L’Américaine Amary Averi sort de l’ombre sur cet Espon Tour où elle fut rookie l’an dernier.
Ce premier tour s’est déroulé sous une météo ensoleillée sans que le vent ne vienne perturber les joueuses. Deux des trois Françaises engagées sont bien positionnées pour franchir le Cut, tandis qu’un tête se trouve un duo d’Américaines à –5.
Ce sont deux anciennes joueuses de l’Université de Californie du Sud qui partagent la tête de ce classement provisoire. Et l’une d’elle est une de ces anciennes amateurs qui a très tôt était confrontée au circuit professionnel. Agée de 20 ans, Amari Avery est suivie depuis plusieurs années et elle fait partie de cette génération douée qui est appelée à prendre la relève des Nelly Korda, Lilia Vu et autres Allisen Corpuz, dans un proche avenir.
Partie du Tee n°1 à 08h36, l’Américaine, aux origines africaines de part son papa, et philippines de par sa maman, a mis du temps pour se lancer. Et c’est le par 5 du trou n°9 qu’elle signait un eagle qui allait la mettre dans le rythme. Puis, au retour, elle débuta par deux birdie, puis un bogey avant de conclure sa journée par un second eagle, sur le Par 5 du 18. Elle sortait en tête, après la vague de départ du matin. « C’était un tour très intéressant. J’ai commencé avec, je crois, huit pars, et j’avais des chances de gagner », a déclaré Avery. « Je me demandais juste quand les coups allaient tomber, et puis je suis arrivée au 9. Je me suis dit : « je vais oser, je vais viser le green », et j’ai fini par rentrer le chip. Du coup, je me suis dit : « Peut-être que je serai meilleure avec le wedge. » Et puis, ensuite, j’ai réussi quelques birdie. J’ai pris un bon élan et j’ai décidé de viser le 18. Ça a payé. J’ai eu de la chance d’atteindre le green et d’envoyer un très bon coup », commenta l’Américaine.
Et sur le green du 18, après son second eagle, la foule s’est enthousiasmée : « c’était agréable d’entendre leurs cris et leurs acclamations. C’est agréable d’avoir le soutien de la foule ici, et on ressent vraiment leur affection », confia Avery.
De son côté, Christine Wang a réalisé son meilleur tour plus tard dans la journée, lui permettant de rejoindre son amie et ancienne co-équipière, à la première place. Si la plupart des athlètes n’aiment pas jeter un coup d’œil au classement en compétition, la jeune femme de 23 ans trouve cela stimulant, et cela a porté ses fruits vendredi sur le parcours du Sweetgrass Golf Club. « Après les neuf premiers trous j’ai regardé les classements. Ça ne m’a jamais dérangée », a déclaré Wang. « Et j’ai vue qu’une de mes meilleures amies, Amari (Avery), était dans le groupe du matin, et qu’elle avait joué –5. Donc je me suis dit : « Oh, je viens te chercher. » Je pense que c’était dans un coin de ma tête. C’était un bon stimulant », confiait Wang qui est agée de 23 ans et qui fut rookie l’an dernier.
Wang a réalisé six birdie et un bogey en s’appuyant sur son point fort qui est la frappe de balle. Elle conserve de bons souvenirs de l’édition 2024, dont elle termina 52e à –1 : « j’aime vraiment ce parcours. J’y ai très bien joué l’année dernière », a déclaré Wang. «L’année dernière, ce tournoi était le premier où j’ai réussi à franchir le Cut. En tant que pro, j’en garde un bon souvenir et j’ai l’impression d’avoir apporté cette bonne énergie cette année », ajoutait Wang ?
Cinq joueuses sont à un coup d’Avery et Wang. Il s’agit de Britney Yada, de Melanie Green, de Camille Boyd, de Sarah White et de Jackie Lucena. Elles ont toutes signé un score de -4 sur les 18 premiers trous, White rejoignant Avery dans le club des joueuses ayant signé deux eagles. La native du Michigan ayant réussi la performance de les réaliser sur deux Par 4.
Cernousek dans le coup. Laisné placée !
Il n’y a pas de secret, le golf comme d’autres disciplines, est à abordé étape par étape. Et quand la marche est trop haute nul ne parvient à la gravir. En grande difficulté sur le LPGA Tour, cette année, Adela Cernousek est venue faire une pige sur l’Epson Tour, ne pouvant participer à ce troisième Majeur de la saison féminine.
Si sa journée est moins démonstrative que celle de Ameri Averi ou de Sara White, elle a joué 71 sur ce Par 72 qui comporte un Par 5 à l’aller (9), et deux au retour (11 et 18). Partie du Tee n°10, à 09h20, la Française de 21 ans a concédé un bogey sur le par 4 du 13, qu’elle effaça par un birdie, juste après, et concédait un second bogey au trou suivant. Mais au retour, elle trouva un peu mieux ses marques, jouant –2, avec deux birdie et sept Par. La voici 27e dans le même groupe que Jessica Porvasnik, Dorsey Addicks, Valery Plata et Jenny Coleman, avec un belle espoir de franchir le Cut.
Agathe Laisné est juste un niveau en-dessous, dans le Par, à la 47e place, avec Riley Smyth et Laney Frye, deux joueuses dans le Top 15 de la Race, qui ont fortement attiré l’attention, ces dernières semaines.
Quant à Emma Broze, cet Epson Tour est décidément un calvaire pour elle puisqu’elle est à +1, à la 70e place, mais avec Gina Kim, leader de la Race, Erika Hara (9e de la Race) et Isabelle Fiero la Mexicaine. Rien n’est encore perdu pour Broze, mais à 29 ans, il est largement temps pour elle de produire de meilleurs résultats. D’autant qu’elle a déjà remporté un tournoi sur ce circuit.
Le départ du second tour a été retardé en raison d’un orage qui a sévi dans la région où se déroule le tournoi, et le premier groupe devrait s’élancer à 12h00, heure locale, soit 18h00 en France.
Atthaya Thitikul domine avec 3 coups d’avance, mais Lexi Thompson pourrait bien jouer un rôle important dans la quête de la lutte pour la victoire.
Sous une importante chaleur, plus de 32° Celsius, avec un vent qui s’est considérablement renforcé, beaucoup de joueuses ont été en difficulté, laissant sur le carreau quelques joueuses représentatives du Tour. Néanmoins, celles qui se sont faites remarquées depuis le début de la saison ont survécu, et ont même réussi trouver quelques birdie supplémentaires.
Le Cut a grimpé jusqu’à +7, par la faute d’un vent qui s’est sérieusement renforcé tout au long de la journée. Plus le temps passait, plus les joueuses éprouvaient de grandes difficultés sur les green ou autour. Seules 14 joueuses ont réussi à jouer sous le Par ce vendredi, illustrant à quel point cette journée de golf fut rude.
Les premières victimes se nomment Jin Young Ko et Hyo-Joo Kim. La première a abandonné pour raison de santé. La seconde sur blessure. Et l’Américaine pro enseignante Heather Angell d’avoir, elle, était disqualifiée, pour avoir signé une carte avec un score incorrect. D’ailleurs, toutes les pros enseignantes ont été éliminées par le Cut avec des scores très lourds allant jusqu’à +38.
Cette situation de jeu a permis à des joueuses en difficulté la veille, d’obtenir leur qualification, alors qu’elle ne parvenait toujours pas à rentrer des birdie, ou pas suffisamment pour faire évoluer leur score. Ainsi, des joueuses comme Yuka Saso, Gabriela Ruffels, Azahara Munoz, Morgane Metraux, Nataliya Guseva, Patty Tavatanakit ou encore Jennifer Kupcho et la Française Pauline Roussin-Bouchard, sont des rescapées de cette journée, grâce à ce Cut qui a évolué en positif.
Ainsi, celles qui ont été éliminées l’ont été avec un score très lourd de +8, au minimum, démontrant que le vent et la chaleur ont été les plus grands obstacles à surmonter. Et sans doute continueront-ils de l’être.
Mais en haut du tableau des scores, certaines joueuses ont réussi à signer une carte sous le Par, au prix de nombreux efforts.
Thitikul, domine le champ !
La présence de certaines joueuses en haut de ce leaderboard, comme la Thaïlandaise Thitikul, la numéro un mondial Korda, ou la Japonaise Iwai, est un peu plus la preuve que plus années passent, plus les meilleures mondiales brilleront très jeunes. La moyenne d’âge de ce Top 16 provisoire est de 25 ans et demi, et cinq joueuses parmi les dix premières ont entre 21 ans et 23 ans.
Et à 22 ans, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul continue d’imposer sa présence, tout comme la Japonaise Rio Takeda, mais aussi la Japonaise Chisato Iwai, l’Américaine Auston Kim (24 ans) ou la Japonaise Miyu Yamashita (23 ans), qui a fait une entrée remarquée sur le LPGA Tour, l’an dernier, tout en étant rookie cette année.
Thitikul est donc celle qui a le mieux négocié ses deux premières journées, avec deux cartes sous le Par, dont la dernière qui fut un réel combat pour signer des birdies. Déjà détentrice de 5 victoires sur le Tour, Thitikul est l’archétype du prodige, du talent à l’état brut. Et elle n’est pas loin de ravir la place de numéro un mondial, à Nelly Korda, si l’Américaine ne parvient pas à retrouver tout ce qui a fait le succès de sa saison 2023.
