Il s’agit de la 18e épreuve de la saison 2025, et de la 8e édition de ce tournoi qui se déroule dans l’Alabama. En 2020 l’épreuve fut annulée à cause de la pandémie de Covid 19. Comme beaucoup de tournoi de l’Epson Tour, le parcours est le même depuis la première édition. En 2021, l’épreuve fut réduite à deux tours en raison des mauvaises conditions météorologiques qui avaient contraint l’organisation et les instances sportives à suspendre le second tour, en milieu d’après-midi, puis, finalement, d’annuler le 3e tour pour laisser les joueuses qui n’avaient pas clôturé leur journée du samedi, la terminer le dimanche, et, ainsi, établir un classement sur deux tours. Disposant de 10 coups d’avance, l’américaine Janie Jackson remportait l’épreuve avec le score de –12, et quatre coups d’avance sur ses compatriotes Sierra Brooks et Katelyn Dambaugh.
En 2023, l’ancienne pensionnaire du LPGA Tour, Cydney Clanton s’imposait en établissant le meilleur score final de l’histoire du tournoi.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, elles sont 120 dans le champ pour trois jours de compétition, et un Cut qui conservera les 60 meilleures, et ex æquo, au terme des deux premières journées.
A deux tournois de la fin de la saison, cette épreuve est déterminante et permet aux joueuses classées entre la 6e et la 40e place de la Race for the Card, de continuer à se battre pour rester ou entrer dans le Top 15.
Et notamment des joueuses comme Samantha Wagner, Laetitia Beck, Laney Frey, Sophie Schubert, Hailee Cooper, Kaitlyn Papp Budee, Jillian Hollis, Cara Tejedo Mulet, Minji Kang ou encore la Française Agathe Laisné, qui est classée 32e de la Race et qui, en cas de victoire cette semaine, peut intégrer le Top 15. Et toutes ces joueuses sont évidemment au départ de ce tournoi.
Egalement engagée, l’amateur Américaine Gianna Clemente. Mais aussi sa compatriote Yana Wilson, leader de la Race, qui a avoir l’occasion de conforter sa première place. Melanie Green, Gina Kim, Erika Hara et Briana Chacon sont également présentent pour assurer leur place, même si elles sont déjà assurées de jouer sur le LPGA Tour, l’an prochain.
Une autre Française est présente. Il s’agit de Emma Broze qui, même avec une victoire, ne peut pas monter dans le Top 15. Elle est classée 86e de la Race, et à 30 ans, elle a beaucoup de mal à trouver sa place sur ce circuit professionnel.
Les anciens vainqueurs
2024 : Fatima Fernandez Cano (-14)
2023 : Cyndey Clanton (-17)
2022 : Maria Torres (-14)
2021 : Janie Jackson (-12)
2019 : Laura Sluman (-14)
2018 : Kendall Dye (-16)
2017 : Lindsey Weaver Wright (-12)
Le parcours
Situé à Prattville, non loin des rives de la rivière Alabama, ce parcours fut dessiné par Robert Trent Jones Sr en 1939. Il s’inscrit dans un complexe comportant deux autres parcours que sont le Judge et le Legislator. Nommé Senator, ce Par 72 est d’une distance de 6034 mètres et est majoritairement planté en Bermudagrass. Il se distingue des deux autres parcours par son architecture de links, très verdoyante. Les bunkers sont profonds, à la mode écossaise, et les abords des fairway font l’objet d’un important relief. Quelques rough très épais et denses bordent certains trous, comme c’est le cas pour le n°3 et les abords du green n°5. Un seul obstacle d’eau sillonne le parcours et il passe le long du trou n°17. C’est une sorte de voyage en Ecosse au cœur de l’état de l’Alabama auquel les joueuses de ce tournoi sont invitées cette semaine.
Record du parcours
62 : Kelly Tan en 2019
Dotation et prime
Ce tournoi fut d’abord doté de 100 000 dollars en 2017 et a connu une augmentation régulière de sa dotation jusqu’en 2022, où elle atteignit 200 000 dollars. Cette somme a évolué en 2024 en passant à 262 000 dollars, avec une prime au vainqueur de 39 375 dollars. Mais cette année, la dotation tombe à 250 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 37 500 dollars.
Intégrée au calendrier en 2022, cette épreuve fête son quatrième anniversaire. Lors de l’épreuve inaugurale, l’Américaine Ally Ewing avait établi un score total de référence qui fut battu par Lydia Ko en 2024.
Ce tournoi a également connu un playoff, c’était en 2023. Il opposa l’Australienne Minjee Lee à l’Anglaise Charley Hull, qui passait une fois de plus à côté de la victoire.
Le champ de joueuses
Les meilleures mondiales sont présentes, ce qui promet du beau jeu et des scores serrés. A moins de trois semaines du dernier tournoi de la saison régulière, cette épreuve est déterminante pour toutes celles qui conservent l’espoir d’entrer dans le Top 60 ou le Top 100 de la Race.
Ainsi, Nelly Korda, Lydia Ko, Jeeno Thitikul, Hae Ran Ryu, et l’Armada Japonaise constituée de Mao Saigo, Ayaka Furue, Nasa Hataoka, Yuna Nishimura, Miyu Yamashita, Rio Takeda et les sœurs Iwai sont de celles qui devraient animer cette épreuve. Mais aussi l’Anglaise Lottie Woad, la Chinoise Miranda Wang, la Sud-coréenne Sei Young Kim, l’Australienne Hannah Green et quelques Américaines comme Lexi Thompson, Alexa Pano, Jennifer Kupcho, Andrea Lee qui vont devoir sortir leur meilleur jeu, si elles veulent survivre au Cut.
Coté Français, on se réjouit de la présence de Perrine Delacour, qui a une nouvelle opportunité d’aller chercher des points de Race to CME, afin d’intégrer le Top 100, avant le premier tournoi de la tournée asiatique. Adela Cernousek est également dans le champ, parmi les rookie, et Céline Boutier, qui a du mal à exister cette saison, vient compléter le trio tricolore.
Céline Herbin est 11e de la liste de réserve, alors que Pauline Roussin-Bouchard est absente du LPGA Tour comme du LET, cette semaine.
Plus généralement, 21 des 24 vainqueurs de la saison sont présentes. Ils manquent à l’appel Brooke M.Henderson, Angel Yin et Carlota Ciganda. De même que 21 des 22 rookie de la saison.
Les invitées sponsor
Elles étaient quatre l’an dernier et elles ne sont que deux cette année, dont une amateur. La joueuse amateur a obtenu cette invitation après avoir remporté le Women’s Western Junior le 9 juin dernier. Elle est classée 8e à l’AJGA et 699e mondial amateur, avec deux victoires en 2025.
Vidhi Lakhawala (a)
Maria Fassi
Les qualifiées du lundi
Heather Lin – Taiwan
Polly Mack – Allemagne
Les anciens vainqueurs
2024 : Lydia Ko (-23)
2023 : Minjee Lee (-16)
2022 : Ally Ewing (-22)
Carte la plus basse : 63
2024 : Lydia Ko (R4)
2023 : Nasa Hataoka (R2)
2022 : JeongEun Lee6 (R2)
Le parcours
Après deux années passées sur le Kenwood Country Club, le tournoi a migré sur le parcours du TPC River’s Bend, à Mainville, qui accueille ce tournoi, pour la seconde fois.
Il s’agit d’un tracé de 6131 mètres, en Par 72. Un parcours récent, créé en 2001 par Arnold Palmer. Ce parcours est inséré dans une zone boisée et pavillonnaire, éloignant l’aller du retour. L’eau est très peu présente et les abords des fairway sont plutôt dégagés. Ce parcours est semé de Bentgrass du tee au green, les joueuses de links retrouveront sur ce parcours certains de leurs repères.
Il abrite, également, un formidable écosystème avec une faune composée de corbeaux, de serpents, de renards, de coyotes, de biches et de castors.
Cette année, les organisateurs ont allongé la majorité des trous de sorte que la distance totale passe de 6705 yards (3387,85) à 6876 yards (6287,41 m). Soit une différence de 171 yards (156,36 m).
Primes et dotations
Lors de la première édition, la dotation fut de 1,75 million de dollars, soit une des dotation les plus faibles de la saison. La prime au vainqueur était de 262 000 dollars. Lors de la seconde édition, la dotation globale a évolué en passant à 2 millions de dollars pour un chèque au vainqueur de 300 000 dollars. Ce sont ces sommes qui sont maintenues.
Il s’agit du 23e tournoi du LET de la saison, et de la 18e édition de ce tournoi dont la première édition eut lieu en 1996. Mais l’épreuve devint régulière à partir 2006, après 8 années d’interruption, et jusqu’en 2012. Puis, ce furent à nouveau 8 années d’interruption avec un retour au calendrier en 2020, sur un nouveau parcours avec un nouveau sponsor titre.
