Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui se déroule à l’est de l’Espagne, dans la région d’Alicante. La première épreuve fut remportée par l’Espagnole Nuria Iturrioz en playoff, face à l’Allemande Laura Fuenfstueck. L’an dernier, c’est l’Allemande Helen Briem, et son statut de rookie, qui s’imposait.
Le champ de joueuses
Elles sont 132 joueuses au départ, pour quatre jours de compétition, et un Cut qui conservera les 60 meilleures, et ex æquo, après deux tours.
La Mexicaine Fernanda Lira, encore vainqueur sur le Letas, la semaine dernière, est parmi les 7 joueuses invitée, aux côtés de trois Espagnoles dont est amateur.
Parmi les têtes d’affiches du circuit, on retrouve les Suissesses Kim Metraux et Chiara Tamburlini, la Tchèque Sara Kouskova, les Anglaises Alice Hewson, Mimi Rhodes et Cara Gainer, la Sud-africaine Cassandra Alexander, la Singapourienne Shannon Tan, mais aussi la Thaïlandaise Trichat Cheenglab, les Allemandes Alexandra Forsterling, helen Briem, les Suédoises Lisa Petterson, Sofie Bringner, Moa Folke et Johanna Wrigley, tout comme les Espagnoles Nuria Iturrioz, Ana Pelaez Trivino, Luna Sobron Galmes.
La majorité des meilleures joueuses du circuit sont dans le champ et cela promet un tournoi disputé, où franchir le Cut sera périlleux pour quelques-unes.
Quant aux Françaises, elles sont neuf. Il s’agit de Emie Peronnin, Emma Grechi, Anne-Charlotte Mora, Camille Chevalier, Vanessa Bouvet, Ariane Klotz, Céline Herbin, Nastasia Nadaud et Agathe Sauzon.
Le parcours
Il s’agit d’un parcours composé avec deux des trois neuf trous du resort. Le Liebeig et le Gregal.
Cette épreuve reçoit une dotation à hauteur de 1 million d’euros, pour une prime au vainqueur de 150 000 euros, une somme assez importante sur le Ladies European Tour dont les dotations sont généralement autour de 300 000 euros, pour une prime au vainqueur de 30 000 euros.
Diffusion TV
Ce tournoi est à suivre sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.
L’Américaine Melanie Green remporte son second succès à 23 ans, sur l’Epson Tour, dans sa saison de rookie. Elle est la nouvelle leader de la Race for the card.
Pour cette dernière journée, plusieurs options étaient possibles, dont la victoire de l’amateur de 17 ans, invitée par le sponsor. Et cette dernière n’a pas déçu, en provoquant un playoff où elle a brillamment défendu ses chances.
Cette saison de l’Epson Tour propose autant de bonnes surprises que celle du LPGA Tour, et met autant en scène de nouvelles joueuses qui constituent l’avenir du golf féminin mondial.
Leader des deux premières journée, l’Américaine de 19 ans, Yana Wilson était une des favorites pour la victoire, d’autant qu’elle a réussi à s’emparer de la tête de la Race for the Card, cet été.
Mais sa compatriote Melanie Green, seconde de cette même Race, était également en bonne position pour aller chercher une seconde victoire, dans sa saison de rookie. Cependant, une joueuse était venue troubler le champ, grâce à son invitation sponsor. Il s’agit de l’Américaine Gianna Clemente, 17 ans et amateur, qui ne cesse de se forger un nom dans cette discipline.
Et c’est elle qui fut le joker de cette dernière partie, en grimpant rapidement à la première place, ex æquo avec sa compatriote Melanie Green. Elles jouaient toutes les deux –3 pour la journée, alors que Yana Wilson avait du mal à trouver le chemin du birdie, la laissant avancer avec son score de –11, acquis la veille.
Après dix trous, Wilson accusait deux coups de retard sur Green et Clemente et les esprits se concentrèrent sur l’amateur de 17 ans, qui donnait le sentiment de pouvoir créer la surprise.
Evoluant dans le dernier groupe, avec Wilson et Papp Budde, Clemente cheminait à son rythme, sans faire de faute, même si elle ne trouvait pas beaucoup de birdie. Or, à –11 après 12 trous, ce score la plaçait à la seconde place derrière une Melanie Green qui jouait un trou devant elle. Clemente avait donc l’avantage de pouvoir revenir sur la joueuse de tête, jusqu’au 18. Ce qui n’allait pas être nécessaire.
Sur le Par 3 du trou n°13, l’a talentueuse amateur de 17 ans signa un birdie lui permettant de passer à –12. Au trou précédent, Melanie Green avait rentré un birdie pour rester seule en tête à –13, et sur le Par 3 du 16, elle signa un nouveau birdie pour prendre deux coups d’avance sur ses poursuivantes.
Pendant ce temps, Yana Wilson souffrait sur le parcours, ne réussissant pas à suivre ce rythme, puisque depuis le trou n°10 elle n’alignait que des Par. Et son double bogey concédé au trou n°6, pesait fortement sur son retard. Et jamais elle ne remonterait sur Clemente qui occupait alors la seconde place. L’opportunité de capturer une troisième victoire s’envoler pour l’Américaine de 19 ans, qui ne fait débuter sa carrière chez les pros.
Un playoff disputé !
Après 17 trous, Wilson pointait à –11 grâce à un birdie qui allait être effaçait pas un bogey au 18. Clemente trouva le seconde birdie de son retour ce sur même trou, la propulsant à –13, mais toujours seconde, car Melanie Green jouait –14, après un birdie au 16. Et cette dernière était sur le Par 4 du 18, en leader, potentiellement vainqueur. Mais elle concéda un bogey sur ce dernier trou, et Clemente signa le Par. De sorte que les deux joueuses furent ex æquo, laissant la Mexicaine Isabella Fierro et Hailee Cooper à la seconde place à –11.
C’est donc en playoff que Melanie Green se retrouva, avec la jeune amateur de 17 ans, qui honorait magnifiquement son invitation sponsor.
Les deux joueuses partirent du 18, deux fois de suite, après avoir concédé un bogey à chaque fois. Puis, elle se retrouvèrent au départ du Par du 15, où elles jouèrent le Par. Et Clemente continuait de tenir tête à sa compatriote de 23 ans. Ce fut donc à nouveau sur le 18 qu’elle disputèrent leur 4e trou de playoff, où l’une et l’autre signèrent un Par. Finalement, Gianna Clemente craquait lors du 5e trou de playoff, joué sur le Par 5 du 10, en concédant un bogey, alors que Green eut un putt d’environ 90 centimètres pour assurer le Par.
Avec cette victoire, chèrement acquise, Melanie Green s’assure une deuxième victoire cette saison, comme l’on fait Briana Chacon, Gina Kim, Riley Smyth qui joueront sur le LPGA Tour l’année prochaine. Elle prend également la tête de la Race for the Card, au détriment de Yana Wilson, qui passe seconde. « J’ai terminé avec ce superbe trois putt, avec un green pris en régulation, et j’étais un peu déçu, tout en étant nerveuse », confia Green à propos de son dernier 18 trous. « Et puis, quand nous avons compris que Gianna était en retard au 18 et qu’elle faisait le Par, nous avons compris que nous irions en playoff. C’était stressant mais dès que j’ai commencé à jouer j’étais plus calme », ajoutait l’Américaine. « Mon caddie Shane a bien réussi à me calmer et je suppose que sur le moment j’ai beaucoup prié, c’est certain », précisait-elle un peu plus.
A propos de cette victoire elle déclara : « je suis très excitée. Je veux absolument poursuivre sur cette lancée. J’ai hâte d’être à la semaine prochaine. J’ai hâte de faire ces sept heures de route pour rejoindre le prochain tournoi. Mais surtout je suis ravie que mon père et mon caddie soient là. Ainsi que ma famille, pour la dernière épreuve. J’ai donc hâte de vivre la fin de cette saison avec les personnes qui comptent le plus pour moi. Ca va être sympa ».
Malheureusement, l’Epson Tour n’a pas fourni d’interview de Gianna Clemente, aussi nous ne saurons pas ce qu’elle a pensé cette expérience, particulièrement réussie, sur l’Epson Tour.
Le classement de la Race bientôt figé
On y voit déjà plus clair en cette fin de saison, au niveau de la Race for the Card, puisque même si Melanie Green déloge Yana Wilson de la tête du classement, toutes les deux étaient déjà qualifiées pour évoluer sur le LPGA Tour, en 2026.
Gina Kim conserve sa 3e place, tout comme Erika Hara reste 4e, que Briana Chacon reste 5e et que Riley Smyth conserve sa 6e place.
En revanche, Hailee Cooper grimpe de la 10e à la 7e place, et assure sa carte sur le LPGA Tour. Derrière, trois joueuses perdent du terrain, et parmi elle Laetitia Beck, qui manque de régularité cette saison, depuis sa victoire lors du second tournoi, en Floride, auquel elle a participé. En 18 départs, elle a manqué 7 Cut, ce qui alerte sur sa capacité à refaire une bonne saison sur le LPGA Tour.
La Mexicaine Isabella Fierro est la nouvelle venue dans ce Top 15, à la 15e place, grâce à sa 3e place, en compagnie de Cooper. Fierro qui a également manqué pas mal de Cut cette année (6), et qui fut rookie sur le LPGA Tour en 2022.
Enfin, notons que l’Américaine Samantha Wagner, qui dispose d’une forte personnalité, sort gagnante de ce tournoi, avec une 19e place qui lui permet de passer de la 13e à la 12e place de la Race. Son rêve de revenir jouer sur le LPGA tour est en passe de se réaliser.
Le 5 octobre au soir, nous connaîtrons les dernières joueuses à accéder directement au LPGA Tour, en 2026, mais en attendant, il y a l’avant dernière épreuve à jouer, en Arizona, avec le Murphy USA El Dorado Shootout, que Jenny Bae avait remporté l’an dernier.
La Française Agathe Laisné termine 15e à –6, en progrès, alors que Emma Broze s’est effondrée dans le dernier tour, en jouant 75. Elle clôture ce tournoi, avant dernière, à la 59e place à +3.
Puis, viendra la finale, en Californie, cette année, sur le tracé d’Indian Wells.
L’Anglaise de 29 ans s’impose au terme d’un incroyable retournement de situation.
Ce fut un dernier tout comme on les aime, avec des joueuses au coude à coude, et une victoire qui se joue au dernier putt, dans des circonstances inattendues. Cette édition restera dans les annales, d’autant qu’elle marque la 3e et inattendue victoire de l’Anglaise Charley Hull, sur le Tour !
On ne l’espérait plus cette troisième victoire de l’Anglaise Charley Hull, qui nous avait habitué à craquer sur les derniers trous. Et tout le monde garde en mémoire son sabotage à l’US Women’s Open en 2023 !
