Maybank Championship : Choi domine et conforte son avance !

la Sud-coréenne rebondit dans ce tournoi, après avoir échoué, avec son équipe, lors de l’International Crown, la semaine passée.

Cette seconde journée en Malaisie fut une réussite pour certaine et un piège pour d’autres. Le parcours se laisse arpenter assez facilement, à condition de ne pas faire d’erreur.

Battue à la sortie des matchs de pool, avec son équipe, la semaine dernière, la Sud-coréenne Hye-Jin Choi nen reste pas moins une redoutable golfeuse qui vient de le démontrer depuis jeudi. En tête avec le score de –8, le premier jour, elle vient d’affirmer ses compétences lors de ce second tour, en signant une carte de 66. Certes, elle concède un bogey, sur le trou n°1, mais elle a ensuite aligné les birdie à l’aller, tout en étant moins productive au retour. Cependant, elle fait partie de ces joueuses qui ont réussi à exploiter le Par 5 du 18 en y trouvant un dernier birdie. « Après mon bogey au premier trou j’ai cherché à garder confiance et à jouer de manière plus régulière. Donc j’ai fait beaucoup de birdie aujourd’hui et mes coups d’approche et mon putting ont donné satisfaction », déclara Choi en sortant du green du 18. Puis elle ajoutait : « en comparaison d’hier il a fait plus chaud. Donc, comme je l’ai dit hier, sur le week-end je vais essayer de conserver de l’énergie et de l’employer à me concentrer sur mon jeu ».

Engagée, elle aussi, dans l’International Crown avec ses camarades, la Chinoise Ruoning Yin fait l’actualité d’une semaine à l’autre, offrant toujours plus d’exposition médiatique à un golf féminin Chinois qui ne cesse de progresser. Pour preuve, ses compatriotes Miranda Wang et Yan Liu sont à suite, dans le Top 5, alors que Weiwei Zhang et Mary Liu sont à –1, à la 55e place. Ce qui fait pas moins de cinq joueuses Chinoises capables d’évoluer au plus haut niveau quand d’autres pays sont faiblement représentés ou absents.

Yin partage la seconde place avec l’Australienne Hannah Green, couronnée dimanche dernier avec ses partenaires de jeu que son Grace Kim, Minjee Lee et Stephanie Kyriacou, qui ont battu une équipe Américaine pourtant partie favorite. En forme d’une semaine à l’autre, ces deux joueuses le sont également toute la saison et c’est régulièrement que Ruoning Yin et Hannah Green font l’actualité des tournois du LPGA Tour.

Accusant cinq coups de retard sur Choi, elles n’en sont pas moins dans le rythme. Yin a joué un coup de moins que la veille, soit 67, tandis que Green a signé une carte de 66, jeudi, comme Choi ce vendredi. En revanche, la journée de l’Australienne fut nettement plus calme dans cette seconde journée, avec seulement trois birdie, dont un sur le 18, mais elle n’a pas concédé de bogey. « Mon putting fut vraiment solide hier. Et j’ai géré pour me donner des chances de jouer mes putt très près des trous », expliqua Green. « Aujourd’hui, je me suis un peu plus battue avec mon contact de balle sur les approches. Ce qui a fait que les balles ne sont pas tombées aussi près qu’hier », ajoutait l’Australienne qui est heureuse d’être en Asie, aimant particulièrement cette partie du monde et la nourriture.

Pour Ruoning Yin, dont le groupe a été constitué en fonction du résultat de la veille, raison pour laquelle elle ne jouait pas avec Céline Boutier et Atthaya Thitikul, c’est le même plaisir que Green que d’être de retour en Malaisie : « la foule est juste incroyable. Donc c’est vraiment une chance d’avoir leur soutien ». Quand on lui demande pourquoi certains coups n’ont pas fonctionné elle répond : « au 17 j’ai joué la bonne distance. Mais c’était un peu à droite et je n’ai pas très bien tapé la balle. Et au 11 j’ai eu un trois putt. Donc je n’ai pas grande chose à dire sinon que je me suis un peu déconcentrée en concédant ces deux bogey », confia avec honnêteté Ruoning Yin qui espère pouvoir jouer la victoire, dimanche.

A –8, outre Miranda Wang et Yan Liu, se trouvent des joueuses qui ont évolué la semaine dernière à l’International Crown qui sont les Japonaises Ayaka Furue et Miyu Yamahsita, la Suédoise Linn Grant, la Thaïlandaise Arpichaya Yubol mais aussi la Néo-zélandaise Lydia Ko, qui termine troisième avec l’équipe Monde. Et enfin, l’Italienne Benedetta Moresco, rookie en 2024, et qui a bénéficié d’une magnifique opportunité, cette semaine, en étant intégrée au champ des meilleures joueuses du LPGA Tour, grâce à l’absence de certaines du Top 60. Classée 80e de la Race, Moresco est une des rares recrues de l’Epson Tour a réussir sa transition vers le plus haut niveau mondial, où il est de plus en plus difficile d’évoluer.

Auteur d’une très belle première journée, en 65, l’Italienne de 24 ans a rencontré quelques difficultés dans ce second tour, en concédant rapidement un premier bogey puis un second sur le Par 4 du 6. Au retour, malgré ses efforts, elle ne faisait que sauver des Par, soit en étant trop loin des mats, soit parce que ses putt pour birdie frôlaient le trou. Et c’est au 178 qu’elle signait, enfin, son premier birdie du retour, et le dernier lui permettant de passer à –8.

Derrière elle, un groupe de six joueuses s’est constitué, avec le score de –7, comprenant l’Américaine Angel Yin, la Taïwanaise Wei-Ling Hsu qui a délivré du très beau jeu en étant associée à Brooke M.Henderson, la semaine dernière, et la Danoise Emily K.Pedersen qui bénéficie, elle aussi, de la même opportunité que Moresco. Ce qui lui permet d’être projetée 79e de la race, après ce second tour, et d’avoir la chance d’arriver en Floride, avec un capital de point pouvant lui faire espérer décrocher sa qualification pour le CME Group Tour Championship.

Enfin, à –6, il y a une joueuse qui aurait dû se retrouver dans le Top 5, et probablement seule à la seconde place. Il s’agit de l’Américaine Lindy Duncan qui réalise, cependant, une très belle saison. Lors de son coup d’approche du green du 17, Duncan grattait et voyait sa balle filer dans le ruisseau qui longe le green et sépare celui-ci du fairway. Affublée d’un drop avec pénalité, elle concéda un quadruple bogey et ne parvint pas à trouver le trou avec son putt pour birdie, au 18.

Un très mauvais moment de vécu pour cette joueuse qui est connue depuis plusieurs années pour avoir du talent et qui a mis du temps à l’exploiter. Il reste deux journées à Lindy Duncan pour se relever de cette situation, mais il y a désormais peu de chance qu’elle se batte pour la victoire, dimanche, alors qu’elle pouvait être la première joueuse, ce vendredi, la plus proche de Hye-Jin Choi.

Boutier réagi, Roussin-Bouchard croqué par le tigre !

Elle a pourtant pris une semaine de repos, la numéro un Française, contrairement aux joueuses qui ont évolué la semaine dernière, et cela ne lui procure pas un meilleur avantage. Passée à côté de sa première journée, Boutier a réagi ce vendredi en jouant –4, pour se retrouver 24e à –5, avec la belge Manon de Roey ainsi que l’Ecossaise Gemma Dryburgh, qui a dégringolé de 22 places, en signant une carte de 74.

Dans cette seconde journée, Céline Boutier a montré qu’elle possède les ressources nécessaires pour bien évoluer durant le week-end, en signant l’un des quatre eagle signé au 18, dans cette journée. Partie du Tee n°10, à cause de son classement de la veille, la Française concède, hélas, deux bogey qui ont amoindri sa performance.

Et plus bas, se trouve la fantasque joueuse du Ladies European Tour qui rejouera à plein temps, en 2026, sur le LPGA Tour. Pauline Roussin-Bouchard a rendu une carte de 80, après son 71 de la veille, et c’est à la 76e et avant dernière position qu’elle aborde ce week-end, au travers duquel elle ne peut que progresser. A moins qu’elle ne soit définitivement piégée dans les griffes du tigre malais.

Le 3e tour sera diffusé au même horaire que les deux premiers jours, soit à partir de 02h30 du matin, jusqu’à 07h30, sur le site internet du LPGA Tour.

Le classement provisoire => ICI

Maybank Championship : l’essentiel à savoir

Historique

Il s’agit de la troisième édition de ce tournoi, qui remplace le Swinging Skirts Taiwan, dont la dernière édition s’est déroulée en 2022.

En 2023, la Française Céline Boutier décrochait son sixième titre, au terme d’une longue journée interrompu par la pluie, et en playoff, face à Atthaya Thitikul.

L’an dernier, la Chinoise Ruoning Yin s’imposait avec le score de le plus bas du tournoi, soit –23. Et la Thaïlandaise Jeeno Thitikul était encore seconde.

Enfin, en 2023, Lydia Ko bénéficia d’une invitation sponsor pour évoluer dans ce tournoi, ne faisant pas partie du Top 60 de la Race. Et elle ne marquait aucun point de Race durant cette épreuve, comme le règlement le stipule, dans un pareil cas.

