yin, Lauren Coughlin ou encore Céline Boutier, sont absentes.

Ce qui permet à des joueuses hors de ce Top 80, de rentrer dans le champ comme Bailey Tardy, Brooke Mathews, Arpichaya Yubol, Anna Nordqvist, Ruixin Liu ou encore Sarah Kemp. Mais aussi Brittany Lincicome ainsi que Natalie Gulbis que l’on croyait définitivement retirée des circuits.

Les sœurs Iwai sont également de la partie, tout comme Ina Yoon, Emily K.Pedersen, Gigi Stoll et Lindy Duncan.

Les stars de la semaine se nomment Sei-Young Kim, Linn Grant, Charley Hull, Gabriela Ruffels, Alexa Pano, Carlota Ciganda et, bien entendu, la Mexicaine Gaby Lopez. Elle sera entourée de sept de ses compatriotes, dont une amateur, qui ont reçu une invitation sponsor. Et parmi elles Fernanda Lira qui évolue sur le Ladies European Tour, après avoir quitté l’Epson Tour où elle a conquis une victoire. Maria Fassi est également dans le champ.

C’est aussi l’occasion pour Christina Kim de rejouer sur le LPGA Tour, tout comme Sarah Jane Smith et Brittany Lincicome.

Du côté Français, Adela Cernousek est la seule tricolore de présente, et c’est pour elle, avec ce champ réduit, l’opportunité de franchir le Cut. Pauline Roussin-Bouchard a déclaré forfait alors qu’elle devait participer à ce tournoi.

Ce tournoi se joue en stroke play, sur quatre tours, avec un cut qui conservera les 65 meilleures joueuses, et ex æquo, après les deux premiers tours, sur les 144 au départ.

Les invitations sponsor

  • Fernanda Lira – Mexique
  • Clarisa Temelo (a) – Mexique
  • Maria Balcazar – Mexique
  • Andrea Ostos – Mexique
  • Les qualifiées du lundi
  • Erica Shepherd – USA
  • Sarah White – USA

Les Mexicaines dans le champ

  • Gaby Lopez
  • Maria Balcazar
  • Maria Fassi
  • Isabella Fierro
  • Fernanda Lira
  • Andrea Ostos
  • Caroline Rotzinger
  • Clarisa Temelo

Le parcours

C’est à 2335 kilomètres à l’est de Mexico, au nord de la péninsule du Yucatan et au bord du Golfe du Mexique, cher au Président des Etats-Unis, que se trouve le resort du Mayakoba qui abrite le parcours du Camaleon, dans un endroit paradisiaque.

Un parcours dessiné par Greg Norman et qui fut inauguré en 2006. L’année suivante, ce parcours accueillait un tournoi du PGA Tour, avec le Mayakoba Golf Classic.

Parmi les particularités de ce tracé, il y a deux green qui débouchent directement au bord de la plage. Ensuite, le tracé est en partie ceinturé par un cours d’eau, qui longe deux fairway, où la mise en jeu devra être précise. D’immenses étendues de sable bordent plusieurs fairway, jusqu’au green. Et les fairway sont très étroits, ce qui ne manquera pas d’occasionner de nombreux coups joués depuis le sable.

Enfin, sur l’un des trous, situé au fond du parcours, le fairway est saigné par un immense bunker, aménagé dans une cavité rocheuse naturelle, d’environ 3,50 mètres de hauteur, et dont la paroi se termine sous la roche. De sorte que si la balle venait à tomber sans toucher le sable, elle aurait de fortes chances de rouler sous cette paroi rocheuse et de se retrouver injouable.

L’aller et le retour comporte deux Par 5, dont celui du 18.

Majoritairement, le parcours est planté en Paspalum, mélangé à de la Bermudagrass pour les rough. Un rough tondu à 50 mm, tout en sachant que la forêt est très proche de la majorité des fairway.

Dotation et prime

Ce tournoi reçoit une belle dotation de 2,5 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 375 000 dollars.

Les horaires