Mais cette semaine, quelque chose de différent s’est produit. La joueuse de 29 ans semblait plus calme, plus en maîtrise de son jeu et de son tempérament. Leader la veille, avec un score de –16 et un coup d’avance sur la numéro un mondial, l’Anglaise Charley Hull pouvait enfin rêver d’une troisième victoire sur le Tour. Cependant, la présence de Atthaya Thitikul et de Chisato Iwai, à –14, mais aussi de Miyu Yamashita rendait le dénouement incertain, bien qu’en faveur de la britannique.
Après huit trous, Hull menait toujours, mais avec deux coups d’avance sur Thitikul, qui pointait à –17, après trois birdie et un bogey. De son côté, Charley Hull eut un démarrage difficile en alignant cinq Par. Ce n’est qu’au trou n°6, un Par 5, qu’elle ouvrit son compteur à birdie, et qu’elle allait en aligner trois birdie à la suite.
Derrière, Nelly Korda pointait à –16, mais avec un trou d’avance sur le dernier groupe, tandis que Nasa Hataoka jouait –15, avec Céline Boutier, en étant bien plus avancées sur le parcours.
L’Anglaise Lottie Woad fournissait son effort, en ayant deux trous d’avance sur le dernier groupe. Elle pointait à –15, après 10 trous, avec Pagdanganan qui jouait dans l’avant dernier groupe avec Yamashita et Noh. Et Chisato Iwai se faisait discrète à –16, après un bogey sur le Par 4 du 2, et trois birdie. La Japonaise qui n’allait pas du tout être au rendez-vous de cette quatrième journée, en connaissant un retour très compliqué.
Au retour, Charley Hull continua de jouer avec du rythme et de la maîtrise. Les coups étaient assez précis, mais c’est surtout son putting qui la sauvait lorsque l’approche du mat laissait sa balle à plus de 4 mètres.
Après 11 trous, Hull continua de dominer la numéro un mondial, qui partageait sa partie, avec le score de –20, contre –19 à Thitikul.
Iwai apparu dans leur sillage, avec le score de –17, avant que le ciel ne lui tombe sur le tête. Et Lottie Woad continua de serrer le jeu, en trouvant un cinquième birdie sur le Par 5 du 11, pour un score de –16. Ce qui la plaçait 4e avec Nelly Korda et Miyu Yamashita.
Puis, vinrent les difficultés et l’heure des rebondissements !
« Une fin de journée chaotique«
Le Par 4 du trou n°13 fut le premier moment important de cette dernière journée. Charley Hull eut un Putt à environ 3 mètre pour le Par, et l’on sentit l’Anglaise peu à l’aise sur ce green. Son putt envoya sa balle juste au bord du trou, la faisant concéder un bogey pour retomber à –19. Thitikul ne parvint pas à saisir sa chance, n’ayant pu se donner une chance de birdie sur ce trou. Et il en fut de même pour Chisato Iwai, qui eut un putt d’environ 7 mètres pour tenter de sauver un bogey. Et en réalité, ce fut un double lorsque sa balle s’arrêta au bord du trou. La Japonaise débuta sa rétrogradation au classement.
Hull et Thitikul étant à égalité, un vent d’incertitude flotta jusqu’à ce que la Thaïlandaise coche la case birdie, sur le Par 4 du 14, pour passer, cette fois, seule en tête. Charley Hull trouva bien le green au second coup, mais sa balle s’arrêta à environ 4 mètres du mat. Celle de Thitikul également, et c’est la Thaïlandaise qui se montra la plus habile pour mettre la balle dans le trou. Soudain, quelques souvenirs resurgissaient laissant penser que le sort de Charley Hull venait, peut-être, d’être scellé avec ce bogey au 13.
Mais sur les trous suivants, Thitikul ne fut pas plus en veine, alors qu’elle se devait d’augmenter son avance. Au 15, la Thaïlandaise trouvait le bunker de green alors que l’Anglaise mit sa balle sur le green à environ 7 mètres du mat. Quant à Chisato Iwai, c’est l’obstacle d’eau qui accueillit sa balle, se retrouvant avec un drop à exécuter dans le rough au bord du green. La Japonaise perdit de l’énergie et du temps à discuter avec l’arbitre, pour tenter d’obtenir un meilleur emplacement, mais elle n’obtint aucune faveur. Pendant ce temps, Hull et Thitikul jouèrent, et la Thaïlandaise réussissait à placer sa balle devant le mat, pour un putt à suivre d’environ 1 mètre.
Charley Hull tenait une occasion de reprendre l’avantage, mais son putt fit passer sa balle bien trop loin du trou. Thitikul assura le Par, alors que Iwai concédait un nouveau double bogey. Rien n’allait plus pour la Japonaise qui disparaissait un peu plus de la course au titre.
Tout se jouerait donc entre Hull et Thitikul, puisque Lottie Woad pointait à –17, à l’approche du green du 18, que Miyu Yamashita était à –15, après 15 trous, et que la plupart des joueuses à –15 étaient au club house. Telles Sei Young Kim et Nasa Hatoaka.
Comme dans les bons westerns, c’est un face à face auquel les deux protagonistes de cette journée se livrerait. Sachant que celle qui allait mettre les deux genoux à terre, se tirerait deux balles dans les pieds.
Hull revint à -20 sur le Par 3 du 16, tout en ayant laissé sa balle à environ 8 mètres du trou, quand Thitikul plaça la sienne un peu plus loin. Et ce putt pour birdie, magnifiquement réalisé par l’Anglaise, relança cette fin de partie, en même temps que le suspense. Thitikul allait-elle réagir ?
En fait, c’est encore Charley Hull qui se saborda, en mettant sa mise en jeu, au départ du 17, dans le bunker de fairway, au plus mauvais endroit. Reposant dans la partie haute du bunker, près de la lèvre, cette balle ne pouvait pas être jouée sur une longue distance. Hull choisit donc un coup de recentrage, sur le fairway, consciente qu’elle sacrifiait encore une opportunité de birdie. Voire le Par. Tandis que Thitikul trouva le green, au second coup, et laissa sa balle sous le mat, à environ 5 mètres.
Charley Hull concéda un bogey, avec un putt depuis le bord du green, et une balle dans le rough. Elle retomba à –19, laissant la Thaïlandaise et numéro un mondial en tête, toujours à –20, au départ du 18. Le sort de ce tournoi semblait donc scellé, car il suffisait à Jeeno Thitikul de pousser la balle sereinement, sur ce Par 5, pour assurer, au maximum, un birdie. De son côté, Charley Hull, se devait de rentrer un eagle pour forcer le playoff, où, en cas de Par de la Thaïlandaise, de remporter la victoire avec ce même eagle. Ou de partir en playoff en cas de birdie. Mais nul n’imaginait qu’un scénario totalement opposé et fou, allait conclure la fin du tournoi.
Iwai, Hull et Thitikul mirent en jeu sur le fairway. Et toutes les trois jouèrent un fer pour aller chercher le green, un peu, plus haut que le fairway, avec un drapeau à 12 mètres de l’entrée du green et à 9 mètres du bord gauche. Ce qui laissait les deux tiers du green, après le mat, pour faire rouler la balle, et un peu de place à droite.
Thitikul joua la, première et sa balle ne parvint pas à s’arrêter, roulant jusqu’au fond du green. Le coup de la Japonaise fut plus incisif offrant du mordant à sa balle qui se stoppa environ 5 mètres après le mat. Quant à Hull, elle envoya sa balle à gauche, à hauteur du mat, mais au bord du green. Ce qui lui laissait un putt assez long pour tenter l’eagle.
La Thaïlandaise se devait donc d’approcher sa balle au plus près du trou, pour assurer le birdie, puisque l’Anglaise disposait de la même opportunité. La victoire de Thitikul se dessinait donc à –21. Son putt fit dépasser sa balle du trou d’environ 1 mètre. Charley Hull, consciente de l’issue du tournoi, joua avec plus de précision et se laissa un putt de retour de moins d’un mètre. Quant à Chisato Iwai, elle trouvait la rédemption sur ce green du 18, en signant un eagle, qui effaçait son dernier double bogey, pour terminer ce tournoi à la 5e place, à –15, en compagnie de Nelly Korda, Jennifer Kupcho, une Mary Liu qui sort de cette semaine avec une note très positive, Nasa Hataoka, Sei Young Kim et Maja Stark. Et il y a bien longtemps que l’on a pas vu une 5e place autant partagée.
Le moment vint pour Atthaya Thitikul de porter le coup le coup de grâce à l’Anglaise qui voyait une nouvelle occasion de victoire s’envoler, par deux mauvais coups sur les derniers trous, comme ce fut trop souvent le cas pour elle. Mais l’impensable se produisit. Thitikul manqua son putt pour birdie ! La victoire changea subitement de camp, puisque l’Anglaise avait un putt d’environ 60 centimètres pour birdie. Troublée, et même perturbée, Thitikul se remit à l’adresse, comprenant qu’elle venait manquer le putt de la victoire. Et alors qu’elle avait un nouveau putt assez court, elle joua encore à côté du trou ! Après que le ciel tomba sur la tête de Chisato Iwai, c’est sur celle de la numéro un mondial qu’il s’abattait.
Charley Hull n’eut plus qu’à se re concentrer, réalisant que les dieux du golf venait de lui faire un sublime cadeau. L’Anglaise, manifestement perturbée, elle aussi, se reprit à deux fois avant de jouer cet ultime putt, alors que le stress venait de l’envahir.
Et c’est avec un birdie que Charley Hull remportait une victoire qu’elle avait pourtant vue s’échapper, sur le Par 4 du 17, avec ce bogey au pire moment de la journée.
Ainsi, 10 ans après son arrivée sur le LPGA Tour, et presque trois ans après sa seconde victoire, l’Anglaise Charley Hull est à nouveau entrée dans le cercle des vainqueurs, comme Carlota Ciganda l’a fait quelques semaines auparavant, en ayant, elle aussi, passé plusieurs années sans mettre les mains sur un trophée.
Avec cette victoire, Charley Hull grimpe à la 9e place de la Race to CME, laissant la Thaïlandaise effondrée devant sa défaite et ses opportunités manquées. « J’ai joué de manière solide, toute la journée », confiait l’Anglaise lors de la remise du trophée. « Le retour je pense que je l’ai joué de manière très solide, bien que rien ne tombait jusqu’au putt du 16. Avant ça, j’ai essayé de faire des birdie mais je n’ai pas réussi. J’ai joué un bon putt au 13 mais j’ai fait un bogey. Et je ne sais pas comment j’ai pu le rater », confessa Hull. « Au 17, je ne voulais pas être dans le rough à gauche. Le coup était délicat. Il me fallait éviter le bunker de fairway alors j’ai joué un draw. Ma balle aurait pu être n’importe où dans ce bunker, mais elle était dans la lèvre. A un mètre en arrière j’aurais eu un joli coup, assez facile vers le green. Donc j’ai été un peu malmenée sur ce coup là », confia un peu plus Charley Hull.