Le champ de joueuses

Parmi les 78 joueuses présentes cette semaine, on retrouve la numéro un mondial, qui fut deux fois seconde dans cette épreuve, et qui aura à cœur d’aller chercher la victoire, cette semaine. Et une victoire l’installerait un peu plus confortablement en tête du classement mondial.

Sont également présentes quelques joueuses qui ont participé à l’International Crown, dont deux des quatre lauréates qui sont Hannah Green et Grace Kim. Mais Lydia Ko, Miyu Yamashita, Rio Takeda, Angel Yin, Hye-Jin Choi, Hae Ran Ryu, Yealimi Noh, Ayaka Furue, Brooke M.Henderson, Linn Grant, Ingrid Lindblad, Wei-Ling Hsu, Lilia Vu ou encore Chanettee Wannasaen et Weiwei Zhang participent à ce tournoi.

Du côté des Françaises, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard tenteront de faire mieux que lors du BMW Ladies Championship.

Des joueuses comme Nataliya Guseva, Lucy Li, Gemma Dryburgh, Ashleigh Buhai et Albane Valenzuela complètent également ce champ de joueuses très relevé.

Jin Young Ko fait l’impasse et Nelly Korda boude toujours cette tournée asiatique. Enfin, la tenante du titre Ruoning Yin, qui n’a pas dépassé le stade des Pool avec ses camarades, la semaine dernière, défend son titre.

S’ajoute à ce champ de joueuses du LPGA Tour, cinq joueuses Malaisiennes et cinq joueuses Thaïlandaises invitées par le sponsor. Dont Mirabel Ting, qui a terminé première ex æquo de la seconde phase de la Q-school, ainsi que la Thaïlandaise Cholchevas Wongras, elle aussi qualifiée à la 12e place, il y a un peu plus d’une semaine.

Ce tournoi ne comporte pas de Cut.

Les anciens vainqueurs

  • 2024 : Ruoning Yin (-23)
  • 2023 : Céline Boutier (-21)

Les invitées sponsors

Les rookie dans le champ

  • Saki Baba
  • Jenny Bae
  • Akie Iwai
  • Chisato Iwai
  • Heather Lin
  • Ingrid Lindblad
  • Julia Lopez Ramirez
  • Cassie Porter
  • Rio Takeda
  • Miranda Wang
  • Lottie Woad
  • Miyu Yamashita
  • Ina Yoon
  • Madison Young

Le parcours

Retour au Kuala Lumpur Golf et Country Club, sur le tracé West, que la plupart des joueuses du champ ont foulé l’an dernier.

Situé dans la capitale Malaisienne, ce golf club a ouvert ses portes en 1991 et fut l’œuvre des architectes Robin Nelson et Rodney Wright. Deux parcours sont donc proposés, que sont le East et le West Course. Ils ont été respectivement créés en 2008 et en 2010. La rénovation de ce golf est l’œuvre du cabinet d’architectes Parslow et Winter Golf design plus connu sous l’acronyme PWGD. Ce cabinet, ouvert en 1973, a été créé par deux australiens, les frères Ted et Geoff Parslow. Tous les deux impliqués dans le milieu du golf professionnel depuis une quarantaine d’années, ils sont associés à Jason Winter depuis 1993

S’agissant du West Course, et selon l’argumentaire du Golf Club, ce tracé est décrit comme un parcours de championnat aux fairway impeccablement tondus et entretenus au cœur d’un environnement paisible, n’excluant probablement pas quelques espèces animales endémiques. Gare donc aux balles dans les zones de rough ou de sous bois. Ce tracé développe 6031 mètres et sera du goût des bonnes frappeuses, mais aussi des joueuses qui savent toucher loin et de manière précise, un fairway ou un green. A l’aller comme au retour, il y a deux Par 5 dont un au 18 qui peut être l’endroit qui permettra de départager deux joueuses, ou plus, lors du dernier tour, en cas d’égalité. Ce qui fut le cas en 2023, lors du playoff.

Pour cette édition, la distance totale est identique à celle de l’an dernier. La tonte des fairway est légèrement plus rase. Selon les informations communiquées, les green sont plantés en Bermuda grass TifEagle, alors que le reste du parcours est en Bermuda grass Celebration.

Voir le site internet du parcours => ICI

Record du parcours : 62

  • Jeeno Thitikul en 2023

Dotation et prime

Etablie à 3 millions de dollars, en 2023, la dotation n’a pas changée. Si bien que la prime au vainqueur reste de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion sur le site internet de la LPGA

  • Jeudi 30 octobre : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 31 octobre : 02h30 à 07h30
  • Samedi 1er novembre : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 2 novembre : 02h30 à 07h30

Wistron Ladies Open : Yani Tseng renoue avec la victoire !

Ce tournoi a finalement pu se terminer, malgré plusieurs interruptions de jeu, et une première journée annulée. Mais il se clôture en beauté avec la victoire d’une ancienne numéro un mondial, et à domicile !

On attendait plus la Taïwanaise Yani Tseng dans le cercle des vainqueurs, tellement tout semblait laborieux pour elle depuis plus de 5 ans. Passée des honneurs sur le LPGA Tour à d’anonymes places hors du Cut, celle qui domina le circuit mondial entre 2009 et 2011 semblait proche de la retraite, même si elle restait combative et attachée à travailler dur pour revenir au meilleur niveau. Et il a fallu ce tournoi à domicile, du Ladies European Tour, où elle fut invitée, pour que la magie du golf opère à nouveau.

Leader d’une première journée interrompue par la pluie, avec le score de –9, Tseng a su se maintenir en tête en jouant 67 au second tour. Lors de cette seconde journée elle concédait ses premiers bogey de la semaine, tout en alignant de belles suites de birdie.

Seconde le premier jour, avec le score de 66, la Thaïlandaise Nook Sukapan tombait à la 4e place, au second tour, en jouant 70, concédant un double bogey en début de partie, sur le Par 4 du trou n°5. Après un birdie, Sukapan concédait deux bogey et ce handicap allait être compliqué à effacer par la suite. Malgré un retour en 32, comportant cinq birdie et un bogey, elle ne pouvait faire mieux que de progresser de deux coups.

C’est la Néo-zélandaise Amelia Garvey qui mettait à profit cette journée pour y signer une carte de 65 et s’offrir une magnifique progression en haut du leaderboard, avec le score total de –10. Un eagle sur le Par 5 du trou n°9 facilita grandement ce gain, puisque les deux bogey qu’elle signait au retour étaient amoindris par cet eagle. Même sans ces deux bogey, Garvey n’aurait pas pu prendre la tête du tournoi, puisqu’il lui aurait manqué deux coups pour être à égalité avec Yani Tseng.

L’Irlandaise lauren Walsh se classe seule 3e à –9, tandis qu’un groupe de quatre joueuses constitue la quatrième place à –8, où se trouvent les Taïwanaises Teresa Lu (rookie LPGA Tour en 2006) et Ching Huan.

La Suissesse Chiara Tamburlini termine 8e à –7, avec l’Anglaise Lottie Woad, en compagnie d’une Thaïlandaise et d’une Taïwanaise.

La première Française est Agathe Sauzon, 21e à –4, devant Perrine Delacour et Céline Herbin 34e à –3.

Nastasia Nadaud clôture ce tournoi difficile, dans le Par.

Après ces deux journées difficiles, Yani Tseng a été fortement sollicitée en interview. « J’attendais ce trophée depuis si longtemps », a déclaré l’ancienne numéro un mondiale. « Remporter ce tournoi dans mon pays, devant ma famille et mes amis, c’est incroyable. Cette victoire m’a profondément touchée et prouve qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves». L’ancienne numéro un mondiale n’avait plus remporté de victoire depuis le Taifong Ladies Open 2014. « Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti cela », a-t-elle déclaré. « Je suis tellement reconnaissante envers mes fans, mes amis et ma famille qui m’ont encouragée. Cela m’a vraiment aidé sur le parcours et m’a donné beaucoup de confiance ces derniers jours. Jusqu’au dernier trou, je n’étais pas sûre que les scores étaient corrects. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas pu me tenir dans cette position», confiait un peu plus Yani Tseng. « Je me répétais sans cesse de rester dans l’instant présent et de me concentrer sur la balle devant moi. Quand il ne me restait plus qu’un coup d’avance, j’étais assez nerveuse. Je me suis dit qu’il restait neuf trous à jouer, qu’il fallait prendre mon temps », ajoutait Tseng, tout en précisant qu’elle joua sur ce parcours, dès l’âge de 14 ans.

Yani Tseng remercia sa cadette, Hanna Chen, joueuse de la TLPGA, pour son aide précieuse sur le parcours : « elle m’a beaucoup aidée cette semaine, surtout sur les greens à la tombée de la nuit. Sans elle, je n’y serais pas arrivée ».

Grâce à cette victoire, Yani Tseng est désormais éligible pour évoluer sur le LET, et elle a désormais l’opportunité de rendre sa décision dans les prochains jours.

