Blue Bay LPGA : Delacour et Nadaud passent le Cut

Sur ce parcours que l’on sait battu par le vent, les deux Françaises engagées dans ce tournoi ont franchi le Cut. Mais elles sont loin derrière le leader qui pointe à –11, après une seconde journée en –6.

C’est fait ! les deux premières journées de ce quatrième tournoi de la saison sont achevées et l’on peut tirer un premier bilan de ces journées.

Tout d’abord, le parcours est toujours aussi somptueux et télégénique. Ensuite, le vent est la principale défense que les joueuses doivent affronter. Ensuite, les Chinoises sont au rendez-vous de leur tournoi, même si quelques têtes d’affiches n’ont pas connu la réussite attendue. Notamment Ruixin Liu, détentrice de sept victoires américaines sur l’Epson Tour, dont la dernière date de 2024. La Chinoise de 27 ans a concédé de nombreux bogey, toute la journée, et un double sur le Par 4 du 13, qui l’a faite plonger à +4. Un score dont elle n’a pas réussi à se relever, mais qui ne l’empêche pas de franchir le Cut.

Sa compatriote Yahui Zhang, qui a bénéficié d’une dérogation, pour accéder à l’Epson Tour, alors qu’elle n’avait pas encore 18 ans, n’a rentré qu’un seul birdie, contre un bogey à l’aller et cinq au retour. La joueuse de 20 ans, rookie l’an dernier, manque le Cut d’un coup. Enfin, Xiaowen Yin, dont les débuts sur l’Epson Tour furent particulièrement remarqués, se classe 91e à +9, après une seconde journée en +6. Celle qui termine 2e de la Race for the Card, en 2022, et 12e de la Q-série l’année suivante, et qui a réussi à se maintenir dans le Top 100 de la Race to CME, depuis deux ans, n’a jamais été dans le coup depuis jeudi.

En revanche, Yu Liu est au rendez-vous, à la seconde place, à –10, tout comme Weiwei Zhang à –7. La première a joué –6 dans ce second tour alors que la seconde s’est contentée d’un –1, après carte de 66 du premier tour. « Je ne dirais pas que j’ai fait un parcours sans faute, surtout ici. Faire des erreurs c’est inévitable. Mais je suis très contente du score que j’ai réalisé et la façon dont je me suis comporté sur le parcours », a déclaré Yu Liu, caddeyée, cette semaine, par Justin Dunbar qui a caddeyé des joueuses comme Pajaree Anannarukarn ou Mao Saigo.

Ruoning Yin a fait le show en signant un trou en un, sur le Par 3 du 7, en s’étant élancée du trou n°10. Après un aller négocié en +1, à cause de deux bogey contre un birdie, l’ancienne et éphémère numéro un mondial, en 2023, s’est ressaisie dès le Par 5 du 3, en allant chercher un nouveau birdie. Puis, cet eagle l’a propulsé à –6, avant qu’elle ne retombe à –5, à cause d’un dernier bogey au 9. « J’ai joué un fer 8, mais sur les derniers trous mon swing n’était pas vraiment au mieux. Donc j’ai simplement cherché à retrouver mon swing sur ce coup », confia la Chinoise et amie de Thitikul, à propos de ce trou en un. Ruoning Yin qui peut compter sur de nombreux soutiens, dont sa mère et les fans : « je suis plutôt introverti en dehors du parcours. Je n’aime pas trop que l’on m’aborde. Mais quand je suis sur le parcours je suis plutôt extravertie. Les fans sont incroyables cette semaine. Surtout que j’ai débuté de bonne heure aujourd’hui, et je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde pour me voir jouer. Mais c’est super ! », ajoutait la Chinoise de 23 ans.

Enfin, on retrouve, cette semaine, des têtes connues dans le haut du classement. C’est le cas de l’Américaine Auston Kim, qui pointe à la 3e place et qui affirme son talent sur le LPGA Tour. A 25 ans, pour sa seconde année sur le Tour, Kim réalise un très bon départ dans ce tournoi, après sa 18e place en Thaïlande et une deuxième à Singapour. Sur ces deux journées, Auston Kim se montre régulière avec une première carte de 67 et une autre de 68. « J’ai bien débuté cette journée, avec deux birdie. Et j’ai réalisé un super eagle sur le Par 5 du 8. Mais au 9 il y eu ce malheureux bogey et beaucoup de Par au retour. C’est un peu frustrant mais j’ai réussi à terminer avec un bon birdie, donc dans l’ensemble ce fut une bonne partie », confiait l’Américaine peu après avoir clôturé sa journée. « Nous avons encore eu beaucoup de vent, et je le savais. Je savais qu’il fallait rester concentrée et que si jouais bien ça irait », ajoutait-elle. « Ce matin, au réveil, je ne me sentais pas bien. C’est cette période du mois avec les petits tracas féminins, mais je suis assez fière d’avoir réussi à surmonter ça, et à passer une bonne journée, malgré tout », expliqua Austin Kim qui ne fait pas toute une histoire sur ce sujet, contrairement à la patineuse Amber Glenn, qui dénonçait le fait que personne ne parle jamais des menstruations des sportives, en période de compétition. Et bien c’est fait, et les golfeuses ont manifestement un mental qui leur permet de mieux surmonter ces moments.

Les Sud-coréennes sont également au rendez-vous comme A Lim Kim, quatrième à –7 avec Weixwei Zhang et la Japonaise Ayaka Furue, elle aussi figure du golf mondial féminin.

Et en tête, une fois n’est pas coutume, c’est Mi-Hyang Lee qui est venue inscrire son nom grâce à une seconde carte de 66. La trentenaire qui fut rookie en 2012, et qui a décroché deux victoires, se rappelle au bon souvenir de chacun avec cette prise de pouvoir, à –11 total. Elle franchit son 3e Cut, en trois départ, depuis le début de la saison, et elle ne concède aucun bogey dans cette journée. « Le vent soufflait plus fort que prévu, ce matin. Mais c’était quand même mieux qu’hier après-midi », confiait la Sud-coréenne. « De fait, je n’étais plus habituée au vent, bien que la direction était assez similaire. Donc ce n’était pas si difficile à jouer. J’ai rentré pas mal de putt, et je pense que cela m’a donné confiance », expliquait M-H Lee. «  Et puis comme les green sont assez vallonnés, je me suis concentrée sur les putt. J’ai réussi à en rentrer beaucoup et je pense que c’est pour cette raison que j’ai fais beaucoup de birdie, et aucun bogey », ajoutait-elle.

Le Top 10 est complétait par la Thaïlandaise Pornanong Phatlum, que l’on avait plus vu aussi bien classée depuis plusieurs saisons. Phatlum qui pointe à –6 dans un groupe où se trouvent, également, Aditi Ashok, Mary Liu et Youmin Whang.

Hye-Jin Choi est encore dans la partie haute du tableau des scores, avec le score de –5 à la 11e place, en compagnie de Esther Henseleit et Ruoning Yin.

La Chinoise Muni He, et compagne du pilote de formule 1, Alexander Albon, réalise une bonne journée en jouant 69 ce qui la place à la 14e position, avec l’Américaine Alexa Pano.

Sa compatriote Lindy Duncan franchit le Cut à la 23e place, avec le score de –2, alors que Bailey Tardy, vainqueur il y a deux ans, dans son année de rookie, est 28e à –1 avec la Suissesse Albane Valenzuela.

Pour sa première saison sur le LPGA Tour, l’Américaine Yana Wilson confirme son potentiel et franchit, elle aussi, le Cut, mais avec un score de +1, sur un parcours qu’elle découvre. Laney Frey (+1), Laetitia Beck (Par), Briana Chacon (+2), Melanie Green (+3), Erika Hara (-2), Gina Kim (+4), sont les autres joueuses issues de l’Epson Tour à franchir le Cut.

Des premiers points de Race pour Nadaud et Delacour

C’est une bonne nouvelle que de voir les Françaises Nastasia Nadaud et Perrine Delacour franchir le Cut du premier tournoi du LPGA Tour de leur saison. Surtout pour Nastasia Nadaud qui a fait le grand saut du LET vers le plus haut niveau mondial, sans passer par la case Epson Tour. Ces dernières années les Françaises qui ont tenté l’aventure du LPGA Tour, en venant du circuit européen, ont eu du mal à y rester, et seule Perrine Delacour, Céline Herbin, Joanna Klatten, Karine Icher et plus encore Céline Boutier, ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Mais avec des résultats très différents.

Agathe Laisné s’est cassée les dents sur le LPGA Tour, comme bien d’autres, et Adela Cernousek entame une saison sur l’Epson Tour, avoir été invisible sur le LPGA Tour, en 2025.

De fait, l’arrivée de Nastasia Nadaud sur le Tour est fondamentale pour l’avenir du golf féminin français, et sa saison va être suivie à la loupe. Pour le moment, la Française de 21 ans marque un point important, tant sur le plan sportif que psychologique, en franchissant ce premier Cut, puisqu’elle va ouvrir son compteur de la Race to CME, dès dimanche soir. Actuellement classée 84e mondial, Nadaud pourrait bien rentrer dans le Top 100 de la Race, cette saison, bien que l’on a vu combien Pauline Roussin-Bouchard et Perrine Delacour ont eu du mal à intégrer ce classement, ces dernières années. Par ailleurs, sa méconnaissance des circuits américains va peser sur ses prochains résultats, et la présence d’un caddie connaissant le circuit sera d’une grande utilité pour elle.

Quant à Perrine Delacour, elle a l’expérience. Ce qui lui manque c’est la stabilité mentale. Un point qui lui a encore fait défaut l’an dernier. Ce premier Cut franchi devrait la rassurer, et ce qui va être intéressant de suivre, ce week-end, c’est sa progression au niveau des scores. Deux cartes de 73 ne sont pas vraiment le reflet de ce la joueuse nordiste est capable de réaliser, et c’est là le point qui va permettre de jauger la Française, dans ce premier tournoi.

