Amundi German Masters : Briem partage la tête avec Südow !

Deux des quatre leader de la veille sont restés en tête.

Une Allemande est bien en tête à domicile sur un parcours taillé pour recevoir un Majeur européen, si toutefois il pouvait y en avoir un, indépendamment de ceux inscrits au calendrier du LPGA Tour. La rookie de 19 ans confirme son talent, mais elle a face à elle une sérieuse concurrence.

L’Allemande Helen Briem et la Suédoise Ellinor Südow sont à égalité en tête avec huit coups sous le par après 36 trous, alors que l’Anglaise Alice Hewson et la Néo-zélandaise sont deux coups derrière, prêtes à réagir dans le moving day.

Le duo de tête figurait parmi les favorites après un premier tour en 68 (-5) sur le parcours Nord du Green Eagle Golf Courses à Hambourg, et ont chacune enchaîné avec une carte de 70 (-3) le deuxième jour.

La star locale Briem a réalisé un excellent départ avec trois birdie sur ses les trois premiers trous, avant de commettre trois bogey aux trous 5, 6 et 7, revenant ainsi dans le Par, à mi-parcours.

Cependant, sur les neuf derniers trous, la gagnante du LET a retrouvé son rythme en réalisant des birdie aux trous 10, 14 et 18, prenant ainsi la tête du classement. « Je pense que c’était un départ formidable. Patricia (Schmidt) et moi étions toutes les deux à -3 après les trois premiers trous, ce qui était tout simplement incroyable », a déclaré la joueuse de 19 ans. «J’ai eu un peu de mal après ça, mais je pense avoir tenu le coup pendant les neuf derniers trous. Sur les neuf derniers trous, mon jeu était comme d’habitude. Et je pense avoir touché tous les greens. Sur les trois trous où je n’ai pas touché le green, j’ai fait un bogey, donc je pense que c’était la clé aujourd’hui et c’est une journée très solide », expliquait Helen Briem. « C’était tellement amusant de jouer avec Patricia, et le public était incroyable aussi. Je suis vraiment contente », ajouta l’Allemande.

Pour la Suédoise Ellinor Südow, ce fut un excellent 27e anniversaire puisqu’elle a inscrit six birdie et trois bogey, rejoignant ainsi Briem à huit coups sous le Par. « C’est un très bel anniversaire », a déclaré Südow. « J’ai passé une journée formidable. C’était plus difficile aujourd’hui, mais j’ai réussi à rentrer quelques birdie, donc c’était sympa. C’était agréable de bien commencer, car j’ai frappé le premier coup de départ si loin à droite. J’avais un mauvais lie et j’ai réussi, ensuite, à placer ma balle, à deux ou trois mètres et à rentrer ce birdie très fermement, et ensuite, c’était assez simple. Je n’ai pas très bien frappé mon driver aujourd’hui, car j’étais très nerveuse, et j’ai senti mes jambes trembler au backswing tout au long des 18 trous. C’était très stressant, et ce fut un bon test pour moi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça. Cela me donne beaucoup de confiance, je vais aller frapper quelques drives après ça », lâchait la Suédoise de 26 ans.

La Singapourienne Shannon Tan a réalisé une journée en 69 (-4) lors de la deuxième journée à Hambourg, se plaçant à un coup seulement des leaders et se classant troisième. Tan a réalisé des birdie aux trous 1, 7, 11 et 15, pour un total de sept coups sous le Par à mi-parcours. « Aujourd’hui, j’ai passé toute la journée à jouer sur les fairways et les greens », a déclaré la joueuse de 21 ans, déjà vainqueur sur le LET. « Je crois que j’ai raté un fairway et deux greens, mais au bon endroit, ce qui est vraiment utile. Ce parcours est assez exigeant, c’est un parcours pour les frappeurs de balle. Il faut être au bon endroit pour certaines positions de drapeau, donc je pense que tout s’est déroulé comme prévu aujourd’hui. Sur les Pars 5, je pense qu’il y en a un qui est accessible, et sur les autres, il suffit de jouer le bon nombre de coups. J’ai travaillé mon jeu au wedge la semaine dernière et j’ai changé les shafts de mes wedges, ce qui m’a vraiment aidé. Ça m’a été utile cette semaine. J’adore jouer devant le public. J’ai vu Esther (Henseleit) remporter la médaille d’argent aux Jeux olympiques l’année dernière et mon père est un grand fan d’elle aussi. Il n’arrête pas de me dire que je dois ressembler davantage à Esther. Elle a bien joué l’année dernière, et c’était ma première année, alors j’ai toujours vu son nom en haut d’un classement », déclara Shannon Tan qui réalise un bon début de saison.

L’Anglaise Alice Hewson et la Néo-Zélandaise Amelia Garvey sont ex-aequo à la quatrième place avec six coups sous le par après un deuxième tour de 72 (-1).

Un coup plus loin, et à égalité à la sixième place, se trouvent la Danoise Sofie Kibsgaard Nielsen et l’Anglaise Thalia Martin.

Ce fut un excellent deuxième tour pour Martin, victorieuse des LET Access Series plus tôt cette saison, avec un 66 (-7) sans bogey, qui constitue son meilleur tour en carrière sur le LET. « Je n’ai pas réalisé ce que j’avais joué, j’ai dû demander à ma mère après coup parce que j’essayais de vivre l’instant présent », a déclaré Martin. « Je ne l’ai pas fait ces quatre dernières semaines, depuis ma victoire au Maroc. Je n’arrêtais pas de penser à l’avenir ou au passé, mais j’ai dit à ma mère que je restais dans l’instant présent et dans le coup, et pour une raison que j’ignore, ça a fonctionné. Je pense que c’était surtout une question d’état d’esprit. J’ai eu des difficultés avec mes putts ces quatre dernières semaines, notamment sur des distances de 1,20 m. J’ai donc changé d’alignement pour ne plus trop y penser. Je pense que cela m’a aidé pour certains birdie, mais mes coups d’approche étaient aussi beaucoup plus serrés cette semaine. C’est la première fois que je ne savais pas quel score j’avais marqué, et je me disais juste « faisons un autre birdie. Puis j’ai géré le parcours et je me suis dit « faisons un Par », mais sur les derniers trous aujourd’hui, j’ai juste essayé de continuer à jouer de cette manière», confia l’Anglaise qui signe l’une des cartes vierge de bogey du jour.

Vedette de la semaine et joueuse support de ce tournoi, l’Allemande Esther Henseleit est à la 8e place, à –4 dans un groupe qui comprend l’Indienne Diksha Dagar, la Sud-africaine Lee-Anne Pace ou encore l’Anglaise Hannah Screen.

Nadaud et Klotz dans le coup. Herbin s’en sort bien !

Du côté des Française, la situation s’est améliorée pour certaines et dégradée pour d’autres. Rookie cette saison, après un passage chez les pro il y a un an, Ariane Klotz se révèle de plus en plus à l’aise sur le LET. Elle vient de franchir son 7e Cut et elle pourrait bien aller décrocher son 4e Top 10 de la saison. Elle n’a concédé qu’un bogey pour cinq birdie et cette carte de 69 sur ce parcours, après un premier tour en 74, démontre que la Française de 27 ans a la capacité de se relever d’une mauvaise journée. De 7 ans sa cadette, Nastasia Nadaud qui est encore classée au rang des espoirs du golf féminin, est venue la rejoindre, mais avec une carte plus timide de 71, comportant deux bogey et quatre birdie.

Nadaud que l’on attend avec impatience sur l’Epson Tour, pour y développer son talent et y faire briller le drapeau tricolore dans les leaderboard.

Anne-Charlotte Mora a, en revanche, perdu du terrain en jouant 75, passant de la 9e place à la 27e. Camille Chevalier franchit un nouveau Cut et c’est heureux. Mais elle reste loin des joueuses de tête avec un premier tour en 73 et un second en 74. Enfin, Céline Herbin a bien réagi avec sa première journée en 77, qui faisait craindre qu’elle ne franchirait pas le Cut. Mais ce vendredi, la Française de 42 ans, a signé une carte sous le Par, de 72, et grâce au Cut qui a évolué en sa faveur, elle sen sort à +3, avec sept autres joueuses, dont la Norvégienne Dorthea Forbrigd et l’Ecossaise Michele Thomson.

Ne franchissent pas le Cut, Emie Peronnin (+4), Emma Grechi (+7), Vanessa Bouvet (+7), Agathe Sauzon (+10), Anne-Lise Caudal (+11) et Anaïs Meyssonnier (+14).

Trois joueuses ont abandonné. Il s’agit de l’Irlandaise du Nord Olivia Mehaffey, l’Indienne Neha Tripathi et de l’Américaine Hannah Gregg.

64 joueuses se sont qualifiées pour le week-end. Le troisième tour débutera à 8h45 (heure locale), les leaders prenant le départ à 12h51 (heure locale) au Green Eagle Golf Courses.

Le classement provisoire => ICI

Dow Championship : Roussin-Bouchard – De Roey à 2 coups des leader !

Le duo Porter / Dryburgh a dominé cette première journée.

Le premier tour de ce tournoi très sérieux, mais un peu récréatif, au cœur de la saison, et surtout entre deux Majeurs, a connu une première journée sous le soleil sur un parcours qui réserve toujours quelques pièges. Mais le fait que les joueuses évoluent par association, et dans un mode de jeu en alternance, a permis à certaines de s’élever dans la hiérarchie, au plus haut du leaderboard.

Belle épreuve que ce Dow Championship où les joueuses sélectionnées s’associent par affinité. C’est l’occasion de voir des duo parfois atypiques et de permettre à celles qui ont du mal, en individuel, de se positionner en haut d’un tableau des scores, de briller et de croire en la victoire.

Ainsi, l’Ecossaise Gemma Dryburgh, qui était associée, en 2023, à, l’Anglaise Charlotte Thomas, fait équipe cette année avec l’Australienne Cassie Porter, qui participe à cette épreuve pour la première fois. Cette union du Commonwealth a pris la tête avec un score de –4, qui n’est pas le plus bas que l’on ait vu dans ce tournoi, en foursomes. Néanmoins, l’Ecossaise et l’Australienne n’ont concédé qu’un bogey, avec un aller, depuis le Tee n°10, très dynamique, en –4. Ce duo dénommé Kilted Koalas s’est livré après ce tour : « évidemment, nous avons un jeu différent. Cassie frappe plus loin que moi et je suis généralement bien au milieu du parcours. On a choisi les bons trous, l’une pour l’autre, et je pense qu’on s’est vraiment bien entendues. Nous nous sommes bien complétées », confia Dryburgh. « Oui, c’est vraiment agréable de pouvoir… je pense, se faire pleinement confiance. J’ai confiance en Gem, elle va réussir les putt d’environ 1,80 mètres. 9a rend le golf un peu plus facile, quand on a pas à se soucier de laisser la balle à 1,80 mètres du mat », déclara Porter.

