Hilton Grand Vacations Tournament of Champions : l’essentiel à savoir

Historique

Créée en 2019, cette épreuve inaugure, désormais, le début de la saison du LPGA Tour sans pour autant adopter les règles des tournois habituels. Rassemblant joueuses régulières du circuit et célébrités, le tournois des champions est avant tout dédié aux joueuses ayant remporté une victoire, sur les deux dernières années, sur le LPGA Tour. Mais c’est aussi un moment de promotion du golf féminin, par la création de groupes mixtes, permettant de démontrer que le jeu des femmes et aussi attrayant que celui des hommes.

Ce tournoi a été rythmé par deux playoff, en 2020 et 2021. Et il faut retenir que Danielle Kang, qui échoua en playoff en 2021 face à Jessica Korda, s’imposa l’année suivante, de même que Brooke M.Henderson, qui fut seconde en 2022, trouva le chemin de la victoire en 2023.

L’année 2025 a été riche en premières victoires, aussi cette édition 2026 comporte-t-elle de nombreuses joueuses, rookie en 2025, qui seront également au départ de l’édition 2027.

Vainqueur en 2025, en ayant dominé le tournoi du premier au dernier tour, la Sud-coréenne A Lim Kim défendra sa titre.

En revanche, aucune Française figure dans ce champ, faute de succès depuis deux ans. Notamment pour Céline Boutier.

Le mode de jeu

Le tournoi se déroule en stroke play pour les joueuses du LPGA Tour, sans Cut. Quant aux célébrités, elles sont classées selon le mode de jeu stableford.

  • Double bogey = 0 pts
  • Bogey = 1 pts
  • Par = 2 pts
  • Birdie = 3 pts
  • Eagle = 5 pts
  • Trou en un = 8 pts

Le parcours

Situé à Orlando, le tracé du Lake Nona Golf and Country Club est, comme la plupart des parcours floridien, entouré de pièces d’eau et il est inclus dans un somptueux complexe hôtelier, dont le bâtiment principal est désormais emblématique. Le tracé date de 1986 et fut créé par Tom Fazio. En 2014, il fut rénové par son architecte d’origine. Le tracé comporte 58 bunkers, 12 pièces d’eaux dont une est commune à deux trous. Et 9 pièces d’eau sont directement en jeu. Le parcours est essentiellement composé d’un mélange de Poa trivalis, et de Bermudagrass.

Comme l’année dernière, le parcours est décomposé en deux Par 36.Les distances ne changent pas, seul la tonte est un peu plus rase.

Les parcours joués

2019 et 2021 : Four Season Golf et Sport Club (Floride – Par 71)

Depuis 2022 : Lake Nona Golf et Country Club (Floride – Par 72)

Le champ de joueuses

Elles sont 39 cette année, dont l’Américaine Austin Ernst qui bénéficie d’une exemption médicale, suite à sa maternité en 2023. N’ayant pas joué en 2025, Ernst a bénéficié d’un prolongement de cette exemption.

Sept joueuses rookie l’an dernier prennent part à ce tournoi, démontrant à quel point l’année 2025 fut une saison de renouvellement, laissant une bonne partie des anciennes stars du circuit, loin des trophées, et parfois du Cut.

Cependant, Lydia Ko, Nelly Korda et Brooke M.Henderson sont trois des meilleures, joueuses du circuit, au départ de ce premier tournoi de la saison, aux côtés des nouvelles championnes qui constituent la relève du golf féminin mondial que sont Ruoning Yin, Rose Zhang, Lottie Woad, les sœurs Iwai et la nouvelle numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul.

Les célébrités

Les passionnés de ce tournoi auront plaisir à retrouver, cette année encore, des joueuses comme Mardy Fish, John Smoltz, Jeff McNeil et Derek Lowe, qui ont été lauréats depuis la création de ce tournoi. Mais aussi des stars du showbiz ou du sport comme Michael Pena, Marcus Allen, Joe Pavleski ou Alfonso Ribeiro. Sans oublier l’inoxydable Annika Sorenstam.

Au total, ils sont 44, dont quatre femmes.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : A Lim Kim (-20)
  • 2024 : Lydia Ko (-14)
  • 2023 : Brooke M.Henderson (-16)
  • 2022 : Danielle Kang (-16)
  • 2021 : Jessica Korda (-24)
  • 2020 : Gaby Lopez (-13)
  • 2019 : Eun-Hee Ji (-14)

  • 2025 : Joe Pavleski (145)
  • 2024 : Jeff Mcneil (138)
  • 2023 : Mardy Fish (152)
  • 2022 : Derek Lowe (138)
  • 2021 : Mardy Fish (158)
  • 2020 : John Smoltz (150)
  • 2019 : John Smoltz (146)

Records du tournoi (Par 71)

  • 18 trous : -12, Jessica Korda (2021)
  • 36 trous : -15, Danielle Kang (2021)
  • 54 trous : -24, Danielle Kang (2021)
  • 72 trous : -24, Jessica Korda et Danielle Kang (2021)

Record du tournoi (Par 72)

  • 18 trous : -7, Ayaka Furue (2024), A Lim Kim (2025)
  • 36 trous : -11, Brooke M.Henderson (2023)
  • 54 trous : -15, A Lim Kim (2025)
  • 72 trous : -20, A Lim Kim (2025)

Record du parcours en Par 72 : 62

  • Minjee Lee (2025)

Primes et dotation

Jusqu’ici la dotation globale était de 1,5 million de dollars avec une prime de 225 000 dollars à la joueuse vainqueur. Mais en 2025, eu égard à l’augmentation de la dotation totale annuelle, ce tournoi fut doté d’une somme de 2 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 300 000 dollars.

Cette année, c’est une légère augmentation avec l’apport de 100 000 dollars, dont 315 000 dollars au vainqueur.

Quant aux célébrités, la dotation reste à 500 000 dollars pour une prime au vainqueur de 100 000 dollars. Des sommes sont inchangées depuis 2021.

Diffusion TV

Comme en 2025, ce tournoi reste accessible directement et gratuitement sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 29 janvier : 17h30 à 20h30
  • Vendredi 30 janvier : 17h30 à 20h30
  • 1er février : 20h30 à 23h30
  • 2 février : 19h00 à 22h00

Une page se tourne !

Au mois de janvier 2017, quand j’ai entendu parler de la création d’un groupe Facebook dédié au golf féminin, par l’intermédiaire de Golf Channel, j’ai tout de suite pris contact avec son créateur.

C’est de cette manière que j’ai fait la connaissance de Jean-Luc Maisonhaute, et que s’est forgée, entre nous, une amitié grandissante, qui nous a uni jusqu’à son décès, le 9 mars 2024.

Cela fait donc huit ans que je suis investi dans ce travail journalistique associatif.

Je n’ai pas compté mes heures, et j’ai vécu toutes les saisons du LPGA Tour en subissant les décalages horaires tout au long de l’année.

En plus du LPGA Tour, j’ai décidé de suivre la saison de l’Epson Tour, ayant rapidement compris que la plupart des futures stars du circuit mondial féminin émergent des circuits américains.