On retrouve au palmarès des noms qui évoluent désormais sur le LPGA Tour telles Atthaya Thitikul ou Alexandra Forsterling, ainsi que Suzann Pettersen, qui a contribué à la gloire du team Europe de Solheim Cup.
L’an dernier, la victoire s’est jouée en playoff entre l’Anglaise Alice Hewson et l’Indienne Tvesa Malik.
Enfin, ce tournoi connaît un changement de date majeur puisqu’il passe du mois de juin au mois de septembre. Et la météo pourrait jouer un rôle plus important cette année.
Le champ de joueuses
Elles sont 120 au départ de ce tournoi, qui se déroule sur trois jours, avec un Cut, après deux tours, qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.
Six joueuses Suisses sont invitées, dont cinq sont amateurs. Têtes d’affiche du golf féminin helvète, Chiara Tamburlini et Kim Metraux tenteront de s’imposer à domicile.
Brillante vainqueur, la semaine dernière, au Texas, l’Espagnole Nuria Iturrioz est également au départ avec quelques-unes de ses compatriotes, dont Luna Sobron Galmes, qui s’est faite remarquer, elle aussi, à Houston.
D’autres joueuses phares du LET sont honorent ce tournoi de leur présence. Il s’agit l’Anglaise Meghan MacLaren, de la Sud-africaine Danielle Du Toit, de l’Irlandaise Sara Byrne, des Allemandes Alexandra Forsterling, Patricia Isabel Schmidt, Verena Gimmy et Sandra Gal, de la Japonaise Ayako Uehara, de la Chinoise de Hong Kong Ginnie Ding, des Néo-zélandaises Momoka Kobori et Amelia Garvey et de la Tchèque Kristyna Napoleaova, de l’Autrichienne Emma Spitz, de la Finlandaise Ursula Wikstrom ou encore des Suédoises Sofie Bringner et Lisa Pettersson et de l’Australienne Sarah Kemp.
Du côté des Françaises, sont présentes Agathe Sauzon, Arian Klotz, Vanessa Bouvet, Anne-Charlotte Mora, Camille Chevalier, Emma Grechi, Emmi Peronnin et Ane-Lise Caudal.
Le parcours
Le parcours est intégré à un golf park comportant un 18 trous, un 9 trous et un 6 trous, ainsi qu’un pitch and putt. Il se situe à l’est du territoire Suisse à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Zurich.
Ce 18 trous est un Par 72, et mesure 5835 mètres, depuis les départs blancs. Cependant, pour cette compétition, le Par est réduit à 71. Le tracé est assez plat défendu par de grands bunker. Certains green sont difficiles à prendre car leur accès est visuellement rétréci par la défense de bunker de part et d’autres. Mais leur taille compense largement cet aspect. Bien que réalisé dans une zone très verdoyante, le arbres ne protègent pas vraiment du vent, mais ils constituent un sous bois dans lequel il ne vaut mieux pas y envoyer la balle. Le long des fairway, il existe des zones très dégagées permettant de rater sa mise en jeu, sans trop de conséquences.
-22 : Suzann Pettersen en 2008, sur le Golf Gerre Losone
-17 : Amy Boulden en 2020 sur le Golfpark Holzhausen
Dotation et prime
Faiblement doté dans les années 90, ce tournoi le fut plus largement entre 2006 et 2012, avec une prime au vainqueur de 78750 euros.
Mais depuis 2020, la dotation est redescendue à un niveau nettement inférieur et c’est une dotation de 200 000 euros qui fut allouée jusqu’en 2022 avant de passer à 300 000 euros en 2023, pour une prime au vainqueur de 45 000 euros. Des sommes qui restent d’actualité.
L’Espagnole de 29 ans signe son 5e succès individuel sur le LET et nourrit toujours l’espoir de jouer sur le LPGA Tour.
Ce dernier tour, sur le circuit européen féminin, aura procuré de belles émotions et de beaux moments de golf, sur un parcours qui a donné une équitable chance à chacune. La météo ayant fait souffrir les organismes autant qu’elle a compliqué le jeu, le dernier jour. Et à l’arrivée, ce n’est pas celle que l’on aurait pensé qui s’impose !
Cette dernière journée texane a été rythmée par une petite pluie qui n’a pas nécessité d’arrêts de jeu. Les green restaient humides sans pour autant laisser suffisamment d’eau à la surface, pour altérer le putting.
Plusieurs joueuses du LPGA Tour étaient en bonne position, ce dimanche matin, pour tenter de s’emparer de la victoire, dont l’Espagnole Carlota Ciganda, qui avait pris la tête du classement individuel, après deux tours. Charley Hull pointait à –6, soit quatre coups derrière Ciganda, de même que Perrine Delacour et Céline Boutier.
Entre elles, quelques-unes des meilleures joueuses du Ladies European Tour, dont Mimi Rhodes, Nastasia Nadaud, Kristyna Napoleaova ou Nuria Iturrioz, seule à –9.
Dans ce dernier tour, malgré la pluie, beaucoup joueuses parvenaient à joueur sous le Par. Et Ciganda de conserver la tête, après 6 trous, en évoluant à –11, tandis que Iturrioz jouait également –1 pour la journée.
L’Anglaise Charley Hull était revenue à –9, en jouant –3 après 8 trous, tandis que la première Française n’était pas celle que l’on aurait pu croire. Toujours en difficulté, cette année, quel que soit le circuit, Céline Boutier laissait Nastasia Nadaud passer devant pour se positionner à –9, avec Hull. Et comme elle, elle jouait –3 journée.
Et Pauline Roussin-Bouchard se plaçait à –8, mais après 14 trous, pour un score de –5 journée. Ce qui ne lui ouvrait pas la porte vers la victoire, mais une belle place dans le Top 10.
Quant à Perrine Delacour, elle pointait à –8, après 8 trous, pour un score de –2 journée. Mais une joueuse allait perturber ce classement.
Tan, en pleine progression sur le LET
Elle s’est faite remarquer cette saison, à plusieurs reprises en se portant très près des joueuses de tête, dans un dernier tour. Comme au Jabra Ladies Open où elle obtint la seconde place. Mais aussi en Belgique où elle s’effondra sur les derniers trous. Et finalement, c’est en Allemagne, sur un parcours digne d’un Majeur, que la Singapourienne Shannon Tan signait sa première victoire. Et ce dimanche, elle se montra, une fois encore, très compétitive, en revenant de l’arrière pour passer co-leader, à -10, avec Charley Hull et une Carlota Ciganda qui concéda un double bogey sur le Par 4 du 9, après une longue suite de Par, et son birdie sur le Par 5 du trou n°1. L’Espagnole qui perdit tout son élan, dès le second trou, et qui allait se ressaisir peu après.
Mais elle allait conserver à ses côtés, au leaderboard, la joueuse de Singapour, qui allait être en réussite sur son retour. Car elle s’était élancée du trou n°10, et à l’aller, elle avait réussi un eagle sur le Par 5 du 14, qui fut le point de départ de son ascension.
Ainsi, c’est sur le Par 3 du trou n°5 que Tan trouva le birdie pour passer –11. Puis, après un Par, elle réussissait un beau putt pour birdie, sur le green du 7, progressant à –12. Laissant Hull, Ciganda et Iturrioz, à –11. Mais sa journée se termina par un bogey et un trois putt sur le green du 9, après avoir placé sa balle, sur le green, à 8 mètres du mat. Terminant cette journée à –11, Shannon Tan offrit une belle démonstration de golf, tout en apportant une première animation, avant que Iturrioz ne prenne le relais.
Iturrioz, facétieuse mais redoutable
Qui a l’habitude de suivre le circuit féminin européen connaît l’Espagnole Nuria Iturrioz. Du haut de son mètre soixante cinq elle ne passe pas inaperçue en raison de son énergie et de son tempérament facétieux. Toujours souriante et prête à joueur avec les objectifs des caméras ou des appareils photos, Iturrioz n’en reste pas moins une joueuse de golf redoutable. Et ce tournoi lui donna l’opportunité de le démontrer.
Une fois Shannon tan au club house, Ciganda perdit le contact avec le groupe de tête, à cause d’un bogey sur le Par 4 du 13. Descendue à –10, l’Espagnole laissait sa compatriote prendre les commandes du tournoi, avec l’Anglaise Hull, à –11. Mais cette dernière avait deux trous d’avance sur Iturrioz et Ciganda, qui jouaient avec l’Anglaise Mimi Rhodes.
