CME Group Tour Championship : Thitikul confirme et domine !

Cette seconde journée a propulsé la numéro un mondial en tête du classement provisoire, confirmant sa grande forme cette saison depuis plusieurs mois, tandis que Nelly Korda se défend et alors que bon nombre de trentenaires sont bien moins de le rythme de cette jeune génération qui est appelée à les remplacer à court terme.

Beau temps et peu de vent créent, cette semaine, des conditions idéales pour jouer au golf, ce que Tom Abott, le journaliste de Golf Channel, qui suit les joueuses sur le parcours, n’a pas manqué de faire remarquer.

Leader la veille, la Sud-coréenne Somi Lee a eu du mal a renouveler sa performance du 1er tour, en jouant seulement –2 dans cette journée. Passant de –8 à –10, elle perd sa première place et se retrouve quatre coups derrière la Thaïlandaise Thitikul, qui signe la meilleure carte du jour.

Avec ce score de 63, Atthaya « Jeeno » Thitikul a mis une plus grande claque au parcours que Somi Lee ne l’avait fait la veille, en jouant 64. Et elle ne concède aucun bogey, ce qui est encore plus remarquable. « Vous savez, j’ai simplement cherché à rentrer des birdie le plus que j’ai pu », confia Thitikul qui s’affirme un peu plus en tête du Rolex ranking, à bientôt 23 ans. « C’est un parcours où toutes les joueuses peuvent réaliser un bon score par journée », ajoutait Thitikul. « Donc c’est en gros ma stratégie du jour », précisait-elle. Et à la suite de cette déclaration on ne peut s’empêcher de penser à toutes celles qui rament en fond de classement pour tenter de jouer –1 journée, quand elles le peuvent. Thitikul qui a apprécié partager sa partie avec la Sud-coréenne Sei Young Kim, elle aussi largement récompensée de son investissement dans le golf professionnel, avec 13 victoires en 10 ans, et 15,3 millions de gain. Et l’on oublie trop souvent que la Sud-coréenne de 32 ans est parmi les joueuses les plus titrées, en activité. Et l’une des trentenaires encore performante sur le circuit, puisque sa dernière victoire remonte au BMW Ladies Championship, mi octobre. Elle est aussi un bout train avec qui les joueuses aiment partager une partie : « j’aime bien plaisanter, mais ça dépend des autres joueuses », confia Thitikul. « Sei Young Kim est une joueuse incroyable. Elle est sur le tour depuis un bon moment. C’est un peu ma grande sœur. Du coup on se bat pour rentrer les birdie. Et c’est bien de pouvoir jouer avec des joueuses qui jouent bien. Ca permet de trouver un bon rythme pour rentrer les putt », assura la Thaïlandaise.

De son côté, Sei Young Kim a mis en avant un changement d’état d’esprit pour expliquer sa bonne journée : « après avoir manqué le Cut à Evian, j’ai changé mon état d’esprit. Et j’ai nettement mieux joué après. Donc mon début de saison n’a pas été très bon et j’espère terminer fort. Et ça semble aller dans ce sens », ajoutait-elle. Sei Young Kim qui précisa, également, avoir débuté sa la saison fatiguée. « Je n’étais pas prête physiquement. J’étais fatiguée et je ne sais pas pourquoi. J’ai essayé de bien manger et de beaucoup travailler au début de la saison », confiait-elle.

Malgré deux bogey, la Sud-coréenne signe tout de même une carte de 66, lui permettant de rester au contact de la Thaïlandaise, et de se retrouver seule seconde.

La troisième n’est autre que la Japonaise Nasa Hataoka, récente vainqueur du TOTO Japan Classic, et qui fait preuve d’une belle régularité. Evoluant avec Kim et Thitikul, elle signe une carte de 67 avec un peu moins de réussite que ces camarades de jeu, tout en renouvelant son score de la veille. De quoi la mettre en confiance. « J’adore ce parcours », déclara-t-elle en interview. « Je crois que c’est ma huitième participation à ce tournoi sur ce parcours. Et mon meilleur souvenir et le tour final que j’ai joué en 2021, contre Jin Young. C’est mon meilleur souvenir », assura la Japonaise de 26 ans, qui termina seconde de cette édition, en signant une carte de 64. Hataoka qui fut deux fois victorieuse cette année là et qui signa une carte de 61 lors de sa première victoire, au Marathon LPGA Classic.

Elle partage cette troisième place provisoire avec Somi Lee, créant un groupe très intéressant pour le moving day.

Pas encore en retraite, ni même abattue d’avoir perdu sa place de leader au Rolex ranking, Nelly Korda a bien réagi dans cette journée en jouant 64, soit un coup de plus que Atthaya Thitikul. Sur un parcours qu’elle connaît également bien, l’ancienne championne olympique a rapidement été dans le coup en trouvant deux birdie aux deux premiers trous. Après avoir concédé un bogey sur le Par 4 du 7, Korda a retrouvé le chemin du birdie sur les deux derniers trous de l’aller, avant d’un rentrer un sixième sur le Par 4 du 10. Après un temps mort, jusqu’au Par 5 du 14, elle retrouva une opportunité de birdie au 15, avant de clôturer sa journée par deux birdie à la suite, sur les deux derniers trous. « La journée d’hier fut un peu frustrante. Je pense que j’ai mieux joué que ce mon score a reflété. Mais aujourd’hui il y a p^lus de putt qui ont roulé dans le trou », expliquait-elle. « J’ai tapé mes balles de manière solide, du tee au green », confiait-elle avant de confesser qu’elle a seulement passé cinq minutes au putting green avant de prendre son départ.

La journée de samedi s’annonce donc particulièrement intéressante à suivre, avec ces parties de deux joueuses mettant en scène Jeeno Thitikul et Sei-Young Kim, dans le dernier groupe, Nasa Hataoka et Somi Lee juste devant et Nelly Korda dans l’antépénultième groupe, en compagnie d’une Pajaree Anannarukarn qui an gagné deux places, entre jeudi et vendredi, en jouant 67. « Comme hier, ma journée a été solide », confia la Thaïlandaise qui pointe à –9 dans un groupe où se trouvent, également, Brooke M.Henderson et Minjee Lee.

Les stars de la saison, comme Rio Takeda, Akie et Chisato Iwai, Charley Hull, Lottie Woad ou encore Miyu Yamashita, sont dans le Top 20, où presque, et Lexi Thompson a gagné deux places, ce vendredi, en renouvelant une carte de 70, la plaçant à la 27e place à –4. Et l’on voit à quel point les écarts se sont creusés avec les trois joueuses qui ont réussi à atteindre un score à deux chiffres, et celles qui ont du mal à trouver autant de birdie. La moyenne des scores à la journée étant entre –3 et –4, ce qui un bon score pour gagner un tournoi il y a encore quatre ou cinq ans, et qui ne l’est plus aujourd’hui.

Beaucoup de joueuses ne vivent pas le même tournoi que les joueuses de tête et quelques trentenaires comme Carlota Ciganda, Céline Boutier, Lauren Coughlin, Lindy Duncan ou Madelene Sagstrom ont du mal à jouer –1 journée, depuis le premier tour.

Vainqueur la semaine dernière, la Suédoise Linn Grant est également submergée par ce parcours qui, nous dit Thitikul, promet pourtant beaucoup de birdie.

Toutes ces joueuses de fond de classement vont-elles réagir ou terminer petitement cette saison ? Quant à celles qui évoluent en haut du leaderboard, vont-elles continuer à joueur aussi bas ? Pour le savoir, il faudra suivre la journée de samedi, qui débutera à 20h00, sur le site internet de la LPGA ou sur sa chaîne Youtube.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs coups du jour en vidéo

CME Group Tour Championship : Somi Lee leader à –8 !

Cette première journée sur le fameux parcours du Tiburon Golf club, de Naples, a tout de suite donné la tendance avec des scores très bas pour une poignée de joueuses, tandis que d’autres ont eu beaucoup de mal à trouver leurs marques. Et l’unique Française du champ est déjà en difficulté.

Selon les déclarations de plusieurs joueuses, le parcours est plus difficile à jouer que par le passé. Ce qui n’empêche les scores d’être bas pour ce premier tour, avec dès un leader à –8, quand d’autres peinent à évoluer dans le Par, quand ce n’est pas au-dessus.

Et c’est encore une joueuse asiatique qui a pris la main en signant une carte comportant sept birdie, un eagle et un seul bogey concédé au 18, qui vient à peine atténuer la performance. Disposant d’une seule victoire sur le Tour, la Sud-coréenne de 26 ans, rookie en 2024, était à la fois satisfaite de sa journée comme honorée de pouvoir jouer ce parcours symbolique de la fin de saison du LPGA Tour : « ce parcours est réellement très beau et il y a beaucoup d’animaux. Je considère que jouer ce parcours est un honneur », déclara celle qui s’est imposée en duo, au Dow Championship, cette année, avec sa compatriote Jin Hee Im. « Mes départs et mon putting ont été la clé, et je me suis concentrée sur ces compartiments de jeu », assurait-elle. « J’ai énormément travaillé dans ce sens. Je pense que ce sont les fondements de mon succès dans cette journée », poursuivait Somi Lee dont on attend de voir comment elle va continuer d’évoluer, sur les trois derniers tours.

