International Crown : l’Australie couronnée !

Seconde en 2023, l’équipe Australienne, quasi identique à celle de San Francisco, célèbre enfin la victoire.

Cette dernière journée, de cette compétition bisannuelle, a délivré du beau golf et un résultat inattendu, en finale. Et l’Europe se console, grâce à Charley Hull qui a gagné son dernier match.

Les USA sont sortis largement en favoris des matchs de Pool, en signant le score de plus élevé de toutes les équipes. Et l’équipe Monde, à laquelle l’Anglaise Charley Hull était intégrée, prenait brillamment la seconde place devant une équipe du Japon un peu désavantagée par les distances plus courtes prises par leurs joueuses. Néanmoins, on pouvait logiquement s’attendre à voir les Japonaises réagir et se placer en finale, tellement il y avait d’options sur la table, samedi soir.

Mais au terme des demi-finales, le Japon et le team Monde échouaient, se retrouvant dans la petite finale, pour déterminer qui serait troisième. Rio Takeda et Miyu Yamashita ayant été battues, en simple, par Angel Yin d’une part, et Yealimi Noh, d’autre part. Les USA continuaient à impressionner, bien que la paire Coughlin – Vu fut battue, à la surprise générale, par le duo formé par Furue et Saigo.

Quant à l’Australie, elle se montrait, subitement, plus dynamique et plus dominatrice, avec un macth en double entre la paire Wei-Ling hsu – Lydia Ko et Stephanie Kyriacou – Grace Kim qui se termina au 20e trou, à l’avantage des jaunes et verts. Un match que l’équipe Monde avait bien débuté en conquérant le premier trou, puis qui reprit la main 1up, entre le Par 5 du 8 et le Par 4 du 10, pour ensuite tenir l’égalité jusqu’au 17.

Minjee Lee gagnait son match face à la Canadienne Brooke M.henderson, alors que Hanna Green s’inclinait face à Charley Hull, 2up au 17.

Le Japon rencontrait alors le team Monde, en petite finale, afin de détermine le 3e. Et ce melting pot golfique allait triompher des Nippones, un peu plus tard, dans l’après-midi, grâce à Charley Hull et Lydia Ko qui allaient faire tomber, en simple, Ayaka Furue et Rio Takeda. Mao Saigo et Miyu Yamashita sauvant l’honneur, en double, 4&3, face au duo Hsu – Henderson, qui connaissait son unique défaite dans cette compétition, en étant dominées, de bout en bout, par les Japonaises.

Les USA en perte d’énergie face à l’Australie !

Etant sorties des matchs de pool avec le plus haut score, les Américaines restaient favorites pour le titre, face à des joueuses Australienne qui s’étaient qualifiées de justesse, samedi.

Mais en finale, les trois matchs entre les USA et l’Australie viraient à l’avantage des protégés de Karrie Webb et si Minjee Lee était à égalité avec Angel Yin, après 6 trous, Hannah Green dominait Yealimi Noh, après 5 trous et la paire composée de Stéphanie Kyriacou et de Grace Kim, jouait 1up face à Lilia Vu et Lauren Coughlin, qui furent, jusqu’alors, redoutables.

Mais Coughlin ne semblait pas aussi en forme que les premiers jours, alors que Kyriacou, comme en 2023, se montrait solide aux côtés de la dernière lauréate de l’Evian Championship.

Mais au trou n°5, Coughlin et Vu gagnait le trou et ramenaient les deux équipes à égalité. Puis, sur le Par 5 du 8, elle passait 1up et tinrent les Australiennes, en respect, jusqu’au Par 4 du 10. A ce moment de la journée, seule Hannah Green dominait son match, du côté Australien, puisque Minjee Lee avait du mal à prendre l’avantage sur une Angel Yin combative et puissante, comme à son habitude.

Mais le match en double bascula progressivement en faveur des Australiennes, surtout lorsque Lauren Coughlin lâcha sa mise en jeu, à droite, dans la forêt, avec une balle tout en haut d’une butte, qu’elle dégagea un peu acrobatiquement, en direction du fairway. Au terme de ce trou, les Australiennes allaient passer 1up, et Stephanie Kyriacou de rentrer le putt pour le Par, alors que les Américaines concédèrent un bogey. Et aucune des quatre joueuses ne terminerait sa partie, car devant Minjee Lee et Hannah Green étaient en train de dominer Angel Yin et Yealimi Noh.

Le match entre Yin et Lee fut très indécis jusqu’au Par 4 du 15. Après trois trous à égalité, Angel Yin prit l’avantage grâce à un birdie sur le Par 5 du 4. Mais Minjee Lee effaçait cet avantage en gagnant le trou suivant, ramenant les deux joueuses à égalité. Sur le Par 4 du 9, l’Australienne gagnait le trou, puis l’Américaine remporta le trou suivant. Au 12, Angel Yin concédait un bogey permettant à Minjee Lee de repasser 1up. Mais sur le par 3 du 13, c’est Angel qui remporta le trou. Finalement, ce jeu du chat et de la souris tourna à l’avantage de Minjee Lee quand Angel Yin se retrouva avec un long putt pour birdie, sur le Par 5 du 15, qu’elle ne put rentrer. Alors que l’Australienne se retrouva avec une balle à 2 mètres lui permettant d’assurer le birdie. Puis, sur le Par 3 du 16, l’Américaine joua trop loin du mat et ne parvint pas à assurer le Par, alors que Minjee Lee eut assez de deux putt pour sortir de ce trou.