Après ce birdie sur le Par 5 du 14, pour passer –11, Charley Hull ne parvint plus à se créer des opportunités de birdie. Et c’est avec une suite de Par qu’elle concluait sa semaine texane, laissant le dernier groupe assurer le spectacle. Et plus particulièrement Nuria Iturrioz, qui était la seule à bien maîtriser cette fin de journée. Mimi Rhodes, toujours un peu gênée par des ampoules aux pieds, boitait et manquait de maîtrise avec la plupart de ses coups.
De son côté, Carlota Ciganda lâchait trop de mises en jeu, hors des fairway, se plaçant dans des situations inconfortables. Et ses attaques de green ne laissaient pas sa balle assez près des mats, pour espérer un birdie. Après 16 trous, elle pointait encore à –10, alors que Iturrioz était seule en tête à –12, grâce à un nouveau birdie sur le Par 4 du 15.
Cependant, au 17, Ciganda réussissait à planter le mat. Mais sa compatriote Iturrioz se laissa un putt à environ 2,50 mètres du mat, et cette distance ne suffit pas à l’empêcher de rentrer sa balle. Ainsi, à un coup de la fin de ce tournoi, Iturrioz maintint son avance deux coups sur Ciganda, la seule à pouvoir lui faire barrage. Car Nastasia Nadaud ruina ses chances de suivre le rythme des Espagnoles, en concédant un bogey sur le Par 3 du 16, où elle fut chanceuse de ne pas retrouver sa balle dans l’eau.
Et les trois Françaises de terminer ce tournoi avec le score de –9. Et voir Nastasia Nadaud au même niveau que ses deux compatriotes, de 11 ans ses aînées, offre vraiment entrevoir une belle suite de carrière pour la jeune Française.
Ainsi, Nuria Iturrioz décroche sa cinquième victoire, individuelle, et son sixième succès sur le LET, puisqu’elle a remporté l’Aramco Team Series, par équipe, en Floride, en 2023. « Je suis très heureuse, mais je ne peux pas vraiment expliquer ce que je ressens. Je suis très fière d’avoir ce trophée », confia Iturrioz peu après son dernier putt. « Je remercie tout le monde. Avec mon caddie nous avons bien travaillé tout au long de l’année, et nous avons été en lice à plusieurs reprises. Mais cette victoire est aussi pour lui », déclara l’Espagnole de 29 ans. Puis, elle ajoutait : « j’avais vraiment hâte de remporter l’un de ces tournois. J’avais déjà gagné par équipe, mais là c’est vraiment spécial de le faire aux Etats-Unis. Savoir que je peux accéder au LPGA Tour et que je peux bien jouer sur ce type de parcours est une bonne chose », laissant entrevoir que Nuria Iturrioz, malgré l’âge, nourrit encore le rêve d’évoluer sur le circuit américain. Et nous savons tous que du rêve à la réalité, il y a un fossé qui se creuse de plus en plus, année après année, en raison du niveau de jeu des jeunes joueuses, qui ne cessent de pousser les anciennes vers le fond des leaderboard.
Prochain rendez-vous du LET, cette semaine, en Suisse, avec le VP Bank Swiss Ladies Open.
Rookie cette saison, la Française âgée de 20 ans surprend tout le monde en dominant ces trois jours de compétition.
C’est en Angleterre que la Française Emma Falcher a été chercher sa première victoire, après son 9e départ sur le premier niveau du circuit professionnel européen féminin.
Une impressionnante victoire de cinq coups dans ce Rose Ladies Open après un dernier tour de 69 (-3) et un score final de onze coups sous le par.
Dès la première journée, elle dominait la concurrence en prenant la tête avec le score de –7, devant l’Anglaise Gemma Clews à –5. Sa compatriote Loïs Lau se plaçait à la 3e place, à –4.
Lors de la seconde journée, Emma Falcher restait en tête, mais elle voyait son avance réduite à un coup, en jouant –1. Et l’Anglaise Gemma Claws restait à ses trousses en jouant –2 journée, tandis que Lois Lau se crachait avec une carte de 79, ne franchissant pas le Cut.
Lors de la dernière journée, Falcher se devait de ne pas faire d’erreur et de signer un bien meilleure journée que la veille. A l’aller, la Française a eu du mal à trouver le chemin du birdie, et elle alignait les Par durant 8 trous, avant de concéder un bogey sur le trou n°9. Mais au retour, sa situation se débloquait avec une suite de trois birdie, dès le trou n°11. Un dernier birdie sur le Par 3 du 16 lui ouvrait une voie royale vers la victoire, en étant très largement en tête. « C’est tellement bon. J’ai vécu une année de rookie incroyable et j’ai beaucoup appris. Je n’ai pas de mots. Je fêterai ça avec mes parents, ma famille d’abord, puis avec tous mes amis » , confiait la Française.
Avant de participer à ce tournoi, Falcher avait obtenu comme meilleur résultat une 14e place ex aequo à l’Allegria Ladies Open. En 2022, Falcher avait participé au Rose Ladies Open en amateur et avait manqué le Cut. Deux ans plus tard, beaucoup de choses ont changé pour elle : « Ce tournoi a toujours été mon préféré. J’y ai participé il y a trois ans et j’ai toujours rêvé de le gagner. C’est énorme pour moi», lâchait la Française.
Emma Falcher ne remporte pas seulement une belle victoire, elle gagne une voiture après avoir fait un pari avec son père, qui fut son caddie tout au long de l’année. « Mon père avait conclu un accord prévoyant que je pourrais avoir une voiture en cas de victoire, alors je rentre directement en France pour en acheter une », expliqua la Française.
Cette victoire est d’autant plus remarquable que c’était son premier tournoi après une blessure à l’épaule qui l’avait tenue éloignée des parcours pendant un mois.
Grâce à cette victoire, Emma Falcher grimpe à la 25e place de l’Ordre du Mérite du LETAS, progressant de 62 places. « Mon objectif principal est bien sûr de participer au LET et de réussir. Repartir et recevoir les félicitations de Justin et de Kate Rose était magique. C’était comme si j’étais dans un film. Je n’ai pas encore réalisé», avouait-elle.
L’Anglaise Gemma Clews termine deuxième, seule, avec six coups sous le par, conservant ainsi sa place en tête du classement.
Après 14 tournois, le leader de l’Ordre du Mérite totalise 1 834,66 points, confirmant sa carte sur le LET pour l’année prochaine.
L’Anglaise Lianna Bailey réalise un excellent dernier tour en 70 (-2) pour décrocher la troisième place, signant son meilleur résultat sur le LETAS cette saison.
La Française Charlotte Liautier et l’Autrichienne Katharina Muehlbauer sont quatrièmes ex-aequo, à -4. Elles occupent désormais respectivement la cinquième et la deuxième place de l’Ordre du Mérite. Marine Griffaut termine 29e à +1 en ayant eu du mal dans le dernier tour, où elle rend une carte de 74, tandis que Chloé Salort se place 49e à +5, en ayant joué une seule fois dans le Par, en trois jours.
La prochaine étape du LETAS aura lieu cette semaine, du 11 au 13 septembre, avec le Hauts de France Pas-de-Calais Golf Open. Un événement co-organisé avec l’Alps Tour.
Après cette étape française, il restera deux tournois. L’un en Suisse et l’autre en Espagne.
Le LETAS est la porte d’entrée pour toutes les jeunes joueuses qui aspirent à évoluer sur le Ladies European Tour et que certaines auront du mal à atteindre.
Seconde victoire, par équipe, pour la Tchèque Kouskova, dans ces séries Aramco, cette année, et troisième victoire de la saison. On attend de voir si elle tentera les cartes américaines, au mois de novembre.
Cette seconde et dernière journée a été entourée d’un suspense intéressant, avec une course pour la victoire qui s’est jouée sur le dernier trou, avec la forte probabilité d’un playoff… qui n’est jamais arrivée !
On attendait une possible victoire du team conduit par la Française Céline Boutier, bien aidé par la présence de l’Espagnole Luna Sobron Galmes, qui fut le pilier de cette équipe.
S’élançant en dernier, du Tee n°1, à 09h59, le quatuor dirigé par la numéro un Française se devait de réaliser un meilleure journée que la veille, car, derrière, au leaderboard, plusieurs équipes promettaient de délivrer du beau jeu, et d’aller chercher pas mal de birdie, sur un parcours assez simple à pratiquer. Bien que les green aient posé quelques problèmes à certaines joueuses, qui ont eu du mal à lire les lignes.
Mais le vent a fait son apparition en même temps que le ciel s’est couvert, et personne ne s’en plaignit, puisque cela permis d’éviter de sortir les parapluies et de moins souffrir de la chaleur.
