CME Group Tour Championship : Thitikul sur le toit du monde !

Sans trop de surprises mais avec un peu de suspense, et surtout du beau jeu, cette dernière journée consacre la Thaïlandaise de 22 ans, pour la seconde année consécutive qui s’envole au classement mondial.

Ce dimanche, nous avons peut-être assisté à la fin de l’ère Korda, et probablement d’une génération de trentenaire qui a eu du mal à évoluer, toute l’année, face à des joueuses de moins de 25 ans, dont beaucoup sont rookie. Et la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, d’être le fer de lance de cette génération de surdouées, en ayant remporté, pour la seconde année consécutive, la veste bleue qui sacre celle qui remporte la Race to CME, et le dernier tournoi de la saison.

En s’élançant, ce dimanche, avec six coups d’avance, la victoire lui était promise sans pour autant qu’elle soit automatiquement acquise. Car ses poursuivantes, Nelly Korda, Pajaree Anannarukarn et Sei Young Kim, pouvaient encore créer la surprise en signant un dernier tour très bas. Mais aussi, le parcours préparé dans sa version la plus longue de la semaine et les repères allaient obligatoirement apporter son lot de difficultés.

Pourtant, la Thaïlandaise de 22 ans donna tout de suite le ton. Ce fut un birdie au premier trou pour passer à –23. Mais devant elle avançait deux de ses rivales, en la personne de Anannarukarn et de Sei Young Kim. La Thaïlandaise et meilleure amie de Thitikul envoya, elle aussi, un signal fort, en alignant deux birdie à la suite. Puis, sur le Par 3 du trou n°4, elle en rentra un troisième, tandis que Thitikul concéda un bogey au trou n°2. Ce dernier tour était lancé, tout comme la course pour la victoire qui pouvait encore changer de main, puisque le leader n’avait plus que trois coups d’avance.

L’écart se réduisit encore lorsque Pajaree Anannarukarn signa un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°6, revenant à deux coups de la numéro un mondial qui ne semblait pas en difficulté ni perturbée. Anannarukarn passa à –21, sur le green du 7, mais elle resta deux coups derrière sa compatriote qui venait de signer un second birdie sur le Par 5 du 6.

De son côté, Nelly Korda, qui partageait sa partie avec Atthaya Thitikul, jouait +1 alors que Sei Young Kim jouait le Par. Aucune d’elles ne semblait représenter un danger pour Thitikul. Pourtant, Nelly Korda était loin de s’avouer vaincue. L’Américaine se fit plus offensive au retour où elle passa à –16 en rentrant son premier birdie du jour. Puis, au trou suivant, un Par 4 de 347 mètres, elle rentra son approche, avec une balle qui tomba sur la petite butte, à droite du green, et qui lui donna de la vitesse pour filer vers le trou. Un coup joué depuis le bunker de fairway qui ne laissait pas présager une telle finalité. Cet eagle remis l’ancienne numéro un mondial en selle, en lui offrant la troisième place, à –18.

Anannarukarn restait seconde, mais venait de perdre un peu de terrain sur son amie Jeeno, en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°12. Puis, au second coup du trou n°14, elle se fit une frayeur en mettant sa balle dans l’eau. Attaquant seulement le green au 4e coup, elle parvint à sauver le Par en amenant sa balle au mat. Un coup exceptionnel qui allait avoir un écho avec ceux que Thitikul allait jouer.

Au 13, la Thaïlandaise de 22 ans attaqua le green avec un drapeau au fond. Sa balle fila sur l’herbe et sortit du green, lui laissant un coup à suivre d’environ 6 mètres. Elle choisit de jouer avec son putter et ce fut un birdie parfaitement ajusté qu’elle rentra pour passer à –25. Puis, au 14, elle connut, comme sa compatriote avant elle, le même moment d’angoisse lorsque sa balle sortit du fairway pour filer dans l’eau. Mais contrairement à Anannarukarn, la balle de Thitikul se retrouva sur une zone sèche, près de l’eau. Elle put jouer sans pénalité sans parvenir à placer sa balle aussi bien que l’avait fait Anannarukarn, un peu plus tôt.

C’est au contraire avec un long putt qu’elle se retrouva qui allait lui apporter un Par. Alors que Nelly Korda se retrouva en position de birdie, pour passer à –19. Mais son putt, à environ 2,50 mètres du mat, fit passer sa balle à côté, ne lui apportant qu’un Par, elle aussi.

L’Américaine allait se rattraper sur le Par 3 du 15, avec un birdie joué à environ 6 mètres du trou, et une balle qui passa timidement pas le bord gauche. Entre le Par 5 du 14 et celui du 17, Thitikul enchaîna les Par, tout en conservant une avance de trois coups sur Thitikul, et cinq sur Korda, qui se plaça à –20, en sortant du 17.

Alors que Anannarukarn fut incapable de se laisser une chance de birdie au 18 et que Sei Young Kim gaspilla un coup pour eagle sur le 17, Jeeno Thitikul se retrouva sur le fairway du 18, non sans avoir fait la démonstration de son talent, à plusieurs reprises dans cette journée. Le chip du 13, hors du green, qui lui apporta un beau birdie et son attaque de mat, au 17, malgré une progression en travers, allant des aiguilles de pin au premier coup, au sable lors du 2e coup, resteront des moments importants dans cette journée. Et pour terminer en beauté, quoi de mieux qu’un birdie, avec une balle qui s’arrêta sous le mat, à environ 2,50 mètres, sur le green du 18,et qui fut jouée avec la même application que tous ses putts, cette semaine.

Portée par les acclamations d’un public qui s’est régalé de voir cette jeune femme de 22 ans évoluer durant quatre jours, Atthaya Thitikul fut sacrée reine du LPGA Tour, pour la seconde année consécutive, comme Jin Young ko l’eut fait, en 2021, juste avant que la veste bleue soit instaurée et que Lydia Ko l’inaugure en 2022.

Jeeno Thitikul remporte également sa troisième victoire de la saison et s’impose comme la joueuse qui a obtenu le plus de seconde place, cette année, tout en cumulant treize Top 10.

La Thaïlandaise numéro un mondial clôture son année sur le LPGA Tour avec un impressionnant palmarès de 7 victoires en trois ans, et plus de 17 millions de dollars de gain, après avoir choisi de passer professionnelle en 2020, à seulement 17 ans. Avec comme objectif premier de faire vivre sa famille, particulièrement modeste.

Juste après sa victoire, une journaliste lui demanda ce qui l’avait rendu capable de réaliser cet exploit, et Thitikul, avec sa décontraction habituelle répondit : « je pense que gagner 4 millions de dollars m’a motivé ».

En conférence de presse, la Thaïlandaise s’exprima un peu plus sur sa semaine : « en début de semaine je disait justement que pouvoir terminer quatre tours ici c’est déjà plus que ce que j’aurais espéré. Mais être ici avec le trophée, le tenir entre mes mains c’est vraiment plus que ce que j’avais espéré. Tout le travail que j’ai accompli avec mon équipe, une fois de plus, a porté ses fruits aujourd’hui », confia la numéro un mondial.

Atthaya Thitikul qui remporte, également, cette année, le trophée de la joueuse de l’année, le Vare Trophy qui récompense la joueuse qui a réalisé le score le plus faible, et qui termine en tête du classement de la meilleure moyenne de coups.

De son côté, Pajaree Anannarukarn repart avec un chèque de 1 million de dollars, et une nette progression au classement de la Race to CME, entrant dans le Top 50 des meilleures joueuses du LPGA Tour.

Nelly Korda se classe seule 3e de ce tournoi, avec le score de –20, confirmant qu’il faudra encore compter avec elle, l’an prochain. Et Gaby Lopez termine cette année sur les chapeaux de roues, en signant une dernière journée en 65, après sa carte de 62 la veille. « ce fut une saison incroyable. Je suis reconnaissante de beaucoup de choses. D’abord à mon équipe et tous les gens qu’il y a autour de moi », confia la Mexicaine. « J’ai la chance d’être entourée de professionnels et de personnes de grandes valeurs, avec des principes et c’est très important pour moi. Ensuite, je suis fière et reconnaissante de chaque combat que j’ai mené, sur chaque événement, pour chaque préparation et chaque entraînement. Le golf peut parfois être décevant. Il peut être frustrant, mais il faut garder espoir et continuer à croire qu’à un moment donné les choses vont s’inverser et ce qui s’est passé », expliqua Gaby Lopez, qui a été fortement inspirée par Lorena Ochoa.

A noter que deux joueuses ont signé un trou en un dans cette dernière journée. La Sud-coréenne Hye-Jin Choi et l’Australienne Stéphanie Kyriacou.

La Française Céline Boutier termine difficilement ce tournoi et cette saison, en signant une dernière carte de 72 qui la classe 47e à –3, soit 23 coups derrière la nouvelle star du LPGA Tour qui totalise plus de victoires que la numéro un Française, avec 10 ans de moins.

Si la saison régulière du LPGA tour vient de s’achever, il reste encore un tournoi par équipe, au mois de décembre, avec le Grant Thornton Invitational, sur ce même parcours, et la dernière étape de la Q-série qui déterminera les 25 joueuses qui gagneront ou retrouveront leur carte pour évoluer sur le LPGA Tour, en 2026.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du dernier tour

CME Group Tour Championship : Somi Lee leader à –8 !

Cette première journée sur le fameux parcours du Tiburon Golf club, de Naples, a tout de suite donné la tendance avec des scores très bas pour une poignée de joueuses, tandis que d’autres ont eu beaucoup de mal à trouver leurs marques. Et l’unique Française du champ est déjà en difficulté.

Selon les déclarations de plusieurs joueuses, le parcours est plus difficile à jouer que par le passé. Ce qui n’empêche les scores d’être bas pour ce premier tour, avec dès un leader à –8, quand d’autres peinent à évoluer dans le Par, quand ce n’est pas au-dessus.

