
Ce tournoi, créé en 2008, et qui a vu les plus grandes joueuses du circuit s’imposer, a encore été le théâtre d’une belle lutte pour la victoire. Et l’Australienne vainqueur en 2023, s’impose à nouveau !
A 29 ans, celle qui s’est imposée comme l’une des meilleures joueuses du monde, est entrée dans cercle fermé des 80 meilleures mondiales, en reportant un tournoi majeur pour sa seconde victoire sur le Tour. Désormais, Hannah Green, peut s’enorgueillir de faire partie des rares joueuses à avoir remporté, trois fois, le HSBC Women’s World Championship, considéré comme le plus prestigieux tournoi de la tournée asiatique du LPGA Tour.
Partie dans le dernier groupe, avec le statut de co-leader aux côtés de sa compatriote Minjee Lee, Hannah Green a bouclé son aller en 33, grâce à un birdie sur le Par 4 du premier trou, et un eagle sur le Par 5 du 8, qui lui a donné l’oxygène nécessaire, pour ne pas se faire asphyxier par l’Américaine Auston Kim, était en train de fournir un bel effort. En effet, la native de New-York, âgée de 25 ans, venait de signer deux birdie et un eagle sur ce même trou n°18, après un bogey au trou n°2. Unique joueuse du Top 5 à afficher un rythme similaire à Hannah Green, Kim enfonçait le clou sur le Par 4 du 10 pour passer à –12, et surtout, -4 pour la journée.
Mais son handicap résidait dans son départ, deux groupes devant celui du leader, de sorte qu’elle devait jouer encore plus bas, si elle voulait inquiéter l’Australienne.
De son côté, Minjee Lee était un peu plus en souffrance, avec un aller composé d’un bogey et d’un birdie qui l’ont empêché de suivre le rythme de sa compatriote et de toutes celles qui remontaient vers les premières places. Au comme, comme Kim, elle trouva un birdie lui permettant de rester au contact de sa compatriote, trois coups devant elle. Et à –12, Minjee Lee partageait la seconde place avec Auston Kim qui allait vivre des moments plus compliqués.
Roussin Bouchard entre performance et faiblesses psychologiques
Empêtrée dans une mauvaise journée, Céline Boutier continuait de s’effondrer dans le classement, et n’emmenait toujours pas, derrière elle, une ambiance et une fougue qui galvanisèrent les Français en 2023. En revanche, Pauline Roussin-Bouchard générait un net enthousiasme, en étant parvenue à se hisser dans le Top 5, après 15 trous, et un score à la journée de –2. Alternant les birdie et les bogey, la Française rentrait bien plus de putt pour améliorer son score, que pour le pénaliser. Après un aller en –1, à cause de deux bogey qui ont atténué ses trois birdie, elle passait à –9, sur le Par 4 du 10, et elle allait même atteindre le score de –10, sur le green du Par 5 du 13.
La Française de se maintint à –10, après un bogey et un Par, et au 18, elle entra un long putt pour birdie, afin de terminer sa semaine sur un note positive. Ce score de –11 total allait la propulser à la 4e place, avant que le sort ne lui offre un peu mieux.
« Je me sens vraiment bien. Même si le début de saison a été un peu difficile, et que la semaine dernière j’ai beaucoup pleuré. Ma mère est venue à mon secours cette semaine. J’ai discuté avec quelques personnes qui m’aident beaucoup, notamment sur le plan mental. Parce que je joue bien et c’est agréable de bien jouer sans avoir à attendre longtemps pour me mettre en route », confia la Française. « Evidemment, ma famille est toujours là pour moi. Peu importe l’heure. Par exemple, la semaine dernière a été un peu difficile. J’ai eu un petit coup de blues sur le parcours. Alors mon caddie est très présent et il me comprend bien. Et quand je quitte le parcours, je peu discuter avec mes parents et ils me donnent de précieux conseils. Ils sont toujours là pour moi », ajoutait Pauline Roussin-Bouchard, qui s’est confiée sur ses faiblesses psychologiques. Et cela nous ramène à un moment de la Solheim Cup lorsque Lexi Thompson avait craqué en pleine partie, face à Anna Nordqvist et que Juli Inkster était venue lui regonfler le moral.
Un retour compliqué pour les leader
Les derniers trous allaient être délicats à négocier pour Minjee Lee, Auston Kim, Angel Yin et Hannah Green, qui partirent toutes à la faute.
Minjee Lee grimpa à –13, à la sortie du trou n°14, réduisant son écart avec Hannah Green de deux coups. Angel Yin pointait à –12, seule à la 3e place, alors que Auston Kim venait de concéder son second bogey du jour, sur le Par 3 du 15, la faisant rétrograder à la 4e place à –11 devant Roussin-Bouchard.