Malgré un bogey sur le Par 4 du trou n°12, en étant partie du Tee n°10 à 13h55, Atthaya Thitikul a su trouver un birdie sur le Par 4 du 15. Et ce yoyo entre coup rendu et coup repris fut à l’image d’une bonne partie de sa journée, jusqu’à ce qu’elle parvienne à dompter le parcours, en signant deux birdie sur les deux derniers trous. Et quand on lui a demandé quels ont été les plus gros challenges de cette journée, elle a répondu : « le vent et les rough » !
Ce vent qui obligea les joueuses à jouer très à droite ou très à gauche de leur cible, et qui envoya parfois les balles dans le rough.
Thitikul s’en sort donc avec une seconde carte de 70 mais avec une avance de 3 coups sur la Japonaise Rio Takeda, autre joueuse de 22 ans, qui continue de marquer de sa présence, les classements depuis le début de la saison.
Takeda qui a joué 71, avec un aller diamétralement opposé à son retour. En effet, la Japonaise, partie du Tee n°10 à 14h28, en plein dans cette période où le vent fut assez violent, a concédé trois bogey, puis, dès le Par 3 du trou n°4, a connu un moment en apesanteur, où elle a réussi à rentrer trois birdie à la suite, et un dernier sur le Par 5 du trou n°9. « J’étais très frustrée de ces trois bogey à l’aller », confiait Takeda en interview. « Mais au retour, j’ai été capable d’aller chercher de bons birdie pour me remettre dans la course. Et c’est ça qui est bon. Je savais que ce serait une longue journée, donc je pense qu’une partie de mon mental était préparé pour ça. J’ai bien travaillé sur ça », expliquait-elle dans un anglais encore balbutiant.
Valeur sûre du golf mondial, l’Australienne Minjee Lee est également seconde à –3, mais son long putter n’a pas fait de miracle. Elle signe une carte dans le Par et se maintient d’une journée à l’autre.
Seule 4e, l’Américaine Lexi Thompson étonne, et revient en force sur le LPGA Tour. Elle a joué –2 dans ce second tour, et fait désormais partie des favorites pour la victoire, avec un putting beaucoup plus sûr, plus affirmé, ce qui lui a permis de sauver de nombreux Par, mais aussi de rentrer trois birdie, contre un seul bogey. Thompson qui est une des rares joueuses de cette journée, a avoir rendu un seul coup au parcours. « Dans l’ensemble, mon jeu est vraiment solide », confia Thompson. « Il y a eu beaucoup de vent ce matin et parfois cet après-midi. Mais il y avait plus de vent que hier, donc je savais qu’il fallait que je m’engage un peu plus sur mes trajectoires. C’est un parcours difficile, surtout quand le vent souffle. Si vous ratez les fairway, il faut pendre votre mal en patience, en sortir et essayer de sauver le Par par tous les moyens », ajoutait-elle. Lexi Thompson qui fut à deux doigts de réaliser sa première journée sans bogey, en majeur, depuis le Chevron Championship de 2022.
A la 5e place, ce sont encore des nouvelles figures du LPGA Tour qui occupent cette partie du classement. Il s’agit de Chisato Iwai, 22 ans et vainqueur au Mexique. De Auston Kim, 24 ans, et qui a réussi sa transition depuis l’Espon Tour, et de Somi Lee, 26 ans, que l’on voit de plus en plus en haut d’un leaderboard.
La Sud-coréenne fait partie de ces joueuses qui ont connu une journée compliquée tout en résistant en haut du classement. Un bogey au 1 puis un double sur le par 4 du 6, n’ont pas favorisé son début de journée, mais elle a su répondre à ces mauvais moment par deux birdie, avant d’entamer le retour. Un retour neutre, comportant cinq Par, deux bogey et deux birdie, en fin de journée, qui lui ont fait perdre un coup, au classement général. C’est un moindre mal dans cette terrible journée, et Somi Lee reste dans course pour le titre.
Le Top 10 est complété par la rookie japonaise de 23 ans, Miyu Yamashita, qui a joué –1, de l’Américaine de 23 ans, Yealimi Noh, qui a affiché de sérieuses prétentieux en début de semaine, pour ce tournoi, et surtout de la joueuse Sud-coréenne de 21 ans, directement débarqué du KLPGA, qui fait sensation depuis deux jours. Avec un nom de famille qui sonne comme un coup de fusil, Shinsil Bang s’en sort merveilleusement bien, malgré cette journée en 73, comportant trois bogey et un birdie. Elle ne perd qu’une place et constitue l’une des surprises de ce Majeur. Jusqu’où peut-elle aller ? C’est la question que tout le monde se pose, alors que l’on a déjà vu des joueuses non membre du LPGA Tour, décrocher une première victoire en Majeur, sur le Tour.
Plus loin, Maja Stark continue sur sa lancée, avec cette fabuleuse victoire à l’US Women’s Open, en prenant la 11e place, en compagnie des Sud-coréennes Hye-Jin Choi, Mi-Hyang Lee et Youmin Hawang, autre recrue du KLPGA. La Chinoise Ruixin Liu s’invite dans ce groupe à –11, et est une des rares à avoir joué dans le Par total.
Nelly Korda résiste, au cœur d’une saison où elle ne domine plus le champ. Elle est même en lutte avec elle-même et pour le moment, elle a démontré sa capacité à rebondir. Sa compatriote de 23 ans, Jenny Bae, qui s’est faite remarquer au Mexique, en prenant la tête du moving day, confirme sa progression et gagne 10 places, après une seconde carte de 73. Ce qui démontre que même en jouant +1, il est possible pour une joueuse de remonter dans le classement.
Ruoning Yin, Charley Hull, et même Peiyun Chien sont parmi les rescapées de cette journée, tout comme l’une des deux Françaises.
Roussin-Bouchard miraculée,Boutier éliminée !
Elle s’est élancée à 09h17, du Tee n°10, et a bataillé pour survivre au Cut. Pauline Roussin-Bouchard, à 24 ans, vient de s’offrir son troisième Cut en Majeur, cette saison, même si elle fut en sursis, avant que le vent ne s’intensifie et que le Cut progresse jusqu’à +7. La native de Montélimar a concédé plus de bogey qu’elle n’a rentré de birdie, démontrant qu’elle n’a pas tout à fait à l’aise sur ce tracé et dans ces conditions de jeu. Mais l’important, c’est qu’elle puisse jouer jusqu’à dimanche, même si elle est à +5 total, loin d’un Top 10 où elle pourrait y prendre les précieux points nécessaires à sa progression au classement de la Race to CME.
En revanche, Céline Boutier s’est totalement effondré dans cette journée. La numéro un Française de 31 ans, a rejoint le fond du classement au milieu des pros enseignantes et de quelques figurent du circuit, comme Ayaka Furue (+11), Lauren Coughlin (+13), Stacy Lewis (+10), Ingrid Lindblad (+10) ou encore Madelene Sagstrom (+9).
Boutier qui n’affiche pas de bon résultat en Majeur cette saison, avec deux Cut manqués et une 45e place à l’US Women’s Open. C’est aussi une saison en dents-de-scie qui comporte quand même de bons résultats. Dont une 2e place au Mizuho Americas Open et une 4e place la semaine passée, dans le Michigan. On ne tirera pas trop de vite de conclusion de ces résultats, mais, à 31 ans, Céline Boutier semble être entrée dans cette période que toutes les trentenaires ont connue ou connaissent. A savoir une difficulté à rivaliser avec ces jeunes générations, plus fraîches physiquement, et mentalement, qui poussent, saison après saison, les plus anciennes vers le bas des classements.
Marina Alex, Cristie Kerr, Angela Stanford et même Carlota Ciganda ont connu ces moments, et ce creux de la vague semble débuter pour Nelly Korda et Lydia Ko.
Raison pour laquelle il est important, et même fondamentale que la France introduise, très vite, des nouveaux talents de 17 ou 18 ans, sur l’Epson Tour, car la succession de Céline Boutier est déjà lancée, même s’il lui reste encore quelques bons moments de golf à vivre.
Rendez-vous ce soir, à partir de 19h30, pour suivre le moving day.
Incroyable performance pour l’Indienne Drall, qui signe une carte record de -8, au premier tour.
Sur un parcours parfaitement préparé, et probablement mieux que les deux dernières années, mais avec des green assez lents, une joueuse a fait la différence en signant une première carte remarquable de 64 !
