Q-serie : Nadaud et Delacour remontent, Briem confirme !

Cette seconde journée a clarifié quelques positions du 1er tour, et mis en lumière ces joueuses qui sont à l’aise et celles qui devraient échouer à se qualifier. Et parmi elles, les quatre Françaises dont deux affichent une bien meilleure dynamique.

Le golf n’est pas plus difficile à décrypter que d’autres disciplines, même si tout peut se passer, d’une journée à une autre. Néanmoins quand des talents se sont révélés, tout comme des faiblesses, il est rare qu’ils s’effacent en un clin d’œil.

En fond de classement, se trouve la Française Adela Cernousek. Après avoir vécu une première année très compliquée sur le LPGA Tour, la joueuse de 22 ans, native d’Antibes, vient de s’effondrer en signant une nouvelle carte de 77. Un an après être passée professionnelle, et avoir décroché la 13e place de la Q-série, obtenant ainsi son premier droit de jeu sur le LPGA Tour, la protégée du clan Lewis n’est plus capable d’aligner les birdie. La Française a concédé deux double et cinq bogey dans cette nouvelle journée, pour trois birdie, lui laissant peu de chance de franchir le Cut, au terme du 4e tour, soit lundi soir. A l’opposée, et le contraste est fort, se trouve l’Allemande Helen Briem, en tête, qui confirme sa bonne forme et un talent déjà exprimé au travers d’une victoire sur le LETAS, à 18 ans, et une seconde à ,20 ans, et une troisième sur le LET en 2024, lui permettant d’acquérir ses droits de jeu du circuit européen. Au terme de sa saison de rookie, sur le LET, et une 9e place à l’Ordre du mérite, voici que l’Allemande domine le champ de cette dernière phase de qualification, avec le score de –9, et une seconde carte de 69, où elle a concédé deux bogey et un double : « cette journée fut plus dure que celle d’hier », confia Briem. « J’ai spécialement aimé les neuf dernier trou parce qu’ils étaient assez humides », précisa l’Allemande qui s’est élancée du Tee n°10, à 08h33, avec Isabella Fierro et Brianna Do : « Cette journée fut effectivement difficile à cause de l’humidité sur le parcours, parce que vous pouviez avoir un coup dans une zone très humide », ajoutait Briem, qui vient de jouer le Crossing course, et qui ne préfère pas plus un parcours à un autre.

Seconde, la Slovène Ana Belac, qui fut lauréate de la Race for the Card en 2020, réalise une carte vierge de bogey, comportant trois birdie à l’aller et trois au retour, dont deux à la suite (15 et 16). « Ce fut une journée très régulière et solide. J’ai touché beaucoup de fairway et de green. Et mon putting m’a vraiment aidé », déclara la joueuse de 28 ans, qui vient de clôturer la saison du LPGA Tour à la 149e place de la Race. « Je me suis un peu battue sur les green, hier, et je me bien entraîné après pour reprendre confiance et comprendre ce qui ne fonctionnait pas. Donc je suis fière d’avoir été capable de trouver la solution entre hier et aujourd’hui, et j’ai pu reprendre un peu plus confiance sur les green », précisa la Slovène qui doit maintenant assurer les deux prochaines journées, dans cette partie du tableau de scores.

La Sud-coréenne Dongeun Lee était 4e hier, et elle confirme son excellent départ dans cette phase qualificative. En concédant un bogey sur le Par 5 du 18, elle se prive d’être seule à la seconde place, mais il faut s’attendre à continuer à la voir dans le Top du 10 du classement, probablement jusqu’à mardi, à moins que les conditions de jeu ne changent du tout au tout.

La belle progression de Delacour et Nadaud

A 31 ans, Perrine Delacour continue de se battre, et pas seulement sur le parcours, comme chacun le sait. Capable de signer des cartes très basses, la Française aura été handicapée ces dernières années par son mental qu’elle a pris en charge avec l’aide d’un coach. Actrice du dernier tournoi du Ladies European Tour, la semaine passée, malgré un craquage sur les derniers trous, la voici de nouveau sous le feu des projecteurs en passant de la 21e à la 4e place provisoire, avec le score de –7. Et avec une journée sans bogey, ce qui rend le moment encore plus remarquable. Comme souvent, les Américains ont tendance à oublier les Françaises. Aussi, Ana Belac, seconde, et Camille Boyd 4e, ont été interviewées, mais pas notre Française, également 4e. Nous n’en saurons pas plus de la bonne journée de Perrine Delacour, mais elle nous met en confiance pour la suite.

Nastasia Nadaud réalise une remontée encore plus impressionnante que son aînée, en passant de la 46e à la 18e place, grâce à une seconde carte de 68. La voici au même rang que Hinako Shiubuno, l’Espagnole Carolina Lopez-Chacarra et l’Américaine Laney Frye qui termine pourtant 15e de la Race for the Card, cette année.

Nadaud qui s’est élancée du Tee n°1, avec l’Américaine Erica Shepherd et la Thaïlandaise Napat Lertsadwattana, et qui a concédé un bogey sur le Par 4 du trou n°3, avant de l’effacer par un birdie sur le Par 5 du trou n°5. la Française qui a de la longueur, comme il a été facile de le constater le week-end dernier et qui est capable d’aller chercher un green au second coup, sur ce type de trou. C’est ce qu’elle a fait au 18, assurant un dernier birdie, après celui du 17. Avec Nadaud et Delacour la France possède deux chances de voir quatre tricolore sur le LPGA Tour en 2026.

Agathe Laisné a également progressé au classement, mais elle reste 50e et à +3, lui offrant un lourd handicap pour espérer rejoindre le Top 25 mardi soir. Il reste encore deux jours à la Française de 26 ans, mais il se profile plus favorablement pour elle, un maintien l’Epson Tour, qui correspond mieux à son niveau de jeu.

Ces joueuses de la Race engagées dans la Q-série

Cela peut surprendre de voir la Mexicaine Isabella Fierro, l’Américaine Laney Frey, la Chinoise Michelle Zhang et l’Espagnole Carla Tejedo Mulet dans cette dernière phase qualificative, alors qu’elles ont terminé la saison de l’Epson Tour dans le Top 15 de la Race et qu’elles donc décroché un droit de jeu sur le LPGA Tour, pour 2026. Sauf que ce droit de jeu leur ouvre les portes de la catégorie 16. Or, terminer dans le Top 25 de la Q-série permet d’obtenir un droit dans la catégorie supérieure, soit la catégorie 15. Ainsi, Fierro, Frye, Zhang et Tejedo Mulet, quoi qu’il arrive, seront au départ du LPGA Tour l’an prochain. Reste à savoir dans quelle catégorie.

Rhodes a un coup de Tan

L’Anglaise Mimi Rhodes a réalisé, elle aussi, un sacré bond au classement, en passant de la 99e place à la 42e position. Après une carte de 75, hier, elle a signé un score de 68 ce qui lui permet de se replacer dans la course pour le Cut, en étant à un coup de Shannon Tan, sa rivale de ces dernières semaines, pour la première place de l’ordre du mérite. Tan qui est à –1 avec la compatriote de Rhodes, Jodi Ewart Shadoff. Cette partie du tableau promet encore du mouvement, avec la présence de joueuses comme Samantha Wagner, Sofia Garcia, Jessica Porvasnik, Lauren Hartlage ou encore Kaitlyn Papp Budde, dont la régularité n’est pas le point fort.

Clemente est au rendez-vous

Elle est l’une des joueuses la plus suivie de cette compétition. Agée de 17 ans, Gianna Clemente vient de passer professionnelle et tous les spécialistes de la discipline s’accordent à dire qu’elle est une des futures stars de la discipline. Partie de la 65e place, Clemente vient de réaliser une carte vierge de bogey en 67, qui vient de la propulser à la 12e place. Un rang idéal pour attaquer le 3e tour, où elle va devoir confirmer son résultat de la veille. Elle jouera avec deux joueuses qui connaissent bien le LPGA Tour. Il s’agit de Ryann O’Toole et de Yu Liu, qui sont capables d’imprimer un rythme élevé.

Cette troisième journée est à suivre, uniquement, sur le site internet de la LPGA.

Le classement provisoire => ICI

Q-série : les Françaises en difficulté !

La Française Nastasia Nadaud est le grand espoir des Français, passionnés de golf féminin, pour rejoindre Delacour, Boutier et Roussin-Bouchard, sur le LPGA Tour, en 2026.

Après une première journée annulée, suite aux trombes d’eau qui se sont abattues sur le parcours, cette dernière phase des qualifications pour la saison 2026 du LPGA Tour a pu débuter, mettant trois Françaises, sur quatre en difficulté.

Malgré une météo encore mitigée, ce premier tour a pu débuter, dans l’Alabama, en répartissant le champ de joueuses sur les deux parcours. Le froid et l’humidité n’ont pas affaibli les ardeurs de toutes ces joueuses qui ont tenté de donner le meilleur d’elles-mêmes, sur des tracés encore humides.

Partie dans les premiers groupes, l’Allemande de 20 ans, Helen Briem a su rapidement trouver le bon rythme, en alignant trois Par, puis en signant ses deux premiers birdie, sur le Par 5 du trou n°4 et le Par 4 du trou n°5. Elle sortait de l’aller en –4, sans bogey, et allait attaquer le retour avec un cinquième birdie, sur le Par 4 du trou n°10. Après un sixième birdie au 13 et un dernier au 18, toujours sans concéder de bogey, Briem sortait en tête de cette journée. « J’ai touché 17 green en régulation donc j’ai beaucoup d’opportunités de birdie », confia l’Allemande. Six coups d’approche ont laissé la balle très proche du mat, et mon putting n’était pas si mauvais aujourd’hui », ajouta Briem, qui remis en parallèle ce début de tournoi et celui de Taiwan où la météo fut également mauvaise, mais pas seulement : « chez moi, en Allemagne, les parcours sont impraticables, donc en comparaison de ce j’ai chez moi c’est mieux ici. J’ai souvent joué dans ce type de condition, donc j’y suis habituée. Mais toute l’année nous évoluons dans de meilleures conditions, alors qu’en junior, je jouais beaucoup avec ce type de conditions météos ». Helen Briem qui met donc à profit une expérience qui encore fraîche dans son esprit, pour bien débuter ce tournoi.

