Founders Cup : un doublé pour Hyo-Joo Kim !

Huitième victoire sur le LPGA Tour, pour la Sud-coréenne, qui remporte, pour la seconde fois, ce tournoi. Hyo-Joo Kim reste performante, depuis plus de 10 ans, avec presque une victoire par an.

Ce dernier tour s’est résumé à un match play entre les joueuses du dernier groupe, où l’ancienne numéro un mondial fut très proche de prendre l’avantage. Mais le parcours fut un juge de paix redoutable.

Une chose est certaine, après cette semaine de golf, sur le LPGA Tour, le nouveau parcours choisi pour accueillir cette Founders Cup a eu le mérite de proposer des coups techniques et parfois spectaculaires, en plus d’homogénéiser le leaderboard, entre joueuses de premier plan et nouvelles venues.

Cependant, le dernier tour s’est rapidement résumé à un match play entre le leader, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, et l’ancienne numéro un mondial, l’Américaine Nelly Korda.

Mais ce n’est seulement qu’au 10e trou que les deux joueuses étaient à égalité. Auparavant, Hyo-Joo Kim restait en tête, mais sous la menace de l’Américaine qui était en train d’entamer une progression, comme elle l’avait fait la veille. Après 8 trous, Nelly Korda jouait –3 pour la journée, pour un score total de –15, la situant à seulement deux coups de la Sud-coréenne. Et c’est au trou n°8 que Hyo-Joo Kim concéda un second bogey, avec un putt, pour sauver le Par, qui fit une virgule.

Et le retour, plus difficile à jouer que l’aller, allait arbitrer le débat entre les deux jeunes femmes, puisque derrière, beaucoup de leurs poursuivantes allaient entrer au club house, et pour certaines, connaître, également, des moments compliqués. Comme Hae Ran Ryu qui jouait –7 journée, jusqu’au 14, et qui commença à perdre pied dès le trou n°15, en concédant bogey sur bogey. La Sud-coréenne allait finalement perdre trois coups sur les quatre derniers trous, et dégringoler à –10, loin du duo de tête, alors à –17.

Korda un peu fébrile, Kim malchanceuse mais heureuse !

Ce sont donc les 9 derniers trous qui ont animé cette fin de tournoi, où de nombreux pièges étaient à déjouer. Un arbre au milieu du fairway du 10, des bunker sur le fairway ou des green un peu surélevés où la balle ne parvenait pas à s’arrêter rapidement. Sans parler des dog leg où la balle pouvait terminer dans le rough, comme c’est le cas au 18. Il fallait donc, cette semaine, disposer d’une grande technique et d’un repérage méticuleux, même si nous savons que le parcours a changé de physionomie, entre les séances d’entraînement et le premier jour de la compétition. Enfin, la stratégie était essentielle autant que le sens de la créativité.

Et il fallut tout le talent de Nelly Korda et Hyo-Joo Kim pour limiter les conséquences de ces pièges. Et l’Américaine s’en sortait nettement mieux depuis le départ, puisque contrairement à la Sud-coréenne, elle progressait au score. Après un aller en 32, comportant un bogey sur le Par 4 du 2, puis une belle suite de birdie, Nelly Korda parvint à exploiter le Par 5 du trou n°10, quant Hyo-Joo Kim signa seulement le Par. Les deux joueuses se retrouvèrent, alors, à égalité avec le score de –17. Et Nelly Korda semblait dominer sa partenaire de jeu, nourrissant une ferveur de plus en plus intense du côté des spectateurs. Mais c’est à ce moment que la Sud-coréenne releva la tête. Sur le Par 4 du 11, Hyo-Joo Kim parvint à stopper sa balle à environ 2 mètres du mat, alors que celle de Nelly Korda dû affronter une sortie de bunker.

Avec ce birdie, Hyo-Joo Kim repassa en tête, à –18, un coup devant l’Américaine, sur qui pesait, finalement, plus de pression, même si c’est elle qui avait le mieux progressé jusque là.

Et au trou suivant, les deux joueuses partirent à la faute, concédant, chacune, un bogey.  Du 13 au 16, Nelly Korda tenta d’aller chercher des birdie, mais elle ne trouva que des Par. Alors que Hyo-Joo Kim reprit la main en repassant à –18, grâce à un birdie au 14, malgré une approche qui laissa sa balle bien plus loin que celle de Korda. Mais son putt fut exceptionnel tant par la lecture de la trajectoire que par son exécution. Alors que Nelly Korda, manifestement un peu sous pression, fit passer sa balle sous le trou, en étant à moins de 3 mètres.

Mais ce parcours n’avait pas fini de se défendre. Le green du 16 allait rendre la partie difficile aux deux joueuses. Pour Korda, ce fut une balle qui ne fit pas la distance quand elle tenta le birdie. Pour H.-J. Kim ce fut un changement brutal de trajectoire de sa balle, qui partit subitement à gauche, laissant la joueuse médusée.

Au 17, Korda trouva le green, alors que H.-J. Kim joua trop long et fut contrainte à jouer un chip, derrière le green, et en contrebas. Et c’est à ce moment que l’on vit tout le talent dont sait faire preuve la Sud-coréenne, dont la balle fut jouée dans la ligne du mat, tapa le mat au niveau du trou, et s’échappa moins de deux mètres plus loin. Si ce coup était rentré, la Sud-coréenne aurait assommé l’Américaine et tué le tournoi, avec un birdie somptueux.

Mais ce fut Nelly Korda qui s’autodétruisit avec un Putt pour le Par à moins d’un mètre. Sans réelle explication, elle joua juste à côté du trou occasionnant un putt de retour pour bogey. Au départ du 18, il n’y avait presque plus de suspense, puisque Hyo-Joo Kim menait avec le score de –17, devant Korda à –15. Et si ce dernier Par 5 promettait un dernier birdie, pour chacune des joueuses, il fallait un eagle pour l’Américaine et un bogey pour la Sud-coréenne, pour envoyer ses deux joueuses en playoff.

Après une mise en jeu dans le bunker de fairway, pour les deux joueuses, et second coup pour avancer un peu, Hyo-Joo Kim tenta directement le green, avec un hybride, tandis que Korda le trouva avec un coup de wedge. Avec une balle dans le bunker à jouer au 4e coup, la Sud-coréenne était assurée de ne pas terminer avec un birdie. Alors que Korda pouvait encore l’espérer, malgré un putt à venir d’environ 5 mètres.

La sortie de Kim fit dépasser sa balle de moins de 2 mètres, alors que celle de Korda roula moins d’un mètre après.

Korda allait terminer à –15, et Kim avait deux putt pour s’imposer. Gaspillant le premier, avec une balle qui passa juste au bord, c’est avec un putt pour bogey, et un score de –16, que la Sud-coréenne remportait sa 8e victoire et s’imposait 11 ans après avoir gagné ce tournoi, pour la première fois. « Cette journée fut réellement difficile », confia Hyo-Joo Kim. « Evidemment, le premier jour j’ai bien joué. Le second j’ai commis quelques erreurs, tout comme le troisième. Et aujourd’hui ce fut tout simplement difficile. J’ai fini par partager la tête du classement, et j’ai eu quelques bonnes occasions. Mais finalement je gagne et je suis très contente », avouait la Sud-coréenne qui ne maîtrise toujours pas l’anglais.

Hyo-Joo Kim qui déclara que remporter ce tournoi dans son année de rookie puis une seconde fois, est vraiment un moment magnifique. « Je ne pense pas avoir été nécessairement bouleversée par mes émotions. J’ai essayé de simplement rester concentrée sur mes coups et ce que j’avais à faire », expliquait-elle concernant la gestion du mental durant la partie. Et c’est seulement ensuite qu’elle se libéra totalement.

De son côté, Nelly Korda confia : « l’aller fut super. Alors que j’ai dû me battre un peu plus au retour. Et je n’ai pas autant produit de birdie qu’à l’aller ». Puis elle ajoutait : « je n’ai pas vraiment regardé le leaderboard. Et je ne savais pas vraiment où les autres filles se situaient. Honnêtement, j’étais concentrée sur mon jeu. Tout comme je ne m’occupais pas vraiment de ce que faisait Hyo-Joo », avoua l’Américaine.

Tejedo Mulet, une rookie au milieu des stars

Le Top 10 est complété la présence de l’Espagnole, et rookie, Carla Tejedo Mulet, qui s’offre un énorme coup de projecteur en terminant à –10, au milieu de stars du circuit comme Minjee Lee, Sei Young Kim, Nasa Hataoka ou une Gaby Lopez qui n’a jamais pu approcher suffisamment près les mats, pour se donner des chances de birdie. L’espagnole de 24 ans, qui sort d’une saison 2025 sur l’Epson Tour à la 14e place de la Race, étonne par sa performance et sa capacité à tenir tête à une bonne partie du champ, cette semaine. Toute la semaine, elle a joué sous le Par en faisant preuve d’une belle régularité. Et finalement, elle démontre, une fois encore, qu’en jouant entre –3 et –2, par journée, il est tout à fait possible de se faire une place, sur le LPGA Tour. « C’est complètement fou. Je suis arrivée sans aucune attente. Je venais simplement pour m’amuser et faire de mon mieux. Evidemment, la présence de mes parents a été très importante pour moi. Ils ont fait le voyage depuis l’Espagne », expliqua Tejedo Mulet. « Cette semaine fut riche en émotions et en plaisirs. Je n’ai rien fait de différent. Je suis restée moi-même et je pense que tout le travail accompli pendant l’intersaison a porté ses fruits », ajoutait-elle. « Ce qui m’importait c’était de m’amuser et de me qualifier pour la semaine suivante. J’espérais rester dans le Top 10 jusqu’à la fin de la journée, pour ne pas avoir à jouer la qualification demain matin, à Phoenix », précisa l’Espagnole qui surprend et que l’on a hâte de voir évoluer, sur le prochain tournoi.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour, que l’on a pu voir brièvement à l’écran, réalise une bonne semaine sur ce tracé technique, ce qui devrait la mettre en confiance. Elle clôture honorablement la semaine à –8, elle aussi en ayant joué les quatre journées sous le Par. Et la voici 55e de la Race to CME.

Nastasia Nadaud clôture cette semaine à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses comme Rio Takeda, In Gee Chun ou Gemma Dryburgh, avec trois cartes sous le Par, et une dans le Par. Les 23 463 dollars qu’elle a empochés vont lui permettre de financer ses prochains frais de tournoi, et de rémunérer son caddie, qui est indissociable de sa performance. Ce résultat permet à la Française de 21 ans, dont on attend qu’elle conserve sa carte cette saison, au minimum, de comptabiliser 24, 667 points de Race to CME et d’intégrer le Top 100 à la 84e place.

