Lindy Duncan: « ce +8 qui a changé ma vie ! »

J’y pense encore.

J’étais sur le dernier tee de départ des qualifications pour le LPGA Tour, à -3 ce jour-là, sachant qu’un par au 18 me garantirait ma place sur le circuit professionnel pour 2023. C’était tout ce dont j’avais besoin : un par.

Même maintenant, je serais incapable de vous dire exactement ce qui s’est passé sur ce dernier coup de départ. Ma balle est partie droit à droite après avoir frappé la face du club, et soudain, j’ai paniqué. Mes mains se sont engourdies. J’ai eu le souffle coupé. Mon cœur s’est mis à battre la chamade.

J’avais l’impression de sortir de mon corps.

Après avoir envoyé mon coup suivant dans l’obstacle d’eau, j’ai expédié un coup de wedge de 90 mètres, pourtant banal, 18 mètres trop loin, après le drapeau. Pour couronner le tout, j’ai fait trois putts pour un quadruple bogey.

Dans l’un des moments les plus importants de ma carrière, j’ai joué +8. Plus 8 !

J’ai essayé de me contenir en entrant sous la tente des scores, essuyant mes larmes et espérant que personne ne le remarque. Mais je n’ai pas pu les cacher. J’ai vérifié les scores avec mes partenaires de jeu, j’ai ravalé ma salive et j’ai signé pour mon troisième 73 consécutif.

Je me suis précipitée vers la voiture, désespérée d’échapper au désarroi de ce qui venait de se produire. Ma mère nous a ramenées à la maison, et je ne me souviens pas avoir dit grand-chose pendant tout le trajet.

Ce soir-là, j’ai essayé d’écrire à ce sujet, mais les mots me manquaient. Alors, le lendemain matin, je suis allée courir. Ce n’est qu’au contact de mes pieds sur le bitume que mes pensées ont commencé à s’apaiser.

Et c’est là que je me suis posé une question simple, mais terrifiante : dois-je changer, ou dois-je tout abandonner ?

Au fond de moi, je savais que je n’étais pas prête à renoncer au golf. J’y avais déjà pensé. J’avais même envisagé le genre de travail que je pourrais exercer si j’arrêtais. Mais il y avait une vérité plus dure que je devais accepter : je ne m’étais jamais investie à fond dans le golf.

Le physique était là. Ce que je n’avais pas affronté, c’était l’aspect mental, malgré ce perfectionnisme qui m’avait accompagnée pendant une si grande partie de ma carrière.

Voilà le problème avec le perfectionnisme : c’est un mensonge. Il vous berce dans une fausse impression de sécurité, vous faisant croire que si vous contrôlez chaque détail, si vous ne commettez jamais d’erreur et ne vous autorisez jamais à échouer, vous atteindrez votre objectif.

Pendant la majeure partie de ma carrière de golfeuse, j’ai cru à ces mensonges. Je me suis donné à fond, je me suis entraîné encore plus, et pendant un temps, ça a semblé fonctionner.

Jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus.

Ce score de +8 (quadruple bogey) a été un véritable électrochoc. Il m’a forcé à me regarder en face, non seulement en tant que golfeur, mais aussi en tant que personne.

Le changement ne serait pas facile. Il serait chaotique, inconfortable et effrayant. Je devais me décider : si je donne tout ce que j’ai et que ce n’est toujours pas suffisant, est-ce que je m’en remettrai ?

J’ai choisi le courage. J’ai choisi de changer.

Je me suis investi à fond dans le travail que je faisais avec mon psychologue du sport, Raymond Prior. Puis, vers la fin de la saison 2024, alors que je me retrouvais à nouveau à lutter pour conserver ma carte, j’ai contacté mon entraîneur de swing, Sean Foley.

Au début, je pensais avoir simplement besoin d’aide pour mon alignement. Mais Sean est rapidement devenu bien plus qu’un simple instructeur. Il m’a initié au concept des mantras quotidiens : de courtes phrases pour se rappeler qui l’on aspire à être.

Il m’a suggéré de créer les miens.

Et puis, quelque chose a changé. Non pas que les mots eux-mêmes fussent magiques, mais parce que j’ai commencé à y croire.

Quelques semaines plus tard, j’arrivais au Chevron Championship, après avoir manqué le Cut. Normalement, j’aurais ressenti le trac habituel qui accompagne le début de la saison des tournois majeurs, mais cette fois, c’était différent.

J’ai joué 66 au deuxième tour, et je me suis dit que c’était peut-être enfin mon moment. Je me suis retrouvée sur le premier tee le dimanche, avec un titre majeur en jeu. Ce dernier tour était la première fois que je me permettais de prendre du plaisir sur un parcours de golf. C’était tout simplement exaltant.

Je n’oublierai jamais ce moment où j’ai abordé le 18e trou ce jour-là. Les acclamations du public. L’énergie de la foule qui espérait que mon putt pour birdie rentre. Quand le coup est tombé, j’ai laissé éclater ma joie. J’ai serré mon caddie dans mes bras, signé ma carte de score et suis retourné au départ du 18 pour le playoff. Je me suis dit : « Allez, on va essayer de gagner ce fichu tournoi ! »

Mais un trou plus tard, c’était fini.

Quelqu’un d’autre a soulevé le trophée et a sauté dans l’étang. Pourtant, à ma grande surprise, je n’étais pas déçu. J’avais vécu un moment inoubliable, un véritable cadeau.

Cette nuit-là, trop excité pour dormir, j’ai commencé à écrire sur ce que j’avais ressenti pendant la semaine, sur l’adrénaline de la compétition, sur ce que j’avais appris sur moi-même et sur le chemin sinueux qui m’y avait mené. Une fois terminé, j’ai envoyé mes notes à ma sœur et je lui ai demandé : « Devrais-je publier ça ? »

Je n’avais jamais rien partagé d’aussi intime auparavant, ni avec des amis, ni avec d’autres joueurs, ni avec personne. Mais finalement, j’ai cliqué sur « Publier ». La réaction m’a stupéfié.

Il s’est avéré que beaucoup de mes amis et collègues athlètes savaient exactement ce que c’était que d’étouffer sous le poids du doute. J’ai eu des conversations plus sincères sur la vie et le golf que jamais auparavant durant toutes mes années sur le Tour.

Les gens se sont reconnus dans mon histoire. Ils ont vu la déception, la reconstruction, la rédemption. Et cela comptait plus pour moi que n’importe quel trophée.

Alors, quand j’ai reçu cet appel téléphonique m’annonçant que j’avais remporté le prix Heather Farr de la persévérance, je n’étais pas sûre de le mériter. Mon parcours n’avait rien de révolutionnaire, et encore moins d’unique. Ce qui le rendait remarquable, c’était ma volonté d’en parler.

Prononcer mon discours de remerciement aux Rolex Awards, plus tard dans l’année, fut un autre exercice de vulnérabilité. J’ai parlé de mon passé et de mes aspirations, en réfléchissant aux choix que j’avais faits pour continuer à travailler et m’engager dans une nouvelle démarche mentale.

Car la vérité, c’est que le chemin vers l’acceptation de soi n’est pas linéaire.

Et mon histoire est loin d’être terminée.

Je suis toujours en construction. Il y aura toujours des erreurs, sur le terrain comme ailleurs, et j’ai fini par l’accepter. J’ai compris que le bonheur ne dépend pas des scores ni des résultats, et que le véritable amour n’est pas transactionnel. Il est inconditionnel. Parfois, je repense à ce moment aux qualifications, à cette version de moi-même quittant le 18e green, persuadée d’avoir gâché ma vie dans un sport qui ne me rendait pas la pareille.

Quand j’y repense, je suis un peu plus indulgente envers cette version de moi-même.

Car maintenant, je comprends quelque chose que j’ignorais alors.

Ce +8 ne m’a pas définie. C’est ce que j’ai fait ensuite qui l’a fait.

Traduit et adapté de l’article original => ICI

Par Lindy Duncan

Lindy Duncan a rejoint le circuit LPGA en 2014 après sa brillante carrière universitaire à Duke University, où elle a été nommée All-American à quatre reprises. Elle a été choisie par ses pairs comme lauréate du prix Heather Farr de la persévérance en 2025.

Founders Cup : un doublé pour Hyo-Joo Kim !

Huitième victoire sur le LPGA Tour, pour la Sud-coréenne, qui remporte, pour la seconde fois, ce tournoi. Hyo-Joo Kim reste performante, depuis plus de 10 ans, avec presque une victoire par an.

