BMW Ladies Championship : une 13e victoire pour Sei Young Kim !

Inébranlable jusqu’au bout, sur un parcours où le vent a un peu faibli, la Sud-coréenne de 32 ans, leader depuis le premier jour, et auteur de la carte la plus basse de la semaine, s’est imposée sans avoir de concurrente à la hauteur de son talent !

Partie dans le dernier groupe, avec le score de –19, et quatre coups d’avance sur l’Américaine Yealimi Noh et la Japonaise Nasa Hataoka, la Sud-coréenne Sei Young Kim avait, devant-elle, un challenge. Rester leader et ne pas craquer sous la pression, avec sa famille au bord du parcours venue l’encourager. Avec un vent qui venait de faiblir, par rapport au reste de la semaine, tout en restant bien présent, des positions de drapeaux un peu plus accessibles, il fallait se douter que celles qui avaient déjà réussi à jouer sous le Par, depuis trois jours, allaient profiter de ce moment pour rendre une bien meilleure carte.

Mais c’était aussi donner une meilleure chance à Sei Young Kim d’alourdir le score et de se détacher un peu plus en haut du classement. Comme au second et au troisième tour, elle débutait sa journée par un bogey, et cette fois-ci sur le par 3 du trou n°3. Ce qui n’entama pas son moral, puisqu’elle réagissait en alignant trois birdie, dès le Par 4 du trou n°5. Au neuf, elle en rentrait un autre, se retrouvant à –22, et la seule à franchir la barre symbolique de –20.

Derrière elle, au classement, on retrouvait ses camarades de jeu Yealimi Noh à -18 et Nasa Hataoka à –17. Puis, plus bas, le drapeau Français apparaissait, enfin, dans ce haut du leaderboard, avec une Céline Boutier qui venait d’abord le retour, tout en ayant trouvé trois birdie à l’aller, pour se classer à –16. Mais la Française conservait ses 6 coups de handicap, acquis dès la première journée, qui furent d’ailleurs de sept au premier tour, puis de six au second. Et cet écart serait insurmontable pour elle, durant cette dernière journée.

Néanmoins, le public Français et les supporters de la joueuse Parisienne, installée au Texas, affichaient un enthousiasme débordant. Et grâce à ces tournois à champ limité, et un bon résultat Céline Boutier bénéficiait de cette exposition médiatique dont elle n’a pas bénéficié durant une grande partie de la saison. Et il faut dire reconnaître que ce n’est pas avec une 20e place dans un Majeur que l’on peut attirer l’attention de la production TV du LPGA Tour.

Au trou n°10, Sei Young Kim réalisa un Par et ce fut un moment de flottement pour elle, qui débuta. Mais à la différence de ces partenaires de jeu, elle évita de concéder un bogey, ce qui ne fut pas le cas de Nasa Hataoka, qui rétrogradait de –17 à –16, en sortant du green du 10. Alors que Yealimi Noh allait connaître le même sort, sur le Par 3 du 13.

De son côté, Céline Boutier affichait un jeu solide et l’on regrettait qu’elle n’ait pas réussi à jouer plus bas que 69 au premier tour, car elle est apparue très performante dans ce 4e tour, en capacité de jouer ce golf qui a fait d’elle une championne, à six reprises, sur le LPGA Tour.

Alors que le trio Kim, Hataoka et Noh sortait du 12, Boutier se plaçait 3e à –17, grâce à un quatrième birdie, et le premier du retour. La Japonaise Rio Takeda, et rookie, grimpait seule à la seconde place, à –18, derrière une Sei Young Kim qui avait du mal à se laisser des putt à bonne distance, pour rentrer plus de birdie.

Mais si le vent venait un peu de faiblir en même temps que le rythme de la Sud-coréenne, chacun retrouvait de la vigueur à l’approche des cinq derniers trous.

Sur le Par 4 du 14, Sei Young Kim trouva le green à moins de 2 mètres du mat, lui laissant largement une chance de birdie. Qu’elle saisit pour porter son score à –23. Hataoka en profita, elle aussi, pour effacer son birdie du 10 et revenir à –17, avec un putt à 2 mètres, tandis que Yealimi Noh, armée de son long putter, se battait pour retrouver le chemin du birdie, après son bogey du 13. Et ce combat allait durer jusqu’à la fin de cette partie pour l’Américaine.

Dans le même temps, Céline Boutier ajustait sa mise en jeu sur le fameux Par 3 du trou n°15, se laissant un putt à environ 3 mètres, qu’elle réussit, sans trembler, lui offrant un cinquième birdie. Et c’est à la 2e place qu’elle apparaissait, à –18, avec encore une chance d’eagle sur le Par 5 du 17, à venir.

Le clan Français se mit alors rêver d’une fin de tournoi en –20 pour celle qui crevé tous les plafonds de verre, du golf féminin français, à l’international.

A Lim Kim jouait également bien et affichait cet enthousiasme démonstratif qui a construit une partie de sa notoriété. Elle se retrouvait à –17, après 15 trous, avec Nasa Hataoka et Yealimi Noh, tandis qu’à –16 évoluaient Na Rin An, Hye-Jin Choi et Lindy Duncan, toutes les trois au club house. Les trois joueuses ayant très bien réagi dans cette journée en signant des cartes très basses. Une de 63 pour les deux Sud-coréenne et une de 65 pour l’Américaine.

Sei Young Kim victorieuse en solitaire

Dominant ce tournoi depuis le début, nul ne voyait plus comment la Sud-coréenne de 32 ans allait manquer l’immanquable à quatre trous de la fin. Mais le vent soufflait encore très fort et il allait compliquer la fin de journée de toutes celles encore sur le parcours. Au 15, Hataoka frôla la pénalité avec une mise en jeu qui partit très à droite, alors que le vent soufflait vers la gauche du green. Tandis que Sei Young Kim parvint à serrer le mat, se laissant une balle à environ 2 mètres du trou. Enfin, Yealimi Noh jouait, elle aussi, avec précision, sur ce trou très exposé au vent, en plaçant sa balle à environ 3 mètres du mat.

Avec ce sixième birdie, Sei Young Kim s’envolait à –24, laissant derrière elles des joueuses qui ne pouvaient qu’espérer se disputer pour la seconde, la troisième ou la quatrième place.

Et la Française Céline Boutier était de celle-ci. Jouant sur le 16, au même moment, Boutier tenta de gagner un birdie de plus, mais son approche du mat laissait sa balle à environ 8 mètres du trou. L’heure de faire trembler une dernière fois le tableau des scores approcha, avec l’épreuve du Par 5 du 17. le groupe de Céline s’y attaqua d’abord. En tentant le green au second coup, avec un bois, la Française joua bien dans l’axe du mat, mais sa balle fila à droite et tomba dans le bunker au bord du green. Contrainte de jouer un troisième coup dans le sable, elle eut finalement un premier putt trop long pour réaliser le birdie. Une mince chance s’ouvrait encore devant elle, au 18, pour cocher la case birdie, une dernière fois.

Rio Takeda, qui venait de sombrer au classement, après un bogey au 14 et un double au 15, joua son putt de 1,50 mètre, trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, tuant une nouvelle opportunité de birdie. Seule Somi Lee signait un birdie sur ce Par 5, pour revenir à –15, après son bogey du 14.

Le groupe de Sei Young Kim se présenta alors sur le fairway du 17. Contrairement à Boutier, elle trouvait le bunker de gauche au second coup. Et ce green démontrait à quel point il était bien défendu, avec un accès assez étroit. Yealimi Noh resta courte du green tandis que Hataoka réussissait le meilleur coup, en plaçant sa balle à 10 mètres, sous le green, et une petite chance d’eagle, mais une grande pour birdie.

La sortie de bunker de Sei Young Kim ne fut pas assez longue pour lui laisser un putt court. La Sud-coréenne ne trouverait ni eagle ni birdie sur ce Par 5. Pas plus que Yealimi Noh alors que Hataoka ajusta son putt pour eagle afin de se laisser un putt d’environ 80 centimètres, pour birdie.

Le 18 serait donc une formalité pour Sei Young Kim qui tenta, quand même de se laisser une chance de birdie, avec une balle qui se bloqua rapidement sur un green assez souple, à un peu plus de 4 mètres, sous le mat. Hataoka joua le début du green tandis que Noh fut la plus agressive en envoyant sa balle derrière le mat, à environ 2,50 mètres.

Mais cette distance ne fut pas suffisante, pour l’Américaine, qui était en délicatesse avec son putting, depuis un bon moment. Alors que la Japonaise venait de retrouver confiance dans le sien, et bien que loin du trou elle signa une belle ficelle pour un dernier birdie. Quant à Sei Young Kim, elle concluait ce tournoi avec un Par, et un score largement au-dessus de tous les autres. « Je crois qu’il m’a fallu plus de dix ans pour remporter une victoire devant ma famille et mes amis », confiait Sei Young Kim en conférence de presse. « Cela représente beaucoup pour moi. C’est un tournoi que je voulais vraiment gagner, et je trouve que je ne peux pas exprimer tout cela avec des mots. J’ai vraiment bénéficié de l’énergie positive de tous les fans, et j’en suis vraiment reconnaissante », ajoutait-elle. Puis elle décrivit ses sensations en ce début de journée : « j’étais vraiment nerveuse au début, car cela faisait longtemps que je n’avais pas joué dans le dernier groupe », confiait Sei Young Kim. « Du coup, je me suis vraiment remise en question. J’ai raté une occasion de birdie au premier trou, et j’ai fait un bogey ensuite. Et A Lim me poursuivait d’un coup. C’est une joueuse très agressive », confia Sei Young Kim qui n’a rien à envier à sa compatriote. « Alors, je me suis dit que je devais jouer de manière agressive également. Cet état d’esprit a été le mien jusqu’à la fin. Et je me souviens que mon père me disait toujours de ne pas reculer quand j’étais nerveuse. Et j’ai essayé de garder cet état d’esprit », expliquait-elle.

Brillante 3e, Céline Boutier s’est également confiée sur sa journée : « je suis plutôt contente de ce résultat. Je ne savais pas à quoi m’attendre en début de semaine, mais je suis contente d’avoir un peu lutté et de m’être donné quelques chances, même avec un vent très fort. Je suis donc plutôt satisfaite de mon niveau de jeu tout au long du tournoi », confiait la Française.

