La Française Anne-Charlotte Mora retrouve la confiance avec cette 1ère victoire sur le Letas.
Dix Françaises étaient engagées, sur ce tournoi du Letas, la seconde division du circuit européen féminin, et l’une d’entre elles a été chercher la victoire, en ayant réussi à rester en haut du leaderboard toute la semaine.
La Françaises Anne-Charlotte Mora voit sa saison retrouver des couleurs, alors que sur Ladies European Tour elle a été en difficulté depuis le mois d’avril, lors de son premier tournoi disputé. A 28 ans, la native d’Orléans qui représente le golf de l’île d’Or, en périphérie de Nantes, restait sur une victoire sur le LET, pour sa 5e année chez les professionnelles. Son palmarès s’étoffe donc avec un nouveau trophée,acquis sur le sol irlandais.
Lors du premier tour, Mora se plaçait co-leader à –5, avec l’Allemande Verena Gimmy et l’Autrichienne Isabella Holpfer. L’Allemande Gimmy, à 31 ans, disputait son premier tournoi de la saison après une année 2024 où elle fit trois apparitions.
Alors que l’Autrichienne Holpfer, passée pro en 2024, entamme sa jeune carrière de professionnelle à 24 ans, en ayant fait une apparition remarquée, sur le Letas, en 2019, avec une seconde place au VP Bank Ladies Open.
Lors de la seconde journée, la Française prenait l’ascendant sur toutes les joueuses, dont certaines débutent sur le Letas, en signant une carte de 70, qui la plaçait à –7, un coup devant Gimmy, et trois coups devant Holpher.
Lucie André se classait 4e à –2 tandis que Loïs Lau évoluait dans le Par total, après une première carte de 71 et une seconde de 73.
Quatre Françaises ne franchissaient pas le Cut, avec des scores très lourds, et l’une d’elles, Marine Griffaut, était contrainte à déclarer forfait. Margot Rouquette s’inclinait à +14, Manon-Donche Gay à +15 et Alexandra Bonetti s’effondrait à +26.
Franchissaient également le Cut les Françaises Charlotte Liautier (+5), Chloë Salort (+3) et Emma Grechi (+2).
Très peu de stars du LET avaient fait le déplacement, hormis Meghan MacLaren, Olivia Mehaffey, Maria Parra et Fernanda Lira, avec ses deux victoires et son expérience du circuit américain.
Bien que déclarant que la seconde journée fut plus difficile à négocier que la première, Anne-Charlotte Mora démontrait sa supériorité sur un parcours où le vent restait très présent.
Lors de la dernière journée, la Française ne faiblissait pas en continuant à jouer sous le Par, avec une dernière carte de 69, marquée par deux birdie et deux bogey à l’aller, et trois birdie, au retour, dès le Par 5 du 11, lui permettant de se détacher en tête.
A ses côtés, l’Allemande de 31 ans, Verena Gimmy, connaissait un aller très compliqué à gérer, où elle concéda deux bogey et un double, ne parvenant à construire sa journée qu’au retour, avec quatre birdie. Mais ces coups ne servaient qu’à reprendre ceux perdus sur les neuf premiers trous, et elle sortait de cet ultime tour avec une carte dans le Par.
Quant à l’Autrichienne, également engagée dans le dernier groupe, si elle débutait positivement pas deux birdie, son rythme fut plus calme après cette rapide progression, en ne réalisant que des Par jusqu’au Par 3 du 14. Un birdie sur le par 3 du 14 débloquait sa situation avant qu’elle ne subisse un nouveau coup d’arrêt par deux bogey.
Anne-Charlotte Mora sortait en leader de son groupe, en jouant 69, mais aussi de ce tournoi, au milieu que quelques débutantes qui aspirent à rejoindre le LET.
« Cette victoire est tellement importante, car j’ai eu des difficultés l’année dernière, et je n’ai pas joué à mon meilleur niveau », déclara la Française. « Cette victoire me donnera énormément de confiance pour les deux prochains tournois », expliqua Mora. A propos de son dernier putt elle déclarait : « je me suis tellement sentie calme à ce moment là. J’ai passée une semaine formidable en Irlande. Je pense que l’Irlande est mon pays préféré à présent ».
Cette seconde victoire sur le circuit européen de la Française est la première sur le Letas.
Emma Grechi termine 8e dans le Par, Loïs Lau se classe 16e à +2, alors que Lucie André est 20e à +3 et que Chloé Salort suit juste derrière à +4. Enfin, la semaine fut très difficile pour Charlotte Liautier qui termine ce tournoi à la 56e place, à +13.
la Sud-coréenne Sei Young Kim, habituée des cartes très basses, et l’une des trois joueuses à avoir signé une journée en -7 !
Ce fut une journée rythmée par le vent où il n’y avait pas d’avantage à s’élancer le matin plutôt que l’après-midi, pour jouer sous le Par. Et une Française de se retrouver en haut du leaderboard !
Pour cette seconde édition, cette première journée a proposé du très bon jeu, et le parcours offre suffisamment de résistance pour que même les meilleures soient en difficulté, à un moment de leur journée.
En haut du leaderboard, trois joueuses sont en tête, en étant partie à des horaires très différents. La Sud-coréenne Sei Young Kim a pris son départ à 08h17, du Tee n°1, l’Américaine Allisen Corpuz a débuté du Tee n°10 à 12h48, et l’Anglaise Jodi Ewart Shadoff s’est élancée du Tee n°10 à 14h16. Et les trois joueuses ont signé une excellente carte de 65, démontrant que c’est la compétence et la capacité d’adaptation qui ont fait la différence dans ce premier tour.
Connue pour sa capacité à jouer très bas, Sei Young Kim a réalisé une journée sans bogey, en jouant –3 à l’aller et –4 au retour. « Ce fut une journée solide car ces dernières semaines mon jeu fut également très bon », déclara la Sud-coréenne. « Je suis partie de bonne heure ce matin et il faisait un peu frais. Donc j’étais un peu agacée des distances que je prenais, car c’était assez court alors que ce parcours est long. Mais il s’est mis à faire plus chaud donc j’ai pu me placer plus près des trous et cela m’a offert plus d’opportunités, spécialement sur les Par 5 », déclarait Kim. « J’ai eu de bonnes sensations sur le parcours », précisait-elle.
L’Américaine Allisen Corpuz l’a rejointe en fin de journée, mais en concédant un bogey sur le Par 4 du trou n°6, après avoir signé quatre birdie à l’aller, et deux autres avant ce bogey. Corpuz qui trouva immédiatement après ce bogey un nouveau birdie sur le Par 5 du 7, et qui clôturait sa journée avec un birdie sur le Par 4 du 9. « Je pense que dès que je commence à être un peu trop rapide, je me concentre sur mes routines et je savoure l’instant présent », confiait celle qui remporta sa première victoire sur le Tour, à Pebble Beach, lors de l’US Women’s Open 2023. « Cette journée a vraiment bien débuté. J’ai eu une bonne chance de birdie au 10, mais elle n’a pas fonctionné. J’ai mis ma balle à un mètre du trou, au 11, donc j’ai réussi le birdie, assez tôt pour débuter cette journée. Et mon putting fonctionnait bien, en ayant eu beaucoup de bonnes chances de birdie. Et j’en ai converti une bonne partie », expliqua la joueuse de 27 ans, qui a eu du mal depuis le début de la saison, et qui a manqué les deux derniers Cut.
Enfin, Ewart Shadoff a joué –3 à l’aller, sans bogey, et n’en a concédé un que sur le Par 4 du trou n°4, après avoir rentré un quatrième birdie. Et elle clôturait par une suite de quatre birdie, démontrant, elle aussi, que ce parcours peut se jouer très bas.
Et derrière, la Chinoise Miranda Wang est seule à -6. Cette dernière s’en sort plutôt bien puisqu’elle a concédé trois bogey, dont le premier au trou n°10, en ayant débuté sa journée à 13h43. C’est au retour que la Chinoise de 26 ans a mis à mal les défenses du parcours, en lui infligeant 8 birdie pour un bogey. Ce qui signifie que dès le trou n°1, Wang a constamment coché la case birdie pour sortir à –6 du Par 4 du 9 ! Et c’est sans aucun doute l’exploit du jour. « D’habitude j’aime faire un parcours sans bogey. Mais aujoudhui ce fut une moitié de parcours sans Par, donc c’est une expérience incroyable », commenta Wang. « Mon putting a été très bon et j’ai été satisfaite de mes coups de fer. J’ai bien tapé la balle, j’étais vraiment concentrée et je ne pensais pas au score », expliqua la joueuse Chinoise.