A mi-journée, c’est l’équipe de la Sud-africaine, Cassandra Alexander, qui prit la tête, en portant le score total à –30. Le Team de la Belge Manon de Roey était également au club house, avec le score de –29 tandis que le quatuor emmené par la Tchèque Sara Kouskova jouait –16, après 14 trous, et faisait forte impression. Si la Tchèque de 26 ans, double vainqueur sur le Let, n’était pas la plus productive, en ayant signé deux birdie contre deux bogey, en sept trous, elle avait réussi l’exploit de sortir du green du Par 4 du trou n°9 avec un eagle. Et ce fut là une chance pour cette équipe, car Ana Belac y concédait un bogey, tandis que Angurasaranee et Kibsgaard Nielsen n’y trouvaient qu’un Par.
C’est donc la capitaine Kouskova qui apportait deux coups pour passer à –23. Et cet eagle allait particulièrement peser dans le résultat final.
Evoluant cinq groupes en arrière, la formation de Céline Boutier, composée de l’Espagnole Sobron Galmes, de l’Argentine Simmermacher et de l’Australienne Hinson-Tolchard, connaissait un bon début de journée, avant de marquer le pas. En effet, après ses deux birdie sur les trous 5 et 6, Boutier ne parvint plus à se créer d’opportunités de birdie, tout comme l’Espagnole et l’Argentine. Alors que Hinson-Tolchard, après un seul birdie en huit trous, concéda un bogey sur le par 4 du 9, qui n’aida pas ses camarades, qui jouaient le Par, à courir après le Team Kouskova qui progressait vers la tête du classement.
Après 14 trous, la formation de la joueuse Tchèque se retrouva co-leader, à –30, tandis que celle emmenée par la numéro un Française, pointait –25, après 12 trous. Et Boutier et Sobron Galmes de ne pas réussir à exploiter le Par 5 du 10, tandis que Hinson-Tolchard concédait un bogey et que Simmermacher jouait également le Par. L’Argentine qui continuait d’être le maillon faible de cette équipe en manquant de précision sur ses attaques de green et au putting.
Le Team Boutier retrouvait pourtant du rythme, dès le Par 4 du 13, où la Française signa son 3e birdie du jour, et que Hinson-Tolchard réalisa son 2 birdie, apportant le second coup qui permettait à l’équipe de réengager sa progression vers le haut du leaderboard.
Au 14, c’est Sobron Galmes qui venait complétait le birdie de Boutier, pour donner un nouvel élan à l’équipe, tandis que Kouskova et sa formation venait de passer en tête, à –31, en sortant du trou n°16. Et c’est la Thaïlandaise Angurasaranee qui faisait, seule, le job. Kouskova, Kibsgaard Nielsen et Belac ne parvenant plus à rentrer un seul putt, depuis le par 4 du 13.
Et la Thaïlandaise allait devenir le pilier de cette équipe, en trouvant un dernier birdie, sur le green du 18, quand ses camarades ne parvinrent pas à placer leur balle au plus près du mat.
Entre temps, la formation de l’Anglaise Mimi Rhodes rata l’occasion de faire la différence, et de se donner un chance de remporter le tournoi. Parvenues à –29, en 16 trous, Céline Herbin apportait un premier birdie avant que Sara Byrne et Kristyna Napoleaova n’en fassent autant. Parvenue à –31, le Team Rhodes n’avait plus qu’à assurer deux birdie au 18, pour mettre en difficulté la progression du Team Kouskova et celui de Boutier.
Mais l’Anglaise négocia très mal son approche du green, mettant sa balle en plein milieu de la pièce d’eau. Céline Herbin trouvait le green, à environ 3 mètres du mat, mais son putt, pour birdie, fit passer sa balle légèrement à gauche du trou, occasionnant un Par. Et Napoleaova trouva le green, à gauche du mat, mais trop loin pour ajuster le birdie, et Byrne ne put mieux faire. Concédant un bogey, Rhodes n’arrivait pas à soutenir ses camarades et toutes quittèrent le parcours sans avoir pu faire évoluer leur score. La victoire venait de s’envoler.
Il ne restait alors plus que la formation de Céline Boutier, pour battre le Team Kouskova, seul en tête à –32, au club house. Mais la numéro un Française fut tout aussi loin des mats qu’elle l’avait été depuis le Par 4 du 15 et sur le Par 3 du 16, c’est Sobron Galmes qui fournit le seul birdie de l’équipe, alors que Simmermarcher concéda un bogey et que Boutier et l’Australienne sortaient avec un Par.
Au 17, ce fut encore l’Espagnole qui fit progresser l’équipe, qui passa à –31, à un coup du Team Kouskova. Un playoff ou la victoire avec un coup d’avance étaient les deux scénarii que pouvait offrir la formation de la numéro un Française.
Mais aucune des quatre joueuses ne parvint à s’approcher suffisamment près du mat. Et Boutier de se retrouver au-delà du drapeau, sur le pré green, tout comme Simmermacher, encore plus loin, et Sobron Galmes, qui venait d’être l’artisan de la progression de son équipe.
Les quatre joueuses réussirent seulement le Par, et le Team Kouskova, qui s’était approché du green du 18, pensant que leur première place provisoire pouvait s’envoler à la dernière minute, assista, en fait, à sa victoire, par un manque de réussite de l’équipe qui s’était élancée en leader, ce samedi matin.
La Tchèque qui s’impose, pour la seconde fois, cette saison, en équipe, après sa victoire à l’Aramco Korea Championship. « Ce fut, une fois encore, deux jours exceptionnels avec de supers joueuses, et j’ai totalement apprécié ces jours », confia la joueuse Tchèque, qui signe sa troisième victoire cette saison. « Je suis incroyablement fière de cette équipe », lâchait-elle, peu après.
« Tout le monde a été solide. On a réparti les efforts, ce qui était important tout au long de la journée. Attendre de voir si on allait gagner a été un peu difficile », déclara Kouskova.
« C’est vraiment génial ! », lâchait Ana Belac. « On a pas souvent l’occasion de participer à des événements par équipes. Chaque fois qu’on a l’occasion de participer à une événement aussi spécial, avec des joueuses comme elles, c’est génial et j’aimerais beaucoup le faire plus souvent », ajoutait la joueuse Slovène de 28 ans.
Chacune des quatre joueuses vainqueurs repart avec un chèque de 29910,41, qui vient regonfler leur budget en cette fin de saison, où une victoire et si importante pour retrouver de la motivation.
Céline Herbin et Céline Boutier sortent de ce tournoi avec le statut de meilleures Françaises, en se classant seconde, tandis que le Team Nadaud a grillé la priorité à celui de Roussin-Bouchard, en fin de journée.
Ciganda leader en individuel
Si l’équipe de l’Espagnole Carlota Ciganda sort 10e à –27 de cette compétition, la native de Pampelune a devant elle l’opportunité d’aller chercher une victoire le LET, en étant en tête du classement individuel. Et d’une certaine façon, sa présence en haut du leaderboard respecte la logique qui veut que, majoritairement, ce soit une joueuse du LPGA Tour qui s’impose dans cette dernière journée. Mais Ciganda n’a pas droit à l’erreur en étant talonnée par sa compatriote Iturioz, qui est à –9, elle-même sous la menace du leader de l’Ordre du mérite, l’Anglaise Mimi Rhodes, à –8. Et les Françaises Nastasia Nadaud, Perrine Delacour et Céline Boutier, de ne pas être loin, en étant 6e à –6, avec Charley Hull. Ainsi, la probabilité qu’une joueuse du LPGA Tour s’impose ce dimanche reste forte, mais si Rhodes et Iturioz ont leur chance. Tout comme Napoleaova et Angurasaranee, qui pointent à –7.
Cette dernière journée s’annonce donc très intéressante sur un parcours où l’on aimerait bien voir évoluer un champ complet de joueuses du LPGA Tour, afin de voir quel score serait signé, après quatre jours de compétition.
A défaut de mener le classement individuel, Céline Boutier est en tête de l’épreuve par équipe, dans cet état du Texas où elle réside.
Cette première journée sur le parcours de Houston a permis aux Françaises de signer de bons résultats, et le parcours semble accessible et favorable aux birdie et aux eagle. Bien épaulé par l’Espagnole Sobron-Galmes, le Team Boutier a pris la tête !
Les parapluies étaient de sortie, mais pour se protéger du soleil sur un parcours où les joueuses n’ont pas été gênées par le vent. Et c’est sans doute pour cette raison que l’on a pu voir peu de bogey dans cette journée, bien que quelques joueuses se soient quand faites piéger à un moment, ou un autre.
