PIF Saudi Ladies International : Rhodes et Choi à égalité en tête !

Cette première journée du tournoi d’ouverture de la saison 2026 du LET, où sont réunies les meilleures joueuses du circuit européen et quelques-unes du LPGA Tour, vient de remettre en selle quelques-unes des joueuses qui ont fait l’actualité de la saison passée. Et notamment l’Anglaise Mimi Rhodes, désormais rookie sur le LPGA Tour.

L’Anglaise Mimi Rhodes et la Coréenne Hye-Jin Choi ont toutes les deux rendu une carte de 64 (-8) lors de leur premier tour, ce qui leur permet de se hisser en tête du classement à l’issue de la première journée de ce PIF Saudi Ladies International, de retour sur le parcours du Riyadh Golf Club.

Elue Rookie de l’année du LET, en 2025, Mimi Rhodes a signé un premier tour vierge de bogey, en s’étant élancée dans les parties de l’après-midi, soit à 12h15, en compagnie de la Suissesse Chiara Tamburlini et de l’Allemande Olivia Cowan. Et l’heure de départ n’a, finalement, pas été un avantage puisque les joueuses ont dû affronter le vent, et que Cowan se classe à –2, alors que Tamburlini a joué –1. Le niveau technique des joueuses évoluant chaque année, il devient difficile d’invoquer un avantage entre les parties du matin et celles de l’après-midi.

Partie du Tee n°1, Rhodes a d’abord trouvé trois birdie contre six Par à l’aller, avant de commencer à agresser le parcours et de se sentir plus à l’aise. Au retour, dès le trou n°10, elle a aligné trois birdie, avant de jouer deux Par, puis de retrouver le chemin du birdie, sur le Par 5 du 15 et le Par 4 du 16. Clôturant sa journée avec deux Par, l’Anglaise de 24 ans, déjà titrée trois fois sur le LET, venait rejoindre la Sud-coréenne Hye-Jin Choi, à –8 en tête du tournoi. Choi qui s’était élancée à 08h07 en compagnie de Akie Iwai et de Shannon Tan.

« De toute évidence, tout s’est bien passé pour moi aujourd’hui », a déclaré Rhodes. « Après une si longue pause [pendant la trêve hivernale], j’étais un peu nerveuse au début. J’ai manqué quelques putts, mais mon jeu était vraiment solide. J’ai raté quelques greens sur l’aller, mais j’ai réussi à sauver le par. Sur le retour, j’ai complètement oublié mon score et j’essayais de faire le plus de birdie possible. Je crois que je n’ai pas raté un seul green, donc tout se passait bien. Mon putting était impeccable », commenta l’Anglaise dont les statistiques de jeu n’ont pas été publiées. « Je pense que ce parcours est le meilleur que j’aie jamais vu. Les greens se sont tellement améliorés, ils roulent super bien et je me suis habitué à leur vitesse très tôt. Je me suis beaucoup concentrée sur les entraînements. J’ai analysé les dénivellations et la vitesse des greens, et ça a payé aujourd’hui. Je suis globalement à l’aise avec mon jeu », affirma Rhodes. « C’était probablement la plus longue pause golfique que j’aie jamais eue, et pas la plus idéale. Au final, la famille passe avant tout. C’étaient de superbes vacances, et je suis reconnaissante à mes parents de nous avoir emmenés là-bas. On a pu passer du temps ensemble, peut-être même un peu trop pour toute la famille. C’était bien d’avoir cette pause forcée, sinon j’aurais certainement repris le golf plus tôt. Je suis contente de savoir que je peux finalement prendre des pauses plus longues », ajoutait-elle.

De son côté, Hye-Jin Choi, a également très bien profité des trous 10 à 18, qui fut son aller, mais elle a concédé un bogey sur le Par 4 du trou n°9, après trois birdie. « J’ai abordé la journée coup par coup. Je n’étais pas très bien au départ, mais mon putting était incroyable. J’ai rentré de très longs putts à plusieurs reprises. Chaque jour, je me sens un peu mieux et plus confiante, c’est pourquoi je pense avoir bien joué », a déclaré la Sud-coréenne de 26 ans. « Je me suis beaucoup entraînée au camp d’entraînement hivernal. J’ai essayé de poursuivre sur cette lancée et c’est pourquoi je pense avoir bien joué. Je vais continuer à m’entraîner. J’ai très bien joué l’année dernière. C’est le début de ma saison, je ne sais pas encore ce que l’avenir me réserve, mais je vais persévérer », ajoutait Choi, dont l’essentiel de la saison se situera sur le LPGA Tour.

La Japonaise Chisato « Chizzy » Iwai occupe seule la troisième place, à un coup de la tête, après un premier tour en 65 (-7) à Riyad. Vainqueur sur le LPGA Tour, l’an dernier, dans son année de rookie, elle a débuté son parcours au trou n° 10 dont le groupe qui suivit celui de sa sœur et de Hye-Jin Choi. Elle est l’une des 11 joueuses à signer un eagle dans cette journée, réalisé sur le Par 5 du trou n°5. Un coup qui est venu effacer son unique bogey concédé sur le Par 4 du trou n°3. Un eagle signé depuis une sortie de bunker, créant un peu plus de spectacle dans cette journée. « Tout d’abord, le temps était magnifique et la température idéale. Je me sentais bien sur le parcours, et mes coups de départ étaient solides sur chaque trou. C’était vraiment agréable », a déclaré Chisato Iwai. «Aujourd’hui, j’ai commencé au trou n° 10. Sur l’aller, le vent était calme, ce qui m’a permis de bien choisir mes clubs et de gérer facilement le vent, ce qui explique mon bon jeu. Pour mon eagle, je n’ai pas vu la balle entrer dans le trou car j’étais recouverte de sable. Quand j’ai réussi à rentrer la balle dans le bunker, c’était génial ! Je n’ai pas changé d’objectif. Je veux juste prendre du plaisir sur le parcours, garder mon énergie et me concentrer sur ma routine ».

Deux joueuses partagent la quatrième place. Il s’agit de la Belge Manon De Roey et de la Thaïlandaise Patty Tavatanakit, toutes les deux à –6.

Vainqueur à trois reprises sur le LET, De Roey n’a concédé qu’un seul bogey lors de la première journée de compétition, au milieu de sept birdie. « Je joue bien ici. J’aime ce parcours », a déclaré De Roey. « Il convient parfaitement à mon jeu. Il y a des Par 5 que nous pouvons atteindre et j’ai réalisé de bons scores sur ce parcours. C’est agréable de commencer la saison ici avec confiance. J’ai réussi des coups très précis, notamment sur certains trous longs face au vent. J’ai bien placé mes fers près du drapeau. Par exemple, au 16, il me restait 152 mètres à parcourir et j’ai joué 160 mètres, j’ai donc utilisé un fer 6. Ce n’est pas le green le plus facile pour un fer 6, mais j’ai réussi un bon coup. J’ai fait de bons coups au bon moment et j’ai rentré quelques putts », ajoutait la Belge de 34 ans. « Le parcours est en excellent état. Les greens sont magnifiques, les fairways impeccables. Il est d’un vert éclatant. C’est tout simplement splendide, le parcours n’a jamais été aussi bien entretenu. J’ai hâte d’y revenir quelques jours de plus ».

La Thaïlandaise Patty Tavatanakit, vainqueur de l’édition 2024 de ce tournoi, a réalisé une performance similaire, ne concédant qu’un seul bogey, tout en enchaînant sept birdie, lui permettant de terminer ex æquo avec De Roey. « J’ai bien joué ; j’ai rentré quelques putts en fin de parcours », a déclaré la star thaïlandaise. « Dans l’ensemble, c’était une très bonne journée. Le matin, la chaleur était agréable, mais sur le retour, il a fait un peu chaud. Ce n’était pas une chaleur étouffante », précisa la Thaïlandaise de 26 ans, qui avait fait une entrée remarquée, sur le LPGA Tour, en remportant l’ANA Inspiration, en 2021, pour sa première victoire sur le circuit mondial.

Sept joueuses ont terminé la première journée à la sixième place ex æquo, à –5. Il s’agit de la Coréenne Hyejun Park, de la Sud-Africaine Casandra Alexander, de l’Irlandaise Lauren Walsh, des Thaïlandaises Cholcheva Wongras et Trichat Cheenglab, ainsi que les Espagnoles Carlota Ciganda et Carolina Chacarra, toutes à cinq coups sous le par.

Carlota Cigada qui a offert au public un trou en un sur le Par 3 du trou n°8 !

Nadaud, meilleure Française devant Herbin

Le nombre de Françaises a évoluer sur le LPGA Tour s’étoffe avec Nastasia Nadaud qui officialise sa saison dans ce tournoi, avant de pouvoir évoluer sur le circuit mondial, après la tournée asiatique du LPGA Tour. C’est pour elle l’occasion de se frotter à quelques-unes des joueuses du circuit mondial, qu’elle retrouvera toute la saison, comme les sœurs Iwai, Charley Hull, Carlota Ciganda, Hye-Jin Choi ou encore Ariya Jutanugarn et Ingrid Lindblad, déjà titrée.

La journée de Nadaud fut un peu moins démonstrative que celles des leaders, mais elle a pris soin de ne pas concéder de bogey. Avec trois birdie contre quinze Par, la Française de 21 ans a pris seize green en régulation mais elle a manqué six fairway, ce qui ne l’a pas aidé à se donner des opportunités de birdie. Partie du Tee n°1, à 12h48, avec la Sud-coréenne Hyunjo Yoo et l’Autrichienne qu’elle connaît bien, Emma Spitz, Nastasia Nadaud assure une 26e place de nature à lui faire espérer franchir son premier Cut de la saison.

Derrière elle, se trouve Céline Herbin, qui devrait concentrer la suite de sa carrière sur le LET. Avec un départ à 07h23, la Française de 43 ans, qui réside en Espagne, entame sa 17e saison chez les pros et semble s’inscrire dans la régularité, au milieu des nouvelles générations qui ne parviennent pas, toutes, à faire mieux que leurs ainées. Jouant –2 pour ce premier tour, Herbin reste toujours handicapée par ces bogey qui nuisent à ses performances. Car la Française signe, tout de même, deux birdie à l’aller et trois au retour, en ayant touché seize green en régulation.

C’est également la rentrée pour Céline Boutier, que l’on a vu à l’aise sur ce parcours, en position d’eagle sur le Par 5 du trou n°5, mais qui concède deux bogey contre quatre birdie, pour se retrouver également à –2, à la 41e place.

Pauline Roussin-Bouchard est 58e, à –1, en danger pour le Cut, ce qui va l’obliger à être plus incisive lors du second tour.