Quant à Céline Boutier, jamais elle n’a été en mesure de s’illustrer dans ce tournoi, jouant une seule journée sous le Par et terminant à la 56e place, à +1.

Attention, pour elle, de ne pas rester trop longtemps dans le creux de la vague, car la concurrence est rude et à 32 ans, la sortie est souvent plus proche que l’entrée. Et beaucoup de joueuses mettent fin à la carrière, sur le LPGA Tour, dans cette tranche d’âge, après une période compliquée.

Prochain tournoi, du 26 au 29 mars, avec le Ford Championship, en Arizona.

Le classement final => ICI

Cognizant Founders Cup: l’essentiel à savoir

Cette 15e édition marque le véritable coup d’envoi de cette saison, avec un champ plein, sur le sol américain.

Historique

Créée en 2011, cette épreuve a pour objectif de célébrer les 13 fondatrices de la LPGA, dont la dernière d’entre elles, Marlene Hagge, s’est éteinte en 2023, deux jours après le tournoi. Depuis l’an dernier, cette épreuve a pris place en début de saison. Cette année, un nouveau partenaire vient se greffer à sa dénomination historique

L’épreuve a connu plusieurs sponsors avant que la fameuse banque américaine, Bank of Hope, ne soit le sponsor titre, entre 2017 et 2019. En 2020, le fabricant asiatique de balles de golf, Volvik, y accrochait son nom, mais l’épreuve ne se déroula jamais, en raison de la crise sanitaire.

En 2016, Sei Young Kim y décrocha la victoire avec un score final record de –27 ! Et en 2017, Anna Nordqvist y signa la carte la plus basse avec un score de 61.

A l’origine, l’épreuve comportait trois tours. Mais, dès la seconde édition elle se déroula sur 72 trous.

En 2020, en raison de la crise sanitaire, cette épreuve n’a malheureusement pas eu lieu, mais elle a gagné un nouveau sponsor qui, en 2022, a fait doubler la dotation.

Cette année là, organisée du 12 au 15 mai, cette épreuve fut marquée par l’absence de Shirley Spork, décédée un mois plus tôt, et dont la disparition à l’âge de 95 ans, donna une touche très particulière à cette édition, empreinte de souvenirs, de recueillement et d’un besoin de transmission de l’esprit du LPGA Tour, vers les nouvelles générations.

Le parcours

Après que les éditions 2022, 2023 et 2024 se soient déroulées sur le Upper Monclair Country Club, dans le New-Jersey, et sur le fameux parcours du Bradenton Country Club, en Floride, terrain de jeu de Nelly Korda, en 2025, c’est en Californie qu’il trouve refuge sur le Sharon Heights Golf et Country Club, au Menlo Park, dans le Comté de San Mateo, entre San José et San Francisco.

C’est un parcours boisé, comportant de nombreux dénivelés, qui attend les joueuses et les joueuses techniques et stratégiques y seront plus à l’aise que les autres. Ce tracé développe environ 5982 mètres, en Par 72 (36 – 36). Il ya deux Par 5 de chaque côté, dont le dernier au 18 qui sera le théâtre d’un dernier moment de suspense, en cas de joueuses ex æquo.

Si le nombre de bunker n’est pas précisé, il y a une pièce d’eau commune à deux trous, mais seul le green du trou n°2 est concerné et la pièce d’eau est très éloignée. Les balles dans l’eau sont donc presque à exclure, cette semaine.

Certaines configurations de green font penser au parcours du dernier US Women’s Open, où il fut très difficile d’y faire tenir les balles., On peut donc supposer que les scores ne seront pas très bas, cette semaine.

Ce tracé date de 1963 et est l’œuvre de Jack Fleming, qui est aussi l’architecte du Salinas Golf et Country Club, à Vallejos, et du TPC Harding Park, toujours cette région de San Francisco.

Le champ de joueuses

Après un champ de joueuses à 120, l’an dernier, c’est à nouveau un champ de 144 joueuses composé du Top 80 de la Race to CME, où l’on constate le retour de Nelly Korda au milieu des stars du moments que sont Atthaya Thitikul, Miyu Yamashita, Minjee Lee, Rio Takeda, Sei Young Kim, Hyo-Joo Kim, Hye-Jin Choi, Nasa Hataoka, ainsi que les sœurs Iwai et l’Américaine tenante du titre, Yealimi Noh.

Sont également au départ l’Anglaise Lottie Woad et l’Américaine en forme depuis le début de la saison, Auston Kim.

Parmi les joueuses vétérans, on compte la présence de Anna Nordqvist, Yani Tseng, Lydia Ko, In Gee Chun et Amy Yang.

Le Top 10 de l’Epson Tour complète ce champ, avec Yana Wilson, Melanie Green et Gina Kim. Quant aux rookie, elles sont 26, sur les 28 de cette saison, ce qui implique la présence de Helen Briem, Mimi Rhodes et Natasia Nadaud. Qualifiée du lundi, l’an dernier, l’Américaine Sophia Schubert revient grâce au Top 10 de la saison 2025 de l’Epson Tour.

Les autres Françaises au départ sont Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin Bouchard.

Les invitées sponsors

  • Victoria Cui – USA
  • Sherry Zhong (a) – Chine

Les qualifiées du lundi

  • Lauren Hartlage – USA
  • JeongEun Lee6 – Corée du sud

Le palmarès

La Sud-coréenne Jin Young Ko est la seule à avoir remporté trois fois l’épreuve.

  • 2025 : Yealimi Noh (-21)
  • 2024 : Rose Zhang (-24)
  • 2023 : Jin Young Ko (-13)
  • 2022 : Minjee Lee (-19)
  • 2021 : Jin Young Ko (-18)
  • 2019 : Jin Young Ko (-22)
  • 2018 : Inbee Park (-19)
  • 2017 : Anna Nordqvist (-25)
  • 2016 : Sei Young Kim (-27)
  • 2015 : Hyo-Joo Kim (-21)
  • 2014 : Karrie Webb (-19)
  • 2013 : Stacy Lewis (-23)
  • 2012 : Yani Tseng (-18)
  • 2011 : Karrie Webb (-12)

Record du tournoi

-257 : Sei Young Kim (2016) – Wildfire Golf Club

Sponsor et dotation

Plusieurs sponsors titres se sont succédé à la tête de cette épreuve, qui entre, peu à peu, dans le cercle des classiques du LPGA Tour. Bank of Hope fut incontestablement le partenaire emblématique de l’épreuve, puisque autour de ce parrainage, s’organisait une vaste collecte de fonds, en faveur des plus démunis. Volvik restera le sponsor malheureux, qui aura donné son nom sans en retirer le moindre profit, en matière d’image. Et Cognizant a accompagné l’épreuve, pendant 3 ans, jusqu’en 2024.

L’an dernier, aucun sponsor titre n’avait associé son nom au tournoi et cette année c’est la société Fortinet, leader mondial des solutions et des services en matière de cybersécruité, qui est le sponsor le titre.

Diffusion TV

Le tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 19 mars : 23h00 – 02h00
  • Vendredi 20 mars : 23h00 à 02h00
  • Samedi 21 mars : 23h00 à 02h00
  • Dimanche 22 mars : 23h00 à 02h00

Blue Bay LPGA : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi fut créé en 2014 et a connu cinq organisations jusqu’en 2018. Il s’est, jusqu’ici, déroulé en fin d’année, entre le mois d’octobre et le mois de novembre, sur l’île aux milliardaires de Haïnan. Un territoire dont la superficie est, à peu près, équivalente à la Belgique et au Luxembourg. L’ambiance est celle d’une riviera à la chinoise.

Ce tournoi a donc connu 5 vainqueurs différents, dont une Chinoise en la personne de Shanshan Feng, aujourd’hui retraitée du circuit depuis 2021, à seulement 32 ans, et après 14 années de présence sur le Tour.

Entre 2019 et 2023, ce tournoi a été annulé, notamment à partir de 2020 à cause de la crise sanitaire.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier ce sont 108 joueuses qui sont dans le champ, pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui interviendra après deux tours, pour conserver les 65 meilleures, et ex æquo.

Outre le Top 80 qui est pris en compte, vingt joueuses bénéficient de l’opportunité de jouer en étant membre de la fédération Chinoise de golf (CGA). Parmi elles deux amateurs et deux Thaïlandaises. Mais également Yahui Zhang, 20 ans, rookie sur le LPGA Tour en 2025 et non classée à la Race to CME.

S’ajoutent les invitations sponsors, au nombre de cinq, dont Muni He et quatre amateurs Chinoises.

Parmi les têtes d’affiches, se trouvent la majeure partie des joueuses qui ont évolué à Singapour, la semaine dernière, excepté Hannah Green et Atthaya Thitikul, les deux joueuses vainqueurs de ce début de saison. Et bien entendu, Nelly Korda, qui boude la tournée asiatique.

Ce tournoi est l’occasion pour les qualifiées de la saison 2025 de l’Epson Tour, de faire leur entrée sur le LPGA Tour. Seront à suivre Mélanie Green, Yana Wilson, Briana Chacon, Erika Hara, Riley Smith, Hailee Cooper ainsi que Gina Kim.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud font leur première apparition de la saison, sur le Tour et seront les seules tricolores à évoluer dans ce tournoi.

Mimi Rhodes, Aline Krauter, Polly Mack, Chiara Tamburlini, Carolina Lopez Chacarra sont quelques-unes des européennes qui complète ce champ qu va permettre de voir évoluer de nombreuses joueuses qui débutent sur le LPGA Tour où qui ont besoin de se rattraper d’une saison passée difficile.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Rio Takeda (-17)
  • 2024 : Bailey Tardy (-19)
  • 2018 : Gaby Lopez (-8)
  • 2017 : Shanshan Feng (-9)
  • 2016 : Minjee Lee (-13)
  • 2015 : Sei Young Kim (-2)
  • 2014 : Lee-Anne Pace (-16) sur 3 tours

Les invitées sponsors

  • Xinyu Wang (a) – Chine
  • Ziyan Meng (a) – Chine
  • Yaxuan Huang (a) – Chine
  • Muni He – Chine
  • Yujie Liu (a) – Chine

Les joueuses du Top 10 de l’Epson Tour 2025

  • Melanie Green – USA
  • Yana Wilson – USA
  • Gina Kim – USA
  • Erika Hara – Japon
  • Briana Chacon – USA
  • Riley Smith – USA
  • Laetitia Beck – Israël
  • Minji Kang – Corée du sud
  • Hailee Cooper – USA

Le parcours

Le Jian Lake Blue Bay fut accessible en 2012, au cœur d’un resort au bord de la mer de Chine. Il est l’œuvre de l’architecte Américain Mark E.Hollinger, de la société JMPgolf. Diplômé de l’institut d’architecture de Georgie, Hollinger a principalement œuvré dans le nord des Etats-Unis et en Asie. Il est membre de la société américaine des architectes de parcours de golf. Ce parcours est plantée en Paspalum, reconnu comme étant une graminée très résistante aux ambiances marines.