A propos des derniers coups elle déclara : « je ne me souviens pas vraiment de grand chose du dernier trou. Ce fut un peu un choc. J’étais nerveuse avec ce denier putt. Mais mains tremblaient. Je crois que j’étais surtout sous le choc, à cause de la montée d’adrénaline », confiait-elle, avant d’ajouter : « j’étais assez calme en arrivant vers le green. Et je savais que j’avais un putt pour eagle. Je l’ai manqué en ayant un autre putt de 30 centimètres. Et quand j’ai réalisé que j’avais ce putt pour la victoire, j’ai eu ce choc incroyable, cette montée d’adrénaline dans tout mon corps et mes mains se sont mises à trembler. Et je me disais « oh non ». D’habitude je peux me calmer en cinq minutes. Mais j’ai dû jouer tout de suite. J’ai dû m’y reprendre à deux fois. Je ne sais pas comment Tiger Woods a pu gagner autant de tournois, avec autant de pression. Ce fut un choc. Si j’avais su que c’était pour gagner le trou en arrivant sur le green, je pense que ça n’aurait pas été un problème. J’étais tellement en état de choc. Et ce putt à 30 centimètres on aurait dit un putt de trois mètres ».
Charley Hull qui a livré des sentiments rares, que peu de joueuses confessent après une victoire, faisant ressortir toute la sensibilité de sa personnalité, et expliquant, peut-être, pourquoi elle n’a pas pu remporter plus de victoires, jusqu’ici.
Atthaya Thitikul ne s’est pas exprimée après le tournoi et l’on peut comprendre qu’elle aussi fut envahi par l’émotion et une multitude de sentiments. Comme d’autres avant elle, elle vient de connaître ce pire moment où la victoire est à portée de putt et tout s’effondre en quelques instants. Un moment capturé par la télévision qui viendra nourrir de futures archives, au même titre que le putt manqué de I.K Kim, lors du Kraft Nabisco, en 2012, qui la priva d’une victoire dans ce Majeur. Mais aussi celui de Lexi Thompson, en 2017, lors du CME Group Tour Championship, qui est à l’origine de ses problèmes de putting qu’elle n’a toujours pas réussis à surmonter.
Quant aux Françaises, Céline Boutier a tenté de réagir, mais après un eagle sur le Par 5 du 11, elle a accumulé les déboires, concédant deux bogey et un double, pour terminer sa journée avec une carte de 72. La numéro un Française qui traverse une période difficile, qui l’éloigne un peu plus d’une chance de victoire. Perrine Delacour a également du mal à jouer sous le Par, ce qui ne l’aide pas pour gagner des places au classement de la Race to CME.
Prochain tournoi du LPGA Tour, cette semaine, avec le célèbre Walmart NW Arkansas Championship, également parrainé par la société Procter et Gamble, où Pauline Roussin-Bouchard viendra compléter le trio Français de cette semaine.
A 17 ans, l’Américaine Gianna Clemente a une chance de remporter son premier tournoi chez les pros, en étant à 2 coups de sa compatriote Wilson. L’avenir du golf féminin mondial s’exprime ce dimanche sur l’Epson Tour.
La relève du circuit mondial féminin est en train de s’exprimer, cette semaine, sur l’Epson Tour, et l’on est sans doute à quelques heures d’un nouvel événement susceptible de marquer la saison de golf féminine.
On ne le répétera jamais assez, mais pour prétendre à évoluer au meilleur niveau mondial, chez les féminines, c’est entre 16 et 18 ans que l’on doit figurer parmi les meilleures. Et des joueuses comme Yana Wilson, 19 ans, et Gianna Clemente, 17 ans, sont en train de confirmer cette règle, cette semaine. La première a réussi à conserver la tête du tournoi, en évoluant de –8 à –11, et la seconde est passée de –4 à –9, en rendant une carte de 67, après son 68 de la veille.
Wilson et Clemente qui ont été deux joueuses vainqueurs sur le LPGA Tour, en remportant, chacune, le Mizuho Americas Open.
Déjà vainqueur à deux reprises cette saison, Yana Wilson est en bonne position pour aller chercher son 3e succès. Ce qui ferait d’elle la nouvelle joueuse leader de ce circuit, à 3 victoires, après Gabriela Ruffels, en 2023. « J’ai simplement touché les fairway et les green et ici c’est super important pour moi », confia Wilson. « Je pense que j’ai touché un maximum de fairway et de green et j’ai simplement attendu d’avoir la possibilité de réaliser de bons putt. Et je n’ai pas très bien tapé mes fers », ajoutait la jeune américaine. « J’ai essayé de prendre du plaisir et de répéter ce que j’ai réalisé hier. Sans pour autant m’attendre à jouer très bas. J’ai essayé de progresser sur les fairway et les green et j’ai espéré réussir quelques putt mais je n’y suis pas arrivé », expliquait un peu plus Wilson.
De son côté, Gianna Clemente, qui a signé une carte vierge de bogey, en ne parvenant pas à exploiter tous les Par 5, a déclaré : « je pense que ma journée est liée au putting. D’habitude ce n’est pas mon point fort. Normalement, c’est surtout au niveau de la frappe de balle où je suis meilleure. Mais j’ai bien fait rouler mes putt sur les derniers trous et je sors en 32 sur les trous 1 à 9, hier et aujourd’hui».
Entre ces deux joueuses se trouvent une autre Américaine. Il s’agit de Kaitlyn Pappe Budde, que l’on a découvert en 2020, lorsqu’elle termina meilleur amateur, et ex æquo, de l’US Women’s Open. Depuis, elle a intégré le LPGA Tour en 2022, réalisant une saison très discrète, et la voici sur l’Epson Tour, où elle tente d’intégrer le Top 15 de la Race, pour retrouver sa carte. Et cette seconde journée en 67 la projette effectivement 15e de la Race, annonçant une fin de saison très disputée pour ce classement. « Le compartiment le plus solide de mon jeu ce sont mes fers », confia Papp Budde. Je ne sais pas combien de green j’ai touché. Je n’ai pas encore réfléchi à ma journée, mais j’ai eu l’impression d’avoir eu beaucoup de chances de faire un birdie », expliquait-elle. « Et je pense que cela m’a libéré de faire quelques putt et ensuite des Par assez faciles », confiait l’Américaine de 27 ans, qui n’a jamais été aussi proche de remporter une victoire sur l’Epson Tour. D’autant qu’elle signe une carte encourageante vierge de bogey.
Seconde de la Race, Melanie Green est la troisième joueuse à –9, avec Clemente et Cooper. Elle joue –3 dans cette journée et n’a rien à perdre. Elle peut donc tout à fait être l’outsider du dernier tour qui osera attaquer un peu plus pour, elle aussi, ajouter un trophée de plus à sa collection.
Mais pour cela, il va falloir qu’elle fasse mieux qu’un premier neuf trous avec seulement des Par, ce qui fut le cas dans cette seconde journée, alors que vendredi elle avait réussi à y trouver deux birdie.
Classée 42e de la Race, l’Américaine Julia Gregg pointe seule à –8, devant un groupe de trois joueuses à –7, composé de joueuses qui ont eu du mal à exister cette saison. Au classement de la Race, Jessica Welsh est 83e, Julia Gillespie est 96e et la Suédoise Anna Nordfors est 144e avec huit tournois joués.
L’Israélienne Laetitia Beck est toujours en danger au classement de la Race, en se trouvant 19e à –4, après sa carte de 69, alors que Riley Smith et Briana Chacon sont 29e à –3, toutes les deux assurées de jouer sur le LPGA Tour l’an prochain.
Enfin, Valery Plata n’a pas franchi le Cut, ce qui lui fait perdre deux places au classement de la Race et le remet en difficulté pour cette fin de saison, en étant projetée 18e de la Race.
Broze et Lainsé passent le Cut
Bonne nouvelle pour les deux Françaises engagées dans ce tournoi, puisqu’elles ont franchi le Cut. Mais Emma Broze est encore loin du compte, avec une seconde journée dans le Par, tandis que Agathe Laisné a mieux joué dans ce second tour, en signant une carte de 69, qui lui a permis de grimper de la 29e à la 19e place du classement provisoire.
Cette dernière journée sera surtout concentrée sur les groupes de tête où une première victoire de Gianna Clemente, chez les pros, serait l’événement que tout le monde attend depuis longtemps.
Belle journée sur le parcours du TPC River’s Bend de Mainville, avec le mouvement attendu et un changement de leader qui laisse présager un somptueux dernier tour.
La Thaïlandaise Chanettee Wannasaen a craqué et elle se retrouve 20e, à –10, à la porte du Top 10 qui est à –12. Celle qui était leader depuis deux jours a connu des moments compliqués, en concédant deux doubles bogey et trois bogey. Le jeu est moins solide que les précédentes journées et reprendre 6 coups, demain, sera compliqué pour Wannasaen, qui a probablement perdu toutes chances de remporter ce tournoi. Car elle est désormais 20e à –10, avec Jennifer Kupcho, Lindy Duncan, A Lim Kim, Hye-Jin Choi et une Stacy Lewis qui se défend encore bien sur le Tour. L’Américaine de 40 ans aux 13 victoires, désormais mère de famille, signe une carte de 65 vierge de bogey, que quelques-unes peuvent lui envier.
A la place de Wannasaen se trouve l’Anglaise Charley Hull qui, après une suite de quatre Par et un bogey sur le Par 3 du 5, a commencé à trouver les bonnes distances, les bonnes zones pour faire tomber sa balle, et qui bénéficie toujours d’un très bon putting. Cela s’est traduit par un premier birdie sur le Par 3 du trou n°7, puis elle récidivait sur le green du 9. Passant à –12, Hull grimpait dans le classement tandis que Wannasaen descendait.
Quatre birdie au retour, dont le dernier au 18, alors qu’elle était à égalité avec l’autre Thaïlandaise du moment, Atthaya Thitikul, lui offraient l’avantage de sortir seul en tête, de ce moving day. « J’ai encore joué de manière solide », déclara rapidement l’Anglaise, qui fut assez avare de commentaires en sortant du parcours. « Je me suis contentée d’aller sur le parcours et de jouer normalement au golf aujourd’hui », expliquera-t-elle ensuite. « Il ne faut pas trop réfléchir et se détendre », ajoutera Charley Hull, qui maîtrise sans aucun doute ces deux sujets.