Ce dernier tour s’est résumé à un match play entre les joueuses du dernier groupe, où l’ancienne numéro un mondial fut très proche de prendre l’avantage. Mais le parcours fut un juge de paix redoutable.

Une chose est certaine, après cette semaine de golf, sur le LPGA Tour, le nouveau parcours choisi pour accueillir cette Founders Cup a eu le mérite de proposer des coups techniques et parfois spectaculaires, en plus d’homogénéiser le leaderboard, entre joueuses de premier plan et nouvelles venues.

Cependant, le dernier tour s’est rapidement résumé à un match play entre le leader, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, et l’ancienne numéro un mondial, l’Américaine Nelly Korda.

Mais ce n’est seulement qu’au 10e trou que les deux joueuses étaient à égalité. Auparavant, Hyo-Joo Kim restait en tête, mais sous la menace de l’Américaine qui était en train d’entamer une progression, comme elle l’avait fait la veille. Après 8 trous, Nelly Korda jouait –3 pour la journée, pour un score total de –15, la situant à seulement deux coups de la Sud-coréenne. Et c’est au trou n°8 que Hyo-Joo Kim concéda un second bogey, avec un putt, pour sauver le Par, qui fit une virgule.

Et le retour, plus difficile à jouer que l’aller, allait arbitrer le débat entre les deux jeunes femmes, puisque derrière, beaucoup de leurs poursuivantes allaient entrer au club house, et pour certaines, connaître, également, des moments compliqués. Comme Hae Ran Ryu qui jouait –7 journée, jusqu’au 14, et qui commença à perdre pied dès le trou n°15, en concédant bogey sur bogey. La Sud-coréenne allait finalement perdre trois coups sur les quatre derniers trous, et dégringoler à –10, loin du duo de tête, alors à –17.

Korda un peu fébrile, Kim malchanceuse mais heureuse !

Ce sont donc les 9 derniers trous qui ont animé cette fin de tournoi, où de nombreux pièges étaient à déjouer. Un arbre au milieu du fairway du 10, des bunker sur le fairway ou des green un peu surélevés où la balle ne parvenait pas à s’arrêter rapidement. Sans parler des dog leg où la balle pouvait terminer dans le rough, comme c’est le cas au 18. Il fallait donc, cette semaine, disposer d’une grande technique et d’un repérage méticuleux, même si nous savons que le parcours a changé de physionomie, entre les séances d’entraînement et le premier jour de la compétition. Enfin, la stratégie était essentielle autant que le sens de la créativité.

Et il fallut tout le talent de Nelly Korda et Hyo-Joo Kim pour limiter les conséquences de ces pièges. Et l’Américaine s’en sortait nettement mieux depuis le départ, puisque contrairement à la Sud-coréenne, elle progressait au score. Après un aller en 32, comportant un bogey sur le Par 4 du 2, puis une belle suite de birdie, Nelly Korda parvint à exploiter le Par 5 du trou n°10, quant Hyo-Joo Kim signa seulement le Par. Les deux joueuses se retrouvèrent, alors, à égalité avec le score de –17. Et Nelly Korda semblait dominer sa partenaire de jeu, nourrissant une ferveur de plus en plus intense du côté des spectateurs. Mais c’est à ce moment que la Sud-coréenne releva la tête. Sur le Par 4 du 11, Hyo-Joo Kim parvint à stopper sa balle à environ 2 mètres du mat, alors que celle de Nelly Korda dû affronter une sortie de bunker.

Avec ce birdie, Hyo-Joo Kim repassa en tête, à –18, un coup devant l’Américaine, sur qui pesait, finalement, plus de pression, même si c’est elle qui avait le mieux progressé jusque là.

Et au trou suivant, les deux joueuses partirent à la faute, concédant, chacune, un bogey.  Du 13 au 16, Nelly Korda tenta d’aller chercher des birdie, mais elle ne trouva que des Par. Alors que Hyo-Joo Kim reprit la main en repassant à –18, grâce à un birdie au 14, malgré une approche qui laissa sa balle bien plus loin que celle de Korda. Mais son putt fut exceptionnel tant par la lecture de la trajectoire que par son exécution. Alors que Nelly Korda, manifestement un peu sous pression, fit passer sa balle sous le trou, en étant à moins de 3 mètres.

Mais ce parcours n’avait pas fini de se défendre. Le green du 16 allait rendre la partie difficile aux deux joueuses. Pour Korda, ce fut une balle qui ne fit pas la distance quand elle tenta le birdie. Pour H.-J. Kim ce fut un changement brutal de trajectoire de sa balle, qui partit subitement à gauche, laissant la joueuse médusée.

Au 17, Korda trouva le green, alors que H.-J. Kim joua trop long et fut contrainte à jouer un chip, derrière le green, et en contrebas. Et c’est à ce moment que l’on vit tout le talent dont sait faire preuve la Sud-coréenne, dont la balle fut jouée dans la ligne du mat, tapa le mat au niveau du trou, et s’échappa moins de deux mètres plus loin. Si ce coup était rentré, la Sud-coréenne aurait assommé l’Américaine et tué le tournoi, avec un birdie somptueux.

Mais ce fut Nelly Korda qui s’autodétruisit avec un Putt pour le Par à moins d’un mètre. Sans réelle explication, elle joua juste à côté du trou occasionnant un putt de retour pour bogey. Au départ du 18, il n’y avait presque plus de suspense, puisque Hyo-Joo Kim menait avec le score de –17, devant Korda à –15. Et si ce dernier Par 5 promettait un dernier birdie, pour chacune des joueuses, il fallait un eagle pour l’Américaine et un bogey pour la Sud-coréenne, pour envoyer ses deux joueuses en playoff.

Après une mise en jeu dans le bunker de fairway, pour les deux joueuses, et second coup pour avancer un peu, Hyo-Joo Kim tenta directement le green, avec un hybride, tandis que Korda le trouva avec un coup de wedge. Avec une balle dans le bunker à jouer au 4e coup, la Sud-coréenne était assurée de ne pas terminer avec un birdie. Alors que Korda pouvait encore l’espérer, malgré un putt à venir d’environ 5 mètres.

La sortie de Kim fit dépasser sa balle de moins de 2 mètres, alors que celle de Korda roula moins d’un mètre après.

Korda allait terminer à –15, et Kim avait deux putt pour s’imposer. Gaspillant le premier, avec une balle qui passa juste au bord, c’est avec un putt pour bogey, et un score de –16, que la Sud-coréenne remportait sa 8e victoire et s’imposait 11 ans après avoir gagné ce tournoi, pour la première fois. « Cette journée fut réellement difficile », confia Hyo-Joo Kim. « Evidemment, le premier jour j’ai bien joué. Le second j’ai commis quelques erreurs, tout comme le troisième. Et aujourd’hui ce fut tout simplement difficile. J’ai fini par partager la tête du classement, et j’ai eu quelques bonnes occasions. Mais finalement je gagne et je suis très contente », avouait la Sud-coréenne qui ne maîtrise toujours pas l’anglais.

Hyo-Joo Kim qui déclara que remporter ce tournoi dans son année de rookie puis une seconde fois, est vraiment un moment magnifique. « Je ne pense pas avoir été nécessairement bouleversée par mes émotions. J’ai essayé de simplement rester concentrée sur mes coups et ce que j’avais à faire », expliquait-elle concernant la gestion du mental durant la partie. Et c’est seulement ensuite qu’elle se libéra totalement.

De son côté, Nelly Korda confia : « l’aller fut super. Alors que j’ai dû me battre un peu plus au retour. Et je n’ai pas autant produit de birdie qu’à l’aller ». Puis elle ajoutait : « je n’ai pas vraiment regardé le leaderboard. Et je ne savais pas vraiment où les autres filles se situaient. Honnêtement, j’étais concentrée sur mon jeu. Tout comme je ne m’occupais pas vraiment de ce que faisait Hyo-Joo », avoua l’Américaine.