Le Jian Lake Blue Bay est typé links avec des zones de fairway et de bunker dans le style écossais. C’est un subtil mélange de parcours à l’ancienne et de parcours à l’américaine qui rappelle, également, celui du Lotte Championship, en raison de la présence de nombreux palmiers. Son niveau d’élévation va de 1 mètre à 16 mètres. Il se distingue par ses bunker, de couleur ocre, qui donnent à ce parcours un véritable caractère de terrain de jeu.

A noter que cette année la tonte du rough est annoncée plus courte de 2 centimètres.

Le record du parcours

  • 64 : Savannah Grewal (2024), Rio Takeda (2025)

Le record du tournoi

  • -19 : Bailey Tardy en 2024

Dotation et prime

Ce tournoi s’est inscrit parmi ceux recevant une dotation minimum de 2 millions de dollars. Cette somme fut allouée aux deux premières épreuves avant de connaître une augmentation symbolique de 100 000 dollars jusqu’en 2018 et une prime à la joueuse lauréate de 315 000 dollars.

Avec son retour au calendrier, après cinq années d’absence, la dotation connut une augmentation en passant à 2,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 330 000 millions.

En 2025, la dotation a connu une nouvelle augmentation, en atteignant la somme de 2,5 millions de dollars pour une prime au vainqueur qui passe à 375 000 dollars. Cette année, la dotation progresse, à nouveau, et se fige à 2,6 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 390 000 dollars.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA, à la rubrique News et Vidéo, puis Live stream, avec une couverture médiatique de 5 heures, sauf le dimanche qui sera de 6 heures.

  • Jeudi 5 mars : de 05h00 à 10h00
  • vendredi 6 mars : de 05h00 à 10h00
  • Samedi 7 mars : de 05h00 à 10h00
  • Dimanche 8 mars : de 05h00 à 11h00

HSBC Women’s World Championship : Green réalise le doublé !

Ce tournoi, créé en 2008, et qui a vu les plus grandes joueuses du circuit s’imposer, a encore été le théâtre d’une belle lutte pour la victoire. Et l’Australienne vainqueur en 2023, s’impose à nouveau !

A 29 ans, celle qui s’est imposée comme l’une des meilleures joueuses du monde, est entrée dans cercle fermé des 80 meilleures mondiales, en reportant un tournoi majeur pour sa seconde victoire sur le Tour. Désormais, Hannah Green, peut s’enorgueillir de faire partie des rares joueuses à avoir remporté, trois fois, le HSBC Women’s World Championship, considéré comme le plus prestigieux tournoi de la tournée asiatique du LPGA Tour.

Partie dans le dernier groupe, avec le statut de co-leader aux côtés de sa compatriote Minjee Lee, Hannah Green a bouclé son aller en 33, grâce à un birdie sur le Par 4 du premier trou, et un eagle sur le Par 5 du 8, qui lui a donné l’oxygène nécessaire, pour ne pas se faire asphyxier par l’Américaine Auston Kim, était en train de fournir un bel effort. En effet, la native de New-York, âgée de 25 ans, venait de signer deux birdie et un eagle sur ce même trou n°18, après un bogey au trou n°2. Unique joueuse du Top 5 à afficher un rythme similaire à Hannah Green, Kim enfonçait le clou sur le Par 4 du 10 pour passer à –12, et surtout, -4 pour la journée.

Mais son handicap résidait dans son départ, deux groupes devant celui du leader, de sorte qu’elle devait jouer encore plus bas, si elle voulait inquiéter l’Australienne.

De son côté, Minjee Lee était un peu plus en souffrance, avec un aller composé d’un bogey et d’un birdie qui l’ont empêché de suivre le rythme de sa compatriote et de toutes celles qui remontaient vers les premières places. Au comme, comme Kim, elle trouva un birdie lui permettant de rester au contact de sa compatriote, trois coups devant elle. Et à –12, Minjee Lee partageait la seconde place avec Auston Kim qui allait vivre des moments plus compliqués.

Roussin Bouchard entre performance et faiblesses psychologiques

Empêtrée dans une mauvaise journée, Céline Boutier continuait de s’effondrer dans le classement, et n’emmenait toujours pas, derrière elle, une ambiance et une fougue qui galvanisèrent les Français en 2023. En revanche, Pauline Roussin-Bouchard générait un net enthousiasme, en étant parvenue à se hisser dans le Top 5, après 15 trous, et un score à la journée de –2. Alternant les birdie et les bogey, la Française rentrait bien plus de putt pour améliorer son score, que pour le pénaliser. Après un aller en –1, à cause de deux bogey qui ont atténué ses trois birdie, elle passait à –9, sur le Par 4 du 10, et elle allait même atteindre le score de –10, sur le green du Par 5 du 13.

La Française de se maintint à –10, après un bogey et un Par, et au 18, elle entra un long putt pour birdie, afin de terminer sa semaine sur un note positive. Ce score de –11 total allait la propulser à la 4e place, avant que le sort ne lui offre un peu mieux.

« Je me sens vraiment bien. Même si le début de saison a été un peu difficile, et que la semaine dernière j’ai beaucoup pleuré. Ma mère est venue à mon secours cette semaine. J’ai discuté avec quelques personnes qui m’aident beaucoup, notamment sur le plan mental. Parce que je joue bien et c’est agréable de bien jouer sans avoir à attendre longtemps pour me mettre en route », confia la Française. « Evidemment, ma famille est toujours là pour moi. Peu importe l’heure. Par exemple, la semaine dernière a été un peu difficile. J’ai eu un petit coup de blues sur le parcours. Alors mon caddie est très présent et il me comprend bien. Et quand je quitte le parcours, je peu discuter avec mes parents et ils me donnent de précieux conseils. Ils sont toujours là pour moi », ajoutait Pauline Roussin-Bouchard, qui s’est confiée sur ses faiblesses psychologiques. Et cela nous ramène à un moment de la Solheim Cup lorsque Lexi Thompson avait craqué en pleine partie, face à Anna Nordqvist et que Juli Inkster était venue lui regonfler le moral.

Un retour compliqué pour les leader

Les derniers trous allaient être délicats à négocier pour Minjee Lee, Auston Kim, Angel Yin et Hannah Green, qui partirent toutes à la faute.

Minjee Lee grimpa à –13, à la sortie du trou n°14, réduisant son écart avec Hannah Green de deux coups. Angel Yin pointait à –12, seule à la 3e place, alors que Auston Kim venait de concéder son second bogey du jour, sur le Par 3 du 15, la faisant rétrograder à la 4e place à –11 devant Roussin-Bouchard.

Tout ce petit monde allait encore connaître diverses évolutions, et c’est Hannah Green qui ouvrir le bal en rentrant un birdie au 16, pour revenir à –16. Et Angel Yin d’en faire de même, après son bogey du 15, en ayant manqué le green, comme Minjee Lee, qui se retrouva plus encore à droite, dans le petit rough. Et l’Australienne de jouer trop long, sur l’attaque du green du trou suivant, envoyant sa balle dans l’eau. Après un drop, un chip et deux putt, Minjee Lee concéda un bogey au plus mauvais moment. Hannah Green joua le début du green mais elle ne parvint pas à rentrer son putt pour birdie.

L’Américaine Auston Kim termina sa journée avec un Par au 18, et les petites erreurs de Lee et Yin profitaient à Roussin-Bouchard qui grimpait à la 3e place, en étant au club house.

Au 17, c’est Hannah Green qui commit un erreur de putting, et jouant un peu trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, de sa balle, l’empêchant de prendre un birdie de plus de plus, tout en ayant déjà une main sur le trophée.

Sur ce Par 3, Minjee Lee utilisa deux putt pour faire le Par, tout comme Angel Yin.

Le dernier groupe arriva au 18 où Minjee Lee mit en jeu à gauche, dans le rough, et Angel Yin à droite, dans le rough. Seule Hannah Green trouvait le fairway, lui permettant d’assurer un bon pour faire tenir sa balle sur le green. Ce qui ne fut pas le cas de Yin et Lee dont les balles touchèrent le green avant de filer dans le bunker. A gauche du mat, pour Minjee Lee, et à droite, pour Angel Yin. Cette dernière joua un coup assez explosif, un peu à son image, qui envoya sa balle à près de 10 mètres du trou. Au contraire, Minjee Lee exécutait sa sortie de bunker plus en finesse et se laissa un putt, pour le Par, d’environ 2,50 mètres.

Hannah Green, en disposant de deux coups d’avance sur Auston Kim, qui restait attentive à la fin de cette journée, pouvait assurer son premier putt, pour s’en laisser un dernier près du mat, pour le Par. Et ce dernier putt fut d’environ 1,50 mètres. La victoire semblait donc acquise facilement.

Angel Yin, trop loin pour assurer le Par, concéda un bogey avec son putt de retour. Ce qui la fit passer à –11, après qu’elle eut repris un coup, sur le Par 5 du 16. Minjee Lee réalisait le Par, et Hannah Green manqua le trou, de très peu, par la droite, lui offrant, tout de même, la victoire, avec un bogey.

Tout se remue ménage au niveau des scores, profitait à Pauline Roussin-Bouchard, qui se retrouvait à partager la 3e place avec Minjee Lee et Angel Yin.

Ainsi, Hannah Green décrochait sa 7e victoire sur le LPGA Tour, à 29 ans, mais elle devenait, surtout, la troisième joueuse à remporter deux fois ce tournoi. « C’est vraiment fou. J’ai eu une très bonne pré saison, et j’ai vécu une très bonne semaine, en Thaïlande », déclara Hannah Green. « Mais de là à dire que je serai championne en début de saison c’est un sentiment un peu étrange. Mais c’est vrai que j’ai joué de manière assez solide, toute la semaine. Donc j’estime mériter ce trophée », assura l’Australienne, qui fut caddeyée par son mari, toute la semaine. « Je vais participer à deux autres tournois en Australie et il va me caddeyer à l’Australian Open. J’espère que tout continuera à bien se passer, car pour l’instant, ça fonctionne bien », ajoutait-elle. Et finalement, elle n’a pas perdu au change depuis le départ de Nate Blasko, son caddie historique.

A noter, enfin, que les Japonaises comme Akie Iwai, Miyu Yamashita ou Rio Takeda, sont toujours très présentes dans le haut d’un classement, et qu’une sœur Iwai est toujours là pour faire résonner le patronyme familiale.

