Kroger Queen City : un début de tournoi difficile !

Deux Sud-coréennes et une Japonaise constituent le groupe de tête.

Avec un nouveau parcours comme théâtre pour cette cinquième édition, ce tournoi ne devrait pas produire autant de birdie que la semaine passée. Trois des cinq Françaises sont menacées de ne pas franchir le Cut, et la numéro un mondial est également à la peine.

Ce nouveau parcours, que la majorité des joueuses découvrent, et où elles n’y ont aucuns autres repères que ceux pris lors des sessions d’entraînement, est particulièrement technique avec ses fairway vallonnés et difficiles à toucher, ainsi que ses green ondulés et parfois joué sans voir la position du mat. Pour autant, le tracé ne semble pas traître, comme l’avait été celui de l’US Women’s Open, l’an dernier. Ici, on joue au golf, mais de façon plus stratégique et plus technique. Notamment quand la balle doit être dégagée d’un rough ou d’un bunker. Atthaya Thitikul et Lydia Ko l’ont prouvé, avec de très beaux coups techniques, qui ont amené la balle près du mat.

Et des deux, la Néo-zélandaise est celle qui s’en sort le mieux, avec un score de –2, contre –4 aux leader. Car elles sont trois à avoir signé la meilleure carte, soit un score de –4. Il s’agit des Sud-coréennes Chella Choi et Ina Yoon, et de la Japonaise Rio Takeda. « C’est un parcours super difficile », déclara Chella Choi, qui était absente, l’an dernier, pour cause de maternité. « Les fairway sont piégeux et les green ne sont pas plats. Ils sont plutôt bosselés. Même si je touche un fairway c’est très difficile d’aller vers le green. Vraiment, ce parcours est difficile », déclara la Sud-coréenne.

Moins à l’aise avec l’anglais, Rio Takeda n’a pas fait de déclaration. En revanche, Ina Yoon, qui est entrée dans sa seconde année sur le Tour, s’est exprimée : « Je pense que ce parcours est difficile. Les fairway sont étroits et il y a du vent. Il y en avait pas mal aujourd’hui », confia la Sud-coréenne de 23 ans, qui s’est élancée du Tee n°10, et qui a tout de suite trouvé un birdie avant d’aligner une suite de cinq Par. Ina Yoon qui a concédé deux bogey, au retour, en plus de celui qu’elle a laissé sur le Par 4 du 17. mais sur le Par 5 du 7 elle a réalisé un eagle qui a effacé ses mésaventures des trous précédents.

Ina Yoon qui estime, par ailleurs, que le putting n’est pas son meilleur compartiment de jeu. « Je suis bien plus à l’aise avec le long jeu. Mais je travaille très dur sur le petit jeu et je pense que c’est ce travail qui a payé aujourd’hui ».

Un groupe de trois joueuses est à –3, comprenant celle qui a fait trembler le LPGA Tour, entre 2018 et 2022, et qui connaît nettement moins de réussite, depuis trois ans. Il s’agit de la Sud-coréenne Jin Young Ko, qui compte 15 victoires dont deux Majeurs, et qui a 30 ans cherche un second souffle sur le plus exigeant des circuits féminins de golf. Partie du Tee n°1, à 13h10, elle a concédé un bogey sur le premier trou, avant de réaliser deux birdie à la suite. Passée à –1, elle retombait dans le Par total à cause d’un bogey au 6, revenait à –1 après un birdie au 7, et retombait dans le Par à cause d’un nouveau bogey sur le Par 4 du 8. Cet aller chaotique n’allait pas entamer son moral, et au retour elle réalisa deux birdie, à la suite, dès le Par 4 du 10, pour en signer un dernier sur le Par 4 du 17.

A ses côtés, se trouve une autre joueuse qui cherche à se relancer, après avoir été numéro un mondial, puis avoir connu des moments difficiles en raison d’une hernie discale qui l’a éloignée des parcours, pendant plusieurs mois. Il s’agit de l’Américaine Lilia Vu qui fait partie de ces joueuses ayant particulièrement bien réussi leur transition de l’Epson Tour vers le LPGA Tour.

Partie du Tee n°10, mais à 12h37, avec Hinako Shibuno et Riley Smith qui est une des 15 joueuses qui a obtenu sa carte depuis l’Epson Tour, Lilia Vu a également débuté par un bogey, mais sur le Par 4 du 13. Son premier birdie elle le signe sur le Par 4 du 17, et son retour comporte trois birdie et aucun bogey, signe qu’elle ne fut pas si mal à l’aise sur ce tracé. « Je crois que je commence à avoir un peu plus confiance en mon jeu. Je sais que ce parcours est difficile et que c’est compliqué de trouver les fairway. Parfois il faut juste un peu de chance pour y arriver », déclara l’Américaine de 28 ans. « Mais j’ai réussi un birdie depuis le rough, et je pense que ça m’a donné confiance. J’ai fait une très bonne mise en jeu au driver, au 17. C’est probablement l’un des trous les plus difficiles. Ne serait-ce que pour trouver le fairway », ajoutait celle qui est descendue à la 94e place mondiale et qui occupe la 102e position de la Race to CME.

Lydi Ko est à –2, avec Charley Hull, la tenante du titre, tandis qu’à –1, il y a 21 joueuses, dont les deux meilleures Françaises.

Cernousek et Boutier dans la partie haute du leaderboard

Voici, enfin, une bonne nouvelle pour la Française de 22 ans, qui a totalement manqué son arrivée sur le LPGA Tour, en 2025. Reléguée sur l’Epson Tour où ses résultats son également peu concluant, elle vient de signer une carte de –1, à trois coups des leader, lui permettant d’espérer jouer un second tournoi complet sur le LPGA Tour, cette année. Classée 46e au Mexique, Adela Cernousek fut très proche de réaliser un score de –2, et de faire mieux que Céline Boutier, ce jeudi. Mais entre les trous 1 et 9, elle a rencontré plus de difficulté qu’à l’aller, en concédant trois bogey pour deux birdie. Et un dernier bogey sur le Par 3 du 18, un trou qui a connu 19 bogey, 103 Par et 21 birdie. Sans doute a-t-elle joué avec le vent, en s’étant élancée à 14h16, avec Laetitia Beck et Camille Boyd, deux joueuses qui viennent de l’Epson Tour, notamment Boyd qui est rookie cette saison sur le LPGA Tour, tandis que Beck a retrouvé ses droits de jeu, après une année de rédemption sur la seconde division du LPGA Tour.

Céline Boutier s’est élancée du Tee n°10, et elle y a concédé son unique birdie. Comme le faisait Karine Icher, en fin de carrière, elle a assuré des suites de Par avant de rentrer son premier putt pour birdie, au trou n°1. Un second birdie sur le Par 5 du 7 lui procurait son score final de –1.

Dans ce groupe, se trouvent Lindy Duncan, A Lim Kim, mais aussi Jeeno Thitikul et Nelly Korda, qui ont délivré un bon jeu mais qui sont tenues en échec, dans leur progression, par ce parcours sélectif.

Et finalement, nous sommes peut-être face à un tournoi qui pourrait se montrer plus attractif que celui du Mexique, car la difficulté va contraindre toutes les joueuses à faire preuve de technique, de stratégie et de prudence, offrant une chance à celles qui étaient un peu écrasées, jusqu’ici, par les mieux classées à la Race.

Sixième de la Race, Ruoning Yin est 30e dans le Par, Hae Ran Ryu, 11e de la Race est 50e à +1, Chizato Iwai est à +2 et Auston Kim, 10e de la Race est à +5.

Danielle Kang est forfait, tandis que Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud sont 102e à +4, avec une montagne devant elle, à gravir, si elles veulent jouer ce week-end.

La suite de ce tournoi, ce soir, dès 21h00, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Amundi German Master : Harm et Henseleit solides en tête !

Joli carton pour l’Allemande Harm, dans cette première journée.

Cette première journée, au nord de l’Allemagne, avec une météo fraîche, a déjà donné le ton d’un tournoi qui pourrait bien être perturbé par la pluie, ce week-end. Et deux Allemandes sont au rendez-vous de leur tournoi national !

C’est un coup de fusil que l’Allemande de 28 ans, Leonie Harm, a tiré, dégommant la plupart des drapeaux sur un parcours où beaucoup de joueuses sont encore convaincues qu’il n’y avait pas de birdie à prendre, ce jeudi.

Sans concéder un seul bogey, Harm a dégainé un 65 avec seulement 7 fairway touchés, et trois green manqués. Partie du Tee n°10, elle a très vite réussi son premier birdie, sur le Par 5 du 11, avant de réaliser un Par au 12, puis de rentre son second birdie au 13. Sur le second Par 5 du retour, elle passait à –3, mais elle ne parvenait pas à exploiter le Par 5 suivant, au 15. Puis, au retour, Leonie Harm augmentait le rythme en réalisant presque un birdie tous les trois trous. Avec un retour en 30, sur ce Par 73, l’Allemande réalisait la meilleure performance du jour, et ni Trichat Cheenglab (-3), ni Anna Huang (-1) qui partageaient sa partie, n’ont sûrement compris comment une telle performance fut possible. Car le parcours, nous l’avions vu l’an dernier, est exigeant, avec de nombreuses pièces d’eau, des green ondulés et des fairway parfois étroits. « J’ai réalisé une journée exceptionnelle au putting », déclara l’Allemande. « Je ne me souviens pas avoir joué aussi près du drapeau. Ca faisait longtemps et mon putter était en feu. J’avais un ami comme caddie qui m’a aidé à lire les green. Ce qui m’a été d’une grande aide car j’avais un peu de mal ces derniers temps à bien viser les trous », précisa Leonie Harm. « Je suis vraiment fière de moi car j’ai tendance à me mettre des bâtons dans les roues si les conditions de jeu sont un peu plus difficiles. Je m’en sors plutôt bien. Aujourd’hui j’ai vraiment attaqué les drapeaux et c’était tellement satisfaisant de voir que ça a fonctionné. Je suis super contente », déclarait-elle.

Puis elle eut un mot à propos de l’ambiance autour du parcours : « j’adore voir des supporters Allemands parmi nous. C’est tellement agréable de voir les enfants si heureux et enthousiastes. L’ambiance est bonne et j’aime l’atmosphère de cet événement ».

