Ford Championship : Super Kim !

Seconde victoire de suite, dans la saison et dans ce tournoi, pour la Sud-coréenne, qui signe son 9e succès sur le Tour, et s’empare de la tête du classement de la Race to CME.

Ce dimanche, dans l’Arizona, la magie a encore opéré avec un duel exceptionnel, et le retour en force d’une Sud-coréenne à la première place de la Race to CME, après plusieurs années de domination d’une Néo-zélandaise, d’une Américaine, de Japonaises et d’une Thaïlandaise.

Nous ne sommes qu’au 6e tournoi de la saison, et déjà, les rebondissements s’enchaînent rendant chaque dernier tour plus intéressant que les autres.

Et cette semaine de golf fut particulièrement attractive, avec des scores très bas, un parcours surprenant, d’une journée à l’autre, laissant certaines joueuses loin de leurs repères de la veille, des rookie qui se fraient un chemin dans le haut du classement et une Américaine et une Sud-coréenne qui se marquent à la culotte, d’une semaine à l’autre, tout en étant très complices hors du parcours.

En tête avec quatre coups d’avance, samedi soir, Hyo-Joo Kim s’élançait, à nouveau, dans cette dernière journée, avec l’Américaine Nelly Korda, promettant de nous faire vivre la revanche de la semaine passée.

Très vite, l’Américaine se montra agressive en signant un eagle sur le Par 5 du trou n°2, quand la Sud-coréenne enchaîna un second Par. Hyo-Joo Kim ne trouva son premier birdie qu’au trou n°4, reprenant un coup à Nelly Korda qui venait de réduire l’écart de deux coups. Dès lors, une forme de match-play s’installa, comme la semaine passée, en Californie, entre les deux joueuses.

Après 5 trous, Nelly Korda Hyo-Joo Kim jouaient –3, de sorte que tout était à refaire pour l’ancienne numéro un mondial. Sur le 4 du 8, la Sud-coréenne connaissait un moment difficile en manquant le fairway, puis en jouant une balle basse, pour sortir du rough, en passant sous un arbre, ayant comme conséquence d’envoyer sa balle hors du green, dans le sable. Après un chip qui laissa sa balle sur le pré green, et un putt qui ne fit pas la distance, la Sud-coréenne concéda un double bogey qui relança l’intérêt de ce dernier tour et le duel entre les deux femmes.

Ce trou n°8 aiguisa les sens de la Sud-coréenne qui retrouva le chemin du birdie sur le Par 3 du trou n°10. Alors que l’Américaine fut subitement en difficulté, ne profitant pas de cette opportunité qui lui offrait la possibilité de réduire un peu plus l’écart, avec le leader.

Korda concéda un bogey sur le Par 4 du 9. Et débutait, alors, une série de putt qui allaient manquer le trou, avec une balle qui s’échapperait de la ligne subitement. Comme si un aimant attirait cette balle, pourtant mise en mouvement sur la bonne trajectoire.

De toute évidence, les organisateurs avaient tiré des leçons du premier tour, et le parcours se défendait mieux, au niveau des green. Finies les cartes de –10 ou –12, et place à un peu plus de difficultés.

Le scénario se répéta à plusieurs reprises, pour l’Américaine, qui resta bloquée entre –23 et –24, soit entre 3 et 4 coups derrière sa partenaire et rivale.

Mais Hyo-Joo Kim allait également connaître quelques difficultés au putting de sorte qu’elle ne parvint pas à s’approcher du record de 2018, réalisé par Sei Young Kim. Pourtant, là était l’un des enjeux de cette journée, constituant un intérêt supplémentaire. Et c’est au trou n°11 que Hyo-Joo Kim voyait sa balle filer du côté gauche du trou, alors qu’elle jouait pour un birdie qui pouvait la faire passer à –28. Korda ne trouvait que le Par et restait bloquée à –23. Ces cinq coups de retard commençaient à peser sur les chances de victoire de l’Américaine qui allait avoir le Par 5 du 12, pour tenter de réduire l’écart.

Mais si Nelly Korda réussit son putt pour birdie, Hyo-Joo Kim en fit de même, sur une distance d’environ 1,50 mètres. Au même moment, Lydia Ko, qui avait quitté la tête tournoi, après un premier tour en –12, plantait le mat du 16, pour s’offrir un dernier birdie, avant de terminer cette journée avec deux Par, et un score de –20.

Le record de –31 en ligne de mire !

Les derniers trous, entre Nelly Korda et Hyo-Joo Kim ne laissaient plus beaucoup de place au doute. La Sud-coréenne dominait l’Américaine, à moins que ce soit l’Américaine qui ne parvenait pas à s’imposer face à la Sud-coréenne. En revanche, le score final restait en jeu, et impossible de dire si Hyo-Joo Kim, avec six trous devant elle, dont le Par 5 du 17, égalerait ou battrait le score de –31 de sa compatriote, qui constitue toujours le score le plus bas d’un tournoi du LPGA Tour.

Au 13, Korda et Kim signaient le Par. Comme au 14 et au 15 pour la Sud-coréenne qui commença à avoir du mal à bien doser ses putt et à bien lire les lignes. Avec trois trous encore à jouer, le score de –31 semblait toujours accessible. Mais il fallait que la Sud-coréenne rentre un eagle sur le Par 5 du 17, et un birdie sur le 16 ou le 18.

Hélas, au 16, Hyo-Joo Kim vit partir sa balle trop loin après le mat, ne lui laissant pas d’autres choix que de jouer le Par. Mais son putt ne fut pas assez puissant et sa balle se stoppait un bon mètre avant le trou. La distance semblait jouable pour un Par, mais comme Korda, plus tôt dans la journée, elle voyait sa balle filer à côté du trou, ce qui occasionna un bogey. Kim redescendait alors à –27, mais, surprise, alors que Nelly Korda avait un putt à environ 3 mètres du trou, elle aussi manqua l’occasion de rentrer sa balle, et pour le birdie !

Ainsi, Hyo-Joo Kim ne pouvait plus atteindre le score de –31, mais elle conservait ses quatre coups d’avance sur l’Américaine, lui permettant d’avancer sereinement vers le Par 5 du 17, où elle pouvait porter le coup de grâce.

Mais c’est Nelly Korda qui se montra subitement plus performante en plaçant son approche à environ deux mètres du trou, quand Hyo-Joo Kim se retrouva plusieurs mètres à gauche du mat. Korda qui avait bénéficié d’un bon rebond, sur l’avant green, ce qui freina un peu sa balle en la faisant rouler sur plusieurs mètres.

Kim signa seulement un birdie, et l’eagle de Korda ne servit qu’à amoindrir la déception de l’Américaine, qui allait mettre en jeu, au 18, pour concéder la victoire face à sa rivale, et néanmoins amie, qui lui tenait tête depuis la semaine passée.

Se contentant d’un Par, avec deux Putt, Hyo-Joo Kim remportait, pour la seconde année consécutive, ce Ford Championship, tandis que Nelly Korda, un peu tardivement, retrouvait du jeu et signait un dernier birdie, après une dernière attaque de green qui lui laissa un putt d’environ 2,50 mètres. « Je suis venue à Phoenix comme championne en titre et c’est simplement fantastique », s’exclama Hyo-Joo Kim, qui signe, également, une semaine exceptionnelle avec le record du score le plus, jamais joué en trois tours, sur le circuit. « J’ai beaucoup appris d’elle », confia ensuite la Sud-coréenne, en évoquant le jeu de Nelly Korda. « Je sais bien que c’est une compétition, mais jouer avec elle c’est apprendre beaucoup de choses. Ce fut une super semaine », confiait, à chaud, la Sud-coréenne qui remporte sa neuvième victoire sur le Tour.

Plus tard, en conférence de presse, elle expliquera : « c’est super difficile de jouer pour défendre son titre. Mais j’ai puisé une énorme énergie dans la semaine passée et le parcours, et j’espère transporter tout ça vers la prochaine semaine ».

Puis Hyo-Joo Kim expliqua en quoi elle a bien réussi à négocier ce parcours, cette semaine : « je pense que c’est mon putting qui a été particulièrement bon sur les longs putt. Mais j’ai également joué de manière agressive. J’aborde chaque section avec plus d’agressivité ».

De son côté, Nelly Korda confia être satisfaite de son jeu tout en étant un peu déçue : « j’aurais aimé pouvoir retenter ma chance, ici ou là, sur ces 72 trous », confia l’Américaine, cherchant à expliquer qu’elle sortait un peu frustrée d’avoir manqué certains coups.

Plus bas, au classement, il faut retenir la très bonne semaine de l’Anglaise Mimi Rhodes, qui termine 6e à –18, en compagnie de Ina Yoon, et de Frida Kinhult.

Ainsi que la 14e place de la Française Nastasia Nadaud, qui nous réjouit par son apprentissage du LPGA Tour, en franchissant un 3e Cut, tout en se classant parmi les meilleurs du circuit. A 21 ans, Nadaud est peut-être cette joueuse qui porte les espoirs de nouvelles victoires, pour le golf féminin français, sur le circuit mondial, après les déceptions engendrées par Agathe Laisné et Adela Cernousek, ces quatre dernières années.

Et Céline Boutier d’avoir peut-être trouvé son successeur, elle qui continue d’évoluer avec difficultés sur un LPGA Tour qu’elle a pourtant dominé. Mais sur une année, quand d’autres savent s’imposer dans le temps. La numéro un Française termine 53e à –8, 20 coups derrière Hyo-Joo Kim, ce qui constitue un énorme fossé à combler, si elle veut revenir jouer la victoire, en haut du leaderboard.

Quant à Perrine Delacour, cette dernière journée ne lui aura pas réussi. Elle a joué 73, perdant un coup au classement général, terminant à –6 à la 65e place.

Cependant, au classement de la Race to CME, Pauline Roussin-Bouchard, qui n’a pas franchi le Cut, reste la Française la mieux classée, à la 31e place, tandis que Nastasia Nadaud grimpe dans le Top 60 à la 58e place, et que Perrine Delacour perd un peu de terrain, passant de la 55e à la 63e place. Céline Boutier étant au plus bas en occupant la 101e position, signe que rien ne va plus pour la Française de 32 ans.


Hyo-Joo Kim, quant à elle, prend la tête de la Race devant Nelly Korda, alors que Atthaya Thitikul reste troisième.

Enfin, à 48 heures du départ de l’Augusta National Women’s Amateur, l’Américaine de 17 ans, Asterisk Talley termine ce Ford Championship à une brillante 29e place, avec le score de –12, et l’on a hâte de voir comment elle va se comporter durant les quatre jours de ce tournoi amateur, exceptionnel, sur un parcours de légende.

Prochain rendez-vous du LPGA Tour, le 2 avril, pour l’Aramco Championship, co sanctionné par le LET.

Le classement final => ICI

Ford Championship : Hyo-Joo Kim écrit l’histoire en tête !

Ce moving day a encore offert de beaux moments de golf, et une pluie de birdie, même si les green semblent plus difficiles à jouer qu’au premier tour. Et un nouveau record du LPGA Tour a été battu, avant que, probablement, ce tournoi se termine avec un score jamais atteint depuis 2018 !

