La Galloise de 50 ans, Becky Morgan est en bonne position pour tenter de décrocher le plus prestigieux trophée de sa longue carrière.
Cette seconde journée a créer un tourbillon dans le classement, au point qui étaient loin au classement ont réussi à progresser vers les premières places. Et inversement. Le leader de la veille est 10e avec six coups de retard !
Sur le circuit des légendes, les déconvenues sont aussi de la partie, d’autant que cette semaine le parcours est piégeux et que même avec un bon niveau de golf il n’est pas simple de prendre les fairway.
Leader la veille, la Suédoise Annika Sorenstam a perdu pied dans cette nouvelle journée, en jouant 78 avec deux bogey et un birdie à l’aller, et quatre bogey au retour qui ont plombé sa journée. Par ailleurs, la Suédoise fut moins performante sur ses prises de fairway puisqu’elle n’en a touché que 8 sur 14, de même qu’elle a manqué 7 green. Et c’est surtout sa moyenne de putt qui a pris une claque avec un taux de 2,27 pour 33 putt, soit 5 de plus que la veille.
Au départ du moving day, Annika Sorenstam accuse un sérieux handicap de coups sur le nouveau leader, qui fêtera ses 51 ans le 5 septembre prochain et qui semble plus fraîche physiquement.
Une moisson de birdie pour Morgan !
La Galloise qui a évolué sur le LET et le LPGA Tour, trouve un second souffle dans sa carrière sur ce circuit des Legends of the LPGA, et des séniors, où les différences de niveaux se gomment avec l’âge. Très loin d’avoir été une star du LPGA Tour, avec aucune victoire en carrière, Becky Morgan est peut-être en train de nous offrir la revanche d’une blonde !
Dès le Par 3 du trou n°3, elle aligna une suite de birdie, qui fut stoppée par un bogey sur le green du Par 3 du 6. Elle sortait, néanmoins des neuf premiers trous avec le score de –3, grâce à un birdie sur le 9. Au retour, elle cochait encore la case birdie sur le Par 5 du 10, mais elle allait concéder son second bogey du jour, sur le Par 4 du 12. Ne baissant pas les bras, Morgan se créa deux autres opportunités de birdie sur les Par 4 du 15 et Par 5 du 16. Sa carte de 68 est tout simplement digne d’une grande joueuse de golf qui a manqué de réussite tout au long de sa carrière sur le LPGA Tour, évoluant dans l’ombre de celles qui collectionnèrent les trophées.
Mais son nom reste attaché à l’histoire du golf féminin, et c’est surtout sur le Ladies European Tour qu’elle a trouvé son unique victoire, comme beaucoup de joueuses sur ce circuit, qui sont en rivalité permanente, avec des niveaux de jeu très proches.
Ainsi, à la veille de la clôture de ce tournoi Majeur, Becky pourrait bien se transformer en fée Morgan, chevauchant le Y Draig Goch au-dessus du parcours du San Diego Golf Club, faisant le tour, triomphalement, de la statue de Mickey Wright qui trône près du club house. « C’est mon premier US Senior Women’s Open », déclara Morgan. « Parce que j’ai eu 50 ans en septembre dernier. J’aime bien ce parcours mais il est assez difficile. Il faut vraiment frapper les fairway, trouver la bonne partie des green et aujourd’hui, mon putter à bien fonctionné », confiait la Galloise qui mesure à peine 1,60 mètre, mais qui pourrait devenir la plus grande joueuse de la semaine, dès demain soir.
Mais la Suède a des cartes en réserves, avec Maria McBride, qui fut plus connue sous le nom de Maria Hjorth. Le quintuple vainqueur du LPGA Tour, rookie en 1998, est en embuscade à –3, un coup derrière Morgan. Et en compagnie de la Canadienne Corina Kelepouris, qui avait marqué la précédente édition en réalisant son premier eagle en compétition… sur un Par 4 ! La Canadienne de 52 ans qui n’a jamais évolué sur le LPGA Tour, tout en ayant été professionnelle depuis 1998, se fait remarquer, elle aussi, grâce à ce nivellement des niveaux par l’âge.
McBride a joué 70, avec deux birdie à l’aller, un birdie et un eagle au retour, mais deux bogey en fin de journée qui l’ont empêché d’aller chercher cette première place qui lui tendait les bras. Comme Sorenstam elle a manqué beaucoup de fairway (8), mais elle a réussi à aller chercher un peu plus de green (14), ce qui a fait la différence. « J’ai eu quelques coups au départ qui n’étaient peut-être pas géniaux. J’ai été un peu plus dans le rough, aujourd’hui. Mais dans l’ensemble, j’ai vraiment su profiter des Par 5 », confia la Suédoise.
« Evidemment, il y a le Par 5 du 14 où j’ai frappé un bon drive, à seulement 30 centimètres du fairway et je pensais que c’était un excellent lie. J’ai ensuite tapé un bois 5, parfaitement, qui a fait traverser les bunkers à la balle pour la retrouver à environ 1,80 mètre du mat. Et j’ai réussi le putt », expliqua Maria McBride, heureuse de son eagle sur ce par 5.
De son côté, la Canadienne expliqua qu’elle a trouvé les green plus souples, en s’étant élancée le matin. : « c’était assez calme pendant la majeure partie du parcours. Jusqu’aux derniers trous. Je n’ai pas très bien frappé mon driver mais j’ai réussi à me rattraper là où il le fallait. J’ai fait un bogey donc je suis sortie avec une carte assez propre. Et dans l’ensemble ce fut une bonne journée, plutôt régulière », expliqua cette joueuse bien moins connue du public.
La quatrième place est occupée par Moira Dunn-Bohls, qui ne lâche rien, par Liselotte Neumann, et l’Américaine Ashili Bunch. Juste derrière, à –1, se trouve Laura Diaz. Cette dernière qui a participé aux belles heures du LPGA Tour et qui a récemment démontré qu’elle reste très compétitive.
L’Anglaise Trish Johnson est la première joueuse à +1, derrière Lita Lindley unique joueuse dans le Par total. Et toutes les deux ont déjà remporté ce tournoi.
En manque de compétition, l’Australienne Karrie Webb est 18e à +3, tandis que les trois Françaises engagées dans ce Majeur n’ont pas franchi le Cut. Gwladys Nocera termine à +9, et s’est effondrée dans le second tour avec une carte de 79. Patricia Beliard joue +16 avec deux cartes de 81, tandis que Patricia Meunier Lebouc a connu un second tour très compliqué en 88, pour un score total de +19. Et ce n’est également pas sur le Sénior tour que nos féminines parviendront à faire flotter le drapeaux Français dans un tournoi. On ne peut que regretter que Karine Icher n’ai pas souhaité poursuivre sa carrière sur ce circuit, elle qui a des chances d’y trouver cette victoire qu’elle n’a jamais pu décrocher lorsqu’elle évoluait sur le LPGA Tour.
Disposant d’un jeu solide et complet, et d’un mental adapté au très haut niveau, Akie Iwai est, cette semaine encore, la joueuse qui domine.
Après sa victoire, dimanche dernier, la Japonaise et rookie Akie Iwai domine à nouveau le champ, alors que l’unique Française, et rookie, s’est encore effondrée sous la ligne du Cut. Mais en haut du leaderboard, pléthore de joueuses de haut rang sont en embuscade, dont la numéro un mondial.
C’est encore un moving day disputé qui se profile, cette semaine, et avec du beau monde pour se disputer les meilleures places. Et devant, c’est la joueuse vainqueur de dimanche dernier qui a maintenu sa domination, tandis que la jeune Canadienne de 15 ans a subi le parcours, lors du second tour. En effet, Aphrodite Deng est désormais 15e à –3, en ayant concédé deux coups sur ce Par 71, où elle a connu de nombreuses difficultés au retour. Sur un parcours plus technique que la semaine passée, avec des green très roulants, beaucoup de joueuses expérimentées ont trébuché. Aussi, n’est-il pas étonnant de voir cette jeune amateur manquer de régularité et tomber, elle aussi, dans les pièges tendus par le parcours.
Si elle a réussi à trouver deux birdie à l’aller, contre un bogey, au retour, ce fut une succession de coups perdus avec un premier bogey sur le Par 4 du trou n°2, puis un double bogey sur le Par 3 qui suivit. Et juste après, Deng concédait un encore un bogey, de sorte qu’en trois trous elle lâchait quatre coups pour passer de –7 à –3, après un second birdie au trou n°1. Elle terminait sa journée par un yoyo entre un birdie sur le Par 5 du 5 et un bogey sur le Par 3 du 6, avant de clôturer avec des Par.
Cependant, la performance de cette jeune joueuse aura été de se placer très vite parmi les meilleures au premier tour, et de franchir le Cut.n
A contrario, des joueuses expérimentées comme Minjee Lee et Brooke M.Henderson, ont réussi à signer une très bonne carte, quand d’autres ne parvenaient pas à se construire des opportunités pour birdie. L’Australienne a joué –4 et se retrouve à la seconde place, avec Leona Maguire et Jeeno Thitikul, promettant un troisième tour animé. La performance revenant à la Canadienne, qui remporta ce tournoi en 2018, et dont l’orgueil l’a stimulée pour franchir le Cut, alors qu’elle était en difficulté au 1er tour. Brooke M.Henderson a gagné 33 places, pour se retrouver 5e à –5, soit quatre coups derrière la Japonaise Iwai qui s’affirme un peu plus. « Ce fut une super journée. J’ai l’impression d’avoir vraiment bien terminé avec quatre birdie sur mes sept ou huit derniers trous », confia la Canadienne, qui bénéficie d’un soutien exceptionnel. « C’était vraiment une très bonne fin de parcours, et c’est vraiment agréable d’avoir du public derrière moi », ajoutait Henderson. « Aujourd’hui, je voulais simplement prendre un bon départ et m’éloigner de la ligne de Cut, le plus vite possible », expliqua Henderson. « J’étais vraiment contente d’avoir terminé à –2, après neuf trous. Pour finir la journée à –5. Ce fut une très bonne journée et j’ai vraiment hâte de jouer les deux prochains jours et d’avoir du monde autour de moi », confiait-elle un peu plus.