Partie un peu plus tard, elle aussi du Tee n°10, sa compatriote Esther Henseleit, médaillée d’argent des derniers Jeux olympiques, a également délivré un très bon golf, en jouant –7, soit un coup de moins que Harm. C’est un bogey sur le Par 3 du 2 qui l’empêche de faire jeu égal avec sa compatriote. En revanche, Henseleit à massacré l’aller en y trouvant six birdie. Dont quatre à la suite ! « C’est un excellent début. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà réussi quatre birdie d’affilée », expliqua-t-elle. « Le 11 est un Par 5 accessible. Donc ce sont des trous qu’il faut exploiter, et c’est vraiment encourageant. J’ai un peu ralenti sur le retour, mais ce sont des trous délicats. Ma mise en jeu au driver a été bonne. J’étais bien placée sur les green et j’ai réussi de bons coups d’approche, tout en rentrant quelques putt », expliqua l’Allemande, qui est mariée à Reece Philips depuis l’an dernier, qui est également golfeur. « Mon vrai nom est maintenant Henseleit-Phillips, mais tout le monde m’appelle Henseleit », déclara l’Allemande sur Golf Channel, où elle fut invitée à commenter au cours de la journée.

Derrière, à –5, se trouvent deux joueuses, dont une autre Allemande. Il s’agit de Laura Fuenfstueck, une autre figure de ce circuit Européen féminin. Elle a concédé deux bogey ; un de chaque côté, et s’en sort plutôt bien sur chaque secteur du parcours. Avec elle, la Danoise Sofie Kibsgaard, 27 ans, apparue sur le Tour en 2022, et qui a seulement signé deux Top 10, jusqu’ici. Partie du Tee n01, à 08h52, Kibsgaard a débuté par un bogey sur le Par 4 du trou n°1. Et cela eut comme effet de lui faire produire deux birdie, peu après, et de signer un retour en 34, avec trois birdie à la suite du 10 au 12. « Les conditions de jeu étaient bien plus faciles aujourd’hui, que ces derniers jours », déclarait-elle. « Sur ce parcours il faut rester sur le fairway. Et atteindre les green. Et c’est comme ça que l’on s’en sort. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui, et ça a été très solide. J’ai rentré beaucoup de bons putt. Ca avait l’air facile, mais je sais que ça ne l’est pas », ajoutait la Danoise. « C’est un parcours qui demande beaucoup de travail et il faut se concentrer sur chaque coup. Le savoir avant de venir ici m’a aidé à me préparer la semaine dernière. Le putting fut mon point fort, car j’ai réussi beaucoup de bons coups et j’ai converti toutes mes occasions de birdie. Mes mises en jeu au driver ont été efficace et le fait d’avoir touché autant de fairway m’a beaucoup aidé », précisait-elle.

Des Françaises déjà en grande difficulté !

Un groupe de cinq joueuses suit avec le score de –4 où l’on trouve la première Française qui n’est autre que Agathe Sauzon, 34 ans, et qui joue sa 10e saison, sur le LET, sans aucune victoire à son palmarès. La Sud-africaine Casandra Alexander est également dans ce groupe, et l’on est peu surpris de la voir aussi haut dans le leaderboard, au regard de ces bons résultats depuis le début de la saison.

Helen Briem, autre Allemande de renom, qui joue sur le LPGA Tour, a bien tiré son épingle du jeu, même si elle est qautre coups derrière sa compatriote Leonie Harm. L’Anglaise Meghan MacLaren complète ce groupe avec la Norvégienne Dorthea Forbrigd.

L’ancienne numéro un européenne, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab est 10e à –3, tout comme sept autres joueuses, dont les Allemandes Chiara Nija et Alexandra Forsterling.

Les fans Allemands qui doivent se réjouir de voir autant de joueuses germaniques si bien placées. On aimerait que ce soit le cas lors de l’Evian Championship, pour les joueuses Françaises.

La Singapourienne, tenante du titre, Shannon Tan est 18e à –2, avec dix autres joueuses.

Ce leaderboard est très serré et il va falloir voir, demain, si cette tendance se confirme.

Plusieurs Françaises sont déjà en grande difficulté. C’est le cas de Vanessa Bouvet, 27 ans, arrivée sur le Tour en 2025, et qui n’a franchi qu’un Cut en deux départ cette année. En difficulté sur le LETAS, l’an dernier, son score de +7, après ce premier tour, ne surprend pas.

Anne-Lise Caudal, qui n’a plus rien à prouver, à 41 ans, est +4, avec Anne-Charlote Mora, tandis que Charlotte Liautier est sur le fil, à +1, à la 52e place. Tout comme Emma Grechi et Ariane Klotz. Ces dernières parviendront-elles à franchir le Cut ?

Retour sur parcours aussi exigeant que télégénique, demain, à partir de 14h00, sur  Canal Plus Sport, ou Golf Channel, pour ceux suivent ce tournoi depuis l’étranger. Voir Youtube, selon les droits accordés, par pays.

Le classement provisoire => ICI

Amundi German Masters : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi a connu sa première édition en 2000. Une seconde édition eut lieu en 2001, puis c’est seulement en 2011 que la troisième édition fut organisée, jusqu’en 2016. Et à partir de 2021, après 5 ans sans tournoi, l’épreuve revint au calendrier du circuit européen, avec un nouveau partenaire.

C’est la cinquième édition organisée en Allemagne, et la seconde sur ce parcours. Auparavant, l’épreuve se déroulait en Angleterre dans le Buckinghamshire et s’appelait le Ladies British Masters, puis Ladies European Masters.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier elles sont 132 au départ pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui conservera les 60 meilleures joueuses et ex æquo, après deux tours.

Bien sûr, les joueuses Allemandes sont particulièrement nombreuses, et six des 14 engagées sont invitées par le sponsor.

Parmi elles, trois amateurs.

Du côté des têtes d’affiche les passionnées du circuit européen féminin auront le plaisir de retrouver la Singapourienne Shannon Tan, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab, les Allemandes Esther Henseleit, Laura Fuenfstueck, Leonie Harm, Alexandre Forsterling, , la Sud-africaine Casandra Alexander, la Tchèque Sara Kouskova, la Canadienne Anna Huang, la Néo-zélandaise Amelia Garvey, la Suissesse Morgane Metraux, l’Australienne Kelsey Bennett, les Anglaises Alice Hewson, Esme Hamilton, Hannah Screen, les Espagnoles Luna Sobron Galmes, Ana Pelaez Trivino, ainsi que l’Allemande Helen Briem qui est rookie sur le LPGA Tour.

Pour la France, sont présentes Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon, Ariane Klotz, Vanessa Bouvet, Anne-Charlotte Mora, Charlotte Liautier et Anne-Lise Caudal.

La liste complète des engagées => ICI

Le parcours

C’est un retour sur le Green Eagle Golf Course, au Sud de Hambourg, sur un parcours magnifique, comportant plusieurs pièces d’eau et qui accueille le Porsche European Open. Un tracé qui n’a rien à envier aux parcours américains et qui promet de rapidement mettre en jambe toutes les joueuses qui vont être obligées de placer des coups précis et de jouer avec la pente des green. Des green qui sont assez étroites et souvent bien défendus par des bunker.

Ce golf possède trois parcours, dont un 9 trous et c’est sur le Nord course que se déroule ce tournoi. Il a été inauguré en 2008 sur 86 hectares et fut immédiatement conçu pour répondre aux exigences des grandes compétitions. Selon le site internet du golf, il serait le plus long parcours du Tour Européen masculin avec une distance de 7057 mètres.

Il serait, également, le parcours le plus difficile d’Allemagne, depuis les départs réservés aux professionnels. Son surnom est « le monstre vert ». Tout un programme !

Voir la carte du parcours => ICI

Record du tournoi

  • 2014 : I.K Kim (-18)

Record du parcours

  • 66 : Thalia Martin (2e tour en 2025)

Les anciennes lauréates

  • 2025 : Shanon Tan (-9)
  • 2024 : Alexandra Forsterling (-12)
  • 2023 : Kristyna Napoleaova (-14)
  • 2022 : Maja Stark (-15)
  • 2016 : In-Kyung Kim (-17)
  • 2015 : Beth Allen (-12)
  • 2014 : In-Kyung Kim (-18)
  • 2013 : Karrie Webb (-16)*
  • 2012 : Lydia Hall (-7)*
  • 2001 : Paula Marti (-10)*
  • 2000 : Trish Johnson (-9)*

La victoire s’est jouée en playoff en : 2023 et 2024

* Tournois qui se sont déroulés sur trois tours

Dotation et prime

Cette épreuve a reçu une dotation de 500 000 euros entre 2014 et 2016, après avoir débuté à 100 000 livres jusqu’en 2001.

Mais avec l’arrivée du Sponsor Amundi, la dotation est tombée à 300 000 pour une prime de 45 000 euros au vainqueur. Elle augmente, cependant, cette année, en passant à 350 000 euros.

Ces sommes sont maintenues cette année encore.

Diffusion TV

L’épreuve est à suivre sur l’une des chaînes du Groupe Canal Plus.

  • Jeudi à samedi : 14h00 à 18h00
  • Dimanche : 13h00 à 17h00

Kroger Queen City Championship : l’essentiel à savoir

Intégrée au calendrier en 2022, cette épreuve fête son cinquième anniversaire. Lors de l’épreuve inaugurale, l’Américaine Ally Ewing avait établi un score total de référence qui fut battu par Lydia Ko en 2024.

Ce tournoi a également connu un playoff, c’était en 2023. Il opposa l’Australienne Minjee Lee à l’Anglaise Charley Hull, qui passait une fois de plus à côté de la victoire. Mais en 2025, elle parvenait à dominer le champ, capturant, ainsi, sa troisième victoire sur le Tour. La seconde n’était autre que Jeeno Thitikul, tandis qu’une jeune joueuse venue du circuit européen, continuait d’impressionner, à seulement 21 ans. Il s’agissait de Lottie Woad.

Le champ de joueuses

C’est un champ qui est composé du Top 80 de la Race to CME, avec la présence de Atthaya Thitikul et de Nelly Korda. Mais aussi de la championne en titre, Charley Hull. Lexi Thompson est également présente, signe qu’elle reprend goût à la compétition.

Onze joueuses couramment dans le Top 80, depuis le début de la saison, sont également présentes et l’on y retrouve des joueuses qui évoluaient sur l’Epson Tour, comme l’Américaine Melanie Green, la Japonaise Erika Hara, et l’Espagnole Carlat Tejedo Mulet, signe que ces joueuses s’adaptent bien aux exigences du LPGA Tour.

Le Top de l’Epson Tour complète ce champ avec, notamment, Yana Wilson, Gina Kim et Briana Chacon.