Tejedo Mulet, une rookie au milieu des stars

Le Top 10 est complété la présence de l’Espagnole, et rookie, Carla Tejedo Mulet, qui s’offre un énorme coup de projecteur en terminant à –10, au milieu de stars du circuit comme Minjee Lee, Sei Young Kim, Nasa Hataoka ou une Gaby Lopez qui n’a jamais pu approcher suffisamment près les mats, pour se donner des chances de birdie. L’espagnole de 24 ans, qui sort d’une saison 2025 sur l’Epson Tour à la 14e place de la Race, étonne par sa performance et sa capacité à tenir tête à une bonne partie du champ, cette semaine. Toute la semaine, elle a joué sous le Par en faisant preuve d’une belle régularité. Et finalement, elle démontre, une fois encore, qu’en jouant entre –3 et –2, par journée, il est tout à fait possible de se faire une place, sur le LPGA Tour. « C’est complètement fou. Je suis arrivée sans aucune attente. Je venais simplement pour m’amuser et faire de mon mieux. Evidemment, la présence de mes parents a été très importante pour moi. Ils ont fait le voyage depuis l’Espagne », expliqua Tejedo Mulet. « Cette semaine fut riche en émotions et en plaisirs. Je n’ai rien fait de différent. Je suis restée moi-même et je pense que tout le travail accompli pendant l’intersaison a porté ses fruits », ajoutait-elle. « Ce qui m’importait c’était de m’amuser et de me qualifier pour la semaine suivante. J’espérais rester dans le Top 10 jusqu’à la fin de la journée, pour ne pas avoir à jouer la qualification demain matin, à Phoenix », précisa l’Espagnole qui surprend et que l’on a hâte de voir évoluer, sur le prochain tournoi.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour, que l’on a pu voir brièvement à l’écran, réalise une bonne semaine sur ce tracé technique, ce qui devrait la mettre en confiance. Elle clôture honorablement la semaine à –8, elle aussi en ayant joué les quatre journées sous le Par. Et la voici 55e de la Race to CME.

Nastasia Nadaud clôture cette semaine à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses comme Rio Takeda, In Gee Chun ou Gemma Dryburgh, avec trois cartes sous le Par, et une dans le Par. Les 23 463 dollars qu’elle a empochés vont lui permettre de financer ses prochains frais de tournoi, et de rémunérer son caddie, qui est indissociable de sa performance. Ce résultat permet à la Française de 21 ans, dont on attend qu’elle conserve sa carte cette saison, au minimum, de comptabiliser 24, 667 points de Race to CME et d’intégrer le Top 100 à la 84e place.

Quant à Céline Boutier, jamais elle n’a été en mesure de s’illustrer dans ce tournoi, jouant une seule journée sous le Par et terminant à la 56e place, à +1.

Attention, pour elle, de ne pas rester trop longtemps dans le creux de la vague, car la concurrence est rude et à 32 ans, la sortie est souvent plus proche que l’entrée. Et beaucoup de joueuses mettent fin à la carrière, sur le LPGA Tour, dans cette tranche d’âge, après une période compliquée.

Prochain tournoi, du 26 au 29 mars, avec le Ford Championship, en Arizona.

Le classement final => ICI

Founders Cup : Hyo-Joo Kim solide en tête !

La Sud-coréenne est-elle en route vers un 8e succès sur le LPGA Tour ?

Ce moving day laisse le leader en tête, mais a permis à plusieurs joueuses de combler leur retard, telle l’Américaine et ancienne numéro un mondial, qui se retrouve, seule, à la seconde place, en embuscade.

C’est une évidence, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim domine ce parcours, et sa carte de 66 en est la preuve. La joueuse de 30 ans, septuple vainqueur sur le Tour, semble bien partie pour conquérir un huitième titre, et le premier succès de sa saison. Après trois birdie, elle signait un eagle, sur le Par 5 du trou n°5, passant à –16, et laissant derrière elle tout le champ, dont le Top 10 qui se modelait au fur et à mesure des scores.

Puis, Hyo-Joo Kim trouva le chemin du birdie, sur le Par 4 du trou n°6, s’envolant avec le score de –17, que l’on pensait annoncer un chiffre encore plus bas, avant la fin de la journée. Mais le parcours se défend bien, et ce sont les positions de drapeaux qui rythment le jeu et le score de chaque joueuse, laissant plus ou moins la place pour bien positionner la balle.

Sur le Par 5 du 16, Hyo-Joo Kim concédait un bogey, et elle ne retrouvait son score de –17 qu’après un birdie sur l’avant dernier Par 5, qui se situe au trou n°10. Jouant deux trous devant, l’Australienne Karis Davidson évoluait à la seconde place, à –11, avec à ses trousses, l’ancienne numéro un mondial, Nelly Korda, 27 ans, qui semble sortir du creux d’une vague, qui a débuté après son exceptionnelle année 2024. Et sa victoire, un peu arrangée avec le concours de la météo et des instances sportives, en début d’année, semble participer de cette indicateur de confiance qui permet à l’Américaine de revenir au premier plan.

Partie à 13h20, avec Davidson, Korda débuta par un birdie sur le Par 4 du trou n°2, passant à –7, avant d’alourdir la marque avec deux autres birdie, au 7 et au 8. Puis, sur le Par 5 du 10, elle signait un quatrième birdie, sans avoir concédé de bogey. Elle se retrouvait, alors, un coup derrière sa partenaire de jeu, prête à lui ravir cette seconde place, à la première occasion venue.

Et c’est en fin de parcours qu’elle se présentait, d’abord sur le Par 4 du 16, avec un putt à deux mètres du trou, puis au 18, après une très belle approche qui lui laissa un putt d’environ 50 centimètres, pour un dernier birdie.

De son côté, Karis Davidson vécu un retour moins heureux, qui avait pourtant débuté par deux birdie, au 10 et au 11. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du 12, et un dernier sur le Par 3 du 17, qui la faisait retomber à –9.

Parallèlement, la Chinoise Ruixin Liu progressait et se frayer un chemin dans le Top 3, à –11 total, après avoir réussi une journée en –6, comme Korda et H.-J. Kim.

La Mexicaine Gaby Lopez, dont on a vu combien elle est en confiance depuis jeudi, se battait comme un diablo pour rester dans la course à la victoire. Partageant sa journée avec Hyo-Joo Kim, elle avait devant elle le modèle à suivre. Lopez débuta par un bogey, sur le Par 4 du 2, mais elle passa vite à l’offensive, en signant un premier birdie sur le Par 4 du 6, et un eagle sur le Par 5 du 7. Puis, elle atteignit le score de –10, grâce à un second birdie sur le Par 4 du 10. En embuscade à la 3e place, après 10 trous, elle allait tenter d’améliorer son score du mieux qu’elle put. Cependant, elle butta sur le Par 4 du 12 en concédant un bogey, qu’un birdie sur le Par 4 du 14, allait effacer, au lieu d’améliorer son score.

Et au 18, envoyant sa balle dans le rough, à gauche, comme Hyo-Joo Kim, elle tenta d’aller chercher le green, au bois, afin de se donner une chance d’eagle. Mais sa balle échoua dans le bunker, sous le green, à droite, et c’est grâce à une superbe sortie qu’elle put conclure avec un dernier putt, pour birdie, très près du trou. « Ce fut une journée amusante », déclara Lopez. « Jouer avec Hyo-Joo était le meilleur scénario pour jouer son meilleur jeu. J’ai très bien débuté cette journée, puis je me suis battue contre le parcours, sur plusieurs trous. J’ai tapé un très, très bon driver au départ du 2, qui a atterri dans le bunker, auquel je ne m’attendais pas », expliquait la Mexicaine. « Puis, je suis restée patiente, et je savais que j’allais avoir des opportunités, donc il me fallait croire en mon processus de jeu ». Elle se confia également sur son eagle au trou n°7 : « j’ai tapé une très bonne mise en jeu, au driver. Un peu en fade. Ensuite, j’ai eu un super lie et j’ai joué bois 3 à la perfection. Le meilleur de mon existence. Le contact de balle était parfait. Et je me suis retrouvée à environ à 60 centimètres du trou », poursuivi Gaby Lopez qui a réalisé un trou exceptionnel.

Juste derrière, à –9, se trouvent quatre joueuses, dont Karis Davidson, mais aussi le numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et une étonnant Erika Hara, qui débute bien son année de rookie. La Japonaise de 27 ans, qui n’a eu besoin que d’une année sur l’Epson Tour pour décrocher sa carte pour le LPGAV Tour, a déjà signé un Top 10, en Chine, lors du Blue Bay. Et elle s’offre même le luxe d’être leader de l’AON Risk Reward Challenge, démontrant une belle capacité pour évoluer au plus haut niveau mondial.

Elle aussi à signer un eagle, dans cette journée, sur le Par 5 du trou n°5, mais elle a concédé deux bogey sur ce retour qui pose un peu problème aux joueuses.

Quoi qu’il en soit, Ce Top 10 est assez homogène puisque Robyn Choi a réussi à suivre le rythme en se classant 9e à –8, avec une In Gee Chun que l’on a plaisir à retrouver dans le haut d’un leaderboard. Tout comme la Thaïlandaise Pornanong Phatlum, qui sort d’une saison de rédemption, sur l’Epson Tour. L’espagnole Carla Tejedo Mulet, autre rookie issue de l’Epson Tour, complète ce groupe à –9, avec Jin Hee Im.