A un coup de ce duo, se trouvent six équipes, et non des moindres. D’abord une association volcanique avec l’équipe formée par l’Américaine Jennifer Kupcho et l’irlandaise Leona Maguire. Ces deux joueuses ont un potentiel exceptionnel. Kupcho pour attaquer les fairway, et Maguire pour enfiler les putt à n’importe quelle distance. Malgré tout, dans cette première journée, en étant partie du Tee n°1, les birdie ne sont pas vraiment tombés, et dès le début, c’est un bogey qu’elles ont concédé. Mais ensuite, la paire américano irlandaise est partie à la conquête du parcours en trouvant régulièrement un birdie. Deux à l’aller et deux au retour. « Je pense que nous toutes les deux très similaires au niveau du putting », confiait Kupcho. « Et que nous jouons très bien, en règle général. J’ai évidemment un peu plus de longueur qu’elle, mais à part ça, nous sommes assez similaires. Nous ne sommes pas trop agressives et notamment sur l’attaque des drapeaux », ajoutait l’Américaine. « Nous nous accordons donc beaucoup de putt, nous gardons un peu le contrôle de notre vitesse et nous nous facilitons la tâche », complétait Kupcho.

Autre duo explosif, c’est la paire américaine formée par Lexi Thompson et Megan Khang, qui jouèrent ensemble en 2023, en Solheim Cup, remportant leur match face à la paire Suédoise Grant / Stark. Ainsi que face à Anna Nordqvist et Leona Maguire, le second jour. Les Américaines ont concédé deux bogey, sur leur retour, soit les trous 2 et 4. A l’aller, elles ont rapidement pris le bon rythme et après un birdie sur le Par 4 du 12, elles en ont aligné deux au 17 et sur le fameux Par en île du 18. C’est un dernier birdie sur le Par 4 du 9 qui leur permis de revenir à –3. « Honnêtement, jouer avec Lexi c’est vraiment passer du bon temps », confia Megan Khang. « J’ai plaisanté avec Lexi en lui disant que j’allais changer mon prénom pour le sien, car nous avons entendu beaucoup de « allez Lexi ». Et j’ai dit : « mais aussi je suis là ! », plaisanta Khang. « Non, c’est super cool. Les fans sont géniaux. Je me sens bien dans cette ambiance. J’ai offert de bons putt à Lexi et avait une vitesse parfaite pour les rentrer. Je n’ai pas eu besoin de faire beaucoup de longs putt », ajoutait Megan Khang. « Je ne l’ai pas placée dans les meilleures positions, sur certains longs trous. Mais elle a réussi des coups incroyables et des putt vraiment excellents, en fin de parcours », confia Lexi Thompson, dont le putting s’est bien amélioré.

Trois autres association par nationalité rejoignent ce groupe. Il s’agit des japonaises Saki Baba et Yuri Yoshida, des Chinoises Yan Liu et Yahui Zhang, et de la paire Sud-coréennes formée par Jin Hee Im et Somi Lee. Enfin, l’Anglaise Jodi Ewart Shaddoff s’est associée à la Taïwanaise Heather Lin : « nous nous sommes bien débrouillées », confiait Ewart Shadoff. « Heather a réussi de très beaux sauvetages pour le Par, et on a réussi quelques longs putt. Nous avons marqué quand il le fallait, et nous nous sommes débrouillés pour bien nous en sortir », ajoutait l’Anglaise. « J’ai eu un départ un peu fébrile, avec mes coups de départ. Et j’ai frappé dans les arbres à plusieurs reprises. Nous avons fait de très beaux coups, qui nous ont offert de bonnes remontées, et vers la fin du parcours elle a réussi de très beaux putt pour birdie, des longs putt avec des pentes. C’était impressionnant », confiait Lin.

Et plus bas, au classement, se trouve le premier des deux groupes comportant une Française.

Cernousek menacée par le Cut, Roussin-Bouchard dans le Top 5 !

C’est donc à –2 que se trouve ce duo Francophone constitué de la Belge Manon De Roey et de la Française Pauline Roussin-Bouchard. Cette première association dans ce tournoi, pour ces deux joueuses, a apporté un résultat sobre, avec deux birdie et 16 Par, en étant partie du Tee n°10.

De Roey et Roussin-Bouchard sont à égalité avec la Suissesse Valenzuela et Schmelzel, la paire tenante du titre, et particulièrement complice, de Jeeno Thitikul et Ruoning Yin, et quatre autres équipes, dont celle formée par les Chinoises Yu Liu et Ruixin Liu. Beaucoup de bogey sur leur carte, à l’aller, mais aussi cinq birdie pour compenser. Liu qui rentra une ficelle exceptionnelle au trou n°4, apportant le second birdie de la journée. Un coup classée par les meilleurs de cette première journée.

Pour sa première participation à ce tournoi, la seconde Française engagée, Adela Cernousek, est encore une fois menacée par le Cut, avec sa partenaire Kaitlyn Papp Budde qui est encore plus mal classée à la Race que la Française. Leur score de +2 , avec un Cut à +1, leur permet d’espérer jouer ce week-end. Mais elles vont devoir se surpasser dans l’épreuve de fourball, car les scores seront très bas, ce vendredi. Jouer –4 ne sera pas suffisant pour égaler des cartes qui devraient se situer entre –6 et –9, si le parcours et la météo le permettent.

Retour dans le Michigan, dès 17h00, pour suivre cette nouvelle journée du Dow Championship.

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Amundi German Masters : Briem parmi les leader !

Belle représentation du golf féminin européen avec l’Allemande Briem, l’Anglaise Hewson et la Suédoise Südow, aux côtés de la Néo-zélandaise Garvey (deuxième en partant de la gauche).

Cette première journée sur ce parcours réputé difficile a tenu toutes ses promesses et le public Allemand d’être heureux de contempler une de leurs compatriote en tête, tandis que les Françaises sont en ordre dispersé.

Ce sont donc quatre joueuses qui se partagent la première place après le premier tour de cet Amundi German Masters 2025 qui est accueilli, pour la première, par le monstre vert du Green Eagle Golf Courses.

L’Anglaise Alice Hewson, l’Allemande Helen Briem, la Néo-zélandaise Amelia Garvey et la Suédoise Ellinor Südow ont toutes réalisé une journée en 68 (-5), pour prendre la tête du tournoi. Mais seule l’Anglaise Hewson a réussi à signer une carte vierge de bogey, en étant partie du Tee n°10 à 07h51. « C’était vraiment solide aujourd’hui, ce n’est pas facile de jouer ici », a déclaré le double vainqueur du LET. « On s’attend à du mauvais temps ces prochains jours, donc on a eu la chance d’avoir quelques départs en avant et d’en profiter au maximum. J’ai vraiment bien joué. J’ai touché beaucoup de greens. Je n’ai eu à faire que deux chip, donc je suis très contente. On a vraiment eu de la chance, et ce n’est pas le temps qu’on attendait. Nous avons eu quelques averses, mais globalement, rien de trop fort », ajoutait Hewson.

« Ce n’est pas vraiment le début de saison que j’espérais. J’ai beaucoup de choses à faire en dehors du parcours et je garde la tête froide en travaillant dur. Cette année est une de ces années où la vie me rattrape et me perturbe un peu, le golf reste ma priorité et je continue à tout donner chaque semaine », confiait l’Anglaise de 27 ans. « J’ai toujours aimé frapper des coups puissants, donc mon fer 2 est mon coup de prédilection au départ. C’est un peu un outil de recherche de fairway, et il faut être sur les fairways ici, donc je l’ai beaucoup utilisé aujourd’hui et je continuerai à le faire à l’avenir », complétait Hewson dont les résultats sont moins bons que l’an dernier.

De son côté, l’Allemande Helen Briem, vainqueur de l’Open de La Sella 2024, a inscrit sept birdie et deux bogey. « Je pense que ma journée a été vraiment solide, j’ai amélioré mon putting et mes wedges », a déclaré la joueuse de 19 ans. « J’ai eu de nombreuses occasions de birdie et j’en ai profité, donc j’en suis vraiment satisfaite. Je n’ai pas beaucoup frappé de drivers, mais j’ai frappé quelques fers 4 au départ. J’ai encore quelques clubs plus longs dans mon sac pour les départs départs. J’ai travaillé hier avec mon entraîneur sur mes coups d’approche. Je pense que nous avons bien compris ce que je dois faire, et j’ai réussi à les placer près du trou aujourd’hui, donc j’en suis contente », confia le jeune prodige Allemand.

« C’est la première fois que je viens ici. C’est un tournoi à domicile, mais il y a beaucoup de parcours LET plus proches »

La Suédoise Ellinor Südow a constitué sa carte avec trois birdie, un bogey et un double bogey sur les neuf premiers trous, en s’étant élancée du Tee n°1, à 08h46. En revanche, sur les neuf derniers, la Suédoise a réalisé un sans-faute avec des birdie aux 10, 11, 14, 15 et 18. « Je suis tellement heureuse d’avoir réussi autant de birdies », a déclaré la Suédoise. « C’est un parcours très difficile, il est brutal, alors j’ai juste réfléchi à mon parcours et j’ai réussi quelques birdie. C’était amusant. Mes approches étaient bonnes. J’ai eu beaucoup de belles perspectives aujourd’hui. C’est le golf, alors j’ai eu de la chance de réussir mes distances préférées à plusieurs reprises. Cela rend le golf plus facile, donc je m’en suis approché. Ces deux dernières semaines ont été plutôt bonnes, avec beaucoup de birdie, et je me sens globalement assez confiant dans mon jeu », expliquait la Suédoise de 26 ans.

« C’est vraiment amusant de me lancer et de le réussir. J’ai dit à mon entraîneur que j’avais suffisamment confiance en mes capacités, mais ce parcours est vraiment effrayant, alors je lui ai dit que je ne savais pas ce qui allait se passer. Si quelqu’un au premier départ m’avait dit que je ferais un tour à deux coups au-dessus du par, j’aurais sauté sur l’occasion. Je suis très contente d’avoir pu jouer cinq coups sous le par».

Quatre joueuses partagent la cinquième place : la Tchèque Patricie Mackova, le duo anglais Hannah Screen et Bronte Law, et l’Indienne Diksha Dagar, toutes à quatre coups sous le par. Un coup plus loin, en T9, se trouve le sextuor composé de la Singapourienne Shannon Tan, de l’Irlandaise Anna Foster, de l’Australienne Kelsey Bennett, de la Française Anne-Charlotte Mora et du duo danois Sofie Kibsgaard Nielsen et Natacha Host Husted.