Amandeep Drall mène la danse après 18 trous dans ce Tipsport Czech Ladies Open, après avoir réalisé un 64 (-8) au Royal Beroun Golf Club, constituant son meilleure score sur le Ladies European Tour (LET). A 32 ans, Drall, qui participait seulement à son deuxième tournoi LET de la saison, a signé une carte comportant neuf birdie et un seul coup concédé sur son retour, au trou n°4, en étant partie à 07h56. « Je suis très contente », a déclaré l’Indienne. « Surtout après la semaine dernière où j’ai raté le Cut en Belgique. La lecture des lignes a clairement fait la différence. J’ai bien tapé la balle la semaine dernière, mais je n’arrivais pas du tout à lire les lignes. J’étais tellement perdue sur le green. Mais cette semaine, je me suis concentrée sur mon putting. Je me suis concentrée sur mon coup et ma ligne», expliqua Drall, qui débuta par trois Par, puis enchaîna une suite de Birdie qui la propulsèrent à –5, en sortant du trou n°18. Ce qui lui donna une avance d’un coup. Et la meilleure carte de Drall, en carrière, a été d’autant plus impressionnante que sa présence sur le LET en 2025 n’a eu lieu pour la première fois qu’à l’Open féminin de Hulencourt, en raison de problèmes de visa. Et elle a manqué le Cut la semaine dernière pour son premier tournoi de la saison. « J’ai probablement rattrapé le temps perdu », a déclaré Drall. « J’étais vraiment triste d’avoir manqué trois tournois à cause de mon visa. Mais je suis heureuse maintenant. Je vais continuer sur ma lancée et me fier à mon jeu sur les greens».
A la suite de la joueuse Indienne, se trouvent trois Anglaise, dont deux à –7. Il s’agit de Florentyna Parker et Liana Bailey. Cette dernière réalisa un eagle dans sa journée, sur le Par 5 du trou n°18, tout en ayant concédé deux bogey. De son côté, Parker réalisait un sans faute, avec un premier birdie au 18, après 8 Par, et un retour tonitruant en 30, sans l’ombre d’un bogey. L’Anglaise de 36 ans qui fêtait ce 20 juin son anniversaire. « C’était incroyable, vraiment », a déclaré Parker. « En 17 ans, je n’ai jamais fait un match égal ou meilleur le jour de mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai donc eu une belle surprise. J’ai très bien joué. C’était vraiment solide, et peut-être que c’est mon année ! », déclara avec enthousiasme celle qui fut trois fois vainqueur sur le LET et qui possède une sélection en Solheim Cup. « Je me suis donné beaucoup de chances. J’ai très bien joué en Belgique la semaine dernière, ce qui m’a donné un bon élan. Même si je n’ai pas obtenu un excellent score, cela m’a donné beaucoup de confiance pour cette semaine. Je vais à Prague ce soir pour fêter mon anniversaire, puis je reviens demain. J’espère pouvoir maintenir ce rythme ces prochains jours », ajoutait Parker.
Quant à Lianne Bailey elle déclara : « j’ai bien frappé la balle ces deux dernières semaines, mais j’ai eu des difficultés avec le putter », a déclaré Bailey. « Aujourd’hui, tout s’est mis en place, ce qui était formidable. C’était facile et j’ai vraiment apprécié. Je suis satisfaite de mes progrès. C’était difficile car j’étais blessée cet hiver. Je m’entraîne sur le LET dès que possible et j’essaie simplement de jouer du mieux que je peux ».
Classée 4e à –6, la rookie Esme Hamilton est de retour, avec une carte de 66 (-6) sans bogey ce matin sur le Royal Beroun. C’est également son meilleur tour sur le LET. « Cela faisait longtemps que j’attendais ça », a déclaré Hamilton, qui a franchi son premier Cut à l’Open de Hulencourt la semaine dernière. « J’avais l’impression d’avoir déjà joué plusieurs tournois récemment, alors c’est bien d’avoir enfin réussi quelques putts et d’avoir obtenu un bon score ».
Elle a été rejointe par Alexandra Swayne, des Îles Vierges américaines, qui a concédé un bogey sur trou n°1 et trouvé cinq birdie juste après, pour un aller en 32, puis un retour en 34, avec sept Par et deux birdie.
Six joueuses complètent le top 10, ex-aequo à la sixième place avec cinq coups sous le par. Ce groupe comprend l’Allemande Chiara Noja, la Danoise Sofie Kibsgaard Nielsen, la Suédoise Michaela Finn, l’Anglaise Rosie Davies, ainsi que le duo espagnol Harang Lee et Luna Sobron Galmes.
Quant à la tenante du titre, Marta Martin, elle a dû déclarer forfait avant le début du tournoi vendredi en raison d’une blessure au cou.
A -4,Chevalier se remet en selle
Bonne nouvelle dans le clan Français, avec la bonne prestation de Camille Chevalier, qui pointe à la 12e place, à –4. La Française de 31 était en panne d’un bon résultat depuis la sortie de la crise sanitaire, et cette virée en République Tchèque sur ce parcours décrit comme assez simple, lui permet de se remettre en selle. Comme Parker et Hamilton, elle réalise une journée vierge de bogey, en ayant pris 11 fairway et trouvé 16 green en régulation.
Emma Grechi est également à –4, mais avec un bogey sur le Par 4 du 13, alors que Anaïs Meyssonnier, invitée et seconde de cette épreuve en 2019, s’offre une chance de passer le Cut, pour son premier départ sur le LET, cette saison. Céline Herbin l’accompagne avec se score de –2, en ayant réussi un des rares eagle de la journée, sur le Par 5 du trou n°7. La Française de 42 ans qui étrenne un nouveau caddie de nationalité Argentine, qu’elle a rencontré en Belgique.
Rookie cette année, Vanessa Bouvet se hisse à cette 42e position, avec quatre birdie et deux bogey, alors que Perrine Delacour a raté son entrée dans ce tournoi en produisant un score de –1. Elle a donc du travail devant elle pour franchir le Cut.
Tout comme Ariane Klotz, dans le Par avec Agathe Sauzon, et plus encore Emie Peronnin qui joue +1. Enfin, Anne-Charlotte Mora est en fond de classement à +4, et la voir franchir le Cut semble déjà peu probable.
Le deuxième tour du Tipsport Czech Ladies Open débutera demain à 7h45, heure locale.
La Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul est une fois encore sous le feu des projecteurs, quand les Françaises sont dans l’ombre, après ce premier tour.
Cette première journée sur ce parcours Texan, exigeant, mais moins compliqué, au niveau des green, que celui de l’US Women’s Open, a déjà mis sous pression une bonne partie du champ, avec une course au birdie qui projette le Cut à +3. Et quelques figurent du circuit d’être déjà menacées par l’élimination.
Il fait beau, il fait chaud et il y a du vent. Telles sont les conditions météorologiques qui règnent sur ce parcours de Frisco, au nord de Dallas, où seule une poignée de joueuses a réussi à sortir de cette première journée avec une carte sous le Par.
Et elles sont exactement 15 dans ce cas, avec, une fois encore, des noms bien connus qui ne cessnte de faire l’actualité depuis le début de la saison. Et cinq d’entre elles ont remporté une victoire. Il s’agit de Yealimi Noh (Foudners Cup), de Rio Takeda (Blue Bay LPGA), de Hae Ran Ryu (Black Desert Championship), de Jeeno Thitikul (Mizuho Americas Open), et de Chisato Iwai (Mexico Riviera maya Open).
La Thaïlandaise de 22 ans qui s’est élancée à 08h28 du Tee n°1, dans une partie phare avec Nelly Korda (Par) et Lydia Ko (+3), et qui a signé la meilleure performance du jour, avec un score de –4, se plaçant seule en tête. « Je pense que mon putting a très bien fonctionné aujourd’hui. Sur les trous de l’aller il y avait pas mal de vent, et bien plus qu’au retour. Mais mes putt pour birdie sur le 7, le 8 et le 9, ont gonflé ma confiance », déclara Thitikul, qui s’est bien ressaisie sur le fin de son aller, après un double bogey sur le Par 4 du trou n°5.
Atthaya Thitikul qui fait partie de ces joueuses résidentes du Texas et qui a la chance d’avoir à ses côtés son coach, avec qui elle a pu travailler. A la seconde position, c’est l’Australienne Minjee Lee qui s’impose, toujours accompagnée de son long putter, qu’elle a adopté depuis le début de l’année. L’Australienne signe une carte de –3 avec sept birdie et quatre bogey, ce qui est dans la moyenne observée des coups concédés au parcours. Elle est partie du Tee n°1 à 08h50, avec Chisato Iwai (-1) et Lauren Coughlin (+8), ce qui fait tout de suite comprendre que l’excuse du départ matinal ne tient pas. Puisque Coughlin n’a pas du tout réussi à s’adapter au parcours, ce qui en fait déjà l’une des premières joueuses potentiellement éliminées. Ce qui a fait la différence, dans cette première journée, c’est sans aucun doute la capacité à bien placer les balles sur les green et à concrétiser des chances de birdie : « j’ai eu un très bon putting aujourd’hui », confiait l’Australienne. « J’ai rentré beaucoup de birdie beaucoup de putt pour sauver le Par. J’ai aussi un bon jeu de fers, mais je pense que je dois améliorer mes mises en jeu au driver », ajoutait Minjee Lee qui avoue s’être bien sentie sur le parcours.
Minjee Lee qui a également évoqué la forte chaleur qui règne sur ce parcours et la nécessité de bien s’hydrater. « J’ai dit à mon caddie : « peux-tu me donner plus d’eau, peux-tu me donner plus d’eau ». Je ne pense pas que nous puissions en avoir assez, car il fait vraiment chaud », expliquait-elle.