Tout ce petit monde allait encore connaître diverses évolutions, et c’est Hannah Green qui ouvrir le bal en rentrant un birdie au 16, pour revenir à –16. Et Angel Yin d’en faire de même, après son bogey du 15, en ayant manqué le green, comme Minjee Lee, qui se retrouva plus encore à droite, dans le petit rough. Et l’Australienne de jouer trop long, sur l’attaque du green du trou suivant, envoyant sa balle dans l’eau. Après un drop, un chip et deux putt, Minjee Lee concéda un bogey au plus mauvais moment. Hannah Green joua le début du green mais elle ne parvint pas à rentrer son putt pour birdie.
L’Américaine Auston Kim termina sa journée avec un Par au 18, et les petites erreurs de Lee et Yin profitaient à Roussin-Bouchard qui grimpait à la 3e place, en étant au club house.
Au 17, c’est Hannah Green qui commit un erreur de putting, et jouant un peu trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, de sa balle, l’empêchant de prendre un birdie de plus de plus, tout en ayant déjà une main sur le trophée.
Sur ce Par 3, Minjee Lee utilisa deux putt pour faire le Par, tout comme Angel Yin.
Le dernier groupe arriva au 18 où Minjee Lee mit en jeu à gauche, dans le rough, et Angel Yin à droite, dans le rough. Seule Hannah Green trouvait le fairway, lui permettant d’assurer un bon pour faire tenir sa balle sur le green. Ce qui ne fut pas le cas de Yin et Lee dont les balles touchèrent le green avant de filer dans le bunker. A gauche du mat, pour Minjee Lee, et à droite, pour Angel Yin. Cette dernière joua un coup assez explosif, un peu à son image, qui envoya sa balle à près de 10 mètres du trou. Au contraire, Minjee Lee exécutait sa sortie de bunker plus en finesse et se laissa un putt, pour le Par, d’environ 2,50 mètres.
Hannah Green, en disposant de deux coups d’avance sur Auston Kim, qui restait attentive à la fin de cette journée, pouvait assurer son premier putt, pour s’en laisser un dernier près du mat, pour le Par. Et ce dernier putt fut d’environ 1,50 mètres. La victoire semblait donc acquise facilement.
Angel Yin, trop loin pour assurer le Par, concéda un bogey avec son putt de retour. Ce qui la fit passer à –11, après qu’elle eut repris un coup, sur le Par 5 du 16. Minjee Lee réalisait le Par, et Hannah Green manqua le trou, de très peu, par la droite, lui offrant, tout de même, la victoire, avec un bogey.
Tout se remue ménage au niveau des scores, profitait à Pauline Roussin-Bouchard, qui se retrouvait à partager la 3e place avec Minjee Lee et Angel Yin.
Ainsi, Hannah Green décrochait sa 7e victoire sur le LPGA Tour, à 29 ans, mais elle devenait, surtout, la troisième joueuse à remporter deux fois ce tournoi. « C’est vraiment fou. J’ai eu une très bonne pré saison, et j’ai vécu une très bonne semaine, en Thaïlande », déclara Hannah Green. « Mais de là à dire que je serai championne en début de saison c’est un sentiment un peu étrange. Mais c’est vrai que j’ai joué de manière assez solide, toute la semaine. Donc j’estime mériter ce trophée », assura l’Australienne, qui fut caddeyée par son mari, toute la semaine. « Je vais participer à deux autres tournois en Australie et il va me caddeyer à l’Australian Open. J’espère que tout continuera à bien se passer, car pour l’instant, ça fonctionne bien », ajoutait-elle. Et finalement, elle n’a pas perdu au change depuis le départ de Nate Blasko, son caddie historique.
A noter, enfin, que les Japonaises comme Akie Iwai, Miyu Yamashita ou Rio Takeda, sont toujours très présentes dans le haut d’un classement, et qu’une sœur Iwai est toujours là pour faire résonner le patronyme familiale.
Le Top 10 est très dense, avec huit joueuses, dont les Anglaises Mimi Rhodes et Lottie Woad, dont on attend de bons résultats, cette année. Egalement l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui réalise un début de saison prometteur. Quant à Ariya Jutanugarn, elle a faibli dans ce dernier tour, en jouant 76. Mais la Thaïlandaise est consciente de ses failles comme de ses points forts, et il est possible qu’elle fasse parler d’elle, à nouveau, dans les mois qui viennent.
Le classement provisoire => ICI