Puis, c’est un groupe de huit joueuses qui occupe la 3e place virtuelle, où se trouve la numéro un Française.
Boutier réjouit et rassure !
Céline Boutier serait-elle en train de lancer sa saison à l’approche d’une saison asiatique où elle avait émerveillé en 2023 ? La réponse à cette question nous la connaîtrons dans quelques semaines. En attendant, elle retrouve le haut d’un leaderboard en ayant joué 67, sans bogey, même si elle n’a pas réalisé la même démonstration de golf qu’une Sei Young Kim ou une Miranda Wang. Ce sont deux birdie de moins qu’elle n’a pas coché sur sa carte, mais son score de –5, à deux coups des leaders, la place tout de suite dans la course pour le titre, même si nous sommes encore de la dernière journée. Partie du Tee n°10, la journée de Céline Boutier fut très calme avec huit Par et un seul birdie sur le Par 5 du 12. mais au retour, la Française qui s’est élancée à 13h10, a trouvé quatre birdie, dont deux à la suite, à l’entame du retour. Et le camp Français attendait, depuis plusieurs mois, que Boutier se hisse, très tôt, en haut d’un leaderboard. Et pourvu qu’elle y reste ! « Je pense que j’ai bien joué aujourd’hui. Il n’y a rien au de spécial, mais j’ai été capable de faire beaucoup de putt pour birdie et cela m’a beaucoup aidé », confiait la Française au terme de sa journée. « J’ai essayé de rester patiente parce que je sais que ce parcours assez difficilement à cause du vent. Et ce ne fut pas facile de voir dans les arbres dans quel sens il soufflait. Et il y a eu pas mal de rafale » expliquait Boutier, sachant que le vent fut annoncé jusqu’à 25 km/h, mollissant à 16 km/h en fin de journée. « J’ai essayé de rester concentrée sur chaque coup. Mais c’était un peu plus difficile avec le vent. Donc je suis restée concentrée sur ma prise de décision et j’ai joué les bons coups vers les green pour me donner des bonnes chances », poursuivait la Française. « Mon long jeu est vraiment en place. Durant la saison j’ai été capable de me donner pas mal de chances de birdie. Mais si j’ai manqué quelques semaines en étant inconsistante, c’est à cause de mon putting. Mais mon long jeu est vraiment solide », confia Céline Boutier qui nous éclaire un peu plus sur ce qui l’a pénalisé sur certains tournois, et qui rassure sur sa capacité à rebondir.
Nelly Korda, Andrea Lee, Weiwei Zhang, Emily K.Pedersen, Minjee Lee sont également à –5, de même que Gurleen Kaur qui, depuis sa bonne semaine à Portland, semble avoir trouvé une nouvelle énergie pour relancer son année. Autre joueuse qui s’invite dans ce Top 5, c’est l’Américaine issue de l’Epson Tour, Madison Young, qui a bien besoin d’un bon résultat, cette semaine, pour sauver sa carte. La joueuse de 28 ans, rookie cette saison, qui signe une carte vierge de bogey, et dont on va suivre la seconde journée, avec intérêt.
Six joueuses suivent à –4, où se trouvent Hannah Green et Azahara Munoz, et une Mirim Lee qui l’on a plus vu aussi haut dans un tableau des scores depuis longtemps.
Plusieurs joueuses sont déjà en difficulté, et notamment les deux autres Françaises du champ que sont Pauline Roussin-Bouchard (-1) et Perrine Delacour (+4), qui aura beaucoup de mal à franchir le Cut.
L’amateur Megha Ganne est 73e dans le Par, tandis que Lottie Waod est encore loin de ses exploits passés, en ayant joué +1. Le prodige Anglais qui éprouve des difficultés loin des links où elle est si à l’aise.
Il s’agit de la seconde édition de ce tournoi. L’an dernier, lors de l’édition inaugurale, c’est un playoff qui a opposé Hae Ran Ryu à Jin Young Ko, qui permit de désigner la joueuse vainqueur.
L’an dernier, Céline Boutier et Agathe Laisné avaient manqué le Cut, alors que Perrine Delacour terminait 35e à –3.
Le champ de joueuses
Comme l’an dernier, elles sont 144 joueuses au départ, avec les Françaises Céline Boutier, Perrine Delacour et Pauline Roussin-Bouchard. Adela Cernousek étant dans la liste de réserve, à cause de ces mauvais résultats.
La tenante du titre, Hae Ran Ryu, est au départ, et 21 des 23 vainqueurs de la saison sont également présentes. Dont Brooke M.Henderson, qui devrait bénéficier d’un important fan club après son succès de dimanche dernier.
Toutes ces joueuses seront aux côtés de 19 des 22 rookie de la saison, dont certaines ont remporté un tournoi cette saison, démontrant que cette saison est particulièrement animée, pleine de rebondissements et met en lumière de nouveaux talents.
Le gratin du golf féminin mondial est évidemment au départ avec Nelly Korda, Lilia Vu, Atthaya Thitikul, Hannah Green, Ayaka Furue, Lauren Coughlin, Sei Young Kim, Jin Young Ko, Hye-Jin Choi mais aussi des joueuses plus récemment arrivées sur le circuit comme Gabriela Ruffels, Nataliya Guseva, Lottie Woad, Benedetta Moresco et Esther Henseleit la médaillée d’argent des derniers jeux olympiques.
Deux joueuses sont invitées et elles sont amateurs, alors que deux autres ont gagné leur qualification grâce à la qualification du lundi.
Et parmi les vétérans du circuit, notons la présence de Brittany Lincicome et de Stacy Lewis.
Les invitées sponsors
Megha Ganne (a) – USA
Amelie Zalsman (a) – USA
Les qualifiées du lundi
Polly Mack – Allemagne
Gurleen Kaur – USA
Le parcours
Direction le Massachusetts dans la ville de Boston, sur le TPC Boston, un parcours dessiné par Arnold Palmer et qui a été repris par l’architecte Gill hanse, en 2017, en collaboration avec le LPGA Tour. Après avoir accueilli 17 tournois du PGA Tour, et vu évoluer des joueuses comme Tiger Woods, Phil Mickelson ou Rory McIllroy, ce tracé accueille, pour la première fois, les meilleures joueuses mondiales du LPGA tour.
Ce Par 72 est typé links à cause de sa surface ondulée, de certains bunker rappelant ceux d’Ecosse. En revanche, le cadre est particulièrement boisé, avec de hauts conifères et un rough plutôt luxuriant. De plus, les 18 trous sillonnent sur un fort dénivelé, plaçant certains fairway sous le niveau des green. Quelques plans d’eau agrémentent le parcours, imposant de jouer avec précision.
Particularité intéressante, l’aller comme le retour disposent de deux Par 5, dont le dernier se trouve au 18. Chaque joueuse devrait donc nourrir l’espoir d’un birdie, au minimum, sur le dernier trou, pour faire la différence, dimanche soir, si nécessaire.
La distance total du parcours est plus courte de 58 mètres, cette année, et le stimpmeter est annoncé aussi rapide qu’un Majeur.
C’est donc un retour en terre connue, pour une majorité de joueuses du LPGA Tour, qui devraient retrouver leurs repères enregistrés l’an dernier.
L’an dernier, la dotation était de 3,8 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 570 000 dollars. Cette année, la dotation augmente et passe 4,1 millions de dollars pour une prime au vainqueur qui est portée à 615 000 dollars.
Ce qui place ce tournoi parmi les mieux dotés de la saison régulière. FM est une société américaine d’assurance immobilière et commerciale, dont le siège social est basé à Rhode Island. Elle a été fondée en 1935 et elle emploie plus de 5000 salariés.
Après s’être placée en tête, et co-leader avec la Suédoise McBride et la Canadienne Kelepouris, la Galloise Becky Morgan a enfin réussi, à 50 ans, à décrocher un titre Majeur, et sur le sol Américain !
Le mot triomphe n’est pas trop fort pour qualifier la victoire de la Galloise Becky Morgan, qui réalisa sa carrière professionnelle entre le circuit européen et le circuit américain du LPGA Tour. Jamais titrée sur le LPGA Tour tout en ayant été de ces joueuses à garnir un Top 10 ou un Top 20, c’est sur le Ladies European Tour que la Galloise avait remporté son unique victoire en carrière, débutait il y a 25 ans.
Elle s’imposait tardivement sur ce LET, à 44 ans, en Inde et depuis, Morgan tentait de survivre au milieu de la jeune génération qui pousse toujours un peu plus les anciennes vers la ligne de Cut. Et c’est depuis cette saison qu’elle a intégré le Legends of the LPGA, où elle vient d’y trouver un second souffle à sa longue carrière.