Seconde à –6, l’Américaine originaire d’Hawaii, Allisen Corpuz, sort, enfin, de l’anonymat cette année, et s’offre la possibilité de poursuivre ce tournoi dans le groupe de tête. Depuis sa victoire à l’US Women’s Open, en 2023, Corpuz a eu du mal à jouer les premiers rôles. Surtout cette année, en ayant manqué six Cut. Et contrairement à Somi Lee elle considère qu’il s’agit simplement d’un parcours de golf qui comporte de nombreuses opportunités de birdie. « J’en parlais justement avec Jay (son caddie), la semaine dernière. Pourquoi ne pas essayer d’en faire le plus possible et de voir jusqu’où je peux aller cette semaine », déclara la joueuse de 27 ans. « J’ai démarré assez vite en signant quatre birdie, ce qui était vraiment sympa, à l’aller. Et j’ai continué ensuite au retour », ajoutait Corpuz qui a débuté par un bogey avant d’aligner quatre birdie du quatre au 7. « C’est ma quatrième année sur ce tracé. Le parcours est le même et c’est à la fois toujours différent », complétait-elle.

La première Japonaise de ce classement, car il en fallait bien une après la saison que nous avons vécue, est 3e dans le groupe des quatre joueuses à –5. Il s’agit de Nasa Hataoka qui évolue avec Jin Hee Im, Sei Young Kim et la numéro un mondial et tenante du titre, la Thaïlandaise Atthaya Thitikul. Hataoka concède, elle aussi, un bogey dans sa journée, à la suite duquel elle a réagi en signant quatre birdie. Sei Young Kim signe une journée vierge de bogey, alors que Jin Hee Im et Atthaya Thitikul ont également concédé un bogey, sans se laisser consumer par ce mauvais coup.

Partie dans le premier groupe, à 07h50, la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn a signé le premier score de référence, en jouant –4, avec, hélas pour elle, un double bogey sur le Par 4 du 15 : « je suis satisfaite de ce que j’ai joué. Je pense que c’est le golf. Ce n’est pas parfait même si vous tentez de donner le meilleur de vous même », lâcha la joueuse de 26 ans, qui totalise deux victoires depuis son année de rookie en 2019.

La première européenne n’est autre que la Suédoise Madelene Sagstrom, qui est à –4 avec une étonnante Jenny Bae, et la prometteuse Australienne Stéphanie Kyriacou. Mais aussi sa compatriote Grace Kim, l’Allemande Esther Henseleit, la Canadienne Brooke M.Henderson, la Japonaise Chisato Iwai et encore une Australienne qui n’est autre que Minjee Lee.

Ayant évolué avec Anannarukarn, l’Américaine Brooke Matthews, est juste derrière, à –3, et semble en forme en cette fin de saison. Tout autant que Nataliya Guseva, qui joue également –3. Et ce sont 16 joueuses qui évoluent sont regroupées avec ce score, à la 16e place, avec quelques-unes d’entre elles qui viendront probablement se placer plus haut, dans le tableau, dès le second tour.

Un second tour qui, espérons le, profitera à la Française Céline Boutier, engluée dans le fond du tableau, à la 52e place à +1. La numéro un Française qui a du mal, cette année, à débuter les tournois et qui accumule toujours beaucoup de retard sur celles qui savent immédiatement être dans le coup.

Une seconde journée attendue avec impatience, compte tenu de la qualité du champ de joueuses et des récompenses qui sont en jeu.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments du jour

Calendrier 2026 : un tournoi en moins, une dotation en hausse !

Ce mercredi 19 novembre, la LPGA a publié son calendrier pour la saison 2026 et le constat est clair, deux tournois disparaissent et un fait son apparition, tandis que la dotation augmente de 4 millions, confirmant la bonne santé du circuit féminin mondial.

Ce sera une année avec encore un peu plus d’argent pour financer les épreuves du LPGA Tour, et donc, pour aider les joueuses qui franchissent le Cut à vivre un peu mieux de leur sport.

Hors l’International Crown, la saison 2025 a bénéficié d’une dotation de 127,6 millions dollars, figurant un record par rapport à la précédente année. Pour 2026, c’est une somme de 130,6 millions de dollars qui est annoncée, hors le Grant Thornton Invitational, avec, pour le moment, les mêmes dotations qui sont reconduites pour les cinq tournois majeurs, ainsi que le CME Group Tour Championship.

Cette augmentation, qui est de 4 millions de dollars sur l’ensemble de la saison, touche essentiellement les tournois les moins biens dotés. Ainsi, pour exemple, il faut citer la Founders Cup qui passe de 2 millions à 3 millions de dollars, le Honda LPGA Thaïlande qui passe de 1,7 à 1,8 millions de dollars, le Blue Bay LPGA de 2,5 millions à 2,6 millions, le ShopRite LPGA de 1,75 millions à 2 millions de dollars, ou encore le Buick LPGA Classic qui passe de 2,2 millions à 3,2 millions.

Le HSBC Women’s World Championship enregistre la seconde plus forte progression de la saison, avec 600 000 dollars d’augmentation pour une dotation désormais établie à 3 millions de dollars. Egalant la Founders Cup.

Mais le chiffre global de la dotation annuelle est gonflé par l’arrivée d’un nouveau tournoi, fruit d’une relation étroite avec le Ladies European Tour, depuis deux ans. Il s’agit de l’Aramco Championship, doté de 4 millions de dollars, qui se jouera du 2 au 5 avril, à Las Vegas, sur le fameux parcours du Shadow Creek. De fait, le T-Mobile Match Play disparaît. Mais aussi le Black Desert Championship, dans l’Utah, qui avait été remporté par Hae Ran Ryu.

Enfin, si la fin de la saison reste figée avec les emblématiques tournois de la tournée asiatique et les deux dernières épreuves organisées en Floride, la Founders Cup est à nouveau, décalée du début février à la mi-avril, juste après le Blue Bay LPGA.

Quant aux tournois majeurs, chacun sait, désormais, que lorsqu’une la dotation augmente, c’est souvent par un communiqué de presse la veille du tournoi. Les organisateurs de l’Evian Championship ont déclaré l’an dernier ne pas avoir prévu de faire progresser la dotation, chaque, année, mais que bien évidemment, ils suivraient l’évolution des autres tournois, si elle intervenait, afin que le Majeur Français ne soit pas relégué en queue de peloton des dotations de majeurs.

Ainsi, nous saurons, au début du mois de juin si l’US Women’s Open restera à 12 millions de dollars. Si tel n’était pas le cas, une augmentation de sa dotation pourrait inciter le British Women’s Open et l’Evian Championship à injecter un plus d’argent, via leur sponsor principal.

L’année 2026 est également une année de Solheim Cup. L’épreuve viendra s’intercaler entre le FM Championship et le Walmart NW Arkansas Championship, du 11 au 13 septembre.

Voir le calendrier 2026 => ICI

CME Group Tour Championship : l’essentiel à retenir

Rappel historique

Jusqu’en 2009, la fin de la saison du LPGA Tour était marquée par le LPGA Tour Championship.

En 2005, la LPGA décide d’introduire de nouvelles règles et crée un système de playoff. Aussi, en 2006, l’épreuve accueille-t-elle deux fois 15 joueuses issues d’un système de qualification sur quatre épreuves phares, dont l’Evian Masters. A ces 30 joueuses, deux invitations sont ajoutées. Les joueuses reçoivent des points de qualification suivant un système de récompense en fonction de la place acquise sur ces tournois. Ce règlement va perdurer jusqu’en 2009. L’épreuve connaîtra plusieurs dénominations dont l’ADT Championship qui se jouera de 2006 à 2008. A noter que le playoff est récompensé par une prime de 1 million de dollar, en plus de la prime régulière. C’est la première fois, en 2006, qu’une joueuse de golf reçoit une telle somme pour une victoire.

En 2009, ce tournoi retrouve son nom de LPGA Tour Championship et est présenté par Rolex. Il va durer deux ans avant que la LPGA signe un contrat avec le Groupe CME. Entre 2011 et 2013, l’épreuve se nomme CME Group Titleholders. Le champ de joueuses est porté à 70 et ce n’est qu’en 2014 que le concept de la Race to CME est introduit. Il s’agit alors de créer une compétition au sein de la saison pour augmenter l’attractivité sportive et médiatique. La dotation de 1 million de dollars, introduite lors des playoff, est conservée en même temps que le système de points, déjà en place, subit une évolution. Ainsi, chaque joueuse de la saison régulière, va marquer des points sur chaque épreuve, suivant un barème défini. A la fin de la saison, un classement final permet d’attribuer le million de dollar à la joueuse vainqueur du classement. De fait, ce n’est pas une mais deux joueuses qui peuvent être titrées lors de la dernière épreuve. Un trophée récompense la lauréate et cette course aux points prend le nom de Race to CME Globe. Quant au dernier tournoi, il se nomme le CME Group Tour Championship et sera doté d’une prime de 2 millions de dollars jusqu’en 2016.

En 2017 la dotation est de 2,5 millions de dollars. Depuis, cette dotation a continué d’évoluer (voir détail paragraphe Dotation et Sponsor).

Officiellement, il y a donc seulement 4 joueuses vainqueur de la Race to CME Globe puisque les vainqueurs précédents, entre 2006 et 2008, ont remporté le playoff de fin d’année. Celles ayant gagné le LPGA Tour Championship ont simplement remporté l’épreuve de fin d’année. Elles sont au nombre de 13. Lexi Thompson fut la première américaine à s’imposer dans la Race to CME.