Nadaud et Delacour toujours dans le rythme !

C’est une bonne semaine pour les Française Perrine Delacour et Nastasia Nadaud, qui démontrent leur franche capacité d’adaptation, à un parcours technique qu’elles n’avaient jamais joué.

Classée 18e à –6, la picarde de 31 ans court toujours après une première victoire, sur le LPGA Tour, mais aussi après son maintient automatique, sur le LPGA Tour. En se trouvant à la porte du Top 10, elle se donne une chance d’engranger des points précieux de Race to CME, cette semaine, et il lui faut simplement pouvoir jouer un peu plus bas que 70, dans cette dernière journée.

Même stratégie pour Nastasia Nadaud, qui a toujours eu la tête sur les épaules et qui sait qu’il faut être prudent et moins rêveur. En jouant 71 dans ce moving day, elle a perdu 7 positions, mais elle reste dans le coup pour aller vers une bien meilleure place. D’autant que comme Perrine Delacour, elle a limité les bogey. Il ne lui manque qu’à se créer plus d’opportunités de birdie.

Ce début de saison pour Nastasia Nadaud laisse présager d’autres bons résultats, et, on l’espère pour elle, de terminer dans le Top 100, au mois de novembre.

En revanche, Céline Boutier n’est pas du tout à l’aise sur ce parcours. Elle signe un troisième tour en 74 et ne rassure pas quant à sa capacité de revenir jouer les premiers rôles sur un LPGA Tour où Nelly Korda semble rebondir. Tout comme Yani Tseng qui est à –2, après une nouvelle carte sous le Par.

Cette dernière journée pourrait être dominée, en fois encore, par Hyo-Joo Kim, mais la présence de Nelly Korda, à la seconde place, qui jouera dans le dernier groupe, pourrait intimider la Sud-coréenne et nous offrir un suspense inattendu.

Rendez-vous cette nuit, à partir de 23h00, pour suivre le dénouement de cette Founders Cup.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : Hannah Green encore en tête !

L’Australienne Hannah Green, qui a choisi de ne pas s’aligner au départ de la Founders Cup, est-elle partie pour faire le doublé, sur sa terre natale ?

Une semaine après sa victoire lors de l’Open d’Australie, Hannah Green est passée en tête de cette nouvelle étape Australienne du Ladies European Tour, en comptant deux coups d’avance sur sa plus proche poursuivante, avant d’entamer le moving day. Et les Françaises sont à la peine.

Après les deux premières journées de ce tournoi co-sanctionné par le circuit australien et le circuit européen féminin, c’est encore une joueuse du LPGA tour qui vient donner des leçon de golf aux pensionnaires du LET. Et cette joueuse n’est autre que celle qui s’est imposée, la semaine passée.

Hannah Green a ravi la première place à l’Ecossaise Kelsey Macdonald, qui avait signé le record du parcours, lors de la première journée, en jouant 64. L’Australienne n’était qu’un coup derrière elle, à –6, en compagnie de l’Anglaise Charlotte Heath, et un coup devant un groupe de quatre joueuses à –5, où se trouvait l’Anglaise Meghan MacLaren.

Lors de cette seconde journée, l’Ecossaise Macdonald a totalement dévissé, en jouant –1, se retrouvant reléguée à –1, à la 34e place. La joueuse de 35 ans, qui est toujours en quête d’une victoire depuis près de 10 ans, a concédé une triple faute et deux doubles, à la suite, sur le retour, après avoir débuté par un bogey au trou n°1.

Alors que l’Australienne Hannah Green, partie du Tee n°1, a très vite trouvé le chemin du birdie, avant de concéder un double bogey, sur le Par 3 du trou n°6. Une double faute qu’elle immédiatement effacée grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°7, avant d’aller cherche un quatrième birdie.

Mais au retour, Green a connu des hauts et des bas en passant d’un bogey à un birdie, par deux fois, signant un retour neutre et dans le Par. Après une première carte de 65, Hannah Green démontre sa capacité à être régulière, d’une semaine à une autre, et d’une journée à l’autre. Elle aborde la suite de la compétition, avec un peu de pression :  « c’était vraiment les montagnes russes, c’est certain », a déclaré la joueuse de 29 ans. « Ce fut agréable de réussir l’eagle au Par 5 après un double bogey au Par 3. J’espère pouvoir retrouver un jeu plus régulier. Ne pas jouer de bogey hier, c’était bien, alors c’est ce que je vais essayer de faire ce week-end », confiait Hannah Green. « J’ai l’impression de me mettre plus de pression que d’habitude, car je suis sur une excellente lancée. Si je n’avais pas gagné les deux derniers tournois, je serais peut-être un peu moins sous les projecteurs. Je pense que le plateau du LET reste très relevé, donc ce n’est pas facile pour moi ce week-end. Il y aura beaucoup de bonnes joueuses derrière moi qui vont me talonner et qui auront probablement moins de pression », complétait-elle.

Pour Meghan MacLaren, qui fait son retour sur le LET, en ayant décroché sa qualification au mois de décembre dernier, c’est une bonne opportunité que d’être seconde : « c’est incroyable. C’est exactement là où je voulais être. Alors, vous n’en profitez peut-être pas autant que vous le pensez, surtout si vous comparez avec les deux dernières années. Dès ma première venue ici, en Australie, j’ai su que j’allais adorer. Ça me correspond parfaitement : la culture, le café est exceptionnel. Et puis, ma première victoire ici, en 2018, a évidemment confirmé tout ça. J’ai aussi l’impression que le public me soutient vraiment. Bref, je me sens bien ici », déclara l’Anglaise de 31 ans, qui compte déjà trois victoires sur le LET. En concédant un seul bogey dans sa journée, elle a confirmé sa capacité à revenir en forme sur le circuit européen, et elle sera suivie lors de ce moving day.

Tout comme l’Allemande Alexandra Forsterling, qui pointe seule à –7, après une très bonne journée en 66, comportant un eagle sur le Par 5 du trou n°4.

La Sud-africaine Casandra Alexander ne désarme pas, et elle est encore en embuscade, cette semaine, dans un groupe de quatre joueuses à –6.

Timide début présence des Françaises

En renfort, cette semaine, Vanessa Bouvet et Ariane Klotz, toutes les deux âgées de 27 ans, entament leur seconde saison pleine sur le LET, un âge très avancé pour espérer évoluer à un niveau supérieur au niveau professionnel, chez les féminines. La native de Nouvelle Calédonie ne franchit pas le Cut, reléguée à la 109e place, à +9, tandis que la représentante du golf de Terre Blanche, se hisse péniblement à la 60e place, à +2, et jouera ce week-end.

Et en l’absence de Nastasia Nadaud qui réussit un bien meilleur début de saison, comme rookie, sur le LPGA Tour, que sa compatriote Adela Cernousek, C’est encore Céline Herbin qui est la meilleure représentante Française, cette semaine. Sans Agathe Laisné qui a joué 77 après sa première de 69, et qui ne franchit pas le Cut.

Mais Herbin est à -3, loin derrière Hannah Green, et si elle veut rentrer dans le Top 10, en fin de tournoi, il va falloir qu’elle aille chercher plus de birdie, et qu’elle se débarrasse de ces bogey qui continuent d’encombrer ses cartes.

Emma Falcher, qui constitue un espoir pour la France, sur le LET, en étant âgée de 20 ans, participe à son troisième tournoi de la saison, et se trouve à –2, en 23e position, avec l’Allemande Leoni Harm et neuf autres joueuses, dont la Mexicaine Fernanda Lira et la Néo-zélandaise Momoka Kobori.

Emme Grechi (+3), Agathe Sauzon (+6), sont également éliminée par le Cut qui s’est figé à +2.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : l’essentiel à savoir

Le Ladies European Tour continue sa tournée australienne, avec le 5e tournoi de la saison.

Historique

Ce tournoi a été créé en 2022 mais n’a été intégré au calendrier du LET qu’en 2025.

En 2023 et 2024 il n’a pas été organisé, et en 2025, il fut annulé à cause du cyclone Alfred. Il s’agit donc de la seconde édition, et de la première sur ce nouveau parcours.

Le champ de joueuses

Ce sont 132 joueuses qui sont au départ, avec, évidemment, un important contingent d’Australiennes. Dont une partie de celles qui ont fait l’actualité des deux dernières épreuves. A savoir Sarah Kemp, Kirsten Rudgeley, Kelsey Bennett, Stephanie Kyriacou, l’amateur Reagan Denton qui a réalisé un trou en un la semaine dernière, et, bien entendu, Hannah Green, vainqueur dimanche dernier.