Puis elle s’exprima sur son jeu : « il y a certainement des points positifs. J’ai vraiment l’impression que j’aurais pu améliorer quelques coups, Ici et là. Surtout au départ. Mais vu ma forme du moment, je suis plutôt satisfaite du résultat », concluait Boutier sur ce sujet, tout en précisant qu’elle va s’accorder une semaine de repos, en Corée du sud, avec ses parents, avant de partir en Malaisie.

La seconde Française engagée dans ce tour termine 56e à –4. Pauline Roussin-Bouchard n’a pas été dans le coup dans la première journée et elle a seulement trouvé le bon rythme, lors du dernier tour, en jouant 69.

Le classement final => ICI

Les 13 victoires de Sei Young Kim

2015

  • Pure Silk Bahamas LPGA Classic
  • Lotte Championship

2016

  • JTBC Founders Cup
  • Meijer LPGA Classic

2017

  • Citibanamex Lorena Ochoa Match Play

2018

  • Thornberry Creek LPGA Classic

2019

  • LPGA Mediheal Championship
  • Dana Open
  • CME groupe Tour Championship

2020

  • KPMG Women’s PGA Championship
  • Annika Driven by Gainbridge at Pelican

Le résumé du jour en vidéo

BMW Ladies Championship : S.-Y. Kim à un tour de la victoire ?

La Sud-coréenne est favorite pour la victoire, mais ce dernier tour peut réserver des surprises dont le golf a le secret.

Comme la veille, le vent a accompagné les joueuses jusqu’au terme de la journée et c’est avec cet élément qu’elles ont toutes appris à composer. Mais peu parviennent à évoluer sous le Par, et le leader ne semble pas avoir d’adversaire pour lui barrer le chemin vers la victoire.

Contrairement au vent, la Sud-coréenne Sei Young Kim ne faiblit pas, continuant de progresser en haut du classement provisoire, et il y a désormais de fortes chances qu’elle s’impose dimanche. Car c’est souvent en étant très à l’aise sur un parcours, en y prenant un avance confortable, qu’elle a décrocher la victoire sur le LPGA Tour.

Partie dans le dernier groupe, avec l’Américaine Brooke Mathews et la Japonaise Rio Takeda, Kim a quand même rencontré des difficultés sur les neuf premiers trous, en concédant deux bogey. Le première, au trou n°4, après trois Par, et le second sur le green du Par 4 du 9. Entre temps, elle avait signé trois birdie de sorte qu’elle aborda le trou n°1 avec le score de –1 journée. Et ce fut un trou gagnant pour la Sud-coréenne qui y signa un nouveau birdie. Elle se retrouvait alors à –18, devant l’Américaine Brooke Matthews, qui surprenait en se maintenant en haut du classement, et surtout à la seconde place, en étant capable de suivre celle qui détient 12 victoires sur le Tour, à 32 ans.

Matthews parvenait à rester dans cette position de chasseuse grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°2. Mais l’Américaine, qui a joué 65 au premier tour et 64 au second, montrait quelques signes de faiblesse qui se concrétisèrent rapidement. Ce fut d’abord un bogey sur le Par 4 du trou n°4, qu’elle effaçait pas un birdie sur le Par 5 du 6, puis un second bogey sur le Par 4 du 11. De sorte qu’elle se retrouva avec deux coups de retard sur Sei Young Kim, qui venait de concéder le Par, sur même trou n°11. Cependant, la Sud-coréenne voyait son avance de coups se réduire dans ce moving day, et rien n’interdisait qu’une autre joueuse se place co-leader, où passe seule en tête.

La Japonaise Nasa Hataoka, qui fit une bonne opération la veille, jouait devant, dans l’avant dernier groupe, avec Céline Boutier et Hyo-Joo Kim.

La numéro un Française était enfin dans le bon rythme, mais sa première journée qui lui avait fait prendre du retard sur le leader, pèserait encore jusqu’à la fin de ce troisième tour.

Quant à Hyo-Joo Kim, elle vivait péniblement cette journée, en ayant concédé quatre bogey à la suite, du par 5 du trou n°2 au Par 4 du trou n°5. Et ensuite, on ne revit plus la Sud-coréenne qui venait de passer de –13 à –9, dans le Top 5.

Un retour spectacle et piégeux

Les organisateurs de ce tournoi nous ont habitué à faire évoluer les joueuses sur de très beaux parcours, mais aussi assez difficiles. Et celui choisi cette année, s’il offre des vues exceptionnelles, comporte quelques pièges, et une excellente défense qui s’appelle le vent.

Jouer parfois un à deux clubs de moins, et sous le vent peut être la solution pour faire tomber la balle une bonne dizaine de mètres avant la zone cible, puis de la laisser rouler.

Un brin trop attaquante, l’Américaine Brooke Matthews paiera le prix fort de presque tous ses mauvais coups, tandis que Sei Young Kim progressera plus stratégiquement.

Mais les green jouèrent également un rôle important dans cette journée, et trouver la bonne ligne de putt ne fut pas donné à toutes les joueuses. Ainsi, Brooke Matthews trouva le green du Par 3 du 13 à environ 6 mètres à droite du mat. Son premier putt fut un peu trop appuyé et sa balle dépassait d’environ 1,20 mètres. A cette distance, sur ce parcours, le putt pour le Par reste faisable, mais en faisant preuve d’assurance et de concentration. Mais sa balle passa franchement à droite et elle eut un troisième putt pour en finir. Ce nouveau bogey l’empêchait de suivre le rythme de Kim, et la mettait sous la pression de joueuses comme Nasa Hataoka et Yealimi Noh, qui étaient bien plus à l’aise qu’elle, sur le retour.

Hataoka se retrouvait donc à –15, un coup derrière l’Américaine, alors que Yealimi Noh jouait –4 journée, et qu’elle pointait à –14, après 15 trous.

Quant à Céline Boutier, elle jouait –3 journée, après 13 trous, et se retrouvait à la 5e place, avec le score de –13 en compagnie de Somi Lee et de Rio Takeda.

Les derniers trous allaient donner du fil à retordre à Matthews qui allait encore perdre du terrain.

Sur le Par 3 du trou n°15, ce fameux trou spectacle, elle manquait totalement sa mise en jeu avec une balle qui termina sa course à gauche, sur le départ du 16, à la limite de l’obstacle d’eau. Elle tenta de remettre sa balle sur le green, loin en contre bas, mais c’est dans le rough, le long de l’escalier qui mène au green, qu’elle fit tomber sa balle. Un nouveau chip envoyait sa balle sur le green tout en la faisant rouler bien après au mat. Manquant les deux putt qui suivirent, elle concédait un triple bogey qui la faisait passer de –16 à –13, laissant Nasa Hataoka, prendre la seconde place, avant que Yealimi Noh ne la rejoigne.

De son côté, Sei Young Kim avait du mal, après un nouveau birdie, qui la faisait passer à –19, sur le green du Par 5 du 12, à progresser. Et sur le Par 4 du 16, la Sud-coréenne concédait un bogey en voyant son putt dévier subitement, en même temps qu’une rafale de vent traversa le green. Sa balle déviait d’un bon mètre et elle se retrouvait à –18 avec une nouvelle chance de birdie, devant elle, au départ du Par 5 du 17. Trouvant le green au second coup, Sei Young Kim se retrouva avec un putt à gauche du mat, à environ 8 mètres. Et à cette distance on eut pu croire qu’elle allait encore voir sa balle s’arrêter devant le trou, comme elle l’avait vécu quelques trous plus tôt. Mais la balle tomba, et ce fut un eagle bienvenu qui faisait passer la Sud-coréenne de –18 à –20, confortablement en tête, à l’approche du 18. Un dernier trou où elle ne parvint pas signer le Par, après avoir trouvé le bunker de green, à gauche, près de la tribune, et qu’elle eut la pente du green à gérer pour ne pas trop faire rouler sa balle. Se retrouvant avec un putt en montée, son putt fit passer sa balle un peu à gauche. Ce fut un bogey.

Céline Boutier termina sa journée, juste avant, avec un retour qui ne lui rapporta aucun coup supplémentaire, puisqu’elle allait d’un bogey à un birdie, deux fois de suite, pour conclure au 18 avec un Par.

Elle signait une nouvelle carte de 69, comme au premier tour, et bien que classée 4e, avec Somi Lee, Rio Takeda, et une Brooke Matthews qui a réussi à limiter la casse, elle reste à 6 coups d’un leader qui ne semble pas faiblir, tour après tour.

Sei Young Kim qui compte quatre coups d’avance sur Noh et Hataoka, qui partageront sa partie, alors que Boutier évoluera, encore une fois, dans l’avant dernier groupe, mais Rio Takeda et Somi Lee. « Les membres de ma famille sont présents, ainsi que des amis » expliqua Sei Young Kim. « Cela me procure beaucoup d’énergie, et en même temps je suis nerveuse car je veux bien faire », ajoutait-elle. « Ce fut une journée difficile. La plus dure je pense. Ca me rappelle celle au pays de Galles, car le parcours et le niveau de difficultés sont identiques. Je pense que le vent n’était pas aussi fort au Pays de Galles. J’ai néanmoins eu de nombreuses occasions et de très bonnes, avec cet eagle. Pour demain, il faudra juste faire face à la situation, peu importe ce qu’elle sera. Je pense que demain ce sera vraiment un combat contre moi-même » avouait Kim. « Et c’est valable dans tous les sports. Je vais aller m’entraîner au putting, dîner avec du poulet Gochujang et passer une bonne nuit de sommeil ».

A l’approche de cette dernière journée, Sei Young Kim est donc largement favorite, mais il faut rester prudent, car une défaillance peut très bien placer des joueuses comme Yealimi Noh, Nasa Hataoka, Somi Lee et Céline Boutier, en lice pour la victoire.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé de la journée

BMW Ladies Championship : L’essentiel à savoir

Historique

Apparu en 2019, ce tournoi connaît sa 5e édition, après l’annulation de la seconde édition en 2020. Cette épreuve a surtout été dominée par des joueuses asiatiques, même si, en 2022, quelques américaines se sont portées aux avant-postes. Quant aux Françaises, Céline Boutier a joué toutes les éditions et a été la Française qui a obtenu la place de 5e, en 2023, et a terminé seconde en 2024.

En 2023, la victoire se jouait en playoff, entre l’Australienne Minjee Lee et l’Américaine Alison Lee. C’est finalement Minjee Lee qui s’imposait lors du premier trou de playoff, avec un birdie.

Le champ de joueuses

Ce sont 78 joueuses qui intègrent ce champ, dont la majorité des 60 meilleures classées à la Race to CME.