Au décès de Jean-Luc Maisonhaute, j’ai repris son travail sur le Ladies European Tour, et le LETAS dans une moindre mesure. C’est donc l’ensemble des circuits professionnels féminins que j’ai suivis, avec parfois un peu de difficulté quand les horaires des tournois se chevauchaient. Mon regret reste la difficulté à traiter l’actualité du circuit amateur. Mais seul, je ne pouvais pas tour faire, comme chacun le comprendra. Je suis, cependant, désolé pour toutes les joueuses en devenir dont le groupe n’a pas pu évoquer les performances et les résultats.

Le groupe LPGA French Fans team a évolué sur le modèle que j’avais proposé à Jean-Luc Maisonhaute, dès 2017, à savoir un média associatif proposant des articles structurés consacrés aux tournois des différents circuits.

L’arrêt de la chaîne Golf Channel nous a attristé, car ce média était le seul à proposer les tournois du LPGA Tour et du LET, à la télévision.

La tentative de reprise du LPGA Tour, par un média spécialisé du golf français, en partenariat avec la Fédération Française de Golf n’a pas été concluante, comme nous le savons. Et nous avons bien vu que celui qui joue au golf et qui est essentiellement concentré sur les circuits masculins, n’est pas nécessairement compétent pour s’emparer de la thématique du golf féminin.

Au mois de février 2025 j’ai donc pris l’initiative d’engager des discussions avec la LPGA, afin de trouver une solution face à ce nouvel arrêt, brutal, de la diffusion du LPGA Tour.

La LPGA me mettait alors en contact avec Brian Caroll, le responsable du département Global Media.

Dans un premier temps, Brian m’annonçait une reprise de la diffusion des tournois du LPGA Tour, par le Groupe Canal Plus.

Dans l’attente de la conclusion de cet accord je demandais à bénéficier du flux vidéo, jusqu’ici bloqué pour la France. Ce qui fut accordé. Puis, progressivement, ce flux vidéo fut disponible pour chaque tournoi et il ne fut plus jamais question d’une reprise du LPGA Tour par Canal Plus. Et à ce jour, j’ignore s’il y a réellement eu le début d’une discussion sérieuse avec ce média.

Brian fut disponible, réactif et à l’écoute de la passion des fans Français. Et c’est grâce à lui, et ses équipes, que vous avez pu suivre, gratuitement, toute la saison 2025, sur le site de la LPGA. Et c’est également avec son équipe que j’échangeais, en temps réel, pour apporter les solutions techniques, lorsqu’un problème affectait la diffusion d’un tournoi.

Au mois de décembre, Brian a quitté la LPGA pour un nouveau projet professionnel en Floride. Mais son équipe reste disponible et attentive à la passion que les fans Français portent au LPGA Tour. Et je vais rester en contact avec eux.

Je tiens à souligner, à cette occasion, que les performances de Céline Boutier, sur le LPGA Tour, ont fortement contribué à mettre un coup de projecteur sur la France, aux yeux des Américains. Et cela a grandement facilité les discussions pour convaincre la LPGA d’ouvrir leur flux vidéo pour la France.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai souvent été critique sur la filière française de haut niveau qui ne parvient pas à produire des joueuses compétitives pour maintenir la France, sur le LPGA Tour, au niveau où Céline Boutier l’a placé.

Dans trois ou quatre ans, Céline Boutier pourrait annoncer sa retraite et il n’y a pas eu, jusqu’ici, de jeunes talents capables de faire aussi bien. Ou mieux. C’est un problème qui pèse sur le développement du golf féminin et du marché du golf, en France. L’arrivée de Nastasia Nadaud sur le LPGA Tour est porteur d’un nouvel espoir de victoires. Je lui souhaite, évidemment, une pleine réussite.

D’ailleurs, j’ai constaté que les audiences du groupe sont au plus haut chaque fois qu’une Française réalise un bon résultat ou une performance.

La corrélation entre la performance de nos joueuses et le développement économique de la discipline, dans notre pays, n’est plus discutable. Preuve qu’il y a une dynamique possible avec le golf féminin en France. Mais il nous faut plus qu’une championne au niveau internationale pour construire une économie autour du golf.

De son côté, le Ladies European Tour a choisi de diffuser une partie de ses tournois sur sa chaîne Youtube. De sorte que les tournois de golf féminin sont désormais accessibles à tous. Mais en langue anglaise. Ce qui reste un obstacle pour certains.

Au cours de l’année 2025, entouré de personnes compétentes et passionnées, j’ai présenté un projet, solide, de production télévisuelle des tournois du LPGA Tour, pour la France. Mais la direction de la LPGA ne l’a pas validé, préférant, pour le moment, conserver le modèle de diffusion mis en place au mois de février 2025. Et qui est reconduit cette année.

Cependant, le groupe LPGA French Fans team est désormais connu et reconnu par les instances de la LPGA, grâce à un travail relationnel constant, qui a débuté avec les attachées de presse indépendantes, qui officiaient encore en 2017 et 2018. Puis, avec les membres du service presse de la LPGA. Des relations qui se sont élargies au département Global Média et à la direction de la LPGA.

Et des journalistes de Golf Channel, comme Tom Abbott ou Grant Boone, nous ont également suivi sur les réseaux sociaux.

Avec de modestes moyens, nous avons réussi à attirer le regard des Américains vers les « french » fans du LPGA Tour.

Huit ans après avoir débuté cette aventure, passionnante et enrichissante, le groupe a dépassé les 1500 membres, affirmant sa ligne rédactionnelle indépendante qui permet à chacun d’obtenir des informations rarement évoquées dans la plupart des médias spécialisés Français, qui fonctionnent avec des moyens financiers et des rédacteurs salariés, quand LPGA French Fans team est entièrement fondé sur le bénévolat.

Mais le bénévolat a ses limites.

Depuis quelques mois, et par la force des choses, ma vie a pris un nouveau chemin, tant sur le plan personnel que professionnel. Aussi, ai-je décidé qu’il était temps pour mois de réduire mon investissement dans cette aventure dédiée au golf féminin, face aux nouvelles priorités qui s’imposent à moi.

Je me limiterai donc à produire les présentations des tournois et quelques articles, selon les horaires de diffusion des tournois, cette année. Mais je ne pourrais plus produire, chaque semaine, des résumés des tournois, et encore mois sacrifier des nuits à les suivre.

Néanmoins, je resterai administrateur de ce groupe, pour sa bonne tenue. Surtout dans une année de Solheim Cup où nous ne manquerons pas d’être harcelés par les faux profils qui pullulent sur Facebook.

Rassurez-vous, le groupe ne disparaît pas. Il ralentit son rythme.

Aussi, je tenais à vous remercier tous, pour votre soutien, votre fidélité et votre participation, même si je regrette que ce soit un peu toujours les mêmes qui osent s’exprimer à la suite des articles publiés.

Merci, également, d’avoir répondu massivement, à mon appel, lors de la disparition de Jean-Luc Maisonhaute, en vous mobilisant pour dépasser le chiffre symbolique des 1000 membres. Ce fut un bel hommage !

Bon golf à tous, profitez bien des diverses diffusions des tournois cette année, et si certains d’entre vous souhaitent proposer leurs services pour contribuer à la rédaction d’articles sur le LET et le LETAS, notamment, je suis à leur écoute.

Jean-Hugues Curaudeau

La LPGA rejoint la TGL

Photo : Mike Ehrmann/TGL

Ce mercredi 7 janvier, la LPGA a annoncé que la Tomorrow Golf League, créée par Tiger Woodfs et Rory McIlroy, intégrera les féminines, lors de la saison hivernale 2026/2027.