Passée 1up, l’Australienne remporta le Par 5 du 17, en attaquant le mat, au 3e coup, quand Angel Yin eut un chip, au 4e coup, pour attaquer le mat. Et sa balle fila très loin après le mat alors que Minjee Lee assura son chip pour que sa balle ne roule pas aussi loin que celle de l’Américaine. Et Angel Yin manqua, bien évidemment, son putt pour le Par quand Minjee Lee réussit le sien, à environ 3 mètres du trou. Ce premier point apporté à l’Australie galvanisa les autres joueuses et mit un peu plus la pression sur les épaules des Américaines.

Peu après, lors de l’attaque du 17, c’est Yealimi Noh qui lâchait son coup. Sa balle fila hors du green, pour se loger dans un rough fait de racines et d’herbes rampantes. Elle fut contrainte d’utiliser un drop pour replacer sa balle plus haut. Disposant de suffisamment de green, elle put jouer sa balle assez fort afin de la laisser rouler jusqu’au trou. Si la trajectoire était parfaite, sa balle ne suivit pas ligne et dépassa le trou. Hannah Green était en bien meilleure position pour tenter d’assurer un birdie, avec un putt d’environ 2,50 mètres. Et ce genre d’opportunité, l’Australienne sait les saisir.

Derrière, sur fairway, Coughlin, Vu, Kyriacou et Kim étaient au spectacle et attendaient, soit pour jouer, soit pour se serrer la main. Car en cas de victoire de Hannah Green, le match en double se terminerait sans aller au green.

Et l’Australienne rentra son putt, lui permettant de gagner ce match 2up, laissant Lauren Coughlin et Lilia Vu impuissantes, tandis que Stéphanie Kyriacou et Grace Kim étaient libérées d’un poids, celui de résister aux Américaines, pour conclure leur match sur une égalité.

Peu avant  la remise des prix au protocole discutable, les Australiennes s’exprimèrent : « j’ai terminé la première donc je suis allée voir Hannah rentrer son putt et nous en avions terminé après ça », confia Minjee Lee. « Je suis tellement heureuse d’avoir réalisé ça avec ces filles. Ce fut simplement beaucoup de plaisir durant toute cette semaine », ajoutait-elle.

« J’ai été inspirée par les putt de Steph, hier », expliqua Grace Kim. « J’ai eu un gauche droite, et ce green du 18 est assez piégeux. Steph m’a dit « nous allons vers un supplément de jeu ». Alors j’ai dit ok, et nous avons rentré ce putt et remporté la victoire au 20e trou », expliqua Grace Kim. De Son côté, Hannah Green confiait : « ce supplément de jeu m’a donné un peu plus de temps pour récupérer. J’ai joué face à Charley et elle a très bien joué ses putt. C’était donc un point sur lequel je devais travailler. Et je l’ai fait cet après-midi. Ce fut vraiment agréable de remporter la victoire et de marquer un point cette semaine ».

« Dans beaucoup de nos matchs nous étions menés », déclara Stephanie Kyriacou. « Surtout à l’approche des neuf derniers trous. Je ne crois pas que nous ayons mené au score… enfin Minjee et moi sûrement pas. Mais nous avons réussi à revenir à chaque match, Gracey et moi. Je pense que c’est grâce à notre détermination tout du long de la semaine que nous avons gagné », concluait Kyriacou qui avait montré tout son talent, en 2023, sans pouvoir coiffer la couronne du vainqueur, en finale face à une Thaïlande qui avait été redoutable.

L’Australie qui s’impose, pour la première fois, avec une équipe à peine différente de celle qui évolua en 2023, puisque Sarah Kemp fut remplacée par Grace Kim aux côtés de Minjee Lee, Hannah Green et Stephanie Kyriacou déjà présentent à San Francisco.

Outre cette victoire de l’Australie, reconnaissons que la création de ce team Monde est une excellente idée, puisque cela permet d’associer des joueuses d’autres pays à dans cette épreuve originale.

Absence du public et un protocole médiocre

En marge des épreuves, il faut déplorer le manque de spectateurs pour suivre et encourager les joueuses. Manifestement, cette épreuve n’a eu d’international que le nom, et il y eut plus de spectateurs en 2023, à San Francisco, que ce dimanche pour célébrer la victoire de l’Australie. Que ce fut triste cette tribune vide et ces abords de green sans cette foule habituellement présente sur les tournois du LPGA Tour.

Quant au protocole, il fut pathétique. Un si grand tapis rouge pour n’accueillir que l’équipe vainqueur, alors que le format de cette compétition a bien pour objectif de désigner un second, et un troisième. En 2023, les Américains avaient été plus professionnels et plus rigoureux dans l’organisation de la cérémonie protocolaire. Il y avait eu un podium où les trois équipes finalistes avaient été récompensées. Cette année, hormis quelques pétards et des cotillons, et une assistante de cérémonie qui ne cessait d’indiquer comment se placer et quoi faire à chaque instant, ce fut similaire à une kermesse de village.

Le classement final => ICI

Le résumé du 4e tour en vidéo

CPKC Women’s Open : Henderson en championne !