Le LET a maintenant une semaine de repos avant de se rendre à Shenzhen pour le Championnat Aramco en Chine, qui se déroulera du 6 au 8 novembre.

Le classement final => ICI

Lire l’article du LET => ICI

International Crown : l’Australie couronnée !

Seconde en 2023, l’équipe Australienne, quasi identique à celle de San Francisco, célèbre enfin la victoire.

Cette dernière journée, de cette compétition bisannuelle, a délivré du beau golf et un résultat inattendu, en finale. Et l’Europe se console, grâce à Charley Hull qui a gagné son dernier match.

Les USA sont sortis largement en favoris des matchs de Pool, en signant le score de plus élevé de toutes les équipes. Et l’équipe Monde, à laquelle l’Anglaise Charley Hull était intégrée, prenait brillamment la seconde place devant une équipe du Japon un peu désavantagée par les distances plus courtes prises par leurs joueuses. Néanmoins, on pouvait logiquement s’attendre à voir les Japonaises réagir et se placer en finale, tellement il y avait d’options sur la table, samedi soir.

Mais au terme des demi-finales, le Japon et le team Monde échouaient, se retrouvant dans la petite finale, pour déterminer qui serait troisième. Rio Takeda et Miyu Yamashita ayant été battues, en simple, par Angel Yin d’une part, et Yealimi Noh, d’autre part. Les USA continuaient à impressionner, bien que la paire Coughlin – Vu fut battue, à la surprise générale, par le duo formé par Furue et Saigo.

Quant à l’Australie, elle se montrait, subitement, plus dynamique et plus dominatrice, avec un macth en double entre la paire Wei-Ling hsu – Lydia Ko et Stephanie Kyriacou – Grace Kim qui se termina au 20e trou, à l’avantage des jaunes et verts. Un match que l’équipe Monde avait bien débuté en conquérant le premier trou, puis qui reprit la main 1up, entre le Par 5 du 8 et le Par 4 du 10, pour ensuite tenir l’égalité jusqu’au 17.

Minjee Lee gagnait son match face à la Canadienne Brooke M.henderson, alors que Hanna Green s’inclinait face à Charley Hull, 2up au 17.

Le Japon rencontrait alors le team Monde, en petite finale, afin de détermine le 3e. Et ce melting pot golfique allait triompher des Nippones, un peu plus tard, dans l’après-midi, grâce à Charley Hull et Lydia Ko qui allaient faire tomber, en simple, Ayaka Furue et Rio Takeda. Mao Saigo et Miyu Yamashita sauvant l’honneur, en double, 4&3, face au duo Hsu – Henderson, qui connaissait son unique défaite dans cette compétition, en étant dominées, de bout en bout, par les Japonaises.

Les USA en perte d’énergie face à l’Australie !

Etant sorties des matchs de pool avec le plus haut score, les Américaines restaient favorites pour le titre, face à des joueuses Australienne qui s’étaient qualifiées de justesse, samedi.

Mais en finale, les trois matchs entre les USA et l’Australie viraient à l’avantage des protégés de Karrie Webb et si Minjee Lee était à égalité avec Angel Yin, après 6 trous, Hannah Green dominait Yealimi Noh, après 5 trous et la paire composée de Stéphanie Kyriacou et de Grace Kim, jouait 1up face à Lilia Vu et Lauren Coughlin, qui furent, jusqu’alors, redoutables.

Mais Coughlin ne semblait pas aussi en forme que les premiers jours, alors que Kyriacou, comme en 2023, se montrait solide aux côtés de la dernière lauréate de l’Evian Championship.

Mais au trou n°5, Coughlin et Vu gagnait le trou et ramenaient les deux équipes à égalité. Puis, sur le Par 5 du 8, elle passait 1up et tinrent les Australiennes, en respect, jusqu’au Par 4 du 10. A ce moment de la journée, seule Hannah Green dominait son match, du côté Australien, puisque Minjee Lee avait du mal à prendre l’avantage sur une Angel Yin combative et puissante, comme à son habitude.

Mais le match en double bascula progressivement en faveur des Australiennes, surtout lorsque Lauren Coughlin lâcha sa mise en jeu, à droite, dans la forêt, avec une balle tout en haut d’une butte, qu’elle dégagea un peu acrobatiquement, en direction du fairway. Au terme de ce trou, les Australiennes allaient passer 1up, et Stephanie Kyriacou de rentrer le putt pour le Par, alors que les Américaines concédèrent un bogey. Et aucune des quatre joueuses ne terminerait sa partie, car devant Minjee Lee et Hannah Green étaient en train de dominer Angel Yin et Yealimi Noh.

Le match entre Yin et Lee fut très indécis jusqu’au Par 4 du 15. Après trois trous à égalité, Angel Yin prit l’avantage grâce à un birdie sur le Par 5 du 4. Mais Minjee Lee effaçait cet avantage en gagnant le trou suivant, ramenant les deux joueuses à égalité. Sur le Par 4 du 9, l’Australienne gagnait le trou, puis l’Américaine remporta le trou suivant. Au 12, Angel Yin concédait un bogey permettant à Minjee Lee de repasser 1up. Mais sur le par 3 du 13, c’est Angel qui remporta le trou. Finalement, ce jeu du chat et de la souris tourna à l’avantage de Minjee Lee quand Angel Yin se retrouva avec un long putt pour birdie, sur le Par 5 du 15, qu’elle ne put rentrer. Alors que l’Australienne se retrouva avec une balle à 2 mètres lui permettant d’assurer le birdie. Puis, sur le Par 3 du 16, l’Américaine joua trop loin du mat et ne parvint pas à assurer le Par, alors que Minjee Lee eut assez de deux putt pour sortir de ce trou.

Passée 1up, l’Australienne remporta le Par 5 du 17, en attaquant le mat, au 3e coup, quand Angel Yin eut un chip, au 4e coup, pour attaquer le mat. Et sa balle fila très loin après le mat alors que Minjee Lee assura son chip pour que sa balle ne roule pas aussi loin que celle de l’Américaine. Et Angel Yin manqua, bien évidemment, son putt pour le Par quand Minjee Lee réussit le sien, à environ 3 mètres du trou. Ce premier point apporté à l’Australie galvanisa les autres joueuses et mit un peu plus la pression sur les épaules des Américaines.

Peu après, lors de l’attaque du 17, c’est Yealimi Noh qui lâchait son coup. Sa balle fila hors du green, pour se loger dans un rough fait de racines et d’herbes rampantes. Elle fut contrainte d’utiliser un drop pour replacer sa balle plus haut. Disposant de suffisamment de green, elle put jouer sa balle assez fort afin de la laisser rouler jusqu’au trou. Si la trajectoire était parfaite, sa balle ne suivit pas ligne et dépassa le trou. Hannah Green était en bien meilleure position pour tenter d’assurer un birdie, avec un putt d’environ 2,50 mètres. Et ce genre d’opportunité, l’Australienne sait les saisir.

Derrière, sur fairway, Coughlin, Vu, Kyriacou et Kim étaient au spectacle et attendaient, soit pour jouer, soit pour se serrer la main. Car en cas de victoire de Hannah Green, le match en double se terminerait sans aller au green.

Et l’Australienne rentra son putt, lui permettant de gagner ce match 2up, laissant Lauren Coughlin et Lilia Vu impuissantes, tandis que Stéphanie Kyriacou et Grace Kim étaient libérées d’un poids, celui de résister aux Américaines, pour conclure leur match sur une égalité.

Peu avant  la remise des prix au protocole discutable, les Australiennes s’exprimèrent : « j’ai terminé la première donc je suis allée voir Hannah rentrer son putt et nous en avions terminé après ça », confia Minjee Lee. « Je suis tellement heureuse d’avoir réalisé ça avec ces filles. Ce fut simplement beaucoup de plaisir durant toute cette semaine », ajoutait-elle.

« J’ai été inspirée par les putt de Steph, hier », expliqua Grace Kim. « J’ai eu un gauche droite, et ce green du 18 est assez piégeux. Steph m’a dit « nous allons vers un supplément de jeu ». Alors j’ai dit ok, et nous avons rentré ce putt et remporté la victoire au 20e trou », expliqua Grace Kim. De Son côté, Hannah Green confiait : « ce supplément de jeu m’a donné un peu plus de temps pour récupérer. J’ai joué face à Charley et elle a très bien joué ses putt. C’était donc un point sur lequel je devais travailler. Et je l’ai fait cet après-midi. Ce fut vraiment agréable de remporter la victoire et de marquer un point cette semaine ».

« Dans beaucoup de nos matchs nous étions menés », déclara Stephanie Kyriacou. « Surtout à l’approche des neuf derniers trous. Je ne crois pas que nous ayons mené au score… enfin Minjee et moi sûrement pas. Mais nous avons réussi à revenir à chaque match, Gracey et moi. Je pense que c’est grâce à notre détermination tout du long de la semaine que nous avons gagné », concluait Kyriacou qui avait montré tout son talent, en 2023, sans pouvoir coiffer la couronne du vainqueur, en finale face à une Thaïlande qui avait été redoutable.