Des tournois, où les cartes basses se sont enchaînées, nous en avons connus. Mais avec le niveau technique qui ne cesse de progresser, de plus en plus de joueuses sont en capacité de jouer nettement sous le Par, et surtout très jeunes. Et, par la même occasion, les birdie sont de plus en plus nombreux dans la journée d’une joueuse au point que lors la moyenne était de jouer –4 dans une journée, c’est désormais –6 ou –8 qui devient une référence. Et lors de ce moving day, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim qui, rappelons le, s’est imposée dimanche dernier, face à Nelly Korda, a encore fait trembler les statistiques, en signant une seconde carte de 61, après celle de son premier tour. De sorte qu’elle détient le score le plus bas, sur trois tours, de l’histoire du LPGA Tour.

Un record qui aurait pu en appeler un autre, puisque Hyo-Joo Kim s’est retrouvée à –10, à deux tours de la fin, avec un Par 5 et un Par 4 à jouer. Tout le monde a retenu son souffle, lorsqu’elle a attaqué le green du 17, au second coup, car un eagle lui aurait permis de jouer 60, avec une dernière possibilité de birdie, au 18, afin d’égaler le fameux 59 d’Annika Sorenstam, signé le 16 mars 2001, également dans l’Arizona.

Mais le jeu de la Sud-coréenne avait une fâcheuse tendance à partir à gauche, en cette fin de journée, et cette balle qu’elle imaginait dans la ligne du mat, partie vers l’extérieur du green, en direction de la tribune. Mais la chance sourit à la Sud-coréenne qui bénéficiait de la pente qui ramena sa balle à environ 2 mètres du trou. Alors que Nelly Korda, qui joua pourtant dans la ligne du mat, fit tomber sa balle bien trop loin du trou, au point de se retrouver avec un putt d’environ 6 mètres.

Finalement, Korda et Kim sortirent de cet avant dernier trou, avec un Par, et Annika Sorenstam pouvait continuer à dormir ses deux oreilles, son record de 59 ne tomberait pas ce samedi.

Avant ces évènements, d’autres ont animé cette journée, et notamment cette bagarre pour la première place, entre l’Américaine et la Sud-coréenne.

A égalité, à –18, au départ du 10, Hyo-Joo Kim allait commencer une incroyable ascension vers le sommet, en signant un cinquième birdie sur le Par 3 du 10, puis un sixième sur le Par 4 du 11, avant de se retrouver en position d’eagle, sur le Par 5 du 12. Et Nelly Korda de se battre avec son putting, quand la Sud-coréenne rentrait presque tout ce qu’elle voulait, à sur de longues distances. Comme cette ficelle au 10, sur environ 12 mètres, sous les yeux de l’Américaine qui ne trouva que le Par.

Au 12, avec un putt d’environ 3,50 mètres, Hyo-Joo Kim avait devant elle l’opportunité de porter une belle estocade à l’Américaine, en se détachant en tête, avec quatre coups d’avance. Mais Korda réagissait en signant un birdie. Cependant, en rentrant le putt pour eagle, Kim envoyait un signal fort à sa partenaire de jeu, qui n’avait déjà pas réussit à l’empêcher de s’imposer, la semaine passée.

Leader avec le score de –22, après 12 trous, Hyo-Joo Kim enfonçait le clou sur le green du 13, en passant à –23, alors que Korda manqua son putt en faisant dépasser sa balle du trou. Même scénario sur le green suivant, mais cette fois-ci pour les deux joueuses.

Avec deux birdie à la suite, au 16 et au 17, pour Hyo-Joo Kim, et un sur le Par 3 du 15 et l’autre sur le Par 5 du 17, pour Korda, la Sud-coréenne marquait de son empreinte cette journée, terminant cette journée avec une avance de 4 coups sur l’Américaine. Et une semaine plus tard, cette domination de Hyo-Joo Kim fait encore peser un peu plus de pression sur Nelly Korda qui sera, ce dimanche encore, dans la position du chasseur : « jouer avec Hyo-Joo ce fut incroyable. Elle a joué un golf exceptionnel ; son putting était vraiment excellent », confia Korda, qui a eu du mal à ajuster ces putt, passant plusieurs fois au bord du trou. Mais l’Américaine compense ce manque de précision en évitant les bogey : « je ne vais pas me plaindre d’avoir joué une partie sans bogey, à –5. Donc je pense que c’est une bonne performance pour moi », assura Korda qui reste réaliste sur la suite du tournoi : « évidemment, tu la vois enchaîner les putt, et réussir de très bons coups. Mais il faut se rappeler que ce n’était que samedi. Il reste encore 18 trous. C’est du golf. Il faut juste se concentrer sur soi-même. C’est facile de se mettre la pression et de faire des erreurs quand on essaie de ne pas laisser l’écart se creuser. Mais il faut vraiment se rappeler qu’il faut se concentrer sur soi et le parcours », déclara l’Américaine qui ne veut pas se laisser impressionner avant la dernière journée.

De son côté, Hyo-Joo Kim confia : « dans l’ensemble, toutes ces journées ont été bonnes. Le putter, les fers, le driver, tout a été dans le sens que je voulais. Et j’ai eu de bonnes sensations avec mon jeu ». Puis, elle ajoutait : « j’ai joué en restant concentrée sur chaque coup. Quand je réfléchis à un coup, que ce soit la distance à laquelle je frappe ou à ma façon de jouer, je me concentre sur chacun d’eux, l’un après l’autre. Nelly est ma joueuse préférée. C’était génial de jouer ensemble, de rivaliser avec elle. C’était tout simplement amusant ». Un amusant qui va donc se poursuivre, et qui pourrait donner, une fois encore, des ailes à la Sud-coréenne, pour aller décrocher sa 9e victoire, et la seconde à la suite, cette saison.

Une bonne semaine pour quelques outsiders

En arrière de ce qui s’annonce comme un nouveau duel entre Nelly Korda et Hyo-Joo Kim, pour la victoire, se trouvent des joueuses qui ont une belle carte à jouer. Et notamment l’Anglaise Mimi Rhodes, actuellement 3e à –16, qui vient de signer sa première meilleure carte de jeune carrière sur le LPGA Tour. Un 63 qui comporte un eagle, pour débuter sur le Par 5 du 2, et un bogey sur le Par 4 du 11, mais surtout un score qui permet à l’ancienne star du Ladies European Tour, d’être projetée dans le Top 30 d’une Race to CME qu’elle intègre pour la première fois. Et cette carte de 63 devrait, également, faire date dans le palmarès de la joueuse de 24 ans, qui réussit parfaitement son intégration au plus haut niveau mondial : « je n’avais pas vraiment réalisé que j’étais à –9 », confia Rhodes. « Je pensais être aux environs de –8. Evidemment, c’est une super journée de golf. J’ai bien débuté ma journée, dès le début avec un eagle, ce qui m’a vraiment lancé », confiait-elle tout évoquant le vent qui s’est levé pour accompagner les joueuses dans ce troisième tour : « le vent a un peu changé mon approche du parcours. Il a commencé à se lever à l’amorce du retour. Certains départs ont été avancés, comme au 17. De fait, nous avons dû revoir un peu notre stratégie et changer de clubs sur quelques trous. Mais nous avons conservé un jeu simple. Et les drapeaux étaient plus accessibles qu’hier », confia l’Anglaise. « Du coup nous visions la plupart des drapeaux et nous avons beaucoup appris de la précédente journée, notamment sur les green, qui étaient plus fermes. Aujourd’hui, nous avons surtout travaillé sur l’atterrissage des balles sur le green », précisait Rhodes, qui a de bonnes chances de signer son second Top 10, ce dimanche.

L’Américaine Lindy Duncan est, elle aussi, parmi les joueuses qui ont signé une excellente journée. Avec un score de –6 pour la journée, elle confirme son talent et tout ce qu’elle a mis en œuvre, depuis un an, pour surmonter de nombreuses frustrations et une volonté perfectionniste qui l’empêchait d’avancer. La voici 9e à –14, après une seconde carte de 66, qui symbolise de net progrès. « J’ai beaucoup d’opportunité de birdie. J’ai très bien joué les Par 5 et au 17 j’ai seulement eu à jouer un fer 9 parce que le départ était avancé », expliqua Duncan qui signa son 8e birdie, sur ce Par 5. Hélas, en concédant un double bogey sur le Par 5 du 7, elle a freiné une progression qui pouvait la placer dans le Top 3. « Ce trou a été difficile. Ca arrive à tout le monde. J’ai raté quelques coups alors que je jouais plutôt bien les précédentes journées en me laissant de l’espace ». Elle aussi évoqua les changements de clubs liés aux départs avancés : « beaucoup de coups de départs ont été joué différemment. J’ai dû utiliser des clubs différents pour atteindre les green. Soit plus longs parce que le vent était de face, soit plus courts parce que le vent était de dos. Donc le jeu, dans cette journée, fut vraiment différent. Et comme les green étaient plus lisses, donc plus rapides, j’étais peu nerveuse au putting, aujourd’hui. Car selon que vous êtes de tel ou tel côté du drapeau, il y a des pièges. Notamment des pentes qui accélèrent la balle qui prend le vent. C’est ce qui m’est arrivé au trou n°7. Donc j’ai essayé de jouer en laissant ma balle pour la jouer face au vent », expliqua longuement Lindy Duncan qui nous renseigne, un peu plus, sur les conditions de jeu de cette journée.

La jeune Américaine, amateur, Asterisk Talley est également à la 9e place, à –14, démontrant tout le potentiel que possède cette jeune fille de 17 ans, qui est double lauréate de la Junior Invitational, avec une récente seconde victoire, mi-mars.

Malgré un bogey sur le trou n°1, Talley a bien relevé la tête en signant un aller dans le Par, et un retour en 32. A trois jours du premier tour de l’Augusta National Women’s Amateur, c’est très un résultat très encourageant.

L’Américaine Jenny Bae n’a pas aussi bien joué que la veille, et la voici 12e à –13, avec une carte dans le Par, et un trois putt au 15 qui est la cause principale de son score.

Nadaud tient le rythme !

Même si les Françaises ne sont pas dans le Top 10, nous pouvons nous réjouir de voir Nastasia Nadaud continuer d’enchaîner les cartes sous le Par. Après ce troisième tour en –4, la voici 17e, en compagnie de Akie Iwai, Hae Ran Ryu, Yuri Yoshida, Jing Yan ou encore Cassie Porter, avec le score de –11, et projetée 63e d’une Race to CME sera son classement de référence, comme toutes les rookies, pour conserver sa carte, en fin de saison.

Nadaud est la Française la mieux classée, après trois tours, devant une Céline Boutier qui commence a se mettre dans le coup, après une deuxième carte en 67 et un moving day en 68. La numéro un Française qui est 36e à –9, cinq coups derrière Nadaud, et dont on peut espérer qu’elle termine ce tournoi un peu plus haut, encore, dans le classement.

Par contre, Perrine Delacour n’a réussi à bien négocier cette journée, qu’elle signe dans le Par. Elle a perdu 11 places au classement général et se retouve 46e à –7, avec la championne de la saison 2025 de l’Epson Tour, Melanie Green, ainsi que Lottie Woad qui marque un peu le pas, sur ce LPGA Tour qu’elle avait enflammé, l’an dernier.

Enfin, en manque de jeu, l’Américaine Austin Ernst ferme la marche, à +2, après un troisième tour en +7. Et Nasa Hataoka a réalisé un trou en un, sur le Par 3 du trou n°15, remportant le superbe Ford Bronco, mis en jeu.

Le dénouement de ce tournoi est à suivre, dès minuit, sur le site du LPGA Tour, à la rubrique habituelle (news/vidéo/ live stream), et un probable score final, qui pourrait dépasser le fameux -31, signé par Sei Young Kim, en 2018.