Quelques Américaines sont dans le champ, comme Alison Lee, qui a toujours du mal à jouer au contact des meilleures, à 30 ans, et qui inaugure un long putter. Danielle Kang qui depuis ses problèmes de santé, au dos, n’est plus parmi les figures du circuit mondial. Austin Kim (-1), qui a l’avenir devant elle et un énorme potentiel à développer autant qu’à canaliser. Andrea Lee (+2), détentrice d’une victoire sur le LPGA Tour, à 27 ans, et Brianna Navarossa (+3) qui poursuit son expérience du circuit Européen, après une première victoire, en équipe, en 2025, lors des séries Aramco.

Enfin, Gurleen Kaur, qui entame sa quatrième saison professionnelle, et qui a démontré un certain potentiel sur l’Epson Tour, et le LPGA Tour, depuis 2023. La voici 41e à –2, meilleure représentante de son pays dans ce tournoi, avec la possibilité de jouer les quatre tours.

Le deuxième tour débutera à 6h50 (heure locale) et les derniers groupes prendront le départ à 12h59 (heure locale) au Riyadh Golf Club.

Le classement provisoire => ICI

CME Group Tour Championship : Somi Lee leader à –8 !

Cette première journée sur le fameux parcours du Tiburon Golf club, de Naples, a tout de suite donné la tendance avec des scores très bas pour une poignée de joueuses, tandis que d’autres ont eu beaucoup de mal à trouver leurs marques. Et l’unique Française du champ est déjà en difficulté.

Selon les déclarations de plusieurs joueuses, le parcours est plus difficile à jouer que par le passé. Ce qui n’empêche les scores d’être bas pour ce premier tour, avec dès un leader à –8, quand d’autres peinent à évoluer dans le Par, quand ce n’est pas au-dessus.

Et c’est encore une joueuse asiatique qui a pris la main en signant une carte comportant sept birdie, un eagle et un seul bogey concédé au 18, qui vient à peine atténuer la performance. Disposant d’une seule victoire sur le Tour, la Sud-coréenne de 26 ans, rookie en 2024, était à la fois satisfaite de sa journée comme honorée de pouvoir jouer ce parcours symbolique de la fin de saison du LPGA Tour : « ce parcours est réellement très beau et il y a beaucoup d’animaux. Je considère que jouer ce parcours est un honneur », déclara celle qui s’est imposée en duo, au Dow Championship, cette année, avec sa compatriote Jin Hee Im. « Mes départs et mon putting ont été la clé, et je me suis concentrée sur ces compartiments de jeu », assurait-elle. « J’ai énormément travaillé dans ce sens. Je pense que ce sont les fondements de mon succès dans cette journée », poursuivait Somi Lee dont on attend de voir comment elle va continuer d’évoluer, sur les trois derniers tours.

Seconde à –6, l’Américaine originaire d’Hawaii, Allisen Corpuz, sort, enfin, de l’anonymat cette année, et s’offre la possibilité de poursuivre ce tournoi dans le groupe de tête. Depuis sa victoire à l’US Women’s Open, en 2023, Corpuz a eu du mal à jouer les premiers rôles. Surtout cette année, en ayant manqué six Cut. Et contrairement à Somi Lee elle considère qu’il s’agit simplement d’un parcours de golf qui comporte de nombreuses opportunités de birdie. « J’en parlais justement avec Jay (son caddie), la semaine dernière. Pourquoi ne pas essayer d’en faire le plus possible et de voir jusqu’où je peux aller cette semaine », déclara la joueuse de 27 ans. « J’ai démarré assez vite en signant quatre birdie, ce qui était vraiment sympa, à l’aller. Et j’ai continué ensuite au retour », ajoutait Corpuz qui a débuté par un bogey avant d’aligner quatre birdie du quatre au 7. « C’est ma quatrième année sur ce tracé. Le parcours est le même et c’est à la fois toujours différent », complétait-elle.

La première Japonaise de ce classement, car il en fallait bien une après la saison que nous avons vécue, est 3e dans le groupe des quatre joueuses à –5. Il s’agit de Nasa Hataoka qui évolue avec Jin Hee Im, Sei Young Kim et la numéro un mondial et tenante du titre, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul. Hataoka concède, elle aussi, un bogey dans sa journée, à la suite duquel elle a réagi en signant quatre birdie. Sei Young Kim signe une journée vierge de bogey, alors que Jin Hee Im et Atthaya Thitikul ont également concédé un bogey, sans se laisser consumer par ce mauvais coup.

Partie dans le premier groupe, à 07h50, la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn a signé le premier score de référence, en jouant –4, avec, hélas pour elle, un double bogey sur le Par 4 du 15 : « je suis satisfaite de ce que j’ai joué. Je pense que c’est le golf. Ce n’est pas parfait même si vous tentez de donner le meilleur de vous même », lâcha la joueuse de 26 ans, qui totalise deux victoires depuis son année de rookie en 2019.

La première européenne n’est autre que la Suédoise Madelene Sagstrom, qui est à –4 avec une étonnante Jenny Bae, et la prometteuse Australienne Stéphanie Kyriacou. Mais aussi sa compatriote Grace Kim, l’Allemande Esther Henseleit, la Canadienne Brooke M.Henderson, la Japonaise Chisato Iwai et encore une Australienne qui n’est autre que Minjee Lee.

Ayant évolué avec Anannarukarn, l’Américaine Brooke Matthews, est juste derrière, à –3, et semble en forme en cette fin de saison. Tout autant que Nataliya Guseva, qui joue également –3. Et ce sont 16 joueuses qui évoluent sont regroupées avec ce score, à la 16e place, avec quelques-unes d’entre elles qui viendront probablement se placer plus haut, dans le tableau, dès le second tour.

Un second tour qui, espérons le, profitera à la Française Céline Boutier, engluée dans le fond du tableau, à la 52e place à +1. La numéro un Française qui a du mal, cette année, à débuter les tournois et qui accumule toujours beaucoup de retard sur celles qui savent immédiatement être dans le coup.

Une seconde journée attendue avec impatience, compte tenu de la qualité du champ de joueuses et des récompenses qui sont en jeu.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du jour

CME Group Tour Championship : l’essentiel à retenir

Rappel historique

Jusqu’en 2009, la fin de la saison du LPGA Tour était marquée par le LPGA Tour Championship.

En 2005, la LPGA décide d’introduire de nouvelles règles et crée un système de playoff. Aussi, en 2006, l’épreuve accueille-t-elle deux fois 15 joueuses issues d’un système de qualification sur quatre épreuves phares, dont l’Evian Masters. A ces 30 joueuses, deux invitations sont ajoutées. Les joueuses reçoivent des points de qualification suivant un système de récompense en fonction de la place acquise sur ces tournois. Ce règlement va perdurer jusqu’en 2009. L’épreuve connaîtra plusieurs dénominations dont l’ADT Championship qui se jouera de 2006 à 2008. A noter que le playoff est récompensé par une prime de 1 million de dollar, en plus de la prime régulière. C’est la première fois, en 2006, qu’une joueuse de golf reçoit une telle somme pour une victoire.

En 2009, ce tournoi retrouve son nom de LPGA Tour Championship et est présenté par Rolex. Il va durer deux ans avant que la LPGA signe un contrat avec le Groupe CME. Entre 2011 et 2013, l’épreuve se nomme CME Group Titleholders. Le champ de joueuses est porté à 70 et ce n’est qu’en 2014 que le concept de la Race to CME est introduit. Il s’agit alors de créer une compétition au sein de la saison pour augmenter l’attractivité sportive et médiatique. La dotation de 1 million de dollars, introduite lors des playoff, est conservée en même temps que le système de points, déjà en place, subit une évolution. Ainsi, chaque joueuse de la saison régulière, va marquer des points sur chaque épreuve, suivant un barème défini. A la fin de la saison, un classement final permet d’attribuer le million de dollar à la joueuse vainqueur du classement. De fait, ce n’est pas une mais deux joueuses qui peuvent être titrées lors de la dernière épreuve. Un trophée récompense la lauréate et cette course aux points prend le nom de Race to CME Globe. Quant au dernier tournoi, il se nomme le CME Group Tour Championship et sera doté d’une prime de 2 millions de dollars jusqu’en 2016.

En 2017 la dotation est de 2,5 millions de dollars. Depuis, cette dotation a continué d’évoluer (voir détail paragraphe Dotation et Sponsor).

Officiellement, il y a donc seulement 4 joueuses vainqueur de la Race to CME Globe puisque les vainqueurs précédents, entre 2006 et 2008, ont remporté le playoff de fin d’année. Celles ayant gagné le LPGA Tour Championship ont simplement remporté l’épreuve de fin d’année. Elles sont au nombre de 13. Lexi Thompson fut la première américaine à s’imposer dans la Race to CME.

En 2019, les instances sportives modifient les règles d’attribution des points Race to CME. Au lieu de remettre les compteurs à zéro avec un nombre de points automatiquement attribués, et progressifs, pour les 60 joueuses qualifiées, ce sont les points accumulés, pendant la saison, qui servent de référence, auxquelles sont ajoutés les points de la finale, bonifiés. Ainsi, selon la LPGA, ce ne sont plus les cinq ou six premières qui peuvent remporter la prime, mais une vingtaine.

Mais depuis 2020, un nouveau changement de règlement permet à la joueuse qui remporte l’épreuve de remporter la Race to CME. Et en 2022, la LPGA a introduit la veste bleue, sur le même modèle que la veste verte d’Augusta, pour identifier la joueuse lauréate de la Race to CME. La Néo-zélandaise Lydia Ko fut la première à inaugurer cette nouvelle tradition.

Tenante du titre, la Thaïlandaise Jeeno Thitikul revient au Tiburon Golf Club avec le statut de numéro un mondial.

Le parcours

Sept parcours ont accueilli cette épreuve de fin d’année. Ce fut le Desert Inn Golf Club qui inaugura le concept jusqu’en 1999. Le Trump International Golf Club, à West Palm Beach, prit le relais dès 2001, et pour huit années.

Depuis 2013, c’est le parcours du Tiburon Golf Club, basé à Naples, en Floride, qui accueille la fin de la saison LPGA. Ce golf compte deux parcours que sont le Black (2001) et le Gold (1998).  Crée par Greg Norman, le Gold Course est un par 72 comportant le même nombre de Par 3, 4 et 5 sur l’aller et le retour. Ce parcours est de type Links avec des bunkers très larges et peu profonds. Les abords du parcours sont soit boisés soit composés d’un rough épais. De même que des pièces d’eau bordent certains fairway comme pour le 9, le 13, le 14 ou encore le 18. Une fois encore, la précision des coups fera la différence, sur les mises en jeu. Quant aux greens, c’est la position des drapeaux qui déterminera le degré de difficulté.