L’Australie qui s’impose, pour la première fois, avec une équipe à peine différente de celle qui évolua en 2023, puisque Sarah Kemp fut remplacée par Grace Kim aux côtés de Minjee Lee, Hannah Green et Stephanie Kyriacou déjà présentent à San Francisco.

Outre cette victoire de l’Australie, reconnaissons que la création de ce team Monde est une excellente idée, puisque cela permet d’associer des joueuses d’autres pays à dans cette épreuve originale.

Absence du public et un protocole médiocre

En marge des épreuves, il faut déplorer le manque de spectateurs pour suivre et encourager les joueuses. Manifestement, cette épreuve n’a eu d’international que le nom, et il y eut plus de spectateurs en 2023, à San Francisco, que ce dimanche pour célébrer la victoire de l’Australie. Que ce fut triste cette tribune vide et ces abords de green sans cette foule habituellement présente sur les tournois du LPGA Tour.

Quant au protocole, il fut pathétique. Un si grand tapis rouge pour n’accueillir que l’équipe vainqueur, alors que le format de cette compétition a bien pour objectif de désigner un second, et un troisième. En 2023, les Américains avaient été plus professionnels et plus rigoureux dans l’organisation de la cérémonie protocolaire. Il y avait eu un podium où les trois équipes finalistes avaient été récompensées. Cette année, hormis quelques pétards et des cotillons, et une assistante de cérémonie qui ne cessait d’indiquer comment se placer et quoi faire à chaque instant, ce fut similaire à une kermesse de village.

Le classement final => ICI

Le résumé du 4e tour en vidéo

International Crown : vers une demi-finale animée !

Cette troisième journée, sur le parcours du New Korea Country Club a déterminé quelles équipes s’affronteront en demi-finale, et la nation tenante du titre n’y participera pas. En revanche, l’Europe conserve une chance de participer à la finale, avec une équipe monde qui semble la seule à pouvoir tenir tête aux USA.

Au travers d’une nouvelle journée ensoleillée, toutes les équipes ont jeté leurs forces dans cet ultime match de sélection, et les USA sortent favoris, de ces trois journées, pour le titre. Dominatrice le premier jour, face à la Chine ces deux équipes Américaines composées de joueuses qui ont l’expérience de la Solheim Cup, ont continué d’affirmer leur compétitivité, le second jour, en faisant trébucher les équipes Thaïlandaises, qui se retrouvaient au pie du mur, à la veille du troisième jour.

Si la paire Jeeno Thitikul – Pajaree Anannarukarn parvenait à remporter son match face à Yan Liu et Weiwei Zhang, ce samedi, Chanettee Wannasaen et Jasmine Suwannapura s’inclinaient face aux Chinoises Ruixuin Liu et Ruoning Yin, en ne parvenant pas à trouver de birdie sur le Par 5 du 17. Ce match perdu allait peser lourd par la suite, puisque la Corée du sud, le Japon et l’Australie allaient se retrouver en ballottage pour la troisième  et la quatrième place du classement.

Alors que la seconde place ne pouvait plus échapper au team Monde, avec dans ces rangs la joueuse Taiwanaise Wei-Ling Hsu, qui fut associée à Brooke M.Henderson, depuis le premier jour, et qui alla chercher le premier point tandis que la paire Charley Hull – Lydia Ko ne prenait qu’un demi point.

L’Anglaise et la Néo-zélandaise qui s’inclinait dans cette troisième journée décisive, tandis que Hsu et Henderson remportaient une nouvelle victoire, face à la paire Sagstrom – Lindblad.

Les Suédoises qui allaient occuper un temps la troisième place, avec 2,5 points, jusqu’à ce que la Corée du sud rejoigne les Suédoises, quand Jin Young Ko alla chercher un Par pour mettre son équipe à égalité avec celle de la paire Chinoise formée par Furue et Takeda.

Mais le match opposant la seconde équipe Sud-coréenne et l’autre team Japonais, allait virer à l’avantage de ces dernières. La paire Mao Saigo – Miyu Yamashita, la rookie 2024 et la rookie 2025, qui font des étincelles sur le LPGA Tour, avec une victoire chacune, se montraient plus précis que les deux Sud-coréennes, et néanmoins très expérimentées, sur le Par 4 du 18. Hyo-Joo Kim et Hye-Jin Choi manquaient leur approche du mat, laissant leur balle en dehors du green, tandis que les Japonaises approchaient bien mieux le mat. Dont Yamashita qui se laissa un putt à environ 1,20 mètres du mat. Ce birdie fut le seul de cette fin de match et il suffit à qualifier le Japon en demi-finale.

Il fallut, ensuite, attendre le dernier match opposant Minjee Lee et Stephanise Kyriacou à Yealimi Noh et Angel Yin, pour savoir si l’Australie gagnerait sa place dans cette demie.

Invaincue depuis deux jours, la paire américaine  fut sérieusement accrochée par les Australiennes, qui n’a pas perdu de match sur les deux premiers tours. Déjà, en 2023, Stephanie Kyriacou avait fait forte impression dans cette épreuve, elle a encore confirmé son talent, depuis le début de la semaine, pour la formule en match play. Kyriacou signait un putt en légère descente, à environ 2 mètres, et permettait à son équipe de conclure cette journée en partageant le match, ce qui qualifia l’Australie, dans la Pool A, pour la finale.

Ainsi, la Thaïlande, tenante du titre, mais un peu plus faible qu’en 2023 lorsque les sœurs Jutanugarn faisaient partie des équipes, est éliminée de cette compétition, tout comme la Chine de Ruoning Yin, Weiwei Zhang, Yan Liu et Ruixin Liu, qui a perdu trois match et n’en a remporté qu’un seul ce samedi.

Les Etats-Unis sont, pour le moment, favoris pour la victoire, avec deux équipes très solides qui n’ont pas perdu un seul match, devant une équipe Monde où l’incroyable et surprenante paire formée par Brooke M.Henderson et Wei-Ling Hsu se comporte un peu mieux que la paire Anglo Néo-zélandaise, formée par Charley Hull et Lydia Ko. « Nous sommes très excitées de jouer ensemble », déclara Brooke M.Henderson. « Wei-Ling a joué de manière incroyable aujourd’hui. Je pense que nous avons une équipe incroyable et je suis très reconnaissante envers ma partenaire », confiait-elle. « Nous avons véritablement bien travaillé ensemble depuis le premier tour jusqu’à hier. Aujourd’hui fut un peu plus difficile que les autres jours. Mais nous nous sommes accrochées » expliqua la joueuse Taïwanaise. « Nous avons fait du bon boulot, toutes les deux, donc nous sommes super contentes », ajoutait Hsu.

« Nous sommes très excitées d’être une partie de cette équipe Monde. Et nous sommes très reconnaissantes de cette opportunité, et j’essaie simplement d’en tirer le meilleur parti », complétait Brooke M.Henderson.

De leur côté, les Japonaises par la voix de Mao Saigo réagissaient à ce troisième tour : « je savais que nous pouvions perdre. Nous devions gagner. J’ai fait tout ce que j’ai pu ».

« J’ai ressenti une énorme pression sur le dernier putt, en compagnie de Mao », confia Miyu Yamashita. « Et cela m’a beaucoup aidé. Et voir l’autre équipe de l’autre côté du green m’a également beaucoup aidé. Donc j’ai été capable de rentrer ce putt », ajoutait Yamashita qui s’affirme de plus en plus comme l’une des meilleures joueuses sur le LPGA Tour.

Demain, Rio Takeda et Miyu Yamashita joueront en simple, alors que Ayaka Furue et Mao Saigo seront associées en Foursomes.

Et Angel Yin sera opposée à Rio Takeda tandis que Yealimi Noh affrontera Miyu Yamashita.

Dans la seconde demi-finale, Charley Hull jouera face à Hannah Green alors que Brooke M.Henderson, pour la première fois, évoluera seule face à Minjee Lee. Wei-Ling Hsu étant associée à Lydia Ko face à la paire composée par Grace Kim et Stephanie Kyriacou.

Et c’est là que les rapports de force pourraient changer, sauf, peut-être, en ce qui concerne la paire composée de Lauren Coughlin et Lilia Vu, deux joueuses expérimentées de Solheim Cup qui pourraient apporter un nouveau point aux USA.

Des demi-finales qui seront à suivre, très tôt, de 01h30 à 03h30, avant d’enchaîner sur les finales, à partir de 05h00.

Le classement provisoire => ICI

Wistron Ladies Open : l’essentiel à savoir

Comme l’an dernier, ce tournoi est programmé dans le calendrier en fin de saison. 

Direction l’Asie, comme le LPGA Tour, et plus particulièrement à Taïwan pour les joueuses du Ladies European Tour, qui sont au nombre de 108, avec un contingent de joueuses Taïwanaises, très important. Il s’agit de la seconde édition de ce tournoi, pour le LET, qui est une épreuve régulière du circuit taïwanais. Habituellement, ce tournoi se joue un peu plus tard, en fin d’année, avec une dotation ne dépassant pas 500 000 dollars US. En 2023, la Chinoise Vivian Hou s’imposait, avec le score de –11. La Philippine Bianca Pagdanganan terminait seconde. L’an dernier c’était la Suissesse Chiara Tamburlini qui remportait l’épreuve, et arrachait sa 3e victoire de la saison. 

