Ahlsell Nordic Golf Tour : une première victoire pour Latorre !

Après trois jours de compétition, en Suède, L’Espagnole Amaia Latorre remporte sa première victoire, face à la Suédoise Isabel Ekstrom, qui semblait, pourtant avoir la situation en main.

Dès la première journée, aucun signe ne permettait de penser que l’Espagnole de 27 ans, qui est passée professionnelle tardivement, à 24 ans, serait la joueuse vainqueur.

En revanche, la Suédoise Isabell Ekstrom pointait déjà dans le Top 10, à la 6e à –1, alors que sa compatriote Edit Hertsman était en tête à –4.

De leur côté, les neuf engagées dans cette épreuve, étaient disséminées au travers du classement, avec comme meilleure d’entre elles, au terme du premier tour, la joueuse vétéran de 37 ans, Lucie André, qui cherche un dernier souffle à son parcours pro, sur le Letas, en ayant perdu la possibilité de jouer sur le LET à temps plein. D’ailleurs, Lucie André n’est même plus référencé, sur le site internet du LET, parmi les joueuses membres du circuit, alors que la Suédoise Helen Alfredson, vainqueur sur le LPGA Tour, et plus récemment en Majeur sur le Legends of the LPGA, y a toujours sa place.

Il fallait alors déplacer son regard plus bas dans le classement, vers ces quelques joueuses qui constituent le nouvel espoir du golf féminin Français, au niveau européen, pour trouver Loïs Lau, 23 ans, à la 30e place à +2, puis Marine Griffaut, 24 ans, et déjà victorieuse, à la 82e place à +6, accompagnée de l’amateur Gala Dumez. Puis, Manon Donche-Gay, 24 ans, en grande difficulté à +11, à la 107e place.

Et chacun de comprendre que cette nouvelle semaine de golf de la seconde division européenne d’être compliquée pour les tricolores.

Ekstrom en tête au second tour !

La seconde journée apportait quelques surprises et évolution au leaderboard, avec la prise de pouvoir de la Suédoise Ekstrom, qui prit seule la tête, à –5, devant l’Espagnole de 27 ans, Maria Parra, qui possède deux victoires sur ce circuit, tout en ayant évolué aux Etats-Unis, sur le Symetra Tour, devenu l’Epson Tour.

L’Espagnole Amaia Latorre relevait la tête, après sa première journée dans le Par, en signant une seconde carte de 70.

Du côté des Françaises, Lucie André faisait parler son expérience et restait au contact, à la 6e place, à –2, sans pour autant jouer très bas. C’est une seconde carte de 71 qui lui permettait d’assurer ce Top 10 provisoire, au milieu de joueuses qui plus en difficulté.

André et Latorre étant les deux seules joueuses à –2, tandis que sept joueuses pointaient à –1 et que la 15e place débutait dans le Par. Et le Cut d’être fixé à +4. En somme, des scores de tournoi Majeur du LPGA Tour, sur un circuit qui constitue un marche pieds pour les débutantes, vers le Ladies European Tour.

L’objectif n’étant pas de faire carrière sur le Letas.

Charlotte Liautier, 26 ans, victorieuse en 2021, terminait à la limite du Cut, à la 46e place, tandis que Chloé Salort se qualifiait pour la dernière journée avec le score de +3, et que Loïs Lau se classait 28e à +2.

L’amateur Gala Dumez tombait à +7, Margot Rouquette échouait à +9, Alexandra Bonetti, toujours handicapée par un manque de compétition, devait se résigner à +14, suivie de Manon Donche-Gay à +15. Alors que Marine Griffaut pointait à +17. Des scores très lourds pour ces joueuses que ont pourtant été présentées, au niveau fédéral, comme l’avenir du golf féminin français.

Rappelons que le cursus actuel pour espérer briller au plus haut niveau professionnel, chez les féminines, est d’intégrer les rangs des pros entre 18 et 20 ans, d’avoir fait partie des 60 meilleures mondiales amateurs, à partir de 16 ans, et d’avoir été en capacité de participer à des évènements phares comme l’Augusta National Women’s Amateur, l’US Women’s Open amateur et, si possible d’avoir réussi sa qualification pour l’US Women’s Open, même si le Cut ne serait pas franchi, auprès les deux premières journées d’un des plus difficiles tournois de la planète golf, chez les féminines.

A moins d’avoir réussi un brillant passage sur l’Epson Tour, au cours du cycle universitaire, et d’y avoir gagné sa carte au terme de la première saison, comme vient de la faire l’Américaine Melanie Green, à 23 ans !

La France qui reste en proie à une grave difficulté de compréhension de ce que constitue la performance et la compétitivité, et pas seulement dans le domaine sportif. Les échecs des constructeurs automobiles Alpine et Peugeot, en Formule 1 et en Endurance, mais aussi le fiasco de management qui touche la société Atos, pourtant fleuron de la technologie informatique et numérique Française, en disent long sur ce sujet.

Et sur le LPGA Tour, la France d’être toujours à bout de souffle pour trouver un successeur à Céline Boutier, du calibre de Lottie Woad ou de Atthaya Thitikul. Des joueuses de haut niveau qui sont âgées de 21 et 22 ans.

Un playoff pour la victoire

La dernière journée voyait les 50 joueuses ayant franchi le Cut tenter d’aller chercher le meilleur score possible. Au travers d’un été très scandinave, où les manches longues restent de rigueur.

Alors que Lucie André s’effondrait en jouant 75, que Loïs Lau ne parvenait à faire mieux que le Par, que Chloé Salort signait une second carte de 73, seule Charlotte Liautier, pour les Françaises, parvenait à évoluer en prenant un coup au parcours.

Et la Française de 26 ans d’être parmi les treize joueuses de ce dernier tour, à jouer sous le Par.

La meilleure carte étant signée par l’Espagnole Amaia Latorre, qui effectuait une belle remontée, en se plaçant co-leader, avec Ekstrom, grâce à une journée en 66. Ce qui constituait la carte la plus basse du jour. Signe qu’il y avait bien des birdie à prendre sur ce parcours et dans cette dernière journée. Latorre qui signa, d’ailleurs, un eagle sur le Par 5 du 11, tout en concédant deux bogey, pour six birdie.

Alors que Ekstrom réalisait une journée vierge de bogey, avec trois birdie, ce qui fut suffisant pour la maintenir en tête, mais pas pour espérer remporter le tournoi, au terme des 54 trous réguliers.

Finalement, l’Espagnole et la Suédoise filaient en playoff, et au premier trou, Amaia Latorre rentrait un birdie contre un par à Ekstrom, et s’imposait, pour la première fois, sur le Letas.

« C’est incroyable. Ces derniers mois ont été difficiles pour moi, et c’est formidable d’en arriver là », déclara l’Espagnole. « Je n’ai pas eu une bonne nuit de sommeil, mais je pensais que le score pour gagner serait de huit coups sous le Par ». Et c’est effectivement à –8 que Latorre et Ekstrom sortirent de cette journée, avant de départager en playoff.

« Aujourd’hui, je voulais simplement me concentrer sur chaque coup, et jouer de mon mieux. C’est ce que j’ai fait », ajoutait la nouvelle lauréate du Letas.

Au classement de l’Ordre du mérite, c’est toujours la Danoise de 20 ans, Amalie Leth-Nissen, qui est en tête, devant l’Autrichienne de 27 ans, Katharina Muehlbauer, et la Mexicaine Fernanda Lira, qui vient de signer deux victoires de suite.

La première Française dans ce classement est Charlotte Liautier, qui progresse chaque année, et qui n’a que 404,5 points de retard sur Leth-Nissen. Mais avec la fin de la saison qui approche, il va falloir que la Française réalise de meilleurs résultats si elle veut gagner plus de terrain. Une victoire serait, évidemment, l’idéal pour elle.

Chloé Salort est 24e, avec un handicap de 929,28 points, tandis que Lois Lau et 33e avec seulement 336,40 points, en 13 tournois joués.

Plus bas, Marine Griffaut est à peine mieux classée que Lucie André, en étant 46e avec 232,70 points pour 12 tournois joués, contre 219,50 points pour son aînée, qui a joué 10 tournois.

Griffaut qui est loin d’être ce jeune espoir du golf féminin, comme certains médias spécialisés l’écrivaient en 2020, après sa première victoire au Montauban Ladies Classic, à tout juste 20 ans.

Nos joueuses Françaises qui doivent comprendre que pour espérer faire partie de l’élite du golf professionnel, il faut rapidement s’extraire de la mentalité étriquée que certaines figures du golf français continuent d’entretenir, et s’expatrier au plus vite, soit aux Etats-Unis, soit en Asie, sur des circuits où il faut en baver un peu plus pour franchir les Cut. Le Japan LPGA et le Korean LPGA fournissant plus de talents, chaque année, que la France ne parvient à le faire, sur dix ans.