Et c’est encore une joueuse asiatique qui a pris la main en signant une carte comportant sept birdie, un eagle et un seul bogey concédé au 18, qui vient à peine atténuer la performance. Disposant d’une seule victoire sur le Tour, la Sud-coréenne de 26 ans, rookie en 2024, était à la fois satisfaite de sa journée comme honorée de pouvoir jouer ce parcours symbolique de la fin de saison du LPGA Tour : « ce parcours est réellement très beau et il y a beaucoup d’animaux. Je considère que jouer ce parcours est un honneur », déclara celle qui s’est imposée en duo, au Dow Championship, cette année, avec sa compatriote Jin Hee Im. « Mes départs et mon putting ont été la clé, et je me suis concentrée sur ces compartiments de jeu », assurait-elle. « J’ai énormément travaillé dans ce sens. Je pense que ce sont les fondements de mon succès dans cette journée », poursuivait Somi Lee dont on attend de voir comment elle va continuer d’évoluer, sur les trois derniers tours.

Seconde à –6, l’Américaine originaire d’Hawaii, Allisen Corpuz, sort, enfin, de l’anonymat cette année, et s’offre la possibilité de poursuivre ce tournoi dans le groupe de tête. Depuis sa victoire à l’US Women’s Open, en 2023, Corpuz a eu du mal à jouer les premiers rôles. Surtout cette année, en ayant manqué six Cut. Et contrairement à Somi Lee elle considère qu’il s’agit simplement d’un parcours de golf qui comporte de nombreuses opportunités de birdie. « J’en parlais justement avec Jay (son caddie), la semaine dernière. Pourquoi ne pas essayer d’en faire le plus possible et de voir jusqu’où je peux aller cette semaine », déclara la joueuse de 27 ans. « J’ai démarré assez vite en signant quatre birdie, ce qui était vraiment sympa, à l’aller. Et j’ai continué ensuite au retour », ajoutait Corpuz qui a débuté par un bogey avant d’aligner quatre birdie du quatre au 7. « C’est ma quatrième année sur ce tracé. Le parcours est le même et c’est à la fois toujours différent », complétait-elle.

La première Japonaise de ce classement, car il en fallait bien une après la saison que nous avons vécue, est 3e dans le groupe des quatre joueuses à –5. Il s’agit de Nasa Hataoka qui évolue avec Jin Hee Im, Sei Young Kim et la numéro un mondial et tenante du titre, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul. Hataoka concède, elle aussi, un bogey dans sa journée, à la suite duquel elle a réagi en signant quatre birdie. Sei Young Kim signe une journée vierge de bogey, alors que Jin Hee Im et Atthaya Thitikul ont également concédé un bogey, sans se laisser consumer par ce mauvais coup.

Partie dans le premier groupe, à 07h50, la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn a signé le premier score de référence, en jouant –4, avec, hélas pour elle, un double bogey sur le Par 4 du 15 : « je suis satisfaite de ce que j’ai joué. Je pense que c’est le golf. Ce n’est pas parfait même si vous tentez de donner le meilleur de vous même », lâcha la joueuse de 26 ans, qui totalise deux victoires depuis son année de rookie en 2019.

La première européenne n’est autre que la Suédoise Madelene Sagstrom, qui est à –4 avec une étonnante Jenny Bae, et la prometteuse Australienne Stéphanie Kyriacou. Mais aussi sa compatriote Grace Kim, l’Allemande Esther Henseleit, la Canadienne Brooke M.Henderson, la Japonaise Chisato Iwai et encore une Australienne qui n’est autre que Minjee Lee.

Ayant évolué avec Anannarukarn, l’Américaine Brooke Matthews, est juste derrière, à –3, et semble en forme en cette fin de saison. Tout autant que Nataliya Guseva, qui joue également –3. Et ce sont 16 joueuses qui évoluent sont regroupées avec ce score, à la 16e place, avec quelques-unes d’entre elles qui viendront probablement se placer plus haut, dans le tableau, dès le second tour.

Un second tour qui, espérons le, profitera à la Française Céline Boutier, engluée dans le fond du tableau, à la 52e place à +1. La numéro un Française qui a du mal, cette année, à débuter les tournois et qui accumule toujours beaucoup de retard sur celles qui savent immédiatement être dans le coup.

Une seconde journée attendue avec impatience, compte tenu de la qualité du champ de joueuses et des récompenses qui sont en jeu.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du jour

CME Group Tour Championship : l’essentiel à retenir

Rappel historique

Jusqu’en 2009, la fin de la saison du LPGA Tour était marquée par le LPGA Tour Championship.

En 2005, la LPGA décide d’introduire de nouvelles règles et crée un système de playoff. Aussi, en 2006, l’épreuve accueille-t-elle deux fois 15 joueuses issues d’un système de qualification sur quatre épreuves phares, dont l’Evian Masters. A ces 30 joueuses, deux invitations sont ajoutées. Les joueuses reçoivent des points de qualification suivant un système de récompense en fonction de la place acquise sur ces tournois. Ce règlement va perdurer jusqu’en 2009. L’épreuve connaîtra plusieurs dénominations dont l’ADT Championship qui se jouera de 2006 à 2008. A noter que le playoff est récompensé par une prime de 1 million de dollar, en plus de la prime régulière. C’est la première fois, en 2006, qu’une joueuse de golf reçoit une telle somme pour une victoire.

En 2009, ce tournoi retrouve son nom de LPGA Tour Championship et est présenté par Rolex. Il va durer deux ans avant que la LPGA signe un contrat avec le Groupe CME. Entre 2011 et 2013, l’épreuve se nomme CME Group Titleholders. Le champ de joueuses est porté à 70 et ce n’est qu’en 2014 que le concept de la Race to CME est introduit. Il s’agit alors de créer une compétition au sein de la saison pour augmenter l’attractivité sportive et médiatique. La dotation de 1 million de dollars, introduite lors des playoff, est conservée en même temps que le système de points, déjà en place, subit une évolution. Ainsi, chaque joueuse de la saison régulière, va marquer des points sur chaque épreuve, suivant un barème défini. A la fin de la saison, un classement final permet d’attribuer le million de dollar à la joueuse vainqueur du classement. De fait, ce n’est pas une mais deux joueuses qui peuvent être titrées lors de la dernière épreuve. Un trophée récompense la lauréate et cette course aux points prend le nom de Race to CME Globe. Quant au dernier tournoi, il se nomme le CME Group Tour Championship et sera doté d’une prime de 2 millions de dollars jusqu’en 2016.

En 2017 la dotation est de 2,5 millions de dollars. Depuis, cette dotation a continué d’évoluer (voir détail paragraphe Dotation et Sponsor).

Officiellement, il y a donc seulement 4 joueuses vainqueur de la Race to CME Globe puisque les vainqueurs précédents, entre 2006 et 2008, ont remporté le playoff de fin d’année. Celles ayant gagné le LPGA Tour Championship ont simplement remporté l’épreuve de fin d’année. Elles sont au nombre de 13. Lexi Thompson fut la première américaine à s’imposer dans la Race to CME.

En 2019, les instances sportives modifient les règles d’attribution des points Race to CME. Au lieu de remettre les compteurs à zéro avec un nombre de points automatiquement attribués, et progressifs, pour les 60 joueuses qualifiées, ce sont les points accumulés, pendant la saison, qui servent de référence, auxquelles sont ajoutés les points de la finale, bonifiés. Ainsi, selon la LPGA, ce ne sont plus les cinq ou six premières qui peuvent remporter la prime, mais une vingtaine.

Mais depuis 2020, un nouveau changement de règlement permet à la joueuse qui remporte l’épreuve de remporter la Race to CME. Et en 2022, la LPGA a introduit la veste bleue, sur le même modèle que la veste verte d’Augusta, pour identifier la joueuse lauréate de la Race to CME. La Néo-zélandaise Lydia Ko fut la première à inaugurer cette nouvelle tradition.

Tenante du titre, la Thaïlandaise Jeeno Thitikul revient au Tiburon Golf Club avec le statut de numéro un mondial.

Le parcours

Sept parcours ont accueilli cette épreuve de fin d’année. Ce fut le Desert Inn Golf Club qui inaugura le concept jusqu’en 1999. Le Trump International Golf Club, à West Palm Beach, prit le relais dès 2001, et pour huit années.

Depuis 2013, c’est le parcours du Tiburon Golf Club, basé à Naples, en Floride, qui accueille la fin de la saison LPGA. Ce golf compte deux parcours que sont le Black (2001) et le Gold (1998).  Crée par Greg Norman, le Gold Course est un par 72 comportant le même nombre de Par 3, 4 et 5 sur l’aller et le retour. Ce parcours est de type Links avec des bunkers très larges et peu profonds. Les abords du parcours sont soit boisés soit composés d’un rough épais. De même que des pièces d’eau bordent certains fairway comme pour le 9, le 13, le 14 ou encore le 18. Une fois encore, la précision des coups fera la différence, sur les mises en jeu. Quant aux greens, c’est la position des drapeaux qui déterminera le degré de difficulté.

Le tracé est un peu plus lo,g que l’an dernier avec le trou n°6 qui mesure 526 yards au lieu de 492, et le 16 qui passe de 550 à 580 yards.

Le parcours est planté en bermudgrass avec, cette année, une tonte de green un peu plus haute que l’an dernier ; Alors que le fairway sera tondu quelques millimètres plus court.

Enfin, le parcours du Tiburon Golf club dispose d’une certification environnementale liée à la protection de la faune et de la flore. Ainsi, outre diverses espèces végétales endémiques, divers animaux peuvent croiser le chemin des golfeurs tels les serpents, des tortues, des tatous, des alligators et des ourses bruns.

Le record du parcours

  • 62 : Lydia Ko (second tour – 2016)

Le record du tournoi

  • 2023 : Amy Yang (-27)

Le champ de joueuses

Ce sont les 60 meilleures joueuses du monde qui évoluent dans ce tournoi, avec, cette année, une nouvelle numéro un mondial en la personne de Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui défendra son titre. Mais ce sont aussi quelques nouvelles venues qui sont rookie comme Lottie Woad, Ingrid Lindblad, Miranda Wang, les sœurs Iwai, Miyu Yamashita, Jenny Bae ou encore Rio Takeda.

