Ford NSW Open : la victoire dans la poche pour Laisné

Après quatre saisons aux Etats-Unis, où elle a régulièrement échoué à passer les Cut, tout en ayant remporté une victoire encourageante, sur l’Epson Tour, dans son année de rookie, la Française Agathe Laisné, revenue en Europe, sur un circuit plus adapté à son niveau, vient de s’imposer, pour son premier départ sur le LET.

C’est un peu du déjà-vu auquel la Française de 26 ans nous propose. En 2023, pour sa première saison sur l’Epson Tour, antichambre du LPGA Tour, Agathe Laisné s’était imposée lors de son premier départ. C’était au Florida’s Natural Charity Classic, en playoff face à l’Américaine Jillian Hollis et la Finlandaise Kiira Riihijärvi, deux joueuses qui ont également échoué à faire carrière sur le LPGA Tour.

Ce dimanche, pas de playoff pour Laisné, mais une belle accélération en jouant 65, après une brillante carte de 64 la veille, avec un tournoi dont le premier tour fut perturbé par la pluie. « C’est génial ! », s’est exclamée Laisné. « Je suis vraiment heureuse. C’est presque irréel et je suis aux anges. Cette victoire prouve que mon jeu progresse et que je suis sur la bonne voie. J’espère continuer sur cette lancée et je suis vraiment ravie », déclara la Française particulièrement excitée d’avoir réussi à dominer l’ensemble du champ de joueuses ayant franchi le Cut, tout en étant partie de la 3e place, avec deux coups de retard sur l’Australienne Hannah Reeves. Et contrairement à une autre Hannah, elle aussi Australienne, évoluant à Singapour, ce dimanche, sur le LPGA Tour, Reeves n’a pas réussi à confirmer sa bonne troisième journée. Elle termine ce tournoi en jouant 72, rétrogradant de la 1ère à la 8e place.

Jouant dans le dernier groupe, avec Hannah Reeves et sa compatriote Kelsey Bennett, Agathe Laisné a trouvé deux birdie à la suite, dès le Par 4 du trou n°2, lui permettant de se hisser en tête. Cependant, elle s’est vite retrouvée à la poursuite de la jeune Sud-coréenne, et amateur, Soomin Oh, 17 ans, qui a enchaîné les birdie, pour en réaliser huit à partir du Par 4 du trou n°4. Une performance qui signe déjà le profil d’une future grande joueuse que l’on pourrait revoir sur le LPGA Tour. Malgré deux birdie aux 8 et au 9, Laisne accusait trois coups de retard à six trous de la fin, avant de réaliser un superbe eagle le Par 5 du trou n°13, après avoir atteint le green au second coup.

Cet eagle a galvanisé la Parisienne, qui a réussi un birdie crucial sur le Par 3 du trou n°17, pour revenir à un coup de Oh. Quelques instants auparavant, Oh avait concédé son deuxième bogey de la journée, en ayant raté sa mise en jeu au départ du Par 4 du 16.

Le Par 5 du 18 fut le théâtre d’un nouveau coup dramatique pour la Sud-coréene. Au troisième coup, Oh envoyait sa balle au fond du green, concédant un nouveau bogey. De son côté, la Thaïlandaise April Angurasaranee, échouait à concrétiser une dernière chance de birdie, malgré une superbe approche. Et ce fut encore une fois une occasion manquée pour la Thaïlandaise, dans cette dernière journée, qui était invitée sur le LPGA Tour, la semaine passée.

Evoluant dans le dernier groupe, Laisne réagissait avec un sang-froid remarquable sur le 18, enchaînant deux très beaux coups, jouant en lay-up, avant d’atteindre le green. Elle assurait deux putt pour signer le Par, lui octroyant la victoire, un peu à la manière de Hannah Green, à Singapour, qui concéda un bogey tout en ayant une marge suffisante pour s’imposer avec un coup d’avance. « Je ne savais où j’en étais », a déclaré la Française à propos de son score. « Je ne savais rien du tout. J’essayais juste de faire le plus de birdie possible. Je sentais la pression car je savais que d’autres joueuses étaient en tête, alors ça aurait pu être moi ou quelqu’un d’autre. Je n’en savais rien. J’ai donc essayé de faire les meilleurs coups possibles malgré la pression », expliqua-t-elle. «L’eagle était génial. J’hésitais entre mon hybride 3 et mon bois 4, mais j’ai vu que le vent soufflait légèrement de droite à gauche et que je pouvais y arriver avec un très bon hybride 3. Et quand la balle est sortie de mon club. J’ai sentis que c’était un bon coup, mais il lui manquait un peu de hauteur, et c’est ce qui s’est passé ».

Grâce à sa victoire au Ford Women’s NSW Open, Laisne ajoute un titre LET à son palmarès, en plus de sa victoire sur l’Epson Tour en 2023 et deux victoires sur le LET Access Series (LETAS) en 2020.

Falcher, l’autre rescapée du Cut

Ce tournoi fut bien plus difficile à négocier pour les autres Françaises. Seule rescapée du Cut, Emma Falcher, 20 ans, termine 20e et peut se réjouir de son résultat au milieu de joueuses qui ont déjà de l’expérience sur le circuit Européen. La Française, qui va tenter de faire aussi bien que sa compatriote Nadaud, désormais engagée sur le LPGA Tour, a débuté ce dernier tour avec le score –6, tout ayant payé le prix d’une première journée interrompue par la pluie. Après une très belle carte de 65, elle a enchaîné deux journées sous le Par, plutôt rassurante, quant à sa capacité à évoluer dans cette première année pleine, chez les professionnelles.

En revanche, Cela s’est nettement moins bien passé pour Ariane Klotz, qui débute sa seconde saison sur le LET. La Française de 27 ans, native de la Nouvelle-Calédonie, a détruit ses chances dès la première journée, en jouant 83. Et malgré un bon sursaut en 69, au second tour, elle quittait ce tournoi avec le score de +10. Un accident de parcours pour celle qui a démontré, l’an dernier, un potentiel pour justifier sa place chez les pros du circuit européen féminin.

Emma Grechi a, de son côté, était en difficulté sur les deux premiers tours (74 et 75), alors que Camille Chevalier s’est effondrée dans le second tour, en jouant 76. Dernière Française à être éliminée par le Cut, Agathe Sauzon n’a pu faire mieux que 71 après un premier tour en 74.

La saison ne fait que débuter, et si Agathe Laisné est galvanisée par ce premier succès, la frustration que les autres Françaises ont très probablement ressentie, peut également les aider à rebondir.

Un bon début pour Heath

Les plus assidus du golf féminin se souviennent de cette jeune Anglaise, de 21 ans, recevoir la Smyth Salver, lors du British Women’s Open, dont elle avait obtenu la 61e place. Disposant d’un parcours amateur étoffé de deux sélections en Curtis Cup, d’une victoire à l’Australian Women’s Amateur et d’un parcours universitaire où elle termina 7e du NCAA Championship 2023, quatre coups derrière Rose Zhang, la jeune Anglaise Charlotte Heath, qui fait ses débuts sur le LET, termine quatrième ex æquo avec un score de -13. Elle a conclu sa semaine en beauté au Wollongong Golf Club, en ayant terminé ce dernier tour avec un eagle sur le Par 5 du trou n°13, qui fut suivi de trois birdie à la suite et d’un dernier au 18.

L’Australienne Sarah Kemp, l’Allemande Alexandra Försterling et l’Anglaise Caley McGinty, également débutante, terminent la semaine à la cinquième place ex æquo avec un score de -12.

Huit joueuses complètent le top 10 à la huitième place ex æquo avec un score de -11, dont l’amateur australienne Amelia Harris.

Au classement de l’Ordre du mérite du LET, Agathe Laisné rejoint Charley Hull en tête après avoir récolté 500 points pour sa victoire. Angurasaranee se hisse à la deuxième place ex æquo avec la Sud-Africaine Casandra Alexander, après son excellente semaine, marquée notamment par un trou en un samedi. Heath grimpe à la cinquième place avec 180 points. Prochaine étape de la tournée australienne du LET en 2026 : un déplacement au nord de Sydney, à Magenta Shores, pour l’Australian Women’s Classic.

Classement provisoire => ICI

HSBC Women’s World Championship : H.Green et M.Lee en tête !

Ce moving day a continué d’apporter son lot de surprises, tout en confirmant certains éléments comme le retour en forme de la Thaïlandaise et ancienne numéro un mondial, et le talent d’une espagnole qui résiste à la pression du très haut niveau. Mais la pluie, tombée en matinée, a joué un rôle important dans cette journée, en alourdissant le parcours.

L’Américaine Auston Kim a passé la main, en haut du leaderboard, et c’est désormais l’Australienne Hannah Green, vainqueur de ce tournoi en 2024, et sa compatriote Minjee Lee, qui sont en tête, tout en ayant eu un peu de difficulté en fin de parcours. Le rythme de progression, dans cette nouvelle journée, fut plus faible que la veille, avec des scores à la journée, quasiment divisés par deux. Elles sont seulement quatre joueuses à signer une carte de –4, dont Hannah Green qui a trouvé le chemin du birdie, seulement à partir du trou n°4. Le vent et les positions de drapeaux ayant manifestement joué un rôle important. « Ce fut une journée difficile à cause des positions de drapeaux et du vent qui a tourné durant la journée », expliqua l’Australienne. « Donc il a fallu ajuster les coups et s’adapter », précisait-elle. « Nous avons jouer des balles basses et des balles hors du parcours qui se sont chargées de terre. Ce fut difficile. Et mon score ne me surprend pas. Mais j’ai le sentiment d’avoir très bien joué », ajoutait Green qui partira, demain, dans le dernier groupe, pour tenter de figurer parmi les doubles vainqueurs de l’épreuve.

Minjee Lee a surgi en tête en fin de partie, après avoir passé un aller majoritairement dans le Par, avec un seul birdie, sur le Par 3 du trou n°4. Comme Hannah Green, elle concéda un bogey au retour, puis elle accéléra avec trois birdie, dont deux à la suite (13 et 14). Le dernier, sur le Par 3 du 17, lui permettant de se hisser à –11.

Et l’Australienne de confirmer que le parcours était plus compliqué à jouer : « j’ai eu l’impression que le parcours était un peu plus délicat à jouer, aujourd’hui », déclarait-elle. « Pour une raison ou pour une autre. Peut-être que l’emplacement des drapeaux était un peu plus difficile. Je ne sais certains départs étaient avancés mais j’ai eu l’impression que les positions de drapeaux étaient plus difficiles que ces deux derniers jours », précisait Minjee Lee qui évoqua, également, la chaleur qui pèse sur l’endurance et la résistance physique des joueuses. On a d’ailleurs vu quelques-uns d’entre elles équipées d’un ventilateur portable, pour se rafraîchir.