Enfin, un premier rafraîchissement du classement annuel de la Race a eu lieu, et à ce titre, quarante deux joueuses bénéficient de l’opportunité de jouer cette semaine. Parmi elles, les Françaises Perrine Delacour (110e), et Adela Cernousek (137e).

Les autres Françaises dans le champ sont Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard et Nastasia Nadaud.

Au total, il y a 144 joueuses qui tenteront de franchir le Cut, après deux jours de compétition, qui conserveront les 65 meilleures, et ex æquo, pour le week-end.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les invitées sponsor

Il y a deux amateurs dans ce champ.

  • Madison Reemsnyder (a) – USA
  • Ellise Rymer (a) – Angleterre
  • Alexandra Swayne – Iles Vierges

Les qualifiées du lundi

  • Anne Chen – USA
  • Lauren Hartlage – USA

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Charley Hull (-20)
  • 2024 : Lydia Ko (-23)
  • 2023 : Minjee Lee (-16)
  • 2022 : Ally Ewing (-22)
  • Carte la plus basse : 63
  • 2024 : Lydia Ko (R4)
  • 2023 : Nasa Hataoka (R2)
  • 2022 : JeongEun Lee6 (R2)

Le parcours

C’est encore un nouveau parcours qui accueille ce tournoi. Il s’agit du Maketewah Country Club, au sud de la ville de Cincinnati. Soit un peu plus au sud du parcours de l’an dernier.

C’est le relief qui caractérise ce tracé, où les caddies vont sentir le poids du sac en gravissant certains fairway. Quant aux joueuses, elles vont devoir ajuster leurs distances selon que le green sera situé en hauteur ou plus bas que le coup à jouer. L’environnement est particulièrement boisé et l’herbe bien grasse autour des fairway. Les bunkers sont disposés de manière à surtout protéger les green, mais certains sont placés directement au centre du fairway, où sur le côté en rentrant dans le fairway. Quelques départs ne disposent pas de fairway sur les vingt ou trente premiers mètres, et la retombée de balle du trou 3 est la plus technique, puisque le fairway vire à gauche, vers le green, et qu’il faut jouer à droite avec des arbres en lisière, et un bunker à gauche, qu’il faut dépasser pour poser la balle.

Le parcours est planté avec un mélange de Bentgrass et de Poa annua, des Tee aux green, et le rough est un mélange de Fescue et de Ryegrass, donnant de la densité à cette herbe qui viendra piéger les balles.

Si ce golf trouve ses origines en 1897 sous le nom d’Avondale Athletic Club, avec un parcours modeste qui se situait 4 kilomètres plus au sud, c’est en 1910 que Barney Kroger, un des membres du club, repéra des terres fermières et y fit réaliser l’actuel parcours, par l’architecte Thomas Bendelow.

Tous les membres rejoignirent le nouveau club formé autour de ce 18 trous, en 1911.

En 1919, de nouvelles parcelles furent acquises et elles accueillent, désormais, les trous n°1, 16 et 17. D’autres parcelles furent achetées en 1929 et c’est Donald Ross qui fut chargé, dès 1921, de rénover le parcours.

Depuis, le Maketewah Country Club a accueilli plus de 50 épreuves de qualification pour l’US Open, et divers championnats de l’Ohio, masculins et féminins.

A noter qu’il s’agit d’un Par 70 (35 –35), d’une longueur de 5873 mètres, pour ce tournoi, qui comporte seulement deux Par 5. Un de chaque côté.

Voir le site internet du golf => ICI

Primes et dotations

Lors de la première édition, la dotation fut de 1,75 million de dollars, soit une des dotation les plus faibles de la saison. La prime au vainqueur était de 262 000 dollars. Lors de la seconde édition, la dotation globale a évolué en passant à 2 millions de dollars pour un chèque au vainqueur de 300 000 dollars. Ce sont ces sommes qui sont maintenues, cette année encore.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 14 mai : 21h00 – 00h00
  • Vendredi 15 mai : 21h00 – 00h00
  • Samedi 16 mai : 21h00 – 00h00
  • Dimanche 17 mai : 21h00 – 00h00

Mizuho Americas Open : le doublé pour Thitikul et Deng !

Fait extraordinaire, et unique dans ce tournoi, ce sont les mêmes joueuses qui ont remporté deux fois de suite la victoire. (Photos : LPGA/Getty Images)

Ce fut un dernier tour sans beaucoup de suspense, sans beaucoup de vent et sans nouvelles têtes pour brandir le trophée. Mais c’est fut encore un moment intense avec la défense d’un titre, chez les professionnelles comme les Juniors, qui s’inscrit dans l’histoire du golf féminin.

C’est une grande victoire pour les deux joueuses qui se sont imposées, ce dimanche. Et une profonde déception pour les supporters de la meilleure Française engagée dans ce tournoi.

A seulement 23 ans, et multimillionnaire, sans diplôme particulier, la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul a conservé son titre, au prix d’un laborieux effort, sur un parcours difficile, avec des conditions météorologiques qui ont augmenté la difficulté. Et chez les Juniors, c’est la Canadienne de 16 ans, Aphrodite Deng, qui renouvelle son titre, envoyant un signal fort à celles de sa génération qui sont dans la perspective de passer professionnelles.

En revanche, le téléspectateur n’a pas vraiment eu sa dose de suspense, avec un dernier tour où les scores ont peu évolué, malgré un faible vent, quasiment jusqu’à la fin des parties. En tout cas, pour le tournoi du LPGA Tour, car concernant celui des Juniors, le suspense fut entier, dans la mesure une poignée de joueuses a rivalisé d’habileté, plaçant tantôt l’une en tête, tantôt l’autre, tout en laissant la favorite un à trois points en arrière.

Deng, une star en devenir

On regrette que dans ce genre de tournoi, les Juniors ne soient pas plus mis à l’honneur, surtout quand chez les pros, les scores évoluent peu, figeant le leaderboard.

Evoluant avec Céline Boutier et Jeeno Thitikul, Aphrodite Deng prenait son dernier départ, dans ce tournoi, pour tenter de conserver son titre, après avoir brillamment pris la tête du classement, le samedi. Et sa concurrente directe n’était autre que l’Américaine de 17 ans, Amelie Zalsman, qui avait dominé les deux premières journées.

Cette dernière fit une progression remarquable après un eagle sur le Par 5 du 8, auquel succéda un double bogey, qui ne lui a pas marqué de points. Evoluant quatre groupes devant elle, Celina Yeo se montrait la plus performante en prenant la tête de ce classement Junior, suivie par Aphrodite Deng qui fut même co-leader après 12 trous. Quand Zalsman était 5e avec deux points de retard. L’Américaine Celina Yeo resta en tête jusqu’au trou n°16, avant que Deng et Zalsman ne la dépassent au classement. D’un point pour l’Américaine, et deux pour la Canadienne.

Evoluant dans l’avant dernier groupe, Zalsman pouvait encore s’imposer, ce qui occasionna du suspense, sur les trois derniers trous. Car Deng, qui avait plus favorablement l’attention des caméras, en jouant dans le dernier groupe, démontrait quelques difficultés à bien se placer sur les green. Certes, le calcul se faisait en Stableford, mais un birdie était toujours le bienvenu pour se donner un peu plus d’air.

D’autant que la Canadienne en était à son troisième bogey, depuis le Par 4 du 11, contre deux à Zalsman. Et elles avaient trouvé, toutes les deux, un birdie sur ce retour, que même les pros avaient du mal à appréhender.

Finalement, c’est sur le Par 5 du 17 que Aphrodite Deng fit la différence, en allant placer sa balle, au 3e coup, à environ 5 mètres du mat. Avec beaucoup de maîtrise, elle rentra son putt ce qui lui offrit un birdie et trois points de plus. Elle passait donc de 143 à 146 points, alors que Zalsman concédait un bogey sur le Par 4 du 18, ce qui figea son score à 143 points.

La Canadienne pouvait donc se contenter d’un bogey, sur ce dernier trou, et c’est avec un Par qu’elle sortit de ce tournoi. Tout en renouvelant son titre. « C’est vraiment bon cette victoire, et d’avoir été capable de gagner à domicile, avec tous les fans autour. C’est vraiment spécial », confiait Deng qui réside à Short Hills, dans le New-Jersey, à 20 minutes du parcours de Mountain Ridge. L’adolescente de 16 ans qui a expliqué avoir bien observé Jeeno Thitikul dans cette journée : « c’est une de mes joueuses préférées. Je pense que regarder son swing m’a aidé, parce que ma mère m’a toujours dit combien il est bon. Ce fut très agréable et plaisant de jouer avec elle », ajoutait Deng, qui vient de marquer l’histoire de ce tournoi, et que l’on a hâte de revoir jouer. Avec cette victoire, Aphrodite Deng grimpe à la seconde place du classement AJGA et elle devrait, également, progresser au classement WAGR, dont la première place est actuellement occupée par l’Américaine Kiara Romero. La première Française est 44e. Il s’agit de Sarah Brentcheneff, 18 ans, qui a rejoint l’université de l’Arkansas, depuis le début de l’année, et qui a comme ambition d’évoluer sur le LPGA Tour, comme beaucoup de jeunes joueuses. La question c’est de savoir à quel âge elle décidera de passer professionnel. Et avec quel palmarès ?

Le classement final amateur => ICI

Boutier s’effondre, Thitikul gère et gagne !

Ce n’est pas encore ce weke-end que les supporters de Céline Boutier, et plus encore tous les Français qui sont fans du LPGA Tour, auront pu ouvrir une bouteille d’un fameux vin pétillant, que le monde entier nous envie, pour célébrer une nouvelle victoire, sur le circuit mondial féminin.

Après deux journées sous le Par, et en progression, laissant envisager une possible victoire, la numéro un Française s’est immédiatement mise hors jeu, en concédant deux bogey à la suite. Puis, sur le Par 5 du trou n°6, Boutier laissait filer un troisième coup, la reléguant à –5 total, tandis que la Thaïlandaise Atthaya Thitikul dominer le classement, après deux birdie qui la plaçaient à –12.

Dès lors, le drapeau tricolore flotta très bas dans le leaderboard, et ce dernier tour perdit un peu d’intérêt. Et une question se pose à nouveau : Céline Boutier peut-elle encore gagner sur le LPGA Tour ? Pour mémoire, on se souviendra que Karine Icher connut la même trajectoire, et les mêmes déboires, sur un dernier tour, avant de prendre sa retraite.