A leurs côtés, des vedettes du circuit européen comme Casandra Alexander, Alice Hewson, Diksha Dagar, Annabell Fuller, Pia Babnik, les soeurs Metraux, Lydia Hall, Klara Davidson Spilkova, Alexandra Fortserling, Charlotte Heath, Lily May Humphreys et quelques Françaises.

Céline Herbin et Agathe Laisné continuent leur parcours sur ce circuit européen où elles se sont distinguées, depuis deux semaines, en étant entourées de Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Sauzon, Emma Falcher, Ariane Klotz et Vanessa Bouvet.

Et au total, ce sont 31 joueuses Australiennes qui sont engagées dans ce tournoi qui devrait mobiliser du public.

Dix sept joueuses bénéficient d’une invitation et en plus de Reagan Denton, il y a deux autres amateurs Australiennes que sont Jazy Roberts et Ella Scaysbrook.

Le parcours

Il s’agit d’un Par 71, d’une distance de 5637 mètres, comportant, comme la semaine passée, trois Par 5 à l’aller, mais un seul au retour, qui est au 18. Lors des deux premiers tours, les joueuses qui s’élanceront du Tee n°10 devraient être un peu plus avantagées.

C’est au sud de la ville de Brisbane que se trouve le golf du Sanctuary Cove Golf et Country Club, sur le territoire du Queensland. Comportant deux tracés dessinés part Arnold Palmer, que sont le Palm et le Pines, de type links, ce tournoi est joué sur le Palm. Comportant plusieurs pièces d’eau, et étant moins étouffé par les pins, les difficultés débuteront dès le trou n°1 ceinturé par deux pièces d’eau, dont une proche du green qui est en hauteur. Le risque étant très important lorsque le drapeau est situé à gauche. Les bunkers sont encaissés, comme la semaine dernière, mais composés d’un sable blanc. Les green comportent, également, des pentes et parfois deux à trois plateaux.

Mettre en jeu hors des fairway ne devrait pas être pénalisant, cependant, à certains endroits, sous les palmiers, il y a des bosquets qui peuvent rendre la balle injouable.

Voir le détail du parcours, en vidéo => ICI

Dotation et prime

En 2022, la première édition recevait une dotation de 600 000 dollars australien. Cette somme est reconduite cette année. Quant à la prime au vainqueur, elle était de 285 000 dollars australiens, en 2022, et elle reste à confirmer, cette année.

Diffusion TV

Seules les deux dernières journées seront diffusées sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Samedi 21 mars : 02h00 à 07h00
  • Dimanche 22 mars : 02h00 à 07h00

Le lien => ICI

Cognizant Founders Cup: l’essentiel à savoir

Cette 15e édition marque le véritable coup d’envoi de cette saison, avec un champ plein, sur le sol américain.

Historique

Créée en 2011, cette épreuve a pour objectif de célébrer les 13 fondatrices de la LPGA, dont la dernière d’entre elles, Marlene Hagge, s’est éteinte en 2023, deux jours après le tournoi. Depuis l’an dernier, cette épreuve a pris place en début de saison. Cette année, un nouveau partenaire vient se greffer à sa dénomination historique

L’épreuve a connu plusieurs sponsors avant que la fameuse banque américaine, Bank of Hope, ne soit le sponsor titre, entre 2017 et 2019. En 2020, le fabricant asiatique de balles de golf, Volvik, y accrochait son nom, mais l’épreuve ne se déroula jamais, en raison de la crise sanitaire.

En 2016, Sei Young Kim y décrocha la victoire avec un score final record de –27 ! Et en 2017, Anna Nordqvist y signa la carte la plus basse avec un score de 61.

A l’origine, l’épreuve comportait trois tours. Mais, dès la seconde édition elle se déroula sur 72 trous.

En 2020, en raison de la crise sanitaire, cette épreuve n’a malheureusement pas eu lieu, mais elle a gagné un nouveau sponsor qui, en 2022, a fait doubler la dotation.

Cette année là, organisée du 12 au 15 mai, cette épreuve fut marquée par l’absence de Shirley Spork, décédée un mois plus tôt, et dont la disparition à l’âge de 95 ans, donna une touche très particulière à cette édition, empreinte de souvenirs, de recueillement et d’un besoin de transmission de l’esprit du LPGA Tour, vers les nouvelles générations.

Le parcours

Après que les éditions 2022, 2023 et 2024 se soient déroulées sur le Upper Monclair Country Club, dans le New-Jersey, et sur le fameux parcours du Bradenton Country Club, en Floride, terrain de jeu de Nelly Korda, en 2025, c’est en Californie qu’il trouve refuge sur le Sharon Heights Golf et Country Club, au Menlo Park, dans le Comté de San Mateo, entre San José et San Francisco.

C’est un parcours boisé, comportant de nombreux dénivelés, qui attend les joueuses et les joueuses techniques et stratégiques y seront plus à l’aise que les autres. Ce tracé développe environ 5982 mètres, en Par 72 (36 – 36). Il ya deux Par 5 de chaque côté, dont le dernier au 18 qui sera le théâtre d’un dernier moment de suspense, en cas de joueuses ex æquo.

Si le nombre de bunker n’est pas précisé, il y a une pièce d’eau commune à deux trous, mais seul le green du trou n°2 est concerné et la pièce d’eau est très éloignée. Les balles dans l’eau sont donc presque à exclure, cette semaine.

Certaines configurations de green font penser au parcours du dernier US Women’s Open, où il fut très difficile d’y faire tenir les balles., On peut donc supposer que les scores ne seront pas très bas, cette semaine.

Ce tracé date de 1963 et est l’œuvre de Jack Fleming, qui est aussi l’architecte du Salinas Golf et Country Club, à Vallejos, et du TPC Harding Park, toujours cette région de San Francisco.

Le champ de joueuses

Après un champ de joueuses à 120, l’an dernier, c’est à nouveau un champ de 144 joueuses composé du Top 80 de la Race to CME, où l’on constate le retour de Nelly Korda au milieu des stars du moments que sont Atthaya Thitikul, Miyu Yamashita, Minjee Lee, Rio Takeda, Sei Young Kim, Hyo-Joo Kim, Hye-Jin Choi, Nasa Hataoka, ainsi que les sœurs Iwai et l’Américaine tenante du titre, Yealimi Noh.

Sont également au départ l’Anglaise Lottie Woad et l’Américaine en forme depuis le début de la saison, Auston Kim.

Parmi les joueuses vétérans, on compte la présence de Anna Nordqvist, Yani Tseng, Lydia Ko, In Gee Chun et Amy Yang.

Le Top 10 de l’Epson Tour complète ce champ, avec Yana Wilson, Melanie Green et Gina Kim. Quant aux rookie, elles sont 26, sur les 28 de cette saison, ce qui implique la présence de Helen Briem, Mimi Rhodes et Natasia Nadaud. Qualifiée du lundi, l’an dernier, l’Américaine Sophia Schubert revient grâce au Top 10 de la saison 2025 de l’Epson Tour.

Les autres Françaises au départ sont Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin Bouchard.

Les invitées sponsors

  • Victoria Cui – USA
  • Sherry Zhong (a) – Chine

Les qualifiées du lundi

  • Lauren Hartlage – USA
  • JeongEun Lee6 – Corée du sud

Le palmarès

La Sud-coréenne Jin Young Ko est la seule à avoir remporté trois fois l’épreuve.

  • 2025 : Yealimi Noh (-21)
  • 2024 : Rose Zhang (-24)
  • 2023 : Jin Young Ko (-13)
  • 2022 : Minjee Lee (-19)
  • 2021 : Jin Young Ko (-18)
  • 2019 : Jin Young Ko (-22)
  • 2018 : Inbee Park (-19)
  • 2017 : Anna Nordqvist (-25)
  • 2016 : Sei Young Kim (-27)
  • 2015 : Hyo-Joo Kim (-21)
  • 2014 : Karrie Webb (-19)
  • 2013 : Stacy Lewis (-23)
  • 2012 : Yani Tseng (-18)
  • 2011 : Karrie Webb (-12)

Record du tournoi

-257 : Sei Young Kim (2016) – Wildfire Golf Club

Sponsor et dotation

Plusieurs sponsors titres se sont succédé à la tête de cette épreuve, qui entre, peu à peu, dans le cercle des classiques du LPGA Tour. Bank of Hope fut incontestablement le partenaire emblématique de l’épreuve, puisque autour de ce parrainage, s’organisait une vaste collecte de fonds, en faveur des plus démunis. Volvik restera le sponsor malheureux, qui aura donné son nom sans en retirer le moindre profit, en matière d’image. Et Cognizant a accompagné l’épreuve, pendant 3 ans, jusqu’en 2024.