Le Top 10 est très dense, avec huit joueuses, dont les Anglaises Mimi Rhodes et Lottie Woad, dont on attend de bons résultats, cette année. Egalement l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui réalise un début de saison prometteur. Quant à Ariya Jutanugarn, elle a faibli dans ce dernier tour, en jouant 76. Mais la Thaïlandaise est consciente de ses failles comme de ses points forts, et il est possible qu’elle fasse parler d’elle, à nouveau, dans les mois qui viennent.

Le classement provisoire => ICI

HSBC Women’s World Championship : Auston Kim en tête. Roussin-Bouchard dans le coup !

Après deux journées qui ont permis de bien mettre en place les forces en présence, une quinzaine de joueuses ont réussi à jouer nettement sous le Par, et l’une d’elles est seule en tête.

La première journée débuta timidement, avec des scores qui ne sont pas descendus plus bas que –4. Mais dans ce second tour, certaines joueuses ont assommé le parcours allant jusqu’à, jouer –8 pour la journée, ce qui représente un coup de plus que le score total de celle qui est tête. Et c’est l’Américaine Auston Kim, issue de l’Epson Tour et rookie l’an dernier, qui a l’avantage de mener la meute, après avoir très bien débuté ce tournoi, en signant une carte de 66. Partageant le même sponsor que Céline Boutier, la joueuse de 25 ans qui joue ce tournoi pour la seconde année consécutive, a concédé un bogey le premier jour et un double lors du second, alors qu’elle avait réussi à se hisser en tête à –11. « Bien sûr c’est super de pouvoir jouer bas et de bien jouer », confiait l’Américaine après sa partie. « Maus je reste totalement concentrée sur mes progrès et l’état d’esprit dans lequel je me trouve chaque fois que je tape la balle », précisait-elle. « J’ai réussi beaucoup de bons coups et j’en au raté également. Donc il faut que je corrige un peu tout ça, mais globalement ce fut une journée », ajoutait Kim.

Pour son premier départ dans cette 12e saison, l’Australienne Minjee Lee débute très fort. La voici seconde avec le score de –8, et un eagle pour attaquer le second tour. Avec un aller en 31 et un retour en 33, Celle qui ne détient que l’US Women’s Open comme victoire individuel, s’offre une carte vierge de bogey et un démarrage en trombe. « Je pense que j’ai rentré pas mal de putt dans cette journée. J’en ai rentrée quelques uns très longs et un pour eagle, au second trou. Ce qui m’a beaucoup aidé au niveau du score », expliqua simplement celle qui adopté le long putter, l’an dernier. « Je n’ai pas changé grande chose à mon jeu depuis l’an dernier. J’ai eu beaucoup de temps libre en début d’année et je crois que c’est la période la plus longue que j’ai passée loin du golf », confiait-elle. « Evidemment, je me suis entraînée. J’ai aussi un nouveau driver qui est dans mon sac cette semaine. Peu de choses changes sinon que c’est ma 12e saison sur le Tour », ironisa l’Australienne de 29 ans, dont le palmarès est peu étoffé au regard de son talent.

En revanche, celui qui est bien fourni c’est celui de la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn, qui semble revenir aux affaires, après avoir travaillé sur son swing ces trois dernières années. Elle partage cette seconde place, à –8, avec également la Sud-coréenne Hae Ran Ryu. L’ancienne numéro un mondial aux 12 victoires, qui fut rookie en 2015, comme Minjee Lee, n’a concédé que deux bogey en deux jours. Un à chaque journée. En jouant –5 ce vendredi elle signe l’une des bonnes performances du jour, même si les cartes de –8 sont les records de ce second tour. Et outre Minjee Lee, il y a Angel Yin qui a réalisé la seconde, se retrouvant propulsée à la 9e place à –6.

Juste devant elle se trouve un groupe de quatre joueuses, à –7, dans lequel on retrouve Mimi Rhodes qui réalise un très bon début de saison pour sa première année sur le Tour. Régulière avec une première carte de 68 et une seconde 69, l’Anglaise de 24 ans avait déjà démontré un haut potentiel sur le Ladies European Tour, et lors de la Q-série, où elle s’est crachée dans les mains pour aller chercher sa qualification.

Et elle n’est pas la seule à surprendre en ce début de saison puisque l’Espagnol Julia Lopez Ramirez est encore dans le haut du tableau, après un bon tournoi en Thaïlande. Après un premier tour de chauffe, en 71, elle a signé une second carte de 66 comportant un seul bogey, sur le Par 5 du trou n°8, en s’étant élancée du Tee n°10.

Il faut préciser que s’il y a eu de bonnes performances dans cette journée, c’est parce que le vent a faibli, par rapport au premier tour. Et les joueuses ont également pris la mesure de la vitesse des green où l’on a vu beaucoup de putt passer près des trous, hier.

Charley Hull est également dans le coup, à la 11e place avec Lopez Ramirez, et la première des deux Françaises engagées.

Roussin-Bouchard dans le coup, en lisière du Top 10

Hier, nous aurions pu croire que Céline Boutier allait sortir de cette seconde journée avec un bien meilleur score, dans le groupe de tête. Mais c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui se hisse à un bien meilleur rang, en ayant joué 68 dans cette nouvelle journée. La Française de 25 ans, classée 66e de la Race, montre un net signe de progression par rapport à l’année dernière, ce qui laisse penser que la joueuse native de Montélimar pourrait bien rester sur le Tour, l’an prochain, sans avoir à se battre excessivement pour sa carte. Elle partage ce score de –5 total, avec des pointures du circuit comme Sei Young Kim ou Hyo-Joo Kim et la japonaise Yamashita.

Egalement à –11, l’Allemande et médaillée d’argent aux Jeux olympiques, Esther Henseleit a joué 68 comme Roussin-Bouchard et toutes ces joueuses sont à surveiller dans le moving day.

Quant à Céline Boutier, après une première carte de 69, elle signe un second en 77 qui la pénalise fortement. Reléguée à la 54e place avec Jenny Shin, Wei Ling Hsu et Pajaree Anannarukarn, La numéro un Française a un énorme challenge devant elle pour recoller au Top 10.

Retour cette nuit, à Singapour, à partir de 02h30, pour un moving day dont on hâte de voir les scores et qui s’en sortira le mieux.

Le classement provisoire => ICI

HSBC WOMEN’S WORLD CHAMPIONSHIP : l’essentiel à retenir

Historique

La première épreuve eut lieu du 28 février au 2 mars 2008 et fut remportée par la joueuse mexicaine, Lorena Ochoa. Etabli dans la périphérie de Singapour, ce tournoi s’est d’abord déroulé, entre 2008 et 2012, sur le parcours du Tanah Merah Country Club, à l’est de la ville, avant d’être accueilli par le Sentosa Golf Club.

Le HSBC World championship est la troisième épreuve à comporter un champ limité, sans Cut, depuis le début de la saison.

Les deux premières années, le tournoi fut ouvert aux 78 premières joueuses mondiales. Mais à partir de 2010, le champ ne comportera plus qu’une soixantaine de joueuses, suivant un barème de qualification prenant en compte une liste de joueuses prioritaires et une liste basée sur le classement mondial ainsi que des invitations sponsors (voir détail du champ ci-après).

L’histoire de ce tournoi est marquée par la célébration du putt de la victoire, par l’Américaine Paula Creamer, en 2014, avec des images qui ont fait le tour du monde.

En 2016, une Sud-coréenne, avec une personnalité très expressive, y remportait sa seconde victoire sur le LPGA Tour. Ha Na Jang allait conquérir le cœur des passionnés durant les quatre années qui suivirent, avant de quitter le circuit pour retourner jouer en Asie.

L’année 2018 marque la dernière victoire de Michelle Wie West qui va jouer toute la saison avec un poignet douloureux. Finalement, elle sera opérée en fin d’année, de la main droite, pour une fracture. L’année suivante, gonflée par un excès de confiance, elle déclarait que son objectif était de devenir numéro un mondial, alors qu’elle était à peine sortie de sa convalescence. Lors du HSBC Women’s World Championship, la Lindsey Vonn du golf quittait la scène en larmes, avec un poignet douloureux. Cet épisode marqua la fin de sa saison qui s’acheva par trois Cut manqués. Et ce fut, également, la fin de sa carrière, étant continuellement handicapée par cette blessure, pour laquelle elle n’avait pas observé le temps nécessaire pour a sa guérison.

En 2020, ce tournoi n’eut pas lieu en raison de la crise sanitaire.

En 2024, Céline Boutier terminait seconde, à un coup de l’Australienne Hannah Green, passant tout prêt de sa 7e victoire sur le Tour. Et l’an dernier, c’est Lydia Ko qui allait chercher sa 23e et dernière victoire sur le LPGA Tour. Avec dans son sillage, Atthaya Thitikul qui allait devenir la nouvelle numéro un mondial le 4 août 2025.

Le champ de joueuses

Retour à un champ de 72 joueuses, cette année, avec quatre anciennes vainqueurs qui sont Lydia Ko, Hannah Green, Jin Young Ko et Hyo-Joo Kim. Deux rookie sont également au départ avec la Sud-coréenne Youmin Hwang et l’Anglaise Mimi Rhodes qui prennent leur premier départ dans ce tournoi.

Ce champ est complété par six joueuses invitées par le sponsor, dont Lilia Vu et Shannon Tan.

Evidemment, les meilleures mondiales sont présentes avec Atthaya Thitikul, mais aussi Minjee Lee qui effectue son premier départ, cette saison. Lottie Woad, Rio Takeda, Miyu Yamashita, les sœurs Iwai, Grace Kim, Brooke M.Henderson, A Lim Kim, Hae Ran Ryu, Lindy Duncan, Gaby Lopez ou encore Auston Kim participent à ce tournoi qui est un événement incontournable de la saison. Mais comme souvent, Nelly Korda ne participe pas à ce tournoi.

Deux amateurs sont parmi les invitées.

Enfin, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard sont les deux seules Françaises engagées cette semaine.