La Canadienne a la visée juste et le sens des distances sur ce parcours? Ce qui pourrait faire toute la différence, pour elle, ce dimanche, avec un public qui la soutien pleinement.

Ce tournoi a subitement pris un autre visage avec ce moving day, où la Canadienne Brooke M.Henderson a effectué un retour spectaculaire vers le haut du leaderboard, et se retrouve co-leader avec l’Australienne Minjee Lee.

La Japonaise Akie Iwai n’a pas réussi a confirmer sa progression ainsi que sa première place, qu’elle avait brillamment acquise avec une première carte de 64. Ses scores sont, tour après tour, légèrement à la hausse, alors que d’autres joueuses, comme Henderson, jouent de plus en plus bas. Et sur ce parcours plus technique que celui de la semaine dernière, Akie Iwai n’a pas réussi à se donner autant d’opportunités de birdie qu’elle l’aurait souhaité. Elle a rendu une carte de 72, soit 3 coups de plus que le veille, et un coup au-dessus du Par, en débutant pas trois bogey qui ont pesé lourd dans sa journée. Et au retour, la Japonaise ne parvenait pas à jouer au plus près des mats, ne trouvant qu’un birdie au milieu de huit Par.

S’étant élancée peu après Brooke M.Henderson et partageant sa partie avec Minjee Lee, Iwai se retrouvait 2e à –7, après 11 trous, quand Henderson pointait en tête à –3, après 12 trous, en jouant –3 pour sa journée.

Et la native de Smiths Fall, dans cette province de l’Ontario, de mobiliser la foule en sa faveur.

La solide journée de Henderson !

C’est à 14h25 que la Canadienne s’élançait, dans l’antépénultième groupe, en compagnie de la Suédoise Linnea Strom. Son début de journée fut, comme ces derniers mois, mitigé, partagé par un birdie suivi d’un bogey. Mais au trou n°4, elle débutait son ascension vers le sommet avec un birdie qui en appela un autre sur le Par 4 du 8. Avec le score de –7, elle se plaça dans le sillage de Minjee Lee, qui occupait la tête à –8, après 10 trous, et deux birdie. Mais l’Australienne allait partir à la faute sur le Par 4 du 11, et concédait un bogey. Qu’à cela ne tienne, sur le Par 5 du trou n°12, l’Australienne de 29 ans trouvait la parade et après avoir plaçait sa balle à environ 12 mètres du mat, rentra son putt pour eagle, se propulsant seule en tête à –12.

Pendant ce temps, Henderson était passé seule en tête à –8 devant la Belge Manon de Roey, qui était bien avancée sur le parcours et en prête d’en finir avec sa journée.

Elle partageait le score de –7 avec la numéro un mondial Atthaya Thitikul, l’Irlandaise Leona Maguire, la Japonaise Akie Iwai et l’Australienne Minjee Lee qui faisait donc un saut de géant après cette formidable démonstration de putting.

Dès lors, une nouvelle journée débutait pour la Canadienne, portait par la foule et sa Brooke Brigade, confortablement installée en tribune, devant le green du 15. Et elle fut aux premières loges pour assister à la formidable remontée que sa joueuse allait entamer.

Car sur le Par 3 du trou n°14, Henderson concéda un bogey et retomba à –7, deux coups derrière l’Australienne qui semblait très à son aise sur ce tracé. Au 15, Henderson serra le jeu et se laissa un putt d’environ 4 mètres. Devant ses jeunes supporters, elle rentra ce putt et revint à –8 sous des applaudissements nourris et des cris de joie. La conquête de la première place débutait alors pour l’enfant du pays. Au trou suivant, Henderson, toujours fidèlement épaulée par sa sœur aînée, planta la mat avec une balle qui vint taper celui-ci avant de s’immobiliser à bonne distance, pour un birdie. De –8, elle passait à –9, et se portait à la hauteur de Minjee Lee, tandis que le public l’encourageait un peu plus. Et le meilleur était à venir, autour du green du 17, après que la Canadienne eut manqué le green et envoyé sa balle dans le bunker, juste au bord.

Les deux pieds dans le sable, comme certains aoûtiens sur les littoraux ensoleillés, Henderson ajusta sa ligne de tir, et décaissa cette balle qui monta vers le ciel bleu de l’Ontario, avant de retomber sur le green pour rouler jusqu’au mat. Mais elle ne fit pas que rouler jusqu’au mat, elle tombait également dans le trou ! La foule exulta devant ce coup exceptionnel qui offrait à Henderson un eagle au meilleur moment. La Canadienne rayonnait alors devant son public, sur ses terres et au cœur de son tournoi qu’elle avait remporté, six ans plus tôt, succédant à la star nationale que fut Jocelyne Bourassa, première lauréate de ce tournoi, et première golfeuse Canadienne à s’imposer sur le LPGA Tour.

Le public et les médias retinrent alors leur souffle lorsque Henderson attaqua le green du 18. Car un dernier birdie pouvait asseoir la domination de l’enfant chérie du pays, à la veille du dernier tour. Mais elle ne put faire mieux que le Par, ne s’étant pas laissé un premier putt assez près du mat.