L’an dernier, aucun sponsor titre n’avait associé son nom au tournoi et cette année c’est la société Fortinet, leader mondial des solutions et des services en matière de cybersécruité, qui est le sponsor le titre.

Diffusion TV

Le tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 19 mars : 23h00 – 02h00
  • Vendredi 20 mars : 23h00 à 02h00
  • Samedi 21 mars : 23h00 à 02h00
  • Dimanche 22 mars : 23h00 à 02h00

IOA Golf Classic : un duo à –6 en tête !

La Chinoise Yue Ren, seconde et hauteur d’une bonne carte, conserve un oeil sur les joueuses de tête avant ce second tour. (Photo: Epson Tour)

Alors que la météo pourrait se dégrader, pour le second tour, c’est un duo composé d’une Australienne de 25 ans et d’une Américaine de 17 ans, qui occupe la tête du tournoi. Et parmi elles, Gianna Clemente, sur laquelle tous les regards sont braqués depuis plusieurs années.

Après une petite confusion dans la composition du champ de cette semaine, l’Etatsunienne de 17 ans, Gianna Clemente, est enfin là où beaucoup l’attendent depuis longtemps.

Révélé comme un espoir du golf féminin mondial, il y a deux ans, Clemente continue de confirmer son potentiel pendant que d’autres espèrent briller au plus niveau, sans jamais apparaître dans les grands rendez-vous. Dans ce premier tour, Gianna Clemente a rendu une carte vierge de bogey, comportant deux birdie en début de parcours, et quatre au retour, dont un au 10 et le dernier au 18. Partie du Tee n°1, dans l’avant dernier groupe, avec sa compatriote Kim Kaufman et l’Allemande Jordan Fischer, la native de l’Ohio elle faisait jeu égal avec Jennifer Elliott, partie du Tee n°10, à la même heure, soit 14h08. L’Australienne de 25 ans qui signa deux birdie en début de parcours, avant d’en réaliser un troisième, sur le Par 5 du 18. Au retour, après un quatrième birdie sur le Par 3 du trou n°2, Elliott concédait un bogey, qui allait lui redonner l’énergie pour serrer son jeu, et faire évoluer son score par trois derniers birdie, à la suite. « Je me suis vraiment amusée aujourd’hui », confia l’Australienne de 25 ans. « J’avais un bon plan de jeu, et tout s’est déroulé comme prévu. Je voyais parfaitement les lignes de putt et je les ai bien réussis », expliquait-elle.

De son côté, Gianna Clemente déclarait : « je me suis sentie vraiment en pleine forme, aujourd’hui. J’ai le sentiment d’avoir amélioré mon putting depuis la semaine dernière. Et j’ai aussi réussi de très bons coups de wedge. J’ai donc pu en profiter pour rentrer quelques putt courts ».

Clemente et Elliott qui sont venues coiffer la Chinoise Yue Ren, sur le poteau, elle qui s’était élancée du Tee n°10, à 09h06, en compagnie de Riley Rennell et de la Japonaise Nika Ito. Ren qui signe une carte de –5, qui aurait pu être plus décisive, si seulement elle n’avait pas concédé deux bogey à la l’aller. La Chinoise de 25 ans, qui joue en alternance entre l’Epson Tour et le LPGA Tour depuis 2020, et qui a obtenu une victoire, en 2023, au Circling Raven Championship, a même avoué avoir manqué une opportunité d’eagle qui aurait pu lui permettre de partager la tête du classement : « sur le Par 5 du trou n°3 j’ai réussi un très bon coup d’approche. Mais la balle a roulé hors du green, jusqu’à environ quatre mètres. J’ai remis la balle sur le green et j’ai réussi à faire un birdie ».

D’autres joueuses expérimentées sont en embuscade, à –4. Il s’agit de JeongEun Lee6, de Dottie Ardina, de Jiwon Jeon et Becca Huffer qui fait figure de vétéran, sur ce circuit, à 35 ans. L’Américaine qui n’a jamais réussi à remporter un seul tournoi depuis son année de rookie en 2013, et qui fait du golf le centre de son existence.

Classée 34e, dans le Par, la Française Adela Cernousek apparaît toujours en souffrance chez les professionnelles, en ayant du mal à rendre des cartes nettement sous le Par.

Le classement provisoire => ICI

Women Australian Open : Hannah Green efface les Françaises !

Ce moving day n’a pas souri aux Françaises qui avaient pourtant réussi à se maintenir en haut du leaderboard, et l’une d’entre elles promettait de dominer cette journée. Mais elles ont commis trop de fautes face à une Australienne déterminée à succéder à Karrie Webb !

C’est donc Hannah Green qui abordera le dernier tour de l’Open d’Australie féminin, en tête, avec un coup d’avance, et qui tentera de décrocher une victoire historique à domicile.

La septuple vainqueur sur le LPGA Tour a rendu une carte de 68 (-4) ce samedi, prenant ainsi la place de Céline Herbin, en tête d’un tournoi qu’elle espère remporter.

Le récent vainqueur du HSBC Women’s World Championship s’est montré plus efficace que les autres joueuses, et notamment les Françaises qui, après un début de parcours où Céline Herbin géra les coups et où Agathe Laisné passait à l’offensive, sont toutes les deux parties à la faute.

Green a d’abord aligné trois birdie et jouant dans le groupe de Céline Herbin, elle eut tout le temps de mesurer le retard qu’elle devait combler. Herbin partait à la faute sur le Par 3 du trou n°3, avant de ne trouver que des Par jusqu’au Par 5 du trou n°9.

De son côté, Agathe Laisné, qui s’était élancée un groupe devant celui du leader, sortait de l’aller avec sept Par et deux birdie, se retrouvant en tête avec Hannah Green, avec le score de –7.

Les scores furent serrés jusqu’à la moitié du retour, et Agathe Laisné donnait le sentiment de pouvoir s’envoler seule en tête, en rentrant bien plus de birdie que son aînée. Hannah Green vécut, elle aussi, des moments compliqués sur un parcours qui ne fait pas de cadeaux. Notamment les green où l’on a vu beaucoup de joueuses se retrouver loin des mats, après un coup d’approche.

Herbin partait à la faute, sur sa mise en jeu du 10, mais sans grande conséquence pour son score. Cependant, au 12, comme Laisné, elle concéda un bogey en se retrouvant très loin du mat pour son chip d’approche. Un coup qui donna le sentiment d’avoir été joué avec l’envie d’amener la balle au mieux, alors que Lainsé, dans le même temps, joua un chip devant le green du 13, qui manqua de faire tomber sa balle directement. Puis, Herbin eut un premier putt à environ 1,50 m pour sauver le Par qui passa à côté. C’était le début de la fin pour la Française qui allait concéder deux autres bogey, sur le Par 3 du 15 et le Par 5 du 16. Ayant perdu tout le travail qu’elle avait réalisé à l’aller, Céline Herbin glissait de la 1ère place à la 5e, et de –6 à –4, perdant probablement toutes chances de victoire.

Agathe Laisné s’effondra également, de –7 à –5, alors que Hannah Green sut maîtriser les difficultés du jour, en alignant des Par et en signant un dernier birdie sur le Par 5 du 16, pour terminer seule en tête, à –9, devant l’Argentine Simmermacher, à –8, que l’on attendait pas en si bonne position.

Et Hannah Green d’avoir prit une bonne option sur la victoire, puisque Casandra Alexander est 3e à –5, avec Laisné, et que Kirsten Rudgeley, qui fit la course en tête, sur les premiers trous, avec Herbin, Green et Laisné, a également mal vécu le retour, en concédant deux bogey. La voici à –4, avec sa compatriote Karis Davidson et Céline Herbin, devant le duo formé par la Tchèque Jana Melichova et la Suédoise Moa Folke.