Le moving day va réserver des surprises, et nul doute que le classement va encore évoluer, et que malgré un handicap de deux, trois ou quatre coups, les joueuses du fond du Top 10 sont capables de remonter sur le leader.

Rendez-vous, dès 05h00 du matin, pour suivre cette troisième journée.

Le classement provisoire => ICI

Atlantic Beach Classic : l’essentiel à savoir

C’est la 3e édition de ce tournoi qui marque, cette année, l’ouverture de la saison de l’Epson Tour.

Le champ de joueuses

Ce sont 120 joueuses au départ de ce premier tournoi de l’année, qui se déroule sur trois tours, avec un Cut qui conservera les 60 meilleures, au terme des deux premières journées.

Une Française sur l’Epson Tour, cette année, et des joueuses qui redoublent, soit parce qu’elles ont échoué à rester sur le LPGA Tour, soit parce qu’elles n’ont pas réussi à l’intégrer.

Parmi elles se trouvent l’Américaine Gigi Stoll, Maria Fassi, Daniella Iacobelli, la Philippines Bianca Pagdanganan, JeongEun Lee6, Alena Sharp, Maria Torres, Madison Young, Kiira Riihijarvi, Natasha Oon, Valery Plata, Matilda Castren et Adela Cernousek.

Egalement, quelques nouvelles venues comme les Américaines Gianna Clemente et Mirabel Ting, deux joueuses qui ont été très remarquées durant leur parcours chez les amateurs. Mais aussi leur compatriote Kaleiya Romero, l’Espagnole Carla Bernat Escuder vainqueur de l’édition 2025 de l’Augusta National Women’s Amateur. Des joueuses qui seront particulièrement surveillées dans cette saison, comme l’avait été Yana Wilson l’an dernier.

Tenante du titre, la joueuse Israélienne Laetitia Beck ne participe pas à ce tournoi, puisqu’elle a terminé la saison 2025 de l’Epson Tour, dans le Top 15, et qu’elle évoluera, cette année, sur le LPGA Tour.

Les qualifiées du lundi

C’est une nouveauté, cette année, l’Epson Tour inaugure des qualifications du lundi pour certains tournois, et c’est le cas pour celui-ci.

  • Katherine Hollern – USA
  • Caroline Canales – USA

Le parcours

Situé au nord de la Floride, sur la côte atlantique, à hauteur de Jacksonville, ce parcours est situé dans un espace résidentiel et la majorité des fairway sont bordés par des villas. Plusieurs pièces d’eau sont en jeu, et l’une d’elle longe le parcours pour le traverser à la manière d’un chenal. La végétation est très floridienne, avec de hauts palmiers et des rough ras ou de larges plages de sable, entre les fairway. Ce parcours est de niveau championnat, avec un Par 71 pour 6231 mètres pour sa version la plus longue.

Ce tracé a accueilli, en 1966, le Greater Jacksonville Open, où Jack Nicklaus a signé deux eagle lors de ce tournoi, sur le trou n°18. Plus récemment, le parcours a accueilli des épreuves du Web.com Tour Championship, en 2016, 2017 et 2018.

En 2014, le parcours originale fut redessiné par l’architecte Erik Larsen selon le principe que la prise de risque doit être récompensée.

Carte du parcours : le service presse de l’Epson Tour n’a pas communiqué d’éléments.

Fiche technique du parcours : le service presse de l’Epson Tour n’a pas communiqué d’éléments.

Dotation et primes

En 2024, ce tournoi recevait une dotation de 300 000 dollars, pour une prime au vainqueur de 45 000 dollars. Depuis l’an dernier, la dotation a baissé pour descendre à 250 000 dollars, avec une prime au vainqueur de 37500 dollars.

Blue Bay LPGA : l’essentiel à savoir

Historique

Ce tournoi fut créé en 2014 et a connu cinq organisations jusqu’en 2018. Il s’est, jusqu’ici, déroulé en fin d’année, entre le mois d’octobre et le mois de novembre, sur l’île aux milliardaires de Haïnan. Un territoire dont la superficie est, à peu près, équivalente à la Belgique et au Luxembourg. L’ambiance est celle d’une riviera à la chinoise.

Ce tournoi a donc connu 5 vainqueurs différents, dont une Chinoise en la personne de Shanshan Feng, aujourd’hui retraitée du circuit depuis 2021, à seulement 32 ans, et après 14 années de présence sur le Tour.

Entre 2019 et 2023, ce tournoi a été annulé, notamment à partir de 2020 à cause de la crise sanitaire.

Le champ de joueuses

Comme l’an dernier ce sont 108 joueuses qui sont dans le champ, pour quatre jours de compétition, avec un Cut qui interviendra après deux tours, pour conserver les 65 meilleures, et ex æquo.

Outre le Top 80 qui est pris en compte, vingt joueuses bénéficient de l’opportunité de jouer en étant membre de la fédération Chinoise de golf (CGA). Parmi elles deux amateurs et deux Thaïlandaises. Mais également Yahui Zhang, 20 ans, rookie sur le LPGA Tour en 2025 et non classée à la Race to CME.

S’ajoutent les invitations sponsors, au nombre de cinq, dont Muni He et quatre amateurs Chinoises.

Parmi les têtes d’affiches, se trouvent la majeure partie des joueuses qui ont évolué à Singapour, la semaine dernière, excepté Hannah Green et Atthaya Thitikul, les deux joueuses vainqueurs de ce début de saison. Et bien entendu, Nelly Korda, qui boude la tournée asiatique.

Ce tournoi est l’occasion pour les qualifiées de la saison 2025 de l’Epson Tour, de faire leur entrée sur le LPGA Tour. Seront à suivre Mélanie Green, Yana Wilson, Briana Chacon, Erika Hara, Riley Smith, Hailee Cooper ainsi que Gina Kim.

Du côté des Françaises, Perrine Delacour et Nastasia Nadaud font leur première apparition de la saison, sur le Tour et seront les seules tricolores à évoluer dans ce tournoi.

Mimi Rhodes, Aline Krauter, Polly Mack, Chiara Tamburlini, Carolina Lopez Chacarra sont quelques-unes des européennes qui complète ce champ qu va permettre de voir évoluer de nombreuses joueuses qui débutent sur le LPGA Tour où qui ont besoin de se rattraper d’une saison passée difficile.

Les anciens vainqueurs

  • 2025 : Rio Takeda (-17)
  • 2024 : Bailey Tardy (-19)
  • 2018 : Gaby Lopez (-8)
  • 2017 : Shanshan Feng (-9)
  • 2016 : Minjee Lee (-13)
  • 2015 : Sei Young Kim (-2)
  • 2014 : Lee-Anne Pace (-16) sur 3 tours

Les invitées sponsors

  • Xinyu Wang (a) – Chine
  • Ziyan Meng (a) – Chine
  • Yaxuan Huang (a) – Chine
  • Muni He – Chine
  • Yujie Liu (a) – Chine

Les joueuses du Top 10 de l’Epson Tour 2025

  • Melanie Green – USA
  • Yana Wilson – USA
  • Gina Kim – USA
  • Erika Hara – Japon
  • Briana Chacon – USA
  • Riley Smith – USA
  • Laetitia Beck – Israël
  • Minji Kang – Corée du sud
  • Hailee Cooper – USA

Le parcours

Le Jian Lake Blue Bay fut accessible en 2012, au cœur d’un resort au bord de la mer de Chine. Il est l’œuvre de l’architecte Américain Mark E.Hollinger, de la société JMPgolf. Diplômé de l’institut d’architecture de Georgie, Hollinger a principalement œuvré dans le nord des Etats-Unis et en Asie. Il est membre de la société américaine des architectes de parcours de golf. Ce parcours est plantée en Paspalum, reconnu comme étant une graminée très résistante aux ambiances marines.

Le Jian Lake Blue Bay est typé links avec des zones de fairway et de bunker dans le style écossais. C’est un subtil mélange de parcours à l’ancienne et de parcours à l’américaine qui rappelle, également, celui du Lotte Championship, en raison de la présence de nombreux palmiers. Son niveau d’élévation va de 1 mètre à 16 mètres. Il se distingue par ses bunker, de couleur ocre, qui donnent à ce parcours un véritable caractère de terrain de jeu.

A noter que cette année la tonte du rough est annoncée plus courte de 2 centimètres.

Le record du parcours

  • 64 : Savannah Grewal (2024), Rio Takeda (2025)

Le record du tournoi

  • -19 : Bailey Tardy en 2024

Dotation et prime

Ce tournoi s’est inscrit parmi ceux recevant une dotation minimum de 2 millions de dollars. Cette somme fut allouée aux deux premières épreuves avant de connaître une augmentation symbolique de 100 000 dollars jusqu’en 2018 et une prime à la joueuse lauréate de 315 000 dollars.

Avec son retour au calendrier, après cinq années d’absence, la dotation connut une augmentation en passant à 2,2 millions de dollars pour une prime au vainqueur de 330 000 millions.

En 2025, la dotation a connu une nouvelle augmentation, en atteignant la somme de 2,5 millions de dollars pour une prime au vainqueur qui passe à 375 000 dollars. Cette année, la dotation progresse, à nouveau, et se fige à 2,6 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 390 000 dollars.

Diffusion TV

Ce tournoi est à suivre sur le site internet de la LPGA, à la rubrique News et Vidéo, puis Live stream, avec une couverture médiatique de 5 heures, sauf le dimanche qui sera de 6 heures.

  • Jeudi 5 mars : de 05h00 à 10h00
  • vendredi 6 mars : de 05h00 à 10h00
  • Samedi 7 mars : de 05h00 à 10h00
  • Dimanche 8 mars : de 05h00 à 11h00

HSBC Women’s World Championship : Green réalise le doublé !

Ce tournoi, créé en 2008, et qui a vu les plus grandes joueuses du circuit s’imposer, a encore été le théâtre d’une belle lutte pour la victoire. Et l’Australienne vainqueur en 2023, s’impose à nouveau !