Après neuf trous, Morgan jouait –1 devant Maria McBride qui évoluait dans le Par avec un score provisoire de –4, et que Corina Kelepouris, revenue à la compétition après une pause de 10 ans, était à –2 à la 3e place, en ayant perdu deux coups depuis le début de cette dernier journée. La Canadienne et la Suédoise qui évoluaient dans le dernier, laissant la Galloise devant elles, en compagnie de l’Américaine Ashli Bunch.
Et encore devant, dans l’antépénultième groupe, se trouvaient Juli Inkster et Liselotte Neumann, deux anciennes gloires du circuit mondial féminin et toujours très actives sur les parcours. Et Inkster d’avoir tenté de devenir la joueuse la plus âgée du LPGA Tour à franchir un Cut, lors du Portland Classic.
A ce moment de la journée, Inkster était à +1 avec Annika Sorenstam qui fournissait un bel effort pour se hisser au plus près des joueuses de tête. mais aussi avec Trish Johnson, autre vainqueur de ce tournoi. C’était en 2023. Inkster et Johnson qui furent battues par Helen Alfredson, en 2019, dans la course à la victoire de ce même Majeur.
Après 12 trous, Becky Morgan restait à –5, alors que Maria McBride perdait un coup en concédant un bogey. La Suédoise allait encore perdre du terrain, sur le Par 5 du 14, en concédant un double bogey, laissant filer ses rêves de victoire.
C’est à ce moment que l’Américaine Juli Inkster apparut à la seconde place, à –1, en ayant réussi à trouver un meilleur rythme, qui venait de lui apporter un second birdie, après celui du Par 3 du trou n°11.
Becky Morgan allait, dans le même temps, signait un quatrième birdie sur le Par 3 du 13, prenant un peu plus d’avance avec le score de –6. N’ayant aucune adversaire à ses côtés ni à sa suite, elle peut dérouler plus sereinement, et chacun commença à comprendre que la Galloise était en train de marcher vers une victoire qu’elle n’avait jamais connue auparavant.
Elle portait le coup de grâce sur le green du 14, un Par 4 de 297 mètres, avec un birdie qui la propulsait à –7, qui serait son score final.
Touchant 10 fairway sur 14 et 12 green, ce qui fut dans le moyenne de ce qu’elle joua lors des trois premières journées, Becky Morgan triomphait sur ce parcours de San Diego, où le vent ne facilita pas le jeu. « C’est tout simplement incroyable. Je me sentais plutôt bien ce matin, en arrivant, puis toute la journée j’ai dit à mon caddie : « je ne regarde pas le tableau des scores avant d’en avoir besoin ». Et j’ai frappé ma mise en jeu au 18 et j’ai demandé à Beth quel est le score. Elle m’a répondu : « tu as six coups d’avance ». Alors j’ai répondu on fonce », confia la Galloise qui ne s’est pas laissée submerger par les émotions. « je suis resté calme toute la journée et j’ai rentré de très bons putt. Et pour être honnête, j’ai eu du mal à y croire », ajoutait-elle.
L’Américaine Juli Inkster a effectué une belle remontée, bien aidée par la moins bonnes journée de Kelepouris et Mcbride, qui n’ont pas réussi à profiter de leur position de co-leader, pour tenir tête à Morgan. « J’ai bien joué aujourd’hui, même si j’ai réalisé quelques mauvais coups. J’ai juste un peu bâclé mes coups par moment, mais je suis vraiment contente de ma façon de jouer. Je suis vraiment, également, de la manière dont j’ai terminé cette journée », expliqua Juli Inkster, qui réalise un retour en –2, vierge de bogey. Et dans cette dernière journée, elle a touché 12 fairway et 16 green, pour une moyenne de putting de 1,93.
La Suédoise Liselotte Neumann prend, seule, la troisième place, dans le Par total, avec une nouvelle et dernière carte de 74. Alors que Maria McBride a été rejointe par Leta Lindley, tenante du titre, à la 4e place, à +1. Corina Kelepouris complétant ce groupe en ayant joué 72, comme Mcbride, dans ce dernier tour.
Et Annika Sorenstam de sortir de ce tournoi, à la 8e place, après avoir dominé la première journée.
Le Legends of the LPGA qui offre de plus en plus d’intérêt, avec l’arrivée de toutes ces joueuses qui étaient encore très compétitives sur le LPGA Tour, il y a moins de 10 ans.
Et c’est, d’une certaine manière, un LPGA Tour bis qui est en train de se former et dont on espère qu’il y a aura, rapidement, une production audiovisuelle pour mettre en valeur les principaux tournois de ce circuit qui a de l’avenir.
Prochain tournoi des féminines de plus de 45 ans, le 5 septembre, jour anniversaire de Becky Morgan, qui aura sans doute bien plus qu’un sandwich pour le fêter. Puisque c’est dans la ville de Sandwich, dans le Massachusetts, que se déroulera le BJ’s Charity Championship !
Ce dernier tour de cet Omnium féminin canadien a bien opposé les deux joueuses du derniers groupes, compte tenu de leur avance et de la difficulté qu’a opposé le parcours. Et finalement, l’enfant du pays a triomphé, tout en laissant planer du suspense jusqu’au bout.
C’est fait ! La Canadienne Brooke Mackenzie Henderson est la première golfeuse de son pays a remporter deux fois le célèbre Omnium Canadien, dont sa compatriote Jocelyne Bourassa fut le premier vainqueur.
Bourassa qui eut le privilège de voir la même Brooke M.Henderson lui succéder au palmarès de ce tournoi, en 2018, avant de disparaître en 2021 à l’âge de 74 ans. Et si c’est presque inévitable qu’une Américaine remporte deux fois un tournoi important dans son pays, c’est un peu moins évident pour des joueuses étrangères de s’imposer à domicile, tant la concurrence est rude. Ainsi, lorsque Brooke M.Henderson prit les commandes du tournoi, lors du moving day, c’est tout un pays qui se leva pour la soutenir. Et plus encore les spectateurs venus nombreux pour assister à l’événement, dont beaucoup devenaient membres, de fait, de la fameuse Brooke Brigade !
Dominatrice des deux premières journées, la Japonaise, dont les couleurs du drapeau national sont également blanc et rouge, ne put rien face à la Canadienne Henderson et à l’Australienne Lee qui s’étaient montrées très performantes le samedi, en se détachant en tête, avec le score de –11. Les chances de voir des joueuses de l’arrière revenir sur ce duo, qui formait le dernier groupe du dernier tour, étaient donc mince.
Et malgré son talent, la numéro un mondial, pourtant seconde à –8, ne put se mêler à la course pour la victoire. Par plus que la Japonaise, vainqueur le dimanche précédent, et pourtant très à l’aise sur le LPGA Tour, alors qu’elle n’est que rookie.
Minjee Lee et Brooke M.Henderson allaient cheminer, seules, dans cette dernière journée, en tentant d’agresser au mieux ce parcours qui s’est défendu jusqu’au bout, avec ses perspectives naturelles et intimidantes, ses green rapides et ses fairways pas toujours aussi simples à trouver. En revanche, le vent fit une pose toute la semaine, comme pour assister, lui aussi, au spectacle.
Coup pour coup jusqu’à la fin !
Les deux joueuses progressèrent ensemble, dès le Par 4 du trou n°2, en signant un premier birdie pour passer à –12. Devant elles, sur le parcours, la Sud-coréenne Sei Young Kim était en train de maltraiter ce même parcours en jouant –5 après 14 trous. Elle était seconde ex æquo, à –9, avec la numéro un mondial qui jouait timidement –1 après 8 trous. Henderson concéda un premier bogey, sur le Par 4, avant de retrouver son score de –12 au trou suivant. De son côté, Minjee Lee resta bloquée à –11 jusqu’au départ du Par 4 du 8, après un bogey sur ce même trou n°4.
Le public était excité, et une énergie commença à porter la Canadienne, de trou en trou et de tribune en tribune, en la voyant leader, avec un coup d’avance.
Mais les deux joueuses allaient rapidement revenir à égalité, car elles se rendaient presque coup sur coup, déterminées à aller chercher la victoire. Ainsi, l’Australienne signait un birdie sur le par 4 du 8 pour revenir à –12 quant la Canadienne ne trouva que des Par jusqu’au 9.
Et ce furent encore trois Par que Henderson réalisait à l’entame du retour, laissant craindre une perte de contrôle sur les derniers trous, comme cela se produit régulièrement entre deux joueuses d’un même groupe, en lice pour la victoire.