De son côté, l’Australienne Minjee Lee, native de la fin mai comme Bourassa, resta concentrée. Alors que chacun croyait la Canadienne bien installée dans le fauteuil du leader, Minjee Lee déploya son talent, sur ce même green du 17. Ou plutôt autour, depuis l’épais rough où elle avait envoyé sa balle, en étant trop courte au second coup. Elle s’arma d’un wedge, à environ 10 mètres du trou, et joua ce coup pour sortir sa balle et la placer au près du trou. Car comment viser avec précision, quand la balle est autant noyée dans l’herbe. Mais le talent de l’Australienne s’exprima, lui aussi, et c’est sur la ligne idéale que Minjee Lee envoya sa balle, en direction du trou, où elle y tombait.

Ce second eagle de sa journée constituait l’un des coups du jour, et lui offrait la possibilité de rejoindre Brooke M.Henderson en tête, avec le score de –11.

Et au départ, ce dimanche, ces deux joueuses représenteront 26 victoires et 5 Majeurs, ce qui laisse présager une belle lutte pour déterminer qui soulèvera le fameux trophée, où figure déjà le nom de Brooke M.Henderson. Mais rien ne dit que ces deux joueuses seront les seuls à jouer la victoire, car le Top 10 recèle de très bonnes joueuses, capables de créer la surprise.

Iwai et Thitikul en embuscade !

Il ne faut pas croire que parce que Henderson et Lee sont tête, que tout se jouera entre elles. Jeeno Thitikul et Akie Iwai ne sont que trois coups derrière, et si Henderson a joué –6 dans ce moving day, il n’est pas certain qu’elle ne puisse pas signer une dernière carte, nettement sous le Par. De même que Akie Iwai, après sa journée en +1, est parfaitement capable de réagir, pour porter une attaque, au bénéfice de positions de drapeaux qu’elle saurait mieux gérer que les autres joueuses. Quant à la numéro un mondial, Atthaya Thitikul, chacun sait qu’elle est dans une période faste et qu’elle est capable de reproduire son score du premier tour.

Mais avec un handicap de 3 coups sur le duo de tête, c’est en réalité du jeu que Brooke M.Henderson et Minjee Lee seront capables de produire, dont dépendra ce dernier tour. Car en étant attentif aux scores, on voit que les meilleures jouent entre –3 et –4. Si tel était le cas d’une des deux leader, ni Iwai, ni Thitikul auraient une chance de combler leur retard. Et encore moins Yu Liu et JeongEun Lee5, cette semaine encore dans la bonne partie du tableau des scores.

Nous pourrions donc assister à deux tournois. Celui pour la victoire et l’autre pour les places d’honneur.

Le classement provisoire => ICI

KPMG Women’s PGA Championship : un 3e Majeur pour Minjee Lee !

Avec cette victoire, l’Australienne Minjee Lee confirme son statut de meilleure joueuse mondiale parmi les meilleures.

Ce troisième tour fut à l’image des trois premiers jours et rares ont été les joueuses a rendre un score sous le Par, à la journée. Car au classement général elles ne sont que trois et parmi elle une joueuse expérimentée qui permet à son pays de s’enorgueillir d’une quatrième victoire dans ce Majeur, en moins de 40 ans.

L’Australienne Minjee Lee a donc tenu le choc sur ce parcours de Frisco où, contrairement à celui de l’US Women’s Open, les green n’étaient pas imprenables. C’est simplement le vent qui a fait de ce parcours un tracé de Majeur, en plus d’une préparation des green, dont on suppose que le dernier jour, la tonte fut adaptée au vent, afin que les balles ne bougent pas, une fois au repos. Car autrement, il eut été curieux de voir ses balles se freiner de plus en plus, au fur et à mesure qu’elles approchaient du trou. Alors que la plupart des green étaient fermes, comme l’ont démontré tous ces coups pour tenter d’approcher le drapeau au plus près, avec des balles qui fusèrent plusieurs mètres après l’impact.

Des green qui ont été la bête noire de la majorité des joueuses à commencer par la Thaïlandaise Atthaya Thitikul, qui perdit la tête du tournoi, dans le moving day. S’il était toujours possible qu’une ou deux joueuses reviennent de l’arrière, grâce à une performance inattendue, la victoire avait plus de chances de se jouer entre l’Australienne Minjee Lee, qui fut brillante au 3e tour, et la Thaïlandaise Atthaya Thitikul qui était la plus proche au score, avec quatre coups de retard sur Minjee Lee.

Les premiers bogey donnent le ton

Tout d’abord, compte tenu que le vent allait encore souffler aussi fort que la veille, les organisateurs ont décidé de lancer des groupes de trois joueuses et d’ajuster les heures de départ, afin qu’elles correspondent avec ceux de la production télévisuelle. Ainsi, Lexi Thompson joua avec Nelly Korda et la Japonaise Miyu Yamashita, créant un groupe spectacle, comme les américaines en raffolent.

Et Hye Jin Choi d’être associée à Thitikul et Minjee Lee. Lorsque le dernier groupe prit son départ, deux joueuses se démarquaient dans le haut du tableau. Il s’agissait de l’Américaine Austom Kim et de la Chinoise Miranda Wang, qui jouaient sous le Par, leur permettant d’effectuer une remontée spectaculaire au classement.

Atthaya Thitikul et Minjee Lee allaient connaître un début de journée difficile. La Thaïlandaise concéda tout de suite un bogey au trou n°1, et Par 5 du trou n°3 fut une sanction pour ces deux joueuses, alors que Choi y signait le Par. Au lieu d’entamer une progression, Lee et Thitikul régressaient ne permettant pas à la Thaïlandaise d’éponger son handicap de coups, ni à l’Australienne d’affirmer sa place de leader.