Les invitations sponsor

  • Lilia Vu – USA
  • Mimi Rhodes – Angleterre
  • Yuka Saso – Japon
  • Yujie Liu (a) – Chine
  • Shannon Tan – Singapour
  • Xingtong Chen (a) – Singapour

Les résultats des françaises depuis 2016

2025

  • Céline Boutier : 29e à -1

2024

  • Céline Boutier : 2e à –12
  • Perrine Delacour : 41e à +3

2023

  • Céline Boutier : 11e à –9

2022

  • Perrine Delacour : 13ème à –9
  • Céline Boutier : 35ème à -3

2021

  • Céline Boutier : 14ème à –8

2019

  • Céline Boutier 23ème à –1

2018

  • Karine Icher : 57ème +5

2017

  • Karine Icher : 25ème à –7

2016

  • Karine Icher : 30ème à -3

Les invitations sponsor

  • Xingfong Chen (a)
  • In Gee Chun
  • Muni He
  • Miranda Wang
  • Yuling Shi

Le parcours

Le Sentosa Golf Club abrite deux parcours. De 2013 à 2015, c’est le Serapong Golf course qui accueillit l’épreuve. Depuis 2016, c’est le New Tanjong course, désormais renommé Tanjong, qui voit évoluer la soixantaine de joueuses du LPGA Tour. Ce parcours est traversé par une rivière qui constitue, à certains endroits, des pièces d’eau très proches des fairways et des greens. Souvent étroits et ondulés, les fairways demandent des mises en jeu précises et stratégiques. Les greens sont tous très bien défendus par de larges bunker. Et quand ce n’est pas le cas, ils sont placés en hauteur avec une pente derrière le green, comme c’est le cas pour le trou n°4. Une fois encore, les prises de risques seront sévèrement sanctionnées et les joueuses devront, avant tout, travailler tout en toucher de balle pour bien se positionner. Si le Sentosa Golf Club fut inauguré le14 juillet 1974, c’est en 1993 que l’architecte Franck Pennick, créa le Tanjong Golf course en collaboration avec les architectes Max Wexler et Chris Pitman.

En 2015, le parcours fut rénové par l’architecte Alister McKenzie qui, entre autres modifications, implanta sur les fairway une graminée très résistante, la Zorrozoysia, dont la particularité est d’être résistante aux basses températures, et ne nécessite qu’une faible irrigation ainsi qu’un ensoleillement minimum de 5 heures. Les travaux durèrent 9 mois et le parcours fut ouvert le 26 novembre 2015. L’objectif, pour le Serapang Country Club, était de proposer deux parcours de niveau international, ce qui est aujourd’hui le cas.

Enfin, le parcours est doté du même système d’aération des green que celui d’Augusta. Et le Sentosa Golf club fut le premier club de golf, au monde, à obtenir l’agrément du UN Climat Change, en 2019, et le premier à obtenir, dans le monde, la neutralité carbone, en 2022.

Les vainqueurs

  • 2025 : Lydia Ko (New Tajong course) -13
  • 2024 : Hannah Green (New Tajong course) -13
  • 2023 : Kin Young Ko (New Tajong course) -17
  • 2022 : Jin Young Ko (New Tanjong course) -17
  • 2021 : Hyo Joo Kim : (New Tanjong course) -17
  • 2019 : Sung Hyun Park (New Tanjong course) -15
  • 2018 : Michelle Wie West (New Tanjong course) -17
  • 2017 : Inbee Park (New Tanjong course) -19
  • 2016 : Ha-Na Jang (Serapong course) -19
  • 2015 : Inbee Park (Serapong course) -15
  • 2014 : Paul Creamer (Serapong course) –10 (playoff)
  • 2013 : Stacy Lewis (Serapong course) -15
  • 2012 : Angela Stanford (Tanah Merah) –10 (playoff)
  • 2011 : Karrie Webb (Tanah Merah) -13
  • 2010 : Ai Miyazato (Tanah Merah) -10
  • 2009 : Jiyai Shin (Tanah Merah) -11
  • 2008 : Lorena Ochoa (Tanah Merah) -20

Les playoff

Deux playoff ont animé ce tournoi. Le premier en 2012, avec quatre joueuses ex æquo, et le second en 2014, avec deux joueuses à départager.

En 2012, l’Américaine Angela Stanford remporte sa 5e victoire en prenant le meilleur sur les Sud-coréennes Na Yeon Choi et Jenny Shin, et la Chinoise Shanshan Feng. La fin de ce tournoi aura été perturbée par une alerte orageuse, au trou n°17, occasionnant une interruption de jeu de 1 heure 30. A la reprise, Jenny Shin concédait un double bogey, après une mise en jeu hors limite, et Stanford  concédait un bogey au 18, envoyant les deux joueuses en playoff, avec Na Yeon Choi et Shanshan Feng, qui étaient à –10. Shanshan Feng était éliminée après le premier trou de playoff, tandis que Na Yeon Choi l’était au second. Stanford s’imposera au 3e trou de playoff.

En 2014, l’Américaine Paula Creamer fit sensation en décrochant la victoire, lors d’un duel épique avec l’Espagnole Azahara Munoz, qui sauva le premier trou de playoff. Lors de l’approche du green, au second trou de playoff, Paula Creamer n’a clairement pas l’avantage en envoyant sa balle très loin du mat, et sur le plateau supérieur du green, alors que Munoz est en position de birdie, à un peu plus de 2 mètres. Pourtant, elle va réaliser le putt de la victoire, à plus de 22 mètres, signant un eagle improbable, avant d’aller se jeter dans l’herbe pour célébrer une victoire à laquelle elle ne s’attendait pas. La séquence est devenue culte dans le milieu du golf féminin mondial.

Record du parcours

  • 62 : Sei Young Kim en 2018

Record du tournoi sur le Tanjong course

  • -19 : Inbee Park (2017)

Dotation et prime

Contrairement à la plupart des tournois du LPGA Tour, le HSBC World championship a vu sa dotation baisser, depuis la création de l’épreuve. Pour les deux premières éditions, c’est une somme de 2 millions de dollars que les joueuses se sont partagés. En 2010, la dotation était amputée de 700 000 dollars et ce n’est qu’en 2016, que la prime totale revint à un niveau raisonnable de 1,5 million de dollars. Un montant qui a été augmenté de 200 000 dollars, en 2022, soit 1,7 million de dollars.

En 2024, ce tournoi bénéficiait d’une nouvelle hausse de la dotation portée à 1,8 million de dollars.

Quant à la prime, elle restait de 270 000 dollars, un montant fixé en 2023. Ce qui signifie que l’apport de 100 000 dollars de la dotation va profiter au reste du champ.

Mais en 2025, pour la première fois de son histoire, le HSBC Women’s World Championship voyait sa dotation s’élever à 2,4 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 360 000 dollars. Et cette année, c’est un montant historique de 3 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion

  • Jeudi 26 février : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 27 février : 02h30 à 07h30
  • Samedi 28 février : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 1e mars : 02h30 à 07h30

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul s’impose à domicile !

A 23 ans, la Thaïlandaise signe sa 8e victoire sur le LPGA Tour et conforte sa place de meilleure joueuse du monde.

Cette dernière journée s’est résumée à une course poursuite entre trois joueuses, qui, avec plus ou moins un trou d’écart, ont cherché à construire le meilleur jeu pour aller chercher la victoire. Et c’est dans la dernière demi-heure que tout s’est joué, avec un putt pour birdie !

Chacun sentait, depuis samedi, que rares seraient les joueuses à pouvoir se battre pour la victoire. Au terme du moving day, elles étaient cinq à pouvoir prétendre saisir le trophée de ce premier tournoi de la saison, où la qualification reposait sur le Top 80 de la Race. Il avait la Japonaise Chisato Iwai, les Sud-coréenne Somi Lee et Hyo Joo Kim, l’Américaine Allisen Corpuz et l’enfant chérie du pays, la numéro un mondial Atthaya « Jeeno » Thitikul. Mais très vite, seules Chisato Iwai et Attahay Thitikul se détachaient, en évoluant chacune dans leur groupe. La Japonaise devançant la Thaïlandaise sur le parcours, d’un trou, voire d’un fairway, selon la rapidité à laquelle elles jouaient.

Après sept trous pour Iwai et six pour Thitikul, les deux joueuses étaient à égalité à –21, alors que Hyo-Joo Kim, qui partageait sa partie avec la Thaïlandaise et l’Américaine native d’Hawaii, était péniblement à –19, avec un seul birdie en six trous.

Le vent s’étant levé, et les green restant toujours aussi difficile à conquérir, la pluie de birdie des deux premiers tours n’était plus d’actualité, et certaines joueuses vivaient même l’enfer en rendant des cartes bien au-dessus du Par. Comme l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui perdit le contact avec les joueuses de tête, dès le premier trou, en concédant un bogey. La native du sud de l’Espagne allait perdre tout l’avantage qu’elle avait construit depuis trois jours, en chutant dans le Top 20, après un aller en +3. Un score qu’elle stabiliserait grâce à un birdie sur le Par 4 du 15 qui fut effacé par un bogey sur le Par 3 du 16. Pour sa seconde année sur le LPGA Tour, Lopez Ramirez concluait cette semaine de compétition avec une 24e place à –12, tout en étant la meilleure représentante de son pays. Carlota Ciganda s’étant rapidement pris les pieds dans le tapis, en jouant deux fois 75, avant de signer un moving day en –2, et de conclure par une carte de 73.

Elle ne fut pas la seule à mal vivre cette semaine Thaïlandaise puisque Yuka Saso termine également à +5, et que Danielle Kang, toujours au fond du trou depuis deux ans, affiche un score total de +12 devant une Moriya Jutanuguarn dernière de ce leaderboard, à +16.

Malgré un bogey sur le Par 3 du trou n°4, Atthaya Thitikul sut se ressaisir dès le Par 4 du 6, en alignant trois birdie à la suite. Puis, sur le Par 5 du 10, la numéro un mondial ne laissa pas filer sa chance. Un nouveau birdie lui offrait l’avantage de reprendre la tête, à –24, devant une Chisato Iwai en grande forme, et renforcée par son premier succès de l’an dernier. Elle devait son score de –23 à deux eagle. Le premier sur le Par 5 du 7, et le second sur le Par 5 du 10. Démontrant une belle facilité à signer des scores très bas, Iwai laissa penser qu’elle était en route pour écraser le retour, avec un jeu plus solide que la Thaïlandaise. Mais au retour, la Japonaise n’aller plus progresser.

Les Françaises largement derrière !

La saison débute mal pour les deux Françaises engagées dans ce tournoi, qui verront prochainement Nastasia Nadaud les rejoindre, puis Perrine Delacour.

En manque de résultat depuis son année 2023 exceptionnelle, Céline Boutier semble être entrée dans l’automne d’une carrière que bon nombre de trentenaire ont connu. Peu visible l’an dernier, incapable de jouer le premier rôle dans la plupart des tournois, la numéro Française nous fait revivre ce que nous avions vécu avec Karine Icher, quand elle était dominée par la jeune génération, en jouant tout juste –3 par journée, qu’elle n’était pas réduite à assurer le Par. Agée de 32 ans, Boutier file lentement, mais sûrement, vers la catégorie des vétérans du circuit, dont certaines ont mis fin à leur carrière à 34 ans. Après une carte de 69 au premier tour, elle a joué le Par le second jour,quand Iwai signait une carte de 62 et que Thitikul en rendait une de 63. C’est un peu comme voir Max Verstappen signer le meilleur chrono de la Q2 devant Pierre Gasly au volant d’une Alpine un peu poussive.