Le tracé est un peu plus lo,g que l’an dernier avec le trou n°6 qui mesure 526 yards au lieu de 492, et le 16 qui passe de 550 à 580 yards.

Le parcours est planté en bermudgrass avec, cette année, une tonte de green un peu plus haute que l’an dernier ; Alors que le fairway sera tondu quelques millimètres plus court.

Enfin, le parcours du Tiburon Golf club dispose d’une certification environnementale liée à la protection de la faune et de la flore. Ainsi, outre diverses espèces végétales endémiques, divers animaux peuvent croiser le chemin des golfeurs tels les serpents, des tortues, des tatous, des alligators et des ourses bruns.

Le record du parcours

  • 62 : Lydia Ko (second tour – 2016)

Le record du tournoi

  • 2023 : Amy Yang (-27)

Le champ de joueuses

Ce sont les 60 meilleures joueuses du monde qui évoluent dans ce tournoi, avec, cette année, une nouvelle numéro un mondial en la personne de Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui défendra son titre. Mais ce sont aussi quelques nouvelles venues qui sont rookie comme Lottie Woad, Ingrid Lindblad, Miranda Wang, les sœurs Iwai, Miyu Yamashita, Jenny Bae ou encore Rio Takeda.

D’autres joueuses participent pour la première fois à cette épreuve. Il s’agit de Somi Lee, Auston Kim, Minami Katsu, Manon de Roey, Yan Liu et Brooke Matthews, qui a très bien joué la semaine passée.

Les Américaines Lucy Li et Lindy Duncan sont deux surprises de ce champ. Et parmi les pointures du circuit mondial se trouvent Nelly Korda, Lexi Thompson, Minjee Lee, Madelene Sagstrom, Hannah Green, Jin Young Ko, Gaby Lopez, Ruoning Yin, Ariya Jutanugarn, ou encore Lydia Ko et Céline Boutier, unique Française à pouvoir évoluer à un si haut niveau sur le LPGA Tour.

La Suédoise Linn Grant, vainqueur dimanche dernier, est également au départ. Rookie l’an dernier, Natalyia Guseva revient cette année en ayant confirmé son rang de meilleure joueuse du LPGA Tour.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les vainqueurs

CME Group Tour Championship

  • 2024 : Jeen Thitikul (veste bleue)
  • 2023 : Amy Yang (veste bleue)
  • 2022 : Lydia Ko (veste bleue)
  • 2021 : Jin Young Ko
  • 2020 : Jin Young Ko
  • 2019 : Sei Young Kim
  • 2018 : Lexi Thompson
  • 2017 : Ariya Jutanugarn
  • 2016 : Charley Hull
  • 2015 : Cristie Kerr
  • 2014 : Lydia Ko (playoff)

CME Group Titleholders

  • 2013 : Shanshan Feng
  • 2012 : Na Yeon Choi
  • 2011 : Hee Young Park

LPGA Tour Championship

  • 2010 : Maria Hjorth
  • 2009 : Anna Nordqvist

ADT Championship

  • 2008 : Jiyai Shin
  • 2007 : Lorena Ochoa
  • 2006 : Julieta Granada
  • 2005 : Annika Sorenstam
  • 2004 : Annika Sorenstam
  • 2003 : Meg Mallon
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2001 : Karrie Webb
  • 2000 : Dottie Pepper
  • 1999 : Se Ri Pak
  • 1998 : Laura Davies
  • 1997 : Annika Sorenstam
  • 1996 : Karrie Webb

Sponsor et dotation

CME Group est une entreprise fondée en 2007 et dont le siège social est situé à Chicago. L’acronyme C.M.E signifie Chicago Mercantile Exchange. L’activité est principalement boursière et consiste à échanger sur divers marchés. Le dernier chiffre d’affaire connu, de l’entreprise, était de 2,9 milliards de dollars en 2013. La dotation du CME Tour est un héritage du LPGA Tour Championship. Quant à la prime du CME Group Tour championship, dernière épreuve de l’année, elle est la continuité de l’épreuve dénommée CME Titleholders fondée en 2011. En 2013, la prime est portée à 2 millions de dollars pour un gain au vainqueur de 700 000 dollars. Si la prime totale n’augmente pas, la prime au vainqueur va redescendre à 500 000 dollars dès 2014 jusqu’à l’année 2018. En 2019, la prime attribuée à la joueuse vainqueur, est d’un niveau historique, puisque jamais atteint dans l’histoire du golf féminin. C’est tout simplement un chèque de 1,5 millions de dollars que la Sei Young Kim a pu déposer sur son compte en banque.  La raison est simple. Le CME Group Tour championship a bénéficié d’une dotation de 5 millions de dollars, soit le même niveau de dotation que l’US Women’s open de 2018.

En 2020, la dotation a connu une coupe franche de 2 millions de dollars. Et la prime versée à la lauréate de l’épreuve fut fixée à 1,1 million de dollars.

Mais depuis 2021, le règlement a changé, et le classement ne tient plus compte des points de Race to CME. C’est donc la joueuse qui remporte le tournoi qui empoche la prime totale qui fut fixée à 2 millions de dollars, pour une dotation exceptionnelle de 7 millions de dollars, en 2023. L’année 2024 marquait une nouvelle hausse de la dotation, avec 11 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 4 millions de dollars. Ce sont ces sommes qui sont reconduites cette année.

Les horaires de diffusion sur le site du LPGA Tour

  • Jeudi 20 novembre : 20h00 – 23h00
  • Vendredi 21 novembre : 20h00 – 23h00
  • Samedi 22 novembre : 20h00 – 23h00
  • Dimanche 23 novembre : 19h00 – 22h00

Aramco China Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la dernière épreuve de la saison des séries Aramco, désormais renommées PIF Global Series. C’est aussi la seconde édition qui se déroule en Chine, sur le World Cup course du Mission Hills China. L’épreuve 2024, par équipe, avait continué de consacrer celle qui allait terminer numéro du Ladies European Tour, la Suissesse Chiara Tamburlini, alors que la Française Céline Boutier s’imposait dans l’épreuve individuelle.

C’est également l’occasion, pour la Chine, de faire jouer ces jeunes talents, et pas seulement, puisque des joueuses confirmées évoluant sur le LPGA Tour y participent également.

Le champ de joueuses

Elles sont 104 au départ, dont quelques figures du LPGA Tour, qui ont fait l’impasse sur le TOTO Japan Classic où qui n’entraient pas de le champ de ce tournoi.

C’est le cas de l’Américaine Alison Lee qui va retrouver quelques joueuses du circuit mondial comme les Chinoises Ruoning Yin, Muni He, Yu Liu et Ruixin Liu. Mais aussi la Française Perrine Delacour qui est associée à sa compatriote Nastasia Nadaud ainsi qu’à Ruixin Liu et Nuria Iturioz.

De nombreuses joueuses européennes de premier plan sont également dans ce champ, telles que Chiara Tamburlini, Helen Briem, Shannon Tan, Casandra Alexander, Sara Kouskova, Mimi Rhodes, Cara gainer, Trichat Cheenglab, Alice Hewson, Pia Babnik, ou encore Diksha Dagar et Laura Fuenfstueck.

D’autres Françaises viennent compléter ce champ. Il s’agit de Céline Herbin, double vainqueur sur le LET et Agathe Sauzon.

Vingt cinq joueuses du Chinese LPGA sont également dans cette liste, dont 10 Thaïlandaises, et une Malaisienne.

Les anciens vainqueurs

Team

  • 2024 : Chiara Tamburlini – Lee-Anne Pace – Qianhui Lin – Yanxuan Peng (a)

Individuel

  • 2024 : Céline Boutier

Le parcours

Il s’agit d’un tracé qui s’inscrit dans le cadre d’un luxueux resort dont le parcours est l’œuvre de Jack Nicklaus, et qui fut inauguré en 1994. Un Par 73 dont la distance maximale est de 6651 mètres, depuis les boules noires. Un tracé niché dans une zone boisée, agrémenté de nombreuses pièces d’eau et accueillant 87 bunkers.

Ce parcours, dénommé World Cup Course, est le premier en Chine à avoir reçu l’agrément de la PGA pour accueillir des épreuves majeures.

Le Mission Hills Resort possède cinq autres tracés dont le Pete Dye Course, le Els Course et le Faldo Course.

Le record du tournoi

-19 : Céline Boutier (2024)

Le record du parcours

65 : Pauline Roussin-Bouchard et Chiara Tamburlini en 2024

Diffusion Youtube

Le tournoi est à voir sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 6 novembre : 05h00 – 09h00
  • Vendredi 7 novembre : 04h30 – 08h30
  • Samedi 8 novembre : 04h30 – 08h30

Maybank Championship : Yamashita s’impose en playoff !

A 24 ans, la Japonaise Yamashita ajoute le Maybank Championship à son palmarès, qu’elle a ouvert, cet été, en s’imposant au British Women’s Open.

Ce fut un dernier tour animé, au-delà de ce qui fut imaginé. Non seulement le leader fut sérieusement en difficulté, mais c’est en playoff que la victoire s’est jouée après deux interruptions de jeu qui ont contribué à plus de suspense tout en rendant le jeu plus compliqué.

La Sud-coréenne Hye-Jin Choi attendra encore pour brandir son premier trophée sur le LPGA Tour. Alors qu’elle avait construit son avance depuis le premier tour, elle débuta cette dernière journée de manière fébrile, en manquant de précision.

Après 8 trous, la Sud-coréenne menait encore avec le score de –20. Mais sur le Par 4 du trou n°9 elle partait à la faute sur sa mise en jeu. Depuis le rough, elle ne parvint pas à stopper sa balle sur le green, qui roula puis s’immobilisa plus de 17 mètres après le trou. Son premier putt resta court et le suivant, à environ deux mètres, fit passer sa balle à droite du trou. Ce second bogey allait tout remettre à plat, laissant Hye-Jin Choi à –18, à la merci de ses adversaires qui se regroupaient à –17, avec des heures de départs variées. La Japonaise Miyu Yamashita étant partie plus tôt, évoluant quatre trous devant le groupe du leader qui comprenait Hannah Green et la Chinoise Yan Liu.

La première jonction eut lieu sur le Par 3 du 11, quand Choi ne trouva qu’un birdie, alors que Hannah Green signa un birdie. La Sud-coréenne partagea, alors, la première place avec l’Australienne, qui jouait –4 pour la journée. Derrière, à –17, mais devant sur le parcours, La Japonaise Miyu Yamashita avançait sur le fairway du 14 où elle allait signer un Par. Et peu se méfiaient de la Japonaise qui allait pourtant jouer un rôle clé dans ce dernier tour. En plus de la météo, comme l’édition 2023 l’avait démontré.