Mais avant que Minjee Lee ne rejoigne la tête du classement, c’est l’Américaine Angel Yin qui tira le groupe vers le haut du classement. Après six trous, elle était passée de –6 à –9, avec trois birdie à la suite, et elle grimpa à –10, dès le Par 4 du 10. Ayant Hannah Green dans son sillage, l’Américaine de 27 ans concéda un bogey sur le Par 4 du 12, mais elle se ressaisit très vite par deux birdie en suivant. Passée à –11 après 14 trous, tout en s’étant élancée deux groupes avant celui de Minjee Lee, et un devant celui de Hannah Green, elle allait entrer au club house avec le score de –10, à la suite d’un dernier bogey sur le Par 5 du 16. Et c’est Hae-Ran Ryu qui prit les commandes, avec le score de –12, elle aussi en accumulant les trois birdie à la suite, du 13 au 15. mais sur le Par 3 du 17, la Sud-coréenne joua trop à gauche et sa balle fila dans l’eau. Après un drop et un chip qui fit largement dépasser sa balle du trou, Ryu eut besoin de deux putt pour conclure ce trou.

C’est donc avec le score de –10 qu’elle terminait sa journée. « Mon score total est très bon. Mais celui pour la journée ne l’est pas. Parce que j’ai commis trop d’erreurs au putting, quand j’avais des birdie devant moi. J’ai commis trop de fautes sur les green. Mais il reste une journée », confia la Sud-coréenne qui fait preuve d’une grande transparence avec son jeu.

Jutanugarn le retour ?

Elle n’a pas remporté de tournoi depuis 5 ans, et cela fait presque trois ans que la Thaïlandaise et ancienne numéro un mondial, n’occupe plus le devant de la scène. Entrée dans la trentaine, en fin d’année dernière, Ariya Jutanugarn semble amorcer un retour au plus haut niveau, depuis la semaine dernière. Après sa 8e place en Thaïlande, la voici, de nouveau, dans le haut du tableau des scores, à la 5e place, avec une troisième carte en 71, mais un putting solide. Ce qui manque encore à la Thaïlandaise, c’est la précision sur les attaques de green et les mises en jeu : « j’ai manqué pas mal de coup au départ et sur les approches de green. Mais mon putting est vraiment bon », confirma Ariya Jutanugarn. « je lis très bien les lignes mais j’ai manqué quelques putt. Le parcours était assez humide, à cause de la pluie tombée ce matin. Sur le retour, il faisait plus chaud qu’hier, ce qui m’a beaucoup fatiguée », confia la Thaïlandaise. « Aujourd’hui, j’ai joué sans attentes particulières. J’ai passé un bon moment avec Jin Young Ko avec laquelle j’avais déjà joué hier. J’espère pouvoir continuer à bien jouer, bien qu’il y ait des points à améliorer, notamment dans mon jeu de fers. J’espère que ça ira mieux demain », concluait Ariya Jutanugarn que l’on espère voir revenir animer les tournois.

Roussin-Bouchard dans le Top 10

La Française résiste bien aux difficultés du parcours, en jouant une carte de –2 qui lui a permis de progresser de trois places. La Voici 8e à –7, à quatre coups des leader, et l’espoir d’engranger de nouveaux points de Race to CME, précieux pour sa saison, et un Top 10 tout aussi important.

Partie du Tee n°1, avec Sei Young Kim et Hyo-Joo Kim, à 09h27, la Française a tout de suite trouvé deux birdie, avant de concéder un bogey. Puis, sans doute à cause de la lourdeur du parcours, elle a su maîtriser le jeu et aligner des Par, jusqu’au Par 5 du 13. Sur le Par v4 du 14, Roussin-Bouchard signait son ultime birdie, en passant tout près d’un rentrer un dernier au 18. Quoi qu’il en soit, elle progresse bien mieux que Céline Boutier, qui pointe à la 45e place, dans le Par total, après une journée en –2, un peu sur le même modèle de sa compatriote. Peu de birdie et beaucoup de Par, mais avec un handicap plus important à combler. En jouant 77 la veille, la numéro un Française a tué ses chances de bien figurer dans ce tournoi, et elle doit patienter jusqu’au prochain tournoi pour tenter de sortir de retrouver un élan perdu depuis deux ans.

Lopez Ramirez, la relève Espagnole ?

Avec Azahara Munoz quasiment retirée de la compétition et une Carlota Ciganda largement entrée dans la trentaine et mariée, plus un contingent de joueuses sur le circuit Européen qui a du mal à s’élever plus haut, l’Espagne a besoin d’un second souffle, en golf féminin. Julia Lopez Ramirez semble être ce nouvel espoir, elle qui entame sa seconde année sur le LPGA Tour. Après une bonne semaine en Thaïlande, au contact des meilleures, la voici, à nouveau, au rendez-vous de cette étape asiatique. Après un second tour en 66, l’Espagnole de 23 ans a vécu des hauts et des bas, en alternant birdie et bogey, dans ce moving day. Mais elle reste dans le Top 10, à la 8e place, avec une carte de 70 où elle a fait la preuve qu’elle en a sous le pied, tout en ayant manqué d’un peu de lucidité sur certains putt. Comme au 16 où, à environ 1 mètre, elle manque le trou, pour le Par, et concédant un bogey aussi stupide qu’inattendu. Et au 18, sur un long putt d’environ 10 mètres, sa balle a terminé au bord du trou. Vraiment, cette journée aura réservé à l’Espagnole des moments heureux comme compliqués, mais il semble que l’Espagne tienne, avec elle, un nouvel espoir de la discipline.

Rendez-vous, demain, à partir de 03h30, pour suivre le dernier tour de ce tournoi qui ne manque pas d’intérêt.

Le classement provisoire => ICI

HSBC Women’s World Championship : Auston Kim en tête. Roussin-Bouchard dans le coup !

Après deux journées qui ont permis de bien mettre en place les forces en présence, une quinzaine de joueuses ont réussi à jouer nettement sous le Par, et l’une d’elles est seule en tête.

La première journée débuta timidement, avec des scores qui ne sont pas descendus plus bas que –4. Mais dans ce second tour, certaines joueuses ont assommé le parcours allant jusqu’à, jouer –8 pour la journée, ce qui représente un coup de plus que le score total de celle qui est tête. Et c’est l’Américaine Auston Kim, issue de l’Epson Tour et rookie l’an dernier, qui a l’avantage de mener la meute, après avoir très bien débuté ce tournoi, en signant une carte de 66. Partageant le même sponsor que Céline Boutier, la joueuse de 25 ans qui joue ce tournoi pour la seconde année consécutive, a concédé un bogey le premier jour et un double lors du second, alors qu’elle avait réussi à se hisser en tête à –11. « Bien sûr c’est super de pouvoir jouer bas et de bien jouer », confiait l’Américaine après sa partie. « Maus je reste totalement concentrée sur mes progrès et l’état d’esprit dans lequel je me trouve chaque fois que je tape la balle », précisait-elle. « J’ai réussi beaucoup de bons coups et j’en au raté également. Donc il faut que je corrige un peu tout ça, mais globalement ce fut une journée », ajoutait Kim.

Pour son premier départ dans cette 12e saison, l’Australienne Minjee Lee débute très fort. La voici seconde avec le score de –8, et un eagle pour attaquer le second tour. Avec un aller en 31 et un retour en 33, Celle qui ne détient que l’US Women’s Open comme victoire individuel, s’offre une carte vierge de bogey et un démarrage en trombe. « Je pense que j’ai rentré pas mal de putt dans cette journée. J’en ai rentrée quelques uns très longs et un pour eagle, au second trou. Ce qui m’a beaucoup aidé au niveau du score », expliqua simplement celle qui adopté le long putter, l’an dernier. « Je n’ai pas changé grande chose à mon jeu depuis l’an dernier. J’ai eu beaucoup de temps libre en début d’année et je crois que c’est la période la plus longue que j’ai passée loin du golf », confiait-elle. « Evidemment, je me suis entraînée. J’ai aussi un nouveau driver qui est dans mon sac cette semaine. Peu de choses changes sinon que c’est ma 12e saison sur le Tour », ironisa l’Australienne de 29 ans, dont le palmarès est peu étoffé au regard de son talent.

En revanche, celui qui est bien fourni c’est celui de la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn, qui semble revenir aux affaires, après avoir travaillé sur son swing ces trois dernières années. Elle partage cette seconde place, à –8, avec également la Sud-coréenne Hae Ran Ryu. L’ancienne numéro un mondial aux 12 victoires, qui fut rookie en 2015, comme Minjee Lee, n’a concédé que deux bogey en deux jours. Un à chaque journée. En jouant –5 ce vendredi elle signe l’une des bonnes performances du jour, même si les cartes de –8 sont les records de ce second tour. Et outre Minjee Lee, il y a Angel Yin qui a réalisé la seconde, se retrouvant propulsée à la 9e place à –6.

Juste devant elle se trouve un groupe de quatre joueuses, à –7, dans lequel on retrouve Mimi Rhodes qui réalise un très bon début de saison pour sa première année sur le Tour. Régulière avec une première carte de 68 et une seconde 69, l’Anglaise de 24 ans avait déjà démontré un haut potentiel sur le Ladies European Tour, et lors de la Q-série, où elle s’est crachée dans les mains pour aller chercher sa qualification.

Et elle n’est pas la seule à surprendre en ce début de saison puisque l’Espagnol Julia Lopez Ramirez est encore dans le haut du tableau, après un bon tournoi en Thaïlande. Après un premier tour de chauffe, en 71, elle a signé une second carte de 66 comportant un seul bogey, sur le Par 5 du trou n°8, en s’étant élancée du Tee n°10.

Il faut préciser que s’il y a eu de bonnes performances dans cette journée, c’est parce que le vent a faibli, par rapport au premier tour. Et les joueuses ont également pris la mesure de la vitesse des green où l’on a vu beaucoup de putt passer près des trous, hier.

Charley Hull est également dans le coup, à la 11e place avec Lopez Ramirez, et la première des deux Françaises engagées.

Roussin-Bouchard dans le coup, en lisière du Top 10

Hier, nous aurions pu croire que Céline Boutier allait sortir de cette seconde journée avec un bien meilleur score, dans le groupe de tête. Mais c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui se hisse à un bien meilleur rang, en ayant joué 68 dans cette nouvelle journée. La Française de 25 ans, classée 66e de la Race, montre un net signe de progression par rapport à l’année dernière, ce qui laisse penser que la joueuse native de Montélimar pourrait bien rester sur le Tour, l’an prochain, sans avoir à se battre excessivement pour sa carte. Elle partage ce score de –5 total, avec des pointures du circuit comme Sei Young Kim ou Hyo-Joo Kim et la japonaise Yamashita.

Egalement à –11, l’Allemande et médaillée d’argent aux Jeux olympiques, Esther Henseleit a joué 68 comme Roussin-Bouchard et toutes ces joueuses sont à surveiller dans le moving day.

Quant à Céline Boutier, après une première carte de 69, elle signe un second en 77 qui la pénalise fortement. Reléguée à la 54e place avec Jenny Shin, Wei Ling Hsu et Pajaree Anannarukarn, La numéro un Française a un énorme challenge devant elle pour recoller au Top 10.

Retour cette nuit, à Singapour, à partir de 02h30, pour un moving day dont on hâte de voir les scores et qui s’en sortira le mieux.

Le classement provisoire => ICI

Ford Women’s NSW Open : l’essentiel à savoir

Ce tournoi est co-sanctionné par le LET, la WPGA et la NSW (New South Wales), qui représente le sport dans le sud de l’Australie, dont le golf amateur.

En 2022, et c’est la Suédoise Maja Stark qui s’imposa. Puis, l’épreuve fut annulée en 2023.