Le classement provisoire => ICI

Ford Championship : Korda prend la tête, Ko dérape au putting !

Cette seconde journée a, comme prévu, apporté son lot de surprises sur un parcours qui, selon certaines se conquiert facilement, et pour d’autres est probablement compliqué à jouer. Et une amateur s’en sort avec brio !

Sommes-nous en présence d’un parcours à birdie, où est-ce le niveau de jeu de chacune des joueuses qui s’adapte, plus ou moins, au parcours ? Il y a, incontestablement, des deux si l’on en juge par la journée difficile de Lydia Ko, qui a réalisé un second tour aux antipodes du premier. Frôlant l’exploit d’égaler le record d’Annika Sorenstam, lors de la première journée, la Néo-zélandaise a été en grande difficulté dans cette journée, et notamment sur des green particulièrement roulants. Incapable de mettre un peu pour birdie, voire d’en manquer pour sauver le Par, comme ce trois putt au 13, Lydia Ko n’a progressé que d’un coup et se retrouve 3e, à –13, trois coups derrière le nouveau leader, qui n’est autre que Nelly Korda. Mais l’Américaine a également souffert, dans cette journée, manquant, elle aussi, de nombreuses occasions de birdie.

Si le rough est tondu très court, permettant de ne pas pénaliser les coups lâchés à droite et à gauche, ce qui avait occasionné des scores moins bas, ces dernières semaines, les green ne sont pas si simples à gérer au putting.

Mais la moyenne des green en régulation n’est pas supérieure aux autres semaines. Pour exemple, Nelly Korda a touché 15 green ce vendredi, contre 16, au second tour, la semaine dernière, où le score final du tournoi est le même que celui de Korda après ces deux tours.

Concernant les fairway, Korda en a touché autant au second tour, la semaine dernière, que dans cette seconde journée, soit 10 sur 14. Ce sont donc les green qui favorisent bien un meilleur score, encore faut-il être capable de les toucher près du mat et de bien les lire. Et à ce jeu, nous avons vu que toutes les joueuses n’ont pas la même capacité. Lexi Thompson a souvent été loin des mats, et elle a même mis une balle dans l’eau, après avoir touché un green trop à droite. Et Nelly Korda a également connu un moment de faiblesse, sur le 17, alors qu’un birdie lui tendait les bras, après avoir réussi à stopper sa balle, à moins d’un mètre du trou.

Alors, effectivement, ce parcours favorise les birdie, mais l’on se rend bien compte qu’il peut, tout autant, rendre la vie difficile aux joueuses qui ont su le conquérir un jour plus tôt. Ce moving day pourrait bien ne pas être aussi simple à jouer, que la première journée, et alors que l’on commençait à imaginer un nouveau record de score pour la fin de ce tournoi, probablement que le vainqueur pourrait s’imposer sans atteindre le fameux –31, signé par Sei Young Kim, en 2018.

Asterisk Talley crève l’écran !

S’il y a un événement à retenir dans cette journée, c’est la performance de la jeune Américaine, et amateur, Asterisk Talley, qui, à 17 ans, à jouer –7 dans ce second tour pour se placer à la porte du Top 10.

Talley a déjà fait parler d’elle, lors de l’Augusta National Women’s Amateur, en se classant seconde, un coup derrière l’Espagnole et vainqueur, Carlat Bernat Escuder, mais aussi sur le LPGA Tour, en se qualifiant pour l’US Women’s Open, à seulement 15 ans, et en franchissant le Cut, pour terminer 44e.

Et c’est là que l’on mesure ce que veut dire « espoir du golf féminin mondial », quand, en France, on continue de mettre sur un piédestal des joueuses à qui l’on demande de terminer leurs études avant de s’engager sur le LETAS, avec dix ans de retard sur celles qui écriront l’histoire du golf mondial. La France est à la traîne, et le restera toujours, tant que la culture du médiocre restera une mesure étalon.

Partie du Tee n°10, Asterisk Talley a concédé un double bogey, après deux birdie, mais elle s’est bien rattrapé sur le Par 5 du trou n°2, en signant un eagle, avant d’avaler les quatre derniers trous, comme une championne ! Et elle expliqua ce qui lui a permis de se relever, avec ce double bogey : « je crois que c’est juste le fait de savoir ce que j’ai fait de mal, et de comprendre que ce n’était pas ce que j’étais censé faire. Maintenant je sais ce qu’il ne faut plus faire et je peux repartir à zéro », confia la jeune Américaine qui pourrait bien s’inscrire dans la même ligne de progression que Lexi Thompson, dans les années à venir.

Asterisk Talley qui bénéficie d’une superbe opportunité, cette semaine, pour tester son jeu, avant de prendre le départ de l’Augusta National Women’s Amateur, la semaine prochaine : « j’étais en pleine forme, avant ces deux tournois. Je savais déjà que mon jeu était au point, surtout depuis mon retour de Sage Valley. C’était vraiment agréable de savoir que j’avais mon jeu en main et j’ai hate d’y être », confia l’Américaine, qui évoluera avec les Françaises Sara Brentcheneff, Louise Uma Landgraff et Camille Min-Gaultier. Mais aussi quelques joueuses qui sont déjà des grands noms du golf amateur comme Anna Davies, Bailey Shoemaker, Kiara Romero, Jasmine Koo, Megha Ganne ou encore la Canadienne Aphrodite Deng et la Thaïlandaise Eila Galitsky.

Asterisk Talley partage cette 11e place, à –10, avec l’Américaine Sophia Schubert, rookie venant de l’Epson Tour, qui a joué –4 dans cette seconde journée.

Un Top 10 de stars

Outre Nelly Korda et Lydia Ko, dans la première partie du tableau des scores, on constate la présence d’une Hyo-Joo Kim régulière, et toujours en capacité de briller d’un parcours à un autre. La Sud-coréenne occupe la seconde place, après une journée en –3, avec le score de –14, et comme dimanche dernier, elle s’élancera aux côtés de Nelly Korda, ce samedi, ce qui peut valoir un grand moment de golf, sous la forme d’une revanche, pour l’Américaine.

L’Américaine Jenny Bae est également au contact, à la 3e place, elle qui ne cesse de progresser depuis qu’elle a créé la surprise en dominant le second tour du tournoi au Mexique, l’an dernier. Elle fait partie de ces quelques joueuses qui ont joué –7 dans cette journée, avec un eagle et sans concéder de bogey. « Je crois que j’ai réalisé une partie de golf plus apaisante qu’hier », déclara Bae. « Ce fut une partie normale, comme je n’en avais plus jouée depuis longtemps. J’ai eu l’impression que tout s’enchaînait parfaitement. Je me sentais bien positionnée face à la balle, et je pouvais visualiser sa trajectoire. J’ai vraiment eu l’impression de vivre une journée facile », complétait l’Américaine de 24 ans.

La Suédoise Frida Kinhult bénéficie, elle aussi, de ce parcours à birdie, pour refaire parler d’elle sur le LPGA Tour, après être passée à côté de plusieurs opportunités. La voici 6e, à –12, aux côtés d’une In Gee Chun que l’on ne voit plus beaucoup dans un Top 10. La Sud-coréenne qui a traversé une période psychologique difficile, ces dernières années, et qui revient prendre contact avec ce circuit où elle fut parmi les meilleures mondiales.

La 8e place est occupée par les Japonaises Chizato Iwai et Ayaka Furue, laissant présager que la suite de cette épreuve pourrait se dérouler avec ces joueuses, dont on connaît la capacité à jouer très bas. La Sud-coréenne Ina Yoon complète cette 8e place, quatre coups derrière Nelly Korda. Celle qui fut rookie l’an dernier, à 21 ans, est encore en observation sur ce LPGA Tour où l’on espère qu’elle viendra rapidement et régulièrement, s’immiscer dans le groupe de tête, et la lutte pour une victoire. Yoon a rendu une carte de 66, vierge de bogey, après un 67 où elle avait réalisé deux eagle contre trois double. Manifestement, elle a appris de ses erreurs, comme la jeune Talley.

Delacour et Nadaud encore bien classée

Les deux Françaises, qui sont séparées de 10 ans, continuent de surprendre et les voici encore dans la bonne partie du tableau des scores, avec un nouveau Cut de franchit. Perrine Delacour, âgée de 31 ans, a parfaitement négocié cette seconde journée, en jouant –5, avec deux eagle, trois birdie mais aussi deux bogey, en fin de journée. Deux fautes qui empêchent la Française de se situer à la 13e place, au niveau de Rose Zhang, Natasha Oon, Jin Hee Im, JeongEun Lee5 ou Laney Frey,l’une des rookie venant de l’Epson Tour. Mais peu importe, car il reste deux jours de golf et ces deux journées pourraient bien amener Perrine Delacour a collecter de précieux points de Race to CME, pour intégrer le Top 50.

Quant à Nastasia Nadaud, elle brille par sa régularité et sa capacité à franchir le Cut sur un LPGA Tour où beaucoup de Françaises s’y sont cassées les dents. Certes, il y a beaucoup encore beaucoup trop de bogey sur le carte de Nadaud, mais le fait de pouvoir jouer sous le Par, de franchir le Cut et d’être au milieu de joueuses confirmées, permet d’envisager, pour elle, une bonne saison. Cette 35e place, provisoire, à –7, va lui permettre de jouer plus décontractées, ce week-end.

Céline Boutier continue sa traversée du désert, même si elle a bien réagi en allant chercher un score de –5 journée, lui permettant de franchir le Cut. Mais elle est loin de la tête, à –5 total, à la 61e place.

Quant à Pauline Roussin-Bouchard, elle fait partie des joueuses qui ont été en difficulté sur ce parcours, et sans doute n’a-t-elle pas trouvé que le birdie était aussi facile à rentrer qu’il n’y paraît.

Des joueuses comme Lilia VU, Miyu Yamashita, Sei Young Kim, Auston Kim, Leona Maguire ou encore Charley Hull ne franchissent pas le Cut, démontrant que ce parcours ne mérite probablement pas d’être qualifié de facile à jouer.

La chaleur, qui règne dans l’Arizona,a également joué un rôle important, et si le vent venait à se lever, les deux prochaines journées pourraient être bien agréables que ces deux premiers jours.

Le classement provisoire => ICI

Ford Championship : Lydia Ko crée l’exploit. Nadaud meilleure Française !

La Néo-zalandaise s’est encore distinguée en signant une carte record de 60 ! (photo: LPGA/Getty Images)

Ce premier tour du 6e tournoi de la saison a connu un moment exceptionnel, constituant un nouveau record du LPGA Tour, mais aussi à titre personnel, pour une joueuse déjà largement honorée pour son parcours.

Ce fut un coup de tonnerre, ce jeudi, quand la Néo-zélandaise Lydia Ko a terminé sa journée, au trou n°9, en rentrant un dernier birdie. Le 12e de sa journée, pour une carte de 60, vierge de bogey !

Déjà largement reconnue et récompensée pour une carrière exceptionnelle, qui n’est pas encore achevée, la double médaillée des Jeux olympiques, de l’histoire du golf, en a manifestement encore sous le pied. Certes, contrairement au ShopRite LPGA Classic, de 2024, ce tournoi ne fait que débuter, mais cette barre placée très haut est déjà annonciatrice d’un parcours capable de se laisser conquérir, pourvu que l’on soit précis.