Brooke M.Henderson qui redonne un nouveau souffle à cette épreuve et une nouvelle énergie à ses fans.
Pour Minjee Lee c’est un peu la même tendance avec un aller très productif comportant quatre birdie, qui l’ont mise à l’abri du Cut, après neuf trou. Puis, l’Australienne a marqué le pas en alignant les Par et son birdie du 16 était vite effacé par un bogey au 18. Elle gagne, cependant, 11 places dans cette journée, et menace la situation dominante de la Japonaise Iwai, dont la soeur Chisato a manqué le Cut. Au moins, en cas de nouvelle victoire de Akie, elle aura le temps de préparer les festivités !
« J’ai eu le sentiment d’avoir frappé de bons coups sur les neuf derniers trous », confia Minjee Lee. « Je n’en ai simplement pas eu beaucoup à de courtes distances. Je n’ai pas rentré beaucoup de putt à mi-distance pour le birdie. Mais globalement je pense que c’est un parcours où il y a un score à aller chercher. (…) Il faut rester patiente et prendre ce que le parcours nous donne », ajoutait l’Australienne de 29 ans.
Avec l’Irlandaise Maguire et la Thaïlandaise numéro un mondial à cette même seconde place, il faut s’attendre à du mouvement et une belle lutte de la part de toutes ces joueuses, pour réaliser la meilleure journée.
Akie Iwai encore devant !
Ce n’est pas la première fois qu’une joueuse domine d’une semaine à l’autre, mais, ici, il s’agit d’une rookie et d’une joueuse dont la nation a raflé le plus de victoires depuis le début de la saison. Après son excellente première journée en 64, Akie Iwai a vécu, comme d’autres, un second tour moins prolifique et ce sont seulement deux coups qu’elle a repris au parcours. Mais ces deux coups lui ont permis de jouer encore plus bas, au classement général et de mettre à distance toutes celles qui jouait plus bas qu’elle et qui étaient susceptibles de remonter à la première place. Faut-il en déduire qu’elle est en train de cheminer vers un second succès d’affilé ? C’est conclure un peu rapidement, car il reste encore beaucoup de golf à jouer. Mais chacun sait à quoi s’en tenir avec la japonaise de 23 ans. « Aujourd’hui je me suis encore donné de bonnes chances de birdie, mais je n’ai pas réussi à les rentrer », confiait Akie Iwai. « J’ai manqué beaucoup de putt courts, c’est la raison pour laquelle hier j’ai pu rentrer plus de birdie », ajoutait-elle, tout en précisant qu’elle n’a fait que se concentrer sur son jeu, dans cette journée sans rien changer à son swing.
Il va donc être intéressant de suivre ce troisième tour, car de la performance de la Japonaise pourrait dépendre l’issue de ce tournoi, dont il n’est pas exclu que le drapeau nippon flotte encore dans le ciel du golf Américain.
Korda en retrait, Cernousek encore éliminée !
La suprématie de l’Américaine Nelly Korda serait-elle terminée ? Depuis le début de la saison, la joueuse de 27 ans qui a effectué une année exceptionnelle en 2024, ne parvient plus à occuper le devant de la scène, et ce sont des places d’honneur qu’elle obtient, le plus souvent. Korda ne gagne plus alors que la jeune génération se fait particulièrement pressante et qu’elle gagne parfois assez facilement. Sommes-nous en train d’assister à la baisse de régime que toutes les joueuses connaissent dans leur carrière. Et plus encore celles qui ont dominé le circuit comme Inbee Park, Lydia Ko et Jin Young Ko, ces dernière années ? C’est possible car les statistiques sont là pour le démontrer.
En 2016, après sa victoire au Jeux olympiques, Inbee Park, à 28 ans, mettait un coup d’arrêt à sa saison, à cause d’une blessure. Et, depuis, la championne Sud-coréenne n’a plus réussi à dominer le circuit, voyant Jin Young Ko, 22 ans, prendre l’ascendant sur le LPGA Tour. Puis, ce fut Nelly Korda qui eut son heure de gloire, alors que Lydia Ko reste l’une des rares anciennes numéro un mondial, de ces dix dernières années, a être encore très compétitive.
Atthaya Thitikul, à 22 ans, vient de remplacer l’Américaine à la première place du classement mondial, et tout ceci semble être dans l’ordre des choses en confirmant qu’à l’approche de la trentaine, une joueuse de golf est sur le pente descendante.
Bien que figurant parmi les meilleures de la discipline, Nelly Korda est 9e de ce tournoi, à –4, avec un double bogey sur le Par 3 du 3, en ayant débuté sa journée au trou n°10. Et elle ne doit son exposition médiatique qu’à sa notoriété, et un peu à sa nationalité. America first !
Toutefois, Nelly Korda n’est pas finie et ce trou d’air dont elle tente de sortir, depuis le début de la saison, pourrait très bien prendre fin dans quelques mois.
En attendant, c’est Thitikul qui joue le premier rôle et Lydia Ko comme Jin Young ko de ne plus être parmi les prétendantes à la victoire.
Quant à Adela Cernousek, pourtant de la même génération que Jeeno Thitikul, elle ne rassure pas du tout les observateurs et les fans Français. L’euphorie du premier tour du Portland Classic s’est dissipée depuis longtemps, et la voici encore empêtrée avec dans des bogey et des doubles, au point de se demander si elle n’est pas arrivée prématurément sur ce LPGA Tour où elle ne fait que se noyer.
Car elle ne serait pas la première Française à manquer d’expérience pour se mesurer à ce monstre qu’est le circuit américain. En attendant, contrairement au Japon et quoi qu’en dise le président de la Fédération Française de Golf, dans ses interviews, la filière du haut niveau ne parvient toujours pas à produire des joueuses en capacité de succéder à Céline Boutier, au même âge que des japonaises qui savent s’emparer d’un Majeur et occuper le haut d’un leaderboard, semaine après semaine.
Projetée 142e de la Race, Adela Cernousek a devant elle un mur à escalader et une décision importante à prendre : retenter les cartes au risque de se planter à nouveau, en 2026, comme s’est arrivée à Agathe Laisné l’an dernier. Effectuer une année de rédemption et de formation sur l’Epson Tour, où revenir en Europe avant de retenter l’aventure du LPGA Tour ?
Et 2026 s’annonce déjà très compliquée pour la représentation française sur le LPGA Tour, où Céline Boutier, comme Nelly Korda, est dominée par la jeune génération, tandis que Perrine Delacour est à la peine pour conserver sa carte et que Pauline Roussin-Bouchard ne brille plus autant que lorsqu’elle évoluait sur le LET. Quant à Agathe Laisné, en difficulté sur l’Epson Tour, on voit mal comment elle parviendrait à mieux franchir les Cut du LPGA Tour, l’année prochaine.
En l’absence de joueuses du niveau des sœurs Iwai ou de Mao Saigo et de Miyua Yamashita, dans les rangs du golf féminin Français, on voit comment notre pays peut se démarquer l’an prochain. Et peut-être plus loin encore.
Mais il est toujours possible de rêver à un retournement de situation.
L’Anglaise Lottie Woad a trébuché sur ce parcours, tout comme la plupart des amateurs, dont Anna Davis qui ne parvient plus à briller depuis sa disqualification à l’Augusta National Women’s Amateur, en 2023. Quant à la Chinoise Ruixin Liu, elle a déclaré forfait sans jouer cette seconde journée.
Cette première journée en Suède a bien failli sourire aux Suédoises, mais une Néo-zélandaise leur barré la route, en fin de journée. Une première, cette saison, pour cette joueuse classée 40e de l’Ordre du mérite.
Le golf est ainsi fait que chaque semaine une joueuse que l’on a peu vue dans l’année surgisse et réalise un coup d’éclat. C’est le cas de la Néo-zélandaise Momoka Kobori, âgée de 26 ans, qui vient de souffler la tête du tournoi aux Suédoises Ortengren et Pettersson, qui s’étaient placées co-leader à –3, dans l’après-midi, et qui furent rejointes par d’autres joueuses, un peu plus tard. Dont une Française.
Kobori qui s’est élancée du Tee n°1, à 14h00, a signé un premier birdie sur le Par 3 du trou n°6. Puis, au retour, elle en a enchaîné trois autres avant de concéder un bogey sur le Par 4 du trou n°14. Et sur le Par 3 du trou n°15, Kobori effaçait ce boegy par un dernier birdie.
Dans le même temps, la Suédoise Linda Wessberg, qui était partie du Tee n°10, à 14h00, signait une carte de –3 et rejoignait sa compatriote Lisa Pettersson, qui elle-même, avait égalé le score de Meja Ortengren, également Suédoise.
La Danoise Madelene Stavnar, partie du Tee n°10 à 13h48, se positionnait, elle aussi, à –3, et finalement, ce furent sept joueuses qui se retrouvèrent à –3, laissant seule en tête, la Néo-zélandaise de 26 ans. « Ce fut assez difficile avec le vent. Avant la partie je voulais juste essayer de garder une bonne attitude et être aussi patiente que possible », déclara Kobori. « Je savais que ce serait difficile sur ce parcours qui est compliqué. J’ai réussi à faire de très bons Par et lorsque les opportunités se sont présentés, j’ai su les exploiter. Ce fut une question de patience », ajoutait la Néo-zélandaise qui vient de réaliser un très coup, dans ce premier tour. Kobori qui a sur son sac Robbie Muir dont elle a vanté le travail remarquable, lui ayant permis de bien aborder cette journée.
Deux joueuses dans le groupe à –3, ont signé un eagle sur le Par 5 du 18. Il s’agit de Lisa Pettersson et de Linda Wessberg.
Nadaud, toujours dans une bonne dynamique !