En 2019, les instances sportives modifient les règles d’attribution des points Race to CME. Au lieu de remettre les compteurs à zéro avec un nombre de points automatiquement attribués, et progressifs, pour les 60 joueuses qualifiées, ce sont les points accumulés, pendant la saison, qui servent de référence, auxquelles sont ajoutés les points de la finale, bonifiés. Ainsi, selon la LPGA, ce ne sont plus les cinq ou six premières qui peuvent remporter la prime, mais une vingtaine.

Mais depuis 2020, un nouveau changement de règlement permet à la joueuse qui remporte l’épreuve de remporter la Race to CME. Et en 2022, la LPGA a introduit la veste bleue, sur le même modèle que la veste verte d’Augusta, pour identifier la joueuse lauréate de la Race to CME. La Néo-zélandaise Lydia Ko fut la première à inaugurer cette nouvelle tradition.

Tenante du titre, la Thaïlandaise Jeeno Thitikul revient au Tiburon Golf Club avec le statut de numéro un mondial.

Le parcours

Sept parcours ont accueilli cette épreuve de fin d’année. Ce fut le Desert Inn Golf Club qui inaugura le concept jusqu’en 1999. Le Trump International Golf Club, à West Palm Beach, prit le relais dès 2001, et pour huit années.

Depuis 2013, c’est le parcours du Tiburon Golf Club, basé à Naples, en Floride, qui accueille la fin de la saison LPGA. Ce golf compte deux parcours que sont le Black (2001) et le Gold (1998).  Crée par Greg Norman, le Gold Course est un par 72 comportant le même nombre de Par 3, 4 et 5 sur l’aller et le retour. Ce parcours est de type Links avec des bunkers très larges et peu profonds. Les abords du parcours sont soit boisés soit composés d’un rough épais. De même que des pièces d’eau bordent certains fairway comme pour le 9, le 13, le 14 ou encore le 18. Une fois encore, la précision des coups fera la différence, sur les mises en jeu. Quant aux greens, c’est la position des drapeaux qui déterminera le degré de difficulté.

Le tracé est un peu plus lo,g que l’an dernier avec le trou n°6 qui mesure 526 yards au lieu de 492, et le 16 qui passe de 550 à 580 yards.

Le parcours est planté en bermudgrass avec, cette année, une tonte de green un peu plus haute que l’an dernier ; Alors que le fairway sera tondu quelques millimètres plus court.

Enfin, le parcours du Tiburon Golf club dispose d’une certification environnementale liée à la protection de la faune et de la flore. Ainsi, outre diverses espèces végétales endémiques, divers animaux peuvent croiser le chemin des golfeurs tels les serpents, des tortues, des tatous, des alligators et des ourses bruns.

Le record du parcours

  • 62 : Lydia Ko (second tour – 2016)

Le record du tournoi

  • 2023 : Amy Yang (-27)

Le champ de joueuses

Ce sont les 60 meilleures joueuses du monde qui évoluent dans ce tournoi, avec, cette année, une nouvelle numéro un mondial en la personne de Atthaya « Jeeno » Thitikul, qui défendra son titre. Mais ce sont aussi quelques nouvelles venues qui sont rookie comme Lottie Woad, Ingrid Lindblad, Miranda Wang, les sœurs Iwai, Miyu Yamashita, Jenny Bae ou encore Rio Takeda.

D’autres joueuses participent pour la première fois à cette épreuve. Il s’agit de Somi Lee, Auston Kim, Minami Katsu, Manon de Roey, Yan Liu et Brooke Matthews, qui a très bien joué la semaine passée.

Les Américaines Lucy Li et Lindy Duncan sont deux surprises de ce champ. Et parmi les pointures du circuit mondial se trouvent Nelly Korda, Lexi Thompson, Minjee Lee, Madelene Sagstrom, Hannah Green, Jin Young Ko, Gaby Lopez, Ruoning Yin, Ariya Jutanugarn, ou encore Lydia Ko et Céline Boutier, unique Française à pouvoir évoluer à un si haut niveau sur le LPGA Tour.

La Suédoise Linn Grant, vainqueur dimanche dernier, est également au départ. Rookie l’an dernier, Natalyia Guseva revient cette année en ayant confirmé son rang de meilleure joueuse du LPGA Tour.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les vainqueurs

CME Group Tour Championship

  • 2024 : Jeen Thitikul (veste bleue)
  • 2023 : Amy Yang (veste bleue)
  • 2022 : Lydia Ko (veste bleue)
  • 2021 : Jin Young Ko
  • 2020 : Jin Young Ko
  • 2019 : Sei Young Kim
  • 2018 : Lexi Thompson
  • 2017 : Ariya Jutanugarn
  • 2016 : Charley Hull
  • 2015 : Cristie Kerr
  • 2014 : Lydia Ko (playoff)

CME Group Titleholders

  • 2013 : Shanshan Feng
  • 2012 : Na Yeon Choi
  • 2011 : Hee Young Park

LPGA Tour Championship

  • 2010 : Maria Hjorth
  • 2009 : Anna Nordqvist

ADT Championship

  • 2008 : Jiyai Shin
  • 2007 : Lorena Ochoa
  • 2006 : Julieta Granada
  • 2005 : Annika Sorenstam
  • 2004 : Annika Sorenstam
  • 2003 : Meg Mallon
  • 2002 : Annika Sorenstam
  • 2001 : Karrie Webb
  • 2000 : Dottie Pepper
  • 1999 : Se Ri Pak
  • 1998 : Laura Davies
  • 1997 : Annika Sorenstam
  • 1996 : Karrie Webb

Sponsor et dotation

CME Group est une entreprise fondée en 2007 et dont le siège social est situé à Chicago. L’acronyme C.M.E signifie Chicago Mercantile Exchange. L’activité est principalement boursière et consiste à échanger sur divers marchés. Le dernier chiffre d’affaire connu, de l’entreprise, était de 2,9 milliards de dollars en 2013. La dotation du CME Tour est un héritage du LPGA Tour Championship. Quant à la prime du CME Group Tour championship, dernière épreuve de l’année, elle est la continuité de l’épreuve dénommée CME Titleholders fondée en 2011. En 2013, la prime est portée à 2 millions de dollars pour un gain au vainqueur de 700 000 dollars. Si la prime totale n’augmente pas, la prime au vainqueur va redescendre à 500 000 dollars dès 2014 jusqu’à l’année 2018. En 2019, la prime attribuée à la joueuse vainqueur, est d’un niveau historique, puisque jamais atteint dans l’histoire du golf féminin. C’est tout simplement un chèque de 1,5 millions de dollars que la Sei Young Kim a pu déposer sur son compte en banque.  La raison est simple. Le CME Group Tour championship a bénéficié d’une dotation de 5 millions de dollars, soit le même niveau de dotation que l’US Women’s open de 2018.

En 2020, la dotation a connu une coupe franche de 2 millions de dollars. Et la prime versée à la lauréate de l’épreuve fut fixée à 1,1 million de dollars.

Mais depuis 2021, le règlement a changé, et le classement ne tient plus compte des points de Race to CME. C’est donc la joueuse qui remporte le tournoi qui empoche la prime totale qui fut fixée à 2 millions de dollars, pour une dotation exceptionnelle de 7 millions de dollars, en 2023. L’année 2024 marquait une nouvelle hausse de la dotation, avec 11 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 4 millions de dollars. Ce sont ces sommes qui sont reconduites cette année.

Les horaires de diffusion sur le site du LPGA Tour

  • Jeudi 20 novembre : 20h00 – 23h00
  • Vendredi 21 novembre : 20h00 – 23h00
  • Samedi 22 novembre : 20h00 – 23h00
  • Dimanche 23 novembre : 19h00 – 22h00

Interview : Elizabeth Szokol tire sa révérence à 31 ans !

Lors du second tour, l’Américaine Elizabeth Szokol a annoncé, à la surprise générale, qu’elle mettait fin à sa carrière sur le LPGA Tour. Agée de 31 ans, Szokol confirme un peu plus que la trentaine est le nouvel âge pivot pour les joueuses qui évoluent sur le circuit mondial. Affichant un palmarès modeste, comportant une seule victoire et neuf Top 10, Szokol s’est longuement livrée en interview, devant la presse, vendredi soir dernier.

LPGA : Vous venez de terminer votre parcours et d’annoncer votre retraite après cet événement. Pouvez-vous nous décrire ce que vous ressentez en ce moment ?

Elizabeth Szokol : Oui, c’est fou ! J’ai du mal à croire que ça fait neuf ans que je joue, c’est incroyable. C’était génial de prendre ma retraite chez moi, sur le parcours où je suis membre, entourée de ma famille et de mes amis. C’était vraiment un moment spécial. J’aurais aimé rentrer un putt de plus, mais ce n’est pas grave. Je peux être fière de ma carrière.

Presse : En repensant à votre parcours professionnel, y a-t-il eu un moment précis où vous vous êtes dit : « C’est le moment », ou « C’est le moment où je veux arrêter et prendre ma retraite » ?

Elizabeth Szokol : Oui, je dirais que j’y pense depuis deux ans. Ma victoire au Dow Championship a sans doute prolongé ma carrière. J’ai eu beaucoup de blessures persistantes, les voyages ont commencé à me peser et le manque de la maison se faisait sentir.

Presse : Quels sont les moments qui vous marqueront le plus ?