La Canadienne Leah John, que l’on a pu voir évoluer, cette année, sur l’Epson Tour, et qui a remporté le Four Winds Invitational, au mois d’août, et qui a échoué de peu pour entrer dans le Top 15 dans la Race. Raison pour laquelle elle se retrouve, cette semaine, dans l’Alabama, et qu’elle semble déterminée autant qu’affûtée, pour décrocher sa place sur le LPGA Tour, l’an prochain.

Elle réalise une journée en –8, soit un coup de mieux que Briem, avec une carte comportant un seul bogey. Partie du Tee n°10, à 09h28, John a concédé ce bogey au trou n°15, tout en signant trois birdie. C’est au retour qu’elle a imprimé un rythme plus élevé et plus régulier, en alignant trois birdie à la suite, du 1 au 3. Et deux autres en suivant, sur le Par 3 du 8 et le Par 4 du 9. Evoluant dans des conditions humides et fraîches, toute la journée, la Canadienne de 25 ans a réagi après ce premier tour : « j’ai appelé mon coach et il fait un temps magnifique à Vancouver. Ici, il faut prendre un club de plus et être patiente. Mais ça reste agréable. Les green sont collants et les joueuses qui ont de la longueur ont un avantage avec ce genre de conditions de jeu », expliqua la Canadienne.

Troisième à –6, la Chinoise Mohan Du vient se placer juste devant la Japonaise Yuna Nishimura, dont on est à peine surpris de la voir si bien placée, dès le premier tour. Mohan Du signe une journée vierge de bogey, comme Briem, alors que Nishimura a concédé deux bogey, ce qui implique qu’elle a réalisé plus de birdie. Une autre Chinoise est en haut de ce leaderboard. Il s’agit de Jing Yan, qui a évolué cette année sur le LPGA Tour, pour une première saison de rookie réalisée il y a 10 ans. A 29 ans, Yan a terminé 120e de la Race to CME et tente de relancer sa carrière en évitant de revenir sur l’Epson Tour, où elle évolua de temps en temps.

La Japonaise Hinako Shibuno est 10e à –3, dans un groupe qui comprend la Malaisienne Mirabel Ting, très en vue depuis l’an dernier et qui débuta sa carrière pro à Evian, cette année. Mais aussi l’Equatorienne Daniela Darquea, 30 ans, qui fait le yoyo entre l’Epson Tour et le LPGA Tour depuis plusieurs. Egalement la Mexicaine Isabella Fierro, 24 ans, qui vient sort d’une nouvelle saison sur l’Epson Tour où elle a eu du mal à trouver sa place. Ainsi la Colombienne Valery Plata, qui était bien partie, l’an dernier et au début de cette année, pour terminer dans le Top 15 de la Race for the Card, et qui manque de régularité en avançant dans la saison.

Et du côté des Françaises, une seule s’en sort bien, à la porte du 10. Et il semble que cette première journée remette en lumière les niveaux de chacune.

Delacour la mieux placée. Cernousek ne décolle toujours pas !

On attendait beaucoup de la Française Nastasia Nadaud, dans cette première journée, et elle a eu du mal à trouver ses marques avec des conditions de jeu difficiles, qui sont à l’opposée de celles qu’elle a connu pour sa première victoire, la semaine dernière en Espagne. Nadaud qui s’est élancée à 09h06, avec l’Américaine Erica Shepherd et la Thaïlandaise Lertsadwattana, du Tee n°10. la Française de 21 ans a tout de suite concédé un bogey, sur le Par 4 du 11, avant d’aller chercher son premier birdie sur le Par 5 du 13. Elle concédait un second bogey sur le Par 4 du 18 et l’effaçait par un birdie sur le Par 3 du 2. Puis, elle aligna des Par jusqu’au trou n°9, ce qui peut également donner confiance en son jeu et sa capacité à bien gérer des conditions compliquée.

Ce qui n’est pas le cas d’Adela Cernousek, en qui beaucoup plaçaient de nombreux espoirs, en 2024, après sa belle prestation à Evian. La Française de 22 ans a concédé quatre bogey et un triple, contre deux birdie, et se retrouve 109e à +7, avec un lourd handicap a remonter.

Un peu plus haut, à +3, Agathe Laisné ne rassure pas plus, en ayant trouvé un seul birdie contre quatre bogey. Sa saison sur l’Epson Tour fut assez décevante et il faut douter qu’elle parvienne à intégrer le Top 25, mardi soir.

C’est donc Perrine Delacour qui réalise, pour le moment, la meilleure performance des quatre tricolore engagées dans cette épreuve, laissant, pour le moment, peu d’espoir de voir plus de trois Françaises sur le LPGA Tour, en 2026. Après s’être élancée du Tee n°10, 08h33, Delacour, dont on connaît la puissance de frappe, a évolué avec Shibuno et Soo Bin Joo, deux joueuses d’un très bon niveau, mais qui doivent, elles aussi, repasser par la série qualificative des cartes.

Malgré un premier bogey sur le Par 4 du 12, Perrine Delacour a tout de suite effacé ce mauvais coup par un birdie au 13, et a signé une forte progression du 16 au 18, pour se retrouver à –3. Hélas, au retour, la Française de 31 ans concédait deux bogey (2 et 4), avant de clôturer sa journée par un birdie sur le Par 4 du 8.

Les quatre journées qui restent à jouer vont permettre aux Françaises de corriger le tir, bien qu’en changeant de parcours, elles vont devoir se familiariser, rapidement, avec de nouveaux repères.

Delacour jouera sur le Crossing course, tout comme Agathe Laisné, alors que Cernousek et Nadaud prendront leur départ sur le Falls Course.

Enfin, il faut observer que les meilleures européennes sont à la peine sur ces parcours américains. Mimi Rhodes et Sara Kouskova sont 99e à +4, Casandra Alexander est 87e à +3, Cara Gainer pointe à la 75e place à +2. Seules Tamburlini et Tan s’en sortent bien mieux en évoluant à la 30e position, à –1. C’est donc Helen Briem, qui est, une fois encore, la cheffe de fil des joueuses du LET.

Le classement provisoire => ICI

Q-série : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la troisième phase des qualifications, et la dernière, pour l’obtention des droits de jeu sur le LPGA Tour, ou, à défaut, pour l’Epson Tour. Seules les 25 premières, et ex æquo, décrocheront le Saint Graal.

Par rapport à l’an dernier les parcours restent les mêmes. Il s’agit du Magnolia Grove et du Crossings Course du Robert Trent Jones Trail, à Mobile dans l’Alabama, des parcours qui accueillaient ce dernier tour de la Q-school l’an dernier.

Certaines joueuses vont donc retrouver leurs marques, mais beaucoup vont devoir fournir un gros travail de reconnaissance pour négocier ces deux tracés, sur les cinq journées de compétition.

En 2023, il fallait obtenir le score de –8, minimum, pour se qualifier dans le Top 25. Et l’an dernier, les soeurs Iwai venaient élever le niveau, de même que leur compatriote Miyu Yamashita, qui s’imposait avec le score final de -27. Depuis, la Japonaise de 24 ans a largement fait ses preuves sur le LPGA Tour, en remportant le British Women’s Open et le titre de rookie de l’année, tout en terminant 2e de la Race to CME.

Règlement

  • Chaque joueuse évolue avec un statut de professionnelle.
  • Chaque joueuse doit avoir 18 ans au 1er janvier 2025.
  • Selon sa règle, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, la LPGA considère que les individus qui sont assignés au sexe féminin, à la naissance, sont éligibles pour participer aux épreuves de l’Epson Tour, du LPGA Tour et du Ladies European Tour. Ce qui implique que les individus assignés du sexe masculin à la naissance, et qui ont traversé la puberté avec ce genre, ne sont pas éligibles pour participer aux épreuves des circuits mentionnés plus haut.
  • Les appareils de mesure de la distance sont autorisés.
  • Les joueuses peuvent porter leur sac ou utiliser un chariot ou avoir recours à un caddie.
  • Les chariots électriques ne sont pas autorisés.
  • Toutes les joueuses qui termineront les quatre premiers tours, recevront un droit de jeu, en catégorie C, pour évoluer sur l’Epson Tour.
  • les 25 meilleures, et ex aequo, recevront un droit de jeu pour évoluer sur le LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Elles étaient 99 l’an dernier et elles sont 116 cette année, à participer à cette dernière phase de qualification pour la saison 2026 du LPGA Tour et de l’Epson Tour.

Parmi les engagées se trouvent quatre Françaises. Il s’agit de :

  • Perrine Delacour ;
  • Adela Cernousek ;
  • Agathe Laisné ;
  • Nastasia Nadaud ;

Egalement, quelques figures du golf mondial qui ont rencontré de sérieuses difficultés à conserver leur carte du LPGA Tour. Comme la Japonaise Hinako Shibuno, qui depuis sa victoire au British Women’s Open, en 2019, a connu un parcours chaotique, avec de nombreux Cut manqués.

L’Anglaise Jodi Ewart Shadoff, pourtant lauréate du LPGA Mediheal Championship, en 2022, a vu, à la fin de cette saison, son exemption de 3 ans prendre fin.

Même chose pour l’Américaine Ryann O’Toole, vainqueur, en 2021, d’un Scottish Open qui avait relancé sa carrière. A 37 et 38 ans, Ewart Shadoff et O’Toole font figure de vétérans du circuit, en difficulté face aux jeunes générations qui ont particulièrement occupé le devant de la scène, cette année.

Egalement au départ, de nombreuses joueuses du circuit européen féminin, qui ont été brillantes depuis deux ans. Telles l’Anglaise Mimi Rhodes, la Tchèqe Sara Kouskova, l’Allemande Helen Briem ou encore la Suissesse Chiara Tamburlini et la Singapourienne et numéro un européenne Shannon Tan.

Enfin, de nombreuses joueuses présentent sur l’Epson Tour, et dont certaines reviennent, chaque année, ou presque, tenter leur chance pour accéder au LPGA Tour. Quasiment toutes Américaines, on retrouve Jillian Hollis, Samantha Vodry, Madison Young, Dottie Ardina, Daniela Darquea, Brianna Do, Becca Huffer ou encore Kim Kaufman.