C’est donc la jeunesse qui a dominé cette dernière journée, une fois encore, avec une bonne gestion du parcours, par l’ancienne numéro un mondial, qui n’a pas nécessairement fait état d’un jeu particulièrement exceptionnel. Derrière elle, sa grande copine Ruoning Yin, 23 ans également, qui compte déjà 5 succès sur le LPGA Tour, ayant rejoint le Tour à 18 ans, qui est l’âge de Sara Brentcheneff, qui débute son parcours universitaire américain, pour prendre de l’expérience, selon ses propres déclarations.

Comme dans l’industrie automobile, les Chinois sont un peu plus visionnaires et efficaces que les Européens, et le contingent féminin de cette nation, pourtant communiste et parfois hostile à la pratique du golf pour ses propres dirigeants, ne cesse de croître sur l’Epson Tour et le LPGA Tour. Egalement ancienne et brève numéro un mondial, Ruoning Yin a mis une fessée au parcours, sur les neuf premiers trous, démontrant qu’il y a avait bien de la place pour signer des birdie. Passée de –6 à –11, entre le Par 4 du 2 et le Par 5 du 8, la Chinoise a butté sur le retour, dont les trous 11 et 16 lui ont opposé un peu de résistance. Quoique que pour ce dernier trou, c’est avant tout une erreur d’appréciation de la ligne, de la part de la joueuse, qui a occasionné un demi tour de la balle, en mordant très légèrement le bord du trou. Et Morgan Pressel, au même moment, de souligner l’excès d’énergie que Yin mit dans l’exécution de son putt.

Cependant, comme les joueuses classées en dessous d’elle n’arrivaient pas à progresser plus vite, Ruoning Yin resta seule seconde, tout en perdant l’avantage de pouvoir inquiéter la Thaïlandaise.

Thitikul conserva son score de –12, jusqu’au trou n°12, et sur le Par 5 du 13, après avoir lâché sa mise en jeu à gauche, dans un bunker de fairway, elle continua d’être imprécise lors de l’attaque du green. Quatre coups supplémentaires furent nécessaire pour passer au Par 3 du 14, où elle réalisa le Par, après avoir manqué, de peu, de signer un très beau birdie à l’aide d’un putt assez compliqué, en descente.

Finalement, la Thaïlandaise, qui n’avait pas d’adversaire à ses trousses, eut l’opportunité d’effacer ce bogey du 13, par un birdie sur le Par 3 du 16, en allant chercher le mat, tout en voyant sa balle se figer à environ 2,50 mètres.

Au même moment, la Mexicaine Gaby Lopez signait un putt d’environ 1,50 mètre, pour eagle, qui la propulsa à la 3e place, à –8. Elle partageait cette position avec Jenny Bae, qui était au club house après avoir rendu une carte de 66, ainsi que Alison Lee qui jouait –3, et Allisen Corpuz qui jouait –2, après 16 trous.

Puis, au 18, Jeeno Thitikul, comme BMW à Spa Francorchamp, et Jorge Martin sur le circuit Bugatti du Mans, franchissait la ligne avec brio, et un feu d’artifice virtuel, en signant un putt exceptionnel pour birdie, d’une distance d’environ 6 mètres ! Et Céline Boutier comme Aphrodite Deng, qui devaient encore jouer le leur, étaient au balcon, admirant le spectacle et la décontraction avec laquelle la Thaïlandaise de 23 ans venait de s’offrir sa 9e victoire en carrière, la seconde de la saison, tout en conservant son titre.

Cette quatrième édition du Mizuho Americas Open se terminait par une célébration digne de la grande championne qu’est Jeeno Thitikul, occultant un peu la performance que la jeune canadienne venait, elle aussi, d’accomplir. « Cette victoire compte énormément pour moi », déclarait, à chaud, la Thaïlandaise. « Je ne suis pas très satisfaite de mes performances, et de mes parties, en général. Mais j’ai appelé mon coach, un peu plus tôt, lors de la session d’entraînement, et nous avons tout passé en revue », précisait-elle. « Ca m’a vraiment aidé. Et je lui dois de me dire que, parfois, il ne faut pas chercher la perfection à tout prix », confiait-elle.

Plus tard, en conférence de presse, elle confiera : « honnêtement, je ne regardais pas le leaderboard. Donc je ne connaissais pas la situation. Il me semble avoir jeté un œil vers le trou n°12, mais pas hasard. Parce que les trous sont très proches. Je savais qu’elle ( Runoning Yin ), avait fait une bonne série pour me rattraper. Mais c’est aussi une journée normale où les autres joueuses cherchent à rattraper le leader. Je suis restée concentrée, dans ma bulle. Je me suis concentrée sur mon rythme et sur ce que je pouvais contrôler ? Et ça a fini par bien se passer », précisa celle qui compte, désormais, trois victoires de moins sur Ariya Jutanugarn, et qui est devenue la première joueuse, depuis 2022, à conserver son titre, une seconde fois.

Précédemment, Jin Young Ko l’avait fait avec le HSBC Women’s World Championship (2022 et 2023), et la dernière fut Hyo-Joo Kim, cette année, lors du Ford Championship. En 2025, Jeeno Thitikul avait renouvelé son titre, et conservé la veste bleue, par la même occasion, en remportant le CME Group Tour Championship.

Par ailleurs, à seulement 23 ans, pendant que d’autres sont plongées dans leurs études avec comme avenir de gagner le SMIC sur le LET ou l’Epson Tour, Atthaya «Jeeno » Thitikul a dépassé la Sud-coréenne Inbee Park, qui fut élevée au rang de joueuse de la précédente décennie, au classement des gains en carrière. Elle cumule plus de 18 millions de dollars de primes de tournoi, devenant la joueuse qui a atteint cette somme le plus rapidement.

Jeeno Thitikul n’a peut-être pas très bien joué cette semaine, mais elle a remporté une neuvième victoire et marqué l’histoire du LPGA Tour, par de nouveaux records de précocité.

Et une question se pose inévitablement : faut-il encore laisser quelques moralistes de la vieille France golfique, qui, pour beaucoup, n’ont pas réellement marqué l’histoire de la discipline, « bourrer le mou » à nos jeunes joueuses en leur expliquant que c’est le diplôme d’abord, et la carrière ensuite, tout en revendiquant l’excellence d’une filière de haut niveau qui est toujours incapable de produire de jeunes talents au niveau mondial ?

En marge de ce sujet, qui n’a pas fini de faire parler, saluons la performance de Perrine Delacour qui fait partie des joueuses ayant réussi à jouer –4 dans cette dernière journée. La Française a su mettre un coup de collier au moment le plus opportun, pour se hisser à la 20e place, alors qu’elle s’était élancée avec un handicap de +3, notamment à cause de la seconde journée en 75.

Prochaine étape du LPGA Tour, cette semaine, avec le Kroger Queen City, dans l’Ohio.

Le classement final => ICI

La vidéo du résumé de ce dernier tour

Mizuho Americas Open : Boutier talonne Thitikul !

La Française Céline Boutier est dans un bon état d’esprit, cette semaine, et très lucide quant à la stratégie à adopter sur ce parcours. A l’horizon, se dessine une probable 7e victoire sur le Tour, pour elle. (Photo: LPGA/Getty Images)

Au bénéficie de départs dont l’heure fut avancée, et une météo qui a produit moins de vent et un peu de pluie, ramollissant les green, les scores de cette journée ont été nettement plus bas. Et cela a profité à toutes les joueuses qui n’avaient pas été très à l’aise, depuis jeudi. Dont la numéro un française qui est en lice pour la victoire !

Il suffisait de peu de choses pour que ce moving day chamboule le classement et les pronostics. Alors que l’on voyait la Thaïlandaise Atthaya Thitikul filer vers une nouvelle victoire, en s’étant assurée, jusqu’ici, une bonne avance, et que la meilleure Française sur le Tour était encore loin, et peu à l’aise sur un parcours qu’elle a jugé difficile, voici que Céline Boutier est désormais seule seconde, à deux coups d’une Jeeno Thitikul qui a eu du mal à progresser, à cause d’un jeu dont les coups et les distances n’étaient pas très bien calibrés.

Après avoir concédé un bogey sur le Par 4 du 5, Thitikul tentait de se créer une opportunité de birdie. Celle-ci survint sur le Par 3 du 7, qu’elle concrétisa, puis au trou suivant. Mais au classement général, elle ne progressait que de –8 à –9, et jusqu’au Par 3 du 16 elle allait enchaîner les Par.

Alors que devant elle, sur le parcours, plusieurs joueuses sonnaient la charge, dans cette journée où le vent avait suffisamment faibli pour favoriser des scores bien plus bas que les deux premières journées. Puis, une pluie fine enveloppa le parcours, avant de tomber plus fortement, dans les dernières heures de ce troisième tour.

Ainsi, après 13 trous, tandis que Thitikul sortait du Par 4 du trou n°9, Hye Jin Choi jouait –6, comme Allisen Corpuz, déjà au club house, qui s’offrait une belle progression, passant de la 11e à la 4e place.

Alison Lee était également performante, mais un bogey au dix huitième trou (le 9), l’empêcha de signer une carte de 66. Ruoning Yin jouait –5 après 12 trous, tout comme Jenny Shin qui sortait du 15.

Subitement, grâce à ces départs plus matinaux, et un changement de météo, ce tournoi prenait une autre physionomie et le leader ne semblait plus aussi solide que la veille.

Quant à la meilleure Française du tournoi, elle progressait peu, en jouant –2 après 10 trous. Mais ce retour qu’elle avait estimé difficile, la veille, allait lui sourire enfin.

Boutier de retour au premier plan !

La numéro un Française était en panne de résultats depuis plusieurs mois, et l’on était en droit de se demander si elle pouvait, à nouveau, nous faire frissonner, en haut d’un leaderboard, en se retrouvant en position d’aller chercher une 7e victoire. Car la concurrence se fait toujours plus importante chaque année, reléguant les plus anciennes joueuses vers le fond du classement. L’arrivée des japonaises comme les sœurs Iwai, ou des rookie comme Miyu Yamashita, et celles provenant de l’Epson Tour, offre toujours plus de spectacle mais ne permet plus de réaliser des carrières comme Annika Sorenstam ou Inbee Park l’ont fait. Seule Nelly Korda parvient à résister à cette situation, bien qu’elle ait perdu son titre olympique en 2024, puis sa place de numéro un mondial, l’année suivante.

Tombée à la 31e place mondiale, en trois ans, après avoir occupée la 3e place, jusqu’à l’US Women’s Open 2024, Céline Boutier montrait des signes de faiblesse et n’avait pas caché, en interview, que son jeu ne lui permettait pas d’accéder à ses ambitions. Mais, comme toujours au golf, il y a un jour, une semaine, où tout s’enchaîne bien.