Elizabeth SzokolL : Je dirais les amitiés et toutes les expériences. J’ai rencontré ici certains de mes meilleurs amis, et c’est vraiment formidable. Ce seront des amis pour toujours, et je dirais que c’est sans aucun doute le plus important. Et quand je repense à tous les endroits où nous avons voyagé et à tous les lieux incroyables que nous avons visités, c’est tout simplement incroyable. Donc, je pense vraiment que ces deux choses sont précieuses.

Presse : Parlez-nous un peu aussi de votre victoire au Dow Championship. Je suis sûr que c’est un souvenir impérissable, et ce trophée, vous le garderez toujours. Pouvez-vous nous en dire un mot et nous parler de ce que cette victoire sur le Tour a représenté pour vous ?

Elizabeth Szokol : Absolument. Gagner sur le LPGA Tour est toujours quelque chose d’exceptionnel et d’incroyable, et terminer ma carrière ainsi est une belle réussite à mes yeux. Le faire avec l’une de mes meilleures amies, Cheyenne (Knight), c’était vraiment génial et agréable de remporter cette victoire. Je suis très heureuse et fière de mes neuf années sur le circuit.

Elizabeth Szokol

Elizabeth Szokol : Je vais y réfléchir lundi, je pense. J’ai quelques projets en cours et j’espère être encore là un peu. Je vais prendre le temps de tout organiser.

Presse : Tu savais que tu avais le parcours en tête aujourd’hui. As-tu ressenti une pression supplémentaire, étant donné que tu étais à la limite du cut ?

Elizabeth Szokol : Je pense qu’en tant que golfeuses compétitives, on se met toujours un peu la pression pour jouer le week-end. Je veux toujours bien jouer ici. C’était un tournoi à domicile, et j’adore ce tournoi, alors je pense que la pression était déjà assez forte. J’essayais juste d’en profiter et de m’amuser. Il y avait certainement un peu de pression supplémentaire, mais j’essayais juste d’en profiter et de savourer chaque instant.

Presse : Bien sûr, le putt au 18 n’était pas celui que vous espériez, mais conclure votre carrière ici, sur votre parcours fétiche, devant vos supporters habituels, Justin était là pour vous regarder, c’était… je ne sais pas si « spécial » est le mot juste… mais c’était comment ?

Elizabeth Szokol : C’est vraiment incroyable et spécial. Tampa est ma maison depuis environ sept ans. Dès que j’ai intégré le circuit LPGA, j’ai déménagé à Tampa, et Justin est mon entraîneur depuis 2019. Ils ont été formidables avec moi ici. Mon mari est originaire de Tampa et toute notre famille élargie est venue me rejoindre, ma mère, mon frère et beaucoup d’amis. C’est donc chez moi, et c’est vraiment exceptionnel de pouvoir prendre ma retraite ici, entourée de ma famille et de mes amis, dans ce qui est devenu ma maison.

Presse : Qu’avez-vous ressenti lors de ces accolades sur le 18 après la fin de la partie ?

Elizabeth Szokol : Honnêtement, j’étais calme jusqu’à ce que je voie Caroline et Bri pleurer. Du coup, je crois que ça m’a touchée plus que je ne l’aurais cru. J’étais plutôt calme. Je pense que j’ai laissé libre cours à mes émotions quand j’ai décidé en juillet que ce serait ma dernière année. Mais c’était quand même un peu fou de se dire : « OK, ça pourrait être mon dernier putt », c’était assez incroyable. Je dirais même que jouer avec Caroline et Bri (Brianna Do) était vraiment génial, deux de mes meilleures amies. C’était aussi le dernier tournoi de Caroline (Inglis), elle prend sa retraite, alors je l’encourageais à fond en espérant qu’elle puisse jouer encore deux jours. Pareil pour Bri. Elle se bat pour sa carte. J’étais très émue, j’espérais qu’elles joueraient bien, et puis les larmes… C’est un peu différent de ne plus pouvoir faire ça toutes les semaines l’année prochaine avec elles, mais je suis aussi impatiente de voir ce que l’avenir me réserve.

Presse :L’ambiance était très compétitive, mais vous vous souteniez mutuellement aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Elizabeth Szokol : Absolument. On essayait de s’amuser au maximum. On était toutes un peu plus près de la limite de qualification que ce qu’on aurait souhaité, mais on s’encourageait toutes. Nous sommes de très bonnes amies. Des amies formidables depuis presque neuf ans, depuis qu’on joue. Alors on les soutient toujours et nous sommes même souvent là le week-end pour les encourager.

Presse : Vous avez été représentante des joueuses au sein du conseil d’administration de la LPGA. Pouvez-vous nous parler un peu de votre expérience et de l’héritage que vous souhaitez laisser sur le circuit ?

Elizabeth Szokol : Sur le plan défensif. J’ai adoré. Ces trois dernières années ont été formidables : voir les progrès du circuit, l’augmentation des gains et toutes les belles choses que Craig et son équipe ont mises en place… J’ai même dit lors de notre dernière réunion du conseil d’administration, mardi, que j’étais déçue et un peu jalouse de la personne qui me succéderait, justement à cause de tout cela. La LPGA a encore un long chemin à parcourir, mais je pense que nous sommes sur la bonne voie et je suis heureuse d’y avoir contribué, même modestement.

Propos traduits intégralement de l’interview en l’anglais.

Voir le profil de Elizabeth Szokol sur le site du LPGA Tour => ICI

The Annika Gainbridge at Pelican : deuxième victoire pour la Suédoise Linn Grant !

L’élève reçoit le trophée des mains du maître. La boucle est bouclée selon Linn Grant qui n’a sans doute pas encore tout vécu dans sa carrière sur le LPGA Tour. (Capture écran Golf Channel US)

Après la domination de l’Américaine Nelly Korda dans ce tournoi parrainée par la grande championne qu’est Annika Sorenstam, c’est enfin une Suédoise qui s’est imposée, en ayant été solide mentalement, toute la semaine !

A 26 ans, la Suédoise Linn Grant décroche, enfin, sa seconde victoire sur le LPGA Tour, après un premier succès acquis en 2023, au Dana Open.

Leader depuis le second tour, Grant a parfaitement géré toutes les difficultés proposées par ce magnifique parcours, à quelques centaines de mètres d’un cadre idyllique, au bord du golfe des Etats-Unis…pardon, du Mexique !

Après avoir été bien accrochée par l’Australienne Grace Kim, lors de la seconde journée, c’est l’Américaine Jennifer Kupcho (5 victoires), qui était venue au contact de la Suédoise, lors du moving day. S’élançant avec un coup de retard sur Grant, dans cette dernière journée, et dans le dernier groupe, Kupcho était l’une des joueuses qui pouvait faire barrage à Grant, dans cette dernière journée. Deux tempérament allait jouer cote à cote. D’un côté un volcan prêt à entrer en irruption, de l’autre un lac capable de laisser glisser le vent sans générer de vagues.

Et au milieu, une Nataliya Guseva, aussi discrète qu’efficace, qui tenait, elle aussi, l’opportunité d’aller chercher la victoire. Une première pour cette joueuse qui tourne autour du succès depuis deux ans.

Et du côté américain, on croyait encore que Nelly Korda avait son mot à dire. Sur le réseau social X, on pouvait même lire que Korda n’était pas encore éliminée dans ce tournoi. Mais voilà, l’ancienne numéro un mondial, si elle a su rendre une carte de 63, au second tour, avait eu du mal à rentrer des birdie lors de la 3e journée, accumulant un peu trop de retard. Et dans ce dernier tour, la Floridienne fut à nouveau en difficulté, notamment en fin de journée où les deux birdie qu’elle trouva à l’aller, allaient être effacés par deux bogey. Dont le dernier au 18. Trop loin des mats, comme beaucoup de joueuses qui ont préféré jouer la sécurité, Nelly Korda n’a pas pu se mêler à la lutte pour la victoire. Mais Jennifer Kupcho n’a pas été plus à la fête, ce dimanche. Après un aller en 33, comportant quatre birdie et deux bogey, elle allait commencer à trouver le temps long, en alignant les Par, quand Grant continua de progresser. Alors qu’après 8 trous, Jennifer Kupcho ne comptait qu’un coup de retard sur Linn Grant, en sortant du green du 9 elle en comptait deux de retard.

Quant à Nataliya Guseva, elle ne joua pas du tout le rôle de l’arbitre dans ce groupe, en avançant péniblement jusqu’au trou n°6, où elle trouvait son premier birdie pour passer à –12. Reléguée 3 coups derrière Kupcho et quatre derrière Grant, la jeune joueuse Russe installée en Floride allait être spectatrice d’un duel auquel elle ne pouvait pas participer. Mais elle ne jouait pas mal pour autant, toujours bien épaulée par son caddie, dont elle vanta, la veille, un précieux savoir-faire.

Guseva recula à –11, à cause d’un bogey au 8, puis à –10, avec un second bogey. Quittant le Top 10 en l’espace de trois trous, ce fut Lucy Li et Auston Kim qui vinrent se placer à la suite de Kupcho et de Grant, sans être une menace pour la Suédoise, solidement en tête à –18. En revanche, Lucy Li et son score de –14, en évoluant dans le groupe juste devant celui du leader, pouvait ravir la seconde place à l’Américaine qui continuait d’attaquer pour tenter de rentrer les birdie qui la séparaient de la Suédoise.