Minjee Lee concéda un bogey sur le Par 4 du 11, mais aligna deux birdie en suivant, renforçant cette idée qu’elle était sans doute un plus en phase avec le parcours que la Canadienne. Sur le Par 5 du 13, Henderson réussissait à remonter le moral de ses troupes en trouvant le green au second coup, alors que Minjee Lee fut un peu courte. Ce qui n’empêcha pas l’Australienne de signer un birdie, tandis que Henderson vit son putt pour eagle rester à une vingtaine de centimètres du trou.
De nouveau à égalité, et à –13, les deux joueuses cheminaient sur les fairway, à distance, chacune concentrée avec son caddie. L’ambiance était celle d’un match play.
Au trou n°14, un Par 3 de 123 mètres pour cette dernière journée, Minjee Lee manqua le green au point d’envoyer sa balle dans le rough, dans la pente précédant le green. Ce fut alors du pain béni pour la canadienne qui n’eut plus qu’à ajuster sa mise en jeu pour se laisser un putt à environ 3 mètres, pour birdie. Et Henderson ressortit de ce Par 3 avec le score de –14, en leader de ce tournoi, devant une Minjee Lee qui sauva le Par. Et c’est à ce moment précis que cette journée basculait en faveur de la Canadienne de 27 ans, déjà 13 fois titrée sur le LPGA Tour, et qui allait au devant d’un quatorzième succès, et historique.
Au 15, le putt de Minjee Lee, pour birdie, frôla le trou, laissant à Henderson son avance d’un coup, elle qui venait de voir un nouveau putt rester court du trou.
Au départ du 16, on crut que le sens du jeu allait s’inverser, quand Brooke M.Henderson envoya sa balle dans les branches d’un des arbres qui bordent le fairway, alors que Minjee Lee trouva impeccablement celui-ci. Mais l’Australienne ne parvint à profiter de ce meilleur lie, et envoya sa balle à environ 10 mètres du mat. Henderson fut également assez loin, ce qui lui laissa un peu de répit. Et une fois encore, si la ligne était bonne, son putt laissait sa balle à environ 80 centimètres du trou. Il était dit que cette victoire se gagnerait au mental et sur les deux derniers trous.
Les deux joueuses sortaient encore avec un Par, laissant Henderson fragilement en tête, à –14, avec un coup d’avance sur Minjee Lee. Mais le dénouement approchait, et le green du 17 se profilait à l’horizon. C’est lui qui allait être le premier juge de paix de ce dimanche ensoleillé, et particulièrement animé par une foule totalement fédérée derrière sa joueuse.
Après une bonne mise en jeu, Henderson eut une approche à moins de 86 mètres, quand Minjee Lee eut 3 mètres de moins à jouer. La Canadienne envoya sa balle sous le mat, à environ 3 mètres, et la foule exulta ! Minjee Lee joua ensuite et fut plus longue, avec une balle derrière le mat, à peine plus loin. L’Australienne joua son putt en premier et rentra le birdie, laissant le public entre émoi et admiration, tellement, à ce moment de la journée, la joueuse de 29 ans faisait preuve de sang froid et de technicité.
Mais peu après, ce fut à nouveau une immense clameur qui s’échappa de la foule, lorsque la Canadienne répliqua par un birdie ! Et Brooke M.Henderson de rester en tête, mais à –15, devant une Australienne qui faisait ce qu’elle pouvait pour ramener les deux joueuses à égalité, et éventuellement forcer le playoff.
Mais au 18, ni Minjee Lee, ni Brooke M.Henderson ne parvenait à se placer à bonne distance du mat, et chacun compris qu’avec un premier putt d’environ 10 mètres, aucune des deux ne signeraient un birdie. Henderson joua la première et amena sa balle à une dizaine de centimètres du trou, et marqua celle-ci, comme pour bien faire comprendre qu’elle serait la seule à jouer le putt de la victoire. Minjee Lee exécuta son putt et c’est à environ 60 centimètres qu’elle réalisait le second, pour le Par, en ayant bien compris que le trophée serait brandi par la Canadienne.
Au bord du green, le père de Brooke M.Henderson attendait, une bouteille à la main, que sa fille cadette rentre ce dernier putt et qu’elle lève les mains au ciel, pour investir le green et célébrer la victoire avec Brittany et Brooke, deux sœurs unies dans une même discipline et un même destin !
Et l’esprit de Jocelyne Bourassa de tournoyer autour de ce green, elle qui fut directrice exécutive de ce tournoi, au temps où il se nomma Du Maurier Classic.
Ainsi, à bientôt 28 ans, celle qui n’hésita pas dormir dans un aéroport pour aller disputer et remporter une qualification du lundi, pour un tournoi du LPGA Tour, qui joua sans faire de pose, les premières années sur ce même circuit, et qui se fit un nom en remportant des épreuves prestigieuses comme le KPMG Women’s PGA Championship, en 2016 et le Porland Classic la même année, ainsi que le Lotte Championship en 2018 et 2019 mais aussi l’Evian Championship en 2022, remporta pour la seconde fois son tournoi national, en étant la première golfeuse Canadienne à réaliser cet exploit.
Une quatorzième victoire qui est particulièrement symbolique et qui vaudra, sans doute, à Brooke M.Henderson, dans quelques années, d’entrée au Hall of fame du golf Canadien, comme son aînée Bourassa, désormais disparue. « J’attendais cette 14e victoire depuis une éternité » confia Henderson aussitôt après son dernier putt. « La remporter ici est vraiment spécial. J’avais de la famille, des amis et je remercie Dieu de m’avoir permis de retrouver cette place et d’avoir eu le courage et la force d’être performante ici », ajoutait la Canadienne, à la fois émue et heureuse. « Le public fut incroyable toute la semaine, et je ne pourrai jamais assez remercier tout le monde d’être venu », précisait-elle un peu plus.
De son côté, Minjee Lee expliqua qu’elle visait la victoire car elle rêve de remporter ce tournoi. Et à propos de cette journée elle déclara : « au début de la journée, nous avions trois coups d’avance. Et ce parcours est assez exigeant. Je ne pensais pas que quelqu’un allait vraiment prendre l’avantage, même en partant une ou deux heures avant nous. Je me disais donc que ce serait probablement Brooke et moi qui serions face à face et après neuf tous c’est ce qui s’est passé », confia l’Australienne. « Elle a vraiment été solide dans la dernière ligne droite. Elle a frappé de très bons coups de fer, et elle s’est créé des occasions de birdie. Ceux qu’elle a réussi étaient vraiment décisifs », expliqua Minjee Lee. « Les positions de drapeaux n’étaient pas faciles. (…) les derniers trous étaient vraiment solides. Même sur le dernier elle était dans le bunker et elle a mis la balle sur le green. Et elle a fait un putt, je pense, d’environ 12 mètres. C’est super qu’elle ait remporté cette victoire », ajouta très sportivement l’Australienne qui cumule, en dix ans de carrière sur le LPGA Tour, 11 victoires dont 3 Majeurs.
Les Japonaises confirment leur bonne forme, cette semaine encore, puisque Mao Saigo se classe 3e à –11, après une journée remarquable en 66, et que Akie Iwai, n’a pas été beaucoup distancée, puisqu’elle termine 4e à –10, après un dernier tour en 69.
Lydia Ko a très bien géré son week-end en revenant vers le haut du classement pour se placer à la 5e place à –9, qu’elle partage avec la Belge Manon De Roey, décidément en progrès sur le LPGA Tour.
Atthaya Thitikul, la nouvelle numéro un mondial est 7e à -8, avec Megan Khang rappelons qu’il y avait une seule Française au départ et qu’elle n’a pas franchi le Cut, pour la 8e fois de la saison en 11 départs !
Dans l’ombre de l’Open Canadien, le 17e tournoi de l’Epson Tour a donné lieu à une belle bagarre pour la victoire. La jeune génération est en train de prendre le pouvoir sur le circuit féminin, et l’une d’elles vient d’assurer sa place sur le LPGA tour en 2026.
L’Américaine Yana Wilson, passée professionnelle l’an dernier, afin de participer à l’étape de II de la Q-school , dont elle termina 66e, est l’une des jeunes joueuses surveillées cette saison, au milieu de bien d’autres, parfois un peu plus âgés.
Cette semaine, alors que la saison de l’Epson Tour touche à sa fin, plusieurs joueuses de ce circuit étaient dans le collimateur des observateurs, dont la Japonaise Erika Hara, susceptible d’aller chercher la première place de la Race for the Card, après sa victoire la semaine passée.
Au premier tour, Hara confirma les pronostics en se hissant à la 2e place, avec le score de –5, dans un groupe comptant trois autres joueuses, dont la Colombienne Valery Plata et l’Américaine Yana Wilson. Et la Japonaise d’être alors projetée en tête de la Race, au détriment de Melanie Green qui était péniblement 39e dans le Par total.