Se voulant innovant, ce golf en salle se pratique à l’aide d’un simulateur permettant d’afficher de nombreuses données, instantanées. Nouveau commissionner de la LPGA, Craig Kessler estime que « l’innovation peut permettre au golf d’attirer de nouveaux fans et d’accroître la visibilité des athlètes de la LPGA ». Mais il est possible, également, que cela détourne le regard des fans actuels qui aiment le golf à l’état d’origine, en plein air, sans une débauche de technologie.

Ces épreuves se dérouleront au SoFi Center, en Floride, à Palm Beach, où ont déjà lieu les épreuves masculines.

Il y aura donc la TGL et la WTGL qui se jouera par équipe, dont les épreuves seront à suivre sur les réseaux sociaux. Et c’est là que le golf devrait perdre une tranche générationnelle de fans. Chez les hommes, la TGL en est à sa seconde saison, qui s’étale du mois de décembre au mois de mars.

La TGL est la propriété de la société TMRW Sports, fondée par Tiger Woods, Rory McIlroy et Mike McCarley.

Deux questions se posent autour de cette annonce. Quelles joueuses accepteront d’amputer leur pause hivernale pour participer à ce spectacle en salle ? Et faut-il y voir le début de la fin du golf en plein air, face à la progression du réchauffement climatique et les nombreuses intempéries qui créent de plus en plus d’interruptions de jeu ?

Lire le communiqué officiel en anglais => ICI

Classement mondial : une réforme importante !

Le classement mondial du golf féminin vient d’annoncer deux changements, dont un concerne son mode de calcul afin d’être plus juste avec la majorité des joueuses professionnelles.

Ces ajustements permettront à davantage de joueuses d’intégrer le classement, notamment celles participant à des tournois dont le niveau de compétition est plus faible. Ces changements ont été mis en œuvre conformément aux protocoles d’examen standard effectués par le comité du Women’s World Golf Ranking.

Toutes les joueurses ayant passé le cut lors d’un tournoi WWGR recevront des points de classement, quel que soit le niveau de compétition. Dans le système de points actuel, le nombre de joueuses recevant des points de classement dans un tournoi donné était déterminé par le niveau de compétition.

De plus, chaque niveau de compétition aura désormais sa propre répartition de points, adoptant un format plus linéaire. Auparavant, la répartition des points était déterminée par la tranche de niveau de compétition. Par exemple, les tournois avec un niveau de compétition de 141 à 150 partageaient la même répartition de points, tandis que ceux avec un niveau de compétition de 151 à 160 partageaient une répartition différente. À partir de 2026, chaque niveau de compétition (141, 142, 143, etc.) aura sa propre répartition de points.

Le WWGR a également annoncé aujourd’hui l’intégration de l’ANNIKA Women’s All Pro Tour (WAPT) au classement à compter de 2026. La WAPT est le 13e circuit à intégrer le classement et le premier depuis le LPGA thaïlandais en 2023.

L’ANNIKA WAPT commencera à accumuler des points lors du Lake Charles Regional Sports Authority Championship, qui se tiendra à Lake Charles, en Louisiane, du 8 au 11 avril 2026. Créée en 2019, l’ANNIKA WAPT a organisé 12 tournois en 2025 et en comptera 13 en 2026.

L’ANNIKA WAPT offre un accès direct à l’Epson Tour : les deux meilleures joueuses de chaque semaine recevront une exemption pour certains tournois de l’Epson Tour. De plus, les meilleures joueuses du classement général de fin de saison de l’ANNIKA WAPT obtiendront une exemption pour les qualifications des LPGA Q-Series. La réussite du partenariat Epson Tour-ANNIKA WAPT se manifeste notamment par le succès de ses anciennes joueuses, parmi lesquelles les gagnantes du LPGA Tour Grace Kim, Bailey Tardy et Miranda Wang. (L’article originale => ICI)

Grant Thornton Invitational : Victoire de Coughlin et Novak !

Très belle victoire de la paire Coughlin/Novak, qui détient le nouveau record du tournoi.

Ce fut une dernière journée attractive, en raison du mode de jeu mais aussi grâce à la montée en puissance de quelques groupes, dont deux sont venues inquiéter les leader.

Il s’en est fallu de peu pour que Nelly Korda, d’un côté, et Jennifer Kupcho, de l’autre, terminent cette épreuve en vainqueur, aux côtés de leur partenaire masculin. Et une fois encore, Lexi Thompson aura manqué le coche, en jouant timidement et sans réussite, en compagnie de Wyndham Clark qui semblait, jusqu’ici, très à l’aise sur ce parcours. Les deux Américains ont enchaîné des Par jusqu’au trou n°7, laissant progresser les groupes de Nelly Korda et de Jennifer Kupcho. Au retour, après un premier birdie sur le Par 3 du 8, la paire Thompson/Clark a connu des hauts et des bas, avec trois birdie, un bogey et cinq Par, pour une dernière carte de 69 qui fut insuffisante pour se placer dans la course à la victoire.

A l’inverse, la paire Korda/McCarthy a évolué avec une certaine facilité, inscrivant cinq birdie à l’aller, pour se positionner à la 3e place, dans le sillage de Coughlin et Novak, eux-même à la poursuite de Kupcho et Gotterup. Ces deux groupes évoluaient sur un rythme élevé, notamment Kupcho et Gotterup qui passèrent en tête, après 12 trous, et un huitième birdie à la clé.

A ce moment de la journée, Kupcho et Gotterup menait avec le score de –24, devant Coughlin et Novak à –23, et Korda et McCarthy à –22.

La déception venait de la paire Hull/Brennan qui jardinait de temps à autre, en lâchant des coups sur les abords des fairway. Et c’est ici que l’on mesure combien le jeu des hommes est bien moins fin et esthétique que celui des femmes. Et l’on se passionne plus facilement pour le jeu de ces joueuses qui trouvent plus régulièrement les fairway, et dont la force physique et la technique sont bien plus proches du jeu des meilleurs amateurs. D’ailleurs, le Hilton Grand Vacations Tournament of Champions, chaque année, permet de s’en rendre compte avec des joueurs comme Mardy Fish, Mark Mulder ou John Smoltz.

Mais Charley Hull et son partenaire n’avaient pas dit leur dernier mot, et ils allaient entamer une belle remontée dès le Par 4 du 10. Après ce birdie, ils en cochèrent un autre sur leur carte, pour passer à –22 en sortant du green du 11. Au 13, ce fut un nouveau birdie qui les plaçait à –23, à un coup de Korda et McCarthy ainsi que de Kupcho et Gotterup, qui connurent un trou d’air du Par 3 du 12 au Par 5 du 14. Les deux Américains partagèrent la première place avec Coughlin et Novak qui trouvaient un second souffle, dès le Par 4 du 13. La joueuse du Minnesota et le champion de Caroline du Nord allaient surfer cette vague de réussite, pour ne plus laisser aucune chance aux autres groupes. Notamment celui de Korda en raison des coups agressifs de son partenaire. Même chose pour Kupcho avec un Gotterup un peu gourmand qui n’offrit pas toutes les chances de réussite à sa partenaire. Mais Korda et Kupcho manquèrent également quelques putt pour birdie qui ne les aidèrent pas à faire la différence. Au 15 pour l’ancienne numéro un mondial, et au 18 pour la première lauréate de l’Augusta National Women’s Amateur.