Les autres Françaises sont en ordre dispersé, et Nastasia Nadaud pointe à –1, en étant la dernière tricolore à, jouer sous le Par. Ariane Klotz s’en sort plutôt bien, avec le score de +1 de 16 joueuses, signifiant que la qualification pour le week-end devrait se faire autour de +3, sauf si le mauvais temps s’en mêle. Céline Herbin et Emie Peronnin sont à +4 et ont encore une chance de s’en sortir. Par contre, Vanessa Bouvet (+5), Agathe Sauzon (+5), Anne-Lise Caudal (+6) et plus encore Anaïs Meyssonnier ont pris du retard. Le franchir le Cut sera compliqué.

Le deuxième tour commence à 7h40 (heure locale) et, à l’issue de celui-ci, une sélection sera effectuée parmi les 60 meilleures joueuses professionnelles et ex-aequo.

le classement provisoire => ICI

Amundi German Masters : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi a connu sa première édition en 2000. Une seconde édition eut lieu en 2001, puis c’est seulement en 2011 que la troisième édition fut organisée, jusqu’en 2016. Et à partir de 2021, après 5 ans sans tournoi, l’épreuve revint au calendrier du circuit européen, avec un nouveau partenaire.

C’est la quatrième édition organisée en Allemagne, et la première sur ce parcours. Auparavant, l’épreuve se déroulait en Angleterre dans le Buckinghamshire et s’appelait le Ladies British Masters, puis Ladies European Masters.

La Sud-coréenne a remporté deux fois ce tournoi en établissant, à chaque fois, le meilleur score final.

Le champ de joueuses

Elles sont 132 au départ, dont 10 sont invitées. Et parmi elles cinq Allemandes, deux Espagnoles, un Tchèque et la Française Anne-Lise Caudal.

Tête d’affiche de ce tournoi, l’Allemande médaillée d’argent des jeux olympique, Esther Henseleit, fit partie des favorites. Elle devra composer avec d’autres vedettes du circuit que sont ses compatriotes Helen Briem, Alexandra Forsterling, Patricia Isabel Schmidt, Laura Fuenfstueck et Chiara Noja, les Anglaises Alice Hewson, Rosies Davies, Bronte Law, Meghan MacLaren, les Espagnoles Luna Sobron Galmes et Nuria Itturioz, ou encore les sœurs Kim et Morgane Metraux, l’Indienne Diksha Dagar, la Slovène Pia Babnik ainsi que les Françaises Nastasia Nadaud et Céline Herbin, ou la Tchèque Kristyna Napoleaova et la Sud-africaine Lee-Anne Pace.

Ariane Klotz, Vanessa Bouvet, Emma Grechi, Camille Chevalier, Emie Peronnin et Anaïs Meyssonnier sont également dans le champ.

Le parcours

Bienvenue sur le Green Eagle Golf Course, au Sud de Hambourg, sur un parcours magnifique, comportant plusieurs pièces d’eau et qui accueille le Porsche European Open. Un tracé qui n’a rien à envier aux parcours américains et qui promet de rapidement mettre en jambe toutes les joueuses qui vont être obligées de placer des coups précis et de jouer avec la pente des green. Des green qui sont assez étroites et souvent bien défendus pas des bunker.

Ce golf possède trois parcours, dont un 9 trous et c’est sur le Nord course que se déroule ce tournoi. Il a été inauguré en 2008 sur 86 hectares et fut immédiatement conçu pour répondre aux exigences des grandes compétitions. Selon le site internet du golf, il serait le plus long parcours du Tour Européen masculin avec une distance de 7057 mètres.

Il serait, également, le parcours le plus difficile d’Allemagne, depuis les départs réservés aux professionnels. Son surnom est « le monstre vert ». Tout un programme !

Voir le détail du parcours => ICI

Record du tournoi

  • 2014 : I.K Kim (-18)

Les anciennes lauréates

  • 2024 : Alexandra Forsterling (-12)
  • 2023 : Kristyna Napoleaova (-14)
  • 2022 : Maja Stark (-15)
  • 2016 : In-Kyung Kim (-17)
  • 2015 : Beth Allen (-12)
  • 2014 : In-Kyung Kim (-18)
  • 2013 : Karrie Webb (-16)*
  • 2012 : Lydia Hall (-7)*
  • 2001 : Paula Marti (-10)*
  • 2000 : Trish Johnson (-9)*

La victoire s’est jouée en playoff en : 2023 et 2024

* Tournois qui se sont déroulés sur trois tours

Dotation et prime

Cette épreuve a reçu une dotation de 500 000 euros entre 2014 et 2016, après avoir débuté à 100 000 livres jusqu’en 2001.

Mais avec l’arrivée du Sponsor Amundi, la dotation est tombée à 300 000 pour une prime de 45 000 euros au vainqueur.

Ces sommes sont maintenues cette année encore.

Diffusion TV

L’épreuve est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour

  • Jeudi 26 juin : 15h00 – 18h00
  • Vendredi 27 juin : 15h00 – 18h00
  • Samedi 28 juin : 15h00 – 18h00
  • Dimanche 29 juin : 14h00 – 17h00

Dow Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 6e édition de ce tournoi qui a changé d’appellation en 2024.

Cette épreuve offre la possibilité de voir les joueuses s’associer dans le cadre d’épreuves en match play, dans une ambiance sportive et conviviale.

Avant la première édition, en 2019, ce type d’épreuve n’avait plus eu lieu depuis 2013 avec le Wendy’s Challenge Tour. Une épreuve qui fut organisée dès 1992. Mais elle ne fut pas la seule à réunir les golfeuses du circuit puisque trois autres tournois par équipe ont ponctué le calendrier du LPGA Tour. C’est donc une bonne nouvelle que d’avoir réintroduit ce type de compétition, et Mike Whan d’avoir déclaré, en 2021, que s’il avait un seul regret, c’est de ne pas avoir suffisamment développé ce type d’épreuve, avec les match play. Son successeur, Molly Marcoux Samaan a maintenu ce tournoi sans pour autant en annoncer d’autres sur ce même modèle. Il faut attendre de voir quelle ligne directrice sportive, son successeur, Craig Kessler, tracera.

En 2020, l’épreuve fut annulée à cause de la crise sanitaire.

Le mode de jeu

Les deux formules de jeu retenues sont le 4 balles meilleure balle (Fourballs) et le Foursomes. Le tournoi se déroule sur quatre journée en alternant les modes de jeu. Le 1er et le 3ème tour se disputent en foursomes et le 2ème et le dernier tour en fourball. Après deux tours, un Cut ne conservera que la moitié du champ, soit 33 équipes et les ex æquo.

Chaque joueuse du team vainqueur reçoit deux années d’exemption sur le LPGA Tour, en catégorie Prioritaire. Pour les joueuses non membre, les gains et les points de Race to CME sont immédiatement pris en compte pour l’année en cours.

Le parcours

C’est désormais le Midland Country club, dans le Michigan, qui sera le théâtre de ce tournoi jusqu’en 2029. Ce parcours, très compact, bordé d’arbres, le long de chaque fairway, est un Par 70 disposant de deux Par 5, sur chaque partie. Comparativement à la plupart des tracés joués durant la saison, peu de bunker ponctuent l’ensemble des 18 trous. La plus grande particularité de ce tracé est son green du 18, en île, qui offre un trou spectacle, à la fin de chaque partie. Néanmoins, un cours d’eau serpente le long du parcours occasionnant un obstacle d’eau naturelle, sur 10 trous. Composés d’un mélange en Poa annua et de Bentgrass, les green nécessitent une bonne lecture même si les balles tiennent assez bien les lignes. Ce tracé est l’œuvre de l’architecte Gilbert A.Currie, qui en dirige les travaux entre 1927 et 1928. Le parcours va faire l’objet de quatre rénovation. La première en 1970 par Larry Packard, la seconde en 1990 par Jerry Matthews, la troisième en 2018 par Craig Schreiner, et la dernière en 2021 par George Dillon. Le golf emploie 26 personnes et mobilise 4 bénévoles pour ce tournoi.

Depuis 2021, les caractéristiques de ce parcours sont globalement les mêmes, notamment pour le type d’herbe et la tonte. La plupart des joueuses évoluent donc en terrain connu.

Cette année, la distance a été allongée de 9,14 mètres avec des départs reculés sur les trous 4, 7, 12, 13 et 18, portant la distance totale à 5748,83 mètres. Ce qui en fait le second parcours le plus court de la saison. C’est aussi celui qui comporte le moins de bunker et le 3e à proposé un mélange de gazon en Bentgrass et Poa annua.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier, elles sont 144 dans le champ avec 12 des 25 meilleurs du Rolex ranking, 8 des 16 joueuses vainqueurs cette année, et 20 des 21 rookie de la saison.

Les connaisseurs et amateurs de ce tournoi vont retrouver des associations qui ont fait le succès de cette épreuve, comme le duo des sœurs Jutanugarn, le team Tex Mex composé de Stacy Lewis et Maria Fassi, l’équipe victorieuse de 2023 composée de Elizabeth Szokol et de Cheyenne Knight, ainsi que la paire asiatique, tenante du titre formée par Ruoning Yin et Atthaya Thitikul.

Côté Français, Céline Boutier est absente, mais Pauline Roussin-Bouchard est au départ associée à la Belge Manon De Roey, de même que Adela Cernousek fait équipe avec la sympathique Américaine Kaithlyn Papp Budde.

Seconde sur l’Epson Tour, dimanche, Kate Smith-Stroh jouera avec une ancienne pensionnaire de l’Epson Tour, Kristen Gillman, et les sœurs Iwai évolueront ensemble, comme il était facile de s’en douter. Auston Kim change de partenaire et jouera avec Sei Young Kim, tandis que Jin Young Ko est absente tout comme Nelly Korda et Lilia Vu.

Lexi Thompson, qui avait joué avec Brooke M.Henderson, ces deux dernières années, est associée à Megan Khang. Alors que Jasmine Suwannapura qui avait remporté la première édition avec Cydney Clanton, elle évoluera avec Heiji Kang.

Au total ce sont 70 équipes qui se retrouveront, dès jeudi, pour le premier tour.

Les invitées sponsor

Comme l’an dernier, quatre joueuses sont invitées. Elles sont toutes amateurs. Parmi elles, Bailey Davis qui était déjà présente en 2023.

  • Kaleigh Babineaux (a) – USA
  • Jessica Jolly (a) – USA
  • Ally Stephens (a) – USA
  • Bailey Davis (a) – USA

Les records du tournoi

Total après 4 tours : -27 (en 2019)

La carte la plus basse en foursome : 58

  • 2023 :Cheyenne Knight / Elizabeth Szokol

La carte la plus basse en Fourball : 58

  • 2024 : Céline Boutier / Yuka Saso
  • 2019 : Minjee Lee / Jin Young Ko

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Atthaya Thitikul / Ruoning Yin
  • 2023 : Cheyenne Knight – Elizabeth Szokol
  • 2022 : Jennifer Kupcho – Lizette Salas
  • 2021 : Ariya Jutanugarn – Moriya Jutanugarn
  • 2019 : Jasmine Suwannapura – Cydney Clanton

Primes et dotation

Après une première édition à 2 millions de dollars de dotation et une prime au vainqueur de 243 000 dollars, puis une augmentation de 300 000 dollars en 2021, voici que ce tournoi fut doté de 2,5 millions de dollars et une prime, aux vainqueurs de 607 620 dollars en 2022. En 2023, la dotation a encore évolué pour passer à 2,7 millions de dollars et une prime aux vainqueurs de 405 000 dollars, dans une configuration à 35 team.