A ses trousses, toutes la journée, Atthaya Thitikul a fait le maximum pour ne pas se faire décrocher, partageant la partie de l’Anglaise et de sa compatriote Wannasaen. A l’aller, la numéro un mondial de 22 ans trouva deux birdie à la suite, pour passer à –13, alors que Hull était encore –11, avant de concéder son bogey au 5. Laissant penser que Thitikul irait chercher la première place et sortirait leader de cette journée. Après un troisième birdie sur le Par 5 du 8 et un quatrième sur celui du 11, Thitikul marqua le pas et aligna une suite de cinq Par. Puis, elle concédait un bogey sur le Par 4 du 17 et l’effaçait par un birdie sur le Par 5 du 18, qui vit 43 joueuses y rentrer un putt pour birdie. Soit 171 birdie en trois jours. C’est donc un trou qui rapporte, avec le Par 5 du 11 qui a généré 181 birdie depuis le début du tournoi.
Et Thitikul se faisait coiffer sur le poteau, par Charley Hull sur ce fameux trou n°18, terminant à –15 alors que l’Anglaise passait à –16. Le bogey du 17 fut donc déterminant pour Thitikul. Et demain, ce dernier groupe devrait être l’attractivité suprême de la journée, puisqu’une troisième joueuse y participera, en étant l’une des révélation de la saison.
Comment, cette saison, envisager un tournoi sans une Japonaise ? Autant qu’il y a encore 5 ou 6 ans, on envisageait pas un Top 5 sans la présence d’un Sud-coréenne.
Vainqueur au Mexique, tout en grillant la priorité à sa sœur, Chisato Iwai a joué –6 dans ce moving day, ce qui lui a permis de gagner 11 places et de se hisser en 3e position. Une 3e place qu’elle partage avec une autre Japonaise, elle aussi rookie et vainqueur cette année. Il s’agit de Miyu Yamashita. Disposant d’un handicap de seulement deux coups sur Charley Hull et un seul sur Thitikul, Iwai et Yamashita sont deux des quelques outsiders de cette dernière journée. « Je pense que d’autres joueuses peuvent faire évoluer leur score, donc je me vais me concentrer sur le mien », confia Yamashita à propos de sa stratégie pour le dernier tour.
Mais c’est Chisato Iwai qui intègre ce dernier groupe, après sa journée vierge de bogey. « J’ai eu beaucoup de chances de birdie et mon putting était vraiment bon, tout comme mon swing fut meilleur qu’hier », déclara la Japonaise de 23 ans. Chisato Iwai reste une sérieuse prétendante pour le titre, avec Thitikul, par rapport à l’Anglaise, même si elle a manqué six Cut cette saison contre deux à Hull. Mais elle est dans sa saison de rookie où elle réussit à capturer une première victoire, alors que Charley Hull stagne depuis 3 ans avec deux victoires, après 10 années passées sur le Tour. Et l’on sait combien Hull est capable de jouer avec impulsivité, quand la Japonaise et la Thaïlandaise arrivent à conserver leur calme.
Ce dernier groupe risque donc d’être celui d’où sortira le vainqueur. Mais il ne faut surtout pas sous estimer Miyu Yamashita, qui compte sept Top 10 cette saison et qui a réussi à se classer 7e, après sa victoire au British Women’s Open.
Mais une autre joueuse attire l’attention dans ce Top 5. Il s’agit de la Chinoise Mary Liu, qui a gagné trois places dans ce moving day, en jouant 68 et qui est dans le groupe à –13, avec Nelly Korda, Yealimi Noh, et Bianca Pagdanganan. Liu fut rookie l’an dernier, et à 24 ans, elle fait preuve d’un gros potentiel qui ne demande qu’à être un peu plus travaillé. Elle vient de manquer les trois Cut des trois derniers tournois, mais elle fait preuve de méthode dans sa manière d’aborder les journées : « je me suis simplement tenu à mon plan de jeu, et je me suis concentrée sur chaque coup, et sur ce que je souhaitais réaliser », confia la Chinoise. « J’ai également beaucoup échangé avec mon caddie et ce fut plus simple pour jouer ces dernières semaines. J’ai également continué d’échanger avec mon coach et je n’ai rien fait d’autre de spécial, pour parvenir à jouer ces trois bonnes journées », expliquait un peu plus Mary Liu. « Il faut rester hydratée, conserver son énergie au plus haut et être toujours positif. Et je crois que tout est possible à ce moment là », précisait-elle. Quant à cette dernière journée, elle indiquait : « je n’ai pas d’attente précise. Je ferais mieux de demander à mon coach ce que je dois faire demain. Et ensuite je demanderais à Miranda quelle a été son expérience lors du dernier tournoi », répliqua ironiquement Mary Liu qui ne semble pas vouloir se laisser pénétrer par la pression.
En tout cas, quoi qu’il arrive, elle fera partie des 13 joueuses qui ont réussi à rentrer un putt pour eagle sur le Par 5 du 11, sur les trois premières journée.
L’inconnu réside au niveau de Nelly Korda, qui résiste bien à l’arrivée des jeunes joueuses et de leur montée en puissance. Mais l’Américaine n’a joué en dessous de 67 depuis jeudi, alors que Thitikul a signé une carte de 64 vendredi, que Yealimi Noh l’a réalisée samedi, et que Mary Liu a réalisé un score de 66 vendredi, tout comme Chisato Iwai l’a fait ces deux derniers jours. Et que Yamashita et Pagdanganan ont également joué 66 dans ce moving day. L’analyse de l’Américaine, pour bien jouer ce parcours est la suivante : « vous devez vous concentrer sur vous-même. Etre agressif quand vous le pouvez, et choisir le sécurité quand il le faut. Et éviter de jouer bêtement pour faire des erreurs ».
Si Nelly Korda n’a pas la favorite, une victoire de sa part serait assurément l’événement supplémentaire d’une saison déjà riche de ces moments.
Boutier et Delacour régulières
Ce n’est pas encore cette semaine que la télévision passera la majorité de son temps à suivre les Françaises. Céline Boutier et Perrine Delacour sont régulières, mais elles ne font pas grande démonstration de leur talent. Par ailleurs, là où les joueuses du Top 10 voient de nombreuses opportunités de birdie, Perrine Delacour y voit bien plus de Par. Les Françaises qui ont également concédé deux bogey dans cette troisième journée, ce qui pénalise leur progression.
Si Céline Boutier n’a pas grande chose à prouver et qu’elle peut se permettre de jouer dans le Top 20 ou le Top 15 d’un tournoi, Perrine Delacour est dans l’obligation de réaliser un bon résultat. Pour le moment, elle est projetée 112e de la Race, ce qui n’est pas suffisant pour assurer sa carte. Il lui faut donc terminer mieux que cette 29e place à –8, ce dimanche, pour avoir moins de travail, sur les deux prochains tournois, afin d’intégrer le Top 100, avant le départ de la tournée asiatique, à laquelle elle ne participera pas.
Lottie Woad vers un nouveau Top 10 ?
On ne présente plus l’Anglaise de 21 ans, qui était encore numéro un amateur au mois de juillet, avant qu’elle ne remporte le Women’s Scottish Open. Après sa 8e place au British Women’s Open, la native de Farnham, dans le Surrey, qui a fait ses études en Floride, a manqué son premier Cut sur le LPGA Tour, lors du CPKC Women’s Open. Mais au FM Championship, Woad a bien réagi, en terminant 15e sur un parcours à l’Américaine qu’elle découvrait. Cette semaine, elle montre qu’elle est capable de bien jouer sur ce type de tracé, et la voici classée 9e à –12, potentiellement capable de profiter d’une défaillance des joueuses mieux classées.
En évoluant dans le groupe qui comprend Maja Stark et Sei Young Kim, Woad pourrait encore surprendre cette semaine.
En conclusion, il faut s’attendre à une belle journée de golf et de nouvelles surprises, avec un vainqueur qui est encore loin d’être désigné d’avance.
Leader de la Race, l’Américaine de 19 ans ne désarme pas en cette fin de saison et se retrouve en tête de ce premier tour.
La saison de l’Epson Tour touche à sa fin et les joueuses, qui ont encore la possibilité d’aller chercher le Top 15 de la Race, ont bien l’intention de se battre jusqu’au bout.
C’est l’antépénultième chance pour les joueuses de l’Epson Tour de réaliser un très bon résultat. Car le Top 15 de la Race fo the Card se dessine un peu plus chaque semaine, d’autant que l’on connaît déjà 5 des 10 joueuses qui évolueront sur le LPGA Tour, l’an prochain. Et parmi elles, l’Américaine de 19 ans, Yana Wilson, qui leader de cette Race, qui vient de prendre les commandes du tournoi, à –8. Elle est l’une des révélations de la saison 2025 de golf féminin, avec l’Anglaise Lottie Woad, qui a brillamment effectué sa transition du circuit amateur vers le circuit professionnel. Elle aussi amateur l’an dernier, Wilson est assurément une future star du LPGA Tour. Ce premier tour, elle l’a négocié sans bogey, en étant partie du Tee n°10 à 07h55, en compagnie de Michelle Zang et de Kaitlyn Papp Budde. « J’ai pris un super départ dès le trou n°1, en faisant un birdie. C’était un Par. Je me sentais plutôt bien avant la fin de cette journée. Assez calme. J’ai fini par faire un birdie au 12 alors qu’il était sur ma liste des trous difficiles », expliqua Yana Wilson. « Je sais que ce trou n’était pas facile, surtout avec cette position de drapeau. Mais j’ai eu un coup de chance et je me suis préparée pour un joli putt pour birdie. Et après, ça a continué sur ce rythme et j’ai fini en réalisant un bon score », ajouta l’Américaine de 19 ans. Puis, elle ajoutait à propos de son état mental et physique après sa dernière victoire : « je me sens beaucoup mieux. Je pense que si j’avais rejoué juste après ma victoire j’aurais été fatiguée. Donc d’avoir eu le privilège de me reposer ces deux dernières semaines m’a fait du bien. Je me sens bien en ce moment. Mon swing est bon et mon jeu est meilleur que jamais », précisait l’Américaine qui sort de ce premier en 64, sans bogey.
Derrière elle, c’est une revenante ! Il s’agit de l’Américaine Jennifer Song, qui a connu de belles heures sur le LPGA Tour et qui a subitement connu une baisse de performance. La voici de retour à son meilleur niveau, avec cette carte de 65, comportant un eagle et un bogey, qui lui offre une chance inespérée de se placer pour jouer la victoire. « Je me suis sentie bien. J’avais l’impression d’être dans la zone et je suis restée patiente. Et je me répétais sans cesse « fais confiance à ton instinct ». Et je pense que cela m’a vraiment aidé », déclara l’Américaine que l’on aimerait bien revoir évoluer sur le LPGA Tour.
A la 3e place, c’est une Américaine et pas n’importe laquelle, puisqu’elle seconde de la Race for the Card et assurée de jouer sur le LPGA Tour, l’an prochain. Mélanie Green est autre révélation de cette saison, en étant rookie, comme Wilson. A 23 ans, Green vient encore de signer une bonne journée, sans bogey, en 66. partie du Tee n°10, à 12h20, en compagnie de Rachel Kuehn et de Sabrina Iqbal, elle a tout de suite trouvé trois birdie pour lancer sa journée. Puis, sur le Par 5 du trou n°17, elle passait à –4, avant d’aborder le retour où elle connut plus de difficultés à se créer des opportunités. C’est sur le Par 4 du 4 et le Par 5 du 5 quelle réalisa les deux derniers birdie de sa journée, lui permettant d’évoluer à –6.