On note, cependant, l’absence de Nelly Korda et celle de Lydia Ko, comme la semaine passée. De même Jeeno Thitikul, vainqueur dimanche dernier.

Les sœurs Iwai sont de retour sur les fairway, et elles retrouvent des joueuses comme Minjee Lee, Miyu Yamashita, Somi Lee, Lindy Duncan, Ina Yoon et Minami Katsu qui ont été des animatrices du dernier tournoi.

Lottie Woad est également de retour tout comme Esther Henseleit et Céline Boutier. La numéro Française qui retrouvera Pauline Roussin-Bouchard.

Une joueuse Sud-coréenne fait son retour, après sa maternité. Il s’agit de Chella Choi. Elle a accouché d’un petit garçon à la fin du mois de mars 2024.

En 2024, des joueuses comme Nataliya Guseva, Jin Hee Im, So Mi Lee, Auston Kim, Gabriela Ruffels et Mao Saigo étaient présentes en tant que rookie. Elles reviennent avec plus d’expérience et un statut de joueuse confirmée qualifiée pour la tournée asiatique.

Ce tournoi de quatre tours ne comporte pas Cut.

Les rookie du champ

  • Saki Baba
  • Jenny Bae
  • Akie Iwai
  • Chisato Iwai
  • Ingrid Lindblad
  • Julia Lopez Ramirez
  • Cassie Porter
  • Rio Takeda
  • Miranda Wang
  • Lottie Woad
  • Miyu Yamashita
  • Ina Yoon

Les amateurs dans le champ

  • Soomi Oh – Corée du sud
  • Esther Kwon – Corée du sud

Les invitations sponsor

  • Na Rin An – Corée du sud
  • JeongEun Lee5 – Corée du sud
  • Kum Kang Par – Corée du sud
  • In Gee Chun – Corée du sud
  • JeongEun Lee6
  • Sung Hyun Park – Corée du sud
  • Chella Choi – Corée du sud
  • Soomin Oh – Corée du sud
  • Esther Kwon – Corée du sud
  • Eun-Hee Ji – Corée du sud

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Hannah Green -19
  • 2023 : Minjee Lee (playoff) –16
  • 2022 : Lydia Ko –21
  • 2021 : Jin Young Ko –22
  • 2019 : Ha Na Jang -19

Le parcours

Changement de parcours, cette année encore, et direction le sud du de la Corée du sud, sur le territoire de Jeolla du sud, avec un parcours ouvert sur la Mer de Chine. Ce parcours est l’œuvre les architectes Gary Roger Bade et David Dale et il a ouvert en 2009. Un parcours qui s’étire le long du trait de côté, qui est bordé d’arbres. Et la mise en jeu du trou n°16 se fait en jouant au-dessus de l’eau, avec un fairway en dog leg, ce qui promet des images spectaculaires.

Ce tracé est planté en en Bentgrass, sur les green, et en Zoysia grass sur les fairway et les rough. Les green sont larges et souvent défendus par des bunker. Le trou n°3 s’enfonce dans un lac qui borde le trou n°2 à droite, et le trou n°4 à gauche.

Enfin, ce parcours est constitué de deux parcours, le Pine et le Beach.

Comme souvent, lors des tournois en Asie, très peu d’informations filtrent sur les parcours de cette région du monde.

Sponsor et dotation

Comme l’an passé, la marque automobile allemande renouvelle son partenariat avec cette quatrième édition. Quant à la dotation, elle a évolué en 2023 avec un montant de 2,2 millions de dollars pour une prime, au vainqueur, de 330 000 dollars. Cette année, ces sommes sont augmentées avec une dotation de 2,3 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 345 000 dollars.

Horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 16 octobre : 03h00 à 07h00
  • Vendredi 17 octobre : 05h00 à 09h00
  • Samedi 18 octobre : 05h00 à 11h00
  • Dimanche 19 octobre : 05h00 à 09h00

Hero Women’s Indian Open : coup double pour Tan !

Cette dernière journée, en Inde a connu un retournement de situation avec l’effondrement du leader et le retour en force d’une joueuse qui se faisait de plus en plus présente, dans le haut des leaderboard, depuis plusieurs mois. Et la première place de l’ordre du mérite de changer de main, par la même occasion !

On attendait l’Indienne Hitaashee Bakshi et ce fut finalement la Singapourienne Shannon Tan qui s’est imposée, en réalisant une très belle journée, sur un parcours où beaucoup de joueuses y ont perdu leurs repères.

Classée 4e à –2, au soir du troisième tour, alors que l’Indienne Bakshi menait avec un score de –9, Shannon Tan a comblé son retard, de manière méticuleuse, notamment au retour, après avoir trouvé deux birdie à l’aller. Mais il ne suffisait pas qu’elle rentre plus de birdie que la veille, encore fallait-il que le leader ne progresse pas. Et c’est bien ce qui arriva dans cette journée, quand l’Indienne de 21 ans a commencé à concéder un bogey, un coup sur deux, dès le Par 3 du trou n°3. Puis, à partir du Par 44 du trou n°6, ce furent deux bogey à la suite et un double sur le Par 5 du trou n°8. Descendue à –5, elle devenait soudainement fragile face à la progression de Tan, qui venait de signer deux autres birdie sur les Par 4 des trous 10 et 11.

Une autre joueuse progressait également, et elle avait déjà retenu l’attention, depuis le second tour. Il s’agit de l’Anglaise Alice Hewson, qui joue bien depuis plusieurs mois, au point qu’elle a réussi à conserver son titre, en Suisse, il y a un mois. Evoluant dans le dernier groupe, Hewson avait sous ses yeux l’Indienne et elle savait qu’elle ne progressait plus au classement. Et dans le groupe devant elles, se trouvait Shannon Tan.

Lorsque Shannon arriva sur le green du 18, elle pointait à –7, un coup derrière Alice Hewson qui semblait tenir une nouvelle occasion de ramener un trophée à la maison.

Tan a manqué son putt pour birdie au dernier trou, mais derrière elle, Hewson venait d’envoyer sa mise en jeu dans l’eau. Sauf que sur un Par 5, une balle dans l’eau n’est pas nécessairement l’assurance de terminer sans un birdie.

Aussi, la Singapourien se rendait-elle au practice pour s’échauffer en vue d’un éventuel playoff. Mais cela ne fut pas nécessaire. Hewson concédait un double bogey sur ce dernier trou, permettant à Tan de remporter la victoire un score de -7. « Je suis encore sous le choc », a déclaré Tan. « Il s’est passé beaucoup de choses cette semaine, de mon visa initialement non obtenu à mon arrivée tardive et à mon arrivée ici mardi. Je suis sous le choc de ce qui s’est passé, mais je suis vraiment reconnaissant et heureuse d’avoir saisi l’opportunité de jouer ici ». Puis, elle ajoutait : « j’ai regardé le classement au 15 et j’ai vu que j’étais à deux coups. Je sais que les derniers trous ici à DLF peuvent être difficiles, alors j’ai décidé de m’en tenir à mon plan de jeu et de continuer à me donner des chances en espérant qu’elles diminuent. Je jouais mon propre jeu, quoi qu’il arrive. Je pensais devoir réussir ce putt (au 18) pour, peut-être, forcer un playoff. Et je me suis donnée une chance, puis je suis arrivée, et quelqu’un m’a dit que j’étais toujours dans la course. J’ai demandé ce qui se passait et j’ai compris ce qui venait de se passer pour Hewson », expliqua longuement la joueuse de 21 ans, qui est entrée dans sa seconde année chez les professionnelles.

« Ce parcours me convient parfaitement, car je suis capable de frapper la balle droit et avec précision. Et je pense que cela a joué un rôle important pour moi cette semaine », a-t-elle poursuivi. « Ma frappe de balle n’a pas été si différente de celle des trois derniers jours, mais le putter était vraiment chaud aujourd’hui. J’ai réussi plus de putts que les deux derniers jours. J’ai joué ici l’année dernière et j’avais vraiment hâte d’y retourner, surtout après avoir perdu d’un point l’année dernière. Je me suis dit que ce parcours me convenait, que j’avais un avantage, donc j’attendais cet événement avec impatience depuis longtemps et je pense que gagner cette semaine signifie vraiment beaucoup ».

Alice Hewson termine donc ce tournoi avec le score de –6, soit un coup derrière Tan, et un coup devant l’Indienne Hitaashi Bakshi, qui aura donné de l’espoir à ses fans, durant deux tours, avant de s’effondrer en début de journée. L’Inde qui place une seconde joueuse à la 4e place, avec Pranavi Urs, qui commence à se faire un nom sur le circuit européen, et une troisième joueuse à la 5e place, avec le score de –3. Et il s’agit, là encore, d’un jeune espoir de 19 ans, que l’on a peu vu cette année, alors qu’elle signe trois Top 10, depius la Lalla Meryem Cup où elle avait terminée à la 16e place. Avec Bakshi, 21 ans, et urs, 22 ans, l’Inde confirme sa montée en puissance dans cette discipline, permettant des perspectives de développement du calendrier dans ce pays. Et peut-être, même, d’intéresser quelques partenaires pour financer la prochaine saison du LET.

L’Australienne Kelsey bennett partage la 5e place, avec Avani Prashanth.

Leader du premier tour et annoncée comme la star du golf Indien, Vani Kapoor, 31 ans, fut une étoile filante dans le ciel de ce tournoi, en signant les trois dernières journées en 74, pour un score total de +1.

S’agissant des têtes d’affiche présentes cette semaine, hormis Alice Hewson et Shannon Tan, l’Anglaise Mimi Rhodes a connu des hauts et des bas, et elle termine ce tournoi avec une carte de 74, pour une score final de +3, la plaçant à la 15e place, alors que la Suissesse Chiara Tamburlini a concédé un 76 dans cette journée, terminant 20e à +4. Momoka Kobori est 25e à +6, avec Klara Davidson Spilkova, tandis que Marianne Skarpnord se classe 30e à +7 et que Sara Kouskova est 41e à +10 et Trichat Cheenglab est 45e à +11.

Du côté des Françaises, les scores ne sont guères mieux, puisque Ariane Klotz a encore dégringolé en jouant 83 dans ce 4e tour, pointant à la 68e place. Agathe Sauzon termine cette journée avec une carte dans le Par, mais à +13. Emie Peronnin est également à +13, Camille Chevalier a joué 79 dans ce dernier tour, pour un score total de +11, et Anne-Charlotte Mora fait à peine mieux en signant une dernière carte de 76 pour une 34e place à +9. Finalement, c’est Emma Grechi qui est la Française la mieux classée, en ayant réussi à rendre une seconde carte de 71, sur ces quatre jours. Ce qui lui vaut de terminer 20e à +4, alors qu’elle avait débuté la semaine en jouant 77.