Ainsi, Après six trous, Minjee Lee jouait +3, Thitikul +2 alors que Auston Kim affichait un début de journée en –4, lui permettant d’évoluer à la seconde place. Tandis que Wang jouait également –4 et se retrouvait 4e avec Chanettee Wannasaen, elle aussi en négatif dans ce dernier tour.

On crut, alors, que comme Thitikul, Minjee Lee pouvait s’effondrer et que Kim ou Wang se retrouvent en tête, de manière inattendue, avec un score –1 ou 2, total. Ce qui, compte tenu des conditions de jeu, n’aurait surpris personne.

Mais l’histoire de cette 71e édition du KMPG Women’s PGA Championship allait être dictée par la force mentale de l’Australienne, lui permettant de résister jusqu’au bout.

Minjee Lee appliquée et patiente, malgré les bogey !

Dans l’ensemble, ce fut une journée d’attente, d’observation et de patience, tant du côté des joueuses que du côté des spectateurs et des téléspectateurs. Dire que ce dernier tour fut palpitant, relèverait d’un commentaire marketing condescendant. En fait, on fut plus proche de l’ennui avec des scores qui évoluèrent peu, en raison du fait que les joueuses cherchaient, avant tout, à sauver des Par au lieu d’attaquer pour aller chercher des birdie. Et ici, commence cette éternelle question : faut-il réellement rendre les tournois Majeurs difficiles, pour faire du spectacle. Dans d’autres disciplines, cette question s’est déjà posée et à chaque fois ce fut quasiment un échec, sauf dans les sports extrêmes.

En réalité, l’observateur veut voir des birdie, des eagle tomber dans les trous et les joueuses être à couteau tiré à chaque trou. En Formule 1, le spectacle n’y est plus car c’est devenu une course pour ingénieurs sur le bord des murets, alors qu’en Moto GP, à chaque tour, les pilotes du groupe de tête sont à la bagarre, offrant de nombreux dépassement. En athlétisme, ce qui fait vibrer les foules, sur un 400 m ou un 110 m haies, c’est de voir les athlètes au coude à coude jusqu’à l’arrivée. Si Usain Bolt est devenu le plus grand coureur de tous les temps, le fait de savoir qu’il allait mettre deux ou trois longueurs à ses adversaires à chaque course n’avait plus beaucoup d’intérêt.

Et quand Michaël Schumacher dominait les Grand Prix de Formule 1, en faisant cavalier seul, chaque dimanche, seuls les tifosi s’enflammaient. Et ce fut la même chose avec Max Verstappen.

C’est donc cette logique que enveloppa ce dernier tour avec une Minjee Lee qui, après avoir concédé trois bogey à l’aller, sans perdre la tête du tournoi, revint à –4 grâce à un birdie sur le Par 5 du 9. Et Auston Kim d’être à la peine, après 12 trous, de jouer plus bas que –4 à la journée, tandis que Atthaya Thitikul, également à –1, cherchait, d’abord, à sauver des Par, et à comprendre pourquoi ses putt ne filaient pas dans le trou, du premier coup.

A l’opposé, dans le Michigan, au même moment, sur l’Epson Tour, régnait un franc suspense avec un changement de leader et des scores serrés, qui évoluaient au gré des birdie plus facile à engranger.

Les neuf derniers trous furent donc un peu ennuyeux, s’inscrivant dans une logique d’observation et de maîtrise de soi, de la part des joueuses, afin de ne pas aller à la faute.

Minjee Lee sans adversaire

Malgré le fait que les scores étaient assez figés et que la marge de progression de chaque joueuse était nulle, voire très faible, il y eut tout de même du mouvement. Tout d’abord, Lexi Thompson décrocha rapidement de sa 3e place, à cause de trois bogey à l’aller, qui l’envoyaient par le fond avec le score de +4. Hors course, l’Américaine passa sa journée à illustrer le propos tenu juste avant, c’est-à-dire à sauver des Par, en espérant qu’une opportunité de birdie se présente enfin.

Nelly Korda ne joua pas plus les vedettes, figée à +5. Et les américains de ne pas avoir le spectacle tant attendu, dans cet avant dernier groupe.

Miyu Yamashita et Hye-Jin Choi ne parvenaient pas à jouer les outsiders, elles aussi en positif dans ce dernier tour.

Aussi, chacun attendit que Minjee Lee termine un trou et qu’elle passe au suivant, afin de voir si elle allait sauver un énième Par, prendre un birdie ou, au contraire, connaître, elle aussi, un coup du sort susceptible de lui faire perdre ce tournoi.

Globalement, rien de tout ceci n’arriva, sans pour autant que le jeu délivré par elle soit rébarbatif. Au contraire. L’Australienne a donné une belle leçon de golf à tous les amateurs qui détestent jouer avec le vent. L’application dont fit preuve l’Australienne en aura inspiré beaucoup. Tout d’abord, Minjee Lee s’appliqua à toucher un maximum de fairway. Elle n’en manquera que 4 dans cette journée, et de peu. Contrairement à Thitikul. A noter, d’ailleurs, qu’au premier tour, Minjee Lee ne toucha que 7 fairway mais qu’elle signa sept birdie, soit le maximum qu’elle ait prit, dans une journée, sur les quatre jours. Ensuite, elle s’appliqua à jouer un très bon premier putt d’approche, afin de ne pas manquer celui qui allait lui permettre de ne pas concéder de bogey. Et amateur qui sait jouer de la sorte, fera rapidement évoluer son index.