Mais avant cela, ce sont les joueuses de tête qui allaient surprendre. Au départ du 12, c’est Hannah Green qui lâcha sa mise en jeu à gauche, au-delà de la zone où évoluaient les spectateurs. L’Australienne concéda un bogey peu après, la faisant redescendre à –17. Mais Hye-Jin Choi allait la rejoindre, en jouant depuis le rough, son second coup, et en jouant également trop à gauche. Sa balle trouva un bout de fairway qui l’envoya encore plus à gauche, dans le rough bordant la pièce d’eau, où elle disparut. Contrainte de jouer avec une pénalité, Choi réalisa un très beau chip vers le green qui fit rouler sa balle sur la gauche du mat, lui laissant un putt pour bogey, à environ 2 mètres. Sans trembler, Hye-Jin Choi rentra ce putt mais retomba à –17. Ce surplace portait préjudice à celle qui avait dominé ce tournoi depuis jeudi et à qui on prêtait déjà une première victoire sur le Tour.

Evoluant un trou devant le groupe du leader, Atthaya Thitikul tentait de prendre l’avantage, elle qui échoua deux fois à la seconde place, dans ce tournoi. La Sud-coréenne A Lim Kim partageait sa partie et s’employait à bien jouer, signant, parfois, quelques belles ficelles.

Après 12 trous pour Hannah Green et Hye-Jin Choi, 13 pour Thitikul et Kim et 15 pour Yamashita, le leaderboard ne comptait pas un ni deux leader, ni même trois, mais cinq joueuses en tête, ex æquo à –17 !

Avec, à –16, la Japonaise Ayaka Furue (groupe Thitikul et A Lim Kim), la Chinoise Yan Liu (groupe Green et Choi) et Sei Young Kim qui jouait devant le groupe de Yamashita. Aussi, tous les pronostics venaient de s’effondrer et subitement apparut l’hypothèse d’un playoff. Le tout étant de savoir avec combien de joueuses.

Une fin de parcours entre bons et mauvais coups

Les cinq derniers trous, en partant du groupe du leader, allaient être haletants autant que long par la durée. Au 13, malgré une mise en jeu encore lâchée à gauche, Hannah Green alla chercher le mat au second coup. Un coup magnifique qui fit heurter à sa balle, le mat, avant de tomber à 80 cm devant le trou. Ce birdie permit à l’Australienne de revenir à –18 et d’en faire, subitement, un potentiel vainqueur.

De son côté, Hye-Jin Choi se laissa un plus long putt, pour birdie, soit environ 5 mètres, laissant sa balle s’immobiliser devant le trou. Devant, sur le Par 4 du 16, Miyu Yamashita signa également un birdie, pour –18, et la Sud-coréenne et l’Australienne formèrent un nouveau duo en tête de cette dernière journée.

C’est juste après ces évènements que la corne de brume retentissait, à 14h01 (07h01 en France), interrompant le jeu pendant près d’une heure.

La reprise fut un peu difficile et Yamashita ne trouva que des Par sur ces deux derniers trous, rentrant au club house en leader, avec le score de –18.

Au 16, Thitikul fut un peu trop généreuse en attaquant le green et sa balle fila dans l’eau. Elle concéderait un bogey juste après alors que le vote des téléspectateurs la plaçait en tête pour la victoire. Au trou suivant, la numéro un mondial signa un birdie lui offrant l’espoir de jouer la victoire, soit en playoff, à –18, avec Yamashita, soit grâce à un eagle avec le score de –19. A moins que ce score fixe le seuil du playoff, avec Hannah Green ou Hye-Jin Choi, voire les deux. Mais il fallait encore que ces joueuses trouvent, elles aussi, des birdie, sur leurs trois derniers trous.

Hye-Jin Choi réussit ce pari, sur le green du 16, alors que Hannah Green resta courte du green, au second coup, avec une balle qui ne dut son salut qu’à la bande de rough qui borde la pièce d’eau. Avec un chip et un putt en suivant, l’Australienne sortait de ce Par 4 avec un Par, tandis que la Sud-coréenne signa un birdie, à environ 3 mètres du mat, pour rejoindre Green et Yamashita à –18.

Une tension importante s’installa, car A Lim Kim et Yan Liu étaient à –17 et pouvaient encore trouver un birdie pour gonfler ce groupe de leader. Mais Kim ne parvint pas, au 18, faire mieux que le Par, en se laissant un trop long putt.

Au 17, eut lieu un nouveau coup de tonnerre quand Hannah Green lâchait, une fois de plus, sa mise en jeu à gauche, envoyant sa balle dans le ruisseau qui saigne le fairway, devant le green. Yan Liu réussissait à trouver le green au second coup, alors que Hye Jin Choi, depuis le rough, ne parvint pas à trouver le green, laissant sa balle dans une petite tonte de rough, juste avant.

L’Australienne retomberait, juste après, à –17, tandis que la Sud-coréenne ne signerait qu’un Par, tout comme la Chinoise. Le dernier trou pouvait autant débloquer la situation que laisser toutes ces joueuses dans un statu quo.

Thitikul, au 18, bien qu’ayant un putt d’environ 1,60 mètres, ne parvint pas à faire tomber sa balle. Et ce birdie qui pouvait lui permettre d’aller en playoff se transformait en Par. En revanche, Ayaka Furue signa un beau birdie avec une balle à environ 1 mètre du trou. Elle terminait sur une bonne note, avec le score de –16.

Au départ de ce dernier trou, Hye-Jin Choi plaçait sa balle sur le fairway. Tout comme Yan Liu alors que Hannah Green jouait encore à gauche, à la limite de trouver le bunker de fairway. Mais l’Australienne dominait ses partenaires par la longueur de ses coups, et c’est 59 mètres devant Yan Liu et 48 mètres devant Hye-Jin Choi qu’elle jouerait son second coup, avec un fer, quand Choi et Liu utiliseraient un bois.

Choi et Liu trouvèrent le rough, autour du green quand l’Australienne plaça sa balle à gauche du mat, à environ 8 mètres. Le chip de Choi amena sa balle à environ 1,50 mètre du trou, lui laissant espérer ce dernier birdie pour remporter, enfin, sa première victoire sur le LPGA Tour.

Yan Liu exécuta, elle aussi, un très bon chip, sur la gauche du green, mais avec une balle qui s’immobilisa à environ 4 mètres du trou.

Ainsi, Hannah Green eut un premier et long putt, pour eagle, qui lui permit d’assurer un birdie facile, juste après.

Liu manquait son putt et terminerait avec un Par, tandis que Choi vit sa balle mordre le bord du trou, avec un putt délicat, en léger dévers sur la droite, lui faisant perdre l’opportunité de s’imposer, sans aller en playoff chercher la victoire.

Ainsi, la Japonaise Miyu Yamashita se retrouva avec un supplément de jeu, en compagnie de Hye-Jin Choi et d’une Hannah Green qui venait de sauver sa situation sur ce green du 18.

Et la pluie revint interrompre le jeu !

Comme lors de la première édition, ce dernier tour s’achèverait avec un playoff, mais aussi en subissant les caprices de la météo.

A peine les trois joueuses avaient-elles mis en jeu leur balle, qu’un nouveau coup de corne de brume vint interrompre le jeu, pour le seconde fois. Une heure plus tard, Green, Choi et Yamashita revenaient sur un parcours mouillé, d’où la balle aurait du mal à prendre son envol.

Bien que jouant depuis le fairway, la Japonaise resta courte du green. La Sud-coréenne lâcha son coup très gauche, envoyant sa balle au niveau du départ du 10. Quant à l’Australienne, elle trouvait la bonne distance, mais un peu à droite, ayant comme conséquence de planter sa balle dans le haut du bunker, à droite du green.

Choi bénéficia d’un drop gratuit, gênée par les structures publicitaires du départ du 10. Et elle réussissait un superbe chip qui posa sa balle sur le milieu du green, avant que celle-ci ne revienne un peu vers le mat.

Yamashita joua ensuite et parvint à amener sa balle à environ trois mètres du trou, avec une importante chance de birdie, à suivre.

La situation de Hannah Green était plus délicate. Avec un sable désormais mouillé, donc plus lourd et compact, elle allait devoir mettre un peu plus de puissance dans son coup, tout en tenant compte du fait qu’elle disposait de peu de green pour travailler sa balle. Et ce compromis eut comme conséquence qu’elle ne parvint pas à faire décoller sa balle suffisamment loin, la faisant retomber avant le green, au somment de la pente le long du bunker. Et sa balle recula inévitablement. Désormais en situation de sauver le Par, l’Australienne avait peu de chance de poursuivre ce playoff, si Choi parvenait à signer un birdie avec Yamashita.

Le chip de l’Australienne dégagea sa balle bien au-delà du mat, avec l’assurance d’un bogey à suivre. Miyu Yamashita exécuta, ensuite, son putt, qui fit exulter la foule, lorsque sa balle tomba fébrilement, en bout de course.

La pression revint, une fois de plus, sur les épaules de Hye-Jin Choi, qui fut condamnée à rentrer ce putt, un peu sur le modèle de celui qu’elle manqua plus tôt, avant de partir en playoff. Et cette fois-ci, sa balle ne vit jamais le trou.

A quelques mètres, contemplant la scène, la Japonaise Miyu Yamashita tombait dans les bras de son caddie. Elle venait de remporter, un peu à la surprise générale, son second titre de l’année, pour sa première saison sur le LPGA Tour, à 24 ans. « J’étais très nerveuse durant cette période d’attente, au club-house », confia la Japonaise en conférence de presse. « Parce que je n’avais pas réussi à faire de birdie au 18 donc avant de partir en playoff j’ai essayé de repartir avec un autre état d’esprit », ajoutait-elle. Puis, elle expliqua que malgré les interruptions de jeu, elle réussit à rester concentrée : « j’ai réussi à rester concentrée et à conserver le contrôle de mon jeu, en écoutant de la musique afin d’être prête pour le playoff ».

Puis elle s’exprima un peu plus sur son jeu : « mon putting a été solide et m’a permis de faire des birdie. Depuis hier mes coups n’étaient pas très bons. Donc je suis allée m’entraîner et j’ai retrouvé mon jeu. Je suis heureuse de ça ».

Avec cette victoire, Miyu Yamashita consolide sa première place au classement des rookie de l’année et devrait logiquement terminer première, devant ses compatriotes Rio Takeda et Chisato Iwai. Mais elle est également proche de Jeeno Thitikul au classement de la joueuse de l’année. La Thaïlandaise étant en tête de cinq des huit classements de la saison.