En marge de cette tentative de retour vers la première place, pour Kupcho, se déroulait un beau spectacle, ça et là sur le parcours. Au trou n°12, l’Anglaise Charley Hull plantait le mat et s’adjugeait un très beau birdie pour passer à –12. Sur ce même trou, l’Américaine Brooke Matthews allait faire encore mieux, en envoyant sa balle bien plus loin sous le mat. Seulement ce fut sur la trajectoire idéale qui fit rouler sa balle jusque dans le trou. Un trou en un qui fit résonner la clameur du public sur un large périmètre, et qui anima cette journée, qui n’avait pas fini de nous réserver des surprises.

Grant imperturbable, Guseva et Matthews en démonstration !

La fin de cette journée n’allait pas offrir beaucoup de suspense pour la victoire, avec une Linn Grant solide techniquement et mentalement, qu’une Jennifer Kucpho, pourtant à l’attaque, n’allait pas pouvoir intimider. En marge de la conquête du titre, se jouait le classement du Top 60 de la Race to CME, afin de déterminer les joueuses qui participeraient au dernier tournoi de la saison.

Les Américaines Lucy Li et Brooke Matthews étaient en ballottage défavorable, alors que Nataliya Guseva était à la limite du Top 60, comme la Thaïlandaise Pajaree Anannarukarn qui allait sortir de ce classement, à la fin de la journée. Et la Française Pauline Roussin-Bouchard se battait bien, mais elle ne pouvait pas espérer faire mieux que rentrer dans le Top 70. Il y avait donc un match dans le match que Li et Matthews allaient remporter sur le fil.

Et deux trous après avoir réalisé un trou en un, l’Américaine Matthews allait signer un eagle tout aussi inattendu, en rentrant son chip de l’extérieur du green, à environ 20 mètres du trou. Ce qui la propulsait à –13, et dans le Top 60 de la Race ! Sur ce même par 5 du 14, Nelly Korda signa un birdie. Le dernier avant de concéder deux bogey, dont le dernier au 18.

De son côté, Linn Grant avançait sereinement, en apparence, en position de leader mais elle avait du mal à progresser aussi vite que lors des précédentes journées. Bien qu’elle jouait –4 après 13 trous. Et sans bogey. Elle avait cependant l’avantage de jouer un peu plus long que Jennifer Kupcho et plus précis. Et sur la fin du parcours, cette précision, notamment sur les mises en jeu, allait faire la différence. Sur le Par 5 du 14, Grant rentrait un nouveau birdie et passait à –18, laissant Kupcho à –15, devant Lucy Li à –14 et un groupe de quatre joueuses à –13 où se trouvait Brooke Matthews. Sur le Par 3 du 15, c’est Jennifer Kupcho qui signait un birdie, avec un putt d’environ 5 mètres.

Il restait alors trois trous à jouer pour l’Américaine et la Suédoise,  qui étaient séparées de trois coups. Au 16, Kupcho trouva le bunker de fairway, lors de sa mise en jeu, quand Grant plaça sa balle sur le fairway, à gauche de ce bunker. Mais la Suédoise ne parvint pas à tirer avantage de cette situation. Finalement, les deux derniers trous ne profitèrent ni à l’Américaine ni à la Suédoise. Et c’est finalement Nataliya Guseva qui s’illustra au 18, en rentrant son 3e coup, depuis le fairway, avec une balle qui tomba bien plus près du mat et qui trouva la bonne ligne, pour s’engouffrer dans le trou. Ce birdie assura à la joueuse Russe le score de –13, la 7e place et un ticket pour le dernier tournoi de la saison, en se retrouvant projetée 57e de la Race.

Et peu avant, ce fut l’Américaine Lucy Li qui intégrait ce Top 60, en passant d’un état de frustration, après un bogey au 17, qui la laissait hors du Top 60, à un sentiment d’excitation en rentrant un putt pour birdie, au 18. Ce dernier birdie plaça l’Américaine à la 57e place de la Race, juste derrière Guseva. Et ces évènements satellites à la progression du dernier groupe donnaient plus de relief et d’intérêt à cette dernière journée, qui voyait la Suédoise Linn Grant triompher, tout en concédant, un bogey, à cause d’un putt un peu trop timide pour assurer un Par qui aurait pu la rendre victorieuse avec le score de –20. Mais qu’importe le score final tant que la victoire est acquise. « Je suis très satisfaite. La boucle est bouclée. J’en ai parlé à la presse toute la semaine. J’ai participé à ce tournoi plusieurs fois et c’est tellement génial de gagner ici », confia Linn Grant qui fut immédiatement félicitée par Annika Sorenstam qui fut une source d’inspiration importante depuis son plus jeune âge. Plus tard, en conférence de presse, Linn Grant déclara : « Je pense que ma saison a été assez décevante. J’ai dit dans certaines interviews que le golf est un sport pitoyable, et qu’un jour on est persuadé de pouvoir tout gagner, et le lendemain on n’y croit plus du tout. Je pense qu’aujourd’hui c’était une victoire pour moi. Et je pense surtout à Annika et son tournoi. C’est sans doute une victoire pour la petite fille que j’étais », confiait Grant.

« C’est vraiment agréable d’être assise ici avec vous. Avec toute l’histoire que nous avons partagée, en quelque sorte. Et avec tous ces tournois auxquels j’ai participé. Je pense avoir joué tous les niveaux jusqu’à celui-ci. Donc je pense que la boucle est bouclée tant sur le plan personnel qu’ici avec Annika », déclara, avec émotion, Linn Grant qui, comme Maja Stark, Madelene Sagstrom et Ingrid Lindblad, vainqueur cette saison, doit beaucoup à l’ancienne numéro mondial qui continue de remporter des tournois chez les séniors.

La Suède qui compte quatre victoires, cette année, sur le LPGA Tour, et qui confirme sa place de meilleure nation européenne, pour le golf féminin. Et ceci grâce à une politique de développement du haut niveau portée par Annika Sorenstam et son expérience incomparable.

« Je suis très fière, super fière de Linn », déclara Sorenstam. « Vous savez c’est un des meilleurs tournois du LPGA Tour. Spécialement cette année. Le champ était limité et toutes les joueuses étaient prêtes à marquer des points pour la semaine prochaine. Et il y avait également en jeu le titre de rookie de l’année, donc nous savions que cette compétitions serait très difficile », ajouta Sorenstam. « Comme l’a dit Linn, elle n’a pas vécu sa meilleure année mais elle a su se montrer à la hauteur quand il le fallait et quand elle le voulait, je suppose. Donc comme elle l’a dit, la boucle est bouclée ».

Seconde de ce tournoi, Jennifer Kupcho s’est également livrée : « je pense que j’ai joué très bien joué cette semaine. J’ai l’impression que ces dernières années, ce score aurait permis de gagner. Linn a tout simplement joué de façon incroyable. Elle a réussi tellement de bons coups ce week-end. J’ai joué avec elle pendant deux jours et je peux dire que son golf a été exceptionnel », confia l’Américaine.

Du côté des Françaises, Pauline Roussin-Bouchard a très bien joué, également, rendant une dernière carte de –6, lui permettant de signer la 11e place à –11. Au niveau de la Race, elle grimpe à la 71e place, gagnant dix positions et assurant sa carte facilement pour la saison prochaine.

Quant à Céline Boutier, elle sort de ce tournoi avec le score de –9, et un dernier tout en 65, pour une 15e place. Et une dernière chance de briller cette saison, elle qui a connu, comme Linn Grant, une saison difficile.

Le classement final => ICI

Les meilleurs moments du 4e tour en vidéo

The Annika Gainbridge at Pelican : Grant résiste en tête !

Ce moving day n’a pas beaucoup fait évoluer les positions bien qu’une joueuse ait réalisé une nette progression en rejoignant le groupe de tête. Malgré l’absence de vent, le parcours se défend et c’est le jeu de golf dans toute sa dimension, qui est déployé pour le plaisir de tous.

Cette troisième journée fut aussi difficile à aborder que la première, sur ce tracé qui très agréable à l’œil, mais compliqué à aborder, à cause des distances qu’il faut bien gérer et de pièges qui ne sautent pas au yeux à première vue. Bien que les pentes sur les green se remarquent facilement. Et pour agrémenter le tout, il y a ces pièces d’eau qui intimident et qu’il faut savoir prendre en compte ou oublier, selon les trous.

A ce jeu, la Suédoise Linn Grant s’est sort très bien et c’est avec une carte vierge de bogey qu’elle sort de cette journée, pour rester en tête, mais non sans difficulté.

La position des drapeaux a eu un rôle important et par sécurité elle a attaquer les mats avec un peu de marge. Parfois trop. Comme ce fut le cas en fin de journée, au moment où sa poursuivante directe, Jennifer Kupcho, grappillait des coups, en étant très proche de partager la place de leader. « J’ai touché beaucoup de green. Et je pense que c’est le secret de ma réussite cette semaine », confia Linn Grant qui a trouvé 17 green en régulation ce samedi, pour seulement deux fairway manqués. « Je suis vraiment confiante avec mon jeu de fer. Je peux aller au-delà des mats et je prends beaucoup de plaisir sur le parcours », ajoutait celle qui se prépare à marcher vers une possible seconde victoire sur le Tour.