A 20 ans, la Française Nastasia Nadaud est dans le bon timing pour figurer parmi les nouveaux espoirs Français sur les circuits américains de l’Epson Tour et du LPGA Tour.
La Française de 20 ans est sur une trajectoire ascendante sur ce circuit Européen, et elle enchaîne les bons résultats. En attendant qu’elle décide de franchir le pas pour tenter d’obtenir sa carte sur l’Epson Tour, ou le LPGA Tour, ce qui serait la meilleure décision qu’elle pourrait prendre, Nastasia Nadaud nous régale avec ses résultats. La voici seconde dans ce groupe à –3, après avoir trouvé trois birdie sur son retour en étant partie du Tee n°10, alors qu’elle avait débuté par un bogey sur le 14, et trouvé son premier birdie sur le Par 5 du 18.
Une fois encore, son intelligence de jeu et sa technique lui ont permis de sortir de cette première journée comme la meilleure représentante Française.
Elle devance, d’un coup, la Suédoise Ingrid Lindblad, alors que Mimi Rhodes, leader de l’Ordre du mérite, est seulement dans le Par avec six autres joueuses.
Camille Chevalier est la seconde Française la mieux classée, à +1, devançant Ariane Klotz et Agathe Sauzon à +2.
Plus bas, Emie Peronnin pointe à +3 alors que Emma Grechi est 61e à +4 et n’aura pas droit à l’erreur ce samedi.
Céline Herbin est en grande difficulté à +6, tandis que Anne-Charlotte Mora aura du mal à franchir le Cut après sa première journée en +8, tout comme Vanessa Bouvet, qui est à +9 et qui, à 26 ans, est en apprentissage sur le LET. Un circuit dont elle aura du mal à sortir, en étant passée pro bien trop tardivement.
Anne-Lise Caudal, pourtant très expérimentée, a joué +10 et Anaïs Meyssonnier est assurée de quitter ce tournoi, dès samedi soir, après une carte de +12. La native de Arles qui semble en bout de course, à 28 ans, après s’être un peu dispersée en voulant tenter le circuit américain sans avoir le bagage suffisant pour y parvenir. En manque de compétition, c’est son 3e Cut de manqué en trois départ cette saison.
Et avec les nouvelles générations qui poussent les anciennes vers la sortie, elle va devoir travailler dur et dans le bon sens, si elle veut se relancer sur le LET. Et elle n’est pas la seule dans cette situation.
Pendant ce temps, les plus douées à l’internationale monopolisent l’attention des médias en étant âgées de 15 à 19 ans, pour les amateurs, et de 20 à 23 ans, pour les pros, avec des victoires lors des grands rendez-vous. Et l’avenir de la discipline passent désormais par ces très jeunes joueuses amateurs qui, a 26 ou 28 ans, auront sans doute remporté un Majeur, comme leurs aînées.
Il s’agit du 17ème tournoi de la saison de l’Epson Tour qui se déroule, cette semaine encore, sur trois jours de compétition.
Historique
Ce tournoi est établi dans le Kansas et célèbre sa 11ème édition tout en ayant été créé 2014. La crise sanitaire de 2020 ayant eu pour effet d’annuler le tournoi, cette même année.
Parmi les vainqueurs on retrouve le nom de Lilia Vu, de Gabriella Then et de Gabriela Ruffels. Elles ont toutes les trois accédé au LPGA Tour, et Vu et Ruffels en sont devenues des joueuses vedettes.
Néanmoins, la canadienne Anne-Catherine Tanguay, vainqueur en 2017, et Vicky Hurst, lauréate en 2015, ont elles aussi obtenu un droit de jeu sur le plus haut niveau mondial féminin, tout comme Dana Fall, qui est la seule joueuse à avoir remporté ce tournoi qui s’est déroulé sur quatre jours de compétition.
Entre 2014 et 2018, l’épreuve s’est déroulée au mois de septembre. Puis, la date fut programmée en août, en 2020, mais l’épreuve n’a jamais eu lieu, à cause de la crise sanitaire. Et en 2021, c’est au tout début du mois de Mai que ce tournoi fut inscrit au calendrier. Mais cette année, la date a, à nouveau, été reculée.
Enfin, ce tournoi a toujours été accueilli sur le tracé du Buffalo Dunes Golf Club, à Garden City, au Kansas.
Dénommé Garden City Charity Classic en 2023, il a changé de nom en 2024, en raison d’un nouveau sponsor.
A noter qu’en 2023, l’Australienne Gabriela Ruffels a établi un nouveau record du parcours, qui était détenu, depuis 2022, par la Thaïlandaise Mind Muangkhumsakul.
Enfin, ce tournoi marque l’ultime course aux cartes pour la saison 2026 du LPGA Tour et chaque bon résultat obtenu par les joueuses les mieux classées à la Race, aura une incidence importante.
Le parcours
Dixième édition de ce tournoi sur ce parcours qui fut créé en 1976 par l’architecte Franck Hummel, puis rénové à partir de 2020 par Zach Varty et Todd Clark. Un programme de rénovation sur 6 années. Si ce tracé est arboré, il est peu boisé. Les fairway ne sont pas très larges et beaucoup sont en forme dog leg. Peu de bunker défendent les green, ce qui est aussi une des particularité de ce tracé. Enfin, il y a trois pièces d’eau, toutes en jeu. Cependant, c’est la précision qui sera la clé de la réussite cette semaine, tant sur les fairway que sur les approches de green, qui comportent quelques zones piégeuses. A noter, enfin, que ce parcours est municipal, avec des green fee très accessibles.
Ce parcours a été classé 8ème des golfs municipaux du Kansas par Golf Magazine USA.
Subtilité de cette édition, le parcours est inversé par rapport à l’année dernière. L’aller est donc le retour de 2024. Et le parcours de cette année est également un peu plus long.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, elles sont 144 dans le champ, pour trois jours de tournoi, et un Cut après deux tours qui conservera les 60 meilleures, et ex æquo.
Trois joueuses du Top 15 de la Race sont absentes. Il s’agit de Gina Kim, de Briana Chacon et de Carlat Tejedo Mulet. Ce qui peut permettre à la Japonaise Erika Hara d’aller chercher la seconde place de la Race, si toutefois elle parvient à rester sur sa lancée de la semaine passée.
Du côté Français, Emma Broze est de retour aux côtés d’Agathe Laisné qui s’accroche et qui va tenter de franchir un troisième Cut d’affilé.
Les invitations sponsors
Hannah Arnold – USA
Alexis Phadungmartvorakul – USA
Madison Pool – USA
Qualifiées Annika WAPT
Hailey Jones – USA
Nannette Hill – USA
Jien Li – Chine
Les vainqueurs
2024 : Kathleen Scavo (-12)
2023 : Gabriela Ruffels (-19)
2022 : Gabriella Then (-12)
2021 : Lilia Vu (-8)
2019 : Alejandra Llaneza (-10)
2018 : Allyssa Ferrel (-16)
2017 : Anne-Tanguay (-5)
2016 : Dana Fall (-11)
2015 : Vicky Hurst (-8)
2014 : Min Lee (-6)
Les records du parcours
-16 après trois tours pour Allyssa Ferrel en 2018
62 pour Gabriela Ruffels en 2023 (1er tour) et Isabella Fierro (3e tour)
Primes et dotation
La dotation a évolué depuis la première édition en 2014, qui était doté à hauteur de 100 000 dollars pour 15 000 euros au vainqueur.
Après une augmentation de 50 000 dollars de dotation en 2017, ce tournoi a franchi le cap des 200 000 dollars pour une prime, au vainqueur de 30 000 dollars, en 2022.
Et en 2024, ce fut une nouvelle évolution de la dotation qui grimpa à 237 000 dollars pour une prime au vainqueur de 36 625 dollars.
Mais cette année, c’est un retour en arrière à 200 000 dollars de dotation pour une prime au vainqueur de 30 000 dollars.
Diffusion TV
Les tournois de l’Epson Tour ne comporte aucune production télévisuelle.
Les joueuses de plus de 45 ans sont réunies en Californie, pour disputer leur US Women’s Open et comme à la bonne époque, c’est la Suédoise ancienne numéro un mondial qui a pris la tête de ce groupe de 120 joueuses, dont la majorité a marqué l’histoire du golf féminin mondial.
Déjà vainqueur de ce tournoi en 2021, la championne Annika Sorenstam a pris la main dans cette premier journée, devant les Américaine Moira Dunn-Bohls, Barb Moxness et l’amateur Lara Tennant, avec un score de –3 contre –2 pour ce groupe de trois joueuses.
L’ancienne numéro un mondial, qui inaugura le classement mondial féminin au mois de février 2006, a rapidement marqué cette journée de son empreinte, en trouvant deux birdie sur les deux premiers trous. Sur le Par 4 du 9, Sorenstam signait un troisième birdie, et au retour, un bogey sur le Par 5 du trou n°14 et un birdie sur celui du 16 l’empêchaient de s’échapper un plus au classement. Le magnifique parcours de Chula Vista qui semble parfaitement convenir à la Suédoise qui reste toujours, à plus de 50 ans, une golfeuse hors pair. « Je suis très satisfaite de ce premier tour. Je me suis sentie plutôt solide avec mon golf, du départ jusqu’au green. Je pense avoir réussi de bons coups d’approche à droite du drapeau. Ce qui est très utile sur ce parcours. Et je remercie mon caddie pour ses conseils », déclara Sorenstam, qui a joué avec Laura Diaz et Catrin Nilsmark, deux joueuses qu’elle connaît bien et qui sont des figures du circuit mondial féminin.
La Suédoise qui a touché 9 fairway sur 14 et 14 green, pour une moyenne au putting de 1,71, ce qui est parfaitement honorable.
Derrière elle, se trouve un challenger de taille en la personne de Moira Dunn-Bohls, qui est en train de donner un second souffle à sa carrière sur ce circuit des légendes du LPGA Tour. Lors de la première épreuve de l’année, dans le désert de l’Utah, elle avait terminé seconde derrière Cristie Kerr, avec un deux coups de retard, soit –4. Lors du Greater Toledo Classic, en compagnie des joueuses de l’Epson Tour, Dunn-Bohls signait encore un Top 5, avec en se plaçant seule 5e à –5, derrière Juli Inkster et Karrie à la 3e place. Alors que Angela Stanford s’imposait devant Laura Diaz.