D’autres joueuses participent pour la première fois à cette épreuve. Il s’agit de Somi Lee, Auston Kim, Minami Katsu, Manon de Roey, Yan Liu et Brooke Matthews, qui a très bien joué la semaine passée.

Les Américaines Lucy Li et Lindy Duncan sont deux surprises de ce champ. Et parmi les pointures du circuit mondial se trouvent Nelly Korda, Lexi Thompson, Minjee Lee, Madelene Sagstrom, Hannah Green, Jin Young Ko, Gaby Lopez, Ruoning Yin, Ariya Jutanugarn, ou encore Lydia Ko et Céline Boutier, unique Française à pouvoir évoluer à un si haut niveau sur le LPGA Tour.

La Suédoise Linn Grant, vainqueur dimanche dernier, est également au départ. Rookie l’an dernier, Natalyia Guseva revient cette année en ayant confirmé son rang de meilleure joueuse du LPGA Tour.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les vainqueurs

CME Group Tour Championship

  • 2024 : Jeen Thitikul (veste bleue)
  • 2023 : Amy Yang (veste bleue)
  • 2022 : Lydia Ko (veste bleue)
  • 2021 : Jin Young Ko
  • 2020 : Jin Young Ko
  • 2019 : Sei Young Kim
  • 2018 : Lexi Thompson
  • 2017 : Ariya Jutanugarn
  • 2016 : Charley Hull
  • 2015 : Cristie Kerr
  • 2014 : Lydia Ko (playoff)

CME Group Titleholders

  • 2013 : Shanshan Feng
  • 2012 : Na Yeon Choi
  • 2011 : Hee Young Park

LPGA Tour Championship

  • 2010 : Maria Hjorth
  • 2009 : Anna Nordqvist

ADT Championship

  • 2008 : Jiyai Shin
  • 2007 : Lorena Ochoa
  • 2006 : Julieta Granada
  • 2005 : Annika Sorenstam
  • 2004 : Annika Sorenstam
  • 2003 : Meg Mallon
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2001 : Karrie Webb
  • 2000 : Dottie Pepper
  • 1999 : Se Ri Pak
  • 1998 : Laura Davies
  • 1997 : Annika Sorenstam
  • 1996 : Karrie Webb

Sponsor et dotation

CME Group est une entreprise fondée en 2007 et dont le siège social est situé à Chicago. L’acronyme C.M.E signifie Chicago Mercantile Exchange. L’activité est principalement boursière et consiste à échanger sur divers marchés. Le dernier chiffre d’affaire connu, de l’entreprise, était de 2,9 milliards de dollars en 2013. La dotation du CME Tour est un héritage du LPGA Tour Championship. Quant à la prime du CME Group Tour championship, dernière épreuve de l’année, elle est la continuité de l’épreuve dénommée CME Titleholders fondée en 2011. En 2013, la prime est portée à 2 millions de dollars pour un gain au vainqueur de 700 000 dollars. Si la prime totale n’augmente pas, la prime au vainqueur va redescendre à 500 000 dollars dès 2014 jusqu’à l’année 2018. En 2019, la prime attribuée à la joueuse vainqueur, est d’un niveau historique, puisque jamais atteint dans l’histoire du golf féminin. C’est tout simplement un chèque de 1,5 millions de dollars que la Sei Young Kim a pu déposer sur son compte en banque.  La raison est simple. Le CME Group Tour championship a bénéficié d’une dotation de 5 millions de dollars, soit le même niveau de dotation que l’US Women’s open de 2018.

En 2020, la dotation a connu une coupe franche de 2 millions de dollars. Et la prime versée à la lauréate de l’épreuve fut fixée à 1,1 million de dollars.

Mais depuis 2021, le règlement a changé, et le classement ne tient plus compte des points de Race to CME. C’est donc la joueuse qui remporte le tournoi qui empoche la prime totale qui fut fixée à 2 millions de dollars, pour une dotation exceptionnelle de 7 millions de dollars, en 2023. L’année 2024 marquait une nouvelle hausse de la dotation, avec 11 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 4 millions de dollars. Ce sont ces sommes qui sont reconduites cette année.

Les horaires de diffusion sur le site du LPGA Tour

  • Jeudi 20 novembre : 20h00 – 23h00
  • Vendredi 21 novembre : 20h00 – 23h00
  • Samedi 22 novembre : 20h00 – 23h00
  • Dimanche 23 novembre : 19h00 – 22h00

Maybank Championship : Yamashita s’impose en playoff !

A 24 ans, la Japonaise Yamashita ajoute le Maybank Championship à son palmarès, qu’elle a ouvert, cet été, en s’imposant au British Women’s Open.

Ce fut un dernier tour animé, au-delà de ce qui fut imaginé. Non seulement le leader fut sérieusement en difficulté, mais c’est en playoff que la victoire s’est jouée après deux interruptions de jeu qui ont contribué à plus de suspense tout en rendant le jeu plus compliqué.

La Sud-coréenne Hye-Jin Choi attendra encore pour brandir son premier trophée sur le LPGA Tour. Alors qu’elle avait construit son avance depuis le premier tour, elle débuta cette dernière journée de manière fébrile, en manquant de précision.

Après 8 trous, la Sud-coréenne menait encore avec le score de –20. Mais sur le Par 4 du trou n°9 elle partait à la faute sur sa mise en jeu. Depuis le rough, elle ne parvint pas à stopper sa balle sur le green, qui roula puis s’immobilisa plus de 17 mètres après le trou. Son premier putt resta court et le suivant, à environ deux mètres, fit passer sa balle à droite du trou. Ce second bogey allait tout remettre à plat, laissant Hye-Jin Choi à –18, à la merci de ses adversaires qui se regroupaient à –17, avec des heures de départs variées. La Japonaise Miyu Yamashita étant partie plus tôt, évoluant quatre trous devant le groupe du leader qui comprenait Hannah Green et la Chinoise Yan Liu.

La première jonction eut lieu sur le Par 3 du 11, quand Choi ne trouva qu’un birdie, alors que Hannah Green signa un birdie. La Sud-coréenne partagea, alors, la première place avec l’Australienne, qui jouait –4 pour la journée. Derrière, à –17, mais devant sur le parcours, La Japonaise Miyu Yamashita avançait sur le fairway du 14 où elle allait signer un Par. Et peu se méfiaient de la Japonaise qui allait pourtant jouer un rôle clé dans ce dernier tour. En plus de la météo, comme l’édition 2023 l’avait démontré.

Mais avant cela, ce sont les joueuses de tête qui allaient surprendre. Au départ du 12, c’est Hannah Green qui lâcha sa mise en jeu à gauche, au-delà de la zone où évoluaient les spectateurs. L’Australienne concéda un bogey peu après, la faisant redescendre à –17. Mais Hye-Jin Choi allait la rejoindre, en jouant depuis le rough, son second coup, et en jouant également trop à gauche. Sa balle trouva un bout de fairway qui l’envoya encore plus à gauche, dans le rough bordant la pièce d’eau, où elle disparut. Contrainte de jouer avec une pénalité, Choi réalisa un très beau chip vers le green qui fit rouler sa balle sur la gauche du mat, lui laissant un putt pour bogey, à environ 2 mètres. Sans trembler, Hye-Jin Choi rentra ce putt mais retomba à –17. Ce surplace portait préjudice à celle qui avait dominé ce tournoi depuis jeudi et à qui on prêtait déjà une première victoire sur le Tour.

Evoluant un trou devant le groupe du leader, Atthaya Thitikul tentait de prendre l’avantage, elle qui échoua deux fois à la seconde place, dans ce tournoi. La Sud-coréenne A Lim Kim partageait sa partie et s’employait à bien jouer, signant, parfois, quelques belles ficelles.

Après 12 trous pour Hannah Green et Hye-Jin Choi, 13 pour Thitikul et Kim et 15 pour Yamashita, le leaderboard ne comptait pas un ni deux leader, ni même trois, mais cinq joueuses en tête, ex æquo à –17 !

Avec, à –16, la Japonaise Ayaka Furue (groupe Thitikul et A Lim Kim), la Chinoise Yan Liu (groupe Green et Choi) et Sei Young Kim qui jouait devant le groupe de Yamashita. Aussi, tous les pronostics venaient de s’effondrer et subitement apparut l’hypothèse d’un playoff. Le tout étant de savoir avec combien de joueuses.

Une fin de parcours entre bons et mauvais coups

Les cinq derniers trous, en partant du groupe du leader, allaient être haletants autant que long par la durée. Au 13, malgré une mise en jeu encore lâchée à gauche, Hannah Green alla chercher le mat au second coup. Un coup magnifique qui fit heurter à sa balle, le mat, avant de tomber à 80 cm devant le trou. Ce birdie permit à l’Australienne de revenir à –18 et d’en faire, subitement, un potentiel vainqueur.

De son côté, Hye-Jin Choi se laissa un plus long putt, pour birdie, soit environ 5 mètres, laissant sa balle s’immobiliser devant le trou. Devant, sur le Par 4 du 16, Miyu Yamashita signa également un birdie, pour –18, et la Sud-coréenne et l’Australienne formèrent un nouveau duo en tête de cette dernière journée.

C’est juste après ces évènements que la corne de brume retentissait, à 14h01 (07h01 en France), interrompant le jeu pendant près d’une heure.

La reprise fut un peu difficile et Yamashita ne trouva que des Par sur ces deux derniers trous, rentrant au club house en leader, avec le score de –18.