Prochaine épreuve du Letas, du 13 au 15 août, en Slovaquie, pour un tournoi open où l’on attend de nombreuses amateurs, dont deux Françaises, qui bénéficient d’une invitation.

Le classement final => ICI

PIF London Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit de l’ancien Aramco Team Series, qui a changé de nom cette année, en étant principalement financé par le Fonds public d’investissement d’Arabie Saoudite en remplacement du controversé pétrolier Aramco, dont l’activité polluante avait déjà suscité des critiques en lien avec la pratique du golf et ses actions environnementales.

L’épreuve de Londres est la 5e édition, dont la première eut lieu au mois de juillet 2021, remporté par la Norvégienne Marianne Skarpnord, en playoff, face à la Thaïlandaise Atthaya Thitikul.

C’est d’ailleurs l’unique playoff de cette épreuve disputé à Londres.

Le champ de joueuses

Elles sont 104 dans le champ pour trois jours de compétition, dont deux par équipes, et la dernière en individuels, avec les joueuses qui auront franchi le Cut lors de l’épreuve par équipe, mais en étant classées individuellement.

Huit Françaises sont dans le champ, et parmi elles les quatre qui évoluent sur le LPGA Tour. A savoir Céline Boutier, Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek. Se joignent à elles Ariane Klotz, Céline Herbin, Nastasia Nadaud et Agathe Sauzon.

Les autres têtes d’affiche de ce tournoi sont la Suissesse Chiara Tamburlini, les Anglaises Charley Hull, Georgia Hall, Cara Gainer, Alice Hewson, Bronte Law, Mimi Rhodes et même Trish Johnson. Mais aussi les Thaïlandaises Patty Tavatanakit, Trichat Cheenglab, les Allemandes Laura Fuenfstueck, helen Briem, Chiara Noja, Olivia Cowan, Alexandra Forsterling, les Espagnoles Nuria Iturrioz, Luna Sobron Galmes, Carlota Ciganda, Fatima Fernandez Cano, les Tchèques Kristyna Napoleaova, Sara Kouskova, Klara Davidson Spilkova ou encore l’Australienne Sarah Kemp, les Sud-africaines Casandra Alexander et Lee-Anne Pace, ou encore les Indiennes Aditi Ashok et Diksha Dagar et la Taiwanaise Yani Tseng.

C’est donc une épreuve qui comprend des joueuses d’un très bon niveau, soit la sur la scène européenne soit sur la scène internationale, qui vont évoluer, par équipe sur les deux premières journées. Puis, pour celles qui auront franchi le Cut, en individuel.

Les anciens vainqueurs

2024

  • Equipe : Team Nadaud (-24)
  • Individuel : Leona Maguire (-8)

2023

  • Equipe : Team Hull (-23)
  • Individuel : Nelly Korda (-11)

2022

  • Equipe : Team Garcia (-27)
  • Individuel : Bronte Law (-9)

2021

  • Equipe : Team Cowan (-41)
  • Individuel : Mariana Skarpnord (-13)

Les rookie dans le champ

  • Kajsa Arwefjall
  • Jess Baker
  • Sara Byrne
  • Daniela Darquea
  • Megan Dennis
  • Ginnie Ding
  • Blanca Fernandez
  • Anna Foster
  • Amelia Garvey
  • Darcey Harris
  • Natacha Host Husted
  • Anna Huang
  • Lorna McClymont
  • Brianna Navarrosa
  • Alessia Nobilio
  • Avani Prashanth
  • Mimi Rhodes
  • Annabel Wilson
  • Anna Zanusso

Le parcours

C’est une fois encore le Centurion Golf Club qui accueille cette épreuve. Un parcours qui se situe au nord de Londres, dans une zone pue urbanisée, et qui est en bordure de l’autoroute M1qui relie la ville de Luton à Londres.

Ce parcours est récent puisqu’il a ouvert en 2013, alors que l’association de golf est plus ancienne. C’est un tracé très anglais, reprenant les codes du links, pour certains aspects. Les rough à proximité du fairway sont denses tout en offrant la possibilité de trouver et de jouer la balle, alors que les hauts roughs, plus à l’extérieur, sont parfois très hauts. Huit trous comportent des zones de sous bois en étant longés par la forêt, alors qu’à l’intérieur du parcours, c’est un style links qui accueille les joueurs.

Une grande pièce d’eau est présente à droite du green du 18, alors que celui du 12, qui est un trou signature, est défendu par une immense marre juste devant, et un bunker à gauche.

Certains départs sont en hauteur, permettant d’avoir une vue exceptionnelle sur la zone de retombée de balle, et l’ensemble du paysage. Les green comportent des ondulations et la science du putting est de rigueur.

Dotation et primes

En 2021, cette épreuve était de dotée à hauteur de 200 000 dollars en individuel et de 800 000 dollars par équipe. Soit un total de 1 million de dollars.

Aujourd’hui c’est une dotation globale de 2 millions de dollars dont 500 000 sont attribués à l’épreuve par équipe. De sorte que la majorité du budget est reportée sur l’épreuve individuelle. Et dont la prime au vainqueur sera connue durant le week-end.

Les horaires de diffusion TV

Le tournoi est retransmis sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Vendredi 8 août : 15h30 à 19h30
  • Samedi 9 août : 15h00 à 19h00
  • Dimanche 10 août : 15h00 à 19h00

Majeurs performance : bilan et situation des Françaises après la saison des tournois Majeurs !

La saison 2025 du LPGA Tour est entrée dans sa phase finale, et les cinq Majeurs ont été joué. C’est le moment de tirer un bilan des Françaises engagées sur le plus haut niveau mondial, et de comparer ces résultats à les meilleures du circuit féminin, dont les Japonaises et la nouvelle numéro un mondial.

Les Françaises

Céline Boutier reste la Française la plus performante sur le circuit mondial et la seule à avoir obtenu 6 victoires sur le LPGA Tour. Classée 17e mondial, et unique Française du Top 100 du Rolex Ranking, ce qui n’est pas sans soulever des questions en matière de performance de la filière golfique nationale, elle connaît un bilan mitigé, en Majeur, avec deux Cut manqués et aucun Top 10.

Contre toute attente, c’est Pauline Roussin-Bouchard qui signe l’unique Top 10 Français, sur les cinq Majeurs, lors du KPMG Women’s PGA Championship.

Du côté des joueuses qui représentent un nouvel espoir tricolore au plus haut niveau mondial, Adela Cernousek, rookie cette année, passe totalement à côté de sa première saison sur le LPGA Tour et n’a joué aucun Majeur, contrairement à d’autres rookie de sa génération, de nationalités différentes.

Enfin, évoluant sur le Ladies European Tour, Nastasia Nadaud est la seule Française du LET a se montrer performante sur le circuit américain. En tenant compte que Pauline Roussin-Bouchard est une joueuse du LPGA Tour, puisque Nadaud ne marque pas de points à la Race to CME.

Les joueuses étrangères

Le Japon est parmi les nations qui présentent des joueuses très performantes sur le LPGA Tour. Au classement mondial, elles sont 17 joueuses dont 4 rookie dans le Top 40 Rolex Ranking. Ce niveau de performance leur a permis de confirmer leur place à l’International Crown ainsi que d’avoir 4 joueuses vainqueurs d’un tournoi du LPGA Tour, cette année.

On constate, également, que le niveau de performance des joueuses de moins de 25 ans, reste la référence, en matière de réussite, au niveau mondial, et Atthaya Thitikul de confirme ce constat en devenant la nouvelle numéro un mondial, à la place de Nelly Korda, âgée de 27 ans, qui dispose de 15 victoires.

Cependant, la nouvelle numéro 2 mondial occupe la 8e place de la Race to CME et sort 4e de cette sélection, au nombre de points de Race to CME collectés après le dernier Majeur de la saison.

Bilan des rookie en Majeur

Cette année, le Japon s’affirme comme la nation qui a présenté le plus de joueuses rookie sur les tournois majeurs du LPGA Tour. Et alors que la seule rookie Française a du mal à franchir les Cut sur le LPGA Tour, la Chine et l’Espagne ont présenté, au moins, une rookie sur quatre des cinq Majeurs de la saison.

Conclusion : s’il fallait une nouvelle preuve du manque de compétitivité des Françaises sur la scène internationale, elle est ici démontrée, tandis que l’on constate que pour une même génération de rookie, la France ne produit aucune joueuse en capacité de rivaliser avec les meilleures, qu’elles soient Chinoises, Japonaises, Américaines ou Thaïlandaises.