L’Américaine de 54 ans en a donc sous le pied et malgré deux bogey, un à l’aller et l’autre au retour, elle a su trouver deux birdie de chaque côté du parcours, pour rester au contact. Faute d’interview disponible, nous en saurons pas plus de sa journée, mais il ne fait aucun doute qu’il va falloir compter sur elle.
D’autant qu’elle a touché 10 fairway sur 14 et 13 green, pour une moyenne au putting de 1,77. Des statistiques assez proches de celle de Sorenstam.
La performance est également du côté de Barb Moxness, qui fut rookie sur le LPGA Tour en 1978, et dont le parcours professionnel reste, hélas pour elle, vierge de victoire. Et à 70 ans passés, Moxness conserve la flamme des premiers jours et se dit satisfaite de ce premier tour : « j’ai réalisé un bon birdie sur le trou n°6. C’est un bon Par 3 et j’ai très bien tapé ma balle. J’ai eu un putt d’environ 2,50 mètres et je l’ai rentré », confia l’Américaine. « Les green sont supers. Ils sont rapides et bien lisibles. C’est agréable », ajoutait Bab Moxness qui prouve que l’on peut rester compétitif, au golf, en avançant dans la vie. Et ses statistiques sont plutôt intéressantes avec 11 fairway touchés pour 14 green et la même moyenne de putting que Sorenstam, mais avec trois putt de plus, soit 30 contre 27 à la Suédoise.
Joueuse amateur classée 209e mondial, l’Américaine Lara Tannent a remporté, cette année, l’Oregon Senior Women’s Open amateur, tout en étant trois fois vainqueur de l’US Senior Women’s Open amateur. A 58 ans, Tannent n’a toujours pas l’ambition de jouer chez les professionnelles : « je sais ce que ce style de vie représente. Et ce n’est pas ce que je veux. Je sais que je préfère rester amateur » avait déclara l’Américaine en 2024, à un média américain. Malgré tout, elle possède un niveau de golf lui permettant de rivaliser avec ces pros qui ont fait carrière sur le LPGA Tour, et elle peut être fière de se retrouver à un coup derrière l’immense joueuse qu’est Annika Sorenstam. Sa carte, elle l’a surtout construite au retour, après deux bogey à l’aller. Et les quatre birdie du retour témoignent d’un jeu solide, autant que son mental. En revanche, elle a manqué beaucoup de fairway et de green, ce qui est là un point d’amélioration pour ses deux prochaines journées. « Ce fut une journée solide, bien qu’évidemment j’ai un peu perdu le fil de mon score. Car au début j’ai concédé deux bogey pour me retrouver avec deux coups au-dessus du Par. Mais au retour, j’ai commencé par un chip-in au trou n°11, puis j’ai réussi quelques bons putt. Et finalement je n’avais aucune idée que j’étais sous le Par », expliqua cette mère de famille avec quatre enfants.
De la même génération qu’elle, Trish Johnson reste compétitive, au même titre que Sorenstam et quelques autres championnes du circuit féminin. Ayant principalement évolué sur le Ladies European Tour, l’Anglaise de 59 ans est à –1, avec la Canadienne Corina Kelepouris. Johnson qui compte parmi les vainqueurs de cette épreuve et qui semble prête à décrocher un second titre.
Derrière, un groupe dans le Par s’est constitué avec l’Italienne Silvia Cavalieri, Liselotte Neumann, Karrie Webb, Mari McBride et Michelle Redman. Des noms qui nous font voyager quelques années en arrière et nous rappellent de grands moments de golf, sur le LPGA Tour.
D’autres stars du circuit mondial sont un peu plus loin comme Juli Inkster (+2), Jill McGill (+2), vainqueur en 2022, Charlotta Sorenstam (+2), Vicki Goetze-Ackerman (+), Pat Hurst (+3) ou encore Catriona Matthew à +4.
Et trois Françaises sont également dans le champ !
Le come back de Nocera !
La Française de 50 ans, qui a fut deux fois capitaine de la Junior Solheim Cup, avec une victoire à son actif, reprend du service et se retrouve, depuis bien longtemps, dans un champ de joueuses internationales, sur le sol américain. Des trois Françaises engagées dans ce tournoi, Gwladys Pucet Nocera fait jeu égal avec des joueuses comme Hollis Stacy ou Pat Hurst, à la 35e place à +3. Mais probablement en manque de jeu à haut niveau, la Française a concédé quatre bogey après un birdie au trou n°2. Et elle n’a touché que 6 fairway pour 12 green. ET sa moyenne de putt, calculée sur 32 putt, et de 1,92. Preuve qu’il n’est pas simple de revenir à la compétition de haut niveau, après l’avoir abandonnée quelques années auparavant.
Patricia Meunier-Lebouc, première Française victorieuse en Majeur sur le LPGA Tour, est 43e à +4, avec trois bogey, un birdie et un double bogey en fin de journée, tandis que Patricia Beliard, a enchaîné les bogey durant six trous, à l’aller, avant de trouver son unique birdie. Et elle clôture sa journée par deux autres bogey. Si elle touche 13 fairway, ce sont les green qu’elle a majoritairement manqué, en n’en prenant que 8 en régulation. Et sa moyenne de putt et de 2, pour 32 putt. Elle aussi a une marge importante de progression devant elle, notamment en allant chercher plus de green.
A noter que Dame Laura Davies participe également à cette épreuve et qu’elle 92e à +9.
La Japonaise Akie Iwai ne désarme pas, après sa première victoire acquise dimanche dernier.
Cette première journée a mis en évidence la difficulté à jouer sous le Par pour une majorité de joueuses. Cependant, certaines y sont parvenus et c’est la Japonaise, rookie et vainqueur de la semaine dernière qui a fixé la référence, devant un groupe comprenant un jeune espoir amateur de 15 ans !
Cet Omnium Canadien est lancé, et bien lancé, avec deux fait majeurs. Le premier, c’est la prise de pouvoir de la Japonaise Akie Iwai, qui ne faiblit pas après sa première victoire, la semaine passée, et qui prouve que quelque soit le parcours, bien qu’elle ne possède aucun repère sur le LPGA Tour, est capable de jouer parmi les meilleures. Iwai qui s’est élancée du Tee n°10, à 13h53, en compagnie de Minami Katsu (Par) et de Wei-Ling Hsu (+2), et qui a tout de suite trouvé deux birdie, avant d’aligner une suite de six Par, pour reprendre un birdie au 18 et sortir de son aller en 33. A –3, la Japonaise était déjà parmi celles qui avaient le mieux négocié ce parcours qui est bien plus technique qu’il n’en à l’air.
Mais elle n’allait pas s’arrêter là, alors qu’un score de référence de –5 avait déjà été fixé par trois joueuses, dont une de 15 ans.
Iwai passa à –4 sur el Par 4 du trou n°4, et se positionna co-leader à –5, après un autre birdie sur le Par 3 du trou n°6. C’est sur le 8 et le 9 qu’elle allait chercher les deux coups supplémentaires nécessaires à asseoir sa domination, dans cette journée. « Aujourd’hui j’ai été capable de bien me concentrer et mon swing était dans le bon tempo », déclara la Japonaise, vainqueur dimanche dernier, dans l’Oregon. « J’ai gagné la semaine dernière, mais c’est déjà du passé. C’est pour ça que j’ai changé mon état d’esprit et que je me suis dit : contre-toi bien cette semaine », confia la sœur de Chisato, qui semble faire preuve d’une solide hygiène mentale.
Et les fans Japonais d’être encore à la fête avec cette joueuse qui est en pleine ascension. Et ils ne sont pas les seuls à s’enthousiasmer.
Aphrodite child où le talent d’une adolescente au milieu des pros
Elle est l’une des amateurs que tout le monde attendait de voir évoluer dans ce premier tour, avec Anna Davis et Kiara Romero. Classée 2e chez les Junior de l’AJGA et 22e amateur mondial, la Canadienne Aphrodite Deng n’a que 15 ans et elle est déjà capable de dicter sa loi aux meilleures professionnelles du circuit féminin mondial. Auréolée de trois victoires cette saison, dont l’épreuve Junior du Mizuho Americas Open et l’US Girl’s Junior Championship, mi-juillet, cette jeune joueuse est une des plus surveillées du moment, car elle préfigure l’avenir de la discipline. Et elle n’est pas sans rappeler une certaine Lydia Ko, qui s’imposa dans ce même Open Canadien, à 15 ans, puis l’année suivante, à 16 ans. Et quelques mois plus tard elle devenait professionnel sur le LPGA Tour.
Si la Canadienne Deng ne détrônera jamais Lydia Ko en tant que plus jeune amateur vainqueur de ce tournoi, puisque né en Février, elle pourrait lui succéder en tant que seconde plus jeune amateur. Car Aphrodite Deng a vient de signer une performance en jouant –5 dans cette première journée, et elle fut même brièvement la seule en tête, devant des joueuses comme Megan Khang et Gaby Lopez. Partie du Tee n°1 à 07h33, en compagnie de l’Italienne Benedetta Moresco (-1) et de l’Américaine Gurleen Kaur (+3), qui n’a pas autant de facilité que la semaine passée, Deng a fait aussi bien que Akie Iwai, en signant ses deux premiers birdie sur les deux premiers trous. Deux autres suivirent, dont un sur le Par 5 du trou n°5, lui permettant d’être rapidement en haut du leaderboard, à –4. Au retour, elle eut plus de mal à tenir ce rythme, et ce fut d’abord une suite de cinq Par, avant de concéder son seul bogey du jour. Un trois putt sur le green du 15. Ce trou dont le départ se fait de l’autre côté de la rivière. Puis, comme Iwai, elle terminait avec deux birdie sur les deux derniers trous. « Aujourd’hui, mon putting fut très bon et mon petit jeu également », confia la Canadienne de 15 ans. « Mais ma frappe de balle est également excellente », ajoutait celle qui joua avec Nelly Korda, l’une de ses joueuses préférées sur le Tour, lors du Mizuho Americas Open. « Ce fut vraiment très coll. Quand j’ai joué avec Nelly il y avait beaucoup de monde pour nous suivre. Ce fut une expérience très agréable », expliqua l’adolescente. Il reste, à présent, de voir comment elle va aborder ses trois autres journées, avec ces joueuses pros qui ont l’habitude de faire évoluer leur jeu journée après journée. Mais d’ores et déjà, Aphrodite a infusé son filtre d’amour et elle commence à nous rendre dingue de son talent !