Derrière, un groupe de trois joueuses à –5 s’est formé, avec Jessica Walsh, Kaitlyn Papp Budde et Samantha Wagner, qui a bien besoin d’un bon résultat, cette semaine, pour assurer sa place dans le Top 15. Depuis sa victoire, début juin, l’Américaine de 28 ans a eu du mal à rester régulière, perdant du terrain au classement de la Race sans jamais quitter le Top 15. Et sa 7e place, mi-juillet, au Casella Golf Championship lui a permis de survivre dans ce classement.
Cette première journée en 67 est donc encourageante, et un bon signal envoyée pour montrer qu’elle est là et qu’elle se battra jusqu’au bout.
Sa compatriote Hailee Cooper, actuelle 10e de la Race, est dans le groupe des six joueuses classées 7e à –4, où se trouve l’amateur Gianna Clemente, qui partage, avec Wilson, le fait d’avoir été victorieuse de l’épreuve junior du Mizuho Americas Open, sur le LPGA Tour. Clemente qui a réalisé la performance de se qualifier, par la 3e fois, sur un tournoi du LPGA Tour, à seulement 14 ans, et dont tout le monde attend avec impatience de suivre la suite de carrière.
Classée 26e mondial amateur, à 17 ans, elle continue de démontrer qu’elle est au niveau des professionnelles, et que rien ne lui fait peur. Elle concède un seul bogey dans ce premier tour, contre quatre birdie à l’aller et un au retour, en étant toujours caddeyée par son père. « Nous sommes arrivés tôt ce matin, et nous nous sommes beaucoup entraînés. Nous nous sommes vraiment bien amusées et suis très reconnaissante de l’opportunité que Guardian et RTJ m’ont offert, avec cette invitation », déclara Clemente. « c’est génial » !
Classée 4e de la Race, et déjà qualifiée pour un retour sur le LPGA Tour, en 2026, Gina Kim n’a pas réussi à négocier ce parcours, aussi bien que Wilson et Green. Elle pointe à la 76e place, à +2, et le Cut sera son premier objectif, dans cette journée.
Broze et Laisné au-dessus du Cut
Les deux Françaises engagées dans ce tournoi devraient franchir le Cut, notamment Emma Broze qui s’est hissée à la 51e place, dans un groupe de 13 joueuses. La Française de 30 ans, classée 86e de la Race, Broze a seulement signé une carte dans le Par, comportant un birdie et un bogey, à l’aller comme au retour.
De son côté, Agathe Laisné a joué –1, et se retrouve avec l’une des stars de la saison, l’Américaine Briana Chacon, qui évoluera sur le LPGA Tour l’an prochain, à 23 ans. Laisné qui a piétiné, toute la saison, ne se montrant jamais convaincante. Partie du Tee n°1, elle réalisé deux birdie contre un bogey sur le Par 4 du 9, et un birdie sur le Par 5 du 17 pour un bogey au 18, démontrant la fébrilité du jeu de cette joueuse un an plus jeune que Nelly Korda et dont l’avenir est probablement plus facilement envisageable sur le Ladies European Tour, que sur les circuits américains, où le niveau de jeu est trop élevé pour elle.
On attendait une journée en forme de moving et elle a bien eu lieu, avec un retour des têtes d’affiche dans le haut du tableau, laissant la joueuse leader de la veille maintenir son avance.
Leader au 1er tour, leader au second tour, la Thaïlandaise de 22 ans, Chanettee Wannasaen continue de tenir tête à la meute des meilleures joueuses du moment, et en France chacun aimerait bien qu’une joueuse de cette âge soit capable d’en faire autant.
Partie du Tee n°10, pour ce second tour, Wannasaen a évolué avec les groupes de l’après-midi et elle a démontré que peu importe l’heure de départ, il est toujours possible de réaliser des birdie sur ce parcours. Certes, en nombre inférieur par rapport à la veille, mais il est rare qu’un joueur soit capable de réussir deux fois le même exploit. C’est donc une carte de 68 que la Thaïlandaise a rendu, comportant un premier bogey en deux jours, mais, surtout, un eagle sur le Par 4 du 13, soit son 4e trou. Quant au retour, il fut un peu plus sage avec de longues suites de Par entrecoupées d’un birdie. « J’aime beaucoup ce parcours. Notamment dès l’entraînement. Car j’ai joué lundi et le fairway est assez mou, tout comme les green. C’est donc un parcours assez long, mais ce dernier tour n’est pas si mal, car le parcours a été plus ferme », confia la Thaïlandaise qui possède deux coups d’avance sur deux des meilleures joueuses du circuit.
Car Jeeno Thitikul et Charley Hull ont réalisé une belle performance dans cette journée, démontrant, elle aussi, qu’il y a du birdie à aller chercher. La Thaïlandaise et numéro un mondial signe une carte de 64 contre une de 65 à l’Anglaise. Thitikul s’est élancée à 08h15, du Tee n°1, et à presque réalisé le même carton que sa compatriote Wannasaen, la veille. C’est une carte de 64, vierge de bogey, que la joueuse de 22 ans a signé, avec un retour en fanfare comportant six birdie, dont quatre à la suite. Si elle manque le premier Par 5 de l’aller, elle a exploiter les trois autres tout en faisant preuve de précision sur divers Par 4 et le Par 3 du 16. Trouvant 13 fairway sur 14, elle n’a manqué qu’un green pour 29 putt. « Je ne sais pas vraiment dire ce que s’est passé aujourd’hui », déclara Thitikul, après cette journée en 64. « Pour être honnête, je n’étais pas très en confiance avec mes coups de départ. Je pense que mon driver… enfin disons que je continué de travailler sur mon swing », précisait-elle. « Mais je pense qu’au retour, les green roulaient bien, et c’est la raison pour laquelle j’ai fait beaucoup de putt », ajoutait la numéro un mondial.
Partie bien plus tard, avec Lexi Thompson et Maja Stark, Charley Hull a concédé un bogey après un eagle sur le Par 5 du 11. Et si elle joue 32 au retour, son aller fut également très productif, avec trois birdie, dont deux à la suite dès le Par 4 du trou n°2. L’Anglaise de 29 ans qui joue toujours aussi bien avec des coups dont elle a le secret. Comme ces deux putt, en fin de partie, à environ 6 mètres du trou, avec une balle collée au pré green. Le putting qui est un art de jeu que les britanniques maîtrisent avec leur habitude d’évoluer sur les links. « Je crois que j’ai joué de manière très régulière depuis le départ. Je tape correctement mes balles et j’ai pris l’avantage sur plusieurs trous pour réaliser des birdie, en me mettant très près des mats. Ce qui m’a permis de rentrer de bons putt », expliqua l’Anglaise. « Les Par sont facilement atteignables mais les positions de drapeaux restent piégeuses. Vous devez être patient et être agressif en même temps. Et vous contentez de rentrer le putt », expliqua Charley Hull, qui a progressé 11 places tandis que Thitikul en a gagné 24, ce qui promet déjà un moving day très disputé, au Chanettee Wannasaen aura fort à faire pour rester en tête.
L’allemande Olivia Cowan est la troisième joueuse à intégrer cette seconde place, à –11, avec, elle aussi, une carte de 65, et sans bogey. Cowan qui fut révélée sur le Ladies European Tour et qui se donne l’opportunité d’aller de précieux points de Race to CME, elle qui est 146e et en difficulté pour assurer sa carte. Et l’on voit combien il est essentiel pour les joueuses du LET de ne pas rester trop longtemps sur le circuit européen et d’arriver très tôt chez les professionnelles, car l’Allemande a déjà 29 ans et la suite s’annonce compliquée pour elle, si elle n’arrivait pas à rester dans le Top 10 jusqu’à dimanche. « Pour être honnête, je me suis simplement concentrée sur chaque coup. Evidemment, le parcours est étroit. Les green sont très ondulés et ils nécessitent d’être touchés sur la bonne zone. Donc il faut simplement jouer son putt de la bonne position et je me suis donnée de bonnes chances », expliqua Cowan, qui s’est élancée du Tee n°1 à 14h01.
Derrière, l’Américaine Gigi Stoll a réussi à se maintenir en haut du tableau, dans le Top 5, en ayant perdu trois places. Elle réalise une carte de 69 qui comporte un double bogey sur le Par 4 du 17, qui a sérieusement mis un coup de frein à sa progression.
Elle pointe à –10 avec Sei Young Kim et seront deux des outsiders du troisième tour.
L’Anglaise Lottie Woad réalise une bonne journée, grâce, une fois encore, à son intelligence de jeu et son putting. La voici 8e à –9, en ayant gagné 5 places. Une position qu’elle partage avec la Chinoise Mary Liu, qui fait un bond de 18 places, la Sud-coréenne Jiwon Jeon, également en progression dans cette journée, la Suédoise Frida Kinhult, que l’on avait pas vu depuis longtemps si haut dans un leaderboard du LPGA Tour, et les Américaines Jenny Bae et Nelly Korda.
L’ancienne n°1 mondial qui gagne une place et qui résiste à la poussée des nouvelles générations, comme Thitikul, Wannasaen, Woad et Bae. La journée de la Floridienne n’a pas été simple, puisqu’elle concède quatre bogey, dont un à cause d’une balle dans l’eau, en cherchant à attaquer le green du 15. Mais sa capacité à trouver le chemin du birdie reste intacte et c’est grâce à cela qu’elle s’en sort avec une carte de 68. « Il y a eu du bon et du mauvais. Dans l’ensemble un peu plus de bon que de mauvais. C’est tellement bien de terminer par un birdie », confia Korda. « Je dois aussi minimiser mes erreurs pour avancer dans ce week-end », assura l’Américaine de 27 ans aux 15 victoires, dont deux Majeurs. « Je pense qu’il faut rester agressif. Les green sont assez souples, mais toucher les fairway et prendre les green c’est la clé pour avoir éventuellement un bon putt », ajoutait Korda, dont on attend un sursaut dans les deux jours restants.
A –8 se trouve l’une des révélations de la saison, la Japonaise Chisato Iwai, dans un groupe où se trouve la Belge Manon De Roye, décidément de plus en plus à l’aise sur le LPGA Tour. Mais aussi Jennifer Kupcho, Miyu Yamashita, autre rookie et vainqueur Japonaise de la saison, ainsi que Minjee Lee.
Troisième hier, la Sud-coréenne Kum Kang Park est l’une des victimes du jour, en ayant perdu 22 places. Elle franchit néanmoins le Cut, mais en 25e position, à –6 avec Lindy Duncan, Grace Kim et l’une des deux Françaises qui poursuit l’aventure.