Cependant, Korda et McCarthy ont été plus productifs dans cette journée, en jouant –9, avec cinq birdie à l’aller et quatre au retour, dont le dernier sur le par 5 du 17 rentré par l’Américain de 32 ans, sur une distance d’environ 3 mètres. Et heureusement qu’il visa juste, car Nelly Korda venait de manquer le sien sur une distance à peine plus courte, avec une balle qui passa à droite.

La dénouement de cette journée eut lieu sur le Par 5 du 17, quand Andrew Novak rentra son putt pour birdie, à moins de 2 mètres, après que Lauren Coughlin ait manqué le sien. Le duo Américain affirma sa présence en tête, avec le score de –27, deux coups devant le duo Kupcho / Gotterup, rentré au club house, avec la paire Korda McCarthy.

Au 18, il ne restait plus que Charley Hull et Michael Brennan pour disputer la seconde place, et faire encore planer un peu de suspense. Car pour la première place, sauf cas de figure exceptionnelle, il n’y avait plus de doute. Lauren Coughlin et Andrew Novak allaient remporter cette troisième édition. Le tout était de savoirt avec quel score.

L’attaque du 18 fut, bien entendu, musclée du côté de Novak et Brennan. Mais c’est Charley Hull qui faillit créer la surprise en manquant de mettre la balle dans le trou, ce qui aurait apporté au duo un eagle inespéré et un peu de pression sur les épaules de Coughlin et Novak qui laissèrent leur balle sous le mat, à environ 6 mètres. Et presque 8 mètres pour Lauren Coughlin. Quand Brennan et Hull se retrouvèrent avec un putt au fond du green, mais un peu plus près que l’autre équipe.

Lauren Coughlin joua la première, avec une trajectoire droite gauche, qu’elle négocia parfaitement, jusqu’à amener sa balle dans le trou. Ce birdie, qui surprit l’assistance, fut un nouveau moment de réjouissance dans ce tournoi. Le dernier. Car ni Novak, ni Brennan et ni Hull ne réussirent à signer un birdie sur ce green du 18.

La paire américano anglaise ne réussit pas à se hisser à la seconde place, sur ce dernier trou, et c’est à –25, à égalité avec les groupes de Korda et Kupcho qu’ils rejoignaient le recording.

Ainsi, au terme d’une journée en –9, bien gérée, Lauren Coughlin et Andrew Novak s’imposent, avec le score de –28, battant d’un coup le précédent record du tournoi que Patty Tavatanakit et Jack Knapp avaient réalisé en 2024. « Je crois que nous savions qu’il nous restait beaucoup de trous à jouer, donc nous savions que nous pouvions faire pas mal de birdie, sur la fin du parcours », expliqua Coughlin. « Andrew a vraiment réalisé de bons putt, ce qui nous a permis de faire beaucoup de birdie. C’était super », ajoutait l’Américaine qui a fait décoller sa carrière l’an dernier, avec deux victoires. « Je me suis sentie moins sous pression en fin de parcours », déclara Novak. « Lauren est sans doute la golfeuse la plus fiable avec laquelle j’aie joué. Je savais que, quoi qu’il arrive, je serai sur le fairway. J’ai eu un petit passage à vide au départ, et au milieu, mais je me suis bien repris sur le retour. Et finalement nous avons réussi quelques birdie », commenta l’Américain qui a ému public et journalistes, en sortant du green du 18, en prenant son nouveau-né dans ses bras.

Charley Hull et Michael Brennan ont également réagi après ce tournoi : « j’ai vraiment apprécié de jouer avec Michaël » déclara l’Anglaise. « Il a un très bon jeu et il est très agréable. Nous nous sommes dit que c’est probablement la semaine la plus agréable de l’année. Evidemment, nous avons essayé de terminer le dernier trou en beauté. Mais Lauren et Andrew ont très bien joué », confia Charley Hull. « Ce fut incroyable. J’ai appris que je jouais lundi, et j’apprécie que Charley ait dit que ça lui convenait que je sois son partenaire. Je me suis bien amusé », déclara Brennan. « Charley est une championne. Je n’étais pas au mieux de ma forme aujourd’hui, j’étais un peu imprécis avec mes fers. Mais elle a franchement…elle nous a maintenus dans le match quasiment à elle seule. Ce fut vraiment impressionnant », ajouta l’Américain qui a été à la faute plusieurs fois, mais dont on se souviendra sa belle frappe de balle sur les seconds coups.

Une carte de -10 pour trois groupes !

La palme du meilleur score du jour revient à Lottie Woad et Luke Clanton ainsi qu’à Jake Knapp et Patty Tavatanakit, qui ont joué –10, tout comme le duo Andrea Lee et Billy Horschel qui est passé inaperçu dans ce tournoi.

Jessica Korda, pour son retour à la compétition termine dernière, à –17, en compagnie de Bud Cauley. C’est leur journée en Foursome qui a plombé leur participation à ce tournoi. Car le premier jour ils ont joué 62 et 63 dans cette dernière journée. Et un retour de l’Américaine sur le LPGA Tour ne serait pas pour déplaire.

La saison du LPGA Tour est désormais clôturée. Elle reprendra le 29 janvier, avec le Hilton Grand Vacations Tournament of Champions, avec la première participation des sœurs Iwai, de Lottie Woad et de Miyu Yamashita.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du dernier tour

Grant Thornton Invitational : Coughlin/Novak passent en tête !

La paire Coughlin – Novak vient de passer en tête, d’un coup, grâce au putt manque de Charly Hull au 18.

Sous un ciel nuageux les 16 équipes ont tenté de s’accorder au mieux, dans cette journée en Foursome où les erreurs se sont payées à coup de bogey et les bons coups avec des birdie et quelques eagle !

Fini les birdie à répétition de la journée en Scramble, et place aux mauvais coups qui ont une incidence sur le score. Avec le Foursome, les scores ont été bien moins spectaculaires, mais pas les coups. On a assisté à beaucoup d’approches rentrées jouées depuis le prégreen, au putter jusqu’à la sortie de bunker qui offre un eagle permettant d’effacer un double bogey. Comme ce fut le cas pour Lauren Coughlin, au 17, qui s’est rattrapé d’avoir mis en difficulté son partenaire de jeu, lorsqu’elle a attaqué le green du 14 au bois 3, et que sa balle est partie à droite, pour terminer dans les roseaux de l’obstacle d’eau. Malgré sa carrure de rugbyman, Andrew Novak n’a rien pu faire pour limiter la casse. Et cet eagle a permis au duo Américain de s’offrir une superbe option pour passer en tête, en partageant la première place avec la paire Hull – Brennan jusqu’au 18.

La joueuse Anglaise et son partenaire Américain qui ont connu une journée bien moins faste que la première, en débutant par un bogey. Après deux birdie et six Par, Charley Hull et Michaël Brennan allaient concéder deux autres bogey au retour, dont le dernier au 18, qui allait permettre à la paire Coughlin – Novak de sortir en tête de cette nouvelle journée. L’Anglaise joua un peu trop près du bord, lors d’un putt d’environ 1 mètre, et ce fut une virgule qui ramena l’équipe à –18. « J’ai manqué ce putt au dernier trou, et c’est parfois difficile de trouver son rythme en foursome », confia Charley Hull. « Comme, par exemple, ne pas avoir de putt courts, durant tout le parcours et arriver au dernier trou, sans putt d’approche ou se retrouver avec un long putt au 17 », ajouta Charley Hull qui estime, tout de même, que son duo a été solide tout la journée. « J’ai raté quelques coups de fer, sur les Par 3, alors qu’on pensait que je serais plutôt bon sur ces trous. Comme l’a dit Charley, c’est difficile de trouver son rythme. Mais j’ai hâte de jouer tous les coups demain, et je reste satisfait de notre situation », confia Brennan.