Une situation météorologique qui va peser sur les organismes et mettre en difficulté toutes les joueuses qui ne seront pas suffisamment préparées physiquement où qui ne supportent pas bien la chaleur. Classée 40e à +2, Jin Young Ko a été vu avec un linge sur la casquette, tombant sur le visage, et souffrant de la chaleur. Le reste de la compétition s’annonce difficile.
Lauréate en Chine, la Japonaise Rio Takeda n’en finit pas de s’afficher en haut d’un Leaderboard, cette année. Après sa bonne prestation à l’US Women’s Open, ainsi qu’au Black Desert Championship et la semaine suivante au Mizuho Americas Open, la numéro 2 de la Race, et 13e mondial, enfile les perles dans son année de rookie. Partie du Tee n°1 à 09h01, avec Jennifer Kupcho (+4) et Linn Grant (+5), Rio Takeda a débuté par un bogey sur le Par 4 du trou n°5, avant de signer un premier birdie sur le Par 5 du trou n°5. Elle trouvait un second birdie sur le Par 4 du trou n°7 et elle exploitait le dernier Par 5 de l’aller, en signant un autre birdie sur le green du 9.
Son retour fut plus sage, mais en maîtrise, avec sept Par, un bogey et un dernier birdie sur le green du 18. « Au début j’ai été confronté à un sérieux challenge avec ce bogey et des putt pour le Par, que j’ai été capable de rentrer. Donc je pense que c’est ce qui m’a permis de rentrer dans le rythme et d’aller de l’avant », confia Takeda qui souligna également, à propos de la chaleur : « c’est très simple. Il faut essayer de boire le plus possible et rester concentrée sur son jeu jusqu’au dernier trou ». Nous verrons dans les jours suivants, si cette stratégie fonctionne.
Les Sud-coréenne Hae Ran Ryu et Somi Lee, ainsi que l’Américaine Yealimi Noh complètent ce rang à –2, tandis que Chisato Iwai, auteur d’un chip rentré exceptionnel sur le green du 7, se place juste après, à –1, avec un groupe où l’on retrouve Angel Yin, Peiyun Chien, Yuna Nishimura, In Gee Chun, Youmin Hwang, Auston Kim, Shinsil Bang et Kum Kang Park. Soit quatre Sud-coréenne dont deux participent à leur premier KPMG Women’s PGA Championship. Il s’agit de Shinsil Bang et de Youmin Hwang, deux joueuses qui évoluent sur le KLPGA.
Et les Japonaises qui sont encore positionnées en haut d’un classement, démontrant que cette nation sait produire des joueuses de très haut niveau.
La numéro un mondial Nelly Korda est un peu en retrait, à la 16e place, dans le Par, avec ses compatriotes Rose Zhang et Lexi Thompson. La Floridienne qui semble avoir fait le bon choix en prenant un peu de recul, avec moins de tournois joués, et qui a proposé, une fois encore, un jeu solide.
Parmi les autres têtes d’affiche à avoir bien négocié cette première journée, il y a Allisen Corpuz (+1), A Lim Kim (+1), Ariya Jutanugarn (+1), Miyu Yamahsita (+1), Esther Henseleit (+1), Grace Kim (+1), Andrea Lee (+1), Jenny Bae (+1), mais aussi Georgia Hall (+1), que l’on voit de moins en moins dans le haut d’un classement. La Canadienne Brooke M.Henderson, qui a mis une balle dans l’eau, s’en sort avec le score de +2, à la 40e place, avec Lucy Li, Hannah Green, Jin Young Ko, Hinako Shibuno ainsi que Carlota Ciganda et la Slovène Ana Belac, entre autres.. Et à partir de +3, se trouve la première des deux Françaises engagées, avec Lydia Ko et Maja Stark.
Roussin-Bouchard et Boutier sur le fil !
C’est à nouveau un début de tournoi difficile pour les deux Françaises en lice dans ce Majeur, et Céline Boutier a encore du mal à bien démarrer un tournoi, et plus encore un Majeur. Après le Cut manqué du Chevron Championship, qui s’est également déroulé au Texas, sa 45e place à l’US Women’s Open avec un dernier tour en 79, la voici à nouveau à la peine, loin de ces joueuses qui brillent, semaine après semaine, et dont certaines se sont déjà imposées dans cette saison ;
Oui, Céline Boutier est régulière, mais pas en haut d’un leaderboard, comme peuvent l’être Takeda, Thitikul, Ryu ou les sœurs Iwai. Dans ce premier tour elle n’a réalisé qu’un birdie, sur le Par 4 du trou n°15, en s’étant élancée à 07h22, du Tee n°1, avec Sophia Popov (+3) et Ashleigh Buhai (+3).
Classée à +4 à la 84e place, Boutier est déjà confrontée à un défi, celui de franchir le Cut sur un parcours où elle ne fait manifestement pas partie de celles qui ont réussi à bien s’y adapter. En revanche, vivant au Texas depuis plusieurs années, elle a l’avantage de bien connaître ce climat et de savoir comment gérer quatre jours de compétition sous la chaleur.
C’est donc Pauline Roussin-Bouchard qui réalise un meilleur score, soit +3, ce qui la laisse tout juste sur la ligne du Cut. Mais la Française, qui s’est élancée du Tee n°1, à 14h22, avec Jing Yan (+2) et Frida Kinhult (+3), a également vécu un calvaire sur la fin de l’aller, en concédant quatre bogey à la suite, avec avoir lancé sa journée avec un birdie sur le Par 4 du trou n°2. Au retour, la Française de 24 ans trouvait un nouveau birdie sur le Par 4 du trou n°11, mais elle clôturait cette journée avec un bogey sur le Par 4 du trou n°16, la faisant redescendre à +3.
Il y aura-t-il une Française ce week-end, au départ de ce 3e Majeur de la saison ? Rien n’est moins sûr et il va falloir attendre la fin de ce second tour pour le savoir.
Pauline Roussin-Bouchard s’élancera à partir de 09h17, soit 15h17 en France, et Céline Boutier prendra son départ en début d’après-midi, à 12h38, soit 18h38 pour la France. Avec un peu chance, nous pourrions les voir jouer, lors de la première diffusion qui débutera à 17h00.
Créé en 2011, il s’agit de la 14ème édition de ce tournoi qui se joue, depuis sa création, sur le même parcours, situé dans le Michigan. Deux européennes se sont imposées, et deux playoff ont eu lieu pour départager les finalistes ex æquo. En 2020, le tournoi fut annulé en raison de la crise sanitaire.
L’an dernier, le tournoi fut réduit à deux tours, en raison du mauvais temps et de fortes pluies qui avaient rendu le parcours injouable, lors de la seconde journée. Plusieurs interruptions de jeu avaient eu lieu, et c’est finalement le dimanche que ce dernier tour eut lieu. La joueuse Portoricaine, Maria Torres, avait pris la tête le samedi, devant l’Américaine Anne Chen, un coup derrière, soit à –9. Le dimanche, Torres jouait 69 et terminait seconde. Chen rendait une carte de 75, après son 63 du premier tour, et se classait 7e à –6, avec onze autres joueuses.
Le champ de joueuses
144 joueuses cette semaine, pour trois jours de compétition et un Cut après deux tours, qui ne conservera que les 60 meilleures et ex æquo.
La Française Adela Cernousek est venue se joindre à Agathe Laisné et Emma Broze, ne pouvant pas participer au 3e majeur de la saison du LPGA Tour.
L’occasion pour Cernousek de confirmer sa bonne prestation de la semaine passée.
Les 15 premières joueuses du classement de la Race sont également au départ, tout comme quelques joueuses habituées du circuit comme Daniella Iacobelli, elle aussi non qualifiée pour le KPMG PGA Women’s Championship. Angelica Moresco, la sœur de Benedetta qui est au Texas avec le LPGA Tour, et aussi dans le champ tout comme Erika Hara, Isabelle Fiero, Roberta Liti, Tiffany Chan, Annie Park, Jessica Porvasnik, Jenny et Kristin Coleman, Su Ho, Jennifer Song, Heather Lin, Kaleigh Telfer, Amelia Lewis, Savannah Carlson, ou encore Cydney Clanton, Dottie Ardina et Clarisse Guce. Autant de joueuses capables d’aller chercher la victoire, dimanche.
En revanche, la Sud-coréenne tenante du titre, So Bin Joo, a réussi sa transition de l’Epson Tour vers le LPGA Tour, et c’est sur le troisième Majeur de la saison qu’elle évolue cette semaine.
Invitation sponsor
Rachel Niskanen (a)
Les anciens vainqueurs
2024 : So Bin Joo (-8)
2023 : Tsai Ching Tseng (-15)
2022 : Ssu-Chia Cheng (-17)
2021 : Morgane Metraux (-17)
2020 : annulé
2019 : Daniela Iacobelli (-11)
2018 : Ruixin Liu (-9)
2017 : Emma Talley (-9)
2016 : Sherman Santiwiwatthanaphong (-6)
2015 : Dani Holmqvist (-10)
2014 : Molly Aronsson (-1)
2013 : Kim Kaufman (-3)
2012 : Meath Wigger (-7)
2011 : Stephanie Kim (-7)
Le parcours
Le Sweetgrass Golf Club est situé dans le Michigan . Il intègre un parcours en Par 72 dans un environnement boisé, comportant quelques pièces d’eau, dont une accueille un green en île, au trou n°15, avec des départs tout autour du lac. Ce trou se nomme le Turtle Island. Quant au 17, nommé Wisdom, où là encore vivent de nombreuses tortues, il est emblématique à cause de son pont métallique qui permet de rejoindre le fairway depuis les départs les plus reculés.