Ce qui rend le pourcentage de réussite Français très faible, sur le LPGA Tour. Alors qu’à l’inverse le Japon est majoritairement représenté dans la catégorie rookie, dans les tournois majeurs.

Par ailleurs, plus les joueuses avancent dans l’âge, et dépassent les 25 ans, plus elles sont confrontées à une génération plus jeune capable de gagner rapidement sur le LPGA Tour, et de se placer en haut des classements de référence.

S’il est fort probable que Céline Boutier ne deviendra jamais numéro un mondial, et que Nelly Korda pourrait éprouver des difficultés à retrouver ce rang dans les mois à venir, les Japonaises semblent capables de conquérir le LPGA Tour et de se répartir les honneurs.

Notons, indépendamment des tournois majeurs, que la Thaïlandaise Atthaya Thitikul n’est pas la seule à offrir des chances de victoire à son pays. Ariya et Moriya Jutanugarn, Pajaree Anannarukarn, Patty Tavatanakit, Chanettee Wannasaen et Jasmine Suwannapura sont également victorieuses sur le LPGA Tour. Et Ariya Jutanugarn d’avoir été la première Thaïlandaise numéro un mondial.

La suite de cette saison nous apportera de nouveaux éléments qui nous permettrons d’en tirer de nouveaux enseignements. En espérant de meilleurs résultats des Françaises.

Four Winds Invitational : Leah John de bout en bout !

Ce dernier tour consacre la victoire d’une nouvelle joueuse, cette saison, qui a su mener ce tournoi, du début jusqu’à la fin, sans se faire dépasser par quelques pointures du circuit. Et la Race for the Card de changer de leader !

C’est fait ! La Canadienne de 25 ans, rookie l’an dernier, a réussi l’exploit de signer sa première victoire sur ce circuit qui donne accès au LPGA Tour. Native de Vancouver, Leah John a dominé ce tournoi, dès le premier jour, grâce à une extraordinaire carte de 63, vierge de bogey. Lors de la dernière journée, elle connaissait, tout de même, quelques difficultés, en concédant quatre bogey et un double sur le Par 4 du 11. Mais elle réussit à limiter la casse, à l’aller, en alignant trois birdie lui permettant de passer de –10 à –12, malgré ses deux bogey. C’est au retour que tout se compliquait, puisque ce bogey au 10 et ce double au 11 la faisaient plonger à –9. Elle sauve sa journée en signant un birdie au 16 avant de concéder un bogey au 17, alors que Melanie Green la talonnait en évoluant avec elle, dans le dernier groupe. Green a vu le ciel lui tomber sur la tête, dès le début de sa partie, en concédant un double bogey sur le Par 4 du trou n°2. Elle réagissait bien en se construisant une chance d’eagle, sur le Par 5 du trou n°7, qu’elle confirmait, pour passer à –8. Un birdie au 9 la faisait progresser un peu plus, alors que John concédait son second bogey, pour tomber à –12. A ce moment de la journée, la Canadienne restait sereine, en conservant trois coups d’avance sur sa partenaire de jeu.

Finalement, Green concéda un bogey sur le Par 4 du 11, et géra sa partie pour ne plus faire de faute. Ce qu’elle réussissait en alignant des Par, sachant qu’elle pouvait, à tout moment, exploiter l’un des deux Par 5 du retour, et notamment celui du 18. Mais elle resta à –8 jusqu’à la fin, offrant à Leah John sa première victoire, avec un coup d’avance.

« J’étais super excitée de jouer avec Melanie », confia Leah John. « J’attendais donc avec impatience ce jour et j’apprenais d’elle et de ses expériences. J’ai privilégié le plaisir et je me suis tenue à mon plan de jeu. Et j’ai regardé où cette journée allait me mener », ajoutait la Canadienne.

John qui évolua sans l’aide d’un caddie, ajoutant un peu plus de panache à sa performance : « il s’agissait clairement de donner le meilleur de moi-même et d’être mon meilleur coach, de donner de la priorité à mon système de valeurs et d’être tolérante. Je trouve ça vraiment cool comme concept. Ce fut un vrai défi. Il y a beaucoup de choses à faire mais j’ai un cerveau très actif, alors ce fut un bon moment pour moi », confia un peu plus cette native du Gémeaux, dont l’intellect est au centre de ce signe astral.

De son côté, Melanie Green confiait : « je suis excitée de la qualité de mon jeu. C’est le dernier tournoi pour Leo (Leonor Medeiros sa cadette, qui fut également sa partenaire universitaire). Je suis un peu déçue et donc j’ai essayé de terminer sur une note positive. Et je suis incroyablement fière de Leah et de ce qu’elle a accompli cette semaine. C’est vraiment remarquable. Donc un grand bravo a elle ».

Melanie Green qui est passée professionnelle au mois de novembre 2024 et qui, à 23 ans, est sur une trajectoire très positive, avec une première victoire cette saison.

Partage la seconde place avec Melanie Green sa compatriote Jennifer Chang, dont l’expérience du LPGA Tour a joué un rôle important, cette semaine. Mais comme Green, Chang a concédé un carte de 72, après avoir signé les mêmes résultats qu’elle, soit 69 et 67. C’est donc une égalité parfaite entre ces deux joueuses.

Hailee Cooper prend la 4e place, avec le score de –7 et la Chinoise Mohan Du et la Taïwanaise Vivian Hou partage la cinquième place, avec l’Américaine Sophia Schubert, qui joue bien depuis plusieurs semaines.

En revanche, Gina Kim est 10e à –4, à cinq coups de Melanie Green et cela a eu une incidence au classement de la Race.

La Française Emma Broze signe son meilleur résultat de la saison, elle qui a manqué six Cut en dix départs. Malgré ce bon résultat, Broze reste très loin au classement de la Race. Et en gain sur la saison, la Française a perçu moins qu’un smicard en France, sur les six derniers mois.

Le classement final => ICI

Green leader de la Race

Cette saison est placée sous le signe du mouvement, avec un classement de la Race particulièrement instable au regard des trois dernières saisons. Gina Kim perd, à nouveau, sa place de leader, et c’est Melanie Green qui occupe la première place, après cette bonne prestation dans l’Indiana.

Briana Chacon recule d’une place pour passée 3e, sans conséquence pour elle, et Laetitia Beck se maintient à la 4e place, en ayant terminé 19e à –2, avec Emma Broze.

L’Américaine de 18 ans, Yana Wilson, perd également du terrain à la Race, et de façon alarmante, puisque la voici 9e alors qu’elle était encore 7e dimanche matin.

Quant aux places de 10 à 15, elles ne changent pas de main. Mais pour combien de temps encore ?

Le classement de la Race => ICI

Letas Q-Tour Himmerland Championship : une seconde victoire à la suite pour Lira !

C’est une seconde victoire de suite pour la Mexicaine de 30 ans, qui espère revenir sur le LET l’an prochain.

Dans l’ombre du British Women’s Open, ce tournoi du Letas, qui s’est déroulé du 31 août au 2 juillet, a vu la victoire de la Mexicaine Fernanda Lira, pour la deuxième fois consécutive, cette saison. Mais cette fois-ci en playoff.

Il y avait 122 joueuses dans le champ, dont 8 Françaises et 22 Danoises, mais surtout une Mexicaine qui a l’expérience du circuit Américain.

Si Charlotte Liautier réussissait à prendre la tête du tournoi, ex æquo avec la Tchèque Mackova, au terme de la première journée, la Mexicaine Fernanda Lira et la Danoise Kibsgaard Nielsen virent remplacer la Française et la Tchèque en haut du leaderboard, avec le même score. Liautier rétrogradant à la 4e place, dans un groupe à –4, comprenant la Danoise Madsen et la Tchèque Vachova.

Loïs Lau se plaçait à 3 coups des leaders, après une bonne carte de 68, et Chloé Salort, 27e à +1 et Lucie André, 42e à +4, étaient les deux autres tricolores à se qualifier. Marine Griffaut (+5), Margot Rouquette (+8), Manon Donche-Gay (+22) et Alexandra Bonetti (+29), ne franchissaient pas le Cut.

Finalement, dans la dernière journée, la Mexicaine de 30 ans, Fernanda Lira, qui fut rookie sur l’Epson Tour en 2019 avec une victoire, et qui a perdu sa carte du LET, l’an dernier, signait une troisième carte sous le Par, de 69, après son 64 de la veille qui a grandement favorisé son maintient en haut du classement. Et Sofie Kibsgaard Nielsen jouait également 69 ce qui lui suffisait pour rester en tête, à égalité avec Lira.