Quelques joueuses, arrivées sur l’Epson Tour ces deux ou trois dernières années, et dont certaines ont connu la victoire, sont également dans ce champ comme Erica Shepherd (USA), Valery Plata (Colombie), Leah John (Canada), Xiaowen Yin (Chine), Anne Chen (USA) et Madison Young (USA).

Enfin, il y a ces anciennes amateurs qui ont brillé au plus haut niveau, et parfois au milieu des joueuses professionnelles comme l’Espgnole Carlat Bernat Escuder (Augusta National Women’s Amateur 2025), Gianna Clemente (Mizuho Americas Open amateur 2024), et la Chinoise de 19 ans, Yahui Zhang, détentrice d’une exemption spéciale, il y a deux ans, pour intégrer le circuit professionnel, et qui a été rookie cette année, sur le LPGA Tour.

C’est donc un champ particulièrement relevé, cette année, qui forme cette dernière étape de la Q-school, d’où sortiront les meilleurs du moment. Et il devrait y avoir des surprises.

Télécharger la liste des inscrites

Les parcours

Retour dans l’état de l’Alabama sur le Robert Trent Jones Golf Trail et les parcours du Magnolia Grove que sont le Falls et le Crossing course, dans la ville de Mobile. Ces tracés accueillent depuis plusieurs années ce tournoi et celles qui sont venues jouer l’an dernier, voire depuis deux ou trois ans, ont déjà des repères.

Le premier parcours est un Par 72 tandis que le second est un Par 71.

Le parcours du Crossing course sera le plus joué puisqu’il servira de théâtre au dénouement de cette Q-serie, lors des deux dernières journées. Sur les quatre premiers trous, les joueuses évolueront en alternance sur les deux tracés. 

Le dernier tour se jouera sur le Crossing course.

Les distances restent les mêmes que celles de l’an dernier.

Diffusion TV

Ce tournoi ne bénéficie pas de couverture médiatique.

Andalucia Costa de Espagna : Nadaud enfin titrée !

Ce dernier tour aura offert des frissons aux fans de joueuses qui étaient en lice pour la victoire, et ce sont les Français qui ont le plus vibré avec la première victoire de la native de Chambéry, qui tournait autour de son premier succès, depuis plusieurs. Alors que la lutte pour l’Ordre du mérite n’a pas occasionné de changement au classement.

La Française Nastasia Nadaud est enfin sacrée sur le Ladies European Tour, au terme d’une journée qu’elle terminé un peu fébrilement, alors qu’elle avait foudroyé ses partenaires dès les premiers trous. Et notamment la Thaïlandaise Trichat Cheenglab qui s’était montrée très sûre d’elle, dans ses déclarations, et qui, telle le taureau dans l’arène, a mis les genoux à terre, terrassée par son propre orgueil, et quelques joueuses plus sages mais plus pragmatiques dans leur approche stratégique et sportive. Et notamment les deux Françaises, qui partageaient sa partie, et qui en début de journée progressaient tandis que la Thaïlandaise se perdait sur le parcours et débutait par un bogey. Puis, sur le Par 4 du trou n°3, Trichat Cheenglab perdait encore deux coups, en inscrivant un double bogey. Elle voyait, alors, passer devant elle, deux drapeaux Français. Le premier, celui porté par Perrine Delacour qui venait de signer deux birdie à la suite. Le premier sur le Par 5 du 4 et le second sur le Par 3 du trou n°5. Le second, porté par Nastasia Nadaud qui venait de débuter par un birdie au trou n°1, et qui engrangeait quatre coups en 40 minutes, grâce à un birdie suivit d’un eagle et d’un autre birdie. Partie 3e avec le score de –10, et cinq coups derrière la Thaïlandaise, Nadaud passait à –15 en cinq trous, quand Cheenglab s’écroulait à –13 sur la même distance, rentrant son premier birdie sur le Par 5 du trou n°4. Puis, la Thaïlandaise de 31 ans, commença à disparaître de la course à la victoire quand elle enchaîna deux autres bogey (6 et 7), avant de sortir de l’aller avec un second birdie au 9. Mais à –12 après 9 trous, en ayant concédé trois coups, tandis que Delacour jouait –2 pour un score de –14 et que Nadaud était en tête à –15, en ne faisant pas de faute, la possibilité que Trichat Cheenglab inverse la tendance devenait peu probable, alors que le clan Français se préparait à célébrer une victoire. Mais laquelle ? Celle de Nadaud ou celle de Delacour dont on connaît la capacité à jouer très bas ?

La réponse ne se fit pas trop attendre, car dès le retour, c’est la Savoyarde qui accélérait le mieux, dans ce dernier groupe, en trouvant trois birdie, et à la suite, du Par 5 du 10 au Par 5 du 12. Tandis que Perrine Delacour, de 10 ans son aînée, ne trouvait qu’un birdie, au 11, et commença à se montrer un peu moins à l’aise. Mais Nadaud allait également baisser de rythme. Et dès le Par 3 du 13, les deux Françaises concédèrent un bogey. Nadaud en mettant sa balle dans l’eau. Delacour en évitant l’eau, mais en jouant aussi court, sous le green, que sa compatriote. Mais là où Nastasia Nadaud trouva la force de sortir un très bon coup, en suivant, malgré une pénalité, Perrine Delacour enchaîna avec un putt pour le Par, à environ 1 mètre du trou, qui passa franchement à côté. Ce premier bogey allait être le début de la dégringolade de la Française, puisqu’au 14, Delacour mit en jeu dans les arbres et fut contrainte de se recentrer.

Descendue à –14, elle était rejointe au classement par l’Australienne Kirsten Rudgeley, qui évoluait un trou devant, avec la Danoise Soenderby et la jeune Canadienne Huang.

Nadaud restait en tête, à –17, et ses trois coups d’avance lui offrait une belle option pour conquérir sa première victoire. Encore fallait-il, pour elle ne pas commettre d’erreur. Caddeyée par l’expérimentée joueuse Galloise, Michele Thompson, Nadaud fit de son mieux mais elle allait partir à la faute, elle aussi, au trou suivant, après que Delacour eut trouvé le green du 14 au 4e coup, après un chip gratté et deux putt.

De son côté, Trichat Cheenglab rentra un birdie avec une ligne de putt d’environ 4 mètres, sans pour autant inquiéter les Françaises, qui bénéficiaient d’une confortable avance sur la Thaïlandaise.

Au départ du 15, Nadaud lâchait sa mise en jeu, au driver, à droite,avec une balle qui sortit du fairway avant de rouler dans un léger rough, près de la ligne des arbres. Delacour lâchait également sa mise en jeu, mais à gauche, et au milieu des arbres. Et Cheenglab trouvait encore le fairway. Le point faible de la Thaïlandaise se situant au niveau du petit jeu. Bénéficiant d’une grande expérience et d’un jeu musclé, Perrine Delacour réussit à jouer au travers des arbres pour trouver le green, tandis que Nadaud se retrouva avec un angle fermé qui ne lui permis pas de prendre le green. Jouant bien trop long, elle se retrouva avec une balle qui longea, le green et qui s’enfonça plusieurs mètres derrière.

Grâce à un petit jeu solide, Nadaud s’en tira avec le Par, alors que Delacour manqua encore un putt pour sauver le Par. La Française perdait encore du terrain et il devenait de plus en plus évident que Nastasia Nadaud s’avançait vers son premier succès individuel. Mais sur le Par 4 du 16, Nadaud allait encore concéder un bogey, et montrer des signes de fébrilité inquiétant, avec encore deux trous à jouer. Si le vent soufflait encore dans cette dernière journée, la grisaille se dissipait, peu à peu, faisant place à un ciel plus conforme à l’idée de que l’on se fait du sud de l’Espagne. Sur ce Par 4 du 16, Nadaud lâcha encore sa mise en jeu, mais à gauche cette fois-ci, l’obligeant à jouer un coup de wedge par dessus les palmiers, pour atteindre le green. ce qu’elle fit, magnifiquement, sans trouver le green. La Française joua, ensuite, un chip, pour placer sa balle au plus près du mat, et, curieusement, elle choisit une ligne très à droite du trou. Son putt pour le Par étant compliqué, c’est un second putt pour bogey qu’elle réalisa, avant de partir au départ du 17. Delacour réalisa un Par, tandis que trouva un nouveau birdie et sembla sortir des limbes, en cette fin de journée.

Finalement, Nastasia Nadaud allait assurer les deux derniers trous, alors que Perrine Delacour cumula les erreurs et concéda deux bogey à la suite. Perdant ainsi le bénéfice de sortir de ce tournoi à la seconde place, qu’elle semblait, pourtant, tenir fermement en main, depuis le début de la journée. Quant à Trichat Cheenglab, après un sursaut et deux birdie bien négocié, elle jouait bien trop en profondeur son attaque du green du 18, voyait sa balle filer dans le bunker et au moment d’assurer un putt pour le Par, après une bonne approche depuis le bac à sable, elle fut comme absente, se retrouvant à faire l’essuie glace devant le trou, en réalisant trois putt pour un double bogey à la sortie. La méthode Coué qu’elle sembla s’infliger, dès jeudi, eu un effet désastreux sur ses deux dernières journées, et s’il ne faut pas partir la fleur au fusil, à ce niveau de compétition, trop de pression par trop d’objectifs nuisent également, à moins de disposer d’un jeu hors norme pour évoluer en toute confiance. Ce qui n’est pas le cas de l’ancienne numéro un mondial qui a eu du mal, cette année, sur l’Epson Tour, à faire ses preuves.

Nastasia Nadaud remporte donc sa première victoire sur le Ladies European Tour, en ayant probablement fait la différence, sur le Par du 12, quand elle décida d’aller chercher le green au second coup, avec un hybride, et qu’elle réussit à faire tomber sa balle, et à la bloquer, à peu près 4 mètres sous le mat, quand Delacour et Cheenglab jouèrent en layup. Un style de jeu qui lui sera profitable, si elle parvient à jouer, l’an prochain, sur l’un des deux circuits américains, où le niveau bien plus élevé que sur le LET. Agathe Laisné, Julie Aimé, Emma Broze et bien d’autres Françaises en ont fait l’expérience.