-17 : Morgane Métraux (2021) et Ssu-Chia Cheng (2022)
Record du parcours
63 : Morgane Metraux (2021), Anne Chen (2024)
Prime et dotation
Comme beaucoup de tournoi de l’Epson Tour, la dotation initiale fut très faible. Ce sont donc 100 000 dollars qui permirent de payer les primes des joueuses de la première édition en 2011, avec une prime au vainqueur de 15 000 dollars. L’année suivante, une sensible augmentation de 10 000 dollars eut lieu. Il faut attendre 2017 pour voir la dotation être portée à 150 000 dollars avec une prime au vainqueur de 22 500 dollars. En 2019, la dotation passe à 200 000 dollars et en 2022, elle connaît une nouvelle évolution en augmentant de 25 000 pour une prime à la joueuse lauréate de 33 750 dollars.
En 2024, c’est une nouvelle augmentation de la dotation avec une somme de 262 500 dollars pour une prime au vainqueur de 39 375 dollars. Mais cette année, le tournoi perd 37 000 dollars de dotation, sans toucher à la prime du vainqueur.
La première édition de ce tournoi eut lieu en 2019. Deux joueuses qui se sont imposées évoluent désormais sur le LPGA Tour.
Le champ de joueuses
Elles sont 132 dans le champ, cette semaine, pour trois jours de compétition. Il y a 11 joueuses Tchèques dont Sara Kouskova, Kristyna Napoleaova et Klara Davidson Spilkova.
Côté Français, le contingent n’es pas moins important avec 10 joueuses, dont Perrine Delacour qui ne peut pas s’aligner au départ du 3e majeur de la saison du LPGA Tour. Nastasia Nadaud, en revanche, a fait l’impasse. Les rookie Ariane Klotz et Vanessa Bouvet continuent leur parcours initiatique dans leur première année pleine de joueuse professionnelle. Quant à Anaïs Meyssonnier elle bénéficie d’une invitation sponsor ce qui lui permet de jouer son premier tournoi sur le LET.
La tenante du titre, l’Espagnole de 28 ans, Marta Martin est évidemment dans le champ, avec à ses côtés 9 de ses compatriotes dont Nuria Iturrioz et Luna Sobron Galmes.
Des joueuses comme Sanna Nuutinen, Kylie Henry, Lydia Hall, Laura Beveridge, Stacy Bregman, Meghan MacLaren, Olivia Mehaffey, Amy Walsh ou encore Georgia Iziemgbe Oboh, Kalsey Benette, Darcey Harry complètent ce champ duquel sont absentes Helen Briem, Alice Hewson ainsi que Mimi Rhodes et Chiara Tamburlini, toutes les deux engagées sur le KPMG PGA Women’s Championship, au Texas.
Le parcours
Direction Prague et le Royal Beroun Golf Club qui accueil ce tournoi depuis 2020. c’est un parcours compact, inséré dans un cadre boisé, comportant quatre pièces d’eau qui vont être en jeu sur cinq trous.Peu d’informations filtrent sur ce tracé sinon qu’il s’agit d’un Par 72 dessiné par l’architecte Canadien les Furber, qui a longtemps évolué avec Robert Trent Jones Sénior. Furber a à son actif la création de plus de 60 parcours et a comme philosophie qu’un parcours de golf doit être agréable à jouer et le plus jouable possible. Furber a créé quatre parcours en Europe, dont deux en République Tchèque.
A noter qu’il y a trois Par 5 à l’aller, ce qui implique que les scores vont se faire sur cette partie du parcours. Mais le 18e tour étant un par 5, il y aura donc la possibilité de faire la différence sur ce dernier tour. Voire d’aller chercher un dernier birdie lors du dernier tour, pour forcer le playoff, en cas d’égalité.
Les vainqueurs sur le Royal Beroun Golf Club
2024 : Marta Martin (-17)
2023 : Diksha Dagar (-13)
2022 : Jana Melichova (-14)
2021 : Atthaya Thitikul (-15)
2020 : Emily K.Pedersen (-17)
Vainqueur sur le Karlstejn Golf Club
2019 : Carly Booth (-9)
Record du parcours 63
2024 : Chloé Williams, 1er tour, Rose Davies et Marta Martin, 3e tour
2023 : Laura Beveridge, 3e tour
2019 : Emily K.Pedersen, 1er tour
Prime et dotation
Comme tous les tournois du Ladies European Tour, les dotations restent faibles. Ce tournoi s’inscrit dans la moyenne annuelle avec une somme de 300 000 euros, pour une prime au vainqueur de 45 000 euros. Des sommes qui sont inchangées depuis 2023.
Diffusion Youtube
Ce tournoi ne bénéficie pas de couverture télévisuelle.
Créée en 1955, cette épreuve se nommait le LPGA Championship avant de connaître diverses appellations en raison des partenaires financiers qui ont attaché leur image à ce tournoi. En 2015, L’association des golfeurs professionnels américains (PGA) introduit cette épreuve à son calendrier et fait disparaître le nom de l’association LPGA, à son profit. C’est aussi l’opportunité, pour le LPGA Tour, de mieux promouvoir ce tournoi et le golf féminin. Il s’agit de la 71e édition de ce tournoi.
Ce majeur accueille également des pro enseignantes de la PGA, en partenariat avec l’équipe de la société Corebridge Financial. Elles sont dix à participer de cette opportunité.
Le champ de joueuses
Elles étaient 155 l’an dernier et sont 156 cette année pour quatre jours de tournoi avec un Cut, après deux tours, qui conservera les 70 meilleures et ex æquo. Ce champ est composé, comme pour tous les tournois majeurs, du Top 80 de la Race, agrémenté de plusieurs catégories, dont celle des anciennes vainqueurs de majeur et celle des vainqueurs de tournois.
Aussi, retrouvons-nous Lydia Ko, Nelly Korda, Céline Boutier, Ayaka Furue, Maja Stark, Jennifer Kupcho, Yuka Saso, Allisen Corpuz, Minjee Lee ou encore A Lim Kim, Lilia et Mao Saigo. Mais aussi Rose Zhang, Leona Maguire, Alexa Pano, Chenette Wannasaen, Megan Khang, Hae Ran Ryu, Bailey Tardy, Atthaya « Jeeno » Thitikul, Linnea Strom Chisato Iwai et Carlota Ciganda, bien entendu.
Se joignent à ce champ des joueuses non membres comme la Suissesse du LET Chiara Tamburlini, ainsi que l’Anglaise Mimi Rhodes, qui bénéficie d’une invitation sponsor, au même titre de Stacy Lewis. Et l’Américaine n’est pas la seule ancienne gloire du circuit à participer à ce tournoi, puisque Cristie Kerr est également présente.
Enfin, ce champ est complété par 10 joueuses enseignantes, dont certaines ont évolué sur l’Epson Tour ou le LPGA Tour.
Côté Français, en plus de Céline Boutier, on note la présence de Pauline Roussin-Bouchard.
Les joueuses qui participent à leur premier KPMG Women’s PGA Championship
Elles sont 28 cette semaine à faire leur début dans ce tournoi majeur qui a célébré une première victoire en carrière pour des joueuses comme Hannah Green et Danielle Kang.
Les douze derniers vainqueurs
2024 : Amy Yang
2023 : Ruoning Yin
2022 : In Gee Chun
2021 : Nelly Korda
2020 : Sei Young Kim
2019 : Hannah Green
2018 : Sung Hyun Park
2017 : Danielle Kang
2016 : Brooke M.Henderson
2015 : Inbee Park
2014 : Inbee Park
2013 : Inbee Park
Les multiples vainqueurs
39 joueuses différentes ont remporté cette épreuve. Trois nous ont quitté en la personne de Louise Suggs, Mickey Wright et Kathy Ahern. 14 joueuses sont multiples vainqueurs dont voici les noms :
Mickey Wright : 1958 – 1960 – 1961 – 1963
Kathy Whitworth : 1967 – 1971 – 1975
Nancy Lopez : 1978 – 1985 – 1989
Patty Sheehan : 1983 – 1984 – 1993
Annika Sorenstam : 2003 – 2004 – 2005
Se Ri Pak : 1998 – 2002 – 2006
Inbee Park : 2013 – 2014 – 2015
Betsy Rawls : 1959 – 1969
Mary Mills : 1964 – 1973
Sandra Haynie : 1965 – 1974
Donna Caponi : 1979 – 1981
Laura Davies : 1994 – 1996
Juli Inkster : 1999 – 2000
Yani Tseng : 2008 – 2011
Seules Inbee Park et Annika Sorenstam ont remporté l’épreuve 3 années de suite.
Le parcours
Direction le Texas, cette semaine, état où sont basées de nombreuses joueuses du LPGA Tour, et notamment Céline Boutier.