Entre 2006 et 2015, l’épreuve fut uniquement organisée par la fédération australienne de golf (ALPG). Joanna Klatten est la seule Française à avoir remporté ce tournoi.

Comme depuis 2024, l’épreuve se déroule sur quatre jours.

Vainqueur l’an dernier, l’Anglaise Mimi Rhodes ne défendra pas son titre, puisqu’elle évolue, à présent, sur le LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Ce sont à nouveau 132 joueuses qui sont en lice pour cette semaine de compétition, avec 80 joueuses du LET, 30 du WPGA et 22 invitées.

Parmi les têtes d’affiche se trouvent la Thaïlandaise Trichat Cheenglab, les Anglaises Cara Gainer et Alice Hewson, la Canadienne Anna Huang, les Australienne Sarah Kemp, Kelsey Benett et Kirsten Rudgeley, la Tchèque Sara Kouskova, les Néo-zélandaises Amelia Garvey et Momoka Kobori ainsi que les Espagnoles Marta Sanz Barrio et Luna Sobron Galmes et l’Indiennes Diksha Dagar et l’Allemande Alexandra Forsterling. Sans oublier la Suissesse Morgane Metraux et la Suédoise Kajsa Arwefjall.

Pour la France, sont présentes : Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Laisné, Agathe Sauzon, Emma Falcher et Ariane Klotz.

Enfin, on trouve quelques joueuses qui ont déjà évolué sur le LPGA Tour comme l’Australienne Su Oh, la Sud-coréenne Min-A Yoon, et la Malaisienne Ashley Lau qui a joué sur l’Epson Tour.

Un Cut interviendra après deux tours, et conservera les 60 meilleures, et ex æquo.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les anciens vainqueurs LET

En 2023, ce tournoi ne fut pas inscrit au calendrier du LET. C’est l’Australienne Momoka Kobori qui s’imposa, en playoff, face à sa compatriote Claire Shin.

  • 2025 : Mimi Rhodes (-17)
  • 2024 : Mariajo Uribe (-14)
  • 2023 : Momoka Kobori (-8)
  • 2022 : Maja Stark (-15)
  • 2021 : annulé
  • 2020 : Julia Engstrom (-14)
  • 2019 : Meghan MacLaren (-12)
  • 2018 : Meghan MacLaren (-10)

Les anciens vainqueurs ALPG

  • 2015 : Holly Clyburn (-11)
  • 2014 : Joanna Klatten (-16)
  • 2013 : Caroline Hedwall (-13)
  • 2012 : Lydia Ko (-14)
  • 2011 : Caroline Hedwall (-11)
  • 2010 : Sarah Oh (-9)
  • 2009 : Sarah Oh (-15)
  • 2008 : Laura Davies (-9)
  • 2007 : annulé
  • 2006 : Joanna Mills (-10), playoff face à Sarah Kemp

Le parcours

C’est encore un nouveau parcours qui accueille ce tournoi, depuis l’an dernier, avec le Wollongong Golf Club situé en bordure de littoral, à l’est du territoire, à environ 65 kilomètres au sud de la ville de Syndey. Il s’agit donc d’un links, en Par 71, qui borde la plage de Wollongong. Très peu abrité du vent, par la végétation, ce tracé comporte des bunker en creux tandis que certains green sont surélevés. Des pièces d’eau sont présentes sur le haut du parcours, occasionnant quatre trous où l’eau est en jeu.

Ce parcours trouve son origine à la fin du 19e siècle, avec la date du vendredi 17 décembre 1897 retenue comme jour de création du premier coup de pelle pour réaliser ce tracé. Ce fut d’abord un parcours de 9 trous qui fut construit en fin d’après-midi du 18 décembre 1897, pour une partie d’exhibition.

Depuis, ce golf club a accueilli de nombreux tournois et notamment le NSW PGA Championships de 2009 à 2011, et le Jack Newton Subaru Stat Age Championships, en 2014 et 2015.

C’est la seconde fois que ce tournoi féminin est organisé sur ce parcours, même si le Wollongong Golf Club possède un programme dédié aux féminines depuis plusieurs années. Ce programme, dénommé Birdies, a pour vocation d’accompagner les femmes dans leur découverte du golf, en proposant un tarif attractif avec plusieurs ateliers de découverte.

Cette année, le parcours est légèrement plus court de 45 mètres à l’aller et 35 mètres au retour. Ce sont les trous 3, 8 10, 11 et 12 qui sont raccourcis.

Le record du parcours

En 2025, l’Anglaise Mimi Rhodes a établi une carte de 62 (-9).

La dotation

Doté, à son origine, de 125 000 dollars australiens ce tournoi a reçu une dotation de 300 000 euros de prime, soit 516 000 dollars australiens, en 2025. Et cette année, la dotation augmente passant à 600 000 dollars australiens, soit l’équivalent de 360 689 euros.

La diffusion

Comme l’an dernier, les deux derniers tours de ce tournoi seront diffusés sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Samedi 28 février : 01h00 à 06h00 => ICI
  • Dimanche 1er mars : 01h00 à 06h00 => ICI

HSBC WOMEN’S WORLD CHAMPIONSHIP : l’essentiel à retenir

Historique

La première épreuve eut lieu du 28 février au 2 mars 2008 et fut remportée par la joueuse mexicaine, Lorena Ochoa. Etabli dans la périphérie de Singapour, ce tournoi s’est d’abord déroulé, entre 2008 et 2012, sur le parcours du Tanah Merah Country Club, à l’est de la ville, avant d’être accueilli par le Sentosa Golf Club.

Le HSBC World championship est la troisième épreuve à comporter un champ limité, sans Cut, depuis le début de la saison.

Les deux premières années, le tournoi fut ouvert aux 78 premières joueuses mondiales. Mais à partir de 2010, le champ ne comportera plus qu’une soixantaine de joueuses, suivant un barème de qualification prenant en compte une liste de joueuses prioritaires et une liste basée sur le classement mondial ainsi que des invitations sponsors (voir détail du champ ci-après).

L’histoire de ce tournoi est marquée par la célébration du putt de la victoire, par l’Américaine Paula Creamer, en 2014, avec des images qui ont fait le tour du monde.

En 2016, une Sud-coréenne, avec une personnalité très expressive, y remportait sa seconde victoire sur le LPGA Tour. Ha Na Jang allait conquérir le cœur des passionnés durant les quatre années qui suivirent, avant de quitter le circuit pour retourner jouer en Asie.

L’année 2018 marque la dernière victoire de Michelle Wie West qui va jouer toute la saison avec un poignet douloureux. Finalement, elle sera opérée en fin d’année, de la main droite, pour une fracture. L’année suivante, gonflée par un excès de confiance, elle déclarait que son objectif était de devenir numéro un mondial, alors qu’elle était à peine sortie de sa convalescence. Lors du HSBC Women’s World Championship, la Lindsey Vonn du golf quittait la scène en larmes, avec un poignet douloureux. Cet épisode marqua la fin de sa saison qui s’acheva par trois Cut manqués. Et ce fut, également, la fin de sa carrière, étant continuellement handicapée par cette blessure, pour laquelle elle n’avait pas observé le temps nécessaire pour a sa guérison.

En 2020, ce tournoi n’eut pas lieu en raison de la crise sanitaire.

En 2024, Céline Boutier terminait seconde, à un coup de l’Australienne Hannah Green, passant tout prêt de sa 7e victoire sur le Tour. Et l’an dernier, c’est Lydia Ko qui allait chercher sa 23e et dernière victoire sur le LPGA Tour. Avec dans son sillage, Atthaya Thitikul qui allait devenir la nouvelle numéro un mondial le 4 août 2025.

Le champ de joueuses

Retour à un champ de 72 joueuses, cette année, avec quatre anciennes vainqueurs qui sont Lydia Ko, Hannah Green, Jin Young Ko et Hyo-Joo Kim. Deux rookie sont également au départ avec la Sud-coréenne Youmin Hwang et l’Anglaise Mimi Rhodes qui prennent leur premier départ dans ce tournoi.

Ce champ est complété par six joueuses invitées par le sponsor, dont Lilia Vu et Shannon Tan.

Evidemment, les meilleures mondiales sont présentes avec Atthaya Thitikul, mais aussi Minjee Lee qui effectue son premier départ, cette saison. Lottie Woad, Rio Takeda, Miyu Yamashita, les sœurs Iwai, Grace Kim, Brooke M.Henderson, A Lim Kim, Hae Ran Ryu, Lindy Duncan, Gaby Lopez ou encore Auston Kim participent à ce tournoi qui est un événement incontournable de la saison. Mais comme souvent, Nelly Korda ne participe pas à ce tournoi.

Deux amateurs sont parmi les invitées.

Enfin, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard sont les deux seules Françaises engagées cette semaine.

Les invitations sponsor

  • Lilia Vu – USA
  • Mimi Rhodes – Angleterre
  • Yuka Saso – Japon
  • Yujie Liu (a) – Chine
  • Shannon Tan – Singapour
  • Xingtong Chen (a) – Singapour

Les résultats des françaises depuis 2016

2025

  • Céline Boutier : 29e à -1

2024

  • Céline Boutier : 2e à –12
  • Perrine Delacour : 41e à +3

2023

  • Céline Boutier : 11e à –9

2022

  • Perrine Delacour : 13ème à –9
  • Céline Boutier : 35ème à -3

2021

  • Céline Boutier : 14ème à –8

2019

  • Céline Boutier 23ème à –1

2018

  • Karine Icher : 57ème +5

2017

  • Karine Icher : 25ème à –7

2016

  • Karine Icher : 30ème à -3

Les invitations sponsor

  • Xingfong Chen (a)
  • In Gee Chun
  • Muni He
  • Miranda Wang
  • Yuling Shi

Le parcours

Le Sentosa Golf Club abrite deux parcours. De 2013 à 2015, c’est le Serapong Golf course qui accueillit l’épreuve. Depuis 2016, c’est le New Tanjong course, désormais renommé Tanjong, qui voit évoluer la soixantaine de joueuses du LPGA Tour. Ce parcours est traversé par une rivière qui constitue, à certains endroits, des pièces d’eau très proches des fairways et des greens. Souvent étroits et ondulés, les fairways demandent des mises en jeu précises et stratégiques. Les greens sont tous très bien défendus par de larges bunker. Et quand ce n’est pas le cas, ils sont placés en hauteur avec une pente derrière le green, comme c’est le cas pour le trou n°4. Une fois encore, les prises de risques seront sévèrement sanctionnées et les joueuses devront, avant tout, travailler tout en toucher de balle pour bien se positionner. Si le Sentosa Golf Club fut inauguré le14 juillet 1974, c’est en 1993 que l’architecte Franck Pennick, créa le Tanjong Golf course en collaboration avec les architectes Max Wexler et Chris Pitman.

En 2015, le parcours fut rénové par l’architecte Alister McKenzie qui, entre autres modifications, implanta sur les fairway une graminée très résistante, la Zorrozoysia, dont la particularité est d’être résistante aux basses températures, et ne nécessite qu’une faible irrigation ainsi qu’un ensoleillement minimum de 5 heures. Les travaux durèrent 9 mois et le parcours fut ouvert le 26 novembre 2015. L’objectif, pour le Serapang Country Club, était de proposer deux parcours de niveau international, ce qui est aujourd’hui le cas.