C’est le cas de Céline Boutier qui a débuté avec deux Par avant de concéder un premier bogey, quand l’Argentine Simmermacher offrait à l’équipe un premier birdie. Mais au trou suivant elle concédait, elle aussi, un premier bogey. Boutier concéda un second bogey sur le Par 3 du trou n°5, puis, ce fut pour elle une bien meilleure trajectoire dans cette journée.
La Français apporta deux birdie à l’équipe, aux trous n°7 et n°9, puis, au retour, elle réussit un excellent putt, d’environ 4,50 mètres, pour conclure le Par 5 du trou n°14 avec un eagle.
Mais finalement, c’est l’Espagnole Luna Sobron Galmes qui a réalisé la meilleure journée de cette équipe, en signant six birdie contre deux bogey. L’Australienne Maddison Hinson-Tolchard s’est sort également bien avec ses trois birdie contre deux bogey, alors que l’Argentine Simmermacher a joué –1 à l’aller et contre +2 au retour, à cause de deux bogey après son birdie du Par 5 du 10. Mais elle a tout de même trouvé quatre birdie à l’aller, et c’est un double bogey au 6 qui la pénalise.
Ainsi, le Team Boutier va se présenter en leader du second et dernier tour de cette épreuve par équipe, avec le score de –18.
Deux coups derrière, l’équipe de la joueuse de Singapour, Shannon Tan, a concédé bien plus de bogey, et c’est la Néo-zélandaise Momoka Kobori qui en a accumulé le plus. La Française Agathe Sauzon, qui complète cette équipe, s’est bien reprise au retour, après son aller comportant trois bogey pour deux birdie. La Française de 33 ans a trouvé trois birdie, dès le Par 5 du 10, apportant des coups décisifs à son équipe, qui domine, d’un coup, l’équipe de Anne Van Dam, la nouvelle capitaine du team Solheim Cup Junior, pour l’épreuve de 2026.
Tenante du titre, par équipe, la Française Roussin-Bouchard et son équipe totalement renouvelée, par rapport à l’an dernier, est 4e à –14. Roussin-Bouchard qui a conclu sa journée par une approche rentrée sur le green du 18, qui lui a offert un eagle inespéré, apportant trois points à son équipe. La Marocaine Maha Haddioui ayant réalisé un birdie, alors que l’Anglaise Megan Dennis concédait un bogey et que l’Allemande Verena Gimmy réalisait un Par. Dans cette épreuve, ce sont les deux meilleurs score qui sont retenus. Si bien qu’un eagle apporte deux coups.
Les Françaises restent à l’honneur dans ce tournoi avec la présence de Céline Herbin dans le Team de l’Anglaise Mimi Rhodes. Epaulées par la Tchèque Kristyna Napoleaova et l’Irlandaise Sara Byrne, cette équipe s’est bien défendue, notamment grâce à Rhodes qui a apporté sept birdie, alors que Céline Herbin, pourtant bien partie jusqu’au Par 5 du 10, a ensuite concédé un bogey et un double qui ont une incidence sur son classement individuel.
Le Team Rhodes qui fait jeu égal avec celui de Roussin-Bouchard, quatre coups derrière l’équipe de Céline Boutier qui a encore du travail si les quatre joueuses veulent savourer la victoire.
Rhodes, leader du classement individuel
Si l’intérêt de ces deux premières journées est tourné vers le classement par équipe, l’épreuve individuelle est engagée et cette année, les joueuses du LET sont en force, dans le haut du tableau des scores.
L’Anglaise Mimi Rhodes, leader de l’Ordre du mérite, est en tête, avec le score de –6, devant un quatuor formé par Nuria Iturrioz, Ashley Lau, Luna Sobron Galmes et Anne Van Dam, à –4. « J’ai joué de manière très solide, bien que j’ai eu un peu la tête ailleurs à cause d’ampoules aux pieds », confia Rhodes. « Mais globalement mon jeu a été bon et mon putting a retrouvé un bon niveau. J’ai joué en essayant de ne pas attraper une insolation », confia l’Anglaise, justifiant les nombreux parapluies tenus par les caddies.
« Avec Céline (Herbin), on a plutôt bien commencé, pour l’épreuve par équipe. Céline à réussi un birdie au premier trou, donc c’est toujours un plus quand les gens autour de soi jouent bien », déclara Rhodes. « Nous étions vraiment en confiance et nous nous encouragions mutuellement. Et nous avons réussi quelques putt », ajoutait-elle.
Les scores sont serrés puisque la 3e place est occupée par huit joueuses, dont les Anglaises Charley Hull et Cara Gainer et la Tchèque Sara Kouskova.
La première Française est Nastasia Nadaud, à –2, et il y a de bons espoirs de voir la majorité des tricolores franchir le Cut, à l’exception d’Adela Cernousek, dont on a du mal à comprendre pour quelle raison elle est autant en galère dans cette saison, après avoir été très performante l’an dernier. La rookie du LPGA Tour qui est 73e à +2, et qui joue dans le Team de l’Anglaise Alice Hewson, lui-même en fâcheuse posture, à –7, et avant dernier.
La série des tournois Aramco fut introduite en 2020, et l’épreuve de cette année fait suite à celle qui s’était déroulée en Floride, l’an dernier.
En plus de se délocaliser de la Floride au Texas, le tournoi change de date est passe du mois de mars à celui de septembre.
Le mode de jeu
L’épreuve se déroule en stroke play, sur trois jours, avec les deux premières journées consacrées au classement par équipe, et la dernière au classement individuel.
Lors des deux journées disputées par équipe, chaque joueuse joue pour son classement individuel. De fait, si des joueuses sont, avec leur équipe, en fond de classement au terme des deux premières journées, elles peuvent avoir été les meilleures de leur équipe et se retrouver qualifiées pour le classement individuel.
L’an dernier, l’équipe composé des Françaises Céline Herbin et Pauline Roussin-Bouchard, ainsi que de l’Anglaise Meghan MacLaren et l’amateur LuJain Omar Khali, s’imposait lors des deux premières journées, alors qu’en individuel c’est l’Allemande Alexandra Forsterling qui obtenait la première place devant l’Anglaise Charley Hull.
Le Cut conservera, au terme des deux premiers tours, les 60 meilleures joueuses, et ex æquo.
Le champ de joueuses
Elles sont 104 au départ dont les Françaises Adela Cernousek, Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard, Agathe Sauzon, Nastasia Nadaud, Céline Boutier, Céline Herbin, Ariane Klotz et Vanessa Bouvet.
De même, d’autres joueuses vedettes du LPGA Tour sont engagées dans ce tournoi. Il s’agit des Américaines Danielle Kang et Alison Lee, l’Espagnole Carlota Ciganda, la Suissesse Kim Metraux, l’Anglaise Charley Hull, et l’Australienne Sarah Kemp. Ainsi que la Chinoise, et petite amie du pilote de Formule 1 Alexander Albon, Mini He.
Des côtés du Ladies European Tour on retrouve des joueuses emblématiques comme l’Anglaise Mimi Rhodes, la Suissesse Chiara Tamburlini, les Allemandes Laura Fuenfstueck, Olivia Cowan, Chiara Noja, Helen Briem, Aline Krauter, Polly Mack et la tenante du titre, en individuel, Alexandra Forsterling.
Mais aussi les Anglaises Bronte Law, Cara Gainer et Alice Hewson, l’Autrichienne Emma Spitz, la Tchèque sara Kouskova, la Slovène Pia Babnik, la Belge Manon De Roey La Singapourienne Shannon Tan, la Galloise Darcey Harry, la Néo-zélandaise Momoka Kobori ou encore la Suédoise Sofie Bringner et la Néerlandaise Anne Van Dam. Et bien d’autres joueuses qui font partie des meilleures du circuit européen.
Palmarès individuel
New-York 2021 : Charley Hull
New-York 2022 : Lexi Thompson
Floride 2023 : Carlota Ciganda
Floride 2024 : Alexandra Forsterling
Palmarès par équipe
New-York 2021 : Team Jessica Korda
New-York 2022 : Team Johanna Gustavsson
Floride 2023 : Team Pauline Roussin-Bouchard
Floride 2024 : Team Pauline Roussin-Bouchard
Le parcours
C’est au Texas, au sud de la ville de Houston, que se trouve le Golfcrest Country Club. A l’époque, ce golf se situait au milieu de vastes étendues de prairies. Depuis, toute la zone a été urbanisé.
Etouffé par cette urbanisation, le premier site ferma ses portes en 1970 et s’est à 19 kilomètres que le Golfcrest Country Club ressuscita l’année suivante, avec un tracé plus long. C’est l’architecte Joe Finger qui fut choisi pour construire ce nouveau parcours, d’une longueur de 5500 mètres, et comportant plus de difficultés. Des lacs et des étangs furent aménagés au cœur d’une zone boisée.