A 24 ans, malgré son mètre cinquante, Miyu Yamashita domine la majorité du champ du LPGA Tour, pour sa première année, bien qu’elle possède déjà une solide expérience, acquise sur le Japan LPGA Tour. Un JLPGA qu’elle va retrouver, dès la semaine prochaine, en participant au TOTO Japan Classic, qui marque la fin de la tournée asiatique.

Deux Françaises participaient à ce Maybank Championship. Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard signent une dernière carte de 66 dans ce dernier tour, symbolisant une réaction tardive. Boutier se classe 16e à –12 tandis que Roussin-Bouchard termine 60e à –1, avec un chèque de 7322 dollars, tout de même. Soit l’équivalent du salaire mensuel d’un cadre supérieur qui aurait suivi un cursus universitaire.

Le classement final => ICI

Le résumé vidéo du dernier tour

Maybank Championship : Hye-Jin Choi en route vers une première victoire ?

Cet avant dernier tour dessine un peu plus les contours du leaderboard final, avec une Sud-coréenne toujours dominatrice et quelques-unes des meilleures mondiales qui ont réussi à se regrouper derrière elle. Et pas de Française à l’horizon.

Cette journée a permis à la Sud-coréenne Hye-Jin Choi de confirmer sa domination, tout en se faisant quelques frayeurs sur un parcours où il faut rester sur le fairway et tempérer son audace. Mais au terme de cette journée, elle conserve ses quatre coups d’avance, qui lui offrent un matelas intéressant pour aborder une dernière journée où un premier trophée en carrière, sur le LPGA Tour, lui tend les bras.

Bien que, jour après jour, elle rend des cartes de moins en moins basse, elle continue de faire peu d’erreur en trouvant les birdie suffisants pour rester en tête. mais ce samedi, Hye-Jin Choi a connu une situation périlleuse, dont elle s’est sortie en déployant un peu d’énergie mentale. Au départ du 16, un Par 4 prenable au bois 3, Choi a envoyé sa balle dans l’eau, à gauche. Après un moment à tergiverser avec un commissaire elle a pu jouer depuis la droping zone pour aller chercher le green. Mais son coup de wedge fut mal calibré et sa balle resta figée juste sous le green. C’est donc au 4e coup qu’elle parvint à placer sa balle sur le green, qui dépassa le mat d’environ 1,60 mètre. Et à cette distance, elle ne manqua pas son putt qui lui fit clôturer ce 16e trou avec un bogey. Peu avant, Choi était passée à –19, sur le Par 4 du 14 et tout semblait indiquer qu’elle terminerait cette journée au-delà de –20. Mias ce bogey stoppa cette perspective, sauf à conclure sa journée avec un eagle, au 18. Mais c’est avec un putt pour birdie qu’elle acheva sa journée qu’elle qualifia de très bonne journée : « j’ai rentré un long putt sur le 12, donc je considère que c’est mon plus grand coup du jour. Et ensuite j’ai eu de très bons putt, me semble-t-il. Honnêtement, je me suis sentie un peu nerveuse parce que je n’ai jamais gagné sur le LPGA Tour. Donc je veux plus me concentrer sur mon jeu », expliqua la Sud-coréenne, qui avait déjà évoqué, la veille, se besoin de concentration.

Derrière elle, avec quatre coups de retard, se trouve une surprise, en la personne Yan Liu. Nous exprimons depuis longtemps la puissance de la filière Chinoise à proposer toujours plus de talent quand, en Europe, il est de plus en plus difficile de voir de nouvelles joueuses émerger au plus haut niveau, et notamment en France, malgré la présence de Perrine Delacour au comité directeur.

Classée 4e hier, Yan Liu, âgée de 27 ans et classée 59e de la Race, se retrouve seconde à –15, après une journée sans bogey. Et c’est la Française Céline Boutier que l’on espérait à ce rang, et non une joueuse d’une nation pétrie par un état d’esprit travailliste de gauche qui a même sanctionné des cadres du Parti communiste Chinois, pour leur pratique du golf. Dans ce monde à l’envers, où l’on se demande si le bureau exécutif de la Fédération Française a pris pleinement la mesure du désastre, de la filière féminine, Liu est également en lice pour une première victoire, après cette carte de 65 qui place un peu plus parmi les meilleures mondiale. « Je me suis sentie très bien avec mon jeu, du driver au putter », confia Yan Liu. « Je pense qu’aujourd’hui le parcours m’a rendu plus détendue. Le golf n’est pas une discipline parfaite, donc j’ai commis quelques erreurs. Et je n’ai pas pris tous les fairway », déclara la Chinoise qui, effectivement, touché 8 fairway sur 14 et 15 green.

Un coup derrière, se trouve l’Australienne Hannah Green. Elle a concédé un double bogey sur le Par 5 du trou n°7 qui l’a faite rétrograder de –10 à –8. mais ce coup du sort ne l’a pas empêchée de rebondir. Jusqu’au trou n°9, Hannah Green trouva quatre birdie et un autre dès le Par 5 du 10. Au 16, là ou Choi avec laquelle elle partageait sa partie, elle eut du mal à placer la balle sur le green, et c’est un chip bien ajusté qui lui offrait un dernier putt pour passer à –15. Mais au 14, l’Australienne ne parvint pas à trouver la bonne distance pour aller au mat et c’est dans le rough que sa balle fila. On crut que son expérience lui permettrait de sortir de cette situation sans difficulté, et ce fut, au contraire, un coup totalement manqué, avec une balle qui parcourut à peine 1 mètre au-delà du rough, avant de s’immobiliser. Ce coup gaspillé allait engendrer un bogey à la sortie, avec un dernier putt à moins d’un mètre, la privant de la seconde place, provisoire, qu’elle aurait dû partager avec la Chinoise. « Ma forme s’est nettement améliorée ces dernières semaines, alors c’est agréable de voir les résultats se confirmer », confia Green qui ne semble pas ressentir de fatigue, après une semaine en Corée du sud où elle a quand même dépensé pas mal d’énergie. « C’est agréable de réussir de bons coups et de bien jouer ses putt. J’ai l’impression que c’est un peu ce qui fait la différence, cette année. Si je joue bien mes putt je ne frappe pas bien la balle, et inversement. Je suis contente d’avoir enchaîné trois bons tour et j’espère que demain je pourrais réitérer l’exploit », terminait Hannah Green, qui a encore une chance de s’imposer, si Choi devait connaître une journée compliquée.

La Sud-coréenne A Lim Kim est venue renforcer ce groupe de tête, en gagnant 20 places, grâce à une journée en –8, constituant le meilleur résultat du jour. Et un eagle sur le 18 a largement contribué à cette performance. A Lim Kim qui détient trois victoires sur le Tour, depuis son année de rookie en 2021, et son premier titre à l’US Women’s Open, en 2020, qui avait scellé son arrivée sur le circuit américain.

La numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul réalise, également, une superbe journée, en signant une carte de –7, comme Yan Liu. Malgré un bogey sur le Par 4 du 14, elle a réussi à signer trois birdie à la suite, du 16 au 18, impressionnant une certaine So Yeon Ryu, qui commente ce tournoi avec élégance et enthousiasme.

La Japonaise Furue reste 4e, mais à –13, tandis que Akie Iwai fait irruption dans le Top 10, à la 7e place, alors que Linn Grant et Lydia Ko ont perdu trois places dans cette journée, malgré une carte de –4. Et l’on voit, au travers de ces joueuses, combien il faut savoir jouer bas, sur le LPGA tour, et plus encore dans ce tournoi, pour se retrouver dans le haut du classement.

Et l’Américaine Lindy Duncan, ainsi que l’Italienne Benedetta Moresco de faire les frais de ce manque de performance, alors qu’elles avaient réussi à se placer , dès le premier jour, dans la partie haute du tableau des scores. Duncan est désormais 34e et Moresco est 20e, avec Angel Yin et Gemma Dryburgh.

Boutier faiblarde, Roussin-Bouchard en perdition

Ce n’est toujours pas cette semaine que les Français vont pouvoir vibrer autour des performances des rares joueuses Françaises à évoluer sur le LPGA Tour. Depuis sa dernière victoire, en 2023, sur ce même parcours, Céline Boutier rame pour se faire une place dans un Top 10. Et aucune autre de ses compatriotes n’a réussi à la suppléer, tant par la victoire que par des performances régulières.

La numéro un Française qui a pourtant pris une semaine de repos pour se préparer pour cette épreuve, n’arrive pas à jouer aussi bas que celles en haut du leaderboard, et c’est encore une carte de –1 qu’elle a rendu, comme lors du premier tour. Forcément, quand une Chinoise joue –7 et parvient à se placer seconde, la Française ne peut que perdre du terrain, à chaque journée. Classée 34e à –6, avec Duncan, Jin Hee Im ou encore Tavatanakit, Céline Boutier a devant elle une dernière journée pour tenter un coup d’éclat qui lui procurerait un peu plus d’exposition médiatique, cette semaine.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle reste engluée dans le fond du classement, mais à +5, après avoir réussi, enfin, à signer sa meilleure carte depuis jeudi. Mais ce score de –2 journée montre qu’elle n’est pas l’aise sur ce tracé, comme bien d’autres joueuses, dont certaines sont des habituées du LPGA Tour.

Enfin, la Sud-coréenne So Mi Lee a déclaré forfait durant ce troisième tour, pour raison de santé.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé du 3e tour en vidéo

Maybank Championship : Choi domine et conforte son avance !

la Sud-coréenne rebondit dans ce tournoi, après avoir échoué, avec son équipe, lors de l’International Crown, la semaine passée.

Cette seconde journée en Malaisie fut une réussite pour certaine et un piège pour d’autres. Le parcours se laisse arpenter assez facilement, à condition de ne pas faire d’erreur.

Battue à la sortie des matchs de pool, avec son équipe, la semaine dernière, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi nen reste pas moins une redoutable golfeuse qui vient de le démontrer depuis jeudi. En tête avec le score de –8, le premier jour, elle vient d’affirmer ses compétences lors de ce second tour, en signant une carte de 66. Certes, elle concède un bogey, sur le trou n°1, mais elle a ensuite aligné les birdie à l’aller, tout en étant moins productive au retour. Cependant, elle fait partie de ces joueuses qui ont réussi à exploiter le Par 5 du 18 en y trouvant un dernier birdie. « Après mon bogey au premier trou j’ai cherché à garder confiance et à jouer de manière plus régulière. Donc j’ai fait beaucoup de birdie aujourd’hui et mes coups d’approche et mon putting ont donné satisfaction », déclara Choi en sortant du green du 18. Puis elle ajoutait : « en comparaison d’hier il a fait plus chaud. Donc, comme je l’ai dit hier, sur le week-end je vais essayer de conserver de l’énergie et de l’employer à me concentrer sur mon jeu ».