Au trou n°14, l’Australienne trouva le fairway, comme Thitikul. Au second coup, à 89 yards, soit 81,38 mètres, selon les chiffres données par la télévision, Minjee Lee tenta de placer sa balle au plus près du mat. Et c’est un putt d’environ 1,50 mètre qu’elle obtint. De son coté, Atthaya Thitikul se laissa environ deux mètres de putt. Et ces quelques dizaines de centimètres allaient tout changer. A l’aide de son long putt, Minjee Lee signa un putt parfait qui lui offrit son premier birdie du retour, lui permettant de revenir à –4, après le bogey survenu au 10. Alors que Thitikul manqua encore la ligne avec une balle qui passa à côté du trou. Et toute la journée de la Thaïlandaise, et même les deux derniers jours, furent à l’image de ce putt, moins franc dans l’exécution, que celui de l’Australienne. Et même de toutes les joueuses qui ont signé des birdie et une progression dans cette journée. Comme Auston Kim.

Après ce birdie, Minjee Lee en enchaînait un autre sur le Par 4 du trou n°15, se donnant, à trois trous de la fin, une avance de quatre coups sur Chanettee Wannasaen, au club house à –1, avec Austom Kim, également à –1, qui a changer de dimension professionnelle, dans ce tournoi, en s’affichant comme une possible futur vainqueur cette saison.

De son côté, Atthaya Thitikul était dans le Par, après ce bogey au 14, et n’avaient presque plus aucune chance de remporter ce Majeur. Av moins que l’Australienne ne commette une énorme faute. Et c’est au contraire le Thaïlandaise qui la réalisa, en envoyant sa mise en jeu, dans le haut rough, sur ce trou n°15, lui laissant, peu après, un premier putt d’environ 12 mètres, avant de faire le Par. Et elle s’en tirait à bon compte. Mais au trou n°16, la ThaÏlandaise manqua encore un putt, cette fois à environ 4 mètres du trou, avec une balle qui s’échappa rapidement à droite du trou ? ce bogey laissait Thitikul dans le Par total, à cinq coups de l’Australienne. Mais cette dernière concédait également un bogey, le dernier de sa journée, avec un putt d’environ 2 mètres qui ne trouva pas le trou.

A deux trous de la fin, sauf catastrophe de dernière minute, personne ne voyait Minjee Lee perdre ce tournoi, et déjà ses copines et compatriotes avaient les bouteilles de mousseux dans les mains, autour du green du 18.

Minjee Lee s’imposait donc avec ce score de –4, après deux derniers Par, devant la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen et l’Américaine Auston Kim, deux joueuses que l’on attendait pas si bien placées. Thitikul, pourtant très à l’aise sur les deux premiers tours, clôture ce tournoi à +1, à la 4e place, avec la Japonaise Chisato Iwai, qui s’affirme parmi les meilleures du Tour.

Et Lexi Thompson d’avoir, elle aussi, manqué le coche, lors du moving day, alors que beaucoup la sentaient capable de jouer les premiers rôles, jusqu’au bout.

« J’ai fait preuve de beaucoup de patience sur le parcours, aujourd’hui », déclara Minjee Lee, peu après en interview. « J’ai eu des hauts et des bas et j’avais le sentiment que certains coups me favorisaient et d’autres non. Je savais qu’il y avait des occasions en fin de parcours, pour faire des birdie, pouvant me permettre de réduire la marque. En fait, j’ai simplement fait de mon mieux », confia l’Australienne qui, à 29 ans, remporte son 3e titre Majeur et se rapproche d’une possibilité de Grand Chelem, avec le British Women’s Open qui reste à conquérir, alors qu’elle a déjà remporté l’Evian Championship.

Minjee Lee qui fut félicitée, en direct, par son frère Min Woo, depuis le Travelers Championship, dans le Connecticut.

De son côté, Atthaya Thitikul fut interrogée sur sa journée et ce Top 5 où elle termine : « je pense que c’est très positif, pour être honnête. Je n’ai pas vraiment joué avec toute la confiance habituelle que j’ai au putting et avec mon driver. Mais terminer dans le Top 5 me procure une sensation positive et me donne confiance », expliqua la Thaïlandaise, dont on ignore pas que le discours est formaté par le coaching mental auquel beaucoup de joueuses font appel. Et elle ajoutait : « pour moi, les tournois majeurs sont toujours difficiles. Il faut être très, très patiente, et faire de très, très bonnes parties. Mais, vous savez, finir dans le Top 5, une fois sur cinq, me permet d’être déjà très contente ».

Grâce à cette 4e place, la jeune Thaïlandaise consolide sa première place à race to CME, alors que Minjee Lee se hisse à la seconde, chassant Rio Takeda, qui se retrouve 3e. Mais une autre joueuse a effectué une très bonne opération au classement de le Race, et elle est Française !

Roussin-Bouchard fait coup double !