Sur le premier trou de playoff, la Danoise mit en jeu hors du fairway ce qui la mettait sous pression, tandis que la Mexicaine conservait son calme, après une bien meilleure mise en jeu. Et finalement, Fernanda Lira signait tranquillement le Par pour s’assurer la victoire dans cet unique trou de playoff.

A 30 ans, avec la ferme intention de revenir évoluer sur le Ladies European Tour, en 2026, Fernanda Lira décrochait sa seconde victoire d’affilé, après celle obtenue 17 juillet en Espagne. Lira qui n’a manqué qu’un Cut en 6 départs et dont le taux de réussite sur le Letas dépasse toutes ses attentes.

« Ce fut une journée passionnante. Ce fut l’une de ces journées où je n’étais pas à la hauteur. A l’Islantilla Open j’avais le rythme. Mais aujourd’hui c’était plus difficile », confiait la Mexicaine en interview. « Durant le playoff, l’adrénaline est montée. Ryan, mon caddie, n’arrêtait pas de ne dire de me calmer. Et je l’ai convaincu que c’était lui qui m’aidait à bien jouer. Alors à présent il part avec moi en Suède », ajoutait Fernanda Lira, plus heureuse que jamais, avec son mari sur son sac.

La Suédoise de 25 ans et rookie du LET, cette saison, Kajsa Arwefjall, se classe 3e à –6, devant un duo composé de la Slovaque de 24 ans Michaela Vavrova et de l’Anglaise Ellen Hume, avec le score de –5.

La Française Charlotte Liautier, après sa première journée encourageante en 66, a rapidement perdu terrain en signant des cartes de 74 et 72, lui ouvrant seulement la porte de la 6e place, à –4. Une position qu’elle partage avec la Tchèque Matricie Mackova, la Danoise Marie Madsen,et l’Anglaise Gemma Clews.

Prochaine étape du Let Access Série cette semaine, en Suède, du 6 au 8 août, avec le Ahlsell Nordic Golf Tour, avec neuf Françaises au départ. 

Le classement final => ICI

British Women’s Open : Yamashita, le triomphe d’une rookie !

La Japonaise Miyu Yamashita (à gauche) remporte sa première victoire sur le LPGA Tour, tandis que l’Espagnole Paula Martin Sampedro remporte le titre de meilleur amateur.

Ce dernier tour fut digne d’un British Open, avec la pluie et le vent au programme, ainsi que le soleil pour terminer cette journée, sur un parcours de bord de mer qui a continué de créer de nombreux problèmes aux joueuses. Et alors que l’on croyait que cette journée allait nous réserver un affrontement palpitant, entre plusieurs joueuses et du suspense, l’arrivée du soleil a progressivement mis en lumière le fait qu’une seule joueuse pouvait s’imposer.

Ce dernier tour débuta avec de la bruine, et un parcours déjà humide à cause de la pluie tombée dans la nuit. Un peu perdues dans la grisailles, les joueuses qui s’élancèrent le matin eurent à affronter les éléments, et notamment un vent assez fort.

De fait, aucune joueuse ne réussissait à sortir de leur dernier 18 trous en jouant sous le Par. Et à 14h140, lorsque le dernier groupe s’élança, la majorité des joueuses qui étaient déjà au club avaient rendu des cartes nettement sous le Par. La Sud-coréenne Dasom Ma remportant, malgré elle, le prix du score le plus haut, en jouant 82.

Et plus la journée avançait, plus les scores s’alourdissaient. On se dit, alors, que les joueuses de tête allaient connaître le même sort, et que nous aurions un peu de suspense sur les derniers trous, avec une lutte entre trois ou quatre joueuses. Et, peut-être, qu’une joueuse de ces joueuses du Top 5, ou du Top 10, réalisait une journée exceptionnel, et créerait la surprise.

Mais en réalité, ce mauvais temps s’évacua pour laisser place au soleil, mais toujours avec du vent.

A 14h10, Miyu Yamashita et A Lim Kim s’élançaient, et après deux trous, la Japonaise était rejoint par A Lim Kim, qui passait à –9 avec un birdie sur ce Par 4. On comptait alors les joueuses qui étaient en progrès et force était de constater que rares étaient celles qui pouvaient mettre en danger les leader. En effet, Sei Young Kim s’en sortait merveilleusement bien après 11 trous, en jouant –2 pour la journée, alors que la jeune amateur Espagnole, Martin Sampedro, affichait un score journée de –3, pour un score total de –3, à la 11e place.

Mais plus généralement, celles qui arrivaient à jouer en négatif n’étaient que –1 pour leur journée. Il semblait donc que les records de score seraient pour une autre fois, et que peu de joueuses seraient en capacité d’aller chercher A Lim Kim et Miyu Yamashita en tête.

Sauf l’Anglaise Charley Hull qui bien que jouant dans le Par total, après 3 trous, bénéficiait du soutien du public en même temps qu’elle avait laissé transpirer la veille, que cette édition pourrait être la bonne pour elle. Mais d’autres joueuses pouvaient tout autant de créer la surprise. Et parmi elles les Japonaises Rio Takeda et Minami Katsu,  à –5, bien que jouant +1 après 4 et 3 trous. Kim et Yamashita pouvaient, elles aussi, rencontrer des problèmes dans cette journée et concéder des bogey en cherchant des birdie.

Mais chacun commença à y voir plus clair lorsque chaque groupe eut progressé.

Après 8 trous, pour Yamashita et Kim, c’est la Japonaise de 24 ans qui avait repris l’avantage, en remontant à –11, alors que la Sud-coréenne avait concédé trois bogey pour descendre à –6, après son premier birdie, et qu’elle venait d’en signer un second sur le Par 3 du 8, pour remonter à –7. A Lim Kim était alors seule 3e derrière une Charley Hull qui jouait bien, avec mesure et plus de sérénité qu’à l’ordinaire. L’Anglaise affichait un score total de –9, deux coups derrière Yamashita qui avait du mal à toucher les fairway.

De leur côté, Rio Takeda et Minami Katsu restaient en retard avec un score de –6 total pour Katsu, et +1 journée pour Takeda, un coup derrière sa compatriote. Mais Takeda s’était élancée, avec Gerogia Hall, trois groupes avant celui de Yamashita et A.L Kim, tandis que Katsu avaient un peu plus de marge devant étant dans l’avant dernier groupe.

Aux côtés de Minami Katsu, l’Américaine Andrea Lee faisait ce qu’elle pouvait pour combler son handicap, mais sur les green, elle avait du mal à trouver les bonnes lignes. La Taiwanaise Wei-Ling Hsu pouvait encore jouer un rôle dans cette quête du graal, mais il lui fallait accélérer le rythme, alors qu’elle jouait –1 pour la journée, après 11 trous.

Ainsi, peu avant l’entame du retour, il apparaissait que A Lim Kim et Charley Hull étaient les deux seules joueuses à pouvoir faire barrage à la Japonaise Yamashita, qui occupait la tête du classement depuis vendredi. Et Takeda d’avoir une option sur la victoire, après avoir rétrogradé à la 4e place, lors du moving day.

A.L Kim décroche, Hull en outsider

Lorsque Miyu Yamashita et A Lim Kim sortirent du trou n°10, la Japonaise pointait, pour la première fois de la semaine, à –12, en jouant –3 pour la journée, tout en ayant pas concédé de bogey. Alors que A Lim Kim, qui s’afficha comme l’unique adversaire de la Japonaise, dans ce dernier tour, avait alterné les bons et les mauvais trous, et ne jouait que le Par sur ce Par 4 du 10, en pointant encore à –8, grâce à son birdie sur le Par 5 du 9.

Et c’est finalement Charley Hull qui se montrait la plus affûtée sur ce parcours, en jouant –4 journée, pour un score de –10 total. Wei-Ling hsu était au 14 à –5, et hors course, tout comme Andrea Lee, après 12 trous, qui n’arrivait pas à se laisser des putt assez courts pour cocher la case birdie.

Megan Khang jouait, qui partageait la partie de Charley Hull, était en difficulté à –6, après deux bogey à l’aller, et un birdie, puis un second birdie sur le Par 4 du 11.

Minami Katsu, pointait à –8, en avançant sur le fairway du 11, alors que Rio Takeda était à –7 à la sortie du 13.

Tout semblait donc sourire à la Japonaise Miyu Yamashita, en tête avec deux coups d’avance, et à une Charley Hull  qui tenait, enfin, l’occasion de revenir dans le cercle des vainqueurs, au sein de ce tournoi Majeur si chère au cœur des britanniques.