A 29 ans, celle qui s’est imposée comme l’une des meilleures joueuses du monde, est entrée dans cercle fermé des 80 meilleures mondiales, en reportant un tournoi majeur pour sa seconde victoire sur le Tour. Désormais, Hannah Green, peut s’enorgueillir de faire partie des rares joueuses à avoir remporté, trois fois, le HSBC Women’s World Championship, considéré comme le plus prestigieux tournoi de la tournée asiatique du LPGA Tour.

Partie dans le dernier groupe, avec le statut de co-leader aux côtés de sa compatriote Minjee Lee, Hannah Green a bouclé son aller en 33, grâce à un birdie sur le Par 4 du premier trou, et un eagle sur le Par 5 du 8, qui lui a donné l’oxygène nécessaire, pour ne pas se faire asphyxier par l’Américaine Auston Kim, était en train de fournir un bel effort. En effet, la native de New-York, âgée de 25 ans, venait de signer deux birdie et un eagle sur ce même trou n°18, après un bogey au trou n°2. Unique joueuse du Top 5 à afficher un rythme similaire à Hannah Green, Kim enfonçait le clou sur le Par 4 du 10 pour passer à –12, et surtout, -4 pour la journée.

Mais son handicap résidait dans son départ, deux groupes devant celui du leader, de sorte qu’elle devait jouer encore plus bas, si elle voulait inquiéter l’Australienne.

De son côté, Minjee Lee était un peu plus en souffrance, avec un aller composé d’un bogey et d’un birdie qui l’ont empêché de suivre le rythme de sa compatriote et de toutes celles qui remontaient vers les premières places. Au comme, comme Kim, elle trouva un birdie lui permettant de rester au contact de sa compatriote, trois coups devant elle. Et à –12, Minjee Lee partageait la seconde place avec Auston Kim qui allait vivre des moments plus compliqués.

Roussin Bouchard entre performance et faiblesses psychologiques

Empêtrée dans une mauvaise journée, Céline Boutier continuait de s’effondrer dans le classement, et n’emmenait toujours pas, derrière elle, une ambiance et une fougue qui galvanisèrent les Français en 2023. En revanche, Pauline Roussin-Bouchard générait un net enthousiasme, en étant parvenue à se hisser dans le Top 5, après 15 trous, et un score à la journée de –2. Alternant les birdie et les bogey, la Française rentrait bien plus de putt pour améliorer son score, que pour le pénaliser. Après un aller en –1, à cause de deux bogey qui ont atténué ses trois birdie, elle passait à –9, sur le Par 4 du 10, et elle allait même atteindre le score de –10, sur le green du Par 5 du 13.

La Française de se maintint à –10, après un bogey et un Par, et au 18, elle entra un long putt pour birdie, afin de terminer sa semaine sur un note positive. Ce score de –11 total allait la propulser à la 4e place, avant que le sort ne lui offre un peu mieux.

« Je me sens vraiment bien. Même si le début de saison a été un peu difficile, et que la semaine dernière j’ai beaucoup pleuré. Ma mère est venue à mon secours cette semaine. J’ai discuté avec quelques personnes qui m’aident beaucoup, notamment sur le plan mental. Parce que je joue bien et c’est agréable de bien jouer sans avoir à attendre longtemps pour me mettre en route », confia la Française. « Evidemment, ma famille est toujours là pour moi. Peu importe l’heure. Par exemple, la semaine dernière a été un peu difficile. J’ai eu un petit coup de blues sur le parcours. Alors mon caddie est très présent et il me comprend bien. Et quand je quitte le parcours, je peu discuter avec mes parents et ils me donnent de précieux conseils. Ils sont toujours là pour moi », ajoutait Pauline Roussin-Bouchard, qui s’est confiée sur ses faiblesses psychologiques. Et cela nous ramène à un moment de la Solheim Cup lorsque Lexi Thompson avait craqué en pleine partie, face à Anna Nordqvist et que Juli Inkster était venue lui regonfler le moral.

Un retour compliqué pour les leader

Les derniers trous allaient être délicats à négocier pour Minjee Lee, Auston Kim, Angel Yin et Hannah Green, qui partirent toutes à la faute.

Minjee Lee grimpa à –13, à la sortie du trou n°14, réduisant son écart avec Hannah Green de deux coups. Angel Yin pointait à –12, seule à la 3e place, alors que Auston Kim venait de concéder son second bogey du jour, sur le Par 3 du 15, la faisant rétrograder à la 4e place à –11 devant Roussin-Bouchard.

Tout ce petit monde allait encore connaître diverses évolutions, et c’est Hannah Green qui ouvrir le bal en rentrant un birdie au 16, pour revenir à –16. Et Angel Yin d’en faire de même, après son bogey du 15, en ayant manqué le green, comme Minjee Lee, qui se retrouva plus encore à droite, dans le petit rough. Et l’Australienne de jouer trop long, sur l’attaque du green du trou suivant, envoyant sa balle dans l’eau. Après un drop, un chip et deux putt, Minjee Lee concéda un bogey au plus mauvais moment. Hannah Green joua le début du green mais elle ne parvint pas à rentrer son putt pour birdie.

L’Américaine Auston Kim termina sa journée avec un Par au 18, et les petites erreurs de Lee et Yin profitaient à Roussin-Bouchard qui grimpait à la 3e place, en étant au club house.

Au 17, c’est Hannah Green qui commit un erreur de putting, et jouant un peu trop près du bord, ce qui occasionna une virgule, de sa balle, l’empêchant de prendre un birdie de plus de plus, tout en ayant déjà une main sur le trophée.

Sur ce Par 3, Minjee Lee utilisa deux putt pour faire le Par, tout comme Angel Yin.

Le dernier groupe arriva au 18 où Minjee Lee mit en jeu à gauche, dans le rough, et Angel Yin à droite, dans le rough. Seule Hannah Green trouvait le fairway, lui permettant d’assurer un bon pour faire tenir sa balle sur le green. Ce qui ne fut pas le cas de Yin et Lee dont les balles touchèrent le green avant de filer dans le bunker. A gauche du mat, pour Minjee Lee, et à droite, pour Angel Yin. Cette dernière joua un coup assez explosif, un peu à son image, qui envoya sa balle à près de 10 mètres du trou. Au contraire, Minjee Lee exécutait sa sortie de bunker plus en finesse et se laissa un putt, pour le Par, d’environ 2,50 mètres.

Hannah Green, en disposant de deux coups d’avance sur Auston Kim, qui restait attentive à la fin de cette journée, pouvait assurer son premier putt, pour s’en laisser un dernier près du mat, pour le Par. Et ce dernier putt fut d’environ 1,50 mètres. La victoire semblait donc acquise facilement.

Angel Yin, trop loin pour assurer le Par, concéda un bogey avec son putt de retour. Ce qui la fit passer à –11, après qu’elle eut repris un coup, sur le Par 5 du 16. Minjee Lee réalisait le Par, et Hannah Green manqua le trou, de très peu, par la droite, lui offrant, tout de même, la victoire, avec un bogey.

Tout se remue ménage au niveau des scores, profitait à Pauline Roussin-Bouchard, qui se retrouvait à partager la 3e place avec Minjee Lee et Angel Yin.

Ainsi, Hannah Green décrochait sa 7e victoire sur le LPGA Tour, à 29 ans, mais elle devenait, surtout, la troisième joueuse à remporter deux fois ce tournoi. « C’est vraiment fou. J’ai eu une très bonne pré saison, et j’ai vécu une très bonne semaine, en Thaïlande », déclara Hannah Green. « Mais de là à dire que je serai championne en début de saison c’est un sentiment un peu étrange. Mais c’est vrai que j’ai joué de manière assez solide, toute la semaine. Donc j’estime mériter ce trophée », assura l’Australienne, qui fut caddeyée par son mari, toute la semaine. « Je vais participer à deux autres tournois en Australie et il va me caddeyer à l’Australian Open. J’espère que tout continuera à bien se passer, car pour l’instant, ça fonctionne bien », ajoutait-elle. Et finalement, elle n’a pas perdu au change depuis le départ de Nate Blasko, son caddie historique.

A noter, enfin, que les Japonaises comme Akie Iwai, Miyu Yamashita ou Rio Takeda, sont toujours très présentes dans le haut d’un classement, et qu’une sœur Iwai est toujours là pour faire résonner le patronyme familiale.

Le Top 10 est très dense, avec huit joueuses, dont les Anglaises Mimi Rhodes et Lottie Woad, dont on attend de bons résultats, cette année. Egalement l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui réalise un début de saison prometteur. Quant à Ariya Jutanugarn, elle a faibli dans ce dernier tour, en jouant 76. Mais la Thaïlandaise est consciente de ses failles comme de ses points forts, et il est possible qu’elle fasse parler d’elle, à nouveau, dans les mois qui viennent.

Le classement provisoire => ICI

Ford NSW Open : la victoire dans la poche pour Laisné

Après quatre saisons aux Etats-Unis, où elle a régulièrement échoué à passer les Cut, tout en ayant remporté une victoire encourageante, sur l’Epson Tour, dans son année de rookie, la Française Agathe Laisné, revenue en Europe, sur un circuit plus adapté à son niveau, vient de s’imposer, pour son premier départ sur le LET.

C’est un peu du déjà-vu auquel la Française de 26 ans nous propose. En 2023, pour sa première saison sur l’Epson Tour, antichambre du LPGA Tour, Agathe Laisné s’était imposée lors de son premier départ. C’était au Florida’s Natural Charity Classic, en playoff face à l’Américaine Jillian Hollis et la Finlandaise Kiira Riihijärvi, deux joueuses qui ont également échoué à faire carrière sur le LPGA Tour.

Ce dimanche, pas de playoff pour Laisné, mais une belle accélération en jouant 65, après une brillante carte de 64 la veille, avec un tournoi dont le premier tour fut perturbé par la pluie. « C’est génial ! », s’est exclamée Laisné. « Je suis vraiment heureuse. C’est presque irréel et je suis aux anges. Cette victoire prouve que mon jeu progresse et que je suis sur la bonne voie. J’espère continuer sur cette lancée et je suis vraiment ravie », déclara la Française particulièrement excitée d’avoir réussi à dominer l’ensemble du champ de joueuses ayant franchi le Cut, tout en étant partie de la 3e place, avec deux coups de retard sur l’Australienne Hannah Reeves. Et contrairement à une autre Hannah, elle aussi Australienne, évoluant à Singapour, ce dimanche, sur le LPGA Tour, Reeves n’a pas réussi à confirmer sa bonne troisième journée. Elle termine ce tournoi en jouant 72, rétrogradant de la 1ère à la 8e place.