Lorsque Pauline Roussin-Bouchard s’est présenté au départ de ce Majeur, rien n’était encore gagné pour elle, même si elle avait déjà démontré sa capacité à franchir le Cut de ce terrible US Women’s Open.

Classée 26e au départ de ce dernier tour, en ayant réalisé ce que Céline Boutier n’a pas pu faire, à savoir franchir le Cut, la Française de 24 ans a mis à profit un excellent mode opératoire, qui, d’ailleurs, fut le même que Minjee Lee employa dans cette journée. Elle resta patiente et tempéra ses envies d’attaquer un peu trop. Bien lui a pris, puisque grâce à cette stratégie et ce contrôle de soi, Roussin-Bouchard a su rebondir après un mauvais coup. A l’aller, après un premier birdie sur le Par 5 du trou n°1, faisant débuter sa journée de la meilleure manière, elle concédait un bogey sur le Par 5 du trou n°3. Qui fut aussitôt effacé par un birdie. Puis, sur le 7 et le 8, Roussin-Bouchard trouva deux autres birdie, faisant partie du cercle fermé des joueuses évoluant en négatif, dans cette dernière journée. Le retour fut un peu moins heureux, et c’est avec trois bogey contre deux birdie qu’elle va terminer ce tournoi, avec le score de +4, à la 10e place, mais en étant toujours parmi celles qui ont réalisé une journée sous le Par. Et ça, il fallait le faire compte tenu des conditions de jeu.

Ainsi, en remontant à la 10e place, la Française s’assure une place, l’an prochain, dans ce Majeur, mais elle grimpe, également, dans le Top 80 de la Race, de sorte qu’elle vient d’assurer sa carte, et qu’au prochain rafraîchissement du classement, si elle se maintient dans ce Top 80, elle sera prioritaire pour chaque tournoi. La prochaine étape pour Pauline Roussin-Bouchard est d’intégrer le Top 60, en continuant de réaliser de bons résultats, afin de participer à la tournée asiatique, de fin de saison, puis au CME Group Tour Championship. Un tournoi que de plus en plus de joueuses considèrent comme le 6e Majeur de la saison. Et pas seulement elle. « Cette journée fut un mélange de tout. J’ai réalisé de bons putt, et le putting a été décisif. C’est sûr ! Et puis je pense que j’ai su garder mon calme, ce que je dois absolument continuer à travailler. Il fallait juste rester sir le parcours, et essayer de frapper de bons coups. C’est évidemment très cliché mais il fallait jouer un coup à la fois parce que le vent ne permettait pas de planifier autre chose », déclara Roussin-Bouchard, qui a rappelé combien c’était agréable et important pour elle d’avoir franchi le Cut d’un tournoi Majeur.

Prochain rendez-vous du LPGA Tour, cette semaine, pour un tournoi plus récréatif, avec le Dow Championship, où Atthaya Thitikul et Ruoning Yin y défendront leur titre.

Pauline Roussin-Bouchard et Adela Cernousek seront les seules Françaises au départ.

Le classement final => ICI

La vidéo des meilleurs moments du dernier tour

80ème US WOMEN Open : L’essentiel à savoir

Historique

L’US Women Open est l’épreuve la plus prestigieuse du calendrier féminin mondial. Sa première édition eut lieu en 1946 faisant de ce tournoi le plus ancien du calendrier du LPGA Tour. A cette époque, c’est la WPGA qui organisait le tournoi, et c’est sous la forme d’un match-play, que le jeu se déroula. En 1949, la LPGA reprend l’organisation de l’US Women’s Open avant que le tournoi passe sous l’égide de l’USGA, en 1953.

Pour son 80e anniversaire, l’omnium américain est accueilli dans le Wisconsin, sur le parcours du Erin Hills Golf Club, où eut lieu l’US Open 2017.

Le champ de joueuses

Sans surprise, c’est un champ de 156 joueuses qui est au départ de cette 80e US Women’s Open, avec le Top 80 de la Race to CME associé au 58 joueuses qui ont obtenu leur place lors des épreuves qualificatives, entre le 14 avril et le 13 mai.

Entre également dans le champ 26 amateurs, dont la récente lauréate de l’Augusta National Women’s Amateur, l’Espagnole Carla Bernat Escuder, mais aussi l’Anglaise Lottie Woad numéro mondial amateur, et l’Américaine Asterisk Talley, numéro un du classement AJGA et 16e mondial. Ainsi que sa compatriote Kiara Romero, 3e mondial.

Aucune amateur Française n’est présente dans le champ, cette année, et seules Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard sont qualifiées chez les professionnelles.

L’Américaine Dana Fall (ex Finkelstein), âgée de 32 ans, et qui possède un parcours entre l’Epson Tour et le LPGA Tour, est la dernière joueuse à avoir reçu ses droits de jeu pour ce second majeur de la saison. Fall a obtenu sa qualification grâce à la victoire de Chisato Iwai. La Japonaise venant d’obtenir une qualification directe, il a fallu combler le champ en sélectionnant une joueuse de réserve. C’est donc l’Américaine Dana Fall, pensionnaire du LPGA Tour, qui a obtenu cette place.

Un Cut après deux tours conservera les 60 meilleures joueuses, et ex-aequo.