Au 16, Thitikul fut un peu trop généreuse en attaquant le green et sa balle fila dans l’eau. Elle concéderait un bogey juste après alors que le vote des téléspectateurs la plaçait en tête pour la victoire. Au trou suivant, la numéro un mondial signa un birdie lui offrant l’espoir de jouer la victoire, soit en playoff, à –18, avec Yamashita, soit grâce à un eagle avec le score de –19. A moins que ce score fixe le seuil du playoff, avec Hannah Green ou Hye-Jin Choi, voire les deux. Mais il fallait encore que ces joueuses trouvent, elles aussi, des birdie, sur leurs trois derniers trous.

Hye-Jin Choi réussit ce pari, sur le green du 16, alors que Hannah Green resta courte du green, au second coup, avec une balle qui ne dut son salut qu’à la bande de rough qui borde la pièce d’eau. Avec un chip et un putt en suivant, l’Australienne sortait de ce Par 4 avec un Par, tandis que la Sud-coréenne signa un birdie, à environ 3 mètres du mat, pour rejoindre Green et Yamashita à –18.

Une tension importante s’installa, car A Lim Kim et Yan Liu étaient à –17 et pouvaient encore trouver un birdie pour gonfler ce groupe de leader. Mais Kim ne parvint pas, au 18, faire mieux que le Par, en se laissant un trop long putt.

Au 17, eut lieu un nouveau coup de tonnerre quand Hannah Green lâchait, une fois de plus, sa mise en jeu à gauche, envoyant sa balle dans le ruisseau qui saigne le fairway, devant le green. Yan Liu réussissait à trouver le green au second coup, alors que Hye Jin Choi, depuis le rough, ne parvint pas à trouver le green, laissant sa balle dans une petite tonte de rough, juste avant.

L’Australienne retomberait, juste après, à –17, tandis que la Sud-coréenne ne signerait qu’un Par, tout comme la Chinoise. Le dernier trou pouvait autant débloquer la situation que laisser toutes ces joueuses dans un statu quo.

Thitikul, au 18, bien qu’ayant un putt d’environ 1,60 mètres, ne parvint pas à faire tomber sa balle. Et ce birdie qui pouvait lui permettre d’aller en playoff se transformait en Par. En revanche, Ayaka Furue signa un beau birdie avec une balle à environ 1 mètre du trou. Elle terminait sur une bonne note, avec le score de –16.

Au départ de ce dernier trou, Hye-Jin Choi plaçait sa balle sur le fairway. Tout comme Yan Liu alors que Hannah Green jouait encore à gauche, à la limite de trouver le bunker de fairway. Mais l’Australienne dominait ses partenaires par la longueur de ses coups, et c’est 59 mètres devant Yan Liu et 48 mètres devant Hye-Jin Choi qu’elle jouerait son second coup, avec un fer, quand Choi et Liu utiliseraient un bois.

Choi et Liu trouvèrent le rough, autour du green quand l’Australienne plaça sa balle à gauche du mat, à environ 8 mètres. Le chip de Choi amena sa balle à environ 1,50 mètre du trou, lui laissant espérer ce dernier birdie pour remporter, enfin, sa première victoire sur le LPGA Tour.

Yan Liu exécuta, elle aussi, un très bon chip, sur la gauche du green, mais avec une balle qui s’immobilisa à environ 4 mètres du trou.

Ainsi, Hannah Green eut un premier et long putt, pour eagle, qui lui permit d’assurer un birdie facile, juste après.

Liu manquait son putt et terminerait avec un Par, tandis que Choi vit sa balle mordre le bord du trou, avec un putt délicat, en léger dévers sur la droite, lui faisant perdre l’opportunité de s’imposer, sans aller en playoff chercher la victoire.

Ainsi, la Japonaise Miyu Yamashita se retrouva avec un supplément de jeu, en compagnie de Hye-Jin Choi et d’une Hannah Green qui venait de sauver sa situation sur ce green du 18.

Et la pluie revint interrompre le jeu !

Comme lors de la première édition, ce dernier tour s’achèverait avec un playoff, mais aussi en subissant les caprices de la météo.

A peine les trois joueuses avaient-elles mis en jeu leur balle, qu’un nouveau coup de corne de brume vint interrompre le jeu, pour le seconde fois. Une heure plus tard, Green, Choi et Yamashita revenaient sur un parcours mouillé, d’où la balle aurait du mal à prendre son envol.

Bien que jouant depuis le fairway, la Japonaise resta courte du green. La Sud-coréenne lâcha son coup très gauche, envoyant sa balle au niveau du départ du 10. Quant à l’Australienne, elle trouvait la bonne distance, mais un peu à droite, ayant comme conséquence de planter sa balle dans le haut du bunker, à droite du green.

Choi bénéficia d’un drop gratuit, gênée par les structures publicitaires du départ du 10. Et elle réussissait un superbe chip qui posa sa balle sur le milieu du green, avant que celle-ci ne revienne un peu vers le mat.

Yamashita joua ensuite et parvint à amener sa balle à environ trois mètres du trou, avec une importante chance de birdie, à suivre.

La situation de Hannah Green était plus délicate. Avec un sable désormais mouillé, donc plus lourd et compact, elle allait devoir mettre un peu plus de puissance dans son coup, tout en tenant compte du fait qu’elle disposait de peu de green pour travailler sa balle. Et ce compromis eut comme conséquence qu’elle ne parvint pas à faire décoller sa balle suffisamment loin, la faisant retomber avant le green, au somment de la pente le long du bunker. Et sa balle recula inévitablement. Désormais en situation de sauver le Par, l’Australienne avait peu de chance de poursuivre ce playoff, si Choi parvenait à signer un birdie avec Yamashita.

Le chip de l’Australienne dégagea sa balle bien au-delà du mat, avec l’assurance d’un bogey à suivre. Miyu Yamashita exécuta, ensuite, son putt, qui fit exulter la foule, lorsque sa balle tomba fébrilement, en bout de course.

La pression revint, une fois de plus, sur les épaules de Hye-Jin Choi, qui fut condamnée à rentrer ce putt, un peu sur le modèle de celui qu’elle manqua plus tôt, avant de partir en playoff. Et cette fois-ci, sa balle ne vit jamais le trou.

A quelques mètres, contemplant la scène, la Japonaise Miyu Yamashita tombait dans les bras de son caddie. Elle venait de remporter, un peu à la surprise générale, son second titre de l’année, pour sa première saison sur le LPGA Tour, à 24 ans. « J’étais très nerveuse durant cette période d’attente, au club-house », confia la Japonaise en conférence de presse. « Parce que je n’avais pas réussi à faire de birdie au 18 donc avant de partir en playoff j’ai essayé de repartir avec un autre état d’esprit », ajoutait-elle. Puis, elle expliqua que malgré les interruptions de jeu, elle réussit à rester concentrée : « j’ai réussi à rester concentrée et à conserver le contrôle de mon jeu, en écoutant de la musique afin d’être prête pour le playoff ».

Puis elle s’exprima un peu plus sur son jeu : « mon putting a été solide et m’a permis de faire des birdie. Depuis hier mes coups n’étaient pas très bons. Donc je suis allée m’entraîner et j’ai retrouvé mon jeu. Je suis heureuse de ça ».

Avec cette victoire, Miyu Yamashita consolide sa première place au classement des rookie de l’année et devrait logiquement terminer première, devant ses compatriotes Rio Takeda et Chisato Iwai. Mais elle est également proche de Jeeno Thitikul au classement de la joueuse de l’année. La Thaïlandaise étant en tête de cinq des huit classements de la saison.

A 24 ans, malgré son mètre cinquante, Miyu Yamashita domine la majorité du champ du LPGA Tour, pour sa première année, bien qu’elle possède déjà une solide expérience, acquise sur le Japan LPGA Tour. Un JLPGA qu’elle va retrouver, dès la semaine prochaine, en participant au TOTO Japan Classic, qui marque la fin de la tournée asiatique.

Deux Françaises participaient à ce Maybank Championship. Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard signent une dernière carte de 66 dans ce dernier tour, symbolisant une réaction tardive. Boutier se classe 16e à –12 tandis que Roussin-Bouchard termine 60e à –1, avec un chèque de 7322 dollars, tout de même. Soit l’équivalent du salaire mensuel d’un cadre supérieur qui aurait suivi un cursus universitaire.

Le classement final => ICI

Le résumé vidéo du dernier tour

Maybank Championship : Hye-Jin Choi en route vers une première victoire ?

Cet avant dernier tour dessine un peu plus les contours du leaderboard final, avec une Sud-coréenne toujours dominatrice et quelques-unes des meilleures mondiales qui ont réussi à se regrouper derrière elle. Et pas de Française à l’horizon.

Cette journée a permis à la Sud-coréenne Hye-Jin Choi de confirmer sa domination, tout en se faisant quelques frayeurs sur un parcours où il faut rester sur le fairway et tempérer son audace. Mais au terme de cette journée, elle conserve ses quatre coups d’avance, qui lui offrent un matelas intéressant pour aborder une dernière journée où un premier trophée en carrière, sur le LPGA Tour, lui tend les bras.

Bien que, jour après jour, elle rend des cartes de moins en moins basse, elle continue de faire peu d’erreur en trouvant les birdie suffisants pour rester en tête. mais ce samedi, Hye-Jin Choi a connu une situation périlleuse, dont elle s’est sortie en déployant un peu d’énergie mentale. Au départ du 16, un Par 4 prenable au bois 3, Choi a envoyé sa balle dans l’eau, à gauche. Après un moment à tergiverser avec un commissaire elle a pu jouer depuis la droping zone pour aller chercher le green. Mais son coup de wedge fut mal calibré et sa balle resta figée juste sous le green. C’est donc au 4e coup qu’elle parvint à placer sa balle sur le green, qui dépassa le mat d’environ 1,60 mètre. Et à cette distance, elle ne manqua pas son putt qui lui fit clôturer ce 16e trou avec un bogey. Peu avant, Choi était passée à –19, sur le Par 4 du 14 et tout semblait indiquer qu’elle terminerait cette journée au-delà de –20. Mias ce bogey stoppa cette perspective, sauf à conclure sa journée avec un eagle, au 18. Mais c’est avec un putt pour birdie qu’elle acheva sa journée qu’elle qualifia de très bonne journée : « j’ai rentré un long putt sur le 12, donc je considère que c’est mon plus grand coup du jour. Et ensuite j’ai eu de très bons putt, me semble-t-il. Honnêtement, je me suis sentie un peu nerveuse parce que je n’ai jamais gagné sur le LPGA Tour. Donc je veux plus me concentrer sur mon jeu », expliqua la Sud-coréenne, qui avait déjà évoqué, la veille, se besoin de concentration.