Ce parcours a manifestement éprouvé la majorité du champ, et c’est avec ce type de test que l’on peut voir quelles joueuses disposent d’un jeu plus solide, d’une meilleure stratégie, et d’une capacité d’adaptation.

Tan, nouveau leader de l’Ordre du mérite

Avec cette performance en Inde, la Singapourienne passe en tête de l’ordre du mérite, devant l’Anglaise Mimi Rhodes, avec le même nombre de tournois joués, soit 19. Nastasia Nadaud est la seule Française dans le Top 10, en étant classée 9e.

« C’est une belle progression d’être numéro un au classement. J’ai fait confiance au processus toute la saison et il reste encore trois événements, alors je vais tout donner », a déclaré Shannon Tan. « Je vais continuer à avoir le même état d’esprit. Faire de mon mieux, car je ne peux pas vraiment contrôler ce que font les autres et c’est le jeu de chacun. Si je me concentre uniquement sur moi-même, c’est tout ce que je peux demander », déclara Tan qui est double vainqueur, cette année, comme Lottie Woad et la jeune Anna Huang. Tandis que Mimi Rhodes et Sara Kouskova ont remporté trois victoires.

L’Anglais Hewson est remonté à la huitième place et l’Indien Bakshi a bondi de la 108e à la 56e place au classement.

La prochaine épreuve du Ladies European Tour aura lieu du 23 au 26 octobre, avec le Wistron Ladies Open, qui se déroulera au Sunrise Golf and Country Club.

Le classement final = > ICI

Le classement de l’Ordre du mérite => ICI

Buick LPGA Shanghai : Thitikul domine Katsu en playoff !

Ce fut un dernier comme les passionnés de golf les aiment. Des birdie, un classement serré, des très beaux coups et un playoff pour déterminer le vainqueur qui n’est pas celui qui a dominé le classement depuis trois jours. Et une numéro un mondial qui affirme un peu plus son statut !

La Japonaise Minami Katsu avait pourtant tout en main pour s’imposer. Elle menait ce tournoi depuis le second jour tout en ayant signé le record du parcours, lors de cette deuxième journée.

Après 10 trous, dans ce dernier tour, Katsu était encore leader, mais talonnée par la numéro un mondial qui avait deux coups de retard, et qui avait progressé de quatre coups, à l’aller, contre trois pour la Japonaise. Plus bas, la Japonaise est rookie, Miyu Yamashita, faisait jeu égal avec l’Australienne Minjee Lee, se partageant la 3e place avec le score de –16. Les laissant dans la difficulté pour tenter de se rapprocher de Minami Katsu. Voir de Jeeno Thitikul, compte tenu du rythme auquel les birdie tombaient.

Les Sud-coréennes A Lim Kim et Somi Lee et les Américaines Lindy Duncan et Jenny Bae pointaient à –15, avec deux à trois trous d’avance sur le dernier groupe. Et l’on comprenait que la victoire ne pourrait pas revenir à l’une de ces joueuses, sauf retournement de situation soudain.

L’attention se figea donc naturellement sur le dernier groupe, où Thitikul semblait être la seule à pouvoir faire obstacle à Katsu, pour la victoire. Tandis que cette dernière songeait à ce premier trophée après lequel elle court depuis 2023, qui constitue son année de rookie.

Après un quatrième birdie, pour Katsu, sur le Par 4 du 10, qui la laissait toujours deux coups devant la Thaïlandaise, qui rentra, elle aussi, son putt pour birdie, alors que Minjee Lee signa un Par, on crut s’acheminer vers une fin de tournoi assez conventionnelle, où le leader enchaîne les bons coups, empêchant son ou ses adversaires directs de le rejoindre au score. Mais la Japonaise avait face à elle la nouvelle joueuse classée numéro un mondial, titulaire de la veste bleue, qu’elle défendra en fin de saison, et qui a déjà connu pas mal de fin de tournoi très serrés.

Pourtant, sur le Par 4 du 12 et le Par 5 du 13, Katsu joua suffisamment bien pour signer deux birdie à la suite, tandis que la Thaïlandaise ne trouva que des Par. Bloquée à –19, Thitikul voyait s’échapper en tête Minami Katsu avec le score de –23, et aucun signal ne s’allumait pou indiquer que cet ordre établi allait bientôt se modifier.

Pourtant, Atthaya Thitikul retrouva du rythme sur le Par 4 du 14, en rentrant son cinquième birdie du jour, sans avoir concédé de bogey depuis le 18 au second tour. Elle passa à –20, puis à –21 au trou suivant, alors que Katsu se retrouva plus loin du mat que jusqu’ici, ce qui ne lui laissa pas d’autre possibilité que de signer un Par. Thitikul retrouvait ses deux coups de retard alors que Minjee Lee, qui avait signé un birdie au 14, par un putt d’environ 8 mètres, était tombée à –16, à cause d’un stupide bogey au trou n°12. L’Australienne, mit de trop de profondeur dans son approche du mat et eut joua un chip pour dégager sa balle collée au fringe. Deux putt furent nécessaire pour conclure le trou, lui faisant perdre du terrain sur les joueuses de tête. Mais en cette fin de journée, Minjee Lee était autant en forme que les joueuses de tête qui allaient se rendre coup pour coup, jusqu’à la fin.

Au 17, Minjee Lee signa son quatrième birdie du jour, pour revenir à –17. Thitikul se laissa un putt d’environ 2 mètres pour rentrer un birdie qui la fit passer à –22, alors que Katsu vit sa balle tomber un mètre devant le trou, puis rouler un peu plus de 4 mètres derrière. Malgré sa précision au putting, elle sortit de ce trou avec un Par, ne parvenant pas à donner la réplique à sa poursuivante.

Et ce coup perdu allait faire toute la différence au 18 ! Car juste après, la Thaïlandaise marqua ce tournoi de son empreinte en allant chercher le green, au second coup, avec un hybride, logeant sa balle sur la bonne trajectoire, mais environ 6 mètres après le mat. Alors que la Japonaise joua ce Par 5 en lay up (laying up), sans trouver la bonne distance. Sa balle tapait le début du green et revenait en arrière pour lui laisser une approche d’environ 20 mètres. Atthaya « Jeeno » Thitikul venait de prendre l’avantage psychologique. Encore fallait-il qu’elle confirme en concrétisant cette chance d’eagle qui se présentait à elle.

C’est alors qu’à un trou de la fin de ce tournoi, débuta un festival de très bons coups de golf. La Japonaise prit ses repères et joua son chip avec une telle précision que sa balle roula jusque dans le trou. Katsu venait de sauver un birdie, alors que beaucoup pensaient qu’elle sortirait de ce trou avec un Par. Puis, Minjee Lee tenta sa chance pour l’eagle, mais sa balle frôla le trou, lui laissant l’opportunité de sortir de ce green avec un birdie. Ce qui fut fait, peu après. Enfin, vint le tour de Thitikul. La Thaïlandaise eut un putt délicat, car légèrement en descente. Donnant la bonne intensité à son coup, sa balle fila vers le trou, sans quitter la ligne et tomba ! La numéro un mondial faisait subitement un bon en haut du classement, à –24, grâce à cette eagle, la mettant sur un pied d’égalité, un trou avant la fin de parcours, avec la Japonaise Katsu qui donnait le sentiment de pouvoir cheminer, sans trop de difficultés, jusqu’à son premier trophée sur le LPGA Tour.

Trois options se présentaient, alors. Soit Katsu réalisait un birdie, contre un par à Thitikul. Soit c’était l’inverse. Soit les deux joueuses restaient à égalité et partaient en playoff.

C’est finalement la dernière option qui fut la bonne, lorsque Katsu et Thitikul sortirent du 18 avec un Par, alors que la Japonaise se retrouva, pourtant, avec un putt plus court que la Thaïlandaise. Et finalement, c’est Minjee Lee qui réalisait le dernier birdie de ce groupe, procurant une nouvelle sensation au public, qui profitait d’un beau spectacle, autant que le téléspectateur.

Balle dans l’eau et victoire de Thitikul

C’est donc un supplément de jeu qui allait participer au dénouement de ce tournoi, dont le parcours offrait de belles possibilités de birdie, sans toutefois qu’elles soient simples à construire.

C’est au 18 que les deux joueuses se retrouvaient et après une bonne mise jeu, Thitikul réalisa une meilleure approche du mat que Katsu. Soit environ 3 mètres pour la Thaïlandaise contre 4 mètres à la Japonaise. Cependant, c’est avec un Par qu’elle sortaient de ce premier trou de playoff.

De retour au départ du 18, Thitikul mit en jeu très à gauche, et sa balle fila dans l’eau. Alors que Katsu trouva le fairway. On crut, alors, assister à un moment décisif, de nature à donner la victoire à la Japonaise, sur ce Par 4 où une pénalité ne laissait pas beaucoup de chance à la numéro un mondial, de sortir avec le Par. Mais Atthaya Thitikul, à 22 ans, est une joueuse exceptionnelle qui sait manier la balle autant qu’elle sait maîtriser son mental. D’ailleurs, il y a deux ans, la Française Céline Boutier l’avait particulièrement malmenée en playoff, en Malaisie, apportant à la Française sa 6e et dernière victoire sur le LPGA Tour.

Malgré un arbre dans sa ligne de jeu, masquant une partie du green, Thitikul trouva la bonne ligne et une distance qui fit atterrir sa balle au fond du green, sur la bosse, du côté gauche. Le côté de la pente qui ramena sa balle à environ un mètre du mat, lui offrant un putt exceptionnel pour sauver le Par.

De son côté, Minami Katsu n’eut pas la même chance, et ce fut un putt d’environ 3 mètres qu’elle eut pour assurer le Par. Malgré cette balle dans l’eau, le playoff se poursuivit au trou n°10. Et la Japonaise ne voyait toujours s’avancer vers elle le trophée.

Ce troisième trou de playoff allait encore donner l’avantage à la Japonaise quant Thitikul envoya sa mise en jeu dans le rough, à droite du fairway, et que son second coup fit tomber sa balle sur le bord droit du green, à environ 15 mètres du mat. Alors que Katsu trouva le green à hauteur de mat, laissant rouler sa balle 4 mètres plus loin.