L’anglaise de 29 ans qui n’a plus gagné sur le LPGA Tour depuis 2022 et que beaucoup aimeraient la voir brandir le trophée du Brtitish Women’s Open.

Mais pour cela, il faudrait que l’Anglaise joue avec plus de calme, et de précision. Car Charley Hull, dans cette position d’outsider, va d’abord donner le sentiment de pouvoir trouver plus de birdie. Et c’est sur le Par 4 du trou n°14, qu’à environ 6 mètres du trou, qu’elle va progresser à –11 et se montrer plus dangereuse pour la Japonaise Yamashita, qui n’arrivait plus à signer un seul birdie, en se mettant dans des situations compliquées, à cause de mises en jeu régulièrement dans les rough, occasionnant un troisième coup pour approcher le mat, au lieu de tenter un birdie.

De son côté, A Lim Kim jardinait, elle aussi, dans la lande galloise, en trouvant soit un fairway, au mieux, soit un rough soit un bunker. D’ailleurs, juste après, sur ce trou n°14, la Sud-coréenne tenta une sortie d’un bunker de fairway, avec un peu trop d’optimisme et sa balle heurta le haut du bunker, occasionnant, juste après, un troisième coup depuis le rough. Et Kim de se fermer la porte vers la victoire, en débutant une série de bogey qui allait la faire plonger plus bas qu’elle n’avait débuté ce dernier tour.

Yamashita tentait, du mieux qu’elle le pouvait, de rester en tête avec ses deux coups d’avance sur une Charley Hull offensive et en confiance. Mais, comme à l’US Women’s Open 2024, Hull allait exploser en vol, en étant proche de faire basculer le cour de ce tournoi.

Hull s’effondre, Yamashita triomphe !

C’est sur le Par 4 du trou n°16 que cette dernière journée trouva son épilogue. La formule pourrait ressembler à une Lapalissade, mais l’option d’un playoff entre Charley Hull et Miyu Yamashita n’était pas exclue, puisque la Japonaise ne parvenait presque plus à trouver les fairway, et que l’Anglaise, à l’aise sur ce type de parcours, se montrait suffisamment performante pour aller chercher du birdie jusqu’au 18.

Mais Charley Hull allait, cette fois, mettre en jeu dans un bunker de fairway, au départ du 16. Sa sortie fut un peu trop longue et sa balle survola le fairway pour tomber dans le rough opposé, sur une spectatrice, sans la blesser. Depuis ce rough piétiné par les spectateurs, Charly Hull tenta d’atteindre le green, pour sauver le Par à l’arrivée. Mais son coup fut largement trop profond, et elle se retrouva avec une balle hors du green loin du mat, et un 4e coup qui avait déjà l’odeur du bogey. Et effectivement, ce chip laissa sa balle à environ 6 mètres du mat, et c’est avec une maîtrise exceptionnelle du putting, que l’Anglaise rentra ce putt qui occasionna un bogey au plus mauvais moment. Descendue à -10, Hull accusait deux coups de retard sur Yamashita qui enchaînait les Par depuis le trou n°10.

Cette panne de birdie exposait la Japonaise à un retour de l’Anglaise, normalement très à l’aise sur ce type de parcours. Mais sur le Par 4 du 17, Hull mit en jeu dans le rough et eut un second coup à 177 mètres du green. Comme au 16, son coup fit rouler la balle sur tout le green, jusqu’à sortir et lui laisser un troisième coup pour assurer le Par, au lieu de construire une opportunité de birdie. C’est au putter que l’Anglaise joua ce coup qui laissa la balle, une fois encore, trop loin du mat. Son second putt ne parvint pas à conclure ce trou et ce fut un second bogey de suite qu’elle inscrivit sur sa carte. Dès lors, tombée à –9, avec trois coups de retard sur la Japonaise, Hull perdit toutes chances de remporter ce tournoi.

Et au 18, elle fut incapable de trouver la trajectoire vers le green, se laissant un chip, au 3e coup, pour approcher le mat au plus près. Mettant sa balle à environ 1,50 mètre du trou, elle eut la possibilité de conclure sa journée avec un dernier birdie. Mais même à cette distance, l’Anglaise manqua son putt et c’est avec le score de –9 qu’elle concluait ce dernier tournoi majeur de la saison, et une seconde place, comme en 2023.

Débarrassée de A Lim Kim, qui venait de s’effondrer en cette fin de journée, Miyu Yamashita, tout en jouant de manière un peu hasardeuse sur ce parcours si piégeux, parvint à se maintenir à –12, jusqu’à concéder son premier bogey du jour, sur le Par 4 du 17. Mettant encore dans le rough, elle parvint à en sortir pour trouver le rough, une trentaine de mètres sous le green, à gauche. Son chip fut un peu court et elle se laissa un putt d’environ 3 mètres pour sauver le Par. Mais ce 4e coup passa à côté du trou et ce fut un bogey en suivant, pour la Japonaise, qui conservait suffisamment d’avance, pour assurer sa victoire, avec un Par au 18.

Ce qu’elle fit, tandis que A Lim Kim réalisa une superbe approche, au 3e coup, qui fut très proche de faire tomber sa balle dans le trou, pour un eagle.

Concluant sa journée par deux putt pour le Par, Miyu Yamashita obtenait la consécration en remportant ce British Women’s Open, qu’elle domina depuis le second tour. « C’était un de mes objectifs que de gagner ce tournoi quand j’étais plus jeune », confia la Japonaise en conférence de presse. « Et pouvoir y arriver est un sentiment très spécial », ajoutait-elle. « C’est un objectif pour lequel j’ai travaillé toute ma vie. C’est pour ainsi dire un rêve. C’est le fruit d’un travail acharné, chaque jour, avec des changements, des améliorations et pouvoir y parvenir et être qualifiée de championne est vraiment très spécial », poursuivait la joueuse de 24 ans.

Miyu Yamahsita qui fut brève dans sa déclaration lors de la remise du trophée mais qui confessa qu’elle allait fêter cette victoire avec sa famille. Une victoire qui survient au lendemain de son 24e anniversaire, elle qui est né le 2 août 2001, à Osaka.

Avec cette victoire Yamashita remporte un chèque de 1 462 500 million de dollars, et 600 points de Race to CME qui lui permettent de monter à la 4e place, derrière une autre rookie Japonaise, Rio Takeda, elle aussi victorieuse en Majeur, cette année. Et l’Annika Major Award de revenir à Minjee Lee, au nombre de points, qui a remporté le KPMG Women’s PGA Championship, au mois juin.

Miyu Yamashita qui prend la tête du classement des rookie de l’année devant Rio Takeda et Chisato Iwai. Les Japonaises qui ont dominé cette saison au nombre de victoires, mettant fin à la domination des Sud-coréennes, depuis plusieurs années.

Martin Sampedro succède à Sobron Galmes

Cela faisait 10 ans qu’une joueuse amateur de nationalité Espagnole ne s’était pas imposée dans ce tournoi. En jouant merveilleusement bien, malgré le vent et les pièges tendus par le parcours, Paula Martin Sampedra, succède à sa compatriote Luna Sobron Galmes au palmarès de la Smyth Salver, ainsi qu’à l’Anglaise Lottie Woad, lauréate l’an dernier. Martin Sampedro qui réussit l’exploit de jouer 68 dans ce dernier tour, se classant 8e à –4, réalisant le meilleur résultat d’une amateur dans ce tournoi, après Lottie Woad et Louise Duncan.

Lottie Woad qui signe une 8e place, soit deux places de mieux qu’en 2024, lorsqu’elle était amateur. L’Anglaise qui confirme sa capacité à résister aux difficultés et à bien figurer au milieu des meilleures joueuses du circuit.

La galère des Françaises

Ce dernier Majeur de la saison laisse les Françaises très loin des places d’honneur, et une fois encore, c’est Céline Boutier qui obtient le meilleur résultat en se classant 23e mais seulement dans le Par. La numéro Française qui affiche un médiocre bilan en Majeur, cette saison, avec deux Cut manqués, et une 21e place, à Evian, comme meilleur résultat. Piégées par une météo so british, ce dimanche matin, Pauline Roussin-Bouchard et Perrine Delacour ont bu le bouillon. La première joue 78 et affiche un score final de +15 tandis que la seconde joue 80 pour un score de +11. Si Roussin-Bouchard reste dans la course pour assurer sa place dans le Top 100 de la Race, Perrine Delacour est encore loin du compte, en étant classée 118e. Mais la native de Laon peut être satisfaite d’être en tête du classement AON Rosk Reward Challenge, démontrant sa capacité à jouer stratégique et avec précision. Il lui manque donc de la réussite sur les green pour parvenir à mieux figurer dans un classement, jusqu’à la fin de la saison.