Jouant dans le dernier groupe, avec Hannah Reeves et sa compatriote Kelsey Bennett, Agathe Laisné a trouvé deux birdie à la suite, dès le Par 4 du trou n°2, lui permettant de se hisser en tête. Cependant, elle s’est vite retrouvée à la poursuite de la jeune Sud-coréenne, et amateur, Soomin Oh, 17 ans, qui a enchaîné les birdie, pour en réaliser huit à partir du Par 4 du trou n°4. Une performance qui signe déjà le profil d’une future grande joueuse que l’on pourrait revoir sur le LPGA Tour. Malgré deux birdie aux 8 et au 9, Laisne accusait trois coups de retard à six trous de la fin, avant de réaliser un superbe eagle le Par 5 du trou n°13, après avoir atteint le green au second coup.

Cet eagle a galvanisé la Parisienne, qui a réussi un birdie crucial sur le Par 3 du trou n°17, pour revenir à un coup de Oh. Quelques instants auparavant, Oh avait concédé son deuxième bogey de la journée, en ayant raté sa mise en jeu au départ du Par 4 du 16.

Le Par 5 du 18 fut le théâtre d’un nouveau coup dramatique pour la Sud-coréene. Au troisième coup, Oh envoyait sa balle au fond du green, concédant un nouveau bogey. De son côté, la Thaïlandaise April Angurasaranee, échouait à concrétiser une dernière chance de birdie, malgré une superbe approche. Et ce fut encore une fois une occasion manquée pour la Thaïlandaise, dans cette dernière journée, qui était invitée sur le LPGA Tour, la semaine passée.

Evoluant dans le dernier groupe, Laisne réagissait avec un sang-froid remarquable sur le 18, enchaînant deux très beaux coups, jouant en lay-up, avant d’atteindre le green. Elle assurait deux putt pour signer le Par, lui octroyant la victoire, un peu à la manière de Hannah Green, à Singapour, qui concéda un bogey tout en ayant une marge suffisante pour s’imposer avec un coup d’avance. « Je ne savais où j’en étais », a déclaré la Française à propos de son score. « Je ne savais rien du tout. J’essayais juste de faire le plus de birdie possible. Je sentais la pression car je savais que d’autres joueuses étaient en tête, alors ça aurait pu être moi ou quelqu’un d’autre. Je n’en savais rien. J’ai donc essayé de faire les meilleurs coups possibles malgré la pression », expliqua-t-elle. «L’eagle était génial. J’hésitais entre mon hybride 3 et mon bois 4, mais j’ai vu que le vent soufflait légèrement de droite à gauche et que je pouvais y arriver avec un très bon hybride 3. Et quand la balle est sortie de mon club. J’ai sentis que c’était un bon coup, mais il lui manquait un peu de hauteur, et c’est ce qui s’est passé ».

Grâce à sa victoire au Ford Women’s NSW Open, Laisne ajoute un titre LET à son palmarès, en plus de sa victoire sur l’Epson Tour en 2023 et deux victoires sur le LET Access Series (LETAS) en 2020.

Falcher, l’autre rescapée du Cut

Ce tournoi fut bien plus difficile à négocier pour les autres Françaises. Seule rescapée du Cut, Emma Falcher, 20 ans, termine 20e et peut se réjouir de son résultat au milieu de joueuses qui ont déjà de l’expérience sur le circuit Européen. La Française, qui va tenter de faire aussi bien que sa compatriote Nadaud, désormais engagée sur le LPGA Tour, a débuté ce dernier tour avec le score –6, tout ayant payé le prix d’une première journée interrompue par la pluie. Après une très belle carte de 65, elle a enchaîné deux journées sous le Par, plutôt rassurante, quant à sa capacité à évoluer dans cette première année pleine, chez les professionnelles.

En revanche, Cela s’est nettement moins bien passé pour Ariane Klotz, qui débute sa seconde saison sur le LET. La Française de 27 ans, native de la Nouvelle-Calédonie, a détruit ses chances dès la première journée, en jouant 83. Et malgré un bon sursaut en 69, au second tour, elle quittait ce tournoi avec le score de +10. Un accident de parcours pour celle qui a démontré, l’an dernier, un potentiel pour justifier sa place chez les pros du circuit européen féminin.

Emma Grechi a, de son côté, était en difficulté sur les deux premiers tours (74 et 75), alors que Camille Chevalier s’est effondrée dans le second tour, en jouant 76. Dernière Française à être éliminée par le Cut, Agathe Sauzon n’a pu faire mieux que 71 après un premier tour en 74.

La saison ne fait que débuter, et si Agathe Laisné est galvanisée par ce premier succès, la frustration que les autres Françaises ont très probablement ressentie, peut également les aider à rebondir.

Un bon début pour Heath

Les plus assidus du golf féminin se souviennent de cette jeune Anglaise, de 21 ans, recevoir la Smyth Salver, lors du British Women’s Open, dont elle avait obtenu la 61e place. Disposant d’un parcours amateur étoffé de deux sélections en Curtis Cup, d’une victoire à l’Australian Women’s Amateur et d’un parcours universitaire où elle termina 7e du NCAA Championship 2023, quatre coups derrière Rose Zhang, la jeune Anglaise Charlotte Heath, qui fait ses débuts sur le LET, termine quatrième ex æquo avec un score de -13. Elle a conclu sa semaine en beauté au Wollongong Golf Club, en ayant terminé ce dernier tour avec un eagle sur le Par 5 du trou n°13, qui fut suivi de trois birdie à la suite et d’un dernier au 18.

L’Australienne Sarah Kemp, l’Allemande Alexandra Försterling et l’Anglaise Caley McGinty, également débutante, terminent la semaine à la cinquième place ex æquo avec un score de -12.

Huit joueuses complètent le top 10 à la huitième place ex æquo avec un score de -11, dont l’amateur australienne Amelia Harris.

Au classement de l’Ordre du mérite du LET, Agathe Laisné rejoint Charley Hull en tête après avoir récolté 500 points pour sa victoire. Angurasaranee se hisse à la deuxième place ex æquo avec la Sud-Africaine Casandra Alexander, après son excellente semaine, marquée notamment par un trou en un samedi. Heath grimpe à la cinquième place avec 180 points. Prochaine étape de la tournée australienne du LET en 2026 : un déplacement au nord de Sydney, à Magenta Shores, pour l’Australian Women’s Classic.

Classement provisoire => ICI

HSBC Women’s World Championship : H.Green et M.Lee en tête !

Ce moving day a continué d’apporter son lot de surprises, tout en confirmant certains éléments comme le retour en forme de la Thaïlandaise et ancienne numéro un mondial, et le talent d’une espagnole qui résiste à la pression du très haut niveau. Mais la pluie, tombée en matinée, a joué un rôle important dans cette journée, en alourdissant le parcours.

L’Américaine Auston Kim a passé la main, en haut du leaderboard, et c’est désormais l’Australienne Hannah Green, vainqueur de ce tournoi en 2024, et sa compatriote Minjee Lee, qui sont en tête, tout en ayant eu un peu de difficulté en fin de parcours. Le rythme de progression, dans cette nouvelle journée, fut plus faible que la veille, avec des scores à la journée, quasiment divisés par deux. Elles sont seulement quatre joueuses à signer une carte de –4, dont Hannah Green qui a trouvé le chemin du birdie, seulement à partir du trou n°4. Le vent et les positions de drapeaux ayant manifestement joué un rôle important. « Ce fut une journée difficile à cause des positions de drapeaux et du vent qui a tourné durant la journée », expliqua l’Australienne. « Donc il a fallu ajuster les coups et s’adapter », précisait-elle. « Nous avons jouer des balles basses et des balles hors du parcours qui se sont chargées de terre. Ce fut difficile. Et mon score ne me surprend pas. Mais j’ai le sentiment d’avoir très bien joué », ajoutait Green qui partira, demain, dans le dernier groupe, pour tenter de figurer parmi les doubles vainqueurs de l’épreuve.

Minjee Lee a surgi en tête en fin de partie, après avoir passé un aller majoritairement dans le Par, avec un seul birdie, sur le Par 3 du trou n°4. Comme Hannah Green, elle concéda un bogey au retour, puis elle accéléra avec trois birdie, dont deux à la suite (13 et 14). Le dernier, sur le Par 3 du 17, lui permettant de se hisser à –11.

Et l’Australienne de confirmer que le parcours était plus compliqué à jouer : « j’ai eu l’impression que le parcours était un peu plus délicat à jouer, aujourd’hui », déclarait-elle. « Pour une raison ou pour une autre. Peut-être que l’emplacement des drapeaux était un peu plus difficile. Je ne sais certains départs étaient avancés mais j’ai eu l’impression que les positions de drapeaux étaient plus difficiles que ces deux derniers jours », précisait Minjee Lee qui évoqua, également, la chaleur qui pèse sur l’endurance et la résistance physique des joueuses. On a d’ailleurs vu quelques-uns d’entre elles équipées d’un ventilateur portable, pour se rafraîchir.

Mais avant que Minjee Lee ne rejoigne la tête du classement, c’est l’Américaine Angel Yin qui tira le groupe vers le haut du classement. Après six trous, elle était passée de –6 à –9, avec trois birdie à la suite, et elle grimpa à –10, dès le Par 4 du 10. Ayant Hannah Green dans son sillage, l’Américaine de 27 ans concéda un bogey sur le Par 4 du 12, mais elle se ressaisit très vite par deux birdie en suivant. Passée à –11 après 14 trous, tout en s’étant élancée deux groupes avant celui de Minjee Lee, et un devant celui de Hannah Green, elle allait entrer au club house avec le score de –10, à la suite d’un dernier bogey sur le Par 5 du 16. Et c’est Hae-Ran Ryu qui prit les commandes, avec le score de –12, elle aussi en accumulant les trois birdie à la suite, du 13 au 15. mais sur le Par 3 du 17, la Sud-coréenne joua trop à gauche et sa balle fila dans l’eau. Après un drop et un chip qui fit largement dépasser sa balle du trou, Ryu eut besoin de deux putt pour conclure ce trou.