Le duo formé par Lauren Coughlin et Andrew Novak peut être heureux, ce soir, d’occuper la tête de tournoi, car ils pointaient, hier soir, à la 3e place, avec deux coups de retard sur Hull et Brennan, qui n’imaginaient sans doute pas connaître un tel coup d’arrêt. « Nous avons touché beaucoup de green, et nous en avons beaucoup parlé », confia Coughlin. «  Je ne crois pas que nous ayons beaucoup eu à jouer des chip, aujourd’hui », ajouta l’Américaine. « C’est toujours agréable d’avoir une alternative à un coup. Vous n’avez pas beaucoup de stress, et vous avez simplement à jouer des putt et à faire des birdie », précisait-elle. « Elle a tapé de très bons coups de départ. J’étais en excellente position et je n’ai pas vraiment fait grand-chose », confia Novak. « J’ai joué pas mal de coup avec la face de club trop ouverte, en laissant échapper mes coups à droite. Et ce n’était pas vraiment l’endroit où faire tomber la balle. Elle a bien rattrapé mes coups », ajoutait le joueur du PGA Tour.

Et c’est la paire formée par Lexi Thompson et Wyndham Clark qui hérite de la troisième place, avec le score de –17, sans avoir progressé, tout en jouant du très bon golf. Et là encore, on se rend compte que le Foursome n’est pas simple à maîtriser, surtout quand l’un des joueurs n’offre pas la meilleure position à son partenaire, pour le coup suivant. « C’est là que la cohésion de l’équipe est primordiale », déclara Wyndham Clark. « On se retrouve en difficulté et d’un coup le rythme n’est plus bon. On peut très vite se retrouver avec un retard de plusieurs coups », ajoutait-il. « Au début, nous avons eu quelques ratés, mais ensuite  on s’est sentis vraiment détendus et nous avons réussis de beaux birdie. En fin de parcours nous avons juste raté quelques putt pour birdie mais ce fut une super journée ».

Une super journée qui s’est tout de même soldée par une longue suite de huit Par, après le dernier birdie, pour ce duo qui fait sensation dans ce tournoi. Car revoir évoluer Lexi Thompson, avec un jeu qu’elle n’avait plus déployé depuis bien longtemps, est une attraction supplémentaire.

Quatre duos sont à –16, dont Nelly Korda associée à Denny McCarthy. Ils ont joué –2 dans ce second tour et se retrouve bien moins distancée qu’après la première journée.

La Canadienne Brooke M.Henderson, associée à son compatriote Corey Conners, gagne six places, pour se retrouver à –16, et une petite chance d’aller chercher la victoire, alors que Lydia Ko et Jason Day sont bien moins performant qu’en 2023 et que l’équipe tenante du titre s’est enfoncée dans le leaderboard, à la 11e place, à –11.

Quant à Jessica Korda, même si elle a signé un remarquable putt, au 15, de l’extérieur du green, son retour à la compétition ne lui permet pas de jouer au même niveau que sa sœur. Avec Bud Cauley, elle est dernière à –8, après une carte de 74.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments en vidéo

Grant Thornton Invitational : Pluie de birdie et d’eagle !

La paire Hull/Brennan détient le record du tournoi, en Scramble, avec le duo Thompson/Clkark.

C’est un tournoi récréatif pour les joueuses et joueurs qui participent à cette épreuve, ce qui n’enlève rien au sérieux avec lequel ils jouent. Et le mode de jeu permet d’aligner birdie et eagle, offrant un premier référentiel de score, assez impressionnant.

Depuis deux ans, aucune équipe n’avait joué aussi bas que le 55 réalisé par Charley Hull et Michael Brennan. L’Américain de 23 ans, natif de l’Etat de Virginie, et l’Anglaise de 29 ans, qui a remporté sa troisième victoire, sur le LPGA Tour, cette année, ont tordu le parcours de Naples en ne concédant que trois Par. A l’aller, iul affiche un premier birdie au trou n°1, puis une suite de six birdie et un eagle sur le Par 5 du 6, leur ayant permis de se propulser à –9, avant d’enflammer le retour, sur le même modèle que l’aller. « J’ai le sentiment que nos jeux sont parfaitement coordonnées, et en abordant les derniers trous j’avais l’impression que nous étions à –20, tellement nous avons bien joué », confia Charley Hull. « Charley a super bien joué », ajoutait le joueur du PGA Tour, vainqueur pour la première fois cette année. « J’ai vraiment mal joué ces derniers jours, et j’étais inquiet hier soir. Je me disais que nous allions sûrement faire des bogey aujourd’hui. J’ai raté quelques coups de départ, au début de la journée, mais Charley a été tellement solide. Elle a rentré quelques putt énormes en début de parcours, et nous avons enchaîné les bons coups », ajoutait Brennan qui vient mettre en avant tout le potentiel d’une féminine aux côtés d’un homme, dans cette discipline.

Mais ils n’ont pas été les seuls à impressionner, et Lexi Thompson associée à Wyndham Clark a, elle aussi, réalisé de très beaux coups qui n’ont rien à envier au jeu des hommes. Manifestement en pleine possession de ses moyens, sur ce parcours qu’elle connaît comme sa poche, la native de Coral Springs et le triple vainqueur du PGA Tour ont également signé une carte de 55, avec deux eagle. S’étant élancés dans l’avant dernier groupe, la paire Thompson – Clark fut très solide et tout aussi complète que le duo Hull – Brennan. « J’ai le sentiment que nous avons un jeu similaire. Elle frappe vraiment loin au départ, et si l’un de nous a sa balle en jeu, on avance considérablement sur nos concurrents. Ce qui nous offre un avantage certain », expliqua l’Américain natif de Denver, qui mesure 1,83 mètres, comme sa partenaire. « Elle est également excellente au putting. J’ai trouvé que nos jeux se complètent parfaitement bien et je n’ai pas trouvé de défaut dans le sien. Nous nous sommes bien amusés sur le parcours », ajoutait Clark.

Derrière, c’est la paire formée par Lauren Coughlin et Andrew Novak, qui prend la troisième place, avec un score de –15, ce qui fut celui, au première tour l’an dernier, réalisé par Patty Tavatanakit et Jake Knapp. Pas d’eagle pour eux, mais uniquement trois Par de concédé, et curieusement, deux à l’aller comme les deux groupes leader. Signe que le parcours est un peu plus facile au retour.

Puis ce sont trois groupes à –14, où se trouve Nelly Korda associée à Denny McCarthy, également natif et résident en Floride.

Les tenants du titre, Patty Tavatanakit et Jake Knapp sont seulement, à –13, oserons-nous écrire, avec un eagle sur le Par 5 du trou n°1, pour bien lancer une journée qui a connu un rythme plus lent, en milieu de parcours.

Lydia Ko et Jason Day, vainqueur du tournoi inaugural, sont 8e à –12.