Un beau Top 10
Outre Akie Iwai et la jeune Canadienne, ce Top 10 regorge de joueuses expérimentées qui ont toutes le potentiel pour animer le reste de ce tournoi. Et il est heureux de voir la Mexicaine Gaby Lopez, elle qui est passée à côté de ce tournoi inaugural à domicile, et qui a maqué cinq Cut, dont en Majeur, tout en réalisant une 9e place à l’Evian Championship. Classée 45e de la Race, la Mexicaine de 31 ans aux trois victoires, court après un quatrième succès, dont elle a les moyens de l’obtenir. Et cette seconde place à –5, malgré deux bogey, est encorageante. D’autant qu’en partant du Tee n°10, elle a réalisé un retour en –5 qui a fait toute la différence. « J’ai le sentiment d’avoir transféré les sensations de mon swing de la semaine dernière, à ce parcours. J’ai débuté cette journée un peu rouillée avec un départ qui n’était pas impeccable. Mais sur les neuf derniers trous j’ai eu l’impression de faire de très bons swing, assez engagés, et j’ai fini par frapper très près des mats. Donc j’ai réussi quelques birdie à environ 60 ou 90 centimètres du trou », expliqua Gaby Lopez.
L’Américaine Megan Khang, valeur sûre de la Solheim Cup, s’est élancée du Tee n°1, à 07h55 avec Maja Stark (+1) et Rio Takeda (-1). Elle lançait sa journée par un birdie au premier trou, mais elle concédait son unique bogey sur le green du Par 3 du trou n°3. Elle reprenait l’avantage sur le Par 5 du trou n°5, et c’est au retour qu’elle réalisa les quatre birdie qui allaient la placer co-leader à –5.
La nouvelle numéro un mondial est également présente à –5. Thitikul qui signe, elle aussi, une carte comportant un bogey, et un premier birdie sur son premier trou. Partie du Tee n°10, elle évolua dans les groupes de l’après-midi, à 13h09, démontrant qu’il n’y a pas d’heure idéale pour trouver du birdie sur ce parcours. Elle partagea sa journée avec Lottie Woad, qui joua +4, et la star locale Brooke M.Henderson, qui pointe à la 38e position dans le Par.
Seule à –4, la Sud-coréenne Soo Bin Joo devance in groupe de cinq joueuses à –3, où se trouve Mao Saigo, la rookie Jenny Bae, Ariya Jutanugarn et la Sud-coréenne JeongEun Lee5, qui a perdu pieds la semaine dernière, après avoir brillamment pris la tête du tournoi, au second tour.
Nelly Korda est 13e à –2 avec les Japonaises Hataoka et Yoshida, ainsi que l’Américaine Rose Zhang et l’Australienne Minjee Lee.
Un Cut pour Cernousek ?
Seule Française engagée dans ce tournoi, Adela Cernousek, rookie cette année, est peut-être en train de faire démarrer sa saison sur le peu de tournois qui restent à jouer, avant la tournée asiatique. Après son coup d’éclat de la semaine passée, la voici bien placée pour tenter de franchir un second Cut. Certes, elle est loin d’avoir écrasée le parcours comme elle l’a fait dans l’Oregon, lors du premier tour, mais cette journée dans le Par lui offre déjà l’avantage d’avoir un coup d’avance sur le Cut provisoire. Il faut, à présent, qu’elle ne se relâche pas dans cette nouvelle journée, où l’on s’attend à voir des joueuses expérimentées comme Kupcho, Henderson, Pano, Duncan, Corpuz, Lucy Li et bien d’autres encore, inverser la vapeur et jouer un peu plus sous le Par.
Ce qui pourrait être le cas de la tenante du titre, Lauren Coughlin, enfoncée à la 109e place à +3 et qui s’élancera à 13h42 du Tee n°10.
Quant aux amateurs Anna Davis et Kiara Romero, ce parcours leur a posé quelques problèmes, au point que Davis est à +5 avec Lexi Thompson, et que Romero est un peu mieux placée à +2, avec Kyriacou et Sagstrom.
Il s’agit d’un tournoi inaugural qui se déroule en Suède.
Le champ de joueuses
Elles sont 132 au départ, pour trois jours de compétition et un Cut qui conservera les 60 meilleures, et ex æquo.
Parmi les têtes d’affiche on trouve Ingrid Lindblad, Mimi Rhodes, Sara Kouskova, Darcey Harry, Alice Hewson, Nastasia Nadaud, Céline Herbin, Klara Davidson Spilkova, Danielle Du Toit, Sarah Kemp, Marianne Skarpnord, Meghan MacLaren ou encore Luna Sobron Galmes, Chiara Noja et Pia Babnik.
Pour la France, Agathe Sauzon, Anaïs Meyssonnier, Anne-Lise Caudal, Emie Peronnin, Anne-Charlotte Mora, Camille Chevalier, Emma Grechi, Vanessa Bouvet, Ariane Klotz et Agathe Sauzon sont également dans le champ.
Neuf Suédoises ont reçu une invitation dont quatre amateurs.
Le Parcours
Le Hills Golf and Sports Club est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Göteborg, et a été dessiné par l’architecte Arthur Hills. Il a ouvert ses portes en 2004 et propose un tracé 18 trous au milieu d’une zone boisée. Il se caractérise par un Par 71, comportant des dénivelés, des green avec des plateaux ou des ondulations, et des fairway typés links. Les rough ne sont pas très hauts, mais l’herbe y pousse généreusement pouvant piéger la balle. La précision est le maître mot pour jouer ce parcours, dont les green ne sont pas spécialement grands. Certains fairway sont généreusement protégés par des bunkers, alors que sur les Par, la taille des green implique de viser juste.
Enfin, ce tracé développe 5546 mètres ce qui n’est pas un parcours très longs, mais les dénivelés rende la marche sportive. L’aller se joue en 34 avec un seul Par 5, si bien que la progression doit se faire à l’aller qui comporte trois Par 5 alors que le retour possède trois Par 3. Lors du second tour, toutes celles qui partiront du 10, devraient tirer avantage de cette situation, en ayant le temps de trouver du rythme à l’aller.
Dotation et prime
Ce tournoi reçoit une dotation de 300 000 euros pour une prime au vainqueur qui sera connue ce week-end.
Diffusion TV
Ce tournoi ne bénéficie pas d’une production télévisuelle.
Cette épreuve est née en 1973 et fut longtemps un tournoi majeur du LPGA Tour. La genèse de cette épreuve s’inscrit dans la droite ligne de l’évolution du golf féminin, suite à la création du flamboyant Dinah Shore Winner Circle, servant de support promotionnel à la société Colgate.
Au début des années 70, le golf féminin a besoin de tournois et les féminines en réclament. Golf Canada, l’association qui gère le golf au Canada depuis 1895, propose d’installer dans le calendrier une épreuve ouverte aux femmes. La canadienne Jocelyne Bourassa s’impose devant Judy Rankin, lors de la première édition. Puis les Américaines vont dominer l’épreuve.
En 1978, il est décidé que le tournoi devienne une épreuve Majeur du LPGA Tour. Au bénéfice d’un changement de sponsor titre, l’omnium canadien va connaître sa première édition, en tant que tournoi du grand chelem, en 1979. C’est l’entreprise Imperial Tobacco qui va saisir l’opportunité en promouvant l’une de ses marques de cigarettes. Ainsi né le Majeur Peter Jackson Classic jusqu’en 1983 avant de prendre le nom de Du Maurier Classic, appellation plus connue de la plupart des amateurs de golf pour désigner l’Omnium Canadien.
Si Judy Rankin prit sa revanche en 1977, c’est l’Américaine Amy Alcott qui fut la première vainqueur de ce tournoi majeur. Juli Inkster remportant, quant à elle, la première édition de la Du Maurier Classic. L’entrée dans le nouveau millénaire marque la fin de l’appellation Majeur pour la classique canadienne qui redevient une épreuve traditionnelle du circuit féminin en 2001. Pour autant l’histoire de cette épreuve n’en sera pas émoussée, bien au contraire. Si deux n°1 mondial vont s’imposer, Annika Sorenstam en 2001 et Lorena Ochoa en 2007, la jeune néo-zélandaise Lydia Ko va laisser une empreinte forte, en remportant ce tournoi, par deux fois, en tant que joueuse amateur, avant de gagner une nouvelle fois, en 2015, avec son statut de professionnelle. Elle est la seule amateure à s’être imposée, y compris deux années de suite.
En 2014, la compagnie ferroviaire canadienne, Canadian Pacific, devient le partenaire principal jusqu’à à ce jour. Au niveau des parcours, l’épreuve fut accueillie par de nombreux clubs tout au long de son histoire. C’est le Saint-George’s Golf and Country Club qui accueillit l’épreuve à cinq reprises. Viennent ensuite le Vancouver Golf Club et le Beaconsfield Golf Club à quatre reprises et à trois reprises, les parcours du London Hunt Club, le Priddis Greens Golf et le Royal Mayfair Golf Club.