Et il se pourrait que ce soit cette semaine pour la numéro un Française, qui a accumulé les birdie, dès le Par 3 du trou n°4. Alors qu’elle pointait à –5, après 10 trous, avec un handicap de quatre coups sur Thitikul, elle a serré son jeu, et s’est offerte de plus en plus d’opportunités pour réduire son retard. Sur le Par 5 du 13, elle s’est laissée un putt de moins d’un mètre cinquante, lui permettant de passer à –6. Se retrouvant à la 3e place avec Allisen Corpuz et H-.J Choi qui était au 17. Pendant ce temps, Thitikul jouait un peu en travers, et trop loin des mats, pour espérer se mettre à l’abri de toutes ces joueuses qui revenaient sur elle, au score.

Céline Boutier trouva un cinquième birdie, sur le Par 3 du 14, se retrouvant à deux coups de la Thaïlandaise, toujours bloquée à –9. Et Choi était également sur le même rythme que la Française, formant un trio avec l’Australienne Hannah Green, qui est vraiment très performante depuis le début de la saison. Attention, il y a là une potentielle cliente pour la victoire, cette semaine. D’autant qu’elle a signé un eagle, sur le Par 5 du 8.

Mais Green concéda un bogey au 18 la faisant rétrograder à –6, à la 4e place. Pendant ce temps, Céline Boutier, sous une pluie plus intense, continua de jouer juste. Et sur le Par 3 du 16, elle décocha un très beau coup, qui amena sa balle derrière le mat à environ 2,20 mètres. Avec des green plus souples, et moins de vent, son jeu s’adapta plus facilement à ce parcours et c’est un dernier birdie qu’elle rentrait, avant de terminer sa journée par deux Par, et un score de –8 total.

Et c’est ici que l’on comprend que pour se donner une chance de victoire sur le LPGA Tour, il faut accumuler les bonnes journées, sous le Par.

Son écart avec la Thaïlandaise aurait pu rester à un coup, mais Thitikul joua un chip à faible distance du mat, pour son 3e coup au 17, lui offrant une chance de birdie, enfin, qu’elle ne laissa pas filer. Terminant avec un Par au 18, en ayant mis en jeu dans un bunker de fairway, peu avant, la Thaïlandaise abordera la dernière journée, en compagnie de Céline Boutier, avec deux coups d’avance, et sans doute le souvenir d’un fameux Maybank Championship, où la Française lui avait mené la vie dure, en playoff. Mais ça, c’était en 2023 et en trois ans, il peut se passer se beaucoup de choses. « J’ai l’impression d’apprendre un peu plus chaque jour, sur ce parcours », confia Céline Boutier. « Aujourd’hui, les conditions étaient un peu plus difficiles à la fin. Mais le début fut vraiment calme, sur les douze premiers trous, environ », confiait la Française. « Si bien que j’ai trouvé le parcours un peu plus facile. J’ai eu l’impression de me créer plus d’occasions de birdie, ce qui m’a beaucoup aidé », ajoutait-elle, confirmant le sentiment que chacun a pu avoir en la voyant évoluer.

« Je trouve ce parcours très technique, car il ne faut pas être trop agressive, sinon on risque de se retrouver avec des coups et des putt difficiles à jouer », précisait Boutier. « Parfois il faut être un peu plus prudente et c’est comme cela que l’on optimise ses chances de faire un birdie. Je pense qu’il faut être assez intelligent et presque patiente, car on est parfois tentée de prendre des risques », ajoutait-elle.

De son côté, Jeeno Thitikul eut une analyse un peu différente de celle de la Française, de la manière de jouer ce tracé : « il faut être agressive et à chaque putt », déclara la Thaïlandaise. « Il faut vraiment bien réfléchir et se demander si la balle ne rentre pas là où l’on souhaite. Le second putt doit être le plus facile possible », évoqua Thitikul en faisant référence à tous les Par qu’elle a sauvé. « Donc, j’essaie d’être patiente. Je sais qu’il n’y a pas de trou facile, alors quand l’occasion se présente, il faut essayer de jouer un Par 4 ou un Par 5 plus court. Sinon ce sera juste le Par et c’est vraiment un bonus appréciable », précisait-elle, faisant ressortir à quel point ce parcours lui avait résisté, dans cette journée.

Les autres prétendantes à la victoire

Céline Boutier n’est absolument pas assurée de s’imposer, et surtout pas parce qu’elle joue dans le dernier groupe. Ce samedi, on a vu des joueuses combler leur retard en partant d’assez loin, aussi ne faut-il pas sous estimer des joueuses comme Allisen Corpuz et Hye-Jin Choi, qui ont été encore plus performantes que la Française, en jouant 66. Toutes les deux ont progressé d’au moins dix places, ce qui démontre qu’une joueuses à –6 ou –5, comme c’est le cas pour la Mexicaine Gaby Lopez, la Sud-coréenne Jenny Shin, ou l’Américaine Alison Lee, peut surgir en tête, tandis que celles évoluant dans le dernier groupe se neutraliseraient en tentant de rivaliser.

Mais, assurément, la plus dangereuse pour Thitikul et Boutier, c’est l’Australienne Hannah Green. Ces trois victoires en début d’année, dont deux à la suite, plaident pour elle. Elle n’est qu’à –6, soit deux coups derrière la Française, et elle pourrait surprendre, cette semaine encore, elle qui a trouvé le chemin de l’eagle, dans cette journée, et qui s’est octroyée une victoire, en playoff, face Jin Hee Im et Sei Young Kim, il y a moins d’un mois. Et lors du premier Majeur, Hannah Green était encore dans le coup, terminant 7e à –6. Tandis que Thitikul ne franchissait pas le Cut et que Céline Boutier eut du mal sur un territoire où elle réside et s’entraîne.

La championne de l’Epson Tour 2025, Melanie Green est un peu loin, à –3, pour faire partie des favorites. Cependant, il faut noter son très bon début de saison et une certaine régularité à venir jouer dans le Top 10.

La Canadienne Deng prend les commandes

Chez les amateurs, la majorité des regards étaient tournés, depuis jeudi, sur la joueuse de 16 ans, Aphrodite Deng, qui symbolise le profil idéal de ces joueuses qui ont un réel avenir chez les professionnels. Ce n’est pas à 23 ou 24 ans, en débarquant sur le LETAS, que l’on peut nourrir son esprit des rêves les plus fous, comme c’est le cas de trop de jeunes filles, qui sont appelées à évoluer, sans victoire, pendant 10 ou 15 ans, tout en sombrant dans le fond des classements. A moins de s’appeler Helen Briem ou Mimi Rhodes !

Et il faut craindre que nos Françaises, actuellement en universités américaines, qui ont 16, 17, 18 ou 20 ans, ne jouent jamais sur le LPGA Tour. Et ne connaissent qu’une notoriété mineure, en tant que professionnelles.

L’avenir, ce sont celles qui émergent à 16 ans aux côtés des meilleures mondiales, comme l’on fait, avant elles, Lexi Thompson, Morgan Pressel ou Lydia Ko. On pourrait même citer Lucy Li et Alexa Pano, qui ont encore beaucoup à prouver sur le LPGA Tour. Quant à Atthaya Thitikul elle fut numéro un mondial à 19 ans. Et elle continue de faire l’actualité du golf féminin mondial.

Ce tournoi Open des Juniors de l’AJGA est donc très important, car il permet d’observer celles qui seront les stars de demain. Et sans surprise, il n’y a pas de Française dans cette liste, mais une Canadienne qui fait parler d’elle depuis l’année dernière, au niveau internationale.

Car elle est la championne sortante de ce Mizuho Americas Open, et elle pourrait bien devenir la première amateur à défendre et conserver son titre.

Cette troisième journée, qu’elle a su négocier en 32 à l’aller, sans concéder de bogey, puis dans le Par, au retour, avec deux birdie et deux bogey, l’a faite progresser de la 3e à la première place, en passant d’un handicap de 8 coups à une avance de trois coups, sur celle qui se révèle au grand public. Peu connue jusqu’ici, Amelie Zalsman a tenu les deux premières journées, en tête, et elle continue de bien résister en se retrouvant seconde, avec un seul coup d’avance sur la Japonaise Rina Kawasaki et l’Américaine Lili Peng.

Nous n’avons, hélas, que les impressions de la Canadienne, après cette troisième journée qui lui permet d’obtenir un nouveau coup de projecteur, en se retrouvant dans le dernier groupe. « Je pense que les positions de drapeaux et les conditions de jeu ont été plus faciles qu’hier », confia Deng. « J’ai simplement essayer de me mettre dans les bonnes zones, et si je rentrais le putt, je rentrais le putt », déclarait la Canadienne, sans plus démontrer de pression sur ses épaules, après ce moving day.

Puis, on lui demanda ce qu’elle ressentait en se retrouvant dans le dernier groupe avec des joueuses professionnelles de notoriété comme Céline Boutier et Jeeno Thitikul : « définitivement, je me sens à l’aise au milieu de ces joueuses pros. Je sais comment elles jouent, comment elles prennent leur temps et je sais à quoi m’attendre ».

Puis, elle évoqua le fait d’être la championne en titre et ce que cela peut générer comme pression : « j’ai une énorme confiance en moi. Spécialement parce que l’année dernière j’ai remporté ce tournoi. Donc je vais simplement avancer vers cette dernière journée et jouer du mieux que je peux », déclara la Canadienne que l’on a hâte de revoir sur un tournoi du LPGA Tour.

Le classement provisoire amateur => ICI

Ce dernier tour ouvre donc une chance de victoire pour la Française Céline Boutier, qui étofferait encore plus son palmarès sur le LPGA Tour, et qui retrouverait, sans aucun doute, de la confiance, dans une année de Solheim Cup où les équipes devraient subir une cure de rajeunissement.

Le classement provisoire => ICI

Mizuho Americas Open : Thitikul en tête, Boutier à cinq coups !

Ces deux premières journées ont été rythmées par le vent qui souffle très fort sur ce parcours du New-Jersey, où une partie des joueuses présentes cette semaine, n’avait pas joué depuis 2001. Et à peine destituée de sa place de numéro un mondial, voici la Thaïlandaise de retour aux affaires !

La majorité des scores ne sont pas très bas, et ils sont mêmes bien plus haut que ceux rendus en 2021, lors de la Founders Cup. Pour exemple, après deux tours, Jin Young Ko avait été en tête avec une première carte de 63 et une seconde de 68. Et Lexi Thopmpson avait signé un 65 le vendredi.