Mais cela peut tout autant signifier que les organisateurs pourraient travailler le parcours, pour les trois prochaines journées, afin qu’un tel exploit ne reproduise pas et que les écarts se resserrent. Cependant, avec stimpmeter déjà compris entre 11,5 et 12, la marge de progression semble assez réduite.

En attendant cette éventuelle situation, Lydia Ko a frôlé l’exploit, celui d’égaler le record détenu par Annika Sorenstam, depuis 25 ans. Et fait extraordinaire, la LPGA a commémoré cet anniversaire, il y a tout juste une semaine : « je crois que le chiffre de 59 m’a traversé l’esprit au moment où j’ai rentré mon putt pour birdie, sur le green du 6 », confia la Néo-zélandaise. « Mais je ne ressentais pas vraiment de pression de devoir absolument passer sous la barre des 60 », ajoutait-elle. « C ‘était plutot comme une sensation vraiment géniale d’être dans cette position. Je crois que c’est mon meilleur score en carrière », expliquait Lydia Ko, qui, effectivement, n’a jamais joué plus bas que 62. C’était en 2021, lors du dernier tour de l’ANA Inspiration, où elle terminait à la seconde place.

Lydia Ko qui inauguré un nouveau putter, cette semaine, ce que sa partenaire de jeu, Lottie Woad, remarquait. Ce à quoi Lydia Ko lui répondait : « au moins, j’ai rentré le putt. C’est un bon début ».

Mais la Néo-zélandaise n’est pas la seule à avoir impressionné. Une semaine après sa victoire, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim est de retour aux affaires, en signant la seconde performance du jour. La voici à –11, soit une carte de 61, en tenante du titre devant une Nelly Korda elle aussi en grande forme.

Et c’est sans doute là la marque des très grandes joueuses de golf, qui se distingue de celles que l’on nomme déjà comme les meilleures. Il y a chez Lydia Ko, Nelly Korda, Hyo-Joo Kim et quelques autres, cette rare capacité à briller d’une semaine à l’autre, comme si une mise à zéro de tous les compteurs s’effectuait, quand les autres sont, probablement, à repenser à ce qui s’est passée la veille, ou quelques jours auparavant. D’ou cette question : faut-il parfois éviter de penser au golf, et se laisser porter par le jeu ?

Quoi qu’il en soit, ce Ford Championship débute sur les chapeaux roues et a déjà créé un écart de 6 coups entre le leader et les joueuses classées à 10e place. Et elles sont douze dans ce cas, dont une Française qui nous épate de plus en plus !

Nadaud continue de nous réjouir

Alors qu’en 2024, les regards se tournaient vers Adela Cernousek, qui se préparait à évoluer pour sa première saison sur le LPGA Tour, en pensant que cette joueuse, encore amateur, de 21 ans, incarnerait la relève du golf féminin au plus haut niveau mondial, c’est finalement Nastasia Nadaud, tout juste âgée du même âge, qui brille en ce début de saison, franchissant les Cut là où sa compatriote a échoué.

Pour son troisième départ, comme rookie du circuit, Nadaud est encore en bonne position pour franchir le Cut. Jusqu’ici, lorsque des joueuses Françaises ne parvenait pas à faire une bonne première saison sur le LPGA Tour, beaucoup avançaient l’excuse de l’adaptation aux parcours américains. Force est de constater que le sujet n’existe pas pour la Française de 21 ans, et qu’il faut peut-être y voir un réflexe très Français, consistant à toujours trouver des excuses face à la médiocrité.

Classée 50e au Blue Bay, puis 27e de la Founders Cup, la voici 10e, du classement provisoire, avec une carte de 66, qu’un bogey au 18 a un peu atténuée. Si l’on devra encore attendre pour la LPGA Tour nous propose l’interview d’une Française, chaque semaine, on peut en déduire que Nastasia Nadaud est en train d’attirer l’attention des instances internationales, qui ont encore comme repère le nom d’une Céline Boutier, qui semble être entrée dans une phase descendante, l’éloignant des projecteurs, et, peut-être, cette semaine. Du Cut. Car elle est actuellement 108e dans le Par, avec un Cut nécessairement plus bas, compte tenu des scores qui ont été rendus dans ce premier tour.

Nastasia Nadaud fait actuellement jeu égal avec des joueuses qui sont des références comme Hae Ran Ryu, Somi Lee ou Akie Iwai, elles aussi à –6. C’est donc une bonne nouvelle pour le golf féminin Français, qui a peut-être trouvé en Nadaud ce nouvel espoir tant espéré depuis plusieurs années.

Les joueuses à suivre

Elles sont nombreuses à attirer l’attention, cette saison, à commencer par les Européennes qui débarquent du LET. En plus de Nastasia Nadaud, il y a l’Anglaise Mimi Rhodes. Auréolée de trois victoires sur le LET, et d’une seconde place à l’ordre du mérite 2025, l’Anglaise de 24 ans assure, elle aussi, un bon début de saison sur le LPGA Tour. Preuve que le niveau augmente chez les filles, et que dans une année de Solheim Cup, l’écart continue de se réduire entre les Américaines et les Européennes. Et l’on peut logiquement penser que le prochain team Europe pourrait compter dans ses ranges Rhodes et Nadaud, si elle continue de jouer aussi bien, aux côtés de Lottie Woad, constituant un vrai renouvellement de cette équipe.

Pour le moment, constatons que Mimi Rhodes a franchi deux Cut en trois départs, et qu’elle est, elle aussi, en bonne position pour jouer ce week-end, en étant 22e à –5.

L’Allemande Helen Briem, elle aussi récente star du LET qui vient de débarquer que le LPGA Tour, se défend bien, avec un Curt franchit pour son premier départ. Cette seconde participation pourrait l’amener à franchir un second Cut, en étant classée 34e à –4. Bien qu’elle va devoir rester vigilante au potentiel retour des ces joueuses expérimentées qui n’ont pas bien débuté leur semaine. Comme Jeeno Thitikul, qui est à –3 avec la Canadienne Brooke M.Henderson, ou encore Gaby Lopez, et ces joueuses à –2 comme Carlota Ciganda, Jennifer Kupcho, Lauren Coughlin, Madelene Sagstrom ou Lindy Dunca, placées un coup sous le Cut provisoire.

Impliquant que la seconde journée devrait encore apporter son lot d’émotions et de surprises.

Chez les joueuses Américaines, l’amateur de 17 ans, Asterisk Talley retient particulièrement l’attention. A nouveau invitée sur un tournoi du LPGA Tour, elle s’offre le luxe de jouer 69, et milieu de quelques stars et figures du circuit. Certes, son jeu n’est peut-être pas encore aussi mature que celui de Ruoning Yin, qui est également à –3, mais elle a su surmonter les trois bogey qui colorent sa carte, en repassant sous le Par, en fin de parcours, avec trois birdie. Et à 17 ans, elle s’affiche comme une joueuse espoir qui va participer au renouvellement du haut niveau mondial. Pour avoir un repère, la première et meilleure Française du classement mondial féminin amateur se nomme Sara Brentchenef. Elle a 18 ans est et classée 38e. Tandis que Asterisk Talley est 10e, et que contrairement à la Française, elle est visible sur de grands évènements professionnels. Faut-il s’en inquiéter ? Certainement. Car on a connu des joueuses ayant le même profil que Talley, qui ont, depuis, connu le succès et les honneurs du golf professionnel. Et notamment Yana Wilson, qui a remporté son premier tournoi sur l’Epson Tour, à 18 ans, et le second, quelques semaines plus tard, à 19 ans. Il a fallu à l’Américaine, vainqueur à 16 ans, de l’open amateur du Mizuho Americas Open, une seule année sur l’Epson Tour pour obtenir sa carte vers le LPGA Tour. Et la voici 22e à –5, pour son 3e départ sur le LPGA Tour, avec un Cut manqué et un Cut franchit. Wilson qui a collecté deux eagle à la suite, ce jeudi, et qui a malheureusement concédé un double bogey, en fin de partie. Mais pour une année de rookie, à 19 ans et 7 mois, elle peut-être satisfaite de sa performance. Il lui reste, à présent, à franchir le Cut.

La Malaisienne Natacha Oon, qui a connu des débuts difficiles, sur l’Epson Tour, confirme sa bonne forme, depuis la semaine dernière, où elle a eu droit à son moment médiatique. Elle aussi est 22e à –5, un coup derrière l’Américaine Jenny Bae, qui avait créé la surprise, au Mexique, l’an dernier, en prenant la tête du second tour. Egalement issue de l’Epson Tour, ce circuit qui fournit la majorité des meilleures joueuses du LPGA Tour, dont plusieurs numéro un mondial, Jenny Bae continue de démontrer de belles aptitudes pour évoluer au plus haut niveau mondial.

Ce second tour va encore faire évoluer le classement, et il faut espérer que Perrine Delaclour (-1) et Pauline Roussin-Bouchard (-2), parviendront à franchir un Cut qui pourrait bien se situer à –4 ce soir. Et ce sont autant de coups que Céline Boutier va devoir aller chercher, si elle veut jouer, elle aussi, ce week-end.

Le classement provisoire => ICI

Lindy Duncan: « ce +8 qui a changé ma vie ! »

J’y pense encore.

J’étais sur le dernier tee de départ des qualifications pour le LPGA Tour, à -3 ce jour-là, sachant qu’un par au 18 me garantirait ma place sur le circuit professionnel pour 2023. C’était tout ce dont j’avais besoin : un par.

Même maintenant, je serais incapable de vous dire exactement ce qui s’est passé sur ce dernier coup de départ. Ma balle est partie droit à droite après avoir frappé la face du club, et soudain, j’ai paniqué. Mes mains se sont engourdies. J’ai eu le souffle coupé. Mon cœur s’est mis à battre la chamade.

J’avais l’impression de sortir de mon corps.

Après avoir envoyé mon coup suivant dans l’obstacle d’eau, j’ai expédié un coup de wedge de 90 mètres, pourtant banal, 18 mètres trop loin, après le drapeau. Pour couronner le tout, j’ai fait trois putts pour un quadruple bogey.

Dans l’un des moments les plus importants de ma carrière, j’ai joué +8. Plus 8 !

J’ai essayé de me contenir en entrant sous la tente des scores, essuyant mes larmes et espérant que personne ne le remarque. Mais je n’ai pas pu les cacher. J’ai vérifié les scores avec mes partenaires de jeu, j’ai ravalé ma salive et j’ai signé pour mon troisième 73 consécutif.

Je me suis précipitée vers la voiture, désespérée d’échapper au désarroi de ce qui venait de se produire. Ma mère nous a ramenées à la maison, et je ne me souviens pas avoir dit grand-chose pendant tout le trajet.

Ce soir-là, j’ai essayé d’écrire à ce sujet, mais les mots me manquaient. Alors, le lendemain matin, je suis allée courir. Ce n’est qu’au contact de mes pieds sur le bitume que mes pensées ont commencé à s’apaiser.

Et c’est là que je me suis posé une question simple, mais terrifiante : dois-je changer, ou dois-je tout abandonner ?

Au fond de moi, je savais que je n’étais pas prête à renoncer au golf. J’y avais déjà pensé. J’avais même envisagé le genre de travail que je pourrais exercer si j’arrêtais. Mais il y avait une vérité plus dure que je devais accepter : je ne m’étais jamais investie à fond dans le golf.

Le physique était là. Ce que je n’avais pas affronté, c’était l’aspect mental, malgré ce perfectionnisme qui m’avait accompagnée pendant une si grande partie de ma carrière.