« Je ne sais pas trop quoi dire ! », déclara Nadaud peu après son dernier putt. « La semaine a été tellement intense, je suis vraiment contente de ce résutat. Ca a été une semaine faite de montagnes Russes. C’est incroyable et je suis sans voix », reprenait la Française, émue et heureuse de ce premier succès. « Toute la semaine j’ai dû jouer des coups assez bizarres depuis les arbres, en manquant les fairway. Mais j’ai réussi des coups magnifiques. J’ai pris un excellent départ et j’étais cinq coups sous le Par, après cinq trous. Mon putting a été vraiment bon toute la semaine, et il m’a permis de sauver beaucoup de coups. Ce fut vraiment intense », expliqua plus longuement Nadaud, qui précisa que ses secondes places, cette saison, notamment en Belgique, l’ont aidé à évoluer techniquement et mentalement.

Elle ne manqua pas, également, de saluer le travail de sa cadette : « c’est un parcours incroyable avec Michele depuis qu’elle commencé à jouer avec moi à Houston. Elle m’a beaucoup aidée à gagner en confiance, tant au niveau mental que technique. Elle me procure tellement d’assurance et j’apprécie vraiment ça », précisa la Française dont on va suivre sa semaine américaine, avec l’espoir qu’elle sera sur le LPGA Tour, l’an prochain, même si la marche est encore trop haute pour elle, en venant du LET. Une saison sur l’Epson Tour serait plus formatrice et appropriée.

Shannon Tan remporte l’Ordre du mérite

En marge du spectacle et du suspense que le dernier groupe offrait, il y avait la lutte pour le titre de numéro un du Ladies European Tour. Bien que l’Anglaise Mimi Rhodes fut plus agile dans ce dernier tour, en jouant 70 contre 73 à sa rivale, qui concéda un dangereux double bogey, sur le Par 5 du 12, qui fit craindre qu’elle ne dégringole un peu plus au classement, après ce moment de faiblesse, c’est finalement la Singapourienne Shannon Tan qui a remporté l’Ordre du mérite, dont elle était déjà en tête, après sa victoire en Inde, au mois d’octobre, détrônant l’Anglaise Mimi Rhodes qui venait de connaître un passage à vide, après avoir fait la démonstration de son talent, cette année, avec trois victoires, dont deux à la suite.

Et cette fin de saison se clôture avec le succès de deux joueuses de 21 ans (Tan et Nadaud), confirmant un peu plus que, chez les filles, le renouvellement de génération amène des championnes de plus en plus jeunes.

Le classement final => ICI

Andalucia Costa de Espagna : Cheenglab faiblit, Delacour et Nadaud en outsider !

Ce moving day a tenu toutes ses promesses dans la mesure où la Thaïlandaise a mis un genou à terre en concédant ses deux premiers bogey, sans progresser, alors que deux Françaises se sont montrées très agressives et que l’une d’elle n’est plus qu’à trois coups de la tête. Et le titre meilleure européenne est encore loin d’être figé.

La Thaïlandaise n’aura pas réussi à jouer –5 par journée, puisque dans ce troisième tour elle a d’abord eu du mal à trouver le chemin du birdie, en alignant des Par sur les 6 premiers trous, avant de signer une première progression sur le Par 5 du trou n°7, et un second birdie sur le Par 4 du 9. Puis, au retour, elle a concédé ses deux premiers bogey de la semaine en jouant très courts des zones cibles et en manquant deux belles opportunités d’engranger deux autres birdie, sur les Par 5 du 10 et du 12. N’ayant plus que des Par 3 et des Par 4 à négocier devant elle, Cheenglab allait concéder son premier bogey en mettant en jeu sa balle très à gauche, au départ du 15, la contraignant à se recentrer. Ne pouvant attaquer le green au second coup, c’est au troisième qu’elle tentait de placer sa balle au plus près du mat qui se retrouva à environ 3 mètres du mat. Sur des green dont les lignes ont semblé plus difficile à jouer que les deux premiers trous, la Thaïlandaise de 30 ans eut besoin d’un second putt pour conclure ce trou. De –17 elle descendait à –16, sans se retrouver, pour autant, en danger. Bien que devant elle, la Française Perrine Delacour, décidemment bien plus à l’aise sur le LET que sur le LPGA Tour, avait déjà fourni son effort depuis un bon moment, en ayant aligné 7 birdie, sans bogey. La Française de 31 ans se retrouvait à trois coups de la Thaïlandaise, en étant au départ du 18.

Mais Trichat Cheenglab ne sembla plus vraiment aussi connectée au jeu qu’elle le fut ces derniers jours, et sur le Par 3 du 17, avec une pièce d’eau à droite et un drapeau placé à droite du green, elle joua la sécurité en allant chercher la partie gauche du green. Ce qui lui laissa un premier long putt pour approcher sa balle et conclure ce trou avec un Par. Mais alors qu’elle avait ce putt à jouer pour le Par, à quelques dizaines de centimètres du trou, sa balle sortie du putter à droite du trou et ce fut un troisième putt pour bogey qu’elle eut à jouer.

Au 18, Cheenglab joua encore trop court du mat, de sorte que sa balle recula à cause de la pente qui précédait la position du drapeau. A croire que la Thaïlandaise s’était calée sur ses repères des deux premiers tours.

Finalement, elle eut deux putt pour le Par qu’elle réalisa, sortant de cette journée avec un bilan neutre, en matière de résultat, mais un peu inquiétant, quand à la stratégie déployée. « Je suis désolée pour les fans Thaïlandais qui me regardaient. Cette journée fut ennuyeuse, mais demain je travaillerai dur pour décrocher ma deuxième victoire sur le LET », confia Trichat Cheenglab. « Tout peut arriver au golf. Demain je me concentrerai sur mon premier coup de départ. Celui-ci ne s’est pas déroulé comme prévu aujourd’hui. Je n’ai réussi que deux birdie car je n’avais aucune chance sur mes putts les plus parce que j’étais trop loin. Demain je jouerai cinq sous le Par, car j’ai perdu deux coups aujourd’hui », assura un peu crânement la Thaïlandaise.

Un pari qu’elle pourrait perdre car la Française Perrine Delacour a effectué une prodigieuse remontée, comme elle sait les réaliser, en jouant 66 dans cette journée, en concédant son unique bogey du jour sur le Par 4 du 18. Avec un drapeau placé sur le plateau du haut, et peu de green derrière, pour y poser la balle, ce dernier trou favorisait plutôt les Par. Revenue à –12, Delacour n’est plus qu’à trois coups de Cheenglab, qui lui a fait un beau cadeau en concédant ces deux bogey en fin de journée. Et comme la Thaïlandaise, la Française peut aller chercher une seconde victoire sur le LET, mais pour la saison. « Aujourd’hui je me sentais vraiment bien. Mentalement j’étais en forme, j’ai bien joué et j’ai rentré beaucoup de putt, ce qui fut un atout », confia Delacour. « J’ai fait confiance au processus de jeu. En début d’année j’ai intégré une nouvelle équipe. Donc il m’a fallu du temps pour travailler avec elle et tenter d’obtenir ce succès dimanche », ajoutait-elle. Une bonne nouvelle pour Perrine Delacour puisqu’en début de semaine elle sera aux Etats-Unis pour jouer la finale des cartes du LPGA Tour, avec sa compatriote Nastasia Nadaud qui vient de prendre la troisième place, de ce tournoi.

Nadaud qui continue d’impressionner en étant l’unique Française que l’on peu qualifier d’espoir, sur ce circuit du LET. A tout juste 21 ans, depuis le 23 novembre dernier, elle continue de progresser et d’occuper le haut des leaderboard, en déployant un jeu qui est de nature à lui permettre d’évoluer sur l’Epson Tour, où elle pourrait y passer deux ans, à progresser au contact des Américaines.

Cependant, elle va devoir concéder moins de bogey pour parvenir à entrer dans le Top 25 des cartes, et faire preuve d’un peu plus de finesse sur certains coups. Si elle joue 69 dans cette journée, elle concède trois bogey, dont le dernier en manquant de finesse dans sa sortie de bunker, qui a laissé sa balle bien trop loin du mat, au 3e coup. Mais elle pointe tout de même à –10 total, et est la dernière joueuse de classement à obtenir un score à deux chiffres. « Il y a eu du très bons et du très mauvais. J’ai juste besoin de trouver un meilleur équilibre », déclara Nadaud, après sa journée. « Je sais que je peux faire beaucoup de birdie, mais j’ai commis un peu trop de bogey dans cette journée. Je vais donc essayer de me concentrer sur les fairway, et les green, de faciliter mes coups d’approche, et on verra bien ensuite », ajoutait-elle. Puis elle reprenait en déclarant : « en tant que joueuse, je suis plutôt agressive. Donc j’essaie de me rapprocher le plus possible du trou. J’ai aussi raté quelques fairway. Je vais essayer de suivre une bonne stratégie et on verra ce que ça donnera ».

L’Australienne Kirsten Rudgeley et la Danoise Smila Tarning Soenderby sont 4e à –9, et ces 6 coups de retard sur Cheenglab ne les placent pas réellement parmi les favorites pour la victoire. Mais au bénéfice d’une bonne journée, elles peuvent revenir se positionner dans le Top 3.

La Canadienne Anna Huang est encore plus loin, à –8, mais l’adolescente de 17 ans continue d’impressionner. Dans ce 3e tour elle a joué 67, soit un coup de plus que Perrine Delacour, s’offrant une remarquable progression, avant la dernière journée. Malgré un bogey sur le Par 4 du 15, Huang a su trouver deux birdie à l’aller et quatre au retour. La voici 6e, au milieu de joueuses confirmée du LET, comme un chien dans un jeu de quilles.

Enfin, Céline Herbin a perdu du terrain dans cette journée, accumulant double et bogey, et ne trouvant qu’un birdie, au 18, bien réalisé, pour revenir dans le Par total. Elle passe de la 3e à la 12e place, en restant à –7, et elle vient de perdre de grandes chances de terminer dans un Top 5 qui lui ouvrait les bras, hier soir.