La seconde journée se déroulera en Foursome.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments en vidéo

Grant Thornton Invitational : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi exhibition associant des joueurs du PGA Tour et des joueuses du LPGA Tour. Il n’a aucune valeur pour le classement de ces circuits respectifs. Le tournoi se déroule en Floride, au Tiburon Golf Club, là même où eut lieu la finale du LPGA Tour, le 20 novembre dernier.

Le format

Ce tournoi se déroule sur trois jours, par équipes mixtes de deux. La première épreuve se déroule en scramble, la seconde en Foursomes et la dernière en fourball.

A noter que l’épreuve en fourball comporte une modification dans la mesure où les joueurs échangent leur balle au second coup, et joue ensuite cette même balle jusqu’à la fin du trou.

Le champ

Ce sont 16 joueurs du PGA Tour et 16 joueuses du LPGA Tour qui font équipe.

Jessica Korda effectue son grand retour à la compétition, dans ce tournoi, et retrouvera sa sœur, deux ans et demi après avoir évolué avec elle, lors de la Founders Cup. Jessica Korda avait déclaré forfait après le premier tour, et Nelly avait été éliminée au terme du second tour.

Aucune Française ne participe à ce tournoi, en revanche, l’Anglaise Lottie Woad y fait sa première apparition. Elle jouera avec l’Américain Luke Clanton, de quelques mois son aîné, qui fut également n°1 mondial amateur, mais en 2024, lorsque la Suédoise Ingrid Lindblad menait le circuit amateur, chez les filles.

Tony Finau et Nelly Korda sont de retour pour la troisième fois, mais ne font pas équipe cette année. L’Américain du PGA Tour évoluera avec Lilia Vu, tandis que l’ancienne numéro un mondiale et championne Olympique jouera avec Denny McCarthy.

En revanche, Lydia Ko et Jason Day sont de nouveau associés, et le duo vainqueur de l’an dernier, composé de Jake Knapp et de Patty Tavatanakit tentera de conserver le titre.

D’autres joueuses sont de retour dans ce tournoi telles Brooke M.Henderson, Rose Zhang, Lexi Thompson ou encore Megan Khang.

Voir le trombinoscope des équipes => ICI

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Patty Tavatanakit – Jake Knapp (-27)
  • 2023 : Lydia Ko – Jason Day (-26)

Le parcours

Le parcours n’est autre que le Golf course dessiné par Greg Norman, en 1998, et qui est celui utilisé pour le CME Group Tour Championship.

Comme les années précédentes, les départs des femmes sont avancés et les distances restent les mêmes, entre 2024 et 2025.

Les records du tournoi

  • Scramble : -16 (Nelly Korda – Tony Finau – 2023)
  • Foursomes : -8 (Jeeno Thitikul – Tom Kim – 2024)
  • Fourball : -12 (Madelene Sagstrom – Ludvig Aberg – 2023)

Stroke play

  • 18 trous : -16 (Nelly Korda – Tony Finau
  • 36 trous : -20 (Lydia Ko – Jason Day)
  • 54 trous : -27 (Patty Tavatanakit – Jake Knapp)

Dotation et prime

Ce tournoi reçoit, comme depuis 2023, une dotation de 4 millions de dollars pour une prime aux vainqueurs de 1 million de dollars, soit 500 000 dollars chacun.

Diffusion TV sur le site de la LPGA

  • Vendredi 12 décembre : 19h00 – 10h00
  • Samedi 13 décembre : 20h00 – 23h00
  • Dimanche 14 décembre : 19h00 – 22h00

CME Group Tour Championship : Thitikul sur le toit du monde !

Sans trop de surprises mais avec un peu de suspense, et surtout du beau jeu, cette dernière journée consacre la Thaïlandaise de 22 ans, pour la seconde année consécutive qui s’envole au classement mondial.

Ce dimanche, nous avons peut-être assisté à la fin de l’ère Korda, et probablement d’une génération de trentenaire qui a eu du mal à évoluer, toute l’année, face à des joueuses de moins de 25 ans, dont beaucoup sont rookie. Et la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, d’être le fer de lance de cette génération de surdouées, en ayant remporté, pour la seconde année consécutive, la veste bleue qui sacre celle qui remporte la Race to CME, et le dernier tournoi de la saison.

En s’élançant, ce dimanche, avec six coups d’avance, la victoire lui était promise sans pour autant qu’elle soit automatiquement acquise. Car ses poursuivantes, Nelly Korda, Pajaree Anannarukarn et Sei Young Kim, pouvaient encore créer la surprise en signant un dernier tour très bas. Mais aussi, le parcours préparé dans sa version la plus longue de la semaine et les repères allaient obligatoirement apporter son lot de difficultés.

Pourtant, la Thaïlandaise de 22 ans donna tout de suite le ton. Ce fut un birdie au premier trou pour passer à –23. Mais devant elle avançait deux de ses rivales, en la personne de Anannarukarn et de Sei Young Kim. La Thaïlandaise et meilleure amie de Thitikul envoya, elle aussi, un signal fort, en alignant deux birdie à la suite. Puis, sur le Par 3 du trou n°4, elle en rentra un troisième, tandis que Thitikul concéda un bogey au trou n°2. Ce dernier tour était lancé, tout comme la course pour la victoire qui pouvait encore changer de main, puisque le leader n’avait plus que trois coups d’avance.

L’écart se réduisit encore lorsque Pajaree Anannarukarn signa un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°6, revenant à deux coups de la numéro un mondial qui ne semblait pas en difficulté ni perturbée. Anannarukarn passa à –21, sur le green du 7, mais elle resta deux coups derrière sa compatriote qui venait de signer un second birdie sur le Par 5 du 6.

De son côté, Nelly Korda, qui partageait sa partie avec Atthaya Thitikul, jouait +1 alors que Sei Young Kim jouait le Par. Aucune d’elles ne semblait représenter un danger pour Thitikul. Pourtant, Nelly Korda était loin de s’avouer vaincue. L’Américaine se fit plus offensive au retour où elle passa à –16 en rentrant son premier birdie du jour. Puis, au trou suivant, un Par 4 de 347 mètres, elle rentra son approche, avec une balle qui tomba sur la petite butte, à droite du green, et qui lui donna de la vitesse pour filer vers le trou. Un coup joué depuis le bunker de fairway qui ne laissait pas présager une telle finalité. Cet eagle remis l’ancienne numéro un mondial en selle, en lui offrant la troisième place, à –18.

Anannarukarn restait seconde, mais venait de perdre un peu de terrain sur son amie Jeeno, en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°12. Puis, au second coup du trou n°14, elle se fit une frayeur en mettant sa balle dans l’eau. Attaquant seulement le green au 4e coup, elle parvint à sauver le Par en amenant sa balle au mat. Un coup exceptionnel qui allait avoir un écho avec ceux que Thitikul allait jouer.

Au 13, la Thaïlandaise de 22 ans attaqua le green avec un drapeau au fond. Sa balle fila sur l’herbe et sortit du green, lui laissant un coup à suivre d’environ 6 mètres. Elle choisit de jouer avec son putter et ce fut un birdie parfaitement ajusté qu’elle rentra pour passer à –25. Puis, au 14, elle connut, comme sa compatriote avant elle, le même moment d’angoisse lorsque sa balle sortit du fairway pour filer dans l’eau. Mais contrairement à Anannarukarn, la balle de Thitikul se retrouva sur une zone sèche, près de l’eau. Elle put jouer sans pénalité sans parvenir à placer sa balle aussi bien que l’avait fait Anannarukarn, un peu plus tôt.