En 2018, sur le parcours du Wascana Country Club, Brooke M.Henderson succèdait à Jocelyne Bourassa, en devenant le seconde Canadienne à remporter l’épreuve. Quarante ans se sont écoulés entre ces deux victoires. Après deux années difficiles, en raison de la crise sanitaire, qui a vu l’annulation de l’épreuve, ce fut un retour, en 2022, sur le parcours de l’Ottawa Hunt and Golf Club, où Sung Hyun Park s’imposa, en 2017.
L’édition, celle du 50e anniversaire, fut accueillie à Calgary, sur un nouveau parcours. Et cette année, c’est encore un changement de tracé qui ramène ce tournoi dans l’Ontario, région natale de Brooke M.Henderson.
Les différentes appellations
1973 : La Canadienne
1974 – 1983 : Classique Peter Jackson Classic
1984 – 1987 : Classique du Maurier Classic
1988 – 2000 : du Maurier Ltd Classic
2001 – 2002 : Bank of Montréal Canadian Women’s Open
2003 – 2005 : BMO Financial Group Canadian Women’s Open
2006 – 2013 : CN Canadian Women’s Open
2014 – 2017 : Canadian Pacific Women’s Open
2018 – 2022 : CP Women’s Open
Depuis 2023 : CPKC Women’s Open
Le parcours
Bienvenue au bord du lac Ontario, entre les villes de Brampton et Oakville, presque à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. Le parcours est celui du Mississaugua Golf et Country club, qui est saigné par la rivière Credit qui alimente le lac Ontario. C’est en 1906 que ce golf club fut créé et son parcours est l’œuvre George Cumming, né en 1879 en Ecosse, et mort en 1950 au Canada, qui ne doit pas être confondu avec l’architecte homonyme, spécialisé dans le bâtiment.
Cumming fut joueur de golf professionnel et club maker, et il enseigna au Toronto Golf Club dont il était la propriétaire. Mais c’est à tort qu’on lui attribue la construction du parcours du Mississaugua Golg et CC, puisque le tracé originel est l’œuvre du Canadien Percy Barrett, un golfeur Canadien né le 1e janvier 1881 et mort prématurément le 20 janvier 1927, dans la misère. Barrett est connu pour avoir reçu l’enseignement de Harry Vardon et avoir remporté trois fois le Canadian Open en 1907, et deux fois le Canadian PGA Champioship (1923 et 1925).
George Cumming rénova donc le tracé d’origine, qui fut ensuite rénové en 2007 et 2008, puis en 2017, par Stanley Thompson et Doug Carrick. Ce sont principalement les green et les bunker qui furent concernés.
Ce parcours est conçu comme les premiers parcours britanniques, en longueur, avec un aller et un retour au sens propre. Bien que les neuf premiers trous se situent d’un côté et les neuf autres de l’autre. Les trous les plus éloignés étant le 6 et le 14.
L’eau est présente sur une bonne partie du tracé, et la rivière longe le fairway du 9, et le Par 3 du 10 est spectaculaire, puisqu’il faut jouer au-dessus de la rivière. Une pièce d’eau est également présente entre les trous 13 et 14. Et là encore, l’attaque du fairway du 13 se fait par-dessus la rivière. Tout en sachant que ce trou comporte une originalité, dans la mesure où il est jouable en Par 5, ou en Par 4, sans jouer par-dessus la rivière, grâce à un green au bout de la première partie du fairway, qui bifurque à droite. Un autre départ promet d’être spectaculaire. C’est celui du 15 où la mise en jeu se fait, là encore, par-dessus la rivière avec un fairway à 55 mètres après la berge.
Les bunkers, au nombre de 70, constituent la principale défense des green, dont la surface moyenne est modérée, et équivalente à celle du Seaview qui accueille le ShopRite LPGA Classic.
Le parcours est composé d’un mélange de Poa annua et de Bentgrass, du Tee au green, et les rough sont semés en Kentucky bluegrass.
Ce tracé développe 6090 mètres en Par 71.
Consultez l’article de l’USGA à propos de sa technique de drainage des fairway et des green => ICI
Le champ de joueuses
Elles sont 156 au départ, pour quatre jours de compétition et un Cut qui conservera les 65e meilleures et ex æquo, après le second tour.
Parmi les têtes d’affiche se trouvent huit vainqueurs de ce tournoi que sont Lauren Coughlin, la tenante du titre, Megan Khang, Paula Reto, Jin Young Ko, Brooke M.Henderson, Sung Hyun Park, Ariya Jutanugarn et Lydia Ko, triple vainqueur dont deux fois comme amateur.
Egalement, 19 des 22 vainqueurs de la saison sont présentes comme Carlota Ciganda, les sœurs Iwai, Grace Kim, Madelene Sagstrom, Mao Saigo, Maja Stark ou encore la paire Sud-coréenne qui remporta la Dow Championship, à savoir So Mi Lee et Jin Hee Im.
Mais aussi l’Anglaise Lottie Woad, qui va prendre son second départ sur le LPGA Tour en tant que professionnel vainqueur sur ce même circuit. Nelly Korda fait son retour au Canada, après avoir fait l’impasse sur le Portland Classic, de même Jeeno Thitikul. Lilia Vu, Sei Young Kim, Yuka Saso, Patty Tavatanakit, Hye-Jin Choi, Hannah Green, Hae Ran Ryu ou Linn Grant sont quelques-uns de ces joueuses du Top 80 à participer à cette épreuve emblématique du LPGA Tour.
De nombreuses joueuses Canadiennes sont invitées, et parmi elles quelques amateurs dont Aphrodite Deng, qui a remporté l’épreuve Junior du Mizuho Americas Open, au mois de mai.
L’amateur Kiara Romero, grâce à son Top 10 de dimanche dernier, entre dans le champ, alors qu’il n’y a qu’une Française au départ, comme l’an dernier, et il s’agit d’Adela Cernousek.
Les invitées sponsors
Soomin Oh – Corée du sud
Clara Ding (a) – Canada
Shauna Liu (a) – Canada
Tillie Claggett (a) – Canada
Katie Cranston (a) – Canada
Yurang Li (a) – USA
Michelle Xing (a) – Canada
Carla Bernat Escuder – Espagne
Anna Huang – Canada
Anna Davis (a) – USA
Lauren Kim (a) – Canada
Aphrodite Deng (a) – Canada
Vanessa Borovilos (a) – Canada
Monet Chun – Canada
Alena Sharp – Canada
Maude-Aimée Leblanc – Canada
Comme l’an dernier, Anna Davis a reçu une invitation, tout comme Vanessa Borovilos.
Les qualifiées du lundi
Maria Fassi – Mexique
Ruihan Wang (a) – Canada
Celina Yeo (a) – USA
Joline Truong (a) – Canada
Le premier vainqueur
Jocelyne Bourassa (Can) : 1973
3 victoires
Pat Bradley (USA) : 1980 – 1985 – 1986
Meg Mallon (USA) : 2000 – 2002 – 2004
Lydia Ko (NZL) : 2012 (a), 2013 (a), 2015
2 victoires
JoAnne Carter (USA) : 1975 – 1978
Brandle Burton (USA) : 1993 – 1998
Les 10 derniers vainqueurs
Sponsor et dotation
Comme nous l’avons vu plus haut, plusieurs partenaires se sont succédé pour soutenir cette épreuve et notamment le cigarettier Imperial Tobacco et les fameuses Du Maurier. Depuis 2006, c’est la compagnie ferroviaire canadienne Pacific, qui est un réseau transcontinental entre le Canada et les Etats-Unis, qui parraine l’épreuve. Cette compagnie compte des liaisons directes entre les deux pays et comporte huit gares importantes dont celles de Vancouver et Montréal. Comme toujours, l’arrivée d’un nouveau partenaire permet d’augmenter la prime de tournoi. Paradoxalement, c’est au moment où l’épreuve ne compte plus en tant que Majeur que la prime va sensiblement augmenter passant de 1 300 000 dollars US à 1 700 000 dollars US pour le premier tournoi parrainé par Canadian Pacific. En 2009, la prime fut même portée jusqu’à 2 750 000 dollars US. A partir de 2014, la prime va être plafonnée à 2 250 000 dollars US avec une prime au vainqueur de 337 500 dollars. Mais après deux années d’absence, et des dotations qui ne cessent d’augmenter sur le LPGA Tour, le CP Women’s Open a augmenté sa dotation pour passer à 2,35 millions de dollars avec une prime de 352 500 dollars, au vainqueur, en 2022. En 2023, une légère hausse est à nouveau enregistrée avec une dotation de 2,5 millions de dollars. Quant au sponsor, il reste le même mais se nomme Canadian Pacific Kansas City, soit PCKC, depuis l’an dernier.
En 2024, pour le 50e anniversaire de l’épreuve, la dotation grimpa à nouveau, atteignant la somme de 2,6 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 390 000 dollars.
Cette année marque une nouvelle évolution avec une dotation de 2,75 millions de dollars pou une prime au vainqueur de 412 500 dollars.
Ce fut un dimanche Japonais, sur les circuits américains féminins, avec la victoire de Erika Hara, qui devrait évoluer sur le LPGA Tour, en 2026, avec les soeurs Iwai et quelques autres Japonaises qui brillent au plus haut niveau mondial.
Ce fut un dimanche nippon dans l’Oregon, car après la victoire de la Japonaise Akie Iwai, ce fut au tour de sa compatriote Erika Hara de s’imposer sur l’Epson Tour. Et le visage de la Race for the Card d’avoir encore évolué !
Cette année 2025, chez les féminines, est marquée par la présence au plus haut niveau, des joueuses Japonaises.
Alors que la Sud-coréenne Minji Kang semblait dominer son sujet, voici que dans cette troisième et dernière journée qu’elle a eu du mal à trouver le chemin du birdie. Sur les neuf premiers trous, Kang enchaîna les Par, laissant passer devant elle des joueuses comme Amari Avery, Sabrina Iqbal, Samantha Wagner ou encore Yana Wilson, dont le premier tour fut, manifestement, un accident de parcours.