Pourtant, les positions de drapeaux étaient plus serrés sur les bords des green, par rapport à cette année. C’est donc le vent qui a fortement perturbé les joueuses et celles qui se sont élancées les premières, ont généralement réussi à rendre une bien meilleure carte. Comme la Française Céline Boutier qui a profité d’un départ à 7h15, en compagnie de Laetitia Beck et Jasmine Suwannapura, pour se hisser dans le Top 5. Tout en étant loin de pouvoir encore jouer la victoire, contrairement à ce que prétend la LPGA.

Boutier : « le parcours est assez difficile » !

Cela fait des moins que la numéro un Française ne fait plus parler d’elle sur le LPGA Tour, après avoir progressivement plongé dans l’ombre après une année 2023 exceptionnelle, qui avait fait d’elle une figure mondiale du golf. Si toutes les joueuses ne sont pas à l’abri d’un creux dans le leur parcours, ce qu’à vécu Nelly Korda, lorsque le rebond tarde à venir ce n’est jamais bon signe. Et le passage du cap de la trentaine est souvent le moment de bascule déterminant dans cette discipline, pour les filles. Après 15 victoires étalées en 2017 et 2023, Jin Young Ko n’est plus la reine du LPGA Tour, tout comme Sung Hyun Park, désormais rétrogradée sur l’Epson Tour avec Jeong Eun Lee6, Yani Tseng qui est passée de l’ombre à la lumière en deux saisons. Mais aussi Lilia Vu qui, à 28 ans, ne fait plus beaucoup de vagues sur le Tour, après avoir été victime de sérieux problèmes de dos. Et Lexi Thompson, après avoir vécu des moments difficiles, tant sur le plan sportif que personnel, a ressenti le besoin de jouer à mi-temps, sans avoir la capacité de franchir un Cut, à coup sûr. Seule Nelly Korda, à 27 ans, possède une extraordinaire capacité de résilience qui vient de lui permettre de surmonter un épisode de santé qui l’a tenue éloignée des parcours durant presque quatre mois, en 2022, et le contre coup d’une saison 2024 exceptionnelle, où elle a conquis six victoires, et repris son titre de numéro un mondial, avant de le perdre, l’année suivante.

Alors que Céline Boutier, qui a eu l’opportunité de passer numéro deux mondial, en 2023, a progressivement chuté dans ce même classement, mais aussi dans ceux des tournois. Et cette semaine, la voici, à nouveau, proche de la tête, à la 4e place, après avoir signé la meilleure carte du jour, soit 68. Sortie en 73 de la première journée, on se demandait si ce qu’elle allait produire, ne nous ayant pas habitué, depuis l’an dernier, à se relever aussi vite qu’une Thitikul ou une Korda. Partie du Tee n°1, elle a rapidement trouvé deux birdie, puis un troisième sur le Par 5 du trou n°8, pour passer de +1 à –2 total. Un bogey sur le Par 4 du 11 mettait à mal cette progression, mais sur le Par 5 du 13 et le Par 3 du 14, la Française signait deux autres birdie, avant de gérer les derniers trous, en réalisant le Par. Avec un Cut plus sévère que les autres semaines, à cause de la compétition des Juniors, qui vont venir se mêler aux professionnelles, dès ce moving day, ce score de –3 total a placé Céline Boutier dans la partie haute du tableau, largement au-dessus de ce Cut qui a éliminé Pauline Roussin-Bouchard. Mais c’est avant tout ce départ matinal, dans le New-Jersey qui a favorisé le résultat de la Française : « je pense que le parcours est assez difficile. J’étais dans les premières à m’élancer ce matin et j’ai été capable de prendre l’avantage sur les premiers trous parce qu’il y avait moins de vent. Avant qu’il ne se lève au milieu du parcours », confia la Française, qui va affronter le vent, et peut être plus, ce samedi, en s’élançant parmi les dernières. « Mais je suis assez satisfaite d’avoir terminé ma journée car le niveau de jeu à encore augmenté. J’ai l’impression que c’est un parcours où il faut être vraiment performante du départ au green. Donc je pense qu’il faut avoir un jeu très complet pour pouvoir réaliser un score », avouer Céline Boutier qui est loin d’avoir une option sur la victoire, avec cette 4e place. Car elle se trouve, quand même, reléguée cinq coups derrière Jeeno Thitikul, qui était encore numéro un mondial, en début de saison. Avec un départ programmé à 09h32, en compagnie de l’Américaine Brooke Mathews et de l’amateur Célia Yeo, actuellement seconde du classement Junior.

Thitikul la plus à l’aise au Mountain Ridge Country Club

Si l’on compare les scores de la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, avec ceux de 2021, on se rend compte que la Thaïlandaise a quasiment joué aussi bien que So Yeon Ryu, et Lindsey Weaver Wrght, il y a cinq ans. Car après deux tours, Jin Young Ko menait avec le score de –11 et jouait cinq coups de mieux que celles classées à la quatrième place.

Etre capable de signer de deux cartes en dessous de 70 est une performance et il va falloir voir comme la Thaïlandaise de 23 ans, aux huit victoires, va négocier cette nouvelle journée. Car elle a concédé trois bogey dans ce second tour, ce qui démontre qu’elle possède une importante capacité à se relever d’un mauvais coup. D’autant qu’elle s’est élancée bien après Céline Boutier, à la mi-journée. « Je n’ai pas bien joué quand le vent s’est levé », confia la Thaïlandaise. « Heureusement il n’y a pas eu beaucoup de vent sur le retour, après la pluie, et puis le vent est tombé comme par magie », ajoutait-elle. « Nous avons eu de la chance. S’il y avait eu une brise, sur l’aller, je suis sûre que mon score n’aurait pas été aussi bas », précisa Thitikul. Et elle ajoutait: « quand le vent se lève, ça change tout. Il a évidemment soufflait fort, mais quand il se lève vraiment, c’est encore plus difficile ».

Chacun a donc bien compris que le vent est l’élément déterminant, et qu’il y a celles qui s’en sortent mieux que les autres, dans ce type de condition.

Les outsiders

Outre Céline Boutier, dont on ne sait dire si elle saura continuer à jouer autant sous le Par que ce vendredi, il y a Jennifer Kupcho qui occupe la seconde place, mais trois coups derrière Thitikul. L’Américaine qui fut la première à remporter l’Augusta National Women’s Amateur, et qui est la dernière à avoir sauté dans le Poppie’s Pond, a connu, comme les autres, un retour plus difficile, ente les trous 10 et 18, où elle y laisse deux bogey. Alors qu’à l’allern Kupcho a réussi à jouer –4, passant de –2 à –6. « Ce fut un départ matinal, aujourd’hui », déclara l’Américaine qui s’est élancée du Tee n°1 à 08h10, avec Hye-Jin Choi et Ayaka Furue. « Sur l’aller il y avait nettement moins de vent. Presque pas du tout. Ce fut beaucoup plus facile de se rapprocher des drapeaux et, honnêtement, d’être plus agressive au putting », précisait Kupcho.

« Sur les neuf derniers trous, quand il y a eu du vent, je pense qu’il fallait faire un peu attention à ne pas jouer les putt à plus de trois mètres du green. Les green sont vraiment rapides, alors il faut bien réfléchir et être précise dans ses gestes », commenta l’Américaine qui se défend assez bien lorsque les conditions de jeu sont compliquées. Il ne faut donc pas écarté Jennifer Kupcho trop vite d’une lutte pour la victoire.

Tout autant qu’il faut rester attentif à sa compatriote Brooke Matthews, que l’on attendait pas dans ce Top 5. Rookie en 2022, en ayant évolué sur l’Epson Tour, cette joueuse de second plan, classée 110e mondial et 83e de la Race, a déjà fait parler d’elle, sur le LPGA Tour. En 2025, Matthews faisait parler d’elle, lors du The Annika Gainbridge, en se plaçant à la 10e place, un coup derrière Nelly Korda. Et Jennifer Kupcho était seconde à –13, un coup derrière Linn Grant qui s’imposerait le lendemain.

Et quelques semaines plus tôt, à Hawai, Brooke Matthews avait signé la 8e place du Lotte Championship ; ce qui lui offrait ses deux meilleurs résultats de la saison.

La voici donc, à nouveau, sous le feu des projecteurs, en ayant, surtout, signé un eagle sur le Par 5 du 13, après s’être élancée du Tee n°10 à 07h37. « Mais la suite fut plus difficile à gérer, pour elle, concédant un bogey et un double au 18, puis un dernier bogey sur le Par 4 du 2, avant de clôturer sa journée avec un birdie sur le Par 3 du 7. Classée à –4, un coup devant Céline Boutier, l’Américaine est l’une des inconnue de ce moving day. Soit elle reste dans le rythme, soit elle s’effondre, et dans ce cas, il faudra voir qu’elles joueuses prennent sa place.

Peut être sa compatriote Mélanie Green, la championne 2025 de l’Epson Tour, quyi fut en tête du premier tour au Mexique, et qui récidive en se plaçant dans le groupe de tête. La voici 5e à –2, avec la Thaïlandaise Arpichaya Youbol, qui fut également une animatrice du tournoi au sud de Cancun.

Une 5e place qui est bien fournie puisque l’on compte huit joueuses, dont Gaby Lopez, Hannah Green et Lydia Ko, dans valeurs sûres du LPGA Tour.

Perrine Delacour a franchi le Cut, mais elle est à +2 à la 42e place, avec Helen Briem, Jasmine Suwannapura et Laetitia Beck, deux joueuses qui n’ont pas vécu la même journée que Céline Boutier, en partageant sa partie. Preuve que l’argument du vent reste propre à chacun, et c’est la capacité d’adaptation qui fait toute la différence.

Deng en embuscade chez les juniors

Ce millésime 2026 des Juniors ne met pas autant en lumière des joueuses que ces deux dernières années. Seule la Canadienne Aphrodite Deng possède une plus grande notoriété, puisqu’elle s’est distinguée, l’an dernier, lors du CPKC Women’s Open, en jouant 66 au premier tour, ce qui lui avait permis d’être seconde, en compagnie de Leona Maguire, Jeeno Thitikul, Gaby Lopez et Megan Khang, à seulement 15 ans. Elle terminera, finalement, 20e à –4, et meilleure amateur. Et depuis, Deng poursuit sa progression en étant 9e mondial, au classement WAGR, et parmi celles que l’on regarde déjà comme les futures stars de la discipline.