Ce fut encore une occasion pour la Japonaise de faire preuve de précision au putting, pour conclure ce tournoi. Mais elle fut un peu timide sur ce coup, ne donnant pas assez d’énergie à sa balle pour aller jusqu’au trou. Alors que Thitikul parvint à ajuster les 15 mètres qui la séparaient du trou, pour laisser sa balle à environ 10 centimètres. Les deux joueuses retournèrent au 18 pour un quatrième trou de playoff. Et chacun de se demander s’il fallait se préparer à un long, très long supplément de jeu.

Ce nouveau trou de playoff laissa, une fois encore, les deux joueuses à égalité, sans qu’aucune d’elles ne parviennent à serrer le mat.

C’est donc au trou n°10 que Katsu et Thitikul prirent le départ du cinquième trou de playoff, où elles trouvèrent, toutes les deux, le fairway. Mais au second coup, Katsu gratta un peu le sol et sa balle ne fit pas la distance, restant sous le green. Alors que Thitikul signa son second meilleur coup, dans ce playoff, en plaçant sa balle à environ 1 mètre derrière le mat.

A moins d’un chip magique, comme la Japonaise en réalisa un au 17, la victoire ne pouvait plus échapper à la Thaïlandaise. Sauf à perdre ses moyens comme Lexi Thompson l’a déjà fait, où I.K Kim, en Majeur.

C’est donc avec un birdie que Jeeno Thitikul subtilisait la victoire des mains de la Japonaise, qui venait, pourtant, de mener ce tournoi, depuis trois jours, et qui semblait bien partie pour décrocher son première succès sur le Tour.

« J’ai vécu tellement de moments difficiles dans ma carrière », déclara Atthaya Thitikul juste après sa victoire. « Minami a fait un excellent travail. Elle a tout donné de mardi à dimanche. Mais je ne sais pas ce qui m’arrive. J’ai essayais de faire de mon mieux pour la rattraper et c’est ça s’est passé comme ça », expliquait la Thaïlandaise toujours sur le green, un peu surprise de ce résultat.

En conférence de presse elle s’exprima un peu plus sur ce qu’elle ressentait : « c’est tellement incroyable. Je suis tellement heureuse. Je pense que plein de choses me passent par la tête. Réussir ce putt pour forcer le playoff, en faisant le Par, ça me rappelle le dernier tournoi ».

Atthaya Thitikul qui signe une seconde victoire, cette saison, après celle du Mizuho Americas Open, faisant d’elle la seule double vainqueur de la saison. Aussi, quand on lui demande pourquoi il y a tant de vainqueurs différents dans cette saison elle répond : « je pense que c’est parce que nous avons tellement de joueuses talentueuses. J’ai failli y arriver plus tôt cette année. Mais j’ai le sentiment que chaque semaine une seule joueuse peut se démarquer au travers de fins de tournois spectaculaire. C’est bon signe pour le LPGA Tour. Ca veut dire que le plateau devient plus relevé et que le circuit devient plus coriace. Qu’il faut être de plus en plus fort pour pouvoir gagner, ne serait-ce qu’une fois », confirmant ce que nous disons, depuis des semaines, dans ce groupe. Raison pour laquelle les Françaises, notamment, sont à la peine chaque semaine.

« Pouvoir gagner, à nouveau, pour moi, c’est vraiment incroyable », ajoutait Thitikul.

De son côté, Minami Katsu déclarait : « j’ai été capable de continuer à jouer un bon golf depuis la semaine dernière. Donc ce fut super de jouer ici », confiait-elle. « J’ai pu jouer ce playoff. Evidemment, je n’ai pas gagné et c’est un peu décevant, mais je suis vraiment contente de ma performance, qui a été solide toute la semaine », ajoutait la Japonaise, dont la palmarès reste vierge. « J’ai réussi à rester calme au 17e trou. Egalement en playoff. J’étais particulièrement calme. S’agissant de mon putting je crois que je réfléchis un peu trop. C’est peut-être un point sur lequel je peux travailler à l’avenir. Cette semaine m’a donné beaucoup de confiance en mon jeu et probablement mon mental, aussi. J’ai le sentiment qu’il y a encore un peu de progrès et j’espère pouvoir arriver à progresser un peu plus. J’ai hâte de voir l’avenir », expliqua Minami Katsu, qui perçoit, quand même, un beau chèque, en plus progresser de 11 places à la Race to CME, pour se retrouver 16e.

Enfin, la seule Française engagée dans ce tournoi termine à la 22e place, avec le score de –10, soit 14 coups derrière Thitikul et Katsu. Pauline Roussin Bouchard n’a pas réussi à profiter de ce dernier tour, pour améliorer son score et aller chercher plus de points de Race to CME. Elle réalise même sa plus mauvaise carte de la semaine, avec cette journée dans le Par, alors qu’elle avait débuté ce tournoi avec deux cartes de 68.

La Sud-coréenne Ina Yoon a perdu gros dans cette journée, en jouant 74. Elle est passée de la 12e place à –11, à la 26e à –9, en compagnie de Ruoning Yin, la tenante du titre.

En revanche, la Chine nous a présenté un nouveau talent, en la personne de Ying Xu, 16 ans, qui termine 7e à –16. Les pays émergents, dans la discipline, qui progressent très rapidement, laissant la France toujours plus démunie face à ses efforts pour produire de jeunes joueuses compétitives à l’international.

Prochain tournoi du LPGA Tour, du 16 au 19 octobre, en Corée du sud, avec le traditionnel BMW Ladies Championship.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du 4e tour

Hero Women’s Indian Open : Bakshi en tête, Hewson à 3 coups !

L’Indienne Hitaashee Baksi reste en tête, à domicile, pour le plus grand plaisir des organisateurs et du public. Mais l’Anglaise Alice Hewson a joué une nouvelle carte de 69 lui permettant de fragiliser la position de leader de l’Indienne.

Lors de ce 3e tour, la joueuse Indienne Hitaashee Bakshi a signé une carte de  70 (-2) lui permettant de rester en tête, avec trois coups d’avance. La joueuse de 21 ans, qui avait pris la tête du classement provisoire, hier, a débuté la journée par un birdie au premier trou avant d’en ajouter un autre au cinquième. A cause d’une erreur d’approche du green du trou n°7, elle concédait un bogey avant de rebondir avec un nouveau birdie, sur le Par 4 du 9. Au retour, Bakshi allait connaître des émotions très variées entre la joie de signer des birdie et la frustration de concéder des bogey. Deux exactement. L’un sur le green du Par 4 du 14, et l’autre sur celui du Par 4 du 17. Et elle ne parvenait pas exploiter la dernier Par 5, en signant un Par, ce qui la faisait terminer sa journée avec un petit score de –2, soit –9 total. « Aujourd’hui, j’ai vécu une partie épuisante, surtout les neuf derniers trous, car j’ai l’impression que le rough a eu raison de moi, mais c’est enfin passé, donc c’est bien », a déclaré Bakshi. « Je jouais un coup à la fois et je voyais comment ça se passait. Le double bogey du trou n°7 m’a fait faire un trou à 90 yards du milieu du fairway. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai gardé mon calme et mon cadet m’a également aidée en me motivant jusqu’au départ du 8. Et au 18, j’ai simplement dit à mon cadet : on va tenter un bogey et si j’y parviens, tant mieux, sinon je me donnerai une chance de faire un putt pour le Par, et mon chip a atterri à un mètre », confia l’Indienne de 21 ans, qui est en train de construire son chemin vers la victoire. « La journée a été tellement longue ! Sur les deux derniers trous, j’enchaînais birdie, bogey, birdie et bogey, alors j’avais du mal à savoir si j’étais toujours en tête », ajoutait-elle.

Si elle remportait le titre dimanche, Bakshi serait la première Indienne à gagner en neuf ans depuis Aditi Ashok en 2016, et seulement la deuxième à remporter le Hero Women’s Indian Open.

Elle a ajouté : « j’adore le public, c’est tellement agréable de le voir venir ici et consacrer du temps à mon jeu. Je suis vraiment honorée et reconnaissante qu’il soit venu me voir. Je suis très enthousiaste et je l’ai dit lors de la conférence de presse en début de semaine : le neuf est un chiffre porte-bonheur en Inde, alors allons-y».

Mais deux coups derrière elle, se trouve l’Anglaise Alice Hewson, l’une des rares européennes qui semble comprendre comment jouer ce parcours… sous le Par !

La triple lauréate du LET a réalisé cinq birdie, quatre bogey et deux Par sur ses 11 premiers trous de la journée, mais elle a terminé la journée en beauté avec deux birdie. « C’était un parcours mitigé aujourd’hui, c’est sûr. Je crois que j’ai fait huit trous sans faire un seul par, alternant birdies et bogey », a déclaré Hewson. « C’était agréable de voir autant de birdies au programme, surtout sur ce parcours. J’espère que quelques bogey de moins demain seront un plus. Je ne cherchais absolument pas à me faire plaisir. Si vous faites des coups ratés par ici, vous êtes lourdement pénalisé. J’ai raté un green et raté mon coup de départ, ou j’ai envoyé ma mise en jeu au driver dans le rough, et j’ai dû faire un chip après. Il faut se soigner par ici, mais c’était bien de me donner des opportunités, même avec quelques coups ratés », expliqua l’Anglaise qui occupe la 10e place de l’Ordre du mérite.

« Je crois avoir terminé par deux birdie, ce qui est bien, car ce sont des trous vraiment difficiles. Et ce sont certains trous où je n’avais pas vraiment bien fini l’année dernière. Ça a été agréable de pouvoir enfin prendre ma revanche cette année. C’est un parcours vraiment unique et il ne faut vraiment pas forcer, car on serait immédiatement pénalisé. Je vais faire ce que j’essaie toujours de faire. Jouer beaucoup de fairways et de greens, et me donner le plus d’opportunités possible», compléta Hewson.