En 1971, la zone d’implantation de ce nouveau parcours était entourées de prairies. Mais comme l’ancien site, le nouveau site fut également encerclé par une forte urbanisation. Notamment des zones pavillonnaires.
Ce tracé est conçu comme un links, en respectant le relief tout en comportant de nombreux arbres et une herbe assez dense autour des fairway. Les bunkers sont typés américains, très dessinés, en léger creux, avec un sable blanc. Les green ne sont pas très grands mais certains comportent suffisamment de pentes pour gêner l’approche du mat. Néanmoins, il y a des plateaux assez larges pour poser la balle et construire sa ligne de putt en fonction de la situation du trou.
Le rough est dense mais tondu assez court pour rendre la balle jouable. Enfin, si les fairway ne sont pas spécialement très étroits, sans être particulièrement larges, les perspectives vers le green peuvent être intimidantes, à cause de la manière dont ils sont dessinés et protégés par des bunker, des pièces d’eau et parfois les deux.
Dotation et primes
La dotation de ces épreuves a continuellement augmenté depuis les premières éditions. Et les primes remportées par les joueuses ont suivi ces évolutions. L’an dernier, la dotation se répartissait en deux pars égales de 500 000 dollars, entre l’épreuve par équipes et l’individuel. Et en individuel la joueuse vainqueur percevait un chèque de 75 000 dollars.
Cette année, la dotation est de 2 millions de dollars, avec une part de 500 000 dollars pour l’épreuve par équipe et 1,5 million de dollars pour le dernier tour en individuel. Le montant des primes sera connu ce week-end.
Diffusion
Ce tournoi est retransmis sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour
La saison 2025 semble placée sur le signe du renouvellement des générations et du talent des nouvelles venues sur le circuit.
Il y aura eu comme un brin de tension dans cette dernière journée, avec pas mal de coups manqués pour les joueuses de tête. Mais à la fin, c’est encore une rookie qui s’impose laissant planer comme un soupçon de renouveau sur le LPGA Tour !
Cette dernière journée a bien failli troubler les pronostics avec une numéro un mondial qui a su fournir un bel effort pour combler son retard. Par ailleurs, Jeeno Thitikul bénéficia d’un manque de réussite de la Chinoise Miranda Wang, que l’on a senti un peu tendue, et parfois sur la réserve.
Après neuf trous, Thitikul avait bien travaillé en réussissant à inscrire cinq birdie sur sa carte, dont le premier sur le par 4 du 1, et le dernier sur le green du Par 4 du 9. Si elle avait manque l’opportunité d’exploiter le Par 5 du trou n°2, elle ne manqua pas d’inscrire un birdie sur le celui du trou n°7.
De son côté, la Chinoise Miranda Wang n’était plus aussi à l’aise que ces trois dernières jours, et après 8 trous, elle jouait seulement –1 pour la journée, en compagnie de Rose Zhang évoluait à la 2e place, à –16, avec également un score de –1 pour la journée.
La Sud-coréenne Sei Young Kim se plaçait juste derrière, à –15, avec une Jin Hee Im qui était au club house, après avoir agressé le parcours pour en sortir avec une carte record de –10. La Sud-coréenne de 27 ans, vainqueur en double, cette année, du Dow Championship, trouva six birdie à l’aller, puis trois à la suite, dès le trou n°10, avant de conclure sa journée avec un dernier birdie au 18, sans concéder de bogey : « je suis évidemment très contente. C’est absolument incroyable. C’est mon meilleur score en tournoi », déclara Him, avant de répéter « c’est incroyable » !
Ainsi, Thitikul et Wang étaient-elles ex æquo à –19, et tout semblait indiquer que Wang allait se faire dépasser par la Thaïlandaise, qui affichait un rythme bien plus élevé. Mais une sorte de tension s’installa faisant faire quelques fautes aux joueuses de tête, qui allaient plonger tous les observateurs dans l’incertitude.
Du rough au bunker et des occasions manquées
Après son birdie du 9, Miranda Wang ne parvint plus à trouver le chemin du birdie. Curieusement, ses coups filaient assez souvent vers la gauche, lui faisant manquer de précision. Bloquée à –20, elle était sous le menace de Thitikul qui avait été plus productive qu’elle, depuis qu’elle s’était élancée. Et Thitikul d’enchaîner deux Par, en entamant le retour, tout en restant à –19, avant d’égaler le score de Wang, grâce à un birdie sur le Par 5 du 12, où la Chinoise se retrouva à environ 15 mètres du mat, avec un premier putt qui lui laissa un second pour, pour le Par, à environ 1 mètre.
De son côté, Rose Zhang, qui pouvait encore espérer combler son retard, en étant à –17, ne profita pas de ce premier Par du 5 retour, pour réduire son retard sur Wang.
Sur le 13, Miranda Wang lâcha son second coup à gauche, manquant le green, alors que Zhang trouva le milieu du green, avec une petite chance de rentrer un birdie. Mais on premier putt laissa sa balle sous le mat, à environ 80 centimètres, tandis que Wang eut un chip pour trouver, enfin, le green, puis un putt pour sauver le Par, à environ 1,20 mètre.
Le 14 ne fut pas plus exceptionnel pour la Chinoise de 26 ans, toujours à égalité avec la numéro un mondial. Elle trouva le green, à environ 2,50 mètres du mat, tandis que Rose Zhang envoya sa balle dans le bunker, à droite du green. Sa sortie fut peu explosive, laissant sa balle dans le rough, près du green, avec un important risque de concéder un bogey. Et finalement, l’Américaine de 22 ans anéantissait ses chances de remonter sur les joueuses de tête, en laissant sa balle sous le mat, à 1,50 mètre, puis en manquant son putt pour bogey. Ce fut un donc un double bogey que Zhang concédait, rétrogradant à –15. Soit cinq coups derrière Wang et Thitikul. Et la Chinoise de signer un nouveau Par.
Devant, Thitikul rentra encore un Par, et au 16, elle en fit de même après avoir trouvé le rough, sur sa mise en jeu, au bord du green. Un chip et un putt furent nécessaires à la Thaïlandaise pour conclure le trou avec un Par. Et globalement, plus la fin du parcours approchait, moins on sentait les joueuses capable de reproduire les scores qu’elles avaient réalisés à l’aller. L’idée d’un playoff fit donc son chemin, dans le esprits, jusqu’à ce qu’un événement se produise.
Un dénouement sur les trois derniers trous !
Alors que la Thaïlandaise en terminait avec ce trou n°16, la Chinoise se retrouva en difficulté sur le green du 15, un Par 4 du 338 mètres. Au second coup, Miranda Wang se trouva trop courte du green et sa balle roula dans le bunker en contre bas. Le drapeau était à 3,65 mètres du bord, de sorte qu’elle eut peu de place pour poser la balle. Voulant ajuster son coup, elle ne mit pas assez d’énergie dans son swing, et sa balle se souleva dans les airs avant de retomber dans le rough, juste devant le green. Il lui restait donc un coup pour sauver le Par, et chacun compris que le bogey lui tendait les bras. Et effectivement, après son chip elle eut un putt à environ 30 centimètres, pour rétrograder à –19.
Thitikul se retrouvait alors seule en tête, à –20, et Wang n’avait plus que trois trous pour reconstruire ce qu’elle venait de perdre, puis dépasser la Thaïlandaise. Encore fallait-elle que Thitikul ne marque pas de birdie, sur le 17 et le 18. Mais, nous ne saurons jamais comment l’expliquer, quand c’est perdu d’avance, c’est inutile de se battre. Et quand c’est gagné d’avance, il n’y a qu’à laisser les choses se faire.
Au second coup, depuis le rough au bord du fairway du 17, Jeeno Thitikul trouva encore le rough, à gauche du green. Et assez loin du mat. Elle n’eut qu’un chip à jouer pour trouver le green, et sa balle arriva assez fort, dépassant le mat pour filer dans le rough. Il était dit que rien ne serait simple pour la Thaïlandaise sur ce Par 4. Son chip fit passer sa balle près du mat, lui laissant un putt, pour bogey. Et Thitikul de revenir à ,-19, à égalité avec Wang qui n’en demandait pas tant.
Ainsi, la Thaïlandaise eut le 18 pour reprendre un coup d’avance d’avance, alors que la Chinoise eut le 17 et le 18 pour en prendre deux. Finalement, sur ce même par 4 du 17, la Chinoise réussissait à planter le mat, se laissant un putt pour birdie, à environ 1,20 mètre.