Duel serré pour l’Ordre du mérite

C’est un beau duel que Shannon Tan et Mimi Rhodes se livrent, pour le titre de meilleure joueuse Européenne de la saison. Si elles sont encore à égalité, dans le classement de ce tournoi, à –8, la Singapourienne montre un meilleur potentiel pour signer une dernière journée plus basse que l’Anglaise. Mais Rhodes est combative et sait revenir au score à chaque fois. Seulement, pour cette dernière journée, elles ne joueront pas ensemble et Mimi Rhodes s’élancera dix minutes plus tôt, avec Alessandra Fanali et Dorthea Forbrigd, alors que Shannon Tan jouera avec les Indiennes Aditi Ashok et Avani Prashanth. Ce trio asiatique favorisera-t-il une meilleure énergie pour Tan, qui a déjà été sacrée joueuse du mois d’octobre ? Nous le saurons demain en suivant ce dernier tour sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

Le classement provisoire => ICI

Andalucia Costa de Espagna : Cheenglab s’envole en tête !

Dans cette journée où le vent fut plus présent, avec toujours un magnifique pour baigner le parcours Andalous, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab a infligé une leçon de golf à ses poursuivantes, pour s’envoler, sans adversaires, mais avec trois Françaises dont son sillage qui ont du travail devant elles pour revenir l’ancienne numéro un européenne.

Partie dans le dernier groupe, en compagnie de Céline Herbin et de la Danoise Smilla Tarning Soenderby, la Thaïlandaise Trichat Cheenglab a encore rendu une carte vierge de bogey, mais avec trois birdie de plus. Ce score de 63 réalisé par Cheenglab, qui vient d’évoluer sur l’Epson Tour, laisse toutes les autres joueuses à plus de 7 coups en arrière, à deux tours du dénouement de cette saison. « Hier, j’avais dit que je terminerai chaque journée avec cinq coups sous le Par et qu’un total de –20 me suffirait cette semaine », déclara la Thaïlandaise de 30 ans, avec beaucoup d’assurance. « Mais j’ai obtenu quatre coups de bonus aujourd’hui ! Mes mises en jeu au driver n’ont pas été aussi bonnes qu’hier, mais j’ai réussi de très bons coups d’approche et de bons putt », ajouta Cheenglab. « Je tiens à remercier mon copain qui est mon caddie, car j’ai du mal à lire les lignes à cause des pentes. C’est très difficiles, mais il m’a beaucoup aidée, alors je lui en suis très reconnaissante aujourd’hui. Je n’ai pas eu de putt facile avant le 17, car la pente était très prononcée à droite. La plupart des putt étaient pour birdie à environ 2,70 mètres jusqu’à 3,60 mètres. Et je les ai rentrés. Mon putter est en feu », précisa un peu plus celle qui semble aborder ce parcours avec stratégie et détermination.

A la seconde place, avec 7 coups de retard, se trouve l’Italienne Alessandra Fanali qui a progressé au classement général en rendant une carte de 66, après son 70 du premier tour. A 26 ans, celle qui vit le jour dans cette antique cité qui fut fidèle à l’Empire romain, quand d’autres villes et provinces se soulevèrent contre le pouvoir du moment, a concédé un bogey tout en trouvant le chemin de deux eagle. Partie du Tee n°1, à 10h50, en compagnie de Perrine Delacour et de Nuria Iturrioz, Fanali débuta sa journée par un premier eagle sur le Par 5 du trou n°4, avant de signer un premier birdie sur le Par 5 du 7. Et au retour, elle illuminait sa carte avec un secon eagle, sur le Par 5 du 10, avant de réaliser un birdie sur dernier Par 5 du retour (12) et de concéder son premier bogey du jour, sur le green du trou n°14. Et elle clôturait sa journée avec un birdie au 16, et attendait de voir si Céline Herbin allait lui passer devant. « J’ai joué de manière très solide ces dernières semaines, et mes coups de wedge ont été particulièrement précis. Donc je suis ravie » déclara Fanali. « C’était vraiment génial de réussir deux eagle. D’abord avec un long putt puis un coup parfait au 10. Au 12, j’ai failli en réaliser un troisième. Ce fut à la limite. Je suis vraiment contente. Ma saison a été plutôt régulière, c’est ce que je recherchais cette année. J’ai commencé à travailler mon swing, ces deux dernières semaines et ça commence à se voir. Je suis fière de moi pour cette 3e année sur le Tour. J’apprends encore énormément », assura l’Italienne. « Je n’ai aucune attente pour cette semaine. Je suis dans une très bonne position et je vais en profiter pendant ces deux dernières journées », ajoutait-elle.

Un tir groupé des Françaises

A défaut de voir beaucoup de Françaises en haut d’un classement sur le LPGA Tour, c’est sur le Ladies European Tour que les joueuses tricolores se comportent le mieux. Et cette semaine, on peut dire qu’il y a beaucoup de bleu, blanc et rouge, dans le partie haute du tableau, permettant de s’enthousiasmer, et de sortir d’une année frustrante, sur le circuit mondial américain.

Nastasia Nadaud est venue rejoindre Céline Herbin qui a eu un peu de mal dans cette journée en jouant 70, et parfois un peu de travers. Alors que Nadaud a été plus constante, et plus productive, bien qu’elle a concédé quatre bogey dans cette journée. Mais elle a réalisé deux suites de trois bogey, à l’aller comme au retour, et un eagle que le Par 5 du 12, qui a effacé deux bogey. A 21 ans, Nastasia Nadaud peut être qualifiée d’espoir de la discipline et son avenir doit impérativement passé par l’expérience américaine, si elle ne veut pas gâcher son talent sur le circuit européen. « J’ai eu une journée en dents de scie, avec plus de hauts que de bas ! », déclara la Française. Ce fut vraiment intéressant. (…) Je crois que je n’ai jamais rentré autant de putt sur un parcours, depuis très longtemps. Voire jamais. C’était vraiment génial de réussir cet eagle au 12. Ca m’a beaucoup aidé mentalement, et je n’arrive pas à croire que j’ai joué sept coups sous le Par, avec seulement quatre bogey », reprit Nadaud. «Le plus difficile fut de me recentrer après les neuf premiers trous, et de me dire que c’était un autre parcours, très différent, entre l’aller et le retour. L’objectif fut de concentrer au mieux. J’y suis plutôt bien arrivé », ajouta la Française en qui beaucoup placent de nombreux espoir pour la saison prochaine.

Céline Herbin a également bien joué, parfois en affrontant la difficulté, mais toujours avec réflexion et technicité. Même si, de manière récurrente, elle continue de concéder des double bogey qui freinent régulièrement ses progressions. Ce fut le cas, ce jour, sur le Par 3 du trou n°17, ce qui l’empêche d’être plus haut dans ce classement provisoire, et peut-être seule seconde.

Perrine Delacour est également très proche, à –6, avec une belle carte composée de sept birdie contre trois bogey, en fin de journée, qui, espérons le, ne pèseront pas trop sur son mental. Elle progresse de 10 places mais ne réalise pas la plus forte progression du jour. Une autre Française se distingue, en la personne de Camille Chevalier, que l’on a plaisir à revoir en si bonne forme. En jouant 69, elle se place à la porte du Top 10, avec un score de –5, à égalité avec Azahara Munoz, Kirsten Rudgeley, Aditi Ashok, Leonie Harm et la Marocaine Maha Haddioui.

En revanche, cela se passe moins bien pour Agathe Sauzon, qui est à +4, et plus mal encore pour Ariane Klotz, qui a sombré, en fond de classement, dès le premier jour. Il faut dire que débuter sur le circuit pro à 26 ans, n’est pas la meilleure voie qu’il soit. Bien souvent, à cet âge, les meilleures mondiales ont déjà 10 ans de parcours pro et quelques victoires à leur palmarès.

Mais la France ayant la culture du diplôme à tout prix, nos Françaises restent très longtemps amateur, laissant les meilleures de la discipline s’exprimer plus tôt.

Le parcours de Klotz, à 27 ans, semble déjà tout tracé et ne devrait pas dépasser les frontières du LET. Souhaitons lui, seulement, de remporter une victoire, dans les dix années à venir.

A domicile, une partie des Espagnoles est concentrée à –4, à la 17e place, mais sans la tenante du titre Carlota Ciganda, qui évolue à –3, avec 12 coups de retard sur une Trichat Cheenglab dont on se demande si elle va poursuivre cette progression jusqu’à dimanche.

Ordre du mérite : Tan et Rhodes toujours au coude à coude

Pour le classement de la meilleure joueuse du circuit européen de la saison, la Singapourienne Shannon Tan est 5e à –6, avec l’Anglaise Mimi Rhodes, et le suspense reste entier en la matière. Ces deux prochaines journées vont offrir un match dans le match, et il va être intéressant de suivre ces deux joueuses autant que le leader. Une chose est certaine, les asiatiques ont des compétences très affirmées pour bien évoluer dans le golf, et on ne serait pas surpris de voir Shannon Tan terminer en tête, cette saison.

Le classement provisoire => ICI

Andalucia Costa des Espagna : Herbin à un coup des leaders !

Cette première journée, sous le soleil d’Andalousie, a profité à quelques Françaises, ainsi qu’à la Thaïlandaise, ancienne numéro un Européenne, alors que la tenante du titre est trois coups en arrière, prête à saisir toutes les occasions.

La Danoise Smilla Tarning Soenderby et la Thaïlandaise Trichat Cheenglab partagent la tête de ce classement provisoire, avec un score de –6, dans ce dernier tournoi de la saison. Soenderby et Cheenglab qui ont terminé leur journée sans bogey, sur le parcours du Real Guadalhorce Club de Golf. La Danoise Smilla Tarning Soenderby a pris un excellent départ, enchaînant deux birdie consécutifs sur ses deux premiers trous avant d’en ajouter un troisième au 15. Déjà vainqueur sur le LET, elle a maintenu son rythme tout au long de sa partie, signant de nouveaux birdie aux trous 4, 7 et 9 pour terminer avec une carte de 66. « C’était très agréable », a déclaré Soenderby. « J’ai passé un accord avec mon copain ce matin, (qui est son caddie) en lui disant qu’on allait faire un score similaire. J’ai dit que j’allais jouer six coups sous le par et j’ai eu un putt pour birdie au dernier trou pour arriver à –6. Donc j’ai su que je devais le rentrer », confia la Danoise de 25 ans. « Je n’ai même pas pensé au fait que j’avais fait un sans-faute. Les putts rentraient tout seuls aujourd’hui», confiait-elle. « Je me sens en pleine forme actuellement, et ce depuis le début de l’année. J’ai une excellente équipe autour de moi et je me sens bien. Avec mon préparateur mental, j’ai établi un plan cette année : être forte dans tous les aspects de mon jeu et de ma vie. J’ai beaucoup travaillé mon alimentation et ma force physique cette année, et ça a porté ses fruits », ajouta Soenderby.