C’est donc avec le score de –10 qu’elle terminait sa journée. « Mon score total est très bon. Mais celui pour la journée ne l’est pas. Parce que j’ai commis trop d’erreurs au putting, quand j’avais des birdie devant moi. J’ai commis trop de fautes sur les green. Mais il reste une journée », confia la Sud-coréenne qui fait preuve d’une grande transparence avec son jeu.

Jutanugarn le retour ?

Elle n’a pas remporté de tournoi depuis 5 ans, et cela fait presque trois ans que la Thaïlandaise et ancienne numéro un mondial, n’occupe plus le devant de la scène. Entrée dans la trentaine, en fin d’année dernière, Ariya Jutanugarn semble amorcer un retour au plus haut niveau, depuis la semaine dernière. Après sa 8e place en Thaïlande, la voici, de nouveau, dans le haut du tableau des scores, à la 5e place, avec une troisième carte en 71, mais un putting solide. Ce qui manque encore à la Thaïlandaise, c’est la précision sur les attaques de green et les mises en jeu : « j’ai manqué pas mal de coup au départ et sur les approches de green. Mais mon putting est vraiment bon », confirma Ariya Jutanugarn. « je lis très bien les lignes mais j’ai manqué quelques putt. Le parcours était assez humide, à cause de la pluie tombée ce matin. Sur le retour, il faisait plus chaud qu’hier, ce qui m’a beaucoup fatiguée », confia la Thaïlandaise. « Aujourd’hui, j’ai joué sans attentes particulières. J’ai passé un bon moment avec Jin Young Ko avec laquelle j’avais déjà joué hier. J’espère pouvoir continuer à bien jouer, bien qu’il y ait des points à améliorer, notamment dans mon jeu de fers. J’espère que ça ira mieux demain », concluait Ariya Jutanugarn que l’on espère voir revenir animer les tournois.

Roussin-Bouchard dans le Top 10

La Française résiste bien aux difficultés du parcours, en jouant une carte de –2 qui lui a permis de progresser de trois places. La Voici 8e à –7, à quatre coups des leader, et l’espoir d’engranger de nouveaux points de Race to CME, précieux pour sa saison, et un Top 10 tout aussi important.

Partie du Tee n°1, avec Sei Young Kim et Hyo-Joo Kim, à 09h27, la Française a tout de suite trouvé deux birdie, avant de concéder un bogey. Puis, sans doute à cause de la lourdeur du parcours, elle a su maîtriser le jeu et aligner des Par, jusqu’au Par 5 du 13. Sur le Par v4 du 14, Roussin-Bouchard signait son ultime birdie, en passant tout près d’un rentrer un dernier au 18. Quoi qu’il en soit, elle progresse bien mieux que Céline Boutier, qui pointe à la 45e place, dans le Par total, après une journée en –2, un peu sur le même modèle de sa compatriote. Peu de birdie et beaucoup de Par, mais avec un handicap plus important à combler. En jouant 77 la veille, la numéro un Française a tué ses chances de bien figurer dans ce tournoi, et elle doit patienter jusqu’au prochain tournoi pour tenter de sortir de retrouver un élan perdu depuis deux ans.

Lopez Ramirez, la relève Espagnole ?

Avec Azahara Munoz quasiment retirée de la compétition et une Carlota Ciganda largement entrée dans la trentaine et mariée, plus un contingent de joueuses sur le circuit Européen qui a du mal à s’élever plus haut, l’Espagne a besoin d’un second souffle, en golf féminin. Julia Lopez Ramirez semble être ce nouvel espoir, elle qui entame sa seconde année sur le LPGA Tour. Après une bonne semaine en Thaïlande, au contact des meilleures, la voici, à nouveau, au rendez-vous de cette étape asiatique. Après un second tour en 66, l’Espagnole de 23 ans a vécu des hauts et des bas, en alternant birdie et bogey, dans ce moving day. Mais elle reste dans le Top 10, à la 8e place, avec une carte de 70 où elle a fait la preuve qu’elle en a sous le pied, tout en ayant manqué d’un peu de lucidité sur certains putt. Comme au 16 où, à environ 1 mètre, elle manque le trou, pour le Par, et concédant un bogey aussi stupide qu’inattendu. Et au 18, sur un long putt d’environ 10 mètres, sa balle a terminé au bord du trou. Vraiment, cette journée aura réservé à l’Espagnole des moments heureux comme compliqués, mais il semble que l’Espagne tienne, avec elle, un nouvel espoir de la discipline.

Rendez-vous, demain, à partir de 03h30, pour suivre le dernier tour de ce tournoi qui ne manque pas d’intérêt.

Le classement provisoire => ICI

HSBC Women’s World Championship : Auston Kim en tête. Roussin-Bouchard dans le coup !

Après deux journées qui ont permis de bien mettre en place les forces en présence, une quinzaine de joueuses ont réussi à jouer nettement sous le Par, et l’une d’elles est seule en tête.

La première journée débuta timidement, avec des scores qui ne sont pas descendus plus bas que –4. Mais dans ce second tour, certaines joueuses ont assommé le parcours allant jusqu’à, jouer –8 pour la journée, ce qui représente un coup de plus que le score total de celle qui est tête. Et c’est l’Américaine Auston Kim, issue de l’Epson Tour et rookie l’an dernier, qui a l’avantage de mener la meute, après avoir très bien débuté ce tournoi, en signant une carte de 66. Partageant le même sponsor que Céline Boutier, la joueuse de 25 ans qui joue ce tournoi pour la seconde année consécutive, a concédé un bogey le premier jour et un double lors du second, alors qu’elle avait réussi à se hisser en tête à –11. « Bien sûr c’est super de pouvoir jouer bas et de bien jouer », confiait l’Américaine après sa partie. « Maus je reste totalement concentrée sur mes progrès et l’état d’esprit dans lequel je me trouve chaque fois que je tape la balle », précisait-elle. « J’ai réussi beaucoup de bons coups et j’en au raté également. Donc il faut que je corrige un peu tout ça, mais globalement ce fut une journée », ajoutait Kim.

Pour son premier départ dans cette 12e saison, l’Australienne Minjee Lee débute très fort. La voici seconde avec le score de –8, et un eagle pour attaquer le second tour. Avec un aller en 31 et un retour en 33, Celle qui ne détient que l’US Women’s Open comme victoire individuel, s’offre une carte vierge de bogey et un démarrage en trombe. « Je pense que j’ai rentré pas mal de putt dans cette journée. J’en ai rentrée quelques uns très longs et un pour eagle, au second trou. Ce qui m’a beaucoup aidé au niveau du score », expliqua simplement celle qui adopté le long putter, l’an dernier. « Je n’ai pas changé grande chose à mon jeu depuis l’an dernier. J’ai eu beaucoup de temps libre en début d’année et je crois que c’est la période la plus longue que j’ai passée loin du golf », confiait-elle. « Evidemment, je me suis entraînée. J’ai aussi un nouveau driver qui est dans mon sac cette semaine. Peu de choses changes sinon que c’est ma 12e saison sur le Tour », ironisa l’Australienne de 29 ans, dont le palmarès est peu étoffé au regard de son talent.

En revanche, celui qui est bien fourni c’est celui de la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn, qui semble revenir aux affaires, après avoir travaillé sur son swing ces trois dernières années. Elle partage cette seconde place, à –8, avec également la Sud-coréenne Hae Ran Ryu. L’ancienne numéro un mondial aux 12 victoires, qui fut rookie en 2015, comme Minjee Lee, n’a concédé que deux bogey en deux jours. Un à chaque journée. En jouant –5 ce vendredi elle signe l’une des bonnes performances du jour, même si les cartes de –8 sont les records de ce second tour. Et outre Minjee Lee, il y a Angel Yin qui a réalisé la seconde, se retrouvant propulsée à la 9e place à –6.

Juste devant elle se trouve un groupe de quatre joueuses, à –7, dans lequel on retrouve Mimi Rhodes qui réalise un très bon début de saison pour sa première année sur le Tour. Régulière avec une première carte de 68 et une seconde 69, l’Anglaise de 24 ans avait déjà démontré un haut potentiel sur le Ladies European Tour, et lors de la Q-série, où elle s’est crachée dans les mains pour aller chercher sa qualification.

Et elle n’est pas la seule à surprendre en ce début de saison puisque l’Espagnol Julia Lopez Ramirez est encore dans le haut du tableau, après un bon tournoi en Thaïlande. Après un premier tour de chauffe, en 71, elle a signé une second carte de 66 comportant un seul bogey, sur le Par 5 du trou n°8, en s’étant élancée du Tee n°10.

Il faut préciser que s’il y a eu de bonnes performances dans cette journée, c’est parce que le vent a faibli, par rapport au premier tour. Et les joueuses ont également pris la mesure de la vitesse des green où l’on a vu beaucoup de putt passer près des trous, hier.

Charley Hull est également dans le coup, à la 11e place avec Lopez Ramirez, et la première des deux Françaises engagées.

Roussin-Bouchard dans le coup, en lisière du Top 10

Hier, nous aurions pu croire que Céline Boutier allait sortir de cette seconde journée avec un bien meilleur score, dans le groupe de tête. Mais c’est finalement Pauline Roussin-Bouchard qui se hisse à un bien meilleur rang, en ayant joué 68 dans cette nouvelle journée. La Française de 25 ans, classée 66e de la Race, montre un net signe de progression par rapport à l’année dernière, ce qui laisse penser que la joueuse native de Montélimar pourrait bien rester sur le Tour, l’an prochain, sans avoir à se battre excessivement pour sa carte. Elle partage ce score de –5 total, avec des pointures du circuit comme Sei Young Kim ou Hyo-Joo Kim et la japonaise Yamashita.