Voilà le problème avec le perfectionnisme : c’est un mensonge. Il vous berce dans une fausse impression de sécurité, vous faisant croire que si vous contrôlez chaque détail, si vous ne commettez jamais d’erreur et ne vous autorisez jamais à échouer, vous atteindrez votre objectif.

Pendant la majeure partie de ma carrière de golfeuse, j’ai cru à ces mensonges. Je me suis donné à fond, je me suis entraîné encore plus, et pendant un temps, ça a semblé fonctionner.

Jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus.

Ce score de +8 (quadruple bogey) a été un véritable électrochoc. Il m’a forcé à me regarder en face, non seulement en tant que golfeur, mais aussi en tant que personne.

Le changement ne serait pas facile. Il serait chaotique, inconfortable et effrayant. Je devais me décider : si je donne tout ce que j’ai et que ce n’est toujours pas suffisant, est-ce que je m’en remettrai ?

J’ai choisi le courage. J’ai choisi de changer.

Je me suis investi à fond dans le travail que je faisais avec mon psychologue du sport, Raymond Prior. Puis, vers la fin de la saison 2024, alors que je me retrouvais à nouveau à lutter pour conserver ma carte, j’ai contacté mon entraîneur de swing, Sean Foley.

Au début, je pensais avoir simplement besoin d’aide pour mon alignement. Mais Sean est rapidement devenu bien plus qu’un simple instructeur. Il m’a initié au concept des mantras quotidiens : de courtes phrases pour se rappeler qui l’on aspire à être.

Il m’a suggéré de créer les miens.

Et puis, quelque chose a changé. Non pas que les mots eux-mêmes fussent magiques, mais parce que j’ai commencé à y croire.

Quelques semaines plus tard, j’arrivais au Chevron Championship, après avoir manqué le Cut. Normalement, j’aurais ressenti le trac habituel qui accompagne le début de la saison des tournois majeurs, mais cette fois, c’était différent.

J’ai joué 66 au deuxième tour, et je me suis dit que c’était peut-être enfin mon moment. Je me suis retrouvée sur le premier tee le dimanche, avec un titre majeur en jeu. Ce dernier tour était la première fois que je me permettais de prendre du plaisir sur un parcours de golf. C’était tout simplement exaltant.

Je n’oublierai jamais ce moment où j’ai abordé le 18e trou ce jour-là. Les acclamations du public. L’énergie de la foule qui espérait que mon putt pour birdie rentre. Quand le coup est tombé, j’ai laissé éclater ma joie. J’ai serré mon caddie dans mes bras, signé ma carte de score et suis retourné au départ du 18 pour le playoff. Je me suis dit : « Allez, on va essayer de gagner ce fichu tournoi ! »

Mais un trou plus tard, c’était fini.

Quelqu’un d’autre a soulevé le trophée et a sauté dans l’étang. Pourtant, à ma grande surprise, je n’étais pas déçu. J’avais vécu un moment inoubliable, un véritable cadeau.

Cette nuit-là, trop excité pour dormir, j’ai commencé à écrire sur ce que j’avais ressenti pendant la semaine, sur l’adrénaline de la compétition, sur ce que j’avais appris sur moi-même et sur le chemin sinueux qui m’y avait mené. Une fois terminé, j’ai envoyé mes notes à ma sœur et je lui ai demandé : « Devrais-je publier ça ? »

Je n’avais jamais rien partagé d’aussi intime auparavant, ni avec des amis, ni avec d’autres joueurs, ni avec personne. Mais finalement, j’ai cliqué sur « Publier ». La réaction m’a stupéfié.

Il s’est avéré que beaucoup de mes amis et collègues athlètes savaient exactement ce que c’était que d’étouffer sous le poids du doute. J’ai eu des conversations plus sincères sur la vie et le golf que jamais auparavant durant toutes mes années sur le Tour.

Les gens se sont reconnus dans mon histoire. Ils ont vu la déception, la reconstruction, la rédemption. Et cela comptait plus pour moi que n’importe quel trophée.

Alors, quand j’ai reçu cet appel téléphonique m’annonçant que j’avais remporté le prix Heather Farr de la persévérance, je n’étais pas sûre de le mériter. Mon parcours n’avait rien de révolutionnaire, et encore moins d’unique. Ce qui le rendait remarquable, c’était ma volonté d’en parler.

Prononcer mon discours de remerciement aux Rolex Awards, plus tard dans l’année, fut un autre exercice de vulnérabilité. J’ai parlé de mon passé et de mes aspirations, en réfléchissant aux choix que j’avais faits pour continuer à travailler et m’engager dans une nouvelle démarche mentale.

Car la vérité, c’est que le chemin vers l’acceptation de soi n’est pas linéaire.

Et mon histoire est loin d’être terminée.

Je suis toujours en construction. Il y aura toujours des erreurs, sur le terrain comme ailleurs, et j’ai fini par l’accepter. J’ai compris que le bonheur ne dépend pas des scores ni des résultats, et que le véritable amour n’est pas transactionnel. Il est inconditionnel. Parfois, je repense à ce moment aux qualifications, à cette version de moi-même quittant le 18e green, persuadée d’avoir gâché ma vie dans un sport qui ne me rendait pas la pareille.

Quand j’y repense, je suis un peu plus indulgente envers cette version de moi-même.

Car maintenant, je comprends quelque chose que j’ignorais alors.

Ce +8 ne m’a pas définie. C’est ce que j’ai fait ensuite qui l’a fait.

Traduit et adapté de l’article original => ICI

Par Lindy Duncan

Lindy Duncan a rejoint le circuit LPGA en 2014 après sa brillante carrière universitaire à Duke University, où elle a été nommée All-American à quatre reprises. Elle a été choisie par ses pairs comme lauréate du prix Heather Farr de la persévérance en 2025.

Ford Championship : l’essentiel à savoir

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui se déroule toujours dans l’Arizona, et sur le même parcours que l’an dernier.

Le champ de joueuses

Elles sont 144 au départ, comme les deux premières années, avec toujours le Top 80, comme base à la constitution de ce champ, auquel s’ajoute la catégorie des vainqueurs de Majeurs, les vainqueurs de tournois et le Top 10 de l’Epson Tour de l’année passée.

Puis, les invitations sponsor, les qualifiées du lundi et les joueuses, hors ces catégories, ayant réussi à entrer dans le Top 10 du précédent tournoi. Et c’est notamment l’Espagnole Carlat Tejedo Mulet, qui a gagné sa carte, sur le LPGA Tour, en terminant 14e de la saison 2025 de l’Epson Tour.

Ainsi, les joueuses stars du circuit sont au départ comme Atthaya Thitikul, Miyu Yamashita, Rio Takeda, Nelly Korda, Nasa Hataoka, les sœurs Iwai, Lydia Ko, Auston Kim, Ruoning Yin ou encore Angel Yin, Jennifer Kupcho et Hae Ran Ryu. Et, bien entendu la tenante du titre, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim.

Les Françaises Céline Boutier, Pauline Roussin-Bouchard, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud complètent le champ.

Un Cut conservera les 65 meilleures joueuses, et ex æquo, après les deux premiers tours.

Les qualifiées du lundi

  • Kate Villegas – USA
  • Amanda Doherty – USA

Les invitées sponsor

  • Asterisk Talley (a) – USA
  • Carlat Bernat Escuder – Espagne

Les rookie dans le champ

Le parcours

Ce tournoi reste dans l’Arizona, mais un peu plus au sud-ouest de la ville de Phoenix, en plein désert. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui où Céline Boutier s’imposa en 2023, lors du LPGA Drive On. Le Whirlwind Golf Club fut créé à l’été 2000  et comporte deux parcours de 18 trous que sont le Cattail et le Devil’s Claw. C’est sur le premier, un Par 72 de 6427 mètres, dans sa version longue, que les joueuses vont évoluer cette semaine. Il comporte 3 pièces d’eau mettant l’eau en jeu à cinq reprises. 53 bunker agrémentent ce parcours planté en bermudagrass, sauf pour les green qui comportent un mélange avec de la Poa trivialis. Ces green ont une surface moyenne de 548 m2, et sont parmi les plus vastes de la saison.

C’est aussi le plus long parcours joué depuis le début de la saison. Tout le parcours est tondu très court, de sorte que les rough ont une hauteur inférieure à 4 cm. Le putter sera donc de sortie autour des green plus favorablement que les wedges.

Ce parcours a été classé 18e des golfs publics de l’Arizona, par le magazine Golf Week. Il est l’œuvre de l’architecte Gary Panks, originaire du Michigan, qui dispose d’un diplôme en science de l’architecture des espaces verts. Panks a principalement réalisé des parcours dans l’Arizona mais aussi dans le Montana et au Nouveau-Mexique. Il nous a quitté le 19 mars 2024 à l’âge de 82 ans.

Prime et dotation

La dotation et la prime au vainqueur restent identiques depuis la première édition, soit 2,25 millions de dollars pour 337 500 dollars pour la joueuse qui s’imposera.

Diffusion TV

Le tournoi est diffusé gratuitement sur le site internet de la LPGA, à la rubrique News, puis Live stream.

  • Jeudi 26 mars : 11h00 à 02h00
  • Vendredi 27 mars : 11h00 à 02h00
  • Samedi 28 mars : 11h00 à 03h00
  • Dimanche 29 mars : 00h00 à 03h00

Founders Cup : un doublé pour Hyo-Joo Kim !

Huitième victoire sur le LPGA Tour, pour la Sud-coréenne, qui remporte, pour la seconde fois, ce tournoi. Hyo-Joo Kim reste performante, depuis plus de 10 ans, avec presque une victoire par an.

Ce dernier tour s’est résumé à un match play entre les joueuses du dernier groupe, où l’ancienne numéro un mondial fut très proche de prendre l’avantage. Mais le parcours fut un juge de paix redoutable.

Une chose est certaine, après cette semaine de golf, sur le LPGA Tour, le nouveau parcours choisi pour accueillir cette Founders Cup a eu le mérite de proposer des coups techniques et parfois spectaculaires, en plus d’homogénéiser le leaderboard, entre joueuses de premier plan et nouvelles venues.

Cependant, le dernier tour s’est rapidement résumé à un match play entre le leader, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim, et l’ancienne numéro un mondial, l’Américaine Nelly Korda.

Mais ce n’est seulement qu’au 10e trou que les deux joueuses étaient à égalité. Auparavant, Hyo-Joo Kim restait en tête, mais sous la menace de l’Américaine qui était en train d’entamer une progression, comme elle l’avait fait la veille. Après 8 trous, Nelly Korda jouait –3 pour la journée, pour un score total de –15, la situant à seulement deux coups de la Sud-coréenne. Et c’est au trou n°8 que Hyo-Joo Kim concéda un second bogey, avec un putt, pour sauver le Par, qui fit une virgule.

Et le retour, plus difficile à jouer que l’aller, allait arbitrer le débat entre les deux jeunes femmes, puisque derrière, beaucoup de leurs poursuivantes allaient entrer au club house, et pour certaines, connaître, également, des moments compliqués. Comme Hae Ran Ryu qui jouait –7 journée, jusqu’au 14, et qui commença à perdre pied dès le trou n°15, en concédant bogey sur bogey. La Sud-coréenne allait finalement perdre trois coups sur les quatre derniers trous, et dégringoler à –10, loin du duo de tête, alors à –17.