De son côté, Trichat Cheenglab, lauréate de l’Ordre du Mérite du LET en 2023, a également réalisé un parcours sans faute lors de la première journée, sous une météo presque estivale. Partie du Tee n°10, la star thaïlandaise a débuté a réalisé quatre birdie à l’aller pour deux au retour, à la suite, lui permettant de rejoindre la Danoise, qui s’était élancée juste après elle. « Mon objectif, cette semaine, est de jouer cinq coups sous le par chaque jour, j’ai donc obtenu un point de bonus aujourd’hui », a déclaré Cheenglab. « Le parcours n’est pas très long, alors je me suis beaucoup entraînée avec mon wedge de 58 hier. J’ai passé une heure à chipper, mais ça valait le coup. J’ai réussi trois birdie à 50 mètres », poursuivait-elle. « Je me sens vraiment en confiance depuis la Chine. J’ai terminé deux fois deuxième du classement par équipes, quand j’étais capitaine dans les épreuves Aramco, et cette année j’étais dans l’équipe gagnante avec Mimi (Rhodes), Kristyna (Napoleaova) et Kultida (Pramphun). Cela me donne beaucoup de confiance pour cette semaine », assura la joueuse de 30 ans. « J’ai eu du mal avec mon nouveau swing depuis le mois de mai, date à laquelle je l’ai modifié. Maintenant, il semble s’améliorer de plus en plus. C’est dommage, car c’est le dernier tournoi de l’année ! Je vais continuer à m’entraîner et à me préparer pour l’année prochaine», reprit Cheenglab.

La Française Céline Herbin et l’Espagnole Luna Sobron Galmes partagent la troisième place après avoir toutes les deux rendu une carte de 67 (-5) lors de la première journée. Herbin, double vainqueur sur le LET, a réalisé un eagle au trou n°4, ainsi que des birdie aux trous 11, 12 et 16, lui permettant de se positionner à un coup de ce duo, dont il va falloir suivre la progression, dès la seconde journée. « C’était une belle journée. Il n’y avait pas trop de vent en comparaison des entraînements », déclara la Française de 43 ans, vétéran de ce circuit. « Je me sens bien. Je n’étais pas au sommet de ma forme, mais le score est bon, donc je suis contente », a ajouté Herbin. « J’ai sauvé quelques situations, donc je n’ai pas fait de bogey. C’était agréable de jouer une journée sans bogey, et je vais me concentrer sur la prochaine journée pour travailler sur quelques points. Je suis contente du score, et l’eagle au trou numéro 4 était un gros plus. J’ai réussi un assez bon drive, j’étais en bordure de fairway à droite, mais c’est une bonne position. J’ai réussi un bon coup de fer 6, la balle s’est arrêtée à 10 mètres du trou et il me restait 2 mètres pour le putt », expliqua la Française qui réside en Espagne.

Sobron Galmes, meilleure Espagnole du jour

L’Espagnole âgée de 31 ans, Luna Sobron Galmes, qui fut lauréate de la Smyth Salver en 2015, a réalisé une journée sans bogey, enchaînant les birdie aux trous 3, 4, 7, 9 et 12 pour terminer également à la 3e place ex æquo avec Céline Herbin. « J’ai vraiment bien joué, je me sentais très bien au putting », a déclaré Sobron Galmes. « J’ai travaillé mon putting avec mon père et mon petit ami et je suis très à l’aise avec cet exercice. Je pense que la clé de mon jeu est de réaliser le score le plus bas possible, car mon jeu long est maintenant parfait. J’ai une grande confiance en lui, il me suffit donc de rentrer quelques putts et tout ira bien ».

La Suissesse Kim Metraux, l’Allemande Leonie Harm, l’Espagnole Marta Martin et le duo de Suédoises Lisa Pettersson et Kajsa Arwefjäll, sont juste derrière avec le score de -4. Les Galloises Lydia Hall et Darcey Harry, la Marocaine Maha Haddioui et l’Indienne Aditi Ashok complètent le top 10 avec un score de trois coups sous le Par.

Tenante du titre, l’Espagnole Carlota Ciganda est à –3, en embuscade, prête à saisir sa chance et remonter au classement, sur ce parcours où elle s’est imposée l’an dernier.

La Singapourienne Shannon Tan, leader de l’Ordre du mérite avec l’Anglaise Mimi Rhodes sont à égalité à la 27e place, avec le score de –1. Rhodes a concédé un bogey et un double, tandis que Tan a laissé sur le parcours cinq bogey qui trahissent la difficulté qui fut la sienne à bien évoluer dans ce premier tour. Ce tournoi est décisif pour ces deux joueuses et la première qui prendra l’avantage sur l’autre, possèdera un atout psychologique non négligeable, pour aller chercher le titre. Une situation qui rappelle celle de 2022, lorsque Maja Stark et Linn Grant étaient au coude à coude, dans ce même tournoi, pour la première place de l’Ordre du mérite. Depuis, les deux Suédoises ont connu belle trajectoire sur le LPGA Tour. Stark ayant remporté le Saint Graal, avec l’US Women’s Open, cette année

Le deuxième tour débutera à 9h55 (heure locale) et les leaders prendront le départ à 11h56 (heure locale) au Real Guadalhorce Club de Golf.

Le classement provisoire => ICI

Andalucia Open de Espagna : l’essentiel à savoir

Après le LPGA Tour c’est au tour du Ladies European Tour de clôturer sa saison, avec ce tournoi emblématique, en Andalousie.

Créée en 1982, cette épreuve a été intégrée au calendrier du Ladies European Tour en 2002. D’un tournoi national il est devenu le terminus d’une saison européenne de golf féminin.

Trois joueuses espagnoles l’ont remporté, et notamment Azahara Munoz, deux fois de suite. Des victoires qu’elle avait célébré par un plongeon dans la piscine du club house.

Quatre Françaises ont inscrit leur nom au palmarès, dont Karine Icher et Stéphanie Arricau, pour la période sous pavillon du LET.

La Néerlandaise Anne Van Dam est également deux fois vainqueur, et c’est l’Indienne Aditi Ashok qui s’est imposée, en 2023. L’an dernier, une autre Esapgnole s’imposait, en la personne de Carlota Ciganda, qui décrochait sa 7e victoire sur le circuit européen, et devenait, elle aussi, double vainqueur de ce tournoi avec sa compatriote Azahara Munoz.

S’agissant du parcours, dix sept ont accueilli ce tournoi, et c’est un retour sur celui de l’an dernier, pour cette nouvelle édition.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier il s’agit d’un champ réduit à 75 joueuses dont 9 Espagnoles sont invitées, sur les quinze présentes.

On retrouve, également, quelques-unes des joueuses qui ont fait l’actualité de cette saison avec les vainqueurs de l’année que sont Shannon Tan (2x), Mimi Rhodes (4x), Cara Gainer (1), Sara Kouskova (3x), Alice Hewson (1x), Perrine Delacour, Laura Fuenfstueck (1x), mais aussi le phénomène Canadien de 17 ans Anna Huang (2x), et l’Espagnole Nuria Iturrioz (1x).

Les Françaises Nastasia Nadaud, Céline Herbin, Camille Chevalier, Agathe Sauzon et Ariane Klotz tenteront de clôturer cette saison du mieux qu’elles le peuvent, et pourquoi avec une victoire pour Nadaud qui s’est montrée la plus performante, cette année.

L’Australienne Sarah Kemp entre également dans ce champ, en étant miraculée après son accident de voiturette en 2024, qui a failli mettre un terme à sa carrière. L’Allemande Helen Briem, la Suédoise Kajsa Arwefjall ou encore l’Indienne Diksha Dagar, qui a conservé son titre olympique des JO pour les athlètes sourds, où la Française de 17 ans et amateur, Margaux Bréjo, a décroché la médaille d’argent.

L’Espagnole Carlota Ciganda défendra son titre durant ces quatre jours de compétition qui ne comportent pas de Cut.

Le reste du champ est à consulter => ICI

Les 11 dernières lauréates

  • 2024 : Carlota Ciganda (-18)
  • 2023 : Aditi Ashok
  • 2022 : Caroline Hedwall
  • 2021 : Carlota Ciganda
  • 2020 : Emily K.Pedersen
  • 2019 : Anne Van Dam
  • 2018 : Anne Van Dam
  • 2017 : Azahara Munoz
  • 2016 : Azahara Munoz
  • 2014 : Connie Chen
  • 2013 : Lee Anne Pace

Le parcours

C’est un retour sur ce parcours qui a vu la victoire de Carlota Ciganda, l’an dernier, et qui va offrir à certaines joueuses, des repères acquis lors de la précédente édition.

Le Real Club Guadalhorce Golf a vu le jour en 1987, lorsqu’un groupe de passionnés acquiert l’ancienne ferme et la totalité des terres, dont les origines remontent au 16e siècle. Un groupe d’investissement finlandais va s’investir, par la suite, permettant d’agrandir la propriété et de réaliser le premier parcours , sous l’autorité de l’architecte D. Koski Kuronen, permettant, également la restauration du club-house.

Mais c’est à l’Espagnol Miguel Angel Jimenez que revint l’honneur de rénover le tracé de 18 trous, en 2007, pour en faire un Par 72. Il reprend les neuf premiers trous pour en réduire la distance et rendre cette première partie du tracé, plus simple. En revanche, il augmente la distance sur les neuf derniers trous, en incluant des obstacles d’eau. La taille des green est augmenté et 10 ans plus tard, le Roi Felipe VI accord au golf le titre de Royal Club. Son père, le Roi Juan Carlos en devenant le Président d’honneur.