Egalement à –11, l’Allemande et médaillée d’argent aux Jeux olympiques, Esther Henseleit a joué 68 comme Roussin-Bouchard et toutes ces joueuses sont à surveiller dans le moving day.

Quant à Céline Boutier, après une première carte de 69, elle signe un second en 77 qui la pénalise fortement. Reléguée à la 54e place avec Jenny Shin, Wei Ling Hsu et Pajaree Anannarukarn, La numéro un Française a un énorme challenge devant elle pour recoller au Top 10.

Retour cette nuit, à Singapour, à partir de 02h30, pour un moving day dont on hâte de voir les scores et qui s’en sortira le mieux.

Le classement provisoire => ICI

Ford Women’s NSW Open : l’essentiel à savoir

Ce tournoi est co-sanctionné par le LET, la WPGA et la NSW (New South Wales), qui représente le sport dans le sud de l’Australie, dont le golf amateur.

En 2022, et c’est la Suédoise Maja Stark qui s’imposa. Puis, l’épreuve fut annulée en 2023.

Entre 2006 et 2015, l’épreuve fut uniquement organisée par la fédération australienne de golf (ALPG). Joanna Klatten est la seule Française à avoir remporté ce tournoi.

Comme depuis 2024, l’épreuve se déroule sur quatre jours.

Vainqueur l’an dernier, l’Anglaise Mimi Rhodes ne défendra pas son titre, puisqu’elle évolue, à présent, sur le LPGA Tour.

Le champ de joueuses

Ce sont à nouveau 132 joueuses qui sont en lice pour cette semaine de compétition, avec 80 joueuses du LET, 30 du WPGA et 22 invitées.

Parmi les têtes d’affiche se trouvent la Thaïlandaise Trichat Cheenglab, les Anglaises Cara Gainer et Alice Hewson, la Canadienne Anna Huang, les Australienne Sarah Kemp, Kelsey Benett et Kirsten Rudgeley, la Tchèque Sara Kouskova, les Néo-zélandaises Amelia Garvey et Momoka Kobori ainsi que les Espagnoles Marta Sanz Barrio et Luna Sobron Galmes et l’Indiennes Diksha Dagar et l’Allemande Alexandra Forsterling. Sans oublier la Suissesse Morgane Metraux et la Suédoise Kajsa Arwefjall.

Pour la France, sont présentes : Camille Chevalier, Emma Grechi, Agathe Laisné, Agathe Sauzon, Emma Falcher et Ariane Klotz.

Enfin, on trouve quelques joueuses qui ont déjà évolué sur le LPGA Tour comme l’Australienne Su Oh, la Sud-coréenne Min-A Yoon, et la Malaisienne Ashley Lau qui a joué sur l’Epson Tour.

Un Cut interviendra après deux tours, et conservera les 60 meilleures, et ex æquo.

Voir le champ de joueuses => ICI

Les anciens vainqueurs LET

En 2023, ce tournoi ne fut pas inscrit au calendrier du LET. C’est l’Australienne Momoka Kobori qui s’imposa, en playoff, face à sa compatriote Claire Shin.

  • 2025 : Mimi Rhodes (-17)
  • 2024 : Mariajo Uribe (-14)
  • 2023 : Momoka Kobori (-8)
  • 2022 : Maja Stark (-15)
  • 2021 : annulé
  • 2020 : Julia Engstrom (-14)
  • 2019 : Meghan MacLaren (-12)
  • 2018 : Meghan MacLaren (-10)

Les anciens vainqueurs ALPG

  • 2015 : Holly Clyburn (-11)
  • 2014 : Joanna Klatten (-16)
  • 2013 : Caroline Hedwall (-13)
  • 2012 : Lydia Ko (-14)
  • 2011 : Caroline Hedwall (-11)
  • 2010 : Sarah Oh (-9)
  • 2009 : Sarah Oh (-15)
  • 2008 : Laura Davies (-9)
  • 2007 : annulé
  • 2006 : Joanna Mills (-10), playoff face à Sarah Kemp

Le parcours

C’est encore un nouveau parcours qui accueille ce tournoi, depuis l’an dernier, avec le Wollongong Golf Club situé en bordure de littoral, à l’est du territoire, à environ 65 kilomètres au sud de la ville de Syndey. Il s’agit donc d’un links, en Par 71, qui borde la plage de Wollongong. Très peu abrité du vent, par la végétation, ce tracé comporte des bunker en creux tandis que certains green sont surélevés. Des pièces d’eau sont présentes sur le haut du parcours, occasionnant quatre trous où l’eau est en jeu.

Ce parcours trouve son origine à la fin du 19e siècle, avec la date du vendredi 17 décembre 1897 retenue comme jour de création du premier coup de pelle pour réaliser ce tracé. Ce fut d’abord un parcours de 9 trous qui fut construit en fin d’après-midi du 18 décembre 1897, pour une partie d’exhibition.

Depuis, ce golf club a accueilli de nombreux tournois et notamment le NSW PGA Championships de 2009 à 2011, et le Jack Newton Subaru Stat Age Championships, en 2014 et 2015.

C’est la seconde fois que ce tournoi féminin est organisé sur ce parcours, même si le Wollongong Golf Club possède un programme dédié aux féminines depuis plusieurs années. Ce programme, dénommé Birdies, a pour vocation d’accompagner les femmes dans leur découverte du golf, en proposant un tarif attractif avec plusieurs ateliers de découverte.

Cette année, le parcours est légèrement plus court de 45 mètres à l’aller et 35 mètres au retour. Ce sont les trous 3, 8 10, 11 et 12 qui sont raccourcis.

Le record du parcours

En 2025, l’Anglaise Mimi Rhodes a établi une carte de 62 (-9).

La dotation

Doté, à son origine, de 125 000 dollars australiens ce tournoi a reçu une dotation de 300 000 euros de prime, soit 516 000 dollars australiens, en 2025. Et cette année, la dotation augmente passant à 600 000 dollars australiens, soit l’équivalent de 360 689 euros.

La diffusion

Comme l’an dernier, les deux derniers tours de ce tournoi seront diffusés sur la chaîne Youtube du Ladies European Tour.

  • Samedi 28 février : 01h00 à 06h00 => ICI
  • Dimanche 1er mars : 01h00 à 06h00 => ICI

HSBC WOMEN’S WORLD CHAMPIONSHIP : l’essentiel à retenir

Historique

La première épreuve eut lieu du 28 février au 2 mars 2008 et fut remportée par la joueuse mexicaine, Lorena Ochoa. Etabli dans la périphérie de Singapour, ce tournoi s’est d’abord déroulé, entre 2008 et 2012, sur le parcours du Tanah Merah Country Club, à l’est de la ville, avant d’être accueilli par le Sentosa Golf Club.

Le HSBC World championship est la troisième épreuve à comporter un champ limité, sans Cut, depuis le début de la saison.

Les deux premières années, le tournoi fut ouvert aux 78 premières joueuses mondiales. Mais à partir de 2010, le champ ne comportera plus qu’une soixantaine de joueuses, suivant un barème de qualification prenant en compte une liste de joueuses prioritaires et une liste basée sur le classement mondial ainsi que des invitations sponsors (voir détail du champ ci-après).

L’histoire de ce tournoi est marquée par la célébration du putt de la victoire, par l’Américaine Paula Creamer, en 2014, avec des images qui ont fait le tour du monde.

En 2016, une Sud-coréenne, avec une personnalité très expressive, y remportait sa seconde victoire sur le LPGA Tour. Ha Na Jang allait conquérir le cœur des passionnés durant les quatre années qui suivirent, avant de quitter le circuit pour retourner jouer en Asie.

L’année 2018 marque la dernière victoire de Michelle Wie West qui va jouer toute la saison avec un poignet douloureux. Finalement, elle sera opérée en fin d’année, de la main droite, pour une fracture. L’année suivante, gonflée par un excès de confiance, elle déclarait que son objectif était de devenir numéro un mondial, alors qu’elle était à peine sortie de sa convalescence. Lors du HSBC Women’s World Championship, la Lindsey Vonn du golf quittait la scène en larmes, avec un poignet douloureux. Cet épisode marqua la fin de sa saison qui s’acheva par trois Cut manqués. Et ce fut, également, la fin de sa carrière, étant continuellement handicapée par cette blessure, pour laquelle elle n’avait pas observé le temps nécessaire pour a sa guérison.

En 2020, ce tournoi n’eut pas lieu en raison de la crise sanitaire.

En 2024, Céline Boutier terminait seconde, à un coup de l’Australienne Hannah Green, passant tout prêt de sa 7e victoire sur le Tour. Et l’an dernier, c’est Lydia Ko qui allait chercher sa 23e et dernière victoire sur le LPGA Tour. Avec dans son sillage, Atthaya Thitikul qui allait devenir la nouvelle numéro un mondial le 4 août 2025.

Le champ de joueuses

Retour à un champ de 72 joueuses, cette année, avec quatre anciennes vainqueurs qui sont Lydia Ko, Hannah Green, Jin Young Ko et Hyo-Joo Kim. Deux rookie sont également au départ avec la Sud-coréenne Youmin Hwang et l’Anglaise Mimi Rhodes qui prennent leur premier départ dans ce tournoi.

Ce champ est complété par six joueuses invitées par le sponsor, dont Lilia Vu et Shannon Tan.

Evidemment, les meilleures mondiales sont présentes avec Atthaya Thitikul, mais aussi Minjee Lee qui effectue son premier départ, cette saison. Lottie Woad, Rio Takeda, Miyu Yamashita, les sœurs Iwai, Grace Kim, Brooke M.Henderson, A Lim Kim, Hae Ran Ryu, Lindy Duncan, Gaby Lopez ou encore Auston Kim participent à ce tournoi qui est un événement incontournable de la saison. Mais comme souvent, Nelly Korda ne participe pas à ce tournoi.