L’Indien Pranavi Urs occupe la troisième place avec un score de –4,  après un tour en 73 (+1), incluant un double bogey, un bogey et deux birdie. « J’aurais pu faire bien mieux, je n’ai pas réussi à rentrer de putts et je n’ai pas bien frappé la balle », a déclaré Urs. « Globalement, c’était difficile, j’ai dû me contenir car le DLF est un parcours où il faut beaucoup de patience. Je m’en suis plutôt bien sorti compte tenu de ma façon de frapper la balle et de putter, et j’espère pouvoir jouer bas demain. J’ai été patiente et j’ai gardé mon calme, je suis restée concentrée sur le moment présent et je n’ai pas trop réfléchi, car une fois qu’on commence à faire ça, le DLF devient un peu compliqué. Ici, la simplicité est de mise, et je m’en suis plutôt bien sorti », expliqua la joueuse de 22 ans, qui a frôlé le Top,  deux reprises cette année. « C’est incroyable la progression du golf en Inde, surtout avec deux Indiennes dans le groupe de tête et en lice. C’est plutôt bien et cela montre à quel point le golf Indien est en plein essor, notamment chez les femmes. Je suis ravie », ajoutait-elle. Et l’on aimerait bien que deux Françaises soient en lice, pour la victoire, d’un Open de France.

Cinq joueuses sont à égalité à la quatrième place : le duo indien Avani Prashanth et Zara Anand l’amateur, l’Australienne Kelsey Bennett, la Singapourienne Shannon Tan et la Suédoise Lisa Pettersson, avec un score de –2.

Un trio complète le top 10 avec la Suédoise Kajsa Arwefjäll, l’Indienne Vani Kapoor et l’Allemande Verena Gimmy, à –1.

La première Française n’est autre que Camille Chevalier, ancienne lauréate de ce tournoi, qui a effectuée une belle remontée en jouant 68. Chevalier qui est entrée dans le club fermé de celles qui sont parvenues à signer une journée sous le Par, sur ce parcours.

Emma Grechi et Anne-Charlotte Mora sont à +5, avec une carte de 73 pour Grechi et une de 72 pour Mora.

Tandis que Emie Peronnin a trouvé le moyen pour jouer, sous le Par, en signant une carte de 7, malgré trois bogey.

Ariane Klotz a joué 75, comme au premier tour, et a dégringolé au classement pour se retrouver 55e +11, tandis que Agathe Sauzon est en perdition à +13, en rendant une nouvelle carte de 79. Des scores qui contrastent avec ceux rendus par l’Anglaise Hewson, preuve que le parcours n’est pas l’unique source de la réussite, ou de la difficulté.

Le dernier tour débutera à 9 h (heure locale) et le groupe de tête s’élancera à 11 h 01 pour un dernier tour sur le DLF Golf and Country Club.

Le classement provisoire => ICI

LPGA Buick Shanghai : Katsu reste en tête !

Ce moving day a encore démontré que ce parcours reste piégeux, bien qu’il permette d’aller chercher de nombreux birdie. Quelques joueuses ont rendu des cartes avec un score très bas, et la joueuse leader a eu du mal à se détacher d’un groupe d’où peut surgir le futur vainqueur.

La Japonaise Minami Katsu reste en tête, mais après un second tour en 61, qui lui a valu de détenir le nouveau record du parcours, elle a eu plus de mal à jouer sous le Pas, ce samedi. Elle débutait, d’ailleurs, sa journée par un bogey, avant de trouver son premier birdie. Une fois dans le rythme, Katsu exploita le Par 5 du trou n°4 en y signant son second birdie, puis elle enchaîna deux birdie à la suite, sur le 7 et le 8, ce qui la plaça à –16. Mais à partir de ce moment, sa journée commença à devenir plus compliqué, et après un retour comportant un bogey et deux birdie, dont le dernier au 18, Katsu terminait ce troisième tour avec seulement un birdie de plus qu’à l’aller, soit un score de –17. « J’ai joué avec deux des meilleurs joueuses », confia la Japonaise qui partagea sa partie avec Jeeno Thitikul et Minjee Lee. « J’aimerai vraiment pouvoir rejouer avec elles. Je suis sûre que j’ai beaucoup à apprendre d’elles. En même temps, j’essaie de maintenir mon niveau, de me concentrer sur mon jeu. Mais j’ai vraiment hâte de rejouer avec elles ».

L’Australienne Minjee Lee qui signe l’une des deux cartes en –7 du jour, et qui est venue se positionner à –15, tout en s’étant faite une petite frayeur, à l’approche du green du 17. En attaquant le green, au second coup, sa balle se planta dans le haut du bunker, lui offrant une position très inconfortable, avec cette balle figée dans ce mur de sable. Méthodiquement, après avoir évalué le coup en concertation avec son caddie, Minjee Lee joua la balle, avec un chemin de club horizontal, puis en remontant, une fois la face de club sous la balle. Celle-ci s’éleva suffisamment pour sortir du bunker, mais pas assez pour rouler jusqu’au mat. Se laissant un très long putt, l’Australienne ne put faire mieux qu’un bogey, alors qu’elle était à –15, après une superbe suite de huit birdie, depuis le trou n°5. Un birdie sur le Par 4 du 18 lui offrait la possibilité de rester au contact de Katsu, mais en ayant bêtement perdu un coup. Et sur le Par 4 du 1, elle avait déjà débuté par un bogey qui n’avait pas arrangé ses affaires. « J’ai eu un départ un peu lent. Donc c’est agréable d’avoir pu enchaîner ces birdie au milieu du parcours », confia l’Australienne. « Je termine avec un bon score pour me battre demain. Et je suis satisfaite de ma performance », assurait-elle. « Mes coups ont placé les balles prêtes des mats et c’est la différence entre aujourd’hui et les deux premiers jours », expliquait-elle.

Quant à Jeeno Thitikul, si on ne la sent pas toujours très à l’aise, elle est au contact, également à –16, après une belle journée en –6, vierge de bogey, et de très beaux coups. « Je viens de réaliser, en regardant l’écran de contrôle, que j’ai touché 18 green. C’est vraiment, vraiment…Ils affichent tous les jours les statistiques. Donc les bons et les mauvais jours ça se voit. Et ensuite il suffit de régler le problème », expliqua la numéro un mondial qui est potentiellement dans le groupe des favorites pour la victoire.

Mais pour gagner, elle va devoir être un peu plus agressive et précise, sur la fin du parcours, où elle n’a pas réussi à exploiter le 17 et le 18, contrairement à d’autres.

La Sud-coréenne Somi Lee et l’Américaine Jenny Bae pointent à –14 en ayant respectivement joué –5 et –4. Les deux joueuses ont connu aller un peu difficile à gérer, avec un bogey pour la Sud-coréenne et deux pour l’Américaine. Mais au retour elles ont été plus à l’aise, surtout Bae, qui signe cinq birdie, dont trois à la suite. La joueuse rookie de 24 ans réalise une belle saison, alors qu’il n’était que rien ne laissait penser, l’an dernier, qu’elle serait aussi à l’aise sur le LPGA Tour. La voici, pour la seconde fois de la saison, face à l’opportunité d’aller chercher sa première victoire, ce qui ferait d’elle la 7e rookie de la saison à remporter un tournoi. « Aujourd’hui ce fut clairement un peu mieux qu’hier », confia Jenny Bae. « Surtout vu ce que j’ai joué hier à la fin. Ce fut vraiment de mauvais coups. Mais mon entraîneur m’a dit d’oublier. Ce n’est qu’un mauvais trou. Ca ne va pas définir tout mon parcours ni tout mon avenir. J’ai commencé, aujourd’hui, en partant de zéro et j’essaie de voir ce que je peux faire », expliqua l’Américaine de 24 ans, qui a réussi à se hisser à la 51e place de la Race, pour sa première année sur le Tour. Au même âge, certaines débarquent sur le Letas avec l’espoir de représenter leur pays aux J.O. L’espoir fait vivre !

« Mon coach est présent, et c’est à la fois une bonne et une mauvaise chose », expliqua Bae. Il m’en veut. En même temps, j’en avais vraiment besoin hier, et j’ai le sentiment qu’il vient de me remettre les idées en place », ajoutait l’Américaine qui affiche toujours le même caractère trempé lorsqu’elle était sur l’Epson Tour.

La 6e place est constituée de 6 joueuses, dont la Chinoise de 16 ans, Ying Xu, qui vient de faire oublier sa mauvaise seconde journée, jouée en 73. Xu réalise un troisième tour en 65, malgré un bogey sur le Par 3 du trou n°2. Dès le 10, elle a augmenté le rythme, pour aller chercher quatre birdie en six trous. La voici à –12 avec Sei Young Kim, Jenny Shin, Miyu Yamashita, A Lim Kim et une Lindy Duncan qui marqué le pas, ce samedi, avec une carte de 70. Mais l’Américaine  est capable de réaliser une performance, lors de la dernière journée, grâce à la confiance qu’elle acquise depuis le début de la saison.

Classée 13e à –10, la Chinoise amateur Shiyuan Zhou a fait le spectacle, en trouvant le green du 17, au second coup, avec une balle qui revint vers le mat, grâce à la pente, lui laissant un putt d’à peine un mètre, pour sortir de ce trou avec un eagle.

Une 13e place qu’elle partage avec la Française Pauline Roussin Bouchard qui signe une journée en 70, comportant deux bogey à l’aller et deux au retour, dont un au 18, alors qu’elle était à –11, en sortant du Par 3 du 16. Si ses chances de victoires sont minces, elle s’offre la possibilité de progresser un peu plus au classement de la Race, lui assurant, pour le moment, la possibilité de jouer le CME Group Tour Championship.

Le dernier tour promet d’être intéressant avec un Top 5 serré, et une chance de victoire pour au moins cinq joueuses. Mais celles à –12 peuvent tout aussi bien se retrouver en lice, au bénéficie d’un très bon dernier tour. D’autant que les green sont souples ce qui permet d’agresser les mats.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs cours du 3 tour

Hero Indian Women’s Open : Hitaashee Baksini passe  en tête !

Une Indienne en chasse une autre à la tête de ce tournoi où les locales entendent bien marquer leur présence, et, si possible s’imposer dimanche. En grande difficulté, les Françaises sont loin du compte bien que six d’entre elles franchissent le Cut, mais sans espoir de faire l’actualité dimanche soir.

C’est donc l’Indienne Hitaashee Bakshi, classée 108e de l’Ordre du mérite, qui a pris la tête du tournoi, en réalisant une journée sans bogey en –5, dans ce second tour. La joueuse de 21 ans, qui dispute sa première saison complète sur le Ladies European Tour (LET), a réalisé son premier birdie au quatrième trou, avant d’enchaîner deux autres birdie consécutifs, sur les trous 7 et 8.