Enfin, le parcours est doté du même système d’aération des green que celui d’Augusta. Et le Sentosa Golf club fut le premier club de golf, au monde, à obtenir l’agrément du UN Climat Change, en 2019, et le premier à obtenir, dans le monde, la neutralité carbone, en 2022.

Les vainqueurs

  • 2025 : Lydia Ko (New Tajong course) -13
  • 2024 : Hannah Green (New Tajong course) -13
  • 2023 : Kin Young Ko (New Tajong course) -17
  • 2022 : Jin Young Ko (New Tanjong course) -17
  • 2021 : Hyo Joo Kim : (New Tanjong course) -17
  • 2019 : Sung Hyun Park (New Tanjong course) -15
  • 2018 : Michelle Wie West (New Tanjong course) -17
  • 2017 : Inbee Park (New Tanjong course) -19
  • 2016 : Ha-Na Jang (Serapong course) -19
  • 2015 : Inbee Park (Serapong course) -15
  • 2014 : Paul Creamer (Serapong course) –10 (playoff)
  • 2013 : Stacy Lewis (Serapong course) -15
  • 2012 : Angela Stanford (Tanah Merah) –10 (playoff)
  • 2011 : Karrie Webb (Tanah Merah) -13
  • 2010 : Ai Miyazato (Tanah Merah) -10
  • 2009 : Jiyai Shin (Tanah Merah) -11
  • 2008 : Lorena Ochoa (Tanah Merah) -20

Les playoff

Deux playoff ont animé ce tournoi. Le premier en 2012, avec quatre joueuses ex æquo, et le second en 2014, avec deux joueuses à départager.

En 2012, l’Américaine Angela Stanford remporte sa 5e victoire en prenant le meilleur sur les Sud-coréennes Na Yeon Choi et Jenny Shin, et la Chinoise Shanshan Feng. La fin de ce tournoi aura été perturbée par une alerte orageuse, au trou n°17, occasionnant une interruption de jeu de 1 heure 30. A la reprise, Jenny Shin concédait un double bogey, après une mise en jeu hors limite, et Stanford  concédait un bogey au 18, envoyant les deux joueuses en playoff, avec Na Yeon Choi et Shanshan Feng, qui étaient à –10. Shanshan Feng était éliminée après le premier trou de playoff, tandis que Na Yeon Choi l’était au second. Stanford s’imposera au 3e trou de playoff.

En 2014, l’Américaine Paula Creamer fit sensation en décrochant la victoire, lors d’un duel épique avec l’Espagnole Azahara Munoz, qui sauva le premier trou de playoff. Lors de l’approche du green, au second trou de playoff, Paula Creamer n’a clairement pas l’avantage en envoyant sa balle très loin du mat, et sur le plateau supérieur du green, alors que Munoz est en position de birdie, à un peu plus de 2 mètres. Pourtant, elle va réaliser le putt de la victoire, à plus de 22 mètres, signant un eagle improbable, avant d’aller se jeter dans l’herbe pour célébrer une victoire à laquelle elle ne s’attendait pas. La séquence est devenue culte dans le milieu du golf féminin mondial.

Record du parcours

  • 62 : Sei Young Kim en 2018

Record du tournoi sur le Tanjong course

  • -19 : Inbee Park (2017)

Dotation et prime

Contrairement à la plupart des tournois du LPGA Tour, le HSBC World championship a vu sa dotation baisser, depuis la création de l’épreuve. Pour les deux premières éditions, c’est une somme de 2 millions de dollars que les joueuses se sont partagés. En 2010, la dotation était amputée de 700 000 dollars et ce n’est qu’en 2016, que la prime totale revint à un niveau raisonnable de 1,5 million de dollars. Un montant qui a été augmenté de 200 000 dollars, en 2022, soit 1,7 million de dollars.

En 2024, ce tournoi bénéficiait d’une nouvelle hausse de la dotation portée à 1,8 million de dollars.

Quant à la prime, elle restait de 270 000 dollars, un montant fixé en 2023. Ce qui signifie que l’apport de 100 000 dollars de la dotation va profiter au reste du champ.

Mais en 2025, pour la première fois de son histoire, le HSBC Women’s World Championship voyait sa dotation s’élever à 2,4 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 360 000 dollars. Et cette année, c’est un montant historique de 3 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion

  • Jeudi 26 février : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 27 février : 02h30 à 07h30
  • Samedi 28 février : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 1e mars : 02h30 à 07h30

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul s’impose à domicile !

A 23 ans, la Thaïlandaise signe sa 8e victoire sur le LPGA Tour et conforte sa place de meilleure joueuse du monde.

Cette dernière journée s’est résumée à une course poursuite entre trois joueuses, qui, avec plus ou moins un trou d’écart, ont cherché à construire le meilleur jeu pour aller chercher la victoire. Et c’est dans la dernière demi-heure que tout s’est joué, avec un putt pour birdie !

Chacun sentait, depuis samedi, que rares seraient les joueuses à pouvoir se battre pour la victoire. Au terme du moving day, elles étaient cinq à pouvoir prétendre saisir le trophée de ce premier tournoi de la saison, où la qualification reposait sur le Top 80 de la Race. Il avait la Japonaise Chisato Iwai, les Sud-coréenne Somi Lee et Hyo Joo Kim, l’Américaine Allisen Corpuz et l’enfant chérie du pays, la numéro un mondial Atthaya « Jeeno » Thitikul. Mais très vite, seules Chisato Iwai et Attahay Thitikul se détachaient, en évoluant chacune dans leur groupe. La Japonaise devançant la Thaïlandaise sur le parcours, d’un trou, voire d’un fairway, selon la rapidité à laquelle elles jouaient.

Après sept trous pour Iwai et six pour Thitikul, les deux joueuses étaient à égalité à –21, alors que Hyo-Joo Kim, qui partageait sa partie avec la Thaïlandaise et l’Américaine native d’Hawaii, était péniblement à –19, avec un seul birdie en six trous.

Le vent s’étant levé, et les green restant toujours aussi difficile à conquérir, la pluie de birdie des deux premiers tours n’était plus d’actualité, et certaines joueuses vivaient même l’enfer en rendant des cartes bien au-dessus du Par. Comme l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui perdit le contact avec les joueuses de tête, dès le premier trou, en concédant un bogey. La native du sud de l’Espagne allait perdre tout l’avantage qu’elle avait construit depuis trois jours, en chutant dans le Top 20, après un aller en +3. Un score qu’elle stabiliserait grâce à un birdie sur le Par 4 du 15 qui fut effacé par un bogey sur le Par 3 du 16. Pour sa seconde année sur le LPGA Tour, Lopez Ramirez concluait cette semaine de compétition avec une 24e place à –12, tout en étant la meilleure représentante de son pays. Carlota Ciganda s’étant rapidement pris les pieds dans le tapis, en jouant deux fois 75, avant de signer un moving day en –2, et de conclure par une carte de 73.

Elle ne fut pas la seule à mal vivre cette semaine Thaïlandaise puisque Yuka Saso termine également à +5, et que Danielle Kang, toujours au fond du trou depuis deux ans, affiche un score total de +12 devant une Moriya Jutanuguarn dernière de ce leaderboard, à +16.

Malgré un bogey sur le Par 3 du trou n°4, Atthaya Thitikul sut se ressaisir dès le Par 4 du 6, en alignant trois birdie à la suite. Puis, sur le Par 5 du 10, la numéro un mondial ne laissa pas filer sa chance. Un nouveau birdie lui offrait l’avantage de reprendre la tête, à –24, devant une Chisato Iwai en grande forme, et renforcée par son premier succès de l’an dernier. Elle devait son score de –23 à deux eagle. Le premier sur le Par 5 du 7, et le second sur le Par 5 du 10. Démontrant une belle facilité à signer des scores très bas, Iwai laissa penser qu’elle était en route pour écraser le retour, avec un jeu plus solide que la Thaïlandaise. Mais au retour, la Japonaise n’aller plus progresser.

Les Françaises largement derrière !

La saison débute mal pour les deux Françaises engagées dans ce tournoi, qui verront prochainement Nastasia Nadaud les rejoindre, puis Perrine Delacour.

En manque de résultat depuis son année 2023 exceptionnelle, Céline Boutier semble être entrée dans l’automne d’une carrière que bon nombre de trentenaire ont connu. Peu visible l’an dernier, incapable de jouer le premier rôle dans la plupart des tournois, la numéro Française nous fait revivre ce que nous avions vécu avec Karine Icher, quand elle était dominée par la jeune génération, en jouant tout juste –3 par journée, qu’elle n’était pas réduite à assurer le Par. Agée de 32 ans, Boutier file lentement, mais sûrement, vers la catégorie des vétérans du circuit, dont certaines ont mis fin à leur carrière à 34 ans. Après une carte de 69 au premier tour, elle a joué le Par le second jour,quand Iwai signait une carte de 62 et que Thitikul en rendait une de 63. C’est un peu comme voir Max Verstappen signer le meilleur chrono de la Q2 devant Pierre Gasly au volant d’une Alpine un peu poussive.

Ne parvenant pas à entrer dans le même rythme que les meilleures, Céline Boutier allait aligner deux cartes de 70, pour conclure cette semaine avec 17 coups de retard sur le vainqueur. C’est-à-dire qu’en quatre tours, la numéro Française a tout juste joué un score qui devrait être celui, au cours de la saison, établi en deux tours, pour franchir un Cut.

Pauline Roussin-Bouchard, loin de posséder le palmarès de Boutier, qui reste la Française la plus titrée du LPGA Tour, conclut ce tournoi à –6, avec une carte de 74, au dernier tour, qui a eu raison de la progression qu’elle avait construite jusqu’ici.

Ces résultats peuvent être analysés de deux manières. Soit Thitikul, Iwai, H.J Kim et quelques autres ont été exceptionnelles, soit le reste du champ est encore un peu rouillé par une intersaison où certaines ont ressenti la nécessité de prendre du recul avec le golf.

Quoi qu’il en soit, en terminant 42e et 46e Boutier et Roussin-Bouchard laissent planer un nouveau doute quant à leur capacité à jouer plus haut dans le tableau. Les prochains tournois nous démontreront rapidement si les deux Françaises ont la capacité de monter en puissance…ou pas.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas espérer développer le golf, en France, et son économie, quand joueurs et joueuses ne font pas la première page des médias, par leurs résultats. Et les Jeux olympiques d’hiver ont montré combien une performance tricolore crée une vague dynamique et euphorique, dans la population.

Thitikul reine de Thaïlande !

Alors que les Françaises et la plupart des joueuses étaient au club house ou sur le point de terminer leur partie, les deux derniers groupes retenaient l’attention du public, des téléspectateurs et de la presse. Qui de Chisato Iwai, de Hyo-Joo Kim ou Atthaya Thitikul s’imposerait ? Portée par son public, la Thaïlandaise de tout juste 23 ans mettait du cœur à l’ouvrage, en essayant de se donner le plus de chance de birdie. La Japonaise en faisant tout autant, de même que Hyo-Joo Kim, Allisen Corpuz et même Lydia Ko, pourtant en retard au score. Mais avec des green étroits et le vent qui soufflait parfois latéralement, rien ne fonctionnait comme les joueuses le souhaitaient. De temps à autre, un coup fonctionnait mieux qu’un autre, mais les birdie refusaient de tomber, la majeure partie du temps. Très vite, Chisato Iwai fut en panne, après ses deux coups d’éclat, et elle accumula les Par. Thitikul n’eut guère plus de réussite et elle concéda même un bogey sur le Par 4 du 13, en ayant raté le green. Son putt fit passer sa balle près du trou, et Hyo-Joo Kim qui évoluait dans le même groupe, ne put mieux faire.