Deux amateurs sont parmi les invitées.

Enfin, Céline Boutier et Pauline Roussin-Bouchard sont les deux seules Françaises engagées cette semaine.

Les invitations sponsor

  • Lilia Vu – USA
  • Mimi Rhodes – Angleterre
  • Yuka Saso – Japon
  • Yujie Liu (a) – Chine
  • Shannon Tan – Singapour
  • Xingtong Chen (a) – Singapour

Les résultats des françaises depuis 2016

2025

  • Céline Boutier : 29e à -1

2024

  • Céline Boutier : 2e à –12
  • Perrine Delacour : 41e à +3

2023

  • Céline Boutier : 11e à –9

2022

  • Perrine Delacour : 13ème à –9
  • Céline Boutier : 35ème à -3

2021

  • Céline Boutier : 14ème à –8

2019

  • Céline Boutier 23ème à –1

2018

  • Karine Icher : 57ème +5

2017

  • Karine Icher : 25ème à –7

2016

  • Karine Icher : 30ème à -3

Les invitations sponsor

  • Xingfong Chen (a)
  • In Gee Chun
  • Muni He
  • Miranda Wang
  • Yuling Shi

Le parcours

Le Sentosa Golf Club abrite deux parcours. De 2013 à 2015, c’est le Serapong Golf course qui accueillit l’épreuve. Depuis 2016, c’est le New Tanjong course, désormais renommé Tanjong, qui voit évoluer la soixantaine de joueuses du LPGA Tour. Ce parcours est traversé par une rivière qui constitue, à certains endroits, des pièces d’eau très proches des fairways et des greens. Souvent étroits et ondulés, les fairways demandent des mises en jeu précises et stratégiques. Les greens sont tous très bien défendus par de larges bunker. Et quand ce n’est pas le cas, ils sont placés en hauteur avec une pente derrière le green, comme c’est le cas pour le trou n°4. Une fois encore, les prises de risques seront sévèrement sanctionnées et les joueuses devront, avant tout, travailler tout en toucher de balle pour bien se positionner. Si le Sentosa Golf Club fut inauguré le14 juillet 1974, c’est en 1993 que l’architecte Franck Pennick, créa le Tanjong Golf course en collaboration avec les architectes Max Wexler et Chris Pitman.

En 2015, le parcours fut rénové par l’architecte Alister McKenzie qui, entre autres modifications, implanta sur les fairway une graminée très résistante, la Zorrozoysia, dont la particularité est d’être résistante aux basses températures, et ne nécessite qu’une faible irrigation ainsi qu’un ensoleillement minimum de 5 heures. Les travaux durèrent 9 mois et le parcours fut ouvert le 26 novembre 2015. L’objectif, pour le Serapang Country Club, était de proposer deux parcours de niveau international, ce qui est aujourd’hui le cas.

Enfin, le parcours est doté du même système d’aération des green que celui d’Augusta. Et le Sentosa Golf club fut le premier club de golf, au monde, à obtenir l’agrément du UN Climat Change, en 2019, et le premier à obtenir, dans le monde, la neutralité carbone, en 2022.

Les vainqueurs

  • 2025 : Lydia Ko (New Tajong course) -13
  • 2024 : Hannah Green (New Tajong course) -13
  • 2023 : Kin Young Ko (New Tajong course) -17
  • 2022 : Jin Young Ko (New Tanjong course) -17
  • 2021 : Hyo Joo Kim : (New Tanjong course) -17
  • 2019 : Sung Hyun Park (New Tanjong course) -15
  • 2018 : Michelle Wie West (New Tanjong course) -17
  • 2017 : Inbee Park (New Tanjong course) -19
  • 2016 : Ha-Na Jang (Serapong course) -19
  • 2015 : Inbee Park (Serapong course) -15
  • 2014 : Paul Creamer (Serapong course) –10 (playoff)
  • 2013 : Stacy Lewis (Serapong course) -15
  • 2012 : Angela Stanford (Tanah Merah) –10 (playoff)
  • 2011 : Karrie Webb (Tanah Merah) -13
  • 2010 : Ai Miyazato (Tanah Merah) -10
  • 2009 : Jiyai Shin (Tanah Merah) -11
  • 2008 : Lorena Ochoa (Tanah Merah) -20

Les playoff

Deux playoff ont animé ce tournoi. Le premier en 2012, avec quatre joueuses ex æquo, et le second en 2014, avec deux joueuses à départager.

En 2012, l’Américaine Angela Stanford remporte sa 5e victoire en prenant le meilleur sur les Sud-coréennes Na Yeon Choi et Jenny Shin, et la Chinoise Shanshan Feng. La fin de ce tournoi aura été perturbée par une alerte orageuse, au trou n°17, occasionnant une interruption de jeu de 1 heure 30. A la reprise, Jenny Shin concédait un double bogey, après une mise en jeu hors limite, et Stanford  concédait un bogey au 18, envoyant les deux joueuses en playoff, avec Na Yeon Choi et Shanshan Feng, qui étaient à –10. Shanshan Feng était éliminée après le premier trou de playoff, tandis que Na Yeon Choi l’était au second. Stanford s’imposera au 3e trou de playoff.

En 2014, l’Américaine Paula Creamer fit sensation en décrochant la victoire, lors d’un duel épique avec l’Espagnole Azahara Munoz, qui sauva le premier trou de playoff. Lors de l’approche du green, au second trou de playoff, Paula Creamer n’a clairement pas l’avantage en envoyant sa balle très loin du mat, et sur le plateau supérieur du green, alors que Munoz est en position de birdie, à un peu plus de 2 mètres. Pourtant, elle va réaliser le putt de la victoire, à plus de 22 mètres, signant un eagle improbable, avant d’aller se jeter dans l’herbe pour célébrer une victoire à laquelle elle ne s’attendait pas. La séquence est devenue culte dans le milieu du golf féminin mondial.

Record du parcours

  • 62 : Sei Young Kim en 2018

Record du tournoi sur le Tanjong course

  • -19 : Inbee Park (2017)

Dotation et prime

Contrairement à la plupart des tournois du LPGA Tour, le HSBC World championship a vu sa dotation baisser, depuis la création de l’épreuve. Pour les deux premières éditions, c’est une somme de 2 millions de dollars que les joueuses se sont partagés. En 2010, la dotation était amputée de 700 000 dollars et ce n’est qu’en 2016, que la prime totale revint à un niveau raisonnable de 1,5 million de dollars. Un montant qui a été augmenté de 200 000 dollars, en 2022, soit 1,7 million de dollars.

En 2024, ce tournoi bénéficiait d’une nouvelle hausse de la dotation portée à 1,8 million de dollars.

Quant à la prime, elle restait de 270 000 dollars, un montant fixé en 2023. Ce qui signifie que l’apport de 100 000 dollars de la dotation va profiter au reste du champ.

Mais en 2025, pour la première fois de son histoire, le HSBC Women’s World Championship voyait sa dotation s’élever à 2,4 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 360 000 dollars. Et cette année, c’est un montant historique de 3 millions de dollars, pour une prime au vainqueur de 450 000 dollars.

Les horaires de diffusion

  • Jeudi 26 février : 02h30 à 07h30
  • Vendredi 27 février : 02h30 à 07h30
  • Samedi 28 février : 02h30 à 07h30
  • Dimanche 1e mars : 02h30 à 07h30

Honda LPGA Thaïlande : Thitikul s’impose à domicile !

A 23 ans, la Thaïlandaise signe sa 8e victoire sur le LPGA Tour et conforte sa place de meilleure joueuse du monde.

Cette dernière journée s’est résumée à une course poursuite entre trois joueuses, qui, avec plus ou moins un trou d’écart, ont cherché à construire le meilleur jeu pour aller chercher la victoire. Et c’est dans la dernière demi-heure que tout s’est joué, avec un putt pour birdie !

Chacun sentait, depuis samedi, que rares seraient les joueuses à pouvoir se battre pour la victoire. Au terme du moving day, elles étaient cinq à pouvoir prétendre saisir le trophée de ce premier tournoi de la saison, où la qualification reposait sur le Top 80 de la Race. Il avait la Japonaise Chisato Iwai, les Sud-coréenne Somi Lee et Hyo Joo Kim, l’Américaine Allisen Corpuz et l’enfant chérie du pays, la numéro un mondial Atthaya « Jeeno » Thitikul. Mais très vite, seules Chisato Iwai et Attahay Thitikul se détachaient, en évoluant chacune dans leur groupe. La Japonaise devançant la Thaïlandaise sur le parcours, d’un trou, voire d’un fairway, selon la rapidité à laquelle elles jouaient.

Après sept trous pour Iwai et six pour Thitikul, les deux joueuses étaient à égalité à –21, alors que Hyo-Joo Kim, qui partageait sa partie avec la Thaïlandaise et l’Américaine native d’Hawaii, était péniblement à –19, avec un seul birdie en six trous.

Le vent s’étant levé, et les green restant toujours aussi difficile à conquérir, la pluie de birdie des deux premiers tours n’était plus d’actualité, et certaines joueuses vivaient même l’enfer en rendant des cartes bien au-dessus du Par. Comme l’Espagnole Julia Lopez Ramirez, qui perdit le contact avec les joueuses de tête, dès le premier trou, en concédant un bogey. La native du sud de l’Espagne allait perdre tout l’avantage qu’elle avait construit depuis trois jours, en chutant dans le Top 20, après un aller en +3. Un score qu’elle stabiliserait grâce à un birdie sur le Par 4 du 15 qui fut effacé par un bogey sur le Par 3 du 16. Pour sa seconde année sur le LPGA Tour, Lopez Ramirez concluait cette semaine de compétition avec une 24e place à –12, tout en étant la meilleure représentante de son pays. Carlota Ciganda s’étant rapidement pris les pieds dans le tapis, en jouant deux fois 75, avant de signer un moving day en –2, et de conclure par une carte de 73.