En tête, se trouvait la Thaïlandaise Napat Lertsadwattana, qui fut relativement discrète cette année, bien que classée dans le Top 30 de la Race. Et à 24 ans, pour sa seconde saison sur l’Epson Tour, elle s’en tirait avec 9 Cut franchis en 16 départs, et deux Top 10, dont une 3e place lors du Reliance Matrix Championship, au mois de mai. Cependant, Lertsadwattana n’entrait pas dans le Top 15 de la Race et ne suscitait pas beaucoup d’intérêt. Les regards se portant un peu plus sur des joueuses comme Gina Kim, Briana Chacon, Yana Wilson ou Amari Avery. Ainsi que celles qui avaient échoué, l’année précédente, à rentrer dans ce Top 15, comme la Colombienne Plata.
Cette dernière se plaçant seconde de cette première journée, retenait l’attention puisqu’ayant déjà connu la victoire, l’an dernier, pouvait réaliser une bonne opération cette semaine.
Classée 7e de la Race, l’Américaine Riley Smyth se retrouvait 6e à –4, avec Daniela Iacobelli, Riley Rennel, Minji Kang, Carley Cox Pruette et sept autres joueuses, très loin dans le classement de la Race.
Au second tour, c’est la Canadienne de 20 ans, rookie cette saison, qui surgissait en tête, prenant tous les habitués du circuit, par surprise. Car jusqu’ici, cette joueuse avait eu beaucoup de mal à franchir les Cut, et nul ne l’attendait aussi bien classée.
La seconde place était occupée par l’Américaine Hailey Jones, non permanente du circuit, alors qu’à la troisième place se trouvaient la Japonaise Hara, la Colombienne Plata et l’Américaine Rennell. Erika Hara était encore projetée leader de la Race, et elle donnait le sentiment d’être capable de s’imposer, une nouvelle fois. Alors que la Colombienne Valery Plata était projetée à la 15e place de la Race, ce qui ne manquait de susciter un certain intérêt.
De son côté, Yana Wilson perdait quatre place et se retrouvait 6e à –6, avec le leader de la veille, Napat Lertsadwattana.
Les scores restant assez compacts, on pouvait s’attendre à un nouveau rebondissement dans le dernier tour. Au niveau de cartes, les bogey fleurissaient plus que les birdie étaient moissonnés, donnant le signal d’un parcours difficile à négocier, malgré le fait qu’il a é toujours accueilli ce tournoi, et que beaucoup de joueuses ont accumulé des repères depuis plusieurs années. Sauf qu’en haut du leaderboard, se trouvaient quelques rookie. Le vent joua un rôle important, perturbant les deux premières journées, comme l’expliquait Brooke Rivers, alors leader de la seconde journée : « j’ai simplement joué différemment. Les trous qui étaient sous le vent hier, l’étaient également aujourd’hui. Donc ceux sur lesquels on pouvait faire un score hier étaient également propice à un score aujourd’hui ».
Valery Plata eut un avis un peu plus mitigé : « les conditions de jeu furent un peu différentes par rapport à hier. Il y a eu un peu plus de vent et il a fait un peu plus frais. Donc le parcours se joua différemment, mais ce fut assez similaire ».
Pour la troisième et la dernière journée, trois joueuses étaient au centre des toutes les attentions. Il s’agissait de Erika Hara, dont la victoire aurait été un événement, de Valery Plata, qui joue sa qualification pour 2026, à la régulière et de Yana Wilson, qui, à 19 ans depuis ce week-end, est dans le collimateur de tous les observateurs, depuis qu’elle a participé à l’Augusta National Women’s Amateur.
Wilson, intouchable !
Dans cette dernière journée, plusieurs joueuses trouvèrent les ressources piur jouer sous le Par. Mais une se détachait, et se fut l’Américaine Wilson, qui, après un malheureux triple bogey sur le Par 5 du trou n°8, était en train de faire plier le parcours, qui ne parvenait plus à lui opposer la moindre résistance. Comme vexée de cette triple faute, Wilson enchaîna les birdie, passant de –3 à –7 en quatre trous. Dès le retour, elle trouva un cinquième birdie sur le Par 5 du trou n°10, et se hissa à –9 en sortant du green du Par 3 du 12. Manifestement sur un nuage, la joueuse de 18 ans trouva un septième birdie sur le Par 5 du 14 ey elle concluait sa journée avec un huitième birdie sur le Par 3 du 17, démontrant sa capacité à jouer avec précision.
Derrière elle, au classement, aucune joueuse était capable de s’opposer à sa domination. La Japonaise Erika Hara joua +1 pour la journée, et resta bloquée en bas du Top 10, tandis que Valery Plata fut un peu plus en difficulté, avec un score de +2. La Thaïlandaise Lertsadwattana plongeait dans le classement, en jouant 76, alors que Brooke Rivers, contrairement à sa compatriote Henderson, n’arrivait pas à continuer à faire le show. Une carte de 75, soit dix coups de plus que la veille, plombait sa journée et la rétrogradait à la 8e place.
Finalement, et à la surprise générale, c’est l’ancienne numéro européenne, Trichat Cheenglab, qui se hissait à la seconde place, avec le score de –9, accompagnée de l’Américaine Iacobelli, qui est une habituée de ce circuit, et qui devrait le retrouver, l’an prochain, après une nouvelle saison désastreuse sur le LPGA Tour.
En course pour se maintenir dans le Top 10 de la Race, l’Américaine Riley Smyth terminait 4e à –8, en compagnie de la Danoise Nicole Lorup, qui progressait de 36 places au classement de la Race. Et ce même Top 15 de la Race de connaître un changement majeur.
Un nouveau leader de la Race !
Cette victoire, pour l’Américaine Yana Wilson, n’est pas seulement la confirmation de son talent, c’est également l’assurance d’être rapidement confirmée comme la 5e joueuse de la saison, qui décroche sa carte pour la saison 2026 du LPGA Tour. Car le voici leader de la Race, en remplacement de Melanie Green, déjà confirmée sur le LPGA Tour, l’an prochain, tout comme Gina Kim, Briana Chacon et Erika Hara. Et la filière américaine de talents de confirmer son bon fonctionnement, avec cette joueuse qui a déjà remporté un tournoi sur le LPGA Tour, dans la catégorie junior.
Yana Wilson qui était très attendue cette saison, alors qu’elle l’a abordée avec simplicité et humilité, se contentant de rester dans le sillage des meilleures, sans chercher à s’imposer comme la meilleure d’entre toutes.
Melanie Green passe donc à la seconde place, et Gina Kim à la troisième palce. Erika Hara passe de la 3e à la 4e place, alors que Briana Chacon passe de la 4e à la 5e. Ce qui ne change plus rien pour elles.
Par contre, Riley Smyth monte à la 6e place, à la place de Laetitia Beck, qui passe 7e. Et ensuite, c’est le statu quo de la 8e à la 15e position, ce qui laisse encore une belle ouverture pour des joueuses comme Valery Plata, Megan Schofill ou Camille Boyd, et Leah John, à trois tournois de la fin de la saison.
« Je me suis vraiment concentrée sur ma routine et j’ai fait confiance à ce qui fonctionne et à ce que je sais faire », confiera Yana Wilson, après sa victoire. « J’ai également maintenu le contact avec mes coachs psychologiques et de golf, et mon préparateur physique. Tout ceci m’a vraiment aidé tout au long de la saison, à rester concentrée et à atteindre mes objectifs », ajoutait l’Américaine qui est déjà très professionnelle dans son organisation sportive.
Du côté des Française, Emma Broze a créé la surprise en allant chercher la 8e place, constituant sa meilleure performance , sur l’Epson Tour, depuis sa 10e place au Four Winds Invitational… en 2023 ! A 30 ans, Broze reste néanmoins en grande difficulté dans son parcours professionnel, très loin des 14 victoires et 3 Majeurs de Brooke M.Henderson, qui est âgée de 27ans, ou des 15 victoires, dont 2 Majeurs, de Minjee Lee, qui a 29 ans.
Quant à Agathe Laisné, elle passe encore à côté d’une occasion de bien faire, et on ne peut s’empêcher de penser que cette joueuse ne fera jamais carrière sur les circuits américains, à 26 ans. A moins que, comme Perrine Delacour, elle fasse le ménage autour d’elle et qu’elle reparte avec une nouvelle équipe, un nouvel entourage et de nouvelles bases de travail. Mais est-ce réellement là le fond du problème ?
En tout cas, on ne le voit pas réintégrer le LPGA Tour où elle a toutes les chances de se faire laminer par la concurrence. Un retour en Europe sur le LET semble la meilleure orientation pour elle.