Après une nouvelle augmentation de la dotation, l’an dernier, qui passa à 3 millions de dollars, voici que cette année celle-ci augmente encore en gagnant 300 000 dollars de plus. Quant à la prime aux vainqueurs, elle passe de 366 082 dollars à 402 691 dollars.

Les horaires de diffusion

Ce tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 26 juin : 17h00 à 20h00
  • Vendredi 27 juin : 17h00 à 20h00
  • Samedi 28 juin : 21h00 à 00h00
  • Dimanche 29 juin : 21h00 à 00h00

Island Resort Championship : une première victoire sans appel !

L’Américaine Amari Avery s’est finalement effondrée dans ce dernier tour, laissant l’opportunité à deux de ses compatriotes de battre pour la victoire.

Lorsque ce dernier tour a débuté, l’Américaine Mélanie Green était à deux coups d’un leader qui avait déjà démontré son potentiel en amateur. Green était à la 5e place, avec Jessica Porvasnik, Daniella Iacobelli et Camille Boyd. A la seconde place, avec un coup de retard, se trouvaient des joueuses bien connues du circuit. A savoir Jillian Hollis, Sarah White et Kate Smith-Stroh. Il était donc difficile de voire en Mélanie Green le futur vainqueur.

Mais après que tous les groupes se soient élancés, c’est d’abord Daniella Icaobelli, qui passait en tête, en ayant trouvé trois birdie sur les quatre premiers trous. Mais l’Américaine de 37 ans, aux cinq victoires sur le Tour, qui fut rookie en 2010 et qui a retrouvé sa carte sur le LPGA Tour, allait commencer à connaître des difficultés, en enchaînant bogey et double bogey.

C’est sa compatriote Mélanie Green qui allait prendre la tête, alors qu’elle à –9, à un coup de Iacobelli, qui fut rapidement rejointe par Haylee Harford. Green passa à –10 grâce à un troisième birdie sur le Par 5 du trou n°9. Puis, au retour, elle enchaînait ces deux birdie qui allaient lui donner l’avantage de mener à –12, avec deux coups d’avance sur Harford, Iacobelli et Smith-Stroh, des joueuses dont le potentiel est maintenant bien identifié. Derrière, suivait Yana Wilson, à –8, que tous les observateurs du LPGA Tour suivent avec attention, à la recherche d’une nouvelle Lilia Vu ou d’une nouvelle Nelly Korda. Et il y en aura une, n’en doutons pas !

Grâce à un eagle sur le Par 4 du 14, Green allait définitivement se mettre à l’abri avec le score de –14, laissant Harford et Smith Stroh à –11, alors que Iacobelli décrocha de ce groupe, en raison d’un double bogey sur le Par 3 du 12, qui allait être suivi de deux autres bogey. Une erreur de leaderboard donna Green à –15, mais en réalité, elle ne termina sa journée qu’avec une suite de Par. Lorsqu’elle fut sur le 18, Hailee Harford était eu club house à –11, pour une journée en –6, tandis que Smith-Stroh jouait –3 journée, après 16 trous, pour un score total de –11, et n’avait que peu de chance de combler son écart avec Mélanie Green, alors à –14. L’Américaine dut attendre que les derniers groupes terminèrent leur journée, pour savourer sa victoire. Ameri Avery terminant à 4e à –9, 3 coups derrière sa camarade de jeu, Kate Smith-Stroh, qui trouva un dernier birdie sur le Par 4 du 17, pour passer seule à –12.

En interview, Mélanie Green se confiait : « en quittant le green, je ne savais pas encore que j’avais gagné. Évidemment, il y avait une fille derrière moi qui avait également réalisé une très belle fin de parcours », a déclaré Green. « Alors, en quittant le green, j’ai réalisé tout ça, et c’était une belle victoire », raconta la joueuse de 23 ans, qui signe son premier succès sur l’Epson Tour.

Grâce à cette victoire, Mélanie Green prend la quatrième place de la Race for the Card à mi-saison, une position idéale pour décrocher sa carte du circuit de la LPGA, si elle parvient à rester régulière et à enchaîner les bons résultats.

La joueuse rookie a franchi sept Cut en dix départs, terminant quatre fois dans le top 10 et prouvant que son jeu est suffisamment bon pour rivaliser avec les meilleures du Tour.

En plus de remporter le tournoi, Green a remporté la Pure Michigan Cup, empochant 10 000 $ de bonus. « C’est un bonus incroyable qui vient couronner ma semaine dans le Michigan », a déclaré Green. « Accumuler les points pour obtenir ma carte LPGA est primordial, mais les sponsors qui sont prêts à faire un don à l’Epson Tour pour nous offrir, à nous les athlètes, des bonus, c’est incroyablement généreux et appréciable », ajoutait-elle.

Kate Smith-Stroh termine ce tournoi en deuxième position, son meilleur résultat en carrière sur l’Epson Tour à ce jour. Après trois ans sur le circuit, la joueuse de 26 ans a obtenu sa carte du circuit LPGA lors de la dernière étape des Q-Series LPGA 2024, mais a connu des difficultés en début de saison.

La joueuse de 26 ans débuté sa saison sur le LPGA Tour à la Founders Cup, puis a manqué le Cut du Blue Bay. Alternant Cut et résultat en fond de tableau, Kate Smith-Stroh a fini par par manquer les quatre derniers Cut des quatre derniers tournois du LPGA Tour, hors majeur. Elle est donc revenue évoluer sur l’Epson Tour, cette semaine, pour retrouver de la confiance en son jeu. Cette semaine, elle sera au départ du Dow Championship, un moyen pour ceux qui ne la connaissent pas, de la découvrir. « C’est mon meilleur résultat sur l’Epson Tour», a déclaré Smith-Stroh. « Ce dernier mois et demi a été très difficile en tant que rookie sur la LPGA, donc c’est vraiment rassurant de savoir où en est mon jeu et de savoir que je suis dans la bonne direction. C’est formidable », ajoutait celle qui a signé un eagle dans cette dernière journée.

Samantha Bruce et Amari Avery complètent le top 5, ex-aequo à la quatrième place avec un score de -9.

Bruce a signé un dernier tour à -3, composé de deux birdie, un eagle et un bogey, tandis qu’Avery, leader du premier et du deuxième tour, a joué dans le Par total, lui permettant de rester dans le Top 5.

Cernousek en frôle le Top 10. Laisné et Broze sont passées !

Dans ce tournoi, trois Françaises étaient engagées, et elles ont toutes franchi le Cut. Pourtant, au terme du premier tour, Emma Broze était encore mal engagée dans cette épreuve, avec une carte de 73, quand Avery jouait –8 dans le premier tour. Finalement, la Française de 29 ans jouait 70 au second tour, ce qui lui permit de gagner suffisamment de plus, pour se qualifier. Mais dans le dernier tour, Broze s’effondrait en signant une carte de 78.

A l’inverse, Adela Cernousek, qui connaît les mêmes difficultés que Kate Smith-Stroh, sur le LPGA Tour, s’est également rassurée en franchissant facilement le Cut, puis en allant chercher une carte de 68 au second tour, vierge de bogey. Dans le dernier tour, la Française de 21 ans ne put faire mieux que 70, soit –2 journée, avec un bogey concédé sur le Par 5 du trou n°6. Néanmoins, Adela Cernousek termine 13e, à la porte du Top 10, a été tout de suite démontré que sur l’Epson Tour, avec la forte probabilité d’y être reléguée en fin de saison, elle saura très rapidement y être compétitive.

Enfin, Agathe Laisné qui a tenté deux fois de rester sur le LPGA Tour, a franchi le Cut mais elle ne parvient pas a être suffisamment performante, pour jouer dans un Top 10. Et même plus haut. Elle termine 65e, à +1, avec comme meilleure carte, un 71 au second tour.

Du mouvement à la Race

Le classement de ce tournoi a créé du mouvement à la Race for the Card, puisque l’Américaine Gina Kim, qui n’a pas franchi le Cut, est dépossédée de sa première place part Riley Smyth, vainqueur la semaine dernière, et qui était en embuscade à la seconde place.

Yana Wilson progresse d’une place et s’installe au 3e rang, ce devrait lui permettre de faire partie des premières joueuses qualifiées pour la saison 2026 du LPGA tour, avant le terme de cette saison.

Mélanie Green a donc fait un bond de 8 places pour se classer 4e, tandis que Laetitia Beck continue de perdre des places, tout en restant dans le Top 10. Enfin, Amari Avery intègre le Top 15 à la 14e place, et Samantha Wagner, vainqueur du Firekeepers Casino Hôtel Championship, passe à la dernière et 15e place, du groupe des potentielles qualifiées.

Quant à Agathe Laisné, elle perd deux places, pour se retrouver 28e devant Haylee Harford, qui a progressé de 24 positions.

Emma Broze est loin, à la 120e place, en ayant joué seulement 7 tournois et avoir franchi trois Cut. Son avenir professionnel semble réduit, pour le moment, à rester sur l’Epson Tour. A moins qu’elle ne décide de rentrer en Europe pour évoluer sur le LET, comme l’a fait Pauline Roussin-Bouchard, qui y a trouvé un second souffle lui permettant de mieux rebondir vers les circuits américains.

A noter que ce tournoi a été interrompu, lors du second tour, à cause d’un épisode orageux.

Prochaine étape de l’Epson Tour, cette semaine, avec le Otter Creek Championship, où Savannah Carlson, autre joueuse qui semble condamnée à évoluer sur l’Epson Tour, y défendra son titre. Après ce tournoi, il restera 9 épreuves avant de connaître le nom des quinze qualifiées de la Race for the Card, pour la saison 2026 du LPGA Tour.

Le classement final => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : un 3e Majeur pour Minjee Lee !

Avec cette victoire, l’Australienne Minjee Lee confirme son statut de meilleure joueuse mondiale parmi les meilleures.

Ce troisième tour fut à l’image des trois premiers jours et rares ont été les joueuses a rendre un score sous le Par, à la journée. Car au classement général elles ne sont que trois et parmi elle une joueuse expérimentée qui permet à son pays de s’enorgueillir d’une quatrième victoire dans ce Majeur, en moins de 40 ans.