Engagée, elle aussi, dans l’International Crown avec ses camarades, la Chinoise Ruoning Yin fait l’actualité d’une semaine à l’autre, offrant toujours plus d’exposition médiatique à un golf féminin Chinois qui ne cesse de progresser. Pour preuve, ses compatriotes Miranda Wang et Yan Liu sont à suite, dans le Top 5, alors que Weiwei Zhang et Mary Liu sont à –1, à la 55e place. Ce qui fait pas moins de cinq joueuses Chinoises capables d’évoluer au plus haut niveau quand d’autres pays sont faiblement représentés ou absents.

Yin partage la seconde place avec l’Australienne Hannah Green, couronnée dimanche dernier avec ses partenaires de jeu que son Grace Kim, Minjee Lee et Stephanie Kyriacou, qui ont battu une équipe Américaine pourtant partie favorite. En forme d’une semaine à l’autre, ces deux joueuses le sont également toute la saison et c’est régulièrement que Ruoning Yin et Hannah Green font l’actualité des tournois du LPGA Tour.

Accusant cinq coups de retard sur Choi, elles n’en sont pas moins dans le rythme. Yin a joué un coup de moins que la veille, soit 67, tandis que Green a signé une carte de 66, jeudi, comme Choi ce vendredi. En revanche, la journée de l’Australienne fut nettement plus calme dans cette seconde journée, avec seulement trois birdie, dont un sur le 18, mais elle n’a pas concédé de bogey. « Mon putting fut vraiment solide hier. Et j’ai géré pour me donner des chances de jouer mes putt très près des trous », expliqua Green. « Aujourd’hui, je me suis un peu plus battue avec mon contact de balle sur les approches. Ce qui a fait que les balles ne sont pas tombées aussi près qu’hier », ajoutait l’Australienne qui est heureuse d’être en Asie, aimant particulièrement cette partie du monde et la nourriture.

Pour Ruoning Yin, dont le groupe a été constitué en fonction du résultat de la veille, raison pour laquelle elle ne jouait pas avec Céline Boutier et Atthaya Thitikul, c’est le même plaisir que Green que d’être de retour en Malaisie : « la foule est juste incroyable. Donc c’est vraiment une chance d’avoir leur soutien ». Quand on lui demande pourquoi certains coups n’ont pas fonctionné elle répond : « au 17 j’ai joué la bonne distance. Mais c’était un peu à droite et je n’ai pas très bien tapé la balle. Et au 11 j’ai eu un trois putt. Donc je n’ai pas grande chose à dire sinon que je me suis un peu déconcentrée en concédant ces deux bogey », confia avec honnêteté Ruoning Yin qui espère pouvoir jouer la victoire, dimanche.

A –8, outre Miranda Wang et Yan Liu, se trouvent des joueuses qui ont évolué la semaine dernière à l’International Crown qui sont les Japonaises Ayaka Furue et Miyu Yamahsita, la Suédoise Linn Grant, la Thaïlandaise Arpichaya Yubol mais aussi la Néo-zélandaise Lydia Ko, qui termine troisième avec l’équipe Monde. Et enfin, l’Italienne Benedetta Moresco, rookie en 2024, et qui a bénéficié d’une magnifique opportunité, cette semaine, en étant intégrée au champ des meilleures joueuses du LPGA Tour, grâce à l’absence de certaines du Top 60. Classée 80e de la Race, Moresco est une des rares recrues de l’Epson Tour a réussir sa transition vers le plus haut niveau mondial, où il est de plus en plus difficile d’évoluer.

Auteur d’une très belle première journée, en 65, l’Italienne de 24 ans a rencontré quelques difficultés dans ce second tour, en concédant rapidement un premier bogey puis un second sur le Par 4 du 6. Au retour, malgré ses efforts, elle ne faisait que sauver des Par, soit en étant trop loin des mats, soit parce que ses putt pour birdie frôlaient le trou. Et c’est au 178 qu’elle signait, enfin, son premier birdie du retour, et le dernier lui permettant de passer à –8.

Derrière elle, un groupe de six joueuses s’est constitué, avec le score de –7, comprenant l’Américaine Angel Yin, la Taïwanaise Wei-Ling Hsu qui a délivré du très beau jeu en étant associée à Brooke M.Henderson, la semaine dernière, et la Danoise Emily K.Pedersen qui bénéficie, elle aussi, de la même opportunité que Moresco. Ce qui lui permet d’être projetée 79e de la race, après ce second tour, et d’avoir la chance d’arriver en Floride, avec un capital de point pouvant lui faire espérer décrocher sa qualification pour le CME Group Tour Championship.

Enfin, à –6, il y a une joueuse qui aurait dû se retrouver dans le Top 5, et probablement seule à la seconde place. Il s’agit de l’Américaine Lindy Duncan qui réalise, cependant, une très belle saison. Lors de son coup d’approche du green du 17, Duncan grattait et voyait sa balle filer dans le ruisseau qui longe le green et sépare celui-ci du fairway. Affublée d’un drop avec pénalité, elle concéda un quadruple bogey et ne parvint pas à trouver le trou avec son putt pour birdie, au 18.

Un très mauvais moment de vécu pour cette joueuse qui est connue depuis plusieurs années pour avoir du talent et qui a mis du temps à l’exploiter. Il reste deux journées à Lindy Duncan pour se relever de cette situation, mais il y a désormais peu de chance qu’elle se batte pour la victoire, dimanche, alors qu’elle pouvait être la première joueuse, ce vendredi, la plus proche de Hye-Jin Choi.

Boutier réagi, Roussin-Bouchard croqué par le tigre !

Elle a pourtant pris une semaine de repos, la numéro un Française, contrairement aux joueuses qui ont évolué la semaine dernière, et cela ne lui procure pas un meilleur avantage. Passée à côté de sa première journée, Boutier a réagi ce vendredi en jouant –4, pour se retrouver 24e à –5, avec la belge Manon de Roey ainsi que l’Ecossaise Gemma Dryburgh, qui a dégringolé de 22 places, en signant une carte de 74.

Dans cette seconde journée, Céline Boutier a montré qu’elle possède les ressources nécessaires pour bien évoluer durant le week-end, en signant l’un des quatre eagle signé au 18, dans cette journée. Partie du Tee n°10, à cause de son classement de la veille, la Française concède, hélas, deux bogey qui ont amoindri sa performance.

Et plus bas, se trouve la fantasque joueuse du Ladies European Tour qui rejouera à plein temps, en 2026, sur le LPGA Tour. Pauline Roussin-Bouchard a rendu une carte de 80, après son 71 de la veille, et c’est à la 76e et avant dernière position qu’elle aborde ce week-end, au travers duquel elle ne peut que progresser. A moins qu’elle ne soit définitivement piégée dans les griffes du tigre malais.

Le 3e tour sera diffusé au même horaire que les deux premiers jours, soit à partir de 02h30 du matin, jusqu’à 07h30, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Maybank Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui remplace le Swinging Skirts Taiwan, dont la dernière édition s’est déroulée en 2022.

En 2023, la Française Céline Boutier décrochait son sixième titre, au terme d’une longue journée interrompu par la pluie, et en playoff, face à Atthaya Thitikul.

L’an dernier, la Chinoise Ruoning Yin s’imposait avec le score de le plus bas du tournoi, soit –23. Et la Thaïlandaise Jeeno Thitikul était encore seconde.

Enfin, en 2023, Lydia Ko bénéficia d’une invitation sponsor pour évoluer dans ce tournoi, ne faisant pas partie du Top 60 de la Race. Et elle ne marquait aucun point de Race durant cette épreuve, comme le règlement le stipule, dans un pareil cas.

Le champ de joueuses

Parmi les 78 joueuses présentes cette semaine, on retrouve la numéro un mondial, qui fut deux fois seconde dans cette épreuve, et qui aura à cœur d’aller chercher la victoire, cette semaine. Et une victoire l’installerait un peu plus confortablement en tête du classement mondial.

Sont également présentes quelques joueuses qui ont participé à l’International Crown, dont deux des quatre lauréates qui sont Hannah Green et Grace Kim. Mais Lydia Ko, Miyu Yamashita, Rio Takeda, Angel Yin, Hye-Jin Choi, Hae Ran Ryu, Yealimi Noh, Ayaka Furue, Brooke M.Henderson, Linn Grant, Ingrid Lindblad, Wei-Ling Hsu, Lilia Vu ou encore Chanettee Wannasaen et Weiwei Zhang participent à ce tournoi.

Du côté des Françaises, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard tenteront de faire mieux que lors du BMW Ladies Championship.

Des joueuses comme Nataliya Guseva, Lucy Li, Gemma Dryburgh, Ashleigh Buhai et Albane Valenzuela complètent également ce champ de joueuses très relevé.

Jin Young Ko fait l’impasse et Nelly Korda boude toujours cette tournée asiatique. Enfin, la tenante du titre Ruoning Yin, qui n’a pas dépassé le stade des Pool avec ses camarades, la semaine dernière, défend son titre.

S’ajoute à ce champ de joueuses du LPGA Tour, cinq joueuses Malaisiennes et cinq joueuses Thaïlandaises invitées par le sponsor. Dont Mirabel Ting, qui a terminé première ex æquo de la seconde phase de la Q-school, ainsi que la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, elle aussi qualifiée à la 12e place, il y a un peu plus d’une semaine.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Ruoning Yin (-23)
  • 2023 : Céline Boutier (-21)

Les invitées sponsors

Les rookie dans le champ

  • Saki Baba
  • Jenny Bae
  • Akie Iwai
  • Chisato Iwai
  • Heather Lin
  • Ingrid Lindblad
  • Julia Lopez Ramirez
  • Cassie Porter
  • Rio Takeda
  • Miranda Wang
  • Lottie Woad
  • Miyu Yamashita
  • Ina Yoon
  • Madison Young

Le parcours

Retour au Kuala Lumpur Golf et Country Club, sur le tracé West, que la plupart des joueuses du champ ont foulé l’an dernier.

Situé dans la capitale Malaisienne, ce golf club a ouvert ses portes en 1991 et fut l’œuvre des architectes Robin Nelson et Rodney Wright. Deux parcours sont donc proposés, que sont le East et le West Course. Ils ont été respectivement créés en 2008 et en 2010. La rénovation de ce golf est l’œuvre du cabinet d’architectes Parslow et Winter Golf design plus connu sous l’acronyme PWGD. Ce cabinet, ouvert en 1973, a été créé par deux australiens, les frères Ted et Geoff Parslow. Tous les deux impliqués dans le milieu du golf professionnel depuis une quarantaine d’années, ils sont associés à Jason Winter depuis 1993

S’agissant du West Course, et selon l’argumentaire du Golf Club, ce tracé est décrit comme un parcours de championnat aux fairway impeccablement tondus et entretenus au cœur d’un environnement paisible, n’excluant probablement pas quelques espèces animales endémiques. Gare donc aux balles dans les zones de rough ou de sous bois. Ce tracé développe 6031 mètres et sera du goût des bonnes frappeuses, mais aussi des joueuses qui savent toucher loin et de manière précise, un fairway ou un green. A l’aller comme au retour, il y a deux Par 5 dont un au 18 qui peut être l’endroit qui permettra de départager deux joueuses, ou plus, lors du dernier tour, en cas d’égalité. Ce qui fut le cas en 2023, lors du playoff.