Elle ne fut pas la seule à mal vivre cette semaine Thaïlandaise puisque Yuka Saso termine également à +5, et que Danielle Kang, toujours au fond du trou depuis deux ans, affiche un score total de +12 devant une Moriya Jutanuguarn dernière de ce leaderboard, à +16.

Malgré un bogey sur le Par 3 du trou n°4, Atthaya Thitikul sut se ressaisir dès le Par 4 du 6, en alignant trois birdie à la suite. Puis, sur le Par 5 du 10, la numéro un mondial ne laissa pas filer sa chance. Un nouveau birdie lui offrait l’avantage de reprendre la tête, à –24, devant une Chisato Iwai en grande forme, et renforcée par son premier succès de l’an dernier. Elle devait son score de –23 à deux eagle. Le premier sur le Par 5 du 7, et le second sur le Par 5 du 10. Démontrant une belle facilité à signer des scores très bas, Iwai laissa penser qu’elle était en route pour écraser le retour, avec un jeu plus solide que la Thaïlandaise. Mais au retour, la Japonaise n’aller plus progresser.

Les Françaises largement derrière !

La saison débute mal pour les deux Françaises engagées dans ce tournoi, qui verront prochainement Nastasia Nadaud les rejoindre, puis Perrine Delacour.

En manque de résultat depuis son année 2023 exceptionnelle, Céline Boutier semble être entrée dans l’automne d’une carrière que bon nombre de trentenaire ont connu. Peu visible l’an dernier, incapable de jouer le premier rôle dans la plupart des tournois, la numéro Française nous fait revivre ce que nous avions vécu avec Karine Icher, quand elle était dominée par la jeune génération, en jouant tout juste –3 par journée, qu’elle n’était pas réduite à assurer le Par. Agée de 32 ans, Boutier file lentement, mais sûrement, vers la catégorie des vétérans du circuit, dont certaines ont mis fin à leur carrière à 34 ans. Après une carte de 69 au premier tour, elle a joué le Par le second jour,quand Iwai signait une carte de 62 et que Thitikul en rendait une de 63. C’est un peu comme voir Max Verstappen signer le meilleur chrono de la Q2 devant Pierre Gasly au volant d’une Alpine un peu poussive.

Ne parvenant pas à entrer dans le même rythme que les meilleures, Céline Boutier allait aligner deux cartes de 70, pour conclure cette semaine avec 17 coups de retard sur le vainqueur. C’est-à-dire qu’en quatre tours, la numéro Française a tout juste joué un score qui devrait être celui, au cours de la saison, établi en deux tours, pour franchir un Cut.

Pauline Roussin-Bouchard, loin de posséder le palmarès de Boutier, qui reste la Française la plus titrée du LPGA Tour, conclut ce tournoi à –6, avec une carte de 74, au dernier tour, qui a eu raison de la progression qu’elle avait construite jusqu’ici.

Ces résultats peuvent être analysés de deux manières. Soit Thitikul, Iwai, H.J Kim et quelques autres ont été exceptionnelles, soit le reste du champ est encore un peu rouillé par une intersaison où certaines ont ressenti la nécessité de prendre du recul avec le golf.

Quoi qu’il en soit, en terminant 42e et 46e Boutier et Roussin-Bouchard laissent planer un nouveau doute quant à leur capacité à jouer plus haut dans le tableau. Les prochains tournois nous démontreront rapidement si les deux Françaises ont la capacité de monter en puissance…ou pas.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas espérer développer le golf, en France, et son économie, quand joueurs et joueuses ne font pas la première page des médias, par leurs résultats. Et les Jeux olympiques d’hiver ont montré combien une performance tricolore crée une vague dynamique et euphorique, dans la population.

Thitikul reine de Thaïlande !

Alors que les Françaises et la plupart des joueuses étaient au club house ou sur le point de terminer leur partie, les deux derniers groupes retenaient l’attention du public, des téléspectateurs et de la presse. Qui de Chisato Iwai, de Hyo-Joo Kim ou Atthaya Thitikul s’imposerait ? Portée par son public, la Thaïlandaise de tout juste 23 ans mettait du cœur à l’ouvrage, en essayant de se donner le plus de chance de birdie. La Japonaise en faisant tout autant, de même que Hyo-Joo Kim, Allisen Corpuz et même Lydia Ko, pourtant en retard au score. Mais avec des green étroits et le vent qui soufflait parfois latéralement, rien ne fonctionnait comme les joueuses le souhaitaient. De temps à autre, un coup fonctionnait mieux qu’un autre, mais les birdie refusaient de tomber, la majeure partie du temps. Très vite, Chisato Iwai fut en panne, après ses deux coups d’éclat, et elle accumula les Par. Thitikul n’eut guère plus de réussite et elle concéda même un bogey sur le Par 4 du 13, en ayant raté le green. Son putt fit passer sa balle près du trou, et Hyo-Joo Kim qui évoluait dans le même groupe, ne put mieux faire.

Toute la clé de la réussite résidait donc dans la capacité à bien placer la balle sur les green, afin d’obtenir un putt en montée, sans que la balle soit déviée de la ligne. Thitikul revint donc à –23, co-leader avec Chisato qui allait avoir une occasion en or de faire la différence, alors qu’elle n’arrivait pas à rentrer un seul birdie.

Sur le Par 4 du 15, Jeeno Thitikul manquait largement le green, en mettant sa balle dans le bunker. Au point que l’on se demanda si elle n’avait pas fait une erreur de club. Devant, sur le Par 3 du 16, Chisato Iwai plaçait sa balle derrière le mat, se laissant un putt à moins de deux mètres. C’était, enfin, l’opportunité, pour elle, de signer le premier birdie du retour. Mais la Japonaise manqua, encore une fois, la ligne, et c’est avec un Par qu’elle sortait de ce trou.

De son côté, Thitikul s’en sortait avec un Par, et les deux joueuses restaient seules en tête, sans que Hyo-Joo Kim ou Somi Lee, alors à –20 avec Lydia Ko, ne parviennent à combler leur retard.

Finalement, c’est Thitikul qui débloqua la situation, en attaquant le green du 17, avec un balle qui roula jusqu’au fond, et qui revint grâce au bord relevé de ce fond de green qui permit à sa balle de se placer à environ deux mètres du trou. Sous les acclamations du public, la Thaïlandaise reprenait la tête du classement, avec un dernier Par 5 à négocier, que la majorité des joueuses ont attaqué au bois, dès le second coup, pour aller chercher le green. Mais un bois n’a pas le même effet sur la balle qu’un fer, et hormis Lydia Ko qui possède un montage de club permettant de stopper rapidement les balles sur les green, beaucoup de joueuses ont vu leur balle filer, jusqu’à sortir du green. Quand elle parvenait à le toucher.

Chisato Iwai fut de celles-ci et eut un troisième coup à gauche du green, en montée, à environ 20 mètres. Son chip ne fit pas suffisamment rouler sa balle vers le trou, occasionnant un putt d’environ 4 mètres, pour le birdie. Avec un peu de dévers. Peu à l’aise depuis le retour, sur les green, la Japonaise manque cette dernière occasion de birdie. Définitivement bloquée à la seconde place à –23, elle fut contrainte d’attendre l’arrivée de sa rivale, Thitikul, pour savoir si elle partirait en playoff. Car un bogey de la numéro un mondial aurait occasionné un supplément de jeu. Mais la Thaïlandaise resta sereine, et assura le Par, après avoir vu sa balle traverser le green pour filer à près de 20 mètres. Comme Iwai, elle fut contrainte au chip pour remettre sa balle sur le green. Avec un putt d’environ 2,20 mètres, elle connut la même mésaventure que la Japonaise et ne put signer un dernier birdie dans cette journée. Mais un par suffisait à l’enfant du pays pour être sacrée reine de ce Honda LPGA Thaïlande, qui fut célébrer par des litres d’eau versés sur la joueuse, par ses compatriotes, sa maman, et quelques autres joueuses du circuit, toutes heureuses de voir cette jeune femme aussi talentueuse que charismatique, s’imposer, enfin, à domicile.

« Cette victoire compte énormément » déclara Thitikul. «Ca compte vraiment pour ma famille, surtout que ma mère, mes grands-parents et moi sommes réunis ici. Toute ma famille est là, sauf ma sœur parce qu’elle est un peu paresseuse »,  lâcha spontanément Thitikul. « Tous les fans thaïlandais doivent être très fiers, car ils n’arrêtent pas de crier : « s’il te plaît, gagne le Honda LPGA ». J’ai tout essayé. Vraiment. Et finalement, j’y suis arrivée et j’espère qu’ils seront heureux et fiers » continua la numéro mondial.

Après avoir été classée 37e pour sa première participation, en 2017, alors qu’elle avait seulement 14 ans, elle termina seconde en 2021 et 3e en 2023 et 2024. « Quand je repense à tout ce qui s’est passé sur ce parcours… j’ai tellement de souvenirs liés à ce terrain de golf. Il y a ma première participation à 14 ans, cette année 2021 où je passe près de la victoire. Je pense qu’en 2021 et 2022 j’avais vraiment une bonne chance de victoire. J’ai eu une belle série de bons résultats sur ce parcours, depuis 2021, jusqu’à aujourd’hui », confia Jeeno Thitikul. « C’est une belle leçon de vie. Et puis j’ai fait les bons choix. Je n’ai rien d’autre à exprimer que de la gratitude ». Puis, elle expliqua avoir été stressée par son jeu de fer. « Mon entraîneur m’a vu et nous avons travaillé. Je stresse un peu car j’ai beaucoup de choses à penser concernant mon swing et mon jeu de fers. Je ne sais pas comment je suis arrivée là. Comment j’ai pu gagner ce tournoi. Je crois que c’est simplement la preuve que l’on a pas besoin de faire des coups parfaits, tout le temps, pour gagner un tournoi », expliqua, avec sagesse, celle qui vient de renforcer son avance au classement mondial, et en tête de la Race to CME.

Prochaine épreuve, cette semaine, avec le fameux HSBC Women’s World Championship, cette semaine.

Le classement final => ICI

Le résumé du dernier tour en vidéo