Le coup du jour

C’est l’Anglaise Mimi Rhodes, leader de l’Ordre du mérite du Ladies European Tour, quia fait le spectacle, malgré elle, avec sa mise en jeu sur le Par 3 du trou n°5. Sa balle carambola celle de l’Australienne Stephanie Kyriacou, ce qui lui permit de tomber dans le trou. Malgré cet eagle, Rhodes connut une journée difficile et alors qu’elle avait réussi à progresser à –4, trop de bogey ont eu raison de cette progression. Et c’est grâce à un birdie sur le Par 5 du 18 qu’elle sortir de tournoi Majeur avec le score de –1 total.

Prochain tournoi du LPGA Tour, du 14 au 17 août, avec le traditionnel Portland Classic.

Le classement final => ICI

British Women’s Open : Information 4e tour

Cette journée s’annonce comme la plus difficile à négocier de ce dernier Majeur de la saison, avec la pluie fine qui pourrait tomber toute la journée, bien que quelques éclaircies sont prévues vers 17h00. Et le vent continuera de souffler assez fort.

Tonte

  • Fairway : 10 mm
  • Rough : 37 mm sur une bande de 2,50 mètres le long des fairway.
  • Approches atour des green : 8 mm
  • Green : 3,25 mm
  • Stimpmeter : 10,1 (plus rapide que samedi)
  • Fermeté des green : plus souple que la veille à cause de la pluie tombée durant la nuit.
  • Vitesse du vent estimée : entre 19 et 32 km/h

Les distances du jour

Les positions de drapeaux

Four Winds Invitational : La Canadienne reste en tête, Laisné manque le Cut !

Au travers d’une météo jugée parfaite par les organisateurs, cette seconde journée a continué de profiter à la joueuse de tête qui accru son avance de deux coups tout en restant sous la menace de ses poursuivantes. Et une Française manque encore le Cut dans une saison où le drapeau Français n’aura jamais flotté en haut d’un leaderboard.

A 25 ans, pour sa seconde saison sur l’Epson Tour, Leah John est devant une fabuleuse opportunité. Celle de remporter son premier tournoi chez les pros, à cinq tournois de la fin d’une saison qui est mouvementée, et dont le Top 15 pour les cartes du LPGA Tour, n’a jamais été aussi incertain.

Après son magnifique exploit de la veille, John a connu une seconde journée plus sage, mais dont elle sort, tout de même, avec deux coups de plus repris au parcours. Laissant un bogey de chaque côté de la carte, elle doit ce score de –11 à ce dernier birdie sur le Par 4 du 9, après s’être élancée du Tee n°10, à 09h09. « C’est assez agréable en comparaison d’hier. Aujourd’hui j’ai eu un début de journée plutôt calme, mais j’ai continué à m’en tenir à mon plan de jeu et j’ai cherché à avancer. Ce fut plus difficile car j’ai eu quelques moments compliqués et des départs intéressants. Finalement j’ai apprécié ce que j’ai vécu », confia Leah John avant de reprendre : « mon coach m’a envoyée un sms ce matin en me disant de me servir de la nuit pour faire une remise à zéro. « Reviens fraîche et dispo » m’a-t-elle dit. « Oublie ce que tu as fait la veille mais souviens-t-en quand même pour te motiver, quand tu en auras besoin », relata la Canadienne qui a également déclara que ce parcours lui rappelle celui qu’elle joue près de chez elle. De quoi la mettre dans les meilleures conditions pour aller chercher la victoire.

Derrière, c’est Melanie Green qui est venue se positionner à la seconde place, elle qui est 3e de la Race, et dont les points collectés dans ce tournoi vont un peu plus stabiliser sa situation dans ce classement pour l’obtention d’une carte sur le LPGA Tour.

L’Américaine de 23 ans a assuré une carte de –5, dont l’essentiel des coups se situe au retour, soit du 1 au 9. Un retour vierge de bogey comportant quatre birdie à la suite et un dernier sur le Par 4 du trou n°9. « Le retour a vraiment fonctionné. J’ai eu cinq putt d’un coup, donc cela m’a beaucoup aidé. Alors que l’aller a été un peu plus lent, en terme de rythme », expliquait-elle. « Et honnêtement, sur ce parcours vous pouvez signer un score très bas », ajouta Green dont le nom de famille est parfaitement adapté à la circonstance.

Partageant cette seconde place à –8, sa compatriote Jennfier Chang, qui a connu le LPGA Tour et qui a intégré l’Epson Tour en 2024. Chang a connu, comme Green, une bonne moisson de coups entre les trous n°1 et n°9. Et c’est même un eagle qu’elle signe sur le Par 5 du trou 5, qui lui a permis de passer à –7. Au retour, deux birdie et un bogey ont achevé sa journée sur le score de –8, et la voici en lice, comme Green, pour contester la victoire à la Canadienne. « Aujourd’hui tout a eu l’air assez simple », confia Chang. « J’ai fait des coups de sauvetage pour le Par mais aussi de nombreux putt pour birdie. Dans l’ensemble, ce fut une bonne journée », ajoutait l’Américaine de 25 ans qui est encore loin de pouvoir intégrer le Top 15 de la Race, en étant classée 94e. Mais une victoire pourrait lui permettre de faire un bond important dans ce classement et relancer sa motivation à bien faire, sur la fin de saison.

Numéro de la Race, et perçue comme une joueuse déterminée et régulière, Briana Chacon a progressé de 42 places dans cette journée, pour se placer dans le sillage des trois premières, à la 4e place, à –7. Déjà lauréate de deux victoires cette saison, et trois depuis l’an dernier, elle ne cesse d’impressionner par sa capacité à signer des cartes très basses et à chasser les meilleures places. Partie du Tee n°1, à 08h25, avec Megan Schofill et Emma McMyler, elle a aligné trois birdie entre le Par 3 du trou n°4 et le Par 4 du trou n°6. Puis, elle sortait de cet aller avec un birdie sur le Par 4 du 9, sans avoir concédé de bogey. Et à l’amorce du retour, elle restait dans ce rythme en alignant trois nouveaux birdie. Un septième sur le Par 3 du 15 venait la placer à –8, mais un bogey sur le Par 3 du 17 la renvoyait à –7. Chacon a donc démontré qu’elle peut jouer très bas sur ce parcours et que si jamais Leah John ne parvenait pas à en faire autant ce dimanche, elle sera encore une fois dans la course pour une victoire.

La Canadienne Alena Sharp et l’Américaine Kaitlyn Papp Budde complètent cette 4e place, tandis que Hailee Cooper et Vivian Hou s’installe à la 7e place. Copper ayant progressé de 24 places, grâce à une carte de –5.

Mais le meilleur score du jour revient à la Chinoise Michelle Zhang, qui signe un –6, en étant partie du Tee n°10, où elle concéda un bogey sur le green de ce même trou. Puis, ce fut un festival de birdie, jusqu’au Par 4 du 8,, la faisant passer de +1 à –5. Classée 12e de la Race, Zhang est en passe d’assurer sa place dans le Top 10 de la Race, si elle confirme cette très bonne journée, ce dimanche.

Laisné éliminée, Broze s’offre un troisième tour !

L’an dernier, la Française de 29 ans avait bien évolué dans ce tournoi, aussi n’est-il pas anormal de la revoir du bon côté du Cut, cette année. Cependant, sa carte est très loin de celles des joueuses de tête, n’affichant qu’un score dans le par, avec trois bogey et trois birdie. A cinq tournois de la fin de la saison, Emma Broze est condamnée à refaire une saison sur l’Epson Tour, à moins qu’elle nourrisse des rêves démesurés et qu’elle tente les cartes lors de la Q-school. Ou qu’elle choisisse de rentrer en France, avec Agathe Lainsé, pour intégrer le Ladies European Tour. Un circuit qui semble bien plus adapté à leur niveau du moment. Bien que le LET connaît une nette progression, depuis deux ans.

Agathe Lainsé ne franchit pas le Cut, et ne prendra pas de points pour son classement à la Race. Un Epson Tour qui manque cruellement de représentantes Françaises, mais en même temps, compte tenu du manque de potentiel des amateurs qui n’arrivent pas à rentrer dans le champ des meilleures épreuves mondiales et des nouvelles arrivantes sur le LETAS qui peinent à se faire une place dans un Top 20, avec des scores parfois au-dessus du Par, il est à prévoir que le golf féminin français sera pauvrement représenté sur l’Epson Tour, et probablement sur le LPGA Tour, dans les années à venir.