Toute la clé de la réussite résidait donc dans la capacité à bien placer la balle sur les green, afin d’obtenir un putt en montée, sans que la balle soit déviée de la ligne. Thitikul revint donc à –23, co-leader avec Chisato qui allait avoir une occasion en or de faire la différence, alors qu’elle n’arrivait pas à rentrer un seul birdie.

Sur le Par 4 du 15, Jeeno Thitikul manquait largement le green, en mettant sa balle dans le bunker. Au point que l’on se demanda si elle n’avait pas fait une erreur de club. Devant, sur le Par 3 du 16, Chisato Iwai plaçait sa balle derrière le mat, se laissant un putt à moins de deux mètres. C’était, enfin, l’opportunité, pour elle, de signer le premier birdie du retour. Mais la Japonaise manqua, encore une fois, la ligne, et c’est avec un Par qu’elle sortait de ce trou.

De son côté, Thitikul s’en sortait avec un Par, et les deux joueuses restaient seules en tête, sans que Hyo-Joo Kim ou Somi Lee, alors à –20 avec Lydia Ko, ne parviennent à combler leur retard.

Finalement, c’est Thitikul qui débloqua la situation, en attaquant le green du 17, avec un balle qui roula jusqu’au fond, et qui revint grâce au bord relevé de ce fond de green qui permit à sa balle de se placer à environ deux mètres du trou. Sous les acclamations du public, la Thaïlandaise reprenait la tête du classement, avec un dernier Par 5 à négocier, que la majorité des joueuses ont attaqué au bois, dès le second coup, pour aller chercher le green. Mais un bois n’a pas le même effet sur la balle qu’un fer, et hormis Lydia Ko qui possède un montage de club permettant de stopper rapidement les balles sur les green, beaucoup de joueuses ont vu leur balle filer, jusqu’à sortir du green. Quand elle parvenait à le toucher.

Chisato Iwai fut de celles-ci et eut un troisième coup à gauche du green, en montée, à environ 20 mètres. Son chip ne fit pas suffisamment rouler sa balle vers le trou, occasionnant un putt d’environ 4 mètres, pour le birdie. Avec un peu de dévers. Peu à l’aise depuis le retour, sur les green, la Japonaise manque cette dernière occasion de birdie. Définitivement bloquée à la seconde place à –23, elle fut contrainte d’attendre l’arrivée de sa rivale, Thitikul, pour savoir si elle partirait en playoff. Car un bogey de la numéro un mondial aurait occasionné un supplément de jeu. Mais la Thaïlandaise resta sereine, et assura le Par, après avoir vu sa balle traverser le green pour filer à près de 20 mètres. Comme Iwai, elle fut contrainte au chip pour remettre sa balle sur le green. Avec un putt d’environ 2,20 mètres, elle connut la même mésaventure que la Japonaise et ne put signer un dernier birdie dans cette journée. Mais un par suffisait à l’enfant du pays pour être sacrée reine de ce Honda LPGA Thaïlande, qui fut célébrer par des litres d’eau versés sur la joueuse, par ses compatriotes, sa maman, et quelques autres joueuses du circuit, toutes heureuses de voir cette jeune femme aussi talentueuse que charismatique, s’imposer, enfin, à domicile.

« Cette victoire compte énormément » déclara Thitikul. «Ca compte vraiment pour ma famille, surtout que ma mère, mes grands-parents et moi sommes réunis ici. Toute ma famille est là, sauf ma sœur parce qu’elle est un peu paresseuse »,  lâcha spontanément Thitikul. « Tous les fans thaïlandais doivent être très fiers, car ils n’arrêtent pas de crier : « s’il te plaît, gagne le Honda LPGA ». J’ai tout essayé. Vraiment. Et finalement, j’y suis arrivée et j’espère qu’ils seront heureux et fiers » continua la numéro mondial.

Après avoir été classée 37e pour sa première participation, en 2017, alors qu’elle avait seulement 14 ans, elle termina seconde en 2021 et 3e en 2023 et 2024. « Quand je repense à tout ce qui s’est passé sur ce parcours… j’ai tellement de souvenirs liés à ce terrain de golf. Il y a ma première participation à 14 ans, cette année 2021 où je passe près de la victoire. Je pense qu’en 2021 et 2022 j’avais vraiment une bonne chance de victoire. J’ai eu une belle série de bons résultats sur ce parcours, depuis 2021, jusqu’à aujourd’hui », confia Jeeno Thitikul. « C’est une belle leçon de vie. Et puis j’ai fait les bons choix. Je n’ai rien d’autre à exprimer que de la gratitude ». Puis, elle expliqua avoir été stressée par son jeu de fer. « Mon entraîneur m’a vu et nous avons travaillé. Je stresse un peu car j’ai beaucoup de choses à penser concernant mon swing et mon jeu de fers. Je ne sais pas comment je suis arrivée là. Comment j’ai pu gagner ce tournoi. Je crois que c’est simplement la preuve que l’on a pas besoin de faire des coups parfaits, tout le temps, pour gagner un tournoi », expliqua, avec sagesse, celle qui vient de renforcer son avance au classement mondial, et en tête de la Race to CME.

Prochaine épreuve, cette semaine, avec le fameux HSBC Women’s World Championship, cette semaine.

Le classement final => ICI

Le résumé du dernier tour en vidéo

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul maîtrise et domine !

Ce troisième tour aura donné du fil à retordre à toutes les joueuses, au putting, mais l’élite de la discipline, qui brillait en fin de saison, est encore au rendez-vous. Dont la numéro un mondial, en tête à domicile !

Le haut du tableau a quelque peu subit des modifications, mais dans sa globalité, les joueuses qui s’étaient montrées performantes depuis deux jours, sont toujours dans cette partie haute. Et la première surprise c’est de voir l’Espagnole de 23 ans, Julia Lopez Ramirez, dans le Top 10, tout en ayant vécu une fin de parcours moins facile que le reste de sa journée. Alors qu’elle semblait filer vers une journée sans bogey, après avoir réussi à suivre le rythme des joueuses de tête, en étant à –17 après 14 trous, elle a commencé à concéder un premier bogey, sur le green du Par 4 du trou n°15. Mais elle n’allait pas être la seule à avoir du mal à bien se placer sur les green de la fin du parcours. Après ce bogey, elle en enchaînait deux autres, stoppant net sa progression. Fort heureusement, elle concluait sa journée avec un dernier birdie au 18, sur ce green étroit, à deux plateaux, plus haut que le fairway, et il faut s’attendre, demain, à un voir des moments de tensions.

Cependant, en ayant partagé sa partie avec Lydia Ko et Hannah Green, Lopez Ramirez réalise un bon de début de saison avec score provisoire de –15, à la 7e place, qu’elle partage avec l’Australienne.

La Néo-zélandaise Lydia Ko a, comme elle l’a évoqué en interview hier, continué à connaître des problèmes sur les green. Trop loin des mats à de nombreuses reprises, elle s’est retrouvée, plusieurs fois, à négocier de long putt pour birdie. Malgré un double bogey sur le Par 4 du trou n°5, et un bogey sur le Par 5 du 7, elle a su se ressaisir en alignant quatre birdie, du 10 au 13. Puis, ce fut le trou d’air, la panne de putting et d’approche bien calibrée. Bloquée à –15 jusqu’au Par 4 du 17, l’ancienne numéro un mondial a profité du Par 5 du 18, pour renouer avec le birdie, en ayant eu un premier long putt pour approcher sa balle du trou.

Dans le groupe de tête, composé de Jeeno Thitikul, Chisato Iwai et Somi Lee, c’est clairement la numéro un mondial qui a le mieux négocié cette journée. Leader la veille, la Sud-coréenne Somi Lee fut perturbé par les positions de drapeaux de moving day, bien protégées par les divers pièges de ces green étroits. Placés près des bords, les drapeaux étaient également difficile à approcher à cause des pentes et des plateaux qui ne permettaient pas d’autre solution que de jouer plus court. Comme l’a fait Chisato Iwai au 17. Après avoir concédé trois bogey, et un birdie à l’aller, Somi Lee retrouva le sens du jeu dès le Par 5 du 10, en enchaînant trois birdie. Après un Par au 13, ce fut à nouveau un bogey sur le Par 4 du 14, et la plus grande difficulté, pour elle, de se mettre près des mats, par la suite, puis, de rentrer un putt à un peu plus d’un mètre. Manifestement en souffrance au putting, dans ce troisième tour, elle a laissé filer la première place entre les mains de la numéro un mondial, qui est porté un public majoritairement acquis à sa cause. « Mes coups n’étaient pas aussi bon que je le souhaitais. Donc je vais retourner au practice et j’espère pouvoir retrouver mon rythme pour ce dernier tour », confiait la Sud-coréenne après cette journée dans le Par, qui la place à seulement trois coups du leader.

Somi Lee qui partage ce score de –17 avec une Chisato Iwai toujours en maîtrise de son jeu, malgré les difficultés, au point qu’elle signe une nouvelle journée sans bogey. Mais quatre birdie n’ont pas été suffisant pour suivre le rythme de la numéro un mondial, qui fut agressive et redoutable jusqu’au bout.

Une huitième victoire en ligne de mire

En 2023, à 20 ans, elle pliait encore face aux meilleures du moment, dont la Française Céline Boutier qui l’avait battue, en playoff, lors du Maybank Championship. Aujourd’hui, c’est elle qui dicte sa loi et qui donne le La, en ayant dépossédé Nelly Korda de son fauteuil de reine du circuit mondial, et en envoyant bon nombre de ses anciennes adversaires, au fond du tableau des scores. Douée autant que décontractée et parfois un peu tête en l’air, Atthaya « Jeeno » Thitikul apporte un air de fraîcheur au circuit mondial féminin, avec un jeu qui n’a d’égal que sa décontraction sur le parcours.

S’étant élancée en outsider, depuis la seconde place, avec trois coups de retard sur Somi Lee, et un d’avance sur Chisato Iwai, la Thaïlandaise a comblé son retard en commençant pas signer deux birdie, aux deux premiers trous. Puis, ce fut un énorme passage à vide avec une suite de six Par, du 3 au 7, avant de renouer avec la réussite, sur le Par 4 du 9, qui lui offrait la possibilité de passer à –17. Le retour n’allait pas être plus simple à négocier, que pour les autres joueuses, et après un bon birdie sur le Par 3 du 12, Thitikul concédait un premier bogey sur le Par 4 du 14. La faute à une mise en jeu lâchée très à gauche, avec une balle qui toucha les arbres et qui fut jouée en recentrage vers le fairway. Ce coup de trop allait l’empêchait de bien gérer l’approche du mat, avec des green qui, comme cela fut le cas pour les autres joueuses, occasionnèrent une très bonne défense.

Mais l’intelligence de jeu de la numéro un mondial allait faire la différence, largement portée par son fidèle caddie, Banpot Bunpisansaree.