L’Australienne Minjee Lee a donc tenu le choc sur ce parcours de Frisco où, contrairement à celui de l’US Women’s Open, les green n’étaient pas imprenables. C’est simplement le vent qui a fait de ce parcours un tracé de Majeur, en plus d’une préparation des green, dont on suppose que le dernier jour, la tonte fut adaptée au vent, afin que les balles ne bougent pas, une fois au repos. Car autrement, il eut été curieux de voir ses balles se freiner de plus en plus, au fur et à mesure qu’elles approchaient du trou. Alors que la plupart des green étaient fermes, comme l’ont démontré tous ces coups pour tenter d’approcher le drapeau au plus près, avec des balles qui fusèrent plusieurs mètres après l’impact.

Des green qui ont été la bête noire de la majorité des joueuses à commencer par la Thaïlandaise Atthaya Thitikul, qui perdit la tête du tournoi, dans le moving day. S’il était toujours possible qu’une ou deux joueuses reviennent de l’arrière, grâce à une performance inattendue, la victoire avait plus de chances de se jouer entre l’Australienne Minjee Lee, qui fut brillante au 3e tour, et la Thaïlandaise Atthaya Thitikul qui était la plus proche au score, avec quatre coups de retard sur Minjee Lee.

Les premiers bogey donnent le ton

Tout d’abord, compte tenu que le vent allait encore souffler aussi fort que la veille, les organisateurs ont décidé de lancer des groupes de trois joueuses et d’ajuster les heures de départ, afin qu’elles correspondent avec ceux de la production télévisuelle. Ainsi, Lexi Thompson joua avec Nelly Korda et la Japonaise Miyu Yamashita, créant un groupe spectacle, comme les américaines en raffolent.

Et Hye Jin Choi d’être associée à Thitikul et Minjee Lee. Lorsque le dernier groupe prit son départ, deux joueuses se démarquaient dans le haut du tableau. Il s’agissait de l’Américaine Austom Kim et de la Chinoise Miranda Wang, qui jouaient sous le Par, leur permettant d’effectuer une remontée spectaculaire au classement.

Atthaya Thitikul et Minjee Lee allaient connaître un début de journée difficile. La Thaïlandaise concéda tout de suite un bogey au trou n°1, et Par 5 du trou n°3 fut une sanction pour ces deux joueuses, alors que Choi y signait le Par. Au lieu d’entamer une progression, Lee et Thitikul régressaient ne permettant pas à la Thaïlandaise d’éponger son handicap de coups, ni à l’Australienne d’affirmer sa place de leader.

Ainsi, Après six trous, Minjee Lee jouait +3, Thitikul +2 alors que Auston Kim affichait un début de journée en –4, lui permettant d’évoluer à la seconde place. Tandis que Wang jouait également –4 et se retrouvait 4e avec Chanettee Wannasaen, elle aussi en négatif dans ce dernier tour.

On crut, alors, que comme Thitikul, Minjee Lee pouvait s’effondrer et que Kim ou Wang se retrouvent en tête, de manière inattendue, avec un score –1 ou 2, total. Ce qui, compte tenu des conditions de jeu, n’aurait surpris personne.

Mais l’histoire de cette 71e édition du KMPG Women’s PGA Championship allait être dictée par la force mentale de l’Australienne, lui permettant de résister jusqu’au bout.

Minjee Lee appliquée et patiente, malgré les bogey !

Dans l’ensemble, ce fut une journée d’attente, d’observation et de patience, tant du côté des joueuses que du côté des spectateurs et des téléspectateurs. Dire que ce dernier tour fut palpitant, relèverait d’un commentaire marketing condescendant. En fait, on fut plus proche de l’ennui avec des scores qui évoluèrent peu, en raison du fait que les joueuses cherchaient, avant tout, à sauver des Par au lieu d’attaquer pour aller chercher des birdie. Et ici, commence cette éternelle question : faut-il réellement rendre les tournois Majeurs difficiles, pour faire du spectacle. Dans d’autres disciplines, cette question s’est déjà posée et à chaque fois ce fut quasiment un échec, sauf dans les sports extrêmes.

En réalité, l’observateur veut voir des birdie, des eagle tomber dans les trous et les joueuses être à couteau tiré à chaque trou. En Formule 1, le spectacle n’y est plus car c’est devenu une course pour ingénieurs sur le bord des murets, alors qu’en Moto GP, à chaque tour, les pilotes du groupe de tête sont à la bagarre, offrant de nombreux dépassement. En athlétisme, ce qui fait vibrer les foules, sur un 400 m ou un 110 m haies, c’est de voir les athlètes au coude à coude jusqu’à l’arrivée. Si Usain Bolt est devenu le plus grand coureur de tous les temps, le fait de savoir qu’il allait mettre deux ou trois longueurs à ses adversaires à chaque course n’avait plus beaucoup d’intérêt.

Et quand Michaël Schumacher dominait les Grand Prix de Formule 1, en faisant cavalier seul, chaque dimanche, seuls les tifosi s’enflammaient. Et ce fut la même chose avec Max Verstappen.

C’est donc cette logique que enveloppa ce dernier tour avec une Minjee Lee qui, après avoir concédé trois bogey à l’aller, sans perdre la tête du tournoi, revint à –4 grâce à un birdie sur le Par 5 du 9. Et Auston Kim d’être à la peine, après 12 trous, de jouer plus bas que –4 à la journée, tandis que Atthaya Thitikul, également à –1, cherchait, d’abord, à sauver des Par, et à comprendre pourquoi ses putt ne filaient pas dans le trou, du premier coup.

A l’opposé, dans le Michigan, au même moment, sur l’Epson Tour, régnait un franc suspense avec un changement de leader et des scores serrés, qui évoluaient au gré des birdie plus facile à engranger.

Les neuf derniers trous furent donc un peu ennuyeux, s’inscrivant dans une logique d’observation et de maîtrise de soi, de la part des joueuses, afin de ne pas aller à la faute.

Minjee Lee sans adversaire

Malgré le fait que les scores étaient assez figés et que la marge de progression de chaque joueuse était nulle, voire très faible, il y eut tout de même du mouvement. Tout d’abord, Lexi Thompson décrocha rapidement de sa 3e place, à cause de trois bogey à l’aller, qui l’envoyaient par le fond avec le score de +4. Hors course, l’Américaine passa sa journée à illustrer le propos tenu juste avant, c’est-à-dire à sauver des Par, en espérant qu’une opportunité de birdie se présente enfin.

Nelly Korda ne joua pas plus les vedettes, figée à +5. Et les américains de ne pas avoir le spectacle tant attendu, dans cet avant dernier groupe.

Miyu Yamashita et Hye-Jin Choi ne parvenaient pas à jouer les outsiders, elles aussi en positif dans ce dernier tour.

Aussi, chacun attendit que Minjee Lee termine un trou et qu’elle passe au suivant, afin de voir si elle allait sauver un énième Par, prendre un birdie ou, au contraire, connaître, elle aussi, un coup du sort susceptible de lui faire perdre ce tournoi.

Globalement, rien de tout ceci n’arriva, sans pour autant que le jeu délivré par elle soit rébarbatif. Au contraire. L’Australienne a donné une belle leçon de golf à tous les amateurs qui détestent jouer avec le vent. L’application dont fit preuve l’Australienne en aura inspiré beaucoup. Tout d’abord, Minjee Lee s’appliqua à toucher un maximum de fairway. Elle n’en manquera que 4 dans cette journée, et de peu. Contrairement à Thitikul. A noter, d’ailleurs, qu’au premier tour, Minjee Lee ne toucha que 7 fairway mais qu’elle signa sept birdie, soit le maximum qu’elle ait prit, dans une journée, sur les quatre jours. Ensuite, elle s’appliqua à jouer un très bon premier putt d’approche, afin de ne pas manquer celui qui allait lui permettre de ne pas concéder de bogey. Et amateur qui sait jouer de la sorte, fera rapidement évoluer son index.

Au trou n°14, l’Australienne trouva le fairway, comme Thitikul. Au second coup, à 89 yards, soit 81,38 mètres, selon les chiffres données par la télévision, Minjee Lee tenta de placer sa balle au plus près du mat. Et c’est un putt d’environ 1,50 mètre qu’elle obtint. De son coté, Atthaya Thitikul se laissa environ deux mètres de putt. Et ces quelques dizaines de centimètres allaient tout changer. A l’aide de son long putt, Minjee Lee signa un putt parfait qui lui offrit son premier birdie du retour, lui permettant de revenir à –4, après le bogey survenu au 10. Alors que Thitikul manqua encore la ligne avec une balle qui passa à côté du trou. Et toute la journée de la Thaïlandaise, et même les deux derniers jours, furent à l’image de ce putt, moins franc dans l’exécution, que celui de l’Australienne. Et même de toutes les joueuses qui ont signé des birdie et une progression dans cette journée. Comme Auston Kim.

Après ce birdie, Minjee Lee en enchaînait un autre sur le Par 4 du trou n°15, se donnant, à trois trous de la fin, une avance de quatre coups sur Chanettee Wannasaen, au club house à –1, avec Austom Kim, également à –1, qui a changer de dimension professionnelle, dans ce tournoi, en s’affichant comme une possible futur vainqueur cette saison.

De son côté, Atthaya Thitikul était dans le Par, après ce bogey au 14, et n’avaient presque plus aucune chance de remporter ce Majeur. Av moins que l’Australienne ne commette une énorme faute. Et c’est au contraire le Thaïlandaise qui la réalisa, en envoyant sa mise en jeu, dans le haut rough, sur ce trou n°15, lui laissant, peu après, un premier putt d’environ 12 mètres, avant de faire le Par. Et elle s’en tirait à bon compte. Mais au trou n°16, la ThaÏlandaise manqua encore un putt, cette fois à environ 4 mètres du trou, avec une balle qui s’échappa rapidement à droite du trou ? ce bogey laissait Thitikul dans le Par total, à cinq coups de l’Australienne. Mais cette dernière concédait également un bogey, le dernier de sa journée, avec un putt d’environ 2 mètres qui ne trouva pas le trou.

A deux trous de la fin, sauf catastrophe de dernière minute, personne ne voyait Minjee Lee perdre ce tournoi, et déjà ses copines et compatriotes avaient les bouteilles de mousseux dans les mains, autour du green du 18.

Minjee Lee s’imposait donc avec ce score de –4, après deux derniers Par, devant la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen et l’Américaine Auston Kim, deux joueuses que l’on attendait pas si bien placées. Thitikul, pourtant très à l’aise sur les deux premiers tours, clôture ce tournoi à +1, à la 4e place, avec la Japonaise Chisato Iwai, qui s’affirme parmi les meilleures du Tour.

Et Lexi Thompson d’avoir, elle aussi, manqué le coche, lors du moving day, alors que beaucoup la sentaient capable de jouer les premiers rôles, jusqu’au bout.