Le classement provisoire => ICI

British Women’s Open : Yamashita toujours en tête, mais en perdant du terrain !

Cette troisième journée a été aussi compliqué que les précédentes, même si la météo a proposé du soleil au bord de ce littoral qui offre des perspectives reposantes, entre chaque trou. Leader hier avec le score de –11, Miyu Yamashita est désormais menacée par une dizaine de joueuses qui feront tout pour s’imposer, dans la dernière journée.

Il n’y a pas eu de miracle, ce samedi, pour la Japonaise Miyu Yamahsita, rookie cette année, qui avait pourtant creusé l’écart, vendredi, en se portant en tête avec le score de –11. Avec un stimpmeter plus faible et des green plus fermes, ainsi qu’un vent toujours très présent, beaucoup de balles sont allées côtoyer les rough et se sont retrouvées loin des mats.

Difficile, dans ces conditions, de rentrer du birdie et de faire évoluer le score de référence, en haut du leaderboard. La Japonaise de 24 ans, Yamashita en a fait l’expérience, elle qui avait bénéficié la veille d’un départ parmi les premiers, en matinée, et qui a dû se battre, face au vent dans cette troisième journée.

Elle reste cependant en tête, mais avec un coup d’avance, tout en ayant rétrogradé de –11 à –9. « Aujourd’hui j’ai été concentrée sur chaque coup, les uns après les autres. Et c’est pourquoi j’ai joué mon meilleur golf », confiait Yamashita qui nous surprend avec cette déclaration. Beaucoup de mises en jeu ont été lâchées à droite ou à gauche, et trop de putt n’ont pas trouvé le trou. « Le vent a été très fort, c’est pourquoi le choix des clubs est devenu un peu difficile », expliquait-elle. « C’est un point sur lequel je vais me concentrer pour demain et m’appuyer sur mon expérience à Muirfield, pour m’améliorer pour demain », ajoutait Yamashita qui est sous la menace, immédiate, de la Sud-coréenne A Lim Kim, qui est seule seconde à –8, après une belle journée en –5.

Connue pour son énergie et la démonstration de ses sentiments de satisfaction, dès qu’elle réussit un bon coup, la lauréate de l’US Women’s Open 2020 nous a habitué à de belles remontada et des victoires solides, où même quelques fautes n’enrayent pas la machine. Tout comme elle peut perdre pied dans un dernier tour, et laisser filer la victoire. Dans cette journée, contrairement à Yamashita, Kim n’a pas concédé de bogey et a su sauver les Par au bon moment. Dès le début de sa journée, en étant partie à 14h05, avec Madelene Sagstrom, qui a perdu gros dans cette journée en jouant +4, Kim a rapidement trouvé le chemin du birdie, en passant à –4 sur le green du Par 4 du 1. Après 6 trous, elle pointait à –6, alors que Yamashita était encore à –11, et que l’Américaine Andrea Lee fournissait son effort pour intégrer le haut du leader, après que Charley Hull eut offert un festival de birdie et de bons coups, au public venu l’admirer et l’encourager. Et à ce moment de la journée, l’Anglaise était en train de progresser sur le fairway du 18, en étant à –6, avec Wei-Ling Hsu et Rio Takeda qui débutait sa journée aux côtés de Yamashita.

Au retour, A Lim Kim fit ce qu’elle put pour augmenter son avance, mais elle ne trouva que deux birdie, sur le Par 3 du 12 et le Par 5 du trou n°13.

Mais cette carte de 67 qu’elle rendit fut suffisante pour lui permettre d’être la mieux placée derrière la Japonaise, car Andrea Lee se heurta au Par 4 du 16, en fin de journée, autant qu’elle eut du mal à rentrer ses putt pour birdie, durant les derniers trous, balayés par le vent. « Avec mon caddie nous nous sommes concentrés sur la trajectoire de la balle, en nous demandant ce dont j’avais besoin », expliqua la Sud-coréenne. « La trajectoire et le contrôle sont des paramètres importants ce week-end. Et la direction de la balle fut un peu différente des premières journées. Mais j’aime ce vent qui vient de l’ouest et je me suis appuyée dessus », expliqua A Lim Kim. Puis, elle ajoutait : « honnêtement, je ne suis pas concentrée sur la joueuse de tête. Seulement sur mon processus de jeu, mes coups et ma position au classement. C’est tout ».

Cependant, avec un coup de retard sur le leader, nul doute que la Sud-coréenne a dû cogiter ce soir, en perspective de signer une nouvelle victoire en Majeur, dimanche.

Andrea Lee complète donc ce Top 3, elle aussi en ayant joué –5 ce jour. Deux bogey ont atténué sa progression, notamment celui du Par 3 du trou n°8, après une suite de trois birdie. Mais elle effaçait immédiatement ce mauvais coup, sur le Par 5 du 9, restant, ainsi, à –5. Au retour, la joueuse du Team USA de Solheim Cup enclenchait une suite de trois birdie, puis elle allait commencer à perdre en précision. Comme lors de sa mise en jeu au 16, qu’elle lâcha dans le rough, et que son second ne parvint pas à replacer sur le fairway. Du petit rough, le long du fairway, elle tenta le green et réussit à faire rouler sa balle jusqu’à 4 mètres, environ, sous le mat. Mais à la manière de Miyu Yamashita, son putting se dérégla et c’est avec deux putt et un bogey qu’elle sortit de ce trou. Au 17, ce fut un peu la même situation, sauf qu’elle sauva le Par, après un premier putt à environ 6 mètres du trou, pour un birdie.

Ayant perdu en efficacité, en fin de journée, Andrea Lee ne fut pas cette joueuse qui aurait pu se hisser en tête. Soit en co-leader, soit seule. Mais on peut souligner l’excellent travail qu’elle a accompli, ce jour, sur un tracé toujours compliqué à lire, à cause des perspectives, et bien protégé par le vent. « Ce fut une journée solide. Je savais que le vent allait se lever. Spécialement sur le retour. Donc j’ai essayé de prendre l’avantage à l’aller, et j’ai été capable de le faire », confia l’Américaine, qui fait partie des potentielles joueuses à pouvoir s’imposer, dimanche. «Je suis très satisfaite de ce que j’ai fait aujourd’hui » ajoutait l’Américaine qui expliqua, également, qu’elle a gagné en confiance, à Evian, en ayant eu le sentiment que sa frappe de balle était la meilleure de toute l’année.

L’incroyable remontée de Katsu !

Les joueuses Japonaises sont à l’aise sur ce tracé, et en plus de Miyu Yamashita et de Rio Takeda, Minami Katsu l’a également démontré. Sans doute la discipline mentale asiatique y est-elle pour quelque chose. Alors qu’elle débutait sa journée par un premier bogey sur le Par 4 du trou n°1 et qu’elle en enchaînait un second au trou n°3, la Japonaise de débuta un festival de bons coups, avec un premier birdie sur le Par 4 du trou n°3. Et elle frappait un grand coup, sur le Par 5 du 6, en réalisant un eagle, qui venait annuler les deux bogey du début de sa partie. Revenue dans le Par total, Katsu enchaînait avec un birdie, puis un second sur le Par 5 du 9. Et au retour, un peu galvanisée par cette réussite, elle allait signer quatre birdie, espacés d’un Par, jusqu’au 18. Une performance remarquable en étant partie à 11h35, en compagnie de la Française Pauline Roussin-Bouchard, qui n’a pas offert le meilleur spectacle qu’il soit, pour motiver la Japonaise. Cette carte de 65 est donc la plus basse signée depuis jeudi, permettant à Katsu de progresser de 31 place, pour se retrouver seule 4e et en lice pour la victoire. Mais dans ce groupe, elle n’est pas la seule à avoir fait sensation.

Charley Hull en grande forme !

Jusqu’ici, l’Anglaise, diagnostiquée hyper active, et qui consacre totalement sa vie au golf depuis l’âge de 16 ans, est une des grandes déceptions du côté européen. Disposer d’un talent aussi exceptionnel et ne pas pouvoir étoffer un peu plus son palmarès, est une immense déception. Mais ce dimanche, Charley Hull aura l’opportunité démontrer toute sa panoplie de coups, elle qui joue presque tout le temps et par tous les temps, et qui connaît bien la manière d’aborder un links. Encore faut-elle qu’elle soit capable de se maîtriser dans ses excès d’humeur. Toujours est-il qu’elle réussi, lors de ce moving day, à signer une carte de 65, comportant un seul bogey, qui l’a remise dans la course. « J’ai réussi des birdie dès que je m’en suis donné l’occasion. Sauf au dernier trou », expliqua l’Anglaise de 29 ans. « C’était un putt assez délicat. Il était en descente et à droite, à cause du vent. Mais il était un peu gauche – droite. D’habitude je tape un putt ferme, directement vers le trou, et je prends le point de cassure. Mais là où il était en descente et un peu sous le vent, je l’ai joué un peu à gauche et il a dévié », expliqua Charley Hull. « J’adore chasser les positions de devant. C’est très amusant. C’est plus amusant comme ça », avouait-elle. Et de préciser, à propos de ses chances de victoires et de cette dernière journée : « Je suis à 100%, car je crois que je n’ai rien à perdre ». Et sa vision du jeu demain est fondée sur une référence : « je pense que ce dernier tour sera plutôt sur le modèle de l’US Open, parce que j’étais dans le dos du leader et qu’on jouait devant la plage », confia Hull qui fit référence à l’édition 2024, à Pebble Beach.