Bloquée à –11, Kang se retrouvait à la 9e place alors que les Américaines Avery et Iqbal tenaient la tête du classement à –13. L’écart de coups n’était pas important, encore fallait-il pouvoir le combler. Ce n’est qu’à partir du trou n°10 que Kang commença à réagir avec un premier birdie. Deux autres allaient suivre, sur le Par 5 du 13 et le Par 4 du 17, mais ce fut insuffisant pour empêcher la Japonaise Erika Hara de s’emparer seule de la tête. Et la Sud-coréenne concéda même un bogey au 18, mettant fin à ses efforts.
De son côté, Erika Hara, après un birdie sur le Par 5 du 3, un bogey sur le Par 3 du 4 et un nouveau birdie sur le Par 5 du trou n°5, débuta sa folle progression vers le sommet du classement, en enchaînant trois birdie, du 7 au 9, pour se placer à –14.
Rien n’arrêta, ensuite, la progression de la Japonaise de 26 ans, rookie cette année, puisqu’elle assomma un peu plus la concurrence en trouvant deux birdie à la suite, dès le début du retour. Parvenue à –16, Hara progressait à –17, sur le Par 5 du 13, et elle allait terminer sa journée par deux birdie (16 et 17), et un bogey au 18, afin de s’emparer de son premier trophée sur l’Epson Tour.
« Je rêvais de remporter le premier tournoi de l’année, et je suis très heureuse d’en avoir gagné un », confia la compatriote de Akie Iwai, qui célébrait sa première victoire à quelques kilomètres de là. « J’ai pu m’entraîner dur en dehors du parcours. J’ai aussi pu jouer en confiance et cette année mes coups étaient vraiment bons. Donc je pense pouvoir obtenir un score stable », ajoutait Hara qui rit un peu plus tellement cette victoire tombe au bon moment. Car la voici 3e de la Race, délogeant Briana Chacon qui a manqué le Cut dans ce tournoi, et qui savait que sa position était menacée. Hara qui devrait être confirmée rapidement comme la 4e joueuse de qualifiée pour le LPGA Tour.
La performance de Iqbal et Wilson
Deux autres joueuses tirent les marrons du feu, au terme de cette épreuve. Il s’agit de l’Américaine Sabrina Iqbal, qui personne n’a va venir, tellement elle était au fond des classements, jusqu’ici. Sa régularité, dans ce tournoi, avec du jeu, lui a permis d’aller chercher la seconde place, et un joli chèque de 23 543 dollars, qui va venir renflouer son compte, pour assumer la fin de la saison. Après avoir joué 67 au premier tour, l’Américaine de 24 ans a rendu une seconde carte de 66, suivie d’une carte de 68 lors du dernier tour. Et elle aurait pu faire un peu mieux, si un bogey au 15 n’avait ramené son score de –16 à –15. Mais peu importe, car ce qui compte c’est sa progression à la Race de 85 places qui importe, puisque la voici 45e, et qu’un autre bon résultat peut la propulser dans le top 15. Car il n’y a plus que 389,15 points d’écart, entre elle et Amari Avery, la nouvelle 15e de la Race, au dépend de la Colombienne Valery Plata.
L’autre bonne journée, c’est celle de l’Américaine de 18 ans, Yana Wilson, qui a signé une journée en 64, comme Erika Hara. Wilson qui continue d’éblouir dans cette saison de l’Epson Tour, confirmant un potentiel déjà très affirmé lorsqu’elle était amateur. A l’aller, elle réalise un score de –6, sans bogey, et au retour, elle rentrera trois birdie et concédera un bogey sur le Par 3 du 12, pour terminer sa journée à –14. « J’ai débuté sur les chapeaux de roues en réussissant trois birdie sur mes trois premiers trous. Et j’ai placé mes balles très près des mats, grâce à une très bonne frappe. Mon putter n’était donc pas trop chaud aujourd’hui », s’amusa l’Américaine. « J’ai perdu un peu d’élan sur le retour, mais j’ai cherché à me maintenir dans cette dynamique tout au long du parcours », complétait Wilson, qui a mis un coup d’arrêt à sa perte de place au classement de la Race, en remontant à la 5e place, juste devant Laetitia Beck qui perd deux places.
Cinq joueuses concluent ce tournoi à la 4e place, et parmi elles, la Sud-coréenne Minji Kang, ainsi que Laney Frey, Amari Avery et Riley Smith, qui devraient toutes se retrouver sur le LPGA Tour, l’année prochaine.
La semaine en recul de Laisné
Certes, la Française a franchi le Cut, et elle a produit une première bonne journée, en 68. Mais après un second tour perturbé par la pluie, qu’elle a joué en 70, la Française à perdu encore du terrain en jouant 73 dans la dernière journée. Elle clôture ce tournoi avec le score de –5, à la 48e place, prenant au passage 1094 dollars et seulement 7 points de Race. Si elle ne perd pas de place à la Race, elle n’en gagne pas et à vivre la même aventure de Iqbal, il semble bien qu’elle devra se diriger vers la Q-série, si elle souhaite revenir sur le LPGA Tour. Tout en sachant que sa saison laisse encore planer un doute sur capacité à franchir les Cut sur le LPGA Tour, l’an prochain, avec des joueuses toujours plus performantes.
Un point sur la Race
Comme nous l’avons vu, le haut du classement a bougé avec l’arrivée de Erika Hara à la 3e place, tandis que Melanie Green reste leader devant Gina Kim.
Minji Kang conserve sa 8e place, alors que Sophia Schubert échange sa 5e avec Wilson, qui lui laisse sa 9e place. Et les trois dernières positions sont toujours soumises à du mouvement, puisque Valery Plata est désormais 16e et que Laney Frye et Amari Avery ont progressé d’une position, pour se retrouver respectivement 14e et 15e. Et celle qui s’en sorte encore bien, c’est l’Américaine samantha Wagner qui conserve sa 13e place, après avoir terminé cette épreuve à la 14e place, à –11.
Victorieuse il y a deux semaines, la Canadienne Leah John se rapproche de la 15e place, en ayant gagné 4 positions. La voici 18e juste derrière Camille Boyd qui gagne 3 places.
Il faut donc surveiller ces joueuses, car il est possible que l’une d’elles intègre le Top 15 de la Race, lors du dernier tournoi de la saison. Voire les deux !
En revanche, Yana Wilson et Erika Hara semblent bien parties pour assurer leur carte 2026 sur le LPGA Tour, compte tenu de leurs prestations régulières.
Ce dimanche, les sœurs Iwai sont entrées dans l’histoire, en étant le quatrième duo de sœurs à s’imposer sur le LPGA Tour. Mais la Japonaise ne fut pas la seule à retenir l’attention dans cette dernière journée, une fois encore placée sous le signe du birdie !
C’est fait ! Après avoir été tournée autour de la victoire, en début de saison, en se montrant bien plus performante que sa sœur qui avait fini par triompher au Mexique, Akie Iwai est entrée dans le cercle des vainqueurs au terme du 21e tournoi de la saison du LPGA Tour, alors qu’elle n’a pas encore terminé son année de rookie.
Et le Japon de confirmer sa main mise sur cette saison ainsi que son formidable potentiel à créer des joueuses de très haut niveau, alors que d’autres pays sont très en retard dans ce domaine. Et le business du golf au Japon de sans doute se porter un peu mieux, et probablement d’investir un peu plus dans un LPGA Tour où ses joueuses sont exposées en pleine lumière !
Partie avec un score de –18, et deux coups d’avance sur l’Australienne Grace Kim et quatre coups d’avance sur la Suédoise Linn Grant, Akie Iwai peinait à trouver le chemin du birdie, au début de sa partie, sur ce parcours qui réjouit les joueuses et les fans, et dont on espère qu’il restera longtemps l’hôte de ce tournoi.
Après les neuf premier trous, la Japonaise de 23 ans n’avait signé que deux birdie, alors que d’autres joueuses en collectionnaient déjà cinq ou six. Ce qui était le cas de l’Américaine Gurleen Kaur, qui fut l’une des belles surprises de cette semaine et qui jouait –6 journée, après le 10e trous. Mais Chisato Iwai fournissait également son effort et après 11 trous, elle pointait à la 3e place derrière Kaur, en jouant –7 journée, pour un score provisoire de –18, à égalité avec Linn Grant et son –4 journée.
Le birdie tombait pour bon nombre de joueuses et chacun de se réjouir de cette situation, après trois Majeurs un peu ennuyeux, dont un US Women’s Open peu attractif à cause d’un parcours particulièrement difficile. Et finalement, ce Portland Classic a rappelé que l’essence même du golf c’est bien de jouer sur un parcours où chacun à sa chance, et où la finalité n’est pas de faire tenir la balle sur un bout de green, mais de la mettre dans le trou !
Kiara Romero ou la leçon de golf à 19 ans !
Pendant que les joueuses des derniers groupes continuaient à faire de leur mieux pour tenter de se hisser en haut du leaderboard ou d’aller chercher la victoire, une d’entre elles en avait terminé avec sa semaine et elle brillait déjà au club house. Il s’agit de l’Américaine Kiara Romero, nouvelle numéro un mondial amateur, qui, à 19 ans, a délivré une leçon de golf chez ces pros qu’elle rejoindra probablement assez rapidement. Elle signe l’une des meilleures cartes du jour et du tournoi, en ayant joué –8 dans ce dernier tour, pour se hisser à –16, et terminer à la 7e place, largement devant quelques stars du circuit. Sur les quatre jours de tournoi elle a concédé 7 bogey, réussi un eagle et réalisé vingt et un birdie ! Une joueuse comme Rose Zhang, qui fut elle aussi numéro un amateur et qui a quasiment gagné tous les tournois importants, n’a pas réussi à faire mieux que sa compatriote, cette semaine. Et Zhang de terminer cette semaine de compétition à la 16e place, avec la Française Céline Boutier, dont la meilleure carte aura été 68 !