Puis, au retour, la jeune joueuse Indienne réalisait deux autres birdie aux 12 et 13 trous, concluant ainsi son parcours sans faute sur son parcours natal. A la mi-journée, elle se hissait en tête du classement avec un score de –7. « C’est formidable de jouer enfin à domicile. Je suis contente d’être de retour », a déclaré Bakshi. « Aujourd’hui, j’avais mon public, il y avait beaucoup de gens qui me suivaient et c’était formidable de les avoir là. Je joue ici depuis 14 ans, j’ai grandi ici et je joue tous les jours. C’est incroyable de réaliser enfin la performance que je souhaite lors d’un tournoi. Je détiens le record féminin du parcours avec un score de -8, alors je vais essayer de le battre ces prochains jours », déclarait-elle, avec beaucoup de confiance. « J’y suis allé coup par coup. Peu m’importait de ne pas faire de bogey ou d’en faire, et de faire des birdie. Je voulais juste faire un swing à la fois, et ça m’a beaucoup aidée », détailla Bakshi. « C’est incroyable d’en être à ma première saison complète sur le LET. Quand j’avais neuf ou dix ans, je participais bénévolement à ces événements, juste pour être proche des joueuses et maintenant je joue enfin avec elles, c’est incroyable ».

L’Allemande Verena Gimmy et l’amatrice indienne Zara Anand sont ex-aequo à la deuxième place, un coup plus loin, avec six coups sous le Par. Gimmy, qui dispute le Hero Women’s Indian Open pour la première fois, a réalisé une journée en 70 (-2), le deuxième jour, avec quatre birdie et deux bogey. « J’adore ce parcours. J’aime quand un tracé est original et difficile, et qu’il faut réfléchir un peu. J’étais très confiante au départ, j’ai bien joué autour des greens aujourd’hui. Egalement, j’ai réalisé de nombreux sauvetages », a déclaré l’Allemande. « Ce n’était pas aussi facile et parfait qu’hier, mais je suis très satisfaite de mon parcours. Il est vraiment important d’être dans le fairway, la seconde tonte est vraiment difficile ici. J’ai touché beaucoup de fairways et j’ai eu quelques occasions. Au 18, j’ai réussi un up-and-down de 90 mètres pour le Par. Je suis contente que mon entraîneur soit là et nous avons beaucoup travaillé mon pitching ».

Puis, elle ajoutait : « j’essaie de ne pas trop penser à mon statut pour l’année prochaine, j’essaie de profiter de chaque trou et de jouer autant que possible. On verra bien. Mon moment fort a probablement été mon birdie au 14, c’est probablement le trou le plus difficile du parcours. J’ai frappé un superbe coup à 2,70 mètres et j’ai rentré le putt ».

L’amatrice Zara Anand a également réalisé une journée en 70 (-2), mais elle a connu une journée plus aventureuse sur le parcours avec un double bogey, deux bogey et six birdie. « C’était incroyable, je suis vraiment reconnaissante et je prends du plaisir », a déclaré la jeune golfeuse de 17 ans. « Mon putting se passe bien cette semaine. Mon entraîneur est à mes côtés et il m’a été d’une grande aide, alors je vais continuer à me surpasser.

« Il est mon entraîneur depuis que j’ai commencé à jouer. Cela fait 10 à 12 ans que je joue avec lui et je pense qu’il me connaît mieux que moi-même. C’est formidable de l’avoir sur le terrain, et il était auparavant pro, donc c’est une expérience formidable. Je vais prendre les choses en main, trou par trou, coup par coup, et rester dans le moment présent. Ce sera la clé pour aborder le week-end. J’ai hâte », confiait-elle un peu plus.

A propos du parcours elle a déclaré : « le DLF n’est pas mon club de prédilection, mais je participe à deux tournois ici par an. C’est un superbe parcours et un nouveau défi chaque jour ».

Deux joueuses partagent la quatrième place. Il s’agit de la Suissesse Chiara Tamburlini et de l’Indienne Pranavi Urs, toutes deux à cinq coups sous le Par.

Lauréate de l’Ordre du Mérite du LET 2024, Tamburlini a débuté son parcours au 10e trou et a réalisé des birdie aux 14e et 16e trous. La star suisse a enchaîné deux birdie aux 4e et 5e trous avant de faire deux bogey consécutifs. Elle a toutefois rebondi pour terminer deux birdie à la suite, pour un score de 68 (-4). « Je n’ai manqué que deux fairways et je pense avoir touché 17 greens. Sur ce parcours, c’est un bon début », a déclaré Tamburlini. « J’ai réussi quelques putts. J’ai eu un petit contretemps au 7e trou, en trois putts à cinq mètres, mais j’étais contente de terminer en deux birdie, et de ne pas me laisser trop affecter . L’année dernière, je suis venu ici et j’ai vu beaucoup de coups de départ, et j’ai fini par avoir vraiment peur. J’avais joué avec la peur ici l’année dernière, alors j’ai essayé de faire l’inverse cette année et d’être très intentionnel avec mes coups du départ jusqu’au green. Le jeu est un peu plus doux cette année vers les greens, et c’est bien car on peut jouer un peu plus sur les drapeaux, mais les coups de départ doivent être vraiment bons car le rough est brutal cette année. J’ai beaucoup travaillé mon bois 3 en amont, car je savais que j’en aurais besoin. Je vais essayer de faire à peu près la même chose ce week-end. Je n’ai pas gagné cette année, ce qui est un de mes objectifs principaux, mais il ne faut pas forcer les choses, surtout sur ce parcours. Je dois vraiment avoir confiance dans le travail fourni ces deux dernières semaines, et espérer qu’il va porter ses fruits. Et que mon corps est encore capable de frapper les coups ».

De son côté, Pravina Urs a signé l’autre meilleur score de la journée, soit 67 (-5), lui permettant de se placer dans la course, à seulement deux coups du leader. « Rien n’a vraiment changé, juste les putts qui ont lâché aujourd’hui », a déclaré Urs. «Globalement, c’était assez similaire à ce que j’ai joué hier. J’ai fait moins d’erreurs, c’était donc le seul changement. J’ai toujours su que je pouvais jouer bas et être dans la course, la semaine dernière m’a donné un coup de pouce. J’adore revenir ici, ce parcours me rend humble, c’est sûr. C’est génial et je suis impatiente de jouer demain. Mon putting a fonctionné aujourd’hui. J’ai aussi frappé la balle proche des trous, hier, mais j’ai rentré plus de putts. Et j’étais plus confiante dans ma façon de putter. Remporter le titre cette semaine serait un grand moment, ce serait un rêve devenu réalité », concluait Pravina Urs.

La Suédoise Lisa Pettersson occupe la sixième place avec le score de -4, devant la Singapourienne Shannon Tan, l’Anglaise Alice Hewson et l’Indienne Vani Kapoor, ex æquo. Kapoor qui rétrograde au classement après sa journée en 74. La 110e de l’Ordre du mérite qui n’a pas réussi à rester en tête.

Les Françaises en perdition

C’est encore une semaine où les Françaises sont dans le dur. La mieux classée est Emma Grechi, à +4, soit un retard de 11 coups sur le leader. Et pour espérer la voir jouer la victoire dimanche, il va falloir qu’elle mette un sacré coup de collier, où que la bonne fée du golf lui transfère les compétences de Nelly Korda ou de Jeeno Thitikul. Ou comment faire rentrer un V8 dans sous le capot d’une Clio en une nuit. Passée pro il y a 8 ans, Grechi cherche toujours comment se hisser en haut d’un leaderboard, pour impressionner la concurrence. Et à 27 ans, il serait largement temps qu’elle y parvienne. Car la France a besoin de victoires sur le circuit Européen féminin. Trois bogey ont ruiné sa journée, en étant partie du Tee n°10, après avoir signé trois birdie prometteurs, du 16 au 18.

Anne-Charlotte Mora, récemment vainqueur sur le LETAS, occupe la 39e place à +5, tandis que Agathe Sauzon s’est perdue sur ce tracé DLF Golf et Country Club, en jouant 79. Camille Chevalier, seule Française à avoir inscrit son nom au palmarès de ce tournoi, est 59e à +8, tandis que Emie Peronnin et Ariane Klotz pataugent dans la difficulté à +8, en étant les dernières Françaises qualifiées.

Mais quelques têtes d’affiches du circuit ont également eu du mal à négocier ce tracé. Mimi Rhodes est à +2, avec Sara Kouskova.

L’Australienne Kirsten Rudgeley, l’Anglaise Jess Baker et la Suédoise Moa Folke ont abandonné.

Le cut est tombé à +8, qualifiant 70 joueuses pour les deux derniers jours de compétition au DLF Golf and Country Club.

Le troisième tour débutera à 9h10 (heure locale), le groupe de tête prenant le départ à 11h11.

Le classement provisoire => ICI

Hero Women’s Indian Open : Vani Kapoor surgit en tête !

Lors de cette première journée une joueuse classée hors du Top 100 de l’Ordre du mérite, a surgit pour s’imposer en tête. Et en même temps, elle joue dans son pays, devant son public, et cela motive quand on a est loin, toute l’année, des honneurs faits aux stars du circuits !

L’Indienne Vani Kapoor a signé une carte de 67 (-5) et s’est emparée de la tête du classement à l’issue de la première journée de ce Hero Women’s Indian Open, qiu se déroule sur un parcours qu’une partie du champ a déjà joué à plusieurs reprises.

Joueuse star dans son pays, elle dispute son 13e tournoi à domicile et elle a profité de l’avantage que lui a offert le parcours du DLF Golf and Country Club. Kapoor a débuté la journée par un birdie au premier trou avant de réaliser son seul bogey de la journée au trou suivant. La joueuse de 31 ans a rapidement rebondi en réalisant un birdie sur le Par 3 du trou n°5, et un autre sur le Par 4 du trou n°9, concluant son aller en –2. Puis, au retour, Vani Kapoor enchaîna trois birdie à la suite, avant de conclure sa journée avec une suite de Par, du green du 14 au green du 18. « Après ce tour, je me sens vraiment plus confiante », a déclaré Kapoor. « Mais surtout, il faut aller sur le terrain et travailler dur. C’est bien d’obtenir de bons résultats et de m’assurer que je suis sur la bonne voie et que je travaille sur les bons points. Je veux juste répéter ce que j’ai fait aujourd’hui, un coup à la fois. Bien profiter de cette semaine. Essayez de ne pas se laisser submerger, c’est tout. Je pense que l’essentiel est de garder la balle en jeu. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais celui qui y parvient et qui rentre ses putts sera le gagnant à la fin », expliqua la joueuse Indienne, avec sagesse et lucidité. « Le DLF a été mon ami aujourd’hui, alors j’espère qu’il le restera. Je n’ai commis aucune erreur, j’ai juste fait un bogey au deuxième trou. J’ai juste frappé un mauvais club, j’ai été un peu trop agressif, je n’aurais probablement pas dû. J’en ai tiré une leçon et je me suis dit : « Jouons avec nos limites. N’essayons pas de faire trop de choses », ajouta Kapoor, classée 110e de l’Ordre du mérite, et qui passa professionnelle en 2012, sans jamais avoir remporté une seule victoire sur le LET.