Korda un peu fébrile, Kim malchanceuse mais heureuse !

Ce sont donc les 9 derniers trous qui ont animé cette fin de tournoi, où de nombreux pièges étaient à déjouer. Un arbre au milieu du fairway du 10, des bunker sur le fairway ou des green un peu surélevés où la balle ne parvenait pas à s’arrêter rapidement. Sans parler des dog leg où la balle pouvait terminer dans le rough, comme c’est le cas au 18. Il fallait donc, cette semaine, disposer d’une grande technique et d’un repérage méticuleux, même si nous savons que le parcours a changé de physionomie, entre les séances d’entraînement et le premier jour de la compétition. Enfin, la stratégie était essentielle autant que le sens de la créativité.

Et il fallut tout le talent de Nelly Korda et Hyo-Joo Kim pour limiter les conséquences de ces pièges. Et l’Américaine s’en sortait nettement mieux depuis le départ, puisque contrairement à la Sud-coréenne, elle progressait au score. Après un aller en 32, comportant un bogey sur le Par 4 du 2, puis une belle suite de birdie, Nelly Korda parvint à exploiter le Par 5 du trou n°10, quant Hyo-Joo Kim signa seulement le Par. Les deux joueuses se retrouvèrent, alors, à égalité avec le score de –17. Et Nelly Korda semblait dominer sa partenaire de jeu, nourrissant une ferveur de plus en plus intense du côté des spectateurs. Mais c’est à ce moment que la Sud-coréenne releva la tête. Sur le Par 4 du 11, Hyo-Joo Kim parvint à stopper sa balle à environ 2 mètres du mat, alors que celle de Nelly Korda dû affronter une sortie de bunker.

Avec ce birdie, Hyo-Joo Kim repassa en tête, à –18, un coup devant l’Américaine, sur qui pesait, finalement, plus de pression, même si c’est elle qui avait le mieux progressé jusque là.

Et au trou suivant, les deux joueuses partirent à la faute, concédant, chacune, un bogey.  Du 13 au 16, Nelly Korda tenta d’aller chercher des birdie, mais elle ne trouva que des Par. Alors que Hyo-Joo Kim reprit la main en repassant à –18, grâce à un birdie au 14, malgré une approche qui laissa sa balle bien plus loin que celle de Korda. Mais son putt fut exceptionnel tant par la lecture de la trajectoire que par son exécution. Alors que Nelly Korda, manifestement un peu sous pression, fit passer sa balle sous le trou, en étant à moins de 3 mètres.

Mais ce parcours n’avait pas fini de se défendre. Le green du 16 allait rendre la partie difficile aux deux joueuses. Pour Korda, ce fut une balle qui ne fit pas la distance quand elle tenta le birdie. Pour H.-J. Kim ce fut un changement brutal de trajectoire de sa balle, qui partit subitement à gauche, laissant la joueuse médusée.

Au 17, Korda trouva le green, alors que H.-J. Kim joua trop long et fut contrainte à jouer un chip, derrière le green, et en contrebas. Et c’est à ce moment que l’on vit tout le talent dont sait faire preuve la Sud-coréenne, dont la balle fut jouée dans la ligne du mat, tapa le mat au niveau du trou, et s’échappa moins de deux mètres plus loin. Si ce coup était rentré, la Sud-coréenne aurait assommé l’Américaine et tué le tournoi, avec un birdie somptueux.

Mais ce fut Nelly Korda qui s’autodétruisit avec un Putt pour le Par à moins d’un mètre. Sans réelle explication, elle joua juste à côté du trou occasionnant un putt de retour pour bogey. Au départ du 18, il n’y avait presque plus de suspense, puisque Hyo-Joo Kim menait avec le score de –17, devant Korda à –15. Et si ce dernier Par 5 promettait un dernier birdie, pour chacune des joueuses, il fallait un eagle pour l’Américaine et un bogey pour la Sud-coréenne, pour envoyer ses deux joueuses en playoff.

Après une mise en jeu dans le bunker de fairway, pour les deux joueuses, et second coup pour avancer un peu, Hyo-Joo Kim tenta directement le green, avec un hybride, tandis que Korda le trouva avec un coup de wedge. Avec une balle dans le bunker à jouer au 4e coup, la Sud-coréenne était assurée de ne pas terminer avec un birdie. Alors que Korda pouvait encore l’espérer, malgré un putt à venir d’environ 5 mètres.

La sortie de Kim fit dépasser sa balle de moins de 2 mètres, alors que celle de Korda roula moins d’un mètre après.

Korda allait terminer à –15, et Kim avait deux putt pour s’imposer. Gaspillant le premier, avec une balle qui passa juste au bord, c’est avec un putt pour bogey, et un score de –16, que la Sud-coréenne remportait sa 8e victoire et s’imposait 11 ans après avoir gagné ce tournoi, pour la première fois. « Cette journée fut réellement difficile », confia Hyo-Joo Kim. « Evidemment, le premier jour j’ai bien joué. Le second j’ai commis quelques erreurs, tout comme le troisième. Et aujourd’hui ce fut tout simplement difficile. J’ai fini par partager la tête du classement, et j’ai eu quelques bonnes occasions. Mais finalement je gagne et je suis très contente », avouait la Sud-coréenne qui ne maîtrise toujours pas l’anglais.

Hyo-Joo Kim qui déclara que remporter ce tournoi dans son année de rookie puis une seconde fois, est vraiment un moment magnifique. « Je ne pense pas avoir été nécessairement bouleversée par mes émotions. J’ai essayé de simplement rester concentrée sur mes coups et ce que j’avais à faire », expliquait-elle concernant la gestion du mental durant la partie. Et c’est seulement ensuite qu’elle se libéra totalement.

De son côté, Nelly Korda confia : « l’aller fut super. Alors que j’ai dû me battre un peu plus au retour. Et je n’ai pas autant produit de birdie qu’à l’aller ». Puis elle ajoutait : « je n’ai pas vraiment regardé le leaderboard. Et je ne savais pas vraiment où les autres filles se situaient. Honnêtement, j’étais concentrée sur mon jeu. Tout comme je ne m’occupais pas vraiment de ce que faisait Hyo-Joo », avoua l’Américaine.

Tejedo Mulet, une rookie au milieu des stars

Le Top 10 est complété la présence de l’Espagnole, et rookie, Carla Tejedo Mulet, qui s’offre un énorme coup de projecteur en terminant à –10, au milieu de stars du circuit comme Minjee Lee, Sei Young Kim, Nasa Hataoka ou une Gaby Lopez qui n’a jamais pu approcher suffisamment près les mats, pour se donner des chances de birdie. L’espagnole de 24 ans, qui sort d’une saison 2025 sur l’Epson Tour à la 14e place de la Race, étonne par sa performance et sa capacité à tenir tête à une bonne partie du champ, cette semaine. Toute la semaine, elle a joué sous le Par en faisant preuve d’une belle régularité. Et finalement, elle démontre, une fois encore, qu’en jouant entre –3 et –2, par journée, il est tout à fait possible de se faire une place, sur le LPGA Tour. « C’est complètement fou. Je suis arrivée sans aucune attente. Je venais simplement pour m’amuser et faire de mon mieux. Evidemment, la présence de mes parents a été très importante pour moi. Ils ont fait le voyage depuis l’Espagne », expliqua Tejedo Mulet. « Cette semaine fut riche en émotions et en plaisirs. Je n’ai rien fait de différent. Je suis restée moi-même et je pense que tout le travail accompli pendant l’intersaison a porté ses fruits », ajoutait-elle. « Ce qui m’importait c’était de m’amuser et de me qualifier pour la semaine suivante. J’espérais rester dans le Top 10 jusqu’à la fin de la journée, pour ne pas avoir à jouer la qualification demain matin, à Phoenix », précisa l’Espagnole qui surprend et que l’on a hâte de voir évoluer, sur le prochain tournoi.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour, que l’on a pu voir brièvement à l’écran, réalise une bonne semaine sur ce tracé technique, ce qui devrait la mettre en confiance. Elle clôture honorablement la semaine à –8, elle aussi en ayant joué les quatre journées sous le Par. Et la voici 55e de la Race to CME.

Nastasia Nadaud clôture cette semaine à la 27e place, à –6, au milieu de joueuses comme Rio Takeda, In Gee Chun ou Gemma Dryburgh, avec trois cartes sous le Par, et une dans le Par. Les 23 463 dollars qu’elle a empochés vont lui permettre de financer ses prochains frais de tournoi, et de rémunérer son caddie, qui est indissociable de sa performance. Ce résultat permet à la Française de 21 ans, dont on attend qu’elle conserve sa carte cette saison, au minimum, de comptabiliser 24, 667 points de Race to CME et d’intégrer le Top 100 à la 84e place.

Quant à Céline Boutier, jamais elle n’a été en mesure de s’illustrer dans ce tournoi, jouant une seule journée sous le Par et terminant à la 56e place, à +1.

Attention, pour elle, de ne pas rester trop longtemps dans le creux de la vague, car la concurrence est rude et à 32 ans, la sortie est souvent plus proche que l’entrée. Et beaucoup de joueuses mettent fin à la carrière, sur le LPGA Tour, dans cette tranche d’âge, après une période compliquée.

Prochain tournoi, du 26 au 29 mars, avec le Ford Championship, en Arizona.

Le classement final => ICI

Founders Cup : Hyo-Joo Kim solide en tête !

La Sud-coréenne est-elle en route vers un 8e succès sur le LPGA Tour ?

Ce moving day laisse le leader en tête, mais a permis à plusieurs joueuses de combler leur retard, telle l’Américaine et ancienne numéro un mondial, qui se retrouve, seule, à la seconde place, en embuscade.

C’est une évidence, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim domine ce parcours, et sa carte de 66 en est la preuve. La joueuse de 30 ans, septuple vainqueur sur le Tour, semble bien partie pour conquérir un huitième titre, et le premier succès de sa saison. Après trois birdie, elle signait un eagle, sur le Par 5 du trou n°5, passant à –16, et laissant derrière elle tout le champ, dont le Top 10 qui se modelait au fur et à mesure des scores.

Puis, Hyo-Joo Kim trouva le chemin du birdie, sur le Par 4 du trou n°6, s’envolant avec le score de –17, que l’on pensait annoncer un chiffre encore plus bas, avant la fin de la journée. Mais le parcours se défend bien, et ce sont les positions de drapeaux qui rythment le jeu et le score de chaque joueuse, laissant plus ou moins la place pour bien positionner la balle.

Sur le Par 5 du 16, Hyo-Joo Kim concédait un bogey, et elle ne retrouvait son score de –17 qu’après un birdie sur l’avant dernier Par 5, qui se situe au trou n°10. Jouant deux trous devant, l’Australienne Karis Davidson évoluait à la seconde place, à –11, avec à ses trousses, l’ancienne numéro un mondial, Nelly Korda, 27 ans, qui semble sortir du creux d’une vague, qui a débuté après son exceptionnelle année 2024. Et sa victoire, un peu arrangée avec le concours de la météo et des instances sportives, en début d’année, semble participer de cette indicateur de confiance qui permet à l’Américaine de revenir au premier plan.

Partie à 13h20, avec Davidson, Korda débuta par un birdie sur le Par 4 du trou n°2, passant à –7, avant d’alourdir la marque avec deux autres birdie, au 7 et au 8. Puis, sur le Par 5 du 10, elle signait un quatrième birdie, sans avoir concédé de bogey. Elle se retrouvait, alors, un coup derrière sa partenaire de jeu, prête à lui ravir cette seconde place, à la première occasion venue.