Et c’est avec le score de –20, seule en tête, qu’elle prit le départ du 18, quand Thitikul joua son 3e coup pour approcher le mat. Une balle qui passa près du trou et qui dépassait d’environ 4 mètres, ne laissant qu’un mince espoir à la Thaïlandaise de signer un birdie. Et son putt passa un peu au large du trou, occasionnant un second putt pour le Par. Jeeno Thitikul concluait sa journée avec le score de –19, et devait attendre que Miranda Wang attaque le green, pour savoir s’il y aurait une possibilité de playoff ou de victoire. Car un mauvais coup de la Chinoise, soit au départ, soit pour attaquer le green, pouvait encore faire basculer l’issue du tournoi.
Mais Wang, qui continua un peu de lâcher ses coups à gauche, n’eut pas la main qui tremble. Manifestement plus en maîtrise d’elle-même, que quelques trous auparavant, elle trouva le fairway sur sa mise en jeu. A nouveau le fairway au second coup, puis envoya sa balle sous le mat, à environ 5 mètres, ce qui sembla ne pas totalement lui convenir. Mais elle n’avait plus qu’à pousser le premier putt près du trou et assurer le second pour remporter sa première victoire. Ce qu’elle fit, après que Rose Zhang échoua encore à trouver le chemin du birdie, en cette fin de journée.
Ainsi, après avoir pris les commandes du tournoi, la veille, grâce à une très belle carte de 65, qui lui donna trois coups d’avance, Miranda Wang, qui était encore sur l’Epson Tour l’an dernier, remportait sa première victoire sur le LPGA Tour, en étant la 7e rookie de la saison à s’imposer, et la première Chinoise.
Et la dernière Chinoise a avoir signé une victoire sur le LPGA Tour fut Ruoning Yin, en 2024, lors du Maybank Championship, en Malaisie.
« Honnêtement, à l’aller, lors du premier tour, j’ai commencé à tapé de bons coups. Et les putt sont bien venus, et je me suis que ce serait probablement ma semaine », confia Wang, peu après sa victoire. « J’ai tout simplement travaillé tellement dur et je n’ai pas abandonné », ajoutait-elle. « Et je pense que mon putter et mon meilleur club dans mon sac », confiait-elle un peu plus. « C’est un rêve qui se réalise », concluait-elle avant d’aller chercher son trophée !
De son côté, Atthaya Thitikul déclara : « je n’avais aucune idée de ce que les autres joueuses faisaient. J’ai simplement essayé de faire mon job du mieux que j’ai pu, parce que c’est un parcours prenable et j’ai essayé de faire un maximum de birdie », expliqua la Thaïlandaise qui conforte son avance à la Race to CME, avec cette seconde place.
En conférence de presse, Miranda Wang revint sur ce rêve qui se réalisait : « gagner sur le LPGA Tour était un rêve depuis mes débuts en golf. J’ai commencé à jouer à l’âge de 8 ans, et je regardais les tournois de la LPGA à la télévision. Et je me suis dit « oh, c’est ce que je veux faire. Participer à,ce circuit. Je veux gagner ». Alors j’ai finalement réussi et je suis très fière de moi », déclara a qui fit ses études à l’université de Duke, et dont son coach universitaire dit le plus grand bien d’elle, en ayant été interviewé durant le tournoi. Miranda Wang gagne 27 places à la Race to CME et se retrouve 30e, en étant assurée d’embarquer pour la tournée asiatique de fin d’année, et de jouer le CME Group Tour Championship, par la même occasion.
Sei Young Kim termine finalement 3e, avec le score de –17, en ayant marqué le pas après les deux premiers tours où elle rendit deux cartes exceptionnelles de 65, tandis que Andrea Lee n’a pas lâché, elle aussi, ce haut du tableau, en se classant seule 4e, à –16.
Rose Zhang, malgré son double bogey en fin de journée, termine 5 à –15, avec l’incroyable Jin Hee Im et sa carte de 62.
Céline Borge et Kum Kang Park signent une belle semaine en décrochant la 7e place, à –13, avec Nasa Hataoka, l’anglaise Caley McGinty, Hye Jin Choi et Miyu Yamashita. Ce qui permet de constater que le Top 10 est quasiment occupé par des joueuses asiatiques, hormis la Norvégienne qui est la seule européenne dans cette partie du leaderboard. Et Rose Zhang et Andrea Lee d’avoir des origines asiatiques. Sud-coréennes pour Lee et chinoises pour Zhang.
L’anglaise Lottie Woad, s’en sort avec une 15e place, à –11, pour une dernière carte de 67, et continue de bien évoluer sur ce circuit qu’elle vient d’intégrer.
Une mention spéciale à l’amateur Américaine Megha Ganne, qui a franchi le Cut et qui se classe 53e à –3. A 22 ans elle semble prête pour se jeter dans le grand bain.
Enfin, la numéro un Française Céline Boutier a fait partie des joueuses en souffrance, cette semaine, en ayant perdu des places, dès le second tour, pour clôturer sa semaine à la 45e place, à –4, avec des joueuses comme Auston Kim, Azahara Munoz ou Ina Yoon et Jodi Ewart Shadoff.
Les Françaises qui ne jouent plus du tout de premier rôle sur le LPGA Tour, laissant craindre une année sans fait majeur pour elles.
Prochain tournoi du LPGA Tour, dans deux semaines, du 11 au 14 septembre, dans l’Ohio.
La Chinoise de 26 ans est au somment de son art, cette semaine, en lice pour une première victoire.
Pendant que certaines nations, comme la France, continuent d’être à la traîne, en matière de nouveaux talents, les pays asiatiques sont représentés par des joueuses capables de faire briller le drapeau de leur nation. Et la Chine, qui s’est éveillée depuis bien longtemps, est de celles-ci !
Elle était sur l’Epson Tour l’an dernier, et la voici brillamment en tête d’un tournoi du LPGA Tour. Elle, c’est la Chinoise Miranda Wang, qui a fait ses études à l’université de Duke et qui vient de mettre la misère à la majorité des meilleures mondiales. Pendant que la numéro un Française reculait au leaderboard en cherchant le chemin du Birdie, Miranda Wang laminait le parcours, lors d’un 3e tour qui débuta très en retard.
Il faut dire que la seconde journée fut copieusement perturbée par la météo, avec trois interruptions de jeu, et qu’arrivée en fin de journée, 72 joueuses durent marquer leur balle, faute d’avoir une luminosité suffisante pour achever leur tour. C’est donc le samedi matin, à partir de 07h00, qu’elles revinrent sur le parcours, permettant de fixer le Cut à +2, éliminant les Françaises Roussin-Bouchard et Delacour qui n’ont manifestement pas joué le même golf ni le même tracé qu’une Sei Young Kim qui réalisa une seconde carte de 65.
La Sud-coréenne qui fut inarrêtable sur les deux premières journées, au point d’imposer un rythme très élevé que peu de joueuses parvenaient à suivre. Sortant leader de ce second tour, avec le score de –14, Sei Young Kim traînait dans son sillage une Chinoise de 26 ans, que ceux qui suivent l’Epson Tour avaient déjà remarqué comme capable de bien jouer.
Etant parvenue à se hisser à la 14e place de la Race, après sa seconde saison, Wang intégra le LPGA Tour, cette année, sans trop se faire remarquer. Car ce sont plutôt les rookie Japonaises qui ont retenu l’attention, quand la seule rookie Française échouait régulièrement à franchir les Cut. La France qui a plus de faciliter à briller sur le Letas, ces derniers temps, avec des joueuses que l’on ne verra probablement jamais évoluer au plus haut niveau mondial.
Une seconde journée d’où Rose Zhang, l’ancienne numéro un mondial amateur, sortait 3e, avec le score de –10, en ayant signé une carte record de 64. L’Américaine qui gagnait, par la même occasion, 28 places, pour se retrouvait projeté 61e de la Race. Preuve qu’un très bon résultat dans un tournoi peut totalement effacer quelques contre performances dans la saison. Et c’est bien ce qui manque à Perrine Delacour, menaçait de repasser par le Q-school en fin d’année, pour la seconde fois consécutive.
La Séudoise Madelene Sagstrom et la Norvégienne Celine Borge progressaient, elles aussi pour rejoindre le Top 5. A –9 pour la Suédoise et à –8 pour la Norvégienne.
La Japonaise Rio Takeda et la Chinoise Yan Liu effectuaient, elles aussi, un bond spectaculaire au classement, en gagnant 38 places, après avoir signé une carte de 66, pour pointer à –7.