Derrière elle, trois joueuses partagent la deuxième place : l’amatrice indienne Zara Anand, la Singapourienne Shannon Tan et l’Allemande Verena Gimmy, toutes à quatre coups sous le Par.

Une autre joueuse a fait sensation. Il s’agit de l’amateur et Indienne, Zara Anand, qui s’est élancée du trou n°10, tout en concédant rapidement trois bogey (12, 15 et 17).  Puis, elle renversa la vapeur sur le green du 18, en allant chercher le premier des sept birdie qu’elle allait réussir. L’Indienne de 17 ans a terminé deux fois deuxième du Hero Women’s Professional Golf Tour en 2025, dont la dernière était il y a deux semaines au DLF Golf and Country Club. « C’était plutôt bien », a déclaré l’adolescente. « Je suis vraiment reconnaissante des opportunités qui m’ont été offertes et j’espère simplement poursuivre sur cette lancée. J’ai joué le WPGT ici, il y a deux semaines. Malheureusement, j’ai perdu en playoff, mais c’était une bonne façon de me familiariser avec le parcours. J’étais sur la bonne lancée sur les neuf derniers trous et j’ai rentré des putts longs et courts. Je suis donc contente de la façon dont ça se passe et j’ai hâte de poursuivre sur cette lancée demain ».

La Singapourienne Tan a commencé la semaine avec un 68 (-4) avec un seul drop shot à son score. La double gagnante du LET, finaliste ici l’an dernier, a enchaîné les birdies au premier, sixième, septième, neuvième et dix-huitième trous. « Je suis plutôt satisfaite de ma partie de golf aujourd’hui. J’ai globalement respecté le plan de jeu », a déclaré Tan. « Les putts ont été plus faibles sur les neuf premiers trous, qui étaient mes neuf derniers, mais dans l’ensemble, la journée a été bien remplie. Ce n’était pas idéal d’être ici mardi, mais je suis contente d’y être, et je vais profiter de cette occasion qui a failli ne pas se présenter », expliqua Shannon Tan qui a eu peu de temps pour repérer le parcours, lors du Pro am. « Je pense que c’est plus facile cette année, les greens étant plus souples, on peut attaquer un peu plus les drapeaux. Le rough a poussé, il faut donc rester en jeu et rester sur le fairway. C’est plus facile d’attaquer les drapeaux ».

L’Allemand Verena Gimmy a également réalisé un 68, avec deux bogeys et six birdies, aux côtés d’Anand et Tan. « C’était une très bonne journée », a déclaré l’Allemand. « J’ai touché les fairways, les greens et j’ai eu quelques occasions. J’ai réalisé de beaux enchaînements, surtout sur ma ligne de départ. J’ai réussi un enchaînement au 17, et quelques putts plus longs aujourd’hui, ce qui m’a aidé. J’étais très confiante dans mon putting aujourd’hui. Cela fait quelques années que j’étais proche de jouer et que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de jouer, car c’était trop tard. Cette année, je voulais vraiment voir ce qui se passait. C’est un superbe parcours, je l’apprécie vraiment. J’aime les parcours difficiles où l’on peut se concentrer beaucoup plus ».

L’Anglaise Alice Hewson a réalisé un premier tour de 69 (-3), comportant  trois birdie et deux bogeys, pour s’emparer de la cinquième place. « J’ai eu un début de matinée un peu difficile, je n’ai pas touché beaucoup de fairways ni de greens », a déclaré Hewson. «Vu la configuration du parcours cette année, c’est très important, car le rough est très pénalisant. J’ai fait quelques bogey en début de partie, et il faut se calmer et se donner autant de chances que possible. C’est ce que j’ai bien fait sur les neuf derniers trous et j’ai pu en profiter sur quelques-unes », expliqua l’Anglaise de 28 ans. « Je me suis créé de bonnes occasions. J’ai bien lu ces greens et j’ai réussi quelques bons putt, ce qui était bien. C’est un parcours très exigeant, qui privilégie les fairways et les greens, ce qui est un point fort de mon jeu – mais pas vraiment ce matin. Je vais essayer de capitaliser sur mes neuf derniers trous d’aujourd’hui et de me créer des opportunités. Il faut être très patient, ne pas forcer et laisser le golf venir à soi ».

Cinq joueuses sont à égalité à la sixième place : le duo indien Durga Nittur et Hitaashee Bakshi, la Néerlandaise Romy Meekers, la Tchèque Sara Kouskova et l’Italienne Alessia Nobilio, toutes à deux coups sous le Par.

Les Françaises en ordre dispersé !

Sur ce parcours décrit comme exigeant mais dont les green ont permis d’aller chercher les mats, une seule Française s’est sort à peu près correctement, en jouant un coup sous le Par. Il s’agit de Agathe Sauzon, 33 ans, passée pro en 2016 et qui n’a jamais réussi à trouver le chemin de la victoire, sur le LET, depuis toutes ces années.

Classée 84e joueuse de l’ordre du mérite, Sauzon tente encore de se faire une place sur ce circuit européen où le renouvellement de génération a fait apparaître de nouvelles championnes comme Helen Briem, Mimi Rhodes ou encore Anna Huang qui, à 16 ans, a donné une leçon de golf aux joueuses européennes, deux semaines de suite.

Sauzon qui a concédé un double bogey, sur le Par 3 du green du 16, alors qu’elle venait de réagir après un bogey au 10.

Anne-Charlotte Mora est à +2 devant Ariane Klotz à +3. Plus loin, Emie Peronnin est engluée dans un groupe de 14 joueuses à +4. Emma Grechi, loin de son sud-ouest natal, est encore plus en difficulté à +6, avec Camille Chevalier, tandis que Céline Herbin a joué +7, en ne trouvant qu’un birdie.

Le deuxième tour débutera vendredi à 6h30 (heure locale) et le cut entre les 60 professionnelles et les ex-aequo aura lieu en fin de journée.

Le classement provisoire => ICI

Hero Women’s Indian Open : l’essentiel à savoir

Après une trêve d’une semaine, le Ladies European Tour reprend du service et pose ses bagages en Inde, pour un tournoi qui connaît sa 19e édition, et la 15e sous bannière du LET.

En 2020 et 2021, l’épreuve fut annulée à cause de la crise sanitaire. Ce tournoi a connu deux playoff depuis sa création. Une Française l’a remporté.

Le champ de joueuses

Elles sont 111 au départ de cette épreuve, contre 114 l’an dernier.

Dix joueuses bénéficient d’une invitation sponsor, dont deux Indiennes et trois Françaises. Il s’agit de Emie Peronnin, Anne-Charlotte Mora et de Camille Chevalier.

Parmi les meilleurs du classement de l’Ordre du mérite on trouve Chiara Tamburlini, Trichat Cheenglab, Alice Hewson, Sara Kouskova, Shannon Tan, Mimi Rhodes, la tenante du titre Liz Young, Ana Pelaez Trivino, Kirsten Rudgeley, Diksha Dagar, Luna Sobron Galmes, Kajsa Arwefjall, Dorthea Forbrigd ou encore Momoka Kobori. Cependant, beaucoup de figures du LET sont absentes, laissant une belle ouverture pour toutes celles qui ont du mal à entrer dans un Top 10, tout au long de l’année.

Du côté des Françaises, en plus des joueuses invitées, on retrouve Agathe Sauzon, Céline Herbin, Ariane Klotz, et Emma Grechi.

S’ajoute à ce champ de joueuses du LET, 23 joueuses du WGAI, le circuit Indien, dont quatre amateurs.

Après les deux premiers tours, un Cut conservera les 60 meilleures et ex æquo.

La liste des vainqueurs

  • 2024 : Liz Young (-2)
  • 2023 : Aline Krauter (-15)
  • 2022 : Olivia Cowan (-13)
  • 2021 : annulé
  • 2020 : annulé
  • 2019 : Christine Wolf (-11)
  • 2018 : Becky Morgan (-7)
  • 2017 : Camille Chevalier (-12)
  • 2016 : Aditi Ashok (-3)
  • 2015 : Emily K.Pedersen (Par)
  • 2014 : Gwladys Nocera (-11)
  • 2013 : Thidapa Suwannapura (-8)
  • 2012 : Pornanong Phatlum (-13)
  • 2011 : Caroline Hedwall (-12)
  • 2010 : Laura Davies (-3)
  • 2009 : Pornanong Phatlum (-8)
  • 2008 : Pornanong Phatlum (-4)
  • 2007 : Yani Tseng (-1)

Le parcours

C’est sur l’habituel tracé du DLF Golf and Country Club que se déroule cette nouvelle édition. Un parcours que la majorité des joueuses connaissent par cœur. C’est sur le Gary Player course que les joueuses ont rendez-vous, un tracé qui comporte des pièces d’eau et un magnifique green en île (trou n°5), qui n’offre aucune tolérance.

Une végétation dense borde les fairway, quand ce n’est pas l’eau, comme c’est le cas aux trous n°6, 8, 9, 17 et 18. Des fairway ondulés qui offrent une retombées de balle aléatoire. Les bunkers, assez profonds, seront à éviter le plus possible car leur sortie ne favorisera pas un recentrage en longueur.

Ce parcours signature a ouvert en 2005 et est venu compléter le neuf trous dénommé Arnold Palmer.

Sponsor, dotation et primes

C’est la société Hero MotoCorp, premier constructeur de deux roues dans le Monde, qui parraine ce tournoi. L’an dernier, la dotation perdait 100 000 pour descendre à 400 000, après avoir atteint 500 000 dollars en 2018 et 2019. C’est finalement cette somme qui est réintroduite cette année, permettant de financer de meilleures primes.

La dotation était de 400 000 dollars, jusqu’ici et qui fut plus élevée ces dernières années, avec la somme de 500 000 dollars (2018 et 2019).

Diffusion TV

Ce tournoi ne bénéficie d’aucune couverture télévisuelle, ni Youtube.