Après cette prise de pouvoir, plutôt attendue, Hannah Green s’est exprimée : « je pense que je vais bien dormir », déclarait-elle, à propos du défi qui l’attend dans le dernier tour. « Heureusement, j’ai le sommeil lourd, mais demain matin, selon les heures de départ, je devrai peut-être me distraire un peu, aller prendre un petit-déjeuner, un matcha ou quelque chose comme ça », ajoutait-elle. « Mais je suis vraiment impatiente. J’espère vraiment que le public sera plus nombreux et que l’affluence sera plus importante. Il semble qu’il va faire un peu plus chaud. J’espère que ça va raffermir le parcours, car à deux reprises, j’ai cru qu’il allait rebondir davantage, mais non. Les prévisions météo sont vraiment bonnes. J’espère qu’il ne fera pas trop de vent, car il y en a eu pas mal sur les derniers trous, mais j’ai vraiment hâte d’y être », concluait l’Australienne.

De son côté, Magdalena Simmermacher confiait : « je n’arrive pas à y croire. Je suis invitée cette semaine, alors je suis vraiment ravie. J’ai un caddie local qui a déjà joué ici et il est vraiment excellent. Parfois, sur les lignes ou les clubs, il me dit : « Non, on continue. » Ou alors, il me dit : « Non, côté gauche ! » et je lui fais plus confiance qu’à moi-même. J’ai très bien joué aujourd’hui ».

Simmermacher n’a franchi le Cut qu’à trois reprises sur le Ladies European Tour (LET) en 2025 avant de participer aux qualifications où elle a terminé 58e ex æquo, manquant ainsi sa qualification, d’une place, sur le LET. L’année 2022 reste à ce jour sa meilleure saison, où elle a terminé 6e au classement de l’Ordre du Mérite. « Je suis vraiment nerveuse », a déclaré la joueuse de 29 ans. « Mais ça va être génial. Je crois que ça fait longtemps que je n’ai pas joué aussi bien et ça fait du bien de retrouver ce niveau. Je savais que je jouais bien chez moi. Je me préparais et je réalisais de très bons scores, mais c’est différent de jouer en championnat et de confirmer ça. Alors je suis vraiment contente que ça ait fonctionné ».

Les conditions de jeu sont difficiles cette semaine, et le mental est autant engagé que la technique. Rien n’est donc encore fait pour Hannah Green, d’autant que l’on a vu Agathe Laisné capable d’aller chercher du birdie, et plus facilement que Céline Herbin. De même que Casandra Alexander reste une joueuse disposant d’un tempérament de battante, ce qui laisse planer un certain suspense sur l’issue de ce tournoi, à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

Le quatrième et dernier tour de l’Open d’Australie féminin débutera demain matin à 7h25, heure locale. Le groupe de tête, composé de Green, Simmermacher et Alexander, s’élancera à 11h31.

Le classement provisoire => ICI

Women Australian Open : Herbin prend la main !

Céline Herbin tient une belle opportunité de succéder à Agathe Laisné, en ce début de saison. Mais il lui reste deux tours à jouer avec une sérieuse concurrence à ses trousses.Dont Hannah Green !

Ce second tour a rebattu les cartes au point que certaines joueuses qui étaient un peu en retard sur le leader ont totalement comblé l’écart. Et c’est une Française qui domine le classement et qui n’avait plus vu la première place d’un classement provisoire depuis plusieurs années.

La Française Céline Herbin abordera donc le week-end de l’Open d’Australie féminin avec un coup d’avance sur l’Australienne Kirsten Rudgeley, après avoir rendu une carte de 69 (-3), sur ce tracé difficile du Kooyonga Golf Club, où le vent reste toujours présent. Golfeuse sur le tard, après des études d’ingénieur, la Française de 43 ans en a toujours sous le pied, et sa motivation reste intacte. Désormais concentrée sur le circuit Européen, tout en se laissant une possibilité d’aller jouer un tournoi du LPGA Tour, Céline Herbin a fait preuve d’une grande patience, ce vendredi, en s’étant élancée du Tee n°10, à 13h15. Maîtrisant l’aller, sans jamais concéder de Par, elle a su se construire sa première opportunité de birdie sur le Par 5 du trou n°2. Et comme cela fut précisé dans notre article de présentation de ce tournoi, avec trois Par 5 du 1 au 9, dont deux sur immédiatement en début de parcours, partir du 10 peut fournir l’avantage de bien se mettre en club.

Après ce premier birdie, Céline Herbin en a enchaîné trois autres, du Par 4 du 4 au Par 4 du 6. Hélas, et c’est récurrent chez elle, il y a toujours ce double bogey qui traînera ici ou là sur une de ses cartes. Et c’est sur le Par 4 du trou n°8 que l’accident de parcours est survenu. Mais la Française a su rectifier le tir en se créant une nouvelle opportunité de birdie sur le dernier Par 5, soit au trou n°9. « C’est génial d’être en tête», a-t-elle déclaré. « Franchement, je ne regardais pas le classement, donc je n’avais aucune idée que j’étais en tête. Je suis juste contente de ma performance et on verra dimanche soir », expliqua Céline Herbin, dont la dernière victoire en individuel remonte au mois de mai 2019, en Espagne. « Il a fallu beaucoup de patience sur les dix premiers trous aujourd’hui. J’ai dû sauver quelques pars. J’ai eu plusieurs occasions de birdie, mais la balle ne voulait pas rentrer. On est restés patients avec mon caddie. On a bien discuté de l’importance de la patience. Et finalement, j’ai réussi mon premier birdie au trou numéro deux [mon 11e], le par 5, depuis le bunker. Ça a vraiment lancé ma partie ».

Céline Herbin qui s’est adjoint les services de Doug Pirie, l’ancien caddie de la Sud-africaine Nicole Garcia, et de Mimi Rhodes, l’an dernier. De bonnes références pour elle et il faut espérer que ce duo ira jusqu’à la victoire, dimanche.

Plusieurs Australiennes restent en lice après 36 trous disputés à Adélaïde. Parmi elles, deux Australiennes, dont une qui est une réelle menace pour la Française.

Hannah Green en embuscade

En plus de Céline Herbin, en tête, avec le score de –6, ce sont les Australiennes Kirsten Rudgeley et Hannah Green qui ont fourni leur effort pour se donner une bonne opportunité de victoire, en entrant dans le week-end. Classée 24e dans le Par, hier, Kirsten Rudgeley a joué –5 dans ce second tour, en étant partie du Tee n°10, à 08h03. Signant un aller dans le Par, avec deux birdie contre deux bogey, l’Australienne de 25 ans qui court après son premier succès, a complètement inversé la vapeur, après son premier tour en 72.

A ses côtés, une vainqueur de Majeur, sur le LPGA Tour, en la personne de Hannah Green, augmentant les chances de vaincre le signe indien, dimanche soir, puisque depuis 2015, aucune Australienne ne s’est imposée dans ce tournoi, qui compte beaucoup aux yeux des joueuses locales. Malgré un double bogey et un bogey, Hannah Green a réussi à sortir de cette journée en jouant –3, soit 69. Classée 10e la veille, elle s’est élancée du Tee n°1, à 12h31, en compagnie de Minjee Lee et de Shannon Tan. Malgré un vent qui soufflait un peu moins fort que la veille, mais changeait rapidement de sens, celle qui a débuté ce début en saison en fanfare, en remportant le prestigieux HSBC Women’s World LPGA, a fait preuve d’une belle résilience, au retour, en signant quatre birdie, pour effacer les mauvais scores de l’aller : « je pensais que la journée allait être bonne après mon birdie au 2 », a déclaré l’Australienne. « J’ai réussi un bon coup d’approche et un putt depuis le bunker, puis j’ai raté mon coup au 7. C’était donc un peu frustrant. Mais bon, j’ai au moins réussi un birdie au 9, un par 5 que je savais abordable, et ça m’a permis de me calmer. Je me mets sans doute plus de pression que d’habitude », a ajouté Green, qui a parfaitement conscience que le palmarès de ce tournoi a besoin d’un nouveau drapeau Australien : « j’étais un peu impatiente sur l’aller, mais j’ai rentré quelques longs putts sur le retour, ce qui m’a redonné confiance. Je suis vraiment impatiente d’être à ce week-end. J’espère que beaucoup d’Australiens viendront nous voir », ajoutait la pensionnaire du LPGA Tour.

Complète ce groupe, à –5, la Française Agathe Laisné, qui semble vraiment avoir trouvé le circuit idéal, pour relancer sa carrière professionnelle. Même si ses cartes ne sont pas exceptionnelles, elle est présente dans le haut d’un classement, en faisant preuve de régularité. Et tout ce dont la France à besoin, c’est d’avoir des joueuses qui soient capables d’occuper le haut d’un classement, semaine après semaine, afin de dynamiser l’activité et de créer une vague d’enthousiasme.

Avec seulement deux birdie, la Française a su prendre un peu de hauteur au classement et c’est plutôt bon signe, pour le week-end.