L’Américaine Megan Khang est également à –6 et il va falloir compter sur elle et son tempérament toujours tourné vers la décontraction et la rigolade.

Georgia Hall a également bien joué, plaçant un second drapeau anglais dans le Top 10 de ce leaderboard. L’Anglaise de 29 ans, vainqueur de ce même British Women’s Open en 2018, qui traverse une période difficile et dont sa vie sentimentale qui tend à se stabiliser, est de nature à lui permettre de relever la tête. Et c’est d’ailleurs en compagnie de son futur mari et caddie, que Hall a su faire valoir son meilleur jeu et sa connaissance des links, pour signer cette carte de 68 et se replacer dans la course d’une possible nouvelle victoire en majeur. Bien qu’à –4 total, il va falloir qu’elle joue encore plus juste que ce samedi, si elle veut combler son écart de cinq coups, et en mettre un peu plus dans sa musette, pour espérer l’emporter. Mais avec la pluie qui est annoncée, tous les scénarii sont désormais envisageables.

La Taïwanaise Wei-Ling Hsu a également gagné du terrain en progressant de 11 places, alors que la Suissesse Chiara Tamburlini a rétrogradé de 5 places, pour se loger à la 8e position, après un moving day en 72. Mais la joueuse du LET peut être fière de sa position, ce samedi soir, car c’est aussi un excellent test, pour elle, dans la perspective des cartes du LPGA Tour, en fin d’année.

Le petite semaine de Woad !

Nous avions vu le meilleur de l’ancienne numéro un amateur et nous avons vu, ces derniers jours, ses faiblesses. La nouvelle coqueluche du circuit mondial féminin, Lottie Woad est en panne sur ce parcours gallois, alors que tout le monde espérait la voir jouer, une fois encore, les premiers rôles. Cependant, à 21 ans, et tout juste intégrée au LPGA Tour, il faut reconnaître qu’une 11e place en majeur, après la 3e place à l’Evian Championship, c’est une performance que beaucoup aimeraient réaliser. Pour me seconde fois consécutive Woad signe une carte sous le Par, mais seulement de –1. Si elle est habituée à jouer sur ce type de parcours et avec ce genre de conditions de jeu, elle n’arrive pas à parfaitement placer ses coups, tant au départ que sur les green. Et ce qui la sauve c’est assurément son putting. A plusieurs reprise, elle a sauvé des putt pour le par que d’autres auraient manqués. Voire ont manqué. N’ayant trouvé que deux birdie dans sa journée pour un bogey en début de partie, Lottie Woad peut encore surprendre dans cette dernière journée, avec des conditions de jeu qui s’annoncent plus difficiles.

Sa compatriote qui évolue avec succès sur le LET, Mimi Rhodes, a joué 70 et se retrouve également à la 11e place, mais en ayant trouvé plus de birdie. Ce sont deux bogey en fin de journée qui plombent sa partie, sans quoi, à 24 ans, celle qui est en tête de l’Ordre du mérite européen serait en meilleure position, dans ce majeur, pour sa première participation.

Les Françaises en difficulté

Quoi qu’il arrive dimanche, le bilan des Françaises en majeur est loin d’être exceptionnel, cette année. Si Céline Boutier reste le fer de lance du golf féminin Français, elle a été très loin de ses meilleurs résultats et cette carte de 69, signée au terme de ce troisième tour, a une saveur aigre douce. Car elle démontre la capacité de la sextuple vainqueur du LPGA Tour à se défaire des difficultés de ce parcours, et son incapacité à rapidement s’adapter lorsque les conditions de jeu sont difficiles.

Classée 25e à –1, Céline Boutier ne jouera pas, cette semaine encore, dans le Top 5 d’un Majeur, pour tenter de décrocher une nouvelle victoire, que tout le clan Français lui souhaite. Autre point, les links ont rarement réussi aux Françaises. Enfin, il faut, une fois encore, constater que les jeunes générations prennent de plus en plus de place en haut des leaderboard, et qu’à 31 ans, Céline Boutier commence à faire figure d’ancienne joueuse dont les années qui lui restent pour briller sur le LPGA Tour commencent à se compter sur les doigts de la main.

Yamashita a 24 ans. Katsu a 27 ans. Woad à 21 ans. Rhodes à 24 ans. Takeda a 22 ans. Tamburlini à 25 ans. Chisato Iwai à 23 ans. Et toutes ces joueuses sont mieux classées que la numéro un Française, démontrant que plus les années passent plus il est difficile de jouer les premiers rôles sur le LPGA Tour. Même Nelly Korda a du mal dans cette saison, face à des joueuses qui s’imposent dans leur année de rookie.

La saison des Majeurs tire à sa fin et il reste à Céline Boutier quelques tournois réguliers pour se relancer et tenter d’aller chercher un septième titre qui lui ferait le plus grand bien.

Pour Perrine Delacour, c’est une petite réussite que d’avoir franchi le Cut de ce dernier Majeur, elle qui a peu eu l’occasion de participer à ces tournois. Si elle assure des cartes de 73 depuis jeudi, elle n’est pas encore tirée d’affaire à la Race. Cette 54e place provisoire ne lui permet que de gagner une place, ce qui est insuffisant pour gommer les 18 places qui la séparent de la 100e place de la Race. Il faut donc espérer qu’elle parvienne à tirer partie des trois premières journées, afin de régler son jeu sur les bons paramètres qui lui permettront de signer un score sous le Par, dans ce dernier tour.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard s’est complément ramassée dans ce troisième tour, en signant une carte très lourde de 80. Elle est dernière du classement, à la 71e place, à +9, démontrant, là encore, que les Françaises ne sont pas des joueuses de links, contrairement aux Anglaises ou aux Japonaises.

Un stage intensif, hivernal, avec Charley Hull et Lottie Woad leur ferait le plus grand bien.

Qui pour remporter la Smyth Salver ?

La réalisation britannique a peu mis l’accent sur les joueuses amateurs, pourtant, il y aura bien la remise du trophée de la meilleure amateur de la semaine, dimanche soir. Pour le moment, c’est l’Espagnole Paula Martin Sampedro qui est le mieux classée, en occupant la 36e place, dans le Par, devant sa compatriote Carlat Bernat Escuder, 54e, et la Malaisienne Jeneath Wong, qui occupe la 67e place à +5.

Les trois coups qui séparent les deux Espagnoles permettent de penser que rien n’est encore acquis pour Sampedro qui semble la plus agile sur ce tracé. Cependant, et pour la seconde fois en 10 ans, la Smyth Salver devrait revenir à une joueuse Espagnole, après Luna Sobron Galmes en 2015.

Ainsi, alors que l’on ne compte aucun forfait dans ce tournoi, il est impossible de faire un pronostic dans ce tournoi, tant les scores sont serrés et que chaque journée apporte son lot de difficultés et un profond remanient du classement.

Et pour la première fois depuis 2018, une victoire Anglaise est plus qu’envisageable, avec la présence Charley Hull à trois coups du leader, et celle de Georgia Hall, à cinq coups.

C’est donc un dernier tour aussi incertain que palpitant qui s’annonce, avec une probable dégradation de la météo qui devrait tout changer.

Le classement provisoire => ICI

British Women’s Open : Information 3e Tour

Voici les informations essentielles pour bien suivre ce moving day.

Tonte

  • Fairway : 10 mm

Rough

  • 1ère tonte 37 mm sur une bande 2,50 mètres

Green

  • Tonte : 3,25 mm
  • Stimpmeter : 10

Plus lent que la veille, à cause du vent qui doit souffler plus fort que vendredi.

Fermeté des green : plus fermes que la veille, soit 0,20 mm de moins en souplesse.

Vitesse du vent estimée : 18 km/h avec des rafales à 25 km/h.

Les distances du jour (en mètre)

Les positions de drapeaux