Ne parvenant pas à entrer dans le même rythme que les meilleures, Céline Boutier allait aligner deux cartes de 70, pour conclure cette semaine avec 17 coups de retard sur le vainqueur. C’est-à-dire qu’en quatre tours, la numéro Française a tout juste joué un score qui devrait être celui, au cours de la saison, établi en deux tours, pour franchir un Cut.

Pauline Roussin-Bouchard, loin de posséder le palmarès de Boutier, qui reste la Française la plus titrée du LPGA Tour, conclut ce tournoi à –6, avec une carte de 74, au dernier tour, qui a eu raison de la progression qu’elle avait construite jusqu’ici.

Ces résultats peuvent être analysés de deux manières. Soit Thitikul, Iwai, H.J Kim et quelques autres ont été exceptionnelles, soit le reste du champ est encore un peu rouillé par une intersaison où certaines ont ressenti la nécessité de prendre du recul avec le golf.

Quoi qu’il en soit, en terminant 42e et 46e Boutier et Roussin-Bouchard laissent planer un nouveau doute quant à leur capacité à jouer plus haut dans le tableau. Les prochains tournois nous démontreront rapidement si les deux Françaises ont la capacité de monter en puissance…ou pas.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas espérer développer le golf, en France, et son économie, quand joueurs et joueuses ne font pas la première page des médias, par leurs résultats. Et les Jeux olympiques d’hiver ont montré combien une performance tricolore crée une vague dynamique et euphorique, dans la population.

Thitikul reine de Thaïlande !

Alors que les Françaises et la plupart des joueuses étaient au club house ou sur le point de terminer leur partie, les deux derniers groupes retenaient l’attention du public, des téléspectateurs et de la presse. Qui de Chisato Iwai, de Hyo-Joo Kim ou Atthaya Thitikul s’imposerait ? Portée par son public, la Thaïlandaise de tout juste 23 ans mettait du cœur à l’ouvrage, en essayant de se donner le plus de chance de birdie. La Japonaise en faisant tout autant, de même que Hyo-Joo Kim, Allisen Corpuz et même Lydia Ko, pourtant en retard au score. Mais avec des green étroits et le vent qui soufflait parfois latéralement, rien ne fonctionnait comme les joueuses le souhaitaient. De temps à autre, un coup fonctionnait mieux qu’un autre, mais les birdie refusaient de tomber, la majeure partie du temps. Très vite, Chisato Iwai fut en panne, après ses deux coups d’éclat, et elle accumula les Par. Thitikul n’eut guère plus de réussite et elle concéda même un bogey sur le Par 4 du 13, en ayant raté le green. Son putt fit passer sa balle près du trou, et Hyo-Joo Kim qui évoluait dans le même groupe, ne put mieux faire.

Toute la clé de la réussite résidait donc dans la capacité à bien placer la balle sur les green, afin d’obtenir un putt en montée, sans que la balle soit déviée de la ligne. Thitikul revint donc à –23, co-leader avec Chisato qui allait avoir une occasion en or de faire la différence, alors qu’elle n’arrivait pas à rentrer un seul birdie.

Sur le Par 4 du 15, Jeeno Thitikul manquait largement le green, en mettant sa balle dans le bunker. Au point que l’on se demanda si elle n’avait pas fait une erreur de club. Devant, sur le Par 3 du 16, Chisato Iwai plaçait sa balle derrière le mat, se laissant un putt à moins de deux mètres. C’était, enfin, l’opportunité, pour elle, de signer le premier birdie du retour. Mais la Japonaise manqua, encore une fois, la ligne, et c’est avec un Par qu’elle sortait de ce trou.

De son côté, Thitikul s’en sortait avec un Par, et les deux joueuses restaient seules en tête, sans que Hyo-Joo Kim ou Somi Lee, alors à –20 avec Lydia Ko, ne parviennent à combler leur retard.

Finalement, c’est Thitikul qui débloqua la situation, en attaquant le green du 17, avec un balle qui roula jusqu’au fond, et qui revint grâce au bord relevé de ce fond de green qui permit à sa balle de se placer à environ deux mètres du trou. Sous les acclamations du public, la Thaïlandaise reprenait la tête du classement, avec un dernier Par 5 à négocier, que la majorité des joueuses ont attaqué au bois, dès le second coup, pour aller chercher le green. Mais un bois n’a pas le même effet sur la balle qu’un fer, et hormis Lydia Ko qui possède un montage de club permettant de stopper rapidement les balles sur les green, beaucoup de joueuses ont vu leur balle filer, jusqu’à sortir du green. Quand elle parvenait à le toucher.

Chisato Iwai fut de celles-ci et eut un troisième coup à gauche du green, en montée, à environ 20 mètres. Son chip ne fit pas suffisamment rouler sa balle vers le trou, occasionnant un putt d’environ 4 mètres, pour le birdie. Avec un peu de dévers. Peu à l’aise depuis le retour, sur les green, la Japonaise manque cette dernière occasion de birdie. Définitivement bloquée à la seconde place à –23, elle fut contrainte d’attendre l’arrivée de sa rivale, Thitikul, pour savoir si elle partirait en playoff. Car un bogey de la numéro un mondial aurait occasionné un supplément de jeu. Mais la Thaïlandaise resta sereine, et assura le Par, après avoir vu sa balle traverser le green pour filer à près de 20 mètres. Comme Iwai, elle fut contrainte au chip pour remettre sa balle sur le green. Avec un putt d’environ 2,20 mètres, elle connut la même mésaventure que la Japonaise et ne put signer un dernier birdie dans cette journée. Mais un par suffisait à l’enfant du pays pour être sacrée reine de ce Honda LPGA Thaïlande, qui fut célébrer par des litres d’eau versés sur la joueuse, par ses compatriotes, sa maman, et quelques autres joueuses du circuit, toutes heureuses de voir cette jeune femme aussi talentueuse que charismatique, s’imposer, enfin, à domicile.

« Cette victoire compte énormément » déclara Thitikul. «Ca compte vraiment pour ma famille, surtout que ma mère, mes grands-parents et moi sommes réunis ici. Toute ma famille est là, sauf ma sœur parce qu’elle est un peu paresseuse »,  lâcha spontanément Thitikul. « Tous les fans thaïlandais doivent être très fiers, car ils n’arrêtent pas de crier : « s’il te plaît, gagne le Honda LPGA ». J’ai tout essayé. Vraiment. Et finalement, j’y suis arrivée et j’espère qu’ils seront heureux et fiers » continua la numéro mondial.

Après avoir été classée 37e pour sa première participation, en 2017, alors qu’elle avait seulement 14 ans, elle termina seconde en 2021 et 3e en 2023 et 2024. « Quand je repense à tout ce qui s’est passé sur ce parcours… j’ai tellement de souvenirs liés à ce terrain de golf. Il y a ma première participation à 14 ans, cette année 2021 où je passe près de la victoire. Je pense qu’en 2021 et 2022 j’avais vraiment une bonne chance de victoire. J’ai eu une belle série de bons résultats sur ce parcours, depuis 2021, jusqu’à aujourd’hui », confia Jeeno Thitikul. « C’est une belle leçon de vie. Et puis j’ai fait les bons choix. Je n’ai rien d’autre à exprimer que de la gratitude ». Puis, elle expliqua avoir été stressée par son jeu de fer. « Mon entraîneur m’a vu et nous avons travaillé. Je stresse un peu car j’ai beaucoup de choses à penser concernant mon swing et mon jeu de fers. Je ne sais pas comment je suis arrivée là. Comment j’ai pu gagner ce tournoi. Je crois que c’est simplement la preuve que l’on a pas besoin de faire des coups parfaits, tout le temps, pour gagner un tournoi », expliqua, avec sagesse, celle qui vient de renforcer son avance au classement mondial, et en tête de la Race to CME.

Prochaine épreuve, cette semaine, avec le fameux HSBC Women’s World Championship, cette semaine.

Le classement final => ICI

Le résumé du dernier tour en vidéo

CME Group Tour Championship : Thitikul sur le toit du monde !

Sans trop de surprises mais avec un peu de suspense, et surtout du beau jeu, cette dernière journée consacre la Thaïlandaise de 22 ans, pour la seconde année consécutive qui s’envole au classement mondial.

Ce dimanche, nous avons peut-être assisté à la fin de l’ère Korda, et probablement d’une génération de trentenaire qui a eu du mal à évoluer, toute l’année, face à des joueuses de moins de 25 ans, dont beaucoup sont rookie. Et la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, d’être le fer de lance de cette génération de surdouées, en ayant remporté, pour la seconde année consécutive, la veste bleue qui sacre celle qui remporte la Race to CME, et le dernier tournoi de la saison.

En s’élançant, ce dimanche, avec six coups d’avance, la victoire lui était promise sans pour autant qu’elle soit automatiquement acquise. Car ses poursuivantes, Nelly Korda, Pajaree Anannarukarn et Sei Young Kim, pouvaient encore créer la surprise en signant un dernier tour très bas. Mais aussi, le parcours préparé dans sa version la plus longue de la semaine et les repères allaient obligatoirement apporter son lot de difficultés.

Pourtant, la Thaïlandaise de 22 ans donna tout de suite le ton. Ce fut un birdie au premier trou pour passer à –23. Mais devant elle avançait deux de ses rivales, en la personne de Anannarukarn et de Sei Young Kim. La Thaïlandaise et meilleure amie de Thitikul envoya, elle aussi, un signal fort, en alignant deux birdie à la suite. Puis, sur le Par 3 du trou n°4, elle en rentra un troisième, tandis que Thitikul concéda un bogey au trou n°2. Ce dernier tour était lancé, tout comme la course pour la victoire qui pouvait encore changer de main, puisque le leader n’avait plus que trois coups d’avance.

L’écart se réduisit encore lorsque Pajaree Anannarukarn signa un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°6, revenant à deux coups de la numéro un mondial qui ne semblait pas en difficulté ni perturbée. Anannarukarn passa à –21, sur le green du 7, mais elle resta deux coups derrière sa compatriote qui venait de signer un second birdie sur le Par 5 du 6.

De son côté, Nelly Korda, qui partageait sa partie avec Atthaya Thitikul, jouait +1 alors que Sei Young Kim jouait le Par. Aucune d’elles ne semblait représenter un danger pour Thitikul. Pourtant, Nelly Korda était loin de s’avouer vaincue. L’Américaine se fit plus offensive au retour où elle passa à –16 en rentrant son premier birdie du jour. Puis, au trou suivant, un Par 4 de 347 mètres, elle rentra son approche, avec une balle qui tomba sur la petite butte, à droite du green, et qui lui donna de la vitesse pour filer vers le trou. Un coup joué depuis le bunker de fairway qui ne laissait pas présager une telle finalité. Cet eagle remis l’ancienne numéro un mondial en selle, en lui offrant la troisième place, à –18.