Et c’est en fin de parcours qu’elle se présentait, d’abord sur le Par 4 du 16, avec un putt à deux mètres du trou, puis au 18, après une très belle approche qui lui laissa un putt d’environ 50 centimètres, pour un dernier birdie.

De son côté, Karis Davidson vécu un retour moins heureux, qui avait pourtant débuté par deux birdie, au 10 et au 11. Mais elle concéda un bogey sur le Par 4 du 12, et un dernier sur le Par 3 du 17, qui la faisait retomber à –9.

Parallèlement, la Chinoise Ruixin Liu progressait et se frayer un chemin dans le Top 3, à –11 total, après avoir réussi une journée en –6, comme Korda et H.-J. Kim.

La Mexicaine Gaby Lopez, dont on a vu combien elle est en confiance depuis jeudi, se battait comme un diablo pour rester dans la course à la victoire. Partageant sa journée avec Hyo-Joo Kim, elle avait devant elle le modèle à suivre. Lopez débuta par un bogey, sur le Par 4 du 2, mais elle passa vite à l’offensive, en signant un premier birdie sur le Par 4 du 6, et un eagle sur le Par 5 du 7. Puis, elle atteignit le score de –10, grâce à un second birdie sur le Par 4 du 10. En embuscade à la 3e place, après 10 trous, elle allait tenter d’améliorer son score du mieux qu’elle put. Cependant, elle butta sur le Par 4 du 12 en concédant un bogey, qu’un birdie sur le Par 4 du 14, allait effacer, au lieu d’améliorer son score.

Et au 18, envoyant sa balle dans le rough, à gauche, comme Hyo-Joo Kim, elle tenta d’aller chercher le green, au bois, afin de se donner une chance d’eagle. Mais sa balle échoua dans le bunker, sous le green, à droite, et c’est grâce à une superbe sortie qu’elle put conclure avec un dernier putt, pour birdie, très près du trou. « Ce fut une journée amusante », déclara Lopez. « Jouer avec Hyo-Joo était le meilleur scénario pour jouer son meilleur jeu. J’ai très bien débuté cette journée, puis je me suis battue contre le parcours, sur plusieurs trous. J’ai tapé un très, très bon driver au départ du 2, qui a atterri dans le bunker, auquel je ne m’attendais pas », expliquait la Mexicaine. « Puis, je suis restée patiente, et je savais que j’allais avoir des opportunités, donc il me fallait croire en mon processus de jeu ». Elle se confia également sur son eagle au trou n°7 : « j’ai tapé une très bonne mise en jeu, au driver. Un peu en fade. Ensuite, j’ai eu un super lie et j’ai joué bois 3 à la perfection. Le meilleur de mon existence. Le contact de balle était parfait. Et je me suis retrouvée à environ à 60 centimètres du trou », poursuivi Gaby Lopez qui a réalisé un trou exceptionnel.

Juste derrière, à –9, se trouvent quatre joueuses, dont Karis Davidson, mais aussi le numéro un mondial, Atthaya « Jeeno » Thitikul, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi et une étonnant Erika Hara, qui débute bien son année de rookie. La Japonaise de 27 ans, qui n’a eu besoin que d’une année sur l’Epson Tour pour décrocher sa carte pour le LPGAV Tour, a déjà signé un Top 10, en Chine, lors du Blue Bay. Et elle s’offre même le luxe d’être leader de l’AON Risk Reward Challenge, démontrant une belle capacité pour évoluer au plus haut niveau mondial.

Elle aussi à signer un eagle, dans cette journée, sur le Par 5 du trou n°5, mais elle a concédé deux bogey sur ce retour qui pose un peu problème aux joueuses.

Quoi qu’il en soit, Ce Top 10 est assez homogène puisque Robyn Choi a réussi à suivre le rythme en se classant 9e à –8, avec une In Gee Chun que l’on a plaisir à retrouver dans le haut d’un leaderboard. Tout comme la Thaïlandaise Pornanong Phatlum, qui sort d’une saison de rédemption, sur l’Epson Tour. L’espagnole Carla Tejedo Mulet, autre rookie issue de l’Epson Tour, complète ce groupe à –9, avec Jin Hee Im.

Nadaud et Delacour toujours dans le rythme !

C’est une bonne semaine pour les Française Perrine Delacour et Nastasia Nadaud, qui démontrent leur franche capacité d’adaptation, à un parcours technique qu’elles n’avaient jamais joué.

Classée 18e à –6, la picarde de 31 ans court toujours après une première victoire, sur le LPGA Tour, mais aussi après son maintient automatique, sur le LPGA Tour. En se trouvant à la porte du Top 10, elle se donne une chance d’engranger des points précieux de Race to CME, cette semaine, et il lui faut simplement pouvoir jouer un peu plus bas que 70, dans cette dernière journée.

Même stratégie pour Nastasia Nadaud, qui a toujours eu la tête sur les épaules et qui sait qu’il faut être prudent et moins rêveur. En jouant 71 dans ce moving day, elle a perdu 7 positions, mais elle reste dans le coup pour aller vers une bien meilleure place. D’autant que comme Perrine Delacour, elle a limité les bogey. Il ne lui manque qu’à se créer plus d’opportunités de birdie.

Ce début de saison pour Nastasia Nadaud laisse présager d’autres bons résultats, et, on l’espère pour elle, de terminer dans le Top 100, au mois de novembre.

En revanche, Céline Boutier n’est pas du tout à l’aise sur ce parcours. Elle signe un troisième tour en 74 et ne rassure pas quant à sa capacité de revenir jouer les premiers rôles sur un LPGA Tour où Nelly Korda semble rebondir. Tout comme Yani Tseng qui est à –2, après une nouvelle carte sous le Par.

Cette dernière journée pourrait être dominée, en fois encore, par Hyo-Joo Kim, mais la présence de Nelly Korda, à la seconde place, qui jouera dans le dernier groupe, pourrait intimider la Sud-coréenne et nous offrir un suspense inattendu.

Rendez-vous cette nuit, à partir de 23h00, pour suivre le dénouement de cette Founders Cup.

Le classement provisoire => ICI

Australian WPGA Championship : Hannah Green impériale !

Une fois encore, c’est une joueuse du LPGA Tour qui domine le champ d’un tournoi du LET. Et cette fois-ci, c’est la même qui s’impose deux semaines de suite.

Cette dernière journée n’aura pas été un suspense pour les supporters de l’Australienne, pensionnaire du LPGA Tour, qui s’est imposée avec quatre coups d’avance, une semaine après son sacré à l’Open !

C’est un début d’année qui sourit particulièrement à la joueuse Australienne, de 29 ans, puisqu’elle vient de remporter sa troisième victoire, sur deux circuits différents, et qu’elle n’a laissé aucune chance à ses adversaires.

Leader la veille, avec deux coups d’avance sur le duo formé par la Suissesse Vanessa Knecht et la Sud-africaine Casandra Alexander, l’Australienne n’était pas totalement sereine à l’approche de la dernière journée, sachant pertinemment qu’il y avait, derrière elle, des joueuses capables de très bien jouer, avec moins de pression.

Mais l’Australienne débuta fort en alignant trois birdie, dont deux allaient être effacés par deux bogey, sur le Par 4 du 5 et le Par 3 du 6.

La Suissesse Knecht allait rapidement décrocher en accumulant les bogey, tandis qu’Alexander se prit les pieds dans le parcours en concédant un bogey, au premier trou, et un double au second. En deux trous, la Sud-africaine n’était plus une menace pour l’Australienne, qui avait ses deux joueuses sous les yeux.

Il restait alors le cas de l’Anglaise MacLaren et de la Finlandaise Komulainen. La première débutait par quatre Par avant de concéder deux bogey, et un troisième sur le Par 5 du 9. Dès lors, Meghan MacLaren courut, d’abord, après sa propre situation, qu’après la victoire. Quant à Noora Komulainen, avec deux bogey et un birdie, sur les trois premiers trous, sa journée s’annonçait également difficile.

Toutes ces joueuses qui pouvaient rendre plus compliquée cette dernière journée, à l’Australienne de 29 ans, allaient décrocher, enlevant de la pression à l’expérimentée joueuse du LPGA Tour, qui pouvait se concentrer sur son jeu, et cette victoire qu’elle chérissait secrètement.

Hannah Green a réalisé un triplé historique au Championnat WPGA d’Australie en s’imposant avec quatre coups d’avance, signant ainsi sa troisième victoire en autant de tournois. « C’est vraiment incroyable », a déclaré Hannah Green. « Je n’arrive pas encore à y croire, mais ce mois-ci a été complètement fou. Je crois que ça fait quatre semaines que j’ai gagné à Singapour. Mais c’est vraiment spécial de pouvoir remporter ce titre en Australie », déclara celle qui termina cette journée avec un birdie au 18, afin de bien faire comprendre qui est la patronne, et ce que représente jouer au plus haut niveau !

« Je ne savais pas vraiment comment j’allais jouer cette semaine, parce que par le passé, quand j’ai gagné, je n’étais pas au meilleur de ma forme avant les tournois. J’ai plutôt l’air discrète, et c’est difficile de confirmer une victoire, surtout à domicile après l’Open d’Australie. C’était une semaine tellement importante », ajoutait-elle. « Je crois que j’ai su que j’allais gagner quand j’ai atteint le green du 18. C’est là que j’ai commencé à y penser sérieusement. J’essayais d’imaginer qu’il restait encore des trous à jouer pour ne pas perdre mon temps », confiait l’Australienne, qui vient de réaliser une passe de trois, sur deux circuits différents.

Pas de miracle pour les Françaises

Combien de joueuses, aidées par le Fonds Porosus, ont déclaré vouloir jouer les J.O, gagner des Majeurs, et évoluer sur le LPGA Tour, ou encore devenir numéro un mondial, et qui se sont finalement retrouvé à tenter de franchir le Cut sur le Letas et LET, près de dix ans après ces déclarations ? En 2018, Camille Chevalier était de ces joueuses, pleine d’enthousiasme et de rêve de petites filles dans la tête. Mais voilà, n’est pas Nelly Korda qui veut, ni même Hannah Green.

En difficulté depuis le début de la semaine, la Française de 32 ans, soit l’âge de Céline Boutier, tente de faire du mieux qu’elle peut, pour se maintenir sur le Tour européen, n’ayant pas été aidé par cette cochonnerie de virus, durant la crise sanitaire. Mais les rêves de J.O, de Solheim Cup et de LPGA Tour sont bel et bien envolés, et tout ce qu’elle peut espérer, aujourd’hui, c’est améliorer son jeu pour aller une seconde victoire, sur le LET, qui lui ferait le plus grand bien.

La journée de Chevalier débuta assez mal, en concédant un double sur le Par 4 du trou n°3. Exploitant le Par 5 du 4, et celui du 7, elle se relançait, avec l’espoir de faire mieux. Mais sur ce retour plus difficile à négocier que l’aller, à en juger par les cartes de scores, elle passa d’un birdie à deux bogey, puis à deux birdie, dont le dernier au 18, afin de sortir de ce tournoi avec une note positive.

Clôturant cette semaine à la 18e place, et le score de –3, Camille Chevalier réalise le meilleur score des Françaises qui ont réussi à franchir le Cut.