Boutier et Delacour bien placées !
Ce n’est probablement pas encore cette semaine que les supporters Français du golf féminin, et fan du LPGA Tour, vont pouvoir sortir le champagne et les drapeaux tricolores, mais Céline Boutier et Perrine Delacour sont assez bien placées pour tenter de remonter dans le Top 10, durant le week-end. Et Delacour, qui est 25e à –3, après une seconde carte de 69, se rapproche de cette 100e place, qui offre le droit de conserver sa carte, pour l’année suivante. En revanche, il va falloir qu’elle trouve plus de birdie et qu’elle évite de concéder des bogey. Elle en a signé deux le premier jour et un lors de ce second tour, et chaque coup rendu, quand on trouve peu de birdie, et très pénalisant.
Quant à Céline Boutier, elle s’est faite dépasser par Lottie Woad, qui fut un temps au même rang qu’elle. La numéro un Française est 19e à –7, soit coups derrière Wannasaen, ce qui n’est pas dramatique à l’entame du moving day. Mais comme Delacour, il va falloir qu’elle arrive à jouer au-delà de –2 journée, si elle veut évoluer dans les derniers groupes, dimanche.
Enfin, Adela Cernousek se crashe, une fois encore, avec un score de +8, et une seconde carte de 77. Manifestement, la Française de 22 ans, et rookie, n’est pas au mieux techniquement, et peut-être stratégiquement. Et l’on se demande comment elle va pouvoir trouver le chemin de la progression pour inverser cette tendance. De même que l’on se demande qu’elle trajectoire elle décidera de prendre en fin de saison. En tous cas, la France n’a toujours pas de jeune joueuse, sur le LPGA Tour, pour assurer la relève et rivaliser avec des Chisato et Akie Iwai, ou une Wannasaen et une Lottie Woad.
Akie Iwai qui, d’ailleurs ne franchit pas le Cut, tout comme Miranda Wang, Rose Zhang et Peiyun Chien, qui est passée de la 3e à la 78e place, après un second tour en 77. Quant Lydia Ko, tenante du titre, elle évolue à la 31e place, avec Rio Takeda, Hyo Joo Kim et quelques autres joueuses vainqueurs sur le Tour.
Ce tournoi qui a éliminé pas mal de joueuses de premier plan, comme Madelene Sagstrom, Hae Ran Ryu, Lilia Vu, Hinako Shibuno, Anna Nordqvist ou encore Gaby Lopez et Alexa Pano, qui vient de tomber à la 100e place de la Race.
L’Australienne Karis Davidson a également abandonné, après le forfait de Fiona Xu, hier.
Cette seconde journée au bord du lac de Zoug, qui n’est pas sans rappeler les moments de golf à Evian-les-Bains, voit le classement changer de leader tout en conservant une Anglaise à la première place. Et les Suissesses de disparaître du Top 10 alors que deux Françaises l’ont intégré !
C’est un parcours plus souple mais aussi plus humide que les joueuses ont parcours, ce vendredi. Le beau temps étant revenu en début d’après-midi, les green sont néanmoins restées assez souples, permettant aux joueuses d’agresser les mats. Mais ces conditions de jeu n’ont pas été suffisantes pour produire des scores très bas. Et l’on constate que la majorité des cartes sont similaires à celles de la veille.
Ce soir, l’Anglaise Alice Hewson mène avec deux coups avant le dernier tour, avec un score de –9, devant le duo composé de Lauren Walsh et Sarah Kemp.
Double vainqueur sur LET, et tenante du titre, a débuté la journée au départ du 10, sous la pluie, au Golfpark Holzhäusern. Après un départ difficile avec des bogey aux trous n°12 et 13, celle qui a été désignée joueuse du mois a trouvé son rythme, en inscrivant six birdie, pour une carte de 67. « Je n’ai pas pris le départ escompté ce matin, mais j’ai tenu bon, et j’ai réussi quelques bons putts », a déclaré Hewson. « C’était vraiment solide après les bogey. Je pense avoir touché presque tous les greens, je me suis donné beaucoup d’opportunités et j’ai su en profiter au maximum», ajoutait l’Anglaise de 28 ans, qui a associé son travail avec le psychologue du sport Dan à son aide pour rester dans l’instant présent et se concentrer sur un coup à la fois. Un état d’esprit qui, selon elle, a été très positif cette semaine. « Je ne contrôle pas ce que font les autres. Il reste la vague de l’après-midi, alors qui sait à quoi ressemblera le tableau d’affichage d’ici la fin de la journée ? Mais on va faire comme d’habitude et voir où on en est demain soir ».
À deux coups derrière, l’Irlandaise Lauren Walsh et l’Australienne Sarah Kemp affichent un score de –7. Walsh n’a trouvé que deux birdie dans cette journée, en s’étant élancée du Tee n°1, à 13h17, avec Alexandra Forsterling et Kirsten Rudgeley. « C’était une bonne journée », déclara Walsh, qui a fêté son anniversaire hier. « Sans bogey, ce qui est toujours agréable. J’ai encore joué très solidement et j’ai probablement mieux frappé la balle qu’hier. Je crois avoir converti deux fois de plus de putt que hier, mais je suis satisfaite de ma façon de taper la balle, donc je poursuivrai sur cette lancée demain ». La joueuse irlandaise a attribué son dynamisme à son jeu court : « je crois avoir raté trois greens, mais j’ai réussi à me relever et à redescendre à chaque fois, ce qui était vraiment important. On ne frappe pas tous les coups parfaitement, donc c’était bien de pouvoir compter sur mon jeu court quand j’en avais besoin».
À l’approche de la dernière journée, elle a déclaré : « je ne peux contrôler que ce que je vais faire demain et je vais juste profiter du terrain. J’ai passé deux bonnes années ici et j’ai apprécié cette semaine jusqu’à présent».
De son côté, Sarah Kemp a suivi son exemple et a réalisé un deuxième tour sans bogey en Suisse. L’année a été mouvementée pour l’Australienne, qui a subi une fracture ouverte de la jambe lors d’un accident de voiturette de golf en août 2024.
Un an plus tard, elle a remporté le trophée par équipe du Championnat PIF de Londres 2025 et est en lice pour la dernière journée du VP Bank Swiss Ladies Open.
« Je suis ravie. Je me suis réveillée il y a quelques jours avec un léger rhume, donc je n’avais vraiment aucune attente ces derniers jours. Cela semble vraiment aider, car la dernière fois que j’ai bien joué (l’Australian Women’s Classic), je n’avais aucune attente non plus. J’ai apprécié ces deux jours et j’espère que nous pourrons en faire un autre bon demain. Il faut que je me le mette en tête : aucune attente. »
En repensant le golf en cours d’année, elle a confié que cela a été un véritable tourbillon d’émotions. Elle a poursuivi : « J’ai passé quelques bonnes semaines, mais la plupart du temps, ce n’était pas génial. Je dois me faire opérer à nouveau en décembre, mais je me réveille et je me couche avec des courbatures. Le golf se passe bien la plupart du temps, ce qui est vraiment bien, mais l’année a été tout simplement mouvementée», confia l’Australienne miraculée. « J’ai fait un tour complet, mais aujourd’hui, c’est une très belle journée et un bon moment. Je dois juste être reconnaissante d’être debout et de pouvoir enfin me promener ».
À l’approche du dernier tour demain, Kemp se dit très heureuse de pouvoir jouer au golf et, dans l’ensemble, d’être en forme et en bonne santé. « Être dans la course est un vrai bonus, c’est donc appréciable », a-t-elle ajouté.
Iturrioz encore aux avants postes !
Un coup plus loin, trois joueuses sont à égalité à la quatrième place, dont l’Espagnole Nuria Iturrioz, la Galloise Lydia Hall et l’Allemande Celina Sattelkau, toutes à six coups sous le Par. « Cette semaine est très différente de la semaine dernière à Houston », a déclaré Iturrioz. « Le parcours est nettement plus humide, donc on peut viser plus facilement le drapeau et on voit moins la balle rouler. Je me sens bien, mais aujourd’hui, les putts ne rentraient pas aussi bien. Je réfléchis maintenant à ce à quoi je vais m’entraîner pour demain».
La quintuple vainqueur du LET a admis avoir souffert du décalage horaire après son arrivée, même si elle a expliqué qu’elle dort rarement bien de toute façon. Malgré tout, sa victoire de la semaine dernière lui a redonné confiance. « J’ai l’impression que mon swing est vraiment bien. Avec tous ces arbres, il faut être précis, ce qui me rend un peu plus nerveuse avec la balle, mais j’adore ce parcours, les conditions météorologiques et ce pays ». Iturrioz qui a souligné sa régularité comme étant son principal point positif : « aujourd’hui, je n’ai raté que deux greens, et hier peut-être un seul. Cela me rend heureuse, tout comme le bon fonctionnement de mon driver».
La Galloise Lydia Hall a connu un vendredi régulier, sans bogey, marqué par deux birdie. Le premier à l’aller et le second au retour.
Sauzon et Chevalier en bonne position !
C’est une bonne semaine pour Camille Chevalier qui chacun aimerait revoir se battre pour une victoire. La signe un aller en 32, avec un bogey sur le Par 4 du trou n°6, et un retour en 34, comportant un bogey sur le Par 5 du trou n°16. La Française s’est bien reprise dans cette seconde journée, après sa première carte de 71, ce qui la remet dans la course pour aller chercher, pourquoi pas, la victoire. Car en étant quatre coups derrière Hewson, elle a la possibilité d’aller chercher cette première place.
Même chose pour Agathe Sauzon qui est également à –5. La Française de 33 ans qui a laissé filer un bogey dans cette journée, sur le Par 4 du trou n°12. Elle s’est élancée du trou n°10, à 12g44, avec la Néerlandaise Romy Meekers, et l’Allemande Carolin Kauffmann. A journée de Sauzon se traduit pas une prise de rythme tardive mais constante, enchaînant les birdie au 18, au et au 2, et terminant pas un dernier birdie sur le Par 4 du 9. Touchant 11 fairway elle a pris 15 green en régulation et comme Chevalier, elle a mieux joué ce vendredi, que le veille. Les voir toutes les deux à la 7e place réjouit et l’on souhaite qu’elle termine encore plus haut dans le classement, tout en ayant la possibilité d’aller chercher la victoire.
Derrière, à –4, se trouvent cinq joueuses dont la Suissesse Kim Metraux qui a du mal à rester dans le haut d’un tableau dans ce tournoi. Déjà l’an dernier elle n’avait pas réussi à se montrer constante. Elle partage cette position avec sa compatriote Chiara Tamburlini, mais ne disputeront pas la dernière journée dans le même groupe. « C’était un début décevant. Je ne me sentais pas aussi bien aujourd’hui et je n’étais pas aussi à l’aise dans mon jeu, mais je suis vraiment satisfaite de mes deux birdie », confessait Metraux. « J’ai réussi un score plutôt correct, et je suis toujours dans le coup pour demain. Je suis un peu en retard, mais nous allons tenter le coup et j’espère passer une bonne journée demain», ajoutait Kim Metraux.