Mais un coup derrière elle, et surtout à ses côtés, une fois encore, il y aura l’Américaine Jennifer Kupcho qui s’est illustrée dans ce moving day en jouant, elle aussi, 65, sans concéder de bogey. Kupcho qui fut même plus proche des mats que Grant, à certains moments, mais qui a pris seulement 14 green en régulation. L’Américaine de 28 ans qui reste une joueuse tempétueuse et un peu trop généreuse sur ses mises en jeu ou ses attaques de green. Des traits de caractères qui lui ont déjà joué des de mauvais tours ces dernières années. Et ce sera là le point faible de Kupcho dans ce dernier tour. Soit le jeu avance comme elle le souhaite, soit ça ne déroulera pas comme prévu et il faut s’attendre à ce qu’elle exprime son mécontentement, allant jusqu’à gâcher sa stratégie. « J’étais un peu nerveuse avant de débuter cette journée », exprima l’Américaine. « Je crois qu’il m’a fallu un certain temps pour trouver mes marques sur les neuf premiers trous. Mais je me suis calmée après cinq ou six trous, et ensuite j’ai commencé à rentrer des putt », ajoutait Kupcho qui s’exprima, ensuite, à propos du parcours. « Je pense que l’organisation a fait un bon travail pour préparer le parcours chaque année. C’est un peu frustrant quand on est en tête ou en queue de peloton et qu’il faut attendre à chaque coup », précisa Jennifer Kupcho en faisant allusion au jeu lent qui est régulièrement constaté dans une saison du LPGA Tour.

A noter que pour ce troisième tour, les distances étaient à peu près les mêmes que lors du premier tour. La distance totale du parcours étant la plus basse des trois jours.

Alors que l’on attendait l’Australienne Grace Kim en haut du classement, c’est finalement la joueuse Russe, Nataliya Guseva qui est venue s’installer en troisième position, avec la meilleure carte du jour.

Guseva, une championne en devenir ?

Elle n’est que 22 ans et elle impressionne depuis l’an dernier où elle fut rookie. Installée en Floride, celle qui est contrainte de jouer sous pavillon neutre, depuis que son pays a envahi l’Ukraine, pour en chasser des nazis que personne n’a jamais trouvés, Nataliya Guseva est de ces joueuses discrètes qui font le job et se retrouve dans ce précieux Top 80 qui permet de jouer la majorité des tournois de la saison. Mais, mieux encore, c’est une possible place dans le Top 60 qu’elle pourrait décrocher, ce dimanche soir, qui lui permettrait de jouer le prestigieux final à 11 millions de dollars. Déjà, l’an dernier, Guseva avait réussi à se qualifier pour la tournée asiatique, à terminer seconde du Lotte Championship et 7e du CME Group Tour Championship.

En jouant 63, comme Nelly Korda vendredi, sur ce Par 70, Nataliya Guseva montre qu’elle sait être présente quand il le faut et qu’il ne lui manque pas grand chose pour entrer dans le cercle des vainqueurs. Et elle confirme que ce n’est pas à 26 ou 27 ans, après avoir terminé ses études, qu’une joueuse de golf peut espérer évoluer au plus haut niveau. Pour ce type de parcours, il y a le LETAS, le Cactus Tour ou le Sunshine Tour. Mais sur le LPGA Tour les talents s’exprime de plus en plus jeune. Ce qui se vérifie un peu plus chaque année.

Si elle a eu du mal à trouver ses marques à l’aller, c’est au retour que la Russe de 22 ans a trouvé du rythme, en signant six birdie, dont les deux derniers au 17 et au 18. « Mon caddie y est sans doute pour beaucoup », expliquait-elle, modestement. « Nous avons commencé avec Jeff il y a longtemps, lors d’un tournoi au Canada, et franchement, ils e débrouille super bien. Nous sommes vraiment sur une bonne lancée et nous travaillons sur plein de projets », avouait Guseva. « J’ai assez bien joué en Asie, mais je suis encore un peu fatiguée. Mais je reste très impatiente d’être à demain et je vais vraiment essayer d’en profiter », ajoutait elle. Et nous sommes aussi impatients qu’elle, d’autant que la marche n’est pas trop haute à franchir, avec trois coups de retard sur Linn Grant avec laquelle elle évoluera. Et le calme de Guseva associé à sa réussite pourrait bien agacer Kupcho au point qu’elle en perde ses moyens. Ce dernier groupe s’annonce passionnant à suivre, sur le plan humain.

Auteur d’une journée en 68, en dessous de ce que l’on attendait d’elle, l’Australienne Grace Kim a perdu deux places dans cette journée et c’est dans l’avant-dernier groupe qu’elle jouera, en compagnie d’une Lucy Li qui apparaît, enfin, parmi les meilleures, à la veille d’un dernier tour. L’Américaine de 23 ans, que le monde entier avait découvert il y a 11 ans, avec sa jupette rose, son ruban rose dans les cheveux, dégustant un cornet de glace lors de l’US Women’s Open, après avoir joué parmi les grandes du moment.

C’est elle qui est aujourd’hui classée dans ce contingent de grandes joueuses du circuit mondial féminin, et une fois encore, on constate que l’important est de passer professionnelle très tôt, sans attendre d’avoir un diplôme en poche. Lucy Li qui fut rookie sur le LPGA Tour, en 2023 et qui possède deux années d’Espon Tour et deux victoires sur ce même circuit. Pendant ce temps, la France assure fabriquer des championnes qui ne le seront jamais. Et peut-être verrons-nous, un jour, apparaître des taxes sur les joueuses étrangères afin que nos jeunes filles puissent rêver de compétitivité au plan mondial ?

En attendant, l’Américaine Lucy Li pointe à –10, avec une troisième carte vierge de bogey, et toute en étant projetée 60e de la Race to CME.

Elle partage la 5e place avec une Gaby Lopez qui conserve sa nature agressive, dans sa stratégie de jeu,, et une Hae Ran Ryu toujours aussi généreuse puissante sur le parcours. De quoi former deux beaux groupes, dans ce dernier tour, capables d’apporter du suspense, si les putt veulent bien faire tomber les balles dans le trou.

Les Françaises loin de la tête

Une fois encore, cette saison, l’enthousiasme ne sera pas du côté des supporters des Françaises, qui jouent en retrait sans beaucoup d’exposition médiatique. Céline Boutier, pour son avant dernier tournoi de la saison reste classée parmi les meilleures du monde, mais elle semble dépassée par des joueuses plus jeunes capables d’aligner des cartes plus basses, à chaque tour. La numéro un française qui a enflammé la saison 2023, se retrouve à –4, een ayant joué –1 dans ce moving day, en prenant un double au 18, alors qu’elle pouvait espérer terminer à –6 total. Déjà, au premier tour, Boutier avait concédé un double bogey sur ce dernier trou qui se défend bien avec sa pièce d’eau au bord du green et une pente qui fait descendre les balles du green dans l’eau, si l’on ne joue pas avec assez de profondeur.

Finalement, c’est Pauline Roussin-Bouchard qui assure une bonne journée en rendant une carte de 65, comportant un eagle sur le Par 5 du trou n°14. La Française de 25 ans qui a touché 15 green et 11 fairway, pour 29 putt dans ce moving day.

De quoi lui redonner de l’énergie mentale pour aborder ce dernier tour, elle a comme objectif de rester dans le Top 80 de cette saison où elle s’est bien battue pour aller chercher ses droits de jeu, en ayant débuté l’année sur le circuit européen.

Quant à Nelly Korda, après un second tour prometteur en 63, elle n’a pas réussi à confirmer pour se glisser dans un Top 5 où elle aurait pu viser une quatrième victoire dans ce tournoi. Classée provisoirement à –8, l’ancienne numéro un mondial peut encore surprendre.

Enfin, notons la balle progression de l’Américaine Brooke Matthews qui a gagné 22 places en jouant 64, malgré trois bogey et un double. Sa carte est un festival de birdie, comportant seulement trois Par. « Cette journée fut une véritable montagne russe émotionnelle. Soit je réussissais le meilleur coup de ma vie, soit le pire », confiait Matthews qui ne parvenait plus à se souvenir le nombre de birdie qu’elle a rentré. « C’était stressant, mais en même temps il y a eu plein de bonnes choses. Quelques mises en jeu ratées et je n’ai pas été satisfaite de mes coups au driver. Ca a marché un moment et puis ça m’a coûté cher à la fin », ajoutait-elle. « Finalement c’est bien d’être en forme et d’avoir de bonnes sensations sur le parcours », continuait-elle.

Matthews partage la 10e place avec Yuna Nishimura, Charley Hull et une Austom Kim qui, comme Lucy Li, a parfaitement bien réussi sa transition de l’Epson Tour vers le LPGA Tour.

Le dernier tour est à suivre, ce soir, à partir de 19h, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Les meilleurs moments de ce 3e tour en vidéo

The Annika Gainbridge at Pelican : Grant leader et meilleure carte avec Korda !

La Suédoise Linn Grant partage la tête avec l’Australienne Grace Kim, grâce à une journée record en 63.

Ces deux premières journées sur ce parcours du Pelican Golf Club ont mis à l’épreuve les joueuses engagées dans ce tournoi, et les difficultés que ce posent ce tracé ont écarté du Cut plusieurs têtes d’affiche du circuit. Et deux Françaises, sur les trois engagées, s’en sortent de justesse, tandis que d’autres joueuses ont signé un score très bas !

Jouer en Floride au golf n’est pas de tout repos. Et peu importe que l’on soit résident ou pas de cet état, les parcours de golf restent piégeux et sélectif, notamment à cause du vent et des pièces d’eau qui les composent.