Après Lottie Woad, il semble qu’il faille se préparer à voir arriver un autre phénomène, sur le circuit féminin professionnel, avec comme conséquence de rendre la vie encore plus dure à toutes celles qui, en Europe, ou dans les universités, espèrent se faire une place au plus au niveau mondial, et dont beaucoup seront condamnées à suivre ce rêve… devant leur télévision. « Mon touché de balle et ma frappe étaient vraiment à son meilleur niveau aujourd’hui» , confiera l’Américaine. « Dès le départ j’ai commencé à frapper mes coups à environ 3 mètres des trous. C’était plutôt cool. Mon putting était plutôt bon également. Tout s’est bien déroulé et l’ambiance était au beau fixe », ajoutait l’espoir de 19 ans.
« C’est une bonne sensation que de pouvoir jouer mon premier tournoi du LPGA Tour. Cela m’a apporté beaucoup de confiance, et le simple fait que ce soit à une heure de l’université a permis à tous les fans des Ducks d’être présents. Ils étaient nombreux à venir m’encourager, donc ce fut très important de faire une bonne semaine », confia Kiara Romero dont nous sommes sûrs d’entendre son nom dans les années à venir, sur le circuit professionnel. Car à 19 ans, être capable de briller pendant quatre jours au milieu des meilleures joueuses du monde, c’es qu’il y a un peu plus que du travail derrière ce résultat.
Le retour en forme de Sung Hyun Park
Les problèmes physiques de la Sud-coréenne semblent résolus si l’on en juge pas son excellente semaine dans l’Oregon. Certes, l’ancienne numéro un mondial doit encore travailler pour gommer quelques imperfections, mais il semble bien qu’elle soit revenue à son meilleur niveau. Et elle aussi fut au terme de sa semaine quand les sœurs Iwai et quelques autres étaient sur le parcours pour une dizaine de trous à jouer. Park clôture cette semaine à la 7e place, avec Romero, en ayant réussi deux cartes de 65. La première au premier tour et la seconde lors de la dernière journée. Et durant le week-end elle a réalisé deux eagle et quatre bogey, pour dix birdie, dont cinq à l’aller dimanche. « Je n’étais pas concentrée sur l’ensemble de mon score, mais plutôt sur mon jeu en essayant de faire de mon mieux sur chaque troue », confia Sung Hyun Park. « J’ai commencé à avoir confiance en moi et à penser que je pouvais jouer encore plus bas, car je délivrais un bon jeu sur chaque trou », expliquait-elle, tout en louant la qualité du parcours et notamment des green.
Espérons qu’il s’agit là de la résurrection du phoenix, car Sung Hyun Park a marqué l’histoire du LPGA Tour de moments exceptionnels.
Akie Iwai termine en beauté
Les neuf derniers trous auront assuré un beau spectacle visuel et télévisuel, ainsi que du suspense. Car la victoire de la Japonaise n’était assurée à l’entame du retour, dans la mesure où elle avait du mal à se créer de bonnes opportunités de birdie, contrairement à sa sœur Chisato et à l’Américaine Gurleen Kaur, qui étaient toutes les deux à –19, à la seconde place, à deux coups de Akie Iwai. Et c’est justement sur ce trou n°11 que la Japonaise signa son troisième birdie du jour. Mais après, elle fut encore en panne sur les deux trous suivants, ce qui laissait une ouverture pour ses poursuivantes, pour revenir à son niveau.
L’Australienne Grace Kim chercha, également, à combler son handicap, en partageant sa partie avec Akie Iwai. Mais son aller fut chaotique, avec deux birdie et deux bogey, lui faisait acculer quatre coups de retard, puis cinq. Mais Kim allait réagir dès ce trou n°11 en signant, elle aussi un birdie. Puis elle en ajoutait deux autres quand Iwai obtenait des Par. Et au 13, Grace Kim signa un troisième birdie de suite pour grimper à –19.
La lutte pour la première place venait de débuter, avec une Akie Iwai un peu en difficulté sur ses approches de mat, et Grace Kim et Gurleen Kaur bien en club pour tenter de modifier le cours du jeu.
De son côté, Chisato reculait à –18 après un bogey sur le Par 4 du 15. En cause, un putt d’environ 1,50 mètre, apparemment simple, qui occasionna une virgule. Et la Japonaise de ne rien laisser paraître, bien que l’on sentît qu’elle vivait mal cette erreur qui allait tout changer dans sa stratégie. Et elle n’allait pas être la seule à faire une erreur.
Quoiqu’il en soit, en étant à –18 au départ du 16, Chisato Iwai perdait suffisamment de terrain sur sa sœur, pour ne plus lui faire barrage. Mais Kaur et Kim pouvaient encore y parvenir.
Alors que Linn Grant resta bloquée à –18, partageant sa partie avec Kaur. Sur le Par 4 du 15, Grace Kim prit un sérieux coup au moral, et la fin de sa journée allait en être modifiée. Après avoir envoyé sa balle très loin du mat, sur le green, elle eut un premier long putt, pour birdie, afin d’amener sa balle au plus près du trou. Mais l’Australienne est assez habile au putting, comme elle a pu le démontrer, et elle tenta de rentrer cette balle. Ce qu’elle faillit faire. Et elle eut un putt de retour, pour le Par, à environ 1 mètre. Soit une formalité sur ces green roulants et peu piégeux. Mais sa balle allait mordre le trou et occasionner une virgule. Le visage de l’Australienne se figea, et ce bogey qui survenait au pire moment, allait modifier le comportement de la joueuse.
En revanche, Gurleen Kaur, qui était bloquée depuis son dernier birdie sur le Par 5 du 10, trouvait, enfin, un birdie sur le Par 4 du 17, pour passer à –20, alors que Akie Iwai était encore à –22. Une faute de la Japonaise et un nouveau birdie de l’Américaine, et tout le scénario de cette fin de journée était changé.
Mais Kaur rentra au club house en terminant sa journée avec un Par au 18, après une approche qui lui laissait peu de chance de signer un birdie.
Finalement, Akie Iwai retrouvait la maîtrise de son jeu, tandis que Grace Kim donnait le sentiment de vouloir se débarrasser de certains coups, et c’est avec un dernier putt d’environ 5 mètres, sur le green du 18, que la Japonaise décrochait sa première victoire sur le LPGA Tour, avec le score de –23 ! « C’est incroyable ! Ce matin j’étais un peu nerveuse, mais les encouragements des fans Japonais m’ont donné confiance », déclarait Akie Iwai en conférence de presse. « Il y avait ma famille, mon équipe et c’est pour ça que j’ai gagné », ajoutait-elle, avoir avoir ému tout le public lors de la remise des prix, avec un discours plein de sympathie et de joie de vivre pour les fans, les bénévoles et le public.
Akie Iwai dont l’anglais est encore balbutiant, mais qui réussit à exprimer combien elle n’avait pas imaginé, le matin même, pouvoir remporter cette épreuve. « Le golf c’est 18 trous. C’est long et je me suis concentrée sur mon jeu. Mais finalement, gagner, je peux dire que j’aime ça » tenta d’expliquer Akie Iwai, qui fut célébrée sur le green du 18, comme il se doit, par sa sœur et quelques Japonaises, devant ses parents.
Akie Iwai qui signe la cinquième victoire Japonaise de la saison, après les victoires de Rio Takeda, Mao Saigo, Chisato Iwai, et Miyu Yalmashita. Et quatre d’entre elles sont rookie cette saison !
Akie Iwai qui grimpe à la 14e place de la Race to CME, tandis que Chisato est 13e, et que Takeda et Yamashita sont 3e et 4e. Si ce n’est pas encore Pearl Harbor pour l’armada américaine, nous ne sommes pas loin d’une petite humiliation, surtout après la perte de la première place du classement mondial de Nelly Korda.
Un bilan encore mitigé pour les Françaises !
Certains voudront y voir du positif et féliciter ce que mérite un « c’est bien ». Mais après une semaine où une pluie de birdie a inondé le leaderboard, et les démonstrations de golf qu’ont délivré Kiara Romero, Gurleen Kaur ou les sœurs Iwai, il convient de rester mesuré quant aux résultats des quatre Françaises. Certes, Adela Cernousek a fait sensation au premier tour, mais ensuite, la Française de 22 ans s’est effondrée. Pauline Roussin-Bouchard n’a pas spécialement brillé dans ce tournoi et c’est à la 49e place qu’elle termine, tandis que Perrine Delacour, qui tenait l’opportunité d’aller chercher un Top 10, et même mieux, n’a jamais réussi à jouer aussi bien que le premier jour. Enfin, Céline Boutier fut régulière durant le week-end, en jouant –4 à chaque tour. Mais on était en droit d’attendre d’elle un peu mieux, compte tenu de son niveau. Car l’Américaine Gina Kim, qui va terminer sa saison de rédemption sur l’Epson Tour, avant de retrouver le LPGA Tour, a fait mieux que la numéro un Française, en se classant 11e à –15. Et sa compatriote Gurleen Kaur, qui était 140e de la Race to CME, mercredi dernier, a réalisé une semaine exceptionnelle. La plus belle de sa carrière sur le LPGA Tour. Et Akie Iwai d’avoir joué 20 coups de mieux que Cernousek, 19 de mieux que Roussin-Bouchard, 14 de mieux que Delacour et 11 de mieux que Boutier.
Seule satisfaction, c’est enfin un Cut de franchi par les quatre Françaises engagées dans ce tournoi, et Pauline Roussin-Bouchard conserve une chance de remonter dans le Top 60 tandis que Delacour peut encore espérer sauver sa carte, en ayant gagné 4 places au classement de la Race, tout en étant 114e !
Mais nul ne peut nier que nos Françaises sont loin, très loin des meilleures joueuses du Tour, et plus encore de ces rookie Japonaises qui atomisent presque tout sur leur passage. Et même de l’amateur Romero qui, à 19 ans, promet du beau jeu une fois passée professionnelle.
Souhaitons, vivement, que cette semaine canadienne soit plus profitable à Adela Cernousek, puisqu’elle est la seule Française engagée, et que le reste de la saison permette à Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard de jouer dans le haut du leaderboard.