L’étudiante Suédoise de 20 ans, à l’Université de Stanford a bien rempli son week-end en s’imposant chez les pros. La jeune génération qui, comme Lottie Woad, il y a quelques semaines, est en train de malmener les professionnelles des divers circuits féminins.
La Suédoise amateur de 20 ans s’est imposée en ayant tenu tête au champ de professionnelles depuis le début de la compétition, dominant sa compatriote Pettersson par deux coups d’avance, et l’Allemande Harm.
Le miracle n’aura pas eu lieu, et la Française Nastasia Nadaud, pourtant à deux coups du duo Harm – Ortengren, samedi soir, n’a pas pu lutter contre le parcours et ses adversaires en même temps.
Dans cette dernière journée, Nadaud débutait pas un bogey avant d’aligner deux birdie. Puis ce fut encore un bogey qui anéantissait son travail de progression. Après quatre Par, la Française de 20 ans concédait encore un bogey sur le Par 4 du 9, et son retour fut à peu près sur le même modèle, avec un birdie, deux bogey et un dernier birdie sur le Par 5 du 18. Difficile, dans ces conditions, d’aller chercher la victoire, même si elle fut la joueuse tricolore qui le mieux triomphé des difficultés de ce tracé où le vent souffla assez fort.
Derrière elle, sur le parcours, une autre joueuse de 20 ans vivait un tout autre scénario. Après 10 trous, Meja Ortengren jouait –3 pour la journée, se retrouvant en tête à –8 devant l’Allemande Leonie Harm qui jouait dans le Par. Harm qui démarra pourtant avec deux birdie sur ses deux premiers trous, mais qui concéda deux bogey plus tard. L’un sur le par 3 du 6 et l’autre sur le Par 5 du 8. Et au retour, elle allait vivre des moments compliqués.
Au trou n°12, la Suédoise Ortengren accentuait son avance en passant à –9, et tout semblait joué avec la victoire de la jeune Suédoise qui se profilait.
Derrière, Harm pointait encore à –5 total mais avec la Galloise Darcey Harry à ses côtés, au classement, qui jouait un trou devant elle en compagnie de Nadaud et de Kobori.
Et Lisa Pettersson, qui jouait dans le dernier groupe, se retrouvait à –4, incapable de contrer la progression de sa jeune compatriote.
Mais Ortengren, comme les autres, allait connaître des moment compliqués, en concédant deux bogey. L’un au 14 et l’autre au 15. Puis ce fut un double sur le Par 4 du 17, qui lui faisait perdre toute son avance, construite depuis le Par 5 du trou n°3.
La Galloise Harry allait également vivre un enfer au pays de viking, et les dieux locaux de se déchaîner sur elle en l’envoyant au tapis, avec deux triples bogey et un double sur le Par 5 du 18. Terrassée par le parcours du Hills Golf, elle passait de –5 à +3 et ouvrait un peu plus le chemin à Ortengren, pour aller chercher la victoire.
Encore fallait-il que sa compatriote Pettersson, de dix ans son aînée, ne trouve pas la ressource pour aller chercher deux birdie qui auraient mis les deux joueuses à égalité.
Finalement, Lisa Pettersson concédait un bogey sur le Par 3 du 15, et ne trouvant qu’un dernier birdie sur le par 5 du 18, terminant sa journée à –4, alors que Leonie Harm, qui avait songé mettre un terme à sa carrière il y a quelques semaines, concéda un bogey sur le Par 4 du 14 et un double sur le Par 3 du 15, et ne constituait plus de menace pour Meja Ortengren, qui remporte sa première victoire sur le Ladies European Tour, avec le score final de –6.
Cependant, la Suédoise de 30 ans et l’Allemande de 27 ans n’allaient pas totalement tout perdre dans cette journée, puisqu’elles ont hérité de la prime versée au vainqueur, en étant ex-aequo à la seconde place, que Ortengren avec son statut d’amateur n’a pas pu percevoir.
A 20 ans, cette étudiante de l’université de Stanford, en Californie, a triomphé devant un public suédois totalement mobilisé pour ses joueuses, et notamment la plus jeune d’entre elle : « je ne sais même pas par où commencer », déclara Ortengren, lors de la remise du trophée. « Je suis sans voix, heureuse d’avoir remporté la victoire et heureux que cette journée soit terminée », confiait-elle, succédant à la performance de l’Anglaise Lottie Woad, récente amateur à s’être imposée sur le LET.
« J’ai commencé à être nerveuse au trou n°13 quand le vent s’est levé et qu’il a soufflait fort. J’ai commis quelques erreurs et au 17 j’ai envoyé ma balle dans le bunker à droite. Ce qui fut assez compliqué à jouer ensuite », détaillait Ortengren. « Mais je pense que je me suis mise dans de bonnes positions quand j’ai raté mes coups, et j’ai réussi à bien faire rouler ma balle dans le trou pour les birdie. Je vais maintenant m’offrir une glace avec ma famille », s’amusa la Suédoise doont son frère Alexander était sur son sac.
Ortengren qui était l’une des quatre joueuses Suédoises amateur à bénéficier d’une invitation et qui l’a parfaitement honorée. Après cette belle démonstration de golf, elle retournera en Californie pour poursuivre ses études, dès le mois de septembre, n’étant pas pressée d’utiliser cette victoire pour convertir son statut d’amateur en professionnel et pensionnaire du LET.
Les Françaises Ariane Klotz (rookie) et Ema Grechi terminent 41e à +7, tandis que Céline Herbin (deux victoires sur le LET) se classe 56e à +11, en ayant manifestement vécu péniblement ce parcours, comme beaucoup d’autres joueuses.
La prochaine étape du LET aura lieu du 5 au 7 septembre, aux Etats-Unis, pour l’Aramco Houston Championship, au Texas, où Adela Cernousek sera au départ, tout comme Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard et Céline Boutier, puisqu’à cette date, il n’y aura pas de tournoi sur le LPGA Tour.
La Canadienne amateur de 50 ans est l’outsider de ce trio de tête.
Qui sortira vainqueur de cette 8e édition qui permet aux anciennes stars du golf féminin mondial, mais aussi à toutes celles qui ont plus de 50 ans, d’aller chercher une nouvelle victoire en majeur ? Nul ne peut le dire car le leaderboard vient de voir deux joueuses se porter à la hauteur de la Galloise Becky Morgan, qui avait su s’imposer en tête la veille.
Elles sont trois à afficher le score de –4, à quelques heures du dénouement de ce second Majeur du Legends of the LPGA. Et parmi elle l’amateur Canadienne Kelepouris qui, sans faire de bruit, a bien géré ses deux premiers tours, même si ses deux cartes ne sont pas aussi démonstratives que celles de Sorenstam, Morgan ou Bunch, qui reste l’Américaine en embuscade, mais à –1, en ayant perdu du terrain lors du moving day, en jouant 74. « Les conditions de jeu, aujourd’hui, ont été difficiles. Vraiment difficiles », confia Ashli Bunch, qui fut rookie en 1999 sur le LPGA sans parvenir à signer une victoire. « J’ai fait un bogey au début du parcours (4), et je savais que ce serait une journée difficile et qu’il y aurait beaucoup de bogey. Mais globalement, je suis super contente de ma partie car j’ai bien frappé la balle et j’ai bien joué », ajoutait celle qui a trouvé trois birdie au milieu du parcours, avant de concéder un bogey sur le Par 4 du trou n°12, et un double sur le Par 4 du 15, en allant du fairway au bunker, du bunker au green et en ayant besoin de trois putt pour conclure son trou. Bunch qui fut très proche d’ajouter un birdie sur le Par 5 du 16, avec une balle qui passa au bord du trou. Terminant sa journée avec une carte de 74, l’Américaine de 50 ans se retrouvait seule à la seconde place, avec Liselotte Neumann, qui joua également 74.
La victoire pour une amateur ?
Il plane un suspense intéressant sur cette dernière journée, dans la mesure où une joueuse amateur pourrait s’imposer, en ayant toujours refusé de franchir le pas du professionnalisme. A presque 51ans, Corina Kelepouris a été capable de jouer de manière régulière, depuis jeudi, sans coup d’éclat, mais en limitant la casse, sur ce parcours de San Diego, où le vent fatigue autant qu’il peu pénaliser la stratégie. Et elle n’a connu que deux bogey en fin de journée, démontrant qu’elle possède la ressource pour jouer sous le Par, sur une longue distance. Son premier birdie, elle le trouva en gérant parfaitement la distance entre le premier rebond de sa balle et le mat, sur des green assez fermes. Elle fit de même sur le Par 5 du 8, pour prendre un seconde birdie, et sur le Par 5 du 10, ce fut un joli et long putt qu’elle réalisa. Tout ayant un petit peu de chance à la toute fin de la trajectoire de la balle.