« J’ai fait preuve de beaucoup de patience sur le parcours, aujourd’hui », déclara Minjee Lee, peu après en interview. « J’ai eu des hauts et des bas et j’avais le sentiment que certains coups me favorisaient et d’autres non. Je savais qu’il y avait des occasions en fin de parcours, pour faire des birdie, pouvant me permettre de réduire la marque. En fait, j’ai simplement fait de mon mieux », confia l’Australienne qui, à 29 ans, remporte son 3e titre Majeur et se rapproche d’une possibilité de Grand Chelem, avec le British Women’s Open qui reste à conquérir, alors qu’elle a déjà remporté l’Evian Championship.

Minjee Lee qui fut félicitée, en direct, par son frère Min Woo, depuis le Travelers Championship, dans le Connecticut.

De son côté, Atthaya Thitikul fut interrogée sur sa journée et ce Top 5 où elle termine : « je pense que c’est très positif, pour être honnête. Je n’ai pas vraiment joué avec toute la confiance habituelle que j’ai au putting et avec mon driver. Mais terminer dans le Top 5 me procure une sensation positive et me donne confiance », expliqua la Thaïlandaise, dont on ignore pas que le discours est formaté par le coaching mental auquel beaucoup de joueuses font appel. Et elle ajoutait : « pour moi, les tournois majeurs sont toujours difficiles. Il faut être très, très patiente, et faire de très, très bonnes parties. Mais, vous savez, finir dans le Top 5, une fois sur cinq, me permet d’être déjà très contente ».

Grâce à cette 4e place, la jeune Thaïlandaise consolide sa première place à race to CME, alors que Minjee Lee se hisse à la seconde, chassant Rio Takeda, qui se retrouve 3e. Mais une autre joueuse a effectué une très bonne opération au classement de le Race, et elle est Française !

Roussin-Bouchard fait coup double !

Lorsque Pauline Roussin-Bouchard s’est présenté au départ de ce Majeur, rien n’était encore gagné pour elle, même si elle avait déjà démontré sa capacité à franchir le Cut de ce terrible US Women’s Open.

Classée 26e au départ de ce dernier tour, en ayant réalisé ce que Céline Boutier n’a pas pu faire, à savoir franchir le Cut, la Française de 24 ans a mis à profit un excellent mode opératoire, qui, d’ailleurs, fut le même que Minjee Lee employa dans cette journée. Elle resta patiente et tempéra ses envies d’attaquer un peu trop. Bien lui a pris, puisque grâce à cette stratégie et ce contrôle de soi, Roussin-Bouchard a su rebondir après un mauvais coup. A l’aller, après un premier birdie sur le Par 5 du trou n°1, faisant débuter sa journée de la meilleure manière, elle concédait un bogey sur le Par 5 du trou n°3. Qui fut aussitôt effacé par un birdie. Puis, sur le 7 et le 8, Roussin-Bouchard trouva deux autres birdie, faisant partie du cercle fermé des joueuses évoluant en négatif, dans cette dernière journée. Le retour fut un peu moins heureux, et c’est avec trois bogey contre deux birdie qu’elle va terminer ce tournoi, avec le score de +4, à la 10e place, mais en étant toujours parmi celles qui ont réalisé une journée sous le Par. Et ça, il fallait le faire compte tenu des conditions de jeu.

Ainsi, en remontant à la 10e place, la Française s’assure une place, l’an prochain, dans ce Majeur, mais elle grimpe, également, dans le Top 80 de la Race, de sorte qu’elle vient d’assurer sa carte, et qu’au prochain rafraîchissement du classement, si elle se maintient dans ce Top 80, elle sera prioritaire pour chaque tournoi. La prochaine étape pour Pauline Roussin-Bouchard est d’intégrer le Top 60, en continuant de réaliser de bons résultats, afin de participer à la tournée asiatique, de fin de saison, puis au CME Group Tour Championship. Un tournoi que de plus en plus de joueuses considèrent comme le 6e Majeur de la saison. Et pas seulement elle. « Cette journée fut un mélange de tout. J’ai réalisé de bons putt, et le putting a été décisif. C’est sûr ! Et puis je pense que j’ai su garder mon calme, ce que je dois absolument continuer à travailler. Il fallait juste rester sir le parcours, et essayer de frapper de bons coups. C’est évidemment très cliché mais il fallait jouer un coup à la fois parce que le vent ne permettait pas de planifier autre chose », déclara Roussin-Bouchard, qui a rappelé combien c’était agréable et important pour elle d’avoir franchi le Cut d’un tournoi Majeur.

Prochain rendez-vous du LPGA Tour, cette semaine, pour un tournoi plus récréatif, avec le Dow Championship, où Atthaya Thitikul et Ruoning Yin y défendront leur titre.

Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek seront les seules Françaises au départ.

Le classement final => ICI

La vidéo des meilleurs moments du dernier tour

Tipsport Czech Ladies Open : le hold-up d’Alexander !

La Sud-africaine a surpris tout le monde en réalisant une journée exceptionnelle.

Ce dernier tour réservait une dernière surprise, celui d’un hold-up pareillement vécu sur le LPGA Tour, en 2023, du côté d’Atlantic City. Et la Suissesse Morgane Metraux d’avoir encore vu ses espoirs de victoires s’envoler, dans une dernière journée.

La Sud-africaine Casandra Alexander peut désormais se targuer d’une victoire sur le Ladies European Tour après avoir réalisé un chip pour un eagle au trou n° 18 du Royal Beroun, réalisant une carte record du parcours de 62 (-10), lui permettant de remporter la victoire.

Lors d’une dernière journée chaotique en République tchèque, Alexander, six coups derrière avant le début de la partie, a réalisé une journée vierge de bogey, réalisant six birdie et deux magnifiques eagle, s’imposant avec deux coups d’avance, avec un score de 17 sous le Par. La veille, la Sud-africaine était encore loin au classement, à la 23e place, hors des prévisions pour la victoire. « C’est vraiment spécial », a déclaré Alexander. « C’était un excellent tour aujourd’hui et je suis très heureuse. Je pense que vous pouvez comprendre ce que cela signifie. Ce sont des années de travail acharné. Les deux dernières semaines ont été un peu difficiles, alors je suis contente de savoir que ma patience a payé», confiait Alexander, qui s’est élancée quatre groupes avant celui du leader.

Alors que le groupe de tête peinait à trouver des birdie lors du dernier tour, Alexander a profité du faible score du Royal Beroun pour s’imposer en 31 (-5). Elle a ensuite réalisé un birdie au 10, puis deux autres aux 15 et au 16, lui permettant de revenir à égalité avec la Suissesse Kim Metraux. Puis, ce fut un feu d’artifice au 18 ! Après avoir frappé son deuxième coup sur ce Par 5 et avoir touché le fond du green, Alexander a réalisé un chip pour un eagle, suscitant des scènes de joie avec son cadet Charlie : « j’ai frappé mon deuxième coup un peu loin, alors j’ai dit à mon cadet : « ne compliquons pas les choses. Frappons le chip de base qu’il faut réussir ». J’avais envie de le faire, et quand je l’ai frappé, c’était un peu au ralenti. Je suis tellement contente qu’il soit tombé », lâcha la Sud-africaine de 25 ans.

Après avoir fixé la barre à –17, avec une carte comportant deux eagle, ses poursuivantes ont été incapables d’égaler ce score. Pourtant, l’Espagnole Luna Sobron Galmes s’en est approchée grâce à un chip in pour eagle au 18, qui ne rentra pas, offrant à Alexander la victoire. Grâce à ses exploits de dimanche, la Sud-Africaine remporte son premier titre sur le LET et se qualifie pour l’Amundi Evian Championship le mois prochain. « Se qualifier pour Evian était mon objectif ces dernières semaines », a déclaré Alexander. « Je crois que je l’avais perdu de vue les deux semaines précédentes, alors cette semaine, je suis contente d’avoir accompli mon devoir. C’est une belle victoire sur le Ladies European Tour. Cela a été le fruit de plusieurs années de travail acharné. C’est très spécial et je n’en ai pas encore pris conscience».

Cette victoire est d’autant plus impressionnante qu’Alexander était ex æquo à la 94e place, après la première journée de compétition, et un score de +1. « Je pense que j’ai trop compliqué les choses au premier tour », a-t-elle expliqué. « C’est assez impressionnant que de jouer –18 en deux jours. Je me suis battue pour rester sur le terrain hier pour passer le Cut. Je suis donc incroyablement heureuse de repartir avec cette victoire», exprimait Alexandrer. De plus, la joueuse de 25 ans remporte la victoire deux mois seulement après s’être déchirée un ligament croisé antérieur. « C’était difficile », a déclaré Alexander. « Je sortais d’une bonne performance au Sunshine Ladies Tour, au Joburg Ladies Open et à l’Investec SA Women’s Open. J’avais produit un excellent golf, puis soudain, je me suis blessée. On se dit qu’il faut être patient, mais c’est difficile quand on sait qu’on a bien joué. Huit semaines sans toucher un club de golf, pour nous, c’est long. Je suis vraiment contente ».

Mon mari m’a accompagnée moralement tout au long de cette épreuve depuis le début. C’est notre victoire. C’est dommage qu’il ne soit pas là, mais j’apprécie tout son amour et son soutien tout au long de ce tournoi.

À la deuxième place, avec un score de -15, l’Espagnole Sobron Galmes et la débutante anglaise Esme Hamilton ont terminé avec un score de -15. Sobron Galmes a réalisé un dernier tour en 67 (-5), égalant son meilleur résultat sur LET, tandis qu’Hamilton, qui participait, seulement, sa sixième épreuve, a enregistré son meilleur résultat à ce jour.

A égalité, à la 4e place, avec un score de –14, se trouvent Perrine Delacour qui signe une dernière carte de 66. l’Allemande Laura Fuenfstueck, la Galloise Darcey Harry, l’Espagnole Nuria Itturioz et la Suissesse Kim Metraux.

Céline Herbin s’en sort également bien avec une dernière journée en 69, pour un score de –11. Camille Chevalier réédite une carte de 70 alors que Vanessa Bouvet termine cette journée avec une carte de 71 pour 5e place. La Française de 26 ans marque, pour la seconde fois de la saison, des points à l’Ordre du mérite.

À l’Ordre du Mérite du LET, Alexander se hisse à la quatrième place avec 1 180,23 points. L’Anglaise Mimi Rhodes mène toujours la danse avec 1 610,38 points. Perrine Delacour est 8e tandis.

Le classement finale => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : Minjee Lee solide et leader !

Avec une journée où le vent souffla à environ 30 km/h, légèrement en travers de la plupart des trous, rares ont été les joueuses à évoluer sous le Par. Et quand ce fut le cas, la plupart partirent à la faute. Et à ce jeu, seule une Australienne a brillamment résisté !