Le parcours est celui du PGA Frisco, au nord et à 45 minutes de la ville de Dallas. Le tracé date de 2023 et s’inscrit dans un complexe type centre de performance dédié au golf, niché dans une zone en cours d’urbanisation. Conçu par l’architecte Gil Hanse, le Fields Ranch se caractérise par de larges green, de nombreux bunker et plusieurs pièces d’eau, potentiellement asséchées cette semaine. Un cours d’eau serpente cependant entre les trous 9, 10, 11, 12, 13, 17 et 18. La conception du parcours est un subtil mélange entre links et parcours modernes à l’américaine, avec des rough laissés à l’état sauvage, des bunker de sable blanc, de différentes profondeurs, et des fairway ondulés parfois étroits. Les green comportent de nombreuses pentes, et comme à l’US Women’s Open, il est fort possible que nous assistions à des moments périlleux qui devraient occasionner bogey et double bogey. Les joueuses qui auront apprécié le parcours dans l’Utah devraient facilement y prendre leurs repères.
Plusieurs trous réservent des moments de bravoure, dont le 18, dont le fairway est scindé, à deux endroits, par le cours d’eau, et le green qui se termine, à droite, par un profond fossé.
Quant à la graminée, c’est de la bermudagrass qui est majoritairement plantée, y compris dans les rough.
La vidéo de chaque trou
Prime et dotation
L’entreprise KPMG est spécialisée dans l’audit en entreprise et propose des services telles les expertises comptables. Elle est investie dans le golf depuis plusieurs années et son arrivée sur ce tournoi majeur a permis de faire considérablement évoluer la dotation. En 1955 la prime totale était fixée à 6000 dollars dont 1200 pour la vainqueur. Le début des années 70, avec les revendications des groupes de joueuses de tennis et l’avènement du Colgate Dinah Shore Circle, a permis de faire évoluer les primes entre les hommes et les femmes, si bien que le PGA Women’s Championship a franchi le cap des 50 000 dollars de prime en moins de 20 ans. Grâce à KPMG, le PGA Women’s Championship a été doté d’une prime de 3,5 millions en 2015 dont 525 000 au vainqueur. En 2018, la prime totale fut portée à 3,65 millions de dollars et elle connut, en 2022, une sensible augmentation, passant de 4,3 millions de dollars, en 2020, à 4,5 millions.
En 2023, pour la 69ème édition, c’est une dotation exceptionnelle qui fut accordée avec 9 millions de dollars. Faisant du KPMG Women’s PGA Championship, le second majeur le mieux doté de la saison après l’US Women’s Open. En 2024, la dotation évoluait encore pour passer à 10 millions de dollars. Cette année, cette dotation évolue encore avec 400 000 dollars supplémentaires.
Le 17 juin, à 22h18 (heure française) la LPGA annonçait une nouvelle augmentation avec une dotation record de 12 millions de dollars, soit l’équivalent de celle de l’US Women’s Open.
Anecdotes
La première épreuve fut disputée en matchplay. C’est seulement en 1956 que l’épreuve se déroula en stroke-play
Le LPGA Championship connut 12 playoff. Le premier eut lieu en 1956.
En 2018, un playoff opposa So Yeon Ryu, Nasa Hataoka et Sung Hyun Park après une égalité sur le score de –10. Sung Hyun Park l’emporta au terme de deux trous de playoff qui connut une interruption en raison de la pluie.
Le PGA Championship n’est pas reconnu comme épreuve Majeur par le Ladies European Tour
En 2017, Axel Bettan officiait comme caddie de I.K Kim. De même, Klara Spilkova et Georgia Hall étaient les deux joueuses du L.E.T à bénéficier d’une exemption.
En 2020, la joueuse sud-coréenne, Sei Young Kim, signait une carte de 63, lors du dernier tour, ce qui n’était jamais arrivé dans cette épreuve.
Quatre joueuses se partagent le record du tournoi, fixé à –19. Il s’agit de Yani Tseng, de Cristie Kerr, de Inbee Park, et depuis 2021, de Nelly Korda. Cependant, la LPGA considère Sei Young Kim comme la joueuse ayant réalisé le score le plus bas, en 2020, soit 266. Mais le parcours, cette année-là, était un Par 70.
Rookie, la Galloise de 22 ans s’inscrit dans la lignée de ces jeunes joueuses qui gagnent très vite sur un circuit pro et qui peuvent prétendre à intégrer l’élite du golf mondial féminin.
La Galloise Darcey Harry a remporté son premier titre du Ladies European Tour (LET) ce dimanche, terminant avec trois coups d’avance face à la Française Nadaud qui lui a facilité l’accès à ce succès.
Disputant seulement son neuvième tournoi sur le LET, cette saison, la rookie de 22 ans, qui fêtait son anniversaire samedi, a fait preuve d’un sang-froid remarquable lors de la dernière journée. Avant le dernier tour, en étant à un coup de la tête, Harry a tenu bon sous la pression, réalisant une carte de 68 (-4) pour terminer la semaine avec le score de –13.
Malgré un coup perdu au deuxième trou, Harry a abordé les neuf derniers trous avec trois coups d’avance sur la Française Nastasia Nadaud, qui a lui fait un jolie cadeau en concédant un double bogey sur le Par 4 du 12. De son côté, Darcey Harry vivait un coup d’accélérateur prodigieux, en rentrant un putt pour eagle sur le Par 5 du 13, laissant son adversaire directe à distance. Et au 14, la joueuse Galloise signait un birdie pour laissant Nadaud seule seconde. « Je ne sais même pas quoi dire maintenant », a déclaré Harry. « Je suis tellement excitée. Je ne pensais pas un jour gagner sur, le LET. C’est tellement agréable de savoir que j’y suis enfin parvenue. »
Malgré son absence de nervosité sur le parcours, elle a admis qu’elle était vraiment très nerveuse. « Je pense que le dernier putt a probablement été le plus stressant de ma vie. »
Commentant son dernier tour, elle a déclaré : « J’ai commencé avec un bogey, mais il y a eu beaucoup d’occasions de birdie car le parcours est en très bon état. Si on frappe de bons coups, on est récompensé, et j’ai réussi quelques bons putts aujourd’hui. Je pense que j’étais venue aujourd’hui pour essayer d’obtenir un bon score, donc je voulais me prouver que je pouvais continuer à faire une bonne performance sur le parcours. Je ne pensais pas vraiment au classement, ce qui, je pense, m’a vraiment aidée aujourd’hui».
Cette semaine, Darcey Harry avait son petit ami, Jacob Skov Olesen, joueur du DP World Tour, sur le sac, ce qui a clairement démontré le bon fonctionnement de leur nouveau partenariat. « Il était très bon, il ne sera donc pas autorisé à reprendre le jeu. D’ailleurs, il me portera mon sac la semaine prochaine, alors j’ai hâte ».
Harry partageait un Airbnb à Bruxelles cette semaine avec sa nouvelle amie Amelia Garvey, et a confié que le secret était de déguster une bolognaise dans le même restaurant italien tous les soirs. Cette victoire permet à la Galloise de participer à l’AIG Women’s Open, où elle jouera sur son parcours à domicile, le Royal Porthcawl. « Je pensais à descendre le 18 et j’étais assez nerveuse à l’idée de ne pas pouvoir y arriver, donc je pense que c’est une autre victoire importante pour moi cette semaine ».
Harry a terminé deuxième derrière Daniela Darquea à la Q-School et était en lice pour le titre lors de sa deuxième participation seulement sur le LET. À l’Australian Women’s Classic, elle était co-leader après le premier tour, deuxième ex-aequo après l’avant-dernier tour, et finalement sixième ex-aequo.
La joueuse de 22 ans suit les traces de l’Anglaise Mimi Rhodes, seule autre rookie à avoir gagné sur le circuit cette saison, en ayant déjà remporté trois titres.
À trois coups derrière, la Française Nastasia Nadaud, seule deuxième, a terminé la semaine à -10 après 72 trous. Comme Harry, la joueuse de 20 ans a débuté la journée à un coup de la tête, et avec un total de six birdie, qui lui ont permis de terminer à -1 sur les 18 derniers trous.
Nadaud qui joue bien, mais qui commet des fautes de profondeur ou d’appréciation de ligne de putt, ce qui nuit à sa progression et ses résultats sur le LET, comme il a été facile de s’en rendre compte, lors de la diffusion de ce dernier tour.
L’Australienne Amelia Garvey termine ce tournoi avec le score de -9, après avoir réalisé un excellent dernier tour, soit une carte de 66.
L’Australienne, accompagnée de sa mère cette semaine et de son cousin Jamie Tipper, a débuté la journée à la 18e place ex-aequo, mais a réalisé une remontée impressionnante, gagnant 15 places dimanche. Elle a concédé son seul coup de la journée au 5e trou et a réalisé un retour impressionnant avec un eagle et trois autres birdie.
L’Allemande Helen Briem a terminé la semaine à la quatrième place avec un score de huit sous le par. La jeune femme de 19 ans a réalisé un birdie au 10e trou, qui a malheureusement été suivi par un bogey.
L’Irlandaise Lauren Walsh et l’Indienne Avani Prashanth clôturent cette semaine à –7. Prashanth ayant totalement perdu pied dans cette dernière journée, en jouant 75, alors qu’elle était en lice pour la victoire, au départ de ce dernier tour.