Pourtant, Kelepouris a manqué 78 fairway et 5 green, tout en jouant 30 putt, dans cette journée. « J’ai été stable aujourd’hui. J’ai mieux frappé mon driver. Car hier ce n’était pas terrible », commenta la Canadienne. Nous avons réussi quelques putt et puis j’ai fait une erreur eu 16. Alors je me suis tourné vers mon caddie et j’ai dû écouter ses conseils. Mais autrement, mon jeu fut plutôt solide et nous avons pris de bonnes décisions », confiait Corina Kelepoulis, qui pourrait être la première joueuse amateur à remporter ce tournoi.
De son côté, Becky Morgan n’a pas eu autant de réussite que la veille, en jouant le Par, avec un bogey et deux birdie à l’aller, et deux bogey pour un birdie au 18, sur le retour. La Galloise qui trouva le green au second coup, se laissant un putt en légère descente, à environ 3 mètres du mat. « Je n’ai pas particulièrement bien tapé la balle aujourd’hui. Généralement, je joue assez droit. Et là, je n’ai pas touché beaucoup de fairway », confia l’ancienne championne du Ladies European Tour, qui a manqué 7 fairway, et 5 green. « Donc revenir du rough fut assez difficile. Quant à mon putting, il n’était pas régulier », expliqua Morgan. « Mais j’ai tenu bon et faire un birdie sur le dernier trou était assez sympa, me permettant de revenir dans le Par en fin de journée. Aujourd’hui j’ai résisté, et j’ai encore une chance de gagner, donc c’est bien », concluait Becky Morgan qui remporterait, ainsi, sa première victoire sur le sol américain.
Quant à Maria McBride, sa journée fut également à l’image de celle de la Galloise, avec une alternance de bogey et de birdie, et un dernier en fin de journée, mais sur le Par 4 du trou 15. Une belle mise en jeu permettait à sa balle d’approcher le green, et son second coup plaçait sa balle près du mat. McBride n’a rien perdu de ce talent qui lui permis de conquérir cinq victoires sur le LPGA Tour, et d’obtenir cinq sélections en Solheim Cup. « J’ai fait un trois putt sur le trou n°1 et ayant tapé un second mauvais coup », confia la Suédoise. « Mais dans l’ensemble, j’ai bien joué aujourd’hui. Je n’ai simplement pas réussi à faire tomber mes putt. C’est un peu frustrant. Mais savoir que je n’ai pas réussi à en faire tomber et que je suis toujours en tête, à égalité, me rend vraiment impatiente d’être à demain », expliquait McBride au terme du 3e tour.
Mais son point fort fut la prise de green puisqu’elle n’a manqua qu’un seul, en ayant manqué 6 fairway. Attention donc à Maria McBride dans cette dernière journée, qui pourrait parler l’expérience.
L’écossaise Catriona Matthew réalise un bon tournoi et elle a même été capable de jouer –3 dans cette journée, où il y a eu beaucoup de vent. La voici revenue à la 13e place, à +4, à un coup de Laura Diaz qui a connu un troisième tour compliqué, en 77. Annika Sorenstam ne semble plus en mesure d’arbitrer la course pour la victoire, puisqu’elle est également à +4, et sa seconde journée en 78, l’a fortement pénalisée. Hier, elle a signé une carte de 75 qui a mis fin à ses espoirs. Mais qu’importe, l’important est de continuer à la voir évoluer en Majeur, chez les Seniors, où elle saura probablement aller chercher une nouvelle victoire.
La Canadienne a la visée juste et le sens des distances sur ce parcours? Ce qui pourrait faire toute la différence, pour elle, ce dimanche, avec un public qui la soutien pleinement.
Ce tournoi a subitement pris un autre visage avec ce moving day, où la Canadienne Brooke M.Henderson a effectué un retour spectaculaire vers le haut du leaderboard, et se retrouve co-leader avec l’Australienne Minjee Lee.
La Japonaise Akie Iwai n’a pas réussi a confirmer sa progression ainsi que sa première place, qu’elle avait brillamment acquise avec une première carte de 64. Ses scores sont, tour après tour, légèrement à la hausse, alors que d’autres joueuses, comme Henderson, jouent de plus en plus bas. Et sur ce parcours plus technique que celui de la semaine dernière, Akie Iwai n’a pas réussi à se donner autant d’opportunités de birdie qu’elle l’aurait souhaité. Elle a rendu une carte de 72, soit 3 coups de plus que le veille, et un coup au-dessus du Par, en débutant pas trois bogey qui ont pesé lourd dans sa journée. Et au retour, la Japonaise ne parvenait pas à jouer au plus près des mats, ne trouvant qu’un birdie au milieu de huit Par.
S’étant élancée peu après Brooke M.Henderson et partageant sa partie avec Minjee Lee, Iwai se retrouvait 2e à –7, après 11 trous, quand Henderson pointait en tête à –3, après 12 trous, en jouant –3 pour sa journée.
Et la native de Smiths Fall, dans cette province de l’Ontario, de mobiliser la foule en sa faveur.
La solide journée de Henderson !
C’est à 14h25 que la Canadienne s’élançait, dans l’antépénultième groupe, en compagnie de la Suédoise Linnea Strom. Son début de journée fut, comme ces derniers mois, mitigé, partagé par un birdie suivi d’un bogey. Mais au trou n°4, elle débutait son ascension vers le sommet avec un birdie qui en appela un autre sur le Par 4 du 8. Avec le score de –7, elle se plaça dans le sillage de Minjee Lee, qui occupait la tête à –8, après 10 trous, et deux birdie. Mais l’Australienne allait partir à la faute sur le Par 4 du 11, et concédait un bogey. Qu’à cela ne tienne, sur le Par 5 du trou n°12, l’Australienne de 29 ans trouvait la parade et après avoir plaçait sa balle à environ 12 mètres du mat, rentra son putt pour eagle, se propulsant seule en tête à –12.
Pendant ce temps, Henderson était passé seule en tête à –8 devant la Belge Manon de Roey, qui était bien avancée sur le parcours et en prête d’en finir avec sa journée.
Elle partageait le score de –7 avec la numéro un mondial Atthaya Thitikul, l’Irlandaise Leona Maguire, la Japonaise Akie Iwai et l’Australienne Minjee Lee qui faisait donc un saut de géant après cette formidable démonstration de putting.
Dès lors, une nouvelle journée débutait pour la Canadienne, portait par la foule et sa Brooke Brigade, confortablement installée en tribune, devant le green du 15. Et elle fut aux premières loges pour assister à la formidable remontée que sa joueuse allait entamer.
Car sur le Par 3 du trou n°14, Henderson concéda un bogey et retomba à –7, deux coups derrière l’Australienne qui semblait très à son aise sur ce tracé. Au 15, Henderson serra le jeu et se laissa un putt d’environ 4 mètres. Devant ses jeunes supporters, elle rentra ce putt et revint à –8 sous des applaudissements nourris et des cris de joie. La conquête de la première place débutait alors pour l’enfant du pays. Au trou suivant, Henderson, toujours fidèlement épaulée par sa sœur aînée, planta la mat avec une balle qui vint taper celui-ci avant de s’immobiliser à bonne distance, pour un birdie. De –8, elle passait à –9, et se portait à la hauteur de Minjee Lee, tandis que le public l’encourageait un peu plus. Et le meilleur était à venir, autour du green du 17, après que la Canadienne eut manqué le green et envoyé sa balle dans le bunker, juste au bord.
Les deux pieds dans le sable, comme certains aoûtiens sur les littoraux ensoleillés, Henderson ajusta sa ligne de tir, et décaissa cette balle qui monta vers le ciel bleu de l’Ontario, avant de retomber sur le green pour rouler jusqu’au mat. Mais elle ne fit pas que rouler jusqu’au mat, elle tombait également dans le trou ! La foule exulta devant ce coup exceptionnel qui offrait à Henderson un eagle au meilleur moment. La Canadienne rayonnait alors devant son public, sur ses terres et au cœur de son tournoi qu’elle avait remporté, six ans plus tôt, succédant à la star nationale que fut Jocelyne Bourassa, première lauréate de ce tournoi, et première golfeuse Canadienne à s’imposer sur le LPGA Tour.
Le public et les médias retinrent alors leur souffle lorsque Henderson attaqua le green du 18. Car un dernier birdie pouvait asseoir la domination de l’enfant chérie du pays, à la veille du dernier tour. Mais elle ne put faire mieux que le Par, ne s’étant pas laissé un premier putt assez près du mat.