Malgré le fait que toutes les joueuses qui ont survécu au Cut se soient préparées à cette nouvelle journée au nord de Dallas, seulement deux d’entre elles ont signé une carte sous le Par. Et comme par hasard, elles sont Australiennes, un territoire où les joueurs de golf sont, comme en écosse, élevé sous le soleil et le vent. Néanmoins, la nationalité n’explique pas tout. L’approche mentale, le jeu du moment et un peu de réussite ont participé de cette situation.

Et la première sensation de cette journée fut le trou en un de l’Américaine de 36 ans, Brianna Do, sur le  Par 3 du trou n°4, qui joua volontairement très à droite, pour contrer l’effet du vent et qui vit sa balle toucher le green, puis rouler sur la pente naturelle de celui-ci jusqu’à tomber dans le trou. « Hier j’ai joué le matin donc j’ai pu regarder le tournoi à la TV. Et ils ont montré Corey Pavin chez les Séniors réussir un trou en un, exactement de la même manière », expliqua l’Américaine. En fait, j’essayais d’atteindre le green car il y avait tellement de vent. J’ai juste frappé un fer 7 et je savais que c’était bon pour la distance. Mais je ne savais pas que cela allait être aussi bon. Alors ce joli petit trou en un a compensé un mauvais départ », confiait Brianna Do qui débuta sa journée par un double bogey sur le trou n°1, avant de concéder un bogey au trou suivant. Cet eagle de la providence permis à l’Américaine de compenser ce premier mauvais coup et de ne pas trop aggraver son score, au terme de ce moving day. Elle joue 75 et se retrouve à +5 à la 18e place, dans un groupe de 18 joueuses, où l’on retrouve la Japonaise Rio Takeda, une des principales victimes de cette journée.

Les déconvenues du jour

Elles sont au moins quatre à avoir perdues toutes chances de remporter ce tournoi. Et une cinquième à avoir du travail devant elle pour refaire son retard. La première perdante est l’Américaine Lexi Thompson qui, dès le début de sa journée, est partie à la faute en enchaînant les mauvais coups. Tout d’abord un coup de fer dont la balle sortit du club très à plat, terminant sa course en roulant sur le fairway, et finissant dans le pré rough. Ensuite, de cette position, Thompson réalisa une gratte ce qui envoya sa balle à gauche, dans cet épais rough d’où il est presque impossible d’en sortir la balle. La réalisation nous priva de ce moment compliqué pour l’Américaine, mais une fois sur le green, elle consomma deux putt pour terminer avec un triple bogey. Alors qu’elle semblait se positionner comme l’une des favorites pour la victoire, Thompson plongea à +1, laissant, à ce moment là, Atthaya Thitikul en tête, à –5. Le calice n’était pas encore bu jusqu’à la lie, et au trou suivant, elle concédait un bogey. Passant à +2, Thompson disparaissait des radars, mais pouvait encore espérer qu’en haut du leaderboard, les deux joueuses qui parvenaient à se maintenir en négatif, connaissent également des moments compliqués. D’autant que le vent soufflait très fort. Probablement plus que les 24 km/h estimé par les prévisions.

Et justement, c’est peu de temps après que Jeeno Thitikul commença à voir son jeu s’effriter. Sur le Par 5 du trou n°3, la Thaïlandaise concéda son premier bogey du jour. Un nouveau bogey sur le Par 4 du trou n°6 l’envoya à –4, tandis que Minjee Lee, qui partageait sa partie, faisait preuve de mesure. Sur le Par 3 du 8, la Thaïlandaise signa son premier birdie du jour pour revenir à –5, et conserver l’avantage de sa première place. Mais la suite de sa journée allait changeait de direction.

Pendant ce temps, la Japonaise Rio Takeda partait également à la faute. D’abord au trou n°1, mais avec un bogey, contrairement à Thompson avec laquelle elle jouait. Ensuite, ce fut à son tour d’être malmenée par le parcours avec un bogey sur le Par 4 du trou n°6 et un double sur le par 4 du trou n°7. En cause, une balle qui s’est plantée dans le haut du bunker sous le green, et la Japonaise n’a pas pu la faire décoller. Retombée dans le fond du bac à sable, cette balle finissait par sortir avec un second coup de wedge, pour toucher le green. Mais loin du mat. Takeda dut s’y reprendre à trois fois pour terminer ce trou, ce qui la fit disparaître, elle aussi, du haut du leaderboard.

Le tracé de Frisco se montrait impitoyable tel un vieux cowboy habitué des duels qui tire plus vite que son ombre.

La journée de Takeda allait être une misère, dans le sens où elle continua de vivre des moments compliqués, quittant le groupe de ces rares joueuses à afficher un score négatif, en haut du leaderboard. Avec un nouveau double bogey sur le Par 4 du 11, un bogey sur le Par 3 du 13 et encore un autre sur le Par 4 du 16, Takeda, malgré son immense talent, chuta à +5, qui fut son score final. C’est surtout la lecture des lignes et l’exécution de ses putts qui sont à l’origine de cette dégringolade. Par chance, elle réussit un birdie sur le Par 3 du 17 avant de concéder son dernier bogey sur le Par 4 du 18. Reléguée à 11 coups du leader, Rio Takeda ne jouera pas pour la victoire ce dimanche. Mais au bénéfice d’une nouvelle journée où les autres joueuses pourraient perdre encore du terrain, elle peut remonter dans le Top 5.

Une autre Japonaise a décroché du groupe de tête, mais avec moins de coups perdus. Il s’agit de Chisato Iwai, qui a joué +2, ce qui lui a fait perdre une place. Mais deux coups sur ce parcours avec de telles conditions météorologiques, c’est un handicap important à remonter. Comme Takeda, Iwai a connu un retour difficile avec trois bogey et un birdie au 17. Là encore, l’exécution des putt fut le problème majeur de la Japonaise, nouvellement vainqueur sur le LPGA Tour.

Enfin, Auston Kim et Somi Lee ont également quitté le Top 5, en jouant +4 toutes les deux. C’est également à l’approche des green et sur les green que l’Américaine et la Sud-coréenne ont été en difficulté. Pourtant, Kim a démontré qu’elle joue un golf de plus en plus solide, pour sa seconde saison sur le LPGA Tour, elle qui s’est donnée les moyens de bien terminer la saison 2023 de l’Epson Tour, en décrochant sa qualification en remportant le dernier tournoi de la saison.

Mais au Texas, jeu solide ou pas, c’est aussi le mental et la stratégie qui font la différence. Elle a concédé deux doubles bogey. Un à l’aller l’autre au retour, à chaque bout de sa carte, et elle jouera pour une place d’honneur ce dimanche, alors qu’elle semblait partie pour obtenir bien mieux.

Le coup de tonnerre Kim et Lee, la frustration de Thitikul !

Deux joueuses ont parfaitement su tirer leur épingle du jeu, ce samedi, à commencer par l’Australienne Grace Kim, qui rentra au club house bien avant sa compatriote Minjee Lee, qui jouait pour s’emparer de la tête du classement.

Partie de la 68e place, cette jeune femme de 24 ans, au physique de mannequin, et déjà détentrice d’une victoire, après moins de deux années de circuit, a créé la surprise en signant la seule carte de –4, ce samedi. A l’aller, elle trouva trois birdie contre un bogey, et réédita cet exploit au retour. Passant de +7 à +3, Grace Kim est sortie de cette journée avec une inespérée et inattendue 10e place, lui permettant d’envisager un peu mieux, ce dimanche. « Je pense que j’ai touché beaucoup plus de green que hier. J’ai eu des conditions de jeu similaires ce matin, et hier après-midi. Donc je savais plus ou moins qui faire et à quelle hauteur je devais maintenir la balle ou bien la contrôler », confia Kim. « J’ai simplement travailler sur la distance, qui fut une priorité, en essayant de concentrer et ça a fonctionné », ajoutait l’Australienne.

Et pour faire écho à cette performance, sa compatriote Minjee Lee a également parfaitement maîtrisé ce troisième tour, en jouant –3, tout en profitant de la journée catastrophe de Thitikul. Une Thaïlandaise qui donna le sentiment qu’elle abordait, parfois, certains coups, avec désinvolture. Au retour, Atthaya Thitikul offrit le visage d’une joueuse désorientée, accumulant les fautes.

Au trou n°10, Thitikul était encore en tête, à –5, devant Minjee Lee à –4. mais sur le Par 4 du 11, alors que les balles des deux joueuses étaient légèrement sorties du green, c’est Minjee Lee qui fit preuve de plus de justesse dans la réalisation de ses coups. A la manière d’un tireur d’élite dont la mire est faussée, Atthaya Thitikul continua de jouer à côté du trou, et ce furent deux putt pour un nouveau bogey. L’ordre en haut du leaderboard s’inversa, et l’Australienne prit la tête du tournoi, pour la première fois depuis jeudi.

La descente aux enfers dans la Thaïlandaise allait s’accentuer sur le Par 5 du 14, quand elle eut un putt pour sauver le Par et que sa balle sauta le trou. Ce bogey lui fit perdre un peu plus de terrain, d’autant que l’Australienne apparaissait sereine et en maîtrise des éléments. Minjee Lee signa son second birdie du jour, sur ce Par, passant à –5, laissant Thitikul descendre à –2. Au trou suivant, Minjee Lee se aggrava cette situation en trouvant un troisième birdie. Ce fut d’abord un coup exceptionnelle depuis le bunker, sous le green, pour amener sa balle à un mètre du trou. Alors que Jeeno Thitikul fut en position d’eagle, à environ 1,50 mètre du mat. Mais une fois encore, la jeune Thaïlandaise manqua de jugement dans l’exécution de ce coup, et sa balle mordit légèrement le trou ne lui offrant qu’un putt pour birdie.

Minjee Lee dominait avec le score de –6, contre –3 à Thitikul, et en l’espace d’une heure, les deux joueuses échangèrent leur position en haut du tableau. La journée se termina par un dernier bogey pour la Thaïlandaise, sur le Par 4 du 16, avec encore un putt qui fit frôler le trou à sa balle, pour sauver le Par. En perdition totale dans cette journée, Atthaya Thitikul a hypothéqué ses chances de victoires, alors que Minjee Lee a pris une bonne option pour remporter un nouveau Majeur et s’approcher du grand chelem.

« Je suis vraiment frustrée de ce résultat » confia Thitikul. « Car je n’ai pas vraiment réussi mes putt comme les deux premières journées. Mais il y a quand même du positif. Seulement deux joueuses ont réussi à faire des putt sous le Par, après ces trois tours. Et j’en fais partie. Je suis donc plutôt satisfaite de ça », ajoutait la Thaïlandaise, qui nous réserve, peut-être, une surprise pour ce tour final.