L’amateur Suisse, Axelle Martin passe le Cut avec régularité !
A seulement 17 ans, celle qui réside à deux heures du parcours vient de franchir le Cut en signant une seconde carte de 69, malgré une journée comportant des hauts et des bas : « je suis vraiment heureuse d’être ici et je suis vraiment contente de mon jeu », a déclaré l’amatrice dont le père et sur son sac. « J’ai bien joué aujourd’hui, comme hier. J’ai pris un bon départ, mon putting était bon, mon drive était bon, donc je suis vraiment contente de ma journée ». La Suissesse a confié qu’elle ne s’en veut jamais. Elle a ajouté : « je suis toujours très heureuse. On me voit toujours sourire sur le parcours, et on ne sait jamais si je joue bien ou non. C’est plutôt bien».
Cette année, Axelle Martin a remporté trois victoires, dont le Swiss Golf Junior Tour Event U18, le Swiss Golf Junior Tour Event U18 et le Swiss Golf West Championship. « Le parcours est vraiment sympa. Je le trouve un peu long et les greens sont assez difficiles, car il y a beaucoup de pentes, mais les conditions générales sont plutôt bonnes. L’année dernière, je n’ai pas franchi le Cut, et cette année, je l’ai réussi, et en plus, je suis proche du sommet, donc c’est plutôt bien. Demain, je vais continuer à jouer comme je l’entends. Ça a fonctionné jusqu’à présent, alors je vais juste m’amuser », ajoutait la jeune Suissesse.
Martin jouera demain aux côtés de Tamburlini, ce dont elle rêvait.
Deux autres Françaises franchissent le Cut. Il s’agit de Emma Grechi (-2) et de Emie Peronnin (Par). Anne-Charlotte Mora quitte le tournoi avec le score de +4, de même que Arian Klotz qui est +7 et Vanessa Bouvet +11.
La Thaïlandaise April Angurasanaa, la Sud-coréenne Do Yeon Park et la Française Anne-Lise Caudal ont déclaré forfait avant le départ de cette journée.
Après 36 trous au Golfpark Holzhäusern, 67 joueurs ont réussi le Cut, qui s’est terminé à +1.
Le troisième et dernier tour du VP Bank Swiss Ladies Open débutera demain à 9h54, heure locale. Le groupe des leaders s’élancera à 11h52.
C’est encore une météo très estivale, et sans vent, qui a accueilli les joueuses de ce tournoi, pour cette première journée, qui est marquée par la performance de la Thaïlandaise Wannasaen, seule leader. Mais c’est aussi un Top 10 inattendu, avec des joueuses qui sont peu habituées à occuper un tel rang, laissant présager un second tour sous forme de moving day.
C’est du Tee n°1 que la Thaïlandaise Chanettee Wannasaen s’est élancée, à 08h04, en compagnie de Manon De Roey (-3) et de Megan Khang (-2). Rapidement, la joueuse de 21 ans, qui est déjà deux fois vainqueur sur le LPGA Tour, quand d’autres sont encore amateur au même âge, a trouvé son premier birdie au trou n°2. Wannasaen allait sortir de l’aller en 33, avec deux autres birdie conquis sur le trou n°7 et le trou n°8. Puis, elle signait un eagle sur le Par 4 du 10 lui offrant une projection inespérée vers le haut du classement. Cet eagle fut suivi d’un birdie, plaçant Wannasaen à –6. La fin de sa journée se terminait sur le même rythme, avec trois birdie, dont deux sur les deux derniers trous. « Vraiment, aujourd’hui j’ai bien joué. Après le British je me suis un peu battu avec mon swing, ce qui m’empêchait de taper de bons coups », déclarait Wannasaen. « Et cette situation c’est celle qui a perduré jusqu’à Boston. La semaine dernière, alors que nous étions dans une forme de congés, j’ai parlé avec mon coach, Jan, qui est joueuse en Thaïlande. Elle m’aide et depuis ça va mieux. J’ai repris confiance pour bien frapper mes balles », confia la Thaïlandaise qui s’est imposée au Portland Classic en 2023 et au Dana Open en 2024. De sorte que les tournois qui se déroulent dans le nord des Etats-Unis semblent lui réussir.
Derrière elle, se trouve une autre surprise, en la personne de l’Américaine Gigi Stoll, 28 ans, qui était encore sur l’Epson Tour l’an dernier, et qui a signé quelques coups d’éclats dans cette saison, sans jamais avoir été très régulière. Classée 123e de la Race, Stoll a besoin de réaliser un très bon résultat, lors de ces trois derniers tournois, si elle veut être dispensée de jouer la Q-Serie. Avec six Cut franchis en seize départs, Stoll est sous pression. La voici seconde à –7, en ayant également réalisé un eagle au retour, mais contrairement à Wannasaen, elle a concédé un bogey, en fin de parcours. « J’ai pris un bon départ et je crois qu’un putt est tombé au trou n°4, ou le 5 », déclara l’Américaine, sans se souvenir précisément de sa journée. « Cela m’a donné un peu d’élan. J’ai extrêmement bien joué les Par 5. Je pense qu’ils sont un peu plus courts que d’habitude, donc jouer les Par 5 ici va être un gros avantage. Et je crois que je viens de lancer ma semaine », ajoutait Stoll qui devrait logiquement franchir son 7e cut et se donner une chance de prendre des points de Race to CME.
Gigi Stoll qui s’est élancée à 13h48, en compagnie de Hinako Shibuno (-2) et de Kristen Gillman (-1), autre joueuse qui était sur l’Epson Tour l’an dernier, et amie de la Française Agathe Laisné. « J’ai optimisé mes mises en jeu au driver. J’ai touché beaucoup de fairway (13/14). Et être capable d’attaquer les green avec un hybrid et quelques longs fers sur les Par 5, c’est faire de bons coups et cela m’a donné de bonnes ouvertures », ajouta Stoll.
Derrière, c’est un groupe de six joueuses à –6 qui attendent leur moment, où l’on trouvent quelques animatrices de la saison comme Sei Young Kim, A Lim Kim, Patty Tavatanakit, Jenny Bae, Peiyun Chien et une surprenante Kum Kang Park, elle aussi sur l’Epson Tour l’an dernier, et qui semble progresser en cette fin de saison. Après sa 7e place à Boston, au FM Championship, la voici de nouveau en haut d’un leaderboard avec une très belle carte de 66 qui comporte un seul bogey. Ce qui signifie que qui se rate sur ce parcours a soit mal géré la stratégie, soit est en proie à des problèmes techniques. Park s’est élancée du Tee n°10, 13h48 avec Brooke Mathews (-3) et Morgane Metraux (-2), dont la sœur va tenter d’aller chercher sa première victoire à domicile, sur le LET. Comme Stoll, la Sud-coréenne de 24 ans a bien négocié les Par 5 en y trouvant un birdie à chaque fois. L’aller comme le retour sont solides car elle a aligné trois birdie à la suite, du 16 au 18, puis trois autres birdie sur le 5, le 6 et le 8. Ces joueuses sont en train de transformer le visage du LPGA Tour, en écartant les habituelles stars du circuit, des premières places. Et c’est une très bonne chose pour le spectacle et l’intérêt que le public porte au circuit féminin mondial.
Un temps leader, la Philippine Bianca Pagdanganan, qui s’est élancée du Tee n°1, en trouvant un birdie sur ce même trou, pour bien lancer sa journée, est 9e à –5, avec l’Australienne Gabriela Ruffels, Nelly Korda et l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, l’héroïne malheureuse du dernier tour de l’US Women’s Open.
Lopez Ramirez qui s’offre un eagle sur le Par 5 du 6 mais qui a ralenti sa journée avec trois bogey, dont deux au retour.
Tenante du titre, la Néo-zélandaise Lydia Ko, qui pourrait bien jouer sa dernière saison, ayant en projet de fonder une famille, est 45e à –2.
Boutier et Woad à –4, Cernousek encore en galère !
Trois Françaises évoluent dans ce tournoi et le camp tricolore, comme les Fans d’Alpine en F1 ou ceux de Quartararo en Moto GP, espèrent toujours une performance pour célébrer, enfin, des très bons résultats.
L’année 2025 contraste fortement avec 2023, et Céline Boutier, à l’approche de son 32e anniversaire, a du mal à résister à la montée en puissance des jeunes joueuses qui se fraient une place, tournoi après tournoi, dans le haut des classements. Et elle n’est pas la seule puisque Nelly Korda a été dépossédée de sa couronne mondiale par la Thaïlande de 22 ans, Atthaya Thitikul, et que cette saison a été marquée par la victoire de plusieurs rookie.
Aussi, la numéro un Française fait ce qu’elle peut face à cette situation, et pour cette première journée, elle réussit à se placer à –4, un coup derrière Korda, et au même rang que la nouvelle star Anglaise, Lottie Woad. Jouant sans concéder de bogey, Boutier a tout de même eu du mal à exploiter les Par 5, aussi bien que Stoll ou Park. Partie du Tee n°1, elle trouve son premier birdie sur le Par 3 du trou n°5, et concède un Par sur le Par 5 du trou n°6, tout comme celui du 8. Et au retour, la Française a mieux saisi sa chance sur les deux Par 5 du retour, en y rentrant un birdie, sortant du retour en 33, grâce à un troisième birdie sur le Par 4 du 13.
De son côté, Lottie Woad a concédé deux bogey, mais elle a réussi un eagle sur le Par 4 du trou n°1, terminant sa journée sur un bon rythme, avec trois birdie entre le Par 3 du 5 et le Par 5 du 8.
L’Américaine Lindy Duncan est également dans ce groupe à –4, elle qui a gagné en confiance après sa très belle prestation lors du premier Majeur de la saison, et qui sera du voyage pour la tournée asiatique.
Perrine Delacour, qui doit impérativement terminer dans le Top 10, cette semaine, et les deux autres, est 26e à –3. Elle aussi semble avoir bien compris comment jouer ce parcours, mais les deux bogey qu’elle a concédé au retour (12 et 13), sont les points noirs de sa journée. Car juste avant, elle avait réussi à atteindre le score de –3, ce qui laissait espérer une bien meilleure place, pour elle, en fin de partie.
Sa capacité à jouer long devrait lui permettre de signer une bonne carte, lors du second tour, et de progresser au classement.
Enfin, c’est toujours une grande déception que de voir Adela Cernousek pointer en fond tableau, alors que les supporters Français espéraient tant de cette joueuse, qui avait donné des signes très positifs de son potentiel pour évoluer au milieu des meilleures mondiales.