Et la plus forte progression, de ce second tour, revenait à l’Américaine Brooke Matthews qui fit un bond de 77 places, en jouant 66, lui permettant de franchir le Cut et de se retrouver 31e avec Lottie Woad, également en progrès, Saki Baba, Megan Khang ou encore A Lim Kim et l’ancienne numéro de la saison 2024 de l’Epson Tour, Lauren Morris (ex Stephenson), qui est comme Perrine Delacour, hors du Top 100 de la Race to CME. Preuve qu’une joueuse peut briller sur l’Epson Tour et ne pas imprimer de bons résultats sur le LPGA tour.
Wang, écrase le moving day
Le troisième tour débutait donc tardivement, en milieu de matinée, et les organisateurs décidèrent de répartirent les départs entre le Tee n°1 et le Tee n°10.
Trois joueuses allaient attirer l’attention, celles du dernier groupe, même si d’autres ont bien joué et réalisé de très bons coup. A commencer par la Sud-coréenne Kum Kang Park, ancienne camarade de circuit de Miranda Wang, sur l’Espon Tour, qui s’est battue pendant deux ans pour intégrer le Top 10, puis le Top 15 de la Race for the Card.
K.K Park qui rentra son approche sur le Par 4 du trou n°4, lui offrant un eagle inespéré, qui l’envoyait de –6 à –9, en un temps record. La Sud-coréenne qui a ensuite réalisé une très belle journée, en sortant de son aller en –1, et qui terminait avec le score de –13, malgré un bogey sur le Par 3 du 11. « J’ai eu pas mal de chances, spécialement avec mes coups d’approche, et je me suis donné pas mal d’opportunités de birdie. Et cet eagle, qui est mon premier sur le Tour, a fait que cette journée fut une très bonne journée », déclara Kum Kang Park qui vient de passer de l’ombre à la lumière.
Mais c’est la Chinoise Miranda Wang qui cristallisa l’attention durant cette journée, en maltraitant un parcours que d’autres joueuses n’ont pas réussi à bien négocier. Alors que l’on pensait que Sei Young Kim allait nous servir un nouveau show, comme elle en a l’habitude, celle-ci piétinait et régressait même rapidement au classement, en concédant deux bogey en début de partie. Dont un sur le Par 5 du trou n°2. Timidement, elle reprenait un birdie sur le Par 5 du 7, avant de concéder un autre bogey sur le Par 4 du 9. Manifestement, le jeu de la Sud-coréenne avait perdu de son calibrage entre la fin du second tour et le début du troisième, elle qui eut à jouer 14 trous le matin, avant de repartir jouer ce moving day. Alors que Miranda Wang eut la nuit pour récupérer, ce qui a peut-être eut une importance capitale dans le résultat de cette troisième journée.
Evoluant toutes les deux en compagnie de Rose Zhang, Wang et Kim furent les plus observées. Et chacun pu se rendre compte que la joueuse Chinoise, qui porte des bandages aux genoux, fut sereine et appliquée, jusqu’au bout. Alors que Kum Kang Park signa la meilleure carte du jour, Wang et Thitikul rendirent un score un coup au-dessus de celui de la Sud-coréenne. Et la carte de la Chinoise de ne pas comporter de bogey, contrairement à la numéro un mondial qui en concédait un sur le Par 4 du 13.
Thitikul qui, de part cette nouvelle performance, est une fois encore au contact du leader, et qui devrait animer ce dernier tour. Et à –14, se trouve également l’Américaine Andrea Lee, qui a joué 66, sans bogey, démontrant qu’à la moindre contre performance de Wang, ce dimanche, plusieurs joueuses sont capables de combler leur handicap.
Mais avec un score de –18, et trois coups d’avance, sur Rose Zhang et Sei Young Kim, la Chinoise s’est offert un peu de sérénité pour affronter ce dernier tour, bien qu’elle se retrouve, pour la première fois de sa carrière, et au départ d’un dernier tour, en tête d’un tournoi du LPGA Tour, et que jouer dans le dernier groupe est toujours un moment qui impressionne : « c’est la seconde fois, cette année, que je suis dans le dernier groupe. La première fois c’était à Mexico, après le second tour », déclara Wang. « j’ai donc joué dans le dernier groupe au 3e tour. Mais bien sûr, c’est la première fois pour une dernière journée et je suis très excitée », ajoutait la joueuse Chinoise qui fut exceptionnelle du tee au green, dans ce moving day. Et l’on retiendra son long putt, d’environ 20 mètres, pour birdie, au trou n°7, et celui à environ 10 mètres, sur le green du 14, également pour birdie. « J’ai fait du bon boulot aujourd’hui. Je veux vraiment me féliciter. Parce que c’est l’endroit où toutes les joueuses veulent se retrouver. Donc c’est vraiment spécial de se retrouver dans le dernier tour en étant le seul leader », confiait la Chinoise de 26 ans, deux ans plus jeune que la Française Anne-Charlotte Mora qui vient de s’imposer sur le Letas.
Derrière elle, Rose Zhang et Sei Young Kim n’ont sûrement pas dit leur dernier mot. Si la Sud-coréenne n’arrive pas dans ce dernier tour un peu fatiguée d’un moving day où elle a joué 34 trous, nul doute qu’elle pourrait opposer une belle résistance à Miranda Wang, si cette dernière ne parvenait plus à être aussi productive en birdie que ces trois premiers jours : « j’étais un peu frustrée des neuf premiers trous, avec ces bogey. J’ai simplement perdu ma concentration et le rythme », déclara Sei Young Kim. « Donc j’ai essayé de retrouver cette concentration et le retour a bien fonctionné », ajoutait-elle. Preuve que la Sud-coréenne peut rapidement se remettre dans la partie.
De son côté, Rose Zhang signa une carte de 67, en concédant un unique bogey sur le Par 3 du trou n°3. Mais après, l’Américaine n’a fait que progresser, terminant, comme ses camarades, avec un birdie au 18. Et elle fut de celles qui ont su planter le mat, à plusieurs reprises, comme ce fut le cas sur le green du 13, au second coup.
Manifestement à l’aise sur ce parcours, l’Américaine pourrait bien surprendre dans la dernière journée, elle qui joue avec une extrême nonchalance, alors qu’elle est particulièrement appliquée et concentrée. Et difficile de cerner les émotions qui traversent l’esprit de cette joueuse qui l’on pourrait presque surnommer poker face. « j’ai joué 32 trous aujourd’hui. Et j’ai eu besoin de me préserver un peu. Je devais rester concentrée et j’ai le sentiment de retenir beaucoup de points positifs de ma journée. Sachant que je possède la résilience nécessaire pour jouer au golf et pour continuer à m’améliorer régulièrement », confia l’Américaine de 22 ans. « Honnêtement, cela fait un moment que je ne me suis pas retrouvée en lice pour la victoire. Alors je suis assez reconnaissante de ça. Quels que soient les résultats, je vais juste faire ce que j’ai à faire, en essayant de rester calme et aussi régulière que possible. En m’en tenant aux fondamentaux et au plan de jeu. Je pense que la dynamique est excellente et que l’on va s’amuser demain », confiait Rose Zhang qui aura la possibilité d’aller chercher sa troisième victoire sur le LPGA Tour.
Plus dure sera la tâche pour les joueuses classées à –10 que sont Bianca Pagdanganan, Rio Takeda et Hannah Green, à moins que les joueuses des deux derniers groupes connaissent une défaillance, ce qui est peu probable.
Attendons-nous à voir Zhang, Kim et Wang, continuer à animer ce tournoi, mais aussi Andrea Lee et Jeeno Thitikul. Ainsi que Kum Kang Park et Ayaka Furue, placées à 5 coups du leader.
Côté Français, Céline Boutier a encore perdu du terrain, et comme Adela Cernousek il y a deux semaines, elle a offert une bonne sensation au premier tour, avant de s’effondrer dans le classement. La numéro un Française qui vit des moments compliqués, comme Nelly Korda, à la différence que l’Américaine est numéro deux mondial et qu’elle trouve la ressource pour ne pas trop se laisser distancer. Elle est 13e à –9, quatre coups devant Boutier.
Lilia Vu échoue encore à franchir le Cut et connaît une année difficile, alors que Danielle Kang, sa compatriote, manque son 11e Cut, en 15 départs. Rien ne va plus pour l’ancienne championne depuis son opération d’une tumeur au dos. A 32 ans, la carrière de Kang semble sur une voie de garage.
Et en même temps, avec toutes ces rookie de 20 à 23 ans qui sont capables de gagner ou de jouer régulièrement dans un Top 10, les trentenaires commencent à faire figure de vétéran. Et Nelly Korda d’approcher, elle aussi, de la trentaine et d’être menacée par ces nouvelles générations talentueuses qui prennent de la place dans un leaderboard.
Raison pour laquelle la France pourrait ne plus être aussi bien représentée, sur le LPGA Tour, à très court terme, faute de nouveaux talents à présenter.