Emma Falcher, toujours en quête d’expérience mais qui va devoir confirmer très vite, si elle ne veut pas rejoindre les rangs de ces joueuses qui galèrent sur le LET, sans victoire, après dix ou quinze ans de circuit, termine 41e à +2, après deux dernières cartes de 73.

Céline Herbin avait bien débuté sa journée par un eagle, sur le Par 4 du trou n°2, mais elle allait progressivement s’effondrer, et signer un retour en 38, composé de quatre bogey et de cinq Par.

Incapable de trouver la solution pour jouer sous le Par, cette semaine, Vanessa Bouvet termine 65e à +10, et l’on se demande si la Française est vraiment prête pour affronter le circuit professionnel à 27 ans, un âge où les meilleures mondiales sont au zénith de leur carrière. Comme Minjee Lee qui remporta son troisième Majeur, à 27 ans.

La prochaine étape du Ladies European Tour aura lieu du 2 au 5 avril, avec l’Aramco Championship, sur le fameux parcours de Shadow Creek, aux Etats-Unis, où Nelly Korda remporta le T-Mobile Match Play, en 2024. C’est donc un morceau de bravoure qui attend les joueuses du LET, dans deux semaines.

Le classement final => ICI

Founders Cup : Hyo-Joo Kim en tête !

Valeur sûre du golf féminin mondial, la Sud-coréenne Hyo-Joo Kim mène ce tournoi en donnant le sentiment de ne pas jouer le même parcours que les autres. Mais jusqu’à quand ?

Après deux tours, le couperet est tombé, séparant le champ en deux. Malgré de bonnes choses, aperçus lors de la première journée, Pauline Roussin-Bouchard échoue et laisse ses trois compatriotes poursuivre le tournoi, alors que Hyo-Joo Kim domine et que Nelly Korda a effectué une belle remontée !

C’est sur les nouveaux parcours que l’on voit la capacité d’adaptation des joueuses, et c’est le cas cette semaine. Sur ce tracé qui accueille, pour le première fois, ce tournoi emblématique, on se rend compte à quel point le champ est éclaté, avec des joueuses qui, d’ordinaire, brille dans la partie haute du tableau, et d’autres qui ont plus de difficultés à franchir les Cut.

Pour exemple, on citera les sœurs Iwai qui ont du mal à suivre le rythme des meilleures. Akie est 31e à –2 tandis que Chisato est 56e dans le Par, tout comme Lydia Ko, qui a rendu une carte de 73 dans cette seconde journée.

A l’inverse, l’Australienne Karis Davidson, qui revient d’une bonne tournée sur le LET, est dans le groupe des joueuses à –6, avec Nelly Korda, Hye-Jin Choi, Jin Hee Im et Minjee Lee. Autrement dit les stars du circuit.

Reléguée sur l’Epson Tour pendant trois, an, la Malaisienne Natacha Oon fut de celle qui a enflammé cette journée, en signant un superbe eagle, sur le Par 4 du trou n°16, avec une approche d’environ 150 mètres, dont la balle a trouvé le fond du green, avant de revenir vers le trou, grâce à la pente.

La joueuse de 24 ans, également connue sous avec le prénom de Natacha Andrea, a pour coach le mari de Juli Inkster, et la présence de ce couple iconique du golf féminin mondial a une influence très positive sur ses résultats, comme elle l’a exprimé en interview.

La Malaisienne n’en a pas moins rendu une carte un peu chaotique, comportant birdie, bogey et double bogey, signe que sont niveau de jeu est encore un peu fébrile.

Mais elle franchit le Cut, le premier depuis sa première expérience sur le LPGA Tour, en 2016. « Je ne m’attendais pas à ce que cette journée se déroule ainsi. J’étais tellement prise par le jeu, je m’amusais tellement, tout en étant très nerveuse, pour être honnête… je savais ce que cette partie représentait pour pouvoir atteindre le week-end », confia Oon. « Mon caddie me disait : « allez, un coup à la fois. Quoi qu’il arrive je suis fier de toi ». Et puis, honnêtement, il faisait chaud. Quand j’ai joué cet eagle j’ai eu une montée de dopamine et je suis dit : « allez, vas-y, tu est cool. On y va ». Et ensuite il s’agissait de surfer sur cette vague », ajoutait la Malaisienne qui a fondu en larmes, dans les bras de son caddie, juste avant de sortir du green du 18.

Autre joueuse qui va continuer l’aventure, ce week-end, et dont le résultat ne passe pas inaperçu, c’est la Taiwanaise Yani Tseng, qui termine ces deux journées avec le score de –1, à la 43e place, et qui n’avait pas franchi un Cut, sur le LPGA Tour, depuis le British Women’s Open, l’an dernier.

Mais il y a, également, l’Australienne Robyn Choi, rookie en 2019, et qui, venant de l’Epson Tour, avait eu du mal à conserver sa carte. Ce n’est qu’en 2023 qu’elle retrouvait ses droits de jeu, en remportant la Q-série. A 28 ans, la voici 10e à –5, avec une seconde carte de 68, comportant un seul bogey.

Des joueuses comme Jennifer Kupcho, Somi Lee, Narin An, Megan Khang, Allisen Corpuz ou encore Carlota Ciganda ne franchissent pas le Cut, alors qu’elles sont les têtes d’affiche du plus haut niveau mondial du golf féminin.

La technicité de ce tracé a donc créé un champ hétérogène de joueuses qualifiées, pour le moins intéressant, même si dans le Top 5, se trouvent celles qui font régulièrement l’actualité.

H.-J. Kim, Thitikul, Korda, M. Lee, G. Lopez et H.-J. Choi aux avants postes !

Ce moving day s’annonce serré est disputé avec la présence de quelques figures du circuit. Hyo-Joo Kim s’est montrée la plus à l’aise, depuis deux jours, en débutant pas un fracassant 63. La seconde journée, plus technique à cause des positions de drapeaux, ne lui a pas permis de jouer plus bas que 70, alors que Jeeno Thitikul a signé une carte de 66.

La Thaïlandaise, et numéro un mondial, avait débuté par une journée dans la Par, à la 60e place, où se trouvait Pauline Roussin-Bouchard, Natacha Oon, Lottie Woad ou Allisen Corpuz.

En jouant 66 ce vendredi, la numéro un mondial revenait immédiatement dans la lutte pour la première place, gagnant 57 places d’un coup. Partie du Tee n°1, elle ne concédait qu’un bogey sur ce trou, avant d’enchaîner les birdie, preuve de son adaptation rapide à ce parcours. « Ma première impression, lundi fut de me dire « woua, c’est tellement mou ». Et puis hier, j’ai été vraiment surprise. Les green étaient tellement fermes et rebondissaient que j’ai senti une profonde différence entre la journée d’entraînement et le premier tour », confiait la Thaïlandaise. « Je crois qu’entre la partie d’entraînement et le tournoi, nous avons joué trois coups différents par rapport aux entraînements. Je pensais que ce serait plus facile hier, et j’ai trouvé cette journée difficile », expliquait-elle, apportant plus de précision sur ce qui a gêné bon nombre de joueuses, depuis leur arrivée sur ce tracé.

« Ce qu’il faut faire, c’est d’abord être sur le fairway. Les rough sont vraiment difficiles à jouer », ajoutait la Thaïlandaise qui semble avoir bien compris comment aborder les journées suivantes.

Nelly Korda est également revenue au contact, en passant de la 28e à la 3e place, également à –6. L’Américaine signe une journée en 68, tout en accusant 5 coups de retard sur le leader. « Le parcours est piégeux. La journée d’hier fut différente de celle d’aujourd’hui. J’ai reculé au driver, à plusieurs reprises, donc j’ai pris mon bois 3. Il faut vraiment contrôler ses coups, ici. Je dirais que c’est un parcours favorisant le draw et le fade. Il faut savoir jouer dans les deux sens », expliqua l’ancienne numéro un mondial. « Le parcours est intimidant, à cause des arbres et les green qui sont fermes et ondulés. Et parfois ils sont un peu plus difficiles à lire. Parfois, je là où je pensais que la balle irait, elle se déplaçait dans l’autre sens. J’ai raté pas mal de putt », ajoutait-elle.

Des informations qui renforcent le sentiment que Hyo-Joo Kim a vraiment du talent pour sortir à –11, après ces deux tours. Pourtant, après sa première carte exceptionnellement basse, compte tenu de ce que rapporte l’ensemble des joueuses, elle a concédé du bogey, en étant partie du Tee n°10. Et le retour semble poser plus de problèmes que l’aller. Car, ensuite, dès le Par 5 du toru n°9, Hyo-Joo Kim a commencé à trouver le chemin du birdie, lui permettant d’asseoir sa position de leader. « Hier j’ai fait un très bon score. Mais cette nouvelle journée fut bien plus difficile. Au début, j’ai commis des petites erreurs, donc je me suis battue pour signer le Par. Le parcours est assez dur, les départs aussi, et la préparation du parcours le rend technique. Je fais de mon mieux pour faire ce que j’ai à faire, donc je pense que j’ai finalement bien joué », confia Hyo-Joo Kim, qui possède trois coups d’avance sur une Gaby Lopez assez heureuse d’être aussi bien classée.

La Mexicaine qui s’est élancée du Tee n°1, et qui a rentré son premier birdie au trou n°2. Un second sur le Par 3 du trou n°4 et un troisième sur le Par 5 du 7 lui permettait de signer un aller en 33, vierge de bogey. La faute, elle la commettait sur le Par 4 du 16, après une suite de Par. Seule à –7, Lopez devrait encore figurer dans le Top 10, après ce troisième tour.

Bon début pour Delacour et Nadaud

Elles sont les deux Françaises les plus attendues, cette saison, pour diverses raisons. Perrine Delacour et Nastasia Nadaud viennent de démontrer qu’elles ont compris comment jouer ce parcours. Et leur handicap n’est que de deux coups sur Nelly Korda et Jeeno Thitikul. Perrine Delacour s’est distinguée par un magnifique putt pour eagle, sur le green du 18, en étant partie du Tee n°10. Alors que Nastasia Nadaud en a réalisé un sur le Par 5 du 10, grâce à une très belle approche. Mais, la native de Chambéry a connu un retour compliqué, en enchaînant les bogey, jusqu’au 18. Quatre coups concédés au parcours qui l’ont empêché de conserver son score de –7, obtenu grâce à son eagle au 10. Mais l’essentiel, c’est de voir la Française franchir le Cut, dans la partie du tableau de score, avec sa compatriote.

A 21 ans, Nastasia Nadaud est, peut-être, cet espoir pour le golf féminin Français, que l’on attend pour prendre la suite d’une Céline Boutier qui ne parvient plus à jouer les premiers rôles.

Quant à Perrine Delacour, sont potentiel est si fort, que son premier défi est de revenir jouer dans ce Top 60, elle s’était classée, il y a deux ans, tout en allant chercher cette victoire qui pourrait consacrer tous ses efforts. Car Nadaud a encore un peu de temps devant elle, pour connaître un premier succès. Qui pourrait surgir, d’ailleurs, sans prévenir, surprenant tout le monde, comme elle l’a fait, en fin de saison sur le LET.

Ce moving day mobilisera toute l’attention des supporters Français, qui veulent également savoir si Céline Boutier, qui échappe à la sanction du Cut, de justesse, a la capacité de combler son handicap, durant le week-end.

Pauline Roussin-Bouchard quitte le tournoi, en étant éliminée du Cut, avec le score de +3.

Le classement provisoire => ICI