BROOKE HENDERSON ‼️
Hole-out from the bunker for eagle to take the lead by 2! Canadian vibes are high pic.twitter.com/BbtwpiNJnG
De son côté, l’Australienne Minjee Lee, native de la fin mai comme Bourassa, resta concentrée. Alors que chacun croyait la Canadienne bien installée dans le fauteuil du leader, Minjee Lee déploya son talent, sur ce même green du 17. Ou plutôt autour, depuis l’épais rough où elle avait envoyé sa balle, en étant trop courte au second coup. Elle s’arma d’un wedge, à environ 10 mètres du trou, et joua ce coup pour sortir sa balle et la placer au près du trou. Car comment viser avec précision, quand la balle est autant noyée dans l’herbe. Mais le talent de l’Australienne s’exprima, lui aussi, et c’est sur la ligne idéale que Minjee Lee envoya sa balle, en direction du trou, où elle y tombait.
Ce second eagle de sa journée constituait l’un des coups du jour, et lui offrait la possibilité de rejoindre Brooke M.Henderson en tête, avec le score de –11.
Et au départ, ce dimanche, ces deux joueuses représenteront 26 victoires et 5 Majeurs, ce qui laisse présager une belle lutte pour déterminer qui soulèvera le fameux trophée, où figure déjà le nom de Brooke M.Henderson. Mais rien ne dit que ces deux joueuses seront les seuls à jouer la victoire, car le Top 10 recèle de très bonnes joueuses, capables de créer la surprise.
Iwai et Thitikul en embuscade !
Il ne faut pas croire que parce que Henderson et Lee sont tête, que tout se jouera entre elles. Jeeno Thitikul et Akie Iwai ne sont que trois coups derrière, et si Henderson a joué –6 dans ce moving day, il n’est pas certain qu’elle ne puisse pas signer une dernière carte, nettement sous le Par. De même que Akie Iwai, après sa journée en +1, est parfaitement capable de réagir, pour porter une attaque, au bénéfice de positions de drapeaux qu’elle saurait mieux gérer que les autres joueuses. Quant à la numéro un mondial, Atthaya Thitikul, chacun sait qu’elle est dans une période faste et qu’elle est capable de reproduire son score du premier tour.
Mais avec un handicap de 3 coups sur le duo de tête, c’est en réalité du jeu que Brooke M.Henderson et Minjee Lee seront capables de produire, dont dépendra ce dernier tour. Car en étant attentif aux scores, on voit que les meilleures jouent entre –3 et –4. Si tel était le cas d’une des deux leader, ni Iwai, ni Thitikul auraient une chance de combler leur retard. Et encore moins Yu Liu et JeongEun Lee5, cette semaine encore dans la bonne partie du tableau des scores.
Nous pourrions donc assister à deux tournois. Celui pour la victoire et l’autre pour les places d’honneur.
L’Allenande Leonie Harm est face à une amateur de 20 ans qui semble être capable de remporter ce tournoi, avec des conditions de jeu auxquelles elle est habituées.
Sur un parcours où la lecture des green est compliquée et avec un vent qui souffle en rafale, et parfois très fort, les scores sous le Par sont presque un luxe. Mais quelques joueuses sont parvenues à signer des scores sous le Par et deux d’entre elles se partagent la tête du classement.
Ce fut une nouvelle journée assez difficile à gérer sur ce parcours, balayé par le vent et dont les green sont au centre des préoccupations. L’Allemande Leonie Harm, que l’on a pu vu cette saison, a réussi à se positionner en tête, avec une carte de 66, vierge de bogey, qui contre balance celle de 71 qu’elle a signé la veille.
Partie du Tee n°10, à 08h00, l’Allemande de 27 ans a fixé le score de référence permettant à Meja Ortengren de la rejoindre peu après. La Suédoise qui s’est élancée du Tee n°10, à 14h00, et qui a rendu une carte de 69, après celle de 68 du premier tour.
Ce fut une journée mitigée pour cette joueuse amateur qui se maintient en haut du leaderboard, sans toutefois avoir réussi à dominer le parcours et les éléments. Car si elle trouve quatre birdie, elle a concédé deux bogey qui ont freiné sa progression. Néanmoins, à 20 ans, la Suédoise qui étudie à Stanford semble prête pour rejoindre les rangs des professionnelles.
San compatriote Lisa Pettersson, qui s’est élancée du Tee n°1 à 08h12, n’a pu mieux faire que 71 dans cette journée, se retrouvant à –3 en compagnie de Momoka Kobori, qui a perdu sa place de leader, en ayant joué +1.
« Ce fut un réveil matinal et j’étais encore fatiguée de la partie de la veille à cause du vent », confia Leonie Harm, en sortant du 18. « Le parcours étant encore très difficile aujourd’hui, avec des positions de drapeaux délicates. Mais je me suis donnée plus de chances et, heureusement, j’en ai profité avec un putting plus performant », ajoutait l’Allemande, qui reste sous la menace des Suédoises et de la Néo-zélandaise, au minimum.
De son côté, l’amateur Ortengren, qui est caddeyée par son frère, confiait : « ce fut stable aujourd’hui, encore plus stable qu’hier. J’ai réussi de beaux sauvetages de Par, surtout sur certains des derniers trous, et je suis très contente de ma journée », ajoutait la Suédoise. « Je pense que j’étais en bonne position et que j’ai su saisir les opportunités. J’ai réussi quelques birdie avec mes coups de wedge, et j’ai réalisé de bons retournements de situation », précisait-elle.
« Je n’ai pas réellement d’attente cette semaine. Je me concentre surtout sur mon propre processus de jeu, et j’essaie de jouer de bonnes parties. Je n’avais pas d’objectifs précis pour cette semaine. Mais je suis satisfaite de ma position actuelle. Je suis très enthousiaste à l’idée de relever le défi qui m’attend demain, et je pense que ça va être très amusant », confia Ortengren qui s’élancera dans le dernier groupe. Et une victoire pourrait lui permettre d’accéder plus rapidement que prévu à un statut pro.
La Française Nastasia Nadaud est encore une fois la meilleure tricolore avec cette 3e place qui lui offre un espoir de victoire, en ayant seulement deux coups de retard. Elle en a quand même un peu bavé dans cette journée, en concédant un bogey dès le premier tour, en s’étant élancée du Tee n°1 à 09h48. Et plus tard sur le par 4 du trou n°14, elle concédait un double bogey, avant de laisser filer un bogey sur le par 4 du 17. Par chance, elle sortit de cette journée avec un birdie au 18 et son opinion de cette journée était plutôt positive : « ce fut une bonne journée. Mais si j’avais plutôt mal commencé », déclara la Française de 20 ans qui s’affirme de plus en plus comme une excellente joueuse sur ce circuit européen.
« J’ai réussi un trois putt au premier trou, après avoir eu une chance de birdie. Et ce sont des choses qui arrivent », expliquait-elle avec honnêteté. « J’ai eu un peu de mal au putting sur les longues distances, mais j’ai réussi à en rentrer quelques-uns. J’ai aussi fait un chip in au 9 ce qui fut un petit bonus. Dans l’ensemble je suis contente de ma performance dans ces conditions de jeu, car ce n’était pas facile, encore aujourd’hui », avouait la Française.
La Galloise Darcey Harry est également à –3, avec une carte de 70, ce qui rend ce Top 5 particulièrement compact.
L’Espagnole Luna Sobron Galmes est seule à –2, devant Alice Hewson et l’Australienne Maddison Hinson-Tolchard, qui a montré sa crinière blonde une fois dans la saison, avec une 8e place au Tenerife Women’s Open. Sans quoi, elle n’a pas spécialement fait parler d’elle pour sa première année sur le Let, à 23 ans.
Les premières joueuses au-dessus du Par sont classées à +1 à la 14e place. Et il s’agit de la Suédoise Ingrid Lindblad et de l’Anglaise Thalia Martin.
Trois autres Françaises franchissent le Cut. Il s’agit de Ariana Klotz (+5), de Emma Grechi (+6) et de Céline Herbin (+6), qui a confirmé tous les éléments relatifs au parcours et au vent que les joueuses de têtes ont rapporté. La Française qui nous a, également, précisé, que le stimpmeter est à 12, offrant des green très roulants et pas très faciles à lire.
Plusieurs joueuses expérimentées ne franchissent pas le Cut, comme Olivia Mehaffey, Agathe Sauzon (+10) , Marianne Skarpnord (+11), Sanna Nuutinen (+14), Stacy Bregmann (+15), mais aussi Anne-Lise Caudal (+20), ou encore Anna Gregg (+22).
Les joueuses du LET qui se souviendront sûrement longtemps de cette escapade suédoise qui a mis leurs compétences golfiques à rude épreuve.