Ce bogey l’empêcha de prendre le large et c’est en position de co-leader qu’elle se retrouvait, à –17, avec Julia Lopez Ramirez et Allisen Corpuz, qui jouaient devant elle. Après un Par sur le Par 4 du 15, Thitikul réussissait à signer un nouveau birdie sur le green du Par 3 du 16, qui lui offrit la tête, à –18, laissant Corpuz à –17, elle aussi en galère sur les green. Somi Lee complétait cette seconde place, à laquelle se joignait Hyo-Joo Kim qui jouait –6 pour la journée, après 17 trous, et qui allait alourdir la note au 18. Sans pour autant être la joueuse plus performante du jour.

Au 17, la numéro un mondial plaçait sa balle à, environ, 5 mètres du mat, et son putt en descente fut tout juste précis pour faire rentrer sa balle par le bord gauche du trou, lui offrant un second birdie à la suite, là où l’Espagnole Lopez Ramirez y avait connu un troisième bogey de suite. Et au 18, Thitikul manquait le green, par la droite, mais grâce au faible rough, sa balle resta se figea à hauteur du mat, lui offrant un chip au niveau du plateau où se trouvait le trou. Tandis que Chisato Iwai devait jouer à gauche, très en contre bas, du green, à plus de 20 mètres.

Manifestement concentrée et connectée au parcours, Jeeno Thitikul trouva presque la ligne parfaite, et il s’en fut d’un rien pour sa balle trouve le trou, et lui apporte un eagle, au lieu d’un birdie, qu’elle rentra juste après.

Sous les acclamations de son public, la numéro un mondial sortait de cette journée avec le score symbolique de –20, deux coups devant une Hyo-Joo Kim qui a gagné six places, et trois coups devant le trio Corpuz, C.Iwai et S.Lee, qui n’ont sûrement pas baissé les bras à la veille de la dernière journée.

« A chaque fois que je viens jouer dans ce tournoi, l’ambiance est de plus en plus électrique », déclara Thitikul. « Et aujourd’hui, les enfants ont séché les cours et sont venus avec leurs parents. Tout le monde a quitté son travail pour être ici. Certains ont fait un long trajet pour venir nous voir jouer. C’est réellement motivant et inspirant, et j’ai vraiment envie de bien jouer devant eux », confiait un peu plus celle qui puise une partie de son énergie dans le soutien du public. Un avantage certain, pour elle, pour aborder la dernière journée.

La lutte pour la victoire s’annonce, cette semaine encore, disputée, avec un panel de joueuses qui sont parmi les meilleures du monde, et du moment.

Le record du jour

Si Hyo-Joo Kim fut exceptionnel avec son –7 du jour, ce sont deux autres joueuses qui réalisent la meilleure performance de troisième tour. La première est Sud-coréenne et bien connue du public, puisqu’il s’agit de A Lim Kim, qui est entrée dans le cercle des vainqueurs du LPGA Tour, en remportant l’US Women’s Open, en 2020. La seconde est Thaïlandaise, et moins exposée médiatiquement. Elle se nomme Chanokan Angurassaranee et elle évolue principalement sur le circuit asiatique, ne participant à ce Honda LPGA Thaïlande, que grâce à une invitation du sponsor. Leur carte de –8 journée est exceptionnelle pour ce troisième tour où les meilleures mondiales ont eu un peu de mal à jouer au-delà de –5 journée. Le score de –3 étant plus proche de la moyenne. Grâce à cette carte de 64, Angurasaranee a gagné 30 places, ce qui lui permet d’intégrer la 11e place du classement provisoire. Tandis que A Lim Kim en gagne 28, et se hisse à la 22e position, avec Lucy Li, Ruoning Yin, Leona Maguire et Linn Grant, à –10.

Et il faut constater que, malgré des green étroits, avec des plateaux, et pas toujours simple à y réaliser les putt, ce sont des cartes assez basses qui sont signées.

Mais pas par toutes les joueuses, dont les Françaises, qui sont à la traîne dans ce classement. Pauline Roussin-Bouchard, bien que jouant –3 journée, est 29e à –8. Et Céline Boutier est à –5, après un troisième tour en –2 qui fait encore douter de la capacité de la Française à rejouer, un jour, le premier rôle, sur un LPGA Tour inondé de nouveaux talents.

Et parmi ces nouveaux talents, il y a ceux en devenir avec l’Américaine Gianna Clemente, qui engrange de l’expérience, avant de s’engager sur l’Epson Tour. Bien partie depuis le premier tour, en alignant deux cartes de 69, elle s’est effondrée dans cette nouvelle journée, avec un score de +4. La voici à –2, à la 58e place, tandis que Lottie Woad, en découverte de ce parcours, a progressé de 16 places, grâce à une carte de –5.

Le classement provisoire => ICI

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul et Iwai déjà à la poursuite de la victoire !

Après deux tours, les joueuses asiatiques ont répondu présent, et l’année 2026 semble débuter sur les mêmes bases que la précédente. D’autant que les Françaises sont larguées, avec déjà plus de dix coups de retard sur le leader.

De nombreuses joueuses connaissent le parcours du Siam Country Club, aussi jouent-elles avec des repères. Mais ce n’est pas le cas pour certaines, qui ont tout de même réussi à signer de belles cartes.

Parmi elles, l’Espagnole de 23 ans, Julia Lopez Ramirez, qui entame sa seconde saison sur le ce circuit et qui signe une journée vierge de bogey, en 65, lui permettant de la hisser à la 5e place, à –12.

Autre belle prestation, celle de la jeune américaine, et espoir mondial du golf féminin, Gianna Clemente, qui du haut de ses 17 ans est venue se place à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses stars comme Jennifer Kupcho, Sei Young Kim ou Nasa Hataoka. Clemente concède quelques bogey, mais elle est régulière avec ses deux cartes de 69, et chacun attend, avec impatience de voir comment elle va se comporter sur les deux autres tours, en étant toujours caddeyée par son père, Patrick.

Et en haut du tableau des scores, ce sont des visages connues qui font l’actualité, en rendant une seconde carte au-delà de toutes les attentes.

Somi Lee leader, avec un –11 journée !

La Corée-du-Sud reste l’une des meilleures nations, chez les féminines, et Somi Lee s’est faite un peu mieux connaître du grand public, grâce à sa victoire, en double, au Dow Championship, l’an dernier. D’un tempérament discret, cette jeune femme de 27 ans est tout de même 9e de la Race to CME et 38e mondial. Ce vendredi, elle fut au centre de toutes les attentions, en enchaînant les birdie. Dès le premier trou, elle parvenait à trouver le chemin du birdie, avant d’en aligner un second. Après six trous, Somi Lee pointait à –11 et avait à ses trousses la numéro un mondial qui n’allait plus la lâcher.

Sortant de l’aller en 29, avec le score total de –13, Somi Lee enfonçait le clou sur le Par 5 du 10 et le Par 4 du 11 et elle se détachait totalement de ses poursuivantes, directes, grâce à un eagle sur le Par 4 du 15 ! Elle sortait alors de cette journée avec une de 61, vierge de bogey, égalant le record de Akie Iwai, l’an dernier. « C’est le meilleur score de ma vie. Donc je suis très émue », confiait-elle, après avoir signé cette carte de –11 journée ! « Mais comme il reste encore deux journées de compétition, j’ai eu envie de célébrer ça », ajoutait-elle. Somi Lee qui expliqua que ses coups ont été bons, dans l’ensemble, mais que même lorsqu’un coup n’était pas excellent, elle avait si se rattraper au putting. « Mon objectif, au trou n°15, fut de mettre en jeu entre l’arbre et le bunker. Et c’est ce que j’ai été capable de faire. Normalement, j’essaie de ne pas regarder le leaderboard. Et quand ma journée est terminée je ne ressens pas la nécessité de regarder, parce que je suis concentrée sur mon jeu », confiait un peu plus la Sud-coréenne qui vient de fixer la barre très haut, à –17, avec Thitikul et Chisato Iwai dans son sillage.

Jeeno déjà en grande forme en début de saison

Durant l’intersaison, la numéro un mondial est partie faire du camping, tranchant net avec l’existence nettement plus confortable et parfois luxueuse, que d’autres joueuses aiment vivre. Issue d’un milieu très modeste, Atthaya Thitikul sait rester simple et l’argent qu’elle a engrangé, ne semble pas lui monter à la tête. La voici seconde à –14, trois coups derrière Somi Lee, en ayant joué –9 durant cette journée, ensoleillée et peu balayée par le vent. Un temps co-leader en compagnie de Lee, notamment à la suite d’un putt en descente pour eagle, sur le green du trou n°7, la Thaïlandaise, de tout juste 23 ans, a également réalisé une belle démonstration de golf. « C’est génial. C’est vraiment agréable de surfer sur la bonne dynamique de la veille », confia Atthaya Thitikul, qui avait signé une carte de 67, vierge de bogey, au premier tour. « C’est encore que ce que j’espérais », ajoutait-elle. Fêtant son anniversaire ce 20 février, il lui a été demandé ce que ses amis allaient pouvoir chanter. Et elle a répondu : « je pense qu’ils vont chanter « juste un birdie putt, juste un birdie tombe ». C’est évidemment super d’avoir fait autant de birdie aujourd’hui. Et j’ai entendu, le long du parcours, beaucoup de Joyeux anniversaire. C’est certainement le plus grand nombre de fois dans ma vie », précisait la Thaïlandaise qui a l’intention de s’imposer à domicile.

Chisato et Ko prêtent à saisir leur chance !

La seconde performance de cette journée a été réalisée par la Japonaise Chisato Iwai, et chacun a désormais conscience qu’avec ses deux sœurs jumelles, le LPGA Tour n’a pas fini de vivre de belles émotions. Pour cette seconde journée, celle qui est désormais surnommée Chizzy, a manqué le record du parcours, réalisé par sa sœur, l’en dernier, d’un coup. C’est donc une carte de 62 qu’elle signe, sans aucun bogey, pour un score provisoire de –13, qui lui offre la possibilité de croire en une seconde victoire. Encore peu à l’aise en anglais, Chisato a notamment déclaré qu’elle a vu beaucoup de photos de sa sœur, la veille, ce qui l’a inspirée. Et son objectif pour la saison est de ne pas se blesser et de rentrer dans le Top 10 mondial. Et elle en a les moyens !

A égalité à cette 3e place, se trouve Lydia Ko, qui n’a plus rien à prouver à la planète golf, et qui joue, aujourd’hui, principalement, avec l’objectif de remporter les deux tournois majeurs qui manquent à son palmarès. A savoir l’US Women’s Open et le KPMG Women’s PGA Championship. Intronisée au Hall of Fame du LPGA Tour, l’an dernier, Lydia Ko reste une star parmi les stars, loin devant une Nelly Korda, dont la dernière victoire semble avoir été un peu arrangée, avec la complicité d’un règlement, que certains ont dénoncé comme surprenant. Et la déclaration du nouveau Commisisonner de la LPGA, à propos de cette annulation du 3e tour, de ne pas avoir convaincu une partie de la presse et des joueurs présents.

Et la Néo-zélandaise, quelle que soit sa côte auprès des fans du LPGA Tour, d’avoir toujours été chercher la victoire de manière incontestable. Et chacun se souvient de son triomphe, dans l’épreuve olympique en France, qui fut net et construite avec beaucoup de sang froid.