En 2024, le LET annonçait que ce tournoi était co-sanctionné par le TLPGA.

Le champ de joueuses

Comme en 2024, elles sont 108 dans le champ, avec un contingent de 41 joueuses Taiwanaises, dont une partie évolue soit sur l’Epson Tour, soit sur le LPGA Tour. C’est le cas de Peiyun Chien, Yani Tseng, de Haether Lin, de Teresa Lu, Ssu Chia Cheng, de Jessica Peng, de Vivian Hou et de Juliana Hung.

De nombreuses Thaïlandaises sont également dans le champ, dont PK Kongkraphan, qui évolua sur le LPGA Tour en 2012 et 2019, avant qu’elle ne se retire à cause d’une blessure, en ayant manqué 8 Cut en 13 départs.

Des joueuses du Top 70 du Ladies European Tour sont présentes, comme Chiara Tamburlini qui défend son titre. Mais aussi Alice Hewson, Nuria Iturrioz, Shannon Tan, Cassandra Alexander, Sara Kouskova, Cara Gainer, Emma Spitz qui vient de se qualifier lors de la Q-school du LPGA Tour. Helen Briem, Kim Metraux, Jana Melichova, Daniela Darquea, Kristyna Napoleaova sont également au départ.

L’Anglaise Lottie Woad a également fait le déplacement avec sa compatriote Mimi Rhodes.

Du côté français on retrouve Perrine Delacour, Céline Herbin, Nastasia Nadaud, et Agathe Sauzon.

Normalement organisé sur quatre jours, ce tournoi est désormais réduit à trois tours, avec un Cut qui conservera les 60 meilleures, et ex æquo, après les deux premières journées. 

Le champ de joueuses => ICI

Le parcours

Il s’agit du Sunrise Golf et Country Club qui se trouve au sud-ouest de la capitale, Taipei, soit au nord de l’île de Taïwan. Ce parcours relève d’un concept intéressant, en cela qu’il possède deux green afin de mieux moduler les distances et de rendre accessible chaque trou, à tous les niveaux de compétence.

Les fairway sont larges et au retour, quatre trous comportent une pièce d’eau en jeu.

Ce tracé fut inauguré au mois d’octobre 1992, et est l’œuvre de Robert Trent Jones jr. Il s’inscrit dans le cadre d’un splendide resort, faisant ainsi partie des meilleures destinations golfiques du monde. Il a accueilli, de 2011 à  2013, le LPGA Taiwan Championship.

Du tee au green, il est majoritairement planté en Bermudagrass.

Cette année, quatre trous voient leurs distances revues à la baisse. Le 1 passe de 369 à 362 yards. Le 2 passe de 170à 129 yards, le 9 de 555 à 529 yards et le 10 de 379 à 353 yards.

Dotation et prime

Ce tournoi reçoit une dotation exceptionnelle de 1 million de dollars US, laissant présager une prime, au vainqueur, assez importante.

Diffusion TV

C’est sur la chaîne Youtube qu’il faudra suivre ce tournoi, avec des horaires de diffusion qui se superposeront à ceux du LPGA Tour.

  • Vendredi 11 octobre : 06h00 à 09h00
  • Samedi 12 octobre : 06h00 à 09h00
  • Dimanche 13 octobre : 06h00 à 09h00

International Crown : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi est bisannuel, mais en raison de la crise sanitaire il n’a pas eu lieu en 2020. Puis, en 2021, le calendrier entre la Solheim Cup et la Ryder Cup fut modifié de sorte que la Ryder Cup retrouva sa place dans les années impairs et la Solheim Cup dans les années pairs. Ainsi, l’alternance entre la Solheim Cup et l’International Crown fut rétablie.

Ce tournoi ne fait pas partie du classement au point pour la Race to CME.

Le Champ de joueuses

C’est une sélection qui se base sur le classement mondial et qui sélectionne les quatre meilleures joueuses d’une même nation.

Cette année, une équipe Monde a été créée, intégrant la Canadienne Brooke M.Henderson, la Néo-zélandaise Lydia Ko, l’Anglaise Charley Hull et la Taiwanaise Wei-Ling Hsu.

Les joueuses sont sélectionnées d’après le classement du Rolex ranking, arrêté après le British Women’s Open. Cette équipe représente quatre continents et non des pays. Ce sont les meilleures joueuses de chaque continent qui sont sélectionnées. Pour l’Europe, Charley Hull est mieux classée que Céline Boutier, raison pour laquelle la Française ne participe pas à ce tournoi.

Pool A
USA
Australie
Thaïlande
Chine
Pool B
Japon
Corée du sud
Suède
Monde

Les anciens vainqueurs

  • 2014 : Espagne (15 pts)
  • 2016 : USA (13 pts)
  • 2018 : Corée-du-sud (15 pts)
  • 2020 : annulé
  • 2023 : Thaïlande (11 pts)

Le mode de jeu

Il s’agit d’un tournoi en Match play sur quatre jours qui se déroule en Four-ball, jeudi, vendredi et samedi. Au terme de ces trois journées, les deux meilleures équipes, de chaque pool se retrouvent en demi-finale, le dimanche matin, avec un match en simple et un autre en foursome. Les deux meilleures équipes s’affronteront l’après-midi selon le même format de jeu. Et une petite finale sera organisée pour déterminer l’équipe qui terminera 3e.

Le parcours

Après le BMW Ladies Championship, une partie des joueuses présentes lors de ce tournoi sont restées en Corée du sud pour évoluer par équipe, dans ce tournoi. C’est à 300 km, plus au nord que ces joueuses ont rendez-vous, sur le parcours du New Korea Country Club, à Goyang-Si, au nord de la ville d’Incheon et de Séoul.

Ce parcours est l’œuvre conjointe de trois architectes qui sont l’Américain Paul Colby, le Japonais Matsuyama Cage et le Sud-coréen Ji Yeonbong. Il fut inauguré en 1966 et a accueilli plusieurs tournois professionnels Sud-coréen, ainsi que l’Asia-Pacific Confédération Junior Championship, et le premier Séoul Women’s Open, en 1990. Bénéficiant d’infrastructures ultra modernes, ce golf fut fréquenté par de nombreuses personnalités. Dont l’ancien président Américain George W.Bush.

Le parcours se distingue par des doubles green et un aller et un retour qui sont concentrés dans des zones distinctes. Il existe deux pièces d’eau sur ce tracé, dont une seule est en jeu. Elle se situe entre le départ et le green du Par 3 du trou n°7. Il existe une petite pièce d’eau, devant le départ du Par 4 du trou n°3, mais elle est sans incidence sur le jeu.

Les fairway ne sont pas très larges et els bunker sont avant tout concentrés autour des green. le parcours est planté en Kentucky Blue grass tandis que les green sont plantés en Bentgrass.

L’ensemble du tracé est implanté dans une zone particulièrement boisée qui devrait jouer le rôle d’une barrière naturelle contre le vent. En revanche, les montagnes toutes proches annonces un climat assez frais pour la semaine. Autre caractéristique de ce tracé, les nombreux dénivelés qui placent les green soit en hauteur soit en contrebas des fairway. La gestion des clubs et des distances, pour les approches sera donc importante.

A noter que l’aller et le retour sont inversés par rapport au parcours habituel. Ainsi, les trous 1 à 9 correspondent aux trous 10 à 18.

Dotation et primes

La dotation de ce tournoi a toujours été fixée à 1,6 millions de dollars, depuis 2014. En 2023 elle progressa à 2 millions de dollars, notamment grâce à un nouveau partenaire signé en 2021. C’est cette même somme qui est renouvelée cette année, avec un chèque de 125 000 dollars pour chacune des joueuses de l’équipe gagnante.

Ainsi, la répartition des primes par équipe est la suivante :

Diffusion TV

Le tournoi sera diffusé sur le site internet de la LPGA.

  • Jeudi 23 octobre : 04h00 à 09h00
  • Vendredi 24 octobre : 04h00 à 09h00
  • Samedi 25 octobre : 01h30 à 03h30
  • Dimanche 26 octobre : 05h00 à 09h00

Q-School : les 45 qualifiées pour la finale !

En parallèle du BMW Ladies Championship avait lieu la seconde étape de la Q-school du LPGA Tour. La seule Française engagée a été éliminée, et l’amateur Gianna Clemente poursuit l’aventure !

On connaît les noms de ces jeunes femmes qui ont réussi à franchir la seconde étape de la Q-school permettant de gagner sa carte sur le LPGA Tour.

Elles étaient 198 au départ, et elles ne sont plus que 50 à continuer l’aventure. Parmi elles des noms connus comme Dottie Ardina, Kim Kaufman qui n’en sont pas à leur première tentative de retour sur le LPGA Tour. Ces joueuses font le yoyo depuis plusieurs années entre l’Epson Tour et le LPGA Tour, et chaque année on se demande si elles vont pouvoir conserver leur carte.

Agée de 31 ans, la Philippine Ardina fut rookie sur le LPGA Tour en 2014, et l’Epson Tour, et elle vient de boucler une nouvelle saison sur ce circuit tout en ayant joué cinq tournois sur le LPGA Tour. Si elle n’a jamais décroché de victoire sur le plus haut niveau mondial, elle s’est imposée sur l’Epson Tour en 2022.