Derrière elle, avec quatre coups de retard, se trouve une surprise, en la personne Yan Liu. Nous exprimons depuis longtemps la puissance de la filière Chinoise à proposer toujours plus de talent quand, en Europe, il est de plus en plus difficile de voir de nouvelles joueuses émerger au plus haut niveau, et notamment en France, malgré la présence de Perrine Delacour au comité directeur.

Classée 4e hier, Yan Liu, âgée de 27 ans et classée 59e de la Race, se retrouve seconde à –15, après une journée sans bogey. Et c’est la Française Céline Boutier que l’on espérait à ce rang, et non une joueuse d’une nation pétrie par un état d’esprit travailliste de gauche qui a même sanctionné des cadres du Parti communiste Chinois, pour leur pratique du golf. Dans ce monde à l’envers, où l’on se demande si le bureau exécutif de la Fédération Française a pris pleinement la mesure du désastre, de la filière féminine, Liu est également en lice pour une première victoire, après cette carte de 65 qui place un peu plus parmi les meilleures mondiale. « Je me suis sentie très bien avec mon jeu, du driver au putter », confia Yan Liu. « Je pense qu’aujourd’hui le parcours m’a rendu plus détendue. Le golf n’est pas une discipline parfaite, donc j’ai commis quelques erreurs. Et je n’ai pas pris tous les fairway », déclara la Chinoise qui, effectivement, touché 8 fairway sur 14 et 15 green.

Un coup derrière, se trouve l’Australienne Hannah Green. Elle a concédé un double bogey sur le Par 5 du trou n°7 qui l’a faite rétrograder de –10 à –8. mais ce coup du sort ne l’a pas empêchée de rebondir. Jusqu’au trou n°9, Hannah Green trouva quatre birdie et un autre dès le Par 5 du 10. Au 16, là ou Choi avec laquelle elle partageait sa partie, elle eut du mal à placer la balle sur le green, et c’est un chip bien ajusté qui lui offrait un dernier putt pour passer à –15. Mais au 14, l’Australienne ne parvint pas à trouver la bonne distance pour aller au mat et c’est dans le rough que sa balle fila. On crut que son expérience lui permettrait de sortir de cette situation sans difficulté, et ce fut, au contraire, un coup totalement manqué, avec une balle qui parcourut à peine 1 mètre au-delà du rough, avant de s’immobiliser. Ce coup gaspillé allait engendrer un bogey à la sortie, avec un dernier putt à moins d’un mètre, la privant de la seconde place, provisoire, qu’elle aurait dû partager avec la Chinoise. « Ma forme s’est nettement améliorée ces dernières semaines, alors c’est agréable de voir les résultats se confirmer », confia Green qui ne semble pas ressentir de fatigue, après une semaine en Corée du sud où elle a quand même dépensé pas mal d’énergie. « C’est agréable de réussir de bons coups et de bien jouer ses putt. J’ai l’impression que c’est un peu ce qui fait la différence, cette année. Si je joue bien mes putt je ne frappe pas bien la balle, et inversement. Je suis contente d’avoir enchaîné trois bons tour et j’espère que demain je pourrais réitérer l’exploit », terminait Hannah Green, qui a encore une chance de s’imposer, si Choi devait connaître une journée compliquée.

La Sud-coréenne A Lim Kim est venue renforcer ce groupe de tête, en gagnant 20 places, grâce à une journée en –8, constituant le meilleur résultat du jour. Et un eagle sur le 18 a largement contribué à cette performance. A Lim Kim qui détient trois victoires sur le Tour, depuis son année de rookie en 2021, et son premier titre à l’US Women’s Open, en 2020, qui avait scellé son arrivée sur le circuit américain.

La numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul réalise, également, une superbe journée, en signant une carte de –7, comme Yan Liu. Malgré un bogey sur le Par 4 du 14, elle a réussi à signer trois birdie à la suite, du 16 au 18, impressionnant une certaine So Yeon Ryu, qui commente ce tournoi avec élégance et enthousiasme.

La Japonaise Furue reste 4e, mais à –13, tandis que Akie Iwai fait irruption dans le Top 10, à la 7e place, alors que Linn Grant et Lydia Ko ont perdu trois places dans cette journée, malgré une carte de –4. Et l’on voit, au travers de ces joueuses, combien il faut savoir jouer bas, sur le LPGA tour, et plus encore dans ce tournoi, pour se retrouver dans le haut du classement.

Et l’Américaine Lindy Duncan, ainsi que l’Italienne Benedetta Moresco de faire les frais de ce manque de performance, alors qu’elles avaient réussi à se placer , dès le premier jour, dans la partie haute du tableau des scores. Duncan est désormais 34e et Moresco est 20e, avec Angel Yin et Gemma Dryburgh.

Boutier faiblarde, Roussin-Bouchard en perdition

Ce n’est toujours pas cette semaine que les Français vont pouvoir vibrer autour des performances des rares joueuses Françaises à évoluer sur le LPGA Tour. Depuis sa dernière victoire, en 2023, sur ce même parcours, Céline Boutier rame pour se faire une place dans un Top 10. Et aucune autre de ses compatriotes n’a réussi à la suppléer, tant par la victoire que par des performances régulières.

La numéro un Française qui a pourtant pris une semaine de repos pour se préparer pour cette épreuve, n’arrive pas à jouer aussi bas que celles en haut du leaderboard, et c’est encore une carte de –1 qu’elle a rendu, comme lors du premier tour. Forcément, quand une Chinoise joue –7 et parvient à se placer seconde, la Française ne peut que perdre du terrain, à chaque journée. Classée 34e à –6, avec Duncan, Jin Hee Im ou encore Tavatanakit, Céline Boutier a devant elle une dernière journée pour tenter un coup d’éclat qui lui procurerait un peu plus d’exposition médiatique, cette semaine.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle reste engluée dans le fond du classement, mais à +5, après avoir réussi, enfin, à signer sa meilleure carte depuis jeudi. Mais ce score de –2 journée montre qu’elle n’est pas l’aise sur ce tracé, comme bien d’autres joueuses, dont certaines sont des habituées du LPGA Tour.

Enfin, la Sud-coréenne So Mi Lee a déclaré forfait durant ce troisième tour, pour raison de santé.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé du 3e tour en vidéo

Maybank Championship : Choi domine et conforte son avance !

la Sud-coréenne rebondit dans ce tournoi, après avoir échoué, avec son équipe, lors de l’International Crown, la semaine passée.

Cette seconde journée en Malaisie fut une réussite pour certaine et un piège pour d’autres. Le parcours se laisse arpenter assez facilement, à condition de ne pas faire d’erreur.

Battue à la sortie des matchs de pool, avec son équipe, la semaine dernière, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi nen reste pas moins une redoutable golfeuse qui vient de le démontrer depuis jeudi. En tête avec le score de –8, le premier jour, elle vient d’affirmer ses compétences lors de ce second tour, en signant une carte de 66. Certes, elle concède un bogey, sur le trou n°1, mais elle a ensuite aligné les birdie à l’aller, tout en étant moins productive au retour. Cependant, elle fait partie de ces joueuses qui ont réussi à exploiter le Par 5 du 18 en y trouvant un dernier birdie. « Après mon bogey au premier trou j’ai cherché à garder confiance et à jouer de manière plus régulière. Donc j’ai fait beaucoup de birdie aujourd’hui et mes coups d’approche et mon putting ont donné satisfaction », déclara Choi en sortant du green du 18. Puis elle ajoutait : « en comparaison d’hier il a fait plus chaud. Donc, comme je l’ai dit hier, sur le week-end je vais essayer de conserver de l’énergie et de l’employer à me concentrer sur mon jeu ».

Engagée, elle aussi, dans l’International Crown avec ses camarades, la Chinoise Ruoning Yin fait l’actualité d’une semaine à l’autre, offrant toujours plus d’exposition médiatique à un golf féminin Chinois qui ne cesse de progresser. Pour preuve, ses compatriotes Miranda Wang et Yan Liu sont à suite, dans le Top 5, alors que Weiwei Zhang et Mary Liu sont à –1, à la 55e place. Ce qui fait pas moins de cinq joueuses Chinoises capables d’évoluer au plus haut niveau quand d’autres pays sont faiblement représentés ou absents.

Yin partage la seconde place avec l’Australienne Hannah Green, couronnée dimanche dernier avec ses partenaires de jeu que son Grace Kim, Minjee Lee et Stephanie Kyriacou, qui ont battu une équipe Américaine pourtant partie favorite. En forme d’une semaine à l’autre, ces deux joueuses le sont également toute la saison et c’est régulièrement que Ruoning Yin et Hannah Green font l’actualité des tournois du LPGA Tour.

Accusant cinq coups de retard sur Choi, elles n’en sont pas moins dans le rythme. Yin a joué un coup de moins que la veille, soit 67, tandis que Green a signé une carte de 66, jeudi, comme Choi ce vendredi. En revanche, la journée de l’Australienne fut nettement plus calme dans cette seconde journée, avec seulement trois birdie, dont un sur le 18, mais elle n’a pas concédé de bogey. « Mon putting fut vraiment solide hier. Et j’ai géré pour me donner des chances de jouer mes putt très près des trous », expliqua Green. « Aujourd’hui, je me suis un peu plus battue avec mon contact de balle sur les approches. Ce qui a fait que les balles ne sont pas tombées aussi près qu’hier », ajoutait l’Australienne qui est heureuse d’être en Asie, aimant particulièrement cette partie du monde et la nourriture.