Première tête d’affiche à faire les frais de ce tracé, c’est Kai Trump, la petite fille du président des Etats-Unis d’Amérique, qui a appris, à ses dépens, ce que signifie évoluer au plus haut niveau mondial. A 18 ans, et à peine plus jeune que Yana Wilson déjà deux fois vainqueurs sur l’Epson Tour, Kai Trump termine dernière à +18, tout en ayant amélioré son score lors du second tour. Alors que Nelly Korda, au même âge, était parmi les meilleures mondiales en amateur et qu’elle décidait de passer professionnelle, il est impossible de prédire à Kai Trump un avenir chez ces mêmes  professionnelles, avec un tel résultat. Mais au moins, elle repart avec une expérience, des souvenirs, et une exposition médiatique qu’elle n’aurait jamais eue en évoluant sur le circuit amateur où elle va continuer de se perfectionner.

Avec le score de +9, une championne quitte également ce tournoi. Et contrairement à Kai Trump, on est inquiet pour l’Américaine Lilia Vu qui, depuis 2024 et son repos forcé pour blessure, a du mal à retrouver son meilleur niveau de performance. A 28 ans, et malgré cinq victoires, dont la dernière en 2024 au retour de sa période de repos, Lilia Vu a mis les deux genoux à terre en Floride, à une semaine de la finale.

Le Cut est également manqué pour Akie Iwai et Ayaka Furue, mais il s’agit, pour les deux Japonaises, d’un fait de jeu. Furue s’est imposée au Japon, la semaine passée et peut légitimement accuser la fatigue, tout autant que l’une des sœurs Iwai qui a rarement pris de pause dans sa brillante saison de rookie. Par ailleurs, elle signait sa première participation dans ce tournoi et le manque de repère peut avoir joué un rôle essentiel.

Et puis, elles échouent à un coup du Cut ce qui n’est pas un drame en soi. L’Anglaise Lottie Woad est également éliminée du week-end, tout comme Gemma Dryburgh, Azahara Munoz et quelques autres pointures du circuit qui n’ont pas démérité cette saison, et avant.

En revanche, la Française Perrine Delacour a toujours du mal à se frayer un chemin vers la partie haute du leaderboard, et comme l’an dernier, sa fin de saison est difficile, la conduisant inévitablement vers la Q-série, si toutefois elle a encore l’ambition de jouer sur le LPGA Tour.

Enfin, sans aucun doute à cause du manque de jeu, Lexi Thompson quitte ce tournoi avec le score de +5. Le parcours professionnel de l’Américaine n’a plus été le même depuis sa double pénalité à l’Ana Inspiration (Chevron Championship), en 2017, et son putt manqué à 1 million de dollars, au CME Group Tour Championship, la même année. Plus fébrile psychologiquement, Lexi Thompson est désormais en fin de carrière, à 30 ans, un âge charnière sur le LPGA Tour, qui ne laisse pas espérer les mêmes perspectives qu’à 22 ans.

En revanche, dans la partie supérieure du classement, l’ancienne numéro un mondial continue de faire parler d’elle et ne semble pas prête à rendre les armes.

Korda en 63, et pas seulement elle !

Cette seconde journée a été marquée par de nombreux évènements, dont quelques cartes nettement sous le Par. Si les meilleures ont joué autour de 66, comme Brooke M.Henderson, Esther Henseleit, Lauren Coughlin, ou encore Jennifer Kupcho, Nelly Korda a signé une carte de 63, constituant le meilleur score de la semaine. La floridienne native de Bradenton, qui se trouve à moins d’une heure de route au sud de Belleair, avait péniblement joué 71 lors de la première journée. Mais ce vendredi, Korda est redevenue la figure de proue du golf féminin américain, en signant une carte de 63, vierge de bogey, qui n’est pas un fait rare pour elle : « je vais être honnête, je n’ai pas si mal joué hier. Mais je pense que j’ai joué mes putt un peu trop sèchement et d’autres coups également. J’ai joué un bon golf mais mon score ne l’a pas reflété », confia Korda qui sort d’une longue période sans compétition et qui, pourtant, est capable de réintégrer le Tour en pleine possession de ses moyens. « Je crois que je m’amuse beaucoup. J’adore la compétition. J’adore jouer chez moi, devant ma famille. Et faire une pause permet de se ressourcer. La saison est longue et nous avons parfois beaucoup d’obligations en dehors du parcours. Alors c’est agréable de se ressourcer. C’est ce que j’aime faire » déclara Korda qui montre qu’en l’absence de Jeeno Thitikul elle toujours capable d’occuper le devant de la scène. Ce qui ne veut pas dire, pour autant, qu’elle redeviendra numéro du Rolex ranking.

Deux autres joueuses ont réussi à jouer aussi bas que l’Américaine. Il y a d’abord l’Australienne Karis Davidson, qui s’est élancée bien après Korda, du Tee n°1, à 11h15, en compagnie de Aline Krauter et de Perrine Delacour. L’Australienne de 27 ans actuellement 82e de la Race to CME, réalise son meilleur score depuis son année de rookie, en 2022. Elle concède un bogey au retour pour cinq birdie, et trois à l’aller. Cette performance contraste avec son score du premier jour, de 73. La voici 15e à –4, avec la promesse de progresser au classement de la Race.

La troisième et dernière carte de 63 du jour a été signée par la Suédoise Linn Grant qui semble à l’aise sur ce parcours. La voici en tête, et co leader, à –9 avec l’Australienne Grace Kim qui a joué 66, après son 65 de la veille. « Ce fut une journée très solide », confia la Suédoise. « J’ai tapé de très bons coups et du tee au green tout fut vraiment bon. En fait j’ai joué de la même manière hier, à la différence que les putt ne sont pas tombés », justifiait-elle. « Et aujourd’hui, la majorité d’entre eux sont tombés. Ce fut une journée très agréable. Je suis arrivée ici en me disant que je devais faire de mon mieux sans me mettre trop de pression », ajoutait Grant qui relance sa saison avec cette première place provisoire.

Boutier revient dans le rythme

La numéro un Française est toujours un peu lente au démarrage, ce qui lui porte préjudice au classement final. Mais elle parvient souvent a produire une bonne journée, sur quatre jours de compétition. Cette semaine, elle a réagi un peu plus tôt en réalisant une seconde journée en 66, qui lui permet de se placer 21e à –3, avec des joueuses comme Tavatanakit, Takeda, H.-J Choi ou encore Sagstrom et Corpuz.

Sa carte est vierge de bogey, ce qui démontre une très bonne gestion tactique, et c’est sur les neuf premiers trous, qui constituent sont retour, qu’elle a réalisé la majorité de ses birdie.

On peut donc espérer voir Céline Boutier mieux classée, cette semaine que sur les tournois précédents.

Enfin, Pauline Roussin-Bouchard franchit, elle aussi le Cut, mais en évoluant dans le Par total. Bien plus à l’aise sur le Ladies European Tour, la Française de 25 ans rejouera sur le LPGA Tour, en 2026, en étant largement dans le Top 100 de la Race. Mais son parcours sur le Tour reste laborieux et la voici encore loin du haut du classement, à la 43e place. Une position qu’elle partage avec la Japonaise Miyu Yamashita, qui a mis une balle dans l’eau au 18, comme bien d’autres joueuses que sont Hannah Green, ou Gurleen Kaur qui fut trop longue sur sa sortie de bunker. Un green du 18 rendu compliqué à conquérir à cause de l’immense pièce d’eau qu’il faut survoler, mais aussi en raison d’une pente du green qui coule vers la pièce d’eau. Et les joueuses qui ont tendance à mettre trop d’effet dans leur balle sont les plus pénalisées.

Piégeux à divers endroits, ce tracé, associé à une belle météo, devrait permettre de produire du beau golf tout le week-end.

Le classement provisoire => ICI

The Annika Gainbridge : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la 6e édition de cette épreuve qui a vu le jour durant la crise sanitaire, afin d’étoffer une saison qui avait été amputée de plusieurs tournois. Ce tournoi est, comme l’an passé, la dernière épreuve de la saison régulière, permettant aux joueuses entrant dans le champ, d’inscrire les derniers points de Race to CME, pour tenter d’entrer dans le Top 60, qui qualifie les 60 meilleures de ce classement, pour le tournoi de fin de saison, qui se déroulera dans une semaine.

Mais depuis 2023, la Suédoise et ancienne numéro mondial, Annika Sorenstam, associe son nom à ce tournoi.

En 2022, l’épreuve avait été réduite à trois tours après l’annulation du premier à cause de la tempête tropicale qui avait balayé l’ouest de la Floride. Autre fait majeur, L’Américaine Nelly Korda renouait avec la victoire après avoir été victime d’un caillot sanguin, en début de saison, qui l’avait éloigné des parcours durant quatre mois, soit du LPGA Drive On à l’US Women’s Open.

L’édition 2023 fut marquée par une dotation importante qui fut portée à 3,25 millions de dollars. C’est cette somme qui est reconduite cette année.

Le champ de joueuses

Elles étaient 120 au départ, depuis 2022, et ce ne sont que 108 joueuses qui évoluent cette semaine.

En revanche, les meilleures mondiales sont bien présentes, dont l’Américaine Nelly Korda qui a fait l’impasse sur la totalité de la tournée asiatique. Par contre, les Japonaises Miyu Yamashita, Rio Takeda, Akie et Chisato Iwai ou encore Ayaka Furue, ne désarment pas et continuent de jouer le jeu pour le plus grande plaisir des fans du LPGA Tour.