De son côté, Minjee Lee confia qu’elle s’est bien sentie dans cette journée. « J’ai vraiment bien jouée avec moi-même », expliquait-elle. Plaçant plus cette journée comme un combat contre elle-même que face au parcours. « J’ai réussi à prendre des birdie quand j’en ai eu l’occasion, et j’ai réussi de bons retour après de moins bons moments, quand j’étais dans une mauvaise position. Je pense donc que je vais essayer de m’en tenir au même plan de jeu, pour cette dernière journée », expliqua l’Australienne.

Ne pas sous-estimer Thompson !

Bien qu’elle ait connu une journée compliquée, l’Américaine Lexi Thompson a démontrer une pleine combativité et un jeu très solide. Après ses déboires de début de parcours, elle a réussi à maîtriser son jeu, de la même manière que Minjee Lee, en alignant des suites de Par. Bien qu’elle grimaça à plusieurs reprises, témoignant de sa frustration et de son mécontentement, Thompson termina sa journée avec un birdie sur le Par 5 du 9, cinq Par jusqu’au Par 5 du 14 et un second birdie sur le Par 4 du 15, pour remonter à +1. Elle fit d’ailleurs preuve d’audace, dans cette journée, comme sur le Par 5 du 9 où elle trouva le green à la limite d’envoyer sa balle dans la zone à pénalité, cherchant à se construire une chance d’eagle. Il semble que le recul qu’elle a prit, dès la mi-saison, l’an dernier, lui ait grand bien mentalement, et qu’elle soit en train de redevenir la grande joueuse qu’elle fut avant 2018.

Il ne faut donc pas enterrer Lexi Thompson dans cette course à la victoire, car à +1, elle est dans le groupe des joueuses classées 3e, à 3 coups de Thitikul, sans garantie que Minjee Lee parvienne à maîtriser aussi bien cette dernière journée, que ce troisième tour. « Définitivement, je suis fière de la manière dont j’ai su rester forte dans cette journée », confia Lexi Thompson. Ce fut un début de parcours plutôt cauchemardesque. Mais je savais dès le début que le jeu allait être très difficile. Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passée sur ce premier trou, mais je suis contente d’avoir réussi à m’en sortir et à avoir pu rester positive », ajoutait-elle. Lexi Thompson qui n’a pas remporté de victoire depuis 6 ans, et dont le seul titre en majeur remonte à 2014, avec le Kraft Nabisco, alors qu’en 2017, ce même tournoi semblait lui tendre les bras, avant qu’elle soit victime de cette tragique pénalité de quatre coups.

La victoire de Lexi Thompson, ce dimanche, serait donc le coup de cœur d’une majorité des passionnés du LPGA Tour, et une belle revanche pour cette joueuse qui est encore loin d’une fin de carrière.

Côté Français, Pauline Roussin-Bouchard a intelligemment maîtrisé sa journée, en signant une suite de 17 Par. Hélas, un bogey au 18 est venu interrompre cette série, qui aurait pu lui permettre d’aborder ce dernier tour à la 18e place.

Le classement provisoire => ICI

La vidéo des meilleurs moments

Tipsport Czech Ladies Open : Metraux à un tour du bonheur !

Kim Metraux a enfin l’opportunité d’aller chercher sa première victoire sur le LET.

En quête de victoire sur le LET, la Suissesse et sœur de Morgane, vient de signer une carte de 63 qui la propulse seule en tête, à –13. La voici proche du précieux graal !

Kim Metraux a réalisé une performance magistrale lors de la deuxième journée du Tipsport Czech Ladies Open, enregistrant son meilleur score en carrière avec un 63 (-9), lui permettant de s’emparer de la tête du tournoi, avec un score de 13 sous le par.

Enregistrant quatre coups de retard avant le début de la journée, la joueuse Suisse a enflammé la compétition dès le début en réalisant trois birdie consécutifs sur les trous 10, 11 et 12. Elle ajoutait deux autres birdie avant d’entamer le retour, pour terminer en 31. Puis, elle signa un retour sur le même modèle que l’aller, pour une carte vierge de bogey ! « C’est le tour le plus bas que j’ai jamais réalisé », a déclaré la sœur aînée de celle qui évolue sur le LPGA Tour. « C’était une de ces journées où tout s’est vraiment bien passé. Je n’ai pas vraiment raté de coups ni de putts, pour être honnête. C’était vraiment agréable. Je me suis donnée beaucoup d’opportunités et j’en ai profité », ajoutait Metraux. « Je suis vraiment contente du résultat. J’avais un peu perdu la notion de mon score, je savais juste que je jouais bas. J’ai adoré et j’espère pouvoir revivre une journée comme celle-là ». Ce meilleur tour en carrière a été rendu encore plus spécial par la présence de Rodolphe, le mari de Kim Métraux, à ses côtés sur le sac. « C’était vraiment agréable », a poursuivi la trentenaire. « Il est plutôt détendu sur le parcours, ce qui est parfait pour moi. Il n’était pas trop attaché au score, ce qui m’a aidé. On va à Prague ce soir. Il a trouvé un excellent restaurant italien qui, selon lui, sert le meilleur tiramisu, alors on y retourne ce soir».

Juste derrière est venue se positionner Esme Hamilton. L’Anglaise, qui participe seulement à son sixième tournoi LET, a répliqué avec une nouvelle carte de 66 (-6), faisant preuve d’un sang-froid exceptionnel pour rester dans la course. Le point culminant de sa journée est survenu sur le Par 5 du trou n°15, lorsqu’elle a inscrit un eagle avec son troisième coup. « C’était un coup assez classique », a déclaré la joueuse de 25 ans. « J’ai joué un 50 degrés, et la balle a rebondi puis est rentrée ! C’était vraiment bien. Le reste du tour a été plutôt solide, comme hier. J’ai réussi de beaux putts. Je suis prête pour demain », lâcha Hamilton. Avant d’ajouter : « le temps est magnifique ici et c’est formidable de voir autant de spectateurs. J’adore ma première année. Le début a été lent, mais je suis très contente de la tournure que prennent les choses ».

À égalité en troisième position avec 10 coups sous le par, se trouvent le duo majorquin Nuria Iturrioz et Luna Sobron Galmes, ainsi que la rookie âgée de 16 ans, Anna Huang.

Cette dernière a réalisé une excellente journée avec son meilleur parcours à ce jour sur le LET, soir une carte de 65 (-7), dont un eagle sur le Parv 5 du trou n°7. « Je suis vraiment satisfaite de ma journée », a déclaré Huang. « Mon putting était excellent et j’ai touché beaucoup de fairways et de greens. C’est ma première fois en République Tchèque et c’est vraiment sympa jusqu’à présent. Je pense que je vais aller à Prague ce soir pour découvrir la ville ».

Sobron Galmes, quant à elle, a réalisé un score de 67 (-5), sans aucun bogey, confirmant ainsi sa bonne forme. La star espagnole a terminé ex æquo à l’Open féminin de Hulencourt la semaine dernière et ex æquo à l’Open féminin des Pays-Bas le mois dernier.

Positionnée à trois coups du leader, avant ce dernier tour, une victoire en République Tchèque serait une première pour elle, sur le LET. « Je me sens très à l’aise en ce moment », a déclaré Sobron Galmes. « Je continue à très bien jouer depuis ces dernières semaines. J’ai emmagasiné beaucoup de confiance et je suis satisfaite. Mon jeu long fonctionne également très bien. J’ai touché le drapeau au 13. C’était un très bon coup, mais il la balle a roulé tout le long du green et a terminé environ 10 mètres plus loin. Heureusement, j’ai quand même fait le par», expliquait-elle.

Sa compatriote, Iturrioz, a également réalisé une excellente journée, inscrivant huit birdie pour une journée en 66 (-6). Elle a notamment réalisé un birdie sur au dernier trou, soit le Par 4 du 9, après que la quadruple vainqueur du LET ait touché le green. « J’ai joué de manière très solide», a déclaré Iturrioz. « J’ai beaucoup travaillé mon swing et avec mon caddie je pense que nous faisons un excellent travail. Et j’adore ce parcours. J’y joue depuis de nombreuses années. Je l’apprécie beaucoup et je suis heureuse d’être ici« .

Six joueuses complètent le top 10, sixièmes ex-aequo avec neuf coups sous le Par. Ce groupe comprend l’Espagnole Harang Lee, l’Irlandaise Lauren Walsh, la Slovène Pia Babnik, la Galloise Darcey Harry – vainqueure de l’Hulencourt Women’s Open la semaine dernière –, l’Anglaise Hannah Screen et la Néerlandaise Romy Meekers.

L’amatrice Tchèque Natalie Saint Germain a également été à l’honneur, avec un score de 65 (-7) à domicile, se hissant à la 22e place.

Delacour et Herbin en mode attaque !

Les deux Françaises n’avaient pas franchement débuté ce tournoi avec le niveau de jeu que l’on attendait d’elle. Surtout pour Perrine Delacour, à l’agonie en fond de tableau. Mais dans cette nouvelle journée, la Française a sorti le jeu des grandes occasions, signant cinq birdie et un eagle sur le par 5 du 18. Avec cette performance, soit une carte de 65, Delacour est remontée à la 12e place, avec le score de –8. De son côté, Céline Herbin a rejoint sa compatriote en jouant 66, tout en laissant deux bogey sur le parcours. Mais elle a été chercher huit birdie dans cette journée, ce qui laisse présager qu’elle en a sous le pied. 

Par contre, Camille Chevalier n’a pas réussi à produire autant de birdie que Delacour et Herbin, et c’est avec une carte de 70 (4 birdie et deux bogey) qu’elle a terminé cette journée, rétrogradant à la 32e place. Elle a manqué 4 fairway et 5 green pour 30 putt, laissant penser qu’elle n’a pas du tout été à l’aise dans ce second tour.

Vanessa Bouvet franchi le Cut en classant 50e après une nouvelle carte de 70, alors que Agathe Sauzon et Emie Peronnin manquent le Cut, tout comme Anaïs Meyssonnier, qui, en manque de compétition cette année, a rendu une seconde carte de 74, alors qu’elle pouvait prétendre franchir le Cut, hier, après avoir joué 70.

Ariane Klotz, Emma Grechi et Anne-Charlotte Mora ont également connu une journée compliquée. Notamment la Girondine qui a rendu une carte de 77avec deux double, trois bogey et un eagle, qui constitue une maigre consolation.

Après 36 trous, 71 joueuses ont franchi le Cut, qui s’est figé à –3, soit le plus bas de cette saison.

Enfin, l’Indienne Amandeep Drall est passée à côté de sa journée, après sa carte de 64 qui lui avait permis d’être seule en tête, et de retrouver confiance en elle. Elle est 12e avec Herbin et Delacour, dans un groupe de 11 joueuses, où se trouvent également quelques outsider comme Laura Fuenfstueck, Noora Komulainen, et Annabel Fuller.

Le classement provisoire => ICI