Pour Ruoning Yin, dont le groupe a été constitué en fonction du résultat de la veille, raison pour laquelle elle ne jouait pas avec Céline Boutier et Atthaya Thitikul, c’est le même plaisir que Green que d’être de retour en Malaisie : « la foule est juste incroyable. Donc c’est vraiment une chance d’avoir leur soutien ». Quand on lui demande pourquoi certains coups n’ont pas fonctionné elle répond : « au 17 j’ai joué la bonne distance. Mais c’était un peu à droite et je n’ai pas très bien tapé la balle. Et au 11 j’ai eu un trois putt. Donc je n’ai pas grande chose à dire sinon que je me suis un peu déconcentrée en concédant ces deux bogey », confia avec honnêteté Ruoning Yin qui espère pouvoir jouer la victoire, dimanche.

A –8, outre Miranda Wang et Yan Liu, se trouvent des joueuses qui ont évolué la semaine dernière à l’International Crown qui sont les Japonaises Ayaka Furue et Miyu Yamahsita, la Suédoise Linn Grant, la Thaïlandaise Arpichaya Yubol mais aussi la Néo-zélandaise Lydia Ko, qui termine troisième avec l’équipe Monde. Et enfin, l’Italienne Benedetta Moresco, rookie en 2024, et qui a bénéficié d’une magnifique opportunité, cette semaine, en étant intégrée au champ des meilleures joueuses du LPGA Tour, grâce à l’absence de certaines du Top 60. Classée 80e de la Race, Moresco est une des rares recrues de l’Epson Tour a réussir sa transition vers le plus haut niveau mondial, où il est de plus en plus difficile d’évoluer.

Auteur d’une très belle première journée, en 65, l’Italienne de 24 ans a rencontré quelques difficultés dans ce second tour, en concédant rapidement un premier bogey puis un second sur le Par 4 du 6. Au retour, malgré ses efforts, elle ne faisait que sauver des Par, soit en étant trop loin des mats, soit parce que ses putt pour birdie frôlaient le trou. Et c’est au 178 qu’elle signait, enfin, son premier birdie du retour, et le dernier lui permettant de passer à –8.

Derrière elle, un groupe de six joueuses s’est constitué, avec le score de –7, comprenant l’Américaine Angel Yin, la Taïwanaise Wei-Ling Hsu qui a délivré du très beau jeu en étant associée à Brooke M.Henderson, la semaine dernière, et la Danoise Emily K.Pedersen qui bénéficie, elle aussi, de la même opportunité que Moresco. Ce qui lui permet d’être projetée 79e de la race, après ce second tour, et d’avoir la chance d’arriver en Floride, avec un capital de point pouvant lui faire espérer décrocher sa qualification pour le CME Group Tour Championship.

Enfin, à –6, il y a une joueuse qui aurait dû se retrouver dans le Top 5, et probablement seule à la seconde place. Il s’agit de l’Américaine Lindy Duncan qui réalise, cependant, une très belle saison. Lors de son coup d’approche du green du 17, Duncan grattait et voyait sa balle filer dans le ruisseau qui longe le green et sépare celui-ci du fairway. Affublée d’un drop avec pénalité, elle concéda un quadruple bogey et ne parvint pas à trouver le trou avec son putt pour birdie, au 18.

Un très mauvais moment de vécu pour cette joueuse qui est connue depuis plusieurs années pour avoir du talent et qui a mis du temps à l’exploiter. Il reste deux journées à Lindy Duncan pour se relever de cette situation, mais il y a désormais peu de chance qu’elle se batte pour la victoire, dimanche, alors qu’elle pouvait être la première joueuse, ce vendredi, la plus proche de Hye-Jin Choi.

Boutier réagi, Roussin-Bouchard croqué par le tigre !

Elle a pourtant pris une semaine de repos, la numéro un Française, contrairement aux joueuses qui ont évolué la semaine dernière, et cela ne lui procure pas un meilleur avantage. Passée à côté de sa première journée, Boutier a réagi ce vendredi en jouant –4, pour se retrouver 24e à –5, avec la belge Manon de Roey ainsi que l’Ecossaise Gemma Dryburgh, qui a dégringolé de 22 places, en signant une carte de 74.

Dans cette seconde journée, Céline Boutier a montré qu’elle possède les ressources nécessaires pour bien évoluer durant le week-end, en signant l’un des quatre eagle signé au 18, dans cette journée. Partie du Tee n°10, à cause de son classement de la veille, la Française concède, hélas, deux bogey qui ont amoindri sa performance.

Et plus bas, se trouve la fantasque joueuse du Ladies European Tour qui rejouera à plein temps, en 2026, sur le LPGA Tour. Pauline Roussin-Bouchard a rendu une carte de 80, après son 71 de la veille, et c’est à la 76e et avant dernière position qu’elle aborde ce week-end, au travers duquel elle ne peut que progresser. A moins qu’elle ne soit définitivement piégée dans les griffes du tigre malais.

Le 3e tour sera diffusé au même horaire que les deux premiers jours, soit à partir de 02h30 du matin, jusqu’à 07h30, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Maybank Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui remplace le Swinging Skirts Taiwan, dont la dernière édition s’est déroulée en 2022.

En 2023, la Française Céline Boutier décrochait son sixième titre, au terme d’une longue journée interrompu par la pluie, et en playoff, face à Atthaya Thitikul.

L’an dernier, la Chinoise Ruoning Yin s’imposait avec le score de le plus bas du tournoi, soit –23. Et la Thaïlandaise Jeeno Thitikul était encore seconde.

Enfin, en 2023, Lydia Ko bénéficia d’une invitation sponsor pour évoluer dans ce tournoi, ne faisant pas partie du Top 60 de la Race. Et elle ne marquait aucun point de Race durant cette épreuve, comme le règlement le stipule, dans un pareil cas.

Le champ de joueuses

Parmi les 78 joueuses présentes cette semaine, on retrouve la numéro un mondial, qui fut deux fois seconde dans cette épreuve, et qui aura à cœur d’aller chercher la victoire, cette semaine. Et une victoire l’installerait un peu plus confortablement en tête du classement mondial.

Sont également présentes quelques joueuses qui ont participé à l’International Crown, dont deux des quatre lauréates qui sont Hannah Green et Grace Kim. Mais Lydia Ko, Miyu Yamashita, Rio Takeda, Angel Yin, Hye-Jin Choi, Hae Ran Ryu, Yealimi Noh, Ayaka Furue, Brooke M.Henderson, Linn Grant, Ingrid Lindblad, Wei-Ling Hsu, Lilia Vu ou encore Chanettee Wannasaen et Weiwei Zhang participent à ce tournoi.

Du côté des Françaises, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard tenteront de faire mieux que lors du BMW Ladies Championship.

Des joueuses comme Nataliya Guseva, Lucy Li, Gemma Dryburgh, Ashleigh Buhai et Albane Valenzuela complètent également ce champ de joueuses très relevé.

Jin Young Ko fait l’impasse et Nelly Korda boude toujours cette tournée asiatique. Enfin, la tenante du titre Ruoning Yin, qui n’a pas dépassé le stade des Pool avec ses camarades, la semaine dernière, défend son titre.

S’ajoute à ce champ de joueuses du LPGA Tour, cinq joueuses Malaisiennes et cinq joueuses Thaïlandaises invitées par le sponsor. Dont Mirabel Ting, qui a terminé première ex æquo de la seconde phase de la Q-school, ainsi que la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, elle aussi qualifiée à la 12e place, il y a un peu plus d’une semaine.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Ruoning Yin (-23)
  • 2023 : Céline Boutier (-21)

Les invitées sponsors

Les rookie dans le champ

  • Saki Baba
  • Jenny Bae
  • Akie Iwai
  • Chisato Iwai
  • Heather Lin
  • Ingrid Lindblad
  • Julia Lopez Ramirez
  • Cassie Porter
  • Rio Takeda
  • Miranda Wang
  • Lottie Woad
  • Miyu Yamashita
  • Ina Yoon
  • Madison Young

Le parcours

Retour au Kuala Lumpur Golf et Country Club, sur le tracé West, que la plupart des joueuses du champ ont foulé l’an dernier.

Situé dans la capitale Malaisienne, ce golf club a ouvert ses portes en 1991 et fut l’œuvre des architectes Robin Nelson et Rodney Wright. Deux parcours sont donc proposés, que sont le East et le West Course. Ils ont été respectivement créés en 2008 et en 2010. La rénovation de ce golf est l’œuvre du cabinet d’architectes Parslow et Winter Golf design plus connu sous l’acronyme PWGD. Ce cabinet, ouvert en 1973, a été créé par deux australiens, les frères Ted et Geoff Parslow. Tous les deux impliqués dans le milieu du golf professionnel depuis une quarantaine d’années, ils sont associés à Jason Winter depuis 1993

S’agissant du West Course, et selon l’argumentaire du Golf Club, ce tracé est décrit comme un parcours de championnat aux fairway impeccablement tondus et entretenus au cœur d’un environnement paisible, n’excluant probablement pas quelques espèces animales endémiques. Gare donc aux balles dans les zones de rough ou de sous bois. Ce tracé développe 6031 mètres et sera du goût des bonnes frappeuses, mais aussi des joueuses qui savent toucher loin et de manière précise, un fairway ou un green. A l’aller comme au retour, il y a deux Par 5 dont un au 18 qui peut être l’endroit qui permettra de départager deux joueuses, ou plus, lors du dernier tour, en cas d’égalité. Ce qui fut le cas en 2023, lors du playoff.

Pour cette édition, la distance totale est identique à celle de l’an dernier. La tonte des fairway est légèrement plus rase. Selon les informations communiquées, les green sont plantés en Bermuda grass TifEagle, alors que le reste du parcours est en Bermuda grass Celebration.