De son côté, l’Américaine Kim Kaufman affiche 34 ans et une saison de rookie en 2014, également. Rookie en 2013 sur l’Epson Tour (Symetra Tour), elle fut victorieuse à trois reprises sur ce circuit.

Elles tenteront, du 4 au 8 décembre, de rentrer dans le Top 25 qui aura la chance de gagner ses droits pour la saison 2026 du LPGA Tour.

Contrastant avec le profil sénior de ces joueuses, huit joueuses amateurs sont entrées dans ce Top 45. Et certaines se sont déjà faites un nom au travers d’épreuves prestigieuses.

Ainsi, l’Américaine de 17 ans Gianna Clemente, que tous les observateurs attendaient avec impatience, dans ce tournoi vient de franchir une étape décisive aux côtés de joueuses expérimentées, qui ne parviennent pas stabiliser leur situation sur le LPGA Tour. L’Espagnole Carolina Lopez-Chacarra se qualifie également, avec le score de –7. Elle avait terminé 36e de l’US Women’s Open et à 22 ans, elle semble prête pour aborder une évolution de son parcours sportif, en jouant chez les pros.

La joueuse native de la Barbade, Elily Odwin, entre également dans ce champ des qualifiées. Elle fut la première représentante de son pays à se qualifier pour l’US Women’s Amateur et le US Girls junior, la même année.

De nombreuses joueuses évoluant sur l’Epson Tour sont venues tenter leur chance dans cette épreuve, et une poignée d’entre elles a réussi à se qualifier. Il s’agit des Américaines Zoé Antoinette Campos, Laura Wearm, Samantha Vodry, Annabelle Pancake-Webb, Dorsey Addicks, Sabrina Iqbal, la Sud-coréenne Min A Yoo, la Canadienne Brigitte Thibault, la Thaïlandaise Alexis Phadungmartvorakul ou encore l’Australienne Jennifer Elliott.

Du côté du Ladies European Tour, la Slovène Pia Banik, 21 ans, vient de réussir cette première étape qui beaucoup souhaitaient la voir franchir avec succès. Dans la dernière journée, elle a rendu une carte de 69 lui permettant de remonter de la 52e à la 29e place.

L’Autrichienne Emma Spitz excelle dans ce semaine qualificative, en terminant 4e à –10, tout en ayant joué 65 au second tour. La Thaïlandaise Cholchevas Wongras se classe 12e à –8, avec l’Allemande Polly Mack.

Enfin, trois joueuses amateurs viennent de franchir le Cap du professionnalisme, pour aborder cette épreuve. Il, s’agit de l’Espagnole Carla Bernat Escuder, qui na remporté l’Augusta National Women’s Amateur, cette année, et qui termine 39e à –3, alors qu’elle était encore classée 42e à la veille de ce dernier tour.

Ensuite, en haut du leaderboard, se trouvent la Malaisienne Mirabel Ting qui partage la première place avec la Japonaise Kokona Sakurai. Ting termina 8e de l’Augusta National Women’s Amateur, en 2024, et elle fit sa première apparition sur le LPGA Tour, en Malaisie, lors du Maybank Championship, la même année.

En 2025, elle évolua sur à l’Evian Championship, grâce à une invitation et fut sélectionnée pour la Arnold Palmer Cup en 2023, 2024 et 2025 avec une victoire cette année.

Quant à Kokona Sakurai, elle est agée de 21 ans et elle évolue sur le Japan LPGA où elle a décroché 5 victoires, sur un total 11. Elle est apparue sur le LPGA Tour en 2024, lors du British Womens Open en 2023, où elle termina 50e, et lors de l’US Women’s Open, en 2024.

Elles terminent ce tournoi avec le score de –14 et une carte de 64, vierge de bogey, et elle donne déjà le sentiment de s’inscrire dans la lignée des sœurs Iwai.

Enfin, dans cette partie du tableau des scores, notons la présence de quatre joueuses Chinoises. La Chine qui progresse dans sa filière de nouveaux talents et dont les joueuses sont de plus en plus à surveiller. Passée professionnelle en 2022, Shuying Li est la mieux classée avec un score de –9, à la 8e place. Dans cette dernière journée elle signe une carte de 65 dont la suite de 9 birdie fut stoppée par un double bogey au trou n°18. Lors du premier tour elle signa un eagle sur le Par 5 du trou n°13. 

L’Epson Tour comme lot de consolation

Ce sont donc 138 joueuses qui ont échoué à entrer dans ce Top 45, dont certaines n’avaient au départ aucune chance d’y parvenir. Parmi elle la Française Emma Broze qui a manqué 7 Cut en 15 départs. A 30 ans, la Française qui fut rookie en 2020, soit très tardivement, pour construire une carrière pro au plus haut niveau. Broze a cumulé neuf bogey, un quadruple bogey et deux doubles contre seize birdie, en quatre jours.

La Finlandaise Kiira Riihijarvi échoue également, en sortant du LPGA Tour où elle n’a pas réussi à intégrer le Top 100. La Mexicaine Maria Fassi ne reviendra pas sur ce LPGA Tour où elle a toujours eu du mal à y évoluer. Classée 77e de cette saison, la Mexicaine existe dans ce milieu professionnel grâce à son allure, mais en aucun cas par ses résultats. Agée de 27 ans, le cas de Maria Fassi interroge. A-t-elle réellement les moyens de faire carrière au plus haut niveau mondial ?

La Canadienne Maddie Szeryk jouera, elle aussi, une saison de plus sur l’Epson Tour, tout comme l’Américaine de 29 ans, Lakareber Abe, et la Porto Ricaine de 31 ans Maria Torres. Parmi ces joueuses dont la carrière est sur une voie de garage il y a l’Américaine Britney Yada, 34 ans, qui est abonnée à l’Epson Tour après avoir été rookie sur le LPGA Tour en 2017.

Plus curieux est le manque de performance de l’Allemande Alexandra Forsterling, qui a rejoint le LPGA Tour en 2024. Vainqueur à 4 reprises sur le Ladies European Tour, Forsterling a déjà franchit le Cut de deux Majeurs, en 2024. L’US Women’s Open (51e), et le British Women’s Open (60e). Agée de 25 ans, elle va bénéficier de la possibilité de prendre plus d’expérience en évoluant une année sur l’Epson Tour, où elle peut y signer une victoire.

L’Américaine Brianna Navarossa, qui a remporté, en équipe, l’Aramco Team Serie en Corée du sud, et qui termina seconde du Dutch Ladies Open, échoue à la 128e place, à +6 en compagnie de joueuses comme l’Australienne Su Oh, les Américaine Riley Rennell et Christine Wang ainsi que la Suédoise Dani Holmqvist, et l’Italienne Alexandra Fanali.

L’Australienne Sarah Kemp n’a pas réussi, elle aussi, malgré son expérience, à entrer dans le Top 45, Tout comme les Américaines Latana Stone et Caroline Canales.

Une Q-school dont le niveau est de plus en plus relevé et qui nécessite d’arriver avec son meilleur niveau de golf.

Le classement final => ICI

BMW Ladies Championship : une 13e victoire pour Sei Young Kim !

Inébranlable jusqu’au bout, sur un parcours où le vent a un peu faibli, la Sud-coréenne de 32 ans, leader depuis le premier jour, et auteur de la carte la plus basse de la semaine, s’est imposée sans avoir de concurrente à la hauteur de son talent !

Partie dans le dernier groupe, avec le score de –19, et quatre coups d’avance sur l’Américaine Yealimi Noh et la Japonaise Nasa Hataoka, la Sud-coréenne Sei Young Kim avait, devant-elle, un challenge. Rester leader et ne pas craquer sous la pression, avec sa famille au bord du parcours venue l’encourager. Avec un vent qui venait de faiblir, par rapport au reste de la semaine, tout en restant bien présent, des positions de drapeaux un peu plus accessibles, il fallait se douter que celles qui avaient déjà réussi à jouer sous le Par, depuis trois jours, allaient profiter de ce moment pour rendre une bien meilleure carte.

Mais c’était aussi donner une meilleure chance à Sei Young Kim d’alourdir le score et de se détacher un peu plus en haut du classement. Comme au second et au troisième tour, elle débutait sa journée par un bogey, et cette fois-ci sur le par 3 du trou n°3. Ce qui n’entama pas son moral, puisqu’elle réagissait en alignant trois birdie, dès le Par 4 du trou n°5. Au neuf, elle en rentrait un autre, se retrouvant à –22, et la seule à franchir la barre symbolique de –20.

Derrière elle, au classement, on retrouvait ses camarades de jeu Yealimi Noh à -18 et Nasa Hataoka à –17. Puis, plus bas, le drapeau Français apparaissait, enfin, dans ce haut du leaderboard, avec une Céline Boutier qui venait d’abord le retour, tout en ayant trouvé trois birdie à l’aller, pour se classer à –16. Mais la Française conservait ses 6 coups de handicap, acquis dès la première journée, qui furent d’ailleurs de sept au premier tour, puis de six au second. Et cet écart serait insurmontable pour elle, durant cette dernière journée.