C’est donc un haut lieu de l’histoire du golf espagnol que les joueuses vont parcourir jusqu’à dimanche.

Les spécialistes décrivent ce parcours comme typiquement anglais, avec ses fairway ondulés et une herbe très rase, y compris pour les rough. Les bunkers ne présentent pas de difficultés particulières en étant assez large, et principalement positionnés près des green. Et l’immensité de ces derniers offrent des lignes de jeu confortables. En revanche, la vitesse des green est décrite comme lente, par ceux qui ont joué ce parcours. Ce devrait donc être une semaine à birdie, pour ce dernier rendez-vous du LET. D’autant que le parcours est préparé plus court que l’an dernier.

Record du parcours

C’est une joueuses amateur Espagnole qui a réalisé le meilleur score l’an dernier en signant une carte de 64.

A 19 ans, Andrea Revuelta est de retour dans ce tournoi parmi les invitées.

Dotation et prime

C’est un tournoi qui reçoit l’une des plus importantes dotations de la saison, hors les Séries Aramco.

L’an dernier, c’est une somme de 650 000 euros que les joueuses avaient à se partager, pour une prime au vainqueur de 97 500 euros. En 2024, la dotation augmentait pour atteindre le chiffre symbolique de 700 000 euros. C’est cette somme qui est reportée cette année.

Les horaires de diffusion

Ce tournoi, comme ce fut le cas cette saison, est diffusé sur le chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Jeudi 27 novembre : 14h00 – 17h00
  • Vendredi 28 novembre : 14h00 – 17h00
  • Samedi 29 novembre : 14h00 – 17h00
  • Dimanche 30 novembre : 13h30 – 16h30

CME Group Tour Championship : Thitikul sur le toit du monde !

Sans trop de surprises mais avec un peu de suspense, et surtout du beau jeu, cette dernière journée consacre la Thaïlandaise de 22 ans, pour la seconde année consécutive qui s’envole au classement mondial.

Ce dimanche, nous avons peut-être assisté à la fin de l’ère Korda, et probablement d’une génération de trentenaire qui a eu du mal à évoluer, toute l’année, face à des joueuses de moins de 25 ans, dont beaucoup sont rookie. Et la Thaïlandaise Atthaya « Jeeno » Thitikul, d’être le fer de lance de cette génération de surdouées, en ayant remporté, pour la seconde année consécutive, la veste bleue qui sacre celle qui remporte la Race to CME, et le dernier tournoi de la saison.

En s’élançant, ce dimanche, avec six coups d’avance, la victoire lui était promise sans pour autant qu’elle soit automatiquement acquise. Car ses poursuivantes, Nelly Korda, Pajaree Anannarukarn et Sei Young Kim, pouvaient encore créer la surprise en signant un dernier tour très bas. Mais aussi, le parcours préparé dans sa version la plus longue de la semaine et les repères allaient obligatoirement apporter son lot de difficultés.

Pourtant, la Thaïlandaise de 22 ans donna tout de suite le ton. Ce fut un birdie au premier trou pour passer à –23. Mais devant elle avançait deux de ses rivales, en la personne de Anannarukarn et de Sei Young Kim. La Thaïlandaise et meilleure amie de Thitikul envoya, elle aussi, un signal fort, en alignant deux birdie à la suite. Puis, sur le Par 3 du trou n°4, elle en rentra un troisième, tandis que Thitikul concéda un bogey au trou n°2. Ce dernier tour était lancé, tout comme la course pour la victoire qui pouvait encore changer de main, puisque le leader n’avait plus que trois coups d’avance.

L’écart se réduisit encore lorsque Pajaree Anannarukarn signa un quatrième birdie sur le Par 5 du trou n°6, revenant à deux coups de la numéro un mondial qui ne semblait pas en difficulté ni perturbée. Anannarukarn passa à –21, sur le green du 7, mais elle resta deux coups derrière sa compatriote qui venait de signer un second birdie sur le Par 5 du 6.

De son côté, Nelly Korda, qui partageait sa partie avec Atthaya Thitikul, jouait +1 alors que Sei Young Kim jouait le Par. Aucune d’elles ne semblait représenter un danger pour Thitikul. Pourtant, Nelly Korda était loin de s’avouer vaincue. L’Américaine se fit plus offensive au retour où elle passa à –16 en rentrant son premier birdie du jour. Puis, au trou suivant, un Par 4 de 347 mètres, elle rentra son approche, avec une balle qui tomba sur la petite butte, à droite du green, et qui lui donna de la vitesse pour filer vers le trou. Un coup joué depuis le bunker de fairway qui ne laissait pas présager une telle finalité. Cet eagle remis l’ancienne numéro un mondial en selle, en lui offrant la troisième place, à –18.

Anannarukarn restait seconde, mais venait de perdre un peu de terrain sur son amie Jeeno, en concédant un bogey sur le Par 3 du trou n°12. Puis, au second coup du trou n°14, elle se fit une frayeur en mettant sa balle dans l’eau. Attaquant seulement le green au 4e coup, elle parvint à sauver le Par en amenant sa balle au mat. Un coup exceptionnel qui allait avoir un écho avec ceux que Thitikul allait jouer.

Au 13, la Thaïlandaise de 22 ans attaqua le green avec un drapeau au fond. Sa balle fila sur l’herbe et sortit du green, lui laissant un coup à suivre d’environ 6 mètres. Elle choisit de jouer avec son putter et ce fut un birdie parfaitement ajusté qu’elle rentra pour passer à –25. Puis, au 14, elle connut, comme sa compatriote avant elle, le même moment d’angoisse lorsque sa balle sortit du fairway pour filer dans l’eau. Mais contrairement à Anannarukarn, la balle de Thitikul se retrouva sur une zone sèche, près de l’eau. Elle put jouer sans pénalité sans parvenir à placer sa balle aussi bien que l’avait fait Anannarukarn, un peu plus tôt.

C’est au contraire avec un long putt qu’elle se retrouva qui allait lui apporter un Par. Alors que Nelly Korda se retrouva en position de birdie, pour passer à –19. Mais son putt, à environ 2,50 mètres du mat, fit passer sa balle à côté, ne lui apportant qu’un Par, elle aussi.

L’Américaine allait se rattraper sur le Par 3 du 15, avec un birdie joué à environ 6 mètres du trou, et une balle qui passa timidement pas le bord gauche. Entre le Par 5 du 14 et celui du 17, Thitikul enchaîna les Par, tout en conservant une avance de trois coups sur Thitikul, et cinq sur Korda, qui se plaça à –20, en sortant du 17.

Alors que Anannarukarn fut incapable de se laisser une chance de birdie au 18 et que Sei Young Kim gaspilla un coup pour eagle sur le 17, Jeeno Thitikul se retrouva sur le fairway du 18, non sans avoir fait la démonstration de son talent, à plusieurs reprises dans cette journée. Le chip du 13, hors du green, qui lui apporta un beau birdie et son attaque de mat, au 17, malgré une progression en travers, allant des aiguilles de pin au premier coup, au sable lors du 2e coup, resteront des moments importants dans cette journée. Et pour terminer en beauté, quoi de mieux qu’un birdie, avec une balle qui s’arrêta sous le mat, à environ 2,50 mètres, sur le green du 18,et qui fut jouée avec la même application que tous ses putts, cette semaine.

Portée par les acclamations d’un public qui s’est régalé de voir cette jeune femme de 22 ans évoluer durant quatre jours, Atthaya Thitikul fut sacrée reine du LPGA Tour, pour la seconde année consécutive, comme Jin Young ko l’eut fait, en 2021, juste avant que la veste bleue soit instaurée et que Lydia Ko l’inaugure en 2022.

Jeeno Thitikul remporte également sa troisième victoire de la saison et s’impose comme la joueuse qui a obtenu le plus de seconde place, cette année, tout en cumulant treize Top 10.

La Thaïlandaise numéro un mondial clôture son année sur le LPGA Tour avec un impressionnant palmarès de 7 victoires en trois ans, et plus de 17 millions de dollars de gain, après avoir choisi de passer professionnelle en 2020, à seulement 17 ans. Avec comme objectif premier de faire vivre sa famille, particulièrement modeste.

Juste après sa victoire, une journaliste lui demanda ce qui l’avait rendu capable de réaliser cet exploit, et Thitikul, avec sa décontraction habituelle répondit : « je pense que gagner 4 millions de dollars m’a motivé ».

En conférence de presse, la Thaïlandaise s’exprima un peu plus sur sa semaine : « en début de semaine je disait justement que pouvoir terminer quatre tours ici c’est déjà plus que ce que j’aurais espéré. Mais être ici avec le trophée, le tenir entre mes mains c’est vraiment plus que ce que j’avais espéré. Tout le travail que j’ai accompli avec mon équipe, une fois de plus, a porté ses fruits aujourd’hui », confia la numéro un mondial.

Atthaya Thitikul qui remporte, également, cette année, le trophée de la joueuse de l’année, le Vare Trophy qui récompense la joueuse qui a réalisé le score le plus faible, et qui termine en tête du classement de la meilleure moyenne de coups.

De son côté, Pajaree Anannarukarn repart avec un chèque de 1 million de dollars, et une nette progression au classement de la Race to CME, entrant dans le Top 50 des meilleures joueuses du LPGA Tour.

Nelly Korda se classe seule 3e de ce tournoi, avec le score de –20, confirmant qu’il faudra encore compter avec elle, l’an prochain. Et Gaby Lopez termine cette année sur les chapeaux de roues, en signant une dernière journée en 65, après sa carte de 62 la veille. « ce fut une saison incroyable. Je suis reconnaissante de beaucoup de choses. D’abord à mon équipe et tous les gens qu’il y a autour de moi », confia la Mexicaine. « J’ai la chance d’être entourée de professionnels et de personnes de grandes valeurs, avec des principes et c’est très important pour moi. Ensuite, je suis fière et reconnaissante de chaque combat que j’ai mené, sur chaque événement, pour chaque préparation et chaque entraînement. Le golf peut parfois être décevant. Il peut être frustrant, mais il faut garder espoir et continuer à croire qu’à un moment donné les choses vont s’inverser et ce qui s’est passé », expliqua Gaby Lopez, qui a été fortement inspirée par Lorena Ochoa.