C’est au contraire avec un long putt qu’elle se retrouva qui allait lui apporter un Par. Alors que Nelly Korda se retrouva en position de birdie, pour passer à –19. Mais son putt, à environ 2,50 mètres du mat, fit passer sa balle à côté, ne lui apportant qu’un Par, elle aussi.

L’Américaine allait se rattraper sur le Par 3 du 15, avec un birdie joué à environ 6 mètres du trou, et une balle qui passa timidement pas le bord gauche. Entre le Par 5 du 14 et celui du 17, Thitikul enchaîna les Par, tout en conservant une avance de trois coups sur Thitikul, et cinq sur Korda, qui se plaça à –20, en sortant du 17.

Alors que Anannarukarn fut incapable de se laisser une chance de birdie au 18 et que Sei Young Kim gaspilla un coup pour eagle sur le 17, Jeeno Thitikul se retrouva sur le fairway du 18, non sans avoir fait la démonstration de son talent, à plusieurs reprises dans cette journée. Le chip du 13, hors du green, qui lui apporta un beau birdie et son attaque de mat, au 17, malgré une progression en travers, allant des aiguilles de pin au premier coup, au sable lors du 2e coup, resteront des moments importants dans cette journée. Et pour terminer en beauté, quoi de mieux qu’un birdie, avec une balle qui s’arrêta sous le mat, à environ 2,50 mètres, sur le green du 18,et qui fut jouée avec la même application que tous ses putts, cette semaine.

Portée par les acclamations d’un public qui s’est régalé de voir cette jeune femme de 22 ans évoluer durant quatre jours, Atthaya Thitikul fut sacrée reine du LPGA Tour, pour la seconde année consécutive, comme Jin Young ko l’eut fait, en 2021, juste avant que la veste bleue soit instaurée et que Lydia Ko l’inaugure en 2022.

Jeeno Thitikul remporte également sa troisième victoire de la saison et s’impose comme la joueuse qui a obtenu le plus de seconde place, cette année, tout en cumulant treize Top 10.

La Thaïlandaise numéro un mondial clôture son année sur le LPGA Tour avec un impressionnant palmarès de 7 victoires en trois ans, et plus de 17 millions de dollars de gain, après avoir choisi de passer professionnelle en 2020, à seulement 17 ans. Avec comme objectif premier de faire vivre sa famille, particulièrement modeste.

Juste après sa victoire, une journaliste lui demanda ce qui l’avait rendu capable de réaliser cet exploit, et Thitikul, avec sa décontraction habituelle répondit : « je pense que gagner 4 millions de dollars m’a motivé ».

En conférence de presse, la Thaïlandaise s’exprima un peu plus sur sa semaine : « en début de semaine je disait justement que pouvoir terminer quatre tours ici c’est déjà plus que ce que j’aurais espéré. Mais être ici avec le trophée, le tenir entre mes mains c’est vraiment plus que ce que j’avais espéré. Tout le travail que j’ai accompli avec mon équipe, une fois de plus, a porté ses fruits aujourd’hui », confia la numéro un mondial.

Atthaya Thitikul qui remporte, également, cette année, le trophée de la joueuse de l’année, le Vare Trophy qui récompense la joueuse qui a réalisé le score le plus faible, et qui termine en tête du classement de la meilleure moyenne de coups.

De son côté, Pajaree Anannarukarn repart avec un chèque de 1 million de dollars, et une nette progression au classement de la Race to CME, entrant dans le Top 50 des meilleures joueuses du LPGA Tour.

Nelly Korda se classe seule 3e de ce tournoi, avec le score de –20, confirmant qu’il faudra encore compter avec elle, l’an prochain. Et Gaby Lopez termine cette année sur les chapeaux de roues, en signant une dernière journée en 65, après sa carte de 62 la veille. « ce fut une saison incroyable. Je suis reconnaissante de beaucoup de choses. D’abord à mon équipe et tous les gens qu’il y a autour de moi », confia la Mexicaine. « J’ai la chance d’être entourée de professionnels et de personnes de grandes valeurs, avec des principes et c’est très important pour moi. Ensuite, je suis fière et reconnaissante de chaque combat que j’ai mené, sur chaque événement, pour chaque préparation et chaque entraînement. Le golf peut parfois être décevant. Il peut être frustrant, mais il faut garder espoir et continuer à croire qu’à un moment donné les choses vont s’inverser et ce qui s’est passé », expliqua Gaby Lopez, qui a été fortement inspirée par Lorena Ochoa.

A noter que deux joueuses ont signé un trou en un dans cette dernière journée. La Sud-coréenne Hye-Jin Choi et l’Australienne Stéphanie Kyriacou.

La Française Céline Boutier termine difficilement ce tournoi et cette saison, en signant une dernière carte de 72 qui la classe 47e à –3, soit 23 coups derrière la nouvelle star du LPGA Tour qui totalise plus de victoires que la numéro un Française, avec 10 ans de moins.

Si la saison régulière du LPGA tour vient de s’achever, il reste encore un tournoi par équipe, au mois de décembre, avec le Grant Thornton Invitational, sur ce même parcours, et la dernière étape de la Q-série qui déterminera les 25 joueuses qui gagneront ou retrouveront leur carte pour évoluer sur le LPGA Tour, en 2026.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du dernier tour

CME Group Tour Championship : Boutier submergée, Thitikul survole !

Une prime de 4 millions de dollars attend la joueuse de 22 ans, numéro un mondial. Mais restera-t-elle en tête jusqu’à la fin du dernier tour ?

Cette avant dernière journée de la saison régulière du LPGA Tour est sans doute en train d’envoyer un message pour la saison suivante, sans que celui soit réellement simple à décrypter. Mais on peut d’ores et déjà être assuré que les plus anciennes n’auront pas la partie facile face aux nouvelles générations plus talentueuses et plus endurantes. Et la numéro un mondial de s’imposer un peu plus comme le chef de file en jouant un golf aussi décomplexé que technique et stratégique.

Elle est en route pour revêtir une seconde veste bleue et par la même occasion en infliger une à celles qui tentent de suivre son rythme. A bientôt 23 ans, Atthaya Thitikul apparaît comme la nouvelle reine du golf mondial féminin en étant en tête, de ce tournoi, avec six coups d’avance, qui sont de nature à lui donner un avantage avant d’entamer la dernière journée.

Jouant avec la naturelle décontraction qu’elle a toujours affichée, la Thaïlandaise numéro un mondial a écrasé la concurrence et dominé cette journée, même si elle n’a pas été la seule dans ce cas. Cependant, elle s’est élancée en tête et elle a su conserver cette position en prenant une avance qui fait la favorite à sa propre succession.