Néanmoins, le public Français et les supporters de la joueuse Parisienne, installée au Texas, affichaient un enthousiasme débordant. Et grâce à ces tournois à champ limité, et un bon résultat Céline Boutier bénéficiait de cette exposition médiatique dont elle n’a pas bénéficié durant une grande partie de la saison. Et il faut dire reconnaître que ce n’est pas avec une 20e place dans un Majeur que l’on peut attirer l’attention de la production TV du LPGA Tour.

Au trou n°10, Sei Young Kim réalisa un Par et ce fut un moment de flottement pour elle, qui débuta. Mais à la différence de ces partenaires de jeu, elle évita de concéder un bogey, ce qui ne fut pas le cas de Nasa Hataoka, qui rétrogradait de –17 à –16, en sortant du green du 10. Alors que Yealimi Noh allait connaître le même sort, sur le Par 3 du 13.

De son côté, Céline Boutier affichait un jeu solide et l’on regrettait qu’elle n’ait pas réussi à jouer plus bas que 69 au premier tour, car elle est apparue très performante dans ce 4e tour, en capacité de jouer ce golf qui a fait d’elle une championne, à six reprises, sur le LPGA Tour.

Alors que le trio Kim, Hataoka et Noh sortait du 12, Boutier se plaçait 3e à –17, grâce à un quatrième birdie, et le premier du retour. La Japonaise Rio Takeda, et rookie, grimpait seule à la seconde place, à –18, derrière une Sei Young Kim qui avait du mal à se laisser des putt à bonne distance, pour rentrer plus de birdie.

Mais si le vent venait un peu de faiblir en même temps que le rythme de la Sud-coréenne, chacun retrouvait de la vigueur à l’approche des cinq derniers trous.

Sur le Par 4 du 14, Sei Young Kim trouva le green à moins de 2 mètres du mat, lui laissant largement une chance de birdie. Qu’elle saisit pour porter son score à –23. Hataoka en profita, elle aussi, pour effacer son birdie du 10 et revenir à –17, avec un putt à 2 mètres, tandis que Yealimi Noh, armée de son long putter, se battait pour retrouver le chemin du birdie, après son bogey du 13. Et ce combat allait durer jusqu’à la fin de cette partie pour l’Américaine.

Dans le même temps, Céline Boutier ajustait sa mise en jeu sur le fameux Par 3 du trou n°15, se laissant un putt à environ 3 mètres, qu’elle réussit, sans trembler, lui offrant un cinquième birdie. Et c’est à la 2e place qu’elle apparaissait, à –18, avec encore une chance d’eagle sur le Par 5 du 17, à venir.

Le clan Français se mit alors rêver d’une fin de tournoi en –20 pour celle qui crevé tous les plafonds de verre, du golf féminin français, à l’international.

A Lim Kim jouait également bien et affichait cet enthousiasme démonstratif qui a construit une partie de sa notoriété. Elle se retrouvait à –17, après 15 trous, avec Nasa Hataoka et Yealimi Noh, tandis qu’à –16 évoluaient Na Rin An, Hye-Jin Choi et Lindy Duncan, toutes les trois au club house. Les trois joueuses ayant très bien réagi dans cette journée en signant des cartes très basses. Une de 63 pour les deux Sud-coréenne et une de 65 pour l’Américaine.

Sei Young Kim victorieuse en solitaire

Dominant ce tournoi depuis le début, nul ne voyait plus comment la Sud-coréenne de 32 ans allait manquer l’immanquable à quatre trous de la fin. Mais le vent soufflait encore très fort et il allait compliquer la fin de journée de toutes celles encore sur le parcours. Au 15, Hataoka frôla la pénalité avec une mise en jeu qui partit très à droite, alors que le vent soufflait vers la gauche du green. Tandis que Sei Young Kim parvint à serrer le mat, se laissant une balle à environ 2 mètres du trou. Enfin, Yealimi Noh jouait, elle aussi, avec précision, sur ce trou très exposé au vent, en plaçant sa balle à environ 3 mètres du mat.

Avec ce sixième birdie, Sei Young Kim s’envolait à –24, laissant derrière elles des joueuses qui ne pouvaient qu’espérer se disputer pour la seconde, la troisième ou la quatrième place.

Et la Française Céline Boutier était de celle-ci. Jouant sur le 16, au même moment, Boutier tenta de gagner un birdie de plus, mais son approche du mat laissait sa balle à environ 8 mètres du trou. L’heure de faire trembler une dernière fois le tableau des scores approcha, avec l’épreuve du Par 5 du 17. le groupe de Céline s’y attaqua d’abord. En tentant le green au second coup, avec un bois, la Française joua bien dans l’axe du mat, mais sa balle fila à droite et tomba dans le bunker au bord du green. Contrainte de jouer un troisième coup dans le sable, elle eut finalement un premier putt trop long pour réaliser le birdie. Une mince chance s’ouvrait encore devant elle, au 18, pour cocher la case birdie, une dernière fois.

Rio Takeda, qui venait de sombrer au classement, après un bogey au 14 et un double au 15, joua son putt de 1,50 mètre, trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, tuant une nouvelle opportunité de birdie. Seule Somi Lee signait un birdie sur ce Par 5, pour revenir à –15, après son bogey du 14.

Le groupe de Sei Young Kim se présenta alors sur le fairway du 17. Contrairement à Boutier, elle trouvait le bunker de gauche au second coup. Et ce green démontrait à quel point il était bien défendu, avec un accès assez étroit. Yealimi Noh resta courte du green tandis que Hataoka réussissait le meilleur coup, en plaçant sa balle à 10 mètres, sous le green, et une petite chance d’eagle, mais une grande pour birdie.

La sortie de bunker de Sei Young Kim ne fut pas assez longue pour lui laisser un putt court. La Sud-coréenne ne trouverait ni eagle ni birdie sur ce Par 5. Pas plus que Yealimi Noh alors que Hataoka ajusta son putt pour eagle afin de se laisser un putt d’environ 80 centimètres, pour birdie.

Le 18 serait donc une formalité pour Sei Young Kim qui tenta, quand même de se laisser une chance de birdie, avec une balle qui se bloqua rapidement sur un green assez souple, à un peu plus de 4 mètres, sous le mat. Hataoka joua le début du green tandis que Noh fut la plus agressive en envoyant sa balle derrière le mat, à environ 2,50 mètres.

Mais cette distance ne fut pas suffisante, pour l’Américaine, qui était en délicatesse avec son putting, depuis un bon moment. Alors que la Japonaise venait de retrouver confiance dans le sien, et bien que loin du trou elle signa une belle ficelle pour un dernier birdie. Quant à Sei Young Kim, elle concluait ce tournoi avec un Par, et un score largement au-dessus de tous les autres. « Je crois qu’il m’a fallu plus de dix ans pour remporter une victoire devant ma famille et mes amis », confiait Sei Young Kim en conférence de presse. « Cela représente beaucoup pour moi. C’est un tournoi que je voulais vraiment gagner, et je trouve que je ne peux pas exprimer tout cela avec des mots. J’ai vraiment bénéficié de l’énergie positive de tous les fans, et j’en suis vraiment reconnaissante », ajoutait-elle. Puis elle décrivit ses sensations en ce début de journée : « j’étais vraiment nerveuse au début, car cela faisait longtemps que je n’avais pas joué dans le dernier groupe », confiait Sei Young Kim. « Du coup, je me suis vraiment remise en question. J’ai raté une occasion de birdie au premier trou, et j’ai fait un bogey ensuite. Et A Lim me poursuivait d’un coup. C’est une joueuse très agressive », confia Sei Young Kim qui n’a rien à envier à sa compatriote. « Alors, je me suis dit que je devais jouer de manière agressive également. Cet état d’esprit a été le mien jusqu’à la fin. Et je me souviens que mon père me disait toujours de ne pas reculer quand j’étais nerveuse. Et j’ai essayé de garder cet état d’esprit », expliquait-elle.

Brillante 3e, Céline Boutier s’est également confiée sur sa journée : « je suis plutôt contente de ce résultat. Je ne savais pas à quoi m’attendre en début de semaine, mais je suis contente d’avoir un peu lutté et de m’être donné quelques chances, même avec un vent très fort. Je suis donc plutôt satisfaite de mon niveau de jeu tout au long du tournoi », confiait la Française.

Puis elle s’exprima sur son jeu : « il y a certainement des points positifs. J’ai vraiment l’impression que j’aurais pu améliorer quelques coups, Ici et là. Surtout au départ. Mais vu ma forme du moment, je suis plutôt satisfaite du résultat », concluait Boutier sur ce sujet, tout en précisant qu’elle va s’accorder une semaine de repos, en Corée du sud, avec ses parents, avant de partir en Malaisie.

La seconde Française engagée dans ce tour termine 56e à –4. Pauline Roussin-Bouchard n’a pas été dans le coup dans la première journée et elle a seulement trouvé le bon rythme, lors du dernier tour, en jouant 69.