Pour cette édition, la distance totale est identique à celle de l’an dernier. La tonte des fairway est légèrement plus rase. Selon les informations communiquées, les green sont plantés en Bermuda grass TifEagle, alors que le reste du parcours est en Bermuda grass Celebration.

Voir le site internet du parcours => ICI

Record du parcours : 62

  • Jeeno Thitikul en 2023

Dotation et prime

Etablie à 3 millions de dollars, en 2023, la dotation n’a pas changée. Si bien que la prime au vainqueur reste de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 30 octobre : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 31 octobre : 02h30 à 07h30
  • Samedi 1er novembre : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 2 novembre : 02h30 à 07h30

BMW Ladies Championship : une 13e victoire pour Sei Young Kim !

Inébranlable jusqu’au bout, sur un parcours où le vent a un peu faibli, la Sud-coréenne de 32 ans, leader depuis le premier jour, et auteur de la carte la plus basse de la semaine, s’est imposée sans avoir de concurrente à la hauteur de son talent !

Partie dans le dernier groupe, avec le score de –19, et quatre coups d’avance sur l’Américaine Yealimi Noh et la Japonaise Nasa Hataoka, la Sud-coréenne Sei Young Kim avait, devant-elle, un challenge. Rester leader et ne pas craquer sous la pression, avec sa famille au bord du parcours venue l’encourager. Avec un vent qui venait de faiblir, par rapport au reste de la semaine, tout en restant bien présent, des positions de drapeaux un peu plus accessibles, il fallait se douter que celles qui avaient déjà réussi à jouer sous le Par, depuis trois jours, allaient profiter de ce moment pour rendre une bien meilleure carte.

Mais c’était aussi donner une meilleure chance à Sei Young Kim d’alourdir le score et de se détacher un peu plus en haut du classement. Comme au second et au troisième tour, elle débutait sa journée par un bogey, et cette fois-ci sur le par 3 du trou n°3. Ce qui n’entama pas son moral, puisqu’elle réagissait en alignant trois birdie, dès le Par 4 du trou n°5. Au neuf, elle en rentrait un autre, se retrouvant à –22, et la seule à franchir la barre symbolique de –20.

Derrière elle, au classement, on retrouvait ses camarades de jeu Yealimi Noh à -18 et Nasa Hataoka à –17. Puis, plus bas, le drapeau Français apparaissait, enfin, dans ce haut du leaderboard, avec une Céline Boutier qui venait d’abord le retour, tout en ayant trouvé trois birdie à l’aller, pour se classer à –16. Mais la Française conservait ses 6 coups de handicap, acquis dès la première journée, qui furent d’ailleurs de sept au premier tour, puis de six au second. Et cet écart serait insurmontable pour elle, durant cette dernière journée.

Néanmoins, le public Français et les supporters de la joueuse Parisienne, installée au Texas, affichaient un enthousiasme débordant. Et grâce à ces tournois à champ limité, et un bon résultat Céline Boutier bénéficiait de cette exposition médiatique dont elle n’a pas bénéficié durant une grande partie de la saison. Et il faut dire reconnaître que ce n’est pas avec une 20e place dans un Majeur que l’on peut attirer l’attention de la production TV du LPGA Tour.

Au trou n°10, Sei Young Kim réalisa un Par et ce fut un moment de flottement pour elle, qui débuta. Mais à la différence de ces partenaires de jeu, elle évita de concéder un bogey, ce qui ne fut pas le cas de Nasa Hataoka, qui rétrogradait de –17 à –16, en sortant du green du 10. Alors que Yealimi Noh allait connaître le même sort, sur le Par 3 du 13.

De son côté, Céline Boutier affichait un jeu solide et l’on regrettait qu’elle n’ait pas réussi à jouer plus bas que 69 au premier tour, car elle est apparue très performante dans ce 4e tour, en capacité de jouer ce golf qui a fait d’elle une championne, à six reprises, sur le LPGA Tour.

Alors que le trio Kim, Hataoka et Noh sortait du 12, Boutier se plaçait 3e à –17, grâce à un quatrième birdie, et le premier du retour. La Japonaise Rio Takeda, et rookie, grimpait seule à la seconde place, à –18, derrière une Sei Young Kim qui avait du mal à se laisser des putt à bonne distance, pour rentrer plus de birdie.

Mais si le vent venait un peu de faiblir en même temps que le rythme de la Sud-coréenne, chacun retrouvait de la vigueur à l’approche des cinq derniers trous.

Sur le Par 4 du 14, Sei Young Kim trouva le green à moins de 2 mètres du mat, lui laissant largement une chance de birdie. Qu’elle saisit pour porter son score à –23. Hataoka en profita, elle aussi, pour effacer son birdie du 10 et revenir à –17, avec un putt à 2 mètres, tandis que Yealimi Noh, armée de son long putter, se battait pour retrouver le chemin du birdie, après son bogey du 13. Et ce combat allait durer jusqu’à la fin de cette partie pour l’Américaine.

Dans le même temps, Céline Boutier ajustait sa mise en jeu sur le fameux Par 3 du trou n°15, se laissant un putt à environ 3 mètres, qu’elle réussit, sans trembler, lui offrant un cinquième birdie. Et c’est à la 2e place qu’elle apparaissait, à –18, avec encore une chance d’eagle sur le Par 5 du 17, à venir.

Le clan Français se mit alors rêver d’une fin de tournoi en –20 pour celle qui crevé tous les plafonds de verre, du golf féminin français, à l’international.

A Lim Kim jouait également bien et affichait cet enthousiasme démonstratif qui a construit une partie de sa notoriété. Elle se retrouvait à –17, après 15 trous, avec Nasa Hataoka et Yealimi Noh, tandis qu’à –16 évoluaient Na Rin An, Hye-Jin Choi et Lindy Duncan, toutes les trois au club house. Les trois joueuses ayant très bien réagi dans cette journée en signant des cartes très basses. Une de 63 pour les deux Sud-coréenne et une de 65 pour l’Américaine.

Sei Young Kim victorieuse en solitaire

Dominant ce tournoi depuis le début, nul ne voyait plus comment la Sud-coréenne de 32 ans allait manquer l’immanquable à quatre trous de la fin. Mais le vent soufflait encore très fort et il allait compliquer la fin de journée de toutes celles encore sur le parcours. Au 15, Hataoka frôla la pénalité avec une mise en jeu qui partit très à droite, alors que le vent soufflait vers la gauche du green. Tandis que Sei Young Kim parvint à serrer le mat, se laissant une balle à environ 2 mètres du trou. Enfin, Yealimi Noh jouait, elle aussi, avec précision, sur ce trou très exposé au vent, en plaçant sa balle à environ 3 mètres du mat.

Avec ce sixième birdie, Sei Young Kim s’envolait à –24, laissant derrière elles des joueuses qui ne pouvaient qu’espérer se disputer pour la seconde, la troisième ou la quatrième place.

Et la Française Céline Boutier était de celle-ci. Jouant sur le 16, au même moment, Boutier tenta de gagner un birdie de plus, mais son approche du mat laissait sa balle à environ 8 mètres du trou. L’heure de faire trembler une dernière fois le tableau des scores approcha, avec l’épreuve du Par 5 du 17. le groupe de Céline s’y attaqua d’abord. En tentant le green au second coup, avec un bois, la Française joua bien dans l’axe du mat, mais sa balle fila à droite et tomba dans le bunker au bord du green. Contrainte de jouer un troisième coup dans le sable, elle eut finalement un premier putt trop long pour réaliser le birdie. Une mince chance s’ouvrait encore devant elle, au 18, pour cocher la case birdie, une dernière fois.

Rio Takeda, qui venait de sombrer au classement, après un bogey au 14 et un double au 15, joua son putt de 1,50 mètre, trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, tuant une nouvelle opportunité de birdie. Seule Somi Lee signait un birdie sur ce Par 5, pour revenir à –15, après son bogey du 14.

Le groupe de Sei Young Kim se présenta alors sur le fairway du 17. Contrairement à Boutier, elle trouvait le bunker de gauche au second coup. Et ce green démontrait à quel point il était bien défendu, avec un accès assez étroit. Yealimi Noh resta courte du green tandis que Hataoka réussissait le meilleur coup, en plaçant sa balle à 10 mètres, sous le green, et une petite chance d’eagle, mais une grande pour birdie.

La sortie de bunker de Sei Young Kim ne fut pas assez longue pour lui laisser un putt court. La Sud-coréenne ne trouverait ni eagle ni birdie sur ce Par 5. Pas plus que Yealimi Noh alors que Hataoka ajusta son putt pour eagle afin de se laisser un putt d’environ 80 centimètres, pour birdie.

Le 18 serait donc une formalité pour Sei Young Kim qui tenta, quand même de se laisser une chance de birdie, avec une balle qui se bloqua rapidement sur un green assez souple, à un peu plus de 4 mètres, sous le mat. Hataoka joua le début du green tandis que Noh fut la plus agressive en envoyant sa balle derrière le mat, à environ 2,50 mètres.

Mais cette distance ne fut pas suffisante, pour l’Américaine, qui était en délicatesse avec son putting, depuis un bon moment. Alors que la Japonaise venait de retrouver confiance dans le sien, et bien que loin du trou elle signa une belle ficelle pour un dernier birdie. Quant à Sei Young Kim, elle concluait ce tournoi avec un Par, et un score largement au-dessus de tous les autres. « Je crois qu’il m’a fallu plus de dix ans pour remporter une victoire devant ma famille et mes amis », confiait Sei Young Kim en conférence de presse. « Cela représente beaucoup pour moi. C’est un tournoi que je voulais vraiment gagner, et je trouve que je ne peux pas exprimer tout cela avec des mots. J’ai vraiment bénéficié de l’énergie positive de tous les fans, et j’en suis vraiment reconnaissante », ajoutait-elle. Puis elle décrivit ses sensations en ce début de journée : « j’étais vraiment nerveuse au début, car cela faisait longtemps que je n’avais pas joué dans le dernier groupe », confiait Sei Young Kim. « Du coup, je me suis vraiment remise en question. J’ai raté une occasion de birdie au premier trou, et j’ai fait un bogey ensuite. Et A Lim me poursuivait d’un coup. C’est une joueuse très agressive », confia Sei Young Kim qui n’a rien à envier à sa compatriote. « Alors, je me suis dit que je devais jouer de manière agressive également. Cet état d’esprit a été le mien jusqu’à la fin. Et je me souviens que mon père me disait toujours de ne pas reculer quand j’étais nerveuse. Et j’ai essayé de garder cet état d’esprit », expliquait-elle.