Ordre du mérite
Au classement du LET, Harry gagne 25 places et se trouve désormais 8e avec 757,40 points. Mimi Rhodes reste en tête du classement avec 1 610,38 points, suivie de la Tchèque Sara Kouskova avec 1 417,47 points et de l’Anglaise Cara Gainer avec 1 259,68 points.
Après onze tournois disputés, Darcey Harry se hisse à la deuxième place du classement des Rookie de l’année, derrière Rhodes.
Le LET se rend en République tchèque la semaine prochaine pour le Tipsport Czech Ladies Open, qui se déroulera au Royal Beroun Golf Club du 20 au 22 juin.
Au cœur d’une journée ensoleillée, la plupart des joueuses ont pu s’exprimer et réaliser des scores assez bas, permettant de tenir en haleine les passionnés jusqu’au résultat final.
Partie dans le dernier groupe, avec la position de leader, dans ce dernier tour, l’Américaine de 22 ans, et rookie, Laney Frye tenait une belle opportunité pour remporter sa première victoire sur le Tour. Mais d’autres joueuses disposaient des ressources nécessaires pour s’emparer du trophée et c’est ce que fit l’Américaine Riley Smith qui occupait la troisième place, samedi soir, avec le score de –6.
Frye signa un aller en 34, comportant un bogey sur le par 4 du trou n°8, vite effacé par un birdie au 10. Ne progressant que d’un coup, elle était à la merci de l’Allemande Gabsa, qui partageait sa partie. L’allemande se portait à la hauteur de l’Américaine, grâce à un aller en 33, avec un bogey sur le Par 4 du 2, et quatre birdie en suivant.
A ce moment, Riley Smith jouait –9 total et l’on pouvait imaginer une forme de match play avec les joueuses du dernier groupe.
Mais Gabsa, après un birdie sur le Par 5 du 11, ne parvint plus à progresser et resta bloquée à –11. Frye concéda un bogey sur le Par 4 du 10, qu’elle effaçait avec un birdie sur le Par 5 du trou n°11, pour revenir à –10. Et c’est seulement sur le Par 4 du 14 qu’elle trouva un nouveau birdie pour s’élevait à –11, rejoignant Isi Gabsa.
Mais devant elles, le groupe de Riley et Gregg était proche de terminer cette journée. Si Julia Gregg n’était pas dans la course pour la victoire, Riley Smith pouvait clairement disputer cette victoire aux deux joueuses de tête. D’autant que sur le Par 5 du 15, elle réussit à signait un birdie qui la plaça ex æquo à –11, en tête. C’est donc sur le Par 3 du 16 que Smyth trouva ce birdie qui fit la différence, pour passer à –12, mettant un peu de pression sur les épaules de Gabsa et Frye. Leader au club house, Smyth attendit que sa compatriote et l’Allemande en termine, sur un Par 4 du 18 où seulement quatre birdie furent enregistrée dans ce dernier tour.
Et Frye comme Gabsa ne parvenaient plus, depuis plusieurs trous, à concrétiser une opportunité de birdie. C’est donc avec un Par que ces deux joueuses concluaient ce tournoi, laissant Riley Smyth savourer la victoire, au club house. « Je n’ai pas fait un excellent premier tour, je me suis donné à fond, mais j’ai réussi à revenir et à réaliser les deux derniers tours à -6», a déclaré Smyth. « Cela me donne évidemment beaucoup de confiance, de savoir que je peux y arriver et revenir de l’arrière. Mais il reste encore beaucoup de golf à jouer d’ici la fin de l’année», ajoutait l’Américaine.
La Japonaise Erika Hara se classe seconde, avec Gabsa et Frye, à –11, tandis que Yana Wilson collectionne un nouveau Top 10 en prenant la 6e place à 8, et que Briana Chacon se classe 8e à –7, avec Minji Kang.
Après avoir concédé trois bogey sur les trois derniers trous, Julia Gregg obtient quand même la 10e place, qu’elle partage avec la Chinoise Michelle Kang et l’Américaine Erica Shepherd.
Leader de la Race, Gina Kim termine 23e à –3, en ayant été de ces joueuses qui n’ont pas réussi à jouer sous le Par dans cette dernière journée. Une palce qu’elle partage avec Clarisse Guce et Sophie Hausmann, ainsi que Su Oh, dont on se demande si elle reviendra évoluer sur le LPGA Tour.
Laisné piétine dans la dernière journée
La seule Française ayant franchi le Cut a eu du mal toute la semaine à jouer plus bas que –2. Après un premier tour en 72 c’est une dernière journée dans le Par qu’elle a effectuée, se classant 35e à seulement –1. Comme sur le LPGA Tour, le problème majeur d’Agathe Laisné réside dans sa difficulté à rendre des cartes de –4 ou –5, se laissant facilement distancée par toutes ces joueuses qui sont désormais dans le Top 15 de la Race for the Card.
Elle connaît la même situation que l’Américaine Gabriella Then, qui a fait, elle aussi, illusion sur un LPGA Tour où il faut savoir jouer –6 ou -5 rapidement, et au moins deux fois dans la semaine, pour espérer se placer dans le Top 80 de la Race, à défaut de gagner.
Une année supplémentaire sur l’Epson Tour semble se profiler pour Laisné, en redoublant d’effort, et peut-être en changeant de méthode de travail. A moins qu’à 26 ans, elle décide de terminer sa carrière sur le LET. Car en 2025, compte tenu du niveau de jeu sur le LPGA Tour, il est prétentieux, et même surréaliste de penser que l’on peut briller au plus haut niveau en intégrant le Tour à 26 ou 27 ans, sans avoir déjà un solide bagage derrière soi. Même Carlota Ciganda a reconnu que l’âge freine la performance et l’obtention de résultat. Karine Icher, elle-même, avait reconnu en interview sur Golf Channel France que la jeune génération pousse les plus anciennes dans le fond des classements. Et cette jeune génération a entre 17 et 21 ans. Même Nelly Korda semble marquer le pas cette saison, éclipsée par des joueuses Yealimi Noh (23 ans), Rio Takeda (22 ans), Ina Yoon (22 ans), Chisato et Akie Iwai (22 ans) ou Atthaya Thitikul (22 ans).
Le classement de la Race
Native de Tequesta, en Floride, Riley Smyth rejoint Gina Kim, leader de la Race for the Card, au club des lauréates à deux victoires. Elle talonne Kim au classement de la Race for the Card, avec seulement 21 points de retard. Laney Frye intègre la Race à la 15e place et réalise ainsi une super opération. Quant à Agathe Laisné, elle perd quatre places en descendant à la 26e position.
La route vers la LPGA continue son chemin vers le nord du Michigan, avec un déplacement à Harris pour l’Island Resort Championship. Le tournoi se déroulera au Sweetgrass Golf Club du 20 au 22 juin.
8 ans, 7 mois et 2 jours après sa seconde victoire sur le Tour, l’Espagnole a triomphé dans le Michigan sur un parcours qu’elle adore.
Ce dernier tour du Meijer LPGA Classic s’annonçait serré avec six joueuses en tête à égalité, et ce fut une prise de contrôle de la part de deux joueuses dont une est sortie vainqueur ! Et quelle joueuse !
Dimanche matin, les fans et les observateurs avaient le choix du nom du vainqueur de ce 11e Meijer LPGA Classic, et bien malin qui aurait pu dire, avec certitude, le nom de la joueuse lauréate. Car il faut admettre que Lexi Thompson venait d’impressionner, durant les trois premiers tours, avec un jeu solide. Presque aussi solide que celui qui fit sa réputation. Que la Paraguayenne Sofia Garcia était sortie de nulle part et qu’elle semblait avoir tout compris de ce parcours au point d’imposer sa présence parmi les meilleures. Et que des joueuses comme Carlota Ciganda, Hye-Jin Choi et Madelene Sagstrom ont suffisamment fait la démonstration de leur talent, ces dernières années, pour avoir suffisamment confiance en leur capacité à s’imposer. Le seul maillon faible était la Danoise Nanna K.Madsen, qui possède une victoire et dont l’absence de régularité ne plaidait pas en sa faveur.
Finalement, Koerstz-Madsen réussissait à jouer –2 après 8 trous, tout comme Ciganda après 9 trous. Hye-Jin Choi jouait –3 après 9 trous, comme Thompson après 8 trous. En revanche, la Paraguayenne Sofia Garcia avait bien du mal à tenir son rythme, trébuchant dès les premiers trous en concédant deux bogey, pour un seul birdie sur le Par 5 du 4.
Légèrement détachée du groupe de tête, Garcia semblait moins à l’aise avec son jeu dans cette journée décisive et les regards se portèrent sur Choi et Thompson, qui évoluaient à –14, dans des groupes différents. Tandis que la Sud-coréenne Somi Lee, après 12 trous, était en train de faire exploser les repères en jouant –7 journée, pour un score total de –14.
Mais chacun comprenait que Somi Lee, sauf déconvenues de dernière minute pour toutes les autres joueuses, aurait du mal à remporter ce tournoi, puisqu’elle serait la première au club house, pendant que Choi, Thompson, Ciganda et d’autres auraient encore l’opportunité de rentrer du birdie.