Voir le site internet du parcours => ICI

Record du parcours : 62

  • Jeeno Thitikul en 2023

Dotation et prime

Etablie à 3 millions de dollars, en 2023, la dotation n’a pas changée. Si bien que la prime au vainqueur reste de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 30 octobre : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 31 octobre : 02h30 à 07h30
  • Samedi 1er novembre : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 2 novembre : 02h30 à 07h30

International Crown : vers une demi-finale animée !

Cette troisième journée, sur le parcours du New Korea Country Club a déterminé quelles équipes s’affronteront en demi-finale, et la nation tenante du titre n’y participera pas. En revanche, l’Europe conserve une chance de participer à la finale, avec une équipe monde qui semble la seule à pouvoir tenir tête aux USA.

Au travers d’une nouvelle journée ensoleillée, toutes les équipes ont jeté leurs forces dans cet ultime match de sélection, et les USA sortent favoris, de ces trois journées, pour le titre. Dominatrice le premier jour, face à la Chine ces deux équipes Américaines composées de joueuses qui ont l’expérience de la Solheim Cup, ont continué d’affirmer leur compétitivité, le second jour, en faisant trébucher les équipes Thaïlandaises, qui se retrouvaient au pie du mur, à la veille du troisième jour.

Si la paire Jeeno Thitikul – Pajaree Anannarukarn parvenait à remporter son match face à Yan Liu et Weiwei Zhang, ce samedi, Chanettee Wannasaen et Jasmine Suwannapura s’inclinaient face aux Chinoises Ruixuin Liu et Ruoning Yin, en ne parvenant pas à trouver de birdie sur le Par 5 du 17. Ce match perdu allait peser lourd par la suite, puisque la Corée du sud, le Japon et l’Australie allaient se retrouver en ballottage pour la troisième  et la quatrième place du classement.

Alors que la seconde place ne pouvait plus échapper au team Monde, avec dans ces rangs la joueuse Taiwanaise Wei-Ling Hsu, qui fut associée à Brooke M.Henderson, depuis le premier jour, et qui alla chercher le premier point tandis que la paire Charley Hull – Lydia Ko ne prenait qu’un demi point.

L’Anglaise et la Néo-zélandaise qui s’inclinait dans cette troisième journée décisive, tandis que Hsu et Henderson remportaient une nouvelle victoire, face à la paire Sagstrom – Lindblad.

Les Suédoises qui allaient occuper un temps la troisième place, avec 2,5 points, jusqu’à ce que la Corée du sud rejoigne les Suédoises, quand Jin Young Ko alla chercher un Par pour mettre son équipe à égalité avec celle de la paire Chinoise formée par Furue et Takeda.

Mais le match opposant la seconde équipe Sud-coréenne et l’autre team Japonais, allait virer à l’avantage de ces dernières. La paire Mao Saigo – Miyu Yamashita, la rookie 2024 et la rookie 2025, qui font des étincelles sur le LPGA Tour, avec une victoire chacune, se montraient plus précis que les deux Sud-coréennes, et néanmoins très expérimentées, sur le Par 4 du 18. Hyo-Joo Kim et Hye-Jin Choi manquaient leur approche du mat, laissant leur balle en dehors du green, tandis que les Japonaises approchaient bien mieux le mat. Dont Yamashita qui se laissa un putt à environ 1,20 mètres du mat. Ce birdie fut le seul de cette fin de match et il suffit à qualifier le Japon en demi-finale.

Il fallut, ensuite, attendre le dernier match opposant Minjee Lee et Stephanise Kyriacou à Yealimi Noh et Angel Yin, pour savoir si l’Australie gagnerait sa place dans cette demie.

Invaincue depuis deux jours, la paire américaine  fut sérieusement accrochée par les Australiennes, qui n’a pas perdu de match sur les deux premiers tours. Déjà, en 2023, Stephanie Kyriacou avait fait forte impression dans cette épreuve, elle a encore confirmé son talent, depuis le début de la semaine, pour la formule en match play. Kyriacou signait un putt en légère descente, à environ 2 mètres, et permettait à son équipe de conclure cette journée en partageant le match, ce qui qualifia l’Australie, dans la Pool A, pour la finale.

Ainsi, la Thaïlande, tenante du titre, mais un peu plus faible qu’en 2023 lorsque les sœurs Jutanugarn faisaient partie des équipes, est éliminée de cette compétition, tout comme la Chine de Ruoning Yin, Weiwei Zhang, Yan Liu et Ruixin Liu, qui a perdu trois match et n’en a remporté qu’un seul ce samedi.

Les Etats-Unis sont, pour le moment, favoris pour la victoire, avec deux équipes très solides qui n’ont pas perdu un seul match, devant une équipe Monde où l’incroyable et surprenante paire formée par Brooke M.Henderson et Wei-Ling Hsu se comporte un peu mieux que la paire Anglo Néo-zélandaise, formée par Charley Hull et Lydia Ko. « Nous sommes très excitées de jouer ensemble », déclara Brooke M.Henderson. « Wei-Ling a joué de manière incroyable aujourd’hui. Je pense que nous avons une équipe incroyable et je suis très reconnaissante envers ma partenaire », confiait-elle. « Nous avons véritablement bien travaillé ensemble depuis le premier tour jusqu’à hier. Aujourd’hui fut un peu plus difficile que les autres jours. Mais nous nous sommes accrochées » expliqua la joueuse Taïwanaise. « Nous avons fait du bon boulot, toutes les deux, donc nous sommes super contentes », ajoutait Hsu.

« Nous sommes très excitées d’être une partie de cette équipe Monde. Et nous sommes très reconnaissantes de cette opportunité, et j’essaie simplement d’en tirer le meilleur parti », complétait Brooke M.Henderson.

De leur côté, les Japonaises par la voix de Mao Saigo réagissaient à ce troisième tour : « je savais que nous pouvions perdre. Nous devions gagner. J’ai fait tout ce que j’ai pu ».

« J’ai ressenti une énorme pression sur le dernier putt, en compagnie de Mao », confia Miyu Yamashita. « Et cela m’a beaucoup aidé. Et voir l’autre équipe de l’autre côté du green m’a également beaucoup aidé. Donc j’ai été capable de rentrer ce putt », ajoutait Yamashita qui s’affirme de plus en plus comme l’une des meilleures joueuses sur le LPGA Tour.

Demain, Rio Takeda et Miyu Yamashita joueront en simple, alors que Ayaka Furue et Mao Saigo seront associées en Foursomes.

Et Angel Yin sera opposée à Rio Takeda tandis que Yealimi Noh affrontera Miyu Yamashita.

Dans la seconde demi-finale, Charley Hull jouera face à Hannah Green alors que Brooke M.Henderson, pour la première fois, évoluera seule face à Minjee Lee. Wei-Ling Hsu étant associée à Lydia Ko face à la paire composée par Grace Kim et Stephanie Kyriacou.

Et c’est là que les rapports de force pourraient changer, sauf, peut-être, en ce qui concerne la paire composée de Lauren Coughlin et Lilia Vu, deux joueuses expérimentées de Solheim Cup qui pourraient apporter un nouveau point aux USA.

Des demi-finales qui seront à suivre, très tôt, de 01h30 à 03h30, avant d’enchaîner sur les finales, à partir de 05h00.

Le classement provisoire => ICI

LPGA Buick Shanghai : Katsu reste en tête !

Ce moving day a encore démontré que ce parcours reste piégeux, bien qu’il permette d’aller chercher de nombreux birdie. Quelques joueuses ont rendu des cartes avec un score très bas, et la joueuse leader a eu du mal à se détacher d’un groupe d’où peut surgir le futur vainqueur.

La Japonaise Minami Katsu reste en tête, mais après un second tour en 61, qui lui a valu de détenir le nouveau record du parcours, elle a eu plus de mal à jouer sous le Pas, ce samedi. Elle débutait, d’ailleurs, sa journée par un bogey, avant de trouver son premier birdie. Une fois dans le rythme, Katsu exploita le Par 5 du trou n°4 en y signant son second birdie, puis elle enchaîna deux birdie à la suite, sur le 7 et le 8, ce qui la plaça à –16. Mais à partir de ce moment, sa journée commença à devenir plus compliqué, et après un retour comportant un bogey et deux birdie, dont le dernier au 18, Katsu terminait ce troisième tour avec seulement un birdie de plus qu’à l’aller, soit un score de –17. « J’ai joué avec deux des meilleurs joueuses », confia la Japonaise qui partagea sa partie avec Jeeno Thitikul et Minjee Lee. « J’aimerai vraiment pouvoir rejouer avec elles. Je suis sûre que j’ai beaucoup à apprendre d’elles. En même temps, j’essaie de maintenir mon niveau, de me concentrer sur mon jeu. Mais j’ai vraiment hâte de rejouer avec elles ».

L’Australienne Minjee Lee qui signe l’une des deux cartes en –7 du jour, et qui est venue se positionner à –15, tout en s’étant faite une petite frayeur, à l’approche du green du 17. En attaquant le green, au second coup, sa balle se planta dans le haut du bunker, lui offrant une position très inconfortable, avec cette balle figée dans ce mur de sable. Méthodiquement, après avoir évalué le coup en concertation avec son caddie, Minjee Lee joua la balle, avec un chemin de club horizontal, puis en remontant, une fois la face de club sous la balle. Celle-ci s’éleva suffisamment pour sortir du bunker, mais pas assez pour rouler jusqu’au mat. Se laissant un très long putt, l’Australienne ne put faire mieux qu’un bogey, alors qu’elle était à –15, après une superbe suite de huit birdie, depuis le trou n°5. Un birdie sur le Par 4 du 18 lui offrait la possibilité de rester au contact de Katsu, mais en ayant bêtement perdu un coup. Et sur le Par 4 du 1, elle avait déjà débuté par un bogey qui n’avait pas arrangé ses affaires. « J’ai eu un départ un peu lent. Donc c’est agréable d’avoir pu enchaîner ces birdie au milieu du parcours », confia l’Australienne. « Je termine avec un bon score pour me battre demain. Et je suis satisfaite de ma performance », assurait-elle. « Mes coups ont placé les balles prêtes des mats et c’est la différence entre aujourd’hui et les deux premiers jours », expliquait-elle.