A noter que deux joueuses ont signé un trou en un dans cette dernière journée. La Sud-coréenne Hye-Jin Choi et l’Australienne Stéphanie Kyriacou.

La Française Céline Boutier termine difficilement ce tournoi et cette saison, en signant une dernière carte de 72 qui la classe 47e à –3, soit 23 coups derrière la nouvelle star du LPGA Tour qui totalise plus de victoires que la numéro un Française, avec 10 ans de moins.

Si la saison régulière du LPGA tour vient de s’achever, il reste encore un tournoi par équipe, au mois de décembre, avec le Grant Thornton Invitational, sur ce même parcours, et la dernière étape de la Q-série qui déterminera les 25 joueuses qui gagneront ou retrouveront leur carte pour évoluer sur le LPGA Tour, en 2026.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du dernier tour

CME Group Tour Championship : Boutier submergée, Thitikul survole !

Une prime de 4 millions de dollars attend la joueuse de 22 ans, numéro un mondial. Mais restera-t-elle en tête jusqu’à la fin du dernier tour ?

Cette avant dernière journée de la saison régulière du LPGA Tour est sans doute en train d’envoyer un message pour la saison suivante, sans que celui soit réellement simple à décrypter. Mais on peut d’ores et déjà être assuré que les plus anciennes n’auront pas la partie facile face aux nouvelles générations plus talentueuses et plus endurantes. Et la numéro un mondial de s’imposer un peu plus comme le chef de file en jouant un golf aussi décomplexé que technique et stratégique.

Elle est en route pour revêtir une seconde veste bleue et par la même occasion en infliger une à celles qui tentent de suivre son rythme. A bientôt 23 ans, Atthaya Thitikul apparaît comme la nouvelle reine du golf mondial féminin en étant en tête, de ce tournoi, avec six coups d’avance, qui sont de nature à lui donner un avantage avant d’entamer la dernière journée.

Jouant avec la naturelle décontraction qu’elle a toujours affichée, la Thaïlandaise numéro un mondial a écrasé la concurrence et dominé cette journée, même si elle n’a pas été la seule dans ce cas. Cependant, elle s’est élancée en tête et elle a su conserver cette position en prenant une avance qui fait la favorite à sa propre succession.

Après un second tour en 63, Thitikul signe une carte de 64, tout en ayant débuté par un bogey sur le Par 5 du trou n°1. Le second en trois tours : « tout ce que j’ai fait hier et aujourd’hui est super génial. Comme je le disais hier j’ai simplement cherché à toucher les fairway et les green et rentrer mes putt », confia la Thaïlandaise qui nous a gratifié de quelques coups somptueux. Et notamment ce chip, à une dizaine de mètres de mat, hors et en dessous du green, dont la balle tomba exactement sur la ligne avant de tomber dans le trou. Un birdie qui s’est inscrit dans une suite de quatre, au trou n°12, lui permettant de passer à –19, avant de progresser à –20 puis –21, et de marcher seule en tête. Seule sur cette planète golf où, pourtant, cinquante neuf autres joueuses se battaient pour trouver ne serait-ce qu’un birdie. Et parmi elle la numéro un Française qui est passée très près d’occuper la seconde place mondiale, au début de l’année 2024, et qui recule dans ce classement comme à celui de la Race. A 32 ans, Céline Boutier ne joue plus les premiers rôles, face à ces jeunes générations qui ont dominé toute la saison, et la voici submergée par la majorité du champ et un parcours sur lequel elle a du mal à jouer sous le Par aussi vite qu’une Thitikul, qu’une Sei Young Kim ou une Somi Lee.

Classée 48e à –3, en améliorant sensiblement son score, tour après tour, la numéro un Française, en plus d’être la seule tricolore à faire partie de l’élite mondial, avec ce Top 60, ne peut même pas prendre sous son aile quelques jeunes Françaises de 19 ans, 20 ans ou 23 ans, comme des Sud-coréennes, des Thaïlandaises et même des Chinoises peuvent le faire.

En cette fin de saison, Céline Boutier est seule sur le circuit mondial, a peut-être deux ou trois ans d’une retraite bien mérité, à la lutte avec les jeunes générations et sans aucune dauphine à sa suite. Et sans doute est-ce là le reflet d’une politique du haut niveau français calquée sur la gestion politique et économique d’un pays qui continue de se regarder le nombril en accusant les autres de concurrence déloyale, quand, en réalité, trop de décideurs Français entretiennent la culture du médiocre depuis trop longtemps.

Le fan club de Thitikul ne passe pas inaperçu. (capture écran Golf Channel US/LPGA)

En plein développement économique, la Thaïlande est la seconde économie des pays d’Asie du Sud-Est, et ce pays s’affirme, chez les féminines, comme l’un des meilleurs du monde avec, comme ambassadrice, Atthaya Thitikul, qui n’aura pas eu besoin d’user ses pantalons sur les bans des universités pour devenir multimillionnaire.

Et comme par hasard, suit à la seconde place, une autre Thaïlandaise, vainqueur à deux reprises sur le Tour, sans avoir connu la même réussite que sa compatriote. A 26 ans, un peu plus dans l’ombre de Thitikul, Pajaree Anannarukarn n’en a pas moins rendu une carte de 65, comportant un eagle sur le Par 5 du trou n°6, tout en concédant son unique bogey sur le Par 3 du 16, en ayant manqué le green.

Elle est, avec Nelly Korda, l’une des rares à tenir le rythme imposé par Jeeno Thitikul, même si ce score de –7 journée pourrait être difficile à reproduire ce dimanche. « J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer cette journée, notamment aux côtés de Nelly, ce qui fut incroyable », déclara Anannarukarn qui rappela qu’elle est également une très bonne amie de Jeeno Thitikul : « c’est incroyable de voir comment elle joue bien, comment elle est solide est régulière ».

Et Nelly Korda, en étant également seconde à –16, montre que chez elle, en Floride, elle a du répondant. Certes, elle n’a pas évolué avec la même agilité que Atthaya Thitikul, mais l’Américaine de 27 ans a rendu une carte vierge de bogey qui vient rappeler son potentiel. « C’est une bonne journée. Sans doute j’ai laissé filer quelques putt pour birdie mais dans l’ensemble je suis satisfaite d’avoir réalisé une bonne journée, comme hier », déclara Korda, qui joua 64 au second tour, affirmant sa régularité et sa capacité à jouer très bas.

Derrière ce duo, se trouve la Sud-coréenne Sei Young Kim qui a marqué l’histoire du LPGA Tour par ces records et ces coups exceptionnels. Evoluant pour la seconde journée de suite avec la numéro mondial, elle n’a pas été autant en réussite que la veille. Quelques coups ont été lâchés trop à gauche ou à droite, et contrairement à la Thaïlandaise elle a dû gérer des putt plus longs. Comme sur le green du 13 où elle s’est retrouvée au fond, à plus de 10 mètres du mat, quand Atthaya Thitikul posa sa balle derrière le mat en bénéficiant d’un peu de back spin qui ramena celle-ci à moins d’un mètre.

Jouant –4 pour la journée, pour un score provisoire de –15, Sei Young Kim a peu de chances de jouer, ce dimanche, pour la victoire, et les 4 millions de dollars en prime. Mais on pourrait bien la voir disputer la seconde place à Nelly Korda, à Pajaree Anannarukarn ou à Somi Lee, voire Jennifer Kupcho, qui devraient animer ce dernier tour. « Nous attendions depuis le début de cette saison, jouer ce dernier tournoi. J’espère que beaucoup de gens voudront voir de belles performances car nous voulons offrir un beau jeu sur le parcours. C’est ce que nous pouvons faire pour les remercier », déclara Sei Young Kim, désormais désignée comme vétéran du circuit par la presse américaine, et qui n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Lopez, égale le record du parcours !

Ce moving day aura également été marqué par la performance de la Mexicaine Gaby Lopez, qui s’est élancée à 09h00, trente minutes après Céline Boutier, et qui a signé une carte de 62, sans bogey, constituant le meilleur score de la semaine, et du tournoi. Rejoignant Lydia Ko qui avait également joué 62 en 2016, alors âgée de 19 ans. « Vous savez, c’est une de ces journées où on est tellement dans l’instant présent que l’on arrête de se soucier du résultat », confia Gaby Lopez. « Au début du tournoi je me suis dit que j’allais vraiment profiter du week-end parce que j’ai travaillé si dur toute l’année pour être ici. Alors je me suis dit que j’allais juste être là sans être trop stricte et rigide », ajouta la Mexicaine qui pourrait être encore plus récompensée de son travail, dimanche soir, puisqu’elle est projetée 34e de la Race, avec cette 8e place du classement provisoire.

Quelques joueuses vedettes de la saison sans également dans le coup. Lottie Woad, Rio Takeda et Akie Iwai sont 9e à –11, ainsi que Minjee Lee et Nasa Hataoka qui a mis sa balle dans l’eau, en attaquant le green du 18.

Notons au passage la performance de fin de saison de Lexi Thompson, a temps partiel sur le Tour, qui a toute de même réussi à intégrer le Top 60 de la Race pour jouer ce tournoi.

Seconde à –6, le premier jour, l’Américaine Allisen Corpuz a dégringolé à la 29e place, en alignant des cartes de 71 et 72, après son 66 de jeudi.

Cette dernière journée devrait donc sacrer, pour la seconde année consécutive, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul, mais on a assisté, par le passé, à des retournements de situation surprenant, malgré la confortable avance du leader.

Et la victoire de Nelly Korda serait aussi exceptionnelle qu’inattendue, si elle parvenait à jouer aussi bas que dans ce troisième tour. A moins qu’une Thaïlandaise en cache une autre que Anannarukarn enfile la veste bleue, à la surprise générale.

Pour tout savoir de ce dernier tour, il faudra être connecté au site internet de la LPGA, ou à, la chaîne youtube du LPGA Tour, dès 19h00 !

Le classement provisoire => ICI

les meilleurs moments du 3e tour