En tête, avec huit coups d’avance sur Deng, c’est l’Américaine Amelie Zalsman, classe 46e mondial au WAGR, qui donne du fil à retordre à ses poursuivantes. « Au début du parcours, les positions de drapeaux étaient vraiment difficiles. Et la météo n’était pas terrible. Plus tard, dans la partie, les conditions furent plus favorables. Le vent s’est calmé donc j’ai pu jouer de manière plus agressive, alors qu’au début j’étais dans la retenue », expliqua Zalsman, qui est âgée de 17 ans, et qui a terminé 11e du dernier ANWA.

Ce samedi, les joueuses amateurs auront le privilège d’être associées aux professionnelles, et tous les départs ont été avancés à cause du mauvais temps qui menace de s’abattre sur le parcours.

Le classement provisoire => ICI

Le classement amateur provisoire => ICI

Reliance Matrix Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la seconde édition de ce tournoi. L’an dernier, il fut marqué par la victoire de l’Américaine Yana Wilson, qui s’imposait à seulement 18 ans.

Le champ de joueuses

Ce sont 132 joueuses au départ de cette première édition, qui se déroule sur 4 jours avec un Cut après deux tours qui conservera les 60 meilleures et ex æquo.

On retrouve, comme à chaque tournoi, les joueuses du Top 80 et notamment celles en lice pour le Top 15 de la Race.

Une seule Française est au départ, il s’agit de Emma Broze.

Après deux tours, le Cut conservera les 60 meilleures et ex æquo.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les invitations Sponsor

Contrairement à l’an dernier, il y a seulement deux joueuses invitées dont l’Américaine Carley Cox Pruette, qui bénéficiait, en 2025, du même privilège.

  • Carley Cox Pruette – USA
  • McKenzie Hall – USA

Record du parcours

  • 64 : Yana Wilson en 2025

Ancien vainqueur

  • 2025 : Yana Wilson (-17)

Le parcours

C’est à nouveau sur le Spanish Trail Country Club qui comporte trois tracés, où ce tournoi est organisé. Le Sunrise, le Lakes et le Canyon sont trois neuf trous combinables en 18. Ce sont ces deux derniers tracés qui forment le 18 trous de cette semaine.

Un Par 72 de 36 à l’aller comme au retour, constitué, d’abord, du neuf trous du Canyon, et du neuf trous du Lakes. Ce golf ce situe au sud ouest du parcours de Shadow Creek, également enfermé dans une zone urbanisée. Ce tracé comporte quelques obstacles d’eau, des fairway assez larges et quelques green en hauteur. La végétation est assez dense autour de la partie Canyon, alors que la partie Lakes est un peu plus dégagée, mais avec toujours une forte proximité des habitations.

Plusieurs pièces d’eau importantes caractérisent cette partie du parcours, dont une comportant une cascade bordant le green du trou signature n°3. Le départ du Par 4 du trou n°4 se fait également à proximité de l’eau, et une autre pièce d’eau se trouve au bout du fairway, en bordure de green, qui est en hauteur. Jouer à gauche constitue une importante prise de risque. Plus généralement, le retour se montre plus technique car plus tortueux dans sa conception.

Voir la vidéo du Lakes Course => ICI

Prime et dotation

Ce tournoi reçoit, depuis l’an dernier, une dotation de 250 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 37 500 dollars.

Diffusion TV

L’Epson Tour ne comporte pas de production télévisuelle.

Mizuho Americas Open : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la quatrième édition de ce tournoi qui a connu la première victoire de l’Américaine Rose Zhang, lors de sa première participation à un tournoi du LPGA Tour, en tant que professionnelle.

Mais aussi de sa compatriote et amateur, Yana Wilson, pour l’épreuve junior AJGA, et qui a fait sensation sur l’Epson Tour, en 2025, en signant deux succès, dont un avant ses 18 ans.

L’an dernier, c’est l’Américaine Gianna Clemente, autre jeune joueuse talentueuse, qui s’imposait. Agée de 18 ans, elle évolue sur l’Epson Tour cette année.

Une épreuve junior amateur qui est reconduite cette année avec la présence d’autres talents en devenir.

A noter qu’en 2024, les joueuses pros qui manquaient le Cut ont été rémunérés et ont obtenu des points de Race to CME. Un règlement qui fut reconduit l’an dernier.

Enfin, le tournoi se délocalise sur un parcours qui a accueilli le LPGA Tour, en 2021.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 120 au départ, avec un Cut qui conservera les 50 meilleures, et ex æquo, au terme du second tour. Un Cut très sélectif qui va contraindre toutes les joueuses à se surpasser.

Cette édition voit le retour de Michelle Wie West, tout comme Lizette Salas qui évoluait déjà au Mexique, et qui a fait sa réapparition, sur le Tour, lors de la Founders Cup.

Si Nelly Korda est absente, après ses deux victoires consécutives, Atthaya « Jeeno » Thitikul est de retour, aux côtés de Miyu Yamashita, Rio Takeda, Sei Young Kim, Hye Jin Choi, Nasa Hataoka, A Lim Kim, les sœurs Iwai, Mao Saigo ou encore Minami Katsu, créant un pôle d’excellence du golf japonais et asiatique, dans cette épreuve et sur le Tour.

Jennifer Kupcho, Linn Grant, Andrea Lee, Lydia Ko, Brooke M.Henderson, Gaby Lopez, Carlota Ciganda, Lindy Duncan, Grace Kim, Lauren Coughlin ou encore Ruoning Yin sont quelques autres des têtes d’affiches de ce tournoi.

Pour la France, ce sont Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard qui tenteront de faire du mieux qu’elles peuvent, pour franchir le Cut, de ce tournoi désormais emblématique du LPGA Tour. Sachant que l’an dernier, Céline Boutier terminait seconde, quatre coups derrière Atthaya Thitikul.

Pour les joueuses venant de l’Epson Tour on retrouve l’Américaine Melanie Green, qui a fait sensation la semaine passée, en prenant la tête du premier tour. Mais aussi Yana Wilson qui revient sur ce parcours comme professionnelle après avoir remporté l’épreuve junior de 2023, et bénéficié d’une invitation sponsor l’an dernier. Briana Chacon, Gina Kim, Erika Hara, Natasha Oon, Minji Kang, Hailee Cooper, Laetitia Beck, Riley Smith et Sophia Schubert complètent cette liste des recrues en provenance de l’Epson Tour.

Lexi Thompson est également au départ, tout comme Rose Zhang, Lottie Woad, Maja Stark, Brianna Do, et deux autres joueuses invitées par le sponsor.

Les invitées sponsor

  • Michelle Wie West – USA
  • Ami Gianchandani – USA
  • Amari Avery – USA

Les qualifiées du lundi

  • Polly mack – Allemagne
  • Cocona Sakurai – Japon

Les rookie du champ

  • Helen Briem – Allemagne
  • Briana Chacon – USA
  • Hailee Cooper – USA
  • Melanie Green – USA
  • Erika Hara – USA
  • Youmin Hwang – USA
  • Natasha Oon – USA
  • Cocona Sakurai – Japon
  • Riley Smith – USA
  • Yana Wilson – USA

Les victoires LPGA

  • 2025 : Atthaya Thitikul (-17)
  • 2024 : Nelly Korda (-14)
  • 2023 : Rose Zhang (-9)

Les victoires AJGA

  • 2025 : Aphrodite Deng (140 points)
  • 2024 : Gianna Clemente (149 points)
  • 2023 : Yana Wilson (147 points)

Mode de jeu

1er et 2e tour : les professionnelles et les joueuses amateurs sont associées séparément.

3e et 4e tour : des groupes de trois sont constitués avec deux joueuses du LPGA Tour et une amateur, en fonction du score.

Lors du 4e tour, le groupe final sera composé des deux premières joueuses pros au leaderboard, et de la première amateur du classement. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les juniors soient associées.

Les amateurs sont classées en Stableford.

Le parcours

Changement de décor, cette année, avec un retour sur le parcours de Mountain Ridge, qui fut joué, en 2021, lors de la Founders Cup.

Avec 109 ans d’existence, le club de golf de Mountain Ridge a été officiellement créé le 17 avril 1912, à l’initiative de 25 personnes qui en furent les premiers membres. Cependant, le premier parcours fut situé plus au sud, dans le quartier de West Orange. Puis, en 1913, un 9 trous fut inauguré, plus au nord de West Orange, mais toujours à quelques kilomètres au sud du club house. Là où se trouve l’actuel Essex Fells Country Club. Durant l’hiver 1916 – 1917, Albert Warren Tillinghast, ancien joueur de golf, devenu architecte, créa un nouveau parcours.

Son travail lui permis d’obtenir plus de notoriété et d’œuvrer à la fois au Essex County Country Club et au Mountain Ridge Country club. Malheureusement, le site où fut créé ce parcours de 9 trous s’est avéré trop vallonné, ne convenant pas à la construction d’un parcours de golf. Aussi, est-ce les architectes Seth Raynor (1874 – 1926) et George Banks, qui furent mandatés pour créer un nouveau parcours, en 1926.

Les deux architectes déclarèrent que le site initial ne convenait pas à la création d’un parcours de 18 trous. Aussi, le club décida de prendre un second avis, auprès de Walter Travis, triple champion amateur des Etats-Unis et premier américain a remporter le British Open. Confirmant l’avis de Banks et Raynor, Travis contraint les membres du Mountain Ridge County Country club a trouvé un nouvel endroit. C’est donc à West Caldwell qu’un terrain fut trouvé, et acheté, pour la somme de 285 000 dollars, de l’époque. L’architecte Donald Ross fut choisi pour dessiner et créer ce parcours. Reconnu pour ses difficultés, ce tracé fut ouvert en 1931. En 90 ans, peu de choses ont changé sur ce parcours qui fut souvent décrit comme un « joyau caché » de la ceinture métropolitaine de la ville de New York. Il connut, néanmoins, plusieurs rénovations (2003 – 2007 et 2011) qui ont consisté à augmenter la taille des green, modifier les bunker et améliorer les départs. Plusieurs trous ont également été redessinés.

Désormais concentré entre des zones pavillonnaires, un massif boisé et une zone professionnelle, ce tracé n’offre pas moins la sensation d’une partie de golf à la campagne, en raison de ses arbres qui délimitent le parcours et les fairway.

Contrairement à 2021, le parcours est modifié. Le Par 4 du trou n°4 devient un Par 3, et le trou n°5 devient un Par 4. Le 6 devient un Par 5 tandis que le 7, le 8 et le 9 restent dans la configuration de 2021.