Comme les autres joueuses de tête, Lydia Ko signe une carte vierge de bogey, en 64, grâce à un eagle en fin de partie, sur le Par 4 du 15, et un dernier sur le Par 5 du 18. Ayant déclaré, il y a quelques années, qu’elle mettrait fin à sa carrière à l’âge de 30 ans, Lydia Ko a encore deux saisons devant elle pour renforcer son palmarès, et cette semaine pourrait bien lui sourire, à nouveau. Toujours très loquace après une partie, elle est revenue sur son début de saison en ces termes : « Avec mon caddie, nous avons bien joué. Nous avons eu deux semaines de pause depuis le Hilton Grand Vacations, et même si j’ai bien dans ce tournoi, c’est difficile de savoir où mon jeu va me mener, cette année. Ces deux derniers jours ont été agréables, et ils ont permis de voir combien le travail a porté ses fruits, sur le parcours », expliquait-elle. « Mon toucher de balle est un compartiment que nous essayons d’améliorer et surtout au niveau du jeu de fers. Je pense que j’ai accumulé mes pires statistiques, sur les green, ces deux dernières années, donc ce travail est une priorité absolue », ajoutait la Néo-zélandaise qui s’en sort quand même très bien.

La cinquième place est occupée par l’Australienne Hannah Green, l’Américaine Allisen Corpuz, et la jeune espagnole Julia Lopez Ramirez.

Les Sud-coréennes Mi Hyang Lee et Hyo-Joo Kim sont 8e à –11, tandis qu’à la 10e place se trouve une Miyu Yamashita, elle aussi en grande forme, avec sa compatriote Minami Katsu et l’Australienne championne en titre de l’Evian Championship, Grace Kim.

Les Françaises sont encore loin au classement, notamment Céline Boutier qui a déclaré, récemment, à la presse, vouloir se concentrer sur les tournois Majeurs. Mais avec un jeu qui lui permet à peine de jouer le Par, dans ce second tour, pour un score total de –3, le chemin semble très long à parcourir, vers cet objectif.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle a bien réagi dans cette nouvelle journée, en signant une carte de –1 qui lui permet de se place à –5, à la 33e place. Cependant, c’est un score qui reste très loin de ce que les jeunes stars du circuit sont actuellement capables de produire.

En l’absence de Cut, toutes les joueuses ont une chance d’améliorer leur position, et les deux Françaises seront évidemment observées, durant le moving day.

Retour en Thaïlande, samedi matin, à partir de 04h30, pour cinq heures de direct, au choix. Ce qui est exceptionnel pour la France, qui fut contrainte par le coût des droits télé, ces dernières années, à produire trois heures, au maximum, pour les tournois réguliers.

La formule mise en place, l’an dernier, à l’initiative de LPGA French fans Team, par la LPGA, offre désormais une plus large couverture médiatique des tournois. Tout en sachant que la production asiatique est souvent plus généreuse que celle réalisée aux Etats-Unis.

Le classement provisoire => ICI

HONDA LPGA THAILANDE : l’essentiel à retenir

Ce tournoi inaugure la première série d’épreuves de la tournée asiatique du début de la saison.

Terrain de jeu des sœurs Jutanugarn, qui ont débuté la compétition sur ce parcours, en 2009, ce tournoi fut créé en 2006 et a connu deux interruptions, dont une en 2020, en raison de la crise sanitaire. En 2006, le Honda LPGA Thaïlande fut joué sur le parcours de l’Amata Spring Country Club, près de Bangkok puis il prit ses quartiers à une centaine de kilomètres, plus au sud, dans la province de Chonburi sur le parcours du Siam Country Golf Club. Retiré du calendrier du LPGA en 2008, et annulé en 2020, c’est donc la 16ème édition de ce tournoi et la 14ème sur le Old Course du Siam Country Golf Club. Une joueuse a effectué le doublé, il s’agit de Yani Tseng (2011, 2012) et Amy Yang s’est imposée trois fois en 2015, 2017 et 2019.

En 2023, l’Américaine Lilia Vu obtenait la première de ses trois victoires de la saison, lui permettant d’être sacrée meilleure joueuse de la saison. En 2025, la Thaïlandaise Patty Tavatanakit s’imposait, d’un coup, face à la Suissesse Albane Valenzuela, et obtenait son second succès sur le LPGA Tour. Et l’an dernier, c’est l’Américaine Angel Yin, et joueuse de Solheim Cup, qui remportait sa seconde victoire sur le LPGA Tour.

Le parcours

Situé dans une région très touristique, le parcours du Siam Country Golf Club se situe à proximité de la plage de Pattaya, à 15mn du centre ville. Il s’étend sur une surface de 13 hectares et est à l’initiative du Docteur Thaworn Phornprapha, fondateur de Siam Motors Company, en 1952. Le parcours et le club-house sont ouverts le 1er mars 1971 et constituent le premier golf privé de Thaïlande. Il est l’œuvre de l’architecte Isao Mazumi, mais il fut rénové en 2007 par l’architecte Lee Schmidt, au cours de l’année 2006. En conservant le tracé d’origine, le parcours a subi une rénovation totale des départs jusqu’aux greens. Sa distance a été augmentée de 267m pour atteindre 6548m. Le club-house fut également rénové et modernisé offrant une ambiance plus contemporaine et reposante, aux membres comme aux visiteurs. A l’occasion de cette totale rénovation, dont l’inauguration eut lieu le 14 mai 2007, le parcours fut rebaptisé le Siam Country Club Old Course. Ce tracé jouxte le Siam Country Club Plantation et le Siam Country Club Waterside. La particularité de ce tracé réside dans ses longs fairways et ses hors limites où la végétation est très dense. De même que plusieurs pièces d’eau sont en jeu. Il convient donc d’être précis sur les fairways tandis que les greens sont larges, rapides et ondulés. En plus de la puissance, la stratégie et la précision seront, cette semaine encore, les clés du succès.

Par rapport à l’an dernier, la distance totale évolue avec +37 yards à l’aller et –20 yards au retour. Soit une différence de 52 mètres sur la distance totale.

Les changements majeurs se situent au trou n°1, qui passe de 468 mètres à 495 mètres, le trou n°10 qui passe de 496, 51 mètres à 468,17 mètres, et le trou n°18 qui passe de 440,74 mètres à 497,43 mètres. Les trous n°2, 7, 8, 11, 13, 14 et 16, voient leur distance varie de plus ou moins 1,80 mètre.

La composition du parcours ne change pas, en revanche, le stimpmeter est annoncé à 12,5, en raison d’une tonte de green un peu plus courte.

Le champ de joueuses

Retour à un champ limité, pour ce second tournoi de la saison, avec 72 joueuses au départ, comme l’an dernier.

Mais contrairement au premier tournoi de la saison, c’est le retour à la compétition de plusieurs joueuses phares du circuit, qui n’ont pas nécessairement remporté un tournoi ces deux dernières années.

Entre dans la composition de ce champ, la catégorie des invitées, avec la présence de la jeune Américaine Gianna Clemente, vainqueur de l’Open junior du Mizuho Americas Open 2024, et qui évoluera sur l’Epson Tour, prochainement, en ayant terminé 27e de la Q-série, à un coup sous le Cut.

Mais aussi le Top 80 de la Race to CME. A ce titre, la numéro un mondial Attahaya « Jeeno » Thitikul fait sa rentrée, de même que Sein Young Kim, Hyo-Joo Kim, A Lim Kim, Jennifer Kupcho, Hae-Ran Ryu, Linn Grant, Gaby Lopez, Lindy Duncan, Grace Kim, Allisen Corpuz ou encore Leona Maguire et Gemma Dryburgh.

Huit Thaïlandaises sont présentes, dont une amateur.

Deux Françaises sont au départ, en la personne de Céline Boutier et de Pauline Roussin-Bouchard.

Enfin, l’Américaine Angel Yin est au départ pour défendre son titre.

Les invitées sponsor

L’Américaine Gianna Clemente est invitée dans ce tournoi, comme l’an dernier.

  • Chanokan Angurasaranee
  • Moriya Jutanugarn
  • Yuka Saso
  • Muni He
  • Danielle Kang
  • Yuri Yoshida
  • Rin Yoshida
  • Naruha Miyata
  • Pornanong Phatlum
  • Benedetta Moresco
  • Gianna Clemente
  • Prim Prachnakorn (a)

La liste complète des joueuses => ICI

Les vainqueurs

  • 2025 : Angel Yin (-28)
  • 2024 : Patty Tavatanakit (-21)
  • 2023 : Lilia Vu (-22)
  • 2022 : Nanna K.Madsen (-26 en playoff)
  • 2021 : Ariya Jutanugarn (-22)
  • 2020 : Annulé
  • 2019 : Amy Yang (-22)
  • 2018 : Jessica Korda (-25)
  • 2017 : Amy Yang (-22)
  • 2016 : Lexi Thompson (-20)
  • 2015 : Amy Yang (-15)
  • 2014 : Anna Nordqvist (-15)
  • 2013 : Inbee Park (-12)
  • 2012 : Yani Tseng (-19)
  • 2011 : Yani Tseng (-15)
  • 2010 : Ai Miyazato (-21)
  • 2009 : Lorena Ochoa (-14)
  • 2008 : Annulé
  • 2007 : Suzann Pettersen (-21)
  • 2006 : Hee-Won Lee (-14)

Record du parcours

  • 2025 : Akie Iwai (61)

Sponsors

Si le parcours fut créé par le fondateur de Siam Motors Company, aujourd’hui attaché à la distribution de la marque Nissan, c’est le constructeur automobile japonais, Honda, qui est le sponsor titre de cette épreuve. La prime totale fut conséquente depuis la première édition, avec un gain total de 1 300 000 dollars. L’arrivée de sponsors complémentaires a permis la pérennisation de cette épreuve et l’augmentation de la dotation jusqu’à 1 600 000 dollars depuis 2016.

L’année 2024 a marqué une nouvelle augmentation avec 1,7 millions de dollars. Pour une prime à la joueuse vainqueur de 255 000 dollars. Ces sommes sont maintenues cette année.

Le trophée

Un nouveau trophée est créé pour l’édition de 2016. il symbolise la relation entre l’homme et la nature en mettant en scène une feuille ornée de perles, le tout paré d’une balle de golf plaquée or. Cette création est l’œuvre de deux artistes thaïlandais que sont le professeur Tavorn Ko-udomit vice-président d’art et de culture de l’université de Silapakorn et à Ariya Kitticharoenwiwat, enseignante à l’institut de technologie du Roi Mongkut (dit également Rama IV, roi de Siam) à Ladkrabang.

Dotation et prime

A dotation de cette épreuve fut de 1,3 million de dollars, lors de la première édition, et a fluctué selon les années, pour se stabiliser à 1,5 million de dollars, en 2012, lors de la seconde victoire de Yani Tseng. En 2016, Lexi Thomspon inaugure une nouvelle progression de la dotation qui passe à 1,6 million de dollars, jusqu’en 2022. En 2025, le Honda LPGA Thaïlande connaissait une nouvelle progression de sa dotation avec 1,7 million de dollars pour une prime de 255 000 dollars, au vainqueur, soit 15 000 dollars de plus que les six dernières années.