Quant à Jeeno Thitikul, si on ne la sent pas toujours très à l’aise, elle est au contact, également à –16, après une belle journée en –6, vierge de bogey, et de très beaux coups. « Je viens de réaliser, en regardant l’écran de contrôle, que j’ai touché 18 green. C’est vraiment, vraiment…Ils affichent tous les jours les statistiques. Donc les bons et les mauvais jours ça se voit. Et ensuite il suffit de régler le problème », expliqua la numéro un mondial qui est potentiellement dans le groupe des favorites pour la victoire.

Mais pour gagner, elle va devoir être un peu plus agressive et précise, sur la fin du parcours, où elle n’a pas réussi à exploiter le 17 et le 18, contrairement à d’autres.

La Sud-coréenne Somi Lee et l’Américaine Jenny Bae pointent à –14 en ayant respectivement joué –5 et –4. Les deux joueuses ont connu aller un peu difficile à gérer, avec un bogey pour la Sud-coréenne et deux pour l’Américaine. Mais au retour elles ont été plus à l’aise, surtout Bae, qui signe cinq birdie, dont trois à la suite. La joueuse rookie de 24 ans réalise une belle saison, alors qu’il n’était que rien ne laissait penser, l’an dernier, qu’elle serait aussi à l’aise sur le LPGA Tour. La voici, pour la seconde fois de la saison, face à l’opportunité d’aller chercher sa première victoire, ce qui ferait d’elle la 7e rookie de la saison à remporter un tournoi. « Aujourd’hui ce fut clairement un peu mieux qu’hier », confia Jenny Bae. « Surtout vu ce que j’ai joué hier à la fin. Ce fut vraiment de mauvais coups. Mais mon entraîneur m’a dit d’oublier. Ce n’est qu’un mauvais trou. Ca ne va pas définir tout mon parcours ni tout mon avenir. J’ai commencé, aujourd’hui, en partant de zéro et j’essaie de voir ce que je peux faire », expliqua l’Américaine de 24 ans, qui a réussi à se hisser à la 51e place de la Race, pour sa première année sur le Tour. Au même âge, certaines débarquent sur le Letas avec l’espoir de représenter leur pays aux J.O. L’espoir fait vivre !

« Mon coach est présent, et c’est à la fois une bonne et une mauvaise chose », expliqua Bae. Il m’en veut. En même temps, j’en avais vraiment besoin hier, et j’ai le sentiment qu’il vient de me remettre les idées en place », ajoutait l’Américaine qui affiche toujours le même caractère trempé lorsqu’elle était sur l’Epson Tour.

La 6e place est constituée de 6 joueuses, dont la Chinoise de 16 ans, Ying Xu, qui vient de faire oublier sa mauvaise seconde journée, jouée en 73. Xu réalise un troisième tour en 65, malgré un bogey sur le Par 3 du trou n°2. Dès le 10, elle a augmenté le rythme, pour aller chercher quatre birdie en six trous. La voici à –12 avec Sei Young Kim, Jenny Shin, Miyu Yamashita, A Lim Kim et une Lindy Duncan qui marqué le pas, ce samedi, avec une carte de 70. Mais l’Américaine  est capable de réaliser une performance, lors de la dernière journée, grâce à la confiance qu’elle acquise depuis le début de la saison.

Classée 13e à –10, la Chinoise amateur Shiyuan Zhou a fait le spectacle, en trouvant le green du 17, au second coup, avec une balle qui revint vers le mat, grâce à la pente, lui laissant un putt d’à peine un mètre, pour sortir de ce trou avec un eagle.

Une 13e place qu’elle partage avec la Française Pauline Roussin Bouchard qui signe une journée en 70, comportant deux bogey à l’aller et deux au retour, dont un au 18, alors qu’elle était à –11, en sortant du Par 3 du 16. Si ses chances de victoires sont minces, elle s’offre la possibilité de progresser un peu plus au classement de la Race, lui assurant, pour le moment, la possibilité de jouer le CME Group Tour Championship.

Le dernier tour promet d’être intéressant avec un Top 5 serré, et une chance de victoire pour au moins cinq joueuses. Mais celles à –12 peuvent tout aussi bien se retrouver en lice, au bénéficie d’un très bon dernier tour. D’autant que les green sont souples ce qui permet d’agresser les mats.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs cours du 3 tour

Buick LPGA Shanghai : l’essentiel à savoir

Historique

Introduit en 2018, ce tournoi a refait son apparition en 2023, au calendrier, après trois années d’absence, en raison de la crise sanitaire qui a fortement touché la Chine, avec plusieurs pics épidémiques, dès 2020.

C’est donc sa cinquième édition et il marque à la fois le début de la tournée asiatique mais aussi le premier tournoi, à champ limité, auquel les 60 premières joueuses du classement de la Race to CME, peuvent prétendre.

Le champ de joueuses

Elles étaient 81 l’an dernier, elles sont 82 cette année, au départ de ce tournoi qui marque le début de la tournée asiatique.

Les meilleures joueuses de la saison sont présentes, à l’exception de Nelly Korda, de Lydia Ko, de Hyo-Joo Kim, les sœurs Iwai, Ariya Jutanugarn, ou encore Céline Boutier. De même que quelques Suédoises sont absentes comme Linn Grant, Madelene Sagstrom, Ingrid Lindblad et Maja Stark. Lottie Woad et Grace Kim ont également fait l’impasse. Ce qui laisse de l’espace, aux autres joueuses, pour frayer un passage vers le haut du leaderboard, durant ces quatre jours.

La France qui est seulement représentée par Pauline Roussin-Bouchard, seule tricolore, hors Top 60, à pouvoir bénéficier d’une qualification, en l’absence des joueuses mieux classées qu’elle.

Trois anciens vainqueurs sont au départ. Il s’agit de Danielle Kang, Angel Yin et de Ruoning Yin tenante du titre.

Du côté des rookie, elles sont 9 à entrer dans ce champ, grâce à leurs excellentes prestations, toute l’année.

Enfin, la Chine est particulièrement bien représentée avec 15 joueuses, dont 6 amateurs, qui évolueront aux côtés de Ruixin Liu, Yahui Zhang, Xiaowen Xin et Yu Liu, qui sont autant de représentes de cette nation sur le LPGA Tour.

Comme l’an dernier, Muni He est également au départ en bénéficiant d’une invitation sponsor. 

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les invitées sponsor

  • Danielle Kang – USA
  • Muni He – Chine
  • Chih Yan Chang
  • Yu Yuan Jiang

Les rookie dans le champ

  • Saki Baba – Japon
  • Jenny Bae – USA
  • Julia Lopez Ramirez – Espagne
  • Cassie Porter – Australie
  • Rio Takeda – Japon
  • Miranda Wang – Chine
  • Miyu Yamashita – Japon
  • Ina Yoon – Corée du sud
  • Yahui Zhang – Japon

Les quatre derniers vainqueurs

  • 2024 : Ruoning Yin (-25)
  • 2023 : Angel Yin (-14)
  • 2019 : Danielle Kang (-16)
  • 2018 : Danielle Kang (-13)

Le parcours

Situé à Shanghai, au cœur de la ville, le Qizhong Garden Golf club est un golf privé d’une distance de 7200 yards, soit 6583,68 mètres. Il a été élu parmi les 10 meilleurs golfs chinois, en 2015, par la revue Golf Digest China. Son architecte est un chinois du nom de Lu Jun, qui réalise des parcours depuis plus de 20 ans. Monsieur Lu Jun a été désigné comme l’un des 10 meilleurs concepteurs de parcours, par diverses revues de golf. Un second architecte a pris part au projet. Il s’agit de Dana Fry, associé de l’entreprise Fry Environnemental Golf Design, une entreprise basée aux Etats-Unis. On lui doit, notamment, le parcours d’Erin Hill, qui accueillit l’US Open en 2017. Ce parcours se caractérise par une concentration des trous autour de pièces d’eau. Les mises en jeu sont donc régulièrement au centre de la stratégie ainsi que l’approche de certains green, comme celui du 18 ou du 16. Au nord, le parcours est bordé par une rivière. Au sud, c’est une zone pavillonnaire. Alors que le gouvernement est, officiellement, fermé à l’activité golfique, ce parcours fut créé en 1995 et a ouvert en 1999. Il fut ensuite fermé pendant 10 mois, à partir d’octobre 2011, pour subir diverses modifications et fut re-ouvert en juillet 2013. 6000 arbres ont été plantés, tout autour du parcours. Les pentes sont omniprésentes de même que les bunkers qui, parfois, prennent l’allure d’une fosse d’où le trou n’est plus visible. Autant dire que cette semaine, les attaquantes ne seront pas à leur aise sauf si elles font preuve d’une précision extrême. Sous certains aspects, ce parcours à des allures du Kinsgmill dessiné par Pete Dye. Enfin, il faut noter qu’il fait partie des plus longs parcours de la saison et l’endurance sera un facteur important, au terme des 4 jours de compétition.

Voir le site internet du parcours => ICI

Statistiques

La carte la plus basse : 62

  • 2024 : Sei Young Kim, 1er tour
  • 2024 : Hye-Jin Choi, 4e tour

Le record du tournoi

  • -25 : Ruoning Yin, 2024

Sponsor et dotation

Le partenaire principal n’est autre que Général Motors via sa filiale chinoise SAIC GM. La prime de tournoi était jusqu’ici de 2 100 000 dollars. Mais cette année, la dotation augmente de 100 000 dollars et passe à 2,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 330 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 9 : 05h00 à 10h00
  • Vendredi : 05h00 à 10h00
  • Samedi : 05h00 : 10h00
  • Dimanche : 03h00 à 06h00