Se mêlait à ce groupe de tête, l’Anglaise Bronte Law et la Japonaise Akie Iwai. Law évoluant avec Céline Boutier, deux groupes derrière Somi Lee, tandis que Iwai était déjà au club house avec une carte de 65, que seule Lee pouvait encore concurrencer.
Ciganda solide jusqu’au bout !
Tout se décanta dans les derniers trous où l’on vit, peu à peu, chaque prétendante commettre des fautes et se disqualifier pour la victoire. Après un aller mitigé, Sofia Garcia retrouva du rythme en signant deux birdie à l’entame du retour. Revenue à –12, dans le sillage de Ciganda, Koerstz-Madsen, et Law à –13, elle était en concurrence directe avec l’Australienne Karis Davidson, qui jouait dans le groupe devant elle. Et cette dernière de rentrer un quatrième birdie sur le Par 3 du 13, avant de concéder son second bogey du jour, au trou suivant. Mais la marche à gravir pour remonter en tête était assez haute, car les positions de drapeaux ne facilitaient pas toujours les opportunités de birdie. Comme au trou n°16 où plusieurs joueuses auront eu du mal à placer leur balle proche du mat.
En tête à –15, Hye-Jin Choi semblait maîtriser cette journée et seule Thompson, avec un coup de retard, et un trou derrière la Sud-coréenne, donnait le sentiment de pouvoir lui contester la victoire.
Mais l’Américaine partie à la faute sur le Par 3 du trou n°13 et recula à –13. Au 14, Thompson reprenait ce coup au parcours en jouant habilement son putter à l’extérieur du green, après avoir été un peu courte au second coup. L’eagle était en jeu sur ce Par 5 où Koerstz-Madsen échoua également à trouver le green au second coup alors que Sagstrom envoya sa balle au fond du green. La Suédoise qui ne faisait d’ailleurs plus partie des favorites après un aller en +2 et qui malgré un birdie, comme ses partenaires de jeu, ne se retrouva qu’à –11, quand la Danoise revenait à –13 et que Thompson revint à –14, à un coup de Choi.
Il restait donc quatre trous à jouer pour ce trio, et cinq pour le groupe de Ciganda, Garcia et Choi.
Avec un dernier Par 5 au 18, Hye-Jin Choi était détentrice d’un mince avantage avec ce score de –15. Mais sur le Par 4 du 17, elle mit en jeu très à droite, se retrouvant dans le rough, entre les arbres. Son recentrage fit toucher sa balle quelques branches et malgré un bon troisième coup qui laissa balle à environ 1,50 mètre du mat, elle manqua totalement son putt pour sauver le Par. Ce bogey la remit à égalité avec Carlota Ciganda qui trouva le centre du fairway et réussit à ajuster son second coup. Plantant presque le mat, l’Espagnole s’offrait un putt pour birdie et passer seule en tête.
Au même moment, sur le Par 4 du trou n°16, Lexi Thompson manquait son approche du drapeau, en restant courte du green. Un green en montée que toute balle qui ne parvenait pas à s’y poser, était condamnée à redescendre quelques mètres. Par chance, celle de l’Américaine se bloqua près du rough. Mais ce troisième coup fut un peu long et ce furent deux putt pour un premier bogey dans cette fin de retour.
Et la calvaire de l’Américaine continua au 17, quant elle se retrouva avec une balle à environ 15 mètres du mat et un premier putt qui resta trop court. Et elle eut un second putt à cette fameuse distance qui ne cesse de pourrir sa carrière depuis 8 ans. Mais on a pu voir que le stress, nourri par l’enjeu, est probablement la cause de toutes ces erreurs de putting qu’un débutant rentre à l’entraînement. Poussant plus la balle que la traversant, Thompson manquait son putt pour sauver le Par et dévissait à –12. S’en était alors terminé de ses chances de victoires.
Et Nanna K.Madsen d’assurer un nouveau Par sur ce green du 17. Le troisième depuis le Par 3 du 15. Bloquée à –13, au départ du 18, elle n’avait plus aucune chance de s’imposer, tout autant que Thompson et Sagstrom.
C’est donc Carlota Ciganda qui avança en leader au départ du 18, juste avant le dernier groupe, et qui joua intelligemment le fairway. Tout comme Choi. La Sud-coréenne trouva le green, à gauche, loin du mat, et Ciganda en fit de même, en étant un peu plus près. Avec environ 20 mètres de putt, Choi réussit à se laisser un second coup raisonnable, pour rentrer le birdie. Ciganda attaqua un peu trop et sa balle dépassa le mat d’un bon mètre. Quant à Sofia Garcia, hors jeu pour la victoire depuis un bon moment, elle fut trop timide sur son putt pour birdie et sa balle s’immobilisait au bord du trou. Ce fut un Par.
Dernière à jouer, Carlota Ciganda savait qu’elle tenait dans ses mains le putt de la victoire et elle le rentra avec la même application que si elle était en train de jouer le point décisif de la Solheim Cup.
Avec sa gestuelle habituelle, le poing serré et le bras frappant l’air en direction du green, l’Espagnole célébra ce dernier birdie, en ayant été solide jusqu’au bout.
« C’est une sensation incroyable. Evidemment, après toutes ces années » déclara l’Espagnole, qui n’avait plus connu la victoire, sur le LPGA Tour depuis le mois de novembre 2016, au Mexique. « Je savais que je pouvais y arriver, mais évidemment, avec les années et l’âge, on commence à douter de soi », confia un peu plus, avec beaucoup de lucidité, la joueuse de 35 ans. « Je pense que cette année j’ai une équipe formidable autour de moi. Un nouveau caddie (Casey Johnson) qui fait un travail formidable, et je suis heureuse avec toute cette équipe. Je crois que nous pouvons y arriver. Mais gagner, évidemment, c’est une sensation incroyable », déclarait à chaud l’Espagnole qui signe sa troisième victoire sur le Tour, et adore venir jouer sur ce parcours. « Il me rappelle l’Espagne, l’endroit d’où je viens, plus au nord. C’est très similaire. Il y a beaucoup d’arbres, c’est paisible. J’aime ce type de parcours. Avec cinq Par 5 où vous pouvez frapper fort. Et puis être hébergée chez Bubba et Gretchen, la famille d’accueil où je loge depuis presque dix ans, ne fait pas ressembler à un tournoi cette semaine de compétition. Et ce fut génial d’être avec eux, de jouer et de gagner » expliqua Carlota Ciganda en entrant un peu plus dans le détail de tout ce qui constitue les à-côtés de la vie d’une joueuse professionnelle.
Mention spéciale à Boutier, Cernousek et Delacour
Malgré de profonds changements dans son entourage, il y a deux ans, Perrine Delacour n’arrive toujours pas à donner le meilleur d’elle-même. Elle termine cette semaine à la 44e place, certes en ayant franchi le Cut, mais de justesse. Dans ce dernier tour, néanmoins, elle signe une carte de 69, dans la moyenne de ce que les meilleures ont joué. Et à l’arrivée c’est un chèque d’un plus de 12 000 dollars, mais seulement 9,33 points de Race to CME, ce qui ne fait pas vraiment ses affaires.
Par contre, Adela Cernousek s’offre son meilleur résultat depuis le début de la saison et vient nous rassurer sur sa capacité à évoluer au contact de joueuses qui ne sont pas des novices du Tour. Elle signe une dernière carte de 67, pour un score total de –8, et fait partie des joueuses qui ont été les plus performantes de cette journée. Certes, elle laisse quatre bogey sur le parcours, mais elle a rentré neuf birdie, soit deux de plus que Ciganda et Somi Lee. Chapeau !
Enfin, Céline Boutier est venue chercher la quatrième place, à –13, soit deux coups derrière l’Espagnole, avec une carte de 67 et après avoir concédé deux bogey, en ouverture de journée. Ce qui a probablement aiguisé sa hargne et son envie de retourner cette situation à son avantage, se traduisant pas un premier birdie sur le Par 4 du trou n°3. Puis six autres birdie, jusqu’au 18. « Je pense avoir plutôt bien joué toute la semaine », déclara Boutier. « Bien sûr, la journée a débuté un peu difficilement, mais j’ai réussi à faire quelques birdie et j’ai fait preuve de patience. Je me suis donnée beaucoup d’occasions et j’ai profité des Par 5. Dans l’ensemble je suis plutôt satisfaite de mon parcours. J’ai le sentiment de m’être donné beaucoup d’occasions, tout au long de la semaine et je suis satisfaite du résultat global », confiait la numéro un Française.
Les Françaises qui ont joué ce golf qui nous met des frissons, qui nous laisse des émotions et que l’on aimerait voir plus régulièrement joué, de leur part, afin d’oublier que c’est plus souvent Nelly Korda, Akie Iwai ou une Suédoise qui captent l’attention des caméras, dans sur quatre jours de tournoi.
Souhaitons que ce ne soit pas seulement le parcours qui a permis à Boutier, Cernousek et Delacour de signer une bonne dernière journée, et qu’elles seront capables de reproduire ces résultats lors des prochains tournois.
Rendez-vous cette semaine, pour le troisième tournoi Majeur, qui sera à suivre en exclusivité sur le site internet de la LPGA.