Anannarukarn restait seconde, mais venait de perdre un peu de terrain sur son amie Jeeno, en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°12. Puis, au second coup du trou n°14, elle se fit une frayeur en mettant sa balle dans l’eau. Attaquant seulement le green au 4e coup, elle parvint à sauver le Par en amenant sa balle au mat. Un coup exceptionnel qui allait avoir un écho avec ceux que Thitikul allait jouer.

Au 13, la Thaïlandaise de 22 ans attaqua le green avec un drapeau au fond. Sa balle fila sur l’herbe et sortit du green, lui laissant un coup à suivre d’environ 6 mètres. Elle choisit de jouer avec son putter et ce fut un birdie parfaitement ajusté qu’elle rentra pour passer à –25. Puis, au 14, elle connut, comme sa compatriote avant elle, le même moment d’angoisse lorsque sa balle sortit du fairway pour filer dans l’eau. Mais contrairement à Anannarukarn, la balle de Thitikul se retrouva sur une zone sèche, près de l’eau. Elle put jouer sans pénalité sans parvenir à placer sa balle aussi bien que l’avait fait Anannarukarn, un peu plus tôt.

C’est au contraire avec un long putt qu’elle se retrouva qui allait lui apporter un Par. Alors que Nelly Korda se retrouva en position de birdie, pour passer à –19. Mais son putt, à environ 2,50 mètres du mat, fit passer sa balle à côté, ne lui apportant qu’un Par, elle aussi.

L’Américaine allait se rattraper sur le Par 3 du 15, avec un birdie joué à environ 6 mètres du trou, et une balle qui passa timidement pas le bord gauche. Entre le Par 5 du 14 et celui du 17, Thitikul enchaîna les Par, tout en conservant une avance de trois coups sur Thitikul, et cinq sur Korda, qui se plaça à –20, en sortant du 17.

Alors que Anannarukarn fut incapable de se laisser une chance de birdie au 18 et que Sei Young Kim gaspilla un coup pour eagle sur le 17, Jeeno Thitikul se retrouva sur le fairway du 18, non sans avoir fait la démonstration de son talent, à plusieurs reprises dans cette journée. Le chip du 13, hors du green, qui lui apporta un beau birdie et son attaque de mat, au 17, malgré une progression en travers, allant des aiguilles de pin au premier coup, au sable lors du 2e coup, resteront des moments importants dans cette journée. Et pour terminer en beauté, quoi de mieux qu’un birdie, avec une balle qui s’arrêta sous le mat, à environ 2,50 mètres, sur le green du 18,et qui fut jouée avec la même application que tous ses putts, cette semaine.

Portée par les acclamations d’un public qui s’est régalé de voir cette jeune femme de 22 ans évoluer durant quatre jours, Atthaya Thitikul fut sacrée reine du LPGA Tour, pour la seconde année consécutive, comme Jin Young ko l’eut fait, en 2021, juste avant que la veste bleue soit instaurée et que Lydia Ko l’inaugure en 2022.

Jeeno Thitikul remporte également sa troisième victoire de la saison et s’impose comme la joueuse qui a obtenu le plus de seconde place, cette année, tout en cumulant treize Top 10.

La Thaïlandaise numéro un mondial clôture son année sur le LPGA Tour avec un impressionnant palmarès de 7 victoires en trois ans, et plus de 17 millions de dollars de gain, après avoir choisi de passer professionnelle en 2020, à seulement 17 ans. Avec comme objectif premier de faire vivre sa famille, particulièrement modeste.

Juste après sa victoire, une journaliste lui demanda ce qui l’avait rendu capable de réaliser cet exploit, et Thitikul, avec sa décontraction habituelle répondit : « je pense que gagner 4 millions de dollars m’a motivé ».

En conférence de presse, la Thaïlandaise s’exprima un peu plus sur sa semaine : « en début de semaine je disait justement que pouvoir terminer quatre tours ici c’est déjà plus que ce que j’aurais espéré. Mais être ici avec le trophée, le tenir entre mes mains c’est vraiment plus que ce que j’avais espéré. Tout le travail que j’ai accompli avec mon équipe, une fois de plus, a porté ses fruits aujourd’hui », confia la numéro un mondial.

Atthaya Thitikul qui remporte, également, cette année, le trophée de la joueuse de l’année, le Vare Trophy qui récompense la joueuse qui a réalisé le score le plus faible, et qui termine en tête du classement de la meilleure moyenne de coups.

De son côté, Pajaree Anannarukarn repart avec un chèque de 1 million de dollars, et une nette progression au classement de la Race to CME, entrant dans le Top 50 des meilleures joueuses du LPGA Tour.

Nelly Korda se classe seule 3e de ce tournoi, avec le score de –20, confirmant qu’il faudra encore compter avec elle, l’an prochain. Et Gaby Lopez termine cette année sur les chapeaux de roues, en signant une dernière journée en 65, après sa carte de 62 la veille. « ce fut une saison incroyable. Je suis reconnaissante de beaucoup de choses. D’abord à mon équipe et tous les gens qu’il y a autour de moi », confia la Mexicaine. « J’ai la chance d’être entourée de professionnels et de personnes de grandes valeurs, avec des principes et c’est très important pour moi. Ensuite, je suis fière et reconnaissante de chaque combat que j’ai mené, sur chaque événement, pour chaque préparation et chaque entraînement. Le golf peut parfois être décevant. Il peut être frustrant, mais il faut garder espoir et continuer à croire qu’à un moment donné les choses vont s’inverser et ce qui s’est passé », expliqua Gaby Lopez, qui a été fortement inspirée par Lorena Ochoa.

A noter que deux joueuses ont signé un trou en un dans cette dernière journée. La Sud-coréenne Hye-Jin Choi et l’Australienne Stéphanie Kyriacou.

La Française Céline Boutier termine difficilement ce tournoi et cette saison, en signant une dernière carte de 72 qui la classe 47e à –3, soit 23 coups derrière la nouvelle star du LPGA Tour qui totalise plus de victoires que la numéro un Française, avec 10 ans de moins.

Si la saison régulière du LPGA tour vient de s’achever, il reste encore un tournoi par équipe, au mois de décembre, avec le Grant Thornton Invitational, sur ce même parcours, et la dernière étape de la Q-série qui déterminera les 25 joueuses qui gagneront ou retrouveront leur carte pour évoluer sur le LPGA Tour, en 2026.

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Les meilleurs moments du dernier tour

CME Group Tour Championship : Somi Lee leader à –8 !

Cette première journée sur le fameux parcours du Tiburon Golf club, de Naples, a tout de suite donné la tendance avec des scores très bas pour une poignée de joueuses, tandis que d’autres ont eu beaucoup de mal à trouver leurs marques. Et l’unique Française du champ est déjà en difficulté.

Selon les déclarations de plusieurs joueuses, le parcours est plus difficile à jouer que par le passé. Ce qui n’empêche les scores d’être bas pour ce premier tour, avec dès un leader à –8, quand d’autres peinent à évoluer dans le Par, quand ce n’est pas au-dessus.

Et c’est encore une joueuse asiatique qui a pris la main en signant une carte comportant sept birdie, un eagle et un seul bogey concédé au 18, qui vient à peine atténuer la performance. Disposant d’une seule victoire sur le Tour, la Sud-coréenne de 26 ans, rookie en 2024, était à la fois satisfaite de sa journée comme honorée de pouvoir jouer ce parcours symbolique de la fin de saison du LPGA Tour : « ce parcours est réellement très beau et il y a beaucoup d’animaux. Je considère que jouer ce parcours est un honneur », déclara celle qui s’est imposée en duo, au Dow Championship, cette année, avec sa compatriote Jin Hee Im. « Mes départs et mon putting ont été la clé, et je me suis concentrée sur ces compartiments de jeu », assurait-elle. « J’ai énormément travaillé dans ce sens. Je pense que ce sont les fondements de mon succès dans cette journée », poursuivait Somi Lee dont on attend de voir comment elle va continuer d’évoluer, sur les trois derniers tours.

Seconde à –6, l’Américaine originaire d’Hawaii, Allisen Corpuz, sort, enfin, de l’anonymat cette année, et s’offre la possibilité de poursuivre ce tournoi dans le groupe de tête. Depuis sa victoire à l’US Women’s Open, en 2023, Corpuz a eu du mal à jouer les premiers rôles. Surtout cette année, en ayant manqué six Cut. Et contrairement à Somi Lee elle considère qu’il s’agit simplement d’un parcours de golf qui comporte de nombreuses opportunités de birdie. « J’en parlais justement avec Jay (son caddie), la semaine dernière. Pourquoi ne pas essayer d’en faire le plus possible et de voir jusqu’où je peux aller cette semaine », déclara la joueuse de 27 ans. « J’ai démarré assez vite en signant quatre birdie, ce qui était vraiment sympa, à l’aller. Et j’ai continué ensuite au retour », ajoutait Corpuz qui a débuté par un bogey avant d’aligner quatre birdie du quatre au 7. « C’est ma quatrième année sur ce tracé. Le parcours est le même et c’est à la fois toujours différent », complétait-elle.

La première Japonaise de ce classement, car il en fallait bien une après la saison que nous avons vécue, est 3e dans le groupe des quatre joueuses à –5. Il s’agit de Nasa Hataoka qui évolue avec Jin Hee Im, Sei Young Kim et la numéro un mondial et tenante du titre, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul. Hataoka concède, elle aussi, un bogey dans sa journée, à la suite duquel elle a réagi en signant quatre birdie. Sei Young Kim signe une journée vierge de bogey, alors que Jin Hee Im et Atthaya Thitikul ont également concédé un bogey, sans se laisser consumer par ce mauvais coup.

Partie dans le premier groupe, à 07h50, la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn a signé le premier score de référence, en jouant –4, avec, hélas pour elle, un double bogey sur le Par 4 du 15 : « je suis satisfaite de ce que j’ai joué. Je pense que c’est le golf. Ce n’est pas parfait même si vous tentez de donner le meilleur de vous même », lâcha la joueuse de 26 ans, qui totalise deux victoires depuis son année de rookie en 2019.

La première européenne n’est autre que la Suédoise Madelene Sagstrom, qui est à –4 avec une étonnante Jenny Bae, et la prometteuse Australienne Stéphanie Kyriacou. Mais aussi sa compatriote Grace Kim, l’Allemande Esther Henseleit, la Canadienne Brooke M.Henderson, la Japonaise Chisato Iwai et encore une Australienne qui n’est autre que Minjee Lee.

Ayant évolué avec Anannarukarn, l’Américaine Brooke Matthews, est juste derrière, à –3, et semble en forme en cette fin de saison. Tout autant que Nataliya Guseva, qui joue également –3. Et ce sont 16 joueuses qui évoluent sont regroupées avec ce score, à la 16e place, avec quelques-unes d’entre elles qui viendront probablement se placer plus haut, dans le tableau, dès le second tour.