Brillante 3e, Céline Boutier s’est également confiée sur sa journée : « je suis plutôt contente de ce résultat. Je ne savais pas à quoi m’attendre en début de semaine, mais je suis contente d’avoir un peu lutté et de m’être donné quelques chances, même avec un vent très fort. Je suis donc plutôt satisfaite de mon niveau de jeu tout au long du tournoi », confiait la Française.

Puis elle s’exprima sur son jeu : « il y a certainement des points positifs. J’ai vraiment l’impression que j’aurais pu améliorer quelques coups, Ici et là. Surtout au départ. Mais vu ma forme du moment, je suis plutôt satisfaite du résultat », concluait Boutier sur ce sujet, tout en précisant qu’elle va s’accorder une semaine de repos, en Corée du sud, avec ses parents, avant de partir en Malaisie.

La seconde Française engagée dans ce tour termine 56e à –4. Pauline Roussin-Bouchard n’a pas été dans le coup dans la première journée et elle a seulement trouvé le bon rythme, lors du dernier tour, en jouant 69.

Le classement final => ICI

Les 13 victoires de Sei Young Kim

2015

  • Pure Silk Bahamas LPGA Classic
  • Lotte Championship

2016

  • JTBC Founders Cup
  • Meijer LPGA Classic

2017

  • Citibanamex Lorena Ochoa Match Play

2018

  • Thornberry Creek LPGA Classic

2019

  • LPGA Mediheal Championship
  • Dana Open
  • CME groupe Tour Championship

2020

  • KPMG Women’s PGA Championship
  • Annika Driven by Gainbridge at Pelican

Le résumé du jour en vidéo

BMW Ladies Championship : S.-Y. Kim à un tour de la victoire ?

La Sud-coréenne est favorite pour la victoire, mais ce dernier tour peut réserver des surprises dont le golf a le secret.

Comme la veille, le vent a accompagné les joueuses jusqu’au terme de la journée et c’est avec cet élément qu’elles ont toutes appris à composer. Mais peu parviennent à évoluer sous le Par, et le leader ne semble pas avoir d’adversaire pour lui barrer le chemin vers la victoire.

Contrairement au vent, la Sud-coréenne Sei Young Kim ne faiblit pas, continuant de progresser en haut du classement provisoire, et il y a désormais de fortes chances qu’elle s’impose dimanche. Car c’est souvent en étant très à l’aise sur un parcours, en y prenant un avance confortable, qu’elle a décrocher la victoire sur le LPGA Tour.

Partie dans le dernier groupe, avec l’Américaine Brooke Mathews et la Japonaise Rio Takeda, Kim a quand même rencontré des difficultés sur les neuf premiers trous, en concédant deux bogey. Le première, au trou n°4, après trois Par, et le second sur le green du Par 4 du 9. Entre temps, elle avait signé trois birdie de sorte qu’elle aborda le trou n°1 avec le score de –1 journée. Et ce fut un trou gagnant pour la Sud-coréenne qui y signa un nouveau birdie. Elle se retrouvait alors à –18, devant l’Américaine Brooke Matthews, qui surprenait en se maintenant en haut du classement, et surtout à la seconde place, en étant capable de suivre celle qui détient 12 victoires sur le Tour, à 32 ans.

Matthews parvenait à rester dans cette position de chasseuse grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°2. Mais l’Américaine, qui a joué 65 au premier tour et 64 au second, montrait quelques signes de faiblesse qui se concrétisèrent rapidement. Ce fut d’abord un bogey sur le Par 4 du trou n°4, qu’elle effaçait pas un birdie sur le Par 5 du 6, puis un second bogey sur le Par 4 du 11. De sorte qu’elle se retrouva avec deux coups de retard sur Sei Young Kim, qui venait de concéder le Par, sur même trou n°11. Cependant, la Sud-coréenne voyait son avance de coups se réduire dans ce moving day, et rien n’interdisait qu’une autre joueuse se place co-leader, où passe seule en tête.

La Japonaise Nasa Hataoka, qui fit une bonne opération la veille, jouait devant, dans l’avant dernier groupe, avec Céline Boutier et Hyo-Joo Kim.

La numéro un Française était enfin dans le bon rythme, mais sa première journée qui lui avait fait prendre du retard sur le leader, pèserait encore jusqu’à la fin de ce troisième tour.

Quant à Hyo-Joo Kim, elle vivait péniblement cette journée, en ayant concédé quatre bogey à la suite, du par 5 du trou n°2 au Par 4 du trou n°5. Et ensuite, on ne revit plus la Sud-coréenne qui venait de passer de –13 à –9, dans le Top 5.

Un retour spectacle et piégeux

Les organisateurs de ce tournoi nous ont habitué à faire évoluer les joueuses sur de très beaux parcours, mais aussi assez difficiles. Et celui choisi cette année, s’il offre des vues exceptionnelles, comporte quelques pièges, et une excellente défense qui s’appelle le vent.

Jouer parfois un à deux clubs de moins, et sous le vent peut être la solution pour faire tomber la balle une bonne dizaine de mètres avant la zone cible, puis de la laisser rouler.

Un brin trop attaquante, l’Américaine Brooke Matthews paiera le prix fort de presque tous ses mauvais coups, tandis que Sei Young Kim progressera plus stratégiquement.

Mais les green jouèrent également un rôle important dans cette journée, et trouver la bonne ligne de putt ne fut pas donné à toutes les joueuses. Ainsi, Brooke Matthews trouva le green du Par 3 du 13 à environ 6 mètres à droite du mat. Son premier putt fut un peu trop appuyé et sa balle dépassait d’environ 1,20 mètres. A cette distance, sur ce parcours, le putt pour le Par reste faisable, mais en faisant preuve d’assurance et de concentration. Mais sa balle passa franchement à droite et elle eut un troisième putt pour en finir. Ce nouveau bogey l’empêchait de suivre le rythme de Kim, et la mettait sous la pression de joueuses comme Nasa Hataoka et Yealimi Noh, qui étaient bien plus à l’aise qu’elle, sur le retour.

Hataoka se retrouvait donc à –15, un coup derrière l’Américaine, alors que Yealimi Noh jouait –4 journée, et qu’elle pointait à –14, après 15 trous.

Quant à Céline Boutier, elle jouait –3 journée, après 13 trous, et se retrouvait à la 5e place, avec le score de –13 en compagnie de Somi Lee et de Rio Takeda.

Les derniers trous allaient donner du fil à retordre à Matthews qui allait encore perdre du terrain.

Sur le Par 3 du trou n°15, ce fameux trou spectacle, elle manquait totalement sa mise en jeu avec une balle qui termina sa course à gauche, sur le départ du 16, à la limite de l’obstacle d’eau. Elle tenta de remettre sa balle sur le green, loin en contre bas, mais c’est dans le rough, le long de l’escalier qui mène au green, qu’elle fit tomber sa balle. Un nouveau chip envoyait sa balle sur le green tout en la faisant rouler bien après au mat. Manquant les deux putt qui suivirent, elle concédait un triple bogey qui la faisait passer de –16 à –13, laissant Nasa Hataoka, prendre la seconde place, avant que Yealimi Noh ne la rejoigne.

De son côté, Sei Young Kim avait du mal, après un nouveau birdie, qui la faisait passer à –19, sur le green du Par 5 du 12, à progresser. Et sur le Par 4 du 16, la Sud-coréenne concédait un bogey en voyant son putt dévier subitement, en même temps qu’une rafale de vent traversa le green. Sa balle déviait d’un bon mètre et elle se retrouvait à –18 avec une nouvelle chance de birdie, devant elle, au départ du Par 5 du 17. Trouvant le green au second coup, Sei Young Kim se retrouva avec un putt à gauche du mat, à environ 8 mètres. Et à cette distance on eut pu croire qu’elle allait encore voir sa balle s’arrêter devant le trou, comme elle l’avait vécu quelques trous plus tôt. Mais la balle tomba, et ce fut un eagle bienvenu qui faisait passer la Sud-coréenne de –18 à –20, confortablement en tête, à l’approche du 18. Un dernier trou où elle ne parvint pas signer le Par, après avoir trouvé le bunker de green, à gauche, près de la tribune, et qu’elle eut la pente du green à gérer pour ne pas trop faire rouler sa balle. Se retrouvant avec un putt en montée, son putt fit passer sa balle un peu à gauche. Ce fut un bogey.

Céline Boutier termina sa journée, juste avant, avec un retour qui ne lui rapporta aucun coup supplémentaire, puisqu’elle allait d’un bogey à un birdie, deux fois de suite, pour conclure au 18 avec un Par.

Elle signait une nouvelle carte de 69, comme au premier tour, et bien que classée 4e, avec Somi Lee, Rio Takeda, et une Brooke Matthews qui a réussi à limiter la casse, elle reste à 6 coups d’un leader qui ne semble pas faiblir, tour après tour.

Sei Young Kim qui compte quatre coups d’avance sur Noh et Hataoka, qui partageront sa partie, alors que Boutier évoluera, encore une fois, dans l’avant dernier groupe, mais Rio Takeda et Somi Lee. « Les membres de ma famille sont présents, ainsi que des amis » expliqua Sei Young Kim. « Cela me procure beaucoup d’énergie, et en même temps je suis nerveuse car je veux bien faire », ajoutait-elle. « Ce fut une journée difficile. La plus dure je pense. Ca me rappelle celle au pays de Galles, car le parcours et le niveau de difficultés sont identiques. Je pense que le vent n’était pas aussi fort au Pays de Galles. J’ai néanmoins eu de nombreuses occasions et de très bonnes, avec cet eagle. Pour demain, il faudra juste faire face à la situation, peu importe ce qu’elle sera. Je pense que demain ce sera vraiment un combat contre moi-même » avouait Kim. « Et c’est valable dans tous les sports. Je vais aller m’entraîner au putting, dîner avec du poulet Gochujang et passer une bonne nuit de sommeil ».

A l’approche de cette dernière journée, Sei Young Kim est donc largement favorite, mais il faut rester prudent, car une défaillance peut très bien placer des joueuses comme Yealimi Noh, Nasa Hataoka, Somi Lee et Céline Boutier, en lice pour la victoire.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé de la journée