Les rookie dans le champ

Les joueuses amateurs dans le champ

Les LEE dans le champ

En soutien à Hanke Haney qui avait été fortement critiqué, en 2019, notamment par Michelle Wie West, qui l’avait accusé de racisme, en pronostiquant que la future joueuse vainqueur de l’US Women’s Open se nommerait Lee et serait Sud-coréenne, quelques jours avant que JeongEun Lee6 remporte ce Majeur, nous publions, chaque année, les joueuses dénommées Lee. Dès fois que la prédiction se renouvelle.

  • Minjee Lee
  • Andrea Lee
  • Mi Hyang Lee
  • Jude Lee (a)
  • Sophia Lee (a)
  • Ilhee Lee
  • JeongEun Lee5
  • JeongEun Lee6

Les derniers vainqueurs

  • 2024 : Yuka Saso : (-4)
  • 2023 : Allisen Corpuz : (-9)
  • 2022 : Minjee Lee (-13)
  • 2021 : Yuka Saso (-4)
  • 2020 : A Lim Kim, 281 (-3)
  • 2019 : JeongEun Lee6, 278 (-6)
  • 2018 : Ariya Jutanugarn, 277 (-11) en playoff face à Hyo-Joo Kim
  • 2017 : Sung Hyun Park, 277 (-11)
  • 2016 : Brittany Lang, 282 (-8) en playoff face à Anna Nordqvist
  • 2015 : In Gee Chun, 272 (-8)
  • 2014 : Michelle Wie, 278 (-2)
  • 2013 : Inbee Park, 280 (-13)
  • 2012 : Na Yeon Choï, 281 (-7)
  • 2011 : So Yeon Ryu, 281 (-3)

Victoire française

  • Catherine Lacoste (1967)

Le parcours

Ce 80e anniversaire se fête dans l’état du Winsconsin, sur le parcours de Erin Hills, un links très éloigné des bords de mer traditionnels, mais qui connaît son sujet en matière de tournoi Majeur. En effet, ce tracé à accueilli l’US Open 2017, mais aussi l’US Amateur Championship six ans plus tôt.

Aménagé sur un relief naturel, ce tracé se caractérise par une multitude de pentes et de dénivelés, ainsi qu’un nombre impressionnant de bunker. 132 au total, en imitant une érosion naturelle. Les rough sont hauts, constitués de cette herbe à la fois dense et fine qui noiera la balle, rendra le coup difficile mais n’empêchera pas d’en sortir. Inauguré en 2006, ce parcours a été créé pour des épreuves de championnat, et toutes les joueuses vont avoir quatre jours pour éviter ses pièges et délivrer le meilleur score qu’il soit. L’attaque du green du 15 ne sera pas une partie de plaisir. Perché sur une butte, et entouré de bunker, tout en comportant une belle cuvette qui récupérera les balles un peu longues, ce green sera l’un des moments forts de ce tournoi. Tout comme celui du 9, lui aussi sur une butte, avec des pentes qui enverront la balle vers les extérieurs, où plusieurs bunker attendront sagement que celle-ci n’y descende.

Des green relativement étroits mais plus larges que ceux du Mizuho Americas Open. En réalité, ce sont les pentes et les bunker autour qui augmenteront la sensation d’étroitesse.

Les fairway offrent des largeurs très différentes sur un même trou, et là encore, la précision sera la clé de la réussite. Enfin, ce parcours s’impose comme le second plus long tracé depuis le début de la saison, après celui de The Club, à Carlton Wood, qui a reçu le Chevron Championship.

Côté gazon, il est planté en bentgrass du tee au green, une herbe réputée pour faire des green de qualité en étant très dense et tolérante aux tontes rases. Il faut donc s’attendre à un stimpmeter assez élevé.

Prime de tournoi

L’US Women’s Open a toujours été l’épreuve la mieux dotée du circuit féminin. En 2022, la dotation était portée à 10 millions de dollars alors qu’elle était de 5,5 millions de dollars l’année précédente. L’an dernier, le KPMG Women’s PGA Champonship a concurrencé l’omnium américain en portant sa dotation à 10 millions de dollars ce qui a poussé l’USGA a réaliser une nouvelle hausse de la dotation, en 2023, avec une somme de 11 millions de dollars.

En 2024, ce fut 1 million de dollars qui fut ajouté pour atteindre la somme de 12 millions. C’est la plus forte dotation jamais enregistrée sur un tournoi féminin dans le monde. Au moment où cet article est publié, c’est cette somme qui reste d’actualité.

Repères

  • La plus jeune vainqueur : Inbee Park à 19 ans, 11 mois et 17 jours (2008)
  • La joueuese vainqueur la plus âgée : Babe Zaharias à 43 ans et 7 jours (1954)
  • L’unique amateur vainqueur de l’épreuve : Catherine Lacoste (1967)
  • La première épreuve de l’US Women Open date de 1946 et fut remportée par Pathy Berg
  • L’US Women open fut placé sous l’égide de l’USGA en 1953

Les prochaines dates de l’US Women Open

  • 2026 : Riviera Country Club – Californie
  • 2027 : Inverness Club – Toledo Ohio
  • 2028 : Oakmont Country Club – Pennsylvanie
  • 2029 : Pinehurst Resort & Country Club – Caroline du Nord

Diffusion TV

Ces horaires sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d’être modifiés par la chaîne.

Consulter le site de l’USGA => ici

Consulter le site du Erin Hils Golf Club => ici