Un second tour qui, espérons le, profitera à la Française Céline Boutier, engluée dans le fond du tableau, à la 52e place à +1. La numéro un Française qui a du mal, cette année, à débuter les tournois et qui accumule toujours beaucoup de retard sur celles qui savent immédiatement être dans le coup.

Une seconde journée attendue avec impatience, compte tenu de la qualité du champ de joueuses et des récompenses qui sont en jeu.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du jour

CME Group Tour Championship : l’essentiel à retenir

Rappel historique

Jusqu’en 2009, la fin de la saison du LPGA Tour était marquée par le LPGA Tour Championship.

En 2005, la LPGA décide d’introduire de nouvelles règles et crée un système de playoff. Aussi, en 2006, l’épreuve accueille-t-elle deux fois 15 joueuses issues d’un système de qualification sur quatre épreuves phares, dont l’Evian Masters. A ces 30 joueuses, deux invitations sont ajoutées. Les joueuses reçoivent des points de qualification suivant un système de récompense en fonction de la place acquise sur ces tournois. Ce règlement va perdurer jusqu’en 2009. L’épreuve connaîtra plusieurs dénominations dont l’ADT Championship qui se jouera de 2006 à 2008. A noter que le playoff est récompensé par une prime de 1 million de dollar, en plus de la prime régulière. C’est la première fois, en 2006, qu’une joueuse de golf reçoit une telle somme pour une victoire.

En 2009, ce tournoi retrouve son nom de LPGA Tour Championship et est présenté par Rolex. Il va durer deux ans avant que la LPGA signe un contrat avec le Groupe CME. Entre 2011 et 2013, l’épreuve se nomme CME Group Titleholders. Le champ de joueuses est porté à 70 et ce n’est qu’en 2014 que le concept de la Race to CME est introduit. Il s’agit alors de créer une compétition au sein de la saison pour augmenter l’attractivité sportive et médiatique. La dotation de 1 million de dollars, introduite lors des playoff, est conservée en même temps que le système de points, déjà en place, subit une évolution. Ainsi, chaque joueuse de la saison régulière, va marquer des points sur chaque épreuve, suivant un barème défini. A la fin de la saison, un classement final permet d’attribuer le million de dollar à la joueuse vainqueur du classement. De fait, ce n’est pas une mais deux joueuses qui peuvent être titrées lors de la dernière épreuve. Un trophée récompense la lauréate et cette course aux points prend le nom de Race to CME Globe. Quant au dernier tournoi, il se nomme le CME Group Tour Championship et sera doté d’une prime de 2 millions de dollars jusqu’en 2016.

En 2017 la dotation est de 2,5 millions de dollars. Depuis, cette dotation a continué d’évoluer (voir détail paragraphe Dotation et Sponsor).

Officiellement, il y a donc seulement 4 joueuses vainqueur de la Race to CME Globe puisque les vainqueurs précédents, entre 2006 et 2008, ont remporté le playoff de fin d’année. Celles ayant gagné le LPGA Tour Championship ont simplement remporté l’épreuve de fin d’année. Elles sont au nombre de 13. Lexi Thompson fut la première américaine à s’imposer dans la Race to CME.

En 2019, les instances sportives modifient les règles d’attribution des points Race to CME. Au lieu de remettre les compteurs à zéro avec un nombre de points automatiquement attribués, et progressifs, pour les 60 joueuses qualifiées, ce sont les points accumulés, pendant la saison, qui servent de référence, auxquelles sont ajoutés les points de la finale, bonifiés. Ainsi, selon la LPGA, ce ne sont plus les cinq ou six premières qui peuvent remporter la prime, mais une vingtaine.

Mais depuis 2020, un nouveau changement de règlement permet à la joueuse qui remporte l’épreuve de remporter la Race to CME. Et en 2022, la LPGA a introduit la veste bleue, sur le même modèle que la veste verte d’Augusta, pour identifier la joueuse lauréate de la Race to CME. La Néo-zélandaise Lydia Ko fut la première à inaugurer cette nouvelle tradition.

Tenante du titre, la Thaïlandaise Jeeno Thitikul revient au Tiburon Golf Club avec le statut de numéro un mondial.

Le parcours

Sept parcours ont accueilli cette épreuve de fin d’année. Ce fut le Desert Inn Golf Club qui inaugura le concept jusqu’en 1999. Le Trump International Golf Club, à West Palm Beach, prit le relais dès 2001, et pour huit années.

Depuis 2013, c’est le parcours du Tiburon Golf Club, basé à Naples, en Floride, qui accueille la fin de la saison LPGA. Ce golf compte deux parcours que sont le Black (2001) et le Gold (1998).  Crée par Greg Norman, le Gold Course est un par 72 comportant le même nombre de Par 3, 4 et 5 sur l’aller et le retour. Ce parcours est de type Links avec des bunkers très larges et peu profonds. Les abords du parcours sont soit boisés soit composés d’un rough épais. De même que des pièces d’eau bordent certains fairway comme pour le 9, le 13, le 14 ou encore le 18. Une fois encore, la précision des coups fera la différence, sur les mises en jeu. Quant aux greens, c’est la position des drapeaux qui déterminera le degré de difficulté.

Le tracé est un peu plus lo,g que l’an dernier avec le trou n°6 qui mesure 526 yards au lieu de 492, et le 16 qui passe de 550 à 580 yards.

Le parcours est planté en bermudgrass avec, cette année, une tonte de green un peu plus haute que l’an dernier ; Alors que le fairway sera tondu quelques millimètres plus court.

Enfin, le parcours du Tiburon Golf club dispose d’une certification environnementale liée à la protection de la faune et de la flore. Ainsi, outre diverses espèces végétales endémiques, divers animaux peuvent croiser le chemin des golfeurs tels les serpents, des tortues, des tatous, des alligators et des ourses bruns.

Le record du parcours

  • 62 : Lydia Ko (second tour – 2016)

Le record du tournoi

  • 2023 : Amy Yang (-27)

Le champ de joueuses

Ce sont les 60 meilleures joueuses du monde qui évoluent dans ce tournoi, avec, cette année, une nouvelle numéro un mondial en la personne de Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui défendra son titre. Mais ce sont aussi quelques nouvelles venues qui sont rookie comme Lottie Woad, Ingrid Lindblad, Miranda Wang, les sœurs Iwai, Miyu Yamashita, Jenny Bae ou encore Rio Takeda.

D’autres joueuses participent pour la première fois à cette épreuve. Il s’agit de Somi Lee, Auston Kim, Minami Katsu, Manon de Roey, Yan Liu et Brooke Matthews, qui a très bien joué la semaine passée.

Les Américaines Lucy Li et Lindy Duncan sont deux surprises de ce champ. Et parmi les pointures du circuit mondial se trouvent Nelly Korda, Lexi Thompson, Minjee Lee, Madelene Sagstrom, Hannah Green, Jin Young Ko, Gaby Lopez, Ruoning Yin, Ariya Jutanugarn, ou encore Lydia Ko et Céline Boutier, unique Française à pouvoir évoluer à un si haut niveau sur le LPGA Tour.

La Suédoise Linn Grant, vainqueur dimanche dernier, est également au départ. Rookie l’an dernier, Natalyia Guseva revient cette année en ayant confirmé son rang de meilleure joueuse du LPGA Tour.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les vainqueurs

CME Group Tour Championship

  • 2024 : Jeen Thitikul (veste bleue)
  • 2023 : Amy Yang (veste bleue)
  • 2022 : Lydia Ko (veste bleue)
  • 2021 : Jin Young Ko
  • 2020 : Jin Young Ko
  • 2019 : Sei Young Kim
  • 2018 : Lexi Thompson
  • 2017 : Ariya Jutanugarn
  • 2016 : Charley Hull
  • 2015 : Cristie Kerr
  • 2014 : Lydia Ko (playoff)

CME Group Titleholders

  • 2013 : Shanshan Feng
  • 2012 : Na Yeon Choi
  • 2011 : Hee Young Park

LPGA Tour Championship

  • 2010 : Maria Hjorth
  • 2009 : Anna Nordqvist

ADT Championship

  • 2008 : Jiyai Shin
  • 2007 : Lorena Ochoa
  • 2006 : Julieta Granada
  • 2005 : Annika Sorenstam
  • 2004 : Annika Sorenstam
  • 2003 : Meg Mallon
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2001 : Karrie Webb
  • 2000 : Dottie Pepper
  • 1999 : Se Ri Pak
  • 1998 : Laura Davies
  • 1997 : Annika Sorenstam
  • 1996 : Karrie Webb

Sponsor et dotation

CME Group est une entreprise fondée en 2007 et dont le siège social est situé à Chicago. L’acronyme C.M.E signifie Chicago Mercantile Exchange. L’activité est principalement boursière et consiste à échanger sur divers marchés. Le dernier chiffre d’affaire connu, de l’entreprise, était de 2,9 milliards de dollars en 2013. La dotation du CME Tour est un héritage du LPGA Tour Championship. Quant à la prime du CME Group Tour championship, dernière épreuve de l’année, elle est la continuité de l’épreuve dénommée CME Titleholders fondée en 2011. En 2013, la prime est portée à 2 millions de dollars pour un gain au vainqueur de 700 000 dollars. Si la prime totale n’augmente pas, la prime au vainqueur va redescendre à 500 000 dollars dès 2014 jusqu’à l’année 2018. En 2019, la prime attribuée à la joueuse vainqueur, est d’un niveau historique, puisque jamais atteint dans l’histoire du golf féminin. C’est tout simplement un chèque de 1,5 millions de dollars que la Sei Young Kim a pu déposer sur son compte en banque.  La raison est simple. Le CME Group Tour championship a bénéficié d’une dotation de 5 millions de dollars, soit le même niveau de dotation que l’US Women’s open de 2018.

En 2020, la dotation a connu une coupe franche de 2 millions de dollars. Et la prime versée à la lauréate de l’épreuve fut fixée à 1,1 million de dollars.

Mais depuis 2021, le règlement a changé, et le classement ne tient plus compte des points de Race to CME. C’est donc la joueuse qui remporte le tournoi qui empoche la prime totale qui fut fixée à 2 millions de dollars, pour une dotation exceptionnelle de 7 millions de dollars, en 2023. L’année 2024 marquait une nouvelle hausse de la dotation, avec 11 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 4 millions de dollars. Ce sont ces sommes qui sont reconduites cette année.

Les horaires de diffusion sur le site du LPGA Tour

  • Jeudi 20 novembre : 20h00 – 23h00
  • Vendredi 21 novembre : 20h00 – 23h00
  • Samedi 22 novembre : 20h00 – 23h00
  • Dimanche 23 novembre : 19h00 – 22h00