Harry trébuche, Forsterling stagne

Derrière ce groupe de tête, se trouvent des joueuses qui ont ait bonne impression au premier tour, et qui n’ont pas confirmé dans cette nouvelle journée. Notamment la jeune Galloise de 22 ans, Darcey Harry, qui chute de la première à la huitième place, à –3. En jouant 75 elle a perdu un avantage psychologique, mais elle n’en est pas pour autant très éloignée de la tête du classement. Seuls six coups la séparent de Céline Herbin. Mais ce sont six coups qu’elle va devoir aller chercher, dès ce moving day.

L’Allemande Alexandra Forsterling, pourtant regardée comme une des favorites, a également payé cher sa journée, en jouant 74. Partie du Tee n°1, à 13h04, avec Darcey Harry, et April Angurasaranee, elle n’a pas été aussi à l’aise que la Française, en étant partie un peu plus de 30 minutes après Herbin. Un eagle, sur le Par 5 du 9, a tout de même sauvé sa journée, qui comporte deux bogey à l’aller, un bogey et un double au retour.

Les Australiennes Stéphanie Burque et Kelsey Benett sont juste devant Forsterling et Harry, à –4, créant un pack Australien qui ne pourra que mobiliser les supporters, pour ce moving day. Rookie de cette épreuve, Bunque a déclaré : « c’est toujours agréable de bien démarrer et on essaie toujours de capitaliser là-dessus. C’était bien d’avoir confiance dès le début du tour pour pouvoir maintenir ce jeu agressif. C’est mon deuxième Australian Open à Adélaïde et c’est vraiment génial d’être de retour ici, car les fans d’Adélaïde sont de vrais passionnés de sport, et de golf en particulier. L’ambiance est vraiment super et c’est très sympa. Donc, réussir un bon tour et remonter au classement avant le week-end, c’est vraiment excitant », expliquait-elle.

Mal engagée dans ce tournoi, au premier jour, Agathe Sauzon franchit, quand même, le Cut, mais grâce aux scores qui se sont envolés au-dessus du Par, dans cette journée. La Française de 34 ans est à +5, tandis que Camille Chevalier est 39e à +3 et que Emma Grechi a également vécu un second tour compliqué, en signant une carte de 74, la laissant à +1 total, à la 27e position.

Le troisième tour de l’Open d’Australie féminin débutera ce samedi, à 7h38, et il sera à suivre, dès 01h00 du matin sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

Le classement provisoire => ICI

Women Australian Open : bon départ de Laisné et Herbin !

La Galloise de 22 ans et son caddie ont fait du bon boulot, et les voici en tête, avant de débuter la seconde journée.

Avec un vent qui s’est progressivement levé, les joueuses qui se sont élancées en matinée ont été avantagées, et en voici quelques-unes en haut du leaderboard.

Il fallait partir dans les premiers groupes, ce jeudi, sur le parcours du Kooyonga Golf Club. Programmées à 08h14, le groupe composé de l’Allemande Alexandra Forsterling, de la Galloise Darcey Harry et de la Thaïlandaise April Angurasaranee a bien tiré son épingle du jeu, puisque les deux européennes sont en tête.

Forsterling a joué 67, soit –5, tandis que Harry a rendu une carte de 66 pour se hisser rapidement en tête du classement. La Galloise a notamment profité d’un eagle sur le Par 5 du trou n°9, et c’est ce coup qui a fait toute la différence à l’arrivée. Car sur le Par 4 du 11, elle a été pénalisée par un bogey, qui aurait dû la placer à la seconde place, à –4, derrière Forsterling. « Le groupe était super », a déclaré Harry. « C’était vraiment agréable de jouer. On avait un bon rythme et tout le monde jouait bien. C’était sympa de se motiver mutuellement et de tout donner. Je plaisantais avec mon caddie : « Ce serait génial de finir avec un eagle ! » Et là, mon drive a fini dans un divot. Du coup, je me suis dit : « Oh non, pas bon. » On s’est concentrés, on a essayé de sortir la balle et elle a atterri sur le green. J’ai rentré le putt. C’était super ! », expliqua la Galloise qui s’est élancée du trou n°10, ce qui lui a permis de se chauffer, avant d’aborder ce retour qui contient trois Par 5.

De son côté, Försterling, quadruple vainqueur sur le LET, a réalisé deux eagle. Le premier est survenu sur le Par 4 du 13, où elle a rentré sa balle en deux coups à une distance de 103 mètres. « Je ne sais pas quand remonte la dernière fois que j’ai réussi deux eagle dans une même partie, alors je suis vraiment ravie », a déclaré l’Allemande, qui a également signé quatre birdie et trois bogey. Son second eagle est survenu sur le Par 5 du trou n°9, et comme Harry, ces coups ont vraiment avantageusement gonflé sa carte.

Blessée une partie de la saison dernière, Alexandra Forsterling revient en forme en ce début de saison. « Je dirais que je me rapproche de mon meilleur niveau. Je continue à travailler mon swing et ma condition physique. Je ressens encore des douleurs au dos, malheureusement, mais ça tient le coup », expliqua L’allemande de 26 ans.  « Je pense que le travail acharné que j’ai fourni pendant l’hiver, les heures passées à frapper des balles contre le mur dans l’hiver allemand ont vraiment porté leurs fruits, donc je suis vraiment heureuse de voir le résultat».

Herbin et Laisné dans le groupe à –4

Ce sont six joueuses qui sont en embuscade des leaders, dont les deux meilleures espoirs tricolores de victoire, cette année sur le LET. En effet, Céline Herbin, qui ne lâche rien à 43 ans, et Agathe Laisné qui bénéficie de son expérience aux Etats-Unis, s’affirment en ce début de semaine en haut du classement. Elles aussi ont bénéficié d’un départ assez tôt pour construire une bonne carte. A 07h52 pour Laisné, du Tee n°10, et à 0825 pour Herbin, du Tee n°1. Et les deux Françaises ont concédé, chacune, deux bogey, contre cinq birdie. Herbin n’ayant pas profité des Par 5 du 1 et du 16 où elle est partie à la faute.

Avec elles, se trouvent la lauréate de la semaine passée, l’Australienne Kalsey Bennett, manifestement hyper motivée et qui encore devant son public. L’italienne Alessandra Fanali, l’Anglaise Annabell Fuller, et l’Autrichienne Emma Spitz complète ce groupe.

Bennett et Laisne étant les deux dernières joueuses ayant triomphé lors de cette tournée australienne. « Mon jeu de balle était encore une fois très solide aujourd’hui et ces greens sont d’une pureté exceptionnelle. Si la balle roule bien, elle a de fortes chances de rentrer. C’est encore assez incroyable [d’avoir gagné la semaine dernière], donc je suis vraiment ravie », confia Bennett.

Les joueuses du LPGA tour en retrait

Une fois n’est pas coutume, les têtes d’affiche provenant du LPGA Tour sont un peu plus bas, dans ce classement, et c’est Hannah Green, autre Australienne talentueuse, qui est la mieux classée, à la 10e place, avec la Suissesse Morgan Metraux, l’Allemande Leonie Harm et l’Argentine Magdalena Simmermacher.

Sarah Kemp est 14e dans un groupe à –1 où l’on retrouve Emma Grechi, du golf de Pessac, récemment mis à l’honneur dans un podcast de la Fédération Française de Golf.

Minjee Lee est dans le Par avec ses compatriotes Kris Davidson, Casey Porter et Kirsten Rudgeley, tandis que Grace Kim a très mal débuté ce tournoi, en s’étant élancée du trou n°1 à 12h31, avec Stéphanie Kyriacou et Casandra Alexander.

Le trou en un d’une amateur !

« C’est génial de voir autant de monde pour ce trou en un », a déclaré Denton. « Je n’en avais jamais réussi un en tournoi auparavant, c’est donc un moment vraiment spécial et je suis tellement heureuse», a confié la joueuse Australienne amateur de 18 ans, Reagan Denton, qui a réussi ce coup sur le Par 3 du trou n°7. Un coup quyi est venu compense une carte de +3 qui la met dans une position dangereuse, à la 66e place, à la limite du Cut provisoire.

Chacun attend la seconde journée, avec impatience, afin de voir si les Françaises Herbin et Laisné vont confirmer leur bon début de journée, et si les « guest stars », sauront réagir autant que les joueuses locales, particulièrement soutenues.

Le second tour est à suivre sur la chaîne Youtube du LET, à partir de 1h30 du matin, jusqu’à 06h30 => ICI

Le classement provisoire => ICI