Les Françaises Céline Boutier et Perrine Delacour sont également de retour, accompagnées de Pauline Roussin-Bouchard, dont la place au classement de la Race to CME est sur le fil du rasoir, pour jouer le dernier tournoi de la saison. Elle est condamnée à mieux joué que ces deux dernières semaines.

Les Suédoises Anna Nordqvist, Maja Stark, Linn Grant, Ingrid Lindblad, Madelene Sagstrom, et Linnea Strom complètent ce champ avec Lottie Woad, A Lim Kim, Hye Jin Choi, Hae Ran Ryu, Charley Hull, Carlota Ciganda et quelques Américaines comme Lauren Coughlin, Jennifer Kupcho, Rose Zhang, Megan Khang ou encore Allisen Corpuz et Lilia Vu, qui pimenteront ce tournoi. Mais aussi les Australiennes récemment sacrées à l’International Crown que sont Hannah Green, Stéphanie Kyriacou et Grace Kim. Enfin, parmi les guest stars, se trouve, également, Lexi Thompson.

Après un TOTO Japan Classic qui a moyennement intéressé le public européen, ce tournoi retrouve un champ plus conforme à ce qu’il présente toute l’année, avec des horaires de diffusion très accessibles.

Lydia Ko et Attahya Thitikul sont, quant à elles, absentes.

Avec ce tournoi, c’est le retour du Cut qui conservera les 60 meilleures joueuses et ex aequo, après deux tours.

Les joueuses qualifiées du lundi

Comme l’année dernière, il n’y a pas eu de qualification du lundi.

Les joueuses invitées

C’est l’événement de la semaine. Parmi les trois joueuses invitées, se trouve la petite-fille de Donald Trump, qui évolue encore chez les amateurs. Autre amateur invitée, la Néerlandaise Anne-Sterre den Dunnen.

Enfin, l’Américaine Lauryn Nguyen, dont le parcours golfique est déjà très encadré et ponctué de nombreux succès, vient compléter cette liste. Nguyen est également un modèle d’intégration et de réussite sociale avec des parents particulièrement pauvres qui ont survécu à l’exode liée à la guerre du Vietnam. Et sa présence contraste avec celle de la petite-fille du président des Etats-Unis, dont la réussite est construite sur un tout autre modèle social. Et c’est ici la force des Etats-Unis.

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Nelly Korda (-14)
  • 2023 : Lilia Vu (-19)
  • 2022 : Nelly Korda (-14)
  • 2021 : Nelly Korda : (-17)
  • 2020 : Sei Young Kim (-14)

Le parcours

Situé sur la côte Ouest de la péninsule floridienne, le parcours du Pelican Golf Club est un links en bordure du Golfe du Mexique, sur la même latitude que Tampa. Il fut créé en 1925 par l’architecte Donald Ross. A l’image des parcours de cette région du Monde, l’herbe utilisée est essentiellement de la Bermuda grass, du tee au green. Plusieurs pièces d’eau sont évidemment présentes et elles sont en jeu sur dix trous. Cinquante-deux bunker défendent le tracé et sont autant en défense des green qu’en position stratégique sur le premier coup. Le parcours est peu arboré, ceinturé par de nombreuses habitations, pour ne pas dire étouffé dans une zone très urbanisée. Son tracé moyen est long de 6268 yards, soit 5731 mètres, avec une distance LPGA retenue de 5809 mètres. Enfin, il s’agit d’un Par 70 de 35 à l’aller comme au retour.

Le tracé a été rénové en 2001 puis en 2018, pour la somme de 2,4 millions de dollars avec des travaux au niveau des green, des tee de départ et la création de nouveaux chemins pour les chariots et les voiturettes. Mais aussi en intervention sur le système d’irrigation qui a été changé. L’environnement et les abords des fairway ont également été travaillés avec de nouvelles plantations d’arbustes. Un parcours de style victorien qui devrait plaire à la plupart des joueuses. La rénovation de 2018 sous la direction de l’architecte Beau Welling. Et en 2024, de nouveaux travaux ont permis de redonner aux bunker leur forme originale. Cette année, distances et préparation du parcours restent identiques à l’an dernier.

La carte la plus basse

  • 61 : Amy Yang, 3e tour – 2023

L’an dernier, la Chinoise Weiwei Zhang avait frôlé ce record en jouant 62 lors du 3e tour.

Record du tournoi

  • Lilia Vu : -19 (2023)

Sponsor et dotation

L’ancienne Championne du LPGA Tour Annika Sorenstam associe son nom à ce tournoi, et réalise, du même coup, une belle opération pour sa fondation qui recueillera les bénéfices de ce tournoi. La dotation de ce tournoi a bénéficié d’une belle augmentation en passant de 2 millions de dollars à 3 millions, en 2023. C’est la société mère de Gainbridge, qui se nomme 1001, qui finance ce tournoi. « Cette opportunité de créer ce tournoi en associant le nom d’Annika Sorenstam en partenariat avec le Pelican Golf Club, permet à notre entreprise Gainbridge de poursuivre son soutien au LPGA Tour et à ses athlètes de classe mondiale, tout en célébrant l’héritage de la plus grande golfeuse de l’ère moderne » a déclaré Dan Towriss, le PDG et président du Groupe 1001, maison mère de Gainbridge, lors de l’annonce officielle de cet événement, le 12 juin 2023.

En 2024, la dotation augmentait de 250 000 dollars, mais la prime au vainqueur restait figée à 487 500 dollars. Cette année, la dotation revient au niveau de 2023.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 13 novembre : 16h00 – 19h00
  • Vendredi 14 novembre : 16h00 – 19h00
  • Samedi 15 novembre : 19h30 – 22h30
  • Dimanche 16 novembre : 19h00 – 22h00

Rookie de l’année : l’Anglaise Mimi Rhodes titrée !

A la veille du dernier tournoi de la saison, l’Anglaise Mimi Rhodes, vainqueur ce week-end, avec son équipe, du trophée Aramco en Chine, vient d’être sacrée meilleure rookie. Et elle ne compte pas en rester là.

A 23 ans, Mimi Rhodes est la huitième joueuse Anglaise a remporter le titre de rookie de l’année, sur le Ladies European Tour.

Sa saison est particulièrement brillante puisqu’elle a signé très victoire individuelle, et une par équipe. Longtemps en tête de l’Ordre du mérite, elle est désormais seconde, détrônée par la Singapourienne Shannon Tan, qui n’a que 219,26 points d’avance sur Rhodes. Et cette dernière ne compte baisser les bras à l’approche du terme de la saison : « remporter l’ordre du mérite est mon objectif principal, donc je vais me battre jusqu’au bout dans ce dernier tournoi », a-t-elle récemment déclaré.

La saison de Rhodes a débuté en décrochant sa carte lors de la qualifications de Lalla Aicha 2024, et elle s’est imposée dès sa quatrième participation de la saison au Ford Women’s NSW Open, signant une carte de 62 (-9) au deuxième tour.

Lors du tournoi suivant, la joueuse de 23 ans a confirmé sa bonne forme en remportant le Joburg Ladies Open tout en rejoignant le cercle très fermé des joueuses ayant enchaîné deux victoires consécutives sur le LET. Un peu plus d’un mois plus tard Rhodes retrouvait le chemin de la victoire en remportant le trophée de l’Open féminin des Pays-Bas, signant ainsi trois victoires en quatre tournois en l’espace de deux mois.

Depuis, la lauréate de la Curtis Cup a maintenu sa régularité, signant son meilleur résultat en Majeur avec une 19e place ex æquo à l’AIG Women’s Open, ainsi que deux top 10 et cinq top 15. Et ce week-end, elle menait son équipe à la victoire à l’Aramco China Championship.

Rhodes rejoint ainsi Charley Hull (2013), Mel Reid (2008), Kirsty Taylor (2002), Elaine Ratcliffe (1999), Trish Johnson (1987), Laura Davies (1985) et Kitrina Douglas (1984) parmi les Anglaises ayant remporté ce titre de rookie du LET. « Honnêtement, ma première saison a été très inattendue – et finalement, c’est une bonne année », a déclaré Rhodes. « Ça a très bien commencé, alors j’ai simplement essayé de continuer à jouer un golf solide et de maintenir le cap. J’ai bien terminé l’AIG Women’s Open, ce qui m’a permis de remonter au classement, et mon jeu est vraiment solide depuis. J’attendais juste le bon moment pour que tout se mette en place », ajoutait l’Anglaise avant de reprendre : « ma première victoire était vraiment spéciale, car franchir la ligne d’arrivée est toujours difficile. J’adore jouer dans les compétitions par équipes, donc c’était aussi très agréable d’en remporter une deuxième cette semaine ».

Dans deux semaines, si la star anglaise parvenait à dépasser Tan en tête du classement en Espagne, elle deviendrait la huitième joueuse à remporter les deux titres au cours de la même saison. Elle a ajouté : « j’espère que ce sera suffisant. Sinon, je serai satisfaite quel que soit le résultat».

La saison du LET se conclut avec l’Open d’Espagne Andalucía Costa del Sol présenté par Oysho, qui se déroule au Real Guadalhorce Club de Golf du 27 au 30 novembre.

(article adapté du communiqué de presse du LET en anglais)

Le classement de l’Ordre du mérite => ICI