Pour le retour, le 13, qui est naturellement un Par 4, et qui fut joué en Par 3 en 2021, devient un Par 5. Le 15, qui est un Par 4, fut joué en Par 5 en 2021 et redevient un Par 4. Le 17, qui fut joué en Par 4 en 2021, est laissé dans sa configuration originelle de Par 5.

Techniquement, ce tracé se distingue par la présence de nombreux bunker le long des fairway, et quelques cour d’eau, comme au trou n°3, le long du fairway, ou au 13 en coupant le fairway.

Les green comportent des différences de niveau, et certains sont surélevés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est surtout la stratégie qui fera la différence, plus que la technicité des coups.

Découvrir le parcours => ICI

Le record du tournoi

  • -17 : Jeeno Thitikul – 2025

Sponsor et dotation

Mizuho est un groupe financier japonais créé en 2003 et né de la fusion de trois banques japonaises. Implantée aux Etats-Unis, après avoir racheté la banque GreenHill. Elle se nomme donc Mizuho Americas et donne son nom à ce tournoi.

Quant à la dotation, elle est passée de 2,75 millions de dollars à 3 millions en 2024, pour une prime au vainqueur de 450 000 dollars.

A noter que l’an dernier, la dotation fut annoncée à 3,25 millions de dollars. Ce qui est confirmé avec une prime au vainqueur de 487,500 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site de la LPGA

  • Jeudi 7 mai : 17h00 à 20h00
  • Vendredi 8 mai : 17h00 à 20h00
  • Samedi 9 mai : 22h30 à 01h30
  • Dimanche 10 mai : 18h00 à 21h00

Riviera Maya Open : Korda en route pour la victoire ?

Ce tournoi voit la numéro un mondial dominer le champ, comme la semaine passée, et probablement mettre fin à la domination que Hyo-Joo Kim avait eu sur elle, lors des premiers tournois. Mais il reste encore à négocier cette dernière journée, pour laquelle la météo est incertaine.

A chaque décennie sa championne. Et après Lydia Ko, Inbee Park et Jin Young Ko, il semble bien que la meilleure d’entre toutes soit l’Américaine Nelly Korda. Après une excellente saison 2024 et un passage à vide l’année suivante, la voici debout et bien solide face à toutes les difficultés que la discipline du golf lui oppose.

Et ces dernières années, le LPGA Tour n’a pas connu une joueuse capable de dominer le circuit mondial, perdre son titre à cause d’un problème médical qui aurait pu la tuer et qui l’a éloigner des fairway, revenir au meilleur niveau, écraser une saison en remportant six victoires, s’effondrer à nouveau et se relever pour redevenir la meilleure d’entre toutes.

Nelly Korda, à 26 ans, est au-dessus de tout ce l’on a pu voir, sur un LPGA Tour ouvert sur le monde où chaque nation a la possibilité de présenter un petit génie de la petite balle blanche.

Mais le chemin est encore long pour celle qui a maîtrisé son sujet, dans ce moving day, en signant une carte vierge de birdie, et en terminant par un eagle, pour se placer en tête, avec trois coups d’avance.

Leader après 9 trous, et le score de –10, partageant sa partie avec sa compatriote Brianna Do, Nelly Korda n’a pas toujours eu la partie facile sur ce parcours où le vent souffle parfois assez fort, où la chaleur fatigue les organismes et où la stratégie est essentielle.

Seule la Thaïlandaise, partie quatre trous devant elle, semblait pouvoir faire barrage à l’américaine, en jouant plus bas qu’elle dans cette journée. Arpichaya Yubol fut l’une la seule à jouer –6 journée, et l’une des rares à établir un score aussi bas dans ce troisième tour. Et comme Korda, elle ne concéda aucun bogey. Mais malgré deux birdie à la suite, en fin de parcours, elle n’a rien pas pu jouer suffisamment bas pour empêcher l’Américaine de s’envoler en tête avec trois coups d’avance.

Cependant, elles joueront ensemble pour ce dernier tour, accompagnées de la Japonaise Minami Katsu qui est venue prendre la troisième place, dans les dernières minutes. 

Et le juge de paix sera ce parcours, étroit bordé par la mangrove, vers laquelle il est interdit d’envoyer sa balle. Et si en plus il se mettait à pleuvoir, alors c’est tout autre tournoi qui débuterait. « Ce parcours est un peu intimidant », déclara Nelly Korda. « Il faut absolument bien frapper la balle au départ et bien doser les distances. Avec le vent qui tourbillonne il faut être sûre de ses cibles et laisser le vent guider la balle là où l’on souhaite », confia l’Américaine qui excelle dans cet exercice. Et quand on lui parle de sa journée vierge de bogey elle répond : « c’est super. C’est toujours super de finir avec un eagle, avec un coup d’approche aussi prêt du trou. Je suis tout simplement heureuse de mon jeu. J’ai joué de manière solide aujourd’hui », reprit-elle, avant de préciser : « j’ai simplement essayé de jouer la sécurité avec chaque coup, et je ne voulais pas être trop agressive. Dans l’ensemble je suis satisfaite ».

Pour la Thaïlandaise Arpichaya Youbol, trois coups derrière l’Américaine c’est un peu la même sensation. Et elle peut être fière d’avoir été la seule a signer une carte aussi basse : « c’est une de ces journées solides pour moi. Je reste concentrée sur mon jeu et ayant réalisé mon plan de jeu. J’ai été très heureuse de jouer avec Gaby (Lopez), et cela a drainé de nombreux fans et leur famille », confia la joueuse de 23 ans, qui fait peu parler d’elle depuis son année de rookie en 2023. « Aujourd’hui beaucoup de choses me sont arrivées. Comme des coups difficiles comme des coups faciles, et j’ai pu avoir des putt pour birdie sur presque tous les trous », précisait-elle, tout en expliquant, elle aussi, que le vent fut un paramètre important à gérer : « vous devez être sûre que votre balle touchera la fairway à chaque coup ».

Grande perdante de cette journée, en n’ayant joué dans le Par, ce qui lui a fait perdre la première place, en occasionnant cinq coups de retard, Brianna Do cherche à rester positive tout de même : « je suis très fière de ma journée. Et très fière de ce que j’ai accompli ces dix huit derniers mois, en me créant des opportunités pour réussir », expliqua la joueuse Américaine de 36 ans, qui n’a jamais brillé sur le circuit mondial depuis 13 ans. Elle est de ces amateurs prometteuses qui n’ont jamais réussi à éclore sur le circuit professionnel et son niveau de jeu a toujours été plus adapté à l’Epson Tour qu’au LPGA Tour. Mais voilà, un jour il y a une opportunité, et à force de travail, à force d’accumuler de l’expérience, on finit par évoluer aux côtés des plus grands. Mais le naturel revient aussi souvent au galop et Do a manqué de consistance dans cette journée en concédant trop de bogey. Et même un double sur le Par 3 du 10. Pourtant, cela ne l’empêche pas de rêver d’un bon résultat : « je ne peux pas être mécontente de mon jeu, et de ma performance aujourd’hui. Je veux gagner et j’espère que la chance me sourira un peu plus demain. On verra bien ». Et qui vivra verra nous dit un fameux dicton. Cependant, il faut craindre que la chance n’a rien à voir la dedans. Surtout quand ce qui fait obstacle à la chance s’appelle Nelly Korda. Un talent naturel bonifié par un travail incessant.

La Chinoise Yu Liu a rejoint ce Top 5, pour se hisser à la 4e place, avec Brianna Do, et avec des parties de trois, ce dimanche, c’est carlota Ciganda qui évoluera avec Liu et Do, en étant classée à –7.

Quant à Mélanie Green, dont on a suivi le parcours sur l’Epson Tour, l’an dernier, et qui fait preuve d’un très bon jeu et d’une grande combativité, elle a encore perdu du terrain en jouant +1, mais ce tournoi aura, sans aucun doute, eu un effet très positif sur elle, comme cela avait le cas pour Jenny Bae, l’an dernier.

Tout autant que pour l’amateur Colombienne, Maria José Marin, qui est 8e à 5, avec Nataliya Guseva. Marin a joué –3 et fait partie des meilleures performances du jour. Comme Korda, elle signe un eagle sur le Par 5 du 18, tout en ayant bien redressé la barre, tout au long de la journée, après trois bogey, entre le Par 4 du 2 et, celui du 6.

Herbin, meilleure Française, mais très loin de la tête !

Sur le LPGA Tour, la performance des Françaises c’est un peu comme celle de l’écurie Alpine en Formule 1. Il y a du progrès, mais avec toujours beaucoup de retard sur le leader.

Alors qu’à Miami, Pierre Gasly s’est fait mettre 30 secondes dans la vue, après 19 tours, par la McLaren de Lando Norris, Céline Herbin accuse 14 coups de retard sur Nelly Korda, en évoluant dans le Par total. Mais si l’on se place du côté des optimistes qui gèrent la communication du golf français, elle est 28e et dans le premier quart du tableau. Pour un retour sur le LPGA Tour, c’est plutôt un bon résultat pour la Française de 42 ans, qui bénéficie d’une expérience importante, de tous les circuits mondiaux.

On est un peu plus déçu par Nastasia Nadaud qui est également 28e, dans le Par, Car Nadaud avait réussi à jouer –2, après deux tours, mais cette troisième journée fut compliquée à négocier pour elle. Cette carte de 74, comportant deux double bogey, n’a pas du tout arrangé ses affaires, mais elle démontre, en même temps, une belle capacité à rejouer du birdie juste après. Le potentiel est là pour faire d’elle un futur vainqueur, mais il faut lui laisser le temps de digérer chaque journée, chaque tournoi et chaque difficulté.

Quant à Adela Cernousek, même si elle a franchi le Cut, ça reste laborieux avec une seconde carte de 75, après celle du premier tour. Certes, le Cut a été franchi, mais la majorité des meilleures du Top 80 ne sont pas présentes, également. Son eagle sur ce Par 5 du 18, dont le green était assez facile à prendre au second coup, ce samedi, est venue égayer sa journée. S’il venait à pleuvoir, comment parviendrait-elle à négocier ce dernier tour ?

Ainsi, il n’y a toujours pas de Nelly Korda Française dans les effectifs féminins du golf tricolore, avec un numéro un Française toujours incapable de retrouver son meilleur niveau. Mais il y a bien trois Françaises dans le champ ce week-end. Et l’on ne peut qu’espérer que cette dernière journée leur soit plus favorable.

Le classement provisoire => ICI