Après un second tour en 63, Thitikul signe une carte de 64, tout en ayant débuté par un bogey sur le Par 5 du trou n°1. Le second en trois tours : « tout ce que j’ai fait hier et aujourd’hui est super génial. Comme je le disais hier j’ai simplement cherché à toucher les fairway et les green et rentrer mes putt », confia la Thaïlandaise qui nous a gratifié de quelques coups somptueux. Et notamment ce chip, à une dizaine de mètres de mat, hors et en dessous du green, dont la balle tomba exactement sur la ligne avant de tomber dans le trou. Un birdie qui s’est inscrit dans une suite de quatre, au trou n°12, lui permettant de passer à –19, avant de progresser à –20 puis –21, et de marcher seule en tête. Seule sur cette planète golf où, pourtant, cinquante neuf autres joueuses se battaient pour trouver ne serait-ce qu’un birdie. Et parmi elle la numéro un Française qui est passée très près d’occuper la seconde place mondiale, au début de l’année 2024, et qui recule dans ce classement comme à celui de la Race. A 32 ans, Céline Boutier ne joue plus les premiers rôles, face à ces jeunes générations qui ont dominé toute la saison, et la voici submergée par la majorité du champ et un parcours sur lequel elle a du mal à jouer sous le Par aussi vite qu’une Thitikul, qu’une Sei Young Kim ou une Somi Lee.

Classée 48e à –3, en améliorant sensiblement son score, tour après tour, la numéro un Française, en plus d’être la seule tricolore à faire partie de l’élite mondial, avec ce Top 60, ne peut même pas prendre sous son aile quelques jeunes Françaises de 19 ans, 20 ans ou 23 ans, comme des Sud-coréennes, des Thaïlandaises et même des Chinoises peuvent le faire.

En cette fin de saison, Céline Boutier est seule sur le circuit mondial, a peut-être deux ou trois ans d’une retraite bien mérité, à la lutte avec les jeunes générations et sans aucune dauphine à sa suite. Et sans doute est-ce là le reflet d’une politique du haut niveau français calquée sur la gestion politique et économique d’un pays qui continue de se regarder le nombril en accusant les autres de concurrence déloyale, quand, en réalité, trop de décideurs Français entretiennent la culture du médiocre depuis trop longtemps.

Le fan club de Thitikul ne passe pas inaperçu. (capture écran Golf Channel US/LPGA)

En plein développement économique, la Thaïlande est la seconde économie des pays d’Asie du Sud-Est, et ce pays s’affirme, chez les féminines, comme l’un des meilleurs du monde avec, comme ambassadrice, Atthaya Thitikul, qui n’aura pas eu besoin d’user ses pantalons sur les bans des universités pour devenir multimillionnaire.

Et comme par hasard, suit à la seconde place, une autre Thaïlandaise, vainqueur à deux reprises sur le Tour, sans avoir connu la même réussite que sa compatriote. A 26 ans, un peu plus dans l’ombre de Thitikul, Pajaree Anannarukarn n’en a pas moins rendu une carte de 65, comportant un eagle sur le Par 5 du trou n°6, tout en concédant son unique bogey sur le Par 3 du 16, en ayant manqué le green.

Elle est, avec Nelly Korda, l’une des rares à tenir le rythme imposé par Jeeno Thitikul, même si ce score de –7 journée pourrait être difficile à reproduire ce dimanche. « J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer cette journée, notamment aux côtés de Nelly, ce qui fut incroyable », déclara Anannarukarn qui rappela qu’elle est également une très bonne amie de Jeeno Thitikul : « c’est incroyable de voir comment elle joue bien, comment elle est solide est régulière ».

Et Nelly Korda, en étant également seconde à –16, montre que chez elle, en Floride, elle a du répondant. Certes, elle n’a pas évolué avec la même agilité que Atthaya Thitikul, mais l’Américaine de 27 ans a rendu une carte vierge de bogey qui vient rappeler son potentiel. « C’est une bonne journée. Sans doute j’ai laissé filer quelques putt pour birdie mais dans l’ensemble je suis satisfaite d’avoir réalisé une bonne journée, comme hier », déclara Korda, qui joua 64 au second tour, affirmant sa régularité et sa capacité à jouer très bas.

Derrière ce duo, se trouve la Sud-coréenne Sei Young Kim qui a marqué l’histoire du LPGA Tour par ces records et ces coups exceptionnels. Evoluant pour la seconde journée de suite avec la numéro mondial, elle n’a pas été autant en réussite que la veille. Quelques coups ont été lâchés trop à gauche ou à droite, et contrairement à la Thaïlandaise elle a dû gérer des putt plus longs. Comme sur le green du 13 où elle s’est retrouvée au fond, à plus de 10 mètres du mat, quand Atthaya Thitikul posa sa balle derrière le mat en bénéficiant d’un peu de back spin qui ramena celle-ci à moins d’un mètre.

Jouant –4 pour la journée, pour un score provisoire de –15, Sei Young Kim a peu de chances de jouer, ce dimanche, pour la victoire, et les 4 millions de dollars en prime. Mais on pourrait bien la voir disputer la seconde place à Nelly Korda, à Pajaree Anannarukarn ou à Somi Lee, voire Jennifer Kupcho, qui devraient animer ce dernier tour. « Nous attendions depuis le début de cette saison, jouer ce dernier tournoi. J’espère que beaucoup de gens voudront voir de belles performances car nous voulons offrir un beau jeu sur le parcours. C’est ce que nous pouvons faire pour les remercier », déclara Sei Young Kim, désormais désignée comme vétéran du circuit par la presse américaine, et qui n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Lopez, égale le record du parcours !

Ce moving day aura également été marqué par la performance de la Mexicaine Gaby Lopez, qui s’est élancée à 09h00, trente minutes après Céline Boutier, et qui a signé une carte de 62, sans bogey, constituant le meilleur score de la semaine, et du tournoi. Rejoignant Lydia Ko qui avait également joué 62 en 2016, alors âgée de 19 ans. « Vous savez, c’est une de ces journées où on est tellement dans l’instant présent que l’on arrête de se soucier du résultat », confia Gaby Lopez. « Au début du tournoi je me suis dit que j’allais vraiment profiter du week-end parce que j’ai travaillé si dur toute l’année pour être ici. Alors je me suis dit que j’allais juste être là sans être trop stricte et rigide », ajouta la Mexicaine qui pourrait être encore plus récompensée de son travail, dimanche soir, puisqu’elle est projetée 34e de la Race, avec cette 8e place du classement provisoire.

Quelques joueuses vedettes de la saison sans également dans le coup. Lottie Woad, Rio Takeda et Akie Iwai sont 9e à –11, ainsi que Minjee Lee et Nasa Hataoka qui a mis sa balle dans l’eau, en attaquant le green du 18.

Notons au passage la performance de fin de saison de Lexi Thompson, a temps partiel sur le Tour, qui a toute de même réussi à intégrer le Top 60 de la Race pour jouer ce tournoi.

Seconde à –6, le premier jour, l’Américaine Allisen Corpuz a dégringolé à la 29e place, en alignant des cartes de 71 et 72, après son 66 de jeudi.

Cette dernière journée devrait donc sacrer, pour la seconde année consécutive, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul, mais on a assisté, par le passé, à des retournements de situation surprenant, malgré la confortable avance du leader.

Et la victoire de Nelly Korda serait aussi exceptionnelle qu’inattendue, si elle parvenait à jouer aussi bas que dans ce troisième tour. A moins qu’une Thaïlandaise en cache une autre que Anannarukarn enfile la veste bleue, à la surprise générale.

Pour tout savoir de ce dernier tour, il faudra être connecté au site internet de la LPGA, ou à, la chaîne youtube du LPGA Tour, dès 19h00 !

Le classement provisoire => ICI

les meilleurs moments du 3e tour