La joueuse de 22 ans, rookie cette saison, qui s’est élancée du Tee n°10, à 09h21, en compagnie de Marie Fassi (-2) et de Sophia Popov (-1), a concédé trois bogey et un double à l’aller, sans rentrer un seul birdie. Ne parvenant pas à exploiter les deux Par 5. Tandis qu’au retour après un quatrième bogey sur le Par 4 du 4, elle trouvait, enfin, trois birdie à la suite, pour sauver sa journée. La voici à +3, cinq coups sous le Cut provisoire, et avec encore un immense challenge devant elle, pour tenter de jouer ce week-end.
A noter que la Néo-zélandaise Fiona Xu, que l’on a aperçu en difficulté, dans une zone à pénalité, au cours de cette journée, a déclaré forfait, avec un score de +17.
Elle est anglaise, elle est rookie mais elle est golfeuse. Esme Hamilton, homonyme du célèbre pilote de Formule 1 vient de s’emparer de la pôle position, dans les alpages suisses, devant la local Kim Metraux qui court toujours après son premier succès.
C’est avec un score de –7 que l’Anglaise de 26 ans, Esme Hamilton, a négocié cette première journée, signant le meilleur score du jour sur le parcours du Golfpark de Holzhausern. La joueuse rokkie a réussi l’exploit de ne pas concéder de boegy, tout en réalisant un birdie sur le Par 4 du 18. « C’est toujours agréable de réaliser un score bas le premier jour », a déclaré Hamilton. « J’ai joué de manière assez régulière, j’ai réussi quelques putts serrés et j’ai aussi rentré quelques putts. Du coup, ça semblait assez simple, ce qui est appréciable. Ce fut assez délicat au départ – un peu étroit – donc tant que vous frappez bien votre balle, tout va bien », précisa Hamilton, qui a débuté ce tournoi pied au plancher.
La joueuse de 26 ans ne s’est pas fixée d’objectif, et elle a déclaré : « je vais voir si je peux faire quelque chose de similaire demain. J’apprécie de jouer avec mon caddie, Alex, et j’apprécie d’être ici ».
Hamilton a raté le Cut d’un point lors de l’Aramco Houston Championship la semaine dernière, et elle est donc satisfaite de sa performance dans ce premier tour. « Je pense qu’à Houston, je n’ai pas vraiment joué différemment, mais je n’ai pas été aussi performante au putting. Aujourd’hui, j’ai appris de cela et je l’ai mis en pratique cette semaine. C’est ce qui est bien avec ces semaines consécutives, c’est qu’on peut apprendre de la semaine précédente et continuer sur cette lancée», expliquait-elle.
La joueuse Anglaise qui enregistre son meilleur résultat de l’année, avec sa seconde place, à égalité, lors du Tipsport Czech Ladies Open. Ce qui lui confère une plus grande confiance : « J’attendais ça depuis longtemps, depuis le tournoi en République tchèque. J’ai bien frappé la balle, mais je n’ai pas bien fait rouler les putts, donc c’est bien qu’aujourd’hui, ils soient rentrés et que j’aie gagné un peu de confiance ».
Juste derrière, seule à –6, se trouve la Suissesse Kim Metraux. Elle réalise également une journée vierge de bogey, en ayant exploité deux des trois Par 5 du parcours. « C’était une très bonne journée dans l’ensemble », a déclaré la joueuse de 30 ans, qui est caddeyée par sa mère. « J’ai touché la plupart des fairways et des greens, donc je suis satisfaite de mon jeu long et j’ai évidemment réussi à rentrer quelques putts», ajoutait la Suissesse. « Mon jeu a été assez régulier. Il n’était pas exactement au niveau que je souhaitais la semaine dernière, alors j’essaie de faire quelques ajustements en début de semaine. Je ne me sentais pas au mieux ce matin avant de commencer, mais c’est toujours différent au practice ».
Depuis qu’elle joue sur le LET, de nombreuses joueuses Suisses sont arrivées sur le circuit : « C’est vraiment agréable de voir davantage de joueuses Suisses s’imposer. C’est excellent pour le golf en Suisse en général. Je ne pense pas que la pression ait changé pour moi. J’essaie simplement de bien faire et de bien faire devant le public ».
Quatre joueuses sont à un coup de plus, à -5, dont la tenante du titre Alice Hewson, l’Irlandaise Lauren Walsh, l’Anglaise Thalia Martin et l’Espagnole Nuria Iturrioz. « Ce n’était pas si mal aujourd’hui », a déclaré Hewson. « J’ai pris un bon départ ce matin avec des birdies sur mes deux premiers trous, donc je n’aurais pas pu rêver mieux ».
La tenante du titre garde de très bons souvenirs de ce parcours, et même si le jeu est très différent cette année, elle reprend là où elle s’était arrêtée en 2024. « C’est un parcours complètement différent cette année. Il faut être un peu plus agressif dans certaines zones et peut-être modifier quelques lignes au départ de certains tees ».
Avant le tournoi, Hewson a déclaré que c’était la première fois qu’elle défendait un titre, et elle était ravie. « J’ai le sentiment que nous pouvons gérer la situation, et j’ai un très bon caddy, Rory, qui travaille très dur. Il a vérifié toutes les lignes au départ des tees et il était là pour observer la vague matinale et voir comment le parcours réagissait. Je pense donc que nous étions aussi bien préparés que possible, même si nous arrivions directement des États-Unis et souffrions peut-être d’un léger décalage horaire ».
La dernière Joueuse du Mois du LET a affiché une bonne forme ces dernières semaines. Elle a ajouté : « Il faut surfer sur la vague quand elle arrive, et c’est agréable d’enchaîner quelques bons résultats et quelques bonnes semaines. Je prends chaque jour comme il vient, je travaille dur hors tournoi et j’essaie de laisser cette vague se poursuivre le plus longtemps possible ».
Lauren Walsh, qui a fêté son 24e anniversaire ce jeudi, rejoint également Hewson, qui a su tirer le meilleur parti de l’occasion avec un premier tour impressionnant. Malgré une défaite sur son seul coup de la journée au sixième trou, elle a rebondi avec six birdies pour terminer solidement les 18 premiers trous.
« C’était une très belle journée », a déclaré Walsh. « C’est aussi mon anniversaire, alors tout le monde a souri toute la journée. J’ai pu en profiter quelle que soit la situation, donc ce fut une journée vraiment agréable. J’ai très bien joué mes putt et j’ai bien tenu quelques lignes dans l’ensemble ».
La golfeuse irlandaise garde de très bons souvenirs de ce parcours, en y ayant décroché la 3e place l’année dernière. « Le parcours est un peu différent de l’année dernière. Certains trous sont un peu plus longs. Les greens sont un peu plus souples. Dans l’ensemble, c’est toujours agréable de revenir sur un terrain où l’on aime jouer, où l’on a bien joué, et ce ne sont que de bons souvenirs. J’ai toujours l’impression de bien putter sur ces greens, ce qui est bien. Je pense que ce sont surtout de bons souvenirs », confia Walsh qui a connu une saison mitigée jusqu’à présent, avec quatre top 10. « Le golf a toujours ses hauts et ses bas, et cela fait partie de la saison. Il y a toujours de bonnes semaines et peut-être des semaines moins bonnes. Il s’agit d’apprendre de ces semaines, parfois moins bonnes. J’ai eu trois bonnes semaines de repos avant Houston. J’ai vu de belles choses à Houston la semaine dernière, mais je n’étais pas au top. Cependant mon jeu montre des signes positifs ».
L’Irlandaise qui se sent également cette semaine : « je m’en sors plutôt bien maintenant. Les deux premiers jours d’entraînement ont été difficiles, mais c’est agréable de retrouver un parcours familier. Je n’avais pas la pression de trop me préparer, car je connaissais le parcours ».
L’Anglaise Thalia Martin, qui a débuté sa partie au départ du 10e trou, a pris un départ régulier. Elle a ensuite réussi cinq birdies, dont deux consécutifs sur les deux derniers trous pour conclure sa partie. « C’était une journée géniale », a déclaré Martin. « Je crois que c’est ma troisième année ici, donc je commence à tirer les leçons de l’expérience que j’ai acquise ces deux dernières années. Cela m’a vraiment aidée à mieux voir les lignes de départ cette année ».
La joueuse de 28 ans qui apprécie la présence de sa mère sur le sac pour la calmer et l’aider à se concentrer, a pris de l’ampleur sur le Tour. Il y a quelques semaines à peine, elle a enregistré son meilleur résultat sur le LET avec une quatrième place ex-aequo au Hills Open. « En Suède, j’ai vraiment frappé juste, il faut donc que je garde confiance. Maintenir cette dynamique est assez difficile, mais être entourée d’une bonne équipe, et notamment de ma mère, m’aide à vivre pleinement l’instant présent ».
Quatre joueuses sont ex-aequo à la septième place, toutes ayant signé un premier tour de 67 (-4). Parmi elles, la Galloise Lydia Hall, les Finlandaises Ursula Wikstrom et Tiia Koivisto, ainsi que l’Espagnole Harang Lee, complètent le top 10.
Les Françaises très loin du Top 10
Cette première journée, ne sourit pas vraiment aux joueuses tricolores dont une d’entre elles est déjà assuré de ne passer le Cut. Vanessa Bouvet, elle aussi rookie, ne connaît pas la même réussite que Hamilton. Elle sort de ce premier tour en 80, apprend que le circuit professionnel, à 26 ans, n’est pas si simple à aborder. Anne-Lise Caudal est 106e à +5, tandis que Ariane Klotz, également rookie, a joué +4. Et à 27 ans, qui est l’âge de Nelly Korda, la native de Nouméa va devoir redoubler de travail si elle ne veut pas terminer sur ce même circuit, à 35 ans, en train de courir après une première victoire, avec un revenu annuel tout juste suffisant pour assurer le financement de sa saison. Car les primes du LET sont 10 fois inférieures à celles du LPGA Tour et manquer le Cut coûte cher.
Emie Peronnin a un peu plus de chances de jouer le dernier tour, en étant classée 77e à +2. Encore faudra-t-il qu’elle parvienne à ne pas tomber dans le piège des bogey et des doubles bogey, comme aujourd’hui.
Camille Chevalier et Emma Grechi jouent dans le Par,, ce qui les placent à la 46e place, et c’est Agathe Sauzon qui s’en sort le mieux en rendant une carte de +1, dans un groupe de 13 joueuses. Où se trouvent la Norvégienne Marianne Skarpnord et la Tchèque Kristyna Napoleaova.
L’an dernier, quatre Françaises, sur les huit Françaises au départ, franchissaient le Cut, dont Nastasia Nadaud qui a fait l’impasse sur ce tournoi, et qui reste la meilleure représentante Française sur le Ladies European Tour, à temps plein. Perrine Delacour étant 7e de l’ordre du mérite tout en partageant son temps sur le LPGA Tour.
La deuxième journée du VP Bank Swiss Ladies Open débutera à 8h15 (heure locale).