Et c’est, à nouveau, une nouvelle augmentation de la dotation qui passe à 1,8 million de dollars, pour une prime au vainqueur de 265 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

Rubrique News & Vidéo / Live stream

  • Jeudi 19 février : 04h00 à 09h00
  • Vendredi 20 février : 04h00 à 09h00
  • Samedi 21 février : 04h30 à 09h30
  • Dimanche 22 février : 04h30 à 09h30

PIF Saudi Ladies International : belle victoire de Hull !

L’Anglaise Charley Hull décroche une belle victoire, en Arabie Saoudite, et ouvre cette saison en collectionnant un 4e trophée sur le LET.

Cette dernière journée a tenu toutes ses promesses, avec du beau jeu, une course haletante pour la victoire, entre plusieurs joueuses, et du suspense jusqu’au dernier putt. Et l’Europe confirme quelques-uns de ses talents.

Avec un vent qui s’est progressivement renforcé, et un Top 10 où étaient rassemblées de nombreuses stars du LET et du LPGA Tour, cette dernière journée sur le parcours artificiel du Riyadh Golf Club n’a pas manqué d’intérêt.

Très vite, c’est la Sud-africaine Casandra Alexander qui a imposé le rythme, que la Sud-coréenne Hye-Jin Choi a su suivre sur quelques trous. Après une bonne saison 2025, la native de Johannesbourg, âgée de 26 ans, faisait preuve de détermination et cherchait à saisir toutes les occasions de birdie.

Partie quelques trous plus tôt, l’Anglaise Charley Hull jouait sur le même rythme que la Sud-africaine, et elle pointait à –14, après neuf trous, quand Alexander était à –16, co-leader avec H.J Choi, à –16, après 5 trous. Co-leader la veille, avec la Sud-coréenne, la Japonaise Rio Takeda connaissait un début de parcours difficile, ne faisant plus partie du groupe de tête. Elle allait, ensuite, cumuler plusieurs fautes au point de ne plus faire partie des joueuses capables de s’imposer.

L’Anglaise Mimi Rhodes, qui avait perdu du terrain, la veille, tentait de combler son retard et pointait à –2 pour la journée, après neuf trous, accusant un retard de trois coups sur Alexander et Choi.

Après huit trous, c’est la Japonaise Akie Iwai qui venait se joindre au groupe de tête alors que l’Allemande Helen Briem jouait –6 après quatorze trous, lui permettant de se placer à la 7e place, provisoire, à –14. Soit deux coups derrière Alexander, Choi et Iwai.

Avec le score de –15, se trouvaient la Japonaise Nasa Hataoka, la Sud-coréenne Ina Yoon et la Singapourienne Shannon Tan, dont l’avenir est prometteur, à seulement 21 ans. Ainsi, c’est un groupe de 11 joueuses qui était séparé d’un coup, chacun, qui pouvaient prétendre enlever cette victoire. Carlota Ciganda et Alison Lee étant de celles qui pointaient à –14.

Puis, à l’amorce du retour, des changements allaient avoir lieu, au leaderboard, et certaines joueuses de partir à la faute quand d’autres surfait sur la réussite !

La charge de Charley Hull !

Classée 7e à –14, après 11 trous, l’Anglaise Charley Hull accusait encore deux coups de retard sur les joueuses de tête, dont il était difficile de savoir qui de Akie Iwai, Casandra Alexander et Hye-Jin Choi avait le plus de chance de conserver ce rang, voire de s’imposer.

Choi partit à la faute, sur le Par 4 du trou n°9, et elle concéda un bogey qui laissa Iwai et Alexander seules en tête, à –16. Mimi Rhodes tentait de remonter sur les leader, et après 12 trous elle jouait –3 journée, avec un score total de –14.

Helen Briem restait à –6 journée, après 15 trous, rejoint par l’Australienne Kelsey Bennett, elle aussi à –6 pour la journée. Bennett ayant réalisé un eagle au 15, comme beaucoup d’autres joueuses, cette semaine.

Puis, subitement, l’Anglaise Charley Hull se hissa à la première place, grâce à deux coups agressifs. Le premier, pour attaquer le green avec un bois, depuis le rough, ce qui amena sa balle à au moins 15 mètres du mat. Le birdie semblait un score logique, avec ce lon,g putt à suivre. Mais l’Anglaise de 29 ans a du métier et ce fut une ficelle admirable, jusqu’au trou, qui lui offrit un eagle, assez inattendu. Entre temps, Alexander avait quitté la tête du tournoi, à cause d’un bogey sur le Par 4 du 10. Un putt mal exécuté, à environ 1 mètre du trou, qui allait peser lourdement sur sa stratégie.

Akie Iwai restait à –16, et c’est Nasa Hataoka qui prenait la place de la Sud-africaine. Ainsi, c’est un trio de leader qui venait de se former, grâce à l’eagle exceptionnel que Charley Hull venait de rentrer.

Iwai prit les commandes, avec le score de –17, après un birdie au 11, qu’elle doubla par un second au 12. Chisato Iwai se plaçait à –15, et comme l’an dernier, les deux sœurs confirme leur capacité à se montrer performante sur à peu près tous les parcours de la planète. Après cet eagle au 13, Charley Hull sonna la charge en allant chercher un birdie au trou n°14. En difficulté, Casandra Alexander pointait à –15 et ne semblait plus capable de suivre ce nouveau rythme, que deux joueuses du LPGA Tour étaient en train d’imprimer.

Mais la Sud-africaine a de la ressource et cette semaine, elle se sentait particulièrement bien sur ce tracé, même si son putting lui fit un peu défaut. Grâce à un birdie sur le Par 4 du 11, elle revint au contact de Iwai et Hull, à –17. Elle enchaîna, ensuite, deux autres birdie, pour se placer à –18, se retrouvant seule avec Charley Hull qui poursuivait sa folle progression. Un putt d’environ 4 mètres, au trou n°13 offrit à l’anglaise un passage à –17 avant qu’elle ne récidive sur le fameux Par 5 du trou n°15, pour se retrouver à –18.

Dès lors, la fin de ce tournoi se résuma à un duel à distance entre Casandra Alexander et Charley Hull, puisque Akie Iwai concéda un bogey au 13, et qu’elle allait en concéder un second au 17. Que Hye-Jin Choi continua de passer près des trous, avec sa balle, sur les green, lui faisant perdre de nombreuses occasions de birdie, et que Mimi Rhodes était trop avancée sur le parcours, pour espérer combler les deux coups qui la séparaient des joueuses de tête.

De même que Carlota Ciganda, qui resta au contact, était pénaliseé par ce double bogey au trou n°7 qui plomba sa journée. Malgré trois birdie à la suite, du 15 au 17, l’Espagnole ne pouvait plus inquiéter une Charley Hull qui évoluait sur un nuage ! L’Anglaise concluait son parcours avec un dernier birdie, au 18, grâce à un nouveau putt d’une grande précision.

Trois scénarii se dessinèrent alors. Soit Alexander égalait le score de l’Anglaise, pour forcer un playoff. Soit elle assurait un birdie de plus pour s’imposer avec le score de –20, soit elle commettait un faute et laissait filer la victoire sur un stupide bogey. C’est ce troisième scénario qui fut le bon. Marquant Hull à la culotte, grâce à un sixième birdie, sur le Par 5 du 15, la Sud-africaine manqua, une fois encore, un putt court, pour le Par, au 17. Ce bogey sonna compte la victoire inéluctable de Charley Hull, alors à l’entraînement, au putting green. A moins que la Sud-africaine ne parvienne a se placer près du mat, au second coup du 18. ce que peut de joueuses avaient réussi à faire, jusqu’ici.

Jouant une mise en jeu assez agressive, pour se laisser un second coup, le plus court possible, Casandra Alexander se retrouva avec un balle, sous le mat, à peu près à la même distance que l’Anglaise, un peu plus tôt. Soit une distance d’environ 6 mètres. Mais le miracle n’eut pas lieu, et jouissant d’un putting bien moins aiguisé que celui de l’Anglaise, Alexander allait rendre une carte de –18, offrant la victoire à une Charley Hull aussi décontractée que motivée pour un supplément de jeu, qui exprima sa joie, avec le naturel qui caractérise sa personnalité.

Grâce à un dernier birdie, au 18, la Japonaise Akie Iwai partage la seconde place, alors que Hye Jin Choi rejoint Carlota Ciganda, à –17. Et Mimi Rhodes, qui développa un très bon jeu, cette semaine, se classe 6e, en compagnie de Ina Yoon et Nasa Hataoka, donnant, peut-être, un avant goût de ce que sera la prestation de l’Anglaise, sur le LPGA Tour, dans son année de rookie.

« C’est génial ! Waouh, c’est passé trop vite aujourd’hui ! J’étais seulement à -2 après neuf trous et puis j’ai fait une remontée spectaculaire sur le retour », a déclaré Hull après cette brillante victoire. « C’est marrant, parce que la dernière fois que j’étais ici, mon copain m’avait dit de faire plein de birdie dès le début. Il m’a dit hier soir de faire plein de birdie sur le retour, que j’adorais courir après le score, et c’est ce que j’ai fait. Je me sens super bien et j’adore ce parcours. J’aime la façon dont ce parcours de golf a mûri au fil des ans et devient de plus en plus technique chaque année. L’herbe est plus dense et j’ai beaucoup apprécié. C’était un bon défi », continua l’Anglaise. « Après neuf trous, je suis allé aux toilettes et j’ai mangé de la purée. Je ne sais pas si ça m’a donné un peu d’énergie pour le retour, et j’ai reçu un high-five de Noah (Alireza, le patron de Golf Saudi)».

Puis Charley Hull poursuivit : « j’ai travaillé très dur pendant l’intersaison, alors c’est agréable d’obtenir un résultat aussi rapidement, d’autant plus que c’est l’un des tournois les plus importants du LET. C’est mon tournoi à domicile, car je suis ambassadeur de Golf Saudi, alors c’est sympa de gagner pour mes sponsors ». Lors de son dernier tour, Hull a bien débuté avec des birdies aux trous 2 et 7 avant de concéder un bogey au 8. Elle s’est toutefois reprise avec un birdie au 9 pour boucler l’aller à deux coups sous le par.

L’Anglaise, et joueuse star du team Europe de Solheim Cup fait actuellement rénover sa maison et a envoyé une courte vidéo de son nouveau trophée pour s’assurer qu’il rentrerait dans sa nouvelle vitrine. « Je viens de filmer le trophée et de montrer la vidéo au menuisier en lui demandant de vérifier qu’il rentre bien, car il est assez lourd.

De son côté, la joueuse Sud-africaine a déclaré : « c’est un excellent début de saison. Cette semaine a été riche en points positifs, et je peux tirer des leçons de certains coups, mais dans l’ensemble, c’était plutôt solide. Cela me permet de bien démarrer la saison, la préparation s’est bien passée et j’ai hâte de voir ce que le reste de l’année 2026 me réserve», ajoutait Alexander qui a impressionné par sa résistance mentale.

Au classement général du LET, Charley Hull domine avec 500 points, devançant Alexander (275 points) et Ciganda (162,50 points).

La Française Pauline Roussin-Bouchard termine 51e, à 14 coups du leader.

La saison du LET observe une semaine de pause avant de se rendre en Australie pour quatre semaines de tournois, qui débuteront par le Ford Women’s NSW Open au Wollongong Golf Club, dès le 26 février.

Le classement final => ICI