Le classement final => ICI

Les 13 victoires de Sei Young Kim

2015

  • Pure Silk Bahamas LPGA Classic
  • Lotte Championship

2016

  • JTBC Founders Cup
  • Meijer LPGA Classic

2017

  • Citibanamex Lorena Ochoa Match Play

2018

  • Thornberry Creek LPGA Classic

2019

  • LPGA Mediheal Championship
  • Dana Open
  • CME groupe Tour Championship

2020

  • KPMG Women’s PGA Championship
  • Annika Driven by Gainbridge at Pelican

Le résumé du jour en vidéo

BMW Ladies Championship : S.-Y. Kim à un tour de la victoire ?

La Sud-coréenne est favorite pour la victoire, mais ce dernier tour peut réserver des surprises dont le golf a le secret.

Comme la veille, le vent a accompagné les joueuses jusqu’au terme de la journée et c’est avec cet élément qu’elles ont toutes appris à composer. Mais peu parviennent à évoluer sous le Par, et le leader ne semble pas avoir d’adversaire pour lui barrer le chemin vers la victoire.

Contrairement au vent, la Sud-coréenne Sei Young Kim ne faiblit pas, continuant de progresser en haut du classement provisoire, et il y a désormais de fortes chances qu’elle s’impose dimanche. Car c’est souvent en étant très à l’aise sur un parcours, en y prenant un avance confortable, qu’elle a décrocher la victoire sur le LPGA Tour.

Partie dans le dernier groupe, avec l’Américaine Brooke Mathews et la Japonaise Rio Takeda, Kim a quand même rencontré des difficultés sur les neuf premiers trous, en concédant deux bogey. Le première, au trou n°4, après trois Par, et le second sur le green du Par 4 du 9. Entre temps, elle avait signé trois birdie de sorte qu’elle aborda le trou n°1 avec le score de –1 journée. Et ce fut un trou gagnant pour la Sud-coréenne qui y signa un nouveau birdie. Elle se retrouvait alors à –18, devant l’Américaine Brooke Matthews, qui surprenait en se maintenant en haut du classement, et surtout à la seconde place, en étant capable de suivre celle qui détient 12 victoires sur le Tour, à 32 ans.

Matthews parvenait à rester dans cette position de chasseuse grâce à un eagle sur le Par 5 du trou n°2. Mais l’Américaine, qui a joué 65 au premier tour et 64 au second, montrait quelques signes de faiblesse qui se concrétisèrent rapidement. Ce fut d’abord un bogey sur le Par 4 du trou n°4, qu’elle effaçait pas un birdie sur le Par 5 du 6, puis un second bogey sur le Par 4 du 11. De sorte qu’elle se retrouva avec deux coups de retard sur Sei Young Kim, qui venait de concéder le Par, sur même trou n°11. Cependant, la Sud-coréenne voyait son avance de coups se réduire dans ce moving day, et rien n’interdisait qu’une autre joueuse se place co-leader, où passe seule en tête.

La Japonaise Nasa Hataoka, qui fit une bonne opération la veille, jouait devant, dans l’avant dernier groupe, avec Céline Boutier et Hyo-Joo Kim.

La numéro un Française était enfin dans le bon rythme, mais sa première journée qui lui avait fait prendre du retard sur le leader, pèserait encore jusqu’à la fin de ce troisième tour.

Quant à Hyo-Joo Kim, elle vivait péniblement cette journée, en ayant concédé quatre bogey à la suite, du par 5 du trou n°2 au Par 4 du trou n°5. Et ensuite, on ne revit plus la Sud-coréenne qui venait de passer de –13 à –9, dans le Top 5.

Un retour spectacle et piégeux

Les organisateurs de ce tournoi nous ont habitué à faire évoluer les joueuses sur de très beaux parcours, mais aussi assez difficiles. Et celui choisi cette année, s’il offre des vues exceptionnelles, comporte quelques pièges, et une excellente défense qui s’appelle le vent.

Jouer parfois un à deux clubs de moins, et sous le vent peut être la solution pour faire tomber la balle une bonne dizaine de mètres avant la zone cible, puis de la laisser rouler.

Un brin trop attaquante, l’Américaine Brooke Matthews paiera le prix fort de presque tous ses mauvais coups, tandis que Sei Young Kim progressera plus stratégiquement.

Mais les green jouèrent également un rôle important dans cette journée, et trouver la bonne ligne de putt ne fut pas donné à toutes les joueuses. Ainsi, Brooke Matthews trouva le green du Par 3 du 13 à environ 6 mètres à droite du mat. Son premier putt fut un peu trop appuyé et sa balle dépassait d’environ 1,20 mètres. A cette distance, sur ce parcours, le putt pour le Par reste faisable, mais en faisant preuve d’assurance et de concentration. Mais sa balle passa franchement à droite et elle eut un troisième putt pour en finir. Ce nouveau bogey l’empêchait de suivre le rythme de Kim, et la mettait sous la pression de joueuses comme Nasa Hataoka et Yealimi Noh, qui étaient bien plus à l’aise qu’elle, sur le retour.

Hataoka se retrouvait donc à –15, un coup derrière l’Américaine, alors que Yealimi Noh jouait –4 journée, et qu’elle pointait à –14, après 15 trous.

Quant à Céline Boutier, elle jouait –3 journée, après 13 trous, et se retrouvait à la 5e place, avec le score de –13 en compagnie de Somi Lee et de Rio Takeda.

Les derniers trous allaient donner du fil à retordre à Matthews qui allait encore perdre du terrain.

Sur le Par 3 du trou n°15, ce fameux trou spectacle, elle manquait totalement sa mise en jeu avec une balle qui termina sa course à gauche, sur le départ du 16, à la limite de l’obstacle d’eau. Elle tenta de remettre sa balle sur le green, loin en contre bas, mais c’est dans le rough, le long de l’escalier qui mène au green, qu’elle fit tomber sa balle. Un nouveau chip envoyait sa balle sur le green tout en la faisant rouler bien après au mat. Manquant les deux putt qui suivirent, elle concédait un triple bogey qui la faisait passer de –16 à –13, laissant Nasa Hataoka, prendre la seconde place, avant que Yealimi Noh ne la rejoigne.

De son côté, Sei Young Kim avait du mal, après un nouveau birdie, qui la faisait passer à –19, sur le green du Par 5 du 12, à progresser. Et sur le Par 4 du 16, la Sud-coréenne concédait un bogey en voyant son putt dévier subitement, en même temps qu’une rafale de vent traversa le green. Sa balle déviait d’un bon mètre et elle se retrouvait à –18 avec une nouvelle chance de birdie, devant elle, au départ du Par 5 du 17. Trouvant le green au second coup, Sei Young Kim se retrouva avec un putt à gauche du mat, à environ 8 mètres. Et à cette distance on eut pu croire qu’elle allait encore voir sa balle s’arrêter devant le trou, comme elle l’avait vécu quelques trous plus tôt. Mais la balle tomba, et ce fut un eagle bienvenu qui faisait passer la Sud-coréenne de –18 à –20, confortablement en tête, à l’approche du 18. Un dernier trou où elle ne parvint pas signer le Par, après avoir trouvé le bunker de green, à gauche, près de la tribune, et qu’elle eut la pente du green à gérer pour ne pas trop faire rouler sa balle. Se retrouvant avec un putt en montée, son putt fit passer sa balle un peu à gauche. Ce fut un bogey.

Céline Boutier termina sa journée, juste avant, avec un retour qui ne lui rapporta aucun coup supplémentaire, puisqu’elle allait d’un bogey à un birdie, deux fois de suite, pour conclure au 18 avec un Par.

Elle signait une nouvelle carte de 69, comme au premier tour, et bien que classée 4e, avec Somi Lee, Rio Takeda, et une Brooke Matthews qui a réussi à limiter la casse, elle reste à 6 coups d’un leader qui ne semble pas faiblir, tour après tour.

Sei Young Kim qui compte quatre coups d’avance sur Noh et Hataoka, qui partageront sa partie, alors que Boutier évoluera, encore une fois, dans l’avant dernier groupe, mais Rio Takeda et Somi Lee. « Les membres de ma famille sont présents, ainsi que des amis » expliqua Sei Young Kim. « Cela me procure beaucoup d’énergie, et en même temps je suis nerveuse car je veux bien faire », ajoutait-elle. « Ce fut une journée difficile. La plus dure je pense. Ca me rappelle celle au pays de Galles, car le parcours et le niveau de difficultés sont identiques. Je pense que le vent n’était pas aussi fort au Pays de Galles. J’ai néanmoins eu de nombreuses occasions et de très bonnes, avec cet eagle. Pour demain, il faudra juste faire face à la situation, peu importe ce qu’elle sera. Je pense que demain ce sera vraiment un combat contre moi-même » avouait Kim. « Et c’est valable dans tous les sports. Je vais aller m’entraîner au putting, dîner avec du poulet Gochujang et passer une bonne nuit de sommeil ».

A l’approche de cette dernière journée, Sei Young Kim est donc largement favorite, mais il faut rester prudent, car une défaillance peut très bien placer des joueuses comme Yealimi Noh, Nasa Hataoka, Somi Lee et Céline Boutier, en lice pour la victoire.

Le classement provisoire => ICI

Le résumé de la journée